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  • il y a 7 semaines
Avec Lucas Planavergne et François Cocq



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##LE_DEBAT_DU_SAMEDI-2026-05-02##

Catégorie

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News
Transcription
00:006h-10h, Maxime Liedot.
00:30Les petites alliances qui sont visiblement en train de se nouer pour 2027.
00:34Mais plus largement, on vous pose la question ce matin, amis auditeurs.
00:36Est-ce que le travail doit être le sujet majeur de 2027 ?
00:40Quand on voit Gabriel Attal dans le Figaro, ce matin, il affirme,
00:43non seulement il faut revoir absolument ce code du travail insupportable,
00:47il faut tout remettre à plat.
00:48Il le dit même, le droit du travail empêche souvent, trop souvent, dit-il, le droit au travail.
00:54Il y avait également Jordan Bardella et Marine Le Pen qui étaient du côté de Mâcon.
00:57Ils étaient en meeting et ils ont même été jusqu'à reprendre le fameux slogan de Nicolas Sarkozy,
01:03« Gagner plus pour travailler plus ».
01:05L'ancienne patronne du Rassemblement National et l'actuel patron du Rassemblement National l'ont transformé en
01:09« Il faut actuellement travailler plus pour garder plus ».
01:13Et quand on voit toutes ces polémiques autour des bouchers qui voulaient ouvrir,
01:17qui n'ont pas été considérés comme essentiels de ces boulangers, de ces fleuristes,
01:20et autres très pénibles considérations autour du travail dans ce pays,
01:24les normes, les charges sociales, bien sûr, la difficulté de vivre de son métier.
01:28Aujourd'hui, 2 mai, on voit à quel point ce sont les artisans, les pêcheurs, les taxis qui sont à
01:32Paris
01:32qui vont essayer aussi de dénoncer leurs conditions de travail et de voir le Premier ministre.
01:37Est-ce que le travail doit être le sujet majeur de 2027 ?
01:400826 300 300.
01:46Et pour en parler avec nous en studio ce matin, Lucas Planaverne, bonjour.
01:51Bonjour à tous.
01:52Journaliste OJDD et François Coq, analyse politique, essayiste et enseignant.
01:57Merci beaucoup mon cher François, tu vas être avec nous ce matin.
02:00Première question.
02:01Messieurs, est-ce qu'en effet, pour vous, quand vous voyez tout ce qui se passe dans l'actualité,
02:05vous voyez se dessiner un spectre plutôt essentiel autour du débat, autour du travail pour 2027 ?
02:10Lucas Planaverne.
02:11Est-ce que ça doit être un sujet principal de 2027 ?
02:16Je pense que clairement oui.
02:18Est-ce qu'il le sera ?
02:19Peut-être pas en ces termes.
02:22C'est-à-dire qu'effectivement, on parle beaucoup des normes depuis des semaines,
02:24on parle beaucoup des normes de la fiscalité,
02:28beaucoup de chefs d'entreprise alertent sur les difficultés à créer de l'emploi en France.
02:33Par ailleurs, il y a quand même une crise sociale en France,
02:36beaucoup de nos concitoyens qui peinent à boucler leur fin de mois
02:41et qui, tout simplement, ont besoin de plus d'argent.
02:44Donc, il faudra qu'on en parle.
02:46Maintenant, je pense qu'aujourd'hui, on en parle vraiment à cause de la conjoncture,
02:51parce que, tout simplement, on était le 1er mai.
02:53Donc là, il y a ce fameux débat sur l'ouverture ou non des boulangers, des fleuristes, des bouchers.
02:58C'est bien, vous ne le dites pas du tout avec une voix totalement lassée.
03:01Non, mais parce qu'en fait, je pense que c'est un débat un peu stérile.
03:06Comme toujours en France, tout est binaire.
03:07C'est-à-dire que, voilà, c'est soit on est contre, personne ne travaille le 1er mai,
03:11soit tout le monde travaille, il faut supprimer les codes du travail.
03:13Enfin, je veux dire, la vérité est quand même entre les deux.
03:16C'est-à-dire qu'évidemment que, je pense notamment aux plus jeunes,
03:19on vous dit, vous êtes payés double, vous venez travailler.
