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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:05Musique
00:23Bonsoir à tous, c'est une séquence qui fera sourire certains ou qui irritera d'autres sans doute
00:28et on va la commenter, vous l'avez vu sans leçon avec l'image, c'est le clan des Siciliens,
00:33vous avez reconnu évidemment le président Trump, Camille Brer est avec nous,
00:37Gilles-William-Goldnadel, Louis de Ragnel, André Valigny et Johan Ouzahi.
00:41C'était donc au G7, Donald Trump arrive quelques secondes en retard et il va dire
00:47« I am the boss » et tout le monde sourit.
00:50Il y a toujours effectivement un langage corporel parce qu'il fait le tour de la table,
00:55il va aller saluer Emmanuel Macron et il tape sur l'épaule, je trouve que c'est ce qu'il
01:00me fait,
01:01je trouve ça invraisemblable pour tout vous dire, il tape sur l'épaule du Premier ministre anglais,
01:06Kersh-Tarmer, mais comme si c'était « nobody », « nobody », c'est ça le langage corporel.
01:12Alors voyez la séquence en vrai, si j'ose dire, et on peut la commenter parce que finalement,
01:18c'est aussi de la diplomatie.
01:25– Bonjour, je suis le boss, comment allez-vous ?
01:31– Bon, Louis de Ragnel, Louis de Ragnel.
01:40– Non mais de fait, on peut dire tout ce qu'on veut de Donald Trump à Hormuz,
01:44de toute la séquence, mais factuellement, c'est Donald Trump qui est le boss de ces rendez-vous.
01:48Tout le monde l'attend, on voit qu'Emmanuel Macron, au début, avec une inquiétude,
01:53c'est qu'Emmanuel Macron, que Donald Trump écourte son déplacement et rentre à Washington.
01:58Tout le monde est suspendu à ce que fait Donald Trump.
02:00Et s'agissant du Premier ministre britannique, je pense qu'il y a aussi le côté
02:03« les États-Unis » par rapport à la Grande-Bretagne,
02:06et il considère Kersh-Tarmer comme un collaborateur.
02:09Et je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a six mois,
02:11il y avait une scène, Pascal, moi, qui m'a marqué,
02:14c'était Donald Trump qui était en Grande-Bretagne, il était reçu en grande pompe,
02:17et il marchait devant Kersh-Tarmer, le Premier ministre britannique,
02:20et il a fait tomber des bouts de papier sur son chemin,
02:23et on voyait Kersh-Tarmer qui les ramassait derrière lui.
02:25Et à la fin, Donald Trump a raconté à des médias américains
02:28qu'il l'a fait exprès pour montrer la vassalisation du Premier ministre britannique.
02:32– Oui, c'est l'auteur Kersh-Tarmer de ramasser les...
02:35– Donc tout est là-dedans, mais regardez, il y a d'autres séquences,
02:38les poignées de main de Donald Trump, toute la communication non-verbe,
02:41où il fait l'amour, Donald Trump quand Emmanuel Macron parle,
02:44ou alors il s'écarte, voilà, tout est à analyser,
02:47parce que tout a du sens dans ce que fait Donald Trump.
02:49– Je sens que ça vous agace, André Valigny.
02:51– Non, ça m'attriste beaucoup, parce que voir la politique internationale
02:56rabaissée à ce niveau, c'est assez attristant.
02:59Le fait qu'il soit le patron, en fait, ça tire aux États-Unis,
03:01les États-Unis sur la première puissance économique et militaire mondiale,
03:05quel que soit le président des États-Unis, c'est quand même lui qui donne le la.
03:09Mais ses prédécesseurs avaient l'élégance de ne pas le dire.
03:13– Bon, Emmanuel Macron...
03:13– Oui, je vous supporte là-dessus.
03:15– C'est-à-dire ?
03:15– Je sais, si je suis en colère contre lui actuellement,
03:18on peut parfaitement le prendre.
03:20C'est du second degré.
03:21– Oui.
03:22– Mais c'est du second degré qui est du premier.
03:24– Non, c'est de la politique.
03:25– En fait, aucune plaisanterie n'est innocente.
03:28– Bien sûr.
03:29– Je veux bien, mais ce que je veux dire...
03:30– Vous voulez bien, oui.
03:31– Non, mais pour moi, c'est du second degré,
03:34parce que comme on le charrie beaucoup en ce moment
03:36à jouer justement les patrons, etc.,
03:39je le vois plutôt...
03:41Alors, plutôt avec drôlerie comme du second degré,
03:43puis taper...
03:44Il est comme ça, il est comme ça de la vie,
03:46et il tape sur...
03:47C'est pas nouveau.
03:48– Non, ça, c'est pas vrai.
03:49Pardonne-moi, quand il voit Xi Jinping,
03:52il peut être mal,
03:53il ne lui tape pas comme ça sur l'épaule.
03:56– Non, mais oui, mais bien sûr.
03:57– Non, non, non, pardonnez-moi.
03:59– Et on avait été frappés lorsqu'il était en Chine,
04:02il y a très peu de temps,
04:03il ne nous faisait pas.
04:05– Ça a évidemment une signification politique,
04:06c'est évident.
04:07– Il ne serait pas arrivé devant le président chinois
04:10en dire, non, non,
04:12les grands squales entre eux,
04:13ils se reconnaissent.
04:14– Oui, mais là, c'est le copinage entre...
04:15– Il n'y a pas de...
04:17– Ah non, mais bien sûr qu'il est plus cérémonial
04:19avec les chinois.
04:19– Mais c'est pas anodin, il n'y a rien d'anodin.
04:21– Enfin, donc moi, ça me...
04:22Alors, bon, ça fait longtemps
04:24qu'il ne m'avait pas amusé, vous voyez.
04:25– Alors, entrons quand même sur le fond.
04:28Emmanuel Macron appelle au calme,
04:30il a parlé du Liban et d'Israël,
04:31et c'est ça qui est quand même intéressant
04:33après cet accord de paix.
04:34Écoutez le président de la République.
04:36– Dans cet accord,
04:37nous n'avons pas oublié de souligner
04:39l'importance du Liban.
04:41Et notre soutien aussi, unanime,
04:44au cessez-le-feu qui a été obtenu pour le Liban,
04:47cessez-le-feu solide et immédiat,
04:48qui est une urgence absolue,
04:50et la nécessité de défendre
04:54l'intégrité territoriale,
04:55la souveraineté du Liban
04:58et de l'ensemble des autorités politiques et militaires.
05:01Il ne faut plus que le Hezbollah lance des activités
05:04sur le sol libanais
05:05ou depuis le sol libanais contre Israël.
05:08Il ne faut plus qu'Israël réagisse immédiatement.
05:10Donc c'est un appel au calme de tous
05:13pour arrêter les frappes
05:14et ce qui touche la population civile.
05:17– Ah bon ?
05:18– Rien à dire ?
05:19– Ah bah si, quand même.
05:22– Vous savez, le Liban, c'est un petit pays.
05:25Mais Israël, c'est aussi un petit pays
05:27qui se bat contre de très nombreux pays,
05:30très nombreux.
05:31Donc c'est bien de souligner
05:36la territorialité du Liban,
05:38mais l'espace territorial israélien
05:40est tout aussi sacré que le Libanais.
05:42Et tant que le Hezbollah,
05:44que M. Macron ne veut pas nommer
05:48pour ce qu'il est, à savoir
05:50une organisation terroriste,
05:53tirera sur le nord d'Israël
05:55avec la meilleure volonté du monde,
05:57Israël sera obligé de répliquer.
05:59Ce qui n'est pas très agréable.
06:02– Un mot également sur le président Trump.
06:04Sur cet accord, il a dit
06:07« Il faut que l'Iran respecte,
06:08autrement on continuera
06:09de balancer des bombes. »
06:11Écoutez.
06:13– Non, ce n'est pas un texte final,
06:16c'est un protocole d'accord.
06:17Et si ça ne me plaît pas,
06:18on recommencera à leur tirer dessus,
06:20à leur larguer des bombes sur la tête.
06:22Si ça ne me plaît pas,
06:23s'ils ne se comportent pas bien,
06:24on recommencera aussitôt
06:25à leur larguer des bombes,
06:27en plein milieu de la tête,
06:28parce qu'ils se sont mal comportés
06:29pendant 47 ans.
06:32– C'est la première version
06:34et Emmanuel Macron s'est cru obligé
06:37de faire une explication de texte.
06:39Et c'est formidable parce qu'il veut dire
06:41que ce qu'on a entendu,
06:42on ne l'a pas entendu
06:43et que le président Trump
06:45ne dira pas ce qu'il a fait.
06:46C'est formidable d'ailleurs.
06:47C'est des états d'esprit
06:48qui sont assez intéressants tout ça à décoder.
06:51Écoutez le président Macron.
06:53– Je pense que parfois,
06:56il y a des mots qui sont pris,
06:57ou des formules,
06:58moi, dont je comprends le sens,
07:00parce que je connais le caractère
07:03qui est au fond de restaurer sa crédibilité
07:06en disant qu'il y a des capacités de dissuasion.
07:09C'est ça ce que veut dire le président Trump
07:11quand il dit ça,
07:12de la même manière que quand il peut dire
07:14des choses sur les tarifs.
07:15C'est pour rappeler que les Etats-Unis
07:16ont une capacité de dissuasion.
07:18Nous le savons.
07:20Je pense qu'il ne faut pas l'interpréter
07:21comme une menace de court terme.
