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  • il y a 22 heures
Avec Georges Fotinos, chercheur spécialiste de l'éducation, auteur de l'étude, ancien professeur, ex-chargé d'inspection générale de l'Education

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-06-17##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquilly.
00:059h30, c'est l'heure du débat. 0826 300 300, vous nous appelez si vous voulez réagir et questionner notre
00:10invité.
00:12Je vous le présente dans un instant. L'école de Jules Ferry va-t-elle dans le mur ?
00:17Pourquoi la relation entre les enseignants du primaire et les parents d'élèves se détériorent-elles année après année ?
00:25Allez, quelques données comme ça pour lancer le débat. Et Dieu sait s'il y en a de ces données.
00:30L'étude est gigantesque.
00:3181% des directeurs d'école pensent encore que les parents leur font confiance. Ils étaient 96% en 2013.
00:4032% constatent une dégradation des relations. 79%, 8 sur 10, ont eu au moins un différent avec des parents
00:47dans l'année.
00:48Résultat de cette enquête nationale menée auprès de 2738 directrices et directeurs d'écoles primaires publiques par Georges Fottinos.
00:56Bonjour.
00:57Bonjour.
00:57Soyez le bienvenu. Parlez bien dans le micro. Vous êtes chercheur, ancien chargé d'inspection générale de l'éducation nationale,
01:03docteur en géographie.
01:04Avec le soutien et à la demande du syndicat des enseignants S.E. UNSA.
01:09Voilà, cette étude, j'ai le fascicule, vous me l'avez, c'est un petit livre fourni, il est tout
01:14chaud ce matin dans les mains.
01:15Je le présente à l'antenne comme ça, à l'image. Étude baptisée La méprise. Très joli titre pour une
01:21étude aussi scientifique.
01:24Elle dessine Georges Fottinos, une école très fragilisée où les enseignants et les parents continuent à se dire partenaires alors
01:29qu'ils se comprennent de moins en moins.
01:31C'est ce que vous constatez.
01:32Oui, c'est un travail assez gigantesque.
01:36Ah oui, confirme.
01:37Donc c'est près de 3000 directeurs, 120 000 données.
01:41Ça c'est sous préféré la méthodologie que j'ai acquise depuis très longtemps lors de la soutenance de ma
01:47thèse en géographie urbaine,
01:48mais que je répète régulièrement.
01:51Et ça apporte des éléments objectifs, mesurables, des relations entre les parents et l'école.
01:59Et là, c'est incontournable, mon échantillon est représentatif.
02:04Oui, très représentatif, je confirme.
02:06Oui, et qu'est-ce qu'on peut dire au départ ?
02:10On peut dire tout simplement que, d'abord j'ai été sollicité par le syndicat que vous avez évoqué.
02:15Je précise que vous avez un profil, vous êtes une vie d'éduc.
02:19Vous êtes un pur produit de l'éducation nationale.
02:21Qu'est-ce qui est reproduit de l'école publique, laïque et obligatoire ?
02:26Votre parcours quel est-il, grosso modo ?
02:28Mon parcours, c'est être devenu instituteur, c'était mon rêve.
02:34Ensuite, avoir exercé au collège, au lycée, à l'université.
02:39Et ensuite, venir au ministère.
02:43Au ministère, on m'a confié des sujets particulièrement importants,
02:47mais qui étaient vraiment délicats.
02:50Beaucoup de collègues ne souhaitaient pas les traiter.
02:53Donc, je me suis emparé des rythmes scolaires, en 1984.
02:57Et vous avez devant vous celui qui a créé le calendrier scolaire, notamment.
03:01C'est vous.
03:02Le fameux C2 ?
03:03Oui.
03:04Ensuite, le concept de climat scolaire.
03:08Je me suis fortement inspiré des entreprises,
03:13avec le contrat qu'ils passent et le bilan social.
03:17Je me dis, mais pourquoi, à l'éducation nationale,
03:21on ne s'intéresse pas au bilan social ?
