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  • il y a 3 mois
Regardez "On refait le monde" avec Pierre Maturana, directeur de la rédaction de "SoFoot", Maurice Szafran, éditorialiste politique et auteur du "Dictionnaire inattendu du football", Karl Olive, député Ensemble pour la République, et Charlotte Lorgeré, ancienne joueuse professionnelle et consultante dans le football.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 22 juin 2026.

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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:07La fièvre est là, ce n'est pas seulement une impression laissée par la canicule,
00:11la France s'emballe pour la Coupe du Monde.
00:13En témoignent les audiences des matchs, les ventes de maillots, d'albums panini, les paris en ligne.
00:19Ce mondial nous donne le moral, le sourire, nous offre une parenthèse enchantée.
00:24Mais alors pourquoi un tel enthousiasme ? Pourquoi on arrête tout pour vivre au rythme des matchs ?
00:28On en débat avec les invités d'On refait le monde.
00:31Charlotte Lorgeret, consultante ancienne joueuse internationale, bonsoir.
00:35Maurice Safran, journaliste, éditorialiste à challenge et auteur du dictionnaire inattendu du foot aux éditions Stock, bonsoir.
00:43Karl Olive, député ensemble des Yvelines, bonsoir.
00:46Et Pierre Maturana, directeur de la rédaction de SoFoot, bonsoir.
00:51On refait le monde sur RTL.
00:54On va trembler jusqu'au bout.
00:56Ici pour l'instant c'est Michael Olysee qui est en possession du ballon, qui est passé.
01:00Michael Olysee avec Kylian Mbappé.
01:01Kylian Mbappé qui prend sa chance !
01:04Kylian Mbappé !
01:06Le talent, le talent, l'élégance !
01:09C'est exceptionnel !
01:11Évidemment autour de cette table, vous avez tous reconnu le troisième but de l'équipe de France face au Sénégal.
01:16C'était le 16 juin.
01:18Des audiences de dingue.
01:20Alors ce soir-là, c'était 14 millions pour ce match de l'équipe de France, le premier.
01:25Mais il y a eu aussi 4,2 millions pour Portugal-République-Tchèque, 4,4 millions pour Belgique-Iran.
01:31Canada-Bosnie-Herzégovine, 3,2 millions, il se passe quelque chose.
01:36Est-ce qu'on s'attendait à de tels scores, Pierre Maturana ?
01:40De tels scores, je ne sais pas, mais il y a quelque chose qui est assez classique avec les coups
01:43du monde.
01:44C'est qu'avant les coupes du monde, on se dit « Ah, c'est un peu chiant, ça ronronne,
01:47les gens ne s'y intéressent pas, ça ne va pas prendre, ça va flop. »
01:51Et en fait, assez vite, l'enthousiasme arrive et tout le monde est assez vite grisé par l'ambiance foot
01:57et l'ambiance coupe du monde qui est particulière dans l'ambiance foot.
02:00Est-ce qu'on sait qui sont les gens qui regardent ?
02:02Ce ne sont que des hommes, des femmes, des jeunes ?
02:04Non, c'est tout le monde.
02:05Moi, je me rends compte, y compris dans ma famille, il y a beaucoup de femmes qui regardent le foot,
02:12qui connaissent, qui sont attachées, etc.
02:14Non, mais je crois aussi qu'il y a un phénomène que Karl soulignera sans doute, c'est que l
02:20'ambiance dans le pays est extrêmement morose.
02:22Et qu'effectivement...
02:23Ah oui !
02:24Ce n'est pas toi d'attention.
02:26D'une certaine façon, il y a tout d'un coup une réunion nationale autour de cette équipe de foot.
02:32Et ça a été un peu le cas déjà lors de la première étoile, mais c'est encore plus fort
02:40cette fois-ci, bizarrement.
02:41Ce n'est plus la France black bomber, c'est la France, la France, la France, mais c'est un
02:45mouvement extrêmement puissant.
02:46Et je précise, parce que moi, je travaille aussi à la télé, des audiences pareilles.
02:50Dans un univers où il y a de moins en moins de téléspectateurs, c'est extrêmement...
02:55Enfin, c'est exceptionnel.
02:56Et puis le décalage horaire n'est même pas pénalisant, Karl-Olive.
02:59Quand on est passionné, je me souviens, la Coupe du Monde 1978 en Argentine, les matchs avaient lieu à minuit,
03:05à 2h du matin, avec le décalage horaire.
03:07C'était la même chose.
03:08Il y avait un engouement qui était exceptionnel.
03:10Anne-Sophie Dappil, je regardais les 10 meilleures audiences de l'année 2026.
03:15Elles sont cannibalisées par...
03:18Cannibalisées.
03:18On va y arriver à deux.
03:19Cannibalisées, voilà.
03:21Par le sport et le football, notamment.
03:23On est à un peu plus de 14 millions, France-Sénégal.
03:26Derrière, on est à 8 millions sur des matchs entre guillemets tradis.
03:29C'est le score, par exemple, des enfoirés.
03:32Donc, on est très bien.
03:32Parce que, comme le disait Amon Issa-Franc, on est vraiment dans quelque chose qui va rassembler.
03:37Une fois qu'on a traversé les portes d'un stade, on est moins, effectivement, dans les couloirs de l
03:42'Assemblée nationale,
03:43où tout le monde est catalogué avec une étiquette politique et on se rend dedans joyeusement.
03:47Alors, je précise qu'ici, on n'a pas été les derniers à dire que c'était la compétition de
03:51tous les excès,
03:52avec notamment l'explosion du nombre d'équipes, 48 équipes, 104 rencontres.
03:58Est-ce que, Charlotte Largeret, finalement, ça met un nouvel enjeu, toutes ces équipes et toutes ces rencontres ?
04:02Évidemment. Ça met beaucoup plus d'attractivité. On est curieux. On est extrêmement curieux.
04:08Et puis, je répondis sur le fait qu'on est l'équipe de France. En fait, on est la meilleure
04:12équipe au monde.
04:12L'effectif, il est assez dingue. Donc, c'est pour ça qu'on a envie de voir cette équipe de
04:16France.
04:16Et encore plus avec ce ballon d'or, Ousmane Dembélé, avec Yann Bappé.
