- il y a 2 jours
Mettez vous d'accord avec Jérôme Dubus, Alex Darmon, Frédéric Fougerat, Jean-Pierre Denis
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-15##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-15##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Allez, on est ensemble avec vous dans ce 10h midi, comme tous les jours, pour commenter l'actualité.
00:00:06Jérôme Dubu, bonjour. Vous êtes consultant politique, ancien élu de Paris.
00:00:10Alex Darmont, journaliste politique. On vous retrouve sur Youtube.
00:00:14Vous avez animé une chaîne de débats, les Indécis, débats politiques.
00:00:17Frédéric Fougera, président de Tenkan Paris, spécialiste en communication politique.
00:00:21Et votre livre, C'est de la com, 60 idées reçues aux éditions Bréal Studirama,
00:00:27que je conseille aux étudiants qui vont s'orienter vers les métiers de la communication.
00:00:31Bonjour et merci Valérie.
00:00:33Il ne nous a toujours pas offert.
00:00:35En nous attendant, Jean-Pierre Denis, journaliste, écrivain, créateur de la lettre d'information théopolitique.
00:00:41On va évoquer la laïcité avec ce qui s'est passé au conseil municipal d'Ivry,
00:00:47des élus voilés contre un jeu. Je vous salue Marie.
00:00:52La laïcité doit-elle être respectée dans les conseils municipaux ?
00:00:56On va revenir sur l'accord Iran-Etats-Unis.
00:01:00Défaite pour Trump.
00:01:01Quelle crédibilité pour Donald Trump et pour les Etats-Unis après ce qui s'est passé ?
00:01:06C'est-à-dire qu'il a obtenu la réouverture du détroit d'Hormuz qui était ouvert avant cette guerre.
00:01:12Et moi je pense aux Iraniens ce matin, au peuple iranien en particulier,
00:01:15qui espéraient être débarrassés des mollas.
00:01:19Force est de constater que ça n'a pas fonctionné.
00:01:21Et voilà, beaucoup de sujets encore ce matin.
00:01:24Gilles Gansman est resté pour le zapping comme tous les jours.
00:01:27Et oui, pas de côté, en dehors de l'actualité.
00:01:32Alors si aujourd'hui c'est l'épreuve de philosophie au bac,
00:01:36vendredi c'était une grande première, l'épreuve de mathématiques.
00:01:40Oh il était fier notre ministre de l'éducation.
00:01:42Alors on se pose une question, parce que vous allez voir,
00:01:46les étudiants ont trouvé ça ultra facile.
00:01:48Une question se pose, est-ce que notre bac ne vaut plus rien ?
00:01:52Ou est-ce que le ministre de l'éducation s'est dit,
00:01:54on va faire un bac facile pour une première du bac mathématique ?
00:01:58En tout cas, tous les jeunes ont trouvé ça easy, comme ils disent.
00:02:02C'est très simple.
00:02:03Franchement là, le niveau c'est limite, c'est affligeant en fait,
00:02:08parce que c'est vraiment pas à notre niveau.
00:02:10C'était beaucoup trop court, il n'y avait pas assez de questions.
00:02:12C'était assez simple je trouve, franchement c'était assez rapide à faire,
00:02:16et c'était pas si compliqué en vrai.
00:02:18Mais en vrai c'était franchement simple, les exercices étaient très simples.
00:02:23Franchement, en première, dans une boîte de 60 chocolats,
00:02:2740% sont des chocolats au lait.
00:02:29Combien y a-t-il de chocolats au lait dans la boîte ?
00:02:32Mais on est où là ?
00:02:33On rappelle que la population de marmottes était de 200 individus,
00:02:36elle en vaut désormais 220.
00:02:38De quelle pourcentage la population a-t-elle augmenté ?
00:02:41Non franchement, si ça c'est le bac, c'est trop pour moi.
00:02:43Franchement j'arrête, j'en peux plus, c'est horrible.
00:02:45Le dernier était un youtubeur qui a donné ce genre de questions,
00:02:50mais franchement, vous avez 200 tinguins, il passe 720.
00:02:54Dans une classe de première, 75% des élèves étudient le grec,
00:02:58les autres étudient le latin, ils sont neufs.
00:03:00Le nombre des élèves de cette classe est égal à...
00:03:04En plus, on leur donne 24, 30, 34, 36.
00:03:09C'est un choix à réponses multiples.
00:03:11Et donc, le ministère de la Déclusion a présenté ça
00:03:14comme une grande révolution d'avoir un bac.
00:03:17Vous voulez dire, 75% des élèves qui étudient le grec,
00:03:20donnez-moi la classe, je vais tout de suite.
00:03:21Vous voulez dire, Valérie, que vous vous êtes trompée,
00:03:23c'est le niveau du brevet des collèges qui est facile cette année ?
00:03:26C'est un peu ça, oui.
00:03:27Les questions, le prix d'un article augmente de 15%,
00:03:30ça signifie que le prix de cet article a été multiplié par 0,85,
00:03:351,115, 1,15 ou 15 sur 100.
00:03:40C'est vrai que...
00:03:41C'est vrai que ça nous paraît hallucinant,
00:03:43mais déjà, on met un peu de maths.
00:03:45Parce qu'on appelle ça le bac.
00:03:46Un peu d'arithmétique.
00:03:47Donc, ce n'est pas des maths, c'est de l'arithmétique en réalité.
00:03:49Ce qui n'est pas plus absurde.
00:03:51La même chose, mais ce n'est pas plus absurde.
00:03:53Parce que Blanquer, c'était une erreur de sa réforme du bac.
00:03:55C'était d'avoir supprimé totalement les maths
00:03:57pour un certain nombre d'élèves.
00:03:59Parce que ça devenait une option pour beaucoup d'élèves.
00:04:00Mais ça, c'était pour qui, cette épreuve de maths ?
00:04:02C'était pour les filières littéraires ?
00:04:06Non, non, non, c'était...
00:04:07Oui, je crois.
00:04:08Oui, oui, c'était les filières littéraires.
00:04:09C'est normal.
00:04:09Pendant des années,
00:04:12certains élèves de filières littéraires
00:04:13ne faisaient plus du tout de mathématiques.
00:04:15Ce qui est une erreur.
00:04:16Ce qu'on peut rappeler,
00:04:17c'est qu'on a quand même une école de mathématiques
00:04:20internationalement reconnue.
00:04:21On a des grands savants.
00:04:23Et c'est un peu triste
00:04:25d'en être réduit à se demander
00:04:27si l'épreuve de maths,
00:04:29elle est de l'ancien certificat d'études
00:04:32d'autrefois
00:04:33ou du niveau d'aujourd'hui.
00:04:36Vous en pensez quoi, Frédéric ?
00:04:38J'ai entendu le mot affligeant.
00:04:39Il est assez correct, je trouve.
00:04:42Soit c'est une option,
00:04:43mais c'est une vraie matière.
00:04:44Soit ce n'est pas une vraie matière.
00:04:45Mais si c'est juste un game,
00:04:47comme disent les plus jeunes,
00:04:48ça me paraît ridicule et affligeant,
00:04:50comme ça a été dit.
00:04:51Oui, ou Alex ?
00:04:52Moi, je trouve que ce n'est pas très étonnant
00:04:54quand vous voyez les classements PISA
00:04:55depuis des années de la France,
00:04:57notamment en mathématiques d'ailleurs,
00:04:59où on ne fait que baisser.
00:05:01Moi, je me rappelle,
00:05:02après, il y a quand même une chose,
00:05:03c'est qu'à chaque fois qu'on dit
00:05:04le bac, c'est de plus en plus facile.
00:05:06Moi, je me rappelle à l'époque
00:05:07où je passais le bac,
00:05:07des gens me disaient
00:05:08qu'il était très facile.
00:05:09Alors, ce n'était pas ces questions-là.
00:05:11Donc, en fait,
00:05:12je n'arrive pas à me rendre compte
00:05:13de savoir aujourd'hui
00:05:14quel est le programme,
00:05:15effectivement, pour quelle filière.
00:05:17Mais c'est sûr que ça,
00:05:18ce programme-là,
00:05:18normalement,
00:05:19vous l'appliquez en quatrième.
00:05:21Savoir combien...
00:05:21Et encore !
00:05:22J'aurais pu sur CM2.
00:05:24Peut-être.
00:05:26Enfin bon, moi,
00:05:27je suis quelqu'un de styliste
00:05:28par rapport à ça.
00:05:29Les sujets du bac philo
00:05:30sont tombés,
00:05:31puisque c'est en ce moment même.
00:05:33Avons-nous la maîtrise
00:05:34de nos paroles ?
00:05:35Peut-on être heureux
00:05:36quand les autres ne le sont pas ?
00:05:38Et puis, un commentaire de texte
00:05:40de Nietzsche
00:05:41sur un texte de Nietzsche.
00:05:43Peut-on être heureux
00:05:44quand les autres ne le sont pas ?
00:05:45Oui.
00:05:46Exceptionnel, cette question.
00:05:47Un beau sujet.
00:05:48Et la maîtrise de nos paroles,
00:05:49c'est très d'actualité.
00:05:50Très d'actualité.
00:05:51Non, non, c'est des beaux sujets
00:05:54qu'on dit...
00:05:55Moi, j'aurais bien aimé
00:05:56faire plancher Donald Trump
00:05:57sur ces deux sujets.
00:05:58Peut-on être heureux
00:05:58quand les autres ne le sont pas ?
00:05:59Et la maîtrise de nos paroles, surtout.
00:06:01Oui, c'est surtout
00:06:01la maîtrise de nos paroles.
00:06:02Peut-être Emmanuel Macron aussi.
00:06:04Ah oui, c'est vrai.
00:06:06Monsieur Petite-Phrase.
00:06:07Gilles, on continue ?
00:06:08On continue.
00:06:09On connaissait l'homme
00:06:10qui valait 3 milliards
00:06:11pour ceux qui ont suivi
00:06:13cette série à l'époque.
00:06:14Plus fort que la fiction,
00:06:16la réalité avec l'homme
00:06:18qui valait 1000 milliards de dollars,
00:06:21c'est Elon Musk.
00:06:22Mais il n'est pas bionique.
00:06:23Quoique...
00:06:2415h30, cet après-midi.
00:06:27À cet instant,
00:06:29SpaceX fait son entrée en bourse.
00:06:31Elon Musk affiche ses ambitions.
00:06:35SpaceX souhaite pouvoir
00:06:37vous emmener sur la Lune,
00:06:38sur Mars,
00:06:39et à terme,
00:06:41encore plus loin.
00:06:42Et je suis convaincu
00:06:44qu'avec l'incroyable équipe
00:06:45que nous avons ici,
00:06:46nous y parviendrons pour vous.
00:06:50Avec cette entrée en bourse,
00:06:52la fortune d'Elon Musk
00:06:53dépasse les 1000 milliards de dollars.
00:06:56Un patrimoine à 13 chiffres,
00:06:58du jamais vu dans l'histoire.
00:07:00Une richesse équivalente
00:07:01à celle produite par la Suisse
00:07:03ou la Pologne en une année.
00:07:05Les marchés font confiance
00:07:06à un visionnaire.
00:07:08En 25 ans,
00:07:09SpaceX est devenu un empire.
00:07:11Est-ce que c'est inquiétant
00:07:12d'avoir sur Terre
00:07:13un homme aussi riche ?
00:07:15Vous avez deux heures.
00:07:17C'est une valeur aussi
00:07:18assez virtuelle
00:07:19parce que ça va,
00:07:20ça vient en réalité.
00:07:211000 milliards,
00:07:22ok, aujourd'hui, demain...
00:07:23C'est jamais arrivé.
00:07:24Non, c'est jamais arrivé,
00:07:25mais c'est la survalorisation
00:07:27de son potentiel d'action.
00:07:29En réalité,
00:07:30donc tout ça va et vient.
00:07:32Je ne trouve pas ça
00:07:33relativement étonnant.
00:07:34Il fallait qu'on y arrive un jour
00:07:35et peut-être que demain,
00:07:36ça sera 500 millions,
00:07:37je ne sais pas.
00:07:40Jean-Pierre Denis.
00:07:41Ce qui m'étonne quand même,
00:07:42c'est cette capacité
00:07:43à raconter des histoires
00:07:45parce que c'est ce qu'on vient d'entendre.
00:07:47Je vous amenez sur la Lune,
00:07:48bon ça, on sait y aller.
00:07:50Enfin, pas moi,
00:07:50mais d'autres savent y aller.
00:07:51Sur Mars,
00:07:52c'est plus problématique.
00:07:54Ce n'est pas si simple que ça,
00:07:55en réalité.
00:07:56Mais cette capacité
00:07:57qu'il a toujours eu
00:07:57de raconter des histoires
00:07:59pour des résultats
00:08:00qui ne sont pas toujours là,
00:08:01en fait.
00:08:01Parce que quand on regarde
00:08:03l'histoire de Tesla,
00:08:04c'est un énorme succès.
00:08:05Mais aujourd'hui,
00:08:06c'est un succès
00:08:07qui est quand même
00:08:08un peu remis en cause
00:08:09avec la voiture électrique chinoise.
00:08:11Enfin,
00:08:12il n'est plus du tout
00:08:14le leader de ce domaine.
00:08:15Mais il a toujours
00:08:15cette capacité
00:08:16de convaincre justement
00:08:18les marchés,
00:08:19je ne sais pas qui c'est
00:08:19les marchés,
00:08:20mais c'est-à-dire
00:08:20c'est vous et moi finalement,
00:08:21les investisseurs américains,
00:08:24peut-être les fonds de pension américains,
00:08:25sur juste des paroles.
00:08:27C'est assez facile.
00:08:28Non, parce que plus tard
00:08:29dans le sujet,
00:08:29il y avait quand même,
00:08:30c'est le seul à avoir
00:08:31un privé,
00:08:33à avoir des satellites
00:08:34qui tournent
00:08:35et qui fonctionnent.
00:08:38et qui est
00:08:39presque son pouvoir.
00:08:40C'est un peu la même méthode
00:08:41que Trump.
00:08:41Il s'empare d'un sujet,
00:08:43il dit qu'il a réussi.
00:08:45On ne sait pas
00:08:45quelle est la réussite,
00:08:46c'est la réussite
00:08:48du jugement personnel
00:08:49de la personne
00:08:50qui dit ça.
00:08:52et puis ensuite,
00:08:52il passe à autre chose.
00:08:53C'est un peu ça.
00:08:55La voiture électrique,
00:08:56Tesla s'est dépassé,
00:08:57ça y est,
00:08:58c'est fini,
00:08:58terminé,
00:08:59ça fait autre chose.
00:09:001000 milliards de storytelling,
00:09:01ça fait cher quand même.
00:09:02En disant que ça avait été
00:09:02une énorme réussite.
00:09:04On demande aux spécialistes
00:09:05de la com',
00:09:05Frédéric Fougera.
00:09:06Pour faire le pont
00:09:08entre Jérôme et Jean-Pierre.
00:09:09Oui, d'abord,
00:09:10c'est bien de rappeler
00:09:10que ce n'est pas du cash
00:09:11qu'il a dans sa poche,
00:09:12mais ce sont des valeurs virtuelles,
00:09:13même si c'est énorme.
00:09:14Je veux bien avoir
00:09:16virtuellement 1000 milliards.
00:09:16Oui, mais chez le boulanger,
00:09:18on ne peut pas acheter son pain
00:09:19avec de l'argent virtuel.
00:09:20Mais je pense qu'il a largement
00:09:22de quoi aller d'acheter son pain
00:09:23et même d'envoyer des gens
00:09:24le faire à sa place.
