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  • il y a 1 heure
Mettez vous d'accord avec Sophie De Menthon, Najwa El Haite, Arnaud Benedetti, Alex Darmon

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00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gangevin, bonjour, bonjour Félix Mathieu.
00:00:12Bonjour.
00:00:12On parle beaucoup de la justice, des dysfonctionnements de la justice aujourd'hui.
00:00:16Dans C'est quoi le problème ? On va évoquer les urgences, on l'a évoqué la semaine dernière,
00:00:20les temps d'attente aux urgences, le temps d'attente a augmenté de presque une heure en dix ans.
00:00:26Il y a beaucoup de choses à dire, on sera avec le docteur Yann Penvern dans un instant,
00:00:31président de SAMU Urgences de France.
00:00:34On va revenir évidemment sur l'affaire Liana, l'émotion nationale, l'indignation, la colère.
00:00:42La maman de la petite Rosa qui n'avait pas eu de réponse à sa plainte pour viol porte plainte
00:00:47contre l'État.
00:00:48On va parler également de l'absentéisme.
00:00:51Là aussi c'est une enquête qui nous apprend qu'il y a de plus en plus d'absentéisme,
00:00:56même chez les cadres, même dans le privé.
00:00:58A quoi est-ce dû ? Bref, beaucoup de sujets avec vous Gilles.
00:01:01Je vais vous parler de la nouvelle émission de Netflix à laquelle a participé François Hollande
00:01:05qui s'appelle Dans la sauce.
00:01:07Alors est-ce qu'un président doit être Dans la sauce ?
00:01:10C'est une émission où les humoristes se vannent, mais d'une façon violente.
00:01:15Et évidemment ça a beaucoup fait parler que François Hollande participe à ces émissions.
00:01:19On a des débatteurs très politiques.
00:01:21J'imagine qu'ils vont réagir à 10h30.
00:01:25Et puis on parlera de l'INSEE qui alerte sur la France qui vieillit.
00:01:29En 2030, il y aura plus de personnes de plus de 60 ans en France.
00:01:36Évidemment ça pose des questions sur les enjeux de la présidentielle, sur la retraite,
00:01:43sur évidemment la population qui vieillit.
00:01:45On ne fait plus d'enfants et on devient également peut-être un petit peu plus égoïste
00:01:51dans les couples qui n'ont plus envie d'avoir d'enfants.
00:01:54Et puis pour finir, dans deux jours, c'est le démarrage de la Coupe du Monde
00:01:59et la délégation iranienne est arrivée à Tirouana
00:02:02parce qu'évidemment Trump ne veut pas que ça soit sur le territoire américain.
00:02:06Mais il se passe plein de choses avec cette Coupe du Monde.
00:02:09On va en reparler tout à l'heure.
00:02:100826 300, si vous voulez réagir à ces trois sujets.
00:02:13Le temps d'attente aux urgences a augmenté de quasiment une heure en dix ans
00:02:17selon une étude récente.
00:02:18Alors c'est une moyenne parce qu'on va avoir des appels
00:02:22et on attend vos témoignages au 0826 300 300.
00:02:25Des gens qui vont nous dire ma mère a attendu, j'ai attendu plus de dix heures, etc.
00:02:29Il y a des temps d'attente qui sont très très longs.
00:02:32Mais la moyenne, Félix Mathieu...
00:02:35C'est 3h10 en moyenne effectivement Valérie, parfois sur des brancards.
00:02:37Quand il n'y a pas de lit.
00:02:393h10 en moyenne d'attente entre l'arrivée aux urgences et la sortie après des soins.
00:02:43C'est une étude de l'adresse qui révèle ce chiffre.
00:02:46La direction statistique du ministère de la Santé.
00:02:49Une heure de plus donc effectivement en dix ans.
00:02:51La faute au manque de moyens.
00:02:52Estime beaucoup dans les rangs du personnel hospitalier.
00:02:54Manque de moyens, manque de lits, etc.
00:02:56On le dit souvent.
00:02:56Mais pas que.
00:02:57La ministre de la Santé estime qu'on va parfois aux urgences à tort
00:03:01alors qu'on pourrait aller ailleurs chez son médecin
00:03:03ou pourquoi pas dans une maison de santé.
00:03:05Donc la semaine dernière, Stéphanie Riste a annoncé qu'elle allait étendre le filtrage par le 15.
00:03:10Vous savez, ça se fait déjà par endroits lorsque notamment les urgences sont en souffrance durant l'été
00:03:15ou alors quand il y a des pics d'épidémie avec les virus d'hiver.
00:03:19Et bien dès l'automne prochain, dans une centaine d'hôpitaux du pays, dès cet automne.
00:03:22Donc il faudra appeler le 15 d'abord pour savoir si on est admis aux urgences
00:03:26ou si on nous envoie ailleurs, s'il faut aller ailleurs.
00:03:30Les agences régionales de santé vont décider au cas par cas
00:03:33si c'est un filtrage 24h sur 24, comme ça par le 15
00:03:35ou si c'est seulement par exemple pour la nuit ou pour le week-end, pour certaines périodes.
00:03:40En tout cas, la ministre de la Santé estime que cette régulation par le 15,
00:03:43ça permet de faire baisser la fréquentation des urgences de 20% tout de même
00:03:47sans dégrader l'accès aux soins, assure Stéphanie Riste
00:03:50puisque l'idée c'est que si on vous refuse au 15, c'est qu'il y a une autre
00:03:53solution pour aller ailleurs.
00:03:55Alors, son objectif en tout cas à la ministre de la Santé,
00:03:57c'est de généraliser d'ici deux ans ce système de réorientation des patients.
00:04:01Alors la ministre a lancé d'autres pistes pour désengorger des urgences, lesquelles ?
00:04:06Oui, l'idée ce serait aussi de pouvoir admettre directement à l'hôpital
00:04:09certains patients sans passer forcément par la case urgence, comme c'est le cas actuellement.
00:04:14Par exemple, des patients très âgés qui ont plusieurs pathologies et qui viennent des EHPAD,
00:04:19ils pourraient être admis à l'hôpital directement sans aller aux urgences d'abord.
