Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 minutes
Avec Françoise Degois et Philippe David

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-06-29##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoze.
00:068h36, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez maintenant ou si vous avez pris cette matinale en cours.
00:11Vous avez peut-être entendu les propos d'Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture, ce matin sur l'antenne de
00:16Sud Radio.
00:17Il n'y a pas eu de répit pour le monde agricole.
00:19Elle faisait la liste, la liste terrible de ces 12 derniers mois pour ce monde agricole.
00:23Et je voudrais qu'on débute ce grand débrief par ce qu'elle nous a dit, la DNC.
00:27Heureusement plus de cas depuis janvier, mais ça a quand même occupé l'espace pendant 6 mois.
00:32Les droits de douane qui ont été un problème évidemment.
00:35Les élevages et les récoltes qui ont été frappés par la canicule.
00:41Et puis cette question que je lui posais en toute fin d'interview sur la possibilité de moissonner le soir
00:47parce que c'est un vœu des agriculteurs, ils devraient pouvoir le faire.
00:50Et elle le dit, il y a quelque chose d'absolument illogique.
00:54On leur demande de ne pas moissonner dans la journée parce que ça peut provoquer des départs d'incendie.
00:59Eux voudraient le faire le soir, mais ils ne peuvent pas forcément parce qu'il y a des règles parfois
01:03locales.
01:04Il y a des interdictions sur le bruit, sur leur environnement, etc.
01:07Bref, voilà, Annie Genevard à la fin de l'interview dit, je suis d'accord.
01:12Alors on attend les actes parce que ça fait partie des vœux pour le monde agricole.
01:17Et d'ailleurs vous pouvez nous appeler, 0826 300 300, vous pouvez intervenir sur l'antenne de Sud Radio.
01:22Qu'est-ce que vous retenez de cette intervention ce matin, Françoise de Gouaille et Philippe Bialise ?
01:26Je retiens que Michel Rocard avait raison quand il disait, le ministère de l'Agriculture c'est un petit matignon.
01:33Et c'est vrai que j'en parlais à l'instant en sortie du studio avec Annick Genevard, ça ne
01:37s'arrête jamais en réalité.
01:38Ça ne s'arrête jamais, il faut trouver des solutions concrètes.
01:41Le monde agricole va mal, ce n'est pas simplement le monde agricole français, le monde agricole mondial est en
01:47pleine mutation.
01:48Et il faut absolument protéger véritablement les agriculteurs.
01:51Vous savez, on rigole, on rigole parce qu'on a le nez collé sur l'actualité, on se dit la
01:55canicule, tout le monde fait des vœux pieux.
01:57Et puis quand elle va passer et qu'on va se retrouver à la fin du mois d'août, on
02:00aura tout oublié.
02:01Comme on aura oublié la détresse des agriculteurs après les épidémies, après le Mercosur.
02:07C'est-à-dire que les crises restent, si vous voulez, sous le tapis et ressurgissent.
02:12Je rappelle simplement, je regardais un excellent documentaire sur le dérèglement du climat.
02:16Je rappelle simplement qu'au VIe siècle, voyez-vous, l'Empire romain s'est effondré véritablement sur le dérèglement climatique.
02:24Qui a provoqué quoi ? Ce n'est pas le dérèglement climatique en soi.
02:29Ce qui a provoqué des récoltes absolument lamentables, qui a provoqué la colère des populations.
02:35Et voilà aussi comment les sociétés s'effondrent sur le climat.
02:40Donc ce n'est pas un truc, vous savez, on en parlait, c'est avec vous.
02:43J'arrive au micro, je dis voilà, j'ai décidé que je réinvente l'eau chaude.
02:47Moi je vais ouvrir les piscines, moi je vais faire la géothermie.
02:49Faites-le !
02:50Parce que la réalité, c'est que ça touche les besoins vitaux des êtres humains.
02:54Et l'agriculture, on devrait la soigner, on devrait la mettre au pinacle.
02:59On devrait en prendre soin pour cette raison-là.
03:02Philippe David, il n'y a pas assez d'attention aussi pour le monde agricole, c'est une réalité ?
03:06Je vais citer non pas Michel Rocard, mais Jean-Louis Borloo, de manière un peu plus récente, qui a eu
03:10raison.
03:10Il a dit que la France est devenue un pays de contrôleurs.
