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  • il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Vous venez de suivre la conférence de presse du président de la République française, Emmanuel Macron,
00:05et d'ici 35-40 minutes à 18h, vous suivrez la prise de parole de Donald Trump, le président des
00:11Etats-Unis.
00:11On va revenir sur ce qu'a dit Emmanuel Macron, parce qu'il faut retenir que tous les deux,
00:15accompagnés de quelques membres du G7, ensuite filent pour Versailles pour ce dîner.
00:19D'ailleurs, bonsoir Alain Duhamel.
00:20Bonsoir.
00:21Que ce soit l'attitude d'Emmanuel Macron vis-à-vis de Donald Trump ou ce fameux dîner de Versailles,
00:26ça a été au centre des justifications et des précisions apportées par le président de la République il y a
00:30quelques instants.
00:31Oui, enfin l'idée principale, il voulait montrer que cette fois-ci il y avait eu de l'entente,
00:37des discussions franches et pas de désaccords flagrants sur les questions d'actualité comme l'Iran et comme le Moyen
00:46-Orient.
00:47Donc il a présenté les choses de façon positive et au fond l'utilisation du château de Versailles,
00:52qui est d'ailleurs fait pour ça, c'est de donner une ratification protocolaire
01:00à ce qui a été une période politique en tout cas plus solidaire qu'elle ne l'était la dernière
01:10fois.
01:11On sort quand même d'une phase où il y a eu des divisions, des rivalités, des mésententes
01:15et des politiques très différentes. Là, il y a eu visiblement une volonté de rassemblement.
01:23Et bien ce soir, ils vont fêter ça à un endroit qui est fait pour les fêtes d'ailleurs et
01:28qui a souvent été utilisé comme ça.
01:30Pas à la Galerie des Glaces, ça a été précisé.
01:32Non, justement, Ulysse Gosset, on sait que Donald Trump est ravi ce soir de dîner à Versailles.
01:39On a quelques précisions. Au départ, on pensait que c'était un dîner entre Français et Américains.
01:46Vont s'inviter d'autres dirigeants ? C'est ce que semble le dire le président américain ?
01:49C'est un message de Donald Trump dont soyons prudents, parce que la France n'a pas confirmé,
01:53mais il dit effectivement qu'il se réjouit d'aller à Versailles
01:56et qu'il sera accompagné par d'autres dirigeants européens, lesquels on ne le sait pas.
02:00Mais ce que je retiens de la conférence de presse, c'est deux choses.
02:03D'abord sur Versailles, Emmanuel Macron a été sévèrement critiqué, à gauche comme à droite,
02:07pour en avoir trop fait. C'est la question du journaliste de la Voix du Nord.
02:11Et il répond, je défends les intérêts de la France.
02:15C'est ce que les Français attendent de moi, c'est de marquer des buts à domicile comme à l
02:20'extérieur.
02:21Et Versailles, c'est le lieu qui permet de continuer à se parler, d'échanger.
02:25Qu'aurait-on dit s'il n'y avait pas eu ce dialogue possible ?
02:28Et là où il a été assez ferme, il dit j'ai confiance en Donald Trump.
02:33Il dit des choses et il fait ce qu'il dit.
02:36Donc on a confiance et ça nous permet de rebondir sur l'accord sur l'Iran.
02:40J'ai été assez surpris par la façon dont Emmanuel Macron a défendu cet accord,
02:45qui n'est pour l'instant pas encore public, mais où il a dit c'est un très bon accord,
02:49je le soutiens, c'est une décision sage.
02:52Pourquoi ? Parce que cet accord avec l'Iran met un terme à une très grande instabilité.
02:57Et quant aux questions qui fâchent, c'est-à-dire que deviendra l'uranium enrichi,
03:01le nucléaire, les missiles balistiques, il dit on verra après, ce sont des sujets clés.
03:06Est-ce que cet accord règle tout ? Non. Est-ce qu'il y a des risques ? Oui.
03:10Mais au moins, on a une base qui nous permet de sortir du climat de guerre
03:15dans lequel nous étions depuis le mois de février dernier.
03:18C'est une véritable love story que nous vivons entre les États-Unis et la France,
03:22entre Emmanuel Macron et Donald Trump.
03:25Tout va bien finalement, on est d'accord avec l'accord,
03:29et ce soir on va recevoir en grande pompe le président américain à Versailles.