00:09:25Et pour rejoindre ce que vous disiez,
00:09:27notamment Jean-Pierre,
00:09:28oui, c'est beaucoup de communication,
00:09:29mais c'est le principe
00:09:30de l'écoute history.
00:09:31L'écoute history,
00:09:31c'est et de la finance
00:09:32et de la communication.
00:09:33Donc, c'est quelle est
00:09:34la belle histoire qu'on raconte
00:09:35et c'est comme ça
00:09:36que le monde économique
00:09:37fonctionne aussi.
00:09:38Donc, celui qui a la capacité
00:09:39à raconter la plus belle histoire
00:09:40donne davantage confiance
00:09:42et davantage suivi
00:09:43par les investisseurs.
00:09:45Peut-être pas à vie
00:09:46que les résultats vont compter aussi,
00:09:48mais c'est aussi comme ça
00:09:50que ça fonctionne,
00:09:50il faut le savoir.
00:09:51Oui, Alex.
00:09:53Non, mais la réalité,
00:09:55c'est que c'est quelqu'un
00:09:56qui compte.
00:09:57Donc, après,
00:09:57que ce soit virtuel
00:09:58ou pas virtuel,
00:09:59c'est quelqu'un
00:09:59qui compte énormément.
00:10:01Énormément.
00:10:02Quand vous voyez
00:10:02qu'il a été très proche
00:10:03de Donald Trump
00:10:05à un moment donné,
00:10:05qu'il l'est d'ailleurs,
00:10:06je pense,
00:10:07à peu près toujours,
00:10:08ses ambitions,
00:10:09elles ne sont pas dénuées
00:10:10de tout sens.
00:10:11Je veux dire,
00:10:12s'il annonce tout ça,
00:10:13s'il fait
00:10:13toute cette communication,
00:10:14il a une idée derrière la tête,
00:10:15Elon Musk.
00:10:17Et cette idée,
00:10:17moi, je pense savoir
00:10:18laquelle c'est,
00:10:19sans le connaître.
00:10:20Il veut faire de la politique,
00:10:22il s'inscrit...
00:10:23Alors, je ne sais pas,
00:10:24je crois qu'il ne peut pas
00:10:24se présenter aux élections américaines.
00:10:26Non, il n'est pas né aux États-Unis.
00:10:28Il n'est pas né aux États-Unis.
00:10:29Voilà, mais en tout cas,
00:10:30il veut compter politiquement
00:10:31et il veut compter pour longtemps.
00:10:33Et il a compté.
00:10:34Voilà, et il a compté
00:10:35et il va compter.
00:10:36Donc, que ce soit virtuel ou pas,
00:10:37au final, ça fonctionne.
00:10:38Il faut bien financer les campagnes,
00:10:40ça, c'est sûr.
00:10:40Et vous ne trouvez pas ça dangereux,
00:10:42du coup,
00:10:43à un homme comme ça ?
00:10:44Mais dans ces cas-là,
00:10:45il faut revoir le capitalisme.
00:10:46On plaît.
00:10:47Je vous dis franchement
00:10:48comme je l'entends.
00:10:49Oui, c'est dangereux.
00:10:50Mais dans ces cas-là,
00:10:50le capitalisme est dangereux
00:10:51et le libéralisme est dangereux
00:10:53et voilà.
00:10:54Non, mais là,
00:10:55c'est un libéralisme exacerbé.
00:10:56Ce n'est pas celui
00:10:57dont on rêve.
00:10:58C'est le libéralisme
00:11:00ultra financier
00:11:02qui est une caricature
00:11:03du libéralisme.
00:11:04Enfin, pour moi.
00:11:05Stéphane,
00:11:05notre auditeur omniscient
00:11:07nous dit
00:11:07non, non, mais ce n'est pas virtuel.
00:11:08Ce sont des actifs qu'il a.
00:11:10Ce n'est pas virtuel.
00:11:12Oui, mais ce n'est pas du cash.
00:11:13Virtuel, dans le sens,
00:11:13ce n'est pas du cash.
00:11:14Ce n'est pas ce qu'il a
00:11:15sur ses comptes en main.
00:11:15Mais s'il les vend,
00:11:16il les récupère.
00:11:17Si, avec un si.
00:11:18C'est la valorisation
00:11:19de ce qu'il a.
00:11:20Avec un si et de ce que je disais.
00:11:21C'est avec un si.
00:11:22Demain, ça peut valoir
00:11:23500 milliards
00:11:23et pas 500 milliards.
00:11:24Oui, en face,
00:11:24vous avez un million en bourse.
00:11:26On vous avance de l'argent.
00:11:27Je vous le dis tout de suite.
00:11:28Et nos auditeurs,
00:11:29ils sont plutôt
00:11:31pour ce qui se fait.
00:11:32François nous dit
00:11:33les Américains
00:11:33se mettent en avant
00:11:34et nous, on dénigre
00:11:35et on est frileux.
00:11:36El Fufu nous dit
00:11:37ça doit faire bizarre
00:11:38à certains en France,
00:11:39le pays qui surtaxe
00:11:40et montre du doigt
00:11:40ceux qui réussissent.
00:11:43Marie dit
00:11:44il vaut mieux
00:11:44avoir la capacité
00:11:45de convaincre les marchés
00:11:46que d'avoir la capacité
00:11:48de passer son temps
00:11:48à critiquer.
00:11:49Jalou les Français.
00:11:51Certains font de la politique
00:11:52comme eux là-bas
00:11:53et d'autres ici chez nous
00:11:54des milliardaires
00:11:54ou des millionnaires
00:11:55décident de faire des médias
00:11:56pour faire ensuite
00:11:57de la politique.
00:11:58Non mais c'est pas
00:11:58une énorme réussite
00:12:03quand il a commencé
00:12:04à s'occuper
00:12:04des affaires publiques.
00:12:05Son âge,
00:12:06ça a duré
00:12:076-5 mois,
00:12:086 mois,
00:12:08après il est parti,
00:12:09il a claqué la porte,
00:12:10ça a été une catastrophe.
00:12:11Parce que Trump
00:12:11a mis des bâton dans les roues
00:12:13pour des histoires d'égo
00:12:14entre les deux.
00:12:16Les auditeurs
00:12:16sont plein de bon sens.
00:12:17Oui absolument.
00:12:19On se retrouve
00:12:21dans un instant
00:12:21avec vous
00:12:22sur Sud Radio.
00:12:23A tout de suite,
00:12:24on va parler de Trump,
00:12:27des armes.
00:12:28des armes
00:12:28et des Etats-Unis
00:12:29et de plein de choses.
00:12:3110h midi,
00:12:32mettez-vous d'accord.
00:12:33Sud Radio.
00:12:37Sud Radio.
00:12:38Le 10h midi,
00:12:39mettez-vous d'accord.
00:12:41Valérie Expert.
00:12:42Et nous continuons
00:12:43nos débats
00:12:44de passer en revue
00:12:45l'actualité avec vous
00:12:46Gilles pour le zapping.
00:12:47Alors qu'est-ce qui vous a...
00:12:48Ah bah ce reportage
00:12:50inquiétant
00:12:50de France Télévisions
00:12:51dans son 20h d'hier.
00:12:53Un atelier clandestin
00:12:55qui fabrique
00:12:56des armes en 3D.
00:12:58Alors c'est pas cher.
00:12:59Les armes sont donc
00:12:59pas immatriculées
00:13:00donc on peut pas les tracer.
00:13:02Et puis surtout,
00:13:03ça ne sonne pas
00:13:04dans les portiques.
00:13:04Je vous dis,
00:13:05c'est très inquiétant.
00:13:06Et ça marche.
00:13:07Ça marche.
00:13:08Un bourg paisible
00:13:09au pied des Pyrénées.
00:13:11Des pavillons
00:13:12et leurs jardins.
00:13:13Soumoulou,
00:13:141600 habitants.
00:13:16Et dans cette zone
00:13:17artisanale,
00:13:17un hangar
00:13:18dans lequel les policiers
00:13:19viennent de découvrir
00:13:20un atelier clandestin
00:13:22de fabrication d'armes.
00:13:23des armes
00:13:25d'un genre
00:13:25très particulier
00:13:26fabriquées en 3D
00:13:27sur une simple imprimante.
00:13:30L'affaire commence
00:13:31il y a trois mois
00:13:32près de la gare de Toulouse.
00:13:34En pleine rue,
00:13:35la police interpelle
00:13:37un homme
00:13:37et une femme.
00:13:39Sur eux,
00:13:39deux pistolets
00:13:40semi-automatiques
00:13:41fabriqués en 3D.
00:13:43Une arme
00:13:43dont l'origine
00:13:44est très difficile
00:13:45à remonter.
00:13:46Elle est tracée nulle part.
00:13:47Vous pouvez la faire
00:13:48à un endroit,
00:13:49vous balader.
00:13:50Elle est intraçable.
00:13:52Elle est sous tous les radars.
00:13:54Et vous allez sur le dark web,
00:13:56vous avez des plans
00:13:57pour fabriquer ces armes,
00:13:59vous avez tout le matériel
00:14:00et ça,
00:14:01évidemment,
00:14:02ça devient très compliqué
00:14:04dans l'avenir
00:14:05de gérer ces armes.
00:14:08Il y a une trentaine d'armes
00:14:09de type Glock
00:14:10calibre 22 long rifle
00:14:12qui ont été produites
00:14:13et vendues
00:14:13entre 300 et 600 euros
00:14:15pièces via Telegram
00:14:16et livrées
00:14:17dans des lockers.
00:14:18Donc là,
00:14:19ça semble
00:14:19d'une incroyable
00:14:21facilité.
00:14:21Ils ont quand même
00:14:22été interpellés,
00:14:23ces trois jeunes,
00:14:24ils avaient entre 17 et 20 ans.
00:14:26Absolument,
00:14:26ils étaient très jeunes.
00:14:29Et donc,
00:14:30en fait,
00:14:30ils disent que certaines
00:14:31pièces métalliques,
00:14:32ressorts, percuteurs
00:14:33n'étaient pas imprimées,
00:14:34le reste,
00:14:35carcasses comprises,
00:14:36sortaient directement
00:14:37de la machine opérationnelle
00:14:38et létale.
00:14:39C'est ce que disent
00:14:40nos confrères de Sud-Ouest.
00:14:43Si vous me permettez
00:14:44une plaisanterie,
00:14:45Valérie,
00:14:46même si le sujet
00:14:47ne s'y prête pas vraiment,
00:14:48Gilles a introduit le sujet
00:14:49en disant un reportage inquiétant
00:14:51de France Télévisions,
00:14:52quand on regarde
00:14:53les JT de France Télévisions
00:14:54dont beaucoup commencent
00:14:55par faut-il s'inquiéter,
00:14:56les Français doivent-ils s'inquiéter ?
00:14:58Je trouve qu'il y a un pléonasme
00:14:59en disant un reportage inquiétant
00:15:00de France Télévisions.
00:15:01Bon,
00:15:02ça c'était le...
00:15:04Mais n'empêche
00:15:05que c'est quand même inquiétant.
00:15:06Mais c'est quand même inquiétant.
00:15:07Mais c'est quand même inquiétant.
00:15:08ils ont été interpellés
00:15:09lors d'un banal contrôle routier.
00:15:11On s'assure bien
00:15:12qu'on soit bien inquiets
00:15:13en permanence.
00:15:13Absolument.
00:15:14Vous les trouvez anxiogènes ?
00:15:15Vous trouvez quoi ?
00:15:16Qu'on essaye
00:15:17de faire des sujets anxiogènes ?
00:15:19Pardon ?
00:15:20C'est ça que vous dites ?
00:15:21Vous dites qu'on fait
00:15:21des sujets anxiogènes ?
00:15:22Dans les JT de France Télé ?
00:15:24Oui, je l'ai déjà senti.
00:15:25Peut-être, peut-être.
00:15:26je regarde les banques.
00:15:27C'est l'actualité qui est anxiogène ?
00:15:28Ça vous dit quoi, ces armes ?
00:15:28BFM, quand ils mettent
00:15:30attaques imminentes,
00:15:32bombes imminentes...
00:15:33C'est pas le concours
00:15:34du moins inquiétant, malheureusement.
00:15:35Mais on comparait la France
00:15:37aux Etats-Unis
00:15:37sur l'innovation,
00:15:39sur l'ambition...
00:15:40Non, vous vous attaquez
00:15:40à France Télévisions ?
00:15:41Je ne trouve pas
00:15:41que France Télévisions...
00:15:42C'est Roger Jiquel
00:15:43avec la France à peur.
00:15:45C'est pas le sujet
00:15:47du sujet, ce sont ses armes.
00:15:49Non, mais les armes,
00:15:50quand vous faites des perquisitions,
00:15:52vous vous interrogez
00:15:52des policiers
00:15:53qui font des perquisitions
00:15:55en France, partout,
00:15:56dans les campagnes,
00:15:57dans les cités, etc.
00:15:59Qu'est-ce qu'ils trouvent ?
00:15:59Quand ils font des perquisitions
00:16:00anti-drogue, anti-trafiquants,
00:16:02ils trouvent systématiquement
00:16:04des armes.
00:16:04Alors, ce n'est pas forcément
00:16:05des armes en 3D,
00:16:06c'est des armes réelles
00:16:07qui auraient été achetées,
00:16:08des kalachnikovs, etc.
00:16:09Vous allez sur le net,
00:16:11vous trouvez une arme
00:16:12en 30 secondes.
00:16:13Ça vaut 400 euros,
00:16:14500 euros.
00:16:15Vous la trouvez en 30 secondes
00:16:16et je vous ai même livré
00:16:17à domicile, paraît-il.
00:16:18C'est formidable.
00:16:19Et le port d'armes
00:16:20est illégal en France,
00:16:22mais il est très peu sanctionné.
00:16:23Donc, il faudrait au minimum
00:16:26renforcer les sanctions
00:16:27en cas de port d'armes illégales.
00:16:29C'est la moindre des choses.
00:16:30Ça se balade partout,
00:16:31partout, partout,
00:16:33les armes maintenant.
00:16:34Je vous dis,
00:16:34dès que vous faites une perquisition,
00:16:35vous trouvez des armes.
00:16:37Ce que vous voulez que je vous dise.
00:16:38Voilà ?
00:16:39Non, mais moi,
00:16:39je trouve ça extrêmement inquiétant.
00:16:41En fait, tout est à portée de main.
00:16:42C'est le cas de le dire,
00:16:42d'ailleurs.
00:16:43Tout est à portée de main.
00:16:46Le problème,
00:16:47c'est que je ne vois pas
00:16:47comment on peut lutter contre ça.
00:16:49Au moins, sanctionner
00:16:50beaucoup plus fortement.
00:16:51Oui, sanctionner.
00:16:52Très bien,
00:16:52mais comme les armes
00:16:53ne sont pas immatriculées,
00:16:54c'est rien.
00:16:55Comme les armes
00:16:56ne sont pas immatriculées,
00:16:57qu'il n'y a pas
00:16:57de numéro de série
00:17:01mais maintenant,
00:17:02on verra tout à l'heure
00:17:03ce qui se passe à Nantes,
00:17:04si on a le temps.
00:17:06On s'en sert maintenant.
00:17:07Bien sûr,
00:17:08c'est pour ça que je suis...
00:17:10Je trouve ça extrêmement inquiétant.
00:17:12Ça vient prolonger
00:17:13ce qu'on dit
00:17:14longueur de journée,
00:17:15pas pour être inquiétant
00:17:17gratuitement,
00:17:17mais parce que c'est la réalité.
00:17:18Il y a une montée
00:17:19de la violence
00:17:19dans cette société
00:17:20qui est considérable.
00:17:22C'est devenu la normalité.
00:17:24La violence.
00:17:24Ce ne sont pas les Etats-Unis.