03:13Ce que vous disiez sur les moissons qu'on ne peut pas faire le soir, qu'on peut faire ceci,
03:18qu'on peut faire cela,
03:20il faut déréglementer massivement la France.
03:23La déréglementer massivement.
03:25Moi je vais prendre un exemple terrible.
03:27On parle de l'acétamipride comme étant le grand méchant loup.
03:30Qui pourrait donc revenir à la faveur de cette nouvelle loi.
03:34Quand on a fait la tournée des buralistes, il y a quelques semaines, au mois de mars,
03:38moi j'avais rencontré quelqu'un dans un café à Fouléron, à côté d'Agin,
03:45qui récoltait des noisettes et qui est devenu buraliste.
03:48Pourquoi ? Parce que la noisette française avait perdu toute compétitivité.
03:52Alors il va falloir m'expliquer pourquoi on va interdire à nos agriculteurs de cultiver des noisettes à l'acétamipride,
04:00mais qu'on va en importer des milliers de tonnes, notamment de Turquie,
04:04gaver d'acétamipride et d'autres produits,
04:07pour fabriquer la pâte à tartiner la plus connue, je ne citerai pas la marque,
04:11dont l'usine est en Seine-Maritime.
04:13Il faut être fou pour accepter des choses pareilles.
04:16Mais comme on ne peut pas interdire l'importation de ces produits comme c'est une règle européenne,
04:20qu'est-ce qu'on fait ? Il faut permettre à nos agriculteurs,
04:23si tout le monde l'utilise sauf la France, c'est que le produit ne doit pas être si dangereux
04:27que ça.
04:27Si, si, non, non, là je m'inscris en France, ça n'a rien à voir.
04:30La dangerosité du produit, elle est plus à prouver du tout.
04:34Alors pourquoi tout le monde l'en fait ?
04:35Eh bien parce qu'il faut mener des combats, si vous voulez.
04:37Il faut mener des combats, ça s'appelle des bras de fer politiques.
04:40Et vous le savez très bien, Philippe, vous avez parlé de Volkswagen,
04:43je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que vous avez dit dans votre édito,
04:45mais en tout cas, nous sommes d'accord tous les deux pour dire que le combat politique européen,
04:50il doit se mener.
04:51Et effectivement, il faut le mener pour aller vers le mieux, disons.
04:54Évidemment que là c'est permitide, et c'est vraiment, c'est un poison mortel.
04:57C'est un poison pour nous, à terme, c'est comme les pesticides.
04:59Et bien dans ces cas-là, on interdise l'importation chez nous.
05:01Donc c'est un combat.
05:02Et on n'a plus de pâte à tartiner après.
05:04Eh bien écoutez, on s'en passera peut-être, parce qu'en plus il y a l'huile de palme
05:07dedans.
05:07Excusez-moi, quand vous voyez, parlons du Nutella,
05:09quand vous voyez la destruction que ça provoque,
05:12Eh bien moi je le cite, parce que quand vous voyez la destruction que ça provoque,
05:16véritablement l'huile de palme,
05:17parce que les pays pauvres, évidemment,
05:20ou en voie de développement, des forestes,
05:22pour pouvoir produire, produire, produire ce truc-là,
05:25eh bien la réalité, c'est que c'est des combats politiques qu'on doit mener,
05:28et qu'on ne mène plus.
05:29Alors on a des appels, bien sûr, au 0826 300 300,
05:33et Manu me signale Cédric.
05:35Bonjour Cédric, vous êtes en ligne sur l'antenne de Sud Radio.
05:38Vous, vous vouliez réagir à cette loi d'urgence agricole.
05:43Dans quel sens ? Bonjour, soyez le bienvenu.
05:45Bonjour à vous tous, bonjour à toute l'équipe.
05:47Bonjour Cédric.
05:48J'aurais souhaité avant tout que Mme Genevard
05:51prenne vraiment à bras le corps cette urgence-là,
05:55et je vois qu'elle n'y est pas,
05:56puisque comment se fait-il qu'en fait,
05:59on arrive en France à produire des choses,
06:06à ne pas produire des choses qu'on importe ?
06:08Et ça, je trouve ça inadmissible.
06:10C'est ça l'urgence agricole, c'est ça.
