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  • il y a 2 jours
Mettez vous d'accord avec Sophie De Menthon, Alexandra Szpiner, Philippe Coy, Gilles Platret

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-16##

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00:00:0010h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:03Et nous continuons de débattre dans ce 10h midi, nous commentons l'actualité 0826 300 300, vous connaissez le numéro,
00:00:10pour réagir au sujet que nous allons évoquer aujourd'hui autour de ces micros.
00:00:15Sophie de Menton, chef d'entreprise, présidente du mouvement éthique.
00:00:18Bonjour !
00:00:19Bonjour Sophie, réussir c'est possible est paru aux éditions FAYA, vous pourriez éteindre votre portable.
00:00:25Mais c'est fait, Gilles me l'a éteint.
00:00:29Alexandre Ospiner, vous êtes enseignante, déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France.
00:00:34Vous avez vu ce matin, on nous annonce que les postes d'enseignants commencent à être pourvus.
00:00:39Ça fait du bien, ça fait plaisir de l'entendre.
00:00:41Philippe Coye, bonjour, journaliste, vice-président de la CPME, et Gilles Plattray, maire de Chalon-sur-Saône, bonjour à vous.
00:00:50Les réseaux sociaux dépassent désormais les médias traditionnels,
00:00:55c'est un vrai virage.
00:00:57Aujourd'hui, les gens s'informent désormais sur les réseaux sociaux.
00:01:03Dans le même état d'esprit, dans la même veine, Emmanuel Macron hier a dit vouloir interdire les réseaux sociaux
00:01:09aux mineurs.
00:01:10Et puis la loi anti-casseurs.
00:01:12Enfin, le casseur payeur.
00:01:14Beaucoup de sujets avec vous ce matin.
00:01:17Et avec Gilles, le zapping.
00:01:19On commence par quoi, Gilles ?
00:01:21C'est quoi ce soir ?
00:01:22C'est le foot, c'est le Sénégal !
00:01:26C'est le Sénégal !
00:01:26La finale de Mazinger, non ?
00:01:28Non, non, non !
00:01:29C'est le jour J pour l'équipe de France qui va affronter le Sénégal.
00:01:34M6 explose les scores avec les matchs de foot, j'en profite.
00:01:37Même la nuit, un million d'eux à trois heures du matin.
00:01:40Exactement, j'en profite pour reprendre notre duo média, Valérie.
00:01:45Alors, plus habitués au basket et au football américain,
00:01:48les New Yorkais découvrent un peu surpris cet engouement pour le foot, pour le soccer.
00:01:54Et écoutez ce micro-trottoir qui est plutôt drôle.
00:01:57Et les Français qui se retrouvent sans place de football à New York.
00:02:02Vous connaissez Ousmane Dembélé ?
00:02:03Non.
00:02:05C'est un joueur de football ?
00:02:06Ah non, je ne connais pas les joueurs français.
00:02:08Les Américains, pas vraiment spécialistes de soccer, commencent à se prendre au jeu.
00:02:14Connaissez-vous Kylian Mbappé ?
00:02:16Pas du tout.
00:02:17C'est mon premier match de Coupe du Monde.
00:02:19Vous connaissez Désiré Doué ?
00:02:21Non, pas du tout.
00:02:23Sous le mythique pont de Brooklyn, plusieurs milliers de supporters se réunissent chaque jour.
00:02:28Au milieu des maillots du monde entier, Mathieu et Samir arrivaient hier en provenance de Lille.
00:02:34Les places pour les matchs coûtent trop cher pour eux.
00:02:37Ils vont donc vivre la Coupe du Monde aux Etats-Unis, mais avec le risque de ne pas voir le
00:02:41moindre match dans un stade.
00:02:43On va faire un peu toutes les fans du coin.
00:02:45Et on en profite aussi pour visiter parce que c'est New York quand même, donc on en profite.
00:02:49On espère quand même avoir habillé, mais même si on n'a pas habillé, ça sera un super plaisir.
00:02:54Oui, ils sont à New York pour être dans une fanzone et regarder des écrans.
00:02:58Mais on bénéficie de l'ambiance, Gilles, c'est ça aussi.
00:03:00Oui, enfin, on peut aller dans une fanzone en France.
00:03:03Vous avez regardé 2-3 sous sur l'avion.
00:03:05Oui, qu'à New York, mais ils étaient assez nombreux, les Français, qui n'ont pas trouvé de place.
00:03:11C'est joyeux.
00:03:13L'argent de cette Coupe du Monde.
00:03:16Ils sont partis à New York, si j'ai bien compris, pour aller ?
00:03:19Pour regarder les matchs avec les Américains sur écran.
00:03:25Qu'est-ce que vous pensez de cette Coupe du Monde aux Etats-Unis et de ce match de la
00:03:29France ?
00:03:30Alors, moi, je ne suis pas une footeuse particulièrement.
00:03:35Mais moi, j'adore les moments de l'IES.
00:03:38Je trouve que c'est formidable quand on peut soutenir la France et espérer la victoire de la France.
00:03:45Et je l'espère ce soir.
00:03:47Qu'est-ce qu'il y a ?
00:03:47J'espère que le match ne donnera pas lieu à des débordements qu'on déplore de façon systématique.
00:03:55Mais moi, je trouve ça très joyeux.
00:03:56Nous, ce soir, on regarde le match avec des copains sénégalais.
00:04:00Et je suis très heureuse de le faire.
00:04:02Je trouve que c'est très sympathique.
00:04:03Qu'est-ce qu'il y a à Sophie ?
00:04:06Sophie souffle.
00:04:08Sophie, il soupire un petit peu.
00:04:11Mais c'est très intéressant.
00:04:12Ça va bien au-delà, effectivement, du match de foot.
00:04:14Moi, le foot ne m'intéresse pas, mais j'ai le droit.
00:04:18Mais ce qui est terrible, c'est qu'il y a dans le monde une disparition de l'agora.
00:04:25Et les gens n'ont plus d'endroits où se sentir entre eux, d'endroits unitaires.
00:04:32Il n'y a plus d'agora, il n'y a plus de démocratie exprimée.
00:04:36On est confisqués, on est tout seuls avec ces réseaux sociaux.
00:04:40On est, à la limite, on regardait la télé à plusieurs, mais maintenant, c'est plus de 60 ans et
00:04:46puis ça ne marche même plus.
00:04:47Et donc, la nouvelle agora, c'est le foot.
00:04:49C'est-à-dire que les grands moments où on se sent ensemble, où on défonce au pays, c'est
00:04:53le foot.
00:04:54Pardonnez-moi, ça ne m'aspire pas.
00:04:56Ah oui ?
00:04:57Eh oui.
00:04:57C'est génial que tu vois, je ne critique pas ceux comme toi qui adore ça.
00:05:03Ah non, je n'ai pas dit que j'ai adoré ça.
00:05:05Mais je trouve que c'est formidable, parce que c'est intergénérationnel, ça mélange tous les milieux sociaux.
00:05:09Je suis très contente.
00:05:10Mais vous n'allez pas dans un bar vivre ?
00:05:11Moi, je suis comme Sophie, je le dis, un popular opinion, je n'en ai rien à...
00:05:17Mais si !
00:05:18Très bien, alors nous sommes deux à un très populaire.
00:05:20Vous ne vous rendez pas compte que si les Américains adhèrent au football, c'est un business incroyable.
00:05:24Quand les Américains adhèrent au football et qu'on considère, mon cher Gilles, que c'est un succès, c'est
00:05:28effondrant.
00:05:29On ne préférait qu'ils aient du succès ailleurs.
00:05:32Donc, ce que je veux dire, c'est que c'est un produit de substitution.
00:05:36Oui, c'est vrai.
00:05:37Les Jeux Olympiques, j'aime bien.
00:05:38C'est une substitution.
00:05:43On est en train d'inventer ça aux Etats-Unis.
00:05:45En général, d'ailleurs, et j'espère que ça ne se passera pas,
00:05:48ça finit par des...
00:05:50Tout est cassé, bousillé, on est en train dans les rues.
00:05:55Pas tout le temps.
00:05:56Donc, non, mais je ne critique pas ceux qui aiment ça.
00:05:59Je suis tellement contente qu'ils soient heureux.
00:06:01Moi, je pense qu'il faut savoir respecter, excusez-moi, Gilles, ce moment.
00:06:05On vit des périodes très tendues.
00:06:07Enfin, les conflits, on les commande tous les jours,
00:06:10que ce soit l'Ukraine ou le Moyen-Orient.
00:06:12Et que cette Coupe du Monde puisse nous donner un peu de légèreté, un peu d'évasion.
00:06:17Et je crois qu'une des vertus du sport,
00:06:19même si il y a quelques jours, ici à l'antenne,
00:06:21on avait une autre appréciation après l'événement du PSG,
00:06:25mais je crois que ce sport doit nous donner la capacité de faire communion, de faire union.
00:06:31C'est ça l'esprit du sport collectif, du sport dans ses grands championnats.
00:06:36Et je suis très content que les Français puissent partir aussi aux Etats-Unis.
00:06:41Peut-être n'ont pas pu acheter de place,
00:06:44mais sont dans l'ambiance, sont dans le chaudron,
00:06:47si on peut le dire ainsi, même si ce n'est pas Saint-Etienne, bien évidemment.
00:06:50Et que nos établissements soient ces lieux aussi de convivialité,
00:06:54je pense à nos bars tabac, nos établissements en ruralité, en zone urbaine,
00:06:58où on peut faire communion, on peut faire union,
00:07:01on peut faire solidarité intergénérationnelle.
00:07:04Et je crois qu'il ne faut pas gâcher la fête de ce rendez-vous mondial,
00:07:09qui est le foot, et chacun sait que je suis plutôt ovalique que football à l'antenne.
00:07:15Mais je pense qu'il faut respecter et encourager que cette Coupe du Monde
00:07:20soit un moment où on puisse se retrouver après ces mois de difficultés.
00:07:23Ça ne va pas tout gommer, mais si on pouvait au moins,
00:07:26à l'onde de l'été, passer un moment un peu plus léger
00:07:28et souhaiter un bon parcours à l'Écoupe de France,
00:07:31et je vais juste dire un mot que ce soir je suis très embêté,
00:07:33parce que les auditeurs sénégalais vont peut-être reconnaître mes mots.
00:07:38Je suis un sénégalois, c'est-à-dire que je me partage entre le Sénégal,
00:07:42où j'investis beaucoup dans l'action humanitaire depuis 2009,
00:07:45et la France, bien évidemment.
00:07:47Alors ce soir, mon cœur balance entre les deux,
00:07:49je suis très embêté pour tout vous dire.
00:07:51Alors, Gilles Pétrey nous dira, lui, ce qu'il en pense, s'il communie.
00:07:54Du moment qu'il ne se batte pas.
00:07:55Moi, je trouve ça triste de communier autour du foot.
00:07:58Mais enfin, pourquoi ?
00:08:00Ben oui, je sais, mais c'est mon point de vue.
00:08:02Et c'est le mien.
00:08:03C'est celui de son vie, c'est celui d'une auditeur.
00:08:05Vous avez jamais été dans un café où il y avait la fête ?
00:08:07Non, mais ça abolit les frontières sociales.
00:08:11Moi, je vis avec un mec qui est fou furieux de rugby.
00:08:15Il va au match, il rentre, il regarde le match.
00:08:17Après, il regarde l'interprétation du match, l'after-match.
00:08:21Donc, il est rugby à fond, on est rugby tous les week-ends.
00:08:25Et c'est vrai que c'est extrêmement sympathique.
00:08:28Tu es avec des gens que tu ne verrais pas forcément dans ta vie de tous les jours,
00:08:32dans ton quotidien.
00:08:34Ça abolit les frontières sociales.
00:08:36Moi, je trouve que c'est extraordinaire.
00:08:38Alors moi, je suis moins foot.
00:08:39Mais quand je vais au foot, je trouve que c'est super.
00:08:41Il y a des jeunes, il y a des vieux.
00:08:44Vous voyez bien que la victoire de 1998, Valérie,
00:08:47était quelque chose en France qui est inoubliable.
00:08:51On va y revenir.
00:08:54Non, mais c'est du pain et des jeux.
00:08:55Oui, c'est ça, c'est du pain et des jeux.
00:08:58Marie nous dit, franchement, le foot pour trouver des moments de légèreté.
00:09:06On y revient.
00:09:07Vous pouvez appeler, 0826 300 300.
00:09:10On en parle avec vous dans un instant.
00:09:1310h midi, mettez-vous d'accord.
00:09:16Sud Radio.
00:09:19Sud Radio.
00:09:20Le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:09:23Valérie Expert.
00:09:24Et je ne sais pas, on a un appel, mais je ne sais pas.
00:09:27Alors, Hakim est en ligne.
00:09:29Bonjour, Hakim.
00:09:29Alors, vous, vous dites que ça vous rend joyeux.
00:09:32Vous allez regarder le match.
00:09:34On va regarder.
00:09:36On va se mettre un peu dans le move pour aussi l'équipe de France, entre autres.
00:09:41Et justement, par rapport à l'équipe de France, ça nous anime.
00:09:50Il n'y a pas que l'équipe de France.
00:09:52Moi, qui ai des origines algériennes, je suis aussi pour l'Algérie.
00:09:56Alors, s'il y a un match France-Algérie, vous allez être pour qui ?
00:09:59France-Algérie, comment dire ça ?
00:10:01Oui, depuis le temps qu'il y avait ce match-là, c'était en 2001.
00:10:05Ça date quand même, mais c'est vrai que ce serait souhaitable.