00:04:23La ministre de la Santé veut aussi doter tous les établissements de santé d'un gestionnaire de lits.
00:04:28Alors, il faut savoir que les trois quarts des hôpitaux en ont déjà un.
00:04:31Quelqu'un qui serait chargé de repérer les lits inoccupés dans les services
00:04:35pour y envoyer les patients des urgences pour les désengorger.
00:04:38Enfin, la ministre de la Santé veut aussi développer des salons d'attente
00:04:41pour éviter que certains patients mobilisent des lits quand ils n'ont pas besoin de lits,
00:04:46c'est-à-dire par exemple des patients qui attendent une opération ou un transport sanitaire.
00:04:50Alors, Docteur Yann Penverne, bonjour.
00:04:53Vous êtes président de SAMU Urgences de France.
00:04:55Bonjour, merci d'être avec nous ce matin.
00:04:57Juste une question, si je vais aux urgences et que je n'ai pas appelé le 15, on va me
00:05:00mettre à la porte.
00:05:03Bonjour, alors merci de me donner la parole sur ce sujet important
00:05:07puisque régulation de l'accès aux urgences n'est pas synonyme de restriction de l'accès aux soins.
00:05:13Je crois que c'est important de le réaffirmer vis-à-vis des gens qui nous écoutent.
00:05:17On est dans une mission de service public.
00:05:19Évidemment, on accueille tout le monde, même les patients et particulièrement les patients les plus fragiles et les plus vulnérables.
00:05:26Le sujet aujourd'hui est de bien orienter le patient dans la bonne filière de soins
00:05:30pour qu'il soit au bon endroit, au bon moment.
00:05:33Donc, les patients qui relèvent des urgences rentreront aux urgences comme ils doivent rentrer aux urgences pour être évidemment soignés.
00:05:40Mais un certain nombre de patients, effectivement, relèvent d'une prise en charge avec nos lèvres de la médecine de
00:05:45ville
00:05:45et donc pourraient tout à fait être pris en charge par les médecins libéraux
00:05:50avec qui on travaille sur des articulations ville-hôpitales pour répondre aux besoins de soins de la population.
00:05:57Donc ça, c'est régulation à l'accès et réorientation des patients.
00:06:01C'est un point, mais qui concerne, vous comprenez bien, des patients valides,
00:06:05ceux qui sont en capacité de marcher, ceux qui sont en capacité de pouvoir aller vers un cabinet de médecine
00:06:11générale, par exemple.
00:06:13Les patients aux urgences, vous l'avez dit, sont des patients qui sont parfois sur des brancards.
00:06:18Et donc, il y a un autre sujet qui a été évoqué, c'est l'affaire des urgences qui constitue
00:06:22une ultra priorité pour nous
00:06:24puisque on sait que la régulation à l'accès fait baisser effectivement un peu la fréquentation des services d'urgence,
00:06:32mais pour un certain type de patients, notre priorité, c'est de fluidifier la prise en charge de ceux qui
00:06:37sont sur des brancards
00:06:38et qui, le rapport de la direction de la statistique l'illustre très bien, pour qui on a du mal
00:06:43à trouver des lits
00:06:44et notamment lorsqu'ils sont âgés et donc avec des conséquences sur leur santé.
00:06:48Donc il est urgent pour aujourd'hui, le diagnostic est fait, les préconisations sont faites,
00:06:55il faut passer au temps de la concrétisation et c'est ce qu'attendent les professionnels de santé,
00:06:59d'abord pour les patients et aussi pour leurs conditions de travail.
00:07:02Mais vous ne m'avez pas répondu, je vais aux urgences là sans appeler le 15,
00:07:09on va me mettre à la porte parce que je n'ai pas appelé le 15 ?
00:07:13Non, alors vous serez accueilli par un professionnel de santé qui va évaluer immédiatement
00:07:18si vous avez une situation de détresse, si c'est le cas, évidemment vous rentrez immédiatement
00:07:24et vous êtes pris en charge.
00:07:25Si vous ne relevez pas d'une détresse évidente, on vous demandera, sauf conditions particulières,
00:07:33je pourrais détailler juste après, effectivement d'appeler le 15 pour bénéficier d'une régulation médicale.
00:07:38Certains patients rentreront directement, les patients vulnérables,
00:07:43les patients qui ne parlent pas français, les patients qui relèvent d'une prise en charge en santé mentale,
00:07:48évidemment tous ces patients-là, on se doit de les protéger
00:07:51et ils rentreront pour une évaluation par le médecin ou l'infirmière d'accueil.
00:07:56D'accord.
00:07:57Est-ce que les gens aujourd'hui passent beaucoup sur Internet à s'auto-évaluer ?
00:08:06Et est-ce que, évidemment, moi j'ai une douleur, j'ai de la fièvre, je vomi, j'ai mal
00:08:10au ventre,
00:08:11j'ai peur d'avoir une appendicite, donc je viens.
00:08:14Et peut-être, j'ai rien du tout, mais j'ai vu sur Internet que des vomissements, une douleur à
00:08:20tel endroit,
00:08:21vous avez des chances d'avoir une appendicite.
00:08:23Vous faites quoi ?
00:08:24Et finalement, j'ai rien du tout, c'était un problème d'estomac parce que j'avais mangé quelque chose
00:08:31de pas bon.
00:08:31Vous ne pouvez pas me reprocher d'être venu aux urgences ?
00:08:34Alors, il n'y a aucun reproche à faire aux patients.
00:08:37Je crois que c'est un message important parce que les patients qui viennent aux urgences, ils ne viennent pas
00:08:40par plaisir.
00:08:41Je crois que c'est important de le redire.
00:08:42Ils viennent parce que soit ils ont une inquiétude, ils n'ont pas une bonne lecture du système de soins,
00:08:46et l'orientation dans le système de soins peut être complexe parfois pour certains patients.
00:08:51Donc, ce n'est surtout pas un reproche à leur faire.
00:08:53Notre responsabilité, c'est de les orienter au mieux.
00:08:56Donc, appelez avant de vous déplacer.
00:08:58Appelez votre médecin traitant.
00:09:00Il y a un vrai sujet aussi, un certain nombre de patients n'ont pas de médecin traitant.
