- il y a 7 heures
Ce vendredi 12 juin, Jérôme Tichit a reçu Olivier Robert, fondateur de Sacrés Français, Hugues Souparis, président d'Enowe Excellence, Clémentine Colin-Richard, administratrice de Richard-Pontvert (Paraboot), et Dominique Russo, directeur de l'expérience Sociétaires et Clients à la Macif, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:02BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:06Jérôme Tichit.
00:08Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:11Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:15Et cette semaine, nouvelle émission spéciale.
00:18Nous sommes à Marseille, précisément à l'Afriche Labelle de Mai, un ancien site industriel.
00:23On a produit ici du tabac pendant de très nombreuses années.
00:26C'est désormais un lieu culturel.
00:28Ces troisièmes rencontres, elles sont l'occasion de découvrir de nombreuses marques du Made in France.
00:33Mais aussi, on le voit sur les stands qui m'entourent du Made in Marseille.
00:37C'est aussi une journée de réflexion sur l'avenir économique du pays.
00:40Pourquoi faut-il retrouver plus d'industries ?
00:43Comment envisager les transmissions d'entreprises qui seront très nombreuses en France dans les prochaines années ?
00:48Ou encore, peut-on continuer à développer des services en France à l'heure de l'IA et des chatbots
00:54?
00:54De tout cela, on va parler avec mes invités Clémentine Collin-Richard, qui incarne la quatrième génération à la tête
01:01de Paraboult.
01:02C'est la célèbre marque de chaussures produite en France dans l'Isère, précisément depuis 1908.
01:08On en parlera aussi avec Hugues Soupari, qui s'intéresse lui aussi à la transmission.
01:13Il rachète depuis quelques années des marques du patrimoine industriel,
01:15comme le maroquinier Boiné, la distillerie Brana ou encore les montres Pékiniers.
01:21Et puis avec Dominique Russo de la Massif, on parlera justement de l'importance de maintenir et de développer des
01:28services clients en France.
01:30Mais tout d'abord, je vais retrouver Olivier Robert.
01:32C'est le patron de Sacré Français qui organise ses 3e rencontres du Made in France, ici à Marseille.
01:42Allez, on est passé en extérieur, nous sommes donc à la Friche, la Belle de Mai.
01:46Pas de doute, avec le Mistral, avec le Soleil, on est bien à Marseille.
01:49Bonjour Olivier Robert.
01:50Bonjour.
01:51Vous êtes le fondateur de Sacré Français qui organise ses 3e rencontres du Made in France, donc ici à Marseille.
01:56Changement de lieu, pourquoi ce lieu symbolique ?
01:59C'était un lieu industriel, c'est devenu un lieu culturel.
02:01Pourquoi ce choix pour l'édition 2026 ?
02:03Alors, nous avions besoin de place, déjà, c'était important.
02:06Et je souhaitais qu'on soit dans un lieu chargé d'histoire industrielle.
02:10Donc, nous sommes dans les anciennes manufactures CETA, l'endroit où ils chargeaient les camions pour toute la France.
02:17Et alors donc, ici, combien de décideurs, combien de personnes pour cette édition 2026 ?
02:22Alors, nous attendons 400 personnes qui arrivent de toute la France.
02:25Nous avons des gens qui arrivent de Lille, de Strasbourg.
02:27C'est vraiment un événement national qui commence à prendre de l'ampleur.
02:30Et on parle de quoi ?
02:31C'est quoi les thématiques qui émergent chez les acteurs du Made in France en cette fin de printemps 2026
02:37?
02:37Alors, il y en a une première qui est la France face à nos essentiels.
02:41Se nourrir, se loger, se soigner, s'habiller, savoir comment on peut reprendre notre souveraineté.
02:46Ça, c'est un élément fondamental.
02:47La réindustrialisation, évidemment.
02:49Alors, la réindustrialisation, c'est un mythe, sauf si on dit est-ce qu'on le peut réindustrialiser avec de
02:55l'innovation ?
02:56L'IA, le produit, des innovations auxquelles on n'imagine pas encore.
03:00Et aujourd'hui, les entrepreneurs français ont beaucoup d'idées.
03:02Alors, il y a des ateliers, il y a des conférences et il y a aussi des entreprises du Made
03:06in France et du Made in Marseille.
03:08Il y a eu une labellisation qui a été créée en 2024, fabriquée à Marseille.
03:12Et certains sont là pour montrer l'importance de produire en France, mais de produire aussi dans des grandes métropoles.
03:19Exactement.
03:19Le label fabriqué à Marseille a deux ans.
03:20Il y a un peu plus de 200 labellisés aujourd'hui.
03:23Et il y a une quinzaine de représentants qui sont là avec la ville de Marseille, qui est partenaire de
03:26l'événement.
03:27À cette occasion, à l'occasion de ces rencontres 2026, vous publiez un baromètre avec les chambres de commerce et
03:34d'industrie.