03:24J'ai trouvé un autre concept, le climat scolaire.
03:28Et le climat scolaire, c'est l'ensemble des variables
03:31qui font fonctionner une entreprise à l'école.
03:34Et là, l'administration, dix ans plus tard,
03:36a repris ce concept climat scolaire,
03:38et vous le voyez fleurir partout.
03:41Partout.
03:42Mais en même temps, c'est une excuse pour ne pas faire grand-chose.
03:46Alors, il y a beaucoup de récits, Georges Fotinos, dans l'actualité.
03:48Beaucoup d'enseignants qui témoignent.
03:51Souvent des récits stressants.
03:52Alors, pas seulement à l'école primaire, mais à tous les niveaux.
03:55Mais nous parlons du primaire ce matin,
03:56parce que c'est là où tout commence.
03:58Une relation qui se tend de plus en plus
04:01avec des parents d'élèves qui, parfois, sont très agressifs.
04:03On va y venir dans le détail avec vous, heureusement.
04:05Vous dites, elle se dégrade.
04:07Ce n'est pas un effondrement.
04:09On ne nous sent pas là pour faire du catastrophisme ce matin.
04:11Mais il y a des sujets d'inquiétude.
04:13Je dis, puisque j'ai suivi ce dossier tout de même depuis très longtemps,
04:18donc j'ai des points de repère,
04:19je dis que maintenant, on est au point de rupture.
04:22Point de rupture.
04:23On est au point de rupture,
04:24parce que la situation se dégrade d'année en année.
04:29Et vous avez donné des chiffres,
04:31j'en ai d'autres, mais ils sont effroyables.
04:33Ce sont les vôtres.
04:34Mais en même temps, derrière,
04:36bien que ça soit dégradé,
04:38on voit les directeurs,
04:40c'est une enquête,
04:42ce sont les directeurs qui ont répondu.
04:43On voit les directeurs encore partisans et acteurs de ce partenariat.
04:51Ils souhaitent que ce partenariat continue.
04:53Ils font tout.
04:54Alors là, j'ai évalué,
04:57ça n'a jamais été fait non plus,
05:00le pourcentage, si vous préférez,
05:02de directeurs qui sont pour et d'autres qui sont contre.
05:04Alors ?
05:05Alors là, 60% des directeurs considèrent que le partenariat est indispensable.
05:12Alors pourquoi ?
05:13Avec les parents d'élèves.
05:14Avec les parents d'élèves.
05:15Pourquoi ?
05:16Pour une raison d'abord très simple,
05:19parce que toutes les études qui ont été faites,
05:22dont les miennes,
05:23montrent qu'il y a un lien très fort
05:25entre les relations parents-école,
05:29le climat créé,
05:30et la réussite et le bien-être des élèves.
05:33Je vous ferai voir tout à l'heure,
05:35je vous parlerai de cette corrélation,
05:39mais elle est très très forte.
05:40Et puis deuxièmement,
05:42ce n'est pas uniquement les élèves qui en bénéficient,
05:44ce sont les personnels.
05:46Parce que les personnels,
05:47une bonne partie sont à bout de souffle.
05:50Donc la qualité de vie au travail en dépend.
05:52Donc vous voyez, il y a deux raisons fortes
05:54pour lesquelles le syndicat s'est intéressé,
05:57et qui m'ont demandé de voir où on en était.
06:01faire un état des lieux.
06:03Pourquoi un état des lieux ?
06:04Parce que, si vous préférez,
06:05les statistiques du ministère,
06:08les travaux universitaires,
06:09n'ont jamais fait ce type de travail.
06:12C'est-à-dire un travail au plus près du terrain,
06:14en réalité.
06:15Au plus près du terrain,
06:16et en même temps,
06:18avoir une vision d'ensemble
06:19de ce qui se passe en France.
06:20Parce que c'est pas...
06:21C'est des problèmes au niveau des écoles,
06:22mais c'est le problème de la société française.