00:10:12Et donc, je voulais justement, pour reprendre à l'événement,
00:10:16justement, on sent toujours, une fois n'est pas coutume,
00:10:20qu'ils sont en 2022, 2018.
00:10:23Et on voit que les gens, ils ne sont plus...
00:10:26Ils partagent des pizzas, ils sont là, ils sont heureux.
00:10:29Ça, c'est assez flagrant, quoi.
00:10:32Et ça réunit pas mal de personnes.
00:10:35Après, il y a le côté aussi sombre et noir,
00:10:37c'est quand il y a une victoire.
00:10:39Admettons, si c'est France-Maroc ou France-Algérie,
00:10:43et qu'il y a une victoire algérienne et tout ça,
00:10:45ça peut partir en vrille, il y a des échauffourées.
00:10:51Il y a toutes ces choses-là qui font que les policiers
00:10:54peuvent être très sollicités.
00:10:56Donc, c'est le point noir, je dirais.
00:10:58C'est le seul point noir que je peux évoquer par rapport à ça.
00:11:01Autrement dit, à contrario, c'est comment dire ça ?
00:11:04On voit que les gens, ils sont heureux,
00:11:06et ça y passe un peu toute l'actualité
00:11:11qui nous mettent à l'actualité d'aujourd'hui.
00:11:17Vous le regarderez où ce soir, le match ?
00:11:19Chez vous, avec des amis ?
00:11:20Moi, personnellement, je préfère chez moi,
00:11:23avec des amis, deux, trois amis comme ça.
00:11:27Parce que je n'aime pas trop la population en fin de zone.
00:11:32Votre pronostic, demande Gilles,
00:11:34votre pronostic pour ce soir ?
00:11:36Vous allez être étonné,
00:11:37c'est que moi, je sens le nul entre le Sénégal et le Français.
00:11:41Je sens un nul comme ça, un score qui va la neutraliser.
00:11:45Après, il y a aussi la chaleur
00:11:47où ça ne va pas être facile pour l'équipe de France,
00:11:50à laquelle le Sénégal peut avoir un avantage.
00:11:54Parce que je sais qu'ils jouent dans les 15h à l'heure américaine,
00:11:58je pense, il me semble.
00:12:00Heure française, c'est quoi ?
00:12:01C'est 21h.
00:12:0221h, oui.
00:12:04En fait, la chaleur, on l'a vu avec l'équipe hier.
00:12:13C'est vrai que la chaleur, les handicaps.
00:12:16Merci à Kim d'avoir témoigné.
00:12:17Alors, Gilles Platrin, on ne vous a pas entendu sur le sujet.
00:12:19Non, non, j'ai écouté religieusement ces considérations.
00:12:23Plus la politique désespère, plus le sport fédère.
00:12:28Quelles sont aujourd'hui, en France, les occasions de faire nation ?
00:12:33Alors, on peut regretter que ce soit à l'occasion d'un sport
00:12:35dont les dérives financières sont connues
00:12:39et qui, finalement, s'éloignent sans doute de l'esprit sportif initial.
00:12:43D'un autre côté, qu'est-ce qui reste s'il n'y a pas ces moments de communion ?
00:12:47Est-ce que c'était bien les Jeux Olympiques ?
00:12:49J'allais citer une autre épreuve sportive qui fédère elle aussi beaucoup.
00:12:53J'ai la chance de l'accueillir dans ma commune de Châlons, 16 juillet.
00:12:56C'est le Tour de France.
00:12:57Le Tour de France, c'est toutes les générations,
00:12:59toutes les conditions sociales réunies ensemble,
00:13:02près de la ligne d'arrivée,
00:13:03pour voir nos coureurs le long de la Saône faire leur spring final.
00:13:07Avec la vraie force de les accueillir.
00:13:10J'allais dire, comme politique, je m'en désespère un peu.
00:13:13Parce que, et c'est quand même très éphémère, Gilles,
00:13:18l'unité nationale autour des résultats, ça dure une semaine.
00:13:22Ça fait monter le Président de la République
00:13:24qui va en faire des caisses, avec le nôtre.
00:13:26Chirac avait déjà été pas mal à l'époque.
00:13:28Vous ne pensez pas que 98 est dans la tête de tous les Français ?
00:13:29Vous ne pensez pas que 98 est dans la tête de tous les Français ?
00:13:32Ceux qui ont assez d'années pour s'en souvenir, comme moi, comme nous.
00:13:34Merci, c'est incroyable.
00:13:35Moi aussi, j'en étais aussi.
00:13:39Mais ça ne dure jamais longtemps.
00:13:42Et quelque part...
00:13:43Mais c'est des moments qu'il faut apprécier.
00:13:45Je ne les critique pas.
00:13:46Cela dit, ce n'est pas là-dessus qu'on fonde l'inutile d'une nation.
00:13:49Il faudrait autre chose.
00:13:51Mais là, on n'est plus dans le sport, on est dans la politique.
00:13:53Et d'autre côté-là, on a plutôt envie de regarder un match
00:13:56que de regarder l'Assemblée nationale.
00:13:57Je suis bien d'accord avec vous, M. le maire.
00:13:59Quand je dis un moment de légèreté,
00:14:00excusez-moi, je rebondis, je me permets,
00:14:03c'est un peu en désespoir.
00:14:05J'aimerais bien qu'on ait plutôt un moment de légèreté,
00:14:07parce que notre économie va bien,
00:14:08qu'on arrive à vivre dignement du travail que l'on produit,
00:14:11que l'on ait de la visibilité.
00:14:13Et là, je vous rejoins.
00:14:14Mais au moins, ne sacrifions pas ce rendez-vous du foot.
00:14:18On l'a vu, ça fait partie des moments de liesse.
00:14:21Vous avez raison, très éphémère,
00:14:22parce que quelques jours après, le naturel revient.
00:14:26Mais de toute façon, les actualités sont tellement trépignantes
00:14:28actuellement que dès qu'il y a un moment un peu de pause,
00:14:31il y a un conflit qui arrive ou des ennuis.
00:14:34Donc profitons, même si on pourrait espérer mieux
00:14:37pour notre nation, je suis d'accord avec vous.
00:14:39Mais les deux ne sont pas incompatibles.
00:14:42On peut espérer la victoire sportive et politique.
00:14:46Et des temps heureux pour l'économie française.
00:14:48On peut vivre heureux de notre économie, de notre sport.
00:14:51Ça serait un monde d'idées à l'économie.
00:14:52Mais je maintiens quand même que,
00:14:54n'étant pourtant pas une fan de foot,
00:14:57que c'est quand même un endroit
00:15:00où toutes les couches sociales de la société se rencontrent.
00:15:05Et ça, c'est tout à fait unique.
00:15:07C'est un espace unique.
00:15:09À moi, le Tour de France, c'est toute mon enfance.
00:15:11Je pense que ce n'est pas la même population.
00:15:14Non, mais c'est pas le parciel qui est au bord des routes.
00:15:15Alors, écoutez aussi ce que disait Ousmane Sonko,
00:15:18président de l'Assemblée nationale du Sénégal
00:15:20à propos du match France-Sénégal.
00:15:22Je pense que le Sénégal va gagner.
00:15:24Je le souhaite en tout cas comme tous les Sénégalais.
00:15:26Et dans tous les cas, ce n'est qu'un match de football.
00:15:29Mais pour avoir une lecture politique de ce match,
00:15:34quel que soit le vainqueur, c'est l'Afrique qui aura battu l'Afrique.
00:15:37Voilà, c'est l'Afrique qui aura battu l'Afrique.
00:15:39Et il explique qu'effectivement, la plupart des joueurs de l'équipe de France
00:15:41sont d'origine africaine.
00:15:45On dirait la même chose s'il y avait des joueurs français dans des équipes nationales.
00:15:49Je pense qu'on aurait dit, si on avait dit ça,
00:15:50on aurait dit que c'était très raciste de dire une chose comme ça.
00:15:52Et surtout qu'il dit que c'est pour avoir une considération politique.
00:15:55C'est ça qui m'interpelle.
00:15:56C'est ça, oui, bien sûr.
00:15:56Pour lui, c'est un fait politique.
00:15:58Alors que ça ne devrait pas l'être.
00:15:59Ça ne devrait pas l'être.
00:16:01Il ne faut pas oublier que M. Sanko,
00:16:03ancien Premier ministre d'Émy il y a quelques semaines par le président Fay,
00:16:07est en conflit politique, cherche un espace avec le PASTEF pour exister.
00:16:13Il s'est immédiatement fait réélire.
00:16:15Des fois, on critique la politique française, M. Le Maire et nos dirigeants.
00:16:19Mais en tous les cas, il y a un bel exemple aussi.
00:16:21Démis de ses fonctions de Premier ministre,
00:16:23il reprend la main le lendemain sur l'Assemblée nationale
00:16:25en se faisant nommer par ses parlementaires président de l'Assemblée nationale.
00:16:30Il fait lui-même maintenant aujourd'hui le contre-pouvoir du président.
00:16:33Je crois que cela aujourd'hui traduit plutôt un espace médiatique.
00:16:38Il y a des élections présidentielles à l'horizon aussi.
00:16:40Donc je ne suis pas tout à fait à soutenir les propos de ce monsieur.
00:16:45Et n'oublions pas toute l'homosexualité
00:16:48qui est totalement à terre au Sénégal.
00:16:52Dans la même interview que j'ai écouté,
00:16:55il justifie totalement en disant
00:16:57la France n'a pas de leçons à nous donner
00:16:58et nous sommes conformes à notre culture, etc.
00:17:01Donc pour lui, il n'y a pas de valeur universelle, c'est très clair.
00:17:02Il n'y a pas d'inquiétude dans ce pays qui n'était pas présent.
00:17:05Madame l'enseignante, prof de français,
00:17:07on peut rappeler les frères Karamazov.
00:17:10Je n'ai aucun mérite.
00:17:13Parce que j'ai cherché Panem en Circances du pain et des jeux.
00:17:17Et dans les frères Karamazov,
00:17:19on peut lire qu'il ne convient non pas d'assurer la liberté au peuple
00:17:23en espérant qu'il puisse s'en servir,
00:17:24mais au contraire de faire avancer vers le bonheur.
00:17:27par un troupeau grégaire et passif sous la houlette de pasteurs,
00:17:30seuls capables du jugement,
00:17:32de jugement sachant conduire les foules
00:17:34par l'emploi intelligent du mystère du miracle et de l'autorité.
00:17:37C'est totalement faux.
00:17:39C'est une bonne analyse.
00:17:40C'est pas totalement faux.
00:17:41C'est dans la tête de tellement de dirigeants.
00:17:42Et rappelons Valérie que de 20h à 21h,
00:17:46il y a les tontons du mondial.
00:17:49C'est l'émission de foot de Sud Radio
00:17:51qui a démarré hier.
00:17:53Il y a une émission qui fait des infidélités au rugby.
00:17:5620h à 21h.
00:17:57Oui, c'est la radio du rugby,
00:17:59mais bon, en ce moment, l'actualité, c'est le foot, vous l'aurez compris.
00:18:02Allez, on a des auditrices principalement qui râlent.
00:18:05On doit une demi-heure sur le foot, ça suffit.
00:18:06Oui, c'est beaucoup.
00:18:07On va continuer.
00:18:08On va parler d'autres sujets avec vous.
00:18:10A tout de suite.
00:18:21On est ensemble avec vous dans ce 10h midi
00:18:25pour commenter l'actualité avec Sophie de Menton,
00:18:29chef d'entreprise, présidente du mouvement éthique.
00:18:31Vous avez publié Réussir, c'est possible aux éditions
00:18:34Fayard, Alexandra Spiner, enseignante, déléguée spéciale
00:18:36en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France,
00:18:39Philippe Coy, buraliste, vice-président de la CPME,
00:18:42et Gilles Platret, maire de Chalons-sur-Saône.
00:18:45Et on va évoquer les réseaux sociaux
00:18:48qui dépassent désormais les médias traditionnels.
00:18:51Et puis hier, Emmanuel Macron, qui s'est exprimé,
00:18:53il était interviewé au 13h de TF1,
00:18:57et il a annoncé qu'il voulait interdire
00:19:03les réseaux sociaux au moins de 16 ans.
00:19:06C'est l'Angleterre hier qui l'a annoncé.
00:19:11Qu'en pensez-vous 0826 300 300 interdire les...
00:19:15Alors comment faire ? L'Australie l'a fait.
00:19:17On a vu que ça fonctionne de façon approximative
00:19:21parce que beaucoup trouvent des parades
00:19:24avec des VPN et autres.
00:19:27Je signale juste une petite parenthèse
00:19:28parce que le premier président de la République
00:19:30a fait perdre 400 000 téléspectateurs
00:19:32au journal de Marie-Sophie Lacaro hier.
00:19:35C'est peut-être Marie-Sophie Lacaro qui n'était pas bonne.
00:19:36Non, parce qu'elle est très bonne tous les jours
00:19:38et que là, il y a une vraie baisse d'audience.
00:19:42Fermons cette parenthèse.
00:19:44Interdiction pour les moins de 15 ans en vigueur
00:19:46dès septembre prochain, nous dit le chef de l'État.
00:19:50Qu'en pensez-vous, Gilles Platret ?
00:19:51Alors, il y a plusieurs niveaux.
00:19:54Effectivement, les réseaux aujourd'hui deviennent,
00:19:56pour dire ce que vous disiez,
00:19:57la première source d'information
00:19:58puisque c'est l'Institut Reuters pour l'étude du journalisme
00:20:02qui a sorti cette étude sur 100 000 personnes.