06:14Regardez, on n'a pas le droit de se servir de certains pesticides,
06:18qui est, allez, on va dire un peu logique,
06:20mais en fait, tout ce qu'on importe, en fait, eux, ils s'en servent.
06:22On n'a pas le droit, concernant les poulaillers notamment,
06:29on a des cahiers de chargés ultra chargés.
06:31Et écoutez bien, l'Ukraine et la Pologne maintenant importent en France
06:35parce qu'ils ont fait exprès de faire de la pénurie.
06:41Donc ils ont dit, ah, maintenant on peut importer parce qu'on en manque.
06:44Non, on n'en a jamais manqué, on n'a jamais manqué d'œufs.
06:47Et Mme Genevard, en fait, elle a fait comme tous les politiques,
06:50elle est venue avec ses réponses et alors que le journaliste était là avec des questions,
06:55elle n'a répondu pratiquement à rien, elle a éludé de certaines choses.
06:59Moi, je veux que nos agriculteurs soient vraiment protégés.
07:03Mais quand je vous dis protégés, c'est réellement protégé.
07:05On ne peut pas importer des choses qu'on interdit de faire en France.
07:09Oui, ça c'est le problème de la transposition, exactement, entre Bruxelles et la France.
07:14Rapidement, parce qu'on a un autre appel derrière.
07:16Cédric, je vais vite sur les poules et la guerre de la volaille, si vous voulez,
07:21elle date de 20 ans.
07:22Vous savez que la filière entière bretonne, notamment avec l'usine Doubs,
07:27s'est totalement effondrée en 2012 à cause de la concurrence brésilienne déjà.
07:32Donc déjà, vous voyez, ce n'est pas un problème nouveau.
07:34Dans la loi, on est en train d'évoquer la possibilité d'avoir des poulaillers plus grands,
07:38enfin, peut-être, pour que les Français puissent concurrencer certaines importations.
07:44Merci Cédric, pour votre intervention ce matin.
07:47Mais vous êtes nombreux à vouloir nous appeler.
07:49C'est Benoît maintenant qui est avec nous.
07:51Vous nous dites, Benoît, qu'il faut plus d'eau.
07:52Et Annie Gennevar était d'accord à cette même place ce matin, il y a quelques minutes.
07:56Elle nous dit qu'on irrigue très peu en France.
07:59Est-ce que c'est le sens de votre intervention ?
08:01Soyez le bienvenu.
08:03Bonjour, Benoît.
08:05Je suis le producteur de céréales et surtout collecteur de céréales,
08:08c'est-à-dire que je suis comme les coopératives,
08:10à part que j'ai une entreprise de privé qui fait la collecte de céréales
08:14une fois que les directeurs l'ont produit.
08:15Et la survie de cette entreprise, elle est à l'accès à l'eau par rapport aux agriculteurs.
08:19Ce n'est pas la peine de brever de subvention ou de plan d'urgence
08:23alors qu'ils ont des problématiques de rendement.
08:27dans le sud-ouest, il n'y a pas le plan qui est fait d'appartement en France dans les
08:33années 60, 70 et 80
08:35pour alimenter en eau suite à la grande céréalesse de 47-49.
08:40On peut la celle de 76, on peut y penser aussi.
08:42Mais la première céréalesse qu'il y a eu c'est 47-49.
08:45Et dans le sud-ouest, le plan n'a pas été terminé.
08:48Donc aujourd'hui, d'ailleurs c'est ce qu'il parle actuellement suite à la canicule qu'il y a
08:54eu,
08:54on parle du 1er juillet, on peut avoir des restructions d'eau.
08:59Mais comment un agriculteur, il peut prévoir son affrontement de cultures d'été,
09:04de cultures qui vont être à marge, sous contrat, comme du maïs semence,
09:07comme des tournesols semence, des choses comme ça,
09:10s'il peut prévoir ses superficies,
09:12si à partir du 1er juillet on lui dit mais on va commencer à vous restreindre l'eau.
09:16Ça veut dire qu'il ne peut pas amener au bout ses cultures.
09:19Donc ça, ce n'est pas possible.
09:21Comprenez-vous ?
09:21On est bien d'accord.
09:22Donc effectivement, le réchauffement climatique,
09:27et tous les experts en la matière,
09:29nous annoncent que ces phénomènes-là vont être dans une régularité...
09:34Exactement.
