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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Face à l'info, 19h, bonsoir à tous, ravis de vous retrouver au sommaire ce soir.
00:05C'est la fête au château de Versailles, dans un instant où Emmanuel Macron va accueillir Donald Trump
00:10pour les 250 ans de l'indépendance des Etats-Unis.
00:14Mais l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran est au cœur de l'actualité.
00:19On en parlera ce soir et nous nous arrêterons sur une déclaration de Donald Trump
00:23suggérant que la Syrie pourrait mieux contenir le Hezbollah qu'Israël,
00:27remplacer l'influence du Hezbollah, soutenu par l'Iran, par celle du nouveau pouvoir syrien,
00:33reviendrait à substituer un occupant par un autre, soulignent certains.
00:38Pourquoi ne pas renforcer l'Etat libanais, renforcer son armée,
00:41afin de préserver sa souveraineté sans dépendre ni de Téhéran ni de Damas ?
00:46Le décryptage de Michel Fayad ce soir.
00:50Après avoir défendu le droit de siffler la Marseillaise, le maire LFI de Saint-Denis,
00:55Bali Bagayoko est accusé de légitimer un conflit de loyauté entre la France
01:01et les pays d'origine de certains citoyens.
01:04Est-ce le symbole d'un affrontement culturel et identitaire ?
01:07Ou une partie de la gauche radicale chercherait à imposer ses thèmes ?
01:11Et son rapport de force dans le débat public ?
01:13L'édito de Mathieu Boccote.
01:16La France insoumise privatise-t-elle la place de la République pour la fête de la musique ?
01:22Le parti d'extrême-gauche annonce des concerts anti-racistes et réserve ce symbole républiqué en plein cœur de Paris
01:30à ses artistes et à son militantisme.
01:33Un espace public ouvert à tous, transformé en meeting culturel partisan.
01:38La fête de la musique appartient-elle encore aux Français ou seulement à un camp politique ?
01:43Le regard de Marc Menon.
01:46Un rapport choc sur le plus grand scandale de l'histoire du Royaume-Uni,
01:51Les Grooming Gangs, a été publié par un député britannique hier.
01:56Il détaille ce rapport, ces réseaux d'exploitation sexuelle
01:59qui ont visé 250 000 victimes britanniques,
02:02principalement des jeunes filles blanches et vulnérables,
02:05dès l'âge de 11 ans, enlèvements, viols collectifs et répétés, torture.
02:09Police et justice ont ignoré les faits pendant des décennies.
02:12Le document accuse les institutions et les gouvernements d'avoir longtemps fermé les yeux.
02:17L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:20Selon une étude de Reuters Institute,
02:24les réseaux sociaux sont devenus la première source à l'information dans le monde.
02:27Cette bascule reflète la crise de confiance des médias traditionnels,
02:32mais aussi l'émergence de nouveaux contre-pouvoirs.
02:34Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
02:36L'édito de Mathieu Bocoté.
02:38Et puis cette information passée à inaperçue,
02:41mais face à l'info va s'y arrêter un peu ce soir,
02:43la France et l'Allemagne ont officiellement stoppé leur collaboration avec le SCAF,
02:47l'avion de combat du futur.
02:49Après des années de tensions entre Dassault et Airbus,
02:52Berlin et Paris ont renoncé à développer ensemble ce chasseur de sixième génération
02:57qui devait remplacer le Rafale et l'Eurofighter vers 2040.
03:01Projet à 100 milliards d'euros,
03:03symbole de l'Europe de la défense,
03:04qui s'effondre sur des désaccords industriels et nationaux,
03:08un coup dur pour l'autonomie stratégique européenne,
03:11mais sans doute une victoire pour la souveraineté française.
03:14On en parle avec le lieutenant-colonel Vincent Arbarétier,
03:18invité de passer à l'info ce soir.
03:20C'est parti pour une heure avec nos mousquetaires et sans tabou.
03:23– Bien, bonsoir, Michel Fayad, ravi de vous avoir ce soir.
03:41Charlotte n'est pas là avec nous ce soir et demain,
03:42mais nous rejoint à lundi.
03:44Michel Fayad, dans un instant, Emmanuel Macron doit s'exprimer,
03:48on a entendu Donald Trump sur les antennes de CNews.
03:50CNews, une question ce soir.
03:53Tout le monde parle de l'accord entre la guerre et l'Iran.
03:55Tout le monde parle même d'un satisfaisie général,
03:58d'un plébiscite général,
04:00un accord qui serait même signé en avance,
04:02au lieu d'être signé vendredi de façon numérique ce soir,
04:05tellement tout le monde semble applaudir,
04:07d'Emmanuel Macron à Donald Trump.
04:09Une question, pourquoi le cours du pétrole baisse ?
04:12Pourquoi le détroit d'Ormuz, les bateaux sont encore bloqués ?
04:16Est-ce réellement un accord dont il faut se satisfaire ?
04:19Le problème, c'est qu'aujourd'hui, personne n'a le texte de l'accord.
04:22Et c'est bien là où, en fait, le malentendu, si vous voulez.
04:26Parce que jusqu'à maintenant, les Américains sortent quelques briefs de cet accord,
04:31les Iraniens en sortent également.
04:33On ne sait pas exactement ce qu'il en est.
04:35Pour Emmanuel Macron, évidemment, il faut soutenir cet accord,
04:39parce que lui a toujours voulu rester à l'époque dans l'accord sur le nucléaire de 2015,
04:44a regretté le départ de Trump de cet accord en 2018,
04:47et veut à tout prix que la guerre s'arrête,
04:49puisque Emmanuel Macron s'inscrit un peu dans le lobby pro-arabe,
04:52qui est, c'est-à-dire, en faveur d'une paix,
04:55parce que la guerre est en train de casser tous les investissements en Arabie saoudite,
05:00ce fameux projet de Mohamed Ben Salman de Vision 2030.
05:03Et c'est aussi en train d'empêcher les Qataris d'exporter leur gaz naturel liquéfié.
05:08Et par rapport au détroit d'Hormuz, le grand problème, ça reste qu'aujourd'hui,
05:12il y a très peu de sociétés maritimes qui ont envie d'y s'y aventurer.
05:16Les compagnies d'assurance facturent très cher,
05:19et donc ce sont surtout les compagnies chinoises qui sont en train aujourd'hui de faire le trajet,
05:24et même les sociétés d'assurance chinoises.
05:27En fait, commercialement, c'est un gain pour la Chine aujourd'hui.
05:33Malheureusement, ce n'est pas pour notre, par exemple, CMA, CGM en France,
05:37ou MSC, ou les autres européens et internationaux, mais c'est vraiment les Chinois.
05:42On voit, par exemple, COSOL, une grande société chinoise de transport
05:47qui fait sortir le pétrole et le gaz de cette région.
05:50Donc c'est encore eux les grands gagnants d'un point de vue commercial.
05:53Emmanuel Macron, comme je l'ai dit, il est dans sa ligne, il voulait la paix,
05:56il pense que la paix est là, mais cet accord, pour le moment, d'après ce qu'on sait,
06:00n'est pas en train de fixer vraiment le cadre, le calendrier précis
06:03par rapport au démantèlement du programme nucléaire.
06:06Aucune vérification claire et précise de ce démantèlement
06:09par l'Agence internationale de l'énergie atomique.
06:13Merci pour ces précisions et dans un instant, on va revenir sur une petite phrase
06:17de Donald Trump qui a beaucoup fait parler sur le Hezbollah qui pourrait être maté,
06:22on peut dire ça, par la Syrie.
06:24Ça a fait beaucoup parler, on en parle avec vous dans un instant.
06:27D'abord, un coup de projecteur sur l'actualité franco-française,
06:32avec cet entretien de Bali Bagayoko, dans l'opinion,
06:35désormais le célèbre maire de Saint-Denis, de LFI,
06:39qui s'est permis une déclaration qui en a étonné plus d'un.
06:42« Siffler la Marseillaise, dit-il, quand la France se déshonore par ses actes à l'international,
06:48c'est un droit à la réplique populaire. »
06:52« Les enfants de celles et ceux qui sont ici, dans les grands stades,
06:56ils sont citoyens d'ici, mais aussi de là-bas. »
07:00Mathieu Bocoté, analyse.
07:02Alors c'est une déclaration qui va bien au-delà du droit réclamé de siffler la Marseillaise.
07:08Donc il faut prendre au sérieux ce que nous dit Bali Bagayoko,
07:11il faut décrypter son propos, parce que ce qu'il nous dit à travers ça,
07:15c'est qu'il nous livre une conception de la France, de sa fameuse Nouvelle-France.
07:19Alors, je précise, dans n'importe quel pays, un pays normal, ça ferait scandale.
07:24Réclamer le droit à la riposte populaire pour siffler l'hymne national,
07:27partout, ça ferait scandale dans un pays normal, mais nous ne sommes plus dans un pays normal.
07:31Nous sommes dans un pays où la signification du mot « France » ne va plus de soi.
07:35Nous sommes dans un pays où ce qui a été historiquement le peuple français ne va plus de soi.
07:40Nous sommes dans un pays où il y a un conflit pour la définition de ce que veut dire la
07:44France.
07:46Alors, qu'est-ce qu'il nous dit ? Je reprends la citation mot pour mot.
07:49Siffler la Marseillaise, quand la France se déshonore par ses actes à l'international,
07:53c'est un droit à la réplique populaire, parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans
07:57les grands stades,
07:58ils sont citoyens d'ici, mais aussi de là-bas.
08:02Alors, que nous dit-il ? Il nous dit que ces enfants, dans les stades, ont un conflit de loyauté.
08:06Il dit qu'ils sont citoyens d'ici, mais ils sont aussi citoyens de là-bas.
08:11Et s'ils ne le sont pas eux-mêmes, ils viennent deux, trois, quatre générations par avant,
08:14ils étaient de là-bas. Et lorsqu'il y a un choc, c'est ce que nous dit Bali Bagayoko,
08:19entre les intérêts de la France aujourd'hui et les intérêts des autres pays dont ils viennent,
08:24les jeunes dont ils parlent prennent partie, finalement, pour leur pays d'origine,
08:30plutôt que pour leur pays de nationalité juridique qu'est la France.
08:34Et ce que nous dit Bali Bagayoko, c'est qu'ils ont raison de le faire.
08:37C'est une riposte populaire. Donc, une riposte populaire, au nom de mes origines,
08:42je siffle le pays qui est le mien.
08:44Ce que ça veut dire, c'est que les jeunes dont ils sont questionnés appartiennent mentalement,
08:49selon sa propre analyse, à leur pays d'origine plutôt qu'à la France.
08:53Donc, eux, lui-même légitiment cela et lui-même dit, vous avez raison de choisir votre pays d'origine
08:58plutôt que le pays dans lequel vous avez vécu.
09:01Donc, c'est un conflit de loyauté, mais qui est résolu de quelle manière pour le pays d'origine
09:05plutôt que pour la France.
09:06Ça veut dire plusieurs choses.
09:08Le premier élément, c'est qu'il va falloir enregistrer l'échec de l'assimilation.
09:11L'assimilation ne fonctionne plus. C'est fini.
09:14Donc, je ne dis pas que ça ne fonctionne pas sur des cas individuels,
09:16mais à grande échelle, la France peine à fabriquer aujourd'hui des Français.