03:35Qu'est ce qu'il ressort sur l'état d'esprit des entrepreneurs français ?
03:39Alors, on a été obligé de le relire deux fois tellement on était surpris des résultats.
03:43La première, le premier constat, c'est que les entrepreneurs ont la foi, ont le moral et ont l'envie
03:48et disent nous, on est confiants dans l'avenir du Made in France et de l'industrie française.
03:52Malgré l'économique, malgré le géopolitique.
03:54Exactement.
03:55Exactement. Ils ont aussi évoqué le fait que ce n'était pas toujours évident de fabriquer en France.
03:59Ça, c'est sûr. Mais ils trouvent des solutions.
04:01Et on connaît des entreprises qui ont trouvé des solutions, par exemple, en produisant en masse, en étant accompagnés financièrement,
04:07en produisant en masse et qui ont réussi à faire baisser leurs coûts.
04:10On pense à Guillaume Gibault du Slip français, par exemple.
04:12Exactement. Ou à Bioceptile, qui a fabriqué la brosse à dents à moins de 20 euros.
04:15Oui, voilà. Et alors voilà, on est dans les conditions du direct. On est toujours à la friche de mai.
04:23Et les enseignements autres de ce baromètre.
04:26Alors, c'est quoi les difficultés quand même, les freins que rencontrent les entrepreneurs?
04:30Alors, il y a deux gros freins. Il y a le frein au financement, c'est à dire l'accompagnement
04:33financier est compliqué. Et d'ailleurs, je le disais, nous n'avons pas de banque aujourd'hui ni d'organisme
04:37financier qui viennent et qui ont décidé de venir échanger.
04:40Et puis, le deuxième, évidemment, c'est les charges, les lois et la lenteur de l'État face à l
04:46'industrialisation.
04:47Et quels sont les messages que portent les entrepreneurs que vous portez aussi à moins d'un an de la
04:51présidentielle?
04:52Laissez nous faire. C'est un petit peu le mot d'ordre que l'on entend dans toutes les délocalisations
04:57que l'on fait et sur nos plateaux.
04:58Foutez nous la paix et laissez nous faire.
05:00Alors, c'est exactement ça. Il était écrit. Laissez nous bosser. C'était clairement ça.
05:06Et effectivement, ils ont plein d'idées, des TVA réduites. Ils proposent des choses. Mais le maître mot, c'est
05:11laissez nous bosser.
05:12Un mot encore, donc, évidemment sur Sacré Français. C'est ce que vous avez fondé il y a quelques années.
05:18C'est une agence. Quelles sont les principales missions de cette agence qui est donc l'organisateur aussi de ces
05:24rencontres du Made in France?
05:25Alors, Sacré Français est une entreprise à mission déjà. Et notre mission, c'est d'aider les entreprises françaises à
05:30réussir avec notre compétence,
05:31qui est la communication, le marketing et l'achat média. Voilà. Nous avons aussi une deuxième compétence qui est la
05:37formation.
05:38Nous sommes certifiés Calliope et nous aidons donc les entreprises à se former et à évoluer grâce à nos formations.
05:44Un mot encore d'un invité d'honneur, d'un témoin qui sera là dans l'après-midi. C'est
05:49Christophe Pratt, le navigateur.
05:51Quelle est l'importance de l'avoir ici et quels sont les messages ou les parallèles que vous voulez porter
05:55avec les entrepreneurs?
05:57Alors, Christophe Pratt, tout de suite m'a dit, tu sais, le nautisme, ce que je fais, c'est made
06:02in France.
06:03Il y a la French Touch dans le nautisme. Donc, je vais venir en parler.
06:05Et puis, le deuxième, c'est de dire comment garder le cap en face aux incertitudes.
06:10Et là, il y a un parallèle énorme avec les entrepreneurs.
06:12Bon, donc, évidemment, c'est un peu loin. Mais est-ce qu'une édition 2027 est déjà dans les tuyaux?
06:16À 99,9%, je pense qu'on n'y échappera pas.
06:19Et puis, en fait, c'est tellement un bonheur de le faire et d'avoir tous ces gens qui sont
06:22là que c'est à peu près évident.
06:23Un tout dernier mot sur la transmission, qui est un qui est un thème important pour cette édition 2026.
06:29On a on en parle avec nos invités dans quelques petits instants.
06:32Pourquoi vous avez voulu mettre la transmission parmi les sujets les plus importants?
06:37Parce que dans la transmission, il y a deux axes. Il y a la transmission familiale.
06:40J'ai rencontré énormément d'entreprises qui ont des difficultés à transmettre à leur famille.
06:45Et donc, certaines l'organisent bien, d'autres pas. Donc ça, c'est un vrai sujet.
06:48Et puis, surtout, la cession d'entreprises et le rachat d'entreprises qui n'est pas naturel en France.