09:37Métronomique, en fait.
09:39La sécheresse 47-49,
09:44qui est une sécheresse qui a duré plusieurs années,
09:49elle va revenir,
09:50elle est peut-être centenaire,
09:51mais elle va revenir plus souvent.
09:52Ça veut dire qu'on s'en approche de plus en plus,
09:54et qu'elle va revenir assez rapidement.
09:56Alors moi je constate,
09:57parce qu'on est proche des Pyrénées,
09:58moi je constate que les Espagnols,
10:00ils ont largement anticipé ça.
10:01C'est-à-dire que toutes les réserves qu'ils pouvaient faire
10:04dans leur partie des Pyrénées,
10:05qui est la plus sèche par rapport à la France,
10:08ils ont fait tous les barrages qu'ils pouvaient faire,
10:10ils ont canalisé l'eau pour la descendre au plus bas,
10:12dans l'Espagne, plus bas que Madrid.
10:14Et nous, qu'est-ce qu'on a fait pendant 40 ans ?
10:17On s'est arrêtés, on a annulé des projets,
10:19je parle de Charlas par exemple,
10:21on l'a annulé,
10:22on a décidé qu'il ne fallait pas le faire,
10:23très bien.
10:24On a à Golfech,
10:25la centrale nucléaire à Valence d'Agin,
10:28qu'on arrête,
10:29parce qu'on voit que la température de la Garonne commence à monter,
10:33donc on l'arrête.
10:34En fait, on a Toulouse,
10:38qui est une très grande agglomération,
10:40il y a plusieurs dizaines de milliers de personnes supplémentaires
10:43chaque année qui viennent sur la région toulousaine,
10:46c'est très bien,
10:46mais en face,
10:48c'est la guerre de l'eau à un moment donné,
10:50si on a des épisodes comme ça,
10:51qui reviennent de plus en plus récurrents.
10:53Et donc ça veut dire que la variable justement,
10:56ce sont les agriculteurs,
10:57et les agriculteurs,
10:59on va leur dire,
11:00c'est moins 30, moins 50,
11:01moins 80% d'eau,
11:03à moins suivant les épisodes que nous allons voir.
11:06Merci, merci, merci.
11:06Alors on fait le choix.
11:07Merci Benoît, c'est un vrai sujet, François.
11:09Sur les barrages, une précision quand même,
11:11vous dites, ok Charles, là ça a été abandonné,
11:13mais la réalité c'est que les barrages des Hautes-Pyrénées
11:16sont des énormes constructions hydrauliques,
11:19et que vous arrivez à irriguer toute la vallée de la Dour,
11:22vous arrivez à irriguer jusqu'à la plaine de Tarbes,
11:25donc c'est pas tout à fait exact ce que vous dites.
11:28C'est vrai que vous avez raison,
11:29sur la bataille de l'eau,
11:30mais elle n'est pas simplement liée aux barrages.
11:32Elle va être mondiale en plus, la bataille de l'eau.
11:34Et puis une fois de plus, Benoît nous parle aussi de cette contradiction,
11:36on est en période de canicule,
11:37les restrictions sont logiques,
11:38mais les agriculteurs ont besoin d'irriguer.
11:40Oui, mais je pense quand même que les préfets
11:41ne sont pas des fous furieux,
11:43et je pense qu'il y a quand même des délégations
11:45et des dérogations préfectorales qui fonctionnent quand même.
11:48On n'est pas non plus administrés par des cinglés.
11:518h47, on poursuit la discussion,
11:52et on parle également politique.
11:54Pourquoi ?
11:54Eh bien parce qu'il y a un ralliement très fort
11:56dans le camp d'Edouard Philippe.
11:58On en parle tout de suite après ça,
11:59à 8h48 ce matin sur Sud Radio.
12:04Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.
12:08Vous avez encore un petit quart d'heure pour gagner le séjour
12:10avec la grange vacances,
12:11séjour de 4 personnes à la mer ou à la montagne.
12:14Je pense que la montagne aura une petite cote cet été,
12:18parce qu'il y a à nouveau un nouvel épisode de canicule
12:22qui nous est annoncé entre le 6 et le 13,
12:24et donc la montagne, ça permet de respirer,
12:26d'avoir un peu plus d'heures.
