- il y a 6 semaines
- #facealinfo
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0019h, c'est l'heure, ravi de vous retrouver, Marc Menoy en forme, il voulait aller au Vatican avec moi,
00:08on n'emmène pas les laïcs.
00:10Ah si, je vous taquille.
00:12Vous ne voulez pas qu'il y ait un jour une conversion alors ?
00:17Il part tellement de loin, il y a du boulot.
00:20Bonsoir à tous, nous sommes ensemble jusqu'à 20h.
00:23Au sommaire ce soir, le film, l'abandon et courageux, ne démontre-t-il pas la lâcheté du cinéma français
00:30face à l'islamisme ?
00:32En retraçant les 11 derniers jours de Samuel Paty, ne rappelle-t-il pas que cet assassinat est le fruit
00:38de 40 ans de négligence politique et scolaire ?
00:41Et si le film n'allait pas assez loin ?
00:43En restant trop flou sur l'arrière-plan culturel et religieux qui a surtout rendu cette décapitation possible ?
00:52L'édito de Fergan Asiari ce soir.
00:56Alors que Canal+, premier financeur du cinéma français, est accusé, je cite, d'emprise d'extrême droite par 600
01:03professionnels dans une tribune à la veille du festival de Cannes,
01:06le patron du groupe a réagi en expliquant sa consternation.
01:10Alors que Canal+, soutient tous les cinémas, toute la diversité, que des films comme l'Histoire de Souleymane ne
01:17se seraient pas faits sans Canal+.
01:20Canal+, renouvelle sa confiance et ses investissements massifs au cinéma français et au CNC.
01:25Pourquoi la gauche inverse-t-elle les propos tenus ?
01:28Pourquoi accuser Canal+, de manque de diversité, alors que c'est clairement le contraire ?
01:34L'analyse de Gabriel Cluzet.
01:36Un geste de respect et de détermination qui force l'admiration a beaucoup ému ces derniers jours.
01:41A 18 ans, Maël Lagadec, apprenti paysagiste du Tarn-et-Garonne et non-croyant, a réalisé un exploit fou.
01:51Il a sculpté une croix en bois de 35 kilos.
01:54Il a porté lui-même 14 heures du rang sur son dos jusqu'au sommet du pic d'un étau
01:593404 m, point culminant des Pyrénées.
02:02Pourquoi ? Après le vol de l'ancienne croix en avril, ce jeune alpiniste débutant, je rappelle non-croyant, a
02:10voulu restaurer le symbole qui fait partie du paysage depuis 1956.
02:15Le regard de Mark Moon.
02:17Une inversion accusatoire a coûté la vie à un jeune homme en Grande-Bretagne.
02:21Henri Novak, 18 ans, étudiant britannique d'origine polonaise, a été poignardé à mort le 3 décembre 2025 par un
02:30Sikh britannique de 23 ans.
02:32Pourquoi on en parle aujourd'hui ?
02:33C'est que le procès de l'assassin s'est ouvert il y a quelques jours.
02:37Armé d'un couteau cérémoniel de 21 cm, il a frappé Henri Novak après une altercation, mais a aussitôt accusé
02:44sa victime de racisme.
02:46A l'arrivée de la police, les agents ont alors menotté l'étudiant agonisant au lieu de le secourir.
02:53Henri Novak est mort vidé de son sang dans la rue, le décryptage de Charlotte d'Ornelas.
02:59Et puis c'est la journée nationale du pain et ce soir nous recevons un champion, 42 ans, Frédéric Boulay,
03:05boulanger à Beaumont-sur-Oise dans le Val-d'Oise,
03:07vient de remporter la 12e édition du concours national de la meilleure baguette tradition française.
03:13Après le titre régional Ile-de-France, ce graal couronne 24 ans de passion, de travail du levain et de
03:21remise en question permanente.
03:22Un artisan exigeant au sommet de son art, Frédéric Boulay, champion de la baguette tradition française et l'invité de
03:29face à l'info ce soir.
03:31Une heure avec les mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
03:46D'abord, d'où ce pensée à Mathieu Bocoté qui est parti pour les obsèques de son père.
03:53Il reviendra avec nous demain et avec lui, bien sûr.
03:56Après-demain, non ?
03:58Demain.
03:59Et il revient demain.
04:01Et avec lui, voilà, toutes nos pensées en tout cas pour lui et sa famille.
04:05Et on en a déjà, on lui avait déjà rendu hommage dans cette émission.
04:09Merci beaucoup Ferdinand Asiari d'être là ce soir.
04:13Merci Michel Fayad, Gabriel Cluzel, Charlotte Donnellas, Marc Menon.
04:16Et merci au pain qui est là.
04:19On ne peut pas tout montrer sur le plateau.
04:21Mais c'est horrible, ça sent beaucoup trop bon.
04:22Ça sent trop bon, c'est incroyable.
04:25Frédéric Boulay sera notre invité, je le disais tout à l'heure.
04:28Il n'y a pas de place sur le plateau, mais sachez qu'il est à côté de moi.
04:31Voilà.
04:33D'abord, Marc Menon.
04:35Vous voulez un bâtard pour commencer alors ?
04:37Un geste de respect et de détermination, Marc Menon, qui force l'admiration.
04:45Ce geste a ému plus d'un pendant tout le week-end.
04:48À 18 ans, Maël, le Lagadec.
04:52Apprenti paysagiste a porté sa croix.
04:56Ce qui est formidable dans cette histoire, c'est qu'à une époque où il semblerait
05:03que nombre d'enfants, de jeunes, connaissent le désœuvrement, ils n'arrivent pas à trouver
05:09la petite étincelle qui propulse.
05:13Ce qui est formidable chez Maël, c'est que déjà, dans son quotidien depuis de nombreuses
05:21années, il cherche à ce que sa vie ait un sens.
05:25Déjà, il fait attention pour être dans un véritable dynamisme, pratique le sport,
05:30le vélo, la course à pied, et puis il s'est choisi de cajoler la nature, paysagiste.
05:40Quelle belle !
05:41Tout à l'heure, nous recevrons un boulanger, mais il y a des professions comme ça,
05:46qui sont les professions de l'honneur, les professions de la qualité, d'une sorte de transcendance.
05:58Et au mois de septembre, l'année dernière, il se dit, tiens, si on tentait un peu la montagne,
06:04alors il fait une première attention, ascension avec un copain, ils en restent là, mais ils
06:09se disent, c'est quand même formidable, là, on tisonne au fond de nous, les forces vives.
06:15Et puis, à la mi-avril, il apprend ce qui s'est passé au sommet du pic d'Aneto.
06:24Le pic d'Aneto, c'est le point culminant des Pyrénées.
06:29Et il y avait une croix !
06:30– 3400 mètres.
06:32– Et cette croix, elle était là, elle trônait depuis 1951.
06:38Elle avait remplacé une autre qui, elle, avait été placée en 1917.
06:43Et la première de l'ascension, c'était carrément 1842.
06:49– Oui.
06:49– Quelque chose le chagrine, en voyant ce sommet décoiffé.
06:56Dans son esprit poétique, il part du principe que dans ces montagnes,
07:02quand une croix a été placée par l'homme, eh bien, c'est comme un phare,
07:08au sommet d'une falaise pour éclairer ceux qui sont en perdition,
07:15les bateaux qui cherchent à éviter le récif.
07:20Donc, il faut une croix.
07:22Et il décide, c'est une folie, de chercher l'arbre qui lui permettrait de tailler lui-même cette croix.
07:32Il se souvient qu'en 2022, son frère avait abattu un noyer.
07:37Ce noyer était suffisamment large pour faire des meubles.
07:42Alors, il se précipite chez ce garçon qui lui-même, déjà, montrait qu'il avait le sens de l'initiative.
07:50Il voit le noyer.
07:53Il est là, il est nervure.
07:56Il est suffisamment large.
07:59Allez, je l'emporte et je vais tailler la croix.
08:04Ça va lui prendre plusieurs jours.
08:06Alors, d'abord, il veut qu'elle soit d'un seul morceau.
08:09Il prend la sciseuse et hop, il taille.
08:14Alors, les mesures, 1,10 m, 70 cm de large, 11 cm d'épaisseur.
08:22Mais ça ne suffit pas.
08:23Il veut lui donner un petit cachet supplémentaire.
08:26Et ce cachet supplémentaire, ce sont des fleurs de lys.
08:31Alors, il les dessine et ensuite, pour que le trait reste à tout jamais, il prend un fer à souder
08:38et hop, ça devient tout noir.
08:41Les fleurs de lys sont là, rutilantes.
08:44Il appelle un de ses copains, Julien.
08:46Il lui dit, il faut que tu me donnes un petit coup de main.
08:49On va monter à 3 400 m.
08:52Elle pèse 35 kg, la croix.
08:54Et dans la nuit de vendredi à samedi, les voilà sur le parking avec la croix.
09:04Et devant eux, eh bien, ce sommet à conquérir.
09:08Il est minuit.
09:10Ils vont commencer l'ascension de manière nocturne.
09:15Le temps est exécrable.
09:17D'abord la pluie, puis la neige, la glace.
09:2135 kg, forcément, on se relaie.
09:24Quand vous passez, pour ceux qui l'ont déjà fait, les 2000 mètres, le souffle commence à se faire court.
09:30Et là, avec ces 35 kg plus les 15 kg d'un sac dans lequel il y a le matériel
09:38pour planter la croix,
09:41ça devient véritablement plus qu'un exploit.
09:44On tutoie la transcendance.
09:46Et une quarantaine de mètres du sommet, il y a un passage qui est tellement étroit,
09:51ça s'appelle le pas de Mahomet, parce qu'on risque de tomber de chaque côté.
09:55Et Julien dit, non, je n'ai plus assez de force.
09:57Je n'ai plus assez de force pour passer de l'autre côté.
10:02Et donc, seul, il franchit cette cime qui le menace de chute
10:09et plante, après avoir creusé un trou dans la neige, il plante la croix.
10:16Et cette croix, malheureusement, il ne peut pas la fixer.
10:20Il laisse à ses côtés, eh bien, le matériel pour que ceux qui, peut-être dans quelques semaines,
10:28arriveront au sommet puissent la fixer.
10:31Il dit, une fois qu'elle était là, je me suis agenouillé et j'ai pleuré.
10:38C'est ça quand on se dépasse.
10:42Formidable, Marc Menon.
10:44Merci infiniment d'avoir rendu hommage à ce jeune Maël de 18 ans
10:48qui symbolise tant et tant de valeurs en marque.
10:50Une pause, on revient dans Face à l'Info avec Michel Fayad et l'actualité avec Donald Trump.
10:59On tourne sur le plateau de Face à l'Info.
