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  • il y a 6 minutes
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:01Bonsoir, bonsoir à tous, merci d'être avec nous pour 100% politique week-end.
00:05On va parler dans un instant de la sapinophobie.
00:09Qu'est-ce que c'est la sapinophobie ? C'est un mot sans doute qui rentrera dans le dictionnaire
00:13de la honte de la maison de la radio
00:16pour avoir sorti Charles Sapin de sa chronique, l'avoir viré, plus que sa chronique, de son éditorial dominical,
00:24150 secondes qui ont choqué à un point tel qu'il y a eu des manifestations où des personnalités se
00:32sont mobilisées
00:32pour qu'ils s'en aillent, pour qu'ils quittent la maison de la radio, non pas parce que c
00:37'est Charles Sapin,
00:38non pas pour sa personne, mais pour ce qu'il représente de la veuille même du syndicat des journalistes maison.
00:43On va en reparler dans un instant, vous restez avec nous, avec mes invités également.
00:47Isabelle Piboulot vous rappelle les titres puisqu'il est 22h.
00:53Bonsoir Olivier, bonsoir à tous à la une.
00:56Ce drame survenu ce matin à Beauvais, un homme décrit comme menaçant et agressif, a été abattu par la police
01:03chez lui.
01:03Les forces de l'ordre s'apprêtaient à l'interpeller.
01:06Le trentenaire avait été aperçu plus tôt en train de tirer des coups de feu au guidon de sa moto.
01:12L'individu était sorti hier d'un hôpital psychiatrique.
01:15Deux enquêtes ont été ouvertes, dont l'une confiée à l'IGPN.
01:18Les APL seront gelés l'an prochain, annonce du ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jean-Brun, invité
01:25sur France Info.
01:26L'absence de revalorisation de ces allocations s'inscrit dans le cadre de l'effort prévu dans le budget 2027.
01:32Un effort de 54 milliards d'euros d'économie.
01:36Guerre en Ukraine, Donald Trump promulgue une loi imposant de nouvelles sanctions à la Russie.
01:42Le texte, soutenu par Volodymyr Zelensky, vise en particulier le secteur de l'énergie russe, un arsenal législatif qui donne
01:50le pouvoir au président américain d'imposer des droits de douane pouvant atteindre jusqu'à 100% sur les cinq
01:57principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l'Inde.
02:02Au Moyen-Orient, la coalition menée par Riyad accuse les Houthis d'avoir lancé à l'aube un missile balistique
02:09sur la capitale saoudienne.
02:10Les rebelles pro-iraniens du Yémen ont revendiqué plutôt une attaque contre des sites sensibles à Riyad.
02:17Plusieurs explosions ont retenti ces dernières heures après des messages d'alerte envoyés aux habitants.
02:23Enfin, c'est au cimetière de Montmartre à Paris que repose désormais Catherine Rangé.
02:28La chanteuse a été inhumée ce samedi en présence de ses proches et de célébrités.
02:33Marc Lavoine, Mathieu Chédide ou encore Josiane Balasco, des centaines de fans ont assisté de loin à la cérémonie.
02:39L'incontournable Marcia Bayla a été interprétée par le fils de Catherine Rangé.
02:43La voix des Rita Mitsuko nous a quittés lundi des suites d'un cancer.
02:47Elle avait 68 ans.
02:49Merci Isabelle.
02:50Moi, ça m'a touchée.
02:51Ça m'a beaucoup touchée.
02:52La disparition de Catherine Rangé.
02:55Samedi soir, je suis content de retrouver mes deux tontons flingueurs du samedi.
02:59François Coq, bonsoir.
03:01Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
03:02Qui est habillé comme un parrain.
03:04Pas un parrain.
03:05Analyste politique.
03:06Et Raphaël Stainville, qui est toujours bien habillé.
03:08Par ailleurs, journaliste au GDD qui vous prépare le GDD demain.
03:11Peut-être qu'on découvrira la une d'ici la fin de l'émission.
03:16Attention, je vous le souhaite.
03:18On va donc parler de Charles Sapin.
03:20Charles Sapin qui a annoncé son départ aujourd'hui de l'antenne de France Inter.
03:23Histoire écrite d'avance.
03:25La sapinophobie.
03:27J'aime bien ce terme, c'est un terme qui a été peut-être inventé par Mathieu Bock-Côté tout
03:32à l'heure.
03:32Donc je le rends, puisque c'est à lui.
03:35La sapinophobie.
03:37Charles Sapin lâché en race campagne par la direction de Radio France.
03:40Charles Sapin qui assurait l'éditorial du dimanche.
03:437h45, 150 secondes, 150 secondes.
03:46C'était déjà trop.
03:47C'était déjà beaucoup.
03:48Il en a fait deux.
03:48Deux éditos.
03:49Troisième.
03:50Musique.
03:51Grève.
03:52Sacrifié sur l'autel du sectarisme de l'extrême gauche qui contrôle la maison ronde.
03:56Et la pluralité.
03:57La pluralité s'arrête à Libé et à l'Huma.
03:59On va en parler.
04:00Ceux qui ont cru que la direction de Radio France allait défendre Charles Sapin se sont trompés sur une chose.
04:06Radio France n'est pas dirigée par une direction, n'est pas dirigée par Céline Pigalle, mais par des syndicats.
04:13Alors on va commencer par voir le résumé de ce qu'a écrit Charles Sapin, parce qu'il a fait
04:17un long communiqué qu'on vous a résumé.
04:20C'est très bien écrit et c'est lu par Pierre Crépy de la rédaction de CNews.
04:25Ici la bête du Gévaudan.
04:27Voilà l'épilogue de trois longues semaines où mon nom, mon intégrité professionnelle, mes travaux et mon journal ont été
04:33diffamés dans un seul but.
04:34Exclure du débat public la voie unique qui est la nôtre.
04:37Comme Céline Pigalle et Sybille Veil, je crois qu'il n'est d'autre antidote à la polarisation délétère ambiante
04:42que l'expression plurielle des idées et leurs confrontations.
04:45C'était sans compter Louis Fine des cortèges antifascistes qui, en deux chroniques de 150 secondes hebdomadaires,
04:51sera parvenu à déceler le retour des heures sombres et le bruit des bottes venant menacer la pureté idéologique du
04:57service public.
04:58Bravo à eux.
04:59On exhume le délit d'opinion.
05:01On déshumanise, on démonise, on coupe le micro à celui qui perturbe l'entre-soi.
05:06Toute ressemblance de ces procédés avec ce que l'on prétend combattre est purement fortuite, évidemment.
05:11On ne peut que s'incliner devant cette brillante innovation démocratique, la censure préventive.
05:17Inutile d'attendre qu'un chroniqueur dise quelque chose de répréhensible.
05:20Il suffit d'imaginer ce qu'il pourrait penser, de s'en indigner, puis de faire grève contre ce qu
05:25'il n'a jamais prononcé.
05:26Imparable.
05:27Ainsi, il n'est plus de droite acceptable que celle que la gauche se choisit.
05:31Cette mécanique de disqualification nourrit précisément la polarisation que ses promoteurs prétendent déplorer.
05:37Vous comprendrez que ce cercle vicieux-là, je refuse d'y entrer.
05:42Je refuse d'y entrer. Une histoire écrite au préalable et évidemment attendue, ces chroniques, d'une sortie annoncée en
05:52quelque sorte.
05:53Pourtant, moi j'ai longtemps cru, enfin longtemps c'est peu dire, parce que la période a été courte,
05:59mais j'ai cru que Charles Sapin et la direction de France Inter n'allaient pas céder finalement à cette
06:05police de la pensée.
06:07Charles Sapin ne voulait pas céder, ce n'est pas lui.
06:09Oui, mais d'une certaine manière, c'est la lâcheté de la direction de France Inter qui l'a acculée
06:14à cette décision,
06:16parce que dès lors que la direction de France Inter a voulu, pour essayer de trouver une porte de sortie
06:23à cette crise
06:23qui rendait la rentrée compliquée pour France Inter, de lui proposer un débat,
06:29comme si finalement un contradicteur qui lui aurait été opposé suffisait à décontaminer les idées nauséabondes qu'il aurait pu
06:39émettre à l'antenne,
06:41bien évidemment que c'était insupportable, ce n'était pas tolérable pour lui.
06:44Moi je pense que ce qu'il y a de plus important...
06:46Attendez, mais même ça, ça faisait l'objet d'un débat, d'une discussion avec les syndicats.
06:52J'aimerais aussi entrer entre François là-dessus.
06:55Oui, moi je vais parler d'autant plus librement que j'ai pendant de très longues années été un auditeur
07:00fidèle de cette antenne,
07:01je vous le dis, et même un de ses auditeurs, vous voyez, quand on est attaché à une station, quelle
07:05qu'elle soit, on se reconnaît dedans.
07:07Bien sûr, mais ça vous aurait choqué il y a quelques années d'écouter...
07:11Ça vous aurait choqué François d'écouter Charles Sapin, une chronique ?