00:17:26Parlez-en.
00:17:26Parlez-en.
00:17:27Parlez de Nantes,
00:17:27effectivement.
00:17:28Moi, ça m'avait échappé.
00:17:30Nantes,
00:17:30c'était quand même
00:17:31une ville réputée
00:17:32pour son calme,
00:17:33sa sécurité.
00:17:35Depuis une dizaine d'années,
00:17:36ça a quand même...
00:17:37Je ne sais pas si vous y avez
00:17:37mis les pieds récemment.
00:17:39Oui, si, si,
00:17:39j'y suis allé,
00:17:40c'est stupéfiant.
00:17:40Je pourrais vous citer
00:17:41le cas de deux religieuses
00:17:43qui ont dû quitter Nantes
00:17:45parce que justement,
00:17:45elles n'étaient plus en sécurité
00:17:46dans leur église.
00:17:47Je n'y étais pas allé
00:17:48depuis une trentaine d'années.
00:17:49J'y suis allé il y a deux ans.
00:17:50Ça m'a stupéfait.
00:17:51Moi aussi.
00:17:51Ça m'a stupéfait.
00:17:52Donc, ce n'est pas récent.
00:17:53Non, non, c'est pas ça.
00:17:54Une dizaine d'années.
00:17:55Vous vous demandez où vous êtes.
00:17:56Mais là,
00:17:56le fait qu'il y ait
00:17:57quatre morts en cinq semaines,
00:17:59c'est quand même
00:17:59relativement récent.
00:18:01On n'avait jamais atteint
00:18:02ce degré de criminalité
00:18:04dans cette ville.
00:18:06Marseille, on connaît.
00:18:07D'autres villes, on connaît.
00:18:08Mais Nantes, non.
00:18:09Donc, il y a eu quatre morts.
00:18:10C'est évidemment
00:18:11le narcotrafic
00:18:12qui est à l'origine
00:18:13de tout ça.
00:18:14Et parmi ces quatre morts,
00:18:15il y avait d'abord
00:18:16deux mineurs,
00:18:18des enfants,
00:18:19enfin des enfants,
00:18:20des adolescents de 15 ans.
00:18:21Et le plus âgé,
00:18:23qui est décédé,
00:18:24avait 20 ans.
00:18:25Donc, les quatre morts
00:18:26entre 15 et 20 ans.
00:18:28Donc, première constatation,
00:18:29ce sont des,
00:18:29pour la plupart d'entre eux,
00:18:31des mineurs
00:18:32qui fonctionnent.
00:18:33Deuxièmement,
00:18:35l'insécurité de Nantes,
00:18:36alors c'est dans d'autres villes aussi,
00:18:38Lyon, Grenoble,
00:18:39Rennes, etc.
00:18:40Ça gagne un peu
00:18:41tout le territoire.
00:18:42Mais ce qui est spécifique,
00:18:43c'est que ce sont des très jeunes.
00:18:45Deuxièmement,
00:18:45c'est lié au narcotrafic.
00:18:48Troisièmement,
00:18:48ils utilisent les armes
00:18:49parce qu'ils tirent dans le tas,
00:18:50ça c'est clair.
00:18:51Y compris dans le centre-ville de Nantes
00:18:52parce qu'il y avait deux cas
00:18:55dans la périphérie de Nantes
00:18:57et les deux autres cas
00:18:58étaient dans le centre-ville de Nantes
00:18:59qui est quand même
00:19:00tout à fait récent.
00:19:01En plein jour,
00:19:02c'était même pas la nuit,
00:19:03dans le centre-ville
00:19:04qui est quand même
00:19:04plutôt protégé.
00:19:06Et quand on voit l'évolution
00:19:08de l'insécurité à Nantes,
00:19:10ça augmente.
00:19:11Mais ça n'augmente pas
00:19:12aussi brutalement
00:19:14que ce qu'on vient de constater.
00:19:16Donc, il y a un phénomène
00:19:17de criminalité violente
00:19:19qui est en train de se développer
00:19:20très sérieusement.
00:19:21Et par rapport à ça,
00:19:23la maire réagit
00:19:24en disant
00:19:25« Non, c'est pas très grave,
00:19:26on va mettre un peu plus
00:19:27de vidéoprotection.
00:19:29Surtout, on n'arme pas
00:19:30la police municipale.
00:19:31Ça, c'est son grand combat.
00:19:32Non, non,
00:19:34on n'arme pas
00:19:34la police municipale. »
00:19:35Bon, qu'est-ce que vous voulez
00:19:36que je vous dise ?
00:19:36Il y a un certain nombre de choses
00:19:38maintenant qui font partie
00:19:39des critères minima
00:19:41pour garantir la sécurité
00:19:42d'une ville
00:19:43qui ne sont pas respectées
00:19:44à Nantes.
00:19:44Voilà.
00:19:44Mais on rappelle
00:19:46qu'avant l'affaire Liana,
00:19:47la priorité était
00:19:48la lutte contre le narcotrafic.
00:19:50Absolument.
00:19:51D'un seul coup,
00:19:51ça va devenir
00:19:52la pédocriminalité.
00:19:54Dans quelques jours,
00:19:55hélas,
00:19:56je pense qu'on passera
00:19:57à autre chose.
00:19:58On pourra en redire
00:19:59quelques mots tout à l'heure.
00:20:00Mais le narcotrafic
00:20:01est un fléau...
00:20:02Un fléau monumental.
00:20:04On va se retrouver
00:20:05dans un instant
00:20:06où on va parler
00:20:07de Donald Trump.
00:20:08Vous nous direz
00:20:09quelques mots, Gilles,
00:20:10de ce combat de MMA
00:20:12et de ces images
00:20:14de motos volantes
00:20:15devant la Maison Blanche,
00:20:17l'arrière,
00:20:18le parc de la Maison Blanche
00:20:19transformé en...
00:20:20J'ai un petit son.
00:20:20Voilà.
00:20:21En parc d'attraction.
00:20:22En parc d'attraction.
00:20:23Et puis,
00:20:23et puis,
00:20:24surtout,
00:20:24cet accord
00:20:26sera-t-il signé
00:20:27d'ici quelques jours
00:20:28entre l'Iran
00:20:29et les Etats-Unis ?
00:20:30Est-ce une défaite
00:20:32malgré tout
00:20:32pour Donald Trump ?
00:20:33Vous pouvez réagir.
00:20:350826 300 300.
00:20:36A tout de suite.
00:20:3710h midi.
00:20:38Mettez-vous d'accord.
00:20:40Sud Radio.
00:20:42Sud Radio.
00:20:43Le 10h midi.
00:20:45Mettez-vous d'accord.
00:20:46Valérie Expert.
00:20:47Et on est de retour
00:20:48avec vous
00:20:48dans ce 10h midi.
00:20:50Mettez-vous d'accord.
00:20:51Retour de Jérôme Dubu,
00:20:52consultant politique,
00:20:53ancien élu de Paris.
00:20:54Alex Darmont,
00:20:55journaliste politique.
00:20:56On vous retrouve
00:20:57sur YouTube.
00:20:58Votre chaîne de débat
00:21:00s'appelle
00:21:01Les Indécis.
00:21:02Frédéric Fougera,
00:21:02vous êtes spécialiste
00:21:03en communication,
00:21:04président de l'agence
00:21:05Tenkan Paris
00:21:06et vous avez publié
00:21:07C'est de la com
00:21:08aux éditions
00:21:0960 idées reçues
00:21:10aux éditions
00:21:10Bréal Sudirama
00:21:11et Jean-Pierre Denis,
00:21:13journaliste écrivain
00:21:13et vous êtes créateur
00:21:14de la lettre d'information
00:21:17théopolitique.
00:21:17On va revenir
00:21:18sur l'accord Iran-USA.
00:21:20Sera-t-il signé ?
00:21:22Sera-t-il ratifié
00:21:22dans quelques jours ?
00:21:24Quelle est aujourd'hui
00:21:26la crédibilité
00:21:27des Etats-Unis
00:21:28avec un pas en avant,
00:21:30un pas en arrière
00:21:31et puis ce détroit
00:21:32d'Hormuz
00:21:33qui...
00:21:33Vous avez entendu
00:21:35ce qu'il a dit
00:21:35Trump cette nuit ?
00:21:36Faites couler le pétrole.
00:21:37À flot.
00:21:38À flot.
00:21:39À flot.
00:21:40Lancez vos bêtes lourds.
00:21:41Donc voilà,
00:21:41on se réjouit
00:21:42de voir le détroit
00:21:44d'Hormuz ouvert
00:21:45mais on pense
00:21:45au peuple iranien
00:21:46qui espérait peut-être
00:21:47autre chose.
00:21:48Donald Trump
00:21:49avait annoncé
00:21:49qu'il mettrait
00:21:50ce régime à terre.
00:21:52Il avait aussi
00:21:53annoncé
00:21:54que le nucléaire
00:21:55serait anéanti.
00:21:56Ses promesses
00:21:57sont assez loin.
00:21:59On reviendra
00:22:00sur la laïcité
00:22:01également
00:22:01avec ce conseil
00:22:02municipal à Évry
00:22:04où il y avait
00:22:05plusieurs élus voilés.
00:22:06En réponse,
00:22:07un élu RN
00:22:08a récité
00:22:09le « Je vous salue Marie »
00:22:10en brandissant
00:22:11un crucifix.
00:22:12Bref,
00:22:12beaucoup de sujets.
00:22:13Peut-être un mot
00:22:13avant de commencer
00:22:15à parler des Etats-Unis
00:22:16sur Donald Trump
00:22:17cette nuit
00:22:17avec son fameux
00:22:18combat de MMA.
00:22:19Exactement,
00:22:19il se fêtait
00:22:20ses 80 ans.
00:22:21Alors certains,
00:22:23pour ses 80 ans,
00:22:24c'est une croisière,
00:22:25c'est un voyage.
00:22:27Lui,
00:22:28c'est plutôt
00:22:28des gens
00:22:29qui combattent
00:22:30dans une arène
00:22:30qu'il a fait construire
00:22:32devant la Maison Blanche.
00:22:34C'est un énorme chapiteau.
00:22:37Et puis,
00:22:37il y avait aussi
00:22:38pas mal
00:22:39de motos,
00:22:41vous savez,
00:22:42acrobatiques.
00:22:44Reportage sur place
00:22:45de TF1.
00:22:46Au sein même
00:22:47des jardins présidentiels,
00:22:484500 spectateurs
00:22:50assisteront ici
00:22:51dans cet octogone
00:22:52à sept combats
00:22:53de cette discipline.
00:22:54à l'organisation
00:22:55Donald Trump,
00:22:56très fier de cet événement,
00:22:57le jour de son anniversaire.
00:22:59Nous allons avoir
00:23:00un grand combat.
00:23:02Ça ne se reproduira jamais.
00:23:03Ça n'est jamais arrivé
00:23:04auparavant
00:23:05avec tous les meilleurs combattants.
00:23:07Et parmi eux,
00:23:08un français,
00:23:09Cyril Gann.
00:23:10Le plus vieux président américain
00:23:11à avoir prêté serment
00:23:12est un fan
00:23:13des arts martiaux mixtes.
00:23:14Coût de l'événement,
00:23:1560 millions de dollars,
00:23:17un prix jamais vu
00:23:17pour une telle soirée.
00:23:19Intégralement payé
00:23:19par l'UFC,
00:23:20l'organisation internationale
00:23:22de MMA,
00:23:22dirigée par un très bon ami
00:23:24de Donald Trump.
00:23:25En échange,
00:23:26il obtient un partenariat
00:23:27avec le gouvernement
00:23:27pour gagner,
00:23:28entre autres,
00:23:28des avantages financiers.
00:23:30Derrière le spectacle
00:23:31se cachent aussi
00:23:32des intérêts politiques.
00:23:33Donald Trump,
00:23:33c'est le président
00:23:34qui aime écrire
00:23:35le récit
00:23:36autour de sa présidence.
00:23:37Et là,
00:23:37avec cet octogone,
00:23:38il a évidemment
00:23:39une occasion en or
00:23:40de jouer les jeux du cirque
00:23:41à domicile
00:23:42et d'offrir du pain
00:23:44et des jeux
00:23:45à une foule maga
00:23:46qui ne le suit plus trop
00:23:47ces temps-ci,
00:23:48si ce n'est au sein
00:23:49de ses fans justement
00:23:50de MMA
00:23:51qui constituent
00:23:52une grande partie
00:23:53de l'électorat
00:23:54également de Donald Trump.
00:23:55On a signalé
00:23:56que Cyril Gann,
00:23:58le français,
00:23:58a battu
00:23:59Alex Pereira
00:24:00par TKO,
00:24:01je ne sais pas ce que ça veut dire,
00:24:01à la Maison Blanche
00:24:03et donc il s'est offert
00:24:04la ceinture intérimaire
00:24:05des lourds.
00:24:05Mais enfin bon,
00:24:06on était tous un peu
00:24:07concernés par ce qu'on entendait
00:24:09Alex Armand.
00:24:10Et puis,
00:24:11il y a un paradoxe
00:24:12avec cet accord
00:24:14que Donald Trump
00:24:14espérait pour son anniversaire.
00:24:16On marche sur la tête
00:24:17quand même.
00:24:19Oui,
00:24:19on marche sur la tête.
00:24:20Les images sont assez
00:24:21blevantes.
00:24:22Ah oui,
00:24:22il ne manque plus qu'un concours
00:24:23de tuning.
00:24:24C'est vrai que c'est
00:24:26un coût incroyable.
00:24:29Tout à l'heure,
00:24:29on parlait de la richesse
00:24:30d'Elon Musk,
00:24:31mais dépenser autant
00:24:32d'argent public
00:24:33au passage
00:24:34pour faire
00:24:36ce genre de spectacle.
00:24:38Je crois que c'est
00:24:39des fonds privés.
00:24:40C'est des fonds
00:24:41qui ont été fournis
00:24:42par l'organisation
00:24:44de MMA
00:24:44qui est très proche
00:24:45de l'Elon.
00:24:46Oui,
00:24:46on échange davantage
00:24:48de l'Elon.
00:24:48Donc quelque part,
00:24:49c'est pas désintéressé.
00:24:51Et c'est au milieu
00:24:51de la maison,
00:24:52donc c'est joli.
00:24:53bien sûr,
00:24:54bien sûr.
00:24:55Valéry,
00:24:56il y a eu un mouvement
00:24:56aux Etats-Unis,
00:24:57il n'est pas fini d'ailleurs,
00:24:58mais il n'a pas réussi
00:24:59à vraiment renverser la table
00:25:01qui s'appelle
00:25:02No Kings,
00:25:02pas de rois.
00:25:03C'est quand même comme ça
00:25:04que les Etats-Unis
00:25:05sont nés,
00:25:05c'est-à-dire la volonté
00:25:06d'être indépendants
00:25:09des rois
00:25:09et des souverains
00:25:10d'Angleterre,
00:25:12quand même.
00:25:12C'est quand même ça.
00:25:13Historiquement,
00:25:14c'est né,
00:25:14c'est une démocratie
00:25:15qui s'est battue là-dessus.
00:25:17No Kings,
00:25:17pas de rois.
00:25:18Et là,
00:25:19franchement,
00:25:19on n'est même pas
00:25:20dans la royauté,
00:25:21on est dans quelque chose
00:25:22qui est très en dessous
00:25:23de la royauté en fait.
00:25:24On est dans
00:25:24une espèce de vulgarité.
00:25:27avec les Jeux du Cirque.
00:25:29D'empire un peu décadent déjà.
00:25:31Mais on pourra vous dire
00:25:33quelques mots aussi
00:25:33de l'accueil que la France
00:25:36va réserver à Donald Trump
00:25:38à Versailles.