11:01Dans un instant, on recevra notre champion de la baguette française,
11:06de baguette de tradition française, puisqu'aujourd'hui, c'est la journée nationale du pain.
11:10D'abord, Michel Fayad.
11:13Hier soir, Donald Trump postait sur Trousse Social.
11:16Il ne reste rien de l'Iran.
11:18Hier soir, également, un drone frappait les abords de la centrale nucléaire de Baraka,
11:24aux Émirats arabes unis.
11:25Aujourd'hui, Téhéran a transmis sa contre-proposition via le Pakistan.
11:29Et Washington, il a jugé vide.
11:32Axios révèle ce soir que Donald Trump réunirait demain matin
11:36ses généraux à la Situation Room pour discuter d'une reprise des frappes.
11:41Tout le monde est un peu fébrile là ce soir,
11:43en train de se demander une question que tout le monde s'est déjà posée.
11:46Est-ce que le cessez-le-feu va survivre encore ce soir ?
11:51C'est vraiment la question que tout le monde se pose.
11:52Effectivement, en tout cas, la guerre est suspendue depuis maintenant quelques semaines.
11:56Et tout le monde sent qu'elle peut recommencer à tout moment
11:59parce que les deux positions restent vraiment radicalement opposées l'une envers l'autre.
12:03C'est-à-dire que ce soit les Iraniens qui veulent renoncer à rien
12:06et les Américains qui veulent la capitulation des Iraniens.
12:09Donc avec ce manque de rapprochement entre les deux positions,
12:12il apparaît évident qu'à un moment donné, la guerre va reprendre.
12:16Mais les Américains et les Iraniens avaient besoin de se refaire une santé.
12:21D'une part, les Iraniens ont utilisé ce temps pour remettre en place leur lance-missile qui avait été détruit.
12:27De l'autre côté, les Américains, eux, sont allés négocier, comme on l'a dit la semaine dernière,
12:32avec les Chinois pour récupérer des terres rares pour construire des armes.
12:35Et donc, en fait, tout le monde se reprépare, y compris les Israéliens.
12:40Ce qui fait qu'aujourd'hui, la guerre peut reprendre à tout moment.
12:43Parce que les uns et les autres se sont refait une santé et sont à même de se battre.
12:47Hier, les Iraniens n'ont pas attaqué directement.
12:50Ils ont envoyé leur proxy irakien.
12:52Donc les Hachal-Sharbi attaqués par drone les Émirats arabes unis sur une centrale nucléaire.
12:58C'est un message qui est envoyé aux Émiratis.
13:00Puisque la veille, Donald Trump leur avait dit de venir aux côtés des Américains et des Israéliens pour attaquer l
13:05'Iran.
13:06Donc les Iraniens ont voulu répondre indirectement.
13:08Et aujourd'hui, les Iraniens ont annoncé qu'ils contrôlaient complètement le détroit d'Hormuz.
13:13Bon, vous voyez, chacun veut montrer ses muscles et on sent qu'effectivement, ça peut reprendre à tout moment.
13:19Donald Trump a montré, vous savez, cette image durant le week-end où il appuie sur le bouton nucléaire pour
13:25montrer qu'il peut utiliser cette arme également.
13:27Enfin, chacun montre ses muscles et vraiment, je pense que la guerre va reprendre.
13:33On ne sait pas exactement quel jour, mais effectivement, il y a de gros risques là-dessus.
13:37Parce que justement, il n'y a pas de vainqueur et Donald Trump veut être le vainqueur.
13:41Donald Trump veut être le vainqueur.
13:44Et c'est vrai qu'on se pose éternellement cette question à propos du cessez-le-feu.
13:51Charlotte Dornelas, venons-en à votre sujet, puisqu'il y a un procès qui s'est ouvert en Grande-Bretagne
13:57et qui fait beaucoup réagir.
14:00Juste avant de voir avec vous ce procès, c'est tenu une grande manifestation ce week-end à Londres.
14:07Manifestation organisée par Tommy Robinson avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues.
14:18Il y avait plusieurs buts, mais les slogans qu'on a entendus, c'est de rendre l'Angleterre à nouveau
14:32grande.
14:33Enfin, vous connaissez le slogan américain, mais c'est appliqué à l'Angleterre.
14:37C'est faire revenir l'Angleterre que les Anglais aiment telle qu'elle était.
14:44C'est évidemment de la liberté d'expression.
14:49Vous savez qu'aujourd'hui, en Angleterre, c'est quand même un problème assez dramatique.
14:54Et du reste, la chronique de Charlotte va l'illustrer.
14:59On se souvient des Grooming Gang, mais il n'y a pas eu que cela.
15:03C'est quand même un sujet majeur.
15:04Pour vous dire, on se sent en France bien lotis.
15:08Et pourtant, nous avons moult raisons de nous plaindre.
15:12Et puis, c'est vrai que le thème majeur, c'est aussi l'immigration.
15:17Est-ce qu'on a le droit encore de faire ce que l'on veut de son pays, d'accueillir
15:22qui l'on veut ?
15:23Et est-ce qu'il est encore temps ?
15:25Il y a actuellement, dont je le disais, le procès d'un meurtrier.
15:28Charlotte d'Ornelas, en Grande-Bretagne, qui n'intéresse personne en France.
15:33Mais on va s'y intéresser.
15:34Il n'intéresse personne en France, alors même que la victime de 18 ans est morte menottée,
15:40après avoir été poignardée.
15:42Dites-nous tout.
15:43Vous avez raison.
15:44Vous avez dit précédemment que ça faisait beaucoup parler.
15:47Donc, c'est assez paradoxal.
15:48Ça n'intéresse pas dans le débat public et ceux qui organisent le débat public.
15:53Mais ça intéresse.
15:54En tout cas, ça fait réagir beaucoup de Français à l'inverse.
15:56C'est un fossé que l'on connaît bien.
15:58mais qui explique cette apparente contradiction.
16:01Il est évident, au préalable, que l'actualité internationale
16:04et même les drames qui se passent à l'étranger ne peuvent pas tous être traités en France.
16:08C'est une évidence.
16:09Mais il est évident aussi que certains font le son,
16:12parfois ad nauseum, avec des parallèles abusifs.
16:15On se souvient évidemment de George Floyd.
16:18Traiter l'information et la mort de George Floyd, évidemment, pourquoi pas, pousser le traitement
16:27jusqu'à expliquer que ce qui est arrivé là-bas arrive de la même manière en France était clairement abusif.
16:32Mais ces faits ne sont traités que lorsqu'ils servent à un récit particulier.
16:36Mathieu nous dirait un récit diversitaire.
16:38L'inverse n'arrive jamais.
16:40Or, l'histoire de ce jeune étudiant qu'on voit à l'image, qui s'appelle Henri Novak,
16:45illustre malheureusement l'inverse.
16:46Alors moi, j'ai vu qu'elle avait été traitée sur Boulevard Voltaire.
16:49Je ne sais pas si initialement c'est Boulevard Voltaire qui a repéré.
16:51Mais en tout cas, je l'ai vu là.
16:52Et cette information, ce procès peut être instructif.
16:57Ce jeune homme, il est mort dans la nuit du 3 décembre 2023-2025,
17:00après avoir été poignardé à plusieurs reprises.
17:03Et le procès est instructif.
17:05Pourquoi ?
17:06Parce qu'on y apprend que son meurtrier,
17:08qui est un jeune Sikh de la religion Sikh de 23 ans,
17:12l'a attaqué avec une lame cérémonielle Sikh.
17:15Vous allez voir pourquoi ça a son importance.
17:17Qui faisait 20 centimètres,
17:19qu'il avait sur lui, en plus d'un petit couteau
17:20qu'il portait autour du cou.
17:22Ce jeune homme, lui, n'y l'est fait devant le tribunal
17:25et continue à invoquer la légitime défense devant le tribunal.
17:30Pourquoi ?
17:30Parce que c'est ce qu'il a fait le soir
17:32où il a poignardé sa victime.
17:34Il l'a immédiatement accusé,
17:36notamment auprès des policiers qui arrivaient sur place,
17:38d'être ivre d'abord
17:40et d'avoir été raciste à son endroit.
17:43Résultat, ce jeune homme qui était en train de mourir,
17:45quatre coups de couteau d'une lame de 20 centimètres,
17:48n'a pas eu simplement des soins.
17:50Il a eu des soins tardivement
17:51parce que préalablement,
17:52les policiers l'ont menotté,
17:54transformé en agresseur
17:55par le récit, évidemment, de son meurtrier,
17:57sans autre interrogation.
17:59C'est ce qu'a déclaré le procureur devant le tribunal.
18:01Je le cite.
18:02Au lieu de chercher de l'aide pour l'homme
18:03qu'il avait blessé avec son couteau de grande taille,
18:06il l'a accusé d'être raciste et ivre.
18:08Et la police l'a cru sur parole,
18:10sans doute.
18:11Alors, en raison de la situation,
18:13parce que la victime lui-même
18:14était en train d'essayer de fuir.
18:15C'est les voisins qui ont expliqué
18:17qu'il essayait d'escalader
18:20avec une poubelle un mur
18:22alors qu'il était en train de saigner.
18:24Les voisins eux-mêmes ont dit
18:25qu'il y avait une trace de sang derrière lui.
18:27Donc, il saignait probablement très largement.
18:29Donc, il essayait de fuir dans la panique.
18:31Peut-être que ça a joué
18:32sur l'intervention des policiers.
18:34Mais c'est surtout parce que,
18:35et on le sait,
18:35Gabriel évoquait à l'instant
18:37les grooming gangs
18:37où pendant des années,
18:38les intervenants sociaux,
18:40les policiers,
18:41même certains magistrats,
18:42n'ont pas osé s'intéresser
18:44à ces gangs
18:44qui violaient des toutes jeunes filles
18:46par peur.
18:47Et c'est ce qu'ils ont déclaré
18:48devant les tribunaux eux-mêmes.
18:49Par peur d'être accusés de racisme.
18:51Il ne fallait pas être le premier
18:52à mettre le doigt sur ces horreurs
18:54par peur de l'accusation de racisme.
18:56Là, on ne peut pas imaginer
18:58que cette question
18:58n'entre pas en compte, évidemment,
19:00dans l'intervention de la police
19:01alors qu'encore une fois,
19:02le meurtrier accuse la victime
19:05d'avoir été raciste à son endroit.
19:07Mais que révèle,
19:08Charlotte Dornelas,
19:09passe le procès sur ce qu'il s'est passé.
19:11Répondait-il vraiment
19:12à des provocations racistes ?
19:14Alors, c'est vrai que c'est une question
19:15qui a été posée en général
19:16par ceux-là même
19:17qui expliquent que l'autodéfense
19:18n'est jamais une solution.