03:23Eh bien, évidemment qu'il faut les laisser.
03:25Après, d'un autre côté, on sait aussi que des patrons vont se servir de ça
03:29pour faire pression sur certains salariés qui n'auraient pas envie de travailler, etc.
03:32Et donc, c'est toute la difficulté d'un sujet comme celui-ci.
03:36Pour le coup, il ne fonnait pas coutume, je vais prononcer un peu de la même manière que le gouvernement.
03:41C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de changement de loi, etc.
03:44Mais en même temps, il y a eu des prises de position favorisant le fait que, justement, c'est...
03:48La fameuse intelligence collective qui avait été prônée par le ministre du Travail.
03:52Voilà, absolument. Je trouve que le fait qu'il y ait des contrôles,
03:54ce n'est pas si paradoxal que ça, finalement, parce qu'il y a quand même des conditions à ce
03:59travail.
03:59Le salaire double, encore une fois, l'accord des salariés.
04:05Donc, pour une fois, je serai assez d'accord avec Sébastien Lecornu sur la question.
04:090,826, 300, 300.
04:10Est-ce que le travail doit être le sujet majeur de la campagne présidentielle en 2027 ?
04:15Élément de réponse aussi avec vous, François Coq.
04:17Est-ce que vous pensez, oui, que dans la situation que traverse la France,
04:20oui, le travail doit être placé vraiment au cœur de la campagne ?
04:24Oui, il faut bien avoir en tête le surplomb qu'il va y avoir dans cette campagne présidentielle,
04:29qui est celui de la crise économique qui vient.
04:32Parce que ce qui se passe aujourd'hui en Iran va avoir ses retombées
04:36à partir du deuxième et troisième trimestre de cette année,
04:40et va être au cœur de la campagne de 2026.
04:43Donc, il va y avoir deux questions qui vont se superposer et qui sont liées l'une à l'autre,
04:46qui est celle du travail et qui est celle du pouvoir d'achat,
04:48qui va être une question extrêmement importante.
04:51Mais je trouve effectivement que la porte d'entrée telle qu'elle est présentée aujourd'hui
04:55est un petit peu lassante parce qu'elle est restrictive
04:58et elle ne permet de dégager aucune perspective.
05:01Dans la présentation que vous avez faite,
05:03qui est celle de dire, on a les hommes et femmes politiques qui nous disent encore,
05:07il faut faire tomber les normes, il faut libérer les énergies.
05:10Bon, ces discours-là, on les a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup entendus.
05:13Mais c'est un temps de stack qui est l'une de plus en plus.
05:15Et on n'a pas vu grand-chose émerger.
05:17Moi, si je regarde ce qui se passe en termes de statistiques aujourd'hui,
05:20elles ont été livrées par l'INSEE il y a quelques jours,
05:23il y a eu plus de 11 000 destructions d'emplois au premier trimestre.
05:28On est resté globalement stable.
05:30Mais qu'est-ce qu'on nous dit si on regarde dans le détail ?
05:32C'est que c'est les auto-entrepreneurs,
05:34les nouveaux auto-entrepreneurs,
05:36qui font qu'on reste stable.
05:37Ça veut dire que derrière, il y a beaucoup de destructions d'emplois
05:40dans l'industrie, dans le salariat.
05:42Et surtout, beaucoup de précarité.
05:43Parce qu'on ne peut pas dire que les auto-entrepreneurs
05:45soient des gens richissimes, surtout au début.
05:47Donc ça, c'est un premier point.
05:48Et le deuxième point, c'est que l'étude annuelle de France Travail
05:51qui est sortie au début du mois d'avril,
05:53elle nous dit que les prévisions et les perspectives d'embauche
05:56pour l'année 2026 n'ont jamais été aussi faibles depuis 2018.
06:00C'est-à-dire qu'elles sont à la baisse de 6,5%.
06:02Donc ça, ça veut dire qu'à un moment donné,
06:04les perspectives, il va falloir les recréer en redonnant de la confiance aux gens.
06:08Et donc, pour revenir au sujet de la campagne présidentielle de 2017,
06:12qui sera capable de recréer cette confiance
06:15et d'essayer de rendre à la France sa place, sa juste place,
06:19en recréant l'outil industriel et salarié ?