06:52On a plutôt tendance à créer des entreprises. Et moi, je pense qu'il faut absolument réussir à faire comprendre
06:57aux entrepreneurs qui doivent racheter des entreprises plutôt que de les créer,
07:01sachant qu'une sur deux d'ici 2030 devraient être prises et que ça va être certainement une catastrophe.
07:05C'est gigantesque. Voilà, c'est un sujet majeur pour l'économie française.
07:08Absolument. Olivier Robert, merci. On va justement beaucoup parler de transmission avec mes deux prochains invités dans un instant.
07:14Il y aura Clémentine Collin-Richard de la marque Paraboot, mais aussi Hugues Sous-Paris, qui reprend de très nombreuses
07:20marques du patrimoine industriel français.
07:25Et on va donc en effet parler de transmission d'entreprises avec les deux invités qui m'ont rejoint ici
07:30à l'intérieur.
07:31On est à nouveau à l'intérieur de la friche La Belle de Mai. Bonjour Clémentine Collin-Richard.
07:36Bonjour Jérôme.
07:36Vous êtes l'administratrice de la société Richard Pontvert, qui englobe notamment les célèbres marques Paraboot, Paraboot Pro et Galibier.
07:44On en reparle dans un petit instant. Je vous présente également Hugues Sous-Paris. Bonjour.
07:49Bonjour.
07:49Vous êtes à la tête alors plus spécifiquement de l'entreprise, du groupement Maisons et Manufactures, qui regroupe quelques belles
07:56marques du patrimoine industriel. Lesquelles ?
07:59Tout à fait. Pékinier, Maison Brana et Maison Boinet. Donc Pékinier qui fait des montres, Maison Brana qui est une
08:04distillerie au Pays Basque et Maison Boinet qui fabrique des ceintures et de la petite maroquinerie.
08:10On reparlera de toutes ces belles entreprises dans un petit instant. Je vous redonne le micro Clémentine pour parler de
08:15cette entreprise Paraboot.
08:17Elle a été créée en 1908 par vos arrière-grands-parents. Je crois qu'ensuite il y a eu votre
08:21grand-père Julien, votre père Michel.
08:24Et donc vous incarnez vous la quatrième génération avec votre frère et votre soeur aussi au sein de l'entreprise
08:32familiale.
08:33Et alors ces transmissions, donc en 118 ans, elles se sont faites de manière naturelle, simple ou c'est plus
08:39compliqué que cela ?
08:41Alors déjà, il a fallu un créateur. Donc je remercie quand même mes arrière-grands-parents d'avoir pris le
08:46manche.
08:46Alors autant Rémi et Julienne qui portent quand même le deux noms aujourd'hui sur notre entreprise.
08:51Donc c'est une certaine fierté. Après, je pense qu'à l'origine, on ne se posait pas la question.
08:57C'était vraiment de père en fils. Donc mon grand-père Julien. Et puis ça s'est repassé avec mon
09:03père.
09:03Je pense que cette passation a été une transmission un peu différente.
09:06Il faut se remettre dans le contexte des 70, 80. C'est choc pétrolier, c'est dévaluation du dollar et
09:12du yen.
09:13C'est l'arrivée aussi des socialistes au pouvoir avec une redéfinition du code de travail.
09:17Et il fallait, c'est la fin des 30 glorieuses. Donc quand même aussi un certain nombre de banques qui
09:21coupent les vivres.
09:22Et là, ça ne s'inventait pas d'être un chef d'entreprise. Et mon père est le premier à
09:27avoir fait des études.
09:28Donc la transmission était peut-être logique de père en fils.
09:31Mais je pense que les compétences qu'avait développées mon père en allant à l'école, à l'ESSEC en
09:37particulier,
09:38étaient nécessaires pour un chef d'entreprise.
09:40Et écoutez, concernant la quatrième génération, alors la transmission patrimoniale est faite.
09:45On est très impliqués, nous, aujourd'hui, dans le conseil d'administration, la quatrième génération au complet.
09:53Quelle en sera la suite ?
09:54Nous, on a fait déjà un premier pas. C'est qu'on a décidé que l'opérationnel, ce n'est
09:57pas nous qui l'assumerions.
09:59On a embauché pour ça, il y a un peu plus de 7 ans maintenant, un directeur général, Éric Forestier,
10:04à qui on a confié ce quotidien.
10:06Et parce que vous ne vous sentiez pas les épaules pour le faire, vous aviez le patrimoine, vous aviez les
10:11gènes, mais peut-être pas l'opérationnel.
10:13Comment ça s'est passé dans votre esprit, la fratrie qui est donc la quatrième génération ?
10:19Alors, je ne sais pas si on a un parcours aussi simple de la décision.
10:22Moi, j'ai travaillé plus de 17 ans dans le groupe, mon frère aussi, ma soeur jamais.
10:27Ce qui nous a beaucoup réunis, c'est ce patrimoine familial dont vous parlez, mais c'est aussi l'histoire
10:31de la famille.