07:14Ça ne m'aurait pas choqué d'écouter Charles Sapin, en tout cas, ce qui aurait pu me choquer, ça
07:18aurait été des propos qu'il aurait tenus,
07:19mais auquel cas, on ne peut pas le condamner a priori.
07:22Et ça en dit beaucoup en réalité sur l'évolution de France Inter.
07:26C'est-à-dire que France Inter est aujourd'hui devenue et se pense comme un objet de polarisation du
07:32débat public.
07:32Vous savez que c'est une thèse que je soutiens ici souvent sur votre plateau,
07:35ce n'est pas tant la société française qui est polarisée que la scène politique qui polarise la société
07:41ou la scène médiatique qui polarise la société.
07:44Et c'est le cas aujourd'hui de France Inter.
07:46Et France Inter se prend les pieds finalement dans le tapis parce qu'elle a voulu faire de Charles Sapin
07:52sa caution finalement du pluralisme.
07:55C'est comme ça qu'elle l'a vécu, c'est comme ça qu'elle l'a présenté,
07:57mais même ça, c'était effectivement trop pour le personnel de la station.
08:00On va regarder deux communiqués.
08:02D'abord, le premier de Radio France, parce que Radio France a réagi.
08:07Le voici.
08:08Nous prenons acte de la décision de Charles Sapin, comme si c'était lui tout seul, évidemment.
08:13Ce n'est une victoire pour personne.
08:16Conformément à nos obligations et missions de services publics,
08:19France Inter continuera d'être lieu de dialogue refêtant la diversité des sensibilités.
08:23On peut se poser la question.
08:24D'abord, ce n'est pas une victoire per personne, c'est une défaite.
08:27C'est une défaite de la direction, me semble-t-il.
08:30Pas de Charles Sapin, évidemment.
08:32Et puis, continuera d'être un lieu de pluralisme.
08:34En fait, non.
08:35En fait, non.
08:35Le pluralisme est impossible.
08:37Non, mais ce n'est pas seulement une défaite de la direction,
08:40c'est une défaite du débat, c'est une défaite de la pensée.
08:44Finalement, refuser la moindre contradiction, refuser le pluralisme,
08:47c'est se condamner finalement à l'entre-soi,
08:50c'est s'empêcher de penser contre soi-même,
08:53c'est se racornir.
08:54C'est ça, en fait, la ligne que propose aujourd'hui France Inter.
08:58Et très honnêtement, il faut lire avec attention les mots de Charles Sapin dans son poste.
09:03Lorsqu'il parle de censure présentive, il faut bien mesurer ce que ça signifie.
09:07On l'a vu tout à l'heure.
09:07Je vous donne l'autre communiqué qui est très intéressant aussi.
09:10C'est celui de la société des journalistes.
09:13La SDJ prend règle les décisions de Charles Sapin de se retirer de l'antenne.
09:16France Inter, elle espère maintenant que la crise est derrière nous.
09:18se félicite de la mobilisation des journalistes de Radio France
09:22contre la présence de Valeurs Actuelles dans la grille de France Inter.
09:26Comme si c'était toute la rédaction qui s'était mobilisée.
09:29Il y avait 300 personnes, même pas le week-end dernier.
09:32Et ce qui est plus intéressant, c'est ce qu'il y a en dessous,
09:35mais que je n'arrive plus à lire parce qu'il y a l'exerc.
09:38Donc on peut peut-être m'enlever l'exerc.
09:40Et ce qui est intéressant, c'est que la SDJ rappelle que cette mobilisation
09:44n'a jamais visé la personne de Charles Sapin,
09:47mais le titre qu'il incarnait sur l'antenne.
09:50Voilà.
09:51Donc ça, c'est l'aveu même que ce n'est pas Charles Sapin qu'on visait,
09:53mais c'est Valeurs Actuelles,
09:55ces affreuses chemises noires qui ont été condamnées,
10:00qui sont encore le porteur, le vecteur du fascisme.
10:03Enfin, c'est dingue.
10:05Non mais à cette aune, je pense que...
10:09Ce qui n'a pas été le cas il y a quelques années,
10:11parce qu'il y a encore des journalistes connus
10:14qui défendaient Valeurs Actuelles,
10:16qui prenaient le micro au nom de Valeurs Actuelles, d'ailleurs.
10:18Non mais un certain nombre de journaux...
10:20Qui défendaient Valeurs Actuelles.
10:22...ont été condamnés, parfois des condamnations
10:22beaucoup autrement plus graves que celles de Valeurs Actuelles,
10:25je pense notamment à Libération dans les années 70,
10:28sans que les journalistes, l'humain,
10:30ne soient obligés de traîner comme une infamie
10:34pour l'éternité les condamnations qui...
10:38D'ailleurs, c'est intéressant,
10:39parce que lorsqu'un journal est condamné,
10:41ce n'est pas le journal qui est condamné,
10:42c'est le directeur de la publication.
10:44Ce n'est pas le journal en tant que tel.
10:46C'est-à-dire qu'on préserve quand même les journalistes,
10:48et même la possibilité qu'un journaliste
10:50puisse parfois même penser différemment...
10:52Mais écoutez,
10:54les SDJ sont des journalistes.
10:56Oui, bien sûr.
10:56Donc, qu'est-ce qui est écrit dans le communiqué ?
10:58À ce stade, le journal n'a pas fait preuve
11:00de changement de ligne annoncée.
11:02Elle a même été réaffirmée par le directeur de sa rédaction,
11:05une ligne contraire aux valeurs et aux cahiers des charges
11:06de l'audiovisuel public.
11:09On nage en plein délire.
11:10Ça, ce n'est pas factuel.
11:12Ça, c'est faux, ce qui était écrit.
11:13Mais surtout, le cahier des charges
11:14de l'audiovisuel public,
11:16c'est d'assurer le pluralisme.
11:18Non, ce qui est très étonnant,
11:19c'est que moi, je suis attaché
11:20à ce que les droits soient rattachés à l'individu.
11:23Et la liberté d'expression
11:24est rattachée à l'individu lui-même.
11:26Ce que dit ce communiqué,
11:27c'est quand même exactement l'inverse.
11:29C'est que ce n'est pas la personne de Charles Sapin
11:30qui est visée,
11:31ce n'est pas son expression
11:32et le contenu de son expression en tant que tel,
11:35c'est l'étiquette qui est la sienne.
11:37L'une sur le mur de la dette
11:38et l'autre sur l'intelligence artificielle.
11:42Ce n'était pas attaquable.
11:44Il n'y avait pas un mot
11:44qui était attaquable dans ces éditoriaux.
11:47Mais ça rejoint ce que j'évoquais précédemment,
11:48c'est-à-dire qu'il y a aujourd'hui
11:48une pensée dominante
11:49qui s'est installée désormais
11:50dans cette station.
11:52Et cette pensée-là, aujourd'hui,
11:54éteint tout ce qui pourrait aller à l'encontre.
11:56Et ce qui me pose un problème,
11:58c'est que c'est le service public.
11:59Parce que le fond de l'affaire,
12:00c'est quand même ça.
12:00Moi, en tant qu'usager du service public,
12:04je voudrais pouvoir me forger
12:05ma propre opinion
12:06en entendant des choses
12:08qui peuvent être diverses.
12:09Et ce n'est malheureusement plus le cas
12:10sur cette antenne.
12:11Mais vous êtes content
12:12d'écouter des humoristes
12:14qui tapent systématiquement
12:17sur le RN
12:18et qui attaquent le physique,
12:20qui traitent de rats,
12:21qui traitent de fascistes, etc.
12:22Tout le monde rigole.
12:24Il n'y a pas un communiqué
12:25pour dire qu'il y a un problème
12:29à France Inter.
12:29Jamais un communiqué,
12:30jamais rien sur les humoristes.
12:32Ils ont tous les droits.
12:33Il n'y a pas de problème sur les humoristes.
12:35On assiste de manière navrée
12:38finalement à une dérive
12:39de l'audiovisuel public
12:40et à la privatisation
12:42de la radio publique
12:43par finalement un camp
12:45qui aujourd'hui a imposé
12:47son unique point de vue
12:49sur cette radio.
12:50Alors, le point de vue de Jordan Bardella,
12:52il dit exactement comme vous.
12:54Ça a été privatisé aujourd'hui,
12:56privatisé par l'extrême-gauche.
12:59Ce n'existe plus
13:00et que la maison de la radio
13:04a été privatisée par la gauche
13:07qui déteste la démocratie,
13:08qui n'aime pas le pluralisme
13:10et qui considère qu'à partir du moment
13:12où vous êtes en désaccord avec eux,
13:13il ne peut pas y avoir d'opinion,
13:15je ne vais pas dire contraire,
13:16mais au moins d'opinion plurielle
13:18sur le service public.