04:20Et c'est les meilleurs joueurs au monde. Donc, si on avait une équipe avec un peu moins de qualité,
04:24je pense que ce serait un petit peu moins de regarder, quand même.
04:26Mais on regarde aussi les petites équipes. On regarde de Kurasan. On regarde des pays qu'on n'a pas
04:32l'habitude de regarder.
04:33Oui, et puis, c'est toujours pareil avec le foot. Ça s'inscrit dans une histoire.
04:37Comme par hasard, l'équipe d'Iran fait des exploits au moment où on explique que la diplomatie iranienne
04:45est beaucoup plus intelligente que la diplomatie américaine. Et comme par hasard, ça tombe un moment.
04:49Qui aurait dit qu'hier, l'Iran ferait match nul ? C'est une victoire incroyable.
04:52Ce match nul est une victoire incroyable. Et donc, il y a toujours une correspondance entre l'état de la...
04:58C'est très bizarre. C'est complètement par hasard, bien entendu. Mais n'empêche que ça arrive.
05:02Et c'est le phénomène foot quand on le prend dans tout son sens.
05:06Et ça, on adore les surprises. Je parlais des petites équipes aussi du côté qui poussaient, en fait.
05:11Mais ça joue vachement. C'est aussi pour ça que je parlais d'ambiance particulière.
05:15L'ambiance de Coupe du Monde dans l'ambiance foot, elle est particulière parce que, par exemple,
05:19le match d'ouverture, c'est Mexique-Afrique du Sud. On peut tous accorder à dire que ce n'est
05:22pas un grand match de foot
05:23en termes de niveau. Ce n'est pas bien mieux qu'un match de Ligue 1 assez moyen.
05:26Et finalement, il y a quand même des millions de personnes devant.
05:28Parce qu'il y a quelque chose dans le décorum et dans le fait de découvrir des nouveaux joueurs,
05:33des équipes un peu inattendues, des joueurs qu'on ne voit jamais, qui marchent toujours un peu.
05:38Et effectivement, dans les parcours, dans les épopées qu'on aime bien voir dans toutes les compétitions,
05:42comme la Coupe de France, etc., il y a ces petites équipes qui sont un peu des surprises,
05:46qui jouent, c'est un peu cliché, mais qui jouent un peu avec le cœur, avec la passion,
05:50avec les supporters, qui donnent une espèce de supplément d'âme que les autres ne donnent pas.
05:54Effectivement, il y a tout ce petit décorum autour d'elles qui fait qu'on les aime bien,
05:57Cap Vert, Curaçao, etc.
05:59Quand on voit les images, on a envie de danser avec eux.
06:01Donc c'est assez chouette.
06:02Et puis, je parlais des audiences, mais il y a aussi d'autres signes,
06:06comme les paris en ligne, alors les paris en ligne pour gagner de l'argent,
06:09et puis aussi les petits pronostics.
06:11Il y a mon petit prono qui cartonne, je crois qu'il y a 3 millions de...
06:14Pardon ?
06:153 millions 4.
06:163 millions 4, voilà.
06:17C'est un outil de la ligue de football professionnel.
06:19Et ça, c'est pas pour gagner des sous.
06:21Vous le disiez tout à l'heure, Anne-Sophie Lapix, ça devient très familial.
06:24C'est-à-dire que c'est le football pour tous et pour chacun.
06:28Et ce qui fait du bien, encore une fois, dans la société,
06:30qui est en tout cas un moteur de rassemblement.
06:33Et ça, c'est...
06:33Alors, ce qui est fascinant et totalement contradictoire,
06:37c'est que c'est vraiment pour de vrai,
06:39personne ne peut le contester nulle part,
06:40c'est la Coupe du Monde du Frick en même temps.
06:42C'est ça qu'il y a.
06:43Il y a une vraie passion populaire pour cette Coupe du Monde,
06:47plus que pour les 2-3 précédentes, je crois.
06:49C'est vraiment, il y a un truc qui se passe.
06:50Et en même temps, les places n'ont jamais été aussi chères.
06:55La FIFA se comporte mal.
06:57Cette histoire de pause pour boire est absolument insupportable.
07:01Tout le monde sait que c'est uniquement pour la pub, etc.
07:03Et il n'empêche que tout ça est emporté par la passion populaire.
07:07Et c'est ça qui est la force du foot, en réalité.
07:10Mais est-ce que c'est parce qu'elle est bien marketée, en fait,
07:13il y a eu une bonne communication autour de cette Coupe ?
07:16Nous, on n'a pas l'impression parce qu'on voyait plutôt tous les défauts.
07:18Mais finalement, est-ce qu'elles n'ont pas réussi leur coup ?
07:21Moi, je ne suis pas d'accord avec les gens qui critiquent les pauses fraîcheurs.
07:25Parce qu'en fait, quand tu as des conditions, températures qui sont extrêmes...
07:30Enfin, il fait moins chaud là-bas qu'ici, on s'inquiétait de...
07:34Oui, mais bon, il faisait quand même chaud au tout début de la compétition.
07:36Donc non, en fait, à un moment donné, ça remet un petit peps dans le truc
07:40parce qu'il y a des équipes qui sont en difficulté.
07:41Il y a la pause fraîcheur, il y a quelque chose qui peut être fait derrière.
07:45Et puis, la récupération, on empêche, c'est 3-4 minutes là.
07:48Elles sont hyper importantes pour les joueurs.
07:51Vous le voyez vraiment du côté des joueurs, évidemment.
07:53Moi, c'est foot, archi-foot, et je vis que pour le foot.
07:57Non, mais je partage ce que vous dites.
07:59On échangeait avec Michel Platini la semaine dernière sur le sujet.
08:02Que l'arbitre puisse dire, il faut qu'il y ait une pause fraîcheur.
08:06Aucune difficulté, c'est ce que vous avez connu lorsque vous étiez l'excellente joueuse
08:09qu'on a connue en première division féminine.
08:13Mais quand vous jouez à 8 ou 10 degrés, où est la pause fraîcheur ?
08:17On caricature, c'est ce qui peut se passer pendant cette Coupe du Monde.
08:21Donc, au choix de l'arbitre, ce qui permet en plus, entre guillemets, d'humaniser.
08:26Que là, en plus, c'est la pause.
08:27On pourrait rester très bien, puisqu'on est passionné de foot, je crois, ici, autour de la table.