07:23Voilà, donc c'est important.
07:26Il y a un accord qui a été signé.
07:28Il y avait beaucoup de gens
07:29pour dire qu'il ne fallait pas signer d'accord.
07:33Moi, je pense que cet accord
07:34est une bonne chose.
07:35Et c'est pourquoi nous le soutenons.
07:37Et d'ailleurs, c'est pourquoi
07:38il a été soutenu par tous les pays du G7+.
07:40– Camille Bréa.
07:41– Non mais M. Macron,
07:43ce n'est pas le porte-parole du président Trump.
07:46Il s'exprime totalement correctement, M. Trump.
07:47Il n'a pas besoin de lui.
07:48Ce n'est pas son porte-parole.
07:50– Non mais Emmanuel Macron
07:51ne nous dit pas ce qu'il a entendu.
07:52Il nous dit ce dont il a envie.
07:54– Envie d'entendre.
07:54– Il a envie, naturellement,
07:55qu'il y ait cet accord
07:56parce que l'économie mondiale
07:57et notamment l'économie européenne
07:59et l'économie française en dépend.
08:00Donc il faut que ça se termine vite.
08:02Et l'intérêt d'Emmanuel Macron
08:03et des Européens,
08:04c'est surtout que Donald Trump
08:05ne s'occupe plus de l'Iran
08:07mais s'occupe de l'Ukraine.
08:08Il veut faire revenir Donald Trump
08:10du côté des Ukrainiens.
08:12Donc Emmanuel Macron,
08:13naturellement, a tout intérêt
08:14à ce que cette histoire iranienne
08:15se termine le plus vite possible.
08:17Donc là, il nous dit ce dont il a envie.
08:18– Il nous dit aussi que de temps en temps,
08:20il est bout de feu, Donald Trump,
08:22et qu'il ne faut pas toujours écouter.
08:23– Mais bien sûr,
08:24mais il nous parle aussi de ce défi.
08:25– Il nous dit aussi ça.
08:26– Non mais vous oubliez un petit détail.
08:28Rien, une paille.
08:29C'est que ce soir, il est à Versailles.
08:31Donc il est obligé d'être un petit peu aimable.
08:33Il ne va pas.
08:34Je pense que dans d'autres circonstances,
08:36il aurait utilisé un ton un peu plus à l'acre.
08:39– À l'acre ?
08:40– À l'acre.
08:40– Écoutez, c'est la première fois que nous avons...
08:43– À l'acre, mon confrère vous dira notamment
08:45que ça correspond à l'alacrité.
08:48– Bien sûr, mais c'est bien d'utiliser des adjectifs qui ne sont pas...
08:53– Je pense que c'est une émission de bonne tenue.
08:55Une chaîne qui se tient.
08:57– Grâce à vous, Gilles William.
08:58– Il me semble.
08:59– Vraiment merci de maintenir le niveau.
09:01– Vous allez offenser ma modestie.
09:03– Mais non, mais bien souvent.
09:04– Faites attention.
09:05– Ce n'est pas courant d'utiliser cet adjectif
09:09et vous l'avez fait à bonne escient.
09:10– Merci.
09:11– Il faut trouver quand même le bon créneau pour l'utiliser.
09:13– Merci.
09:14– Sur l'accord, Pascal.
09:15– Oui.
09:16– J'ai suivi la conférence de presse en direct de Macron
09:19et puis de Trump.
09:21Enfin, à la fin, quand on entend Trump se féliciter,
09:24s'auto-congratuler pendant une demi-heure
09:26pour dire que le Détroit est rouvert,
09:28alors qu'il était ouvert avant la guerre.
09:29– Évidemment.
09:30– Deuxièmement, que le nucléaire iranien,
09:32que l'Iran n'aura jamais la bombe atomique
09:34alors que rien ne le garantit.
09:36Et troisièmement, qu'il n'a jamais voulu un changement de régime,
09:39alors qu'au début, il a dit aux gens,
09:40descendez dans la rue, on arrive.
09:42Enfin, c'est une déculottée magistrale incroyable,
09:46incroyable pour Donald Trump.
09:47– Bien sûr, c'est bien pire que ce qu'avait fait Obama
09:49en son temps.
09:50– Et bien pire.
09:51– Parce que par ailleurs,
09:52il y a la fin du gel des avoirs iraniens,
09:55levée de toutes les sanctions visant l'Iran.
09:58Il faut quand même rappeler que l'Iran était un pays sous sanction
10:00avant l'opération américaine.
10:02Donc là, ce qu'on voit, c'est que Donald Trump était prêt
10:05à quasiment tout lâcher, à l'exception du nucléaire,
10:07pour sortir au plus vite de cette crise et passer à autre chose.
10:10– Bon, ils ont quand même tué quelques personnes du régime.
10:13– Non mais attendez, et combien de civils ?
10:16Toutes les infrastructures qui sont détruites ?
10:18Infrastructures pétrolières ?
10:19Et par ailleurs, les Américains s'engagent dans l'accord,
10:21alors sous un délai de 60 jours,
10:23à reconstruire toutes les infrastructures détruites.
10:26Donc si vraiment les Etats-Unis honorent leur parole,
10:30eh bien l'Iran aura un dispositif flambant neuf.
10:33– Alors il dit que c'est de l'argent public.
10:33– Non mais c'est le paradoxe de l'histoire.
10:34– Je ne crois pas de l'argent public.
10:35Mais il y a quand même deux choses qui m'ont frappé.
10:36– La 300 milliards de dollars, je pense que ce n'est pas de l'argent privé.
10:39– Non, je ne crois pas non plus.
10:40Il y a deux choses qui m'ont frappé dans le discours de Trump.
10:43C'est qu'il a dit à plusieurs reprises que la bourse était repartie comme une fusée.
10:47Donc il a parlé trois ou quatre fois de la bourse.
10:50Et le peuple iranien, rien du tout.
10:51La démocratie, rien.
10:52– Le périscolaire, évidemment, on a parlé hier de Nicolas Gé,
10:55qui est l'ancien animateur périscolaire à l'école de Titon,
10:59qui était jugé pour harcèlement et agression sexuelle sur plusieurs élèves.
11:02Il a été relaxé mardi.
11:03On a eu cette discussion notamment avec notre ami Gilles-William Godnadel,
11:07qui incitait à la prudence sur la parole des enfants.
11:11– Non, j'assistais à la prudence sur les dossiers qu'on ne connaît pas
11:15et où effectivement il peut y avoir des choses qui nous échappent.
11:20Ça s'appelle la présomption d'innocence.
11:22– D'accord.
11:23Mais c'était l'avocat qui parlait, mais on ne va pas refaire notre dialogue d'hier.
11:27Bon, en revanche, je voudrais vous faire écouter un avocat qui s'appelle Michel Hamas.
11:31Et c'était vraiment formidable.
11:32Si vous pouvez regarder la séquence qu'il y a eu chez Laurence Ferrari,
11:37son témoignage est absolument sidérant.
11:39Vous allez écouter ce que dit cet avocat
11:41et comment il juge la lutte contre la pédophilie en France.
11:45Écoutez, c'était sur l'antenne de CNews.
11:47– La lutte contre la pédophilie n'existe pas dans notre pays.
11:50– C'est terrible, c'est très important ce que vous dites.
11:53– C'est un fait.
11:54C'est un fait.
11:56Par exemple, là, c'est compliqué d'attraper les gens,
12:00les agressions dans la famille et dans le milieu scolaire.
12:05Mais il y en a qu'on peut attraper,
12:06ceux qui payent pour avoir des relations sexuelles.
12:08On peut les attraper, pourquoi ?
12:10– On a leurs adresses IP, vous dites, pour les ordinateurs.
12:15– Les enfants sont livrés à la pédophilie
12:18par des réseaux de pédocriminalité à base de plusieurs sites.
12:22Il y en a un notamment, Sexmodel, qui est un site d'escorte.
12:26Une fois que vous avez repéré le signal pour avoir un enfant,
12:28vous regardez si elle vous convient.
12:30– On parle d'enfant-enfant, c'est-à-dire de…
12:31– Ah mais moi, j'ai des enfants de 11 ans
12:33qui devraient être en 6e, qui ont des MST, madame.
12:36– Mon Dieu.
12:37– Et que l'État français a transformé en prostituée, en quelques semaines.
12:42Il y a 20 000 enfants qui se prostituent
12:44à partir des foyers de l'aide sociale à l'enfance.
12:46Tout le monde le sait, personne ne fait rien.
12:48Et ce site-là, par exemple, quand je dis
12:50« il n'y a pas de lutte contre la pédophilie »,
12:52ce site, on a l'adresse IP, on a le numéro de téléphone de l'enfant
12:56et ça se fait sur Snapchat, c'est-à-dire on localise les gens au mètre près.
13:00On a demandé au gouvernement de le fermer en septembre.
13:03On a eu des réunions de travail
13:06avec une plateforme pluriministérielle intérieure,
13:09justice, santé, femmes, informelles,
13:12sur Zoom, avec des directeurs de cabinet.
13:14On a dit « mais il faut fermer ce site ».
13:15On a demandé la fermeture de ce site.
13:17On l'a demandé en septembre d'année.
13:18– C'est toujours pas fait, maître ?
13:19– On est en jeu, mais pas du tout.
13:21Mais il n'y a pas un acte posé.
13:25Le gouvernement fait des effets d'annonce.