13:19ça pose un véritable problème
13:21et vous connaissez notre souhait
13:25de privatiser l'audiovisuel public
13:27parce que je crois
13:28que le contribuable français
13:31n'a pas lieu de financer
13:32un média qui devrait être
13:35un média respectueux
13:36de la liberté d'expression
13:37et du pluralisme
13:37qui est en réalité
13:40le porte-voix de la gauche.
13:43Franchement, juste là,
13:44je pense qu'il y a une majorité
13:46de Français
13:46qui ne pensaient même pas
13:47à cette histoire
13:47de privatisation
13:50du service public.
13:51Mais là, je crois que cette affaire,
13:54cette sapinophobie,
13:54est en train de changer
13:55la donne en réalité
13:56et de donner davantage d'écho
13:59au propos du RN.
14:00Ils ne sont pas les seuls
14:01d'ailleurs à vouloir se dire
14:03mais c'est quoi ?
14:04On donne 4 milliards pour ça ?
14:06On donne 650 millions exactement
14:07à France Inter pour ça ?
14:09Là où je crois que M. Bardella
14:10fait un raccourci,
14:11ce n'est pas simplement
14:12que France Inter
14:13est le porte-voix de la gauche.
14:14Moi, je crois qu'il y a
14:14beaucoup de gens de gauche
14:15qui ne se reconnaissent pas
14:16aujourd'hui dans la ligne éditoriale
14:17qui est celle de cette station.
14:20Dans les pratiques aussi,
14:21cette façon de faire,
14:22vous évoquiez les humoristes
14:23dans le ton.
14:24Alors, bien sûr qu'ils ont
14:26des gens qui les écoutent
14:27et qui font sans doute
14:27de très bons scores d'audience
14:29mais je ne pense pas
14:30que toute la gauche
14:30se reconnaisse là-dedans.
14:32Je crois que le clivage
14:33n'est pas celui-là.
14:34Il y a un projet
14:35qui est porté par France Inter
14:37aujourd'hui
14:38qui n'est pas simplement
14:38celui de la gauche,
14:40qui est celui d'une petite partie
14:41de la gauche.
14:41Je vous lis la réaction
14:42de la ministre de la Culture ?
14:44Avec plaisir.
14:44Il n'y en a pas.
14:46Il n'y en a pas.
14:46Je vous lis les réactions
14:47dans le Bloc Central ?
14:48On aimerait bien.
14:49Il n'y en a pas.
14:51C'est quand même étonnant, non ?
14:52La ministre de la Culture,
14:53elle est aussi la patronne
14:55des médias.
14:56Rien.
14:57Il n'y a pas un mot.
14:58La semaine dernière,
14:59elle a été interrogée,
14:59je crois que c'était
15:00sur RTL ou il y a 15 jours,
15:02au moment de la crise,
15:03elle a dit
15:03pas de chasse aux sorcières.
15:04Il ne faut pas
15:06de chasse aux sorcières.
15:07Charles Sapin,
15:08il est victime de quoi
15:09là aujourd'hui ?
15:10C'est pire qu'une chasse aux sorcières,
15:11c'est une chasse à l'homme.
15:13Vous avez évoqué
15:14la ministre de la Culture,
15:15vous avez évoqué
15:16le Bloc Central,
15:17mais il y a un organisme
15:18qui devrait pouvoir
15:20se prononcer,
15:21c'est l'ARCOM,
15:22parce que l'audiovisuel public
15:24et notamment France Inter
15:25a des obligations
15:26de pluralisme.
15:27Mais pas sur l'éthique,
15:29pas sur le fait
15:29de virer quelqu'un.
15:30Non, mais son obligation
15:31au service public,
15:32c'est justement le fait
15:33que toutes les nuances
15:37des opinions
15:39puissent être représentées
15:40à l'antenne.
15:41Là, en l'occurrence,
15:42on est devant un cas manifeste
15:44d'une chasse à l'homme
15:46et de l'exclusion
15:47d'un certain nombre d'idées
15:48ou d'idées présupposées
15:49du débat public.
15:51On va écouter
15:51une dernière réaction,
15:52celle de Michel Goldstein,
15:53c'est un ancien
15:53de France Télé.
15:56Ce qui est frappant quand même,
15:58c'est que Sibyl Veil
16:00et Céline Pignal
16:01renient leurs promesses.
16:03Elles avaient quand même
16:04pris des engagements,
16:06donc ça veut dire
16:07qui dirige le service public,
16:09qui dirige Radio France.
16:11Il ne faut pas oublier
16:11que Radio France
16:13est sous la tutelle
16:14de l'État.
16:15On n'a pas entendu
16:16la ministre de la Culture
16:18alors qu'elle aurait pu intervenir
16:20parce qu'elle est quand même
16:21garante du pluralisme
16:22sur le service public.
16:24Voilà.
16:26Ça vous étonne
16:27qu'il n'y ait aucune réaction
16:29de la ministre de la Culture ?
16:30Non, dans ce cas-là,
16:31chacun fait profil bas
16:32en ce moment
16:33dans une situation
16:34comme celle-là.
16:35Mais je crois que ça va faire
16:36beaucoup de dégâts.
16:36Je crois que ça fait partie
16:37de ces affaires
16:38qui vont traîner,
16:39qui vont faire beaucoup
16:39de dégâts
16:40et qui vont pousser plus loin
16:41encore la polarisation.
16:43Chacun essaie d'avoir
16:44son auditoire captif
16:46mais ça ne fonctionne pas.
16:46La stratégie du chacun
16:47sa bonbonne et courage,
16:48elle ne marche pas en la matière.
16:49Qui dirige France Inter
16:51aujourd'hui ?
16:51Qui dirige France Inter ?
16:53Qui dirige France Inter ?
16:54Mais malheureusement,
16:55il suffit de constater
16:57que quelques grévistes,
17:00quelques syndiqués
17:01ont obtenu
17:03la peau de Charles Sapin.
17:05Mais si on veut être
17:07parfaitement honnête,
17:08je suis sûr
17:09qu'il se trouve
17:10dans cette radio
17:11des journalistes
17:12qui pensent autrement.
17:14Mais que font-ils ?
17:14Que se disent-ils ?
17:15C'est-à-dire qu'on aimerait
17:16que certains
17:17puissent faire preuve
17:18d'actes de résistance,
17:20s'opposer
17:20à ces syndicats
17:22qui ont imposé
17:24et mis sous tutelle...
17:25Il y a même des députés
17:26du Bloc central
17:27qui pensent différemment
17:29et qui disent rien
17:29parce que demain,
17:30sinon il n'y a plus d'invitations.
17:31C'est terminé.
17:33Et oui !
17:33C'est terminé.
17:34Il faut arrêter
17:35de ressasser en permanence
17:36ce mot de résistance
17:37si l'on veut défendre
17:39la liberté d'expression.
17:39Au nom du journal du dimanche,
17:41depuis quand
17:42n'avez-vous pas été invité
17:45sur France Inter ?
17:46J'ai été invité
17:46dans mes jeunes années.
17:48Je devais avoir 25 ans
17:50mais donc ça fait...
17:51Vous étiez militant de gauche
17:53à l'époque.
17:55Vous savez près de 25 ans
17:56que je n'ai pas mis les pieds
17:57dans cette radio.
17:57Bon, on va parler
17:58de la crise des carburants
17:59et je vais saluer
18:00Pascal Delima,
18:01chef économiste
18:01chez BKMC.
18:03Bonsoir Pascal.
18:06Alors, aujourd'hui,
18:07encore une fois,
18:08on a entendu un discours
18:09qui était très fort.
18:11C'est celui de l'extrême-gauche
18:12qui disait
18:13il faut nationaliser Total.
18:15Ça va tout résoudre.
18:17Tous les problèmes
18:17vont être résolus.
18:18On va regarder...
18:19Je crois qu'on a le tableau
18:20des prix,
18:21des prix qui continuent
18:22à s'envoler.
18:24Alors, chaque semaine,
18:24chaque jour,
18:25même, on vous donne
18:25les résultats.
18:27Je crois qu'on est autour
18:27de 2,30,
18:292,25, oui,
18:302,30 aujourd'hui,
18:312,40.
18:32Enfin, depuis un an,
18:34on a une hausse
18:35de 25%,
18:36de 25% sur les carburants
18:38et pour ce qui concerne
18:40évidemment le gazole,
18:42ça, c'est une moyenne,
18:43c'est la fourchette basse.
18:44À Paris, vous avez
18:45des stations
18:47où on frise
18:47les 3 euros.
18:49Donc, que demande
18:50la gauche ?
18:51Que demande
18:51notamment Fabien Roussel,
18:53mais c'est le cas aussi
18:53de Sandrine Rousseau,
18:55Fabien Roussel,
18:56qui appelle à prendre
18:57les ronds-points,
18:58qui apprend à manifester
18:59devant l'Elysée,
19:01devant Matignon,
19:01il dit
19:02il faut absolument
19:03maintenant nationaliser Total.
19:05C'est la réponse.
19:06Écoutez.