08:31Rester pour voir un peu les conseils tactiques, un peu comme fait le sélectionneur français, Rudy,
08:38comment dire, avec l'équipe de Belgique.
08:39Et en plus, Rudy Garcia.
08:41Mais en plus, c'est même pas ça, c'est hop, on part à la pub.
08:43Encore une fois, c'est pour une histoire de pognon au commercial.
08:45Je rejoins ce que dit Boris Safran.
08:47Et c'est ce qui permet, effectivement, de marketer une compétition
08:52où je trouve que l'humain n'est plus au cœur, précisément, de l'ambiance.
08:56Ah, mais ça, je vous rejoins totalement.
08:57Mais après, moi, je reste quand même sur le sportif.
09:00Je peux comprendre tout ça, qu'on puisse être un peu dégoûté,
09:02que c'est un peu scénarisé, tout ça.
09:04Il n'y a aucun souci.
09:05Mais je pense que les joueurs, ça ne leur pose aucun problème.
09:08Ce qui est frappant, c'est justement, c'est ce que vous dites très bien,
09:11c'est que les gens ne sont pas dégoûtés.
09:13Effectivement, on aurait pu penser que c'est la Coupe du Monde de trop,
09:16avec trop de ci, trop de ça, trop d'argent, trop de trom, trop de tout.
09:19Et pas du tout.
09:20Mais ça rappelle un peu Dubaï.
09:22On avait quand même quelques préjugés.
09:23Il y avait même des gens qui annonçaient qu'ils allaient boycotter Dubaï.
09:27On en discute.
09:29On a eu la même chose quelques mois avant la Coupe du Monde de cette année.
09:33Beaucoup d'appels au boycott, de menaces au boycott.
09:35Et je pense que tout le monde regarde aussi un peu,
09:36en tout cas les gens qui sont touchés par ces causes-là,
09:39regardent parfois la Coupe du Monde en sachant ce qui se passe derrière,
09:41en sachant les excès, les problèmes avec les politiques migratoires de Trump, etc.,
09:45qui sont de fait à l'œuvre pendant la Coupe du Monde.
09:48Donc on les voit, on les a sous les yeux.
09:49Et pourtant, on a ce plaisir de regarder le foot.
09:50Donc on est un peu entre deux os.
09:52On a un peu le cul entre deux chaises à se dire
09:54« Est-ce que je fais bien de regarder le foot alors qu'il se passe ça ? »
09:56Bon, c'est compliqué.
09:57Et en même temps, le succès de cette Coupe du Monde,
09:59il faut aussi le voir dans un monde où le foot coûte tellement cher.
10:03Il coûte tellement cher de regarder du foot à l'année.
10:05C'est tellement dur de regarder du foot à l'année pour une famille,
10:06pour des gens, etc.
10:08Le foot, ça coûte une centaine de balles par mois, à peu près.
10:10Là, c'est gratuit.
10:11Et là, c'est gratuit.
10:12Et vous avez les plus grands stars.
10:14En plus, il y a les plus grands stars du foot.
10:16Oui, bien sûr.
10:17Pas forcément pour la chaîne.
10:20130 millions, c'est vous qui le dites.
10:22Alors, il se passe quelque chose avec ce Mondial.
10:24Mais se passe-t-il quelque chose avec cette équipe de France ?
10:28Charlotte Langeret a commencé à l'évoquer.
10:30Et on en parle après l'essentiel de l'info de Claire Shekagini.
10:42Bonne soirée sur RTL.
10:49Anne-Sophie Lapix.
10:51On refait le monde sur RTL.
10:53Il est 19h30.
10:54L'essentiel de l'info avec Claire Shekagini.
10:57Ce lundi a été la troisième journée la plus chaude jamais enregistrée en France.
11:01Demain, 54 départements seront en vigilance rouge canicule contre 49 aujourd'hui.
11:06Avec la vigilance orange, ce sont plus de 90% des Français qui seront dans une chaleur étouffante.
11:11Record de température battu cet après-midi dans l'Ouest, à Rennes, Bordeaux, Angers et à Sainte-en-Charente.
11:16Notamment, demain matin, nouvelle réunion de crise interministérielle sur la canicule présidée par Sébastien Lecornu.
11:22Ouverture d'une enquête pour homicide involontaire par le parquet de Carpentras.
11:25Deux enfants de 2 ans et 4 ans sont morts de chaud, sans doute, dans la voiture de leurs parents.
11:32Le ministre de l'Intérieur demande une enquête de commandement sur les responsabilités de chaque intervenant dans l'affaire Liana.
11:38Laurent Nunez réclame la mutation de deux gendarmes.
11:40Le pré-rapport a pointé des dysfonctionnements en chaîne côté justice et gendarmerie.
11:45Filé en 16e de finale, objectif des Bleus ce soir au Mondial de foot à Philadelphie.
11:49Après leur victoire au Sénégal, les hommes de Didier Deschamps disputent leur deuxième match de la compétition à partir de
11:5423h.
11:55L'Argentine de Lionel Messi pourrait aussi ce soir, face à l'Autriche, décrocher son billet pour les 16e.
12:010 à 0 pour l'instant, match que vous pouvez suivre sur M6.
12:04Le diffuseur du Mondial, tout comme France-Irak.
12:06Et puis RTL vous fera vivre cette soirée.
12:08Événement aussi avec Eric Silvestreau aux commandes de RTL Coupe du Monde.
12:12Céline Dion annonce sur les réseaux sociaux.
12:14Avant sa venue à Paris, son deuxième titre inédit.
12:16Bonjour, pardon, merci composé par Icard, la star québécoise que l'on attend de pied ferme à la Défense Arena
12:22pour des concerts en partenariat, bien sûr avec RTL en septembre.
12:27Merci Claire, on vous retrouve à 20h.
12:31Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:35Est-ce qu'on a la bonne équipe de France, celle qui fait rêver les héros auxquels s'identifier ?
12:41Et vous, vous en connaissez combien ?
12:43Il a suffi d'un match pour les rendre familiers à ceux qui ne suivent pas le foot toute l
12:46'année.
12:46On va débattre de cette question du succès du Mondial avec nos invités.
12:52Charlotte Lorgeret, consultante ancienne joueuse internationale.
12:54Maurice Safran, journaliste, éditorialiste à challenge et auteur du dictionnaire inattendu du foot.
