- il y a 10 minutes
Avec Lucas Planavergne, Journaliste au JDD, Paul Azibert, Directeur général de Vortigen
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NewsTranscription
00:008h36 sur Sud Radio, on est ensemble jusqu'à 10h, c'est l'heure de notre débat du samedi avec
00:05nos éditorialistes que je vous présente dans un instant.
00:08Vous le savez, la crise énergétique est forte, il y a aussi une crise économique parce que l'État ne
00:12peut pas répondre forcément comme il le souhaite.
00:14Pourquoi ? Parce que tout simplement, il n'y a plus de thunes, il n'y a plus d'argent,
00:17il n'y a plus de moulas, il n'y a plus de fric, il n'y a plus de
00:20grisby.
00:21Résultat, il y a une petite contradiction entre la volonté du gouvernement et la catastrophe que certains vivent au quotidien,
00:27même si certaines professions ont été aidées à hauteur de 70 millions d'euros.
00:31C'est le cas des agriculteurs, c'est le cas des routiers, c'est la majorité des aides, près de
00:3550 millions, c'est le cas aussi bien sûr de certains pêcheurs.
00:38Mais il y a des Français, 79% qui voient toute cette petite atmosphère économique, politique, internationale, voir apparaître le
00:48spectre à nouveau des Gilets jaunes.
00:49Est-ce que c'est votre cas, amis auditeurs ? Est-ce que vous pensez que dans les prochaines semaines,
00:53si la situation continue,
00:54si comme certains journaux nous l'annoncent ce matin, on risque que dans les 2-3 prochaines semaines d'assister
00:59à une petite pénurie,
01:00on peut assister à un retour des Gilets jaunes ? Est-ce qu'on va assister peut-être même à
01:04un rassemblement entre les routiers,
01:05les agriculteurs, les pêcheurs, ceux qui en ont marre de travailler et que l'État n'aide pas ?
01:09Vous avez la parole, 0826 300 300, c'est notre débat du samedi.
01:18Et bonjour Lucas Planavergne.
01:19Bonjour Maxime, bonjour à tous.
01:20Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes journaliste au JDD, qu'on retrouve naturellement demain en kiosque
01:25et sur le site internet.
01:26Bonjour Paul Ashibert.
01:27Bonjour Maxime.
01:28Spécialiste des questions politiques, de communication et des questions internationales.
01:32Et bonjour Frédéric Vardon.
01:33Oui, moi je suis juste artisan, bonjour.
01:36Ça arrive à des gens bien.
01:37Ça arrive du spécialiste de la cuisine, propriétaire du Café Max et du 39.5.
01:43Ravi de vous accueillir tous les trois sur cette première question,
01:46avant qu'on rejoigne nos auditeurs au 0826 300 300.
01:49Est-ce que la crise à laquelle nous assistons peut faire renaître les gilets jaunes ?
01:52Petit tour de table pour commencer, notamment par vous Lucas Planavergne.
01:57Alors, en ce qui concerne les agriculteurs et les pêcheurs,
02:01je trouve que ce n'est pas anodin que les premières aides sont à leur destination.
02:04Parce qu'en réalité, on a vu que dans les dernières grosses contestations,
02:08c'est eux qui sont descendus dans la rue.
02:10Plus largement, à mon sens, les Français sont tout de même éteints.
02:14Je pense qu'il y a une lassitude, je pense qu'il y a une fatigue,
02:16je pense que les gens n'ont plus d'argent, donc ils ont besoin tout simplement de travailler.
02:20Et on voit que depuis la réforme des retraites,
02:22qui a été la dernière très grosse mobilisation populaire dans les rues,
02:27finalement, il y a une forme de lassitude qui s'installe.
02:30Et donc, je suis sceptique à l'idée de voir surgir à nouveau un phénomène comme les gilets jaunes.
02:37Maintenant, l'étincelle reste toujours présente.
02:40On sait que la première fois, les gilets jaunes, ça avait commencé à cause d'une question de carburant.
02:46Lié au carburant, absolument.
02:47Donc, rien n'est à exclure.
02:51Paul Aziber, est-ce que vous qui êtes spécialiste aussi des crises,
02:54vous les observez, que ce soit en France ou à l'international,
02:56qu'elles soient industrielles ou politiques,
02:57où vous avez, selon vous, des ingrédients qui pourraient laisser entendre
03:01que dans les prochaines semaines, maximum dans les prochains mois,
03:04on aurait un retour des gilets jaunes ?
03:06Oui, alors, je les observe, je ne les crée pas, attention.
03:10Il y a des preuves du contraire, mais cela reste entre nous.
