Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 heures
Avec Lucas Planavergne, Journaliste au JDD, Carole Guillerm, Députée (MoDem) des Hauts-de-Seine
---

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT

##LE_DEBAT_DU_SAMEDI-2026-06-20##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:008h46 sur Sud Radio et le débat avec notre éditorialiste ce matin et vous bien sûr amis auditeurs au 0826
00:05300 300
00:06concerne un des candidats à l'élection présidentielle, chef du parti LR, j'ai nommé un certain Bruno Rotaillot.
00:12Est-il l'homme providentiel pour faire gagner la droite ? On va en discuter avec vous, Lucas Planavère, journaliste
00:16JDD. Bonjour.
00:17Bonjour Maxime, bonjour à tous.
00:18Et bien sûr le JDD qu'on retrouve demain en Cusque et dès à présent sur le site internet du
00:23JDD.
00:23Et bonjour Carole Guilherme.
00:25Bonjour.
00:25Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes député Modem des Hauts-de-Seine, c'est peut-être
00:29vers vous que je vais d'abord me tourner.
00:31Tous les chapeaux à plumes, toute la garde rapprochée de Bruno Rotaillot l'assure, oui bien sûr, c'est le
00:38candidat.
00:38Ça peut être le candidat de la droite et du centre parce que ce meeting, ça prouve qu'il n
00:42'est pas que la droite que certains a qualifiée parfois d'un peu rindicale, d'un peu étriquée.
00:47Ça va être le meeting qui prouve son élargissement.
00:50Écoutez, pour le moment on attend évidemment d'avoir ces annonces, ces propositions.
00:55On voit une pluralité de candidats se dégager pour l'élection présidentielle de 2027.
01:01Et singulièrement sur le flanc droite et centre, il y en a d'autres que Bruno Rotaillot.
01:07Ensuite on laissera évidemment les uns et les autres faire oeuvre de propositions.
01:11Et pour ce qui concerne ma famille politique, le Modem, vous le rappeliez, la décision sera prise en temps utile.
01:19Nous ferons oeuvre de propositions avant toute chose.
01:21Mais comme quand on qualifie quand même Bruno Rotaillot de potentiel rassembleur, sans dire bien sûr que vous avez envie
01:26de courir vous rallier derrière lui,
01:28j'imagine qu'il y aura quelques degrés de nuance d'ici là.
01:30Est-ce que quand même vous croyez à cette capacité du chef du parti LR vraiment d'être un chef
01:35et d'aller chercher aussi bien peut-être les électeurs du Modem
01:37que des électeurs un peu plus à droite, mais d'être un rassembleur ?
01:40Pour le moment, en tout cas, les sondages ne le traduisent pas complètement puisque le candidat Bruno Rotaillot est dans
01:47un étiage de 9-10%.
01:49Donc on verra, la campagne est encore très longue.
01:53Très longue, je vous confirme, très longue.
01:56Ça c'est sûr.
01:57Lucas Planavergne, comment vous, vous regardez Bruno Rotaillot, le chef qui peut rassembler, qui peut faire gagner la droite ?
02:03Alors Bruno Rotaillot c'est quand même un candidat de droite sérieux, c'est-à-dire qu'il l'a
02:08prouvé par son passage au ministère de l'Intérieur
02:11où il a eu un gros bras de fer notamment sur la question algérienne qui a beaucoup fait parler,
02:17où il a essayé de tenir malgré des avis pas toujours raccords avec ceux du président Macron.
02:24Maintenant Bruno Rotaillot, à mon avis, il souffre d'une chose qui est les errements de la droite des LR
02:32depuis des années.
02:33Aujourd'hui, c'est-à-dire que c'est une droite qu'on ne reconnaît plus, qui peine à s
02:40'assumer comme le parti de droite.
02:43Aujourd'hui, on a tout de même le numéro 2, si on peut le dire comme ça, Laurent Wauquiez, qui
02:47s'affiche ostensiblement avec Édouard Philippe.
02:51Donc on voit déjà qu'au sein même du parti...
02:52On ne s'est pas non plus un homme de gauche, Édouard Philippe.
02:54On pourrait se dire qu'il oeuvre à ce qu'on entend partout, le fameux rassemblement des uns et des
02:57autres.
02:58Bien sûr, mais il y a une inclinaison plutôt vers le centre, quand on se dirige vers Édouard Philippe.
03:01Laurent Wauquiez ne s'est pas rendu à un meeting d'une personnalité plus à droite.
03:06Ce qui indique tout de même une tendance, ce qui montre qu'au sein des Républicains, tout le monde n
03:10'est pas raccord.