06:25Quand vous voyez que c'est si tendu que ça,
06:28vous vous dites,
06:28mais le contrat école-parents
06:30est en train de se rompre.
06:32Et pourtant, c'est le fondement.
06:33C'est le fondement de notre République.
06:36Georges Fosineau,
06:37ce que vous décrivez dans votre étude,
06:39ce n'est pas simplement une somme de chiffres,
06:42même si ces chiffres sont assez éclairants.
06:44Il y a aussi une analyse du comportement.
06:46Tiens, les parents d'élèves.
06:48Il est dit qu'ils se comportent
06:51dans une sorte de consommateurs, vous dites.
06:54C'est-à-dire, comme s'ils étaient,
06:55ils rentraient et poussaient la porte
06:56de nos supermarchés,
06:57ils sont clients, ils sont clients rois.
07:00Or, la nature du partenariat n'est pas là.
07:03Logiquement, c'est un partenariat
07:05sur la qualité de l'éducation,
07:07sur les enfants,
07:07pas du tout arrivés en terrain conquis.
07:10Bien sûr, dans le cas précis,
07:12c'est là où le fossé s'agrandit.
07:15Vous avez de plus en plus de parents
07:17qui considèrent que l'école,
07:19grosso modo,
07:20c'est un supermarché,
07:22on arrive,
07:24on achète,
07:25on surveille,
07:27on vérifie,
07:28et puis, si ça ne va pas,
07:30eh bien, on menace d'aller ailleurs.
07:32Là, c'est une question
07:33qui n'avait jamais été posée,
07:34que j'ai posée au directeur,
07:36l'importance du chantage
07:39au changement d'école vers le privé.
07:43J'étais plus qu'étonné.
07:44Un directeur sur deux
07:47nous dit, à travers cette étude,
07:49qu'il est l'objet de ce chantage.
07:51Chantage, oui.
07:52C'est monstrueux.
07:54Vous avez un autre élément,
07:56par exemple,
07:56les parents ont un comportement
07:58vis-à-vis de l'information numérique
08:00addictif.
08:01Je veux dire qu'ils veulent
08:02tout simplement être informés
08:04régulièrement et tous les jours
08:06par l'enseignant,
08:08par le directeur de ce qui se passe.
08:09C'est-à-dire quoi ?
08:09Sur des réseaux sociaux,
08:10sur WhatsApp ou autre ?
08:11C'est monstrueux
08:11parce que ça les épuise
08:13et puis,
08:15il y a une fatigue
08:16et un rejet même à la limite.
08:18C'est contre-productif.
08:20Donc, j'ai essayé de voir aussi,
08:21à travers ce travail,
08:23quels étaient les nouveaux signes,
08:25les nouveaux signes d'alerte.
08:27Ce que je viens de vous dire,
08:29l'information numérique,
08:31en est un,
08:32mais un autre,
08:33là aussi,
08:34qui est délicat à manier.
08:35Délicat,
08:36vous allez comprendre pourquoi.
08:37Parce que,
08:38tout ça,
08:39le questionnaire,
08:40bien sûr,
08:40je l'ai conçu
08:41avec les acteurs de terrain.
08:44J'ai réuni un panel,
08:45j'ai visité des écoles,
08:47etc.
08:48Et ressorti régulièrement,
08:50dans mes échanges,
08:51la difficulté
08:52ou les problèmes posés par,
08:55écoutez-moi bien,
08:56des élèves
08:57à besoin éducatif particulier.
09:00Élèves à besoin éducatif particulier.
09:03C'est répertoillé comme ça.
09:05Donc,
09:05ce n'est pas uniquement
09:06les enfants handicapés,
09:07c'est aussi
09:09les élèves
09:10qui ont,
09:11je dirais,
09:13des problèmes particulièrement
09:15d'origine sociale.
09:16Et puis aussi,
09:17dedans,
09:18dans la masse,
09:18vous avez les HPI.
09:19Donc,
09:19tout ça pour dire que...
09:20C'est une catégorie très large,
09:22en réalité.
09:22Et qui est de plus en plus importante.