10:31Et malheureusement, un coup qui nous est arrivé avec papa, qui a eu un grave accident il y a 13
10:36ans, qui a été mis en dehors de la gouvernance, qui, heureusement pour nous, est toujours là.
10:40Et donc, en fait, on a dû prendre le manche.
10:42Voilà, on a dû prendre le manche, on a dû prendre des décisions.
10:45Mais rapidement, on s'est rendu compte que si ça nous animait, cette transmission, cette pérennisation de l'entreprise,
10:51ce n'était pas forcément d'avoir les deux mains dans le cambouis, que le côté aussi macro, prendre de
10:55la hauteur et décider sur les 3, 5, 10 ans, 20 ans prochains, était plus qu'intéressant pour nous.
11:00Est-ce que la vente à un tiers, à un groupe, autre, elle s'est posée ou est-ce que
11:04ça a été une nécessité presque morale de reprendre pour vous, votre frère et votre soeur, cette entreprise ?
11:11Alors, je vous remercie, Jérôme, parce que c'était une question qui est épineuse, souvent dans les entreprises familiales, particulièrement
11:16dans la nôtre.
11:17Mon père a été sollicité à quelques reprises.
11:21Il a toujours écarté et il nous a toujours dit, moi, ce n'est pas ce que je souhaite faire.
11:25Et donc, il est encore avec nous aujourd'hui. Il est président du conseil d'administration et on respecte cette
11:29décision.
11:30Et donc, pour l'instant, en tout cas, on est d'accord pour ne pas vendre, pour continuer.
11:34Après, je n'ai pas créé, j'ai hérité. Ce n'est pas toujours le plus facile.
11:39Et moi, mon bâton de maréchal, c'est de transmettre.
11:42Alors, à ma famille, ça serait super et pour des années encore.
11:45Mais si à un moment donné, on doit être conscient qu'on est dépassé ou que ça ne nous amuse
11:50plus ou qu'on n'a pas les compétences,
11:53je dois m'assurer que la pérennité de l'entreprise passe avant tout.
11:56Donc, ça sera peut-être avec la famille Richard, je le souhaite, mais peut-être dans deux circonstances.
12:00On reparlera des chiffres clés et de la production.
12:02On rappelle que c'est en Isère. Je crois qu'on ne l'a pas dit.
12:04C'est en Isère. On en parle dans un petit instant.
12:06Hugues, je vous redonne le micro.
12:08Donc là, on n'est pas dans la transmission familiale.
12:10On est dans de la reprise. Pourquoi ces reprises ? Dans quel secteur vous avez voulu le faire ?
12:16Et surtout, est-ce que c'était des entreprises qui étaient en difficulté ou pas ?
12:20Quelle était votre mission quand vous les avez reprises en 2021 et 2023 ?
12:25La mission de Maisons et Manufactures, c'est justement d'assurer une transmission d'entreprises
12:32qui n'ont pas de transmission familiale ou qui n'ont pas de transmission tout simplement dans des groupes industriels.
12:40parce que ce sont des entreprises qui sont peut-être un petit peu trop petites,
12:44qui n'ont pas encore fait le chemin vers le fait d'être une entreprise désirable.
12:50Et donc, l'idée, c'est de reprendre des petites entreprises qui ont des belles marques,
12:55qui ont une vraie histoire, qui ont un vrai savoir-faire en France,
12:59donc qui créent, qui fabriquent en France.
13:01Et donc, on s'est restreint chez Maisons et Manufactures à deux thématiques,
13:05qui est ce qui se consomme ou ce qui se porte.
13:07Et donc, on a cherché des entreprises dans ces thèmes-là.
13:11Pourquoi ? Parce que moi, j'ai un passé industriel dans le B2B et dans le gouvernement.
13:16Hologramme !
13:16Voilà, et que j'avais envie d'avoir affaire à des vrais gens,
13:21d'avoir affaire à des gens qui ont des passions pour leur métier.
13:24Et c'est ça qui m'animait en créant le groupe Maisons et Manufactures.
13:27Et c'est pour vous une deuxième carrière presque,
13:30après ces 25 ans passés chez Hologramme devenu sourice.
13:34Voilà, est-ce que c'était une deuxième carrière ?
13:37Et peut-être le besoin de remettre un peu de sens, comme vous le disiez,
13:41avec des gens qui produisent vraiment avec cette aventure Maisons et Manufactures.
13:45Alors, il y avait déjà beaucoup de sens chez Surice.
13:47Évidemment.
13:48Parce qu'en fait, on créait, on fabriquait en France.
13:50On était parmi les seules entreprises en France
13:54à créer des produits de masse qui étaient vendus aux Chinois.
13:58En ces périodes, ça semble super bien.
14:00C'est super bien.
14:01Et c'était donc une vraie entreprise, des vrais gens.
14:04Sauf qu'on s'adressait à des gouvernements.
14:07Nos clients étaient soit des grands groupes, soit des gouvernements.