03:14Non, mais comme disait effectivement Lucas Planazerne,
03:19l'étincelle est présente, il faut voir ce que sera le combustible.
03:22Moi, je suis moins optimiste que Lucas
03:26sur le fait qu'il n'y ait pas forcément de crise.
03:28Je pense que, en fait, depuis la précédente crise des gilets jaunes,
03:32et depuis la précédente crise, il y avait les gilets jaunes,
03:34mais il y avait aussi une grève générale.
03:35Il ne faut pas oublier qu'il y avait une grève générale dans les transports
03:38et de tout le personnel public à l'époque.
03:42Aujourd'hui, ce qui est inquiétant,
03:44c'est que la situation n'a pas tellement changé
03:46et qu'on n'a pas trouvé la solution pour éviter le renouvellement de cette crise,
03:50hormis un nouveau Covid et un nouveau confinement.
03:53Et on arrive après une situation surtout qui nous confirme
03:56que le personnel politique n'est peut-être pas ce qui est attendu par les Français
04:01avec les municipales qui viennent de passer.
04:03Et là, vous avez raison, pardon, je vous interromps,
04:05parce que selon ce sondage qui nous dit que 79% des Français
04:08craint le spectre d'une nouvelle crise du type des gilets jaunes,
04:11la confiance dans l'exécutif est au plus bas.
04:13Vous avez raison, 76% des personnes interrogées dans ce sondage dans le Figaro
04:17indiquent ne pas avoir confiance dans l'action d'Emmanuel Macron
04:19et dans les troupes du Premier ministre Sébastien Lecornu ?
04:21C'est ça ce qui ressort aussi de ce sondage.
04:24C'est qu'il y a un rejet massif d'Emmanuel Macron.
04:27Et d'ailleurs, c'est un sondage qu'on peut croiser avec d'autres sondages.
04:31Il y a un baromètre Les Échos-Odoxa il y a deux jours qui est sorti
04:35où Emmanuel Macron est à 23% de confiance.
04:38Donc voilà, c'est aussi ça que traduit ce sondage.
04:41Frédéric Vardon, l'artisan comme il s'est présenté tout à l'heure,
04:43vous qui êtes aussi confronté au premier rang de cette crise,
04:47est-ce que vous pensez, vous qui voyez vos salariés, vos clients tous les jours
04:51à une nouvelle vague peut-être de gilets jaunes ou quelque chose qui pourrait y ressembler ?
04:55C'est possible, mais moi ce que je vois surtout, c'est une espèce de boule de neige
04:57qui descend depuis des mois, si ce n'est pas des années, puis qui arrive à son terme.
05:01C'est-à-dire qu'il y a une défiance de la parole politique
05:05parce que la parole politique, elle n'est pas capable de s'entendre dans l'hémicycle,
05:08elle n'est pas capable de faire les réformes
05:10qui peuvent amener l'État à supporter les crises,
05:14qu'elles soient géopolitiques, financières ou autres,
05:16et qu'à un moment donné, ce qu'a dit le Premier ministre, je crois, cette semaine,
05:21en disant qu'on ne dépensera que ce qu'on aura.
05:23Donc on en arrive à la fin, c'est à force de ne rien faire,
05:27à force de ne rien faire, le Grisby, il n'y en a plus.
05:30Donc il y a un moment donné, il ne va pas donner 500 millions s'il n'en a que
05:35deux.
05:35Donc il y a un moment donné, aide-toi, le ciel t'aidera,
05:38et ça va être un peu l'objet de la démerde,
05:40parce que l'État, c'est quand même nous.
05:43Et qu'il faut quand même que le français ait quand même un peu de mémoire.
05:47On a refusé telle réforme, on a refusé telle réforme,
05:49on a refusé telle réforme, tout le monde était dans la rue,
05:51les partis politiques ne sont pas assez forts,
05:53et qu'il n'y en a pas un qui a dit, non mais ça doit être comme ça,
05:56on va vous expliquer pourquoi, parce que s'il nous arrive quelque chose,
05:58on ne pourra pas payer.
06:00On en arrive à un moment donné, où personne ne comprend
06:02pourquoi on ne nous donne pas 100 balles pour faire le plein.
06:04Oui, mais les 100 balles, on ne les a plus, donc comment on fait ?
06:070826-300-300, est-ce que vous faites partie des français
06:10non pas forcément inquiets, mais en tout cas vigilants
06:13quant à une nouvelle crise de type gilet jaune,
06:16c'est-à-dire un rassemblement des colères,
06:17une véritable spontanéité des français,
06:19ou pour aller bloquer certains coins ici et là,
06:22ou tout simplement pour manifester clairement leur colère.