00:20:0454% des sondés vont d'abord chercher l'information
00:20:08sur les réseaux sociaux
00:20:09avant d'aller sur les médias traditionnels.
00:20:10Donc ça, c'est un vrai basculement.
00:20:12C'est la première année où on devient majoritaire
00:20:15sur ce sujet-là.
00:20:16Après, sur l'interdiction.
00:20:18Alors d'abord, c'est une loi.
00:20:19M. Macron ne se l'attribue.
00:20:22Mais enfin, c'est d'abord une loi
00:20:22qui a été votée en janvier par le Parlement
00:20:25et qui dit qu'effectivement,
00:20:26à partir de septembre,
00:20:28les nouveaux comptes ne pourront pas être créés
00:20:32avant d'avoir 15 ans accomplis.
00:20:35Et à partir du 1er janvier,
00:20:37pour tous les utilisateurs,
00:20:38même ceux qui avaient déjà un compte.
00:20:40Alors moi, j'ai été regarder un petit peu
00:20:41ce qui se passait dans les pays
00:20:42qui l'avaient déjà expérimenté.
00:20:43Vous l'avez rappelé,
00:20:44l'Australie a été la première.
00:20:45Elle l'a fait en fin d'année dernière.
00:20:47Donc on a un recul
00:20:48de cinq mois à peu près sur l'Australie.
00:20:51Alors, ça a eu un effet immédiat.
00:20:53C'est qu'il y a eu suppression
00:20:54de plusieurs millions de comptes de jeunes
00:20:58immédiatement.
00:20:58C'est-à-dire que l'interdiction a été...
00:20:59Il y a eu un mouvement de respect d'interdiction,
00:21:02sauf que, vous l'avez abordé aussi,
00:21:04immédiatement derrière,
00:21:06les internautes ont trouvé moyen,
00:21:08et d'ailleurs souvent incités
00:21:09par les plateformes elles-mêmes,
00:21:10à créer des comptes anonymisés,
00:21:13des VPN,
00:21:13qui permettent en fait de contourner
00:21:15l'obligation de donner
00:21:17d'une manière certaine son âge.
00:21:19Donc en réalité,
00:21:20ce qu'on va faire en France
00:21:21ne peut marcher.
00:21:22Alors d'abord,
00:21:23TikTok,
00:21:24Insta,
00:21:25Facebook ne jouent pas le jeu.
00:21:26Ça, tout le monde le dit.
00:21:27Ils contournent,
00:21:27ils incitent, etc.
00:21:28Donc là,
00:21:29c'est le bras de fer en Australie
00:21:30en ce moment.
00:21:31La seule façon d'y parvenir,
00:21:33c'est d'avoir un système fiable
00:21:34pour déclarer son âge.
00:21:36Sinon,
00:21:36ça ne fonctionnera pas.
00:21:37Le monde du réseau
00:21:38est un monde
00:21:39qui fuse à la vitesse de la lumière.
00:21:41L'information pour contourner la règle
00:21:43sera arrivée plus rapidement
00:21:45dans les oreilles
00:21:46de ceux qui seraient concernés
00:21:49que l'interdiction
00:21:49et le texte lui-même.
00:21:51Donc en réalité,
00:21:51ça ne peut fonctionner.
00:21:52Alors,
00:21:53j'admets que,
00:21:54sur le fond,
00:21:55je suis d'accord avec la mesure.
00:21:56Ce n'est pas une critique.
00:21:57Mais tout est dans l'exécution.
00:21:59Sinon,
00:21:59ça ne sera qu'un effet d'annonce
00:22:01qui n'aura aucune suite.
00:22:02Oui,
00:22:02je pense que ça peut...
00:22:03Alors attendez,
00:22:04on a un appel,
00:22:05on a Magali qui voulait réagir.
00:22:06Bonjour Magali.
00:22:07Bonjour Valérie.
00:22:08Bonjour.
00:22:09Bonjour.
00:22:09Alors,
00:22:10vous êtes mère de famille ?
00:22:12Oui,
00:22:13tout à fait.
00:22:13J'ai un adolescent de 14 ans.
00:22:14D'accord.
00:22:15Et il est sur les réseaux ?
00:22:17Non.
00:22:18Non ?
00:22:18Comment vous avez fait ?
00:22:22Parce qu'il n'a pas encore de téléphone.
00:22:24Comment vous avez fait ?
00:22:25Je repose la question
00:22:26parce que c'est très dur de résister.
00:22:29Je résiste encore.
00:22:31Je ne plie pas.
00:22:33Les relations avec mon fils
00:22:34sont des fois conflictuelles,
00:22:35mais sinon,
00:22:36je tiens.
00:22:37J'ai des principes sur ça.
00:22:39Parce que sur les réseaux sociaux,
00:22:41on fait dire ce qu'on veut.
00:22:43Avec l'IA,
00:22:44il y a de tout et du n'importe quoi.
00:22:46On voit des bribes d'informations
00:22:49qui sont souvent fausses.
00:22:50Parce qu'avec l'IA,
00:22:51on peut dire ce qu'on veut,
00:22:53à qui on veut.
00:22:54Oui.
00:22:55Et vous vous êtes favorable
00:22:57à cette interdiction ?
00:22:58Ça peut aider les parents,
00:22:59à votre avis ?
00:23:00Alors, oui,
00:23:01je suis pour l'interdiction,
00:23:02mais est-ce que réellement,
00:23:05comme disait le monsieur juste avant,
00:23:06excusez-moi,
00:23:07j'ai perdu son nom,
00:23:07Gilles Pétrey,
00:23:09s'il n'y a pas de réelle mise,
00:23:14de pouvoir vérifier,
00:23:16moi, par exemple,
00:23:17sur Facebook,
00:23:17il n'y a pas mon âge.
00:23:18Oui, bien sûr.
00:23:19Oui, mais par exemple,
00:23:20sur un portable,
00:23:21vous pouvez limiter
00:23:23certains accès,
00:23:24c'est-à-dire,
00:23:24vous pouvez bloquer Facebook,
00:23:26bloquer Instagram.
00:23:27C'est intéressant aussi
00:23:28pour lui
00:23:30d'aller chercher
00:23:30des informations.
00:23:31il a un 43310,
00:23:32donc pour l'instant,
00:23:33voilà,
00:23:33il reçoit les appels
00:23:34et les SMS.
00:23:35Ah oui,
00:23:36il a quand même un portable.
00:23:38Donc,
00:23:38il peut aller chercher
00:23:39des informations
00:23:39sur le net
00:23:40ou travailler.
00:23:42Un téléphone.
00:23:43Un téléphone.
00:23:44Un téléphone.
00:23:45Qui fait que téléphoner.
00:23:46Qui fait que téléphoner.
00:23:47Le bordure 2310
00:23:49de chez Nokia
00:23:49qu'on a tous eu
00:23:50il y a bien longtemps.
00:23:51Dont on rêvait à l'époque.
00:23:53Il faudrait,
00:23:54je pense,
00:23:55et madame a complètement raison,
00:23:56mais je pense qu'il faudrait
00:23:57s'intéresser
00:23:59au pourquoi de l'interdiction
00:24:00et ce que ça cause
00:24:03ces réseaux sociaux.
00:24:04Or,
00:24:05j'ai lu pas mal d'études
00:24:06qui ont été faites
00:24:07partout à travers le monde.
00:24:08Les cerveaux des enfants,
00:24:11on ne les...
00:24:11On ne sent pas...
00:24:12On ne peut pas dire
00:24:14qu'on les abîme,
00:24:14mais ils ne sont pas
00:24:15en âge de choisir
00:24:17des informations
00:24:17comme ils le font.
00:24:18On leur présente tout
00:24:19comme s'ils étaient
00:24:20matures, adultes
00:24:21et ça détruit
00:24:23complètement
00:24:24leur capacité
00:24:24de jugement,
00:24:26leur confiance
00:24:26dans certaines choses.
00:24:27Si je peux intervenir ?
00:24:28Oui, allez-y Magali.
00:24:30Malheureusement,
00:24:31il n'y a pas que
00:24:31les adolescents
00:24:32qui ne sont pas
00:24:33en incapacité
00:24:33de réfléchir
00:24:34par eux-mêmes.
00:24:35Parce que quand on voit
00:24:36l'anonymat
00:24:37du coup sur les réseaux sociaux,
00:24:39les gens se permettent
00:24:40des choses
00:24:40qui sont totalement abjectes.
00:24:43Je vais juste...
00:24:44Alors, c'est compliqué
00:24:45de vous expliquer
00:24:46ce que je vais vous dire
00:24:47parce que je ne veux pas
00:24:47citer de nom,
00:24:48mais on a un débatteur
00:24:49qui a changé son intitulé
00:24:51parce qu'il recevait,
00:24:53même s'il ne parlait pas
00:24:54de sujets,
00:24:55il était lié à Israël,
00:24:57il se prenait des insultes,
00:24:59des menaces,
00:25:00de mort,
00:25:01alors qu'il parlait,
00:25:03il débattait de sujets
00:25:04avec nous
00:25:05qui n'avaient pas
00:25:06de rapport
00:25:06avec ce sujet.
00:25:07Et hier,
00:25:08pareil,
00:25:09j'ai discuté
00:25:09avec un intervenant
00:25:11régulier de débat
00:25:12sur une autre radio
00:25:14et qui m'a dit
00:25:14moi j'arrête
00:25:15parce que je n'en peux plus.
00:25:17On m'a dit
00:25:17on va venir
00:25:18tuer tes filles,
00:25:19des trucs
00:25:20d'une violence
00:25:21absolue.
00:25:22Donc je pense
00:25:22qu'il faut faire quelque chose.
00:25:25On est à un moment
00:25:26crucial
00:25:27et pardonnez-moi,
00:25:29c'était impossible,
00:25:30c'est pour ça
00:25:30qu'ils l'ont fait.
00:25:32Je veux dire
00:25:32qu'on ne peut pas
00:25:33commencer
00:25:33quand il faut faire
00:25:34quelque chose de bien
00:25:35à se dire
00:25:36on ne va pas y arriver,
00:25:36on va essayer d'y arriver.
00:25:38Puis si on n'y arrive pas,
00:25:38on n'y arrive pas.
00:25:39Mais je pense
00:25:39que cette interdiction
00:25:40est bien,
00:25:41ce n'est pas parce que
00:25:42c'est Macron
00:25:42qui l'a remis à la mode.
00:25:44Mais je pense
00:25:45que nos jeunes
00:25:46en plus
00:25:46avec tout ce qui arrive
00:25:48scolairement,
00:25:49la chute qu'on connaît,
00:25:51les livres
00:25:52qui ne lisent plus
00:25:53et quand vous avez
00:25:54parce que j'écris
00:25:55des livres pour enfants aussi
00:25:56et quand Gallimard me dit
00:25:57on n'en prend pas
00:25:58parce que les libraires
00:25:59ne veulent plus prendre
00:26:00un livre pour enfants
00:26:01parce qu'il n'y en a plus
00:26:01un de vendu,
00:26:02vous vous rendez compte
00:26:04encore que le secteur
00:26:05du livre pour enfants
00:26:06est un des secteurs
00:26:06qui se...
00:26:07Eh bien,
00:26:09ça bouge
00:26:10défavorablement.
00:26:11Merci à Magali
00:26:12en tout cas.
00:26:12Oui, Philippe.
00:26:13Merci Magali
00:26:13pour ce témoignage.
00:26:14En tout cas,
00:26:14votre question Valérie
00:26:15interroge sur plusieurs chapitres.
00:26:17La loi pour les moins
00:26:19de 15 ans,
00:26:20ok,
00:26:20mais vous avez dit
00:26:21monsieur le maire
00:26:22qu'en définitive
00:26:24c'est la qualité
00:26:24de l'information
00:26:25par ses réseaux.
00:26:26Ça va au-delà
00:26:27de la protection
00:26:27de nos adolescents,
00:26:29bien évidemment,
00:26:30la protection aux écrans,
00:26:32mais la qualité
00:26:33de l'information
00:26:33de façon générale.
00:26:35Je crois qu'aujourd'hui
00:26:36c'est un vrai danger
00:26:38pour nous tous.
00:26:39Je le dis,
00:26:40j'étais responsable syndical
00:26:41d'une organisation professionnelle
00:26:43où je me suis battu
00:26:45pendant 8 ans
00:26:46pour dire que la parole
00:26:47que je portais
00:26:48n'était pas l'évangile en soi
00:26:50mais était la réalité
00:26:51d'une situation.
00:26:52Et on m'a opposé
00:26:53pendant 8 ans.
00:26:53Mais non,
00:26:54je l'ai lu sur Facebook.
00:26:55N'importe quelle connerie,
00:26:56excusez-moi,
00:26:57avait plus de crédit
00:26:58que l'organisation professionnelle,
00:27:00que la parole des fois
00:27:01des pouvoirs publics.
00:27:02Et c'est là
00:27:03le vrai danger aujourd'hui.
00:27:04Même vous ici,
00:27:05médias,
00:27:06quelle est la qualité
00:27:07de l'information
00:27:08par rapport
00:27:09à ces réseaux sociaux
00:27:11qui pullulent,
00:27:12qui envahissent
00:27:13l'ensemble des téléphones
00:27:14et de nos compatriotes
00:27:16pour s'informer.
00:27:17Aujourd'hui,
00:27:18c'est le canal
00:27:18de référence.
00:27:21Alors qu'il n'y a
00:27:21aucune vérification
00:27:22et ensuite protéger
00:27:23nos mineurs,
00:27:24bien évidemment.