13:28Et alors, fin mai, il annonce
13:30« le ministre de la justice, on va tout bouleverser,
13:33on va faire une liste noire des agresseurs sexuels,
13:36tout le monde dit c'est super bien,
13:37et on va placer les enfants qui sont placés chez les grands-parents,
13:40tout le monde dit c'est super bien. »
13:43Mais la liste noire, elle existe, c'est le fichier FIJAS,
13:45dans lequel il y a tous les agresseurs condamnés,
13:48mais il y a également celui d'aujourd'hui.
13:49Tous ceux qu'on a poursuivi ou qu'on a suspectés.
13:52Ce fichier a un spectre hyper large,
13:54il suffit de le consulter.
13:56Et personne ne le fait.
13:58C'est-à-dire que le ministre fait un effet d'annonce
14:01d'un truc qui existe déjà.
14:03Quand on sait aussi peu de choses sur une matière,
14:06c'est peut-être bien si on se tait.
14:08– Je vous assure, j'ai écouté l'émission de Laurence,
14:11nous pourrions repasser intégralement
14:14ce que dit M. Michel Hamas,
14:16c'est sidérant.
14:18Parce que moi, pour le coup, j'ai appris des choses.
14:21Je ne savais pas qu'il y avait un site français
14:23ou un site étranger d'ailleurs
14:25qui propose des escortes d'enfants de 11 ans.
14:3011 ans !
14:31Enfin, c'est abominable.
14:35Abominable que ça puisse simplement exister.
14:38Que le gouvernement soit dans la boucle
14:41depuis le mois de septembre et qu'il n'y ait rien,
14:43c'est incompréhensible.
14:46Enfin, ça devrait tous nous sidérer
14:50et nous révulser et au-delà.
14:52Je n'arrive même pas à comprendre
14:54comment c'est possible.
14:55– Quand il parle de l'aide sociale à l'enfance
14:57pour avoir travaillé dans ce milieu-là,
15:00moi, j'ai mon ancien directeur
15:01qui s'est fait incarcérer
15:02pour avoir eu des relations sexuelles
15:04avec des mineurs
15:04dont il avait la responsabilité.
15:07Un homme marié avec quatre enfants.
15:10Donc c'est partout.
15:12Donc même les personnes
15:13qui sont censées protéger nos enfants
15:14et qui sont à la tête de ces institutions-là,
15:17cette personne a été incarcérée
15:18pour avoir eu des relations sexuelles
15:20avec une enfant de 12 ans.
15:21– Mais j'entends bien.
15:22Mais là, il y a quelque chose
15:23qui est l'ordre du site internet mis en place.
15:27Il dit, il y a le téléphone,
15:29mais que...
15:29– Parce qu'on est chez les...
15:30Ce n'est pas possible.
15:31– Moi, je pense que toute cette histoire,
15:33que ce soit le périscolaire,
15:34et ensuite tous les scandales de pédophilie,
15:36de pédocriminalité,
15:37les 70 000 plaintes qu'on a découvertes,
15:39qui étaient en cours
15:40et qui n'avaient pas été traitées,
15:41on voit bien que la France
15:43a un incroyable retard
15:44sur la question de la pédophilie,
15:46de traitement de la pédophilie.
15:47– Mais il y a une hiérarchie.
15:48– Et je vais vous dire la chose,
15:50il y a même des sites internet
15:51qui sont accessibles depuis Google,
15:52où vous pouvez commanditer
15:53un viol d'enfant à distance.
15:55– À l'étranger, oui.
15:55– Et vous avez la vidéo,
15:57et ça se fait depuis la Thaïlande.
15:58Et les gendarmes et les policiers
16:00mettent des mois et des mois
16:01à démanteler ce réseau-là.
16:02– Mais là, ça se passe en France.
16:04– Mais ça se passe aussi.
16:05– Il y a 20 000.
16:06– Il y a ça aussi.
16:06– Il y en a 20 000,
16:07c'est pas rien.
16:09Enfin, il y a plein de gens
16:09qui nous écoutent ce soir.
16:10– Mais parce que...
16:11– Et qui apprennent cela.
16:17d'assez mineur.
16:18Et je pense que là,
16:19les Français sont en train
16:20de découvrir à la fois
16:21la gravité de ce que ça représente,
16:22l'étendue du problème
16:24et le fait que ce soit
16:25complètement sous-traité.
16:26– Bon, on marque une pause
16:27et on revient avec
16:29une autre prise de parole
16:30de M. Hamas,
16:31parce que je trouve ça
16:31absolument incroyable.
16:32À tout de suite.
16:35– En marge de l'affaire
16:37du périscolaire
16:38dont on a parlé hier
16:39et de Nicolas Gels,
16:40cet ancien animateur
16:41de l'école Titon
16:42qui a été jugé
16:43pour harcèlement
16:44et agression sexuelle,
16:44Laurence Ferrari
16:45se recevait tout à l'heure,
16:46Michel Hamas
16:47qui est un avocat marseillais
16:49et qui connaît particulièrement bien
16:50ces sujets
16:51de la pédophilie.
16:53Et vous avez entendu
16:53ce qu'il disait tout à l'heure
16:54avec une phrase forte,
16:55en France,
16:56on ne combat pas la pédophilie.
16:57Et là,
16:59deuxième témoignage
16:59que je vous propose d'écouter
17:00où il prend un cas concret.
17:03Écoutons.
17:04– Plein de trucs
17:05dont personne ne parle.
17:06On parle des agressions sexuelles
17:08sur les enfants,
17:08c'est pas bien.
17:09On est d'accord.
17:1040% des actes sexuels
17:12sur les enfants,
17:13c'est des enfants.
17:1540% de l'agression sexuelle,
17:17c'est des mineurs
17:17sur les mineurs.
17:19Donc on dit,
17:19c'est bien,
17:20c'est les mineurs
17:20qu'on peut travailler.
17:21La plupart,
17:21c'est à l'AZE.
17:23Qu'est-ce qui se passe ?
17:25Moi, des procédures pour viol,
17:27des parents qui me disent
17:28mon enfant a été violé aujourd'hui,
17:29j'en ai un à deux par semaine,
17:30voire trois.
17:31On dépose la plainte au parquet
17:32qui ne poursuit jamais
17:33par pareil la déclaration
17:34de l'un de l'autre.
17:35Ce qui fait que l'enfant
17:37qui va agresser,
17:39qui est agressé,
17:40il ne va pas avoir
17:40de suivi médical,
17:42thérapie essentiellement.
17:43Mais l'agresseur,
17:44il n'a pas de suivi.
17:45Je vous donne un exemple pratique
17:46à Toulon.
17:47Deux dossiers,
17:48sept viols,
17:49dont un enfant de 4 ans
17:50violé par un autre.
17:52plus grand.
17:53On dépose la plainte,
17:54pas d'instruction.
17:55Tout le monde sait,
17:55alors pas de procédure,
17:56mais tout le monde sait
17:58que c'est ce petit-là.
17:59Donc on va le passer
18:00du bâtiment A au bâtiment,
18:01B au bâtiment,
18:01c'est le violeur.
18:03On a fait ça pendant
18:04toute la période
18:05où il a été placé.
18:07Quand il est sorti
18:08assez rapidement,
18:08il a violé quelqu'un,
18:09il va passer la cour d'acide,
18:10il va prendre 25 ans.
18:11Mais c'est nous
18:13qui créons,
18:14là on fait du francisol
18:15par paquet de 12.
18:17Par paquet de 12.
18:19Au lieu de dire
18:21on est dépassés,
18:22travaillons ensemble,
18:23ils font des réunions
18:23à la ZEUQ entre eux.
18:25Surtout bien entre eux
18:26qu'on ne soit pas là.
18:26Surtout bien entre eux.
18:27Et là,
18:28il faut qu'on soit tous ensemble.
18:29Alors nous,
18:29on leur tape dessus
18:30parce que ça ne marche pas.
18:31Mais il faut travailler ensemble.
18:33Si on ne travaille pas
18:34magistrat, avocat,
18:36les gens qui décident pour nous,
18:38ils ne sont jamais allés
18:39dans un tribunal.
18:41Je vous assure,
18:42c'est sidérant dans ce pays
18:44d'ouvrir le capot
18:45de n'importe quel sujet
18:47et ça,
18:47on le découvre ça
18:48avec le périscolaire
18:49et l'IANA.
18:50C'est pour ça
18:50que nous parlons
18:52de ces sujets
18:52et principalement l'IANA.
18:54C'est-à-dire que l'IANA
18:54amène un peu
18:55de périscolaire
18:56mais c'était forcément
18:57dans l'actualité
18:58mais le capot
19:00de la pédophilie
19:00s'ouvre en France.
19:01C'est effrayant.
19:02Vous pouvez ouvrir
19:03tous les capots
19:04que vous voulez.
19:05Je n'ai rien à redire
19:05sur ce que dit mon confrère
19:07qui connaît le dos.
19:08C'est tout ce qu'il y a là
19:09mille fois mieux que moi
19:11mais de manière générale
19:13c'est que l'ensemble
19:15de la criminalité
19:17de violence
19:18est maltraité.
19:19Non, non, mais ce n'est pas
19:20le sujet, pardonnez-moi.
19:21Ce n'est pas la même chose
19:22du tout.
19:23Ça n'a rien à voir.
19:24Ah bon, ça n'a rien à voir.
19:24Rien à voir.
19:25Non, non, vous voudriez...
19:26Non, non, la pédophilie,
19:27pardonnez-moi, c'est...