06:24Vous étiez en train de dire tout à l'heure, Paul Asibert,
06:27de développer aussi que le manque de confiance dans l'exécutif
06:29était forcément une indication qui pouvait assez rapidement
06:32déclencher quelques événements.
06:33Oui, le manque de confiance dans l'exécutif,
06:35le manque de confiance dans le politique en général,
06:38je pense qu'on est à un moment où il faudrait invoquer
06:40Jérôme Fourquet, sans le déranger un samedi matin,
06:43mais quand même, puisque lorsqu'il écrit
06:49l'archipel français, et lorsqu'il le développe depuis des années,
06:53il arrive même avant les gilets jaunes.
06:56Donc, quelque part, il prévoit ce morcellement
06:58qui ne s'est pas arrangé, et dans le préambule,
07:01vous voyez, je ne vais pas aller très loin dans les pages,
07:03mais on retrouve le premier risque qui est le fait
07:08qu'on a une désorganisation de la vie politique française
07:13et qu'auparavant, la stabilité reposait sur le fait
07:15qu'il y a un centre, une droite, une gauche,
07:17que globalement, les gens s'y retrouvaient à peu près,
07:20pas forcément pour régler les problèmes,
07:22mais en tout cas, avaient un sentiment d'appartenance
07:24qui pouvait se contrebalancer.
07:26Aujourd'hui, on ne l'a plus,
07:27et on ne l'a pas réussi à le retrouver.
07:29Et c'est pour ça que je vous parle de ces élections municipales
07:32qui sont très marquantes là-dessus,
07:34c'est que, finalement, quoi qu'il arrive,
07:37et les présidentielles arrivent aussi,
07:38on a une espèce de bloc central
07:41qui ne ressemble plus à grand-chose,
07:43qui est une sorte de gros blob,
07:44qui s'étire à poison,
07:46et puis qui, en revanche, au dernier moment,
07:48revient, et la polarité est aux extrêmes.
07:51Et puis, c'est frappant de constater
07:53qu'avec ce fameux bloc central,
07:54c'est eux, en plus,
07:55qui ont largement aggravé la dette,
07:56qui sont aujourd'hui les premiers
07:58à essayer de nous faire, peut-être,
07:59ce qu'on a longtemps appelé
08:00le bloc de la raison,
08:01tout d'un coup, à jouer les moralistes
08:03quant à la vigilance,
08:04au denier public, à la dette,
08:06au fait de dépenser que ce qu'on a.
08:07C'est quand même aussi étonnant,
08:08tout d'un coup, l'autre verre de la pièce,
08:10Lucas Planeta.
08:11Oui, et puis ce qui pèse aussi beaucoup
08:12sur le bloc central, sur l'exécutif,
08:14c'est le fait qu'évidemment,
08:15il n'y a pas que l'énergie
08:21mais il y a un nombre incalculable
08:23de Français dans une grande précarité
08:26qui peinent à se nourrir.
08:29Il y a un collectif qui appelle...
08:31D'associations, 37 associations
08:32qui ont demandé à Sébastien Lecornu
08:34de rendre plus de 100 produits
08:36à prix coûtant
08:37parce qu'ils estiment qu'aujourd'hui,
08:38bien manger est un luxe.
08:39Voilà, donc, c'est en fait,
08:41quand tout devient un luxe,
08:42il est clair que la colère monte.
08:44Également, je voulais revenir
08:45sur ce que disait Paul
08:48en citant Jérôme Fourquet,
08:51la crise des Gilets jaunes,
08:52c'était aussi une crise
08:53des zones périphériques.
08:55Donc là, on peut penser
08:56évidemment à Christophe Guilloui
08:57et je pense aussi à un journaliste
08:59qui s'appelle Gérald Londrieux
09:00qui, avant les Gilets jaunes,
09:01avait écrit un très bon livre
09:03qui s'appelait
09:04Le peuple de la frontière
09:04qui était allé au contact
09:06justement de cette France-là
09:07qui s'est soulevée
09:08quelques mois plus tard
09:09et très récemment,
09:10il l'a réédité
09:11et effectivement, son constat,
09:13c'était que finalement,
09:14rien n'a changé.
09:15C'est-à-dire qu'on parle,
09:16par exemple, pour parler
09:17des zones périphériques,
09:17on parle beaucoup plus aujourd'hui,
09:19de la province,
09:21dans le milieu politique,
09:22dans les médias,
09:22on en parle, on en parle,
09:23mais par contre,
09:24ils restent toujours inaudibles
09:25en réalité.