00:27:25Mais est-ce que
00:27:26ce n'est pas trop tard ?
00:27:27Parce que depuis
00:27:28qu'on en parle,
00:27:29il y a quand même
00:27:29beaucoup de chemin
00:27:30qui a été parcouru.
00:27:32Alexandre Spiner ?
00:27:33Oui, alors moi,
00:27:33je ne suis pas évidemment
00:27:34plutôt favorable
00:27:35à cette interdiction.
00:27:37Néanmoins,
00:27:37j'observe que le débat
00:27:39a complètement changé.
00:27:40Il y a des années,
00:27:42la question
00:27:42qui nous préoccupait,
00:27:44c'était surtout
00:27:45la modération
00:27:45des contenus.
00:27:46Je vois que là-dessus,
00:27:47nous avons abdiqué.
00:27:49Voilà.
00:27:50Schématiquement,
00:27:51on peut dire
00:27:51que ça n'est plus un sujet.
00:27:53Je le regrette.
00:27:54On annonce
00:27:55l'interdiction.
00:27:57Mais qui aurait le pouvoir
00:27:57de modérer les contenus ?
00:27:59Qui aurait le pouvoir ?
00:28:00Les plateformes,
00:28:01les plateformes elles-mêmes.
00:28:02Elles ne le font pas.
00:28:03Et nous sommes d'accord,
00:28:05les réseaux sociaux,
00:28:06ça configure un monde
00:28:08de masques
00:28:09où tout le monde
00:28:09peut se réfugier
00:28:10derrière l'anonymat.
00:28:12Nous sommes d'accord
00:28:13avec cela.
00:28:14Néanmoins,
00:28:16est-ce que ça n'est pas
00:28:16vertueux
00:28:17et un peu illusoire ?
00:28:18Est-ce que vous pensez
00:28:19vraiment que des jeunes
00:28:21dont toute la vie sociale,
00:28:23dont une grande partie
00:28:25de leur vie,
00:28:27y compris pour aller
00:28:28chercher des informations,
00:28:29reposent sur les réseaux sociaux ?
00:28:31Est-ce que vous pensez
00:28:32vraiment qu'ils vont
00:28:33se contenter
00:28:34de cette interdiction ?
00:28:35Est-ce qu'il n'y a pas
00:28:36un risque
00:28:37de les pousser
00:28:38vers des plateformes
00:28:39plus petites
00:28:39et moins surveillées ?
00:28:41Et moi,
00:28:43je ne sais pas.
00:28:44Surtout qu'on peut mettre
00:28:44des horaires maintenant
00:28:46sur Instagram,
00:28:47on peut mettre
00:28:4830 minutes d'Instagram.
00:28:49C'est comme les écrans.
00:28:50À un moment,
00:28:51il fallait du tout numérique,
00:28:52soudain,
00:28:52moi je me souviens,
00:28:53j'étais une ringarde
00:28:54quand je demandais
00:28:55à ce qu'on conserve
00:28:55les livres scolaires classiques.
00:29:00On était ringard,
00:29:01on était vraiment regardé
00:29:02comme les derniers des derniers.
00:29:03Bien.
00:29:03Maintenant,
00:29:04on s'aperçoit
00:29:04que les choses sont
00:29:05un petit peu plus compliquées
00:29:06et que la lecture,
00:29:07c'est quand même
00:29:08quelque chose de nécessaire
00:29:10dans le process d'apprentissage.
00:29:11Et ils interdisent
00:29:12la prise de notes
00:29:13sur ordi et la fac ?
00:29:14L'interdiction totale,
00:29:16moi je ne vois pas
00:29:17comment c'est possible.
00:29:20Je pense que ça peut aider
00:29:21les parents
00:29:22et que ça peut amorcer
00:29:23un virage.
00:29:24Quand vous dites
00:29:25à vos enfants
00:29:26que c'est interdit
00:29:26par les lois,
00:29:28c'est un électrochoc.
00:29:29Oui, c'est vrai.
00:29:30C'est pas la cigarette.
00:29:32Comme la cigarette
00:29:32qui a interdit aux ados.
00:29:34Qui a empêché
00:29:35les ados de fumer
00:29:37dans les écoles.
00:29:39Est-ce que ça va être
00:29:39accompagné ?
00:29:40Parce que moi,
00:29:41je m'inquiète.
00:29:41Moi je vois par exemple
00:29:42tous les jeunes,
00:29:43dans le cadre
00:29:43de ma délégation
00:29:44et de mon métier,
00:29:45je suis tout le temps
00:29:46avec des jeunes.
00:29:47Moi j'ai les jeunes
00:29:47à la main en permanence.
00:29:48Oui, moi aussi d'ailleurs.
00:29:50J'essaie de...
00:29:51J'avais un peu plus de 15 ans.
00:29:52Certes, certes.
00:29:53J'ai vu d'ailleurs
00:29:54sur Facebook,
00:29:55Facebook disait mon âge
00:29:56et tout de suite supprimé.
00:29:58Oui, mais l'accompagnement.
00:30:00On va y revenir.
00:30:02Tout le monde veut parler
00:30:04mais c'est la pub.
00:30:05Gérald sera avec nous
00:30:06et vous êtes nombreux
00:30:07évidemment à vouloir réagir,
00:30:09interdire les réseaux
00:30:10aux moins de 15 ans.
00:30:10Emmanuel Macron espère
00:30:11donc que ça entrera en vigueur
00:30:13en septembre
00:30:14et que ce sera voté
00:30:15avant le 15 juillet.
00:30:17En tout cas,
00:30:17c'est pas...
00:30:1810h midi,
00:30:19mettez-vous d'accord.
00:30:21Sud Radio.
00:30:24Sud Radio.
00:30:25Le 10h midi,
00:30:26mettez-vous d'accord.
00:30:28Valérie Expert.
00:30:28Allez, on est de retour avec vous.
00:30:30Faut-il interdire les réseaux sociaux
00:30:32aux moins de 15 ans ?
00:30:33Emmanuel Macron espère
00:30:34que la loi...
00:30:36Alors, espère,
00:30:36je mets le Président de la République
00:30:37mais il espère une entrée en vigueur
00:30:39en septembre.
00:30:40Il espère que la loi
00:30:42va être votée
00:30:44avant le 15 juillet.
00:30:46Donc,
00:30:47interdire aux moins de 15 ans
00:30:48pour qu'il n'y ait pas
00:30:49de nouveaux comptes ouverts
00:30:50et fermer ceux qui existent déjà
00:30:52d'ici la fin de l'année.
00:30:54Qu'en pensez-vous ?
00:30:550826 300 300.
00:30:56Gérald est en ligne.
00:30:57Bonjour Gérald.
00:30:59Bonjour Valérie.
00:31:00Bonjour à toute l'équipe.
00:31:01Bonjour.
00:31:01Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:31:03L'interdiction,
00:31:04ce n'est pas la solution.
00:31:05Il y a beaucoup de problèmes,
00:31:06c'est vrai,
00:31:07sur les réseaux
00:31:08parce qu'il y a beaucoup d'informations,
00:31:10beaucoup d'intox, etc.
00:31:11Beaucoup de fake news
00:31:12et c'est ça le danger.
00:31:14C'est qu'on peut se permettre
00:31:15tout et n'importe quoi.
00:31:17Vous prenez par Internet
00:31:19quand ça a été lancé,
00:31:20on n'a pas mesuré
00:31:21les risques
00:31:22qu'il y avait derrière ça.
00:31:23Et là, quand on prend maintenant
00:31:25les réseaux sociaux,
00:31:26pourquoi les réseaux sociaux
00:31:27il y en attend ?
00:31:27Parce que les médias
00:31:28ne font pas leur travail.
00:31:30Alors attention,
00:31:30je ne parle pas de Sud Radio.
00:31:31C'est une des rares radios
00:31:34où on peut s'exprimer.
00:31:35Maintenant,
00:31:36ce que je trouve dommage,
00:31:37c'est qu'on va encore faire
00:31:38une loi d'interdiction,
00:31:40soit disant pour les mineurs.
00:31:41Moi, je veux bien,
00:31:42mais les mineurs,
00:31:43ils vont trouver d'autres solutions
00:31:44pour s'exprimer.
00:31:46Et moi, je pense que l'interdire,
00:31:48ce n'est pas normal.
00:31:50Interdiction, pourquoi ?
00:31:51Pour qui ?
00:31:51Parce qu'il y a des mauvaises
00:31:54informations,
00:31:55parce que ça fait peur,
00:31:56parce que si, parce que pas.
00:31:57Moi, je pense qu'il est important
00:31:58de donner la parole,
00:31:59même à des mineurs,
00:32:01de donner la possibilité
00:32:02de s'exprimer,
00:32:03parce qu'on ne peut pas
00:32:04s'exprimer maintenant
00:32:05sur des médias.
00:32:06Et vous ne pensez pas
00:32:08qu'il y a des fake news
00:32:09sur les réseaux sociaux ?
00:32:10Vous croyez que tout ce qui est dessus
00:32:11est vrai ?
00:32:13Alors, ce que j'ai dit,
00:32:14moi,
00:32:14il y a bien sûr
00:32:15qu'il y a des fake news,
00:32:16bien sûr qu'il y a de l'intox.
00:32:17C'est bien ce que je dis.
00:32:19Maintenant, interdire,
00:32:20parce que, soit disant,
00:32:21qu'il y a des fake news
00:32:22ou parce qu'il y a des choses
00:32:23qui sont dites
00:32:24et qui ne devraient pas être dites,
00:32:26ça, c'est encore un autre problème.
00:32:27Mais ce n'est pas que
00:32:29les fake news,
00:32:29le problème d'Internet,
00:32:31c'est l'addiction aux écrans.
00:32:32Ce qu'a dit le président
00:32:33de la République,
00:32:34il dit que ça les plonge
00:32:34dans une grande solitude,
00:32:36ça les fait souffrir
00:32:36et ça les plonge
00:32:38dans des complexes,
00:32:39ça brouille leur développement
00:32:40personnel sensible
00:32:41et cognitif.
00:32:42Quand vous avez des gosses
00:32:43qui passent leur nuit,
00:32:45qui ne s'endorment pas
00:32:46parce qu'ils sont
00:32:47sur le téléphone,
00:32:48là, je parle de l'aspect
00:32:50développement du cerveau,
00:32:51etc.,
00:32:52c'est au-delà des sujets
00:32:54des réseaux sociaux.
00:32:55C'est vraiment
00:32:56l'addiction au téléphone.
00:32:58C'est pour ça qu'ils doivent être aussi,
00:32:59certains jeunes,
00:32:59devront être accompagnés
00:33:01dans ce sevrage.
00:33:02C'est parce que ça va être
00:33:03un véritable sevrage.
00:33:04On parle d'addiction,
00:33:05Gilles a essayé
00:33:06avec le sujet du tabac,
00:33:07mais il y a une vraie addiction
00:33:08aux écrans.
00:33:09C'est un sujet,
00:33:10d'ailleurs,
00:33:10je crois qu'il y a un plan
00:33:11de santé publique
00:33:12sur l'addiction aux écrans.
00:33:14Mais je m'interroge
00:33:15en écoutant le débat,
00:33:17parce qu'en définitive,
00:33:19on reprend une loi.
00:33:20L'auditeur vient de le dire,
00:33:22est-ce qu'on a la capacité
00:33:22de la faire appliquer ?
00:33:23Parce que c'est toujours
00:33:24là la question.
00:33:25Le législateur,
00:33:26excusez-moi,
00:33:27prend régulièrement des lois
00:33:28et l'État est incapable
00:33:30de les faire appliquer.
00:33:32Alessandra disait dans son propos
00:33:33quelque chose de pertinent,
00:33:35je trouve,
00:33:35c'est qu'au début,
00:33:36quand les réseaux sociaux
00:33:37sont arrivés,
00:33:38Internet,
00:33:38on parlait de modérateur
00:33:40pour qu'il y ait des filtres
00:33:41et on est devant une faillite
00:33:43de ce processus.
00:33:43Ce que disait notre auditeur aussi.
00:33:44On est devant une faillite
00:33:45du système.
00:33:46Et je me demande aussi
00:33:47pourquoi aujourd'hui
00:33:48ces fournisseurs d'accès,
00:33:49ces plateformes,
00:33:50ne sont pas mises
00:33:51devant leur responsabilité.
00:33:52Parce que ça coûte trop cher.
00:33:54Oui, mais je suis désolé,
00:33:54ils gagnent énormément d'argent
00:33:56en délivrant ces communications.
00:33:58Oui, mais vous imaginez
00:33:59le nom des messages.
00:34:00Qui les fait obéir ?
00:34:01Mais je pense qu'on devrait
00:34:03faire pression sur ces plateformes
00:34:04Mais l'État vient d'être
00:34:05condamné quand même
00:34:06lourdement.
00:34:06Les fake news se développer
00:34:09qui laissent des actes
00:34:10commerciaux illégaux
00:34:11se réaliser.
00:34:12Je pense, excusez-moi,
00:34:13je le dis avec ma conviction
00:34:14au tabac.
00:34:15Et quand vous dites
00:34:16qu'il faut retirer
00:34:18les annonces tabac,
00:34:18on me dit qu'on ne peut pas.
00:34:20Mais par contre,
00:34:21c'est de leur responsabilité.
00:34:23Je crois qu'ils doivent collaborer.
00:34:25Aujourd'hui,
00:34:26l'intelligence artificielle,
00:34:27les algorithmes doivent permettre
00:34:29au moins un minimum
00:34:30de prudence et de filtres
00:34:31en amont.