00:25:38Moi, je suis profondément choqué.
00:25:40On pouvait le recevoir
00:25:41à l'Élysée.
00:25:42Le symbole de Versailles,
00:25:43c'est aussi aller
00:25:44dans sa mégalomanie,
00:25:45aller l'encourager
00:25:46dans cette folie.
00:25:48On dit aux Français
00:25:48qu'on ne peut pas...
00:25:49Alors, c'est très Poujado
00:25:50ce que je dis,
00:25:51mais qu'on ne peut pas
00:25:51diminuer les taxes sur l'essence,
00:25:53qu'il n'y a plus de pognon,
00:25:54que les caisses sont vides
00:25:55et on va faire un dîner somptueux
00:25:56à plusieurs centaines
00:25:57de millions d'euros,
00:25:58milliers d'euros, pardon,
00:25:59pour recevoir Donald Trump.
00:26:02Je ne sais pas si c'est
00:26:03plusieurs centaines
00:26:03de milliers d'euros,
00:26:04mais c'est la tradition française
00:26:06que de bien recevoir
00:26:07les présidents des États-Unis.
00:26:09Mais quand on n'a plus d'argent,
00:26:11il y a un moment,
00:26:11il faut que chacun
00:26:12se serre la ceinture.
00:26:12Il y a un moment,
00:26:12à ce moment-là,
00:26:13on arrête notre diplomatie,
00:26:14on arrête tout.
00:26:15Et ce n'est pas le sujet.
00:26:16C'est le 250e anniversaire
00:26:18de l'indépendance
00:26:19des États-Unis.
00:26:20On y a contribué.
00:26:20C'est normal que ce soit célébré.
00:26:22Moi, ça ne me choque pas.
00:26:23Mais qui paye ?
00:26:24C'est le contribuable français,
00:26:26bien évidemment.
00:26:26Vous voyez qu'il est content,
00:26:27le contribuable français,
00:26:28de participer à ça ?
00:26:28Mais il a payé
00:26:29Kiddy Smaï
00:26:30à la fête de la musique
00:26:31en 2018,
00:26:32quand M. Macron
00:26:34l'a invité
00:26:34en grande pompe
00:26:36pour célébrer
00:26:36la fête de la musique.
00:26:37Vous trouvez ça bien aussi ?
00:26:38Je préfère que ce soit
00:26:39le président des États-Unis
00:26:41plutôt que Kiddy Smaï
00:26:42qui s'est dandiné
00:26:44dans la cour de l'Elysée
00:26:45pendant une soirée.
00:26:46Je suis désolé.
00:26:47Vous êtes d'accord
00:26:47avec nos auditeurs.
00:26:48C'est quand même plus de gueule
00:26:49que des travestis
00:26:50qui dansent dans la cour de l'Elysée.
00:26:51Ah, qu'est-ce que vous voulez ?
00:26:51Des dracunes dans la boue.
00:26:54Si on veut faire
00:26:56du boujadisme,
00:26:56allons-y à fond.
00:26:57Non, mais pas bon.
00:26:59Non, mais Valérie,
00:26:59le problème n'est pas là,
00:27:00à mon avis.
00:27:01Le problème,
00:27:01c'est à quoi ça va aboutir.
00:27:03Oui, voilà.
00:27:03Et c'est vrai que moi,
00:27:04ça ne me choque pas non plus.
00:27:05C'est-à-dire que je pense
00:27:06qu'on veut jouer
00:27:07dans la cour des grands.
00:27:08On a quand même
00:27:09un siège permanent
00:27:10au Conseil de sécurité.
00:27:12Donc, on reçoit le G7.
00:27:15En théorie,
00:27:15c'est les sept plus grandes économies
00:27:20du monde.
00:27:21On veut quand même
00:27:21avoir ce rôle
00:27:22et donc,
00:27:23il faut savoir recevoir.
00:27:24Donc, ça a un certain coût.
00:27:26Le problème,
00:27:27c'est plutôt
00:27:27qu'Emmanuel Macron
00:27:29rejoue une partie
00:27:30qu'il a déjà jouée.
00:27:31C'est-à-dire que
00:27:31quand il recevait
00:27:32Donald Trump
00:27:33à la tour Eiffel
00:27:34en pensant que
00:27:36ça allait amuser
00:27:37Donald Trump
00:27:38et que du coup,
00:27:39il allait accepter
00:27:40de revenir.
00:27:41Vous savez,
00:27:42il y a le fameux accord
00:27:42sur le climat,
00:27:43toutes ces choses-là.
00:27:44En fait,
00:27:44ça n'a pas marché.
00:27:45C'est-à-dire qu'en fait,
00:27:46il a quand même
00:27:47sous-estimé
00:27:48la personne
00:27:49qu'il avait en face.
00:27:50Donald Trump,
00:27:50on a dit
00:27:52ces fêtes
00:27:53complètement somptueuses,
00:27:54décadentes,
00:27:55ridicules
00:27:55et en même temps,
00:27:56il n'est pas
00:27:57complètement idiot.
00:27:58C'est-à-dire qu'il ne se laisse
00:27:58pas non plus
00:27:59avoir par un dîner
00:28:01à Versailles.
00:28:01Donc, il ne faut pas attendre
00:28:02grand-chose non plus
00:28:03de ce dîner à Versailles.
00:28:04Les fêtes de Trump,
00:28:05je ne suis pas sûr
00:28:05qu'elles soient
00:28:06tellement décadentes.
00:28:07Elles sont
00:28:09exhibitionnistes,
00:28:09elles sont un peu
00:28:10vulgaires,
00:28:11un peu ridicules.
00:28:12Je ne suis pas sûr
00:28:16en tout cas,
00:28:17Trump nous a menacés
00:28:18puisqu'il a dit
00:28:19que si on ne changeait pas
00:28:20les taxes sur les GAFA,
00:28:22il avait taxé
00:28:22notre champagne
00:28:23à 100%.
00:28:25Le 250e anniversaire
00:28:28de l'indépendance
00:28:29des Etats-Unis,
00:28:30la France y a contribué
00:28:31largement.
00:28:32Est-ce qu'on doit lui
00:28:32offrir du champagne
00:28:32qui veut taxer ?
00:28:33Non, mais ce n'est pas le sujet.
00:28:34Sans la France,
00:28:37les Etats-Unis,
00:28:38aujourd'hui,
00:28:38n'existeraient pas.
00:28:39C'est aussi simple
00:28:40que ça.
00:28:41Mais dans le contexte actuel,
00:28:43moi, je trouve ça
00:28:44un peu étrange
00:28:44qu'Emmanuel Macron
00:28:46décide diplomatiquement
00:28:47d'exister comme ça
00:28:48alors qu'il n'a pas
00:28:48existé autrement.
00:28:49Absolument.
00:28:50Et en réalité,
00:28:51c'est bien de l'inviter,
00:28:53de payer.
00:28:54Je suis d'accord,
00:28:55ça ne me choque pas non plus.
00:28:55C'est la diplomatie.
00:28:57Mais j'aurais attendu
00:28:57de mon président de la République
00:28:58aussi qu'il existe
00:29:00au niveau de la scène internationale.
00:29:01Comment ça va se passer,
00:29:02ce dîner ?
00:29:03On sait bien
00:29:03qu'il y a une cassure
00:29:04entre les deux.
00:29:05C'est un peu ridicule
00:29:06en réalité.
00:29:07Effectivement,
00:29:07que le G7 élu en France,
00:29:09c'est normal,
00:29:09ça tourne,
00:29:10c'est quelque chose
00:29:10de mécanique
00:29:14qu'il accueille lui
00:29:15en grande pompe aujourd'hui.
00:29:17Alors que, pardon,
00:29:17mais il l'a ridiculisé
00:29:18depuis plusieurs mois
00:29:19et par la même occasion,
00:29:20il a ridiculisé la France.
00:29:21Mais il faut dépasser tout ça.
00:29:22Il y a une histoire commune
00:29:23entre les Etats-Unis
00:29:24et la France.
00:29:24On peut dépasser tout ça,
00:29:25mais il faudra voir
00:29:26si ce soir,
00:29:27Donald Trump
00:29:28décide aussi
00:29:29de dépasser tout ça.
00:29:30Surtout qu'il est heureux
00:29:30avec un McDo
00:29:31et un coca.
00:29:32Oui,
00:29:33ça c'est un autre sujet.
00:29:34Revenons sur la diplomatie
00:29:38et sur cette guerre
00:29:40voulue par Donald Trump
00:29:42pour anéantir
00:29:43le régime des Molas,
00:29:44pour empêcher l'Iran
00:29:45d'avoir l'arme nucléaire,
00:29:48etc.
00:29:49Ça aboutit
00:29:50à la fermeture
00:29:51du détroit d'Hormuz,
00:29:52à l'affaiblissement,
00:29:53certes,
00:29:54de militaires de l'Iran,
00:29:56mais néanmoins...
00:29:57Mais vous croyez vraiment
00:29:58que c'est la fin ?
00:29:59Non, non, non.
00:30:00Non, non,
00:30:00je suis d'accord avec vous en plus.
00:30:02Moi, je pense que
00:30:02Donald Trump,
00:30:03dans sa tête,
00:30:04il l'a gagné
00:30:04ou il l'aura gagné
00:30:05dans quelques mois.
00:30:06Je pense que c'est pour lui
00:30:07une certaine forme de début.
00:30:09Si on analyse
00:30:10la situation aujourd'hui
00:30:11militairement,
00:30:12les Etats-Unis,
00:30:12ils ont écrasé l'Iran.
00:30:15Militairement.
00:30:16Politiquement,
00:30:16effectivement,
00:30:17c'est une défaite
00:30:18aujourd'hui
00:30:19pour Donald Trump.
00:30:20Mais moi,
00:30:21à mon avis,
00:30:21Donald Trump,
00:30:22vous savez,
00:30:22il signe un accord de paix
00:30:23comme il dit
00:30:23qu'il va manger,
00:30:25pour reprendre l'exemple
00:30:26de Gilles,
00:30:26au McDo demain soir.
00:30:27C'est que ça ne change rien
00:30:28pour lui.
00:30:28Si demain,
00:30:29il n'obtient pas
00:30:29ce qu'il voudra,
00:30:30il repartira,
00:30:31il remettra la pression
00:30:32et puis on recommencera.
00:30:34Mais vous verrez,
00:30:34on recommencera.
00:30:35Ce qu'il attend,
00:30:36moi je pense secrètement,
00:30:37c'est que maintenant,
00:30:39pour lui,
00:30:43tout l'état-major iranien,
00:30:45il espère secrètement,
00:30:46je pense,
00:30:47mais je crois
00:30:48que ça va être dur,
00:30:48que la population iranienne
00:30:50se soulève d'elle-même
00:30:51à un moment donné
00:30:52et que le système
00:30:54va en éclat.
00:30:55Le problème,
00:30:55c'est que ça va être
00:30:57là vraiment compliqué.
00:30:58Le régime n'a pas été
00:31:00vraiment affaibli.
00:31:02Le régime a été affaibli.
00:31:03On ne peut pas dire
00:31:04que le régime
00:31:04n'a pas été affaibli.
00:31:05Je veux dire,
00:31:06vous voyez bien,
00:31:07les chiffres sont donnés
00:31:08militairement.
00:31:08Ils tirent beaucoup moins
00:31:09de missiles.
00:31:10Non, mais je parle politiquement
00:31:12pour en interne.
00:31:13Mais même politiquement.
00:31:13Politiquement,
00:31:14vous savez,
00:31:14tout le monde le dit,
00:31:15il y a une cassure
00:31:15entre les radicaux
00:31:16et ceux qui veulent l'accord.
00:31:18C'est aussi pour ça
00:31:18qu'on arrive à un accord.
00:31:19Mais aujourd'hui,
00:31:20ce qui dirige tout le monde
00:31:21dans cet accord,
00:31:22c'est l'économie.
00:31:22C'est le droit d'Hormuz
00:31:23qu'il faut absolument rouvrir.
00:31:24C'est le fait qu'on parlait
00:31:26de Macron il y a quelques secondes.
00:31:27L'Europe va lever
00:31:28des sanctions imposées à l'Iran.
00:31:31Pourquoi ?
00:31:31Parce qu'ils ont besoin
00:31:32de faire du business
00:31:32avec le Middle East aussi
00:31:33et donc que tout passe
00:31:35pour certaines régions
00:31:35par l'Iran
00:31:36et que donc aujourd'hui,
00:31:37tout est dirigé
00:31:38avant l'été.
00:31:39Je dis bien avant l'été
00:31:40envers le fait
00:31:41qu'il faille faire du business
00:31:42avec eux.
00:31:43Mais on verra à la rentrée
00:31:44et on verra même,
00:31:44je vais vous dire,
00:31:45autre chose en octobre prochain
00:31:46au moment des élections en Israël
00:31:47parce qu'il y a une donnée
00:31:49qu'on oublie là-dedans.
00:31:50C'est Israël.
00:31:51Et Benjamin Netanyahou,
00:31:52lui, il a des élections
00:31:53au mois d'octobre
00:31:54et on sait bien,
00:31:54c'est connu malheureusement
00:31:55que pour gagner des élections,
00:31:57il n'hésite pas
00:31:58à déclencher une petite guerre
00:31:59afin de pouvoir repousser
00:32:01ou inquiéter sa population.
00:32:02Donc là,
00:32:03on a gagné trois mois.
00:32:04Non mais il y a quand même
00:32:05un problème avec les Etats-Unis.
00:32:07Ah, tu...
00:32:08Oui, oui, oui.
00:32:09Il y a quand même un problème
00:32:10avec les Etats-Unis.
00:32:11C'est-à-dire que
00:32:12depuis la Seconde Guerre mondiale,
00:32:14tous les conflits
00:32:14auxquels ont participé
00:32:16les Etats-Unis
00:32:16se sont soldés par un échec.
00:32:18Moi, je n'en connais pas un
00:32:19où il y a une réussite.
00:32:20Regardez l'affaire du Vietnam,
00:32:21ça me fait beaucoup penser
00:32:22à l'affaire du Vietnam.
00:32:23Les Etats-Unis
00:32:24avaient quasiment gagné la guerre
00:32:25contrairement à ce qu'on dit.
00:32:26L'offensive du Tête
00:32:27était une réussite
00:32:28et un an plus tard,
00:32:30il signe les accords de Paris
00:32:33avec Kissinger
00:32:33qui enterrine
00:32:35l'existence du Vietnam Nord
00:32:36et qui quasiment
00:32:41engage l'abandon
00:32:41du Vietnam Sud.
00:32:43Bon, ben là,
00:32:43on est un peu
00:32:44dans la même configuration.
00:32:45C'est-à-dire que l'Iran,
00:32:45moi, je considère
00:32:46que ce que tu as dit est vrai,
00:32:48l'Iran a été extrêmement affaibli.
00:32:49Il y a quand même eu
00:32:50des frappes très profondes
00:32:51et très réussies
00:32:53de la part de l'armée américaine
00:32:54et de l'armée israélienne
00:32:55et on a l'impression
00:32:56que militairement,
00:32:59là, les Etats-Unis
00:33:00ayant gagné la guerre,
00:33:02ils se retirent
00:33:03parce que c'est ce qui va se passer
00:33:04dans les mois qui viennent,
00:33:06ils se retirent
00:33:06et ils ont perdu
00:33:08diplomatiquement la guerre.
00:33:09On va se retrouver
00:33:10dans un instant.
00:33:11Dites-nous ce que vous en pensez.
00:33:13Est-ce qu'aujourd'hui,
00:33:14les Etats-Unis
00:33:14sont encore
00:33:15une puissance crédible ?
00:33:18On en parle avec vous
00:33:200826 300 300.