09:24Et quand vous avez ça,
09:25un élève comme ça,
09:26dans une classe,
09:27et que vous n'avez pas le soutien
09:29de personnel spécialisé,
09:31ça devient impossible à gérer.
09:34Et quand on croise,
09:34et là,
09:35c'est les statistiques,
09:37quand on croise
09:37le taux d'élèves
09:39à besoin éducatif particulier
09:42avec des variables,
09:43que ce soit le climat
09:44des relations avec les parents,
09:45que ce soit les différents,
09:47on voit tout simplement
09:48que plus il y a d'élèves
09:50dans une classe,
09:51ou dans une école plutôt,
09:53moins le climat est bon.
09:55Plus il y a des différents.
09:57Vous voyez,
09:58là,
09:58c'était délicat.
10:00Mais c'est objectif,
10:01là,
10:01c'est des corrélations,
10:02c'est des résultats statistiques.
10:04Mais derrière,
10:05vous avez la sensibilité
10:07vraiment forte
10:09d'une partie
10:10de la population française
10:11sur le handicap.
10:12Mais ce n'est pas
10:12le handicap,
10:13dans le cas précis,
10:14pas uniquement le handicap.
10:16Nous allons marquer une pause,
10:17si vous le permettez,
10:18Georges Fotinos,
10:18pour poursuivre le regard
10:20sur votre enquête
10:21baptisée,
10:22enfin,
10:22intitulée
10:22La méprise.
10:24J'aime bien le titre.
10:25Vous nous direz pourquoi
10:26vous l'avez appelé ainsi.
10:27et puis sur les données
10:29qui concernent évidemment
10:30la montée d'une certaine
10:31forme d'agressivité
10:32voire de violence
10:33à l'égard des directeurs,
10:35des directrices,
10:35des enseignants
10:36du primaire.
10:37Nous allons prendre
10:38un appel aussi
10:39parce qu'au fond,
10:40c'est un sujet
10:41qui préoccupe
10:41tous les Français,
10:42évidemment,
10:43et pas seulement
10:44le personnel enseignant,
10:45mais aussi les parents
10:46par définition.
10:470826 300 300,
10:48vous nous appelez
10:49comme vous le faites
10:49et vous pouvez interpeller
10:51notre invité,
10:52Georges Fotinos.
10:53A tout de suite
10:53pour la suite
10:54de la vérité en face.
10:55Le Grand Matin Sud Radio,
10:57la vérité en face,
10:59Jean-François Aquili.
11:00Nous sommes avec
11:01Georges Fotinos,
11:02chercheur ancien
11:03chargé d'inspection générale
11:04de l'éducation nationale
11:05qui est l'auteur
11:06de La méprise,
11:07son étude très poussée
11:08sur la relation
11:09qui se dégrade
11:10entre, on va dire,
11:11les directeurs,
11:12la directrice du primaire,
11:13les enseignants en réalité,
11:14et les parents d'élèves.
11:16Bonjour Thierry,
11:17vous voulez témoigner
11:18ce matin Thierry.
11:19Bonjour à vous,
11:19bienvenue.
11:21Oui, bonjour.
11:22Vous nous appelez
11:22de Ramonville-Saint-Agne,
11:24c'est en Haute-Garonne,
11:25ça, hein ?
11:26C'est ça, c'est ça.
11:27Alors vous,
11:27vous êtes un enseignant
11:28à la retraite ?
11:29C'est ça, oui,
11:30ça fait deux ans
11:31que je suis à la retraite.
11:32Oui.
11:32Que voulez-vous nous dire
11:34ce matin ?
11:34Que voulez-vous dire
11:34à Georges Fotinos ?
11:37J'ai écouté son témoignage,
11:38moi je suis d'accord
11:40sur le fait que,
11:42déjà,
11:42nombre d'élèves par classe,
11:44bon ben,
11:44c'est de plus en plus compliqué,
11:46surtout que le niveau
11:48des élèves est très, très hétérogène,
11:50c'est-à-dire qu'on a plus de redoublements,
11:54donc on a des complications
11:56au niveau du niveau des élèves,
11:58de l'enseignement,
11:59parce qu'il faut s'occuper
12:00de tout le monde,
12:01voilà.