00:34:31Non, parce que votre opinion
00:34:32n'est peut-être pas la même
00:34:33que par rapport à quelqu'un d'autre.
00:34:36Mais dans la morale générale,
00:34:37je dis évidemment.
00:34:38C'est international,
00:34:39les réseaux sociaux,
00:34:40c'est le problème aussi.
00:34:41Oui, alors Gilles,
00:34:42je pense qu'il y a
00:34:43un élément de réponse
00:34:45qui est sur l'éducation
00:34:47qu'on donne.
00:34:47Vous l'avez dit Sophie
00:34:48à un moment donné,
00:34:49c'est d'abord dans la famille
00:34:50qu'elle devrait être donnée.
00:34:51Pour autant,
00:34:52il y a des initiatives
00:34:52qui se prennent.
00:34:53Non, non, mais je ne dis pas
00:34:55forcément l'interdiction générale.
00:34:57Oui, alors ils ont dû commencer,
00:34:59mon fils a dû commencer
00:35:00vers 15 ans.
00:35:00Donc voilà,
00:35:01j'essayais de me souvenir
00:35:03le moment où il avait eu
00:35:04l'autorisation de le faire.
00:35:05Donc c'est à peu près
00:35:06vers 15 ans.
00:35:07Mais ce que nous essayons
00:35:08de faire à la ville
00:35:09de Châlons-sur-Saône,
00:35:10c'est en fait d'éduquer
00:35:11les enfants,
00:35:12alors là pour le coup,
00:35:13très jeunes,
00:35:14dès le cours moyen,
00:35:15dans le cadre d'un contrat
00:35:16local de sécurité
00:35:17et de prévention
00:35:18de la délinquance
00:35:18qu'on a mis en place,
00:35:19on a créé une mallette
00:35:20pédagogique
00:35:21quand on va dans les classes.
00:35:22Là, on a approché,
00:35:24c'est sur la base
00:35:25du volontariat des écoles,
00:35:26250 enfants
00:35:27qui, pendant 6 ou 7 heures,
00:35:30vont avoir des tests.
00:35:32Alors on le fait
00:35:33sous une forme ludique,
00:35:34on a des exercices interactifs
00:35:37avec eux,
00:35:38pour essayer,
00:35:38on fait intervenir
00:35:39la police municipale aussi,
00:35:40on fait intervenir
00:35:41parce qu'il faut qu'il y ait
00:35:42un lien de confiance
00:35:42avec la police,
00:35:43parce que, hélas,
00:35:44on peut parfois basculer
00:35:45dans des aspects
00:35:47plus pénaux,
00:35:48dès lors qu'il s'agit
00:35:49de cyberharcèlement
00:35:50ou d'hameçonnage
00:35:52à défaite,
00:35:53voilà, par exemple,
00:35:54sur les réseaux
00:35:55ou sur internet
00:35:56de façon générale.
00:35:57Et donc,
00:35:57on va poser le cadre,
00:35:59confier aux enseignants
00:36:01sur la base
00:36:01de cette mallette pédagogique
00:36:02que la ville de Châlons
00:36:03a mise en place,
00:36:04la possibilité pour eux
00:36:05sur 4-5 séances
00:36:06de former les enfants
00:36:07et comme on veut valoriser
00:36:09vraiment le travail
00:36:10qui a été fait,
00:36:10il y a une remise officielle
00:36:11d'un permis internet
00:36:12avec leurs photos
00:36:13qui sont titulaires,
00:36:14on l'a fait la semaine dernière,
00:36:15titulaires d'un permis internet
00:36:17parce qu'on les a formés
00:36:18aux risques et aux dangers.
00:36:19A la fois les risques
00:36:20pour eux-mêmes,
00:36:21puisque vous pouvez,
00:36:23hélas,
00:36:23passer par le fer
00:36:25et par le feu
00:36:26lorsque vous vous faites avoir
00:36:27sur internet
00:36:28et dans le jeune âge,
00:36:29c'est hélas un risque renforcé,
00:36:31mais également
00:36:32risque pour les autres
00:36:34si vous vous servez de l'outil
00:36:35comme le font hélas
00:36:36parfois les jeunes
00:36:37pour faire du cyber-harcèlement
00:36:38vis-à-vis de leurs camarades
00:36:40notamment sur les réseaux.
00:36:41Alors le permis,
00:36:42si vous voulez,
00:36:42c'est une valorisation
00:36:43de la formation
00:36:44qu'ils ont suivie.
00:36:45Le permis,
00:36:45ils ne vont pas le présenter
00:36:47quelque part.
00:36:47Je réfléchis à ça.
00:36:49Simplement,
00:36:49ils sont en responsabilité.
00:36:51je suis pénal.
00:36:52Non, non,
00:36:52j'espère que non.
00:36:53Il ne faut pas déresponsabiliser
00:36:54derrière.
00:36:55On leur a donné en fait
00:36:56une formation.
00:36:57On a dit
00:36:58internet c'est génial
00:36:59parce qu'on ne veut pas du tout
00:37:00les déconnecter de ça.
00:37:01Ils sont dans un monde numérique
00:37:02et ils vont évoluer
00:37:05dans un monde numérique.
00:37:06C'est leur monde.
00:37:07Donc internet c'est génial
00:37:08mais c'est dangereux.
00:37:09Et donc c'est cette formation
00:37:10au danger
00:37:10qui peut-être,
00:37:11on l'espère en tout cas,
00:37:12évitera quelques désagréments
00:37:14pour certains de ces jeunes.
00:37:15Gérald voulait rebondir.
00:37:17Gérald.
00:37:18Oui.
00:37:19Alors dernier mot,
00:37:20je veux bien
00:37:21qu'on mette en place des lois
00:37:22mais prenez par exemple
00:37:23les jeux vidéo
00:37:25auxquels
00:37:26les gamins
00:37:26ou même les adultes
00:37:27se donnent régulièrement.
00:37:29Ils passent des heures
00:37:30voire des lumières entières.
00:37:31Donc on dit
00:37:32on va faire une loi
00:37:33pour les protéger
00:37:34mais par contre
00:37:34vous allez pouvoir acheter
00:37:35tout ce que vous voulez
00:37:36pour les jeux de PlayStation
00:37:37par exemple.
00:37:38Voilà.
00:37:39Et la violence
00:37:39c'est pas faux.
00:37:40Je suis tout à fait d'accord
00:37:40et quand on voit dans le train
00:37:42des mômes
00:37:42qui restent 4 heures
00:37:43sur des jeux vidéo
00:37:44ou violents
00:37:45on préfère qu'ils évitent
00:37:46qu'ils courent dans les couloirs
00:37:48et qu'ils...
00:37:48Pour répondre
00:37:51sur ce que vous venez de dire
00:37:54moi je prends l'exemple
00:37:55moi ce que je ne voudrais pas
00:37:56en fait
00:37:57c'est que ce soit
00:37:57comme toujours
00:37:58avec le Président de la République
00:37:59un effet d'annonce.
00:38:00On nous a parlé
00:38:01du téléphone portable
00:38:02du téléphone portable
00:38:03du téléphone portable.
00:38:04La loi existe
00:38:05c'est pas un effet d'annonce.
00:38:06Très bien.
00:38:07La loi existe.
00:38:07Allez dans les écoles
00:38:09il ne s'est rien passé.
00:38:10Voilà.
00:38:10Il ne s'est rien passé
00:38:11parce qu'on sait très bien
00:38:12qu'interdire les téléphones portables
00:38:13dans les écoles
00:38:14ça suppose un coût tel
00:38:15qu'on préfère investir cet argent
00:38:16compte tenu de l'état
00:38:18de notre école
00:38:19dans autre chose.
00:38:20Donc ça voilà.
00:38:21Mais c'est vrai que moi
00:38:22je trouve que
00:38:22ce que vous faites
00:38:24monsieur le maire
00:38:25dans votre ville
00:38:25c'est vraiment intéressant
00:38:26parce que pour le coup
00:38:28quand on connaît
00:38:28les capacités
00:38:30d'autorégulation
00:38:31des jeunes
00:38:31qui sont très faibles
00:38:32à 11, 12, 13
00:38:34enfin à ces âges-là
00:38:36je trouve que c'est intéressant
00:38:38de en tout cas
00:38:39planter le germe
00:38:40d'une réflexion.
00:38:42ça mérite
00:38:44au discernement
00:38:45et à l'utilisation.
00:38:46Je trouve que c'est remarquable.
00:38:48C'est l'éducation.
00:38:48Pour le tabac
00:38:49mais aussi pour l'alcool
00:38:50et pardon aussi
00:38:51puisque vous parlez de permis
00:38:53dans votre expérimentation
00:38:54aussi pour le permis de conduire.
00:38:57À 11, 12, 13 ans
00:38:58on n'a pas le droit de conduire.
00:39:00Il y a une raison pour cela.
00:39:01On se retrouve
00:39:03dans un instant
00:39:04avec vous
00:39:05sur Sud Radio
00:39:060826 300 300.
00:39:08on va revenir
00:39:09sur un certain nombre
00:39:11de sujets
00:39:11ce qui s'est passé
00:39:12à Ivry
00:39:13on l'a évoqué hier.
00:39:14Vous vouliez apporter
00:39:15une précision
00:39:16Gilles Platret ?
00:39:17A tout de suite.
00:39:1810h midi
00:39:19Mettez-vous d'accord
00:39:20Sud Radio
00:39:22Parlons vrai
00:39:23Le 10h midi
00:39:24Mettez-vous d'accord
00:39:26Valérie Expert
00:39:27Et on est de retour
00:39:29avec vous.
00:39:29On va dire quand même
00:39:30quelques mots
00:39:30dans la suite
00:39:32de nos débats
00:39:33sur l'interdiction
00:39:34des réseaux sociaux
00:39:36au moins de 15 ans.
00:39:37On parle aussi
00:39:39de cette enquête
00:39:40qui nous apprend
00:39:42que ça y est
00:39:43désormais
00:39:44on s'informe davantage
00:39:45sur Facebook,
00:39:46Youtube ou TikTok
00:39:47que via les médias
00:39:49traditionnels.
00:39:49La télé est finisht.
00:39:50Pardon ?
00:39:51La télé est finisht.
00:39:52Oui mais pas que la télé
00:39:54la radio
00:39:54les journaux
00:39:55aujourd'hui
00:39:56effectivement
00:39:5754%
00:39:58de ceux
00:39:58qui ont été interrogés
00:40:00disent avoir utilisé
00:40:00les réseaux sociaux
00:40:01et les plateformes
00:40:02pour s'informer
00:40:03dans la semaine précédant
00:40:03le sondage
00:40:04et même 56%
00:40:06si on inclut
00:40:06les agents conversationnels
00:40:08comme ChatGPT.
00:40:09Oui mais Youtube
00:40:10et ces réseaux-là
00:40:11reprennent souvent
00:40:12les informations
00:40:13mettre des extraits
00:40:14des films de télévision
00:40:16mettre des extraits
00:40:16des séries
00:40:17mettre des extraits
00:40:19qui est diffusé
00:40:21par les journaux
00:40:22ou reprennent
00:40:23des infos
00:40:23Les infos people
00:40:24sont dans les journaux people
00:40:26les infos sont reprises
00:40:28aussi
00:40:29leurs sources
00:40:30et le parisien
00:40:30C'est le canal qui change
00:40:31Voilà c'est le canal qui change
00:40:32mais ils ont à 30%
00:40:34des sources aussi
00:40:35qui viennent
00:40:36Oui parce qu'une auditrice
00:40:37me dit
00:40:37posez-vous la question
00:40:38pourquoi ?
00:40:39Alors il y a deux choses
00:40:39je vais répondre à Catherine
00:40:41parce qu'il y a
00:40:41il y a ceux qui disent
00:40:42les médias traditionnels
00:40:43on les croit plus
00:40:44les médias mainstream
00:40:45donc on va s'informer
00:40:47ailleurs
00:40:47mais il y a aussi
00:40:49l'outil téléphone
00:40:50L'outil qui est désaffecté
00:40:51Non mais l'outil
00:40:52qui nous permet
00:40:53d'accéder plus facilement
00:40:54à de l'information
00:40:55sur X
00:40:55où vous avez
00:40:56les journaux
00:40:58le parisien
00:40:58Oui et puis il faut se poser
00:40:59la question de la télévision
00:41:01en général
00:41:02où il n'y a plus un jeune
00:41:03qui regarde la télé
00:41:03ils n'ont plus d'écran
00:41:04chez eux
00:41:05Non mais ils n'ouvrent pas
00:41:05les journaux non plus
00:41:07Alors ils les lisent
00:41:08sur internet
00:41:10Si si
00:41:10D'ailleurs pas comme le papier
00:41:12le papier sombre
00:41:13Oui ils lisent des extraits
00:41:14Ils lisent des extraits
00:41:15Oui
00:41:15Mais pas des articles
00:41:16Il faut être abonné
00:41:17pour pouvoir lire des articles
00:41:18Moi je pense que c'est déjà pas mal
00:41:20Je rencontre beaucoup de jeunes
00:41:21qui connaissent par exemple
00:41:23les hommes politiques
00:41:24les hommes et les femmes politiques
00:41:26via les réseaux sociaux
00:41:27Ça aussi
00:41:28cette interdiction
00:41:29elle va complètement bouleverser
00:41:30la communication politique
00:41:32Regardez ils sont tous aujourd'hui
00:41:33Notamment pour les partis extrêmes
00:41:35Vous avez raison
00:41:36Alors moi qui vends la presse
00:41:38c'est aujourd'hui quand même
00:41:39une vente au numéro
00:41:40en chute considérable
00:41:42et malheureusement
00:41:43c'est plutôt
00:41:44mes papiers et mamies
00:41:45du village de l'escar
00:41:46qui viennent m'acheter
00:41:46la presse quotidienne régionale
00:41:48la nationale
00:41:49Or là oui
00:41:50bien évidemment
00:41:50on a le sport
00:41:51qui va nous propulser
00:41:53un petit peu
00:41:53dans les prochaines semaines
00:41:55mais il y a un vrai défaut
00:41:56ou enfin un vrai problème
00:41:58d'accès à l'information
00:41:59par la presse écrite
00:42:00par la presse dite officielle
00:42:02et on voit bien
00:42:03que tous les hommes politiques
00:42:04sont aujourd'hui
00:42:06sur l'ensemble des réseaux
00:42:07parce qu'il faut aller
00:42:08là où le public
00:42:09va chercher l'information
00:42:10je dirais
00:42:11c'est du marketing commercial
00:42:13qu'est-ce que vous diriez
00:42:13vous qui vendez ces journaux
00:42:15vous avez l'impression
00:42:16que c'est parce que
00:42:18il devrait changer de modèle
00:42:20ça ne correspond à quoi ?