03:33Je ne suis pas étonné qu'Emmanuel Macron soit content de l'accord.
03:35Pourquoi ?
03:36Parce que, je dirais, le clan Rubio, excès, on va dire, républicain Maga,
03:42n'est pas content de l'accord annoncé.
03:44Sachant que cet accord, pour l'instant, personne n'en a réellement vu.
03:47La réalité, on n'en sait strictement rien.
03:50On parlait tout à l'heure, on disait qu'on l'aurait peut-être vendredi,
03:53on n'en sait strictement rien.
03:54Dans l'état actuel des choses, si on doit rappeler quand même
03:56les objectifs de guerre des États-Unis et d'Israël,
03:59c'était le nucléaire, le balistique,
04:03les armes des délocalisés qu'on appelle les proxys,
04:05et libérer le peuple iranien, globalement.
04:07Aucun de ces objectifs n'a été atteint.
04:09Attendez, vous, en tant que porte-parole du comité Trump-France,
04:11vous êtes très critique, vous dites que c'est un mauvais accord.
04:13Non, l'accord qui est décrit par les médias.
04:15L'accord tel qu'on pense qu'il soit.
04:18Et donc, je reprends un petit peu, je dirais,
04:20la position du clan Excet Rubio à Washington.
04:24Pour dire simplement...
04:24Les ultras.
04:25Voilà.
04:25Oui, si vous voulez, ce sont les ultras.
04:27Enfin, moi, c'est le clan dans lequel je m'apprécie.
04:30C'est le ministre des Armées, c'est le chef de la diplomatie.
04:33Sachant que face à ça, il y a J.D. Vance,
04:36qui est le vice-président.
04:38Mais donc, pour finir, cet accord tel qu'il est décrit,
04:41sachant que nous n'en avons pas la réalité,
04:43ne convient pas à une grande partie de l'électorat maga.
04:48Maintenant, si on doit juger simplement de façon...
04:50Si on veut essayer de le faire positivement,
04:52on va dire que Trump, à la différence de Poutine,
04:54qui s'entête depuis 4 ans à faire une guerre qui ne mène à rien,
04:57on va dire qu'il a un échec et il reconnaît son échec.
05:00Moi, je ne pense que ce n'est pas ça.
05:01Je pense que stratégiquement, c'est une erreur.
05:03Je pense que diplomatiquement, c'est une erreur,
05:05si on s'en arrête là, parce que la victoire militaire était au bout du canon.
05:08Et je crois que c'est vraiment, dans l'état actuel des choses,
05:11si c'est vraiment cet accord qui va au bout,
05:14je pense que ce serait une mauvaise nouvelle.
05:15Amandine Attalaia, pour revenir à ce qui va se passer ce soir,
05:18Donald Trump reçu à Versailles,
05:21Emmanuel Macron a rappelé que, depuis toujours,
05:23Versailles est un instrument de puissance et de diplomatie.
05:26D'ailleurs, qu'il l'a utilisé dès son arrivée à l'Élysée.
05:29Il l'avait reçu le président.
05:30Alors, il n'a pas cité, mais il parlait du président Poutine en 2017.
05:33Alors, il reconnaît que, parfois, ça marche,
05:35parfois, ça ne marche pas.
05:36Et avec Poutine, Versailles n'a pas permis
05:40que les relations entre la France et la Russie s'améliorent.
05:44Non, mais ça avait été un moment très intéressant, cela dit,
05:47parce que, vous vous souvenez, ça avait été suivi d'une conférence de presse
05:49où on ne peut pas reprocher à Emmanuel Macron
05:51de ne pas avoir été ferme à l'encontre de la Russie à l'époque.
05:53Il avait dénoncé, notamment, tous les médias de propagande
05:56et les ingérences, selon lui.
05:58Donc, c'est ce qu'il a essayé de dire.
05:59C'est-à-dire, on peut se montrer accueillant,
06:01c'est même notre devoir diplomatique.
06:03On peut aussi se dire les choses franchement.
06:05Et il a essayé de faire la liste des fois
06:07où il estime qu'il a été suffisamment dur
06:10à l'encontre du président Trump, par exemple,
06:12sur le Groenland ou à l'occasion du sommet de Davos.
06:16On revoit ces images avec un président un peu plus jeune, bien sûr.