19:19Et là, apparemment,
19:20ça pourrait expliquer...
19:22Je ne sais pas très bien
19:23pourquoi cette question
19:23est aussi insistante,
19:24notamment dans la presse anglaise.
19:27Parce qu'évidemment,
19:28on pourrait se poser la question
19:30dans une situation
19:31où il y a une bagarre,
19:32une mort accidentelle
19:33au sein d'une bagarre.
19:34Comment la bagarre a commencé ?
19:35Vous voyez,
19:35c'est des questions
19:35qui peuvent se poser.
19:36En l'occurrence,
19:37sortir une lame de 20 centimètres
19:39et s'acharner ainsi
19:40sur un jeune homme dans la rue
19:41sans bagarre préalable,
19:43sans autres personnes
19:43qui sont présentes,
19:45je ne vois pas très bien
19:46ce que le propos
19:47le plus odieux du monde
19:48pourrait justifier
19:49dans cette situation.
19:50Mais on parle d'une altercation ?
19:51Non, non, on parle justement...
19:53Enfin, lui, initialement,
19:54explique qu'il y a eu
19:55des propos racistes
19:56donc il s'est défendu
19:58par rapport à ce jeune homme.
19:59Mais il n'y a pas
19:59l'histoire de la rixe,
20:00il n'y a pas d'autres personnes
20:01qui sont présentes.
20:02Et les voisins expliquent
20:04avoir entendu seulement
20:04la victime crier
20:05« je vais mourir, je vais mourir »
20:07au moment où elle tentait
20:08d'échapper à son agresseur.
20:10Et par ailleurs,
20:11en effet,
20:11le propos le plus odieux du monde,
20:13s'il reste un propos
20:13à ce moment-là,
20:14ne justifie en rien,
20:16évidemment,
20:16quatre coups d'une lame
20:17de 20 centimètres
20:17dans un pays
20:18un minimum civilisé.
20:19Il faut peut-être
20:20le rappeler.
20:21Mais pour répondre
20:22à votre question,
20:23c'est évidemment
20:23ce qu'ont cru sur parole
20:24donc les policiers,
20:26sauf que le procès
20:27semble révéler
20:27une succession de mensonges
20:29du côté de l'agresseur.
20:30D'abord,
20:31selon l'accusation,
20:32je cite le procureur,
20:34une vidéo retrouvée
20:35sur le téléphone
20:36de la victime
20:36que détenait l'agresseur,
20:38donc le téléphone
20:39de la victime
20:40a été retrouvé
20:40dans la poche
20:41du meurtrier,
20:42montre
20:43Vikrum Digwa,
20:44donc c'est le nom
20:45de l'agresseur,
20:46disant « je suis un homme mauvais »
20:47parce que sa victime
20:49lui disait
20:49« mais tu es un homme mauvais,
20:50tu es un homme mauvais,
20:51dis-le ».
20:52Donc après
20:52les coups de couteau,
20:53il répond
20:54« je suis un homme mauvais »
20:55et l'enregistrement
20:56s'interrompt.
20:57Mais l'enregistrement
20:58commence au moment
20:59où il se rencontre.
21:00Or,
21:00on ne voit pas
21:01ni d'accusation,
21:02ni de bagarre,
21:03ni de tentative
21:04de rixe
21:05ou ce genre de mots
21:06que l'on entend régulièrement.
21:07Par ailleurs,
21:09sa mère,
21:09la mère de l'agresseur
21:10cette fois-ci
21:11qui a 53 ans,
21:12est également jugée
21:13en ce moment
21:13à ses côtés
21:14pour complicité.
21:15Une vidéo la montre
21:17récupérant le couteau
21:18sur la scène du crime
21:19pour le dissimuler
21:20au domicile familial
21:21parmi un arsenal d'armes
21:23qui a été trouvé
21:24pendant les perquisitions
21:25et ce couteau
21:26a été retrouvé.
21:27Non seulement
21:27il a été retrouvé
21:28chez eux
21:29parce que la mère
21:29nie également
21:30l'avoir fait,
21:32non seulement
21:32le couteau
21:32a été retrouvé
21:33chez eux
21:34mais l'analyse
21:34de la lame
21:35révèle du sang
21:36et des tissus
21:37adipeux de la victime
21:38ainsi que les cheveux
21:39de son agresseur
21:40et l'ADN de sa mère
21:42qui est sur le fourreau
21:43de ce couteau.
21:45Et enfin,
21:46l'autopsie de la victime
21:47révèle qu'il n'avait
21:48pas bu d'alcool
21:49au-delà de la limite
21:50admise pour la conduite.
21:52En l'occurrence,
21:52il n'était pas
21:53en train de conduire
21:53mais la limite admise
21:54pour la conduite
21:55signifie que
21:55s'il ne l'avait pas dépassé
21:57il n'était clairement
21:57pas ivre
21:58comme le décrivait
21:59encore une fois
22:00son agresseur.
22:01Et petit détail
22:02pour les adeptes
22:03du multiculturalisme
22:04jusque dans les lois,
22:06cet homme,
22:06l'agresseur,
22:07contrairement à sa victime,
22:08avait le droit
22:09de porter un couteau
22:10dans la rue
22:10en Grande-Bretagne
22:11parce que c'est autorisé
22:13uniquement pour
22:14raison religieuse.
22:15Or il se trouve
22:15et c'est pour ça
22:16que je vous disais
22:16que le couteau
22:17était un couteau
22:19cérémoniel
22:19sikh,
22:20c'est que
22:20la loi
22:21de ce pays
22:22qui a une loi
22:24multiculturelle
22:24c'est-à-dire
22:24qui s'adapte
22:25aux différentes cultures
22:26présentes
22:27permet à l'un
22:28de porter un couteau
22:29à l'autre
22:30et de lui interdit
22:31je dis ça
22:32pour signifier
22:33ce que ça peut provoquer
22:35on va dire
22:35dans la vie
22:36je précise
22:36à toute fin utile
22:37qu'il y a des endroits
22:39dans le monde
22:40et même parfois
22:40en France
22:41où tout le monde
22:41a un couteau
22:42et où personne
22:42ne s'entretue
22:44le couteau
22:45ne tue pas lui-même
22:45les gens
22:46mais il se trouve
22:47en l'occurrence
22:47que certaines personnes
22:48ont le droit
22:48de le porter
22:49et d'autres non
22:50en Grande-Bretagne
22:51pour des raisons religieuses
22:52Est-ce qu'il est sérieux
22:53de dresser la moindre conclusion
22:55à partir de cette affaire
22:57particulière ?
22:58Il est évident
22:59qu'il faut le faire
22:59avec prudence
23:00et je citais tout à l'heure
23:02un exemple
23:02qui a été fait
23:03sans aucune prudence
23:04sans aucune nuance
23:06et sans aucun discernement
23:08et il est évident aussi
23:09que chaque histoire
23:10mérite le travail minutieux
23:11particulier
23:12et sans préjugés
23:13c'est-à-dire
23:14sans toute l'histoire
23:15préalable
23:16de la justice
23:16elle s'intéresse
23:17à un cas en particulier
23:18et elle discerne
23:19sur ce cas
23:20mais on peut remarquer
23:21que c'est précisément
23:22un préjugé
23:22qui a poussé les policiers
23:23à passer les menottes
23:24à la victime
23:25plutôt qu'à son agresseur
23:26croyant sur parole
23:27l'agresseur
23:28dans le récit
23:29qu'il faisait
23:30de la scène
23:30qu'ils avaient sous les yeux
23:31ou pire encore
23:32parce qu'un préjugé
23:34il peut être tiré
23:35de l'expérience
23:35nous avons tous
23:36des préjugés
23:37je sais qu'on se bat
23:37toute la journée
23:38contre les préjugés
23:38mais on en a tous
23:40en général
23:41on les apprend
23:42au fil du temps
23:42vous savez
23:43quand on dit à un enfant
23:43laisse-le se brûler
23:44quand il veut mettre la main
23:46sur le four
23:47et qu'on lui dit
23:47laisse-le se brûler une fois
23:48il ne le refra plus
23:49en général ça marche
23:50c'est un préjugé
23:51c'est l'expérience
23:52qui dit
23:52ah oui non c'est vrai
23:53le four c'est chaud
23:54je ne vais pas remettre
23:55la main dessus
23:55là en l'occurrence
23:56ça pourrait être pire
23:57qu'un préjugé
23:58c'est-à-dire un prérequis
23:59idéologique
23:59qui ne correspond pas
24:00à une expérience
24:01mais à un ordre idéologique
24:04à une manière
24:04à une doxa idéologique
24:06une manière de penser
24:07obligatoire
24:07l'accusation de racisme
24:09ne souffre
24:10aucune interrogation
24:11même quand il y a
24:12une scène
24:14extrêmement floue
24:14et qui mériterait
24:16l'interrogation
24:17des policiers
24:17plus largement
24:18celui qui peut être
24:20une victime du racisme
24:21selon la définition admise
24:23vous savez que
24:23tous les êtres humains
24:24selon la définition
24:25de la doxa précisément
24:26ne peuvent pas être
24:27victimes de racisme
24:28de la même manière
24:29donc si
24:30la personne peut être
24:31victime de racisme
24:32c'est le cas de ce jeune homme
24:33qui est donc sick
24:34et bien ne peut être
24:35remis en cause
24:36le récit qu'il fait
24:38de ce qui lui arrive
24:39sans que la suspicion
24:41de racisme
24:42cette fois-ci
24:42ne s'impose
24:43c'est peut-être
24:45la crainte
24:45qui a alimenté
24:46évidemment le policier
24:47or ce comportement
24:49peut alimenter
24:49un le mensonge
24:50cet homme a immédiatement dit
24:52j'ai été victime
24:53de racisme
24:53ce qui était une manière
24:54d'excuser son geste
24:55ou pousser l'aveuglement
24:56jusqu'à excuser
24:57ou relativiser
24:58ce qui ne doit pas l'être
24:59le lien qu'il est possible
25:01de faire
25:01avec notre propre aveuglement
25:03c'est l'incapacité
25:04que nous avons à voir
25:05que derrière
25:06notre invention sémantique
25:07du vivre ensemble
25:08je dis invention sémantique
25:09parce que quand Marc
25:10était petit
25:10personne ne parlait
25:11de vivre ensemble
25:12et les gens pourtant
25:12vivaient ensemble
25:13l'invention sémantique
25:15du vivre ensemble
25:16mais pardon
25:17mais tout le monde a compris
25:20le repère
25:21le repère dans le temps
25:23historique
25:24en 50 ans après Marc
25:26voilà
25:27comment Fergan ?