19:28Il y a une hiérarchie
19:30dans l'horreur.
19:31Il y a une hiérarchie
19:32dans l'horreur
19:33et c'est les enfants.
19:34J'essaye de vous faire...
19:35Attendez, la France découvre
19:37la France découvre
19:39qu'il y a 20 000...
19:4220 000 enfants ?
19:43Oui, 20 000 enfants.
19:44Voilà.
19:44Je suis désolé de vous le dire
19:45mais c'est effrayant.
19:47Alors après, on peut dire
19:48c'est la violence,
19:48c'est autre chose
19:49mais ça, c'est d'autres sujets.
19:51Restons sur la pédophilie.
19:52Je suis en train de vous dire
19:53que la justice en général
19:54ne fait pas son travail.
19:56Non, c'est pas que la justice.
19:56Pourquoi vous...
19:57Non, mais notamment la justice.
19:58Pourquoi voulez-vous
19:59qu'elle fasse plus ou mieux
20:01son travail dans ce domaine-là ?
20:03Il n'y a aucune raison.
20:04Aucune raison.
20:06Je ne sais pas, André Valigny,
20:08l'ampleur de ce que...
20:10Enfin, vous êtes...
20:11Je savais qu'il se passait
20:12des choses très graves
20:13notamment à la ZEU
20:15même s'il y a beaucoup
20:15de professionnels
20:16qui sont d'ailleurs
20:17surchargés de travail
20:18qui essayent de faire le maximum.
20:20Moi, j'ai connu ça
20:21dans le département de l'ISER.
20:22La ZEU, c'est vraiment
20:23très compliqué.
20:24C'est très lourd.
20:25Ce sont des dossiers horribles
20:27d'un sordide, épouvantable
20:29d'une cruauté envers les enfants
20:31y compris des bébés.
20:32Donc, c'est très compliqué, la ZEU.
20:33Mais c'est vrai que je suis effaré
20:35par ce que j'entends
20:36chez l'avocat en question
20:37de Marseille.
20:37Je suis effaré.
20:39Effaré, notamment ce site
20:40qui n'est pas fermé
20:41alors qu'il est ouvert
20:42et qu'on peut...
20:44Il a dit qu'on avait
20:45les coordonnées.
20:45Je n'y connais pas grand-chose.
20:46L'IP, c'est quoi l'adresse IP ?
20:48L'IP, c'est l'adresse...
20:49L'ADN d'une certaine manière.
20:51D'après ce qu'il dit,
20:52on peut très bien retrouver...
20:53Oui, c'est très facile.
20:54Ben oui.
20:54Alors, M. Chenu, ce matin
20:56du Rassemblement National,
20:57avait pris la parole
20:58précisément sur le périscolaire
21:01parisien.
21:01Et il avait trouvé, effectivement,
21:03que les élus parisiens
21:03n'ouvraient pas les yeux.
21:05En tous les cas,
21:06on a l'impression que
21:07si ce n'est pas un système
21:08et il y a eu des yeux
21:10qui sont restés fermés,
21:11les yeux des élus parisiens
21:12qui sont restés fermés
21:14face à ce qui a été
21:15visiblement organisé.
21:17Or, si c'est organisé,
21:18ça ressemble à un système.
21:20Et moi, j'en veux beaucoup
21:21à l'appareil politique
21:23socialiste,
21:23socialo-communiste parisien,
21:25d'avoir fermé les yeux
21:26sur tout cela,
21:27dont les remontées
21:28ont été quand même significatives
21:29toutes ces années passant
21:30et sur une organisation
21:31dont les enquêtes
21:32nous diront
21:33si elle était systémique.
21:34Et Emmanuel Grégoire,
21:35d'une certaine manière,
21:36répond en disant
21:37ceux qui attaquent la mairie,
21:39je les poursuivrai.
21:42Quand j'entends
21:43sur les réseaux sociaux,
21:44et je le dis,
21:45j'adresserai une plainte
21:47au pénal
21:49systématiquement,
21:50qu'il est dit
21:51et sous-entendu
21:52qu'à la ville de Paris,
21:53il puisse être recruté
21:55des pédocriminels,
21:57que des affaires
21:58puissent être dissimulées,
22:00c'est factuellement faux.
22:03Et toute enquête administrative
22:06qui montrerait
22:08toute enquête administrative,
22:10et vous aurez l'occasion
22:10de creuser tous les dossiers
22:12comme je l'ai fait,
22:13et toute enquête administrative
22:15qui démontrerait
22:16un manquement
22:17dans la dénonciation
22:19d'un crime,
22:21il y aura
22:22une enquête pénale
22:23par saisine
22:24du procureur de la République.
22:26Joanne Osaïe.
22:28Bon, on voit à mon sens
22:29qu'Emmanuel Grégoire
22:31tente d'intimider
22:32son opposition
22:33au sein du Conseil de Paris
22:34et éventuellement des médias
22:35qui tenteraient simplement
22:36de poser des questions.
22:37Il ne s'agit pas
22:38d'accuser qui que ce soit,
22:39il s'agit de poser
22:39des questions
22:40qui sont légitimes.
22:41Que savaient Anne Hidalgo
22:42et Emmanuel Grégoire
22:43qui étaient en charge
22:44de ce dossier ?
22:45Puisque la justice
22:46refuse de les interroger,
22:48puisque la justice
22:48n'a pour l'instant
22:49pas ouvert d'enquête
22:50sur ce qui s'est passé
22:51précisément
22:51au sein de la mairie de Paris,
22:53au sein de la mairie centrale,
22:54ceux qui le savaient,
22:55il y a une commission d'enquête
22:56qui va faire le boulot,
22:57qui va les convoquer,
22:58je n'en doute pas,
22:59et il est urgent
23:00de les entendre.
23:00Moi, j'ai hâte
23:01d'entendre Anne Hidalgo
23:02devant les sénateurs
23:03répondre aux questions légitimes
23:05que se posent
23:05non seulement les Parisiens,
23:06mais l'ensemble des Français
23:08compte tenu du scandale immense
23:10qu'est le périscolaire,
23:11scandale qui est encore devant nous.
23:13On s'est déchaîné
23:14contre Bérou
23:15pendant qu'il était Premier ministre
23:17sur une affaire très ancienne
23:19qui concernait
23:20évidemment un collège catholique.
23:22Là, il ne voyait
23:23aucun inconvénient.
23:24À ce qu'on demande
23:24si M. Bérou était au courant ou pas.
23:26C'est très vrai.
23:26Ils n'ont pas fait de scandale,
23:27mais là, touche pas.
23:29Mais moi, j'aurais bien voulu
23:32aimer l'entendre
23:33avec la même véhémence
23:34pour condamner les actes
23:36qui ont été commis
23:37sur ces enfants-là.
23:38Moi, j'aurais aimé
23:38qu'ils disent
23:38je m'offusque,
23:40j'accuse,
23:41je soutiendrai les familles,
23:42je vais les recevoir, etc.
23:43On ne l'entend pas là-dessus.
23:45Édouard Geffray,
23:45le ministre de l'Éducation nationale,
23:47a pris la parole également.
23:50C'est fou.
23:50En tant qu'individu et citoyen,
23:52je comprends parfaitement
23:53que les parents
23:54puissent être préoccupés,
23:57inquiets, etc.
23:58Ensuite, il y a une justice.
23:59La justice, elle passe,
24:00elle passe au regard
24:00d'un droit pénal.
24:02Et en l'occurrence,
24:03les décisions de justice
24:04sont susceptibles de recours.
24:06Donc tout ça fait que
24:06je ne me prends en place
24:07sur la décision elle-même.
24:08Maintenant, pardonnez-moi,
24:09mais quand vous...
24:09Vous souhaitez que le parquet
24:10fasse appel,
24:11monsieur le président ?
24:11Pardonnez-moi, juste,
24:12c'est le parquet qui décidera.
24:14Il n'y a pas de conseil individuel,
24:16encore moins une misération nationale
24:17que de qui que ce soit.
24:18Vous l'avez compris,
24:20il l'évoquait, Nicolas Gé,
24:21cet ancien animateur périscolaire
24:23qui a été relaxé hier.
24:25Ce qui est terrible,
24:26c'est que tous ces hommes politiques,
24:27il n'y en a aucun
24:28qui a un peu de courage.
24:29On lui pose la question
24:30la plus simple.
24:31Est-ce que vous souhaitez
24:31que le parquet fasse appel ?
24:32Il peut donner son avis.
24:34Ce n'est pas ingérer,
24:36faire preuve d'ingérence.
24:38En fait, moi j'attends
24:40d'un ministre
24:41qu'il donne son avis.
24:43Il est là pour ça,
24:44le ministre.
24:45C'est son administration.
24:46Il doit dire,
24:47je trouve scandaleux
24:50que dans le périscolaire,
24:51parce que ça dépend quand même
24:52plus ou moins de moi,
24:53de ma responsabilité.
24:54Nous sommes d'accord.
24:56Ça dépend des mairies,
24:56le périscolaire.
24:58Enfin, c'est dans les lycées.
24:59Dans les collèges et les écoles.
25:01Bon, il a quand même,
25:02ça dépend un peu de lui.
25:03Il dit, écoutez,
25:04je défends mon institution,
25:06je trouve que mes élèves
25:07et mes lycéens
25:08et les collégiens,
25:09je m'intéresse à eux
25:11et j'espère que le parquet
25:12fera appel.
25:14C'est pour Spilat.
25:15Alors, c'est agaçant.
