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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-06-17##

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Transcription
00:00De 19h à 20h sur Sud Radio, en attendant nos amis, les tontons du Mondial, bonsoir François-Louis Bourneau.
00:07Bonsoir Philippe.
00:08Vous me permettez de faire un clin d'œil, on tient à remercier un agriculteur, auditeur fidèle, qui s'appelle
00:13Paul,
00:13qui fait des fraises délicieuses que nous avions dégustées ensemble.
00:16On l'avait rencontré absolument quand on faisait notre tour de France.
00:19C'était à Fouléron, dans Lotte-et-Garonne, et Paul nous a envoyé des fraises.
00:23Un carton.
00:24Un carton, et elles ont fait un carton d'ailleurs, c'est le cas de le dire.
00:28Puisque dans la rédaction, tout le monde les a dégustées.
00:31Elles sont absolument sublimes, aussi bonnes qu'en mars dernier.
00:34Aussi bonnes, même encore meilleures, parce qu'elles étaient encore plus sucrées.
00:36Ah oui, c'était du sucre dans la bouche, c'était magnifique.
00:39Alors on remercie Paul de ses fraises et achetez les produits de nos agriculteurs, parce qu'ils le valent bien.
00:45Absolument, vous faites bien de le dire.
00:46Et puis vous pourrez bien sûr retrouver Paul et ses fraises.
00:51Il fait aussi des produits, il fait du foie gras, il me semble, il fait du vin.
00:54Enfin bref, c'est absolument génial.
00:55On avait pris 2 kilos lors de l'étape à Fouléron.
00:58Enfin bon, pas moi.
00:59Vous, pas moi.
01:00C'est vous Philippe, c'est pas moi.
01:01Bref, en tout cas, on a Rémi André qui nous parlait de record de chaleur.
01:05Moi je vous propose de parler d'un autre record Philippe, celui des réseaux sociaux qui pour la première fois
01:09sont plus utilisés que les médias traditionnels pour s'informer.
01:13C'est pas un sacré record ça ?
01:14Comment est-ce que vous vous informez alors ?
01:16C'est la question qu'on vous pose ce soir.
01:17Vous écoutez Sud Radio, mais comment est-ce que vous informez ?
01:20Par les réseaux sociaux, par la télé, par la radio, par internet, par ce que vous voulez ?
01:25Venez nous raconter ça au 0826 300 300.
01:28Et puis surtout, est-ce que vous faites confiance aux informations qui sont vues sur les réseaux sociaux ?
01:31Dites-le nous au 0826 300 300.
01:33Maintenant, on attend vos appels et puis aussi, on va parler d'un chiffre, c'est pas un record mais
01:38ça ne fait jamais plaisir.
01:39Le refus d'obtempérer routier est en hausse de 10% selon le ministère de l'Intérieur.
01:44C'est un chiffre qui est assez inquiétant, 28 000 refus d'obtempérer relevé en France en 2025.
01:50Philippe, est-ce que vous, justement, vous avez déjà été victime ou témoin d'un refus d'obtempérer ?
01:55Est-ce que ces chiffres vous inquiètent ?
01:57Les sanctions sont-elles assez importantes, sévères selon vous ?
02:00Dites-le nous 0826 300 300 et puis on finira sur un sujet qui malheureusement nous concerne tous puisqu'on
02:06parlera de ces fortes chaleurs.
02:07Voilà, on sait que vous nous écoutez.
02:09Alors parfois, vous avez dans une maison qui est assez fraîche, mais parfois certains d'entre vous sont dans des
02:13appartements, dans des immeubles où il fait chaud.
02:16Faites attention à vous, protégez-vous, protégez les personnes à risque, les enfants, les personnes âgées.
02:210826 300 300, est-ce que vous supportez ces fortes chaleurs ?
02:24Dites-nous tous 0826 300 300.
02:26Philippe, c'est parti.
02:29Et tout de suite, on a Bruno de Béziers qui nous appelle pour nous parler des médias et des réseaux
02:35sociaux.
02:35Bonsoir Bruno.
02:36Bonsoir Bruno.
02:38Bonsoir à tous.
02:39Vous avez entendu ce qu'on vient de dire avec Philippe.
02:42Pour la première fois, les réseaux sociaux sont plus utilisés que les médias traditionnels pour s'informer.
02:47Vous, vous utilisez les réseaux sociaux comme source d'information ?
02:50Dites-nous tout.
02:50Qu'est-ce que vous utilisez ?
02:51Les réseaux sociaux comme Instagram, Facebook ?
02:53Est-ce que vous allez plutôt sur Twitter ?
02:55Dites-nous tout.
02:57Déjà, ce n'est pas surprenant que les réseaux sociaux soient plus utilisés aujourd'hui que les médias, on va
03:02dire mainstream, les médias qu'on voit régulièrement.
03:05Moi, je ne vais pas sur Insta ou X, tout ça.
03:08Mais, vous savez, quand vous regardez des vidéos, vous avez des suggestions qui viennent après sur votre téléphone portable.
03:18Et, notamment, il y a TikTok qui envoie des suggestions-là.
03:22Et donc, moi, je regarde pas mal de vidéos de personnes qu'on ne voit pas ou voire très très
03:31peu à la télé ou à mon goût, en tout cas, qu'on ne voit pas assez.
03:34Mais des gens, par exemple, comme Marc Toiti ou Charles Gave que vous recevez de temps en temps...
03:39Oui, oui, qui sont avec eux. Alors, je rappelle, pour les auditeurs qui le savent, ce sont deux économistes. Voilà.
03:44Voilà. Et eux, par contre, pour moi, ils donnent une parole qui est différente de celle qu'on tente, que
03:51ce soit sur BFM, LCI ou CNews, et encore plus sur France Inter ou France Info.
03:57Et, du coup, je m'enseigne pas mal avec eux. Et ils sont des économistes, mais qui donnent aussi beaucoup
04:05de renseignements géopolitiques.
04:07Parce que ce qui nous dirige, c'est vraiment la politique intérieure, mais aussi, malheureusement, tout ce qui se passe
04:14à l'extérieur.
04:15Et je trouve que les gens, d'une manière générale, ne se renseignent pas sur ce qui se passe à
04:18l'extérieur et qu'il y a des conséquences chez nous.
04:20Mais je voudrais vous poser une question, Bruno. Vous avez parlé de TikTok, les vidéos par TikTok.
04:24Donc, TikTok, c'est une plateforme chinoise. La Chine, c'est pas franchement une démocratie. Je pense qu'on sera
04:30d'accord là-dessus.
04:31Oui.
04:32Elle a quand même, à mon avis, plus qu'un œil sur TikTok. Donc, elle doit censurer, à mon avis,
04:38au moins un peu, ce qui peut être gênant pour le régime chinois.
04:41Est-ce que, pour vous, ça pose pas question de s'informer sur ce type de réseau ?
04:47Non, parce que sur TikTok, vous trouvez des vidéos de Charles Gare, de Marc Toitie ou d'autres.
04:51Oui, mais il y a d'autres vidéos qu'on ne verra probablement pas.
04:55Oui, mais moi, je m'intéresse très peu, vous savez, à la démocratie, on va dire, en Chine.
05:03Moi, ce qui m'intéresse, c'est les conséquences des décisions des autres pays sur nous.
05:08Par exemple, on l'a vu, la guerre américaine en Iran a des conséquences graves chez nous.
05:13La guerre en Ukraine avec la Russie a eu aussi des conséquences chez nous.
05:18Si on veut commencer à faire des leçons de morale et de démocratie, il va falloir se séparer de la
05:25moitié des pays dans le monde, en fait.
05:27Alors, Bruno, là, il y a un point sur lequel on ne peut être que d'accord, c'est qu
05:30'avec la mondialisation, tout a une conséquence partout.
05:34Enfin, si demain, il y avait, je ne sais pas, une guerre entre la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Vanuatu,
05:39ça n'aurait probablement pas de conséquences.