09:25Leurs revendications
09:26ne sont toujours pas entendues,
09:27c'est devenu un produit marketing,
09:29c'est même repris
09:30dans les arts,
09:31dans la mode de luxe,
09:32mais par contre,
09:33leurs revendications
09:34sont toujours laissées aux oubliettes
09:36et ça aussi,
09:37ça contribue
09:38à la crise de la confiance
09:40dans les politiques.
09:40Je voulais y réagir,
09:41Frédéric Vardon.
09:42Oui,
09:42mais je suis tout à fait d'accord
09:44avec le cas
09:45parce que quand on dit
09:46le luxe, le luxe,
09:47mais aujourd'hui,
09:48l'environnement de luxe
09:49ne peut plus se payer son luxe.
09:51Il faut quand même se dire aussi
09:52que la partie médiane
09:54de ce qu'on appelait
09:56les cadres dynamiques,
09:58la partie médiane,
09:59c'est quand même eux
09:59qui supportent à peu près
10:01le tout du tout
10:01et aujourd'hui...
10:02Le fameux Nicolas Kippé
10:03dont on a entendu parler
10:04toute l'année dernière.
10:05Ça pouvait faire rire tout le monde
10:06mais le Nicolas Kippé,
10:08aujourd'hui,
10:09c'est un peu lui
10:09qui supporte tout,
10:11ok ?
10:11Presque quand même.
10:13Et aujourd'hui,
10:14ce Nicolas Kippé,
10:15il a du mal
10:16à booker les fins de mois.
10:17Alors,
10:17je ne veux même pas imaginer
10:18celui qui est en dessous,
10:19très en dessous
10:20de Nicolas Kippé.
10:21Donc,
10:21en fin de compte,
10:22c'est un cercle vicieux.
10:24Mais c'est vraiment
10:24un cercle vicieux.
10:25Et ce qui peut être
10:25fapron aussi dans les discussions
10:27et toute cette semaine,
10:27vous l'avez rappelé,
10:28Lucas,
10:28vous avez été très nombreux
10:29à participer
10:30aux nombreux débats
10:31qu'on a eus ici même
10:32sur cette radio
10:330826 300 300,
10:34beaucoup évoqués,
10:35même s'il y avait peut-être
10:36une tentation d'être en colère,
10:37quand même le sentiment
10:38de résignation.
10:39L'idée de se dire que,
10:40bon,
10:40on s'était mangé quand même
10:41le Covid,
10:42on s'était mangé la guerre
10:43en Ukraine.
10:43Là,
10:43on se remange
10:44ce qui se passe au Moyen-Orient,
10:46dont on est un peu spectateur,
10:47mais on voit bien,
10:48en allant faire le plein
10:49et prochainement,
10:50certainement,
10:50en allant faire les courses,
10:51que tout va avoir
10:52une incidence
10:53sur la carte bancaire.
10:54Est-ce que vous pensez
10:55qu'à un moment ou à un autre,
10:56il existe encore
10:56chez les Français,
10:57non pas un sentiment
10:58de révolution
10:59ou un sentiment
10:59pré-révolutionnaire
11:00comme le dit Gérald Darmanin,
11:01mais quelque chose
11:02qui pourrait encore
11:04pousser les Français
11:04à aller s'emparer
11:06de la rue ?
11:06Voilà,
11:07Zybert.
11:08Bien sûr,
11:10et heureusement...
11:11Il n'y a pas de résignation
11:12qui peut les forcer
11:13à être pantouflard
11:14d'une certaine manière.
11:15Si vous voulez,
11:16je pense qu'il y a toujours
11:16de la résignation,
11:17je vois que Lucas...
11:19C'est le côté pantouflard,
11:20c'est ça.
11:21Moi,
11:22c'est ce que je disais
11:23en préambule,
11:23pour moi,
11:24il y a une forme
11:24de résignation.
11:25Alors,
11:25si on prend encore une fois
11:26des secteurs très particuliers
11:28comme les agriculteurs
11:29qui ont un pouvoir
11:30de mobilisation
11:30et un pouvoir,
11:31il faut le dire,
11:32de nuisance
11:34et c'est tant mieux
11:36vu les problèmes
11:37de leur filière
11:37mais de recevoir
11:38des aides de l'État
11:39et de contraindre l'État
11:41et là,
11:42ça fonctionne.
11:42En revanche,
11:43c'est vrai que
11:43dans la population
11:45de manière générale,
11:46encore une fois,
11:47dans les zones périphériques,
11:47oui,
11:47il y a une résignation
11:49parce que toutes
11:49les contestations sociales
11:51ont abouti récemment
11:52à des 49-3,
11:54à des crises politiques
11:55institutionnelles.