06:22Ce n'est pas juste la question des auto-entrepreneurs et des normes,
06:24c'est qui sera capable de poser cette question politique ?
06:26Lucas Planavergne, vous qui êtes habitué pour notamment les interroger parfois dans le JDD,
06:30les rencontrer assez régulièrement,
06:31est-ce que vous vous trouvez un peu comme François Coq à l'instant
06:34que c'est vrai qu'il y a un discours qui est toujours un peu lunaire sur les normes,
06:38sur le fait peut-être de dégager du temps,
06:40de remettre la liberté au cœur de la matrice travail
06:43quand on voit ce qui a pu se faire au dos finalement les années précédentes ?
06:48Alors juste pour rebondir, je suis absolument d'accord pour moi,
06:52si la question du travail doit être principale dans la présidentielle,
06:55c'est la question de la réindustrialisation qui doit être primordiale,
06:58pour des questions encore une fois de pouvoir d'achat,
06:59mais aussi pour des questions de souveraineté, d'autonomie,
07:02on a des grosses entreprises françaises qui font des plans sociaux,
07:07qui licencient, et ça c'est primordial.
07:10Et c'est la condition de la puissance quand même, tant le répété le président de la République ?
07:13C'est la condition de la puissance, c'est la condition du bien-vivre des Français finalement,
07:20et surtout dans un contexte économique aussi compliqué.
07:24Ensuite, sur la fiscalité, en fait je trouve que finalement aujourd'hui,
07:27c'est devenu limite une forme de populisme inversé,
07:31c'est-à-dire qu'on va flatter...
07:34En fait c'est devenu le nouveau discours à la mode.
07:36Voilà, on va flatter, et d'ailleurs c'est très marrant,
07:38parce que si on revient 4-5 ans en arrière,
07:41et je pense notamment à droite,
07:43ce n'était pas du tout un sujet en vogue.
07:45Il y a eu un changement, je pense que beaucoup de faits internationaux,
07:50je pense à l'avènement d'un Ravier Millet par exemple,
07:53on a vu qu'il y a la création d'un parti comme le parti d'Éric Sotty, l'UDR,
07:58on a tout récemment encore un parti comme le parti des libertés
08:01de l'ancien ministre Guillaume Casbarian qui est créé,
08:05et donc il y a une vraie, pour parler comme les gènes,
08:07il y a une vraie hype sur ces sujets-là aujourd'hui,
08:11et c'est un vrai sujet.
08:13C'est un vrai sujet, mais peut-être que c'est caricaturé,
08:15parce que précisément on sent qu'il y a une petite tendance,
08:18ou une petite volonté de passer un coup de tronçonneuse.
08:20Absolument, et du coup de l'autre côté, à gauche,
08:24il y a les mêmes réponses caricaturales,
08:26et encore une fois on est sur un débat complètement biaisé.
08:29Je voulais juste aussi réagir aux entrepreneurs,
08:32il faudrait juste savoir qu'est-ce qu'on met même dans les entrepreneurs.
08:34Parce que si on met par exemple les Uber, les livreurs,
08:38effectivement c'est une grosse précarisation en réalité du monde du travail.
08:42Et c'est des nouvelles entreprises,
08:43et on doit le mettre avec beaucoup de guillemets.
08:450826 300 300, le sujet qui nous anime, messieurs les auditeurs,
08:48y participe également à cette conversation.
08:50Bonjour Hervé.
08:52Bonjour à toutes les auditrices et tous les auditeurs.
08:54Merci beaucoup d'être avec nous, mon cher Hervé.
08:56Comment vous regardez-vous cette question du travail ?
08:59Est-ce que pour vous, en effet, c'est le sujet qui doit être majeur en 2027 ?
09:03Alors pour moi, d'abord, avant de parler simplement que des droits,
09:07il y a d'abord des devoirs.
09:09Ces devoirs, c'est notre société qui devrait les apprendre au départ.
09:12Avec, dans la pédagogie de notre éducation,
09:16le savoir et l'intérêt du travail.