09:21Deuxième élément, on voit les limites de la double nationalité et de la double allégeance.
09:25On a cru peut-être autrefois qu'il était possible de conjuguer les nationalités
09:29dans le monde conflictuel qui est le nôtre aujourd'hui.
09:33Si vous avez deux nationalités, il y a de bonnes chances que vous préfériez l'autre
09:36plutôt que celle du pays qui vous a accueilli.
09:38Et à partir de ce moment-là, le pays d'accueil est en droit de se dire
09:41« Ces gens qui sifflent notre hymne national, au nom de leur pays d'origine, sont-ils loyaux? »
09:46Est-ce qu'ils sont loyaux? C'est une vraie question qui se pose aujourd'hui.
09:50Troisième élément, ça marque la véritable allégeance.
09:53Si vous décidez de siffler la Marseillaise au nom, encore une fois, du conflit qu'il y aurait
09:57par rapport à votre pays d'origine, c'est que vous dites « La Marseillaise, non merci,
10:00ce n'est pas mon hymne national, c'est l'hymne du pays que je combats,
10:02même si j'en ai des papiers, si je profite des services sociaux,
10:05et de l'hôpital, et de l'école, et des routes, parce que mon cœur est ailleurs. »
10:10Et ce que ça nous dit, par ailleurs, c'est qu'il y a un parti en France aujourd'hui,
10:12LFI,
10:13qui est le véhicule politique de ce retournement d'allégeance.
10:16LFI est un parti qui dit « Vous avez raison de prendre parti pour votre pays d'origine
10:22plutôt que pour votre pays d'accueil. »
10:24Et dans les circonstances, c'est important de le dire,
10:27siffler l'hymne national, ce n'est pas simplement un coup de sang du moment.
10:31C'est un rapport de force.
10:33Ça consiste à dire « Regardez, on est chez vous, on a les papiers,
10:35donc oui, on a les papiers français,
10:38mais nous sifflons ce système national et vous n'avez pas le droit de nous le reprocher
10:41parce que nous sommes d'autant français que vous,
10:43nous avons les mêmes papiers que vous. »
10:45C'est un rapport de force qui consiste à dire « On fait ce qu'on veut
10:47et vous n'avez pas le droit de nous critiquer,
10:49vous n'avez pas le droit de questionner ce fractionnement des allégeances
10:52parce que si vous le faites, on vous accusera de racisme. »
10:55Et j'ajoute une chose, la logique de Bagayoko,
10:57c'est la même logique de ceux qui disent « Lorsqu'il y a des émeutes et des casseurs,
11:00pourquoi ils sont casseurs ? »
11:01Parce que la France n'a pas tenu ses promesses à leur endroit.
11:03« Dès lors, ils cassent, dès lors, ils pillent, dès lors, ils brisent. »
11:06Si la France avait tenu ses promesses,
11:08ils ne casseraient pas, ils ne pilleraient pas, ils ne briseraient pas.
11:11Quant à moi, quand je vois des raids ou des razias quand il y a des casseurs,
11:15j'ai plutôt l'impression qu'on est devant une séquence de pillage
11:17qui relève du pillage.
11:19À l'échelle de l'histoire, on a déjà vu ça,
11:21quand un groupe s'impose chez un autre.
11:22Mais quoi qu'il en soit, M. Bagayoko considère
11:24qu'il est normal de siffler la Marseillaise en ce pays
11:26et il nous expliquera ensuite que ceux qui le font
11:28sont encore plus français que les Français d'hier.
11:31Vous parlez, Mathieu Bocoté, de la stratégie LFI.
11:34En quoi réussit-elle à s'imposer aux autres partis politiques ?
11:37Ce que je disais au tout début, c'est une stratégie et elle fonctionne.
11:40Pourquoi elle fonctionne ?
11:41Parce que le génie de LFI, ça consiste à ne jamais reculer.
11:44Vous avez remarqué, vous n'avez pas l'équivalent chez LFI
11:48de Xavier Bertrand, par exemple.
11:50Il n'y a pas l'équivalent, je le nomme,
11:51puisqu'on en a parlé cette semaine, ce n'est pas de l'acharnement.
11:53Vous n'avez pas l'équivalent de celui qui parle comme le camp d'en face,
11:57mais qui prétend néanmoins appartenir à la grande famille LFI.
12:00Donc, l'LFI ne recule jamais et la méthode est la suivante.
12:03Il lance une idée, une idée grossière, une idée violente,
12:06une idée qui choque tout le monde.
12:08Et ensuite, tout le monde se jette sur le terrain
12:10pour débattre de cette idée.
12:11Ça nous choque, ça nous révolte.
12:12Mais c'est un piège qui nous est tendu chaque fois
12:14parce que dès lors, il nous amène, nous collectivement,
12:17sur leur terrain.
12:18Il lance une phrase pour dire que ça n'a aucun sens,
12:20mais parce qu'on ne se contente pas de dire
12:21« Dégagez, on ne veut pas parler de ce sujet.
12:23Il n'est pas normal de siffler la merseillaise.
12:25Dégagez, je n'ai pas envie de débattre de ce truc lunaire. »
12:28Eh bien, on va sur leur terrain.
12:30Et qu'est-ce qui arrive à terme ?
12:32Eh bien, on normalise leurs idées.
12:33Je vous donne quelques exemples.
12:36Par exemple, quand M. Mélenchon
12:38multiplie les déclarations ambiguës sur les Juifs ou sur Israël.
12:42Sur le coup, tout le monde dit « C'est scandaleux, c'est inacceptable. »
12:46Mais à terme, on s'habitue.
12:47Et à terme, on s'habitue à un point tel
12:49qu'une bonne partie des partis de gauche disent « C'est terrible,
12:50ce que dit M. Mélenchon,
12:51mais en cas d'un deuxième tour, on va quand même voter pour lui. »
12:54Ils ont normalisé une position hier inadmissible
12:57en faisant en sorte qu'ils l'imposent à tout le monde,
12:59ils forcent un clivage,
13:00puis à la fin, ils rassemblent leurs camps.
13:02Lorsque nos amis de LFI parlent de la Nouvelle-France,
13:05rappelez-vous, la première réaction, c'est « C'est scandaleux,
13:07il n'y a qu'une France. »
13:08Là, on ajoute « Républicaine, normalement. »
13:10À la fin, le concept de Nouvelle-France est en train de se normaliser.
13:13Il se normalise parce que LFI ne recule jamais.
13:16Quand Mélenchon dit « Tout blanc, tout moche »,
13:18quand il dit ça « Tout blanc, tout moche »,
13:19les gens sont scandalisés, mais à la fin, qu'est-ce qu'on fait ?
13:21On préfère laisser ça de côté,
13:22parce que si on avouait qu'il y a des catégories raciales
13:24revendiquées chez Jean-Luc Mélenchon,
13:26et plus largement chez LFI,
13:27on serait dans une situation assez trouble
13:29où on admettrait la racialisation progressive
13:31des rapports sociaux dans le pays.
13:32Et qu'est-ce qu'on voit avec ça ?
13:33LFI impose l'idée du racisme anti-blanc par la marge.
13:37Quand on nous a eu la séquence Quentin Deranc,
13:39on s'en souvient, Quentin Deranc, finalement,
13:41c'est comme s'il était coupable
13:42de s'être fait massacrer par les antifas.
13:45Mais les premiers jours, les gens disaient
13:46« Ah, LFI ne s'en remettra jamais de ça. »
13:49Rappelez-vous, je disais ici,
13:50ils vont s'en remettre très bien.
13:51Au bout d'un mois, Quentin Deranc était finalement
13:54responsable de s'être fait battre à mort,
13:56comme s'il avait donné des coups de tête
13:57et des coups de ventre aux pieds
13:59de ceux qui le lynchaient.
14:00C'est lui qui ne s'en est pas remis.
14:01Oui, mais Quentin Deranc, c'est lui qui était coupable.
14:04On l'a dit, le petit nazi qui s'est fait battre.
14:05Globalement, c'est le récit dominant.
14:07Et les antifas qui frappent, qui cognent,
14:09qui tabassent et qui, quelquefois, tuent,
14:11étaient les victimes dans ce récit.
14:13Quand M. Bagayoko dit à propos de Saint-Denis
14:16« La ville des rois morts et du peuple vivant »,
14:19sur le coup, ça choque tout le monde, évidemment.
14:21Mais à la fin, ça choque plus le monde
14:22parce qu'il nous dit que c'est une prise de pouvoir.
14:24Ici, c'est chez nous.
14:26On est chez nous.
14:27Ils ont le droit de le dire, eux.
14:28Le RN n'a pas le droit de le dire.
14:31On peut aller plus loin.
14:32Et quand M. Mélenchon parle du grand emplacement,
14:34le grand emplacement, c'était scandaleux.
14:35Il s'en parle de la formule
14:36et il normalise l'idée qu'il y aura demain
14:38une France qui aura complètement changé de visage.
14:40Et ça fonctionne.
14:41Alors, pourquoi j'insiste sur tous ces exemples-là ?
14:43C'est la vieille stratégie de Lénine.
14:45Lénine disait...
14:46C'est important, l'histoire de la Révolution.
14:48Lénine disait...
14:49Venez sur nous imposer une idée radicale.
14:51Tout le monde viendra sur votre terrain.
14:53Ah, ils vont être contre.
14:54Et à la fin, ils vont tous être contre.
14:55Ils vont s'être habitués à cette idée.
14:56Et cette idée progressera peu à peu
14:58parce que dès lors qu'on accepte de débattre
14:59de ces idées radicales qui peuvent sembler folles,
15:01à travers cela, on les normalise peu à peu.
15:04Et cela fonctionne.
15:05Inversement, à droite, on se contente de défendre
15:06les idées de gauche mortes d'avant-hier.
15:08Et on se croit courageux lorsqu'on le fait.
15:10Bali Bagayoko est-il de facto le nouveau chef de LFI ?
15:14Non, mais je pense que c'est le roi de la Nouvelle-France.
15:16De ce point de vue, il est bien à Saint-Denis.
15:19Jean-Luc Mélenchon va faire un dernier tour de piste.
15:21C'est évident.
15:21On va accorder au vieux chef le droit d'un dernier tour de piste
15:24sur le mode révolutionnaire.
15:25Il va peut-être aller au deuxième tour.
15:27Il va peut-être pouvoir susciter une forme de chaos social.
15:29Mais à terme, son histoire est terminée.
15:31Mais je vous inviterai à regarder une petite vidéo,
15:33je crois qu'on l'a, qui s'est passée à Saint-Denis
15:35au moment du grand meeting, du grand rassemblement de Saint-Denis.
15:38C'était au début du mois, si je ne me trompe pas.
15:40On a la vidéo ?
15:41On regarde.
15:42Alors, regardez cette vidéo, elle dit tout.
15:44On a d'un côté Bali Bagayoko, qui est le maître du jeu.
15:47Il a une forme de noblesse.
15:49Il domine le jeu.
15:50Il a une aisance.
15:51Il est le maître des événements.
15:52Il est en cravate.
15:53Il a l'air d'un président.
15:54À côté, on a Rima Hassan, une présence souveraine, impératrice.