14:10Et donc, j'avais envie de retrouver un petit peu plus de sens, en fait,
14:14dans l'activité commerciale et dans la relation avec le client.
14:18C'est ça qui m'a animé.
14:19Et donc, c'est pour ça qu'on a choisi des thématiques très simples.
14:21Après avoir été dans la high tech, rester dans les choses qui se portent,
14:25qui se consomment.
14:27C'est très simple.
14:28C'est facile à comprendre comme métier.
14:29Et qu'est-ce que vous apportez à ces maisons ?
14:33C'est quoi ?
14:33C'est du savoir-faire en termes de marketing, de force de vente, d'export ?
14:38C'est quoi les missions que vous vous fixez ?
14:40Et quel est le bilan que vous en faites 3 ou 5 ans après les reprises ?
14:45Ce qu'on amène au niveau du petit groupe de personnes
14:50qui est au niveau maisons et manufactures.
14:52Parce qu'en fait, le gros du travail est fait dans chacune des maisons.
14:55Mais disons, le groupe aide justement sur le plan financier.
14:59Déjà, par un apport de 20 millions d'euros, je crois.
15:03En tout, entre le rachat des maisons et les investissements qui ont été faits,
15:07on est à peu près sur une vingtaine de millions d'euros sur l'ensemble des 3 maisons.
15:13Sur le refinancement derrière, on est aux alentours d'une dizaine de millions.
15:18Et donc, le groupe amène du savoir-faire au niveau financier, au niveau juridique,
15:24au niveau innovation, au niveau stratégie et au niveau marketing.
15:28C'est ça les fonctions qui sont regroupées, qui sont mutualisées sur les 3 maisons.
15:33Alors le bilan, c'est encore jeune, puisque les 3 maisons sont dans le groupe
15:39depuis 3 ans à peu près, 4 ans pour Pékinier.
15:41Et donc, on est à des niveaux de maturité un petit peu différents.
15:45Ça a aussi dépendu du niveau de maturité des maisons dans lesquelles on est rentré.
15:50Chez Pékinier, on est en croissance très significative depuis un an et demi maintenant.
15:56L'année dernière, on a fait 25% de croissance.
15:58Là, cette année, notre budget, c'est 50% de croissance.
16:01On est dans le budget à mi-année, ce qui n'est pas mal.
16:05Surtout dans un marché qui est le marché de la montre de luxe,
16:09qui est quand même un marché en récession aujourd'hui.
16:12Chez Brana, on est là en phase en ce moment de redéfinition des produits.
16:18On a développé 3 nouveaux produits.
16:20On a changé complètement l'image de marque.
16:23Mais on tient à garder l'ADN.
16:25Ce qui est vraiment important chez Maisons à Manufacture,
16:27c'est de garder l'ADN des maisons,
16:29qui n'est pas toujours ce que la maison est devenue.
16:32Parce que parfois, comme vous le disiez,
16:35au début d'une maison, il y a toujours un entrepreneur,
16:38il y a toujours un créateur.
16:39Et donc, toute une période de ces maisons un peu traditionnelles,
16:43ça a été une période de créativité, une période d'innovation,
16:47qui parfois ont été perdues au fur et à mesure.
16:50Parce que c'est devenu des maisons traditionnelles.
16:52Ce qui n'était pas au début.
16:53Et donc, nous, on essaye de redonner, si vous voulez,
16:57le côté innovation, création, prise de risque,
17:01qui avait été perdues au fur et à mesure dans ces maisons.
17:04Les chiffres clés, Clémentine,
17:05vous redonne le micro du côté de Richard Ponvert
17:09et des marques Parabout.
17:10Combien de chiffres d'affaires ?
17:11Combien de salariés ?
17:13Écoutez, on vient de passer un premier cap
17:16des 30 millions d'euros.
17:17Donc, on est vraiment très fiers de toute l'équipe.
17:20Donc, c'est 150 personnes sur le site de production,
17:22dont une centaine en fabrication.
17:24Mais bien sûr aussi, 60 personnes dans nos réseaux de boutiques.
17:27On a une trentaine de boutiques en France,
17:29sans compter à travers le monde.
17:31120 000 paires de chaussures produits de chaque année.
17:33Oui, ça, c'est notre fierté.
17:34Et de l'export ?
17:35Voilà, ça, c'est notre fierté de produire 120 000 paires
17:38de chaussures cousues norvégiens dans notre atelier en Isère.
17:42C'est tout fait en France ?
17:44Alors, 80 % de nos collections sont françaises.
17:46Le reste, soit parce que les savoir-faire n'existent plus, malheureusement.
17:49Donc, c'est l'été, on est à Marseille.
17:50Je vais parler de la chaussure bateau, de le mocassin été.
17:53Voilà, c'est des couss humains.
17:54Aujourd'hui, c'est plutôt en Italie, en Espagne, au Portugal.
17:58Donc, on travaille avec des partenaires de longue date là-bas.