03:12Quand bien même Bruno Rotaillot a été désigné par le parti, donc c'est quand même un des rares candidats...
03:16Il est sérieusement désigné, plus de 70% des voix, et pour lui, c'est ce qu'il signe, c
03:20'est la légitimité.
03:21C'est le moment de ces militants, quand d'autres, notamment à gauche, s'écharent pas.
03:26Est-ce qu'il faut faire une primaire, une double primaire, une triple primaire, pas de primaire ?
03:29Bon, maintenant, Bruno Rotaillot va devoir clarifier sa ligne, qu'il tente.
03:34Encore une fois, moi, je rends à Bruno Rotaillot son caractère de droite, mais il va devoir vraiment l'assurer.
03:42Pour vous, il y a un manque de clarté encore sur la ligne, sur la volonté.
03:45Est-ce que vous, en tant que député, Carole Guillaume, c'est ce que vous ressentez aussi quand vous écoutez,
03:50quand vous lisez Bruno Rotaillot, quand vous l'observez politiquement ?
03:52C'est un manque de clarté que vous voyez aussi ?
03:54Non, pas nécessairement un manque de clarté.
03:57On a vu, pendant l'exercice de ses fonctions ministérielles, quand il était ministre de l'Intérieur,
04:03il a assumé une forme de droite bonapartiste, d'une certaine manière, légitimiste dans tous les cas,
04:12selon la distinction que l'on en fait.
04:15Il a des convictions qui lui sont assez chevillées au corps, me semble-t-il, après sa difficulté.
04:22Et d'un côté, il doit faire aujourd'hui le rassemblement totalement de sa famille politique.
04:26Vous le rappeliez à l'instant, il est encore à peu près contesté par une partie de ses cadres,
04:32même si le meeting qu'il tient aujourd'hui démontrera peut-être autre chose.
04:37Et il est, par ailleurs, d'un point de vue complètement électoral, grignoté d'un côté par le Rassemblement national,
04:44et de l'autre, vous le rappeliez, par Édouard Philippe.
04:47Est-ce qu'électoralement, simplement aussi, avant de vous entendre, Lucas Banaverne,
04:50hier, à votre place, il y avait François-Xavier Bellamy, avec un vote historique au Parlement européen
04:54sur le phénomène migratoire, exactement, l'immigration, les non-retours, etc.
04:58Et on lui a reproché d'avoir signé ce texte avec une partie de l'extrême droite.
05:03Donc hier, je lui posais la question, mais est-ce que ça veut dire qu'en France,
05:05une forme d'alliance des droites, au moins pour faire passer certains textes, c'est inéluctable ?
05:09Est-ce que vous, Carole Guilherme, quand on est une élue modem et qu'on regarde attentivement
05:13ce qui est destiné pour la présidentielle, est-ce que ce potentiel rapprochement
05:16dans la famille de Bruno Rotaillot, voire par Bruno Rotaillot lui-même,
05:19avec une certaine forme de droite, peut-être beaucoup plus extrême que les Républicains, vous inquiète ?
05:24Alors, en tout cas, il devra y avoir une clarification de ce point de vue-là.
05:26On voit bien la tentation de la part d'un certain nombre d'élus de droite
05:30d'avoir une forme de porosité avec, d'un côté, les idées d'extrême droite
05:35et, de l'autre, parfois, avec les individus également.
05:38Donc, il est évidemment attendu de la part de Bruno Rotaillot,
05:41comme l'ont fait certains cadres, à commencer par Gérard Larcher, Valérie Pécresse,
05:46d'avoir une clarification sur le projet, d'un côté, qu'ils peuvent porter pour la France
05:49et, de l'autre, évidemment, les alliances qu'ils entendent avoir.
05:53Aujourd'hui, à l'heure actuelle, vous avez un gouvernement qui est composé
05:57pour partie d'élus des LR.
06:01Lucas Planaverne.
06:02En fait, ce qui est tragique avec Bruno Rotaillot, c'est que tout se joue à...
06:04Ça commence toujours mal quand ça se joue.
06:05Non, mais tout se joue à peu.
06:07C'est-à-dire qu'en fait, quand son départ du gouvernement,
06:11qui est quand même un move politique qu'on peut questionner,
06:14change tout.
06:16Parce qu'en réalité, s'il n'y avait pas eu ce move-là,
06:20Bruno Rotaillot, à mon avis, serait bien plus haut dans les sondages.
06:23Il a quand même beaucoup pâti de toute cette séquence.