09:19Par exemple, quand quelqu'un lit, quand il est jeune,
09:22le laboureur et ses enfants,
09:24lui faire comprendre tout l'intérêt de toutes ces phrases
09:27que Jean de La Fontaine nous a apprises depuis longtemps.
09:29Nous avons perdu notre orientation,
09:31du plaisir de travailler,
09:34mais peut-être aussi du devoir de notre éducation
09:38d'avoir une orientation précise sur chacun des élèves,
09:41chacun des personnes qui apprennent notre travail.
09:44Nous sommes les responsables, nous, les gens de notre génération,
09:47à ne pas avoir saisi l'intérêt de cette éducation.
09:51Et aujourd'hui...
09:52Vous n'avez pas assez joué, d'une certaine manière,
09:55le passeur sur ce que pouvait être de temps en temps la valeur travail,
09:58mon cher Hervé, c'est un peu ce que vous dites ?
10:00Exactement.
10:01Exactement.
10:01Un travail, quand on le fait et que l'on va en marche avant le matin,
10:05c'est un accomplissement de soi et un plaisir.
10:08Moi, je me rappelle, quand j'avais 18 ans,
10:09j'ai rencontré la maman de ma femme
10:12qui m'a appris une chose,
10:14le mal du bien et le bien du mal.
10:16Chaque chose que nous ferons,
10:18chaque chose que nous allons entreprendre,
10:20nous amènera à des complications,
10:22mais aussi des satisfactions.
10:23Il faut savoir donner l'envie d'aller travailler,
10:27de se lever le matin et d'avoir envie.
10:29Mais pour ça, il faut une orientation,
10:31il faut une volonté.
10:32Et cette volonté passe par notre éducation.
10:34Le travail, aujourd'hui,
10:36c'est la source de la richesse de notre société.
10:39Et là, vous avez raison, Hervé,
10:41aussi la nécessité,
10:42vous l'avez très bien dit parfois,
10:43de rappeler à quel point la valeur travail
10:45doit être importante.
10:46Est-ce que Hervé a raison,
10:47Lucas Panavergne et François Coq,
10:49quand il dit que peut-être que toute une génération
10:50n'a pas suffisamment su faire le passeur
10:53quant à ce que devait représenter dans la vie
10:55la valeur travail ?
10:56Il y a surtout eu, je crois,
10:57une erreur d'analyse
10:58en renvoyant le salarié
11:01à son propre cas personnel,
11:03en individualisant à l'extrême
11:05la question du travail.
11:07Et je crois qu'aujourd'hui,
11:08ce qui est en train d'émerger,
11:09c'est le retour de cette double dimension
11:12individuelle et collective.
11:14Et quand je dis collective,
11:15c'est au sens national.
11:16Je reviens sur ce que je vous disais tout à l'heure.
11:18On ne peut pas dire aux gens
11:19on va libérer les énergies,
11:20on va abattre les normes
11:21et donc vous allez devoir vous insérer
11:23sur un marché du travail
11:24qui est en totale dégradation,
11:25qui est en complète explosion
11:27parce qu'il est livré à la concurrence
11:29et au double déclassement.
11:30Le déclassement de la France
11:31au sein de l'Union Européenne
11:32et le déclassement de l'Union Européenne
11:34dans le monde.
11:35Les gens ne sont pas dupes.
11:36Ils comprennent que si on est
11:37dans cette situation-là,
11:38ils vont devoir se battre,
11:40ils vont ramer pour s'en sortir.
11:42Ils ne le font pas déjà.
11:43On ne leur donnera une perspective
11:45que si on leur dit
11:46vous allez pouvoir vous insérer
11:48dans un ensemble plus grand
11:49qui va recommencer à se créer.
11:51Et la question de la réindustrialisation,
11:53la question de la souveraineté
11:55telle qu'elle est,
11:56la question de la mise en concurrence aussi,
11:58arrêter de se laisser marcher dessus
12:00par des Etats qui reprennent
12:02en premier lieu leurs intérêts nationaux
12:03alors que nous,
12:04on est toujours en train de se réfugier
12:06derrière un intérêt européen supposé
12:09qui devrait prévaloir.
12:11Et bien tout ça,
12:12c'est ça qui va être au cœur,
12:12je crois,
12:13de la campagne présidentielle.