19:09Nous demandons à l'État
19:10de baisser la TVA
19:12et d'aller taxer
19:14ses super profits,
19:15voire de réquisitionner Total,
19:18de nationaliser Total
19:19pour reprendre la main
19:20sur cet outil
19:23et récupérer
19:24donc les bénéfices
19:25qui ont été réalisés.
19:26C'est possible.
19:27Ça a déjà été fait
19:27par le passé.
19:28L'État a la possibilité
19:30de bloquer les prix,
19:31a la possibilité
19:32de baisser la TVA,
19:33a la possibilité
19:34de taxer
19:35des super profits.
19:36Il n'est pas possible
19:37de dire
19:37qu'on ne peut rien faire.
19:38Non.
19:39Et d'ailleurs,
19:39un État qui dirait,
19:40un gouvernement qui dirait
19:41on ne peut rien faire,
19:42c'est un gouvernement incapable.
19:44La réquisition,
19:46donc la réponse
19:47à tous les mots.
19:48Pascal Delima,
19:49est-ce qu'on peut débunker ça ?
19:51Est-ce qu'on peut expliquer
19:52aux Français
19:53que c'est d'abord
19:54si on nationalise
19:57Total Énergie,
19:58ce n'est pas
19:58tout Total Énergie
19:59qu'on va nationaliser ?
20:01C'est sans doute
20:02des branches
20:03qui ne rapportent
20:04pas grand-chose.
20:05Ce sera la raffinerie,
20:06la distribution
20:06en France.
20:07En France,
20:08et ce n'est pas
20:08des branches
20:09qui rapportent
20:10grand-chose.
20:12Oui, bien sûr,
20:13c'est clair
20:14qu'on voit bien
20:15ce qui est proposé ici.
20:18Surtout,
20:19une nationalisation
20:20française
20:21concernera
20:22certainement,
20:23comme vous l'avez dit,
20:24les raffineries,
20:25les dépôts,
20:26les réseaux de distribution
20:26qui sont aujourd'hui
20:28situées en France,
20:29mais pas l'ensemble
20:30de l'activité mondiale
20:31très rentable
20:32de Total Énergie.
20:33Donc,
20:34on sait que les profits
20:35viennent largement
20:36de l'extraction
20:37de la production
20:40internationale
20:40de pétrole et de gaz.
20:41Donc,
20:41le raffinage
20:42et les stations-service
20:43ont des marges
20:44beaucoup plus faibles
20:44et très variables.
20:45Et donc,
20:45l'État risquerait
20:46de nationaliser
20:48quelque part,
20:48pour le dire sérieusement,
20:49des branches
20:50françaises
20:51les moins rentables,
20:52sans récupérer
20:53l'essentiel
20:54des profits mondiaux
20:55du groupe,
20:55ce qui est un petit peu
20:56l'objectif.
20:57Oui,
20:58évidemment.
20:58Vous restez avec nous.
21:00On va marquer une pause
21:01dans un instant,
21:02mais quand même,
21:03je vous pose la question
21:04à l'un et à l'autre.
21:06Mais qu'est-ce que c'est
21:06que ce discours
21:07de dire
21:07qu'il faut nationaliser
21:10Total ?
21:11C'est le seul moyen
21:12de s'en sortir.
21:13Il n'y a pas autre chose
21:14qu'un discours démago
21:16aujourd'hui
21:16à expliquer aux Français ?
21:17Non,
21:17mais d'accord.
21:18Mais enfin,
21:18M. Roussel a bien le droit
21:19de dire qu'il faut
21:21nationaliser
21:21ou réquisitionner Total
21:22quand, de l'autre côté
21:24du spectre,
21:24on a M. Macron,
21:25le président de la République,
21:26qui dit qu'il ne faut
21:28rien faire.
21:29Rien, rien, absolument rien.
21:31C'est très exactement
21:31ce qu'il a dit hier.
21:33Donc, il y a quand même
21:33un problème aussi.
21:34Il y a de l'espace
21:35entre les deux.
21:36Il y a de l'espace
21:36pour mettre en place
21:37une...
21:38Vous dites que c'est démago
21:39de dire qu'il faut nationaliser.
21:40Non, mais d'accord,
21:40c'est démago,
21:41mais ce n'est pas possible
21:42d'entendre un président
21:42de la République
21:43dire qu'on ne peut
21:44rien faire.
21:44Voilà.
21:45Il y a des choses
21:45qui peuvent être faites.
21:46Une TIPP flottante,
21:52c'est le prix à la pompe.
21:53Enfin, regardez quand même,
21:54le diesel est 60 centimes
21:55moins cher en Espagne
21:56qu'il l'est en France.
21:57Donc, le problème aussi,
21:58si M. Roussel va sur cette position
22:00qui est bien sûr
22:02à l'autre bout du spectre,
22:03mais c'est que le président
22:04de la République
22:04dit qu'il ne faut rien faire
22:05et on reviendra, j'espère,
22:06sur le fait,
22:07sur l'explication du
22:07pourquoi le président
22:08dit qu'il ne faut rien faire.
22:09J'ai une petite idée
22:10sur le sujet.
22:10Eh bien, on va y revenir.
22:12Mais d'abord,
22:12on écoute Raphaël.
22:13D'abord, je comprends
22:14la colère de François.
22:16Je pense que c'est la colère
22:17d'un grand nombre de Français.
22:18Après, s'agissant
22:19de la privatisation de Total,
22:21moi, je crois surtout
22:22qu'il faut plus de Total.
22:23Il faut plus de grands groupes
22:25qui, dégageant des profits
22:27parfois considérables
22:28à la faveur,
22:30notamment des crises
22:32que nous connaissons,
22:33peuvent par ailleurs
22:36bloquer leurs prix
22:37et permettre à des Français
22:39dans les stations Total
22:40d'avoir une naissance
22:43relativement abordable.
22:44Si on nationalisait,
22:46il n'y aurait pas
22:47de limite de prix.
22:48Oui, mais enfin,
22:49Total a mis 200 ou 300 millions
22:51pour bloquer les prix
22:52dans ces stations
22:53et vient de récupérer
22:5411,2 milliards.
22:55Vous avez entendu ?
22:56Millions, milliards ?
22:57Peut-être que Total
22:58peut-être en faire davantage.
22:59C'est possible.
23:00Et ne pas faire chanter l'État
23:01quand il est en train de le faire.
23:02Non, mais je pense
23:03que ce que vous évoquiez
23:05et notamment
23:05entre la position
23:07extrêmement radicale
23:08de Fabien Haussel
23:09et le cas de Total,
23:12je pense qu'effectivement,
23:13il y a un espace
23:14qu'il faudrait pouvoir débattre.
23:15Eh bien, on va en débattre.
23:16On va continuer en débattre
23:17avec Pascal Lima également
23:18parce que lui,
23:19il connaît bien les choses.
23:20Je ne dis pas
23:20que vous ne connaissez pas
23:21bien les choses,
23:22mais il a les chiffres.
23:23Il a les chiffres en tête.
23:24À tout de suite.
23:25On a une pause.
23:29100% politique week-end
23:31avec François Coq,
23:32Raphaël Stainville
23:32et Pascal Delima,
23:34chef économiste
23:35chez BKMC.
23:37Les Français en ont marre,
23:39en ont ras-la-gueule.
23:40Quand vous commencez
23:41à payer 2,50,
23:42peut-être bientôt 3 euros
23:44le prix du carburant,
23:46là, on est dans des choix de vie.
23:47On est dans des choix de vie
23:48et parfois, vous dites
23:49si je n'arrive pas
23:50à me payer du carburant,
23:53c'est qu'il y a un souci.
23:54Si ça devient un produit de luxe,
23:56mais qu'est-ce que je vais devenir
23:58si je ne peux plus aller travailler
23:59parce que je ne peux plus
24:01acheter mes galons d'essence,
24:02qu'est-ce que je vais devenir ?
24:04Alors, avant de vous interroger là-dessus,
24:06je voudrais qu'on écoute
24:07Alexandre Jardin
24:07qui était sur ce plateau ce matin.
24:12En fait, c'est d'une gravité
24:13absolument inouïe.
24:14On montre des chiffres,
24:16on montre...
24:17Dans la réalité,
24:18ce sont des gens
24:19qui ne peuvent plus aller travailler.
24:20Ça veut dire que la force de travail
24:22est en train de s'effondrer.
24:23Il y a des conseils municipaux
24:25qui nous appellent.
24:26Tout simplement,
24:27le personnel ne peut pas venir.
24:29Donc, quand vous n'avez pas de personnel,
24:31vous ne pouvez pas faire tourner la cantine.
24:32À un moment,
24:33il faut que les enfants
24:33mangent.
24:35Vous avez des entreprises
24:37où tout à coup,
24:38vous avez des salariés
24:39qui demandent à leur patron
24:40de les mettre au chômage
24:42parce que ça leur coûte trop cher
24:43de venir
24:43et ils préfèrent
24:44toucher le chômage
24:45et bricoler dans leur village.