05:40Mais la Russie et l'Ikraine, évidemment, et évidemment l'Iran, parce que c'est la principale zone de production
05:47de pétrole du monde, le Moyen-Orient.
05:49Et donc, évidemment, restez avec nous, Bruno, ça appelle au 0826-300-300.
05:53Absolument, on va aller du côté du Roussillon, puisqu'on a Dominique qui nous appelle. Bonsoir, Dominique.
05:58Bonsoir, Dominique.
06:02Dominique ?
06:03Allô, Dominique ?
06:04Bonsoir, Philippe, bonsoir à tous.
06:05Bonsoir, on vous entend.
06:06Oui, comment allez-vous ?
06:07Vous nous entendez ?
06:08Bonsoir.
06:09Alors, je crois qu'on vous entend assez mal. Vous avez le haut-parleur ?
06:12J'entends parfaitement, parfaitement.
06:14Ah, là, c'est bon, parfait, allez-y.
06:16Non, pas du tout, est-ce que vous ne m'entendez pas ?
06:17Non, on vous entend bien, là, maintenant, on est clair.
06:21Dites-nous tout. Est-ce que vous, vous vous informez sur les réseaux sociaux ou vous continuez de regarder les
06:25médias, j'ai envie de dire, traditionnels ?
06:30Dominique ?
06:31Alors, je fais un peu tout. Je regarde les réseaux sociaux. Oui, je regarde un peu tout. Les réseaux sociaux,
06:37les médias traditionnels.
06:39Et surtout, ce qui m'étonne aujourd'hui, ce qui me fait marrer, c'est qu'en fait, les réseaux
06:45d'information principaux que sont les médias traditionnels
06:48s'offusquent de voir des gens qui vont sur les réseaux sociaux pour tenter de trouver une autre forme d
06:53'information,
06:54alors qu'eux-mêmes, les médias traditionnels, font de l'infotainment.
06:57Et je m'explique. Aujourd'hui, vous allez sur un média traditionnel, vous avez vu la part congrue de la
07:02vraie information,
07:03ce qui se passe sur le territoire, par rapport, finalement, à du blabla avec des intervenants plus ou moins compétents,
07:09plus ou moins cohérents, et qui sont toujours les mêmes et qui insistent.
07:13Et je prends, pour exemple, ce qui s'est passé au moment du Covid, sur une chaîne d'infotainment,
07:18parce que je les appelle comme ça, maintenant...
07:19Alors, excusez-moi, je résume pour les auditeurs.
07:21Excusez-moi, Dominique.
07:23Dominique, il faut que j'explique pour les auditeurs.
07:26Infotainment, c'est la contraction de deux mots anglais.
07:28Info, comme information, et tainment, comme entertainment, qui est divertissement.
07:33C'est-à-dire l'info-divertissement.
07:35Parce que tout le monde n'est pas au courant. Je vous redonne la parole, Dominique.
07:41Dominique ?
07:41Et vous avez très bien fait de le préciser. Je m'excuse d'avoir employé cet anglicisme...
07:45Oui, je suis là.
07:47Oui.
07:47Et je vous disais, je m'excuse d'avoir employé cet anglicisme affreux, mais je trouve qu'il correspond parfaitement.
07:53Donc, je reviens. Il y avait, au moment du Covid, sur une chaîne bien connue d'infotainment,
07:59donc, il y avait un économiste, le spécialiste de l'économie de cette chaîne,
08:04qui venait parler de Noël Djokovic en disant que, parce qu'il ne voulait pas se faire vacciner,
08:09ce personnage mettait sérieusement sa santé en danger.
08:12Je ne sais pas si vous voyez de qui je suis en train de parler,
08:14mais quand j'ai entendu ça, je me suis dit, mais qui est-il pour dire cela ?
08:18Qui est-il ? Lui, particulièrement, parce que je ne citerai pas son nom,
08:23mais j'espère que beaucoup d'auditeurs vont savoir exactement de qui je parle,
08:26parce qu'il a fait hurler sur les réseaux sociaux.
08:28Et, à ce moment-là, il a décrédibilisé sa chaîne.
08:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un économiste peut parler de politique,
08:34peut parler d'économie, peut parler de santé publique,
08:37peut parler de commerce, peut parler de commerce extérieur,
08:40et être aussi légitime que n'importe qui d'autre.
08:43Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, finalement, l'économie est une portion congrue de sa compétence,
08:48mais qu'il est compétent sur tout.
08:50Donc, on est obligé d'aller vérifier sur les réseaux sociaux certaines choses.
08:53On s'intéresse, finalement, aux réseaux sociaux.
08:55Et puis, il y a autre chose.
08:56On est des humains, on a un instinct grégaire.
09:00Le réseau social permet aussi de retrouver une forme de communauté,
09:03celle qu'il y avait avant, quand il y avait finalement deux ou trois chaînes.
09:06Regardez hier soir, on a fait communauté,
09:08enfin, une partie de la France a fait communauté pour regarder le football.
09:11Il y avait 11 ou 12 millions de personnes qui ont regardé le football.
09:14C'était le score de TF1 avant.
09:16Aujourd'hui, pour faire 11 ou 12 millions, il faut regarder un match de foot.
09:19Mais plus personne ne regarde le score de TF1 du journal de TF1.
09:23C'est ridicule.
09:24Et aujourd'hui, moi, j'ai fait des vidéos.
09:26Personnellement, j'ai fait des vidéos et j'ai 3 millions de vues.
09:29Ah oui, c'est énorme.
09:29J'ai plus de vues que TF1.
09:31Donc, il y a un moment où vous vous dites, bon, c'est énorme.
09:34Donc, il y a un moment où vous vous posez les bonnes questions.
09:36Ça ne veut pas dire que je suis le plus pertinent.
09:38Ça ne veut pas dire que c'est le plus intelligent.
09:39Ça veut dire simplement qu'autour de moi, j'agrège une communauté qui est beaucoup plus sensible finalement de ma
09:44vérité
09:44ou à ce que je veux être une vérité ou ma vérité.
09:47Ils sont plus sensibles parce qu'ils sont plus proches de moi.
09:52Ils ont moins cette impression de journaliste en survol qui les traite de démago, de populos, de fachos, de gauchos,
09:59etc.
09:59Dès qu'ils s'expriment, ils écoutent, ils regardent, ils commentent.
10:03Personne ne les juge sur leurs commentaires.
10:05Et les réseaux sociaux, finalement, sont devenus la variable d'ajustement de l'information.
10:09Et on va valider sur les réseaux sociaux ce que disent les chaînes d'infotainment.
10:13C'est quand même un comble.
10:15Restez avec nous, Dominique.
10:17Oui, puisqu'on va continuer de parler des réseaux sociaux, bien sûr.
10:19Comment vous vous informez-vous ?
10:21Est-ce que vous êtes plus sur votre téléphone à regarder les métiers traditionnels ou à lire le journal ?
10:25Ou alors, est-ce que vous êtes plus sur les réseaux sociaux ?
10:26On parle de Twitter, Facebook, Instagram, TikTok aussi.
10:29On en parlait au début d'émission.
10:31Philippe, dites-nous tout 0826-300-300.
10:33Et puis aussi, on parlera de ces fortes chaleurs en fin d'émission.
10:36D'ailleurs, si vous souffrez de ces fortes chaleurs dans votre appartement, dans votre maison,
10:41si vous avez un enfant qui passe les épreuves du bac et qui l'attroche sous l'enceur dans son
10:44établissement scolaire,
10:45pareil, vous pouvez nous le dire au 0826-300-300.
10:48On se retrouve tout de suite.
10:5019h20, les vraies voix font parler la France.
10:53Vraies voix font parler la France.
10:55Philippe David.
10:57Retour des vraies voix font parler la France.
10:58Bien évidemment, avec François-Louis Bourneau.