25:28en 50 ans après Marc
25:31on a inventé le mot
25:32vous avez bien fait
25:33d'être venu
25:34merci d'être venu Fergan
25:36et on a inventé le mot
25:37précisément
25:38parce que celui-ci
25:38est de plus en plus compliqué
25:40conflictuel
25:40et parfois mortel
25:42précisément
25:42sur le terrain culturel
25:44alors ce n'est pas par plaisir
25:45qu'il faut le noter
25:46personne ne le fait par plaisir
25:47pas dans la manifestation
25:48de samedi
25:49ni dans cette chronique
25:50ce soir
25:50mais parce que
25:51pour traiter le problème
25:52il faut d'abord l'identifier
25:53plutôt que de laisser
25:54les victimes disparaître
25:55dans l'indifférence
25:56pour ne surtout pas
25:57faire le jeu
25:58de qui que ce soit
25:59et c'est ce qui est
26:00évidemment difficile
26:02c'est que là
26:03en l'occurrence
26:04peut-être ne fait-on pas
26:05le jeu de qui que ce soit
26:06mais certainement pas
26:07celui de la vie
26:08des victimes
26:08qui s'accumulent
26:09au fil du temps
26:10en Angleterre
26:11comme en France
26:11merci beaucoup
26:13Charlotte Dornelas
26:14pour ce point
26:16avant de faire
26:16la chronique
26:17de Fergan Asiari
26:18ça va vous êtes bien
26:19avec nous ?
26:20très bien
26:20et de Gabriel Cusin
26:21ça va Gabriel ?
26:22tout va bien
26:22bien
26:24je vais peut-être
26:25vous montrer
26:25une petite image
26:27une petite image
26:28avec
26:28qui montre
26:30les éco-chrétiens
26:31qui montrent des tags
26:32anticatholiques
26:33dans une école
26:34des inscriptions
26:35comme
26:36Anculus Papam
26:38No Passaran
26:39Antifa
26:40ont été tagués
26:40sur les murs
26:41de l'institution
26:42catholique
26:43Sévigné-Saint-Louis
26:44d'Issoir
26:45dans le puits de Dôme
26:45l'établissement
26:46est voisin
26:47d'une chapelle
26:48du 19ème siècle
26:49en ruine
26:49dont la rénovation
26:51a été lancée
26:52en 2024
26:52par SOS Chapelle
26:55nous dit
26:56le Figaro
26:57c'est intéressant
26:58de s'arrêter
26:58à chaque fois
26:59sur ces actes
27:02anti-chrétiens
27:03il y a aussi
27:04à Paris
27:04un Christ
27:05en argent
27:06dérobé
27:07dans une église
27:07de Saint-Germain-des-Prés
27:09regardez cet article
27:11du journal du dimanche
27:12dans l'église
27:12de Saint-Germain-des-Prés
27:13en plein coeur
27:14du 6ème arrondissement
27:15de la capitale
27:16un homme a brisé
27:17un crucifix
27:17avant de dérober
27:19une figurine
27:20du Christ
27:21en argent
27:21ce samedi
27:22vers 16h
27:23je voulais vous parler
27:24aussi de la BD
27:25de François Ruffin
27:27mais bon
27:28j'ai pas toutes les infos
27:28donc on en parlera
27:29une autre fois
27:30Marc Menand
27:30je voulais vous montrer
27:32aussi une petite image
27:33du Vatican
27:34je suis allée avec ma fille
27:35vous le laïc
27:37mais je suis déjà allée
27:38à Rome
27:39j'ai visité
27:40vous avez visité
27:40le Vatican
27:41oui oui oui
27:42est-ce que vous pensez
27:42que c'est une bonne chose
27:43d'emmener sa fille
27:44visiter le Vatican
27:45je vois pas pourquoi
27:46ça serait pas une bonne chose
27:47pour tout un chacun
27:48un lieu de culte
27:50et puis c'est toute une histoire
27:52enfin Rome
27:52c'est pas rien
27:53voilà
27:54donc je voulais juste
27:55vous montrer
27:55que comme elle m'a dit
27:57que la France
27:57est un pays laïc
27:59je voulais absolument
28:00lui montrer
28:01aussi
28:02qu'il y a des villes
28:04où il y a une église
28:05à chaque part
28:05Charlotte Dornelas
28:07la ville éternelle
28:08on se cogne
28:09dans une église
28:11voilà
28:12donc ici
28:13les images du Vatican
28:14il y a aussi
28:15les images
28:15de Rome
28:18etc
28:18mais est-ce que vous lui avez montré
28:19la Rome antique aussi
28:20bien sûr
28:21non mais c'est important
28:22de transmettre
28:23effectivement
28:23les valeurs chrétiennes
28:26Gabriel Cluzel
28:28passons à notre sujet
28:30après la tribune
28:31contre son actionnaire
28:32Vincent Bolloré
28:33le patron de Canal Plus
28:35Maxime Saada
28:36a annoncé dimanche
28:38qu'il ne travaillerait plus
28:39avec les 600 signataires
28:41on se rappelle
28:42de cette tribune
28:43virulente
28:44cette décision
28:45fait beaucoup réagir
28:46du côté de la gauche
28:47Olivier Faure
28:48Clémence Guettet
28:48qui vole au secours
28:49des signataires
28:50ailleurs
28:51David Lissna
28:52ou encore Sylvain Maillard
28:53on la trouve plutôt logique
28:55pourquoi ?
28:56écoutez on a là
28:57une démonstration
28:58flagrante
28:59de l'impunité
29:01de ces artistes
29:02et de leur incohérence
29:03l'impunité
29:04c'est ce magistère moral
29:05omnipotent
29:06qui vous permet
29:07de raconter n'importe quoi
29:08y compris au sujet
29:09de la main
29:10qui vous nourrit
29:10sans craindre
29:11jamais
29:12d'être contredit
29:13alors que dénonce
29:14la fameuse tribune
29:15dans Libération
29:16et bien quelque chose
29:18qui n'a jamais eu lieu
29:19elle dénonce
29:19ses propres fantasmes
29:21auxquels elle a fini
29:22par croire
29:23en octobre
29:24le groupe Canal Plus
29:25a acquis 34%
29:26du capital du GC
29:27et les signataires
29:29ils voient
29:29une nouvelle étape
29:31dans la stratégie
29:31d'expansion
29:32de Vincent Bolloré
29:33or il se trouve
29:34qu'en apportant
29:35160 millions d'euros
29:36par an
29:37Canal Plus
29:38est le premier financeur
29:39de la création
29:40cinématographique
29:41en France
29:42donc on peut quand même dire
29:42que heureusement
29:43que Canal Plus
29:44est là pour le cinéma
29:45français
29:45ce qui est assez cocasse
29:46c'est que la tribune
29:48reconnaît
29:49elle-même
29:51qu'elle condamne
29:52quelque chose
29:53qui n'est pas arrivé
29:55non mais c'est vrai
29:55elle reconnaît
29:57je cite
29:57que l'influence
29:58de cette offensive idéologique
30:00sur le contenu
30:01des films
30:01a été pour le moment
30:02discrète
30:03c'est discrète
30:04très discrète
30:05très très très discrète
30:07vraiment tellement discrète
30:08que la tribune
30:09n'a pas été capable
30:10de donner un exemple
30:11pas le moindre exemple
30:12mais rajoute-t-elle aussitôt
30:14ne nous faisons pas
30:15d'illusions
30:15cela ne va pas durer
30:17donc elle avoue
30:18crier
30:18avant d'avoir mal
30:20alors de fait
30:21contemplons quand même
30:22un peu
30:22pour rire
30:23le fameux projet
30:24civilisationnel
30:25réactionnaire
30:26d'extrême droite
30:27qui guette Canal+,
30:28citons le cinéma
30:30qu'il a aidé
30:30à promouvoir
30:31alors il y a le film
30:32LGBT d'Abdelatif Keshich
30:34Palme d'Or à Cannes
30:35La vie d'Adèle
30:36autant vous dire
30:37qu'on est loin
30:37de la petite maison
30:38dans la prairie
30:39je cherche la trouche
30:40je ne sais pas
30:41conservatrice et réactionnaire
30:42voilà
30:42elle est très très discrète
30:44de fait
30:44même au microscope
30:45elle est absolument
30:46introuvable
30:47L'Histoire de Suleymane
30:49de Boris Logikin
30:51qui a touché
30:52516 600 euros
30:53du groupe Canal+,
30:54un film faisant
30:55la part belle
30:56à l'immigration
30:57qui avait beaucoup
30:57l'immigration clandestine
30:58qui avait beaucoup
30:59ému le festival de Cannes
31:01alors là aussi
31:02difficile d'y voir
31:03un projet réactionnaire
31:04vous en conviendrez
31:05il y a aussi
31:06eu des films
31:07quand même
31:07un petit truc en plus
31:08et tant d'autres
31:09et puis Tous les Césars
31:10financés par Canal+,
31:12en 2026
31:13L'attachement
31:14de Karine Tardieu
31:15en 2025
31:16Emilia Pérez
31:17de Jacques Audiard
31:17en 2024
31:19Anatomie d'une chute
31:20de Justine Trier
31:21en 2023
31:22La nuit du 12
31:23de Dominique Molle
31:24en 2021
31:25Illusion perdue
31:27de Xavier Giannoli
31:282021
31:29non c'était 2022
31:31Illusion perdue
31:312021
31:31Adieu les cons
31:33d'Albert Dupontel
31:342020
31:35Les misérables
31:36l'a dit Lille
31:38l'a dit Lille
31:39Cette tribune
31:40redoute
31:41des films
31:42de propagande
31:43au service
31:44d'une idéologie
31:45je cite
31:46n'est-il pas
31:47important
31:47en effet
31:48Gabriel Cluzel
31:49de s'en prémunir
31:49le cinéma
31:51ne doit-il pas
31:51rester avant tout
31:52un divertissement
31:54Ah oui
31:54mais vous avez
31:55infiniment raison
31:55Christine
31:56mais pardon
31:57les films
31:57de propagande
31:58au service
31:58d'une idéologie
31:59existent déjà
32:00au cinéma
32:01en nombre
32:02et aux surprises
32:03ils sont tous
32:04d'un seul côté
32:05la tribune
32:06la fameuse tribune
32:07de libération
32:07dit non
32:07à l'uniformisation
32:08des films
32:09et je pourrais
32:09être d'accord
32:10avec elle
32:10si on pouvait avoir
32:11plus de diversité
32:12de bons films
32:13familiaux
32:14par exemple
32:14et pas seulement
32:15du lavage
32:16du cerveau
32:16d'extrême gauche
32:17ce serait
32:17évidemment
32:17magnifique
32:19rappelons qu'avec
32:20le CNC
32:20existe un fond
32:21image
32:22de la diversité
32:23visant
32:24je cite
32:25à écrire
32:25une histoire
32:26commune
32:26de l'ensemble
32:27de la population
32:27autour des valeurs
32:28de la république
32:29qui incite
32:29à représenter
32:30l'ensemble
32:31des populations
32:32immigrées
32:32de préférence
32:33celles qui résident
32:34dans les quartiers
32:36prioritaires
32:36de la politique
32:37de la ville
32:37par exemple
32:38je vous parlais
32:38du film
32:39Histoire de Souleymane
32:40et bien
32:41ce film a reçu
32:4270 000 euros
32:43au titre
32:44de ce fond
32:45donc quand il y aura
32:46un fond d'image
32:47du patriotisme
32:49qui pourrait être
32:49intéressant aussi
32:50pour écrire
32:50une histoire commune
32:51je reprends leurs mots
32:52autour de notre drapeau
32:53vous me prévenez
32:54mais je pense que
32:55c'est pas
32:55demain la veille
32:56alors le CNC
32:58par la voix du président
33:00Gaëtan Bruel
33:01a estimé d'ailleurs
33:02qu'il était factuellement
33:03faux de dire
33:04que Canal Plus
33:04aurait renoncé
33:06à soutenir
33:06toute la diversité
33:07du cinéma
33:08que Canal
33:09est toujours
33:09le premier soutien
33:10privé
33:11de la plus grande
33:12diversité
33:13du cinéma français
33:14en soutenant
33:14tous les cinéastes
33:15et je crois
33:16qu'il a bien senti
33:17que le cinéma français
33:18avait tout à perdre
33:18dans cette tribune
33:20d'enfants gâtés
33:21alors ce qu'a dit
33:22Maxime Saada
33:23c'est qu'il avait vécu
33:24cette pétition
33:25et on le comprend
33:25comme une injustice
33:27comme une injustice
33:28vis-à-vis de ses équipes
33:29et qu'il n'avait pas
33:30envie de travailler
33:31avec des gens
33:31qu'il traitait
33:32soi-disant
33:32d'extrême droite
33:33mais qui dirait le contraire
33:35n'importe quel chef
33:36d'entreprise
33:36ferait de même
33:37c'est une question
33:37de respect
33:38pour ceux qui travaillent
33:39évidemment à Canal Plus
33:41alors vraiment
33:41il faut que ces 600 signataires
33:43s'estiment
33:44dans une absolue impunité
33:46pour s'imaginer
33:47que évidemment
33:47cracher sur Canal Plus
33:48n'aurait pas de conséquences
33:50sur la suite
33:52mais dans un instant
33:53je vais vous montrer
33:54les réactions
33:54de David Lissnard
33:55notamment
33:55mais s'émouvoir
33:57que ces 600 signataires
33:59ne puissent plus
34:00travailler à l'avenir
34:01avec Canal Plus
34:01n'est-ce pas
34:02incohérent ?