12:14C'est ça qui va changer
12:14par rapport à ce qu'on a connu.
12:15Lucas Planaverne,
12:16vis-à-vis de ce que vient de dire
12:17François Coq
12:17et même ce que disait Hervé à l'instant
12:19sur l'importance de l'éducation
12:21pour avoir le goût du travail.
12:22Alors je suis absolument d'accord
12:23avec François.
12:24Pour répondre,
12:25je vais faire un peu d'ironie
12:26mon cher Hervé,
12:27mais pour répondre
12:27à votre prose philosophique.
12:31En réalité,
12:32moi je suis assez d'accord,
12:33le travail c'est aussi
12:34un lieu de sociabilisation,
12:35évidemment,
12:36que c'est mieux d'aller au travail
12:38quand on n'a pas la boule au ventre
12:39et qu'on y est heureux.
12:41Maintenant,
12:42moi vous voyez par exemple,
12:43je pense à mes frères
12:43qui sont ouvriers à l'usine,
12:46qui soulèvent des pneus
12:47toute la journée,
12:48qui sont sous-payés,
12:49qui font les 3-8,
12:51enfin allez leur dire
12:52le matin,
12:53le matin,
12:55de travailler pour
12:56une multinationale
12:57qui fait des milliards
13:00de profits sur leur dos,
13:01etc.
13:01C'est là que ça devient
13:02très compliqué.
13:02Donc en fait,
13:03cette valeur travail,
13:04elle passe aussi
13:04par la valeur salaire,
13:06j'ai envie de dire.
13:06Elle passe aussi
13:07par la reconnaissance du travail.
13:10Et vous savez,
13:11en plus très souvent,
13:12ces gens qui sont sous-payés,
13:15qui ont un travail très difficile,
13:18en réalité sont fiers
13:18de leur travail.
13:20Et c'est eux
13:20qui font fonctionner,
13:21qui font rouler
13:22d'énormes grosses entreprises
13:23et la plupart du temps
13:24d'énormes gros pays.
13:25Et puisqu'avant,
13:27je suis un petit peu allé
13:27dans le sens du gouvernement
13:28et de la Macronie,
13:29je vais tout de suite
13:30corriger mes propos
13:32pour dire que,
13:33voilà,
13:33quand j'entends Gabriel Attard
13:35dire,
13:36oui,
13:36à deux doigts de dire,
13:37à Fouera,
13:38le code du travail,
13:40le code du travail,
13:41il n'est pas là pour rien.
13:41Il est là pour protéger
13:43les gens,
13:43il est là pour protéger
13:44les travailleurs.
13:45Alors peut-être que,
13:45bien sûr,
13:46comme dans tout le droit français,
13:47il y a des rigidités,
13:48il y a des anomalies.
13:49Il faut sans doute
13:50l'alléger,
13:51mais on est bien content
13:51de l'avoir sur certains aspects.
13:540826 300 300,
13:55est-ce que le travail
13:55doit être le sujet majeur
13:56de 2027 ?
13:57On voit que ça vous fait réagir,
13:59amis auditeurs.
14:000826 300 300.
14:01Bonjour Olivier.
14:03Bonjour Maxime,
14:03bonjour au plateau.
14:04Merci beaucoup
14:05d'être avec nous,
14:05mon cher Olivier.
14:06Est-ce que vous allez bien
14:06en se dommage, vous ?
14:07Oui,
14:08parce que pour l'instant,
14:08il ne pleut pas encore.
14:09Ah oui,
14:10vous avez raison,
14:10on n'est pas encore
14:11dans la partie caprice
14:13orageux du week-end.
14:14Comment vous regardez,
14:15vous,
14:15tout ce débat
14:16autour du travail,
14:17des politiques
14:18et de notre discussion
14:18qu'on a en plateau
14:19depuis maintenant
14:20une vingtaine de minutes ?
14:21Alors,
14:22tout ce qui a été dit
14:23sur le plateau,
14:24je trouve ça
14:25tout à fait pertinent.
14:26Les politiques,
14:27je sens moins pertinents
14:28sur le sujet,
14:28mais ce qui a été dit
14:29sur le plateau
14:30depuis une demi-heure
14:30me paraît pertinent.