24:47Vous avez tout à coup
24:48des entreprises
24:49qui renoncent
24:50à louer des camions
24:51pour des chantiers
24:52parce que tout simplement,
24:53ça bouffe leurs marges.
24:54Donc, tout à coup,
24:55le chantier s'arrête.
24:57Ça veut dire que
24:57le concret du concret du concret,
24:59c'est un pays
24:59qui est en train de s'effondrer.
25:01Un pays qui est en train
25:02de s'effondrer.
25:02Et on le constate.
25:03Et on le constate à la pompe.
25:05Et c'est ce que nous disent.
25:06Alors, ils ne nous disent pas comme ça,
25:07les Français,
25:08mais ils nous disent les difficultés.
25:10Ils nous disent ce qui compte aujourd'hui.
25:12Ils nous disent les craintes
25:13qu'ils ont écoutées.
25:14C'était à Paris,
25:15dans une pompe à essence
25:16à Paris
25:17qui n'a pas de problème
25:18d'approvisionnement.
25:19Parce que ça,
25:19c'est encore
25:20un autre débat.
25:21Écoutez.
25:23Quelques centimes près,
25:24ça fait une petite différence
25:25à la fin du mois.
25:25Parce que là,
25:27on ne s'en sort plus.
25:27On revient de 40 kilomètres,
25:29je voulais faire le plein.
25:30C'était 30 centimes plus cher,
25:32j'ai dit bon,
25:32je vais attendre.
25:34Et encore,
25:34dans Paris,
25:35on est assez gâtés
25:35parce qu'on est approvisionnés.
25:37Parce qu'il y a des stations,
25:38on a vu en partant,
25:39il n'y avait plus d'essence
25:40à ce prix-là.
25:41Ça bloque tout.
25:42Les artisans
25:43qui ne peuvent pas aller travailler,
25:44les chauffeurs de taxi,
25:45les infirmières
25:45qui sont sur les routes.
25:47Je veux dire,
25:47plus personne ne va rien faire.
25:48Pascal Delima,
25:50plus personne ne va rien faire.
25:51C'est ce que dit ce monsieur,
25:52je sais ce que dit Alexandre Jardin.
25:54Il y a un risque ?
25:57C'est grave quand même.
25:58Il y a beaucoup de Français
25:58et pour beaucoup de Français,
26:00le carburant,
26:01c'est effectivement
26:02pas un produit de...
26:04Ce n'est pas censé
26:05être un produit de luxe
26:06puisque c'est une dépense contrainte.
26:08Donc, aller travailler,
26:09conduire les enfants,
26:10accéder aux soins.
26:11Et quand le prix augmente,
26:13les ménages ruraux,
26:14périurbains en particulier,
26:15plus touchés que les autres,
26:17va conduire les enfants,
26:19voilà,
26:20tout ça,
26:20ça commence à devenir cher
26:22et donc ils vont commencer
26:23à réduire leurs loisirs,
26:24leur alimentation,
26:26ce qui est grave,
26:27leur chauffage
26:27et donc la réponse,
26:28elle doit vraiment être ciblée
26:30sur ceux qui ne peuvent plus
26:31se passer de leur voiture
26:33plutôt qu'une baisse...
26:35Voilà,
26:35aujourd'hui,
26:36il y a une urgence.
26:37La baisse générale des taxes,
26:38bien sûr que oui,
26:39bien sûr,
26:39mais aujourd'hui,
26:40l'urgence,
26:40c'est quand même celle-ci,
26:41c'est de faire en sorte
26:42de couvrir un peu les besoins
26:44de ceux qui travaillent
26:45tous les jours
26:45avec leur voiture.
26:46Pascal,
26:46vraiment,
26:46il y a quelque chose
26:47que je ne comprends pas.
26:48Là,
26:48tout le monde fait absolument
26:49le même constat
26:51et on a écouté ces Français
26:52et on vous dit,
26:54bon,
26:55on doit faire des choix.
26:57Donc,
26:57il y a le risque
26:58de moins consommer.
27:00Moins consommer,
27:01c'est également
27:01moins de rentrée fiscale
27:03pour l'État.
27:05Dans un sens,
27:07à quoi joue l'État
27:08en ne baissant pas
27:10les taxes
27:11sur l'essence ?
27:12On sait très bien
27:13que ça...
27:13Il va y avoir,
27:14comme on dit aujourd'hui,
27:15c'est le nouveau mot à l'âme,
27:16du ruissellement.
27:17Il va se passer des choses derrière.
27:19Ce n'est pas sans conséquence
27:20de laisser un niveau si haut.
27:23Oui,
27:23tout à fait.
27:24Il faut faire des choix.
27:25C'est sûr que l'État
27:26joue un jeu dangereux aujourd'hui
27:27parce que s'il augmente
27:28trop les taxes
27:29ou laisse les dépenses
27:30contraintes
27:31étouffer les ménages,
27:32ceci réduise leur consommation.
27:34Moins de consommation,
27:35c'est moins de TVA,
27:36moins d'activité,
27:37parfois moins d'emplois
27:38et le gain fiscal initial
27:40peut donc être partiellement perdu.
27:42Ensuite,
27:42l'État doit rétablir les comptes
27:44en réduisant d'abord
27:46toutes les dépenses
27:46qui sont efficaces,
27:47en protégeant l'investissement
27:49plutôt qu'en pressurant
27:51davantage la consommation.
27:53Alors ça,
27:54c'est vraiment le bon sens.
27:55J'ai l'impression
27:55que tout le monde
27:55peut faire ce constat
27:56et pourtant,
27:57François Coq,
27:58l'État ne le fait pas.
27:59Voilà.
28:00Là, vous venez de poser
28:00la vraie question.
28:01Pourquoi est-ce que
28:02le président de la République,
28:03hier,
28:04a décidé et a annoncé
28:05qu'il n'allait pas lever
28:06le petit doigt
28:07sur la question des prix ?
28:09Parce que derrière,
28:10il n'est pas plus bête
28:11qu'un autre,
28:11il sait qu'il va y avoir
28:13des dépenses
28:14et que ça va contraindre
28:16les déplacements
28:16du quotidien des Français
28:17avec toutes les conséquences
28:18qu'on vient d'évoquer.
28:19Peut-être que
28:20c'est parce qu'il sait
28:21qu'il va y avoir
28:21derrière des problèmes
28:22sur les volumes.
28:23Qu'est-ce que c'est
28:23que les volumes ?
28:24C'est les stocks
28:25dont on dispose
28:26et c'est l'approvisionnement
28:27en essence.
28:29Et en se disant
28:29qu'il va laisser les prix hauts,
28:31les Français vont devoir
28:32par eux-mêmes
28:33limiter leurs propres déplacements
28:34et il espère peut-être
28:36relâcher les problèmes
28:37sur les volumes.
28:38Je le dis d'autant plus
28:39que, tiens,
28:39comme par hasard
28:40dans son discours,
28:41il a évoqué la question
28:42des volumes pour dire
28:43justement qu'il n'y avait
28:43pas de problème.
28:44On n'est pas obligé
28:44de le croire.
28:45On n'est pas obligé
28:46de le croire.
28:46Pour le gaz.
28:47Pour le gaz,
28:48mais même pour l'essence,
28:49il l'a dit.
28:4980% de nos réserves
28:52stratégiques sont pleines.
28:52Oui, oui.
28:53On a refait le plein cet été.
28:54Oui, on a refait le plein cet été.
28:55Enfin, ses propres services
28:56disent 71%.
28:57Mais au-delà de ça,
28:58si on regarde
28:58la question de l'essence,
28:59par contre,
29:00il ne vous a pas échappé
29:01que, hier soir,
29:02l'Arabie saoudite
29:03a dit qu'elle gelait
29:04les envois de pétrole
29:06en France
29:06et partout en Europe
29:07pour le mois de septembre
29:09et pour le mois d'octobre.
29:10Il ne vous a pas échappé
29:11que, pendant ce temps,
29:11les États-Unis
29:12sont en train de rentrer
29:13800 000 barils jour
29:14du côté du Venezuela.
29:17Et donc,
29:17on voit bien
29:18que nous, en réalité,
29:19on est totalement pris
29:20au dépourvu
29:20et que ce qui menace,
29:21peut-être,
29:22ce qui est en tout cas
29:23la question
29:23qui est sans doute sur la table,
29:24celle que le chef de l'État
29:25est en train d'essayer
29:26d'occulter
29:29la question des volumes
29:30et peut-être que,
29:31quand on voit les prix
29:32qui restent,
29:33ceux qui sont aujourd'hui,
29:34peut-être,
29:34faut-il avoir ça
29:35derrière la tête.
29:36Alors, Pascal Dullema,
29:36est-ce que vous êtes d'accord
29:37avec ça ?
29:37Et puis Raphaël,
29:38évidemment.
29:40Ce jour,
29:41alors, oui,
29:41moi, je suis d'accord.