11:01Et on parle des médias qui, aujourd'hui, sont moins consultés pour s'informer que les réseaux sociaux.
11:06François-Louis.
11:07Je vous la fais à l'envers.
11:08Les réseaux sociaux sont plus utilisés que les médias, Philippe.
11:11C'est ce que révèle un...
11:12Ça met une drôle d'expression.
11:13Voilà, c'est ce qu'un rapport a été révélé ce mardi sur l'utilisation des médias et des réseaux
11:20sociaux.
11:21Pour la première fois, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo sont davantage utilisées pour s'informer au niveau mondial
11:27que les médias traditionnels.
11:28Est-ce que vous, justement, vous avez affaire à ces réseaux sociaux pour vous informer, pour consulter l'actualité, notamment,
11:33que ce soit du monde ou juste de votre région ?
11:35Dites-le nous au 08-126-300-300.
11:38Est-ce que, des fois aussi, vous n'avez pas un peu peur d'être désinformé ?
11:41Est-ce que vous avez déjà fait face à des fake news ?
11:44Est-ce que vous avez l'œil, justement, parce que des fois, on se fait avoir très facilement, Philippe ?
11:47Donc, pareil, 08-126-300-300, on va avoir Pierre de Lardèche qui est avec nous.
11:51Bonsoir, Pierre.
11:52Bonsoir, Pierre.
11:54Bonsoir, bonsoir à tous.
11:55Merci de m'accueillir.
11:56Bonsoir, Pierre.
11:57Bienvenue sur Sud Radio.
11:58Vous avez voulu prendre la parole sur cette question des médias, j'ai envie de dire, versus réseaux sociaux,
12:03même si, visiblement, les réseaux sociaux l'ont emporté sur les médias traditionnels.
12:06Comment vous informez-vous ?
12:09Alors, déjà, bon, moi, je suis peut-être un cas particulier, parce que j'ai 55 ans,
12:13depuis l'âge de 10 ans, quasiment, je m'intéresse à l'information, donc je suis très informé.
12:19Pendant des années, j'ai été ultra informé, j'ai fait du journalisme, donc en quelque sorte, je connais un
12:24petit peu la partie.
12:26Ce que je me suis rendu compte depuis des années, bien sûr, c'est qu'aujourd'hui, la communication et
12:30l'information
12:30est devenu un cheval fou, qu'on n'arrêtera plus jamais.
12:33Alors qu'il y avait encore une époque où, en quelque sorte, on m'a dit, dans les années 70
12:37-90,
12:37où c'était quelques journaux institutionnels et quelques télévisions institutionnelles
12:42qui tenaient l'information, et donc on n'avait pas, effectivement, toute l'information qu'on a aujourd'hui.
12:47Pierre, je vous coupe, à l'époque, il y avait un monopole d'État sur l'audiovisuel.
12:52Moi, j'ai connu l'époque, quand on a eu la troisième chaîne de télévision,
12:56qui était encore en noir et blanc chez mes parents, en 74, ça avait été la fête.
13:01Maintenant, je ne sais même pas combien on a de chaînes de télé,
13:04et on a même connu, comme vous avez 55 ans, avant l'événement de la FM.
13:08Moi, je me souviens, quand on était à Paris, on arrivait à avoir quatre radios,
13:12et quand j'étais dans les Pyrénées, on arrivait à en avoir trois, de mémoire.
13:17Donc, vous voyez, elles étaient toutes publiques.
13:20Donc, au moins, elles passaient par la même, comme on disait à l'époque,
13:24par la même commission de censure, entre guillemets.
13:27Oui, oui, oui, effectivement.
13:28Après, bon, pour la petite histoire, on sait tous, c'est les radios libres en 1981,
13:32après, voilà, l'époque a commencé à changer à partir de ce moment-là.
13:36Totalement.
13:37Mais, voilà, mais, alors, je sais qu'on n'a pas beaucoup de temps,
13:40mais franchement, c'est un sujet qui mérite...
13:42Allez-y, allez-y.
13:42Mais on va en parler, on va continuer.
13:44On va en continuer encore de longues minutes à en parler.
13:47Voilà, parce qu'il y a beaucoup de choses là-dedans.
13:50Déjà, prenons le premier exemple, c'est-à-dire qu'on vit une époque aujourd'hui
13:54où n'importe qui, avec son téléphone, peut immédiatement photographier,
13:59faire une vidéo, immortaliser un instant,
14:01et parfois, on le retrouve à la une de l'information.
14:03Ce ne serait pas un journaliste qui se trouvait là, c'est un kidam.
14:07Et voilà comment, déjà, l'information peut être transformée aujourd'hui,
14:11pas seulement par un réseau social.
14:14J'envoie, moi, une vidéo absolument, comment dire, incroyable d'un événement,
14:19je l'envoie à BFM, je n'ai pas besoin de passer par les réseaux sociaux,
14:22et hop, il se retrouve à la une des médias.
14:24Bien sûr.
14:25Donc, les réseaux sociaux, si vous voulez, sont un accessoire aujourd'hui
14:30qui transforme, évidemment, l'information,
14:32puisque c'est par ce canal-là, on va dire que chacun y va de son événement
14:38ou de son opinion, souvent et autres,
14:40et ça peut modifier beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses dans l'information,
14:43parce que si, par exemple, telle information n'est pas reprise
14:47alors qu'elle a son équivalent informatif, on va dire, pour la population,
14:51le média institutionnel va se retrouver accusé de vouloir la cacher,
14:56ou de ne pas vouloir le dire.
14:58Et il va être montré du doigt immédiatement.
15:00Alors que ça peut être parfois le choix d'une simple ligne
15:02ou de, comment dire, d'une chronologie des événements,
15:05ou qu'elle n'a pas sa place ce jour-là, au journal du soir,
15:09ou après, parfois, ça n'est pas une volonté de dissimuler.
15:13Mais, aujourd'hui, ça, ça change.
15:14Aujourd'hui, l'information peut être faite par une simple vidéo d'un kidam,
15:19et du coup, ça transforme et l'événement devient national, on va dire.
15:23Donc, ça, c'est déjà quand même assez important,
15:25parce que c'est quelque chose qu'on n'a jamais connu auparavant.
15:27Aujourd'hui, tout le monde a un téléphone avec une photo
15:29et un appareil qui permet de filmer,
15:32et donc, ça peut changer beaucoup de choses dans l'information.
15:34Une deuxième chose importante,
15:36c'est quand on est informé par soi-même, aujourd'hui,
15:40on est souvent manipulé par soi-même.
15:43Donc, on veut...
15:44Moi, je vous prends un exemple très rapide.
15:47J'ai des gens, moi, j'avais un cuisinier,
15:49il croyait que la Terre était plate.
15:50Et il avait des preuves, lui, hein.
15:52Il avait des preuves.
15:53Attention, oui, il avait des preuves.
15:55Et oui, il trouvait ces preuves, il les trouvait sur Internet.
15:58C'est-à-dire que moi, j'étais l'idiot.
15:59J'étais un idiot parce que j'écoutais la télévision,
16:02parce que j'écoutais la radio,
16:03parce que je m'informais mal.
16:05Mais lui, il était intelligent,
16:06parce que lui, quand il allait chercher tous les endroits,
16:08la Terre est plate, il en avait des preuves à tir l'arigot.
16:12Donc, celui qui, aujourd'hui, veut entendre ce à quoi il croit,
16:17il considère que c'est de l'information.
16:19Il va la trouver,
16:20que les extraterrestres sont passés en Ardèche hier soir,
16:24et ainsi de suite, et tout un tas de trucs.
16:25Donc, ça, c'est un problème des réseaux sociaux en général aussi,
16:29pas que des réseaux sociaux, de l'Internet aussi,
16:32où il va aller trouver des informations
16:33qu'il considère être vraies parce qu'il veut que ça soit vrai.