00:09:03Lorsque vous avez un médecin traitant, vous appelez votre médecin traitant.
00:09:07Si vous n'avez pas de médecin traitant, vous essayez de trouver un créneau de soins non programmés,
00:09:12c'est-à-dire rendez-vous avec un médecin.
00:09:14Et à défaut, évidemment qu'il faut appeler le 15, appeler le service d'accès aux soins,
00:09:19pour que vous ne restiez pas sans solution, que vous ne renonciez pas aux soins.
00:09:24C'est très important.
00:09:25Et puis, que vous soyez orienté.
00:09:27Le patient au bon endroit, au bon moment.
00:09:30Et en tout cas...
00:09:31Mais à une époque, le médecin traitant, il faisait sa tournée du matin.
00:09:35C'est-à-dire que moi, j'aurais eu mal dans la nuit, il serait venu le matin me voir.
00:09:38Et ça, ça faisait une vraie sélection.
00:09:40Les médecins traitants ne font plus leur tournée.
00:09:43Il y a le SOS médecin.
00:09:44Il y a le SOS médecin, mais ce n'est pas le même prix que le médecin quand il faisait
00:09:48sa tournée.
00:09:49Est-ce qu'il ne faudrait pas réimaginer la tournée des médecins du matin ?
00:09:54Alors, nos collègues de la ville, on parle des urgences, évidemment.
00:09:58Moi, je suis en responsabilité de représenter les professeurs de l'urgence.
00:10:02Mais pour nos collègues de la ville, ils sont aussi extrêmement occupés.
00:10:06Pour autant, un certain nombre s'organisent pour répondre à ce qu'on appelle les créneaux de soins non programmés,
00:10:13c'est-à-dire les patients qui n'ont pas de rendez-vous fixés à 15 jours,
00:10:16mais qui ont un problème de santé aiguë et qui prennent en charge.
00:10:21Après, la ville, ce qu'on appelle la médecine de ville, a aussi ses limites en termes de capacité à
00:10:26faire.
00:10:27Et donc, c'est vrai qu'un certain nombre de patients viennent aux urgences par défaut de solution.
00:10:31Mais docteur, vous allez aller sur Doctolibre, vous n'avez pas les rendez-vous sans rendez-vous.
00:10:37Et il n'y a plus de secrétaire médical.
00:10:39Donc, ce n'est pas vrai ce que vous dites.
00:10:40Moi, j'ai mal, je vais appeler mon médecin.
00:10:42Je peux vous dire que mon médecin traitant personnel, je suis obligé de passer par Doctolibre.
00:10:46Et dans Doctolibre, c'est les créneaux qui sont disponibles.
00:10:49Et s'il n'a pas de créneaux, je ne peux pas me mettre entre deux ou trois créneaux,
00:10:54puisque je n'ai plus d'interlocuteur.
00:10:55Il y a le problème de la médecine de ville aussi, dans cette surcharge des urgences.
00:11:02Alors oui, évidemment, tous les patients qui ne trouvent pas de solution en ville,
00:11:07en tout cas pour partie certains qui ont besoin de soins, parfois sollicitent les urgences.
00:11:11Et donc, tout l'enjeu, c'est de pouvoir appeler le 15 pour être mis en relation avec le SAMU
00:11:177,
00:11:17l'avis d'accès aux soins qui, aujourd'hui, arrive à réorienter vers la ville,
00:11:22pour répondre à ce que vous évoquiez à l'instant, vers des créneaux de soins non programmés,
00:11:26donc des rendez-vous rapides, en 48 heures, avec un médecin généraliste
00:11:31ou un autre professionnel de santé qui pourra répondre aux besoins de soins des patients.
00:11:36Donc là, il y a aussi un sujet de bonne orientation des patients dans le système de santé,
00:11:41puisque je crois que je vais réaffirmer quelque chose qui peut paraître important,
00:11:45évident aussi, mais notre engagement premier, nous, en tant que professionnels de santé,
00:11:49c'est de répondre aux besoins de soins de la population.
00:11:51Ce n'est surtout pas de passer la responsabilité aux autres.
00:11:54Voilà.
00:11:55Maintenant, évidemment que nos collègues de la ville prennent en charge des patients qui relèvent de la ville,
00:11:59et nous, urgentistes, il faut qu'on puisse se concentrer aussi sur une partie qui relève de la médecine d
00:12:05'urgence,
00:12:05puisqu'un certain nombre de patients qui se présentent aux urgences ou qui sont aux urgences
00:12:10devraient pouvoir être pris en charge ailleurs.
00:12:12Alors, on va continuer cette discussion.
00:12:15On va parler aussi de la difficulté, aujourd'hui, que vous avez à trouver des lits.
00:12:19On a, depuis des années, entendu des urgentistes, des médecins raconter
00:12:24qu'ils passent des heures et des heures à trouver des lits
00:12:26pour pouvoir admettre des patients à l'hôpital.
00:12:29Et puis, on vous attend, auditeurs de Sud Radio.
00:12:32On aura Sébastien en ligne avec nous, 0826 300 300.
00:12:35A tout de suite pour nous raconter votre expérience aux urgences.
00:12:40A tout de suite.
00:12:4110h midi, mettez-vous d'accord.
00:12:44Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:12:48Valérie Expert.
00:12:49Avec vous sur Sud Radio, dans ce 10h midi, nous parlons du temps d'attente aux urgences
00:12:54qui a augmenté les solutions proposées par la ministre de la Santé.
00:13:00On en parle avec le docteur Yann Penverne, président du SAMU Urgences de France.
00:13:05On a Sébastien qui voulait intervenir.
00:13:08Bonjour Sébastien.
00:13:09Oui, bonjour à tous.
00:13:10Bonjour.
00:13:11Quelle est votre expérience aux urgences ?
00:13:14En fait, il y a quelque temps, j'ai eu à le faire à 15 jours d'intervalle.
00:13:18J'ai dû aller deux fois aux urgences pour la même chose.
00:13:20Ma fille, en fait, avait été tombée dans les escaliers et s'était tapée la bouche contre une marche d
00:13:26'escalier.