12:02Moi j'étais plus dans le technique.
12:06Mais vous étiez,
12:06oui,
12:07vous n'étiez pas en primaire,
12:08vous étiez en lycée technique,
12:10mais bon,
12:10les principes prévalent.
12:12Voilà,
12:12on avait des élèves qui allaient,
12:14je ne sais pas,
12:14c'est-à-dire qu'on essayait
12:15de faire par niveau.
12:16Alors je ne suis pas pour les classes
12:16de niveau,
12:17mais je veux dire
12:18qu'à un certain moment,
12:20un prof,
12:21il ne peut pas s'occuper
12:22de tout le monde,
12:23quoi,
12:23donc c'est très compliqué.
12:25Et nous,
12:26ce qu'on nous dit aujourd'hui,
12:27c'est pas de vagues,
12:29faites de la garderie,
12:30on fait de la garderie,
12:32point barre,
12:33point barre.
12:34Et là,
12:35on a des parents
12:35qui sont très exigeants,
12:37qui veulent,
12:38bien sûr,
12:39que leurs enfants réussissent,
12:40c'est normal,
12:41je veux dire,
12:41tous les parents
12:42veulent que leurs enfants réussissent,
12:44mais
12:45pas qu'au détail,
12:47leurs enfants
12:48sont des rois,
12:49quoi,
12:49il faut bien leur dire,
12:50rien faire,
12:50pas de réflexion.
12:52Encore l'année dernière,
12:53moi j'ai un collègue qui,
12:54parce que je suis encore en contact
12:56avec mes collègues,
12:57mais un collègue me disait,
12:58il y a un parent d'élève
12:59qui a réussi à rentrer
13:00dans l'école
13:01et qui a cassé la figure
13:02à un prof,
13:03parce qu'il a fait une réflexion
13:04à son fils,
13:06quoi.
13:06c'est-à-dire où on va,
13:07quoi.
13:08Alors,
13:09voilà.
13:09Thierry,
13:10Georges Fotinos vous répond,
13:12merci pour votre témoignage
13:13ce matin,
13:14je rappelle,
13:14vous étiez en lycée technique,
13:16mais nous,
13:16nous évoquons les primaires,
13:17mais il y a des passerelles,
13:19il y a des corrélations.
13:19Georges Fotinos,
13:20le pas de vague,
13:21il est constaté
13:22dans votre enquête
13:23ou non ?
13:24Non,
13:25je n'ai pas du tout
13:25abordé ce sujet-là.
13:26Vous ne l'avez pas abordé,
13:27mais...
13:27En revanche,
13:28ils se sont ouverts à moi,
13:30quand vous avez
13:31plus de 3000 directeurs
13:32qui répondent
13:33à toutes les questions,
13:35sans en oublier une,
13:36et qui, en plus,
13:37quand vous leur demandez,
13:38vous posez une question
13:39ouverte,
13:40quelle est la place
13:41et le rôle des parents
13:42à l'école,
13:43c'est une question fondamentale,
13:45vous,
13:45cinq mots-clés
13:46et commentaires,
13:47ils ont tous mis,
13:48ou presque,
13:49les cinq mots-clés,
13:50mais aussi,
13:50ils ont tous mis
13:51des commentaires.
13:51Des commentaires.
13:52Donc,
13:52je veux dire par là
13:53que derrière,
13:55vraiment,
13:55ils sont plus que concernés.
13:57Et pour revenir
13:57à votre remarque,
14:00oui,
14:00c'est un sujet de société,
14:02oui,
14:02c'est un sujet
14:03qui met en péril,
14:06si ça continue,
14:08les bases de notre République.
14:10Saviez-vous
14:11que ça concerne
14:12régulièrement,
14:13je dirais quotidiennement,
14:14mais 14 millions
14:15de personnes.