00:33:21A tout de suite.
00:33:2210h midi,
00:33:24mettez-vous d'accord.
00:33:25Sud Radio.
00:33:27Parlons vrai.
00:33:2810h midi,
00:33:30mettez-vous d'accord.
00:33:31Valérie Expert.
00:33:32On est de retour avec vous
00:33:33sur Sud Radio.
00:33:34Alors, vous avez la parole,
00:33:36Frédéric Fougera,
00:33:37on parlait donc
00:33:37de Donald Trump.
00:33:38Alors, d'abord,
00:33:39on va prendre...
00:33:40Vous n'êtes pas...
00:33:40J'ai la parole,
00:33:41mais je vais l'accéder
00:33:42à une auditeuse.
00:33:43Parce qu'on a un appel priorité
00:33:45à nos auditeurs.
00:33:45Claire,
00:33:46qui voulait réagir
00:33:47sur ce que je disais
00:33:49à propos de Donald Trump
00:33:51à Versailles.
00:33:52Bonjour, Valérie Expert.
00:33:53Merci à toute l'équipe,
00:33:54à tous vos chroniqueurs.
00:33:55Le matin,
00:33:56ça fait du bien.
00:33:56Merci.
00:33:57Voilà.
00:33:58Alors, moi aussi,
00:33:58quand j'ai entendu ça,
00:33:59j'ai été sidérée,
00:34:03mais d'une grossièreté,
00:34:04d'un grotesque.
00:34:06Quand on voit
00:34:06ce que la France traverse,
00:34:08les difficultés,
00:34:09les indépendants
00:34:10ou des gens au chômage,
00:34:13mais c'est d'une vulgarité.
00:34:15Mais Macron est obsédé
00:34:16par Versailles.
00:34:18C'est chose tout France.
00:34:22Mais il n'y a pas de mots.
00:34:23C'est indécent.
00:34:25Il va jusqu'au bout.
00:34:27J'ai l'impression que...
00:34:30Voilà.
00:34:31La ligne n'est pas très bonne,
00:34:34mais...
00:34:34Non, non,
00:34:35on ne lui coupe pas la ligne.
00:34:36On avait un problème de liaison.
00:34:38Mais moi,
00:34:38j'ai eu la même réaction.
00:34:39Je me suis dit
00:34:40qu'il y a une forme d'indécence.
00:34:41J'entends les arguments
00:34:43de la diplomatie.
00:34:43Maintenant,
00:34:44je pense aux Français.
00:34:46Moi,
00:34:46je me suis sentie aussi.
00:34:47J'ai trouvé ça choquant.
00:34:48On ne peut pas entendre...
00:34:50De la même manière,
00:34:51on entend,
00:34:52les caisses sont vides.
00:34:53Il n'y a plus un centime.
00:34:54Il n'y a plus d'argent.
00:34:55Et je vois aussi
00:34:56cette tragédie à Kiev
00:34:58où une cathédrale
00:35:00a été brûlée.
00:35:01Emmanuel Macron
00:35:02qui dit
00:35:02qu'on sera là
00:35:03pour la reconstruire.
00:35:04Bon sang,
00:35:05on a des centaines d'églises
00:35:06en France
00:35:06qui tombent en ruines.
00:35:08Peut-être que c'est très populiste
00:35:10de dire ça,
00:35:10mais je le ressens,
00:35:11moi, comme ça.
00:35:12Oui, vous trouvez ça populiste ?
00:35:13Peut-être.
00:35:13Non, mais c'est deux sujets
00:35:14complètement différents.
00:35:16Mais non,
00:35:16mais soit on a de l'argent
00:35:18ou on n'en a pas.
00:35:19Autant sur les églises,
00:35:20je suis assez d'accord
00:35:21avec vous, Valérie.
00:35:22Autant sur le dîner avec Trump,
00:35:24je ne suis pas du tout d'accord.
00:35:25Mais au nom de quoi ?
00:35:25À ce moment-là,
00:35:26on arrête notre diplomatie.
00:35:27On rapatrie nos ambassadeurs
00:35:28parce que ça coûte trop cher.
00:35:29On ferme nos ambassades.
00:35:30On ne fait plus de dîner.
00:35:31Je reprends l'argument
00:35:32d'Alex Darmont.
00:35:35C'est-à-dire ce dîner.
00:35:36Pourquoi ?
00:35:37Dans quel but ?
00:35:38C'est pour ça.
00:35:39Il faut regarder.
00:35:40Vous savez,
00:35:41Deng Xiaoping disait
00:35:42qu'importe
00:35:44que la souris soit...
00:35:46Enfin,
00:35:46la formule de Deng Xiaoping,
00:35:47peu importe finalement
00:35:48la couleur du moment
00:35:49que le chat attrape la souris.
00:35:51Ce que je veux dire,
00:35:51c'est que...
00:35:51Vous pensez vraiment
00:35:52qu'il va l'attraper la souris ?
00:35:53c'est ça le sujet.
00:35:54Est-ce que Emmanuel Macron
00:35:57est capable
00:35:58de monter à Versailles
00:36:00un dîner avec Donald Trump
00:36:01qui va permettre
00:36:02de faire avancer quelque chose ?
00:36:03C'est pas au cours d'un dîner
00:36:04que ça va faire avancer les choses.
00:36:06Vous le savez très bien.
00:36:06C'est ça.
00:36:07Non, mais évidemment,
00:36:08mais c'est derrière ce dîner
00:36:09qu'est-ce qui va se jouer ?
00:36:10Moi, je trouve que c'est symbolique
00:36:11de l'histoire de France,
00:36:12c'est tout.
00:36:13Frédéric ?
00:36:14Alors, je voulais intervenir
00:36:16sur l'accord de paix
00:36:17mais un mot quand même
00:36:19sur le dîner
00:36:19parce que tout est affaire
00:36:20de symboles,
00:36:21effectivement,
00:36:21mais chacun voit les symboles
00:36:22avec son regard,
00:36:24avec sa situation personnelle.
00:36:26Donc, les symboles,
00:36:26on peut leur faire dire
00:36:27tout et n'importe quoi.
00:36:29Maintenant,
00:36:29s'il n'y avait pas ce dîner,
00:36:30s'il n'y avait pas
00:36:31ce maintien de ce niveau
00:36:32de diplomatie,
00:36:33ça permettrait aussi de dire
00:36:34finalement,
00:36:35le président de la République
00:36:36ne compte plus
00:36:37dans le concert international,
00:36:39la France ne pèse plus rien.
00:36:40Donc, en fait,
00:36:40on peut tout dire
00:36:41et je comprends parfaitement
00:36:42le ressenti
00:36:44du coup
00:36:45et du faste
00:36:46que peut représenter
00:36:48un gros événement
00:36:49au château de Versailles
00:36:51mais ça dépend vraiment aussi
00:36:52du prisme de chacun
00:36:54pour regarder le sujet.
00:36:55Sur l'accord de paix,
00:36:56revenons à l'accord de paix.
00:36:57Sur l'accord de paix,
00:36:58je voulais juste dire
00:36:59et ce n'est pas pour dire
00:37:00l'inverse de ce que je disais
00:37:01tout à l'heure
00:37:01sur le fait qu'il fallait
00:37:01s'inquiéter
00:37:02mais je trouvais
00:37:03qu'autour de la table,
00:37:04on était quand même
00:37:06assez optimistes.
00:37:07Alex qui parlait
00:37:09du peuple iranien,
00:37:10je ne suis pas du tout certain
00:37:11que Trump
00:37:13ait le moindre souci
00:37:14du peuple iranien.
00:37:16J'ai juste dit
00:37:17que secrètement
00:37:18il espère pouvoir
00:37:18en sortir vainqueur
00:37:19après si le peuple iranien
00:37:20se soulève.
00:37:21Je ne dis pas
00:37:21que ça l'intéresse.
00:37:22Oui, mais je doute
00:37:24qu'il s'en préoccupe
00:37:25et je suis sur le site
00:37:27de Sud Radio
00:37:27donc mes sources
00:37:29d'informations
00:37:29viennent d'ici
00:37:31et qu'est-ce que je lis
00:37:32que prévoit
00:37:33l'accord de paix ?
00:37:34Que des négociations
00:37:35débuteront dans un délai
00:37:36de 60 jours
00:37:37en vue de parvenir
00:37:38à un accord définitif.
00:37:40Mais ça veut dire
00:37:41qu'on se réjouit un peu vite.
00:37:42En fait,
00:37:42on a juste surtout
00:37:44obtenu la réouverture
00:37:45du détroit d'Hormuz
00:37:46pour des raisons économiques
00:37:48et de business.
00:37:49Maintenant,
00:37:50est-ce qu'il y aura
00:37:50vraiment un accord ?
00:37:51Qu'est-ce qu'il y aura
00:37:52derrière cet accord ?
00:37:52Mais je crois
00:37:53qu'on en est
00:37:53très loin.
00:37:55Dans le pré-accord
00:37:55d'après ce que l'on sait
00:37:56mais c'est sous toute réserve
00:37:58bien évidemment
00:37:59de ce qu'on va découvrir.
00:38:00Et tout ça,
00:38:00excuse-moi Jérôme,
00:38:00ça permet de gagner du temps
00:38:02et ça permet aussi
00:38:02de rapprocher
00:38:04des échanges électoraux
00:38:05de Trump.
00:38:06Ça permet surtout
00:38:06à Donald Trump
00:38:07de prolonger son cessez-le-feu.
00:38:09Donc il n'y a plus
00:38:10de bombardement a priori,
00:38:11il n'y a plus de bombardement
00:38:12pour le moment
00:38:13puisque d'après ce que j'ai lu,
00:38:15le premier article
00:38:16de l'accord,
00:38:17du pré-accord
00:38:18parce que c'est un pré-accord,
00:38:19c'est on arrête la guerre,
00:38:21on arrête
00:38:21et on prolonge
00:38:22le cessez-le-feu.
00:38:23Bon,
00:38:23c'est quand même
00:38:24une bonne nouvelle
00:38:24pour les populations iraniennes
00:38:26qui sont déjà massacrées
00:38:27en interne.
00:38:28Ils se prenaient
00:38:29des tonnes de bombes
00:38:29sur la tête.
00:38:30Ça,
00:38:31ça devrait s'arrêter
00:38:32a priori.
00:38:33C'est pour ça que je dis
00:38:34que c'est une bonne nouvelle.
00:38:36Mais je n'ai pas dit le contraire.
00:38:37J'ai juste dit
00:38:37qu'on est très loin
00:38:38d'un accord en réalité.
00:38:39On commente un accord
00:38:40qui n'existe pas encore.
00:38:41Je suis d'accord avec toi.
00:38:43C'est plutôt
00:38:43une prolongation
00:38:44d'un cessez-le-feu.
00:38:45On arrête le temps
00:38:45à un moment.
00:38:46C'est plutôt une prolongation
00:38:47d'un cessez-le-feu
00:38:48avec peut-être
00:38:49la réouverture
00:38:50d'Orbouz
00:38:51et encore,
00:38:51ce n'est pas certain
00:38:52parce que je ne sais pas
00:38:53ce qu'ont négocié
00:38:54les Iraniens.
00:38:55Ils ont bien envie
00:39:01capoté
00:39:02ce protocole
00:39:05qui n'est effectivement
00:39:06pas du tout
00:39:07un accord de paix.
00:39:08Visiblement,
00:39:09ils n'ont pas été
00:39:12consultés
00:39:12par Trump
00:39:14sur les termes
00:39:15de l'accord.
00:39:15Oui, mais
00:39:16il n'est pas sûr
00:39:17qu'ils obéissent
00:39:18non plus
00:39:20au doigt et à l'œil
00:39:21aux demandes de Trump
00:39:23d'arrêter
00:39:23d'intervenir au Liban.
00:39:25Moi, ce que je veux dire,
00:39:26c'est que
00:39:26simplement les buts
00:39:27de cette guerre
00:39:29provoquée
00:39:30par les Etats-Unis,
00:39:31les buts
00:39:31de cette guerre
00:39:32n'ont jamais été
00:39:35explicitement
00:39:36éclaircis.
00:39:36C'est un des problèmes
00:39:39d'ailleurs.
00:39:40En réalité,
00:39:40quels peuvent-ils être
00:39:42ces buts ?
00:39:42Le changement de régime
00:39:43s'est raté
00:39:44puisqu'on a un régime
00:39:45qui s'est recroquevillé
00:39:47sur lui-même.
00:39:47Non, il y a un changement
00:39:47de régime, pardon.
00:39:49Ce n'est plus les Molas
00:39:49qui dirigent.
00:39:50Alors, c'est pire.
00:39:51Donc, si c'est ça
00:39:52le changement de régime,
00:39:52c'est pire.
00:39:53Ce n'est plus les Molas
00:39:54qui dirigent.
00:39:54Là, vous jouez un peu
00:39:55sur les mots.
00:39:55C'est le même régime
00:39:56qui s'est endurci
00:39:57avec une faction
00:39:58qui est la faction
00:40:00la plus hostile
00:40:01des Etats-Unis
00:40:02qui assoit son pouvoir.
00:40:05Donc, ça,
00:40:05c'est le premier but
00:40:06de guerre.
00:40:06Si c'est ça,
00:40:07c'est raté.
00:40:09Deuxième but de guerre,
00:40:11c'est le nucléaire.
00:40:11Là, justement,
00:40:12ce qu'on voit bien,
00:40:13c'est qu'au fond,
00:40:14là, ils se sont mis d'accord
00:40:15pour ne pas en parler
00:40:15tout de suite
00:40:16et se donner le temps
00:40:17d'en parler.
00:40:18Bon,
00:40:18ces deux principaux buts,
00:40:20ils ne sont pas atteints.
00:40:21Et le problème d'une guerre,
00:40:22c'est que vous avez
00:40:23des buts de guerre
00:40:24puis après,
00:40:24vous avez une réalité
00:40:25de la guerre.
00:40:26Donc, effectivement,
00:40:27oui,
00:40:28les Iraniens sont militairement
00:40:29très affaiblis.
00:40:30Enfin,
00:40:30ils peuvent quand même
00:40:31encore continuer
00:40:31à envoyer un domicile
00:40:32pour montrer
00:40:33qu'ils sont toujours là.
00:40:35Mais surtout,
00:40:36maintenant,
00:40:36la situation de Donald Trump,
00:40:37c'était juste
00:40:39de pouvoir dire
00:40:40j'ai obtenu
00:40:41que le pétrole coule à flot.
00:40:42Mais qui a empêché
00:40:42le pétrole de couler ?
00:40:43Évidemment,
00:40:44c'est lui.
00:40:46Maintenant,
00:40:46je pense que ça peut lui suffire
00:40:47parce que ce n'est pas quelqu'un
00:40:48qui cherche des buts grandioses.
00:40:51Son but,
00:40:51je pense que c'est
00:40:52les mid-terms.
00:40:52C'est-à-dire que
00:40:53le prix de l'essence
00:40:54à la pompe
00:40:55pour les électeurs
00:40:57Maga
00:40:58en novembre
00:40:59n'est pas trop monté
00:41:00pour qu'ils puissent
00:41:01sauver des meubles
00:41:02dans ces élections de mid-terms.
00:41:03Je pense que c'est ça
00:41:04son but, en fait.
00:41:04Il y a aussi un sujet
00:41:05dont on n'a pas parlé.
00:41:06C'est les 23 milliards
00:41:07ou 25 milliards
00:41:08d'avoir Iraniens
00:41:09qui étaient bloqués
00:41:09qui sont en train
00:41:10d'être débloqués
00:41:11puisque,
00:41:12d'après ce que j'ai compris,
00:41:12il y en a 3 ou 4
00:41:13qui sont déjà débloqués
00:41:15de la part du Qatar.