00:13:27Donc, elle avait 5 ans à ce moment-là.
00:13:29Et donc, du coup, on a appelé le SAMU pour savoir ce qu'il fallait faire.
00:13:34Ils nous ont orientés vers des urgences pédiatriques sur l'hôpital Nord de Marseille, par exemple.
00:13:38D'accord.
00:13:38Et donc, quand on est arrivés, en fait, on a à peu près attendu, je pense, entre 3h et 4h.
00:13:47Après, on se référait au recevoir par une externe, d'abord, qui appelait un interne.
00:13:53Sachant que ma femme était médecin, il était presque moins qualifié qu'elle pour le recevoir, ma fille.
00:13:58Et ce qui m'a choqué, en fait, ce n'était pas forcément le temps d'attente.
00:14:03C'était surtout les gens qui venaient, qui étaient là pour juste des problématiques de fièvre et de bobologie,
00:14:08et qui venaient directement aux urgences sans se poser de questions, en fait.
00:14:11Oui.
00:14:12C'est vrai qu'on a notre enfant avec la bouche en sang, comme ça.
00:14:16On se dit, bon, 15 jours plus tard, elle retombe, pas tout à fait de la même façon, mais là,
00:14:21sur le bord de la ville, elle était assez agitée.
00:14:24Et elle retombe au même endroit, sur la même zone.
00:14:26Du coup, on s'est dit, bon, ça ne sert à rien, on ne va pas aller courir jusqu'à
00:14:29Marseille.
00:14:29On va aller juste avec son Provence, qui est à côté, et on est allés aux urgences.
00:14:33Et là, en fait, il n'y avait pas de médecin.
00:14:35Pas de médecin aux urgences, mais où il y a un hôpital ?
00:14:39Non, non, il n'y a pas de médecin.
00:14:41C'est les infirmières qui gèrent les premières interventions.
00:14:46Et là, vous retrouvez, quand vous avez un enfant, vous avez une urgence qui n'est pas pédiatrique.
00:14:49C'est une urgence qui est pour tout le monde.
00:14:51Et vous retrouvez à coup de gens en état d'ivresse, des gens en délire psy.
00:14:56Enfin, c'est quand même hallucinant.
00:14:58Et face à ça, j'ai trouvé que le personnel médical était fantastique.
00:15:02J'ai été trouvé hyper courageux.
00:15:04Donc, le temps d'attente, moi, je n'ai rien dit.
00:15:06Je l'ai pris sur moi.
00:15:07Mais là, cette fois-ci, on n'a attendu que deux heures et demie.
00:15:10Mais c'était, comment dire, rocambolesque.
00:15:14Et là, récemment, on a eu une discussion.
00:15:16On a des copains, quand même, qui sont dans le milieu médical et d'autres pas.
00:15:19Et quand on apprend que, par exemple, on a des subventions de plusieurs millions d'euros pour des médiathèques dans
00:15:23des petits villages ou des villes moyennes autour de chez nous,
00:15:27et qu'on voit le manque de moyens dans les hôpitaux, je peux vous dire que, franchement, ça va se
00:15:32poser des questions sur la priorisation de l'argent public vis-à-vis de tout ça.
00:15:37Alors, merci de votre témoignage, Sébastien.
00:15:39Oui, alors, docteur Penverde, je crois que dans ce que vient de dire Sébastien, on entend un petit peu tous
00:15:43les reproches qui sont faits aux urgences, un temps d'attente, des médecins pas forcément, des internes qui sont pas
00:15:50forcément très qualifiés.
00:15:52Et puis, ce sentiment que les gens qui sont là ne devraient pas être là.
00:15:56C'est un peu à chaque fois qu'on va aux urgences, on se dit, mais qu'est-ce que
00:15:58ces gens font là ? Ils ont rien ? La bobologie, c'est une critique qu'on fait souvent aux
00:16:04urgences.
00:16:06Alors, oui, j'ai entendu aussi de votre auditeur la reconnaissance envers les professionnels de santé.
00:16:13Et donc, évidemment, merci et je le rejoins vis-à-vis de l'engagement de tous les professionnels de santé
00:16:18qui oeuvrent chaque jour dans nos structures de médecine d'urgence.
00:16:23Un certain nombre de patients, je l'ai dit tout à l'heure, peuvent trouver une solution alternative.
00:16:27C'est tout un enjeu, c'est toute la régulation du flux en amont.
00:16:31Mais pourquoi est-ce qu'on attend ? C'est aussi parce que les professionnels de santé sont occupés avec
00:16:36d'autres patients.
00:16:37Et particulièrement tous les patients qui sont en soins et ceux qui restent en attente de lits et qu'il
00:16:43faut aussi surveiller, qu'il faut aussi assister.
00:16:46Donc, on a un sujet pour l'attente des lits qui est un sujet majeur, ultra prioritaire.
00:16:52Aujourd'hui, moi, ce que je veux dire, c'est qu'il y a fatalité.
00:16:54Les changements sont possibles.
00:16:56Il faut qu'on puisse prendre les décisions parce que les solutions, elles existent pour pouvoir hospitaliser des patients rapidement
00:17:02et notamment les plus âgés, qui sont des patients qui vont potentiellement se dégrader en termes d'état clinique.
00:17:09Et donc, il faut pouvoir les hospiter dans des services, les mettre en délit.
00:17:13Voilà.
00:17:14Alors après, pour revenir sur ce que disait votre auditeur, effectivement, on a un sujet d'orientation.
00:17:20Parfois, les patients se présentent dans le service d'urgence de proximité.
00:17:24C'est du bon sens.
00:17:25On a envie de faire ça.
00:17:26Mais l'enjeu, c'est aussi de pouvoir peut-être appeler avant de se déplacer parce qu'il vaut mieux
00:17:33faire peut-être 10 minutes, un quart d'heure ou une demi-heure de route pour aller au bon endroit
00:17:38au bon moment.
00:17:39Je prendrais un exemple, un accident vasculaire cérébral.
00:17:42La réponse n'est pas forcément dans le service d'urgence de proximité.