12:59Et Carl Olive, député ensemble des Yvelines.
13:02Et Pierre Maturana, directeur de rédaction de SoFoot.
13:05On refait le monde sur RTL.
13:08Je vais conclure en m'adressant au bleu de 2026.
13:12Avec l'une de mes phrases fétiches, celle que vous connaissez en anglais.
13:20You can be do what we want to do.
13:24You can be do what you want to do.
13:26C'est évidemment François Hollande.
13:28Oui, vous n'êtes pas le seul politique, Carl Olive, à s'intéresser au foot.
13:31François Hollande, grand fan de foot aussi.
13:33Et quelques fois, joueur aussi avec le Vité Club de France.
13:36C'est vrai.
13:37Grand connaisseur.
13:39Très très grand connaisseur.
13:40Vous lui posez des questions sur les finales de la Coupe de France.
13:42Les équipes des années 60 et tout, un bâtard.
13:44Vous avez les compos.
13:44C'est curieux parce que nos trois derniers présidents, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron,
13:50sont des vrais connaisseurs de foot.
13:51Mais ce n'est peut-être pas un hasard.
13:52Ah oui, c'est vrai que Chirac, on se souvient de...
13:54Chirac, il a accaparé la Coupe du Monde 98, il a mis le maillot, etc.
13:59Mais il ne comprenait rien, ça l'ennuyait profondément.
14:01Il a écrasé Jospin pendant ce temps-là, qui lui connaissait bien le foot.
14:04C'est très curieux.
14:05Alors, pourquoi la France s'enflamme pour le foot et pour cette équipe ?
14:09D'abord, on peut se dire que le PSG a chauffé la salle en remportant la Ligue des Champions.
14:15Pierre Mathurana.
14:15Pour ceux qui ont la chance de pouvoir suivre le PSG pendant la saison,
14:18c'est sûr qu'ils ont donné ce petit grain de folie depuis deux ans au public français et au
14:23foot français en général.
14:24Et les Français ont pu suivre la finale aussi sur M6.
14:26Ils ont pu suivre la finale, donc ils ont une belle équipe et c'est bien placé.
14:29C'est vrai.
14:31Et là où la transition se fait, c'est qu'il y a des joueurs qu'on retrouve du PSG
14:34en équipe de France.
14:35Donc évidemment Dembélé, Doué, Barcola, etc.
14:38Donc forcément, il y a quelque chose qui permet de faire un peu le liant.
14:41Mais ce qui marche bien avec cette équipe de France, c'est le côté emballant qu'elle a,
14:44le côté enthousiasmant, son côté très offensif.
14:47C'est-à-dire que c'est plus facile de ramener du monde autour de la télé
14:50quand vous avez la certitude qu'il y aura 10-15 occasions dans le match
14:53et que potentiellement, il y aura des buts et qu'il y aura des dribbles et que ça va percuter,
14:56etc.
14:57Donc c'est une équipe à laquelle on peut facilement s'attacher.
15:00Donc le PSG a chauffé la salle ou pas ?
15:02Oui, clairement, parce que Louis Enrique, il a réussi à faire des choses
15:06que personne auparavant avait réussi, à enlever des stars,
15:10à essayer de rendre un peu plus accessible cette équipe avec des jeunes
15:13comme Mayoulou, comme Warren Zahirmery.
15:16Tout ça, il s'est trouvé quelque chose.
15:18Et en plus, ils jouaient très bien ensemble.
15:20Donc c'est vrai qu'on a la chance, en équipe de France, d'avoir certains joueurs du PSG.
15:24Même si Dembele, pour l'instant, a du mal à trouver sa place, c'est ça ?
15:27Ça, c'est très intéressant, ce que vous dites, Charlotte.
15:30Parce que, en fait, le PSG a réussi en deux ans à remporter ses deux Ligues des Champions
15:35là où le football français n'était pas parvenu depuis 70 ans.
15:39Évidemment, il y a l'Union de Marseille en 1993.
15:42Et ce que vous dites est très intéressant parce que, pour bien connaître le PSG,
15:46il y a encore quelques années, c'était les stars qui se succédaient
15:49au sein du club.
15:50Aujourd'hui, la star, c'est l'équipe.
15:53Et paradoxalement, l'équipe de France, les grandes stars, c'est l'équipe.
15:56Et c'est ce qu'a voulu Didier Deschamps.
15:58Il n'y a pas d'état d'âme avec Didier Deschamps sur quelqu'un qui va arriver en retard,
16:01quelqu'un qui va mal, entre guillemets, se comporter.
16:05Et je trouve que c'est l'une des clés du succès de cette équipe de France,
16:08comme ça l'a été pour le Paris Saint-Germain.
16:09Vous étiez content, non, que le PSG l'emporte ?
16:11J'étais très content.
16:11Très, très content.
16:13Je vois très bien vous l'emportez.
16:15Vous allez peut-être sauter sur les voitures.
16:18Le foot, c'est un truc...
16:20Le foot, c'est une machine qui va à toute allure.
16:22Moi, j'ai regardé France-Sénégal avec des footeux.
16:27Des footeux qui jouent encore, etc.
16:30À la fin de la première mi-temps,
16:32et c'est des vrais connaisseurs, c'est des dingues,
16:34qui connaissent vraiment bien,
16:35qui vont au PSG à tous les matchs depuis 20 ans, etc.
16:37À la fin de la première mi-temps,
16:39ils expliquaient qu'il fallait sortir Mbappé de l'équipe tellement il était nul.
16:43Et très sérieusement.
16:45Et une demi-heure plus tard, il est redevenu Dieu sur terre.
16:48Donc ça va à une vite...
16:50C'est vraiment des connaisseurs, en fait.
16:52Mais le but, c'est que c'est vraiment des connaisseurs.
16:55Vraiment ?
16:55Parce que c'est vrai qu'on a le droit de douter de Mbappé
16:58parce que rien ne marchait.
17:00Il y a eu des doutes sur Nébélé dans la presse toute la semaine.
17:03Mais c'est tellement prévisible de voir que,
17:07oui, Kian Mbappé, sa première mi-temps,
17:08il a fait des erreurs techniques,
17:09des prises de balles pas bonnes.
17:11Mais c'était prévisible qu'en seconde mi-temps,
17:13ça allait être beaucoup mieux, en fait.