00:42:21non c'est générationnel
00:42:21je veux dire
00:42:22enfin
00:42:22c'est générationnel
00:42:23il y a une évolution
00:42:24on a tous
00:42:25excusez-moi
00:42:26malgré le débat de ce matin
00:42:27une troisième main
00:42:28avec le téléphone
00:42:29au bout de la main
00:42:31donc il ne faut pas
00:42:32se cacher non plus
00:42:33on est tous
00:42:35utilisateurs
00:42:35consommateurs
00:42:36de ces situations-là
00:42:38il faut accompagner
00:42:39et je le dis pour le commerce
00:42:41que je défends
00:42:41bec et ongle
00:42:42il faut être figital
00:42:43il faut savoir s'adapter
00:42:44on ne peut pas lutter
00:42:45de toute façon
00:42:46c'est l'évolution de la société
00:42:47donc accompagnant
00:42:49il faut l'accompagner
00:42:50il faut lui donner des cadres
00:42:51des références
00:42:52comme vous faites
00:42:53monsieur le maire
00:42:53avec les ados
00:42:54pour qu'on puisse avoir
00:42:56de l'information vérifiée
00:42:57de qualité
00:42:58qu'elle soit digitale
00:42:59ou sur le print
00:43:00je suis désespérée
00:43:01j'adore la presse papier
00:43:02moi
00:43:03mais moi aussi
00:43:04j'ai besoin de sentir
00:43:05la matière
00:43:06moi aussi
00:43:06je lis différemment
00:43:09oui d'abord
00:43:09on lit différemment
00:43:10avec le papier
00:43:10quand on le tient
00:43:11ça c'est certain
00:43:12maintenant il y a quand même
00:43:13le vrai basculement
00:43:14donc on est dans un basculement
00:43:15de l'ère numérique
00:43:16on ne reviendra pas en arrière
00:43:17d'autres évolutions
00:43:18viendront plus tard
00:43:19mais il n'y aura pas
00:43:19de retour en arrière
00:43:20c'est une réalité
00:43:21on la déplore
00:43:22mais on est obligé
00:43:22de la constater
00:43:23donc il faut l'accompagner
00:43:24et la vraie question
00:43:26c'est précisément
00:43:28comment est-ce qu'on arrive
00:43:30à encadrer
00:43:31et à éduquer
00:43:32je reviens quand même
00:43:33sur cette idée-là
00:43:33parce qu'aujourd'hui
00:43:36je pense que
00:43:37le mauvais usage
00:43:38d'internet
00:43:39c'est précisément
00:43:40de laisser
00:43:40pour avoir la paix
00:43:42des enfants
00:43:43devant des écrans
00:43:44et là ça arrive souvent
00:43:45c'est-à-dire que
00:43:46quand ils sont sur l'écran
00:43:47comme ils sont totalement
00:43:48absorbés par ce qu'ils vont voir
00:43:49ils n'ont plus de communication
00:43:51avec le reste du monde
00:43:52donc du coup
00:43:52ils ne sont plus
00:43:52les parents ont la paix
00:43:53c'est ça qui est lamentable
00:43:54non mais voilà
00:43:54je trouve que c'est
00:43:56la vraie difficulté
00:43:56quand vous voyez
00:43:57par exemple
00:43:57dans des restaurants
00:43:58qu'avec des tout-petits
00:44:00on leur donne un écran
00:44:01parce que pendant ce temps-là
00:44:02on ne les entendra pas
00:44:03alors c'est sûr que
00:44:04quand vous n'avez pas
00:44:05d'enfants avec vous
00:44:06et que les enfants courent
00:44:07partout
00:44:07ce n'est pas toujours agréable
00:44:09voilà
00:44:10parfois vous avez
00:44:11un seuil de tolérance
00:44:11qui peut être atteint
00:44:12je l'admets
00:44:13en étant parent
00:44:14quand vous avez les moyens
00:44:15d'avoir quelqu'un
00:44:16pour garder vos enfants
00:44:17vous n'êtes pas obligé
00:44:19non plus
00:44:19là c'est quand même
00:44:21une minorité
00:44:22non mais pardon
00:44:22je pense que c'est
00:44:23un aspect important
00:44:24je pense que c'est aussi
00:44:25une question d'éducation
00:44:26familiale dans un cadre
00:44:27si on commence à incriminer
00:44:28les parents
00:44:28moi j'ai un problème
00:44:29avec cela
00:44:29parce que dès qu'on commence
00:44:30à incriminer les parents
00:44:31ça induit quand même
00:44:33toujours
00:44:33que ceux qui sont
00:44:35plus fragiles socialement
00:44:36sont tout de suite
00:44:37mis en accusation
00:44:38il faut faire attention
00:44:39on peut préconiser
00:44:40non non
00:44:41aujourd'hui
00:44:42il y a l'enfant roi
00:44:43oui il y a beaucoup de femmes
00:44:44c'est pas social
00:44:45l'enfant roi
00:44:47c'est pas social
00:44:48mon fils
00:44:49c'est HPI
00:44:50mon fils
00:44:51et TDAH
00:44:53on entend tous
00:44:54ça dans le train
00:44:55quand on va voir
00:44:56on peut dire
00:44:57votre fille peut se calmer
00:44:58ah non non
00:44:58il est HPI
00:44:59il faut le laisser
00:45:00s'exprimer
00:45:01très bien
00:45:02il y a une vraie aussi
00:45:03question sur notre sujet
00:45:05c'est
00:45:05en réalité
00:45:06les réseaux permettent
00:45:07à chacun
00:45:08d'aller chercher
00:45:09par lui-même
00:45:10l'information
00:45:11la télévision
00:45:12c'est l'information
00:45:12reçue
00:45:13alors certes
00:45:14le bouquet
00:45:14permet de choisir
00:45:15mais malgré
00:45:16à la seconde
00:45:17vous ne choisissez pas
00:45:19pas ce qui vous arrive
00:45:19absolument
00:45:20or le réseau
00:45:21va vous permettre
00:45:21d'aller chercher
00:45:22ce que vous voulez chercher
00:45:23alors si vous n'avez pas
00:45:24l'éducation
00:45:24et que vous gobez
00:45:25tout ce qui passe
00:45:25alors ça je suis entièrement
00:45:26d'accord
00:45:27mais vous pouvez
00:45:27en tout cas moi c'est un peu
00:45:28comme ça que je me sers
00:45:29de mon téléphone
00:45:30je vais chercher systématiquement
00:45:31les sujets qui m'intéressent
00:45:33mais c'est aussi comme ça
00:45:34mais c'est aussi comme ça
00:45:34qu'on s'informe
00:45:34malgré tout
00:45:35c'est une bombe de données
00:45:36incroyable
00:45:37ce qui va changer
00:45:37Gilles c'est l'IA
00:45:38parce que l'IA
00:45:39fait la part des choses
00:45:40ça dépend
00:45:41mais par exemple
00:45:42Gemini
00:45:43c'est vrai que vous posez
00:45:43une question
00:45:44et qu'elle va se nourrir
00:45:46de plusieurs sources
00:45:47et va d'un seul coup
00:45:49à condition qu'elle soit citée
00:45:50là c'est très important
00:45:51moi je ne fais confiance
00:45:52aux IA
00:45:52qu'aux IA qui citent les sources
00:45:54il y a telle chose
00:45:55mais d'après telle organisation
00:45:56il y a telle chose
00:45:57et je pense que l'IA
00:45:58va aider aussi
00:45:59à faire le tri
00:46:00dans les informations
00:46:01je ne sais pas si vous êtes d'accord
00:46:02Valérie
00:46:03vous utilisez beaucoup l'IA
00:46:04je dis souvent ici
00:46:06ma passion des dictionnaires
00:46:07que j'ouvre tous les jours
00:46:09tout le temps
00:46:09j'adore
00:46:10je trouve que c'est incroyablement
00:46:12tellement légère
00:46:13même l'académie française
00:46:14est venue
00:46:15les jeunes
00:46:17leur dictionnaire
00:46:18c'est le téléphone
00:46:19et ce sont les réseaux sociaux
00:46:21ah tiens
00:46:22qui est ministre de l'industrie
00:46:23tac
00:46:24et aujourd'hui c'est l'IA
00:46:25je ne suis pas sûr
00:46:26qui est le meilleur dictionnaire
00:46:26c'est l'industrie
00:46:29un éditeur me dit
00:46:30je ne suis pas sûr
00:46:30qu'il soit dans le dictionnaire
00:46:33un éditeur me dit
00:46:34quand ma grand-mère
00:46:35va au restaurant
00:46:36avec mes enfants
00:46:38elle leur file le téléphone
00:46:39pour être tranquille
00:46:40et ça me gonfle
00:46:41je suis grand-mère
00:46:42et je peux vous dire
00:46:43que je comprends
00:46:44votre grand-mère
00:46:45non
00:46:47mais c'est la même chose
00:46:48l'autre fois moi
00:46:49c'est l'homme des livres
00:46:49et moi j'ai vu
00:46:50l'autre fois j'étais au restaurant
00:46:51et les colorias
00:46:52j'ai vu des mômes
00:46:53qui coloriaient
00:46:54j'ai félicité les parents
00:46:55sur le restaurant
00:46:56dès que je vois
00:46:56des mômes
00:46:57avec un machin
00:46:58j'ai dit
00:46:58vous ne devriez pas
00:46:59leur laisser
00:47:01et je me mêle
00:47:02de ce qu'ils ne me regardent pas
00:47:02mais quand on voit
00:47:03des enfants
00:47:04on leur donne un caloriat
00:47:05j'ai des bouquets
00:47:05à table au restaurant
00:47:07c'est bien
00:47:07pardon Sophie
00:47:08moi je pense que vraiment
00:47:12j'ai réussi cet exploit
00:47:14ma fille
00:47:15n'a pas eu de téléphone
00:47:16avant l'âge
00:47:17de 14 ans
00:47:20nous n'avions pas
00:47:21quand elle était petite
00:47:22de télévision à la maison
00:47:23pour éviter le danger
00:47:25oui oui vraiment
00:47:25mais je pense que
00:47:26cette résistance
00:47:29elle n'est plus possible
00:47:30aujourd'hui
00:47:31c'est pour ça
00:47:31que c'est un faux procès
00:47:32qu'on fait aux parents
00:47:33ce que moi j'ai fait
00:47:34avec ma fille
00:47:34qui a plus de 20 ans
00:47:35aujourd'hui
00:47:36ça n'est plus possible
00:47:37aujourd'hui
00:47:39non je ne crois pas
00:47:40je suis d'accord
00:47:40avec vous Alexandra
00:47:41malheureusement
00:47:41vous êtes jugé
00:47:42et vous êtes emporté
00:47:44par la foule
00:47:44si je peux dire
00:47:45donc éducation
00:47:46éducation
00:47:47éducation
00:47:48absolument
00:47:48c'est pour ça
00:47:48que votre initiative
00:47:50elle est formidable
00:47:51mais les parents aussi
00:47:52vis-à-vis des dangers
00:47:53sans forcément aller jusqu'à l'interdiction
00:47:55et l'école
00:47:56et les collectivités
00:47:57lorsqu'elles décident
00:47:58de s'associer
00:47:59mais vous savez
00:47:59votre initiative
00:48:00elle a aussi
00:48:01je trouve un effet
00:48:01de ruissellement
00:48:02parce qu'un enfant
00:48:03qui arrive avec son permis
00:48:04à la maison
00:48:06ça peut aussi être
00:48:06le mot
00:48:07c'est le résultat
00:48:08et c'est pour ça
00:48:09que c'est formidable
00:48:09je trouve
00:48:10on se retrouve dans un instant
00:48:12avec vos coups de coeur
00:48:12vos coups de gueule
00:48:13et on va parler
00:48:15de cet élu voilé
00:48:17enfin on va évoquer
00:48:19cet élu voilé
00:48:20au conseil municipal
00:48:21d'Ivry-sur-Seine
00:48:22vous avez vécu
00:48:23la même chose
00:48:24à Châlons-sur-Saône
00:48:25vous avez voulu
00:48:26avec le jeu
00:48:26on n'a pas vécu
00:48:27la même chose
00:48:27mais je vais vous expliquer
00:48:29oui vous allez nous expliquer
00:48:30à tout de suite
00:48:30parce que nous on l'a évité
00:48:31Sud Radio
00:48:33Parlons vrai
00:48:37Sud Radio
00:48:38le 10h midi
00:48:39mettez-vous d'accord
00:48:40Valérie Exper
00:48:43Retour avec vous
00:48:44sur Sud Radio
00:48:45pour commenter l'actualité
00:48:46alors Gilles Platret
00:48:47hier on a évoqué
00:48:49la laïcité
00:48:50ce qui s'est passé
00:48:51au conseil municipal
00:48:51d'Ivry
00:48:52avec cet élu
00:48:53qui se présente
00:48:54au conseil municipal
00:48:55voilé
00:48:56elle a le droit
00:48:57ce n'est pas interdit
00:48:58par la loi
00:48:59vous c'est arrivé
00:49:01à Châlons-sur-Saône
00:49:02vous avez modifié
00:49:04le règlement
00:49:04vous avez été poursuivi
00:49:06par cet élu
00:49:06oui alors j'ai une actualité
00:49:08et une information
00:49:09à vous donner ce matin
00:49:10pour vous montrer un petit peu
00:49:11qui est derrière tout ça