14:1714 millions,
14:18ça veut dire quoi ?
14:18Ça veut dire
14:198 millions,
14:202 de parents,
14:225,4 millions
14:24d'élèves,
14:25400 millions
14:26d'enseignants
14:26et AESH.
14:27Ça fait du monde, hein ?
14:29C'est monstrueux
14:29et les politiques
14:31devraient s'y intéresser.
14:32Peut-être sous un autre angle
14:33quand on a une population
14:34comme ça,
14:35mais derrière,
14:36les enjeux sont terribles.
14:38Quand Thierry évoquait,
14:39alors lui,
14:39il est dans le technique,
14:41mais vous évoquez
14:42le primaire,
14:43mais allons-y,
14:45les formes d'insécurité
14:46qui va galopante,
14:48c'est un constat
14:49qui est fait aussi
14:50dès le primaire
14:51ou pas ?
14:51Une forme d'agression,
14:53peut-être parfois
14:53des parents,
14:54les gardés,
14:55des personnels
14:55encadrants,
14:56enseignants.
14:57Là, justement,
14:58ça fait partie
14:58des chiffres clés,
15:00vous l'avez bien dit,
15:02les différents
15:03ont été multipliés
15:04par deux.
15:06Deux fois plus de différents
15:08entre 2013 et 2025.
15:108 directeurs sur 10
15:11en 2025,
15:12alors qu'il y en avait
15:134 sur 10 en 2013.
15:15Les insultes verbales
15:17aussi multipliées par deux.
15:19Vous avez la confiance,
15:21ça c'est important,
15:23la confiance,
15:23parce que vous ne pouvez pas
15:24créer,
15:25vous ne pouvez pas construire
15:26un partenariat
15:27sans une confiance
15:28et un respect réciproque.
15:30Et toutes les propositions
15:32des solutions,
15:33des actions à mettre en place,
15:35parce que peut-être
15:35on en parlera,
15:36qu'est-ce qu'on peut faire,
15:38ça part de ce principe.
15:40Eh bien,
15:40je vous pose la question,
15:41Georges Fautino,
15:42qu'est-ce qu'il faut faire
15:43aujourd'hui
15:43pour que ce lien
15:45qui est en train
15:46de se distendre
15:49revienne comme jadis,
15:50c'est-à-dire
15:51qu'il y a une relation
15:51de confiance
15:52entre les enseignants
15:53du primaire
15:54et les parents d'élèves ?
15:55Est-ce qu'il y a
15:55des solutions ?
15:56Oui.
15:57Alors,
15:58pourquoi je dis oui ?
15:59Parce qu'il se trouve
15:59qu'à un moment
16:00dans mon histoire,
16:01j'ai été chargé
16:02de mission interministérielle
16:04de la relation
16:04école-famille
16:05et que j'ai pu mettre
16:05en place,
16:07malgré,
16:08je dirais,
16:09le refus,
16:10quelque part,
16:10du ministère
16:11de l'éducation nationale,
16:12j'ai pu mettre
16:13en place
16:13des expérimentations.
16:15Donc,
16:15ça existe,
16:17je l'ai rencontré
16:17et je l'ai fait
16:18avec une équipe.
16:20donc,
16:21par rapport à ça,
16:22par rapport aux solutions
16:24que vous dites là.
16:26Et d'abord,
16:27c'est le préalable absolu,
16:29confiance
16:30et respect réciproque.
16:32Sinon,
16:32c'est pas la peine.
16:33Sinon,
16:33ça marche pas.
16:33Donc,
16:34comment établir
16:34cette confiance
16:35et ce respect réciproque ?
16:38D'abord,
16:38en se faisant se rencontrer.
16:40Pas des petites réunions,
16:42entre guillemets,
16:43le soir à 21h
16:44ou 20h,
16:46sur des chaises,
16:47en train d'écouter.
16:48Ça ne sire
16:49strictement à rien.
16:50Et au contraire...