18:01Et sur l'export, écoutez, oui, on a toujours une grosse proportion à l'export,
18:05mais qui s'accélère depuis la Covid,
18:07où tout le monde cherche un produit avec un ADN fort.
18:10Mon arrière-grand-père, c'était une chaussure égale une vie.
18:12Donc, on est connu pour, dirais, 10 ans, 20 ans, 30 ans et plus contre bon soin,
18:16avec une chaussure qui est réparable.
18:18Mais un peu chère, c'est vrai, entre 300 et 600 euros.
18:20Je crois, la paire, c'est ça ?
18:21Oui, on parle d'à peu près de 500 euros au prix moyen.
18:23Alors, c'est un investissement.
18:25D'ailleurs, beaucoup de nos clients nous parlent de ça.
18:27Investissement.
18:27Mais si vous le divisez par 10 ans, pour faire simple,
18:2950 euros par an pour une paire de chaussures,
18:31je pense qu'on a un bon rapport qualité-prix.
18:33Il nous reste un peu plus d'une minute.
18:35Vous participez tous les deux à la table ronde
18:38Transmissions d'entreprises, préserver les savoir-faire,
18:40les emplois et l'avenir des territoires.
18:42Les principaux messages que vous allez porter,
18:44je commence avec vous, Hugues.
18:45Alors, moi, j'ai un message qui me paraît important.
18:49C'est que quand on reprend une entreprise,
18:51on reprend essentiellement des collaborateurs.
18:54Et si les entreprises sont à un certain niveau de stagnation,
18:59c'est que probablement, on n'a pas toujours les collaborateurs
19:03qui sont les bons à la bonne place.
19:07Et donc, je pense qu'il serait très important
19:10qu'il y ait une espèce de moratoire
19:11quand on reprend une entreprise,
19:13au niveau des collaborateurs,
19:16qu'on puisse dire à l'État,
19:17nous, on s'engage à ne pas détruire d'emplois,
19:19on s'engage même à créer des emplois.
19:21Mais laissez-nous tranquille.
19:22Laissez-nous jouer sur qui on garde,
19:25qui on ne garde pas,
19:26qui on embauche pendant trois ans,
19:28sans payer systématiquement des pénalités considérables
19:34quand on veut se séparer d'un collaborateur
19:35qui ne fonctionne pas bien.
19:36Laissez-nous travailler.
19:37On vient d'en parler avec Olivier Robert.
19:39Je crois que c'est un leitmotiv des entrepreneurs.
19:40En quelques secondes, Clémentine, Colin, Richard,
19:43sur les messages que vous portez à cette table ronde
19:45sur les transmissions d'entreprises.
19:46Nous, sur la transmission,
19:48et je vais rejoindre un peu ce que dit Hugues,
19:50c'est qu'en fait, nous, c'est une famille.
19:51On parle de la famille par about
19:53et ce n'est pas tant les actionnaires,
19:54c'est les collaborateurs, c'est les clients,
19:56c'est les fournisseurs.
19:57Et en fait, on est responsable d'un écosystème.
19:59Et donc, la transmission va aussi par la pérennisation,
20:02un de l'entreprise, mais deux de cet écosystème.
20:04Et ça, pour moi, c'est une vraie dépendance.
20:06Et la variable d'ajustement, par contre, chez nous,
20:08elle ne peut pas se faire à travers la masse salariale.
20:10Oui, je comprends.
20:11Merci beaucoup pour vos témoignages.
20:13Merci beaucoup, Clémentine.
20:14Merci beaucoup, Hugues.
20:15On va poursuivre cette émission avec une autre thématique
20:18qui est à l'honneur lors de ces rencontres
20:19du Made in France ici à Marseille.
20:21C'est celle de la France des services.
20:23Je retrouve Dominique Russo de la Massif
20:25pour nous en parler.
20:29On termine en effet cette émission avec Dominique Russo.
20:32Bonjour.
20:32Bonjour, Jérôme.
20:33Vous êtes directeur expérience sociétaire et client à la Massif.
20:37Alors, on va parler, puisque c'est vous qui avez
20:39organisé cette table ronde sur la France des services.
20:42On va en parler.
20:43Mais d'abord, les grandes données généralistes de la Massif.
20:46Combien de chiffres d'affaires ?
20:48Combien de sociétaires ?
20:49D'accord.
20:50Alors, la Massif est une mutuelle d'assurance
20:51qui fait partie du secteur de l'économie sociale et solidaire
20:54qui a été créée en 1960
20:56et qui aujourd'hui comprend 6,4 millions de sociétaires
20:59pour 12 000 collaborateurs
21:01et un chiffre d'affaires qui tangente les 8 milliards d'euros.
21:04Alors, dans la table ronde où vous étiez,
21:06une des phrases que vous souhaitiez dire,
21:07c'était les services doivent être ancrés sur notre sol
21:10et sont un outil indispensable de la performance
21:13et de la souveraineté économique.