15:58Elle nous avait dit, ne l'oublions pas, le temps du porte-parole est terminé.
16:01Maintenant, c'est à nous de diriger.
16:04Vous avez aussi David Guiraud, qui est responsable,
16:06qui a adopté dans ses comportements la culture tourcoing.
16:09Manifestement, la culture, on le regarde,
16:11il se comporte comme les gens qu'il pourrait critiquer dans sa ville.
16:14Et il y a un boomer perdu en arrière, qui cherche à danser,
16:17qui cherche à faire partie de la fête,
16:18mais qui est le type qui, à trois heures dans le bar,
16:20a été oublié par tous.
16:21C'est Éric Coquerel.
16:23Il fait un peu pitié là-dedans.
16:25Et il représente le sommeuse, il fait pitié quand même.
16:28En tout cas, certains ont noté que c'était au moment de la marche blanche.
16:31Oui, mais moi, ce que je vois, ce qui frappant là-dedans,
16:34c'est que c'est un rapport de force qui s'impose clairement.
16:37La Nouvelle-France domine sur cette scène.
16:39L'ancienne France, appelons ça comme ça,
16:41cherche à être dans le paysage sans trop savoir quoi.
16:43Là, il n'y a que la Nouvelle-France.
16:45Je crois que selon les catégories de l'ÉFI,
16:47M. Coquerel et M. Guiraud appartiennent à l'ancienne France vaincue.
16:50Mais l'ancienne France vaincue,
16:52qui prête allégeance à la France nouvelle.
16:53On l'a déjà vu dans notre histoire autrefois, il y a quelques décennies.
16:56Et de ce point de vue,
16:58j'entends par là, un dernier mot,
17:01j'entends par là qu'on est là devant des gens
17:02qui finalement acceptent le basculement historique.
17:05Et j'y termine avec ça là.
17:06Siffler l'hymne national dans les circonstances,
17:08ce n'est pas simplement un manque de respect,
17:10c'est un rapport de force, une manière de dire
17:11qui est le maître, qui domine et qui est dominé.
17:14Et je trouve que M. Bagayoko, dans les circonstances,
17:16est véritablement le roi de la Nouvelle-France
17:18et il est d'une efficacité politique redoutable.
17:20Merci Mathieu Bocoté.
17:22On marque une pause, on revient.
17:23Et notre invité ce soir nous parlera du SCAF.
17:27Et oui, plus personne n'en parle.
17:29Arrêt de la collaboration entre la France et l'Allemagne.
17:32Coup dur pour l'Europe de la défense.
17:34Coco Rico, peut-être pour la souveraineté française.
17:36On en parle dans un instant.
17:41Retour d'en face à l'info.
17:43Dans un instant, on parlera avec Marc Menon.
17:46On se posera la question,
17:47est-ce que la France insoumise privatise
17:49la place de la République pour la fête de la musique ce week-end ?
17:53On parlera avec vous, avec vous, Michel Fayad.
17:55On abordera cette guerre en Iran, cet accord,
17:58et particulièrement ce point que souligne Donald Trump
18:02avec la Syrie et le Hezbollah.
18:04On fait un point avec vous dans un instant.
18:07Et avec Gabrielle Cluzel,
18:09ce rapport choque sur les grooming gangs.
18:11250 000 filles,
18:13principalement des filles blanches vulnérables.
18:15Et les informations qui sont tombées
18:18révèlent que c'est le scandale
18:19le plus important de l'histoire du Royaume-Uni.
18:22D'abord, on a appris qu'une de nos chroniqueuses,
18:25Caroline Pilast,
18:27qui intervient régulièrement sur ces news,
18:30a été exclue.
18:32Ici, on voit son tweet.
18:33Elle a été exclue d'une participation à la TEDx en octobre 2026.
18:39Pourquoi ?
18:40Parce qu'elle est chroniqueuse à ces news.
18:44Elle déclare sur ce tweet,
18:46« Je défends depuis 22 ans la cause du handicap de manière transpartisane. »
18:53Simplement, c'est un événement sur le handicap.
18:56Elle a un handicap visuel.
18:58Et elle se dit très surprise et choquée par cette exclusion,
19:03uniquement parce qu'elle est chroniqueuse à ces news.
19:06Gabrielle Cluzel,
19:07Mathieu Bocoté,
19:09Michel Fayad, Marc Menon.
19:10Oui, ça souligne l'énorme tartufferie d'une gauche
19:15qui a le mot « liberté d'expression » à tout va,
19:18quand à Castres, telle pièce est annulée, etc.
19:22Mais qui, alors que c'est un sujet transverse,
19:27le handicap visuel ne me semble pas être un sujet politique,
19:31eh bien là, on accuse une jeune femme d'être sur une chaîne
19:33qui ne plaît pas, qui n'a pas l'heure de plaire,
19:35et on décide de l'exclure.
19:37Alors pour là, ceux qui ont l'exclusion à la bouche à tout va,
19:42eh bien, ils devraient faire leur examen de conscience.
19:44Alors pour la gauche radicale, même pour la gauche,
19:47dès lors qu'on porte l'étiquette d'extrême droite
19:48et dans leur esprit,
19:49ils cherchent à coller cette étiquette à ces news,
19:51eh bien, dès lors que vous êtes marqué à l'extrême droite,
19:54nous sommes en droit de vous déchoir de votre nationalité
19:57sur le plan pratique.
19:58On peut vous retirer des droits
20:00parce que vous êtes vu comme un danger pour le corps social,
20:03vous êtes vu comme un individu toxique,
20:04un individu radioactif,
20:06un individu empoisonné et empoisonneur.
20:08Et d'ailleurs, pour sauver le corps social,
20:10on doit vous tenir loin de nous.
20:12Donc c'est une exclusion fondatrice
20:14qui soude le corps social contre le diable
20:16que serait ces news, si j'ai bien compris,
20:18de ce point de vue solidarité avec Pilastre.
20:21Je trouve que c'est scandaleux, en fait,
20:23d'invisibiliser les handicapés
20:25parce qu'ils passent sur ces news,
20:26de même qu'invisibiliser les femmes
20:28qui sont agressées par des gens immigrés
20:33ou ouvertement musulmans, islamistes,
20:35ou je ne sais quoi.
20:36Donc en fait, il y aurait des gens
20:37qu'on devrait défendre
20:39et d'autres qu'on ne devrait pas défendre,
20:40des gens qui auraient le droit à la parole
20:42et d'autres qui n'auraient plus le droit à la parole
20:43parce que justement, ils ne seraient pas bien vus.
20:46Le pays de la liberté est devenu
20:48le pays de la castration, de la censure.
20:51Là, il y a cette femme
20:52et vous avez Boilem Sansal
20:54avec un livre formidable.
20:57Vous courez les libraires.
20:59Au mieux, ils en ont un
21:01qui est tout caché à un endroit.
21:03Ils ont deux, ça ne se montre pas ces livres-là
21:05alors que c'est un livre d'une force invraisemblable.
21:08Donc on a aujourd'hui
21:11une sorte de principe d'exclusion.
21:14Vous êtes fauché
21:15selon une opinion qui vous est prêtée.
21:18Moi, je subis le même ostracisme.
21:21Je sais faire un petit spectacle.
21:23Eh bien non, je suis un facho.
21:26Moi, le laïcard, je suis un facho
21:28parce que je passe sur CNews.
21:30Seul endroit où on me laisse la liberté de parole.
21:32Toute notre solidarité à Caroline Pilastre
21:36qui a un handicap visuel,
21:38qui doit tenir cette conférence en octobre,
21:40pour ce TEDx sur le handicap visuel.
21:43Selon ces informations,
21:44ce sont deux sponsors
21:45qui ont regardé son profil,
21:47qui ont vu qu'elle était chroniqueuse
21:49sur CNews
21:50et qui l'ont exclue
21:51de cet événement
21:53sur le handicap visuel.
21:55Marc Menand,
21:57la France insoumise
21:58privatise-t-elle la place
22:00de la République à Paris
22:01pour la fête de la musique ?
22:02C'est une question
22:02que certains se posent
22:04puisque le parti d'extrême-gauche
22:06annonce des concerts,
22:07je cite « antiraciste »
22:09et réservent ce symbole républicain
22:10en plein cœur de Paris
22:12à ses artistes,
22:13à son militantisme,
22:15un espace public
22:16ouvert à tous,
22:17transformé en métier culturel parisien.
22:19Place de la République.
22:21La République,
22:22c'est pas n'importe quoi
22:23quand on est en France.
22:25La République,
22:26c'est le mot
22:27que certains dégorgent
22:28avec délice.
22:29La République,
22:31liberté,
22:32égalité,
22:33fraternité,
22:34c'est tout le contraire
22:35de la France insoumise.
22:37Je pourrais compléter
22:39et rappeler certains
22:40des propos tenus par Mathieu
22:42il y a quelques secondes.
22:44C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
22:45s'il y a un parti
22:46et celui de l'exclusion,
22:49de la fragmentation,
22:50celui qui vous place
22:52en dehors
22:53de la notion même
22:56du tout-ensemble,
22:58c'est bien
22:58la France insoumise.
23:00Alors bon,
23:00Mathieu le disait,
23:01« L'antiracisme a besoin
23:03de voix et de visage incarnés,
23:05l'époque du porte-parole
23:07est révolue. »
23:08Et ça,
23:08Sam,
23:09Ali,
23:11Dia,
23:11ou,
23:12Ara,
23:13tous ces Blancs
23:14qui décident
23:16où et comment
23:17vont vivre
23:18les gueux
23:18noirs
23:19arabes
23:20indo-pakistanais.
23:22L'indigéniste
23:23Ouria Boudjeda.
23:26À propos
23:27de Mathilde Panot,
23:29de Clémence Guettet,
23:30de Marion Aubry
23:32et de Sarah
23:33Legrin,
23:34quatre femmes blanches
23:35pour préparer
23:37l'avenir du mouvement,
23:38c'est pas un peu limite ?
23:39Et je peux multiplier
23:40comme ça,
23:41sans oublier
23:42le grand
23:44Mamouchi
23:46Mélenchon
23:46qui se déclare
23:47maintenant
23:48maghrébin.
23:49Il se veut
23:50maghrébin
23:50européen.
23:52Alors il oublie
23:52quand même
23:52certaines choses,
23:53M. Mélenchon
23:54en l'occurrence.
23:55c'est ce que
23:57disait
23:58entre autres
24:00toujours
24:02Ouria Boudjeda,
24:04Mélenchon
24:04est un butin
24:05de guerre
24:06dont les musulmans
24:07doivent s'emparer.
24:09Vous voyez,
24:09même chez eux,
24:11on est aujourd'hui,
24:12on a vu encore
24:13tout à l'heure,
24:14ce pauvre
24:15boomer,
24:16comme disait
24:16Mathieu,
24:17qui était caché
24:18par les autres,
24:19effacé.
24:20Eh bien,
24:20Mélenchon
24:21est lui-même
24:22condamné.
24:23Et le grand drame,
24:24c'est quand même
24:25place de la République
24:26et qui donne
24:27l'autorisation ?
24:28La mairie de Paris.
24:29Où est donc
24:30le sens
24:31de la démocratie ?