29:42Je vais sortir un peu
29:42d'une seconde
29:43de ma casquette
29:44d'économiste,
29:45mais moi,
29:45j'ai rencontré des pénuries
29:46déjà le week-end dernier.
29:48Voilà,
29:49titre personnel,
29:50on a dû faire
29:50quatre stations
29:51à Boulain-de-Biancourt.
29:52Ce n'est pas non plus
29:53la province
29:56pour trouver de l'essence.
29:57Donc, voilà,
29:57ça, déjà,
29:58un premier point.
29:59Aujourd'hui,
30:00officiellement,
30:02je reprends une casquette
30:03un peu de sources
30:04un peu plus officielles,
30:07donc la remarque
30:08est pertinente.
30:08Vous voyez,
30:09entre l'officiel
30:09et la réalité,
30:11officiellement,
30:11il n'y a pas
30:11de pénurie nationale
30:12annoncée.
30:13Il y a des petites
30:14ruptures locales.
30:1513 % des stations
30:18apparemment connaissaient
30:18une difficulté
30:19sur au moins un carburant.
30:21La France,
30:22comme vous avez dit,
30:23a encore des stocks,
30:24peut réorienter
30:25ses importations.
30:27Une pénurie généralisée,
30:28ça supposerait
30:29une interruption durable
30:30des livraisons
30:31ou un mouvement massif
30:33d'achat de précautions.
30:35Bon, voilà.
30:35Donc, aujourd'hui,
30:37petite rupture ponctuelle,
30:38pas de grande pénurie nationale,
30:40mais enfin,
30:41le principal risque,
30:42ce serait...
30:43Il ne faut pas faire paniquer
30:44les gens non plus,
30:44si vous voulez.
30:45Moi, je veux bien
30:47qu'il ne faut pas
30:48les faire paniquer.
30:49Pascal,
30:49il ne faut pas
30:49les faire paniquer.
30:50OK, d'accord,
30:51mais ils sont furaxes.
30:52En fait,
30:52les gens,
30:52ils sont furaxes.
30:53Ils ne comprennent pas
30:54le prix,
30:55ils ne comprennent pas
30:55pourquoi ça monte,
30:56ils ne comprennent pas
30:57pourquoi autour de nous,
30:58tout le monde fait des efforts,
30:59tous les pays autour
31:00et font baisser.
31:01L'Allemagne qui était,
31:01et on l'a parlé
31:02la semaine dernière,
31:03était à peu près
31:03à notre niveau
31:04et même la Belgique
31:05ont payé à peu près
31:06la même chose.
31:07Tous ces deux pays
31:08ont fait descendre
31:09de 20 centimes
31:10le prix du 95
31:12et même du gazole.
31:14Ça, on ne comprend pas.
31:15C'est ça le problème.
31:16Le fond du débat,
31:17c'est ça.
31:17Pourquoi les autres y arrivent
31:19et nous, rien ?
31:20Que dalle.
31:20Oui, parce que précisément
31:22cette question du volume,
31:24on en viendrait presque
31:25à excuser Emmanuel Macron
31:28de ne rien faire.
31:29Mais la vérité,
31:31c'est que si l'on regarde
31:31ce que font
31:32les pays voisins,
31:33à commencer par l'Allemagne
31:35où vendredi,
31:36le chancelier a consenti
31:38à des baisses massives
31:40sur le prix des hydrocardures,
31:43on voit qu'il y a des marges
31:44de manœuvre.
31:45Chez eux, oui.
31:46Pas chez nous, visiblement.
31:47Mais non, mais encore une fois,
31:48vous l'avez très bien expliqué d'ailleurs.
31:49C'est-à-dire que si rien n'est fait,
31:53l'inaction a un coût
31:54et a un coût notamment
31:55pour les recettes de l'État.
31:57Aujourd'hui, on le disait déjà,
31:58il y a 15 jours,
31:59on va progressivement
32:01vers un confinement énergétique.
32:03Lorsque vous avez
32:03une infirmière libérale
32:05qui renonce à faire sa tournée
32:07parce que le plein
32:09qu'elle doit faire
32:09pour aller visiter ses patients
32:12lui coûte plus cher
32:13que ce qu'elle pourrait toucher
32:15en allant les rencontrer,
32:17vous voyez bien
32:18qu'il y a un problème.
32:19Ces exemples,
32:20on peut les multiplier.
32:22Je pense qu'il y a
32:23un grave problème
32:24dans notre analyse,
32:26c'est que nous avons
32:27un prisme parisien.
32:28Mais imaginez
32:29ce que doit supporter
32:31comme coût
32:33un petit,
32:34un ouvrier
32:35qui est en province,
32:36qui doit aller
32:37sur un chantier
32:37à 40 ou 50 kilomètres,
32:39qui doit faire
32:40des allers-retours
32:40dans la journée
32:41pour aller se servir
32:43chez un constructeur.
32:46ce sont des coûts
32:47qui ne sont plus supportables
32:48à ne rien faire.
32:49On y pense tout le temps,
32:50on pense aux chauffeurs
32:51même,
32:51on peut penser
32:51aux chauffeurs de taxi,
32:52on peut penser même
32:54aux agriculteurs,
32:55on peut penser
32:55à tous ceux
32:56qui utilisent
32:56leurs machines
32:57à un moment ou à l'autre.
32:58On a pensé
32:59aux marins,
32:59aux marins-pêcheurs,
33:00sur tout l'aspect.
33:01Alors,
33:01c'est pas le même prix
33:03à la pompe,
33:03mais eux,
33:04c'est la même chose,
33:05c'est plus de 50%
33:07sur le carburant
33:09qu'ils utilisent,
33:10c'est la même chose.
33:10Non seulement la colère monte,
33:12mais la colère est appelée
33:13à perdurer dans le temps
33:14si on regarde la situation.
33:16Et pendant ce temps,
33:16on a un chef de l'État
33:17qui se jupéise
33:18droit dans ses bottes.
33:19Il nous a dit hier,
33:20puisque l'augmentation des prix,
33:22c'est du fait
33:22de la situation internationale,
33:24je n'y suis pour rien
33:25et donc il n'y a pas de raison
33:26de baisser les prix.
33:28Alors on l'écoute.
33:31La situation que nous vivons
33:32aujourd'hui sur les prix
33:33à la pompe
33:34comme sur l'ensemble
33:36des prix des hydrocarbures fossiles
33:37n'est pas la conséquence
33:38de décisions gouvernementales.
33:40Elle est la conséquence
33:42de la situation géopolitique.
33:44Il faut avoir l'honnêteté
33:45de le rappeler.
33:45Cette flambée des prix
33:46n'est pas la conséquence
33:48de décisions gouvernementales
33:49ou de mesures nationales,
33:50mais de la situation géopolitique.
33:53Voilà,
33:53circulez,
33:54il n'y a rien à voir.
33:54Vous soyez content,
33:55pas content,
33:56ça ne m'importe peu,
33:57c'est pas ma faute à moi.
33:58C'est pas ma faute à moi.
33:58Un exemple pour montrer
33:59qu'il ne fait rien.
34:01Vous savez qu'il y a
34:01les Trois d'Ormouz
34:02et puis il y a Bab el-Mandeb
34:03de l'autre côté,
34:04du côté de la mer Rouge.
34:06Ce que fait l'Union européenne,
34:08elle a envoyé
34:08pour laisser passer une flotte,
34:10pour laisser permettre
34:11à quelques pétroliers
34:12de passer.
34:13Un pays comme l'Italie
34:14a décidé,
34:15en plus de ça,
34:17d'envoyer ses propres navires
34:19pour escorter des pétroliers
34:20qui viendront alimenter
34:22l'Italie
34:23en hydrocarbureux.
34:25Que fait la France ?
34:25Rien.
34:26Rien.
34:27Elle regarde,
34:27elle est spectatrice.
34:28M. Macron ne veut pas déplaire
34:29à M. Trump
34:30dans sa guerre contre l'Iran ?
34:32C'est ça ?
34:32C'est même pas sûr.
34:33C'est même pas sûr
34:33que ce soit ça.
34:34C'est pas sûr.
34:35C'est une hypothèse.
34:36Je ne suis pas certain
34:36que ce soit pour déplaire.
34:37Je voudrais ajouter à cela.
34:38c'est qu'aujourd'hui,
34:40la France,
34:41par des choix politiques
34:42relativement récents,
34:43notamment en 2017-2018,
34:46a renoncé à continuer
34:48l'exploration
34:51pour trouver de nouveaux
34:52gisements de pétrole.
34:54Nous en avons en Guyane.
34:55C'est-à-dire qu'on s'est rendu dépendant.
34:58Alors, je ne dis pas
34:58que ça aurait assuré absolument
35:00nos besoins énergétiques,
35:02mais on s'est privé
35:03d'un certain nombre
35:04de ressources,
35:05d'abord parce qu'on a fait
35:07le pari de la transition écologique,
35:09alors que d'autres pays
35:13ont continué à forer,
35:14à trouver du pétrole.