21:15Est-ce que c'est dans l'air du temps
21:16quand on parle de DIA et de Chatbot ?
21:19Oui, absolument.
21:19Alors, on vient justement d'aborder le sujet
21:21lors de la table ronde précédente
21:22où j'ai eu la chance d'intervenir avec Gilles Attaf,
21:28président d'Origine France Garantie
21:29et puis Rydadian, président de la FRC.
21:31C'est un sujet aujourd'hui qui est clé.
21:33Alors, lorsqu'on parle d'ancrage territorial,
21:35lorsqu'on parle de relations clients,
21:36avant tout, c'est la relation humaine
21:38qui est au centre de nos enjeux
21:39puisque aujourd'hui, la Massif s'est construite
21:41à partir de ces territoires.
21:43Deux tiers de nos équipes sont en relations clients
21:44et lorsqu'on interroge nos sociétaires,
21:46le premier message qu'ils nous renvoient,
21:48c'est oui pour la technologie,
21:50oui pour les évolutions notamment liées
21:52à l'intelligence artificielle,
21:54mais avant tout, nous souhaitons une relation humaine
21:56de proximité parce que la sincérité,
21:58la confiance et l'authenticité se font
22:00à travers la relation humaine
22:02et pas à travers de la technologie.
22:04C'est d'ailleurs pour cela, Jérôme,
22:05que la Massif vient de publier un manifeste
22:08autour de l'IA pour avoir une IA éthique
22:10qui soit bien au service de la relation
22:12de nos sociétaires par rapport à ces enjeux-là.
22:14Quand vous dites que c'est à la demande de vos clients,
22:17c'était vraiment le moteur numéro un
22:19parce qu'ils en avaient marre parfois
22:20d'avoir des centres d'appel,
22:21je ne sais pas si c'était les vôtres ou pas,
22:23mais dans d'autres pays,
22:26ils voulaient vraiment être de la proximité,
22:28de la compréhension.
22:30C'est ça qui a été votre moteur
22:31dans votre choix stratégique ?
22:33Oui, absolument.
22:34Il faut savoir que Massif a eu la chance
22:36de faire partie des dix premières entreprises,
22:38d'avoir la certification marque de garantie
22:40Relations Clients en France
22:41parce que 100% des emplois sont localisés en France
22:44et aujourd'hui, c'est un vrai défi
22:46parce qu'il est très facile
22:47de délocaliser un service à l'étranger,
22:49y compris dans le mode de l'assurance
22:51où on peut avoir une gestion sinistre
22:53qui soit gérée à l'extérieur du territoire.
22:55Aujourd'hui, nos sociétaires nous renvoient
22:56à nouveau ce message.
22:57C'est cet ancrage territorial
22:59qui permet de contribuer au développement
23:01des territoires,
23:01qui est aussi facteur de cohésion sociale
23:03et ça, c'est important
23:04et ça correspond complètement aux valeurs de la Massif.
23:07Donc notre enjeu aujourd'hui,
23:08c'est de pouvoir utiliser l'intelligence artificielle
23:11pour redonner du temps disponible dans nos équipes
23:13dans le cadre de cette relation humaine.
23:14Parce que vous utilisez,
23:16ce n'est pas l'ennemi,
23:17l'intelligence artificielle,
23:19c'est un outil au service
23:20et de vos collaborateurs et de vos sociétaires.
23:24Absolument, Jérôme,
23:24et je pense que c'est un faux combat
23:26que de vouloir opposer la technologie
23:28par rapport à l'humain.
23:29C'est plutôt la technologie au service de l'humain
23:31et si cette technologie,
23:32notamment l'intelligence artificielle,
23:34nous permet d'automatiser certains de nos processus,
23:37de pouvoir répondre sur des sollicitations
23:39sans grande valeur ajoutée.
23:41Lesquelles, par exemple ?
23:42Sur quel processus, par exemple ?
23:44Vous pouvez avoir des demandes de renseignement
23:46très génériques,
23:47avoir l'adresse d'une agence de la Massif.
23:49Ça, on peut très bien l'automatiser
23:50et puis le faire avec des outils
23:51tels que l'intelligence artificielle,
23:53ce qui permet de redonner du temps disponible
23:55à nos collaborateurs
23:56qui passeront beaucoup plus de temps
23:58en relation client
23:58avec cette relation humaine de proximité.
24:00Est-ce qu'à la Massif,
24:01vous faites figure d'exception
24:03quand vous tenez un tel discours
24:04ou est-ce que c'est un discours
24:06qui est en train d'infuser,
24:07évidemment, dans le monde
24:08que vous connaissez le mieux,
24:09celui de l'assurance ?
24:10Oui, alors non,
24:11c'est un discours
24:12qui est en train de s'infuser
24:13et on voit finalement
24:14que les perceptions évoluent
24:15parce que lorsqu'on parle
24:16de l'intelligence artificielle,
24:18aujourd'hui,
24:18on n'est pas encore arrivé au grand soir.