25:17Non, je pense que vous,
25:19vous pouvez le faire,
25:20on peut tous le faire,
25:21mais un ministre en exercice,
25:23a fortiori de la justice,
25:25ce n'est pas son cas,
25:25mais le ministre de la justice
25:26n'a plus le droit
25:27de donner des instructions
25:28de l'éducation nationale.
25:30Oui, mais il est au gouvernement.
25:31Le gouvernement et la justice
25:32sont deux choses indépendantes.
25:34Mais il a le droit
25:34d'avoir un avis.
25:35Comment ?
25:36Il a le droit d'avoir un avis.
25:37Mais la politique,
25:38c'est d'avoir un avis.
25:39Enfin, vous êtes tous
25:39extraordinaires.
25:40dans la déclaration,
25:41c'est qu'il commence par dire
25:42moi, en tant que citoyen,
25:44soit il parle en tant que citoyen
25:45et dans ce cas-là,
25:46il peut donner son avis sur tout.
25:47Personne, vous êtes tous pareils.
25:47Soit il s'exprime en tant que ministre.
25:48Tout le monde a la trouille.
25:50Bah si, tout le monde a la trouille,
25:52je suis désolé.
25:52Non, mais André,
25:53sur le fond,
25:54je t'en joins,
25:55mais le parquet,
25:56c'est quand même différent
25:57des magistrats du siège.
25:59Tu as le droit,
26:00même si tu es politique,
26:02d'exprimer un avis
26:03par rapport à ce qu'il souhaite.
26:05Un souhait personnel.
26:06Par rapport au parquet,
26:08honnêtement.
26:09Mais sur le fond,
26:10je suis d'accord avec toi.
26:11Bon, autre sujet,
26:13et c'est Bali Bagayoko
26:15qui a expliqué
26:16que chanter la Marseillaise,
26:18on pouvait la siffler,
26:19plus exactement.
26:19Siffler la Marseillaise
26:20faisait partie
26:21de sa déclaration,
26:23effectivement.
26:24Siffler la Marseillaise,
26:25quand la France se déshonneure
26:26par ses actes à l'international,
26:28c'est un droit
26:28à la réplique populaire.
26:29Alors,
26:30on entendra d'ailleurs
26:32beaucoup des réactions politiques,
26:33bien sûr,
26:34et notamment de M. Bardella.
26:36On peut voir le sujet
26:37d'Anaïs Beauchet
26:41sur ce sujet
26:42du maire de Saint-Denis.
26:45Cela fait moins de 4 mois
26:46que Bali Bagayoko
26:47est devenu maire de Saint-Denis.
26:49Pourtant,
26:49les deals ne cessent
26:50de se faire remarquer
26:51sur la scène politique
26:52en multipliant les polémiques
26:53et annonces-chocs.
26:55La dernière en date
26:56concerne une critique
26:56de l'hymne national,
26:58énoncée hier
26:58dans les colonnes de l'Opinion.
27:00Siffler la Marseillaise,
27:01quand la France se déshonore
27:02par ses actes à l'international,
27:04c'est un droit
27:04à la réplique populaire
27:06parce que les enfants
27:07de celles et ceux
27:07qui sont ici
27:08dans les grands stades,
27:09ils sont citoyens d'ici
27:10mais aussi de là-bas.
27:11Quelques jours déjà
27:12après son élection,
27:13il a annoncé à notre micro
27:14vouloir désarmer
27:15la police municipale.
27:16Il ne s'agit pas
27:17d'un désarmement total,
27:18il s'agit d'un désarmement partiel.
27:19Ce dont il s'agit,
27:20c'est d'abord le LBD,
27:21les lanceurs de balles de défense.
27:24Nous allons d'abord
27:24placer une doctrine
27:25qui, dans cette doctrine-là,
27:26va poser et interroger
27:27l'ensemble de l'armement.
27:28En mai dernier,
27:29il décide de décrocher
27:30le tableau d'Emmanuel Macron
27:31dans son bureau.
27:32Si aucune loi
27:33ne l'oblige
27:33à le raccrocher,
27:34le préfet l'appelle
27:35à respecter
27:35la tradition républicaine.
27:37En vain.
27:38Quelques jours plus tard,
27:39dans un entretien
27:39accordé aux médias Ouma,
27:41l'élu évoque
27:41une potentielle
27:42insurrection populaire
27:43en cas de victoire
27:44du RN en 2027.
27:45J'ai l'intime conviction
27:46que la population
27:47est capable de se lever.
27:49Malheureusement,
27:50toutes les réformes
27:50importantes dans ce pays
27:51se sont faites
27:52par une insurrection populaire.
27:54Une voix qui ne passe pas
27:55inaperçue
27:55au sein de la France insoumise.
27:57Début juin,
27:58Jean-Luc Mélenchon
27:58candidat à l'élection présidentielle
28:00pour la quatrième fois,
28:01a choisi la ville de Saint-Denis
28:02pour tenir son premier
28:03meeting de campagne.
28:06André Valigny,
28:06je crois que c'est dans
28:08Koh-Lanta,
28:08il y a l'immunité,
28:09il y a...
28:09Le totem.
28:10Il y a le totem d'immunité.
28:11Alors, Bali Bagayoko,
28:13il a le totem d'immunité
28:14dans les médias.
28:15Il y en a deux même.
28:15Il y a trois choses
28:17quand même
28:17qui sont invraisemblables.
28:18Il parle d'insurrection populaire
28:19si le RN est élu,
28:21donc il n'accepte pas
28:22les urnes.
28:23Il enlève le portrait
28:25d'Emmanuel Macron
28:25dans sa mairie
28:26et maintenant,
28:27il trouve que si
28:27chez la Marseillaise,
28:28finalement,
28:29ça peut se comprendre.
28:30C'est sidérant,
28:31je vous assure,
28:32l'espace médiatique.
28:33C'est sidérant.
28:35C'est-à-dire que
28:35vous n'avez pas
28:37un éditorial,
28:38un éditorialiste
28:39à France Inter
28:40ce matin ou ailleurs
28:41ou dans des émissions
28:42du service public
28:43ou même dans d'autres émissions.
28:45Un seul éditorialiste,
28:47vous entendez bien,
28:48qui dirait
28:48écoutez,
28:48ce n'est pas convenable.
28:50Ce n'est pas convenable.
28:51Et il a donc
28:53le totem d'immunité
28:54parce qu'il est
28:55à Saint-Denis
28:57et qu'il représente
28:58sans doute
28:58une forme de diversité
28:59que les éditorialistes
29:01aiment beaucoup
29:02et aussi parce qu'il est
29:03d'extrême-gauche,
29:04disons les choses,
29:05et que c'est une tendance
29:06assez répandue
29:07dans les éditorialistes
29:09ou dans la presse française.
29:11C'est proprement insupportable.
29:14Oui,
29:14c'est la question
29:15que je posais à André.
29:16Il répond.
29:17Il y a trois choses.
29:18D'abord,
29:19il aime beaucoup
29:20la communication.
29:21Il aime bien faire parler de lui
29:22et il s'y prend assez bien
29:23pour créer du buzz.
29:25Mais au-delà de ça,
29:26sur le fond...
29:27Il aime tellement faire parler de lui
29:28qu'il croit qu'il est
29:29dans une téléréalité.
29:31Il est maire.
29:32Il n'est pas chroniqueur.
29:33C'est presque un reproche
29:34que je lui faisais.
29:34André,
29:35la gauche devrait...
29:36Sur le fond.
29:37Pourquoi je me suis tourné vers vous
29:38parce que vous incarnez...
29:39Non mais moi,
29:39je l'ai la France.
29:40Vous êtes à dé...
29:40Oui,
29:41mais je suis d'accord avec...
29:41La française de ministre
29:42François Hollande
29:42a voté avec hier...
29:44Sur le fond de ce qu'a dit
29:45M. Bagayoko,
29:46je pense que lorsqu'il a parlé
29:48d'insurrection,
29:49j'étais prêt à dire...
29:50Bon, d'ailleurs,
29:50je l'avais dit ici,
29:52il n'a pas appelé à l'insurrection.
29:53Il a dit qu'il y aurait peut-être
29:54une insurrection,
29:55des manifestations.
29:56Ça pouvait passer.
29:57Mais là,
29:58siffler à la Marseillaise,
29:59siffler à la Marseillaise,
30:00qu'un maire,
30:01qu'un élu républicain,
30:02qu'un maire dise
30:03qu'on peut siffler à la Marseillaise,
30:05ça, c'est très grave.
30:06C'est très grave.
30:07Donc, je ne suis pas d'accord
30:08du tout avec ce qu'il a dit.
30:09Autant sur l'insurrection,
30:10on pouvait discuter.
30:12Vous avez un mot
30:13sur les réseaux
30:15d'une personnalité de l'UPS
30:16qui a contesté ce qu'il dit ?
30:18Je me répète,
30:20vous avez un papier quelque part ?
30:22Non, mais c'est d'une gravité
30:24exceptionnelle.
30:25C'est la conjonction
30:27entre le privilège rouge
30:29et le privilège racisé.
30:30C'est ce qui explique.
30:32Non, mais c'est exactement
30:34ce qui explique
30:35pourquoi on ne bouge pas.
30:37On ne bouge pas.
30:38On reste, il veut violer
30:42la volonté du peuple français
30:44et il lui crache dessus.
30:47C'est sur le fond des choses,
30:49en vérité, du racisme
30:52envers la vieille France-Rance.