12:28C'est cadeau, c'est Sud Radio,
12:29vous envoyez Sud au 7h28 par SMS,
12:32Sud au 7h28 par SMS,
12:34pour vous inscrire au tirage au sort encore une fois.
12:36C'est un séjour pour 4 personnes
12:38avec la grange vacances d'une valeur de 1000 euros.
12:41Bonne chance à tous.
12:42On annoncera le nom du vainqueur dans un petit quart d'heure.
12:46Et dans ce grand débrief,
12:48on l'apprend ce matin,
12:50Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement Lecornu,
12:54Maude Bréjon,
12:54qui est l'une des personnalités les plus en vue,
12:57faut-il le dire,
12:58Françoise Degoy,
13:00sur les antennes,
13:02elle présente bien,
13:04elle explique bien,
13:05elle fait beaucoup de pédagogie,
13:07et donc elle annonce
13:08qu'elle va soutenir
13:10Édouard Philippe.
13:11On sait qu'il y a actuellement
13:14deux personnes
13:14qui peuvent se revendiquer
13:16tout en évitant de se revendiquer
13:18de façon trop forte.
13:19Il va l'héritage sans payer les droits d'héritage.
13:22Il va l'héritage,
13:22mais sans les inconvénients,
13:23comme quand on va chez le notaire.
13:25Je veux bien la maison,
13:26mais pas trop les impôts.
13:27Ça s'appelle les droits de succession.
13:29Ça s'appelle les droits de succession.
13:30Et là,
13:31que pensez-vous,
13:32Françoise,
13:33de ce soutien ?
13:34C'est un soutien fort quand même,
13:35Maude Bréjean.
13:36Elle compte,
13:36les Français voient qui elle est.
13:37Oui,
13:38alors elle compte,
13:39sans compter,
13:39parce que bon,
13:40si vous faites un sondage dans la rue,
13:41Maude Bréjean,
13:42oui,
13:42un peu plus que les autres.
13:43Mais on sent quand même une manœuvre.
13:45Moi,
13:45je vois bien,
13:46d'abord,
13:46tout ce qui se fait avant l'automne
13:48me paraît très vain,
13:49que ce soit les meetings,
13:50etc.
13:51Et alors,
13:51manœuvre,
13:52c'est-à-dire dans quel sens ?
13:53Moi,
13:53j'ai une petite intuition.
13:55Mon sentiment,
13:56c'est qu'il y a quelqu'un à l'Élysée
14:03Je vous laisse deviner qui c'est.
14:04Même Édouard Philippe.
14:05Je pense qu'il ne veut pas,
14:06pour mille raisons.
14:07D'abord,
14:08parce qu'ils ont tué le père,
14:09ils n'avaient pas à le faire.
14:10Édouard Philippe a été vraiment très sévère
14:13avec Emmanuel Macron.
14:15Il a demandé sa démission.
14:16Il a demandé sa démission,
14:18alors que la veille,
14:18Gabriel Attal avait dit
14:19je suis comme des millions de Français,
14:21je ne comprends plus rien
14:21à ce que fait Emmanuel Macron.
14:22Donc,
14:23ils ont commis le crime de l'aise-majesté.
14:25Et en plus de ça,
14:26si Emmanuel Macron veut revenir en 2032,
14:29dans sa tête,
14:30il se dit
14:30c'est mieux qu'à ce texte,
14:31c'est les corps nus pour moi
14:32qu'atteint les Philippes.
14:34Donc,
14:34j'ai un peu l'impression
14:35que c'est un peu un pilotage
14:37de l'Élysée
14:38pour,
14:39comment dirais-je,
14:40affaiblir Gabriel Attal.
14:41Il va jouer comme ça,
14:42Emmanuel Macron.
14:42Philippe David,
14:43Maude Brejon qui soutient Édouard Philippe,
14:44qu'est-ce que...
14:45Vous en déduisez quoi ?
14:46Ils ont plutôt le sentiment
14:48que ce sera Édouard Philippe
14:49et donc ils vont plutôt dans ce camp ?
14:50Vous me permettez une expression du Sud-Ouest ?
14:53Je vous en prie.
14:53Déjà au niveau des municipales,
14:55dans la majorité présidentielle,
14:56on était cul par-dessus tête.
14:58Parce que je vous rappelle que...
14:59Non mais c'est vrai.