24:32Aujourd'hui,
24:33on est en train
24:33de faire éclater
24:35un pays
24:37qui est le symbole
24:39à travers le monde
24:40d'une capacité
24:42à s'entendre,
24:45une capacité
24:46à faire fleurir
24:47l'intelligence,
24:49une capacité
24:50justement
24:51à gommer
24:52le principe
24:53des couleurs.
24:54Eh bien,
24:54eux font que
24:56nos couleurs,
24:57nos couleurs
24:58bleu,
24:58blanc,
24:58rouge
24:59sont effacées
25:00pour des couleurs
25:01qu'ils revendiquent
25:02et qui sont des couleurs
25:04qui n'ont
25:04qu'une force,
25:07celle
25:07de faire en sorte
25:08que les autres
25:10disparaissent
25:11à tout jamais.
25:12Je suis consterné
25:13et tout le monde
25:14devrait être consterné.
25:16Comment peuvent-ils
25:17donc s'accaparer
25:18le jour de la fête
25:19de la musique ?
25:20Moi, je ne suis pas
25:20très fête de la musique
25:21parce que c'est souvent
25:22du tintouin,
25:23vous voyez,
25:24il y a les gars
25:24qui ne savent pas trop jouer,
25:26bon,
25:26on les laisse sur la...
25:27Vous aviez envie
25:27d'y aller ?
25:30Eh bien,
25:30je n'irai pas.
25:31Voilà,
25:32c'est-à-dire qu'on a là
25:33cet accaparement
25:35qui est béni
25:36par la municipalité
25:38de Paris
25:38tout en offusquant
25:40apparemment
25:40les élus
25:41du côté
25:42de la place
25:43de la République
25:43qui ne comprennent pas
25:44pourquoi on accorde
25:46ce lieu
25:47le jour
25:47d'une fête nationale
25:48qui théoriquement
25:49n'a pas la moindre couleur,
25:51c'est le cas de le dire,
25:52et là,
25:53eh bien,
25:54ils peuvent brandir
25:55leur antiracisme
25:56qui n'est qu'un racisme
25:59inversé
25:59et cela,
26:00eh bien,
26:01en toute tranquillité,
26:03en toute imputinité
26:04et c'est d'une habileté
26:06extraordinaire.
26:07On est à un an
26:08des élections,
26:10c'est un meeting gratuit
26:11où tout le monde
26:12va parler d'eux
26:13et c'est donc
26:14un temps de parole
26:15qu'il aurait donné
26:16sous couvert
26:17de la musique.
26:18On ne voit pas
26:18les fausses notes,
26:19on ne voit pas,
26:20eh bien,
26:21derrière
26:22ce grincement
26:23qui est ce grincement
26:25de l'atteinte
26:26à la liberté.
26:27Merci beaucoup,
26:29Marc Menon,
26:30pour cette fête
26:31de la musique
26:32au G7,
26:32déviant
26:33en pleine négociation
26:36de l'accord
26:37avec l'Iran.
26:38On a entendu
26:39Donald Trump
26:40qui a jugé
26:41la campagne israélienne
26:42au Liban
26:43trop longue
26:43et trop meurtrière.
26:45Il a proposé,
26:46je cite,
26:46de laisser
26:47la Syrie
26:49s'occuper
26:50du Hezbollah.
26:51Voilà qui a interpellé
26:53plus d'un
26:53puisque la Syrie
26:55ferait,
26:55dit-il,
26:56un meilleur travail.
26:57Michel Fayad,
26:58en voulant
26:59débarrasser le Liban
27:00du Hezbollah,
27:01cette idée
27:02risque-t-elle
27:02de le livrer
27:03à un nouvel occupant ?
27:05Ce que Trump a dit,
27:07en fait,
27:07c'est une phrase
27:08et donc il ne faut pas
27:10croire que c'est déjà
27:11un plan d'état-major.
27:12Je ne commande pas
27:13une invasion imminente
27:14mais vraiment
27:15l'idée même
27:16qu'il a présentée
27:17et cette idée,
27:19en fait,
27:19elle révèle un problème
27:20stratégique majeur
27:21parce que,
27:22en fait,
27:23remplacer le Hezbollah
27:24effectivement par la Syrie,
27:26c'est remplacer
27:26un occupant
27:27chéite islamiste
27:28par un occupant
27:28islamiste sunnite.
27:30Ce qui est intéressant,
27:31Michel Fayad,
27:31pardonnez-moi de vous
27:32interrompre,
27:33c'est que vous aviez
27:34émis cette hypothèse
27:35ici sur le plateau
27:36de Face à l'Info
27:37à éviter absolument
27:38et c'est la raison
27:39pour laquelle on a décidé
27:40de revenir
27:41et de mettre
27:41un coup de projecteur.
27:42Bien sûr,
27:42et même Philippe De Villiers
27:43avait évoqué
27:44comme quoi ce serait
27:44le pire des dangers
27:46que le Liban
27:47pourrait subir
27:48si le conflit
27:50venait à ce que
27:50Trump invite
27:52la Syrie
27:53à rentrer au Liban
27:53et à s'occuper du Hezbollah.
27:55Donc,
27:55c'est vraiment quelque chose
27:56dont les bons observateurs
27:59regardaient depuis longtemps.
28:01Et en fait,
28:02la Syrie,
28:03ce n'est pas n'importe qui
28:04au Liban,
28:04c'est l'ancien geôlier
28:06du Liban
28:06et la Syrie a occupé
28:07le Liban
28:08pendant 15 ans
28:09et avant cela,
28:10durant la guerre,
28:11la Syrie était présente
28:1215 ans également.
28:13Les premiers soldats syriens
28:14sont arrivés au Liban
28:15en 1975.
28:16Ils étaient venus
28:17avec l'uniforme
28:18de l'organisation
28:19baissiste-palestinienne
28:20Saïka.
28:21L'année d'après,
28:22en 1976,
28:22ils étaient rentrés
28:23avec l'uniforme militaire
28:24de l'armée syrienne
28:24et ils y sont restés
28:25jusqu'en 2005.
28:28Et en fait,
28:29le Liban,
28:29ce n'est pas un pays musulman
28:30où les chrétiens sont tolérés.
28:32Le Liban,
28:32c'est un pays
28:33qui a été fondé
28:34par les chrétiens.
28:35C'est un pays
28:36qui offre la liberté,
28:37l'égalité,
28:38la sécurité,
28:39la dignité
28:39pour toutes les communautés
28:40religieuses
28:41présentes sur son sol.
28:42et c'est en cela
28:43qu'il est vraiment particulier
28:45et c'est pour cela aussi
28:47que depuis son arrivée
28:47au pouvoir,
28:49je parle du président
28:50autoproclamé de la Syrie,
28:51Shara,
28:51son surnom de guerre,
28:52Joulani,
28:53il ne rêve que d'une chose,
28:54rentrer à nouveau au Liban
28:55et prendre,
28:56si vous voulez,
28:57le contrôle de ce pays
28:58dont ils ont été chassés
29:00en 2005.
29:01Et là,
29:02il cherche l'aval américain
29:03en prétendant
29:04qu'il pourrait justement
29:04utiliser,
29:05il pourrait terminer
29:06du Hezbollah lui-même.
29:08Mais ce qu'il faut bien
29:09comprendre,
29:09c'est que Joulani
29:10n'est pas n'importe qui,
29:11c'est un vétéran d'Al-Qaïda,
29:12il était le fondateur
29:14de Nosra,
29:15l'Amérique promettait encore,
29:16il y a encore quelques mois,
29:1710 millions de dollars
29:18à quiconque donnait
29:19une information
29:20pour l'arrêter.
29:21Et puis ensuite,
29:22on lui a mis
29:23le tapis rouge à l'Elysée,
29:24on lui a mis le tapis rouge
29:25à la Maison Blanche,
29:26etc.
29:27Et il a déjà fait,
29:29en un an,
29:2915 000 morts en Syrie.
29:31Il a tué
29:31al-Aouite,
29:32Druze,
29:32Kurdes,
29:33Chrétiens,
29:34Shiites,
29:34Ismailiens,
29:35Yazidis,
29:35etc.
29:36Et ce qui est quand même
29:37serait incroyable,
29:39c'est que vous vous souvenez
29:40le 11 septembre 2001,
29:41c'était il y a 25 ans quasiment.
29:43Et 25 ans après,
29:45on invite donc
29:46un représentant d'Al-Qaïda
29:48autour de la table du G7,
29:50donc près de la France,
29:51de la Grande-Bretagne,
29:52des États-Unis,
29:53comme si c'était
29:53quelqu'un de respectable.
29:55Ensuite,
29:56ce que je voudrais dire,
29:57c'est que le piège
29:58dans lequel on est en train
29:59de tomber,
30:00c'est d'imaginer utiliser
30:01un islamiste contre un autre.
30:03On l'a déjà tenté
30:04il y a quelques années
30:04et on a vu Daesh.
30:06Donc aujourd'hui,
30:07on est en train également
30:08de prendre ce même risque.
30:10En fait,
30:10on cumule les mêmes erreurs,
30:12on reproduit les mêmes erreurs.
30:15Et on ne peut pas parler
30:16en fait de véritable libération
30:19du Liban
30:19en se débarrassant du Hezbollah
30:20si c'est pour le remplacer
30:21par Al-Qaïda.
30:22Ça, c'est une chose
30:23qui est très importante.
30:24Ensuite,
30:25ce que je voudrais dire aussi,
30:26c'est que le Hezbollah,
30:28d'après les renseignements
30:29de l'armée libanaise,
30:30n'est plus une organisation
30:31composée majoritairement
30:33de combattants libanais.
30:34Aujourd'hui,
30:34pour la première fois
30:35depuis 1982,
30:36il y a plus de combattants
30:37non libanais
30:38au sein du Hezbollah
30:39que de combattants libanais.
30:40C'est-à-dire,
30:40il y a plus d'Iraniens,
30:41d'Irakiens et d'Afghans
30:42dans le Hezbollah
30:43parmi les combattants
30:44que de libanais.
30:45Donc,
30:45c'est devenu en fait
30:47une légion étrangère
30:48sous contrôle
30:49des gardiens
30:50de la révolution iranienne
30:51qui occupe du coup
30:52le Liban.
30:53Et donc,
30:53c'est vraiment changé.
30:55Le Liban ne demande pas
30:56à changer d'occupant,
30:57il demande à être libre,
30:58à être souverain
30:59sur son territoire.
31:01Et la seule manière
31:02de donner la souveraineté au Liban,
31:06armée.
31:07C'est la seule et unique solution
31:09pour le pays.
31:10Et j'aimerais aussi dire
31:11qu'Israël ne combat pas
31:13sans raison.
31:14Depuis le 7 octobre,
31:15le Hezbollah est rentré
31:17dans une logique
31:17en fait d'affrontement
31:19contre Israël.
31:20D'abord en se battant
31:22pour le Hamas
31:22et maintenant en se battant
31:23pour la République islamique d'Iran
31:25et non pas pour les Libanais.
31:26C'est lui qui a déclenché
31:27la guerre le 9 octobre 2023.
31:29C'est lui qui a déclenché
31:30la guerre le 1er mars 2026.
31:33Est-ce que sur le fond,
31:34Donald Trump n'a pas raison,
31:35Michel Foyad ?