17:14Donc il ne faut pas avoir un bac plus douce de football pour savoir ça.
17:18Il y a un bac plus douce de football ?
17:19Non, parce qu'en fait, c'est de la sensibilité.
17:22Il reste humain,
17:22même si c'est le joueur le plus médiatisé de France, du monde,
17:26tout ce que vous voulez.
17:27C'est un humain.
17:28Et quand il arrivait au Réal,
17:30qu'il était malade mentalement
17:31parce qu'il n'arrivait plus à jouer au foot les quatre premiers mois
17:34et qu'après, il s'est remis en scène
17:36et c'était le meilleur buteur de la Liga,
17:37à un moment donné, tu te dis,
17:38c'est un sein d'être humain.
17:40C'est pas ça l'ancien combattant,
17:41mais je regarde, monsieur le directeur,
17:42la réaction de SoFoot.
17:43Mais lorsque Ray arrive au Paris Saint-Germain
17:45au début des années 80-90,
17:48la première année,
17:49il fait le tour du terrain
17:50et il ne joue quasiment jamais.
17:52Quand on voit la carrière de Ray par la suite,
17:56c'était très intéressant.
17:56En 2018, j'ai travaillé pour la Coupe du Monde en Russie.
17:59Rappelez-vous, le troisième match,
18:00on était qualifié de poule.
18:02Le troisième match contre le Danemark,
18:03c'est un match en bois
18:04et volontairement, on fait un match en bois 0-0.
18:07Qu'est-ce qui n'est pas tombé sur Didier Deschamps
18:09qui expliquait simplement
18:10qu'une Coupe du Monde,
18:12ce n'est pas à 100 mètres.
18:13Alors, Kylian Mbappé,
18:14c'est un être un peu particulier aussi
18:16parce qu'on adore l'adorer,
18:18on adore le détester par moments.
18:19Enfin, il est assez clivant
18:21et il est assez exceptionnel.
18:23Il a un statut un petit peu à part.
18:24Non, c'est peut-être aussi ça
18:25qui explique aujourd'hui
18:27l'engouement formidable.
18:28Il sort du comportement traditionnel
18:31des joueurs.
18:33Quand j'étais jeune journaliste,
18:36il y a 30 ou 40 ans,
18:37on rentrait dans les vestiaires,
18:39on discutait avec les joueurs,
18:41on les approchait à l'entraînement,
18:43tout ça, c'est fini.
18:44C'est fini depuis 25 ans.
18:46Tout ça, c'est fini.
18:47Et ils ne disent rien sur rien,
18:49grosso modo.
18:50Ils répondent de façon langue de bois
18:52à quelques questions convenues
18:54et les joueurs ne disent rien sur rien.
18:55Il n'y a rien de plus encadré
18:56qu'un joueur de plus pour les interviews.
18:58Rien, plus que les stars de cinéma,
19:00plus que les grands stars de cinéma.
19:01Le seul qui parle,
19:04y compris de politique,
19:06qui prend des engagements sociaux,
19:07moraux, politiques,
19:08c'est Kylian Mbappé.
19:09Mbappé, donc effectivement,
19:10c'est une personnalité,
19:11par exemple,
19:13le Rassemblement National
19:14a expliqué très sérieusement,
19:16et on peut en discuter d'ailleurs,
19:17a expliqué très sérieusement
19:19que le capitaine de l'équipe de France
19:20n'avait pas à prendre
19:21des positions politiques.
19:22Donc voilà,
19:23c'est un personnage très particulier
19:25dans un univers qui est très aseptisé.
19:27Et puis, il y a l'apparition
19:30Michael Olysee,
19:31c'est la nouvelle coqueluche
19:33de l'équipe de France.
19:35Et alors, lui,
19:35ce n'est pas du tout le même profil
19:37que Mbappé,
19:37il n'est pas extraverti comme lui,
19:40il est secret,
19:41il a un petit accent,
19:43forcément,
19:43parce qu'il a plusieurs nationalités.
19:45Lui, c'est vraiment
19:47la bombe de ce mondial
19:48pour l'instant,
19:48pour l'équipe de France.
19:49Ça va être la bonne surprise.
19:51C'est clairement le joueur
19:52le plus taiseux, je pense,
19:52dans l'histoire de l'équipe de France.
19:54Pour lui arracher un mot,
19:55c'est compliqué.
19:56Après, c'est vrai que c'est difficile
19:57parce qu'il parle plutôt anglais
19:58que français,
19:59et qu'on voit qu'il commence
20:00à s'y mettre tout doucement.
20:01Mais il a une personnalité
20:02qui est assez particulière
20:06parce qu'il fait un peu nonchalant.
20:07Et dès qu'il a le ballon dans les pieds,
20:09c'est le mot que vous avez utilisé,
20:10c'est une bombe.
20:11Ça explose dans tous les sens,
20:13on ne sait pas dans quel sens ça va,
20:14c'est léché,
20:16c'est joli à voir,
20:17il a un super pied gauche,
20:19il a fait une saison incroyable,
20:20et surtout,
20:22il a ce qu'on appelle
20:23la vision de jeu extraordinaire.
20:24C'est-à-dire qu'il voit des choses
20:25que les autres ne voient pas,
20:26comme on le dit souvent.
20:27C'est la coqueluche
20:29dont on avait besoin.
20:30Il y en a plein de stars,
20:32et puis beaucoup d'attaquants.
20:33En fait, à chaque mondial,
20:34il y a un peu sa coqueluche.
20:35En 2018, il avait compté,
20:36évidemment.
20:36En 2022, les gens étaient plus
20:37sur Griezmann, par exemple.
20:40Et là, oui,
20:41Olizé, il a ça.
20:42Ce qui est marrant,
20:42c'est que dans chacun de ces mondiales,
20:44le meilleur joueur,
20:44ça reste Mbappé.
20:46C'est ça qui est drôle,
20:47c'est que sa personnalité
20:47est tellement clivante,
20:49qu'il cristallise tellement
20:50de critiques et de louanges
20:51à la fois,
20:52et parfois,
20:52ça s'entrechoque comme ça,
20:54qu'il y a d'autres joueurs
20:55qui émergent.
20:56Et Olizé, il a vraiment tout
20:57pour être le chouchou
20:58un peu de Français cet été.