15:01Vous aviez des gens d'Horizon,
15:02de Macron,
15:03qui soutenaient...
15:04On comprenait rien.
15:05Personne ne...
15:06Qui soutenait,
15:07comment il s'appelait,
15:07qui était candidat pour Horizon...
15:09Édouard Philippe ?
15:10Non,
15:11à la mairie de Paris.
15:12Ah mais oui,
15:12bien sûr,
15:13Bournazel !
15:14Oui,
15:14on se souvient un petit Bournazel !
15:15On avait des Macronistes
15:16des Bournazel,
15:17etc.
15:17C'était une pétondière
15:18et là,
15:19je me dis qu'ils sont déjà
15:20cul par-dessus tête.
15:21Mais quand on voit
15:22à quel niveau ils sont dans les sondages,
15:24attention,
15:25ça pourra avoir un prix
15:26très fort dans les urnes
15:27au printemps prochain.
15:28enfin,
15:28Édouard Philippe est le seul
15:29pour le moment
15:30qui passe le deuxième tour
15:31et qui bat ou Jordan Bardella
15:32ou Marine Le Pen
15:33dans les sondages.
15:34Donc,
15:34Édouard Philippe,
15:35il la joue quand même
15:36un peu plus solide.
15:37Mais on est un an...
15:39Quand on voit sa difficulté
15:40à remplir une salle
15:41pour son premier meeting,
15:43j'ai peur qu'il ne remplisse
15:44pas les urnes non plus.
15:45L'actualité sur les réseaux,
15:48tiens,
15:48Édouard Philippe,
15:48justement,
15:49il a fait un meeting online,
15:52comme on dit,
15:53en ligne,
15:53où il a...
15:54Non,
15:54mais c'est vrai,
15:55ça fait partie des...
15:56Oui,
15:56ça coûte moins cher
15:57et puis on ne prend pas
15:59le risque d'être humilé
16:00parce qu'on ne remplit pas
16:00l'aréna.
16:01Voilà,
16:02et puis il y a eu
16:02quelques ironies également
16:03sur les réseaux.
16:04Benjamin Gleès nous a rejoint
16:05dans ce studio
16:07pour nous parler
16:07d'un autre aspect
16:08dont on parle beaucoup
16:10sur les réseaux,
16:11c'est les sorties de route
16:12de Luc Ferry
16:13qui a provoqué
16:14l'indignation
16:15ces dernières heures
16:16et notamment hier soir
16:18avec plusieurs sorties.
16:20C'est effectivement
16:20comme tous les dimanches
16:22soir sur LCI.
16:23Luc Ferry,
16:24l'ancien ministre de l'éducation
16:25donne son avis
16:25sur l'actualité
16:26hier.
16:26Plusieurs séquences
16:27ont choqué les internautes
16:28et se retrouvent
16:29sur les réseaux sociaux.
16:29La première,
16:30celle-ci,
16:31Luc Ferry
16:31qui s'en est pris
16:32au physique.
16:32Écoutez la ministre
16:33de la Transition écologique
16:34Monique Barbu
16:34qui avait déclaré ce week-end
16:36que la climatisation
16:36n'était pas un remède
16:37à tous les mots.
16:38C'est d'une rare bêtise.
16:39Je ne comprends pas
16:40que cette dame
16:40puisse être ministre.
16:42C'est délirant.
16:43Et cette dame
16:44dit des bêtises
16:44qui sont grosses comme elle.
16:45C'est effrayant.
16:46Non, vous ne pouvez pas dire ça
16:47Luc Ferry tout de même.
16:49Il est repris par la journaliste
16:50Luc Ferry
16:51qui ne s'arrête pas là
16:52pour dire qu'on en ferait trop
16:53sur la canicule.
16:53Il a invoqué
16:54la mémoire de son père
16:55comparant la chaleur
16:57qu'on a subie
16:58à celle des fours crématoires nazis.
17:00Oui, écoutez.
17:01Franchement,
17:01mais dans quel monde on vit ?
17:03Enfin, écoutez,
17:04franchement,
17:04mon père s'est évadé
17:05quatre fois des camps nazis.
17:07Il faisait très chaud aussi,
17:08surtout dans le four
17:08qu'on avait préparé pour lui.
17:10Bon, c'est invraisemblable.
17:11On est quand même
17:12capable de supporter ça.