06:20Qui venait d'être élu en 2017, en fait.
06:22C'était un des moments les plus importants.
06:25Et il s'était mis dans la lignée d'autres présidents avant lui,
06:29qui avaient fait de même.
06:30D'autres avaient reçu à Versailles.
06:33Par exemple, Charles de Gaulle avait reçu les Kennedy en 1961.
06:40D'ailleurs, il est intéressant de noter,
06:41petit anecdote, mais je l'ai lisé au passage aujourd'hui,
06:43que la galerie des glaces avait été spécifiquement électrifiée
06:47pour qu'un dîner puisse avoir lieu,
06:49parce que sinon, seuls des déjeuners étaient possibles.
06:51Donc, vous voyez, les petits plats étaient vraiment mis dans les grands.
06:53Valéry Giscard d'Estaing avait ensuite reçu,
06:56avec 4000 personnes, et je crois la présence d'Alain Duhamel,
06:59en personne, Jimmy Carter.
07:03Et donc, d'ailleurs, il va mieux nous raconter ce dîner.
07:05Racontez-nous ce dîner Giscard Carter.
07:08Donc, on est en 1978.
07:10Vous aviez bien mangé, au moins.
07:13C'était très long, très beau et très mauvais.
07:17Très long, parce que ça a pris trois heures.
07:19Vous savez, déjà, pour les femmes,
07:23en contenu de soirée,
07:25avec des talons, traverser la cour de Versailles,
07:28c'est un exercice.
07:30Par contre, le combattant.
07:31C'est le 110 mètre A.
07:33Bon, ça n'en a pas fini.
07:35Ça a pris vraiment trois grosses heures,
07:37parce qu'on était nombreux.
07:38Donc, le service était imposant,
07:40mais il n'était pas très rapide.
07:42et c'était assez médiocre.
07:45Mais le souvenir principal que j'en ai gardé,
07:49parce que les toasts, etc.,
07:50c'était assez conventionnel,
07:52c'était la surveillance à la sortie des invités
07:55et en particulier la question déterminante
07:58des petites cuillères en vermeil
07:59que certains ont portées dans leur poche
08:02en signe de souvenir de cette soirée.
08:04Les invités partaient avec les petites cuillères de Versailles.
08:07Certains invités, n'exagérons pas.
08:09Et alors, ils étaient obligés de les rendre ?
08:10Eh bien, oui. Et il y avait deux costauds à la sortie.
08:14Alors, il ne demandait pas, il faut être honnête,
08:17il ne demandait pas ça à tout le monde.
08:18Mais visiblement, je l'ai vu, devant moi.
08:22Peut-être que Jimmy Carter en a emporté une,
08:24mais on ne lui a pas demandé de guider ses poches.
08:26Jimmy Carter, on lui aurait offert.
08:27Peut-être, oui, effectivement.
08:29Mais je retiens une autre chose, Alain,
08:32sur ce qu'a dit le président de la République,
08:34c'est le réengagement de Trump sur l'Ukraine.
08:36C'est fondamental, parce que ça fait des mois
08:39que Trump se dégage de l'Ukraine
08:40et qu'il, finalement, laisse Poutine continuer la guerre,
08:43attaquer, bombarder, etc.
08:45Et là, il y a deux choses.
08:46Il dit que Trump va, effectivement, revoir sa position.
08:49On verra ce que ça donne.
08:50Mais surtout que les Européens et les Américains,
08:52ensemble, remobilisation,
08:55vont construire ensemble
08:57des usines de missiles,
08:59de systèmes de missiles à longue portée,
09:01et également des systèmes de défense
09:03qui vont être très utiles à l'Ukraine,
09:05notamment pour passer l'hiver prochain.
09:06Donc, c'est aussi l'un des points importants
09:08du sommet, en dehors de l'Iran,
09:10en dehors de la question économique,
09:12et, évidemment, cette guerre en Ukraine.
09:14Merci.
09:15On se retrouvera tout à l'heure
09:16pour écouter Donald Trump,
09:18le président des États-Unis,
09:19qui doit prendre la parole à 18h.
09:21Avant que tout ce beau monde
09:22ne s'envole pour Versailles,
09:24nous serons tout à l'heure en direct,
09:26parce que c'est vraiment une ville
09:27mise sous cloche,
09:28le temps de se dîner ce soir.
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