30:56On est au cœur même
30:57de la détestation
30:58de très nombreux Français
31:00qui ne demandent qu'à vivre en paix.
31:02Je vais vous dire,
31:02c'est un discours de guerre civile.
31:04Bien sûr.
31:04C'est vraiment un discours de guerre civile.
31:06Bien sûr.
31:07Dire qu'on peut siffler
31:08de la Marseillaise,
31:08c'est très grave, oui, je le répète.
31:09C'est un discours de guerre civile.
31:11Et hier, qu'est-ce qui s'est passé
31:13à l'Assemblée nationale ?
31:14On en a parlé.
31:15Vous avez les 62 députés
31:17du Parti des Socialistes
31:18qui ont voté comme un seul homme
31:20sur le refus d'allonger
31:22le centre de rétention administrative,
31:2562 PS,
31:26et qui ont voté
31:27avec Jean-Luc Mélenchon
31:28main dans la main
31:29et dont, on le disait ce matin,
31:31François Hollande,
31:32je n'arrive même pas à comprendre
31:33pourquoi François Hollande
31:35et le PS ne prend pas
31:36la ligne danoise,
31:38la ligne sociale-démocrate,
31:39qui est un courant en France
31:40que vous incarnez d'ailleurs.
31:42Et qu'il y a du monde quand même
31:43qui, en France,
31:45est sensible à cela
31:47plutôt que de faire allégeance
31:48à la France insoumise.
31:49Qu'est-ce que le PS a gagné là-dedans ?
31:51Rien.
31:53D'abord, on peut effectivement
31:54s'insurger, c'est bien naturel,
31:55mais il n'y a pas de surprise.
31:57Monsieur Bagayoko,
31:58il appartient à un parti
31:59qui n'aime ni la France
32:00ni la démocratie.
32:01Et il nous fait régulièrement
32:02la démonstration,
32:04il nous démontre régulièrement
32:05qu'il a bien fait
32:05d'adhérer à ce parti-là.
32:07Parce que manifestement,
32:08lui non plus,
32:08n'aime pas du tout la France
32:10et il n'aime pas non plus
32:11la démocratie.
32:12Donc il n'y a aucune surprise.
32:13On peut en vouloir
32:14à la France insoumise,
32:15bien sûr,
32:16mais ceux qui sont encore plus
32:17à condamner, me semble-t-il,
32:19c'est effectivement
32:19ceux qui refusent
32:20de dire et de condamner
32:22ce que fait la France insoumise.
32:23Ses alliés,
32:23les écologistes,
32:25qui sont des insoumis,
32:27les communistes,
32:28les socialistes,
32:28qui ne disent rien,
32:30qui ne condamnent pas,
32:31qui restent muets,
32:32qui sont couchés,
32:34qui sont cachés
32:34en attendant,
32:35en espérant que la tempête passe.
32:37C'est ça le scandale.
32:38Deux réactions,
32:39je vous propose
32:40celle de Franck Alizio
32:41du Rassemblement National.
32:41Il était ce matin
32:42sur l'antenne d'Europe 1
32:43avec Christine Kelly.
32:45La seule fois
32:47dans notre pays
32:47où la Marseillaise
32:48a été interdite,
32:50interdite,
32:51c'était sous l'occupation,
32:53c'était par les nazis.
32:54De 1940 à 1944,
32:56dans la zone occupée,
32:58la Marseillaise
32:59avait été interdite
33:00et par l'origine de Vichy,
33:02elle avait été sévèrement encadrée.
33:04Donc finalement,
33:05l'interdiction de la Marseillaise
33:06est plutôt fasciste.
33:09Pendant ma campagne à Marseille,
33:11je souhaitais,
33:12et c'était une proposition,
33:13que la Marseillaise
33:14soit apprise
33:15et chantée régulièrement
33:17dans les écoles primaires.
33:19Justement,
33:19tout ce qui fait
33:22qu'on fait nation,
33:23qu'on vit ensemble,
33:24mais pour de vrai,
33:25pas comme le dit la gauche,
33:26le drapeau tricolore,
33:28la République,
33:29la France,
33:29la Marseillaise,
33:30doit être préservée,
33:32doit être encouragée.
33:33C'est comme ça
33:34qu'on devient français.
33:35Et Franck Alizio
33:38se souvient
33:39que la Marseillaise
33:40a été interdite
33:40sous l'occupation.
33:41On aurait pu vous montrer
33:42une scène célébrissime,
33:44une des scènes
33:44les plus émouvantes
33:45du cinéma français,
33:46américain, pardon.
33:47C'est Humphrey Bogart,
33:48c'est dans Casablanca,
33:49quand vous avez
33:51tous les officiers français.
33:53Non,
33:53tout le public
33:53dans la boîte de nuit.
33:55Dans la boîte de nuit,
33:55tout le public
33:56qui chante la Marseillaise
33:58quand les officiers allemands,
33:59justement,
34:00ont chanté
34:00l'hymne allemand.
34:01Moi,
34:01j'ai autre chose
34:02qui me vient en tête.
34:02Vous vous souvenez,
34:03lors d'un match de foot,
34:04Jacques Chirac avait entendu
34:05qu'on avait sifflé la Marseillaise,
34:06il s'en était offusqué.
34:07Il avait quitté la tribune.
34:10Bien sûr,
34:11parce que ça venait
34:12après un match
34:13où Lionel Jospin
34:14n'avait pas quitté
34:15la tribune
34:16après que la Marseillaise
34:18a été sifflée.
34:19C'était France-Algérie
34:20et Jacques Chirac,
34:21c'était en finale
34:22de Coupe de France.
34:24De mémoire,
34:25à vérifier.
34:26J'espère que je ne me trompe pas.
34:27La Marseillaise de France,
34:27absolument.
34:27Voilà.
34:28Et Jospin,
34:29en fait,
34:29on avait reproché
34:31à Lionel Jospin
34:32lors de France-Algérie,
34:34au stade de France,
34:35la Marseillaise est sifflée
34:36et Lionel Jospin
34:37ne bouge pas.
34:38Et la finale
34:39de la Coupe de France
34:39était entre qui et qui ?
34:41Lorient et Bastia.
34:42Oui, c'était les Bastiais
34:43et les Corses.
34:44Vous ne le disiez pas.
34:46Vous ne le disiez pas.
34:47Il n'y avait rien trouvé
34:49de mieux
34:49nos amis Corses
34:50que de siffler
34:52légèrement.
34:52Ils avaient dû le faire
34:53parce que les Corses,
34:54évidemment,
34:54ils avaient la France.
34:55Le match avait été décalé
34:56durant de longues minutes.
34:57Bien sûr.
34:58Le président de la Fédération
34:58était obligé de présenter
34:59Claude Simonnet, bien sûr.
35:01Ce qui était naturellement
35:01une évidence.
35:03Bon, avançons.
35:04Gérard Carrérou
35:05dit quelque chose
35:05d'intéressant.
35:06Il a piqué un coup de gueule.
35:07La première fois.
35:08Gérard Magic Carrérou.
35:09Il est formidable.
35:10Gérard Carrérou,
35:11on l'écoute sur Europe 1
35:12après-midi,
35:12il est avec nous.
35:13Écoutez ce qu'il dit
35:14parce que vous allez me dire
35:15si c'est possible.
35:19C'est au-delà
35:19de l'engagement politique.
35:21C'est un élu.
35:22Bien sûr.
35:23C'est un élu national.
35:24Il est maire maintenant
35:26d'une ville
35:26de plus de 100 000 habitants.
35:28Une très grande ville
35:29de France.
35:30Et il appelle
35:31à siffler l'hymne.
35:32Mais aux Etats-Unis,
35:33ils seraient en taule
35:35en Angleterre.
35:36Ils seraient en taule
35:37dans la plupart
35:38des démocraties.
35:39Parce que c'est ça
35:40l'idée que la démocratie.
35:41La démocratie,
35:42ce n'est pas quelque chose
35:43sur lequel on se...
35:45Le Royaume-Uni,
35:45ils mettent en taule
35:46en ce moment
35:47surtout des militants
35:48nationalistes
35:48qui font des tweets
35:51contre l'immigration.
35:52Je ne suis pas sûr
35:53que Bali Bagayoko...
35:54D'ailleurs,
35:54je ne souhaite pas
35:55que Bali Bagayoko
35:56aille en taule
35:56parce qu'il a dit
35:57qu'il fallait siffler
35:57la Marseillaise.
35:58Sabrina Medjemeur !
35:59Je ne souhaite pas
35:59qu'elle aille en taule
36:00pour ça
36:00mais le sujet
36:02c'est que Bali Bagayoko...
36:03être l'objet
36:04d'une plainte
36:04du procureur
36:05de la République
36:06au nom de l'État.
36:08Alors ça,
36:09c'est une question intéressante.
36:10Est-ce que le procureur
36:12peut mettre...
36:14Parce que certains
36:15qui prennent la parole
36:16sont poursuivis
36:16pour leurs idées,
36:18leurs opinions
36:18et ils passent
36:19devant la 17ème chambre.
36:21C'est ce que vous rappelez
36:21souvent,
36:22la fameuse 17ème chambre.
36:24Est-ce que ces prises de parole
36:27sont susceptibles
36:27d'être poursuivies ?