00:41:16Le reste va suivre.
00:41:18Et il y a une négociation
00:41:19qui est faite
00:41:20entre les proxys
00:41:21et l'Iran
00:41:22sur le fait
00:41:23que les 10%
00:41:24de ces avoirs gelés
00:41:26vont revenir au proxy.
00:41:27C'est-à-dire au Hezbollah
00:41:28ou à Hamas
00:41:29ou à ce qu'il en reste
00:41:30et au outil du Yémen.
00:41:32Donc,
00:41:33ça veut dire
00:41:33qu'on va renforcer
00:41:34avec cet accord
00:41:36les bras armés
00:41:37hors Iran
00:41:39de ce régime
00:41:40des Mollah
00:41:41ou des Pazdaran,
00:41:42peu importe.
00:41:43Je ne sais pas
00:41:43ce qu'il est devenu
00:41:44ce régime.
00:41:44Mais en tout cas,
00:41:45il va y avoir
00:41:46des fonds supplémentaires
00:41:48qui vont alimenter encore
00:41:49le conflit
00:41:50contre Israël.
00:41:51C'est contre-productif.
00:41:53Totalement contre-productif.
00:41:54Si c'est le cas,
00:41:54non seulement
00:41:55ce n'est pas une victoire
00:41:56mais c'est une grave défaite.
00:41:57C'est ce que je dis,
00:41:58c'est une grave défaite
00:41:59et c'est une grave défaite
00:42:00pour Israël également.
00:42:02On va se retrouver
00:42:03dans un instant,
00:42:04on va parler laïcité
00:42:05parce que c'est important
00:42:06ce qui s'est passé
00:42:07au conseil municipal
00:42:09d'Evry
00:42:09et effectivement,
00:42:10on rappelle juste
00:42:11pour rester sur les Etats-Unis
00:42:13que le président américain
00:42:14a affirmé que son pays,
00:42:15vous l'avez dit Gilles,
00:42:16n'aurait d'autre choix
00:42:17que d'imposer des droits
00:42:18de douane à 100%
00:42:19sur les vins et champagne français.
00:42:21On va le recevoir
00:42:22avec du vin
00:42:23et du champagne français
00:42:24et d'interdire
00:42:25en plus l'utilisation
00:42:29de l'IA.
00:42:30De toute manière,
00:42:31je crois qu'il ne boit
00:42:32que du coca.
00:42:32Oui, c'est vrai.
00:42:33Et peut-être que le dîner
00:42:34permettra juste
00:42:35de lui faire annuler
00:42:35cette décision.
00:42:37Et a signalé
00:42:38qu'un combattant MMA
00:42:39devant Donald Trump
00:42:40hier,
00:42:41sur la pelouse
00:42:42de la Maison Blanche,
00:42:43a pris le micro
00:42:44et a dit
00:42:44« Michelle Obama
00:42:45est un homme ».
00:42:46Voilà,
00:42:47on est...
00:42:49On n'attendait pas moins
00:42:51de ce spectacle.
00:42:53On se retrouve
00:42:53dans un instant
00:42:54avec vous
00:42:54sur Sud Radio.
00:42:5610h midi,
00:42:57mettez-vous d'accord.
00:42:58Sud Radio.
00:43:00Sud Radio.
00:43:01Le 10h midi,
00:43:03mettez-vous d'accord.
00:43:04Valérie Expert.
00:43:05Alors,
00:43:05je voulais revenir
00:43:06sur cette séquence,
00:43:07ce qui s'est passé
00:43:08à Ivry-sur-Seine
00:43:10vendredi dernier.
00:43:11Je vous propose
00:43:12d'écouter
00:43:13un extrait
00:43:14du conseil municipal,
00:43:15un élu RN,
00:43:16vous allez l'entendre,
00:43:17a interrompu
00:43:18le conseil municipal
00:43:20car une élu
00:43:21que vous entendrez
00:43:21également
00:43:22a décidé
00:43:22d'être porteuse
00:43:24d'un voile,
00:43:25d'un voile islamique
00:43:27et vous entendrez
00:43:28également le maire.
00:43:29Écoutez.
00:43:29Lors de la participation
00:43:30de l'élu local
00:43:31aux réunions
00:43:32de l'organe délibérant
00:43:32et des instances
00:43:33dans lesquelles
00:43:34il a été désigné,
00:43:35ainsi que dans l'exercice
00:43:36de toute fonction
00:43:37de représentation
00:43:38de la collectivité,
00:43:39le port d'un signe
00:43:40ou d'une tenue
00:43:41manifestant ostensiblement
00:43:42une appartance religieuse
00:43:43est interdit.
00:43:44Franchement,
00:43:45j'ai hésité à répondre.
00:43:46J'ai hésité à répondre
00:43:47parce que c'est...
00:43:48Je ne voulais pas
00:43:49me rabaisser en fait
00:43:50après ces propos.
00:43:51Mais bon,
00:43:52en fait,
00:43:52juste tout simplement
00:43:53pour dire que
00:43:54si je suis élu aujourd'hui,
00:43:55c'est pour mes convictions,
00:43:56pour mes engagements
00:43:57et je suis fière
00:43:58d'être ici,
00:43:59d'être élu
00:43:59avec mon voile.
00:44:00Bien,
00:44:00puisque vous refusez
00:44:01d'être placé
00:44:02sous le signe
00:44:03de la laïcité
00:44:03dans ce conseil municipal,
00:44:05vous refusez la la laïcité.
00:44:06C'est bien ça.
00:44:06Donc,
00:44:07on sera placé
00:44:08sous le signe de la croix
00:44:09à chaque conseil municipal
00:44:10dorénavant
00:44:10et que la croix
00:44:12vous bénisse tous,
00:44:13que Dieu vous bénisse
00:44:14et je vais dire
00:44:15un je vous salue Marie d'ailleurs.
00:44:16Je vous salue Marie
00:44:17pleine de grâce.
00:44:18Pour stigmatiser
00:44:19des conseillères municipales
00:44:21de cette assemblée
00:44:22en récitant
00:44:23le je vous salue Marie
00:44:25est une insulte
00:44:26faite à toutes les catholiques
00:44:28de cette ville
00:44:28et à tous les chrétiens.
00:44:31Au nom du règlement intérieur
00:44:33que nous venons de voter,
00:44:35vous venez d'enfreindre
00:44:36toutes les règles.
00:44:38Je vous demande,
00:44:39je vous somme
00:44:40de quitter
00:44:41cette assemblée communale
00:44:42immédiatement.
00:44:43Au regard
00:44:44de la gravité
00:44:45des faits
00:44:46qui viennent de se passer,
00:44:47je me vois
00:44:48dans l'obligation
00:44:49de suspendre
00:44:50immédiatement
00:44:51le conseil municipal
00:44:52et j'en référerai
00:44:54au préfet.
00:44:55Alors,
00:44:56évidemment,
00:44:56ça a beaucoup fait réagir.
00:44:58On a un auditeur,
00:44:59Fabrice en ligne,
00:45:00qui lui voulait
00:45:00réagir justement.
00:45:02Bonjour Fabrice.
00:45:03Bonjour Valérie
00:45:04et bonjour
00:45:05à tous vos chroniqueurs.
00:45:06Donc pour vous,
00:45:08qu'est-ce que vous en pensez ?
00:45:09Est-ce que porter un voile
00:45:10en conseil municipal,
00:45:11c'est bafouer la laïcité ?
00:45:13Totalement.
00:45:14Totalement.
00:45:16Nous sommes une république laïque.
00:45:19Voilà.
00:45:20Tout simplement.
00:45:21Donc je dirais exactement
00:45:22la même chose
00:45:22si c'était une kippa,
00:45:23si c'était une croix.
00:45:24Il n'y a pas de soucis.
00:45:25on est une république laïque.
00:45:28Donc pour moi,
00:45:29les gens élus
00:45:33représentent
00:45:33toute la population,
00:45:35tout le monde,
00:45:35sans distinction
00:45:36ni de couleur,
00:45:38ni de sexe,
00:45:38ni de religion.
00:45:39Donc dès lors,
00:45:42moi je considère
00:45:43que c'est une faute grave
00:45:44et c'est une atteinte
00:45:45aux valeurs de la république laïque.
00:45:47Alors,
00:45:48je ne sais pas,
00:45:50Frédéric Fougera,
00:45:51merci d'avoir appelé.
00:45:52Fabrice, oui ?
00:45:53D'abord,
00:45:53je voudrais rappeler
00:45:54que ça se passe
00:45:55dans la ville d'Ivry-sur-Seine.
00:45:56C'est une grande ville
00:45:57du Val-de-Marne.
00:45:58C'est la banlieue
00:45:59est-sud-est de Paris
00:46:01qui a longtemps été appelée
00:46:02la banlieue rouge.
00:46:04C'est une mairie
00:46:04avec un maire communiste.
00:46:06Nous sommes dans
00:46:06la circonscription
00:46:07de Mathilde Panot,
00:46:08la présidente du groupe
00:46:10LFI
00:46:10à l'Assemblée nationale.
00:46:11Ça donne un contexte.
00:46:12Ça donne aussi
00:46:13éventuellement
00:46:14une ambiance.
00:46:15Maintenant,
00:46:16je pense que
00:46:16ce qu'a fait
00:46:17cet élu
00:46:17du Rassemblement national
00:46:18n'a rien à faire
00:46:19dans un conseil municipal.
00:46:20Mais je pense que
00:46:21c'est exactement
00:46:22ce qu'il voulait dénoncer.
00:46:23Il a demandé
00:46:24qu'il n'y ait pas
00:46:24de signes religieux
00:46:26au conseil municipal.
00:46:27On lui refuse.
00:46:28Alors,
00:46:28par cette provocation
00:46:29un peu forte,
00:46:30mais encore une fois
00:46:32pour le symbole
00:46:32et pour l'image,
00:46:33il a montré
00:46:34que le parallélisme
00:46:36des formes
00:46:36ou la cohérence
00:46:37fait que ce qui est
00:46:38autorisé pour les uns
00:46:39peut l'être pour les autres.
00:46:41Et c'est ce qu'il a
00:46:41réussi son coup,
00:46:42en tout cas.
00:46:43Les élus locaux
00:46:44ne sont pas des agents publics
00:46:45qui ne sont pas
00:46:46soumis à l'obligation
00:46:48stricte
00:46:49et contrairement aux fonctionnaires,
00:46:50ils peuvent
00:46:50retester leur conviction.
00:46:53Donc,
00:46:54on peut s'afficher
00:46:54avec une croix,
00:46:55on peut s'afficher
00:46:55avec une...
00:46:56Non,
00:46:59c'est juste
00:47:00soit l'un,
00:47:01soit l'autre.
00:47:02Mais ce n'est pas
00:47:02telle religion a le droit
00:47:03et telle autre religion
00:47:04n'a pas le droit.
00:47:04C'est une question
00:47:05de cohérence
00:47:06et de parallélisme.
00:47:06Jean-Pierre Denis.
00:47:07Non,
00:47:08mais tout est choquant
00:47:08dans cette histoire
00:47:09et choquant,
00:47:09à mes yeux,
00:47:11le terme est faible.
00:47:12Franchement,
00:47:13moi,
00:47:13j'en ai ras-le-bol.
00:47:14L'instrumentalisation.
00:47:15Premièrement,
00:47:15ce que dit
00:47:16cette jeune femme,
00:47:17elle dit,
00:47:18j'ai été élue,
00:47:19on l'a entendu,
00:47:20elle dit,
00:47:20j'ai été élue
00:47:20en raison de mes convictions
00:47:22et on comprend
00:47:22que ce ne sont pas
00:47:23ses convictions politiques
00:47:24puisqu'elle le dit,
00:47:25elle fait le lien
00:47:25elle-même
00:47:26avec le voile
00:47:27qu'elle porte.
00:47:28Donc,
00:47:28elle dit,
00:47:29au fond,
00:47:29j'ai été élue
00:47:30en raison
00:47:30de mes convictions
00:47:32religieuses.
00:47:32Ça,
00:47:33c'est extrêmement choquant
00:47:34et c'est complètement
00:47:35inacceptable
00:47:35et je pense qu'il n'y a pas
00:47:36beaucoup d'auditeurs
00:47:37à mon avis
00:47:37qui doivent comprendre
00:47:40et soutenir
00:47:41ce genre de position.
00:47:42Quand on fait
00:47:43une campagne électorale,
00:47:44c'est une campagne politique
00:47:46et on n'est pas là
00:47:47pour représenter
00:47:48une conviction religieuse.
00:47:50Moi,
00:47:50je suis catholique,
00:47:52ce n'est pas un secret
00:47:52mais je suis tout aussi choqué,
00:47:55évidemment,
00:47:55comme je suis chrétien,
00:47:56j'ai envie de balayer
00:47:57devant ma porte,
00:47:58donc je suis tout aussi choqué
00:47:59par cette instrumentalisation
00:48:00d'une prière
00:48:02qui est juste
00:48:03l'une des prières
00:48:04les plus importantes
00:48:05de la religion catholique
00:48:07et l'utiliser
00:48:08de cette façon
00:48:09un petit peu...
00:48:10Moi,
00:48:11je trouve ça irrespectueux
00:48:12vis-à-vis de la religion
00:48:14catholique.
00:48:14Donc,
00:48:15finalement,
00:48:15on a une jeune femme
00:48:17qui est une musulmane
00:48:18qui affiche
00:48:20ses convictions religieuses,
00:48:21elle dit qu'elle est là
00:48:22pour ça,
00:48:23c'est irrespectueux
00:48:25de la République,
00:48:26me semble-t-il,
00:48:27et on a quelqu'un
00:48:28qui dit
00:48:29je vous salue Marie
00:48:30parce que comme ça
00:48:31vous allez réagir
00:48:33et pour moi,
00:48:34c'est irrespectueux
00:48:34du christianisme.
00:48:36Vous avez raison.
00:48:37Mais c'était sa façon
00:48:38de dénoncer.
00:48:39C'était pas du gros élytisme.
00:48:41C'est un support
00:48:41de l'instrumentalisation
00:48:42de la religion.
00:48:43En mars dernier,
00:48:44le tribunal administratif
00:48:45de Dijon
00:48:46a validé
00:48:47le référé,
00:48:49a validé
00:48:49en référé,
00:48:50pardon,
00:48:50le règlement intérieur
00:48:51de la ville
00:48:51de Chalon-sur-Saône,
00:48:52ville de Gilles-Platré,
00:48:53qui interdit
00:48:54les signes religieux
00:48:55ostensibles
00:48:56en séance
00:48:57tenues neutres
00:48:58exigées.
00:48:59C'est une première.
00:49:00Le juge a considéré
00:49:01que la liberté de conscience
00:49:02doit se concilier
00:49:03avec la laïcité.
00:49:05Non,
00:49:05moi,
00:49:05je suis d'accord
00:49:07avec ce qu'a entrepris
00:49:09Gilles-Platré
00:49:10à Chalon
00:49:11et le jugement
00:49:12lui a donné raison
00:49:13et c'est une jurisprudence
00:49:14très importante.
00:49:15Pourquoi ?
00:49:16Parce qu'il y a
00:49:16tout un tas de maires
00:49:17et notamment celui d'Ivry
00:49:18dans ce cas particulier
00:49:19qui nous dit
00:49:20mais mon règlement intérieur
00:49:21je ne peux pas le modifier.
00:49:22Un,
00:49:22il peut le modifier.
00:49:23Deux,
00:49:24il peut faire en sorte
00:49:25qu'il n'ait pas d'élu
00:49:26voilé.
00:49:27Parce que le fait générateur
00:49:28c'est quand même ça.