31:36Pourquoi faudrait-il
31:38que ce soit encore
31:39à l'armée israélienne
31:40de s'en charger
31:42et pas quelqu'un d'autre peut-être ?
31:44En fait,
31:45le Liban n'a que deux voisins.
31:47Israël et la Syrie.
31:48Donc en fait,
31:49si ce n'est pas Israël,
31:50c'est donc la Syrie.
31:51Et c'est là le grand problème.
31:52Vous savez que
31:54le Hezbollah a été assez malin
31:56pour cacher ses armes lourdes
31:57à l'extrémité nord du Liban
31:59pour justement empêcher Israël
32:01d'aller jusqu'au bout
32:01et de le désarmer.
32:03Et là,
32:04si la Syrie venait à rentrer au Liban,
32:07le grand risque,
32:08c'est que vous êtes en train...
32:09Enfin,
32:09une telle déclaration
32:10serait donnée
32:11du grain à moudre
32:13dans le narratif du Hezbollah.
32:15Le Hezbollah qui a été crié
32:17par 90% peut-être
32:18de la population libanaise
32:19aujourd'hui,
32:20et bien avec une telle menace,
32:22soi-disant,
32:22un tel complot
32:23soi-disant américain
32:25pour amener les Syriens
32:26dans le pays,
32:27et bien il dirait
32:27au peuple libanais,
32:28nous on va vous défendre
32:29avec l'armée libanaise,
32:30croyez-nous,
32:32soutenez-nous,
32:32etc.
32:33Les Libanais ne vont pas les croire.
32:34Mais de fait,
32:35si l'armée libanaise
32:36va se battre
32:37contre l'armée syrienne,
32:39et bien le Hezbollah
32:39également va se battre
32:40contre les Syriens.
32:42Et je voudrais juste rappeler
32:43que ce n'est pas
32:43quelque chose
32:44qui est juste utopique
32:46ou quelque chose
32:47qui pourrait ne pas arriver.
32:49En 2014,
32:51le même Joulani
32:52a attaqué le Liban.
32:53Lui et Daesh
32:54ont conquis
32:55trois villages
32:55dans le pays,
32:56Ka,
32:58Rasbalbek
32:58et Ersal.
32:59Ce sont trois villages
33:00qui ont été vraiment occupés
33:01pendant de nombreuses années,
33:02trois ans au total.
33:04Et là-bas,
33:05ils ont tué
33:06des religieuses,
33:08ils ont enlevé
33:10plusieurs personnes,
33:11plusieurs bergers,
33:11plusieurs religieuses également.
33:13Et donc,
33:14on a laissé
33:15cette situation
33:16se pourrir
33:17pendant trois ans.
33:18Mais là,
33:18cette fois-ci,
33:19ils sont plus armés,
33:20plus forts,
33:20ils contrôlent un pays.
33:21Et donc,
33:22ce qu'ils ont fait
33:22à l'échelle
33:23de trois villages,
33:24ils peuvent le faire
33:25à une plus grande échelle
33:26au Liban
33:26qui est un petit pays
33:27de 1611 villages
33:28qui est à la taille
33:29de l'île de France.
33:31Et une dernière chose
33:32juste pour expliquer
33:32que,
33:33en fait,
33:35dans l'administration américaine,
33:36il y a diverses écoles
33:38sur le Moyen-Orient.
33:39Une école qui suit plutôt
33:40la tendance
33:40de Benjamin Netanyahou
33:42et qui est plus pro-israélienne
33:44et une tendance
33:44qui est plus pro-arabe
33:46et dans laquelle
33:48il y a,
33:48par exemple,
33:49des personnalités
33:49comme Tom Barak,
33:50envoyé spécial,
33:51de Donald Trump
33:52pour la Syrie et l'Irak
33:53et même les négociateurs
33:55qu'il a envoyés
33:56dans le dossier iranien
33:56Wittkopf et Kouchner.
33:59Merci.
33:59Beaucoup.
34:00Michel Fayad
34:01pour votre analyse.
34:02Avant de recevoir
34:04notre invité,
34:04le lieutenant-colonel
34:05Vincent Arbaretier
34:07sur le scaf,
34:08l'arrêt du scaf.
34:09Il y a quelques jours
34:11dont personne ne parle.
34:12Coco Rico,
34:13peut-être pour la souveraineté française
34:15et peut-être un arrêt
34:17sur cette Europe
34:18de la défense
34:19tant voulue par certains.
34:21On s'arrêtera
34:22sur cette question.
34:23D'abord,
34:24hier a été publié
34:26le rapport
34:26de Rupert Law,
34:28député britannique,
34:30sur les grooming gangs.
34:31Ces révélations,
34:32choc,
34:33fondées sur des témoignages,
34:35sont presque insoutenables.
34:37De ce rapport,
34:38Gabriel Cluzel,
34:39il dit qu'il changera
34:41la Grande-Bretagne
34:42à jamais.
34:44Comment comprendre
34:45cette phrase ?
34:46Il y a vraiment
34:47de quoi ébranler
34:48la Grande-Bretagne.
34:49Il y a quelque chose
34:50de pourri
34:51au Royaume d'Angleterre,
34:52comme disait
34:52quelqu'un de connu
34:53là-bas.
34:54Je vais vous raconter
34:55une petite histoire
34:56pour commencer
34:56qui n'est pas si anecdotique.
34:58Samedi,
34:59il avait lieu
35:00le Trooping the Color.
35:02Ça veut dire littéralement
35:04« Salut aux couleurs ».
35:05Ce défi militaire
35:06est l'occasion
35:07d'un déploiement
35:08du faste monarchique.
35:09C'est l'anniversaire
35:11du roi,
35:11en l'occurrence
35:12Charles III.
35:13C'est censé galvaniser
35:15le sentiment patriotique.
35:16Mais cette image,
35:17cette année,
35:18ce qui a circulé
35:18sur les réseaux sociaux,
35:20ce sont les images
35:21de Kate,
35:23c'est ainsi qu'on l'appelle
35:24communément,
35:24princesse de Galles
35:25et de ses enfants
35:26restés très dignes.
35:27Vous savez,
35:27« Never complain,
35:27never explain »,
35:28c'est la devise
35:29de la reine Victoria,
35:31malgré les huées.
35:33Et vraiment,
35:33ça a fait le tour
35:34des réseaux sociaux.
35:35Alors évidemment,
35:36les tabloïdes disent
35:37qu'on peut y voir
35:38la marque d'un groupe
35:39militant,
35:40de républicains,
35:41anti-monarchiques.
35:42Mais il y avait aussi
35:43des parapluies
35:44avec des photos
35:45d'Andrew tirées
35:46des dossiers
35:46d'Epstein,
35:47agités comme des banderoles
35:48sur leur passage.
35:50Et puis,
35:50il y a aussi
35:50un nouveau terreau,
35:51ce rejet de la monarchie,
35:53assez proche de celui
35:54que suscite
35:55le dégoût d'Andrew.
35:57Ce terreau s'appelle
35:57le grooming gang,
35:58les grooming gangs.
36:00Là aussi,
36:00c'était l'innocence
36:01assassinée,
36:02des jeunes filles,
36:03toutes jeunes filles,
36:04vulnérables,
36:04attirées dans des guets
36:05tapants
36:06pour être violées.
36:08Sauf que là,
36:09la protection
36:09dont bénéficiaient
36:10leurs braux
36:11n'était pas due
36:11à un statut social,
36:12mais à un statut ethnique.
36:14J'en veux pour preuve
36:15le poste d'une internaute
36:17très suivie
36:18qui s'appelle
36:19Megalily,
36:19qui a posté un texte
36:20qui a été laïqué
36:23plus d'une dizaine
36:24de milliers de fois,
36:26vu près de 180 000 fois.
36:27Et elle exprime
36:28sa déception.
36:29Je vais vous lire
36:29un petit extrait de son texte
36:30parce que je l'ai trouvé
36:31très parlant,
36:32parce que ça dit
36:33l'état d'esprit
36:33d'un certain nombre
36:34d'Anglais.
36:35J'ai aimé la princesse Kate
36:36quand j'ai vu son mariage
36:38avec 15 ans.
36:39Elle était si élégante,
36:40belle et respectueuse
36:41et fidèle à sa famille.
36:42Puis j'ai constaté
36:43qu'elle n'avait pas prononcé
36:44un seul mot
36:44pour soutenir les victimes
36:45de viols collectifs
36:46dans son propre pays.
36:47Les petites filles anglaises
36:48ont souffert au-delà
36:49de ce qu'un être humain
36:50peut endurer.
36:51Elle n'a pas eu
36:52un mot de condoléance.
36:53Pourtant,
36:54elle trouve à redire
36:55sur les souffrances
36:55dans d'autres pays.
36:56Elle a fait un discours
36:57où elle prétendait
36:58se soucier des enfants.
36:59C'est là que j'ai cessé
37:00de l'apprécier.
37:04Le roi est assimilé
37:05et le roi qui est décrié,
37:08ça ébranle toute l'Angleterre,
37:09est assimilé par certains,
37:11évidemment,
37:11par tous,
37:12mais néanmoins,
37:13c'est frappant
37:13aux élites défaillantes
37:15de ce pays.
37:16Hasard du calendrier,
37:18le député britannique,
37:19vous l'avez dit,
37:19Rupert Law,
37:21figure montante
37:22du mouvement
37:22Restore Britain,
37:24c'est la droite
37:24de Nigel Farage,
37:25c'est la droite,
37:26on va dire,
37:27vient de rendre public
37:28un rapport
37:29de pas moins
37:30de 219 pages.
37:32C'est un rapport indépendant.
37:34On va expliquer
37:34ce que ça veut dire
37:35et ça révèle
37:36l'ampleur monstrueuse
37:38du scandale
37:38des Grooming Gang.
37:40Par exemple,
37:41Éric Zemmour
37:42dit de ce scandale
37:43que c'est un plus grand
37:43scandale de viol collectif
37:45de l'histoire
37:45du Royaume-Uni.
37:47Il faut se rendre compte
37:47de l'ampleur
37:48de ce qui s'est passé.
37:51Le fait étonnant,
37:52Gabriel Cluzel,
37:53est que ce rapport
37:53n'a pas été diligenté
37:54par un organisme public
37:56mandaté par le gouvernement
37:58et ça fait une différence.
37:59Oui,
37:59il a été financé
38:00par 20 000 donateurs.
38:02A priori,
38:04ça l'affaiblit
38:04parce qu'il n'a pas
38:05le pouvoir d'investigation
38:07qu'aurait une commission
38:08d'enquête publique.
38:11Il ne peut pas convoquer
38:13des témoins
38:13s'ils n'ont pas envie
38:14de venir
38:14ni exiger certains documents.
38:16Mais il s'appuie
38:17sur de nombreuses déclarations
38:19et notamment des rescapés
38:20et de leurs proches.
38:22Le rapport estime,
38:23c'est peut-être
38:24le point le plus sujet
38:25à caution
38:25parce que c'est le fait
38:26d'une extrapolation
38:27à partir d'une seule ville.
38:29Les victimes
38:29à un nombre
38:31de 250 000 jeunes filles
38:32britanniques,
38:34majoritairement blanches,
38:35souvent mineures,
38:36issues de familles pauvres.