06:27Et aujourd'hui, il a baissé.
06:28Maintenant, moi, je vais parler comme un citoyen de droite,
06:33un peu naïf, bébête.
06:35Il y a quelque chose, moi, que je ne peux plus entendre
06:37comme un citoyen de droite, c'est la droite et le centre.
06:40Vous voyez cette expression que j'entends depuis que je suis né ?
06:42C'est pourtant la coalition gouvernementale actuelle.
06:45C'est tout mon problème.
06:46C'est-à-dire qu'on verra vers qui va se tourner Bruno Rotaillot.
06:50Est-ce que ce sera la droite et le centre ou est-ce que ce sera la droite ?
06:52Donc, en fait, d'un côté, ce qui est amusant quand on vous entend les deux,
06:55c'est qu'il y a un appel à la clarification, mais peut-être pas du même centre de l
06:58'échec
06:58qui est politique.
06:58Est-ce qu'on en fait un véritable parti de droite ?
07:00Ou est-ce qu'on en fait ce qu'a toujours été la droite au pouvoir ?
07:03Et je le fais avec des guillemets, c'est-à-dire les deux bouts de l'omelette.
07:05Je crois que c'est l'expression adéquate.
07:06C'est-à-dire un peu de gauche, un peu de droite.
07:08Ce qui forme une sorte de gros centre qu'on appelle le centre droit.
07:10Et on essaye de gouverner.
07:11Vous parliez de la démission, on va dire, contestable, discutable de Bruno Rotaillot.
07:15Ça tombe bien à quelqu'un qui est avec nous au standard,
07:16qui veut en parler, au 0826 300 300.
07:19Bonjour Eric.
07:21Bonjour madame et bonjour messieurs.
07:22Merci beaucoup d'être avec nous mon cher Eric.
07:24J'imagine chaudement, on essaye de vous rafraîchir
07:26avec quelques arguments qui peuvent être parfois glaciaux dans ce débat.
07:29Vous, comment vous regardez Bruno Rotaillot,
07:32le candidat suffisamment crédible, suffisamment fort,
07:34suffisamment puissant pour faire gagner son camp à la droite, Eric ?
07:38Moi j'y ai cru quand il était ministre de l'intérieur.
07:40Il a commencé à faire des belles choses.
07:42Et puis tout s'est effrité doucement.
07:43Je ne sais pas s'il a fricoté avec Macron ou quoi.
07:45Il y a une partie des LR qui sont parties chez l'autre monsieur
07:47que je ne peux pas encadrer, M. Philippe, là.
07:50Et puis une autre partie qui sont parties chez M. Ciotti.
07:56Et puis voilà, je ne comprends pas trop sa politique.
07:58Les LR, ce n'est plus ce que c'était.
08:00Voilà, c'est dommage, c'est dommage.
08:01Mais donc, quand vous dites que vous ne comprenez pas sa politique,
08:04quand pourtant Bruno Rotaillot prend régulièrement la parole, là,
08:06sur la nécessité, par exemple, de casser un peu les codes de la justice,
08:10de faire entrer des citoyens sur des décisions concernant les magistrats,
08:14quand on entend Bruno Rotaillot contre l'Algérie,
08:16quand on attend Bruno Rotaillot sur la fiscalité,
08:18vous, l'électeur visiblement de droite, Éric, vous ne vous y retrouvez pas ?
08:22Ah, pas du tout. Non, pas du tout.
08:23Parce que pour moi, c'est encore des promesses.
08:25Alors, qu'est-ce qui vous manque, mon cher Éric ?
08:27Là, vous allez peut-être, je ne sais pas,
08:28vous allez regarder au moins peut-être le meeting de Bruno Rotaillot cet après-midi, Éric ?
08:32Si j'ai le temps, si j'ai le temps, parce que je suis pas mal occupé,
08:34je m'occupe de ma maman, enfin, j'ai pas de choses à faire.
08:36Je comprends, Éric, et vous avez une vie, il n'y a pas de problème.
08:38Moi, je comprends qu'on n'ait pas bloqué sur l'Algérie-là pour regarder un meeting,
08:41et qu'il n'y a pas de problème, c'est comme des portes de rôle.
08:43Quand même !
08:45Je vais essayer de le suivre, je n'ai pas entendu ce qu'a dit le monsieur,
08:47je vais essayer de le suivre, mais...
08:49Et puis, après, il y a toujours le...
08:51On peut toujours regarder plus tard, le truc,
08:53mais j'espère qu'il va faire quelque chose de bien.