20:59Et c'est la centième sélection
21:01ce soir de Mbappé
21:03à 26 ans et demi,
21:04je crois que c'est absolument...
21:0626 ans et demi ou 27 ans et demi,
21:07je ne sais plus.
21:0827 ans et demi, pardon.
21:09Je l'ai un petit peu rajeuni.
21:10Alors, l'enthousiasme
21:11pour cette Coupe du Monde 2026
21:12a aussi un côté régressif,
21:14un côté doudou, nostalgie.
21:16On en parle avec nos invités
21:17après la pause.
21:22Cette émission vous plaît ?
21:24Abonnez-vous au podcast
21:25sur l'appli RTL.
21:29RTL, on refait le monde.
21:31Anne-Sophie Lapix.
21:32La Coupe du Monde de foot,
21:34c'est immuable.
21:35Ça a rythmé notre enfance,
21:36nos étés,
21:37alors il y a forcément
21:38un plaisir particulier
21:39à la retrouver,
21:40une nostalgie aussi
21:41à se remémorer,
21:42les gloires et les exploits
21:43du passé.
21:44Nos invités sont
21:45Charlotte Lorgeret,
21:46consultante ancienne joueuse
21:47internationale.
21:48Moïse Safran,
21:49journaliste, éditorialiste
21:50à challenge et auteur
21:51du Dictionnaire inattendu du foot.
21:53Karl Olive,
21:53député ensemble des Yvelines
21:55et Pierre Maturana,
21:56directeur de rédaction
21:57de Soufoot.
21:58On refait le monde
21:59sur RTL.
22:01Et c'est fini !
22:02L'équipe de France
22:04est championne du monde !
22:06Vous le croyez ça ?
22:07L'équipe de France
22:08est championne du monde
22:09en battant le Brésil !
22:113-0 !
22:12Deux buts de Zidane,
22:14un but de Petit !
22:15Je crois qu'après avoir vu ça,
22:18on peut mourir tranquille,
22:19on fait le plus tard possible,
22:20mais on peut !
22:22Et un, et deux,
22:23et trois, zéro !
22:25Et un, et deux,
22:26et trois, zéro !
22:28Pour ceux qui ont vécu
22:29ces moments,
22:30ils ne l'oublieront jamais.
22:31Tout le monde sait
22:31où ils se trouvaient
22:32à ce moment-là.
22:34C'est le signe
22:35des grandes dates
22:36dans l'histoire.
22:37Je parlais des...
22:38C'était en 98,
22:39pour ceux qui n'ont pas la ref,
22:40il n'y en a pas beaucoup,
22:41mais il y en a quand même.
22:41Je parlais des ventes
22:43de maillots tout à l'heure,
22:44mais celles des vignettes
22:45Panini cartonnent.
22:47Elles sont en rupture
22:48de stock
22:48dans plein de magasins.
22:50Ça, concrètement,
22:51c'est le signe
22:51de la Madeleine de Proust,
22:53Maurice Savrand.
22:54C'est le signe de régression.
22:56J'ai un petit-fils
22:57de 23 ans
22:58qui est journaliste,
22:59et il avait deux jours
23:00de vacances.
23:01Il a consacré
23:02ses deux jours de vacances
23:03à courir partout dans Paris
23:05pour trouver des vignettes.
23:06C'est quand même
23:07un fou, ce gamin.
23:08Comment ça,
23:08c'est une régression,
23:09Maurice Savrand ?
23:09C'est le modernisme.
23:12J'ai l'impression
23:12qu'il a son album,
23:13Carl-Olivier.
23:15Mais c'est un phénomène inouïe.
23:17C'est incroyable.
23:18Petit côté carte Pokémon aussi.
23:20Mais sauf que...
23:21C'est ce qu'ils faisaient tous
23:22quand ils avaient 10 ans.
23:24Quand j'étais petite, oui.
23:26Mais après, c'est vrai
23:26qu'il y a eu un certain déclin
23:28parce qu'il y a eu
23:28d'autres choses.
23:29avec le digital,
23:30avec les réseaux sociaux,
23:31tout ça.
23:31Et finalement,
23:32ça revient à la mode
23:33comme pas mal de choses.
23:34Mais la comparaison
23:35avec les Pokémon,
23:35elle est bonne
23:36parce qu'il se trouve
23:37que c'est un album
23:38qui prendra de la valeur
23:39parce que c'est le dernier
23:39de Panini.
23:41Enfin, c'est le dernier
23:41partenariat entre Panini
23:42et la Coupe du Monde.
23:43Donc, ça joue aussi.
23:44C'est-à-dire que si vous
23:45le remplissez,
23:45déjà, il coûte cher à remplir.
23:46Et que si vous le remplissez bien
23:47et que vous le mettez de côté
23:48et que vous le mettez
23:49sur une tête dans 15 ans,
23:50peut-être que vous aurez
23:51un petit pactole à faire.
23:53Et ça coûte combien
23:54si on veut vraiment
23:55remplir totalement cet album ?
23:57Je n'ai pas trop regardé
23:58mais je sais qu'il y a
23:59genre 1 000 vignettes
24:00en tout cas.
24:00Il est très très gros à faire.
24:01Et puis avec les échanges,
24:02je crois que c'est autour
24:03de 2 000 euros.
24:04Oui, ça coûte très très cher.
24:04Il y a des vieux albums
24:07qui sont vendus aux enchères,
24:09qui sont vendus des milliers.
24:10Ah bah, ton petit album
24:11Panini-Maurice
24:12de la Coupe du Monde
24:12de 1982.
24:15Il faut le sortir.
24:17Mais ça vaut très cher.
24:18Donc, effectivement,
24:19c'est régressif
24:20mais dans le bon sens
24:21de régressif.
24:23Il y a aussi un phénomène
24:24qui est plus nouveau,
24:25c'est celui des réseaux sociaux.
24:27On voit ressurgir
24:28des images du passé,
24:29d'anciens matchs
24:31qui ont marqué
24:31l'histoire du foot.
24:33Qu'est-ce que ça veut dire ?
24:34On a envie de se cultiver
24:35sur le foot,
24:36de retrouver ces moments.
24:38Oui, parce qu'il n'y avait
24:39pas forcément autant d'images
24:40qu'on a aujourd'hui.
24:41Donc, c'est vrai que
24:42même si, en fait,
24:43il faut surfer sur les jeunes,
24:44ils sont toujours
24:45sur le téléphone.