00:17:45Il vaut mieux avoir une régulation médicale, un transport sanitaire avec des ambulanciers privés vers une unité neurovasculaire qui se
00:17:54situe peut-être à une demi-heure de route, je ne sais pas par exemple, mais aller au bon endroit
00:18:00au bon moment.
00:18:01Voilà.
00:18:01Donc, il y a un vrai sujet d'orientation du patient dans le système de santé de manière pertinente pour
00:18:08qu'il soit pris en charge.
00:18:11Mais pourquoi on manque de lits ? Pourquoi il n'y a pas de lits ?
00:18:14Alors, je rejoins aussi ce que disait votre auditeur sur les moyens à mettre au niveau de l'hôpital.
00:18:19Il y a un sujet alors de capacité en termes de nombre, mais aussi principalement de disponibilité.
00:18:24Le rapport de l'adresse, la direction de la statistique l'illustre bien.
00:18:28Le matin, on a plus de difficultés à trouver des lits et notamment pour nos patients les plus âgés.
00:18:34Donc, il va falloir mettre en place des systèmes qui permettent de libérer les lits précocement pour que les patients
00:18:40qui sont des patients sortants puissent évidemment libérer le lit et que les patients en attente puissent monter sans que
00:18:47ce soit préjudiciable pour leur état de santé puisqu'ils sont pour la plupart sortants.
00:18:53Vous voyez, donc, il y a tout un process de fluidification, de libérer les lits.
00:18:59On manque parfois de transporteurs sanitaires privés, d'ambulances privées pour que les patients sortent de l'hôpital.
00:19:06Donc, il y a un sujet aussi de renforcer les transporteurs ou les ambulanciers privés pour fluidifier finalement la prise
00:19:13en charge des patients qui sont en train de sortir,
00:19:15qui vont plus facilement libérer le lit et donc libérer la place de tous ceux, toutes celles et ceux qui
00:19:20sont en attente dans nos services d'urgence.
00:19:21Alors, j'ai vu qu'une des solutions, entre autres dans un article du Point et parfois utilisée par le
00:19:27SAMU de Lyon, c'est l'IA.
00:19:29L'IA qui analyse votre voix, votre respiration, votre débit de chaque mot, de votre comportement et qui décide de
00:19:39vous envoyer à l'hôpital ou pas.
00:19:41Est-ce que vous pensez qu'à l'avenir, l'IA pourrait, alors pas désengorger les urgences, mais apporter une
00:19:47vraie solution ?
00:19:50Alors, l'IA, évidemment, c'est un outil qu'on intègre déjà en médecine d'urgence à plein de niveaux
00:19:55et vous avez raison de dire que ce sera une aide très précieuse pour, je dirais, faciliter notre métier.
00:20:02Ce qu'il faut dire à vos auditeurs, c'est évidemment, ça ne remplacera pas les soignants.
00:20:06La relation humaine, l'humain va rester au centre de notre pratique parce que c'est vraiment notre essence.
00:20:13Mais ça va faciliter la gestion des flux des patients, la gestion, vous l'évoquez à l'instant, de l
00:20:20'analyse des appels téléphoniques pour limiter le risque d'erreur,
00:20:24pour prioriser certaines demandes par rapport à d'autres, pour anticiper tous les flux de patients,
00:20:31pour faciliter certains diagnostics, et je pense notamment à la radio, aux radiographies faites aux patients.
00:20:36Donc, on intègre déjà l'intelligence artificielle et c'est que le début.
00:20:41Il va falloir qu'on continue de travailler avec ces nouvelles technologies, évidemment, au bénéfice des patients, mais aussi des
00:20:48professionnels.
00:20:48Vous êtes pour que, lorsqu'on appelle le 15, tout soit analysé par l'IA avant de tomber sur une
00:20:54personne humaine ?
00:20:56Alors, je pense qu'on peut paralléliser les deux.
00:20:59C'est-à-dire que l'intelligence artificielle, vous l'évoquiez, sur la reconnaissance de mots, de cris, de souffle,
00:21:05d'une respiration, par exemple,
00:21:07pourrait tout à fait surprioriser un appel et faire en sorte que cet appel soit traité avant d'autres,
00:21:14considérant qu'il y a potentiellement une urgence.
00:21:18C'est aussi le travail de nos assistants de régulation médicale.
00:21:21C'est les professionnels qui décrochent les 37 millions d'appels par an en France, quand même.
00:21:26Et donc, l'IA va nous faciliter le travail pour prioriser ces appels.
00:21:32Et puis, c'est aussi l'occasion, si vous voulez, lorsqu'on a une écoute par l'intelligence artificielle de
00:21:37l'appel,
00:21:38de pouvoir corriger une erreur possible d'interprétation ou d'orientation d'un praticien.
00:21:45Parce que l'erreur, évidemment, on lutte au quotidien pour éviter, pour prendre les bonnes décisions.
00:21:53Mais on est tous faillibles.
00:21:55Et donc, l'enjeu de l'IA, c'est de pouvoir corriger le tir aussi à un moment donné
00:21:59où on pourrait percevoir peut-être une mauvaise orientation.
00:22:03Est-ce qu'une dernière question sur l'attractivité des services d'urgence pour les médecins ?
00:22:09On sait qu'il y a beaucoup de jeunes étudiants, enfin de jeunes médecins,
00:22:15se dirigent vers le salariat, vers des laboratoires, de moins en moins vers de la pratique même individuelle.
00:22:23Est-ce que c'est le cas aussi pour les médecins urgentistes ?
00:22:27C'est moins attractif que par le passé ?
00:22:29Alors, merci. C'est une question centrale.
00:22:33La médecine d'urgence est une médecine attractive, passionnante.
00:22:36Elle ne fait pas débat auprès des plus jeunes confrères sur l'intérêt même du métier.
00:22:42Notre préoccupation aujourd'hui, c'est que les conditions de travail font qu'un certain nombre,
00:22:48et notamment les plus jeunes, s'interrogent sur leur avenir
00:22:52et pensent à changer d'orientation et de spécialité.
00:22:54Donc, c'est pour nous un enjeu majeur de faire en sorte que les conditions de travail s'améliorent,
00:23:00alors d'abord pour les patients parce qu'on les prendra mieux en charge,
00:23:02mais aussi pour faire en sorte que nous soyons plus attractifs pour assurer la réponse de demain.