17:13Et ça se passe de commentaires.
17:14Une dernière séquence
17:15rapidement qui fait réagir.
17:17Elle concerne cette fois-ci
17:17Samuel Paty,
17:18assassiné en 2020
17:19par un terroriste islamiste.
17:21Le maire et la fille
17:21de Roubaix,
17:22David Guiraud,
17:23refusent de donner
17:23le nom du professeur
17:24à une école de la ville.
17:25Et sur ce sujet,
17:26Luc Ferry
17:26a aussi sa petite idée,
17:27sa petite théorie
17:28émaillée quand même
17:29de pas mal d'approximations.
17:30Pourquoi le nom
17:31de Samuel Paty
17:32suscite encore
17:33autant de débats
17:34près de six ans après ?
17:35D'abord parce qu'il était juif,
17:36non ?
17:36Ça n'aide pas
17:37dans le contexte actuel
17:39et en particulier
17:39chez LFI, non ?
17:40Je crois qu'il n'était pas juif, non ?
17:42En tout cas,
17:42c'est comme ça
17:43qu'il est perçu
17:43par beaucoup de gens
17:44et notamment du côté
17:45de l'extrême gauche.
17:47Et donc, je pense que c'est ça
17:48qui suscite cette hostilité.
17:50Et puis, évidemment,
17:51le fait qu'il ait été assassiné
17:53par un OQTF, non ?
17:55Non, il n'était pas OQTF, non.
17:56Non, mais il était...
17:57Non, il n'était pas OQTF.
17:58Il est du Tchétienne,
17:59mais pas OQTF.
18:00Mais il était radicalisé,
18:01il était fiché S.
18:02Bah non plus.
18:03En tout cas,
18:03sur les réseaux sociaux,
18:04ça fait beaucoup réagir.
18:05On a un élu LFI,
18:06notamment Arnaud Saint-Martin,
18:07pour donner qu'un exemple,
18:09député LFI
18:09qui dénonce ici
18:10un abaissement moral, je cite.
18:11Bon, en tous les cas,
18:12Margot Haddad,
18:13qui est face à lui,
18:13a parfaitement réagi
18:14parce qu'il faut avoir
18:15tout ça en tête.
18:16Oui, comme toujours,
18:18Margot Haddad a été top.
18:20Il a été très, très bien
18:20face à Luc Ferry
18:22qui lui donne
18:23beaucoup de travail.
18:24C'est quand même
18:24quelques sorties de pistes
18:26d'une personnalité.
18:28C'est plus qu'une des sorties de pistes,
18:29si vous voulez.
18:30Je sais que vous atténuez,
18:31mais parce que
18:32c'est votre devoir de réserve.
18:33Honnêtement,
18:34une question
18:35à nos copains de LCI,
18:36que ce soit Guillaume Debré,
18:39Guillaume Debré,
18:39le directeur de LCI,
18:41que nous connaissons tous bien,
18:42quand est-ce que vous sortez
18:43Luc Ferry de l'antenne ?
18:44C'est inacceptable,
18:46totalement inacceptable,
18:47ce type de propos.
18:48On ne peut pas taper
18:49toute la journée.
18:49C'est devenu hier soir, là.
18:50Mais on ne peut pas taper
18:51toute la journée
18:52sur CNews,
18:53si vous voulez,
18:54en disant
18:54c'est le summum du cloac.
18:56C'est devenu un cloac
18:58pendant dix minutes,
18:59ce truc-là.
18:59Il faut que ça s'arrête.
19:00A mon avis,
19:01je ne sais pas ce qu'on pense,
19:02Philippe David.
19:02Moi, je crois que
19:03la canicule a une responsabilité
19:05importante sur les neurones
19:06de certains.
19:07Je n'en dirai pas plus.
19:08Sur les gens âgés, c'est ça ?
19:10Ça, je ne ferai pas d'agisme.
19:12Il est bientôt 9h
19:13et ce sera l'heure des infos.
19:15Merci à vous
19:15de m'avoir accompagné
19:17durant ce grand débrief.
19:18Merci également à John
19:19à la réalisation
19:20et Manu au standard.
19:21On se retrouve bien entendu
19:22demain.
19:22Dans un instant,
19:23les infos de Laurie Leclerc.
19:25Bonne journée à tous.
Commentaires

Recommandations