35:16Pascal Delima,
35:17c'est vrai qu'on s'est mis
35:19des boulets au pied.
35:20On s'interdit de pouvoir
35:23creuser dans le sol.
35:24On s'interdit de pouvoir
35:25creuser en mer.
35:26On s'interdit d'aller chercher
35:27des ressources
35:29dont on a absolument besoin,
35:30qu'on doit importer.
35:31On sait qu'on les a.
35:33Mais on ne peut pas
35:34au nom de...
35:38Je ne sais pas,
35:39notre envie de sauver la planète,
35:41c'est quoi ?
35:43Non, mais ce qui est sûr,
35:45c'est qu'aujourd'hui,
35:46comment dire,
35:47on a plein de possibilités alternatives.
35:50On refuse effectivement parfois
35:51de prendre des décisions
35:52de long terme.
35:53C'est évident,
35:54ça vient d'être très,
35:54très bien dit.
35:56Ce qui est sûr,
35:57c'est que c'est vrai
35:58qu'aujourd'hui,
35:59les Français,
35:59il y a une hausse des prix.
36:00Je ne dis pas que M. Macron
36:02a raison,
36:03mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
36:05il y a un volet conjoncturé.
36:06Oui, mais ça,
36:07c'est normal.
36:08Ce que je veux dire,
36:08c'est normal de se tourner
36:09vers l'État,
36:10Pascal.
36:11C'est normal de se tourner
36:12vers l'État.
36:13On rappelle quand même
36:14combien prend sur un plein.
36:16Sur un plein,
36:17ils prennent 50%.
36:18L'État prend 50%.
36:19Sur l'électricité,
36:2130%.
36:22C'est normal que les gens
36:23soient furaxes
36:24et qu'ils se tournent
36:25vers le gouvernement,
36:26vers Emmanuel Macron.
36:27C'est ce que je voulais dire,
36:28c'est que sur l'aspect structurel,
36:30le problème,
36:30c'est que nous,
36:31notre niveau élevé
36:31du prix de l'essence,
36:33il est depuis longtemps.
36:34Il est durable.
36:35Il est structurel.
36:36Et c'est là où la fiscalité
36:37aurait pu intervenir aujourd'hui.
36:39C'est d'améliorer
36:40cet aspect structurel
36:41en baissant la fiscalité.
36:43J'ai entendu parler
36:43d'une taxe flottante,
36:45par exemple,
36:46sur les produits pétroliers,
36:47ce qui me semble être pas mal.
36:49Il y a aujourd'hui
36:50quelque chose de conjoncturel,
36:51mais ça fait déjà très longtemps
36:53qu'on est sur des prix élevés.
36:54Donc, pour contrecarrer
36:57cet aspect conjoncturel,
36:58on aurait très bien pu
36:59baisser un peu les taxes,
37:00au moins sur une TCI-PF
37:01plus flottante,
37:02une assise,
37:03comme on l'est aujourd'hui,
37:03parce que l'Espagne,
37:05c'est ce qu'ils ont fait.
37:05L'Espagne,
37:06ils appliquent une fiscalité
37:07nettement plus faible
37:08sur les carburants.
37:10Sur un litre,
37:10l'assise,
37:11c'est 40 centimes.
37:12Pour l'essence,
37:13c'est 31.
37:13En France,
37:14c'est 68 et 59.
37:16Et la TVA espagnole
37:17est pourtant relativement
37:18similaire à la TVA française.
37:20Donc,
37:21c'est peut-être dommage
37:22de ne pas réagir
37:23sur des réformes structurelles,
37:24encore une fois,
37:26parce qu'on est incapable
37:27d'anticiper le conjoncturel.
37:28Ça fait plusieurs crises
37:29qu'on n'anticipe pas,
37:30on n'assure pas la souveraineté.
37:31On est mauvais, quoi.
37:34On est mauvais.
37:35On est capable
37:36de réagir de l'impôt,
37:37mais on est vraiment
37:38des buses.
37:39L'Espagne,
37:39c'était encore le 10 septembre
37:40qu'ils ont fait passer ça
37:41auprès du Conseil européen.
37:43Pour pouvoir baisser
37:45le prix de leur fiscalité
37:46sur le carburant.
37:47C'était vendredi.
37:48La Belgique,
37:49c'était ces derniers jours
37:50et on va arriver à 3 euros.
37:52Et ça va être la catastrophe.
37:54Et ça va être la colère absolue.
37:55Ce n'est pas fini.
37:56Pascal,
37:56j'ai encore une question,
37:57mais c'est sur le budget
37:57à vous poser.
37:59Simplement,
37:59parce que je veux
38:00qu'on parle du budget
38:00parce que dans quelques jours,
38:01on va quand même rentrer
38:02comme l'an passé,
38:04Raphaël,
38:05dans des discussions
38:05qui vont mener à quoi ?
38:07Qui vont mener à rien.
38:08Rien du tout.
38:08Sur le budget,
38:09ça va discuter.
38:10Monsieur Lecornu
38:10va vouloir faire passer son budget.
38:11Il va faire des concessions
38:12à la gauche.
38:13La droite va dire
38:14non, absolument pas.
38:15Le RN va s'envêner.
38:16Il va dire
38:17on ne va pas voter,
38:18mais on va quand même voter
38:18parce que Marine Le Pen
38:19a besoin de faire,
38:21en cas d'arriver au pouvoir,
38:23de pouvoir réformer ce budget.
38:25Si on passe par des ordonnances,
38:26c'est foutu.
38:27Donc,
38:28on va rentrer dans une période
38:29qui est abominable,
38:30en réalité.
38:31C'est ça ?
38:31En fait,
38:32pas tout à fait
38:33parce qu'effectivement,
38:34on peut s'attendre
38:35à des discussions
38:35qui vont être extrêmement compliquées.
38:37mais peut-être
38:38que Sébastien Lecornu
38:40a une marge de manœuvre
38:41pour en tout cas
38:42assurer à la France
38:43d'avoir un budget
38:44s'il passait par des ordonnances.
38:45Quand bien même
38:46son avenir politique,
38:48notamment à Matignon,
38:49en serait très largement compromis.
38:51Mais on aurait un budget
38:53s'il décidait
38:55d'en passer par les ordonnances.
38:56Donc,
38:57vous êtes persuadé
38:58qu'il faut un budget ou pas ?
38:59Je pense que c'est mieux
39:01pour la France aujourd'hui.
39:02Oui,
39:03la carte que va jouer
39:03Sébastien Lecornu,
39:04c'est qu'il pense
39:06que tous ceux
39:06qui se rêvent déjà
39:07à l'Elysée
39:08veulent pouvoir avoir
39:10les coups des franches
39:10s'ils sont élus.
39:12Et donc,
39:12ils ne veulent pas
39:13de loi spéciale
39:14pendant six mois
39:15ou quasiment
39:16toute l'année 2027.
39:18Et donc,
39:18ils vont être peut-être
39:20amenés à faire des concessions.
39:22On va rappeler
39:22les chiffres historiques
39:24de la dette française
39:24qui ont été publiés aujourd'hui.
39:26Après 115,6%
39:28en 2025,
39:29la dette atteindra
39:30119,3%
39:32de produits intérieurs bruts
39:33en 2026
39:34et 121,7%
39:36en 2027,
39:38plus du double
39:38de la limite européenne
39:39de 60%
39:41des niveaux d'endettement
39:42qui sont au plus haut
39:42depuis 1995
39:43donnés de l'INSEE.
39:46La question
39:47que je vais vous poser,
39:47Pascal Nima,
39:48parce qu'on a tous
39:49entendu Sébastien Lecornu
39:50dire
39:51qu'on va réussir
39:54à faire 54 milliards
39:55d'économies.
39:57Et moi,
39:57j'ai compris
39:58que c'était vraiment
39:5954 milliards.
40:00On n'allait pas dépenser.
40:02On était allé chercher
40:03à droite, à gauche,
40:04comment faire des économies,
40:05etc.
40:05Et il semble que ce ne soit pas ça.
40:07Il semble qu'on devait dépenser
40:08100 milliards,
40:09c'était automatique,
40:10c'est comme ça,
40:10et qu'au lieu de dépenser
40:12ces 100 milliards
40:12de manière automatique,
40:14on réussit à réduire
40:15cette dépense.
40:16Est-ce que j'ai bien compris
40:17les choses ?
40:18En fait,
40:19les 54 milliards,
40:20c'est si on continue
40:21à ne rien faire.
40:23Je le dis simplement,
40:24mais si on laisse filer
40:25la dette publique,
40:26les déficits publics,
40:28tels que,
40:29voilà,
40:29en régime automatique,
40:31sans faire de réformes
40:32structurelles,
40:33sans faire d'économies,
40:34alors on va arriver
40:35à 54 milliards,
40:37il faut trouver
40:3854 milliards d'économies.
40:39On va arriver,
40:40effectivement,
40:41à ce chiffre
40:42de 121 %
40:44en 2027.