00:23:09Parce que la question demain, c'est si nos plus jeunes changent de spécialité,
00:23:12comment est-ce qu'on va assurer la prise en charge des patients dans les services d'urgence ?
00:23:16On a pu évoquer ce sujet avec la ministre de la Santé la semaine dernière au Congrès national de médecine
00:23:21d'urgence.
00:23:22Voilà, il y a, pardonnez-moi, je vais le dire de manière un peu simple,
00:23:25mais il y a urgence à agir, urgence à concrétiser les changements
00:23:28pour qu'on puisse fidéliser nos plus jeunes médecins
00:23:32et qu'on ait une approche générationnelle de la pratique.
00:23:36Merci beaucoup d'être intervenu ce matin, Dr Yann Penverne, président de SAMU Urgence de France.
00:23:41Et on rappelle le travail phénoménal qui est fait par les médecins,
00:23:46par tous ces professionnels de santé qui ne sont pas en cause, en fait,
00:23:54quand on parle d'attente aux urgences.
00:23:56Et il faut, comme Sébastien, notre auditeur le disait,
00:23:58saluer tous ces médecins, ces infirmières qui sont là, dévouées au service des patients.
00:24:04Merci à vous, on se retrouve, nous, dans un instant pour commenter l'actualité.
00:24:0810h midi, mettez-vous d'accord, Sud Radio.
00:24:14Cette semaine, réveille le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:24:20De retour avec vous dans ce 10h midi pour commenter l'actualité
00:24:25avec aujourd'hui Sophie Dementon, chef d'entreprise, présidente du mouvement éthique.
00:24:30On va parler absentéisme avec vous, Sophie.
00:24:32Auteur de Réussir, c'est possible chez Fayard.
00:24:35Maître Najoua, elle a été docteur en droit public.
00:24:37Vous avez publié Maître Sortez-moi de là, paru chez Mareuil Édition.
00:24:41Bonjour à tous.
00:24:42Bonjour Najoua.
00:24:42Arnaud Bédédetti, professeur à la Sorbonne, directeur de la nouvelle revue Politique.
00:24:47Bonjour.
00:24:48Bonjour.
00:24:48Et Alex Bermond, journaliste politique.
00:24:51Bonjour Alex.
00:24:52Bonjour Valérie.
00:24:52Bonjour à tous.
00:24:53On vous retrouve sur Youtube, Les Indécis, c'est votre chaîne de débat politique.
00:24:57Et toujours en replay, Paris Apprendre sur M6+.
00:25:01Épêchez-vous.
00:25:02Ben oui, il faut se dépêcher.
00:25:03Il n'y a pas fini.
00:25:04Toutes les bonnes choses ont une fin.
00:25:05Voilà.
00:25:06Et Jules Gansman qui est restée avec nous, Liana évidemment, avec la plainte de la maman
00:25:12de la petite Rosa qui est cette maman qui avait porté plainte pour des attouchements
00:25:20et même des viols sur sa fille et à qui on avait dit, la gendarmerie avait répondu
00:25:25arrêtez de nous harceler sinon on portera plainte contre vous.
00:25:28Elle porte plainte contre l'État et surtout les dysfonctionnements qui ont pu intervenir
00:25:33et ça tombe bien que vous soyez là, Najoua, pour en parler.
00:25:36Et l'absentéisme donc qui augmente, même chez les cadres et dans le privé.
00:25:41Bref, beaucoup de sujets encore.
00:25:42Et Jules Gansman qui est restée avec nous pour le zapping.
00:25:45Ah là là Arnaud, la politique a bien changé depuis une époque que vous avez connue.
00:25:50Est-ce que vous connaissez...
00:25:51Ça dépend de laquelle.
00:25:52Faites attention à ce que vous dites.
00:25:56Est-ce que vous connaissez le format dans la sauce de Netflix ?
00:25:59Non, pas du tout.
00:26:00Ah vous voyez, c'est très...
00:26:02Je vais parler de M. Darmont.
00:26:03Alors si c'est un concept américain, un concept de roast, de roast même.
00:26:09Alors le principe c'est des humoristes qui vannent presque sans limite.
00:26:13C'est très violent les invités.
00:26:15Et les invités en question c'était des footballeurs français, vainqueurs des deux Coupes du Monde.
00:26:20Et François Hollande était aussi là et il s'est mis à roster avec un certain talent.
00:26:24C'est lui qui a écrit le texte.
00:26:26Mais tout le monde se demande, est-ce qu'un candidat peut-être à la présidentielle doit se trouver dans
00:26:31ce genre d'émission ?
00:26:31Qu'est-ce que ça veut dire roster ?
00:26:33Roster, c'est vous vannez.
00:26:35Voilà.
00:26:36Mais c'est un vrai mot ?
00:26:37Oui.
00:26:40C'est un mot.
00:26:41C'est une tendance.
00:26:41C'est dans le bico ?
00:26:42C'est de faire des vannes.
00:26:43C'est dans le bico ?
00:26:44C'est de faire des clashes.
00:26:46Roster.
00:26:47Roster.
00:26:47Vous voulez que je vous roste ?
00:26:48Non.
00:26:49Je connaissais les rostés pour les enfants.
00:26:51Faire des vannes sur une personne, très souvent une célébrité, une pratique héritée du stand-up
00:26:56transformée par la télé en phénomène de masse roste, routi en anglais, signifie que la personne va être passée sur
00:27:02le bris.
00:27:02Vous savez tous ces stand-uppers qui s'adressent au public ?
00:27:04Eh bien, je vais faire comme Jacques Mia, ras-le-bol du globiche.
00:27:07Ah, voilà.
00:27:09Ça ne s'appelle pas roste, c'est l'origine.
00:27:11Ça s'appelle dans la sauce.
00:27:13Alors écoutez François, ah François Mitterrand, j'allais dire.
00:27:15Écoutez François Hollande.
00:27:17Et les autres ?
00:27:18De 2018, vous avez perdu la finale de l'euro quand j'étais président.