16:51Vous voulez dire
16:52une vraie rencontre ?
16:53Au contraire,
16:55ça distend.
16:56Puisque d'un côté,
16:57vous avez les parents
16:58qui écoutent
16:58et de l'autre côté,
16:59vous avez le maître
16:59qui est de l'autre côté
17:00avec sa table.
17:01Non.
17:02Là,
17:02ce que j'ai expérimenté,
17:03tout ce que je vous dis,
17:04ça a été fait.
17:06Pour
17:09rapprocher,
17:09d'abord,
17:10envisager
17:11une journée
17:12de pré-rentrée
17:13avec les parents.
17:15Une journée
17:16de pré-rentrée
17:16toute la journée.
17:18Pourquoi ?
17:19Un genre de séminaire,
17:21quelque part,
17:21entre les enseignants
17:22et les parents.
17:23Pour non seulement échanger,
17:25qu'ils connaissent mieux
17:27les attendus
17:29des enseignants
17:30et que
17:31les enseignants
17:34connaissent mieux
17:34les attendus
17:35des parents.
17:36Mais tout ça
17:37peut se matérialiser,
17:38ça a été fait,
17:39par une charte de vie.
17:41Une charte de vie,
17:42une charte de relation,
17:43école-parents,
17:44dans cette école.
17:45Et là,
17:46vous déroulez,
17:47je dirais,
17:48dans cette charte de vie,
17:49signée par tous les parents
17:51et par tous les enseignants,
17:52toute l'année scolaire
17:53se déroule,
17:54mais sans incident.
17:55Vous posez
17:56les bases
17:57au départ.
17:57Les bases
17:58et peut-être une vision
17:58de ce que sera l'année.
17:59Exactement.
18:00Et c'est eux
18:00qui le font.
18:01Donc vous avez,
18:02par exemple,
18:02ça,
18:03ensuite,
18:05donc ça,
18:05c'est ce que j'appelle
18:06les initiatives nationales.
18:08Donc il faudrait décréter
18:08une journée
18:11par le ministre.
18:12Et puis vous avez
18:12un autre élément,
18:14c'est d'introduire
18:15dans le projet d'école,
18:16vous savez que le projet d'école,
18:17c'est des axes
18:18qui
18:22expliquent
18:22ce qui va se passer
18:23tout au long de l'année.
18:24Le projet d'école.
18:26Mettre dans le projet d'école
18:27un nouvel axe,
18:27la relation école-famille.
18:29Ça exige,
18:30je l'ai rencontré.
18:31Quand vous avez
18:31dans le projet d'école,
18:34toutes vos actions
18:36sont tournées
18:37et en accord,
18:39en concertation
18:39Donc mettre ça en place
18:40de façon méthodique,
18:42oui.
18:43Pardon ?
18:44Le mettre de façon méthodique
18:45en place, quoi.
18:46Oui.
18:46Là,
18:47ce serait une décision
18:48ministérielle.
18:49Et alors après,
18:50vous avez
18:50les initiatives
18:53locales,
18:54la lutte contre
18:55la violence à l'école.
18:56j'avais mis en place
18:58des expérimentations
18:58où les parents
18:59participaient
19:00d'un groupe
19:01permanent
19:02à la gestion
19:04des violences.
19:06Ce qui n'est pas le cas.
19:08Du tout.
19:09Les parents participaient
19:10avec les enseignants volontaires
19:12à cela
19:13et avant de passer
19:15en concert
19:15entre guillemets
19:16de discipline,
19:16etc.
19:18Le dossier était traité
19:19par ce SAS commun
19:20et la plupart
19:21des affaires
19:22étaient résolues.
19:23Donc vous avez ça
19:24et puis vous avez aussi
19:27quelque chose
19:27que j'avais créé
19:28en 2000-2001
19:30qui avait marché
19:30d'une façon extraordinaire
19:32c'est l'école ouverte
19:33aux parents.
19:34L'école ouverte aux parents
19:34c'est ce que ça veut dire ?