40:45Donc,
40:46il faut,
40:46si on ne fait rien,
40:47sans réformes,
40:48sans rien,
40:49boum,
40:506,5 % du PIB.
40:52Voilà.
40:52Donc là,
40:53pour l'instant,
40:54on ne les a pas.
40:55Il va falloir les trouver.
40:56Pour l'instant,
40:56on ne les a pas.
40:57Alors,
40:57ça a été un peu documenté
40:59sur les retraités aisés,
41:01sur les indices
41:02des salaires des fonctionnaires,
41:04sur...
41:05Voilà,
41:06il y a 12,
41:0613 milliards documentés,
41:08mais il manque encore
41:08une bonne quarantaine
41:09de milliards
41:09à documenter
41:10et à défendre au Parlement.
41:12Voilà.
41:12Ce soir,
41:13par exemple,
41:14on apprend dans le monde
41:15que les retraités
41:16percevant entre 1260 euros
41:18et 2034 euros
41:20verront leur pension
41:21augmenter
41:22moins fortement
41:23que l'inflation
41:24quand elle sera gelée
41:26pour se touchant davantage
41:27et sous 1260 euros,
41:29bien,
41:29les pensions progressent
41:30comme l'inflation.
41:33On est en plus
41:34vraiment sur des petites retraites.
41:35On est sur des petites retraites,
41:38Raphaël.
41:38Non,
41:39mais bien évidemment,
41:40le coût risque
41:41d'être extrêmement douloureux
41:43pour ces retraités
41:45qui touchent
41:46des petites retraites.
41:49Il faut bien comprendre
41:50que la trajectoire
41:52que dessine Sébastien Lecornu,
41:53c'est qu'on se dirige
41:54vers une diminution
41:56de la hausse
41:57de la dépense publique.
41:58Mais on est loin
42:00des efforts escomptés
42:02pour finalement
42:03parvenir
42:04à une situation
42:06qui permette
42:07finalement
42:07de voir
42:08les marchés
42:09finalement financiers
42:11se relâcher
42:12la pression
42:13sur la France.
42:14Vous avez moins
42:14de 1260 euros,
42:16hausse.
42:16Vous êtes entre 1260
42:18et 2034,
42:19en soi,
42:20hausse sous l'inflation.
42:21Voilà.
42:22Et alors,
42:23plus de 2034 euros,
42:24c'est le gel
42:25de la hausse.
42:27Et les retraités
42:27vont faire quoi ?
42:28On va aller dans la rue ?
42:29On nous dit qu'il faut faire
42:30des réformes structurelles.
42:31Mais là,
42:32M. Lecornu propose
42:32zéro réforme structurelle.
42:34Ce qu'il propose,
42:35là, juste,
42:35c'est de faire les poches.
42:36Et souvent,
42:37de ceux qui sont quand même,
42:38vous êtes en train de le dire,
42:39souvent des plus fragiles
42:40quand même.
42:41De la même manière,
42:42le gel du point d'indice
42:43des fonctionnaires.
42:44En fait,
42:44c'est les dépenses
42:45au niveau de l'inflation
42:46qui devraient permettre
42:47aux gens de garder
42:47à peu près
42:48le même niveau de vie.
42:50C'est là-dessus
42:50qu'on rogne.
42:51Donc, en fait,
42:52on est juste en train
42:52de diminuer
42:53l'augmentation
42:54qui était naturellement prévue.
42:55C'est ça qui est insupportable,
42:57c'est de se dire
42:57« je m'appauvris ».
42:58Et on a des Français
42:59qui ont ce sentiment,
43:00comme ils ne peuvent plus
43:01aller à la pompe,
43:02à essence,
43:02de dire « je m'appauvris ».
43:03Même si c'est que
43:04ce n'est pas un sentiment.
43:05J'ai les moyens.
43:05Mais vous avez raison,
43:06ce n'est pas qu'un sentiment,
43:08c'est la réalité.
43:09Merci Pascal Dima
43:10d'avoir été avec nous
43:12en direct.
43:13Il nous reste
43:14qu'une poignée
43:14de minutes
43:15pour découvrir
43:16à la une du journal
43:17du dimanche
43:18avec un chiffre
43:19à la une du journal
43:21du dimanche.
43:2160 milliards.
43:24Qu'est-ce que c'est
43:24que 60 milliards ?
43:25Et voilà,
43:26engloutis par les associations.
43:28Quelles associations ?
43:29Celles du judo,
43:30du tennis ?
43:30C'est l'ensemble
43:31des associations
43:32qui bénéficient
43:34de ces largesses
43:35de l'État.
43:36Alors,
43:37il ne s'agit pas
43:37de remettre en cause
43:38le principe même
43:40des associations.
43:41Certaines font un travail
43:41absolument formidable.
43:43Mais quelles associations ?
43:44Le problème,
43:45c'est que justement,
43:47dans ces 60 milliards,
43:49il y a une opacité
43:50qui est absolument sidérante.
43:52C'est ce que révèle
43:53le rapport d'Hexagone
43:56dont nous livrons
43:57les premières conclusions
43:59dans le JDD.
44:01Il y a une opacité sidérante.
44:03Ce qu'il faut noter,
44:04et c'est pour ça
44:04que c'est intéressant
44:05parce qu'on évoquait
44:06les finances publiques,
44:07on évoquait les efforts
44:09que le gouvernement
44:10doit pouvoir trouver.
44:12Et là,
44:12on voit que viennent
44:14se juxtaposer
44:15un certain nombre d'aides
44:16qui parfois
44:17viennent à l'encontre
44:19de la politique
44:20que voudraient pouvoir mener.
44:22Je prends un exemple.
44:23C'est l'exemple
44:23de l'immigration.
44:24L'immigration,
44:26il y a le financement
44:27qui est prévu.
44:27Est-ce qu'on sait
44:28combien ça représente
44:29sur ces 60 milliards ?
44:30Sur ces 60 milliards,
44:31c'est grosso modo
44:32un quart
44:32de ces 60 millions
44:36qui sont...
44:37Des 60 milliards.
44:37Des 60 milliards,
44:38pardon,
44:38qui viennent
44:42renforcer finalement
44:43un certain nombre
44:43d'associations
44:44comme la CIMAT,
44:44comme France Air d'Asile
44:46dont l'État
44:47a délégué finalement
44:47la prise en charge
44:48des questions
44:50d'asile,
44:51de refuge
44:51des immigrés
44:52et tout ça.
44:53Et souvent,
44:53leurs politiques
44:54viennent contrecarrer
44:55voire annuler
44:56les politiques
44:57menées par le gouvernement.
44:57Le chiffre est fou.
44:5860 milliards.
44:59On distribue 60 milliards.
45:01Pas que pour les associations
45:02qui aident les migrants,
45:04on l'a bien compris.
45:05Un quart,
45:05trois quarts
45:07du reste de cette somme,
45:08c'est pour autre chose.
45:09Et dans la plus grande opacité.
45:12Moi, je tiens beaucoup
45:13à l'utilité sociale
45:14des associations
45:14qui font tenir le pays
45:16dans bien des secteurs.
45:17Mais les Français
45:17sont bien conscients
45:18depuis longtemps déjà,
45:19c'était le cas déjà
45:20lors de la présidentielle
45:20de 2017,
45:21que ce qu'on appelait
45:22les corps intermédiaires,
45:23et dans les corps intermédiaires,
45:24il y avait les partis politiques,
45:25il y avait les syndicats,
45:26mais il y avait aussi
45:26les associations,
45:27étaient dévitalisées.
45:28Et les Français
45:29regardaient ça quand même
45:29avec une certaine distance.
45:30Bien sûr,
45:31pas la petite association
45:32de quartier,
45:32pas le club de sport
45:34et ce qui permet
45:36mais ils ont bien compris
45:36qu'aussi dans le milieu associatif,
45:38il y a un certain nombre
45:39de grandes associations
45:40dans lesquelles on fait
45:42d'abord vivre
45:42la vie interne
45:44de l'association
45:44avant de se préoccuper
45:46de son déploiement
45:46vers l'extérieur.
45:47Il y a des associations,
45:48il y a des salariés,
45:49des voitures de fonction,
45:50etc.
45:51Des gens qui sont très bien payés,
45:52ce n'est pas le problème,
45:53qui vivent très bien.
45:54Des coûts de fonctionnement
45:55qui sont délirants
45:56par rapport finalement
45:57à la mission
45:57que ces associations
45:58devraient remplir.
46:01Merci,
46:01merci beaucoup
46:02à tous les deux,
46:03François Raphaël,
46:04c'est un plaisir
46:04de vous retrouver ce soir.
46:06Dans un instant,
46:07vous avez rendez-vous
46:07dans une poignée de secondes
46:08avec Isabelle Piboulot
46:10pour le 23h.
46:12Je vous souhaite
46:13une excellente soirée,
46:14un excellent samedi soir
46:15sur nos engrennes.
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