16:37Il s'auto-manipule, en quelque sorte.
16:39Et il ne fait pas la part des choses.
16:40Il n'a pas l'entendement nécessaire pour comprendre.
16:42En fait, c'est normal qu'il trouve toutes ces informations
16:45puisqu'il va les chercher.
16:46Et donc, il construit ça.
16:48Il fait sa propre construction en forme d'intellectuel, quoi.
16:51Ça, c'est un phénomène qu'on n'a pas connu auparavant.
16:54Auparavant, les gens, ils avaient peut-être leur croyance,
16:56mais ils n'allaient pas trouver sur Internet
16:58une vidéo avec des extraterrestres ou...
17:01C'est sûr.
17:01Surtout, excusez-moi que maintenant, avec l'IA,
17:03on peut faire des vidéos de tout et n'importe quoi.
17:06Oui, alors j'allais y venir,
17:08parce qu'il se passe aussi encore autre chose.
17:10L'avantage des réseaux sociaux,
17:12et l'inconvénient, malheureusement,
17:14c'est qu'on trouve des choses qui sont bien réelles.
17:18Et là, par contre, ça commence à jeter de la défiance
17:21sur les médias institutionnels.
17:22Parce qu'on se dit, mais comment se fait-il que cette information-là ?
17:25Comment se fait-il que cette vidéo ?
17:27Comment se fait-il que ça, tout le monde le voit sur X ?
17:31Et pourquoi on ne le voit pas à la télévision ?
17:33Alors, évidemment, il y a un esprit de défiance.
17:36On se dit, mais moi, j'aimerais bien que quand même on parle de ça.
17:39Pourquoi moi, je le vois ?
17:40Pourquoi des milliers de gens le voient sur Internet, sur Twitter ?
17:43Et pourquoi on n'en parle pas à la télévision ?
17:46Alors, là, ça jette la suspicion sur les médias
17:48qui pourtant sont, pour la plupart, tous honorables.
17:50Mais, malheureusement, il y a une défiance qui se fait, progressive,
17:55qui fait qu'en quelque sorte, on préfère s'informer par soi-même
17:57parce qu'on se dit, regarde cet événement,
17:59regarde ce fait d'actualité, regarde ça.
18:02Eh bien, ils n'en parlent pas à la télévision,
18:03alors que moi, je vois bien que ça existe
18:04et on est des milliers à voir que ça existe.
18:07Mais ça aussi, ça pose des problèmes.
18:08Parce que les médias devraient,
18:10si on suit son raisonnement,
18:12les médias, finalement, devraient être
18:14une sorte de relais de X,
18:17en quelque sorte,
18:18si on voulait contenter tout le monde, vous voyez ?
18:20Alors, Pierre, il faut faire une pause
18:23parce que nous sommes un média
18:24qui a besoin de la publicité pour vivre
18:26et on nous appelle beaucoup au 0826 300 300.
18:29On revient dans quelques instants,
18:31on va partir à Dax.
18:32Dans un instant, on aura Michel de Dax
18:33qui, visiblement, lui, n'utilise pas trop les réseaux sociaux.
18:36Ça va être intéressant de comparer ce point de vue.
18:38Et on va vous faire débattre entre vous
18:40parce que je vous posais quelques questions
18:41qui me passent par la tête.
18:43Vous allez les titiller, Philippe ?
18:44Absolument.
18:44Bon, ben, alors, on voit ça tout de suite.
18:47Sud Radio.
18:49Parlons vrai.
18:50C'est jaser au Québec ?
18:51Oui, jaser, c'est discuter.
18:53Ah, je ne savais pas, Philippe.
18:54Absolument.
18:54Je vais me le noter dans un coin d'une feuille.
18:56Mais ça peut se dire aussi en France,
18:57mais c'est un peu passé en désmétude en France.
18:58Ah bon, ben, je ne note pas, finalement.
19:00On vous parle, justement,
19:04de ces médias et des réseaux sociaux
19:06puisque pour la première fois,
19:08les réseaux sociaux sont plus utilisés
19:09que les médias traditionnels pour s'informer,
19:11on va avoir Michel de Dax qui nous appelle.
19:13Bonsoir, Michel.
19:13Bonsoir, Michel.
19:15Bonsoir, Philippe.
19:16Bonsoir, François-Louis.
19:16Vous, vous utilisez les médias traditionnels
19:20pour s'informer ?
19:21Je parle notamment des...
19:22Traditionnels.
19:22Traditionnels, pardon.
19:23Je voulais dire des journaux, pardon.
19:25Des journaux plus pour vous informer
19:26ou des, par exemple, journaux télévisés
19:28ou alors plus, justement, des réseaux sociaux.
19:29Comment ça se passe ?
19:31Non, moi, c'est plutôt Radio, Sud Radio.
19:34Ah, ben, très bien.
19:34C'est la réponse.
19:35Ben, super.
19:36Merci.
19:37Avec les économistes,
19:39comme disait le premier intervenant,
19:41Bruno.
19:41Marc Toati, Eric Revelle aussi.
19:47Oui.
19:47Voilà, parce que je bois...
19:49Enfin, comme j'aime bien l'économie
19:51et c'est ça qui fait...
19:52Si l'économie va bien,
19:53ben, la France pourra aller bien aussi.
19:56Donc, voilà.
19:57Et puis, le fait d'aller sur les réseaux sociaux,
19:59comme je disais à votre collaboratrice,
20:02ben, moi, j'ai pas de réseaux sociaux.
20:04Déjà, j'ai pas Insta, j'ai pas TikTok,
20:06j'ai pas tout ça.
20:07D'accord.
20:07J'ai uniquement un simple compte Facebook
20:10sur lequel je ne vais pas non plus.
20:12Donc, voilà, j'écoute beaucoup la radio.
20:15Alors, quand il y a une émission économique,
20:17ben, que je peux voir à la télé,
20:20ben, je la regarde aussi.
20:21Oui.
20:23Et puis, voilà.
20:23Et puis, après, ce que je fais également,
20:25c'est que je me mets les émissions
20:28que j'ai pas pu écouter d'une oreille attentive,
20:30je les mets sur, par exemple,
20:32les émissions éco de Sud Radio,
20:34comme Les Vrais Voix ou Le Matin
20:36avec Patrick Roger.
20:39je les mets en podcast
20:40et je les mets en favoris, comme ça.
20:41Après, je peux les écouter quand je veux.
20:43Ça, c'est bien.
20:44Voilà ma façon.
20:47Alors, Michel, je vais demander à Maxime,
20:50notre excellent réalisateur,
20:51de mettre vous quatre à l'antenne.
20:53Je vais vous poser à tous quelques questions.
20:56Alors, on va commencer avec Bruno,
20:57qui nous a appelés,
20:58qui a commencé le premier,
20:59donc il va répondre le premier.
21:01Bruno, est-ce que vous,
21:02vous avez globalement confiance
21:04ou pas dans les médias ?
21:08On va dire 50-50.
21:11Vous ne voulez pas, là ?
21:13Non, mais...
21:14Non, on va dire 51% non
21:18et 49% oui.
21:20J'essaie de lire entre lignes,
21:22c'est comme les contrats d'assurance, ça.
21:23Oui.
21:25Et pourquoi est-ce que vous avez 51% de non-confiance ?
21:30Parce que les médias traditionnels
21:32sont aux mains quand même d'intérêts privés,
21:35de personnes privées.
21:37Ou de l'État.
21:39Voilà, ou de l'État.
21:40Donc, ceux qui sont aux mains de l'État,
21:42ils font la propagande de l'État.
21:43Et après, que ce soit CNews, LCI ou BFM,
21:47ils font la propagande, on va dire,
21:49de ceux à qui la chaîne appartient.
21:51Donc, partant de là, je ne critique pas.
21:54Je ne dis pas que c'est bien ou que ce n'est pas bien.