00:49:29Après,
00:49:29la réaction
00:49:29du responsable
00:49:31du rassemblement,
00:49:32enfin de l'élu
00:49:32du rassemblement national
00:49:34est totalement
00:49:35à côté de la plaque.
00:49:36Enfin bref,
00:49:36je ne vais pas commenter là-dessus
00:49:37mais le fait générateur
00:49:38c'est dans un conseil municipal
00:49:40où les gens sont élus
00:49:41et quand vous êtes élu
00:49:42vous représentez
00:49:43la totalité
00:49:44de la population.
00:49:46Vous ne vous représentez pas
00:49:46vos convictions
00:49:47ni religieuses,
00:49:49politiques bien sûr
00:49:50mais pas religieuses.
00:49:51Donc,
00:49:51il faut une neutralité
00:49:52et le règlement intérieur
00:49:54le permet.
00:49:55Donc,
00:49:56le maire d'Ivry
00:49:56il est aussi en faute
00:49:57parce qu'il savait très bien
00:49:59que son règlement intérieur
00:50:00permettait
00:50:01d'avoir une femme voilée
00:50:03dans ses élus
00:50:04et il ne l'a pas modifié.
00:50:05Donc,
00:50:05il a accepté
00:50:06le fait
00:50:07qu'une femme voilée
00:50:08puisse,
00:50:09puisque le règlement intérieur
00:50:10l'autorisait,
00:50:12puisse siéger
00:50:13en conseil municipal
00:50:14voilé.
00:50:15Moi,
00:50:15je trouve ça
00:50:15parfaitement scandaleux.
00:50:17Je trouve que
00:50:17le règlement intérieur
00:50:18doit permettre
00:50:20d'interdire ça
00:50:21et il y a un certain nombre
00:50:22de maires
00:50:22du centre,
00:50:24de droite
00:50:24comme de gauche
00:50:25parce qu'il y a aussi
00:50:25des gens de droite
00:50:26qui tolèrent ça.
00:50:27eh bien,
00:50:28c'est absolument
00:50:29intolérable
00:50:30et ils doivent modifier
00:50:31leur règlement intérieur
00:50:32pour interdire ça
00:50:33et on n'aura pas
00:50:34ce genre de délire
00:50:36complètement hallucinant
00:50:37qu'on vient de connaître
00:50:38à Ivry.
00:50:39Alex,
00:50:40Normand ?
00:50:41Tout ce qui est dit
00:50:42est vrai.
00:50:43Maintenant,
00:50:44moi,
00:50:44ce qui me choque
00:50:44par-dessus tout
00:50:45dans cette histoire,
00:50:46c'est le fait
00:50:46que ces deux élus
00:50:47se servent de la laïcité
00:50:48comme une arme,
00:50:49pas comme une valeur.
00:50:51Ils s'attaquent
00:50:52l'un et l'autre
00:50:53pour monter,
00:50:54faire de la surenchère
00:50:55et pour choquer
00:50:55et pour parler
00:50:56d'un sujet
00:50:57qui est important
00:50:57qui sans doute
00:50:58est l'un des sujets
00:50:59les plus importants
00:51:00qui sera sans doute
00:51:00un sujet primordial
00:51:02pendant la campagne électorale
00:51:03c'est la laïcité.
00:51:04Mais aujourd'hui,
00:51:05aujourd'hui,
00:51:06dans notre pays,
00:51:08on a le droit
00:51:09de venir voiler
00:51:09dans un conseil municipal.
00:51:11Alors,
00:51:11ça a été changé
00:51:12à Chalons-sur-Saône.
00:51:13Oui.
00:51:13Ok ?
00:51:14C'est pour ça que j'appelle
00:51:14tous les règlements
00:51:15intérieurs à changer.
00:51:16mais aujourd'hui,
00:51:17cet élu du Rassemblement National
00:51:19n'a pas à faire ça.
00:51:20Il n'a pas à faire ça.
00:51:21On est d'accord.
00:51:22Il peut demander.
00:51:22Je l'ai dit.
00:51:23Voilà.
00:51:23Mais donc,
00:51:24à partir de là,
00:51:24il a tort.
00:51:26Il a tort.
00:51:26Non mais c'est pas lui
00:51:27qui est en cause,
00:51:28c'est elle qui est en cause.
00:51:28Non mais je ne dis pas
00:51:29qu'elle a raison.
00:51:29Le fait générateur,
00:51:30c'est le fait qu'elle soit
00:51:31venue voiler.
00:51:31Non mais je dis simplement
00:51:32que les conseillers municipaux
00:51:33ne sont pas des agents publics.
00:51:35Ils ne représentent pas l'État,
00:51:36ils représentent le peuple.
00:51:37Non.
00:51:38Sauf que c'est une problématique
00:51:41intéressante.
00:51:41Je suis d'accord avec vous.
00:51:42S'il n'avait pas fait ça,
00:51:44et comme l'a dit
00:51:45Jean-Pierre Denis,
00:51:45peut-être de façon
00:51:48choquante,
00:51:48le fait d'instrumentaliser
00:51:49la religion,
00:51:50on n'en parlerait pas.
00:51:50Quand vous êtes élu,
00:51:51vous représentez
00:51:52la totalité de la population.
00:51:53Vous l'avez dit.
00:51:54Donc vous ne représentez pas
00:51:55une catégorie de la population.
00:51:57Vous n'êtes pas là
00:51:58parce que vous êtes musulmane,
00:51:59juif ou catholique.
00:52:01Qu'est-ce que c'est
00:52:01que cette conception
00:52:02de la société française ?
00:52:04C'est une conception
00:52:05de la société française
00:52:06à l'anglo-saxonne.
00:52:07C'est une dérive communautariste.
00:52:09Mais vous savez,
00:52:09Gilles Platret nous a raconté
00:52:11qu'il n'y a pas plus loin
00:52:12que 15 jours,
00:52:12il avait un mariage à célébrer
00:52:14où l'homme a demandé
00:52:15à ce que Gilles Platret
00:52:17le maire ne lui serre pas la main.
00:52:19Lui, il a refusé
00:52:20de l'épouse, oui.
00:52:22Parce qu'il était considéré
00:52:24comme impur.
00:52:24Pour reprendre votre expression,
00:52:26le fait générateur
00:52:27du fait générateur,
00:52:29c'est la composition
00:52:30de la liste au municipal
00:52:33et un candidat
00:52:34qui choisit
00:52:35de mettre sur sa liste
00:52:36de manière extrêmement visible
00:52:39des femmes voilées.
00:52:40C'est un choix politique.
00:52:41C'est un choix politique.
00:52:42Et d'ailleurs,
00:52:42il l'assume en tant que tel
00:52:43comme un choix politique.
00:52:45Et ce choix politique
00:52:47provoque
00:52:48cette réaction
00:52:49tout aussi politique,
00:52:50même encore plus politique.
00:52:51C'est pour ça que je dis
00:52:52que c'est choquant.
00:52:54L'attitude de cette femme
00:52:56est choquante
00:52:56sur le point
00:52:58strictement républicain.
00:52:58Mais la réaction
00:52:59est choquante
00:53:00sur le point religieux.
00:53:01Cette prière,
00:53:02le Je vous le salue Marie,
00:53:03elle est très importante
00:53:03pour beaucoup de gens
00:53:04qui n'ont pas envie
00:53:05qu'on la mélange
00:53:06à de la politique.
00:53:07Vous voyez,
00:53:07ce n'est pas du tout
00:53:08un sujet...
00:53:09On ne peut pas en faire
00:53:10n'importe quoi non plus
00:53:11d'ailleurs,
00:53:11ça affaiblit complètement
00:53:13le raisonnement
00:53:13de l'élu du Rassemblement
00:53:15National.
00:53:15Parce que s'il n'avait pas
00:53:16fait ça,
00:53:16il était dans son bon droit
00:53:18de demander effectivement
00:53:19une modification
00:53:20du règlement intérieur.
00:53:21il en serait sorti grandi.
00:53:23Bien sûr.
00:53:24Oui, comme a fait Gilles Piatray.
00:53:25Mais il aurait bien fait
00:53:26de buzz.
00:53:26Vous voyez,
00:53:26le souci,
00:53:27c'est qu'on a un problème
00:53:29aujourd'hui,
00:53:30on le sait,
00:53:30de laïcité.
00:53:31On le sait aussi,
00:53:32il faut le dire,
00:53:33que les musulmans
00:53:33sont beaucoup plus scrutés
00:53:35par rapport à cette question.
00:53:37Quelquefois vraiment
00:53:38à tort,
00:53:38pardon de le dire,
00:53:39c'est la vérité,
00:53:40c'est la communauté
00:53:41qui est la plus ciblée
00:53:41quand on parle de laïcité.
00:53:43Et pourquoi ?
00:53:44Mais pourquoi ?
00:53:45Je veux dire pourquoi.
00:53:45C'est parce que
00:53:46les règles ne sont plus
00:53:47adaptées aujourd'hui.
00:53:48On devrait mettre
00:53:49les mêmes règles
00:53:49pour tout le monde.
00:53:50On devrait effectivement
00:53:51changer toutes les règles
00:53:52pour les conseillers municipaux
00:53:54dans toutes les villes.
00:53:55Mais on ne le fait pas.
00:53:56Donc la loi
00:53:57est libre interprétation
00:53:58pour tout le monde.
00:53:59Voilà, c'est tout.
00:53:59Malheureusement.
00:54:02On se retrouve
00:54:03dans un instant
00:54:04avec vous
00:54:05et on va évoquer
00:54:06le bac
00:54:07encore une fois
00:54:08avec vous
00:54:09Jean-Pierre Denis
00:54:10et puis Emmanuel Macron
00:54:11qui sera au 13h de TF1.
00:54:13A tout de suite.
00:54:1410h midi,
00:54:15mettez-vous d'accord.
00:54:16Sud Radio.
00:54:20Sud Radio.
00:54:21Le 10h midi,
00:54:22mettez-vous d'accord.
00:54:23Valérie Expert.
00:54:24Allez, on continue.
00:54:25D'autres sujets
00:54:26qui ont retenu
00:54:27votre attention
00:54:28aux uns et aux autres.
00:54:30Jean-Pierre,
00:54:31aujourd'hui,
00:54:32le bac,
00:54:32le bac philo
00:54:34et le ministre
00:54:35de l'éducation
00:54:36a fait une déclaration
00:54:38qui vous a
00:54:38un peu
00:54:41estomaqué.
00:54:42Oh, estomaqué.
00:54:43Vous savez,
00:54:43il y a pas mal
00:54:44d'enseignants
00:54:44qui aiment bien
00:54:45Édouard Geffray,
00:54:46le ministre
00:54:46de l'éducation nationale.
00:54:47Il faut rappeler son nom
00:54:48parce qu'il a une qualité
00:54:51majeure
00:54:52par rapport à ses prédécesseurs.
00:54:53Je vous le donne en mille.
00:54:54Il a dit qu'il ne ferait pas de loi.
00:54:55Ça, c'est déjà pas mal.
00:54:57Il ne ferait pas de loi
00:54:57pour un ministre
00:54:58de l'éducation nationale.
00:54:59C'est déjà une bonne chose.
00:55:01Mais alors du coup,
00:55:01évidemment,
00:55:02s'il ne fait pas de loi,
00:55:03il veut quand même
00:55:03un peu faire parler de lui.
00:55:05Donc,
00:55:05qu'est-ce qu'il peut faire ?
00:55:06Il a déclaré
00:55:07qu'il n'y aurait plus
00:55:08d'épreuves du bac
00:55:09l'après-midi
00:55:10parce qu'il fait trop chaud.
00:55:11C'est le réchauffement climatique.
00:55:13J'ai découvert d'ailleurs
00:55:13que c'était d'ailleurs
00:55:14déjà assez largement le cas.
00:55:16Il y a beaucoup d'épreuves
00:55:17qui sont le matin
00:55:18et pour le brevet des collèges aussi.
00:55:21Mais moi,
00:55:22ça m'a laissé un petit peu songeur
00:55:23parce que je me suis dit
00:55:24que face au réchauffement climatique,
00:55:26je croyais bêtement
00:55:27qu'on allait aménager
00:55:28les salles de classe,
00:55:29qu'on allait lancer un plan
00:55:30d'adaptation de climatisation.
00:55:32Parce qu'il n'y a pas
00:55:32que les épreuves du bac.
00:55:34Les élèves,
00:55:34ils ont cours l'après-midi.
00:55:36Donc,
00:55:37pour de la com,
00:55:38là,
00:55:38c'est vraiment de la com
00:55:39pour la com.
00:55:39Mais derrière,
00:55:40il y a un vrai sujet,
00:55:41évidemment.
00:55:42C'est comment on fait
00:55:43face au réchauffement climatique.
00:55:44On a des établissements
00:55:45qui sont souvent
00:55:46complètement inadaptés.
00:55:48Alors,
00:55:48dire qu'on ne passera pas
00:55:49les épreuves l'après-midi,
00:55:50c'est quand même un peu juste
00:55:51pour se moquer du monde.
00:55:53Mais au moins,
00:55:53il n'y a pas de loi.
00:55:55C'est de la com, Frédéric ?
00:55:56C'est gentil.
00:55:56C'est de la com, oui.
00:55:57Oui, ça ressemble à de la com.
00:55:58Ça n'a pas grand intérêt,
00:55:59effectivement.
00:56:00Mais c'est bien de le souligner
00:56:01parce que les gens
00:56:01travaillent tous les jours,
00:56:02tous les matins et après-midi.
00:56:04Donc,
00:56:05pourquoi juste pour des épreuves ?
00:56:07Pour exister médiatiquement,
00:56:09peut-être ?
00:56:09Pour aller dans le sens
00:56:10de ce qui a été dit à l'instant,
00:56:12quand on regarde
00:56:13l'enveloppe budgétaire
00:56:14qui a été consacrée
00:56:15au fond vert,
00:56:16vous savez,
00:56:18elles sont passées
00:56:19de 3 milliards d'euros
00:56:20à 1,5 milliard d'euros.
00:56:21Et puis,
00:56:23en 2026,
00:56:24à 800 millions d'euros.
00:56:25Et l'année prochaine,
00:56:26vraisemblablement 400.
00:56:27Donc,
00:56:27ça veut dire que
00:56:29en parallèle
00:56:30des déclarations
00:56:31qui sont faites en disant
00:56:32oui,
00:56:32il faut végétaliser,
00:56:33il faut faire en sorte
00:56:35que tout ça
00:56:36thermiquement
00:56:37fonctionne mieux,
00:56:38qu'on isole,
00:56:39etc.
00:56:40Ce qui permettait
00:56:41d'isoler,
00:56:42ce qui permettait
00:56:43de végétaliser
00:56:43est réduit
00:56:44à la portion congrue.
00:56:46Voilà,
00:56:46donc ces deux poids,
00:56:47deux mesures,
00:56:47alors,
00:56:48les gens ne le savent
00:56:49peut-être pas,
00:56:49mais voilà,
00:56:51une incohérence encore
00:56:52entre la communication,
00:56:55ce qui est dit
00:56:55et ce qui est fait,
00:56:57en fait,
00:56:57budgétairement.
00:56:59Alex,
00:57:00ça vous...
00:57:01un sujet...
00:57:02Non,
00:57:03mais c'est effectivement
00:57:05que de la com'.
00:57:06C'est un sujet
00:57:07beaucoup plus vaste,
00:57:08effectivement,
00:57:08on l'a vu avec...
00:57:10Après,
00:57:10le fait que le fond vert
00:57:11est diminué,
00:57:12malheureusement,
00:57:13c'est la suite logique
00:57:14des choses,
00:57:14ce n'est plus la priorité
00:57:15des Français.