00:49:13c'est tout de même intéressant
00:49:14vous avez parlé d'Ivry
00:49:15effectivement
00:49:15le débat qu'il y a eu
00:49:16avec le maire
00:49:17en l'occurrence communiste
00:49:18qui a choisi sa laïcité
00:49:19puisqu'il repousse
00:49:21le catholicisme
00:49:22dans le conseil municipal
00:49:23mais il accepte
00:49:24complètement l'islamisme
00:49:24donc là-dessus
00:49:25les choses sont claires
00:49:26ça a été dit
00:49:26filmé
00:49:27et il pensait prendre
00:49:28son imposant à défaut
00:49:29et c'est lui finalement
00:49:30qui est sur la sellette
00:49:30surtout quand on apprend
00:49:31à quel mouvement
00:49:33il appartient
00:49:34des luttes
00:49:35pour le front polisario
00:49:37bref j'abrège
00:49:38à Châlons
00:49:39nous avons pris les devants
00:49:40le 14 janvier dernier
00:49:42nous avons interdit
00:49:44tout signe religieux
00:49:45et tout signe
00:49:47partisan
00:49:47et tout signe commercial
00:49:49dans la tenue vestimentaire
00:49:50des élus
00:49:52qui viennent siéger
00:49:53je l'avais fait
00:49:53parce que je savais
00:49:54que les choses allaient arriver
00:49:55avec l'arrivée
00:49:56de listes d'extrême gauche
00:49:57qui s'appuient sur
00:49:58hélas des islamistes
00:50:00et qu'on allait forcément
00:50:01avoir ces soucis
00:50:01qui arriveraient
00:50:02au conseil municipal
00:50:03donc liste LFI
00:50:06a été
00:50:07Union Populaire Chalonaise
00:50:08a été élu
00:50:10deux élus
00:50:11au conseil municipal
00:50:12la tête de liste
00:50:13et la numéro 2
00:50:15qui est une élue
00:50:16voilée
00:50:16ils ont immédiatement
00:50:17attaqué
00:50:18le règlement intérieur
00:50:19du conseil municipal
00:50:20de Châlons
00:50:21et nous avons gagné
00:50:22alors c'est pour ça
00:50:23que Valérie
00:50:23quand vous dites
00:50:24c'est illégal
00:50:24attention
00:50:25parce que le juge
00:50:26de Dijon
00:50:26en l'occurrence
00:50:27a pris une décision
00:50:28qui est très importante
00:50:28et s'est appuyé
00:50:29sur un changement
00:50:30de la loi
00:50:30de décembre dernier
00:50:32qui dit désormais
00:50:33que les élus locaux
00:50:34doivent respecter
00:50:36les principes
00:50:36de la république
00:50:37liberté, égalité, fraternité
00:50:38mais également
00:50:39la laïcité
00:50:40c'est écrit en toutes lettres
00:50:41et c'est grâce au sénateur
00:50:41d'ailleurs
00:50:42que cette motion
00:50:43est arrivée dans la loi
00:50:44et donc nous avons gagné
00:50:46mais là où je veux en venir
00:50:47c'est que le tribunal
00:50:48a donc rejeté
00:50:50la requête
00:50:51des deux élus
00:50:52qui étaient
00:50:53dans notre position
00:50:54d'ailleurs
00:50:54parenthèse
00:50:55l'élu voilé depuis ce temps-là
00:50:56ne vient pas siéger
00:50:57donc elle préfère
00:50:58sa religion à sa ville
00:50:59c'est très clair
00:51:00elle ne peut pas
00:51:00enlever son voile
00:51:01pendant trois heures
00:51:01donc elle ne siège pas
00:51:02elle ne vient plus
00:51:04elle ne joue pas son rôle
00:51:05pour lequel elle a été élue
00:51:06mais visiblement
00:51:07il n'y a pas d'obligation
00:51:08elle donne pouvoir
00:51:09au numéro 1 de sa liste
00:51:11et là pour le coup
00:51:11voilà
00:51:12et là elle a le droit
00:51:13de donner pouvoir
00:51:14indéfiniment
00:51:15mais je veux en venir
00:51:16à la chose suivante
00:51:16que j'ai apprise ce matin
00:51:17par notre avocat
00:51:19ce ne sont pas
00:51:20les élus
00:51:20les deux élus
00:51:21ont été condamnés
00:51:22à rembourser
00:51:22à la ville de Chalon
00:51:23les frais de justice
00:51:24c'est-à-dire 2000 euros
00:51:25puisqu'ils nous ont attaqué
00:51:27injustement
00:51:27selon le tribunal
00:51:28et donc ils doivent rembourser
00:51:29mais ce qui est très intéressant
00:51:30c'est que nous avons appris ce matin
00:51:32que ce ne sont pas eux
00:51:34qui vont payer
00:51:34ces 2000 euros
00:51:35de frais de procédure
00:51:36c'est LFI itself
00:51:38c'est-à-dire que
00:51:39le parti politique
00:51:40le parti politique
00:51:42au niveau national
00:51:44décide de soutenir
00:51:45la procédure
00:51:46qui nous est faite
00:51:47à l'encontre
00:51:48de la décision
00:51:48que nous avons prise
00:51:49donc on voit bien
00:51:51alors c'est une vraie question
00:51:52est-ce qu'un parti
00:51:53peut se substituer
00:51:54à des individus
00:51:54qui ont été en justice
00:51:55mais ce que je veux décoder
00:51:57c'est le fait politique
00:51:59vous avez aujourd'hui
00:52:00des partis politiques
00:52:01qui sont là
00:52:02pour faire rentrer
00:52:03les islamistes
00:52:04dans nos conseils municipaux
00:52:06les communistes
00:52:07qui ne sont jamais en peine
00:52:08de soutenir les islamistes
00:52:09ils l'ont prouvé
00:52:10notamment au profit
00:52:11de la république islamique d'Iran
00:52:12il y a quelques années
00:52:13à Paris
00:52:13je ne développe pas
00:52:14et aujourd'hui
00:52:15il est LFI
00:52:15qui va jusqu'à payer
00:52:17des peines
00:52:18que la justice a prononcées
00:52:20contre ceux
00:52:20qui veulent faire rentrer
00:52:21absolument
00:52:22en l'occurrence
00:52:22le voile
00:52:23dans nos conseils municipaux
00:52:24donc vous voyez bien
00:52:25que cet enjeu-là
00:52:26il va peser dans les mois
00:52:27qui viennent
00:52:27qu'une partie de la présidentielle
00:52:29va se jouer
00:52:30sur la question
00:52:31de l'islamisme
00:52:31et que hélas
00:52:33derrière tout ça
00:52:34vous avez des partis
00:52:35sur la scène politique française
00:52:36qui sont à la pointe
00:52:38pour déstabiliser
00:52:39nos conseils municipaux
00:52:40et il fait rentrer
00:52:41non pas des motifs
00:52:41d'intérêt général
00:52:42ce pourquoi pourtant
00:52:44nous sommes élus
00:52:44c'est-à-dire
00:52:45gérés pour la population
00:52:46mais des motifs
00:52:47qui sont des motifs
00:52:48de conquête politique
00:52:49et on l'a très bien vu
00:52:50dans le cas d'Ivry
00:52:50et on a risqué de le voir aussi
00:52:52dans le cas de Chalon-sur-Saône
00:52:53et on le voit par exemple
00:52:55dans des villes
00:52:55parce que ça n'est pas
00:52:56l'apanage de la gauche
00:52:57dans des villes
00:52:58qui sont gouvernées
00:52:59par la droite
00:52:59comme un mot
00:53:00par exemple
00:53:01avec M. Copé
00:53:01qui tolère parfaitement
00:53:03que ses opposants
00:53:04viennent avec un voile
00:53:04sur la tête
00:53:05donc on voit aujourd'hui
00:53:06que c'est un vrai combat
00:53:07c'est un combat politique
00:53:08c'est un combat de civilisation
00:53:10est-ce que nous voulons
00:53:10que des assemblées
00:53:11qui représentent
00:53:12tous les citoyens
00:53:13soient désormais
00:53:15phagocytées
00:53:15par des logiques
00:53:16communautaristes
00:53:17et des logiques
00:53:17de conquête politique
00:53:18et territoriale
00:53:19à Chalon
00:53:20nous avons répondu non
00:53:21et j'incite vraiment
00:53:22tous les maires
00:53:22qui nous écoutent
00:53:23à avoir la même vigilance
00:53:25aujourd'hui nous avons
00:53:26un support légal
00:53:27c'est-à-dire
00:53:28l'obligation de laïcité
00:53:29posée par la loi
00:53:30pour la première fois
00:53:31par le Sénat
00:53:32et ensuite approuvée
00:53:33par l'Assemblée nationale
00:53:34en décembre dernier
00:53:35et donc il faut s'appuyer
00:53:36là-dessus
00:53:36pour essayer
00:53:37d'assurer
00:53:38la neutralité
00:53:39de nos délibérations
00:53:40le voile
00:53:41pas plus qu'un autre
00:53:42symbole religieux
00:53:43n'a pas sa place
00:53:44dans nos conseils municipaux
00:53:46je ne cesse de défendre
00:53:48l'idée que la laïcité
00:53:50nous protège tous
00:53:51c'est ça
00:53:52la laïcité protège
00:53:53c'est ça qu'il faut dire
00:53:56mais sur le financement
00:53:58des frais de justice
00:54:00je veux vous rappeler
00:54:02quand même
00:54:02l'affaire de Creil
00:54:03le foulard
00:54:05dans le collège
00:54:071989
00:54:08si je ne me trompe pas
00:54:10rien n'a changé
00:54:11non
00:54:12mais ça s'est aggravé
00:54:13et ça s'est aggravé
00:54:14ça s'est aggravé
00:54:15mais la nouveauté
00:54:16c'est que c'est financé
00:54:17aujourd'hui par un parti politique
00:54:18absolument
00:54:18mais l'ancrage
00:54:20des signes de religieux
00:54:21il faut voir les choses
00:54:22comme elles sont
00:54:22c'est devenu
00:54:23l'ancrage
00:54:24dans la religion musulmane
00:54:26en particulier
00:54:27c'est devenu fondamental
00:54:29ils sont religieux
00:54:30avant d'être d'un pays
00:54:31et on a
00:54:32un recours
00:54:34à la religion
00:54:34qui devient
00:54:36de plus en plus important
00:54:37et moi je pense vraiment
00:54:39que c'est triste
00:54:39mais c'est comme ça
00:54:42moi je pense
00:54:43et j'ai envie
00:54:44d'y croire vraiment
00:54:45et je le vois au quotidien
00:54:46dans le cadre
00:54:47de ma délégation
00:54:48c'est une minorité
00:54:49c'est une minorité
00:54:51de gens
00:54:52qui sont hystérisés
00:54:53notamment par
00:54:54les filles
00:54:55qui sont instrumentalisés
00:54:57et il faut
00:54:58les combattre
00:54:59de façon féroce
00:55:00parce que
00:55:01on voit aussi
00:55:02des français
00:55:03de confession musulmane
00:55:05qui veulent qu'on leur
00:55:05foute la paix
00:55:06qui veulent qu'on arrête
00:55:07de leur parler
00:55:10qui ne veulent pas
00:55:11être assignés
00:55:11à résilience
00:55:12mais je le crois
00:55:13je vous assure que oui
00:55:14sauf que vous avez
00:55:16un entrisme
00:55:17très puissant
00:55:18peut-être de cette minorité
00:55:19qui fait que même
00:55:20dans des écoles
00:55:21j'ai raconté cette histoire
00:55:22mais je la raconte
00:55:23d'une gamine
00:55:24qui ne veut pas aller
00:55:25à l'école en sandales
00:55:26parce qu'elle a deux
00:55:26petites filles musulmanes
00:55:28dans sa classe
00:55:29qui lui disent
00:55:30on ne doit pas montrer
00:55:30ses pieds nus
00:55:31et donc
00:55:32elle ne résiste pas
00:55:35la gamine
00:55:35elle met ses baskets
00:55:36ses chaussettes
00:55:37même quand il fait 38 degrés
00:55:39et les gamines
00:55:40elles sont trois
00:55:42elles sont trois
00:55:42à semer la terreur
00:55:43mais vous voyez bien
00:55:44que c'est un score
00:55:44de force Valérie
00:55:45du milieu familial
00:55:46mais vous voyez bien
00:55:47par exemple
00:55:47l'exemple que nous avons
00:55:48pour la fête de la musique
00:55:49c'était mon coup de gueule
00:55:50ah bien sûr
00:55:52elle est fille
00:55:53qui privatise
00:55:54la place de la république
00:55:56pour faire un concert
00:55:57entre guillemets
00:55:58le jour de la fête
00:55:59de la musique
00:56:00ça devrait
00:56:01je ne comprends pas
00:56:02et j'aimerais bien savoir
00:56:03comment il a été possible
00:56:05que la mairie de Paris
00:56:06autorise cela
00:56:07parce que là aussi
00:56:08et la préfecture de police aussi
00:56:09et la préfecture de police aussi
00:56:11parce que
00:56:11vous avez à nouveau
00:56:12la France insoumise