21:56Mais partant du fait que les médias privés
22:00vont dans le sens de celui qui les détient,
22:04ça m'incite plutôt à la prudence.
22:07Dominique, est-ce que vous,
22:07vous avez confiance ou pas confiance dans les médias ?
22:10Et évidemment, pourquoi ?
22:15Dominique ?
22:15Alors, moi, je n'ai confiance dans aucun média.
22:18Je fais le simple...
22:19Oui.
22:20Enfin, si, quand même dans Sud Radio, j'espère.
22:22Je n'ai confiance à aucun média aujourd'hui.
22:26Oui, non, mais alors, vous, vous êtes à part.
22:28Vous êtes à part.
22:29Il y a deux, trois...
22:30Et c'est très étonnant, d'ailleurs,
22:31parce que je fais plus confiance à certaines radios
22:34qu'à l'ensemble du reste des médias,
22:36réseaux sociaux compris.
22:38D'accord.
22:38Donc, il y a Sud Radio qui est très intéressant,
22:42même si parfois, je dois avouer que je ne suis pas d'accord
22:45avec certains auditeurs ou certains présentateurs
22:48ou certains journalistes.
22:49Mais ça s'appelle le débat.
22:50Il n'y en a pas moins.
22:52Ce sont des opinions qui sont affirmées.
22:54Ça s'appelle le débat.
22:56C'est très intéressant.
22:57Et comme vous le faites ce soir,
22:58je trouve que votre émission de ce soir
23:01est particulièrement intéressante
23:02parce que tous les intervenants, sauf moi,
23:05sont très construits,
23:08ont une opinion qui vient de loin,
23:10qui vient de l'expérience,
23:12qui ne vient pas du besoin de satisfaire l'auditorat.
23:15Et je trouve ça extrêmement intéressant
23:17que vous ayez posé ces questions.
23:18Et moi, elles m'interpellent aussi.
23:20Et je viens de réfléchir à
23:21est-ce que j'ai confiance dans les réseaux sociaux ?
23:23Et non, je ne peux pas vous dire
23:24que j'ai confiance dans les réseaux sociaux.
23:27Je recoupe quand une information est vraiment importante.
23:29Je la recoupe.
23:30Je vais aller voir sur les chaînes importantes
23:32s'ils en parlent.
23:33Je vais aller voir sur d'autres réseaux
23:35s'ils en parlent.
23:35Je vais croiser certaines informations
23:38parce qu'on voit tout et n'importe quoi aujourd'hui.
23:42Ce qui pose aussi la question de savoir
23:44est-ce que ça va durer comme ça
23:46si on ne fait pas à un moment donné
23:47des assises de l'information
23:49avec des citoyens qui y participent,
23:51des journalistes qui participent
23:52parce qu'il y va quand même
23:53de notre avenir,
23:55de notre connaissance et de notre culture.
23:57Et l'information est la base de notre culture.
24:00Pierre, le troisième dans l'ordre des appelants
24:040826-300-300.
24:06Vous avez confiance vous ou pas dans les médias ?
24:08A 51-49 comme Bruno
24:10ou alors vraiment confiance comme Dominique dans certains ?
24:13On vous écoute.
24:14Non, non, non, pas du tout.
24:16Moi, j'ai globalement confiance
24:18aux médias généralistes, on va dire.
24:22Aux médias en général,
24:23j'ai globalement confiance.
24:24Je sais comment fonctionne une rédaction.
24:26Je sais que la plupart des gens
24:27font leur travail le plus honnêtement possible.
24:30Ça, on est bien d'accord.
24:31J'ai confiance.
24:32Cependant, je mettrais quand même un bémol
24:34parce que là, on ne parle pas de la nuance
24:36qu'il y a entre le fait d'information,
24:38l'événement qui, lui, est concret, réel, vérifiable.
24:42Là, il y a une information.
24:44Le reste, c'est du commentaire ou de l'analyse.
24:47Et ça, c'est encore autre chose.
24:48Ça n'est pas de l'information.
24:50C'est de l'éditorialisme, on va dire.
24:53Et là, c'est différent parce que
24:55parfois, la plupart des gens...
24:56Moi, je remarque,
24:57parce que je suis habitué à l'information,
24:59mais je remarque autour de moi
25:00que les gens ne connaissent que l'écume des choses.
25:02Ils n'entendent,
25:03quand on regarde le journal de TF1 ou de 21,
25:05je suis désolé, c'est bien,
25:06ils font leur boulot,
25:07mais l'écume des choses.
25:08On est là pour entendre une information générale
25:10qui se passe, tel événement.
25:12tel autre, tel autre et tel autre.
25:13Et puis, voilà.
25:14Mais dans la réalité,
25:16il y a derrière,
25:17dans les chaînes d'info aujourd'hui
25:18qui ont développé,
25:19voire même des opinions dans les réseaux sociaux
25:22ou sur des médias,
25:23comment dire,
25:24sur Internet ou autre,
25:26ou dans les radios, bien sûr,
25:28de l'analyse orientée,
25:31de l'analyse partisante,
25:32plus qu'on en connaissait avant,
25:34en tout cas beaucoup plus affirmée.
25:35Et moi, je regarde ça,
25:37j'écoute ça,
25:38et je sais qui j'écoute.
25:39Donc, je peux comprendre
25:41pourquoi un tel,
25:42qui est de droite,
25:44ou de gauche,
25:45n'importe,
25:46fait telle analyse
25:47ou analyse tel événement
25:48de telle manière.
25:49Je comprends.
25:50Et j'utilise,
25:51j'aime bien,
25:51j'absorbe ces arguments.
25:53Moi, j'écoute toutes les chaînes,
25:54même les chaînes de droite,
25:55les chaînes de gauche.
25:56Je veux dire,
25:57je n'ai pas d'a priori
25:58parce qu'en quelque sorte,
25:59je me nourris de l'analyse
26:00de l'un de l'autre
26:01et je regarde
26:02qui est le plus crédible.
26:04Je rajoute un petit truc.
26:06Prenons l'exemple
26:07puisqu'on parle
26:07des réseaux sociaux
26:08et de l'information
26:09des réseaux sociaux.
26:10Certaines seraient
26:11plus ou moins vraies
26:12ou orientées.
26:13Permettez-moi de vous dire,
26:14LCI,
26:15depuis le début
26:16du conflit en Ukraine,
26:18et si on remontait
26:19la masse,
26:20la masse d'hanneries
26:21qu'ils ont racontées
26:22sur ce conflit,
26:23les 27 cancers de Poutine
26:25et les 18 sosies
26:26et ainsi de suite,
26:27enfin des trucs dénirants
26:29qui sont pires
26:30que les réseaux sociaux.
26:31Et pourtant,
26:32ces LCI,
26:32c'est une chaîne
26:33qui est quand même
26:33de forte crédibilité.
26:35Je ne les cible pas
26:36en particulier.
26:37Mais je veux dire,
26:37par là,
26:38par là,
26:40si on remonte
26:42dans leur analyse,
26:43ils ont raconté
26:44des hanneries
26:44invraisemblables.
26:45Ils ne tenaient que
26:46leur information
26:48des sources
26:48urbaines ou américaines.
26:50J'avais fait un coup de gueule
26:51sur un général,
26:52Yacovlev,
26:53pour partir de le citer,
26:54qui disait que,
26:55et je sais si Poutine
26:56a énormément de défauts,
26:57que par rapport à Poutine,
26:58l'occupation de la France
26:59de 40 à 45,
27:0144-45,
27:02c'était Disneyland
27:03et l'Eurovision.
27:05Ce qui s'est passé
27:06en France
27:07entre 40 et 45,
27:08il n'y a qu'à voir
27:09au randon sur glande,
27:10ça suffit,
27:11ou la rafle du Veldiv,
27:12pour rappeler l'horreur
27:13qui a été vécue
27:14pendant cette période
27:14de l'histoire.