34:03Bien sûr
34:03parce que si le groupe
34:04est d'extrême droite
34:05ces 600 valeureux
34:07résistant
34:07en carton
34:08devrait s'en tenir
34:09à l'écart
34:10vouloir le beurre
34:11cracher sur Canal Plus
34:12et l'argent du beurre
34:14continuer à travailler
34:15avec Canal Plus
34:16à la fois incohérent
34:17et déshonorant
34:17ces gens-là
34:18nous bassinent
34:18à longueur de journée
34:19en nous expliquant
34:20que Vincent Bolloré
34:20est le diable
34:21ils ne veulent quand même
34:22pas continuer
34:22à être rémunérés
34:23par le diable
34:24de quoi se plaignent-il
34:25on ne peut pas être
34:26à la fois résistant
34:26éco-labo
34:27il faut choisir
34:28bref
34:29il ne manque pas
34:29de toupets
34:31mais cette incohérence
34:32on la retrouve
34:33à tous les étages
34:33vous savez
34:34ce sont des immigrationnistes
34:35forcenés
34:36des aficionados
34:37d'un monde
34:37sans frontières
34:38mais en revanche
34:39eux
34:39ils ont droit
34:40à une exception culturelle
34:41pour ne pas être soumis
34:42par exemple
34:43à la concurrence
34:43anglo-saxonne
34:44parce que vous savez
34:45les blockbusters américains
34:46c'est vraiment du gros rouge
34:47qui tâche
34:48eux ils veulent faire
34:49du cinéma d'auteur
34:51madame
34:51pas un cinéma commercial
34:53pour les ploucs
34:54mais les agriculteurs aussi
34:56ils aimeraient bien
34:56bénéficier d'une exception
34:57agriculturelle
34:58ils trouvent aussi
34:59que les tomates espagnoles
35:00les poulets ukrainiens
35:01les bœufs brésiliens
35:02c'est de la mauvaise qualité
35:04mais ils doivent bien
35:04se débrouiller
35:05avec la mondialisation
35:06qu'on leur impose
35:07on pourrait en dire autant
35:08des industries en France
35:10du ralex
35:10l'électroménager
35:11ils aimeraient bien
35:12avoir une exception industrielle
35:13et puis le prêt-à-porter
35:14moyenne gamme
35:15vous avez vu tout s'effondre
35:16en ce moment
35:16il n'y a plus rien
35:18entre eux
35:19et l'ultra fast fashion
35:20selon le mot consacré
35:22chinoise
35:22mais on peut balayer
35:23tous les secteurs
35:25mais les acteurs
35:26et producteurs de cinéma
35:27eux ils sont bien tranquilles
35:28vous savez
35:28ils peuvent arborer
35:29ces fameuses
35:30comment on les appelait
35:31croyances de luxe
35:32en bandoulière
35:33je vous ai dit
35:33c'est le dernier signe extérieur
35:34de richesse
35:35ces idées de gauche
35:36qu'on peut avoir
35:37parce qu'on n'aura jamais
35:38à en subir
35:39les conséquences
35:40donc tous ceux
35:41qui vont quelque chose
35:42à vendre dans ce pays
35:43tous ceux qui commercialisent
35:44un truc
35:45sont soumis à la concurrence
35:46d'une façon ou d'une autre
35:47eux ne le sont pas
35:48ils peuvent s'offrir
35:50le luxe de dire
35:51que le cinéma
35:52commercial
35:53c'est vulgaire
35:54faisons un autre cinéma
35:56qui fera potentiellement
35:58un bide
35:58mais c'est beaucoup
35:59plus chic
36:01et ce qui est encore
36:02plus incohérent
36:03c'est qu'ici
36:04la branche
36:05sur laquelle
36:05ils sont assis
36:07parce que figurez-vous
36:07que Canal Plus
36:08défend à toute force
36:10le principe
36:10de cette exception culturelle
36:12j'ai entendu dire
36:14Maxime Saada
36:15que c'est un système
36:17que le monde nous envie
36:18et donc il défend
36:19le CNC
36:20et bien moi je vous dis
36:21que ce n'est pas la vie
36:21de tous les français
36:23alors certes
36:24ce n'est pas directement
36:24par leurs impôts
36:26que les français
36:28financent le cinéma
36:29ou en tout cas
36:29pas pour grosse partie
36:31mais indirectement
36:32par une taxe
36:33sur les billets de cinéma
36:34vous savez comment c'est financé
36:35les billets de cinéma
36:37qu'ils achètent
36:38sur les chaînes de télé
36:39qu'ils regardent
36:40sur les plateformes
36:41et services vidéo
36:41qu'ils consomment
36:42qu'ils consultent
36:43donc indirectement
36:44ce sont quand même
36:45les français
36:46alors quand l'actrice
36:47je vais vous donner
36:48un seul exemple
36:49Sabrina Ouazani
36:50qui se présente comme
36:51je ne sais pas pourquoi
36:52elle se présente comme ça
36:52à quel intérêt
36:53femme musulmane
36:54algérienne
36:55immigrée et banlieusarde
36:56c'est bizarre
36:58dit
36:58je vous emmerde
37:00au public
37:00pardon c'est d'elle
37:01c'est pas de moi
37:02qui n'est pas allée voir
37:03toute pour une
37:04financée par Canal Plus
37:05je précise
37:06le remake féminin
37:07des trois mousquetaires
37:08un public
37:08qui a trouvé peut-être
37:10que ce n'était pas très fidèle
37:11à la version d'Alexandre Dumas
37:12c'est son droit
37:13voilà
37:14et qui de ce fait
37:15est allée voir
37:16le film à succès
37:16dans la salle d'à côté
37:17et bien elle a insulté
37:19tous ceux
37:19qui l'ont financée
37:21donc ces français
37:22un peu agacés
37:23pour être tentés
37:24un jour
37:25de remettre en cause
37:26le principe
37:28très généreux
37:29du CNC
37:29il est donc
37:30aussi incohérent
37:32de taper sur le public
37:33que sur Maxime Saada
37:34et Canal Plus
37:35qui continuent de militer
37:36pour que perdure
37:37ce système
37:39Maxime Saada
37:40et leur ami
37:40on ne peut pas
37:41en dire autant
37:42de tous les français
37:44qui se sentent parfois
37:45bien floués
37:46et j'en connais
37:46vous aussi sans doute
37:48Regardons la réaction
37:49de David Lissnard
37:50le maire de Cannes
37:51je viens lire
37:52les réactions
37:53courroussées
37:54à l'égard
37:54de la position
37:55affichée par Canal Plus
37:56à la suite de la tribune
37:57de 600 professionnels
37:58de cinéma
37:59il s'agit d'une véritable
37:59inversion accusatoire
38:01regardons les faits
38:02la tribune tape sur Canal Plus
38:03premier financeur
38:04du cinéma français
38:05et appelle à zapper
38:06Bolloré
38:06or cette posture
38:07est à la fois infondée
38:08car tout le monde
38:09admet qu'il n'y a pas
38:10d'ingérence de Canal
38:11dans le contenu des films
38:13il suffit pour cela
38:13de regarder les oeuvres
38:14projetées à Cannes
38:15et financées par Canal
38:16c'est ce que vous avez souligné
38:17souvent ingrate
38:19puisque beaucoup
38:20de signataires
38:20ont été financés
38:21et ou portés
38:22par le groupe
38:23qu'ils attaquent
38:23un peu masochistes
38:25car on pouvait
38:26bien imaginer
38:27que celui
38:28qui se fait ainsi dénigré
38:30et qu'il faudrait zapper
38:31je cite
38:31pourrait être
38:33de son côté
38:34tenté de zapper
38:35les signataires
38:36voilà
38:36pour la réaction
38:37notamment de David Lissnard
38:39je voulais juste
38:39vous montrer quand même
38:40un petit mot aussi
38:41de Maxime Saada
38:43les extraits précis
38:44de ce qu'il a dit
38:44Canal Plus soutient
38:45tous les cinémas
38:46toute la diversité
38:47des films
38:48comme l'histoire
38:49de Suleymane
38:49ne se serait pas fait
38:51sans Canal Plus
38:53fin de citation
38:54Canal Plus aussi
38:55a votation
38:55à investir
38:56dans le cinéma
38:57je l'ai dit
38:58je souhaite que Canal Plus
38:59retrouve un niveau
39:00plus élevé
39:01dans ses investissements
39:03nécessaires
39:04et puis
39:04on l'a montré
39:05déjà tout à l'heure
39:06je le répète ici
39:07il n'y a pas
39:08de cinéma français
39:09tel qu'il est
39:10aujourd'hui
39:11sans le CNC
39:12je défendrai donc
39:12publiquement
39:13résolument
39:13le CNC
39:14parce que je pense
39:15qu'il est fondamental
39:16pour l'exception
39:18culturelle
39:19c'est une exception
39:20incroyable
39:20il n'y aurait pas
39:21de cinéma français
39:23aussi riche
39:23aussi beau
39:24si la télévision
39:25ne finançait pas
39:27le cinéma français
39:28et dans toute
39:29sa diversité
39:32avant
39:33Fergan
39:33tout va bien
39:35vous êtes
39:35en forme
39:37prêt pour nous parler
39:38du film
39:38Samuel Patti
39:39du film
39:40de l'abandon
39:41vous l'avez vu le film