11:56Pas beaucoup d'écoute.
11:57Il faut aussi rappeler
11:58une chose importante
11:59et qui reste dans l'imaginaire
12:00à mon avis,
12:00c'est que les Gilets jaunes,
12:01ça a été des manifestations
12:03violentes,
12:03violentes
12:04entre les forces de l'ordre
12:05et les manifestants,
12:05il y a eu des éborgnés,
12:06il y a eu des dérives
12:08de part et d'autre.
12:10Il y a eu des pompiers
12:10contre des policiers,
12:11des infirmières
12:12contre des policiers,
12:13des contextes,
12:13des images qu'on aurait préférées
12:14ne jamais voir.
12:15Bien sûr,
12:16et tout ce qu'on peut souhaiter,
12:17c'est qu'elles ne se reproduisent pas.
12:18Voilà, Ziber.
12:19Oui,
12:19mais c'est de cette résignation
12:21que vient pour moi la révolte.
12:23Elle vient toujours
12:23de toute façon
12:24au mauvais moment.
12:25Si vous voulez,
12:25c'est un peu comme l'image
12:26d'une vague
12:27ou d'un tsunami.
12:28Si vous voulez,
12:33ça explose
12:34dans les villes centrales.
12:36Mais ça vient
12:36des zones périphériques.
12:37Et le risque,
12:38et je termine juste là-dessus,
12:39c'est que c'est pendant
12:40cette période de résignation
12:42que vous allez avoir
12:43les étincelles
12:44et les allumages.
12:46Et ces allumages
12:46et ces étincelles,
12:47en revanche,
12:48là peuvent venir
12:48en même temps en France
12:50des déclarations permanentes
12:51d'une classe politique
12:52qui est souvent déconnectée.
12:54Et en plus,
12:55une fois de plus,
12:56la présidentielle qui arrive,
12:57donc on va avoir
12:58une espèce d'inflation
12:59de la déclaration,
13:01de la petite phrase
13:01et de l'étincelle.
13:03Mais aussi de l'étranger
13:04parce qu'on a quand même
13:04une guerre cognitive,
13:05une guerre informationnelle
13:06qui est en cours.
13:07Et vous allez avoir
13:08à la fois sur les réseaux sociaux
13:09et toujours dans ces périodes
13:11qui sont des périodes
13:11de vulnérabilité et de brèche,
13:13un certain nombre d'attaques
13:15de nos adversaires
13:16ou des attaques opportunistes
13:17pour déstabiliser.
13:18Et moi,
13:19je veux juste ajouter
13:19un petit point,
13:20c'est qu'à mon avis,
13:20le contexte politique
13:21est légèrement différent
13:22parce que dans la crise
13:23des gilets jaunes originels,
13:25si je puis dire,
13:26on était sur l'avènement
13:28du macronisme
13:28de la start-up nation
13:29qui venait se heurter
13:31frontalement
13:31avec la France périphérique.
13:33Aujourd'hui,
13:33on est sur le macronisme finissant.
13:35La résignation peut aussi
13:38venir du fait
13:38que les Français se disent
13:40bon ben Macron,
13:40on en a bientôt fini
13:42et peut-être que la crise
13:43viendra avec son potentiel successeur.
13:46Macron en a bientôt fini,
13:48moi je ne suis pas assez politologue
13:49pour pouvoir juger,
13:50mais tout ce que je pense
13:51c'est que le prochain
13:52qui est déjà dans l'hémicycle,
13:54il n'aura pas de main,
13:56pas de jambe,
13:56pas de bras
13:57et puis pour Pâques,
13:58pas de chocolat
13:58parce qu'il ne pourra rien faire.
13:59Ben tiens,
14:00c'est lui qui vient
14:01de brillamment conclure
14:02ce tour de table.
14:04Ce sera monsieur Patate.
14:05Belle image
14:05et on ne dira pas de nom
14:07parce que j'ai vraiment
14:08une vision qui se dessine.
14:09Merci beaucoup
14:09Paul Adiber,
14:10spécialiste des questions
14:11politiques et de communication.
14:12Merci beaucoup
14:13mon cher Lucas Plain-Aver
14:14d'avoir été avec nous ce matin,
14:15journaliste au JDD,
14:16retrouvé en kiosse demain.
14:18Et puisque vous évoquez
14:19monsieur Patate
14:20et les chocolats de Pâques,
14:21mon cher Frédéric,
14:22vous restez avec nous
14:22et les polices du chef
14:23dans un instant.
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