24:45Donc, en fait,
24:46c'est un terme de business
24:47et c'est super bien.
24:48Et puis oui,
24:49pour qu'il y ait un peu plus
24:50de culture dans les jeunes.
24:51Vous parliez de la Coupe du Monde
24:52de 1998.
24:53Moi, j'avais 4 ans.
24:54Je ne vous souvenez pas trop.
24:57Je l'ai vu sur YouTube
24:58après, en fait.
24:59Je l'ai vu des années après.
25:00Vous avez découvert.
25:00C'est ce qui se passe
25:04ces moments d'anthologie du foot.
25:05D'anecdote,
25:07je viens de rédiger un bouquin
25:08avec Michel Platini
25:09sur le 40e anniversaire
25:10de France-Brésil.
25:11J'y étais.
25:11Soleil de Guadalajara.
25:12Oui, c'y étais.
25:14Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
25:15on retrouve des archives.
25:17Et quand on regarde
25:18ce match-là,
25:18juste pour une passionnée
25:19comme Charlotte,
25:21footballeuse professionnelle,
25:23ce France-Brésil,
25:24on joue 12 minutes de plus
25:25temps réglementaire
25:27en temps de jeu effectif
25:28que la finale
25:29de la Coupe du Monde 2022.
25:30Et c'est vrai que
25:31quand je regarde
25:32M. le SoFoot,
25:32parce que c'est aussi
25:33la culture de SoFoot,
25:34quand on voit les Socrates,
25:36quand on voit
25:36les Louise Fernandez,
25:38quand on voit les Juniors,
25:39quand on voit Berthaud,
25:41le gardien de but
25:42et ce qui s'y passe,
25:43c'est tout simplement
25:44exceptionnel.
25:45Parce que là,
25:45pour le coup,
25:45il n'y a pas de marquage
25:46à la culotte
25:46comme on le dit
25:47dans le football.
25:47C'était du marquage en zone,
25:49on avait le temps de voir,
25:49etc.
25:50C'est un football humaniste
25:51d'artisans,
25:52d'artistes,
25:53qu'on retrouve aujourd'hui
25:54à Anne-Sophie Lafix
25:55effectivement sur les réseaux sociaux.
25:56Voilà, pour tous ceux
25:56qui ne connaissaient pas
25:57les personnes dont parlait
25:58Karl-Olive,
25:59c'est les réseaux sociaux.
26:01On s'est dit
26:01Karl-Olive est essentiel.
26:03Pierre et notre ami
26:04ne connaissent pas
26:05cette période-là.
26:06Mais dans les années 60-70,
26:09il y avait une guerre idéologique
26:10droite-gauche dans le foot.
26:12Les gens de Miroir du Football
26:14qui était un journal,
26:15le communiste,
26:15prenaient le jeu offensif
26:17et c'était le foot de gauche.
26:19Et les gens de l'équipe
26:20plus conservateurs,
26:21c'était le foot de droite.
26:21Il y avait des batailles,
26:23mais à non plus finir,
26:24c'était des batailles idéologiques.
26:25C'était complètement dingue
26:26comme histoire.
26:26Mais ça a vraiment existé
26:29et c'était extrêmement violent
26:31idéologiquement.
26:31Et puis aujourd'hui,
26:32on compare,
26:33alors ce n'est plus d'idéologie,
26:34mais on compare les joueurs
26:34d'avant et les joueurs d'aujourd'hui.
26:36Il y avait même une pub
26:37qui les faisait jouer ensemble
26:39grâce à l'IA.
26:40Ce n'était pas cette année,
26:41c'était pour la précédente coupe.
26:42C'est un peu le truc
26:43qui donne envie
26:43de s'arracher les cheveux parfois.
26:44C'est super que le foot
26:45se transmette et il est fait pour ça
26:46et que chacun puisse
26:48vivre son époque
26:49et découvrir ce qui se passe avant.
26:50Mais il y a un truc
26:50qui est vraiment insupportable
26:51avec ça, c'est
26:52je crois que Zidane
26:53d'aujourd'hui,
26:54il ne pouvait pas jouer.
26:55Vraiment,
26:56quand tu as un gosse
26:57des années 80,
26:5790 et que tu entend ça,
26:59tu as arraché
27:00le reste de cheveux
27:00qui te restent.
27:01Mais c'est marrant,
27:03c'est des débats
27:03qui font vivre le foot
27:04depuis 70 ans.
27:05Est-ce que Pelé serait fort aujourd'hui ?
27:07Est-ce que Kroev serait fort aujourd'hui ?
27:08Et après,
27:09on s'affronte sur des critères,
27:10etc.
27:10C'est sympa à voir.
27:11Ça ne fait pas le moindre doute
27:12d'ailleurs,
27:12c'est des fausses discussions.
27:13Non, mais pour les jeunes,
27:15c'est toujours...
27:16Le foot d'avant
27:16est tellement plus lent
27:17et tellement différent
27:18que par rapport au foot d'aujourd'hui
27:19qui est très athlétisé,
27:20qui est très rapide,
27:21technique.
27:22Ça peut paraître improbable
27:24de voir ces joueurs
27:24qui jouaient différemment,
27:26qui étaient faits différemment physiquement.
27:28Bien sûr.
27:28Mais parce qu'on veut constamment
27:29comparer en fait.
27:31Je pars du principe aussi
27:32avec le football féminin
27:33et le football masculin.
27:35On est dans la comparaison
27:35alors que ce n'est pas
27:37le même métier,
27:37ce n'est pas le même sport.
27:38Moi, je le dis clairement,
27:39au effort,
27:39ce n'est pas le même sport.
27:40Donc là,
27:40c'est la même chose.
27:41On ne travaillait pas autant
27:42à l'époque spécifiquement,
27:45individuellement.
27:45l'hygiène de vie,
27:46ce n'était pas aussi poussé.
27:47Évidemment qu'aujourd'hui,
27:49depuis 15-20 ans,
27:50le football va beaucoup plus vite
27:52qu'à l'époque.
27:53Mais il y avait une autre saveur
27:54aussi à l'époque.
27:55Plus de subtilité ?
27:56Plus d'authenticité peut-être ?
27:58Oui, peut-être.
27:59Non, mais c'est différent.