27:15On n'est pas Disneyland.
27:15Oui,
27:16c'est loin de Disneyland
27:17et de l'Eurovision.
27:19Voilà.
27:19Donc,
27:20je veux dire,
27:20on peut avoir
27:21de la défiance
27:22vis-à-vis des médias
27:23parce que ça peut se comprendre
27:24si on observe
27:25de manière plus,
27:26comment dire,
27:28avec plus d'acuité,
27:29et la plus élaborée.
27:30Je finis encore
27:31une dernière chose rapide.
27:32C'est pareil.
27:33On regarde le conflit
27:34au Proche-Orient.
27:35Nous n'avons jamais
27:36la part des choses.
27:38Nous avons toujours,
27:39toujours,
27:39toujours le côté occidental
27:40d'analyse,
27:41le côté israélien,
27:44pro-américain,
27:45pro-européen,
27:47et jamais
27:48il n'y a une balance objective
27:51en retour.
27:52Vous voyez ce que je veux dire ?
27:53Donc,
27:53il est normal,
27:54pour moi,
27:54ça me paraît naturel
27:55qu'il y ait de la défiance
27:56envers les médias
27:57parce que,
27:58connaissant moi le métier,
27:59l'objectivité
27:59que se doit la règle d'or
28:01du journalisme,
28:02on a le droit
28:03de faire du journalisme
28:04d'opinion,
28:05ok,
28:05mais quand il y a
28:07une sorte d'unanimité
28:08générale
28:09où il n'y a
28:10qu'un pan
28:11de l'analyse,
28:12qu'un pan
28:12du commentaire
28:13qui est donné,
28:14c'est sûr qu'à un moment,
28:15on se pose des questions.
28:16On se dit,
28:16mais enfin,
28:17on est tous pensés
28:18de voir penser la même chose
28:20et du coup,
28:20ça provoque
28:21une sorte de défiance,
28:22vous voyez ?
28:23Bien sûr,
28:23Pierre,
28:24on va donner le mot
28:24de la fin à Michel
28:25puisqu'il a été
28:26le dernier à appeler
28:26et il conclut.
28:28Michel,
28:28est-ce que vous avez
28:29confiance en les médias
28:30ou pas confiance
28:30et pourquoi ?
28:31Vous avez entendu
28:32Bruno, Dominique et Pierre
28:33avant vous ?
28:34Oui,
28:35j'ai globalement confiance
28:36aux médias,
28:37alors mon avis
28:38ne sera pas tellement
28:39parce que j'écoute,
28:40bon,
28:41je me crois,
28:42enfin,
28:42sincèrement,
28:43j'écoute beaucoup
28:44sur le radio
28:44du matin au soir
28:45sans que je ne peux.
28:47donc depuis bientôt
28:49quelques,
28:50trois fois dix ans
28:51bientôt,
28:52je crois.
28:54Donc,
28:55non,
28:56oui,
28:56après j'apprécie,
28:57oui,
28:57je fais confiance
28:58et puis après,
28:59à partir du moment
28:59où les gens
29:01qui interviennent
29:01sont de notre avis,
29:02c'est vrai que c'est facile
29:03de faire confiance.
29:06Après,
29:07pour se faire
29:08en opinion quand même,
29:09il y a des gens
29:12de tous bords,
29:13surtout politiques
29:14en ce moment qui viennent
29:15donc après,
29:16ça permet de nous conforter
29:17dans notre avis
29:20ou de changer d'avis même.
29:22Ou de changer d'avis.
29:23Voilà.
29:24Et en plus,
29:25ce qu'il y a,
29:26c'est que chez vous,
29:27il y a de l'humour.
29:29On essaye.
29:30Non,
29:31mais vous n'essayez pas,
29:32c'est vrai.
29:34Votre humour à vous,
29:35celle de Madame de Minibus,
29:37Monsieur Revelle
29:38et Monsieur Bruno Pommard
29:39quand ils sont ensemble,
29:40alors c'est...
29:41Moi,
29:41je me souviens
29:44c'était le jeudi
29:45de l'ascension,
29:46moi je me suis marré,
29:47mais je me suis
29:48en postcode d'ailleurs.
29:51Ah oui,
29:51non,
29:51mais c'est phénoménal.
29:54C'est pour ça
29:54que j'en profite
29:55pour faire passer un message
29:56et que j'espère
29:56qu'on vous retrouvera
29:57à la rentrée.
29:58Ben écoutez,
29:58on en sera un peu plus.
29:59Alors permettez-moi
30:00de vous dire
30:00que c'est logique
30:01que le jeudi
30:02de l'ascension
30:03on soit surpassé
30:04puisque c'est le jour
30:05où l'âme monte au ciel
30:06donc il fallait bien
30:07quand même
30:07qu'on se surpasse
30:09dans les vraies voies.
30:11Merci beaucoup à tous
30:12et merci de votre fidélité
30:13que vous avez déclarée
30:14à Sud Radio
30:15qui est votre média.
30:16Philippe,
30:17il faut le dire,
30:17merci pour vos témoignages
30:18qui sont toujours
30:18très précieux,
30:19qui sont toujours
30:19très intéressants.
30:21C'est vous
30:21qui me donnez envie
30:22de faire ça
30:22donc merci beaucoup.
30:240826 300 300
30:25c'est le numéro à joindre
30:26si vous voulez participer,
30:27si vous voulez prendre la parole.
30:28Tout de suite,
30:29on va parler des refus
30:30d'obtempérer,
30:30Philippe,
30:31puisque les chiffres
30:32ne sont pas forcément
30:32très flatteurs.
30:33On a une hausse
30:34de 10%
30:35des refus d'obtempérer
30:36en France.
30:37Si vous avez déjà été
30:38victime ou témoin
30:39ou tout simplement
30:40que vous trouvez ça
30:41inadmissible,
30:41que la justice
30:42n'est pas assez dure
30:43avec tous ces délits,
30:44un seul numéro,
30:45le 0826 300 300.
30:46A tout de suite.
30:4919h20,
30:50les vraies voies
30:50font parler la France.
30:52Maxime vient de me censurer,
30:54vous êtes ce qu'on exige.
30:55Quand c'est rouge,
30:55c'est qu'on peut parler
30:56et quand c'est vert,
30:57c'est qu'on ne peut pas parler.
30:58C'est la petite...
30:59C'est la merde
31:00du code de la route.
31:00Voilà.
31:02Bref,
31:02vous êtes très nombreux
31:03à nous appeler
31:04au 0826 300 300.
31:05On va parler,
31:06Philippe,
31:07des refus d'obtempérer routiers
31:08qui sont en hausse
31:09de 10% en France
31:11sur l'année 2025.
31:12Un chiffre,
31:1328 000 refus d'obtempérer
31:15en été,
31:16en été, pardon,
31:17relevés en France
31:17en 2025.
31:18C'est un chiffre,
31:20pardon,
31:20qui augmente,
31:21qui ne fait qu'augmenter,
31:22Philippe,
31:23et beaucoup de personnes
31:24en sont victimes,
31:24parfois mortellement,
31:25parfois des personnes
31:26en sont témoins
31:27et surtout,
31:27beaucoup de gens disent
31:28que la justice
31:29n'est pas forcément
31:30assez juste,
31:31assez dure
31:31avec ces criminels
31:32de la route.
31:33On est avec Gilles,
31:35pardon,
31:35de Sérignan.
31:36Bonsoir, Gilles.
31:36Bonsoir, Gilles.
31:37Bonsoir.
31:37Bonsoir à toute l'équipe.
31:39Gilles,
31:39on vous écoute
31:40sur ces refus d'obtempérer.
31:42Non,
31:43mais c'est vrai
31:43que l'augmentation
31:45était assez flagrante
31:46d'année en année.
31:48Et moi,
31:49je trouve ça inadmissible.