14:32Merci.
14:32Je voulais juste apporter
14:35une petite vision
14:36perpendiculaire.
14:38La difficulté,
14:39c'est que maintenant,
14:40une quantité phénoménale
14:41de choses que nous achetons
14:42ne peut plus être fabriquée
14:43par des humains.
14:44Regarde votre téléphone,
14:45le micro qui est devant vous,
14:46les télévisions qu'on achète.
14:47Au pire,
14:48il peut l'emballer
14:49et l'expédier,
14:49mais il ne peut pas
14:50le fabriquer.
14:51Et même l'emballer et l'expédier,
14:52quand vous regardez
14:52les entrepôts Amazon,
14:54vous avez des millions
14:55de tonnes de produits,
14:57pas un seul humain,
14:57tout est fait par des barges
14:58automatiques,
14:59c'est impressionnant.
15:00Donc,
15:00la problématique,
15:01c'est qu'on arrive
15:02à un croisement
15:03où tant que la valeur
15:04économique des gens
15:05est basée
15:06sur leur valeur de travail,
15:08leur temps de travail,
15:09et qu'on se met
15:10à introduire
15:11dans les achats
15:13des choses
15:14qui ne peuvent pas
15:15être fabriquées
15:15par du temps
15:16de travail humain,
15:17on a un croisement
15:18de courbe
15:19qui va être
15:21augmenté encore
15:21beaucoup plus,
15:22parce que maintenant,
15:23même le temps
15:23de cerveau
15:24va être remplacé
15:25par l'IA,
15:26et si on se maintient
15:27et si on s'agrippe
15:29à une valeur économique
15:30dépend de votre temps
15:31de travail,
15:32et bien d'ici peut-être
15:3320 ou 30 ans,
15:34si le monde n'explose pas,
15:35vous allez avoir
15:35des entrepôts remplis
15:36avec des gens
15:37qui n'auront rien
15:38pour acheter,
15:39alors qu'à la crise
15:39de 29,
15:40personne ne pouvait
15:41rien acheter
15:41parce que les entrepôts
15:42étaient vides.
15:42Oui,
15:43parce que justement
15:44on manquait de bras
15:45et on manquait
15:46de ressources humaines,
15:47là où vous avez raison
15:47c'est que vous posez
15:48aussi la question
15:49de l'intelligence artificielle,
15:51de la machination,
15:52vraiment de beaucoup
15:53de métiers
15:54qui sont largement en cours
15:56et avec toutes les grandes
15:57questions auxquelles
15:58nos politiques feraient mieux
15:59de réfléchir
15:59plutôt qu'en effet,
16:00comme le disait
16:01Lucas Planar
16:01un instant,
16:02de faire du populisme inversé.
16:03Merci beaucoup Olivier
16:04d'avoir été avec nous
16:05et donc essayer de profiter
16:06des quelques heures
16:07sans pluie
16:07en tout cas
16:08dans ce beau week-end.
16:10Merci beaucoup
16:10de nous avoir appelé
16:11au 0826 300 300.
16:12Lucas Panavère,
16:13journaliste au JDD,
16:14merci beaucoup
16:14d'avoir été avec nous ce matin.
16:16François Coq,
16:16analyste politique,
16:18essayiste et enseignant,
16:19merci beaucoup
16:20d'avoir été dans ce studio
16:21ce matin.
16:22Je vous souhaite donc
16:22un beau samedi.
16:23Je vous laisse filer
16:24à la rédac,
16:24mon cher Lucas,
16:25avec le JDD
16:25qu'on retrouve demain
16:26en kiosque
16:26et d'ores et déjà.
16:27Pour aller travailler
16:28le samedi.
16:29Exactement,
16:29parce qu'on n'a pas travaillé
16:30hier,
16:31mais bien sûr que si.
16:34Merci beaucoup messieurs
16:35d'avoir été avec moi
16:35dans ce studio.
16:36Le travail,
16:36on y reviendra bien sûr
16:38dans la France au bout du fil.
16:39Votre rendez-vous du samedi
16:409h30 10h 0826 300 300.
16:43On se posera cette question
16:43avec le...

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