19:36Ça veut dire
19:36ce qu'on connaît
19:38ordinairement.
19:39Non.
19:39Pendant une semaine
19:40on reçoit les parents
19:41à l'école
19:44ainsi que les enfants.
19:45Et là,
19:46à travers cette semaine
19:47d'échanges
19:48mais pas uniquement
19:49d'échanges
19:49il y avait des activités
19:50ludiques, etc.
19:51C'était financé
19:52par la ville
19:53et à ce moment-là
19:54l'évaluation
19:55qui a été faite
19:56par l'Institut National
19:56de la Recherche Pédagogique
19:57démontrait que c'était
19:58vraiment idéal.
19:59Il existe donc
20:00et c'est la conclusion
20:01de Georges Fautinos
20:02parce que vous avez dit
20:02le temps tourne
20:03ça va vite
20:03vous avez tellement
20:04de choses à dire
20:05une demi-heure
20:05ça passe vite
20:06le temps tourne
20:07Georges Fautinos
20:08il y a des solutions
20:09il faut faire baisser la pression
20:11c'est ce que vous nous expliquez
20:12dans cette formidable
20:14banquette
20:15intitulée
20:15la méprise
20:17on n'a pas dit
20:17pourquoi la méprise
20:19allez-y rapidement
20:20c'est tout simple
20:20la méprise
20:21c'est-à-dire que d'un côté
20:22il y a des attendus
20:23par les enseignants
20:24et d'autre côté
20:25il y a des attendus
20:26par les parents
20:27et ce ne sont pas les mêmes
20:28et pourtant
20:29les enseignants disent
20:30qu'ils font tout ce qui est possible
20:31la preuve dans cette étude
20:34alors ce qui serait bon aussi
20:36c'est que
20:36le même type d'enquête
20:37auprès des parents
20:38pour comparer les réponses
20:40je fais une année
20:41et ça a bien marché
20:42en tout cas
20:43ce sera la prochaine enquête
20:43vous avez du travail
20:46et qui vous attend
20:46pour notre prochain rendez-vous
20:48absolument
20:48on peut prolonger
20:49avec le soutien du syndicat
20:50des enseignants
20:51et ce UNSA
20:52il faut le rappeler
20:53merci à vous
20:54Georges Fotinos
20:55merci à vous aussi
20:56oui ça m'a demandé un peu de temps
20:58à préparer quand même
20:58parce que c'est très dense
20:59vraiment j'insiste là-dessus
21:01et bravo pour cette enquête
21:02très précise
21:03au plus près
21:04de la réalité
21:04de terrain
21:05de l'enseignement
21:06du primaire
21:07merci Georges Fotinos
21:08et bonjour à vous
21:09Valérie Expert
21:10bienvenue
21:10bonjour
21:11mettez-vous d'accord
21:12aujourd'hui
21:12alors
21:13vous les avez vus
21:14vous les avez entendus
21:15vous les avez sentis
21:16les moustiques
21:17les moustiques
21:19ils sont en train d'arriver
21:20ils seront très très nombreux
21:22avec les tigres
21:23voilà en particulier
21:24le moustique tigre
21:25ils seront très très très nombreux
21:26ce week-end
21:28et en particulier
21:29le moustique tigre
21:31effectivement
21:31on va en parler
21:32dites-nous
21:33si vous avez des trucs
21:34pour lutter contre les moustiques
21:36et si vous les craignez
21:370826-300-300
21:39projet de loi
21:41présenté en juillet
21:42casseur-payeur
21:44est-ce que vous y croyez
21:45et puis émotion
21:46après la relax
21:48hier
21:48d'un assistant périscolaire
21:50qui était accusé
21:51de violence
21:53contre des enfants
21:55toujours compliqué
21:55de commenter
21:56une décision de justice
21:57quand on ne connait pas
21:58forcément le dossier
21:59néanmoins
21:59il y avait des charges
22:00assez importantes
22:02merci
22:02on se retrouve
22:03dans un instant
22:04et bonne émission à vous
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