31:50L'an dernier fois,
31:51j'ai défendu
31:51Patrick Sébastien
31:52pour la liberté d'expression.
31:54Et là,
31:54en fait,
31:54j'ai défendu
31:55les gendarmes
31:55et les policiers
31:56pour aller vers tout court.
31:57Parce que le message
31:58tenu par le gouvernement
31:59et par l'État,
32:00au délinquant,
32:01c'est foncé,
32:01vous ne risquez rien.
32:03Et ça,
32:04aujourd'hui,
32:04je trouve ça scandaleux
32:05et que rien ne soit fait
32:07contre ça.
32:08Qu'il n'y ait aucune plainte,
32:09que les tribunaux
32:10ne suivent pas d'arrière
32:11et qu'on passe
32:12que de simples avertissements
32:13quand même souvent,
32:15il y a un relax direct.
32:16Oui,
32:16voire même classement sans suite
32:18plus que passage au tribunal.
32:20Parce qu'il y en a,
32:20a priori,
32:21quand même pas mal
32:21qui sont,
32:23comment dire,
32:24classés sans suite.
32:25Et est-ce que pour vous,
32:26c'est quand même
32:27une preuve
32:27de la faiblesse
32:29de l'État ?
32:30Je ne sais même pas
32:31si c'est une faiblesse.
32:33Moi,
32:33j'irais jusqu'au bout
32:35dire que c'est carrément
32:36du jeune en poutil.
32:37Donc pour eux,
32:37ce n'est pas du tout
32:37la priorité.
32:39On préfère
32:42emmerder,
32:43excusez-moi l'expression,
32:44les policiers
32:44avec des procédures
32:46et tomber
32:47et que les tribunaux
32:48tombent
32:48pour vise de procédures
32:49plutôt que de vraiment
32:51accuser
32:52et condamner les gens
32:53qui font vraiment
32:53le rétacte de délinquance.
32:55Et ce sont un grand plus
32:56maintenant,
32:56il y a des policiers blessés
32:57voire même tués
32:58d'après ce que je me souviens
33:01dernièrement.
33:01Alors, Gilles,
33:03restez avec nous
33:03parce que le sujet
33:04des revues d'Obtempéré
33:06vous fait beaucoup appeler
33:07au 0826 300 300.
33:09Moi, j'ai une pensée
33:10terrible pour Matisse,
33:11jeune étudiant
33:11qui a été tué par quelqu'un
33:13en revue d'Obtempéré.
33:14Je me souviendrai toujours
33:15de sa mère
33:15qui a été effondrée.
33:16Et c'est vraiment des...
33:17Il faut penser aux victimes.
33:19Je crois qu'on n'y pense pas assez.
33:21Absolument, Philippe.
33:22On va avoir Achour.
33:23Dévry, on l'accueille.
33:24Bonsoir, Achour.
33:26Bonsoir, Achour.
33:28Achour, on vous laisse la parole
33:29bien sûr sur Sud Radio.
33:31Les vrais voix font parler
33:31à la France.
33:32C'est à vous
33:32qu'on donne la parole.
33:34Est-ce que les refus d'Obtempéré
33:38et les délits de fuite
33:39parce que de toute façon
33:39c'est deux sujets
33:40qui sont liés,
33:41c'est quelque chose
33:42qui vous inquiète ?
33:42Est-ce que vous avez déjà
33:43été victime ou témoin
33:44de course-poursuite ?
33:47J'ai été victime
33:48en tant que fonctionnaire
33:49de police.
33:50Ah d'accord.
33:50On s'est fait l'objet
33:51d'un contrôle.
33:53On a contrôlé
33:54un véhicule en infraction.
33:55On a voulu l'arrêter
33:56suite à un contrôle radar.
33:58C'est limite
33:59si on se met en faisant
34:00les gestes réglementaires,
34:01c'est-à-dire que vous vous mettez
34:02au niveau de la chaussée
34:03en se mettant en sécurité,
34:04en ville,
34:04c'était en ville,
34:05une chaussée limitée
34:06à 30 km heure.
34:09Donc à l'approche du véhicule,
34:11on fait les gestes réglementaires
34:12pour demander au véhicule
34:13de s'arrêter
34:14sur le bas côté.
34:16C'est limite
34:16si la faille de se traverse.
34:18Les bonnes amènes.
34:19Donc qu'est-ce qu'on fait ?
34:19On prend la plaque
34:20d'immatriculation.
34:21Voilà, donc ça remonte
34:22et après, bien sûr,
34:23on fait un dépôt de plainte,
34:25on fait notre rapport.
34:26On fait remonter ça,
34:28on procureur, tout ça.
34:29Mais bon, après,
34:31on attend toujours.
34:32On attend toujours
34:33et ça remonte
34:34ou sinon,
34:34c'est limite classé
34:37sans suite.
34:38Mais à jour,
34:39celui qui vous a fait
34:41refus d'obtempérer
34:41en tant que policier,
34:42il a été arrêté ?
34:43Il a été sanctionné ?
34:45S'il a été sanctionné,
34:48limite,
34:49ça fait à pisser de rire.
34:50Je ne pourrais pas rentrer
34:51dans les détails,
34:52ça remonte,
34:52mais c'était à pisser de rire.
34:54Limite, on peut le foutre en l'air.
34:56Ils n'en avaient rien à faire.
34:57Mais bon,
34:58ça va plus loin que ça,
34:59les refus d'obtempérer.
35:01Le problème,
35:02c'est l'état des droits.
35:03Il est dans certaines informations...
35:04On vous entend mal.
35:05Vous avez mis le haut-parleur ?
35:07Non, non,
35:07je n'ai pas mis le haut-parleur.
35:21qui, à partir du moment
35:22qu'il n'y a pas eu
35:22de faits aggravants
35:24ou quoi que ce soit,
35:25ils sont relâchés.
35:26Ils sont relâchés.
35:27Limite, ils en rigolent.
35:27C'est pour ça
35:28qu'il y en a de plus en plus.
35:29La personne qui a fait
35:31un délit de fuite
35:31qui pourrait être convoquée
35:34un jour au tribunal
35:34parce qu'il a fait
35:35un délit de fuite,
35:37il faut avoir une petite amende
35:38à rappel à la loi.
35:39Au revoir,
35:39parce qu'il n'y a pas
35:39de faits aggravants.
35:40Ce qu'on appelle
35:41l'état de droit.
35:42Pour moi,
35:42dans des situations comme ça,
35:43l'état de droit
35:43ne devrait même plus exister.
35:45c'est-à-dire que vous avez
35:45fait un recul.
35:46Pour tempérer,
35:47potentiellement,
35:47vous êtes une personne dangereuse,
35:49on doit vous retirer
35:50le permis à vie.
35:51Pour moi, c'est clair.
35:52Mais ça s'appelle
35:53l'état de droit.
35:53Il suffit de modifier la loi
35:54et mettre retrait
35:55de permis à vie.
35:57Il suffit de changer
35:58l'état de droit.
35:59Oui, mais le problème,
36:00l'état de droit,
36:00par rapport à certaines situations
36:02dans la vie de tous les jours,
36:03meurtre, viol,
36:04toutes ces choses-là
36:05mettent en danger d'autrui volontaire.
36:07La personne est alcoolisée.
36:09Elle a consommé de l'alcool.
36:10Elle met en danger
36:11d'autres personnes potentielles.
36:13Il faut arrêter.
36:14Il n'y a pas à discuter.
36:15Il n'y a pas de relaxation.
36:17Voilà, c'est clair.
36:18C'est net.
36:19Dans certains pays,
36:19c'est net.
36:20Et ça va même plus loin.
36:21Surtout quand on est
36:21agent de police,
36:23ça va plus loin
36:23quand on parle du refus
36:25d'obtempterer.
36:25C'est aussi les refus
36:27de se soumettre
36:27à un contrôle d'identité
36:29quand la personne
36:29est en infraction.