38:37Alors,
38:38on peut en tout cas
38:39les estimer
38:39à plusieurs dizaines
38:41de milliers
38:42puisqu'ils s'appuient
38:42sur une extrapolation
38:43à partir de chiffres
38:44donnés en 2019
38:45à la Chambre des Lords
38:46avec des enquêtes locales
38:48menées à Rotterdam,
38:49Telford et Oxford.
38:49Donc ça,
38:50l'extrapolation,
38:50c'est toujours un peu compliqué.
38:52Mais ce qui est certain,
38:53c'est qu'il explique
38:54que les réseaux
38:55sont quasi exclusivement
38:57composés d'hommes musulmans
38:59d'origine pakistanaise
39:00avec quelques groupes
39:01d'autres origines.
39:03Il faut savoir,
39:04parce que c'est important
39:04de voir ce qui s'est passé
39:06en Angleterre,
39:07que le 1er juin,
39:08Rupert Law,
39:09à l'Assemblée,
39:10avait lu un certain nombre
39:11d'extraits en avant-première
39:12de ce rapport.
39:14Il avait dit
39:14« Je veux que le monde
39:15entende ce que nous avons
39:17entendu au cours
39:17des deux semaines d'audience
39:19de notre enquête indépendante
39:20sur les gangs de violeurs. »
39:22Et c'est vrai
39:22que c'est très frappant.
39:23Il y a un avant
39:24et un après,
39:25je comprends,
39:25pour l'Angleterre.
39:26Je ne peux pas tout vous citer,
39:27parce que sinon,
39:28il faudrait demander
39:28aux enfants
39:29de s'écarter du poste.
39:30Mais je vais donc vous dire
39:31ce qui est dissible,
39:32une sélection
39:33de ce qui est dissible
39:34à l'antenne.
39:35Une victime témoigne
39:36qu'après son viol,
39:37l'homme a ramassé
39:38une bouteille de whisky
39:39et là, je cite,
39:40« Enfoncé en elle,
39:41il a cassé le verre
39:42alors qu'elle s'y trouvait. »
39:44La jeune femme précise
39:44qu'elle avait alors 12 ans.
39:47Autre témoignage
39:47était maintenu au sol
39:49par ces hommes
39:49alors qu'ils me violaient
39:50chacune à tour de rôle,
39:51chacun me bloquant
39:52les bras et les jambes.
39:53Une fois terminée,
39:54ils m'ont frappé,
39:55menacé de me tuer
39:56si je racontais à quelqu'un
39:58ce qui s'était passé.
39:59Une autre victime
40:00dit qu'au cours
40:01des trois ans de sévice,
40:02elle a été violée
40:03par 600 ou 700 hommes différents.
40:06Donc, il est question
40:07de repérage
40:08sur des mineurs
40:08vulnérables et isolés,
40:10d'emprise par la drogue
40:11et de l'alcool,
40:11de viols collectifs,
40:13de menaces,
40:13de chantage,
40:14de torture,
40:14aussi bien physique
40:16que psychologique.
40:16D'ailleurs,
40:17ces témoignages
40:17qui ont été donnés
40:18en avant-première
40:19par Rupert Law
40:21sont tout à fait visibles
40:22sur le site officiel,
40:24on appelle ça le Ansar,
40:26les transcriptions
40:26des débats parlementaires
40:29au Parlement britannique.
40:30Tout le monde
40:30peut aller le voir.
40:31C'est à la date
40:32du 1er juin,
40:33à 16h55,
40:33je vous invite à le faire.
40:35Une victime de rapporte.
40:36Des commentaires
40:37étaient constamment faits,
40:38suggérant que les filles blanches,
40:40les filles chrétiennes
40:40étaient considérées
40:41comme ayant moins
40:42de moralité
40:43ou des valeurs inférieures
40:44aux filles musulmanes.
40:45Une autre.
40:46La race a joué un rôle.
40:47C'est un élément réel
40:48de la sélection
40:48et de la démographie
40:49des victimes.
40:50Tout au long de mon exploitation,
40:51les autres filles
40:51qui ont été maltraitées
40:52à mes côtés
40:53étaient presque exclusivement blanches.
40:55Une autre.
40:55Les choses dégénéraient
40:57autour de l'Aïd.
40:58Une autre encore.
40:59Le principal conflit
41:00venait de la religion.
41:01J'ai grandi en tant que chrétienne,
41:02je portais ma croix
41:03parce que c'était important pour moi
41:05et quelqu'un m'a dit
41:06où est ton Dieu maintenant ?
41:07Ton Dieu t'a abandonné.
41:08Et ça ressemble beaucoup,
41:09je ne sais pas si vous l'avez lu,
41:10sinon je vous invite à le faire,
41:12au livre
41:12La putain du califat
41:13publié en 2021
41:14par Sarah Daniel.
41:16Vous savez,
41:16c'est le témoignage
41:16sur le calvaire
41:19de Marie chrétienne irakienne
41:22enlevée par Daesh
41:22et réduite
41:23à l'état d'esclaves sexuels.
41:24Donc vous voyez,
41:25on a importé,
41:26enfin la Grande-Bretagne
41:27a importé
41:28les pratiques
41:29de Daesh
41:30sur son sol.
41:31Mais pourquoi
41:32ce rapport indépendant
41:34alors qu'un rapport
41:35gouvernemental est prévu ?
41:36Alors prévu
41:37pour un peu
41:37Pâques ou la Trinité
41:38parce qu'on nous a dit
41:39que ça durerait
41:40plusieurs années.
41:41Alors c'est vrai
41:41que néanmoins
41:42ils ouvrent des dossiers
41:43qui étaient clos,
41:44qui avaient été terminés,
41:46censément terminés,
41:47donc c'est pas inintéressant.
41:48Mais ils se méfient,
41:49Rupert Law.
41:49Et comment lui donner tort ?
41:51Parce que nous-mêmes,
41:52on voit ce qu'on fait
41:53parfois des enquêtes parlementaires,
41:55qu'on envisage même
41:55de ne pas les publier
41:56en France
41:57quand elles sont dérangeantes,
41:58pour les oublier à jamais.
42:00C'est encore pire
42:00en Angleterre.
42:02Et là,
42:02le rapport insiste
42:04sur les défaillances systémiques.
42:05Donc forcément,
42:05ça gêne
42:07tout l'appareil
42:09de l'État,
42:09police,
42:10services sociaux,
42:11écoles,
42:11hôpitaux,
42:12il y a un mélange
42:12d'impéricides,
42:13d'idéologies,
42:14de lâchetés,
42:14de peur d'être accusés
42:15de racisme.
42:16Et évidemment,
42:17les gouvernements successifs
42:18baïonnaient par leur clientélisme.
42:21Les lanceurs d'alerte
42:22ont subi des intimidations,
42:25des poursuites.
42:25Il parle de Tommy Robinson.
42:27Bref,
42:27il était interdit
42:28d'en parler.
42:31Et d'ailleurs,
42:32le rapport gouvernemental
42:32n'aurait pas existé
42:33s'il n'y avait pas eu
42:34ce rapport au début.
42:36Je crois que c'est
42:37début 2025.
42:40Rupert Law a lancé
42:41donc cet appel
42:42au « dons crowding »
42:43comme on dit
42:43pour financer son enquête.
42:45Et c'est à partir
42:46de ce moment-là
42:46qu'un audit a été fait
42:48puis qu'une enquête
42:49gouvernementale
42:49a été lancée.
42:53Alors Rupert Law,
42:54il a continué.
42:55On pourrait se dire
42:56pourquoi il a continué.
42:56Bah oui,
42:57parce qu'il ne veut pas attendre
42:58et puis il veut compléter
42:59et puis il veut dépasser
43:00le politiquement correct
43:01parce qu'on sait
43:02que Keir Starmer
43:02qui au début
43:03était très réticent.
43:04Vous savez,
43:05qu'il disait
43:05« Ah mais ça,
43:06non,
43:06c'est des fake news
43:07d'extrême droite restiste. »
43:08Puis à un moment,
43:09il a fallu se rendre
43:09à l'évidence.
43:10Il a eu du mal
43:11à se lancer
43:12dans ce rapport
43:13et il dit déjà
43:15qu'il va falloir
43:15éviter de stigmatiser.
43:17On sait ce que veulent dire
43:18ces mots aujourd'hui.
43:20Alors il est bien triste,
43:21on peut finir là-dessus,
43:22que la très élégante
43:23et digne princesse de Galles
43:24subisse le courroux des Anglais.
43:26Mais notons quand même
43:27que la reine Camilla
43:28a reçu Gisèle Pellicot
43:29il y a quelques mois
43:30qui n'était ni anglaise
43:31ni une petite fille.
43:33Pourquoi Kate
43:34ne recevrait-elle pas
43:36des victimes
43:36du grooming gang ?
43:38250 000 filles blanches,
43:40principalement mineures,
43:42vulnérables,
43:43violées,
43:43torturées
43:44pendant des années
43:45sans que personne
43:47n'en parle.
43:47Vous entendez beaucoup
43:48de féministes françaises
43:50ou autrement,
43:50j'en parlez-vous ?
43:51Moi non.
43:52Merci beaucoup
43:53à Gabrielle Cluzel.
43:54Pendant que notre invitée
43:56s'installe,
43:56le lieutenant-colonel
43:57Vincent Arbarettier
43:59où nous parlerons
44:00d'un sujet
44:00dont personne ne parle
44:02ce CAF,
44:02je vous propose
44:03de regarder l'avion,
44:05l'hélicoptère
44:06plutôt de Donald Trump
44:07qui quitte Evian,
44:08le G7,
44:09pour aller
44:11au château de Versailles.
44:12Il a déclaré
44:13tout à l'heure
44:13que c'est le plus beau
44:15château du monde,
44:16le château de Louis XIV
44:18disait-il tout à l'heure.
44:20On se rappelle
44:20que Donald Trump
44:21était venu à Notre-Dame.
44:23En tout cas,
44:23on voit bien
44:24que le président
44:24aime
44:28le patrimoine français,
44:30voire la France.
44:32Et ce soir,
44:34il vient célébrer
44:35les 250 ans
44:39des États-Unis.
44:41On voit ici
44:41l'hélicoptère
44:42qui emmène
44:43Donald Trump
44:44au château de Versailles.
44:46On peut garder
44:47peut-être la double fenêtre.
44:48Michel Fayad,
44:49je vous demanderais
44:50peut-être de regarder
44:50si on a des informations
44:52sur l'accord,
44:53parce qu'il semblerait
44:54qu'on commence
44:55à connaître
44:56quelques petits détails
44:57sur l'accord.
44:57C'est Axios qui a sorti
44:58l'accord.
45:00Mais ça fait un moment
45:01qu'ils ont sorti.
45:02Il y a quelques minutes.
45:03Il y a quelques minutes ?
45:03Vous me direz dans un instant.
45:05Non, mais parce qu'il y avait
45:05déjà...
45:06Non, Axios avait sorti
45:07qu'il serait signé
45:08ce soir au numérique.
45:09Et là, il commence
45:09à sortir les informations.
45:11On va faire un petit point
45:12tout à l'heure.
45:12D'abord, notre invité.
45:14Nous sommes ravis
45:15de vous accueillir ce soir,
45:17lieutenant coloniel
45:17Vincent Arbarétier
45:19sur l'arrêt du SCAF.