39:41vous l'avez aimé
39:42mais vous avez quand même
39:44des interrogations
39:45et c'est ce qui m'intéresse
39:46aussi
39:46vous allez nous donner
39:47une petite analyse
39:48de ce film
39:49de Samuel Patti
39:49dont tout le monde parle
39:50regardez l'affiche
39:51l'abandon
39:52qui est sorti
39:53le 13 mieux
39:54au cinéma
39:54les 11 derniers jours
39:56de Samuel Patti
39:57voici l'affiche
39:59du film
39:59dont on parle
40:00dans un instant
40:01avec Fergan
40:02Asiari
40:02d'abord
40:03je vous propose
40:04d'accueillir
40:05notre invité
40:06Frédéric Boulet
40:07à 42 ans
40:07Frédéric Boulet
40:08Boulanger
40:10installez-vous
40:10Boulanger à Beaumont
40:12sur Roise
40:13dans le Val d'Oise
40:14vient de remporter
40:15la 12ème édition
40:18du concours national
40:19de la meilleure baguette
40:20tradition française
40:21après le titre
40:23régional
40:24Ile-de-France
40:25Graal
40:26couronne 24 ans
40:27de passion
40:28de travail
40:30du levain
40:31et de remise
40:32en question
40:32permanente
40:33est-ce que
40:34je demande à la régie
40:35est-ce que ça ne gêne pas
40:36vous avez bien placé
40:36la baguette
40:37ça va
40:38c'est parfait
40:39non mais c'est génial
40:41de vous avoir
40:41c'est incroyable
40:42mais qu'est-ce que ça vous fait
40:43d'avoir remporté
40:45ce prix
40:45ce concours
40:46de la meilleure
40:48baguette
40:49tradition
40:49de tradition française
40:51c'est une fierté
40:52pour moi
40:53boulanger
40:54la baguette
40:55c'est l'emblème
40:56la baguette
40:56de tradition française
40:57c'est l'emblème
40:57de notre métier
40:58en tout cas
41:00l'avoir remporté
41:01devant
41:02notre famille
41:03devant les amis
41:04sur le parvis
41:05de Notre-Dame
41:06enfin c'est juste
41:06grandiose
41:09sur la semaine
41:10de la fête du pain
41:12tout est réuni
41:13pour que j'ai le sourire
41:14et que je le garde
41:16toute l'année
41:17alors je montre
41:18les baguettes
41:19que vous nous avez emmenées
41:20c'est spécialement
41:21pour nous les chroniqueurs
41:22je veux dire
41:22pourquoi vous avez mis
41:23un drapeau français
41:24c'est la tradition française
41:26voilà
41:26c'est la meilleure tradition
41:28de France
41:29donc c'est pour ça
41:31c'est important de le dire
41:33je trouve que depuis
41:34que j'ai remporté
41:35ce titre
41:36l'entendre
41:37l'écrire
41:38le dire
41:38je trouve
41:38c'est génial
41:40donc voilà
41:40la tradition de France
41:41c'est pas rien
41:42et du coup
41:43je suis content
41:43de le mettre
41:44sur les couleurs
41:45de la France
41:46en plus c'est la journée
41:47nationale du pain
41:49quel a été le moment
41:50le plus stressant
41:51pour vous
41:51en passant ce concours
41:53exceptionnel
41:53de la meilleure
41:54baguette de tradition française
41:56le plus stressant
41:57à chaque fois
41:58c'est la remise
41:58la remise des prix
41:59l'attente
42:00le stress
42:03il y avait
42:03si bon candidat
42:05tout le monde
42:06c'est du haut niveau
42:08de toute façon
42:08donc ça se joue
42:09à quelques détails
42:10et donc on attend
42:11on est dans le doute
42:12et je pense que c'est là
42:13le plus stressant pour moi
42:14parce qu'après le reste
42:16faire des baguettes
42:17c'est mon travail
42:17il n'y a pas de
42:18c'est votre travail
42:20vous avez commencé
42:20à 18 ans c'est ça ?
42:22à 15 ans
42:23l'apprentissage
42:23et pourquoi ?
42:24comment ça s'est passé ?
42:25comment ça se fait
42:26qu'à 15 ans
42:27on se dit
42:28tiens
42:28je vais me lever
42:29à 3h du matin
42:30pour faire du pain ?
42:31à 15 ans
42:31on ne s'ève pas
42:32à 3h du matin
42:32tout de suite
42:34mais au début
42:35on commence
42:35moi c'était pour les vacances
42:37c'était l'histoire
42:38d'aller travailler
42:40de voir
42:41voilà
42:41puis ça faisait aussi
42:42un petit peu de sous
42:44donc j'ai travaillé
42:45pendant les vacances
42:45chez mon maître d'apprentissage
42:47Hubert Moreau
42:47à Prel
42:48et c'est lui qui m'a donné
42:50un petit peu
42:51la passion de ce métier
42:53et puis dans la joie
42:53et la bonne humeur
42:54et après ça a suivi
42:56j'ai travaillé
42:57à la Morlaix
42:58chez M. Valienne
42:59où j'ai appris
43:00un peu plus
43:01l'exigence
43:01et le travail de qualité
43:03et après on s'est installé
43:05avec ma femme
43:06à Bourbon-sur-Oise
43:07ça fait maintenant
43:0820 ans bientôt
43:09qu'on est installé
43:10et ça se passe plutôt bien
43:11ça fait 2 ans
43:12qu'on fait les concours
43:13qu'on s'est mis dans les concours
43:14on n'en faisait pas au début
43:14parce que j'ai un ami
43:16qui est sur l'île à dents
43:18un collègue à moi
43:193 petits chevaux à l'île à dents
43:19qui m'a conseillé
43:21de faire ses concours
43:22et je le remercie aujourd'hui
43:23que sans lui
43:24je ne serais pas là aujourd'hui
43:25c'est incroyable
43:26c'est votre ami
43:26qui vous a incité
43:27donc à passer les concours
43:28sinon
43:31à faire mon travail
43:32qu'on fait bien aussi
43:34parce que voilà
43:35mais là je trouve
43:36que c'est une fierté
43:36de l'avoir emporté
43:38de le montrer
43:39et puis on voit le sourire
43:40sur tous les clients
43:42quand ils viennent chercher
43:43notre baguette
43:45enfin c'est top
43:45Quel est le secret
43:46de votre petite baguette
43:47craquante
43:48que j'ai déjà goûté
43:49en douce ?
43:50Je pense que c'est
43:51le levain
43:52qui amène une fermentation
43:53spécifique
43:54et c'est ça qui lui donne
43:55un goût
43:55et une couleur
43:57différentes peut-être
43:57des autres
43:58Charlotte Dornelas
43:59qui est une fine cuisinière
44:00a une question à vous poser
44:01j'imagine
44:02Vous disiez
44:03ça se joue
44:03à des petits détails
44:04sur quoi
44:04à quoi est-ce qu'on juge
44:05une bonne baguette ?
44:07Ça se joue déjà
44:08à la couleur
44:09la fermentation
44:10si elle est bien menée
44:11on voit une couleur
44:11un peu caramel
44:13déjà on sait
44:14que la fermentation
44:15a bien été menée
44:17la croustillance
44:18quand on la coupe
44:19on voit
44:19l'alvéolage dedans
44:20ça donne
44:21je vérifie bien
44:23qu'elle est bien croustillante
44:26elle est bien croustillante
44:27je ne vais pas la manger
44:27je vous rassure
44:28mais après le générique
44:29de fin
44:30c'est ce qui donne
44:33l'aspect
44:33sur l'aspect
44:35déjà on se rend compte
44:35que la fermentation
44:36a bien été menée
44:37et on se dit
44:38qu'on va se régaler
44:39avec une bonne baguette
44:39mais pour autant
44:41vous avez la recette
44:42mais ce n'est pas
44:43un métier de producteur
44:44est-ce que
44:45avec cette recette
44:47aujourd'hui
44:47vous aurez une baguette
44:48qui sera un peu moins bien
44:50que celle de la veille ?
44:52avec notre recette
44:53avec votre recette
44:54est-ce que tous les jours
44:55vous avez la même qualité
44:58le vin
44:59il n'est pas tout à fait pareil
45:00il y aura une petite différence
45:01il y a toujours
45:03c'est vivant
45:04le pain c'est vivant
45:05il y a toujours
45:07là pour moi
45:07aujourd'hui
45:08ils sont un petit peu moins bien
45:09que sur le concours
45:09il y a toujours
45:11le vin ça vit
45:12le pain ça vit
45:14on travaille
45:15il y a des temps
45:17à respecter
45:17qu'on ne peut pas
45:18toujours respecter
45:18des fois dans la boutique
45:20et la météo joue
45:21la météo joue énormément aussi
45:23la météo pour le pain ?
45:24oui
45:24l'humidité
45:26la température
45:28les courants d'air
45:29tout ce qu'il peut y avoir
45:30qui peut amener
45:31à avoir une baguette différente
45:33d'un jour
45:33ou un autre
45:34c'est incroyable le sourire
45:36que vous avez
45:37en plus en parlant
45:38de votre métier
45:39on sent que c'est votre passion
45:40qu'est-ce que ça a changé
45:41dans votre vie
45:42d'avoir remporté
45:43justement ce concours national
45:45de la meilleure baguette
45:46tradition française ?