36:30Ça, c'est encore pire.
36:32Les personnes protestent.
36:34Les personnes pensent
36:35connaître mieux la loi
36:36qu'un agent de police.
36:37Vous n'avez pas le droit.
36:38Vous n'avez pas ceci.
36:39Vous n'avez pas cela.
36:40Ils nous apprennent
36:40notre travail et ils deviennent
36:43arrogants.
36:43Dans certains pays,
36:44ils ne le feraient pas.
36:45C'est clair.
36:46Et ça, on n'en parle pas assez.
36:47Mais refus de se soumettre
36:48à un contrôle d'identité
36:49suite à une infraction.
36:51L'article 76
36:52du code de la route.
36:53Vous êtes toujours policier ?
36:55Je suis toujours
36:56policier municipal,
36:57plus précisément.
36:58Et malheureusement,
36:58les policiers municipaux,
36:59on est souvent pris
37:00pour des branquillons
37:01parce qu'ils pensent
37:02que nous, policiers municipaux,
37:03on ne peut pas faire
37:04certaines choses
37:04comparer à la nationale
37:05alors qu'ils se trompent
37:06totalement.
37:07On est des APJA
37:08et selon le code de la route,
37:09on peut faire
37:10Auxiliaire de police judiciaire
37:11assermenté,
37:12APJA de mémoire.
37:13Oui, on est
37:14un agent de police judiciaire
37:15à du joint, tout simplement.
37:16Après, dans certains cas,
37:17on doit faire un avis au PJ.
37:19La personne ne se refuse
37:20de se soumettre
37:21à un contrôle d'identité.
37:22Donc là,
37:23on rentre dans une situation
37:24qui fait que là,
37:25on peut faire appel
37:25à l'OPJ.
37:27Achouin,
37:27restez avec nous
37:28parce que ce sujet
37:30nous passionne.
37:30On va donner un petit bout
37:31de parole à Cédric
37:32qui nous appelle Dottignac.
37:33Bonsoir Cédric.
37:34Bonsoir Cédric.
37:36Bonsoir à toute l'équipe.
37:38Allez-y.
37:38Il y a un voisin de Sérignan
37:40qui parlait juste avant.
37:41Gilles, absolument.
37:43On est à 25 kilomètres
37:44l'un de l'autre.
37:45Ah ben c'est bien.
37:47Moi, je trouve
37:48que les refus d'Octobre Perret
37:49montrent carrément
37:50qu'il y a un laciste
37:53depuis des décennies
37:55dans le contrôle routier
37:57tel qu'il est aujourd'hui.
37:58On se retrouve
37:59dans une situation
38:00où,
38:01comme disait
38:02le policier municipal
38:03juste avant moi,
38:06les gens n'ont plus
38:06rien à foutre du policier.
38:08Pourquoi ?
38:08Parce que s'ils ne se font pas attraper,
38:10il n'y aura pas de suite.
38:11Par contre,
38:11s'ils se font attraper,
38:12les peines sont minimes.
38:14J'en veux pour preuve,
38:15il est intérêt de rouler
38:16en semi-remorque
38:18le samedi
38:18à partir de 22h
38:19jusqu'au dimanche 22h.
38:21Les routiers étrangers,
38:22ils n'en ont rien à faire,
38:23ils roulent
38:24parce que ça leur fait gagner
38:25une journée supplémentaire
38:27et que ce soit
38:29du non-frigo,
38:30que ce soit des camions
38:31avec des voitures dessus
38:32ou que ce soit,
38:33ils roulent.
38:34L'amende,
38:34elle est de 90 euros
38:35et on se fout
38:36de la gueule du monde.
38:37On leur mettrait
38:38comme ça se passe en Allemagne
38:39parce que j'ai fait de l'Allemagne,
38:40je suis routier,
38:41j'ai fait de l'Allemagne
38:41et là,
38:42c'est 8000 euros.
38:448000 euros l'amende
38:45si vous roulez le week-end ?
38:47Mais carrément.
38:48Ah, c'est sûr
38:48que c'est diffusif
38:49par rapport...
38:50Mais carrément.
38:51Je suis parti un mois
38:53en Pologne
38:53et j'ai constaté
38:55que la Pologne
38:55laisse rouler les camions
38:57alors que c'est interdit
38:58malgré tout en Pologne.
38:59Mais il laisse rouler
39:00les camions le dimanche.
39:01Il stagnait,
39:02on était à la frontière allemande
39:04et il stagnait
39:05devant la frontière allemande
39:06et dès qu'il pouvait passer,
39:08il tracait.
39:08Il tracait dès l'heure
39:10mais il ne dépassait pas l'heure
39:11et il ne commençait pas
39:12à 21h45
39:13parce qu'il se faisait démonter.
39:14Mais c'est ça le problème.
39:16C'est qu'on a aujourd'hui
39:18un code de la route
39:20qui donne des amendes
39:23surréalistes
39:23à des petits délits
39:25et quand je dis surréaliste
39:26c'était vraiment surréaliste.
39:28Je peux vous dire
39:28que le plus surréaliste
39:29c'est maintenant
39:29pour les temps de stationnement
39:31quand on a un véhicule lourd
39:32dans des grandes villes,
39:33on se prend des prunes
39:35à 200, 250 euros.
39:37On a vu des auditeurs
39:38qui ont raconté des prunes
39:39mais délirantes.
39:40Mais vous imaginez
39:41que ces prunes-là
39:42en fait,
39:43elles sont exorbitantes
39:44et qu'un gars
39:45qui n'a pas le droit
39:46de rouler
39:46parce que s'il y a
39:47un accident mortel
39:48comme c'est arrivé
39:48sur la rocade
39:50c'était sur la rocade
39:51de Toulouse,
39:52un gars en frigo
39:53il roulait
39:53avec des quérons
39:54dans son camion frigo
39:55donc il faisait
39:56du hors-la-loi
39:57c'est-à-dire qu'on doit
39:57conduire avec un camion frigo
40:00des produits
40:00de denrées alimentaires.
40:02Et bien eux
40:03ils avaient trouvé
40:03un filon
40:04et ils mettaient ça
40:05dans les camions frigos
40:05et ils roulaient
40:06sauf qu'il y a eu
40:07un accident
40:07et il y a eu une dame
40:08qui est morte
40:08et là par contre
40:09le mec il a mangé.
40:10Mais il faut en arriver là
40:12pour que ça arrive.
40:13Donc le refus d'obtempérer
40:14on le voit de plus en plus
40:15et ça arrive même
40:16avec certains poids lourds
40:17donc les mecs
40:18ils sont arrêtés quand même
40:19parce qu'à un moment donné
40:19on peut rouler à 90,
40:21100, 110
40:22en camion
40:24mais à un moment donné
40:25on va se faire gauler.
40:26C'est sûr.
40:27Mais aujourd'hui
40:28je reconnais que
40:30la justice
40:32et surtout l'État
40:33depuis des décennies
40:34donc c'est avant Macron
40:35mais depuis des décennies
40:37sont laxistes.
40:38Il faut revoir le code
40:39de la route
40:40mais surtout aussi
40:41revoir les amendes
40:42et les sanctions
40:44parce que
40:44quand vous prenez
40:46des sanctions
40:46pour le téléphone
40:47vous prenez des sommes
40:48astronomiques
40:48oui je l'entends
40:49ça ne se fait pas
40:50ça craint tout ça
40:52mais tous les véhicules
40:53étrangers
40:54qui roulent sur les autoroutes
40:55vous voyez des gars
40:56qui regardent
40:57des CTL
40:58avec leur ordinateur
40:59alors qu'ils sont
40:59en semi-remorque.
41:00Par contre
41:01le débat c'était sur
41:02les refus d'obtempérer
41:03mais là il faut vraiment
41:03sanctionner très durement.
41:05Merci beaucoup
41:05à tous les trois.
41:06Merci.
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