08:55S'il revient comme il était au début,
08:56vraiment à taper du poing sur la table et à faire des promesses
08:58comme contre l'Algérie, comme certaines d'autres choses,
09:01ça peut être sympa, ça peut être bien.
09:03Je lui souhaite bon courage, en tout cas.
09:04Mais il faut qu'ils tiennent leur parole, c'est le problème de beaucoup d'hommes politiques.
09:07Merci beaucoup, Éric, pour ce coup de gueule
09:09et qu'on a senti, mais alors, sincère,
09:11on a senti du parler vers Éric, ça fait bien pour démarrer le week-end.
09:14Merci beaucoup, prenez soin de vous et donc de votre maman.
09:16Je vous souhaite une belle journée, au frais si possible.
09:18Et merci de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300 300.
09:21On rigole, peut-être, mais en tant que politique,
09:24je me tourne peut-être d'abord vers vous, Carole Guillaume,
09:25quand on entend Éric qui parle des promesses des politiques,
09:28du fait de taper du poing sur la table en permanence sans les tenir,
09:30est-ce que vous trouvez que c'est ce qui, on va dire,
09:32mine un peu le camp de droite en ce moment ?
09:35Pas exclusivement le camp de droite.
09:37La question que l'on peut porter sur la crédibilité de la parole publique,
09:42la confiance qui est portée dans sa représentation politique,
09:45elle est réelle, elle est partagée par un certain nombre de nos concitoyens.
09:49Donc évidemment, ce que l'on peut souhaiter, collectivement,
09:51c'est d'avoir des réponses à des enjeux majeurs
09:55en matière de pouvoir d'achat, en matière de crise de l'énergie,
09:58en matière de relations internationales.
10:00Ces questions-là, elles méritent des réponses qui soient franches.
10:03Et ça, peu importe le parti politique, finalement.
10:06Mais c'est vrai que ce que dit Éric,
10:08ça doit traverser absolument tous les partis.
10:09Là, ça concernait Bruno Rotaillot,
10:10mais vous aviez acaissé, Lucas, en disant que c'est exactement ça qui mine ce camp.
10:13Il faut écouter Éric.
10:14Et je parle bien d'Éric, notre auditeur, pas d'un autre Éric.
10:17Surtout qu'il y en a plusieurs, avec Dupond-Moretti, Éric Ciotti, Éric Zemmour.
10:22C'est bien confus.
10:23On savait que je ne parlais pas de M. Dupond-Moretti.
10:26Le doute était permis.
10:27Non, mais en fait, le problème, encore une fois, des Républicains,
10:30et pour être plus sérieux, et c'est là où je rejoins Éric,
10:33le problème des Républicains, c'est qu'on a un parti,
10:35où vous l'aviez dit, Maxime, on a un François-Xavier Bellamy,
10:37qui, pour le coup, est un élu de droite,
10:39qui œuvre à une politique de droite au Parlement européen,
10:42y compris en se donnant alliance avec les autres partis de droite.
10:45Puis, on a les anciens.
10:47On a Jean-François Copé, par exemple,
10:49Xavier Bertrand, qui se prépare en coulisses, on attend.
10:53Qui ne viennent pas au meeting.
10:54C'est peut-être le meilleur service qui le rende à Bruno Retailleau.
10:56C'est ça, c'est ce qui est dit en coulisses.
10:59Donc, on attend de voir, encore une fois,
11:01la clarification de Bruno Retailleau.
11:02Et démonstration de force, ou pas,
11:04mais en tout cas, tous les regards qui s'intéressent à la politique
11:06seront tournés vers le parc floral cet après-midi.
11:08Premier meeting de Bruno Retailleau,
11:10donc plus de 4000 personnes attendues, quand même.
11:11Est-ce qu'on aura des images de démonstration de force ?
11:13En tout cas, on étudiera ça.
11:15On débriefera ça dans les prochains jours,
11:16parce que la campagne, vous l'avez dit,
11:18Carole Guillaume, sera longue, très longue.
11:20Merci beaucoup d'avoir été avec nous, député Modem des Hauts-de-Seine.
11:22Vous revenez quand vous voulez, avec plaisir.
11:24Et merci beaucoup, Lucas Planaverne, d'avoir été avec nous.
11:26Je vous laisse filer au JDD.
11:27Il y a un journal à préparer demain, mon cher Lucas,
11:29journaliste au JDD.
11:30Vous aussi, mais vous le savez,
11:31vous avez le micro ouvert en permanence sur Sud Radio.
11:338h57, on revient dans une poignée de secondes.
Commentaires

Recommandations