00:56:14qui instrumentalise
00:56:15un événement populaire
00:56:16pour faire de la politique
00:56:18et une politique
00:56:19qui fracture notre pays
00:56:21alors que la fête de la musique
00:56:22c'est plutôt un événement
00:56:23qui est là
00:56:24pour qu'on puisse
00:56:25un peu faire la nation
00:56:26pour le matin midi et soir
00:56:26l'ouverture
00:56:28le dialogue
00:56:29le participatif
00:56:30privatiser la place de la république
00:56:32c'est un signe fort quand même
00:56:33oui c'est pas faux
00:56:34et on va voir
00:56:34symboliquement c'est important
00:56:35du Free Gaza
00:56:36toute la journée
00:56:37toute la nuit
00:56:38la république c'est moi
00:56:39donc maintenant
00:56:40il peut s'approprier la place
00:56:40rendez-vous ce dimanche 21 juin
00:56:42pour célébrer la fête de la musique
00:56:43avec des concerts antiracistes
00:56:44et des prises de parole
00:56:46c'est un communiqué
00:56:47de la France insoumise
00:56:49donc je ne sais pas
00:56:49d'un point de vue
00:56:50là aussi légal
00:56:52si la meilleure
00:56:53s'il n'y a pas de risque
00:56:54enfin je ne veux pas me faire
00:56:54l'avocat du diable
00:56:55et j'emploie le terme à souhait
00:56:57mais s'il n'y a pas de risque
00:56:58de trouble à l'ordre public
00:57:00sans doute
00:57:01que la préfecture de police
00:57:02s'autorise
00:57:03mais moi c'est la vraie question
00:57:04n'y a-t-il pas
00:57:05autour de ces revendications
00:57:06dans une fête populaire
00:57:08où le public va venir
00:57:09de toutes parts
00:57:10n'y a-t-il pas
00:57:11un risque de débordement
00:57:12c'est ça la vraie question
00:57:12mais vous savez
00:57:14honnêtement
00:57:15aujourd'hui
00:57:15je suis désolé de le dire
00:57:16tant pis si
00:57:17monsieur le ministre de l'Intérieur
00:57:19n'apprécie pas
00:57:20des propos semblables
00:57:21mais on n'est
00:57:22on n'est pas du tout
00:57:23sur une logique offensive
00:57:23en fait
00:57:24on est
00:57:25on attend
00:57:25que le pirate vienne
00:57:26et on a beaucoup parlé
00:57:28de ce qui s'est passé
00:57:29à Paris
00:57:30le 30 mai
00:57:31dans le cadre
00:57:31de la finale
00:57:32et de la victoire
00:57:33du PSG
00:57:33les débordements
00:57:34je peux vous dire
00:57:34que les forces de l'ordre
00:57:35avaient sur le terrain
00:57:36sur les Champs-Elysées
00:57:37et ailleurs
00:57:39des obligations
00:57:40des instructions
00:57:42exclusivement défensives
00:57:42il s'agissait surtout
00:57:43de ne pas multiplier
00:57:44les interpellations
00:57:45seulement quand on y était
00:57:46absolument forcé
00:57:47tant qu'on sera
00:57:48dans cette logique défensive
00:57:49tant que la république
00:57:50se laissera faire
00:57:51comme ça
00:57:51on a plein d'autres moyens
00:57:52oui on a plein d'autres moyens
00:57:54mais ça demande du courage politique
00:57:55et c'est celui qui manque
00:57:57le plus dans ce gouvernement
00:57:58mais on n'a pas de place de privon
00:57:59on a des commissariats
00:58:01toute la chaîne
00:58:02c'est pas la prison
00:58:03c'est de faire respecter la loi
00:58:04la prison n'a pas été grossie
00:58:05par les interpellations
00:58:06puisque je crois
00:58:06qu'au total
00:58:07sur les quelques petites centaines
00:58:09d'interpellations
00:58:09partout en France
00:58:10il y a dû avoir
00:58:11deux condamnations
00:58:12à la prison
00:58:12ce que je veux dire
00:58:13c'est qu'il n'y a pas
00:58:14les moyens
00:58:14même supposons
00:58:15qu'il y ait quelqu'un
00:58:16qui ait une autorité
00:58:16qui dise maintenant
00:58:17ça suffit
00:58:17les mecs ils vont
00:58:18là la justice ne suit pas
00:58:20on n'a pas les places
00:58:21pour les mettre
00:58:22et le droit ne suit pas non plus
00:58:24qu'est-ce qu'on fait ?
00:58:25le droit peut suivre
00:58:26les peines existent
00:58:27simplement
00:58:27les juges peuvent vous dire aussi
00:58:29je n'ai pas le moyen
00:58:30et ce qui est exact
00:58:31je n'ai pas le moyen
00:58:32d'incarcérer
00:58:33parce que je suis déjà
00:58:34en surpopulation carcérale
00:58:36donc le vrai problème
00:58:38mais ça
00:58:38malgré toutes les promesses
00:58:39qui ont été faites
00:58:40notamment par monsieur Macron
00:58:41les places de prison
00:58:42n'ont pas suivi
00:58:43c'est la première des choses à faire
00:58:44la première des choses à faire
00:58:45non mais déjà
00:58:45il n'y a pas les interpellations
00:58:47donc après
00:58:48vous pouvez parler
00:58:48du problème des places
00:58:49mais éventuellement
00:58:50ils n'interpellent pas
00:58:53parce qu'ils savent
00:58:54qu'il n'y aura pas de suite
00:58:54parce que les flics
00:58:55sont absolument
00:58:56foudrages aussi
00:58:57quand ils interpellent
00:58:59et les voient les mecs
00:59:00sortir en sifflotant
00:59:02une heure après
00:59:02c'est ce qui se passe d'ailleurs
00:59:03c'est ce qui se passe
00:59:03et d'ailleurs
00:59:04ils ont parfois des consignes
00:59:06ils l'ont dit même
00:59:06je suis désabusé
00:59:09de savoir
00:59:10que ce mouvement politique
00:59:11privatise
00:59:12un espace public
00:59:13qui est symbolique
00:59:14et fort
00:59:15la place de la république
00:59:17est-ce qu'on va avoir
00:59:18droit à des concerts
00:59:20ou à des slogans politiques
00:59:21pour haranguer la foule
00:59:23des discours anti-racist
00:59:25je pense qu'on va avoir
00:59:27encore toute une série
00:59:28de messages politiques
00:59:29pour galvaniser leur foule
00:59:32à l'horizon de 2027
00:59:34et moi je pense
00:59:35qu'il faut rappeler
00:59:36que déjà
00:59:36que la place de la république
00:59:37n'a pas vocation
00:59:38à devenir la scène
00:59:40permanente
00:59:40d'un camp politique
00:59:42et surtout
00:59:43de celui-là
00:59:44et vous verrez
00:59:44qu'on aura
00:59:45des débordements
00:59:47comme on en a régulièrement
00:59:50avec des drapeaux
00:59:51qui ne seront
00:59:52tous
00:59:52tous aux français
00:59:53et puis je vous signale
00:59:55c'est encore
00:59:55une autre
00:59:56mais une politisation
00:59:57extrême
00:59:58de tout
00:59:59à moins d'un an
01:00:00de l'élection présidentielle
01:00:01Emmaüs
01:00:02fait de la lutte
01:00:02contre les idées
01:00:03de l'extrême droite
01:00:04une priorité
01:00:05Emmaüs
01:00:06c'est censé aider
01:00:07tout le monde
01:00:07les pauvres
01:00:08les gens qui sont
01:00:09dans le besoin
01:00:09c'est apolitique
01:00:11mais j'aimerais
01:00:13comprendre
01:00:13on souhaiterait
01:00:15qu'ils fassent
01:00:16de la lutte
01:00:16contre les violences
01:00:17faites aux femmes
01:00:17une priorité aussi
01:00:18c'est un peu dur
01:00:19parce que c'est pas
01:00:20leur objet aujourd'hui
01:00:21ils sont pas comptables
01:00:22des erreurs de leur fondateur
01:00:23mais pour autant
01:00:24je trouve que c'est un dévoiement
01:00:25d'une association
01:00:26qui par ailleurs
01:00:27fait un boulot extraordinaire
01:00:28mais franchement
01:00:29cette politisation-là
01:00:30nous promet
01:00:31mais une campagne
01:00:32absolument incendiaire
01:00:33et moi qui ne suis
01:00:35tout sauf Hérène
01:00:36qui suis une libérale
01:00:38qui
01:00:39je ne comprends pas
01:00:41intellectuellement
01:00:43ce regain
01:00:45c'est Hitler
01:00:46le RN
01:00:46ça reste pour des gens
01:00:48quelque chose
01:00:48absolument insupportable
01:00:50vous avez quand même
01:00:51Marine Le Pen
01:00:51et Jordan Bardera
01:00:52qui sont en tête
01:00:53des invents
01:00:53malgré ça
01:00:54il y a
01:00:55pour l'extrême
01:00:56gauche
01:00:56il y a une radicalisation
01:00:57Jean Macron
01:00:58on supporte mieux
01:00:58elle est mis
01:00:59Macron a totalement
01:01:01échoué
01:01:02dans sa volonté
01:01:03d'ostraciser
01:01:04le Rassemblement National
01:01:05oui mais on a moins peur
01:01:06de l'EFI
01:01:06que du RN
01:01:07je suis considéré
01:01:08je ne suis pas sûr
01:01:10mais moi je trouve
01:01:11qu'aucun parti politique
01:01:12ne devrait détourner
01:01:13une fête populaire
01:01:14comme lui
01:01:14c'est mille fois raison
01:01:17petite information
01:01:18monsieur Tabarro
01:01:19ministre des transports
01:01:20si vous avez vu
01:01:20cette information
01:01:21elle a insulté
01:01:22Eric Ciotti
01:01:23et lui a dit
01:01:23qu'il allait le faire
01:01:24disparaître
01:01:25en lui envoyant
01:01:25des géorgiens
01:01:27et donc
01:01:28monsieur Ciotti
01:01:29a écrit à Sébastien
01:01:30le cornu
01:01:30en demandant
01:01:31la démission
01:01:32de Philippe Tabarro
01:01:33ça va bien
01:01:34c'est quand même dément
01:01:36on est quand même
01:01:37dans une
01:01:37ça va être d'une violence
01:01:39cette campagne
01:01:39vous croyez ?
01:01:42dans la chemière profonde
01:01:44du Berry
01:01:44ma chère Valérie
01:01:45Jean-Luc Mélenchon
01:01:47fait plus peur
01:01:47que Jean-Marie Le Pen
01:01:48dans la chemière profonde
01:01:50du Berry
01:01:50c'est la France
01:01:51je pense Sophie
01:01:56que votre affirmation
01:01:57ne s'appuie
01:01:58sur pas grand chose
01:01:59Jean-Luc Mélenchon
01:02:01est la personnalité
01:02:02la plus détestée
01:02:03des politiques
01:02:05je ne pense pas
01:02:07quand je regarde
01:02:07un peu les sondages
01:02:08les deux derniers
01:02:09deuxièmes tours
01:02:10Sophie
01:02:10de présidentielle
01:02:12ont prouvé
01:02:12que votre théorie
01:02:13est fragile
01:02:13non mais c'est pas une théorie
01:02:14c'est une craze
01:02:15votre ressentiment
01:02:16alors
01:02:17le G7
01:02:18les G7
01:02:20ont-ils encore
01:02:20une utilité
01:02:21et la France
01:02:21y joue-t-elle encore
01:02:22un rôle respectable
01:02:24on verra ça
01:02:24avec Christophe Boutin
01:02:25qui est un excellent
01:02:25politologue
01:02:26l'idée de rétablir
01:02:27la peine de mort
01:02:28pour l'hébisciter
01:02:29par un récent sondage
01:02:29est-elle aujourd'hui
01:02:30compatible avec
01:02:31la maire de la République
01:02:32peut-on trouver un moyen
01:02:33juridique de neutraliser
01:02:34les gens qui tuent les enfants
01:02:35je verrai ça avec Pierre Gentilier
01:02:36et puis la trahison
01:02:37un phénomène très français
01:02:39nos amis les traites
01:02:39par François Sérésa
01:02:40formidable
01:02:40il a fait un premier top
01:02:42j'ai l'idée à faire le deuxième
01:02:43parce qu'ils ne sont pas tous
01:02:43formidable
01:02:44c'est réticent
01:02:45c'est la suite du dictionnaire
01:02:47des girouettes
01:02:48dans 1815
01:02:49par contre il a mis Talleyrand
01:02:50il a mis Talleyrand
01:02:50je ne suis pas d'accord
01:02:51on va s'engueuler
01:02:51ça va être terrible
01:02:52il a mis Henry IV
01:02:53parce qu'il a fait
01:02:54les 10 dents
01:02:54non mais il n'est pas bien
01:02:55on vous retrouve dans un instant
01:02:58bonne émission Perico
01:03:00à demain
01:03:0210h30
01:03:03mettez-vous d'accord
01:03:04Sud Radio
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