45:47c'est tout nouveau
45:48c'est arrivé jeudi
45:49donc pour l'instant
45:50quand même moi
45:52le ciel ne me prêterait pas
45:53la terre non plus
45:54pour l'instant
45:55c'est que du bonheur
45:56c'est du sourire
45:57on est content
45:57déjà juste pour la famille
45:59et les clients
45:59c'est primordial
46:01vous n'avez pas augmenté
46:02le prix ?
46:03non
46:03non
46:03non
46:06Gabriel Cusel
46:06moi je voulais vous demander
46:07vous êtes d'une famille
46:08de boulangers
46:08ou c'est vous
46:09vous êtes le premier boulanger
46:10de votre famille
46:11où vos parents étaient boulangers
46:12puis je voulais vous demander
46:13aussi à quelle heure
46:13vous vous leviez
46:13alors nous
46:14je me lève à 3h du matin
46:16mais non
46:17mes parents
46:17ils n'étaient pas boulangers
46:18ils étaient artisans
46:19sérieux métalliers
46:20donc déjà un peu dans l'artisanat
46:22c'est peut-être ça aussi
46:22qui m'a donné envie
46:23de m'installer aussi
46:24le travail bien fait
46:25voilà le travail bien fait
46:27et puis
46:28le travail soi-même
46:30je pense
46:30l'artisanat
46:31c'est ça aussi
46:32c'est faire tout
46:33par soi-même
46:33et je pense que c'est ça
46:34qui m'a donné envie
46:37de m'installer
46:37quel autre concours
46:38vous visez cette année
46:40et puis quel conseil
46:41vous donneriez
46:42à un jeune boulanger ?
46:44alors le concours
46:44que je vise cette année
46:45je suis qualifié
46:47pour la meilleure galette nationale
46:49à la fin de l'année
46:50on en a
46:51pas mal
46:51oui oui
46:52il faudra
46:54couquinette
46:54Charlotte
46:55on a remporté le titre
46:56d'Ile-de-France
46:57en début d'année
46:58et donc là
47:00je vais essayer
47:01de remporter ce titre aussi
47:03pour la galette
47:04et quel conseil
47:05pour un jeune boulanger
47:07qui veut progresser
47:08parce qu'on a compris
47:08que tous les jours
47:10vous remettez en question
47:11ça fait 24 ans
47:13de passion
47:14mais vous remettez à l'ouvrage
47:15vous remettez en question
47:16quel conseil
47:17vous donnerait
47:18à un jeune boulanger ?
47:19moi je pense
47:20qu'il faut juste
47:21aimer son métier
47:22faire ça par passion
47:23et voilà
47:25c'est une remise en question
47:26permanente
47:27tous les jours
47:29même moi aujourd'hui
47:30je me remets encore
47:30en question
47:31sur la baguette
47:32j'ai encore travaillé
47:32des petites choses
47:33par rapport à des collègues
47:34et des conseils
47:35que j'ai eu
47:36c'est comme les peintres
47:37à Rome
47:38c'est Michel-Ange
47:39qui allaient retoucher
47:41leur tableau directement
47:42une fois exposé
47:43je suis un satisfait
47:47peut-être aussi
47:47et j'aime bien
47:49j'aime bien
47:50essayer d'aller chercher
47:51les petites imperfections
47:52les petites choses
47:53à travailler
47:54et je pense que c'est ça
47:55demain un jeune
47:55qui veut s'installer
47:56il faut qu'il
47:58ait envie
47:58de découvrir
48:01il faut qu'il soit
48:02motivé
48:03et puis de nouveauté
48:04et la farine
48:05comment vous sélectionnez
48:06la farine
48:07c'était un même
48:07après j'ai une dernière question
48:08il y a combien de moulins
48:09en France ?
48:10je ne sais pas
48:11combien il y en a
48:11alors nous on a un très bon moulin
48:12c'est les moulins forichers
48:13et j'en suis assez fier
48:16parce que c'est eux
48:17qui nous poussent aussi
48:17à nous emmener
48:20dans les concours
48:20etc
48:23voilà
48:23c'est un très bon moulin
48:25ils ne travaillent que
48:26avec des artisans
48:27ça aussi
48:28ça fait partie
48:30de mes critères
48:31de sélection
48:32je voulais vraiment
48:33un meunier
48:33qui ne travaille
48:34qu'avec des artisans
48:35donc voilà
48:36ça fait partie de tout ça
48:37les artisans
48:38mais aussi
48:38les apprentis
48:39combien d'apprentis
48:40vous avez formé
48:41en 20 ans
48:41c'est une de vos fiertés
48:42ça aussi
48:43oui
48:43les apprentis
48:44c'est vraiment
48:45une de nos fiertés
48:46parce que
48:47dans notre boutique
48:48il y a quasiment
48:50tous les apprentis
48:51qu'on a formés
48:52enfin pas tous
48:53ils sont partis évidemment
48:54mais on va dire
48:55sur nos salariés
48:56c'est beaucoup d'apprentis
48:57qu'on a formés
48:58ça c'est quand même
48:59une fierté
48:59et depuis
49:01depuis 20 ans
49:02on est entre 80
49:03et 100 apprentis formés
49:04je pense à peu près
49:05formidable
49:05bravo à vous
49:06bravo d'avoir remporté
49:08le concours national
49:09de la meilleure baguette
49:11tradition française
49:12et on était très heureux
49:14de vous recevoir
49:15en ce jour
49:16cette journée nationale
49:17du pain
49:17je garde ça à côté de moi
49:18c'est pour moi
49:19c'est pour la maison
49:21pour la galette
49:23oui on reviendrait
49:24pour la galette
49:24alors vous restez avec nous
49:26vous voulez pour la dernière chronique
49:27vous voulez bien
49:27on va parler avec vous
49:32Fergan Asiari
49:33c'est un infini honneur
49:34de vous recevoir ce soir
49:36c'est la toute première chronique
49:37que vous faites
49:38on vous a déjà reçu
49:39en tant qu'invité
49:40mais aujourd'hui
49:40en tant que chroniqueur
49:42et certains ont vu
49:45ce film
49:46l'abandon
49:47qui retrace
49:48les 11 derniers jours
49:50de Samuel Paty
49:52en quoi
49:53selon vous
49:54est-il un film
49:56c'est-il
49:56est-il un film courageux
49:58alors c'est un film
49:59très courageux
49:59parce qu'il tranche
50:00d'une part
50:01avec la pusillanimité
50:02du cinéma français
50:03sur ces sujets-là
50:04vous savez en 1956
50:05Malraux disait déjà
50:07c'est le grand phénomène
50:08majeur de notre époque
50:09que la violence
50:10se l'a poussé islamique
50:11et en effet
50:12l'islam
50:13est devenu en France
50:14un phénomène social
50:16majeur
50:16qui bouleverse
50:18nos institutions
50:19les équilibres culturels
50:21sociaux
50:21et pourtant
50:22il y a quand même
50:23un contraste
50:24saisissant
50:25entre l'ampleur
50:26du défi
50:27que l'islam
50:28pose à la société française
50:29et la quantité
50:31d'oeuvres
50:32cinématographiques
50:33qui traitent
50:34cette question-là
50:35si je devais
50:36sonder autour de cette table
50:37vous mettre au défi
50:38de citer
50:39trois grandes séries
50:40trois grands films
50:41qui traitent
50:42la question de l'islam
50:43la question de la radicalisation
50:45islamiste
50:46je pense que je vous mettrai
50:47en difficulté
50:48et même moi de tête
50:49j'aurais beaucoup du mal
50:50de mal à citer
50:51en effet
50:52alors il y avait
50:52par exemple
50:53le cas de novembre
50:54en 2022
50:54avec Jean Dujardin
50:55qui retraçait
50:56l'épopée
50:57de l'arrestation
50:58des djihadistes
50:59qui étaient responsables
51:00du Bataclan
51:00mais des films
51:02qui traitent
51:03la question
51:04islamique en France
51:05et même les séries
51:06se comptent quand même
51:07sur les doigts d'une main
51:08ce qui suggère
51:09l'existence
51:10dans le milieu
51:11de la culture
51:12d'une certaine
51:13auto-censure
51:14c'est-à-dire
51:14que l'éducation
51:15n'est pas le seul domaine
51:16où le pas de vague
51:17règne
51:18juste une petite histoire
51:19pour illustrer mon propos
51:20en 2011
51:22sortait le film
51:23un film qui s'appelle
51:24La désintégration
51:25réalisé par Philippe Faucon
51:27qui mettait en scène
51:28là aussi
51:29de jeunes français
51:30d'origine maghrébine
51:31qui étaient en proie
51:32à la radicalisation
51:33djihadiste
51:33et bien Philippe Faucon
51:34à l'époque
51:35avait admis
51:36qu'il avait eu
51:36beaucoup de mal
51:37à faire financer
51:39ce film
51:40qu'aucune télévision
51:41n'en voulait
51:42excepté
51:43Canal+,
51:43qui était là encore
51:45le seul acteur
51:46pour financer
51:47un projet aussi ambitieux
51:48donc c'est un film
51:49qui est hélas courageux
51:50mais hélas
51:51car le courage
51:52de ceux qui l'ont produit
51:54n'a d'égal
51:55malheureusement
51:56que la lâcheté
51:57ou en tout cas
51:58la pusillanimité
51:59du secteur
52:00de la culture
52:01et du cinéma
52:01Le film retrace
52:03je le disais
52:03les 11 derniers jours
52:04de Samuel Paty
52:05en réalité
52:06l'assassinat
52:07de ce professeur
52:08est le produit
52:09selon vous
52:10de 40 ans
52:12de lâcheté
52:12Tout à fait
52:13alors le film revient
52:14en effet sur les 11
52:15derniers jours
52:16de Samuel Paty
52:17se met dans la peau
52:18de Samuel Paty
52:19qui est confronté
52:20à la lâcheté
52:20de ses collègues
52:21à l'abandon
52:22des institutions
52:23aux défaillances
52:25successives
52:26à la fois
52:26de l'éducation nationale
52:27des services
52:28de renseignement
52:29c'est un véritable
52:30comment dire
52:31c'est assez accablant
52:31pour le système politique
52:33c'est un film
52:34moi qui m'a
52:35quand même donné
52:35beaucoup de frustration
52:37du début
52:37jusqu'à la fin
52:38mais en réalité
52:39si l'on veut comprendre
52:40comment on est arrivé là
52:41il faut prendre
52:41un petit peu de hauteur
52:42et examiner
52:4340 ans
52:44de lâcheté
52:46d'aveuglement
52:46de cécité
52:47dans les milieux
52:49scolaires
52:50vous savez
52:50on a parfois