36:28Alors, à supposer même
36:29par pure hypothèse
36:30intellectuelle hardie
36:31qu'un procureur le fasse,
36:35je ne pense pas
36:35qu'il y ait
36:36sous l'auguste contrôle
36:38de mon confrère,
36:40je ne pense pas
36:40qu'il y ait
36:40dans l'arsenal
36:42juridique français
36:43quelque chose
36:44qui puisse incriminer
36:45les paroles
36:47qui le déshonorent
36:49de M. Bagayoko.
36:51Mais je vous le dis franchement,
36:53je passe du juridique
36:54au judiciaire.
36:55Si par pure hypothèse
36:57intellectuelle hardie,
36:58ça existerait
36:59dans l'arsenal juridique,
37:02malheureusement,
37:03l'expérience
37:04qui est la mienne
37:06me fait dire
37:06qu'il n'y a pas
37:08un juge
37:10sur dix
37:10qui le condamnerait.
37:13Voilà.
37:13Alors, on parlait
37:14de la Marseillaise,
37:15entre autres,
37:15parce qu'il y a
37:15l'équipe de France
37:16qui joue
37:17et cette Marseillaise,
37:18hier,
37:19elle a été chantée
37:19évidemment par tous
37:20les joueurs
37:20de l'équipe de France
37:21et c'est l'occasion
37:22peut-être de saluer
37:23la victoire française.
37:24Est-ce que vous faisiez
37:25partie des 14 millions
37:26de gens qui ont regardé ?
37:28Qui étaient en plateau hier.
37:29Camille, vous étiez
37:30en plateau.
37:30Qui étaient en plateau également.
37:31Ah oui, on était en plateau.
37:32Il y avait des drapeaux
37:33blanc-rouge partout
37:34dans le living.
37:35Mon fils en avait mis partout
37:36et c'était la liesse
37:39familiale.
37:39Vous étiez,
37:40vous aviez convié
37:41quelques amis ?
37:42Non, non,
37:42on était tous les deux.
37:43Mais vous êtes
37:44un amateur de football
37:45et vous connaissez...
37:45Depuis que mon fils
37:46m'a converti, oui.
37:47Ah oui, avant vous...
37:47Non.
37:48Vous êtes le seul italien
37:49ou en tout cas
37:51d'origine italienne
37:52qui n'aimait même pas
37:53le football.
37:54Et Louis ?
37:54Je pratique assez
37:55golnadélienne du football.
37:57Donc figurez-vous,
37:58non mais moi j'ai fait
37:59tout faux,
37:59j'ai regardé la première
38:00mi-temps,
38:00je suis allé me coucher
38:01après.
38:01C'était très inintéressant.
38:0314 millions.
38:04La seconde mi-temps
38:04était bien mieux.
38:05Vous vous couchez tôt ?
38:06Absolument.
38:07Oui, vous vous couchez
38:08tôt ?
38:08Oui, j'avais deux,
38:09trois trucs à faire
38:10mais voilà.
38:11Je ne vais pas vous raconter
38:12mais...
38:12Vous remarquerez que
38:13je me coucher tôt,
38:14j'avais deux, trois choses
38:15à faire.
38:15C'est quand même très étrange
38:16comme phrase mais bon...
38:18La première mi-temps,
38:18j'ai trouvé un peu
38:19des choses.
38:20Ah oui, bon...
38:21C'est vrai que M. Pro
38:22ne m'a même pas posé
38:23les questions.
38:24Non, parce que vous...
38:25J'ai dit que j'étais
38:25golnadélien,
38:26j'ai un peu parlé.
38:27Mais non, mais vous n'avez
38:29pas cette fibre populaire
38:30que d'autres ont.
38:31Alors on va voir
38:32le but d'Mbappé.
38:33Alors Mbappé,
38:34il avait discuté,
38:35pas par nous,
38:36parce que c'est un
38:36immense joueur,
38:37il a marqué deux buts,
38:38il est le record man
38:40du nombre de buts marqués
38:42exactement dans l'équipe
38:43de France et il va peut-être
38:45être le joueur qui a
38:46le plus marqué deux buts
38:47en Coupe du Monde,
38:48de l'Histoire.
38:49Donc c'est pas rien.
38:51Non.
38:51C'est pas rien.
38:52Voyez ce but d'Mbappé
38:54et la réaction du public
38:55en France.
38:57...
39:02...
39:05...
39:06...
39:06...
39:07...
39:08...
39:08...
39:22Et on parle toujours
39:23des buteurs
39:24et un peu moins
39:24des passeurs
39:25et encore moins
39:25de ceux qui font parfois
39:26les appels de balles
39:27car l'appel
39:28déclenche la passe
39:29dans le football.
39:31...
39:32Il ne sait plus où se mettre
39:33et il ne doit que exister.
39:34L'appel !
39:35Je trouve que cette conversation
39:36prend un mauvais tour.
39:38L'appel déclenche la passe.
39:40C'est un piège.
39:41L'appel déclenche.
39:42Et il y a un joueur extraordinaire.
39:43Michael Olysee.
39:45Michael Olysee.
39:46Pied gauche.
39:46Et c'est vrai que c'est une aristocratie
39:48les gauchers dans le sport.
39:49Au tennis ou au football,
39:50ils ont quelque chose
39:51parfois en plus.
39:52Il a un pied soyeux.
39:54Et il donne...
39:55...
39:56...
39:56Il a un pied soyeux.
39:57Le coup de pied soyeux.
39:58Et il a fait...
39:59Il a donné un ballon
40:00absolument extraordinaire
40:01à Mbappé.
40:02Une passe extraordinaire.
40:04Ce qui fait que ce matin
40:05sur Antenne d'Europe 1,
40:06Laurent Tessier,
40:07qu'on peut écouter à 6h15,
40:087h15,
40:08qui fait toujours des éditos
40:09formidables,
40:10a créé une petite chanson.
40:12Ah oui.
40:12C'est le barbe olivien
40:13d'Europe 1,
40:14Laurent Tessier.
40:15Et avec Christophe Bordet,
40:17il l'a interprété
40:18sur l'air de Champs-Elysées.
40:20Je vous propose...
40:21Je ne sais pas...
40:21Je pourrais le chanter...
40:22Je pourrais le lancer
40:23comme Guélix sans dire...
40:24Eh bien, c'est Laurent Tessier
40:27qui nous interprète
40:29Michael Olysees.
40:33Michael Olysees
40:34pala pala
40:35Michael Olysees
40:38pala pala
40:40Le ballon, lui, au pays
40:42Une belle passe, c'est la folie
40:44Et il n'a plus qu'à faire marquer
40:46Kylian Mbappé
40:48Allez !
40:50Bon, c'est bien.
40:51C'est sympa.
40:51Et puisqu'on parle de football,
40:53alors que notre ami Gauthier Lebrecht
40:54va pouvoir nous rejoindre,
40:56on a appris ce soir
40:58et tout le football français
40:59d'une tristesse inouïe
41:00parce que
41:01Éric Roy est mort.
41:03Et Éric Roy était l'entraîneur
41:05du stade brestois.
41:06Il avait joué à Nice,
41:07il avait joué à Marseille,
41:10il avait joué à Lyon.
41:11Et il était entraîneur de Brest
41:13et il luttait contre un cancer
41:14du pancréas depuis trois ans.
41:17Et c'est sa famille, son fils
41:18qui a fait un...
41:19sur Instagram
41:20qui a rappelé
41:22son combat et sa souffrance.
41:23Et il fait partie de ces gens
41:25que tout le monde aimait.
41:26C'était un homme intègre.
41:27D'abord, c'était un grand joueur de football.
41:29Et puis, il est devenu entraîneur.
41:31Et puis, c'était un homme de bien.
41:33C'était une belle personne.
41:34Et il était marié.
41:35Il avait deux enfants âgés.
41:38Et moi, je le connaissais depuis...
41:39Je l'avais vu quasiment comme débuté.
41:43Et ce qui est absolument incroyable,
41:45c'est qu'il était le fils de Serge Roy,
41:46qui a été lui-même un footballeur,
41:48qui était né en 1932, son père,
41:51et qui est mort en décembre dernier.
41:53Et six mois plus tard,
41:55son fils, par le plus grand des malheurs,
41:57rejoint son père,
41:58qui avait 94 ans, 95 ans.
42:02Et tout le football français sera en deuil.
42:05Je peux vous dire,
42:05je sais que vous êtes moins sensibles
42:07à l'actualité du football,
42:09mais tout le football français sera en deuil
42:10parce qu'il faisait, comme on dit, l'unanimité.
42:13Donc, ce soir, on pensera à lui,
42:14on pensera à sa famille, à ses enfants,
42:16et puis à l'homme qu'il a été.
42:18Il avait 58 ans.
42:20Il reste cinq minutes
42:22pour une actualité là aussi invraisemblable
42:27puisqu'on a appris que le meurtrier
42:30de cet octaogénaire
42:31était un mineur de 15 ans.
42:34Et je vous propose de voir
42:35le sujet de Julia Ferrand.
42:40C'est lors de sa garde à vue
42:42que l'adolescent de 15 ans
42:43interpellé hier a reconnu le meurtre.
42:46Jeudi dernier, dans la soirée,
42:48le corps d'une femme de 86 ans
42:50a été retrouvé près d'un étang
42:52à proximité d'un camping du Gros-du-Roi
42:55où elle passait ses vacances
42:56depuis de nombreuses années.
42:58Une enquête pour meurtre
42:59a immédiatement été ouverte,
43:01privilégiant la piste criminelle.
43:03Le mis en cause a été interpellé hier
43:06grâce aux images de vidéosurveillance.