00:27:24Et vous avez gagné la Coupe du Monde quand je n'étais plus président.
00:27:29Et ça, je ne voulais pas pardonner.
00:27:35C'est toujours le successeur qui récolte les fruits semés par le prédécesseur.
00:27:39C'était vrai pour le chômage, c'est vrai pour le football.
00:27:43Alors, j'avais préparé un discours néanmoins.
00:27:46Si vous aviez gagné la Coupe du Monde quand j'étais président, eh bien, je vais vous délivrer ce discours
00:27:51-là.
00:27:51Moi, président, c'est vrai que vous auriez affronté la pluie tout au long de la compétition.
00:27:59La pluie, je la connais bien.
00:28:02Ça a été ma compagne pendant des années.
00:28:05La pluie fidèle.
00:28:06Elle est vivifiante quand elle est battante.
00:28:10Et surtout, elle nous rend imperméables aux critiques.
00:28:12Et à l'Elysée, la pluie, c'est comme les compliments, ça tombe drue.
00:28:17Certains d'entre vous sont encore candidats pour 2026.
00:28:21Alors, il faut du panache pour revenir huit ans après.
00:28:24Et donc, il glisse une petite allusion à la présidentielle.
00:28:29C'est écrit avec beaucoup d'humour.
00:28:31Mais est-ce que c'est la place d'un politique ?
00:28:33Oh, c'est drôle.
00:28:34C'est drôle.
00:28:34Moi, chacun s'accorde à reconnaître au moins une qualité à François Hollande.
00:28:37C'est son sens de l'humour et sa capacité à être spontané de ce point de vue-là.
00:28:42Ça, c'est indéniable.
00:28:43Après, ce n'est pas nouveau.
00:28:44Vous savez, les Américains ont inventé la communication politique.
00:28:48Bien sûr.
00:28:48C'est ce que j'enseigne à la fac.
00:28:50Et dès les années 20, c'était un publicitaire, Lasker.
00:28:55Il avait compris que les personnalités du divertissement étaient un moyen de rapprocher les candidats
00:29:00et les politiques de l'électorat.
00:29:04Et c'est le premier à avoir organisé des petits déjeuners ou des déjeuners à la Maison-Blanche
00:29:09avec des stars du cinéma, des stars du musical, comme on le disait à l'époque.
00:29:13Donc, si vous voulez, c'est quelque chose d'assez nouveau.
00:29:15Ce n'est pas forcément nouveau.
00:29:17Alors, c'est peut-être un peu nouveau sous cette forme.
00:29:18Évidemment, le format évolue, l'humour évolue, la scénographie évolue.
00:29:23Mais cette idée d'aller chercher, finalement, des formats de divertissement pour communiquer,
00:29:28et là, il fait, parce qu'il envoie des messages politiques.
00:29:30Oui, il n'y a que chacun s'accorde à reconnaître.
00:29:33Donc, c'est plutôt réussi, en tout cas, de ce point de vue-là.
00:29:36Le roast, puisque vous parlez des Américains, il me semble que le dîner des correspondants,
00:29:40pour les présidents américains, c'est un peu du roast.
00:29:43C'est qu'ils viennent prendre à partie les journalistes et se moquer un petit peu de...
00:29:47Moi, je l'ai vu, le format, dans la sauce, incarné par l'humoriste dont le nom m'échappe,
00:29:53Serein, non, pas Serein, Paul de Saint-Sernin.
00:29:57Effectivement, j'étais très déçu, pour être tout à fait honnête dans le contenu.
00:30:01Mais j'ai trouvé que, pour le coup, effectivement, François Hollande, il y avait du panache à venir
00:30:05et à faire un pas de côté, parce que je trouve qu'il a été très original
00:30:09par rapport à tous les humoristes qui ont fait les mêmes vannes à chaque fois qu'ils passaient,
00:30:12pour les mêmes personnes, que la France était un peu...
00:30:15Oui, parce que ce n'est pas un professionnel de l'humour.
00:30:19Moi, j'ai trouvé ça, je l'écoutais pour la première fois, j'ai trouvé ça franchement drôle et plein
00:30:23d'humour,
00:30:23mais sa place, de toute façon, elle était nulle part, après ce qui s'est passé.
00:30:29Mais, ce que je voulais vous dire, c'est que je...
00:30:32Il y a quelqu'un qui était très très proche de lui à l'Elysée, que je connais bien, etc.
00:30:36Et qui m'a confirmé, il y a une quinzaine de jours,
00:30:40qu'il avait la fermeture...
00:30:42Bien sûr, on peut le dire directement, là.
00:30:45Mais là, vraiment, et que d'ailleurs, il l'aiderait.
00:30:48Et je me demande si, avec le Capharnaum effroyable,
00:30:51qu'il peut y avoir...
00:30:53Ben, il n'aurait pas, finalement, des chances à gauche.
00:30:56Oui, on verra.
00:30:58Moi, ça ne me choque pas non plus.
00:31:00Non.
00:31:01Moi non plus.
00:31:03Et puis, en soi, je vais vous dire, c'est une manière aussi de...
00:31:05Pas de faire de la politique.
00:31:06...de s'adresser aussi à la jeunesse.
00:31:08Bien sûr, c'est pour ça.
00:31:09C'est ça, l'enjeu, aussi.
00:31:10C'est un vecteur, il est là.
00:31:11C'est un vecteur.
00:31:11L'électorat, il est là.
00:31:13Donc, il s'adresse à toutes les couches de la population.
00:31:15Et ce type d'émission permet de sensibiliser, aussi, des jeunes à la politique.
00:31:21Bien sûr.
00:31:22Donc, bon...
00:31:22Parce que vous êtes d'accord qu'aujourd'hui, les Français ne votent plus sur un programme.
00:31:26Ils votent sur la sympathie, sur...
00:31:28Macron a été...
00:31:29Non, non, non.
00:31:31Non, non, non.
00:31:31De moins en moins.
00:31:32Ils votent sur des enjeux.
00:31:33Oui, ils votent sur des enjeux.
00:31:34Ils votent sur des enjeux, et après, en fonction du positionnement...
00:31:37Peut-être que les Français regardent les programmes, et...