52:51l'habitude
52:51de dater les origines
52:52de la pression
52:53islamique à l'école
52:54avec la fameuse affaire
52:56du foulard de Creil
52:57en 1989
52:59en réalité
52:59Creil n'était pas
53:00la première affaire
53:02du foulard islamique
53:03il y avait d'autres précédents
53:04mais en tout cas
53:04c'est la première affaire
53:05qui a reçu
53:06une importante médiatisation
53:08parce que l'année 89
53:09et bien
53:10était un moment
53:10charnière
53:11dans l'histoire
53:11de l'avancée
53:13de l'islam
53:13il y a eu le retrait
53:14soviétique
53:14en Afghanistan
53:15et puis 89
53:16c'est aussi
53:17la fatwa
53:19de Roménie
53:20contre Salmane Rougdi
53:22un écrivain britannique
53:24lui-même
53:25d'origine indienne
53:26deux cultures musulmanes
53:28qui avaient été accusés
53:29de blassa
53:30mais donc condamnés
53:30à mort
53:31par les autorités iraniennes
53:33à 4000 kilomètres
53:34du lieu
53:34de sa naissance
53:36c'est à ce moment-là
53:37que la France
53:38se passionne
53:39entre guillemets
53:40pour l'affaire
53:41du voile
53:41et la multiplication
53:43de voiles islamiques
53:43mais le voile
53:44n'était que l'arbre
53:45qui cachait
53:46la forêt
53:47pour reprendre
53:48la formule
53:48de l'inspecteur
53:49Jean-Pierre Aubin
53:51qui documentait
53:52dès les années 90
53:53en interne
53:55le fait que
53:55par exemple
53:56les juifs
53:57étaient déjà
53:58en train de s'exiler
54:00d'un certain nombre
54:01d'écoles
54:02de la République
54:03qui ne pouvaient plus
54:04se permettre
54:04qui n'étaient plus
54:05en capacité
54:06de protéger
54:07les enfants juifs
54:08d'une pression islamique
54:10de plus en plus forte
54:11il n'a pas été écouté
54:12à l'époque
54:13par ses services
54:14en 2001
54:15vous vous en souvenez
54:17paraît
54:17les territoires
54:18perdus
54:19de la République
54:20un ouvrage coordonné
54:21par l'historien
54:22Georges Bensoussan
54:23qui là encore
54:25coordonne
54:25des témoignages
54:26d'enseignants
54:27et bien
54:27qui attestent
54:28de la montée
54:29d'attitudes sexistes
54:30homophobes
54:31antisémites
54:33francophobes
54:33qui
54:34comment dire
54:35font état
54:36de la difficulté
54:36de plus en plus grande
54:37d'enseigner
54:38un certain nombre
54:39de vérités
54:39historiques
54:40biologiques
54:41philosophiques
54:42en raison
54:43d'une prévalence
54:44extraordinaire
54:45de préjugés
54:46obscurantistes
54:47notamment
54:48au sein
54:48des élèves
54:49de culture
54:50arabo-musulmane
54:51ce livre
54:52a été boudé
54:54a été complètement
54:55méprisé
54:56et cela
54:57même si
54:58en 2004
54:59le rapport
54:59Aubin
55:00corroborait
55:01l'expérience
55:03de ses professeurs
55:04et ce rapport
55:05on le sait
55:05fut enterré
55:06par les services
55:06à l'époque
55:07de François Fillon
55:09en 2012
55:10on a eu
55:11la tuerie
55:11d'Osara
55:12Thora
55:13et on arrive
55:14en 2020
55:15avec l'affaire Mila
55:16avec l'affaire
55:17Samuel Paty
55:18qui quelque part
55:19entre guillemets
55:20constitue
55:21le climax
55:23le paroxysme
55:24de la radicalité
55:25musulmane
55:26à l'école
55:27et aujourd'hui
55:28il est difficile
55:29si vous voulez
55:30de soutenir
55:30que la république
55:31a gagné
55:32quand on voit
55:32l'autocensure
55:33massive
55:34qui s'est emparée
55:35du corps enseignant
55:36aujourd'hui
55:37plus d'un professeur
55:38sur deux
55:39dit
55:40s'auto
55:40censurer
55:41par crainte
55:42de conflits
55:43liés
55:43à la religion
55:44de leurs élèves
55:47le film
55:48selon vous
55:49Fergan Asiari
55:50souffre toutefois
55:52d'un angle mort
55:52il reste
55:54très elliptique
55:55sur l'arrière-plan
55:56culturel
55:57et religieux
55:58qui a permis
55:59à l'engrenage
56:00mortel
56:01de se déclencher
56:02alors je vais être clair
56:03moi j'ai beaucoup
56:03apprécié ce film
56:04c'est un film
56:05qui est encore une fois
56:05très courageux
56:06il est vrai
56:07en revanche
56:08que je me suis demandé
56:10si le profane
56:12qui ne connaîtrait pas
56:13les éléments du dossier
56:14qui irait voir ce film
56:16et bien
56:16ne serait pas tenté
56:18de croire finalement
56:19que Andzorov
56:20était une espèce
56:20de loup solitaire
56:21qui aurait par hasard
56:23croisé la route
56:24de Samuel Paty
56:24alors c'est vrai
56:25que ce n'est pas
56:25le sujet du film
56:27c'était pas un film
56:28destiné
56:28c'était pas un film
56:29de sociologie
56:30c'est un film
56:31qui retrace le parcours
56:32d'un professeur
56:33et qui colle
56:34à la réalité
56:34des faits
56:36tels qu'ils ont été
56:37établis
56:37par les procès verbaux
56:38au cours des procès
56:39des témoignages
56:40etc
56:41ceci étant dit
56:42le petit bémol
56:43en effet
56:44que je serais tenté
56:45de mettre à ce film
56:46c'est qu'il reste
56:46en effet assez muet
56:47sur l'arrière-plan
56:50culturel
56:50sociologique
56:52religieux
56:52qui a permis
56:53à cet engrenage
56:54mortel
56:55de se déclencher
56:56et d'aller
56:57jusqu'à sa conclusion
56:58et bien
57:00logique
57:00c'est-à-dire que
57:01Andzorov par exemple
57:02on sait aujourd'hui
57:03que ce n'était pas
57:04un loup solitaire
57:04qu'il était en contact
57:05avec des djihadistes
57:07qui étaient au Proche-Orient
57:08qui étaient lui-même
57:09issus d'une famille
57:11originaire de Tchétchénie
57:12alors je ne suis jamais
57:13allé en Tchétchénie
57:14mais il me semble
57:14que ce n'est pas
57:14tout à fait anodin
57:16et je ne pense pas
57:16malheureusement
57:17que Simone de Beauvoir
57:18et Alexis de Thauville
57:19soient les auteurs
57:19les plus lus
57:20en Tchétchénie
57:21et on sait d'ailleurs
57:22que Andzorov
57:23était issu d'une famille
57:23où le père
57:24avait des relations
57:25avec des cadres
57:26d'Al-Qaïda
57:27tout ça était parfaitement
57:28documenté
57:28donc il est issu
57:29d'un écosystème
57:30qui est radicalisé
57:31et cet écosystème
57:32il me semble
57:33malheureusement
57:34n'est pas tout à fait
57:35souligné
57:35ce qui fait que
57:37on sort de cette salle
57:38on n'est pas tout à fait
57:39je ne suis pas certain
57:39si vous voulez
57:40que le profane
57:40qui sort de cette salle
57:41soit au fait
57:42du défi anthropologique
57:43que constitue
57:45en effet
57:45l'expansion de l'islam
57:46en France
57:46parce que c'est bien
57:47de cela
57:47dont il s'agit
57:48avant d'être une affaire
57:49de radicalisation individuelle
57:51c'est un défi
57:52civilisationnel
57:53et anthropologique
57:54et la question
57:55à laquelle
57:55nos démocraties libérales
57:58la question
57:58à laquelle
57:58nos démocraties
57:59sont confrontées
57:59est très simple
58:00c'est
58:01la démocratie libérale
58:02et les fameuses
58:03valeurs républicaines
58:04que nous affectionnons
58:05sont le fruit
58:05d'un processus
58:06anthropologique
58:07auquel le monde musulman
58:08est largement resté étranger
58:09et donc
58:10ces valeurs-là
58:11survivront-elles
58:12à une France
58:13de plus en plus
58:14islamisée
58:15telle est la question
58:16que ce film pose
58:17en réalité
58:20excellente chronique
58:21Fergan Asiari
58:22je voudrais juste
58:23que peut-être
58:23Marc Menand
58:24et Michel Fayad
58:25pardon les filles
58:26vous dites peut-être
58:26un petit mot
58:27juste 10 secondes
58:28non mais à travers
58:31votre chronique
58:32on rejoint
58:33la chronique
58:34de Gabriel
58:35ce monde du cinéma
58:37et ce monde culturel
58:38qui refuse
58:39à tout prix
58:40d'entreprendre
58:42cette étude
58:43sociologique
58:44de notre société
58:45tout à fait
58:46mais c'est un défi
58:47qui concerne
58:49le milieu de la culture
58:50de manière générale
58:50pas que le cinéma
58:51celui de la télévision
58:52celui aussi
58:53de la littérature
58:54le succès
58:55d'un Michel Houellebecq
58:55n'est pas anodin
58:56mais le fait est
58:57qu'il n'y a pas
58:57beaucoup de romanciers
58:58qui s'approprient
58:59là aussi
59:00le défi que l'islam
59:00pose à la société française
59:01pour en faire
59:02par exemple
59:02des polars
59:03des romans
59:04et donc
59:05c'est là aussi
59:06quelque chose
59:06qui interroge
59:07en tout cas
59:07l'audace
59:08et le courage
59:09du milieu de la culture
59:11en France
59:11Michel Fayad
59:12oui moi je suis d'accord
59:13avec Fergan
59:14sur tout ce qu'il dit
59:15sur l'islam
59:15et je pense que vraiment
59:17le grand problème
59:18en France
59:18c'est qu'on fait
59:19un amalgame
59:20immédiatement
59:20entre l'islam
59:21et les musulmans
59:23or il faut vraiment
59:24avoir ce courage
59:25de dire aux musulmans
59:26on vous respecte
59:27mais on a le droit aussi
59:28de discuter des textes
59:29d'attaquer les textes
59:30pour votre bien
59:32et pour le bien
59:32de la société
59:33merci beaucoup
59:34à tous pour cette émission
59:35merci Frédéric Boulay
59:37d'avoir été avec nous
59:38merci beaucoup
59:39Fergan Azir
59:39pour cette toute première chronique
59:41avec nous
59:41on espère vous revoir
59:42le plus souvent possible
59:43tout de suite
59:44l'heure des produits
59:45de Pascal Praud
59:46à demain
59:46c'est parti
Commentaires