43:09Il s'agit d'un adolescent de 15 ans,
43:11scolarisé dans un collège privé
43:13du Gros-du-Roi.
43:15Selon le parquet de Nîmes,
43:16il vit dans le secteur du lieu des fées
43:18et est inconnu de la justice.
43:21Les premiers résultats de l'autopsie
43:23témoignent d'un crime d'une extrême violence
43:25avec de nombreuses lésions
43:27sur le corps de la victime.
43:28L'autopsie de la défunte
43:30mettait en évidence un décès
43:31survenu à la suite de coups
43:33et avec usage d'au moins une arme
43:34par destination.
43:35Les habitants de cette station balnéaire
43:38sont bouleversés par la violence de ce crime.
43:41Moi, je trouve ça catastrophique.
43:43Il n'y a pas un homme qui n'a rien demandé.
43:45Personne n'est en sécurité.
43:46Il y a toujours, toujours
43:48des petits problèmes d'insécurité.
43:50S'en prendre aux personnes âgées,
43:53ça n'a aucun sens.
43:54Selon le parquet de Nîmes,
43:56l'enquête se poursuit
43:57pour éclaircir les circonstances de ce crime.
44:07Et votre silence, finalement,
44:10est le meilleur des commentaires.
44:1215 ans.
44:16Boutier Lebray était là.
44:17Bonsoir Pascal.
44:18À 20h57.
44:20Et d'abord, demain soir,
44:21il y aura un spécial Coluche.
44:23Absolument.
44:23Pour les 40 ans de la disparition de Coluche,
44:27il y aura un long format
44:27et ensuite un débat.
44:28Est-ce qu'il pourrait y avoir
44:29un Coluche en 2026 ?
44:32Est-ce que la liberté d'expression
44:33a reculé ou non ?
44:34On fera une soirée spéciale demain.
44:36Et ce soir, par contre,
44:37c'est un spécial Versailles.
44:39Puisque, vous le savez,
44:40Donald Trump est reçu en grande pompe
44:42à Versailles par Emmanuel Macron.
44:43Donc, on va suivre tout ça
44:44dans l'heure interne tout de suite.
44:46Et avant l'heure interne,
44:47c'est intéressant la question
44:48que vous posez sur Coluche.
44:53Les humoristes disent que sur scène,
44:54on peut encore tout dire.
44:56mais qu'à la télévision,
44:58dans le cinéma,
45:00au théâtre,
45:01c'est plus difficile.
45:02Je ne vois plus Coluche,
45:03Michel Leib,
45:04les inconnus,
45:06dirent aujourd'hui
45:06ce qu'ils disaient hier.
45:08Je ne le sens pas.
45:10Non.
45:11Le Luron,
45:13moi, je revois des sketchs.
45:15Il y a beaucoup de sketchs
45:15qu'on peut...
45:17Moi, je pense qu'on peut...
45:18Sur scène,
45:19il me semble
45:20qu'on peut dire des choses.
45:22C'est la raison
45:23et d'ailleurs,
45:23c'est la raison pour laquelle
45:24on se réfugie dans cet humour-là
45:26parce qu'il n'existe plus.
45:27C'est pour ça qu'on le regarde
45:28aujourd'hui.
45:29Pourquoi il est d'actualité ?
45:30Parce que...
45:31Mais est-ce que c'est mieux ou pas ?
45:33Par exemple,
45:33vous avez parlé de Michel Leib tout à l'heure.
45:35Est-ce que c'est mieux
45:36ou pas
45:37que les humoristes
45:39ne moquent pas,
45:40par exemple,
45:40l'accent chinois,
45:42laponais ?
45:42Je trouve que c'est nettement moins bien.
45:43Ça ne me dérangeait pas du tout
45:44quand Popek imitait l'accent yiddish.
45:47Ça me faisait marrer.
45:49Quand c'est gentil.
45:50C'était gentil, Michel Leib.
45:51Il n'y a pas de méchanceté.
45:53Donc, ce qui...
45:54Non, mais il y a des accents autorisés.
45:55Vous avez le droit
45:56de faire l'accent belge.
45:57Personne ne vous en voudra.
45:58Vous avez le droit
45:58de faire l'accent québécois.
46:00Personne ne vous en voudra.
46:01C'est vrai.
46:02Et les paysans aussi.
46:03Vous avez le droit
46:03de vous moquer des paysans,
46:05des corses.
46:06Vous avez le droit
46:06de faire l'accent corse aussi.
46:08Mais effectivement,
46:08il y a des accents
46:10peut-être qu'il n'est plus...
46:12Bien sûr.
46:12On ne se risquera pas.
46:15Je ne pense à aucun accent,
46:17chers camarades.
46:18Non.
46:18Ce qui est vrai, sans doute,
46:19c'est qu'il y a l'auto-censure.
46:21Et c'est vrai pour vous aussi,
46:22pour nous, pour moi, pour nous.
46:24On s'auto-censure.
46:25Souvent, il y a des choses
46:25qui nous passent par la tête
46:27et on dit
46:27je ne vais pas faire cette plaisanterie
46:28parce qu'elle sera mal prise
46:30à l'antenne.
46:31Il n'est pas utile de choquer.
46:33En fait, aujourd'hui,
46:35beaucoup de gens disent
46:38j'ai été blessé
46:39par cette plaisanterie.
46:41Donc, on se retient.
46:43C'était du second degré.
46:44C'est de l'humour.
46:46Vous ne vous censurez jamais.
46:47Vous ne faites jamais
46:48d'auto-censure,
46:48si, je me censure,
46:50mais pas par délicatesse d'esprit
46:52parce que je connais trop,
46:54malheureusement,
46:55l'esprit du temps,
46:56la société de surveillance,
46:58mais pas du tout
46:59parce que je veux être gentil.
47:01Ce n'est pas vrai.
47:01Ce n'est pas pour ne pas blesser
47:02parce que, pardon,
47:03je suis, par exemple,
47:04incapable d'essentialiser.
47:06Je voudrais le faire
47:07que je ne voudrais pas.
47:08Je sais que je n'ai pas
47:09de mauvaises intentions,
47:10mais je connais
47:11la méchanceté du temps
47:12et je ne veux pas
47:13te faire de cadeau
47:14à l'adversaire.
47:15Et vite.
47:17Bon,
47:18ce sera un des sujets,
47:19évidemment.
47:21L'heure inter Versailles.
47:22Versailles.
47:22Bien sûr,
47:23tout le monde est arrivé.
47:23D'ailleurs,
47:24je n'ai pas vu des images
47:24pendant que nous nous parlais.
47:25Ah non,
47:26ils ont quitté Evian.
47:26Je crois qu'ils ne sont pas
47:27encore arrivés à Versailles
47:28sauf si ça s'est fait
47:30pendant que j'entrais en plateau.
47:31Mais ils avaient quitté Evian,
47:32mais ils n'étaient pas encore à Versailles.
47:33Vous n'avez pas d'informations
47:34à nous donner
47:34sur ce que les uns et les autres
47:36vont dîner ?
47:36Qui sera ?
47:37Je n'ai pas le menu
47:38n'ayant pas été invité.
47:40Et qui est convié ?
47:42Vous ne savez pas
47:43s'il y a d'en parler
47:43des personnalités.
47:45Vous avez fait
47:46une trentaine de personnes.
47:47Ah,
47:47c'est qu'une trentaine.
47:48Ah oui,
47:48ce n'est pas le grand dîner
47:49d'apparat ?
47:50Non,
47:51c'est un dîner
47:51justement en plus petit comité.
47:53Et qui sont les 30 heureux élus ?
47:55Justement,
47:56on peut se douter
47:57qu'il y a un certain nombre
47:57de capitaines d'industrie français
47:59autour de la table
48:00puisque c'est comme ça
48:01que normalement ça fonctionne.
48:03Mais on n'a pas
48:04de liste de noms
48:05pour l'instant.
48:05Bon,
48:06écoutez-moi,
48:07je suis un peu pressé
48:08puisque je vais y aller
48:09précisément.
48:10Eh bien,
48:10bon dîner,
48:11vous nous raconterez
48:11demain matin.
48:12Vous êtes juste
48:12à côté de Trump.
48:14Ah oui,
48:15j'aimerais bien rencontrer
48:15Trump.
48:16Ils vont s'en mettre
48:16plein la lampe.
48:17Franchement,
48:18je trouve que ça fait partie
48:18des gens quand
48:19des journalistes
48:19t'as envie de...
48:20Ah mais 100 fois plus
48:21Trump que Macron.
48:22Ah bah oui,
48:22ça y est.
48:23Oui,
48:23bien sûr.
48:24En interviewé,
48:25bien sûr,
48:25évidemment.
48:26Il y a un président
48:27qui a encore des choses
48:28à dire.
48:31Leur interc'est maintenant ?
48:32Tout de suite.
48:33Merci.
48:34Merci à ceux
48:36qui nous ont aidés
48:37ce soir,
48:38c'est-à-dire
48:39Jean-Marc Lelouch
48:40qui était à la réalisation,
48:41Nicolas Laporte
48:42qui était à la vision,
48:43Jeff qui était au son,
48:44merci à Julien Duroux,
48:45à André Mallet,
48:47à Strig,
48:48à Strig,
48:49pardonnez-moi,
48:49Yalik.
48:50Toutes ces émissions
48:51sont à retrouver
48:53sur CNews.fr.
48:55Gauthier,
48:55et dans une seconde,
48:56rendez-vous demain matin.
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