24:20Est-ce qu'il existera un jour ?
24:21On est encore plutôt orienté
24:22sur des sujets d'expérimentation.
24:24Donc aujourd'hui, on teste,
24:25on teste beaucoup
24:26et on voit très bien
24:27que les discours évoluent
24:28et qu'aujourd'hui,
24:29c'est plutôt ce discours hybride
24:31de l'intelligence artificielle,
24:33oui, pas à n'importe quel prix,
24:34pas à n'importe quelles conditions
24:35et surtout pour servir
24:36la dimension humaine
24:37de la relation client
24:38et rendre aucun cas
24:39dans une logique d'opposition.
24:41On est dans une émission
24:42qui s'appelle
24:42La France à tout pour réussir.
24:43Vous nous avez parlé
24:44des territoires.
24:45Est-ce que la Massif
24:46est présente dans tous les territoires ?
24:49Est-ce qu'il y a des embauches
24:50qui vont être faites
24:51et notamment dans tous les métiers
24:53de la relation client ?
24:54Oui, absolument.
24:55La Massif rayonne
24:55avec 450 agences
24:57réparties sur l'ensemble
24:58du territoire
24:59et de nombreux centres
25:00de relations clients.
25:01D'ailleurs, nous avons ici
25:02à quelques minutes
25:03à La Joliette,
25:04un centre de relations clients
25:05de La Massif
25:06qui regroupe
25:06une centaine de collaborateurs
25:08et c'est pour cela
25:09que sur le terrain
25:10de la relation client,
25:11nous avons créé
25:12il y a quelques années
25:13un CFA,
25:14un centre de formation
25:15des apprentis
25:16internalisé
25:16qui nous permet
25:17d'accueillir à peu près
25:18300 alternants
25:19tous les ans
25:19et qui favorise aussi
25:21des politiques de reconversion.
25:22Et globalement,
25:23La Massif,
25:24tous les ans,
25:25recrute à peu près
25:261500 collaborateurs.
25:27Donc, on voit bien
25:28que même avec l'arrivée
25:29des technologies,
25:30nous avons besoin
25:31d'avoir des équipes
25:32qui soient en relation directe
25:34avec nos sociétaires.
25:34Donc, la France des services
25:36a de l'avenir.
25:37La France des services
25:37a encore tout
25:38pour réussir ?
25:39Absolument.
25:40C'est encore un secteur
25:41d'avenir
25:42et même si nous avons
25:43de nombreux défis
25:43à relever,
25:44notamment un défi générationnel
25:46puisqu'aujourd'hui,
25:47on voit l'arrivée
25:47de nouvelles générations.
25:49Vous savez, Jérôme,
25:50aujourd'hui,
25:50dans les entreprises,
25:51y compris à La Massif,
25:52cohabitent à peu près
25:53quatre générations.
25:53On en est là,
25:54donc ça pose
25:55d'autres défis,
25:56notamment managériaux.
25:57Mais il faut aussi
25:57prendre en compte,
25:58écouter ce que nous disent
26:00les jeunes générations
26:00par rapport à ces enjeux
26:01d'équilibre,
26:02vie privée,
26:03vie pro,
26:03donc un enjeu
26:04d'attractivité.
26:05Et c'est pour cela
26:06que La Massif
26:06est à l'écoute régulière
26:07de ses collaborateurs
26:08comme elle le fait
26:09pour ses sociétaires.
26:10Donc oui,
26:11c'est un secteur d'avenir
26:12et c'est un secteur
26:13qui permet aussi
26:13de voir de très beaux talents
26:14s'épanouir.
26:15J'aime qu'on termine
26:16sur ces messages d'optimisme.
26:17Merci, Dominique Rousseau,
26:19d'avoir été l'invité
26:20ici à Marseille
26:20de La France a tout pour réussir.
26:22Spéciale rencontre
26:23du Made in France.
26:24Merci.
26:27Allez, on retrouve
26:28le beau soleil marseillais
26:29et l'extérieur
26:29pour terminer
26:30cette émission spéciale
26:31consacrée ici
26:32aux 3e rencontres
26:33du Made in France
26:34à Marseille
26:34avec en plus
26:35le drapeau tricolore
26:36juste dernier mois.
26:37La France a tout pour réussir
26:39est diffusée en télé,
26:40en radio,
26:40le site et l'appli
26:41de BFM Business.
26:42La semaine prochaine,
26:43nouvelle émission spéciale.
26:45Nous retournons à Paris
26:45mais nous serons à Vivatech,
26:47le grand show annuel
26:48de la tech
26:48qui se tient
26:49depuis 10 ans maintenant.
26:51Très bonne journée,
26:52très bon week-end
26:52et donc à bientôt
26:53sur BFM Business.
26:56La France a tout pour réussir
26:58sur BFM Business.
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