45:22Cette information
45:23est passée inaperçue.
45:24Mais Face à l'info
45:25veut s'y arrêter ce soir
45:26puisque la France
45:27et l'Allemagne
45:27ont officiellement
45:29stoppé cette collaboration
45:31sur le SCAF,
45:32l'avion de combat du futur.
45:34Alors après des années
45:35de tensions,
45:36on en a beaucoup parlé
45:37dans Face à l'info,
45:39entre Dassault, Airbus,
45:40Berlin et Paris,
45:41ont décidé, ensemble,
45:43vous me direz,
45:43de renoncer à développer
45:45ce chasseur
45:46de sixième génération
45:48qui devait remplacer
45:49le Rafale et l'Eurofighter
45:50vers 2040.
45:51On se rappelle
45:52un projet de 100 millions d'euros
45:54qui s'effondre
45:55comme si c'est le symbole
45:57de l'Europe de la défense
45:57qui s'effondre,
45:58lieutenant colonel.
46:00Alors je dirais d'abord
46:01que c'est le symbole
46:02de la collaboration
46:04franco-allemande
46:05en matière de défense,
46:08d'industrie de défense
46:09qui s'effondre
46:10parce que dans le passé
46:11il y a eu des armements
46:13qui ont été construits
46:14par les Français et les Allemands.
46:15On pense à l'avion Transal,
46:16on pense au système
46:18anti-chars Milan
46:18et là ça ne posait pas
46:19de problème.
46:20Là ce qui se posait
46:21c'est qu'il y avait
46:21une rivalité
46:22entre deux groupes
46:22industriels d'avioniques.
46:25Il y a bien sûr
46:26le groupe Dassault,
46:27français,
46:28et puis un groupe européen
46:29qui aussi est partiellement français
46:33mais il est surtout allemand
46:34et aussi espagnol.
46:35et ce qui s'est passé
46:37il y a quelque temps,
46:39il y a eu une lettre
46:40qui a été envoyée
46:41par l'adjoint
46:44du grand syndicat
46:45IG Metall
46:46qui est un syndicat allemand
46:48massif
46:49de tendance
46:50SPD,
46:51parti socialiste,
46:52qui envoyait une lettre
46:53donc c'est
46:55Jürgen Kärnach
46:56qui était ce vice-président
46:58et il envoyait une lettre
46:59à la fois à Boris Pistorius
47:00qui est le ministre
47:01de la Défense allemand
47:02et il envoyait une autre lettre
47:04à quelqu'un
47:05qu'on connaît moins en France
47:05qui appelle Lars Klingbeil
47:07c'est à la fois
47:08le vice-chancelier allemand
47:09et le ministre des finances
47:10et qu'est-ce qu'ils disent
47:11dans cette lettre
47:12qu'est-ce que disait
47:12dans cette lettre
47:13c'est qu'on ne peut plus
47:14faire confiance à Dassault
47:16sous-entendu
47:17les allemands
47:18le travailleur allemand
47:19ne fait plus confiance
47:20aux français
47:20parce qu'il reprochait
47:22à Dassault
47:23d'être le menant
47:25d'être le chef
47:27de la partie
47:29aéronef
47:29habité
47:30donc c'est l'avion
47:31parce que vous savez
47:32que ce système
47:33de combat aérien
47:34comporte plusieurs parts
47:36et Airbus Industrie
47:38l'industrie
47:40et des usines
47:42en Allemagne
47:43contribuaient fortement
47:44à ce qu'on appelait
47:46les effecteurs déportés
47:47dans un terme savant
47:48qui parlent
47:49à la fois
47:49des missiles
47:50et des drones
47:50qui accompagneraient
47:51ces avions
47:52de sixième génération
47:54donc les missiles
47:54les drones
47:54tout ça c'est gardé
47:55mais c'est l'avion
47:56voilà c'est l'avion
47:57alors qu'est-ce que
47:58qu'est-ce qu'a décidé
47:59le chancelier
48:01Friedrich Schmerz
48:02qui est je le rappelle
48:03chrétien-démocrate
48:04donc c'est une coalition
48:05le gouvernement
48:06c'est de donner raison
48:07à ses ouvriers
48:08à son syndicat
48:09Igget Metal
48:10donc si je me place
48:12du point de vue allemand
48:13c'est les allemands
48:14qui veulent fabriquer
48:16un avion purement européen
48:18mais sous domination allemande
48:20voilà
48:20alors ce qui est intéressant
48:21j'ai énormément
48:22de questions à vous poser
48:23parce que ça montre
48:24quand même
48:24premièrement
48:25les limites
48:26de la coopération
48:27franco-allemande
48:28mais c'est aussi
48:29bravo à la France
48:30pour la souveraineté française
48:31ça protège la France
48:32bravo à Éric Trappier
48:33qui n'a pas cédé
48:34devant les intimidations
48:38d'Airbus Industries
48:40pour
48:40parce qu'il n'a pas vendu
48:42ses secrets de fabrication
48:43à d'autres
48:44alors si vous voulez
48:45c'est là où on voit
48:45les limites du jeu
48:47parce qu'il y a un jeu
48:47il y a un jeu politique
48:49qui donne évidemment
48:49l'influx
48:50et c'est très beau
48:51la coopération franco-allemande
48:52européenne
48:53mais derrière
48:54il y a les réalités industrielles
48:55et puis chacun sait
48:56notre industrie
48:56a plusieurs fleurons
48:58et Dassault en fait partie
48:59je rappelle que Dassault
49:00a vendu des Rafales
49:01y compris en Europe
49:02aux Grecs et aux Serbes
49:03mais aussi
49:04aux Émiriens
49:05aux Qataris
49:07donc Rafale
49:08le Rafale
49:09qui est l'avion
49:09de cinquième génération
49:10si vous voulez
49:11pour Dassault
49:12évidemment
49:13c'est un peu ennuyeux
49:14mais Dassault
49:15est tout à fait
49:15capable
49:16pour la France
49:17de faire un avion
49:18de sixième génération
49:19mais complètement
49:20alors attendez
49:21moi d'après ce que j'ai compris
49:22c'est que l'Allemagne
49:23va profiter d'ailleurs
49:24pour commander
49:25plus de F-35 américains
49:26oui alors ça
49:27c'est une autre question
49:28l'Allemagne appartient
49:30à un club très restreint
49:31dans l'OTAN
49:32qui est le club
49:33de la planification nucléaire
49:35avec les Américains
49:36pourquoi
49:37parce que
49:38s'ils avaient par exemple
49:39des Rafales
49:39à la place des F-35
49:40ils ne pourraient pas
49:42transporter
49:43les avions allemands
49:43des bombes nucléaires américaines
49:45alors technique
49:46voilà
49:46donc ils appartiennent
49:47à ce club
49:48et pourquoi achètent-ils
49:50les F-35
49:50et d'ailleurs
49:51les Italiens
49:51font la même chose
49:52et puis d'autres pays
49:53de l'OTAN
49:54parce que c'est pour
49:55avoir une capacité nucléaire
49:57américaine
49:58capable
49:58d'être mise en oeuvre
50:00par leurs propres avions
50:01et leurs propres forces
50:02Oui mais tout ça
50:03montre que
50:05la coopération
50:06l'Europe de la défense
50:07ce système de la défense
50:08que l'on veut
50:09a de l'eau dans le gaz
50:10Ah bah oui
50:11parce que
50:12le problème
50:13c'est qu'il faut un chef
50:14Les Allemands
50:15ont fait un chef
50:16et les Allemands
50:16sont plus atlantistes
50:17comme on le dit souvent
50:18qu'européens
50:21Oui
50:21alors ils sont atlantistes
50:22de facto
50:23par leur histoire
50:24mais il ne faut pas oublier
50:25non plus
50:27le traité de l'Elysée
50:28qui s'appelle
50:28l'Elysée-Fertrack
50:29de 1963
50:31qui quand même
50:32avait entre le chancelier
50:33Adénoer
50:33et le général de Gaulle
50:35prévoyait une coopération
50:37dans la défense
50:37d'ailleurs c'est pour ça
50:38qu'il y a eu des matériels
50:39comme je le rappelle
50:40le missile anti-char Milan
50:42ou l'avion Transal
50:43qui était franco-allemand
50:43mais pourquoi aussi
50:44ça pose davantage
50:45de problèmes aujourd'hui
50:46parce qu'il y a l'Ukraine
50:47et puis vous avez
50:48l'Ukraine
50:49et puis vous avez l'Allemagne
50:49qui va former
50:51une armée conventionnelle
50:53bien supérieure
50:54en nombre
50:55en qualité
50:56c'est autre chose
50:57on verra sur le terrain
50:58et bien ils investissent
50:59énormément d'argent
51:00dans le recrutement
51:01dans l'équipement
51:02d'une armée allemande
51:04qui serait
51:05la première armée européenne
51:07d'ici 2030
51:07donc si vous voulez
51:08les Allemands
51:09ils ne parlent pas beaucoup
51:11mais quand ils parlent
51:11ils font
51:12et ils font
51:13et quand ils font
51:14ils font
51:15ils font sentir
51:17à leurs partenaires
51:18à leurs alliés
51:20que ce sont eux
51:20les plus forts
51:21et que donc
51:22ils veulent commander
51:22voilà
51:23le problème
51:23c'est que
51:24dans une force européenne
51:27d'ailleurs
51:27c'était le cas
51:28quand des forces européennes
51:29ont été engagées
51:29en opération extérieure
51:30j'en ai participé
51:31il y a toujours un chef
51:32et quand le chef
51:33est allemand
51:35l'adjoint est français
51:36et si vous voulez
51:37on peut toujours
51:39gérer des affaires
51:40mais l'Allemagne
51:41là veut un commandement
51:42pour parler aux américains
51:44au nom de l'Europe
51:44qu'ils soient
51:46à la fois
51:46dans l'industrie
51:47et dans la
51:49et dans la partie stratégique
51:51pendant qu'on voit
51:52Donald Trump
51:53monter à bord
51:54de son hélicoptère
51:55pour se rendre
51:56au château
51:56de l'avion
51:57pardon
51:58on peut voir
51:59c'est un avion
51:59c'est un bateau
52:00c'est
52:01ah oui c'est un avion
52:03un bateau à moteur
52:05monter dans la
52:06voilà
52:06on voit bien
52:07que c'est un avion
52:09pour aller
52:09au château de Versailles
52:11le plus beau château
52:13du monde
52:13a déclaré Donald Trump
52:14pour les 250 ans
52:15des Etats-Unis
52:16il n'a pas tort du tout
52:17il a loué
52:18les mérites de Louis XIV
52:19c'est pas nous
52:20qui allons lui dire
52:20le contraire
52:21bienvenue Donald Trump
52:22au château de Versailles
52:23on continue à parler
52:24et juste encore
52:25on a parlé avec vous
52:27de l'arrêt
52:28de coup dur
52:29pour cette collaboration
52:31franco-allemande
52:31avec l'arrêt du SCAF
52:32c'était le 8 juin
52:33la France et l'Allemagne
52:35se félicitent
52:36on a parlé des conséquences
52:37pour l'Allemagne
52:37et pour la France
52:38est-ce qu'on peut revenir
52:39sur cette France
52:40est-ce qu'elle gagne
52:41ou est-ce qu'elle perd
52:41en souveraineté
52:42est-ce qu'elle protège
52:42ainsi ces technologies clés