28:01Peut-être plus de créativité
28:02parce que les systèmes techniques
28:03et tactiques
28:04étaient moins avancés.
28:05Encore qu'il y avait
28:06quand même des grands penseurs du foot
28:07mais qui étaient un peu esselés
28:08parmi les autres.
28:08Il y avait la prise de risque aussi.
28:10Il y avait plus de prise de risque.
28:11La créativité,
28:13un joueur qui était très technique
28:14avant,
28:15au XXe siècle,
28:17ça se voyait tout de suite
28:18parce qu'il faisait des choses
28:19que les autres ne pouvaient pas faire,
28:20qu'ils n'avaient pas du tout imaginé.
28:21Ce mec-là,
28:22il faisait des choses
28:23que certains joueurs font aujourd'hui
28:24mais il aurait pu...
28:25C'était un créateur
28:27plus que les autres
28:28comme il peut y en avoir aujourd'hui
28:29des joueurs qui sont au-dessus des autres.
28:30Alors, effectivement,
28:31on se compare,
28:33les différentes générations
28:35se critiquent
28:35mais on est réunis ensemble
28:37autour d'un spectacle,
28:39autour d'un sport.
28:41C'est ça qui est fort,
28:42en fait,
28:42dans le foot
28:42et dans cette Coupe du Monde.
28:44Ben ouais,
28:44c'est le sport le plus populaire
28:46rassembleur du monde.
28:46Le foot est le seul sport universel.
28:48Pourquoi le seul sport universel ?
28:50Parce que le rugby,
28:50par exemple,
28:51qui est un sport magnifique,
28:52se pratique dans une quinzaine de pays,
28:54point.
28:54Vous allez au fin fond
28:56d'un village chinois,
28:57les gosses connaissent Zilane.
28:59C'est comme ça.
29:00C'est le sport universel.
29:01C'est le seul.
29:02C'est le sport le plus facile à jouer.
29:03Et puis c'est facile à jouer,
29:04etc.
29:06Mais voilà,
29:07c'est ça le phénomène
29:07qui fait que n'importe où,
29:09n'importe où dans le monde,
29:10les gens parlent de foot.
29:13Et ça,
29:13c'est un phénomène
29:14qui n'existe pour aucun autre sport.
29:15Oui,
29:15et puis l'engouement
29:16de ces grands rendez-vous
29:18comme les Jeux Olympiques,
29:19Paralympiques,
29:19les Coupes du Monde
29:20fait qu'on démontre
29:21que le sport était véritablement
29:23un catalyseur social,
29:24transversal.
29:25On est imbibé
29:26au quotidien du sport.
29:27Sport emploi,
29:28sport compétition,
29:29sport famille,
29:29sport loisir,
29:30sport citoyenneté.
29:31On est imbibé.
29:32Sauf que parfois,
29:33on n'en prend pas conscience
29:34et on attend effectivement
29:34ces grands événements
29:35pour s'en rendre compte.
29:37Et on craint aussi
29:38les violences
29:39qui vont parfois
29:40à la fin de certains matchs,
29:41certaines victoires,
29:42ça n'en peut pas le dire non plus.
29:44Le foot,
29:45ça n'existe pas avec le rugby.
29:46Ça a diminué.
29:48Mais après 68,
29:50après mai 68,
29:52il y avait cette idée
29:53qui a beaucoup circulé
29:54à gauche,
29:55à extrême gauche,
29:55que le foot
29:56était le deuxième opium du peuple.
29:58Il y avait Dieu
29:59qui était le premier opium du peuple
30:00et le foot le deuxième.
30:01Et il y a eu beaucoup
30:01de discussions
30:02chez les gauchistes
30:03sur cette question-là.
30:04Il y a eu des livres,
30:04etc.
30:05Donc c'est des questions
30:06qui étaient extrêmement vivaces
30:07qui aujourd'hui
30:08ne se posent plus.
30:10Je ne veux pas vous laisser
30:11sans vous demander
30:11votre pronostic
30:12pour ce soir.
30:13Je rappelle que la France
30:16rencontre l'Irak
30:17à 23h
30:18sur M6
30:19et sur RTL.
30:20Alors Pierre,
30:20votre prono ?
30:21Si ça joue
30:22parce qu'il y a quand même
30:23ces histoires d'orage
30:25qui planent au-dessus,
30:26je pense que c'est
30:27une grosse victoire
30:27de la France.
30:283-4-0.
30:283-4-0.
30:29Non, non, ça ne marche pas.
30:304-0.
30:32J'écris 4-0 pour Pierre.
30:34Charlotte ?
30:343-0.
30:353-0.
30:39Maurice ?
30:39Pierre m'a pris mon score
30:40donc je vais dire 4-1.
30:42C'est pas mal.
30:43C'est bien, moi je trouve ça bien
30:44de donner un petit point quand même.
30:45Et moi je dis 5-1
30:46parce que le 5-1
30:47nous permettra
30:47de faire match nul
30:49contre la Norvège
30:49et s'assurer la première place
30:51lors du match de vendredi.
30:52Ok, je vais faire 6-1
30:53parce qu'il ne me reste pas
30:54quelque chose en fait.
30:56Merci beaucoup.
30:57Donc ce sera à 23h
30:59et j'imagine que
30:59personne n'ira se coucher
31:01avant autour de cette table
31:03et puis surtout pas
31:05Eric qui est juste
31:07en face de moi
31:07qui s'apprête à recevoir.
31:08Nous, nous n'entendions
31:09qu'une seule chose
31:10ce sont les orages.
31:11Parce que si on doit
31:12déjà 1h30 du matin
31:13ça va faire tard
31:13mais alors si c'est 3 ou 4h
31:15mais bon on est entraîné
31:16pour ça, on va tenir.
31:17Eric Silvestro vous attend
31:18avec toute sa bande
31:19et puis demain
31:20Thomas Soto recevra
31:21Mathias Wargon
31:21chef du service des urgences
31:22du centre hospitalier
31:23de La Fontaine
31:24en Seine-Saint-Denis.
31:26Morcal Oivifogiel
31:26accueillera
31:27Michel-Edouard Leclerc
31:28président du comité stratégique
31:30des centres Leclerc.
31:32On se retrouve
31:32dans un instant
31:33sur RTL.
31:39Toute la journée
31:40RTL vous accompagne.
31:44RTL
31:44votre radio.
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