00:57:16On le voit dans
00:57:16toutes les enquêtes,
00:57:17malheureusement,
00:57:18l'écologie
00:57:19et le réchauffement climatique,
00:57:21les adaptations à cela,
00:57:23directement en tout cas,
00:57:24parce qu'indirectement,
00:57:25ça reste quand même
00:57:26l'une des priorités
00:57:27sans qu'ils le sachent,
00:57:28ce n'est plus la priorité
00:57:29des politiques et d'autres.
00:57:30Mais là,
00:57:31c'est des actions de terrain.
00:57:32Je sais.
00:57:32Ce n'est pas du tout
00:57:33des élucubrations d'écologistes.
00:57:35Mais ça ne devrait même pas
00:57:36rentrer dans le fond vert,
00:57:37ce genre de choses.
00:57:38C'est du concret.
00:57:39L'adaptation des salles de classe
00:57:41ou des écoles,
00:57:41ça ne devrait même pas
00:57:42rentrer dans le fond vert.
00:57:43Ça devrait être au budget
00:57:44de l'éducation nationale.
00:57:45C'est une question
00:57:46de santé publique aussi.
00:57:47Complètement.
00:57:48Pardon,
00:57:49mais malheureusement,
00:57:50on arrive à la fin
00:57:51de 10 ans de...
00:57:52Mais ça,
00:57:52ça touche les gens.
00:57:54Oui,
00:57:54complètement.
00:57:54C'est un sujet
00:57:55qui les concerne.
00:57:56On arrive à la fin
00:57:57de 10 ans de macronisme
00:57:58où on a l'impression
00:57:59que rien n'a été fait.
00:58:00On verra le bilan
00:58:01parce que souvent,
00:58:01le bilan,
00:58:02vous le tirez
00:58:03bien après le passage
00:58:03d'un président de la République
00:58:04ou de responsables politiques.
00:58:07Mais ce qui est certain,
00:58:08c'est qu'on se retrouve
00:58:09aujourd'hui
00:58:09avec beaucoup de Français
00:58:11qui se plaignent,
00:58:13et c'est normal,
00:58:14de manque de moyens
00:58:15un peu partout.
00:58:16On a parlé de la justice
00:58:17la semaine dernière.
00:58:18Là,
00:58:18on parle effectivement
00:58:19de manque de moyens
00:58:20dans l'éducation nationale.
00:58:22Peut-être que finalement,
00:58:24je disais que le thème
00:58:24de la campagne,
00:58:25ce serait la laïcité,
00:58:25ça en sera un.
00:58:26Mais peut-être qu'aussi,
00:58:27il faudrait inventer un modèle.
00:58:29Et je pense que tant que
00:58:30les candidats,
00:58:32que ceux qui prétendent
00:58:33à la fonction suprême
00:58:34ne se posent pas
00:58:35la réelle question
00:58:35et ne veulent pas mettre,
00:58:36et je ne sais pas
00:58:37qui va le faire d'ailleurs
00:58:37quand vous voyez
00:58:38les candidats aujourd'hui,
00:58:39ne veulent pas mettre
00:58:39les mains dans le fait
00:58:40qu'il faut peut-être
00:58:41proposer un nouveau système
00:58:42aux Français,
00:58:43tout ce qu'on énumère
00:58:44maintenant
00:58:45ne sera pas résolu.
00:58:47Alors,
00:58:48avec vous,
00:58:49vous voulez,
00:58:49non,
00:58:50pas spécialement Frédéric,
00:58:52je crois.
00:58:53Non,
00:58:53non,
00:58:53moi,
00:58:53j'ai parfois le sentiment
00:58:55que tous nos malheurs
00:58:56datent d'il y a dix ans,
00:58:57que tellement de choses
00:58:59ont été faites avant.
00:59:00Et je pense beaucoup
00:59:02à ceux qui se battent
00:59:03pour occuper
00:59:03la fonction suprême demain
00:59:04et qui se prendront
00:59:06toutes les critiques
00:59:07dans les années à venir
00:59:08pour exactement
00:59:09les mêmes raisons.
00:59:10C'est très courageux
00:59:12de vouloir occuper
00:59:13cette fonction demain.
00:59:15Pourtant,
00:59:15ils sont nombreux.
00:59:16Oui,
00:59:16ils sont nombreux.
00:59:17C'est ça qui est surprenant.
00:59:18On en a un de plus.
00:59:20Vous vouliez revenir
00:59:21sur l'intervention
00:59:22d'Emmanuel Macron
00:59:23aujourd'hui
00:59:23au 13h de TF1.
00:59:25Choix symbolique
00:59:26s'il en est.
00:59:27Alors oui,
00:59:28ce n'est pas pour tomber
00:59:28une fois de plus
00:59:29dans la facilité
00:59:30de taper sur le président
00:59:30de la République
00:59:31mais c'est vrai
00:59:32qu'il y a deux façons
00:59:34de faire de la communication.
00:59:35Il y a privilégier
00:59:37l'annonce des faits
00:59:38ou privilégier
00:59:39l'effet d'annonce.
00:59:41C'est vrai que le politique
00:59:41a plutôt tendance
00:59:42à privilégier
00:59:43l'effet d'annonce
00:59:44et j'ai le sentiment
00:59:45que cette intervention
00:59:46au journal de 13h,
00:59:47en fait je ne comprends pas
00:59:48pourquoi avant un sommet
00:59:50on vient dans un JT
00:59:51en plus celui
00:59:52de la mi-journée
00:59:53qui est plutôt
00:59:54très populaire
00:59:55qui est plutôt
00:59:56axé sur les questions
00:59:58du quotidien
00:59:58de préoccupation
00:59:59quotidienne des Français.
01:00:01Quel est l'intérêt
01:00:02et l'objet
01:00:03de cette présence médiatique
01:00:04ce midi ?
01:00:05Qu'est-ce que le président
01:00:06de la République
01:00:06peut vouloir annoncer ?
01:00:08Est-ce qu'il va annoncer
01:00:09l'ordre du jour
01:00:10de ce G7
01:00:11puisque aucune décision
01:00:12n'a été prise ?
01:00:13Il a déjà par ailleurs
01:00:14déjà communiqué
01:00:14en vidéo
01:00:15sur les réseaux
01:00:18sur cet ordre du jour
01:00:19sur ces objectifs
01:00:20qui sont très flous
01:00:21c'est parler des déséquilibres
01:00:23du monde
01:00:23des crises
01:00:24de l'Iran
01:00:25du soutien au Liban
01:00:26de la réouverture
01:00:27du détroit d'Hormuz
01:00:28donc j'ai un peu l'impression
01:00:29que ça va être une occupation
01:00:30médiatique pour rien
01:00:30je trouve ça dommage
01:00:32je préfère que la parole
01:00:33présidentielle
01:00:34soit un peu plus réservée
01:00:36et plus utile
01:00:37et peut-être qu'elle serait
01:00:37aussi plus forte
01:00:38dans ce cas-là.
01:00:39Parler de l'Iran
01:00:40je trouve que c'est
01:00:41c'est justifié
01:00:42Non mais tout est justifié
01:00:43mais pour dire quoi ?
01:00:45C'est pour dire quoi ?
01:00:45Non mais lui
01:00:45il a sûrement des informations
01:00:46qu'on n'a pas
01:00:47en tout cas je le souhaite
01:00:48puisqu'il est président
01:00:48de la République
01:00:49sinon ce serait grave
01:00:50donc il a peut-être
01:00:51des annonces à faire
01:00:52moi je ne sais pas
01:00:52j'ai le bénéfice du doute
01:00:54je ne suis pas aussi
01:00:55haro sur Macron
01:00:56que vous l'êtes
01:00:57je préférais qu'il intervienne
01:00:59après qu'avant
01:01:00je m'interroge
01:01:01Il y a un accord
01:01:02tout le monde s'exprime
01:01:03un protocole d'accord
01:01:05tout le monde s'exprime
01:01:06sur le protocole d'accord
01:01:08Trump c'est matin
01:01:08midi et soir
01:01:09et c'est toutes les 5 minutes
01:01:10qui s'expriment
01:01:12bon voilà
01:01:12que le président
01:01:13Ce n'est pas forcément
01:01:14un exemple à suivre
01:01:15Non non je ne dis pas
01:01:16que c'est un exemple à suivre
01:01:17mais le président
01:01:18de la République française
01:01:19qui s'exprime
01:01:19si c'est ça
01:01:21sur le protocole d'accord
01:01:22concernant l'Iran
01:01:23moi ça ne me paraît pas
01:01:24extravagant
01:01:25Alors Marianne nous dit
01:01:26tous les malheurs
01:01:26ne sont pas là
01:01:27depuis 10 ans bien sûr
01:01:28mais Macron a su magnifier
01:01:29et exacerber le mauvais
01:01:30Non mais
01:01:32je pense que
01:01:33ça me paraît
01:01:34évidemment c'est un
01:01:35bon on a le droit
01:01:36de penser ça
01:01:37mais moi ce qui me frappe
01:01:39c'est plutôt que
01:01:39quand il est arrivé
01:01:41il est arrivé sur l'idée
01:01:42qu'il mettait en avant
01:01:43le meilleur justement
01:01:44Donc il y a eu une promesse
01:01:46il y a eu un imaginaire
01:01:48qui a été déployé
01:01:50il y a eu son intronisation
01:01:52non pas à Versailles
01:01:53mais dans la Cour du Louvre
01:01:54il y avait un côté
01:01:56optimiste
01:01:57positif
01:01:58et voilà
01:01:59et aujourd'hui
01:01:59on en est
01:02:0110 ans après
01:02:02il n'en reste plus
01:02:03grand chose
01:02:04c'est vrai
01:02:07je ne dis pas
01:02:07que c'est lui
01:02:08qui est responsable
01:02:09de tous les malheurs du monde
01:02:10mais il est arrivé
01:02:10en nous disant
01:02:11effectivement
01:02:11qu'il allait mettre fin
01:02:12aux millefeuilles territoriales
01:02:14à tout ce côté administratif
01:02:15il avait une réforme
01:02:16une réforme
01:02:17qui était clé
01:02:17c'était la réforme des retraites
01:02:18même ça
01:02:19il n'a pas réussi
01:02:20à tenir
01:02:21alors qu'on avait besoin
01:02:22de ses moyens de financement
01:02:23et c'est aussi pour ça
01:02:24que je dis
01:02:25qu'aujourd'hui
01:02:26il a augmenté
01:02:27les moyens de la justice
01:02:27ça a été le premier président
01:02:28à le faire
01:02:29depuis 30 ans
01:02:312 ou 3 mois après
01:02:32il est revenu
01:02:33au niveau initial
01:02:33de ses moyens
01:02:34parce qu'il fallait
01:02:35équilibrer le budget ailleurs
01:02:36il n'y a jamais eu
01:02:37vraiment de cohérence
01:02:38c'est tout ce que je dis
01:02:39et je dis simplement
01:02:40qu'aujourd'hui
01:02:40les français se plaignent
01:02:41légitimement
01:02:42du fait que
01:02:43depuis 10 ans
01:02:43ils n'ont pas l'impression
01:02:44que leur vie s'est améliorée
01:02:45voire même
01:02:46dans le sens inverse
01:02:47ça s'est peut-être dégradé
01:02:47et puis il voulait
01:02:48casser la gauche et la droite
01:02:49et il a ramené
01:02:50l'extrême droite
01:02:51et l'extrême gauche
01:02:52au pouvoir
01:02:53sur l'échiquier politique
01:02:55mais on verra
01:02:55on fera le bilan
01:02:56dans 15 ans
01:02:56parce que c'est comme ça
01:02:57qu'on fait le bilan
01:02:58on peut en parler
01:02:58parce que
01:02:59c'est pas Macron
01:03:00qui a ramené Le Pen
01:03:01au deuxième tour
01:03:02en 2002
01:03:02il ne faut quand même
01:03:02pas exagérer
01:03:03non mais
01:03:04c'était pas exactement
01:03:05la même situation
01:03:06non c'était pas le niveau
01:03:07et vous n'aviez pas
01:03:08Mélenchon
01:03:09au niveau
01:03:10est-ce que c'est Macron
01:03:12qui a ramené Mélenchon
01:03:13moi je ne suis pas sûr
01:03:14je pense qu'il y a
01:03:15un problème à gauche
01:03:16avec le parti socialiste
01:03:18qui s'est écrasé
01:03:19depuis des années
01:03:20on aura l'occasion
01:03:21je pense
01:03:22de redébattre
01:03:23de ce sujet
01:03:23Perico
01:03:24les gaz
01:03:25vient d'arriver
01:03:25dans ce studio
01:03:26de retour
01:03:26monsieur Macron
01:03:26nous a quand même donné
01:03:27deux opportunités
01:03:28de voter pour le RN
01:03:30avec de gros scores
01:03:31je ne défends pas
01:03:32Macron
01:03:32vous savez très bien
01:03:34j'ai pris ma liberté
01:03:35avec lui
01:03:35c'est pas ça
01:03:36qu'il s'est engagé
01:03:36à réduire les causes
01:03:39et il les a multipliées
01:03:40par 10
01:03:40mais après ça
01:03:41il est formidable
01:03:42vous êtes de retour
01:03:42de la mode de vrôtre
01:03:43je n'ai jamais dit
01:03:43qu'il était formidable
01:03:44je ne vous l'ai pas fait dire
01:03:46je suis un peu tacle
01:03:50des sujets qui ne fâchent pas
01:03:52le sport est-il
01:03:53le cache-misère
01:03:53des gloires perdues
01:03:54de la France
01:03:55je verrai ça
01:03:56avec Jean-Baptiste Guégan
01:03:58qui a écrit
01:03:58la géopolitique du sport
01:03:59est-ce qu'on a plus
01:04:00que le football
01:04:01pour faire cocorico
01:04:02parce que sur le reste
01:04:02c'est pas évident
01:04:03qui a peur de dénoncer
01:04:05l'antisémitisme
01:04:05c'est dangereux maintenant
01:04:06de dénoncer l'antisémitisme
01:04:07on pourrait après
01:04:08être comme quelqu'un de droite
01:04:09puisque l'antisémitisme
01:04:10est un petit peu à la mode
01:04:11et j'en discuterai
01:04:12avec Laurent Fragerman
01:04:13qui est l'initiateur
01:04:14de la tribune
01:04:15dans l'Ibée
01:04:16où voilà
01:04:16on a dit attention
01:04:17il y a des ceux
01:04:18qui ne vont pas franchir
01:04:18la tragédie iranienne
01:04:21et surtout
01:04:22la chute hypothétique
01:04:24du régime des Mollah
01:04:25peut-il constituer
01:04:27un jour
01:04:27un danger
01:04:28pour l'accident
01:04:28et la France
01:04:29je verrai ça
01:04:30avec Michel Fayard
01:04:31qui a écrit
01:04:32Fayad
01:04:32Fayad
01:04:33chez Fayad
01:04:34qui a écrit
01:04:34voilà
01:04:35un livre sur
01:04:37la suite
01:04:39le monde de demain
01:04:40et puis je dirai
01:04:42un petit mot
01:04:42sur monsieur
01:04:43monsieur le cornu
01:04:44qui a préféré
01:04:46le déshonneur
01:04:47au casseur
01:04:47pour reprendre
01:04:48la France
01:04:48de Churchill
01:04:49et maintenant
01:04:50ça y est
01:04:50on a compris
01:04:51donc on fait
01:04:52des lois courageuses
01:04:53un peu tard
01:04:54très beau programme
01:04:55à suivre
01:04:56donc Perico Légas
01:04:57et nous on se retrouve
01:04:57demain
01:04:58très bonne journée
01:04:58sur Sud Radio
Commentaires