52:44au risque peut-être
52:45de s'isoler ou pas
52:46je ne pense pas
52:47parce que
52:48si vous voulez
52:49Dassault
52:50vendra toujours
52:51des avions
52:52ce qui compte
52:53chez Dassault
52:53c'est évidemment
52:55ce sont ses secrets
52:56de fabrication
52:57sa supériorité
52:58en technologie
52:59si vous voulez
53:01je ne suis pas
53:02officier de l'armée
53:03de l'air
53:03ni pilote
53:03si vous voulez
53:04l'avion Rafale
53:06c'est un avion
53:07qui a montré
53:09qu'il n'avait rien
53:10à craindre
53:12par rapport
53:13au F-35
53:13ou à l'Eurofighter
53:15qui était l'avion
53:16qui avaient fabriqué
53:17les Allemands
53:17avec les Britanniques
53:19les Italiens
53:19les Espagnols
53:21et d'ailleurs
53:21ça avait bien fonctionné
53:22cette alliance
53:23parce que
53:24l'Allemagne
53:25avait la partie
53:26principale
53:27voilà
53:27c'est toujours pareil
53:29on a la brigade
53:30franco-allemande
53:30si vous voulez
53:31brigade franco-allemande
53:32c'est une brigade
53:33qui est commandée
53:33alternativement
53:34par un général français
53:35ou un général allemand
53:36mais les soldats allemands
53:37et les soldats français
53:38vivent de manière
53:39un peu parallèle
53:40si vous voulez
53:41avec des règlements
53:41qui ne sont pas
53:42tout à fait les mêmes
53:43quand on est en opération
53:44extérieure
53:44les Allemands
53:45sont plutôt
53:46dans des chambres d'hôtel
53:47là où les français
53:48sont plutôt sous-tentes
53:48pour vous faire les choses
53:49un peu rapidement
53:50c'est un peu la même chose
53:52pour l'industrie
53:52c'était passionnant
53:54de vous avoir
53:55pour mettre un coup de projecteur
53:57sur ce sujet
53:58dont personne ne parle
53:59alors
54:00qu'on va peut-être
54:02vers la guerre
54:02rappelons
54:03que c'est le nom
54:05du livre
54:06du premier ministre
54:07actuel
54:07Sébastien Lecornu
54:08que nous avions
54:09loquement reçu
54:10dans Face à l'info
54:11donc arrêt de ce projet
54:12à 100 milliards d'euros
54:13symbole de l'Europe
54:14de la défense
54:15Michel Fayad
54:16un mot
54:17pendant qu'on voit
54:17effectivement Emmanuel Macron
54:18non vers Emmanuel Macron
54:20Donald Trump
54:20se rendra au château de Versailles
54:22un mot sur cet accord
54:23parce qu'il est en train
54:24d'être dévoilé
54:25avant la dernière chronique
54:26de Mathieu Bouguet
54:27ensuite j'ai une petite annonce
54:28à vous faire
54:28c'est Axios
54:29qui est très bien informé
54:31qui a dévoilé le texte
54:32et qui dit
54:32qu'il y aura 60 jours
54:33pour négocier
54:34un cessez-le-feu immédiat
54:35et permanent
54:36tous les fronts
54:36y compris le Liban
54:37dont l'intégrité territoriale
54:39et la souveraineté
54:40sont assurés
54:41il y a une non-agression mutuelle
54:42pas d'ingérence intérieure
54:4430 jours après l'accord
54:45les Etats-Unis
54:46doivent quitter la région
54:47et ça c'est incroyable
54:48donc ils doivent quitter
54:49militairement la région
54:51300 milliards de dollars
54:53devront être préparés
54:54pour reconstruire
54:55et développer l'Iran
54:56avec l'accord américain
54:58une levée progressive
54:59des sanctions
55:00le déblocage
55:01des actifs gelés
55:02la fin du blocus maritime
55:03d'ici 30 jours
55:04la libre circulation commerciale
55:06la dilution du stock
55:07d'uranium
55:07sous supervision
55:08de l'agence internationale
55:10de l'énergie atomique
55:11et enfin
55:11l'adoption d'une résolution
55:13de l'ONU
55:13très bien
55:14on suivra en détail
55:16tout cela
55:17sur ces news
55:17on voit effectivement
55:18que les choses évoluent
55:20minute par minute
55:22d'ailleurs les choses évoluent
55:24tellement que
55:24Marc Menand
55:25votre chronique
55:26a complètement évolué
55:28nous vous avions
55:29parlé de cette manifestation
55:32place de la république
55:33à Paris
55:34un peu prise d'assaut
55:36par LFI
55:38on apprend
55:38à l'instant
55:39qu'il semblerait
55:40que le préfet de police
55:41ait interdit
55:42cette manifestation
55:43nous avions raison
55:44de traiter
55:45le sujet
55:46Mathieu Bocoté
55:47on apprenait hier
55:49dans le Parisien
55:50que selon l'Institut Reuters
55:512026
55:52marque une étape importante
55:53pour la première fois
55:54les réseaux sociaux
55:55et les plateformes vidéo
55:57dépassent
55:57les autres sources
55:58d'informations
55:59et deviennent
55:59le premier moyen
56:01de s'informer
56:01à l'échelle mondiale
56:02comment accueillir
56:04cette révolution
56:04qui ne semble pas superficielle
56:06bonne ou mauvaise nouvelle ?
56:07Alors
56:09nouvelle inévitable
56:11et je dirais
56:12un poil plus complexe
56:13que ce qu'on voit
56:13c'est-à-dire
56:14nous avons aujourd'hui
56:15une existence intégrée
56:16on a toujours un téléphone
56:17dans la main
56:17on dort
56:18on se réveille
56:19on a le portable
56:19donc d'une certaine manière
56:21nous sommes connectés
56:22en permanence
56:22et le commun immortel
56:23oui s'informe
56:24de plus en plus
56:25sur Facebook
56:25sur Twitter
56:26sur Instagram
56:28mais quand on s'informe
56:29sur les réseaux sociaux
56:30on s'informe
56:31normalement
56:32à partir d'articles
56:33qui ont été postés
56:34comme on dit en anglais
56:36sur les réseaux sociaux
56:37des articles qui viennent
56:38souvent des médias traditionnels
56:39donc les médias traditionnels
56:41connaissent un nouveau chemin
56:42pour nous rejoindre
56:44ce sont les cellules
56:44des réseaux sociaux
56:45avec un paradoxe
56:46pourquoi les médias traditionnels
56:48sont de moins en moins suivis
56:49directement ?
56:50parce qu'on a perdu confiance en eux
56:52parce que trop souvent
56:53ils imposent un récit idéologique
56:55coupé de la réalité
56:55ils racontent que les événements
56:57non pas tels qu'ils se sont passés
56:58mais tels qu'on devrait les comprendre
57:00je fais une parenthèse
57:01lorsque j'étais au CSA
57:02j'ai autorisé
57:03justement
57:04parce que c'était interdit
57:05en France
57:05on était le seul pays
57:06à interdire
57:07d'inciter Facebook et Twitter
57:08et j'ai autorisé justement
57:10pour l'amélioration des médias
57:12par les réseaux sociaux
57:13c'est un cheminement inévitable
57:14ça fait partie du réel aujourd'hui
57:16mais quand on est sur les réseaux sociaux
57:17on a beau ne plus croire
57:18aux médias traditionnels
57:19on préfère quand même
57:21le texte qui vient
57:22les médias traditionnels
57:23souvent parce qu'on leur prête
57:24une crédibilité supplémentaire
57:26au texte de je ne sais pas
57:27Joe 22 48 56
57:29à l'identité incertaine
57:31qui prétend nous révéler
57:32quelque chose d'inattendu
57:33mais pourquoi les réseaux sociaux
57:34ont gagné une telle puissance
57:36ces dernières années
57:37parce qu'ils sont devenus
57:38un contre-pouvoir
57:39et c'est comme ça
57:39qu'on doit les comprendre
57:40ce n'est pas qu'un lieu
57:41d'information
57:41bien qu'il le soit
57:42c'est un lieu de contre-pouvoir
57:44où devant le récit dominant
57:46imposé par le système
57:47et vous noterez que
57:47quand un média traditionnel
57:49s'éloigne du récit dominant
57:51on cherche à le fermer
57:52on peut même vouloir
57:53contrôler sa ligne éditoriale
57:54et bien quand on est devant ça
57:56le commun et mortel
57:57a compris
57:57que le récit médiatique dominant
57:59n'était plus conforme au vrai
58:00et cherche alors
58:01une manière de s'informer
58:02cherche des faits
58:04qui autrement
58:04ne lui seraient pas racontés
58:05cherche des intellectuels
58:06des chroniqueurs
58:07des témoins
58:07qui autrement
58:08n'auraient pas accès
58:09à l'espace public
58:09et dès lors
58:10on a trouvé là
58:11le contre-pouvoir narratif
58:13le contre-pouvoir médiatique
58:15qui dit au même moment
58:16aux journalistes en général
58:17vous êtes un pouvoir
58:18vous aussi
58:19vous n'êtes plus
58:20le contre-pouvoir
58:20des années Nixon
58:21vous êtes un pouvoir
58:22vous aussi
58:23et nous voulons
58:23un contre-pouvoir
58:24au pouvoir médiatique
58:26ça c'est la grande nouvelle
58:27des dernières années
58:28et ça je pense
58:29que nous n'en sortirons pas
58:30le commun émortel
58:31n'en sortira pas
58:31je pense que le pouvoir
58:32va tout faire
58:33cela dit
58:33peu à peu
58:34pour nous couper l'accès
58:35à ces sources d'informations
58:36alternatives
58:37merci infiniment pour ce code-projecteur
58:39Mathieu Bocoté
58:40avant de terminer cette émission
58:41je voulais absolument
58:42vous présenter
58:42un jeune homme de l'ombre
58:43c'est rare de montrer
58:45les jeunes hommes de l'ombre
58:46ceux qui travaillent avec nous
58:46venez vite mon cher Florian
58:48il est collaborateur
58:49de Face à l'Info
58:50il a 24 ans
58:51il vient de fêter ses 24 ans
58:52il s'appelle Florian
58:53il travaille avec nous
58:54et je voulais absolument
58:55vous le présenter
58:56parce qu'il est exceptionnel
58:58il s'appelle Florian
58:59il a 24 ans
59:00il est en alternance
59:01avec nous
59:02il est à l'école
59:03de supérieur de journalisme
59:04je sens son petit cœur
59:05qui bat
59:06mais je vous dis
59:08heureusement
59:09qui bat fort
59:09qui bat fort
59:10mais je voulais le remercier
59:11parce que c'est un garçon
59:13exceptionnel
59:14on a rarement vu
59:15des gens comme toi
59:15merci Christine
59:16c'est gentil
59:17ne pleure pas
59:19je vais te faire un petit câlin
59:19excellent suite de programme
59:22merci encore
59:22merci à tous
59:23pour Face à l'Info
59:24bravo à toi
59:25bravo à tes parents
59:26et tout
59:27excellent suite de programme
59:28l'heure du programme
59:29de Pascal Praud
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