00:31:39Non, mais ils ne regardent pas dans le détail, mais ils regardent, quand même, malgré
00:31:41tout, les grandes lignes du programme.
00:31:43Oui, c'est quand même ce qui oriente le vote, encore.
00:31:44Ils vont regarder de plus en plus ces programmes, pour moi.
00:31:46Oui, je pense aussi.
00:31:47Alors, après, les traits de personnalité sont importants, quand même, dans une élection
00:31:50présidentielle.
00:31:51Autre sujet.
00:31:53Yann Insé a publié sa projection sur la démographie, et le résultat n'est pas vraiment brillant.
00:31:59Résultat aussi, qui nous indique que les plus de 80 ans, dans quelques années, seront
00:32:04plus nombreux que ceux de 20 ans.
00:32:08Et également, dans cette étude, on va découvrir qu'il y aura 20 fois plus de centenaires.
00:32:15Évidemment, ça pose des questions.
00:32:17L'Insé a publié ce lundi 8 juin ses projections pour la démographie française jusqu'en 2070,
00:32:23et on peut dire que les chiffres ne sont pas bons, comme nous l'explique ce chercheur
00:32:27à l'Institut.
00:32:28Ce qu'on voit, c'est que la population devrait continuer à augmenter légèrement jusqu'en
00:32:332037, pour atteindre 69,8 millions d'habitants, et devrait ensuite se mettre à décroître
00:32:41pour atteindre 65,9 millions d'habitants en 2070.
00:32:45C'est 3,2 millions d'habitants de moins qu'aujourd'hui.
00:32:49Et ce chiffre pourrait même descendre jusqu'à 61 millions dans le scénario le plus extrême.
00:32:54Ce déclin s'expliquerait en partie par un solde naturel négatif, c'est-à-dire plus
00:32:59de décès que de naissances qui perdurent depuis 2025.
00:33:03La seule immigration ne suffirait pas à compenser cette tendance.
00:33:06Alors là, on a un vrai souci, souci d'une population qui vieillit et qui fait augmenter
00:33:12évidemment la sécurité sociale et tout ce dont on a parlé avec les hôpitaux dans la
00:33:18première partie.
00:33:19Il n'y a pas assez d'actifs pour payer les retraites, ou même payer toutes les
00:33:24cotisations, il n'y a pas que les retraites.
00:33:26Donc là, la France est dans une problématique très compliquée.
00:33:30Et je vous signale que ça pose problème au RN, car Bardella a bien compris que d'abord,
00:33:39ils avaient beaucoup de temps pour juger Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, etc.
00:33:43les juges, mais qu'on allait avoir le résultat en juillet, qu'a priori Marine Le Pen ne
00:33:49devrait pas avoir l'air de se présenter.
00:33:52Enfin, on ne sait pas.
00:33:52Non, c'est tout ça, pour moi, je ne le dis absolument pas.
00:33:54C'est tout ça, moi, je ne fais aucun brolostique.
00:33:56Ah non plus, franchement, non pas du tout.
00:33:58Bon, remarquez-vous, ils vont peut-être vouloir tirer leur épingle du cheveu.
00:34:00Mais en attendant, il y a un problème au RN, parce que Bardella drague les patrons.
00:34:07Il a compris quand même, et puis c'est à la base, là c'est une question de bon sens.
00:34:12On ne peut pas, on peut aussi rajeunir l'âge de la retraite pendant qu'on y est.
00:34:17C'est impossible de ne pas rallonger copieusement l'âge de la retraite.
00:34:21Et là, ils ont compris au RN.
00:34:23Je pense qu'ils n'en servent à rien du tout.
00:34:24On va en reparler dans un instant.
00:34:26On se retrouve 0826 300 300.
00:34:29Effectivement, cette question de la démographie et démocratie,
00:34:35faudra-t-il travailler plus ?
00:34:36A tout de suite.
00:34:3810h midi, mettez-vous d'accord.
00:34:40Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:34:44Valérie Expert.
00:34:45Allez, on continue nos débats.
00:34:47On parle en particulier de cette baisse de la démographie,
00:34:49avec ses chiffres alarmants de l'INSEE.
00:34:53Effectivement, est-ce qu'il va falloir travailler plus longtemps,
00:34:57relancer la natalité ?
00:34:58De toute façon, il y a une tranche de la population
00:35:02qui, de toute façon, sera dans la sauce,
00:35:05pour reprendre les termes de Gilles.
00:35:08Alex d'Armont.
00:35:09Oui, Alex, je vous appelle Alex.
00:35:11Alex d'Armont.
00:35:12Non, oui, mais de toute façon,
00:35:14ça fait un moment qu'on parle de ce réarmement démographique.
00:35:17Prendre la République avait employé ce terme
00:35:19pour dire qu'il fallait faire des enfants.
00:35:21Mais après, il y a un changement de mentalité aussi.
00:35:24Pour rebondir sur ce que vous dites,
00:35:26j'ai failli passer un extrait d'un couple
00:35:29qui est passé sur France 2 hier,
00:35:31où le plaisir de l'enfant n'est plus du tout voulu.
00:35:36Et le soir, ils jouent aux jeux vidéo tous les deux.
00:35:38Et on avait l'impression dans le sujet
00:35:40que c'était plus deux copains-copines que deux amoureux.
00:35:43Mais je vous signale que la vie sexuelle
00:35:45a considérablement baissé.
00:35:47Donc ça peut être lié aussi.
00:35:50D'abord, la liberté.
00:35:53Oui, avant, il y avait le côté secret.
00:35:55Moi, il y avait le côté interdit.
00:35:57Qui s'appelle Guillaume, mon fils aîné.
00:36:02Donc c'était terrible.
00:36:04Et on était tous...
00:36:05Là, vous avez les parents
00:36:07qui servent le petit déjeuner au lit
00:36:09aux nouveaux petits copains.
00:36:11Et moi, je suis désolée.
00:36:13L'interdit joue aussi.
00:36:14Et puis, pardonnez-moi,
00:36:15mais la situation actuelle,
00:36:18psychologiquement et moralement,
00:36:20en France, dans le monde,
00:36:23ils sont déprimés.
00:36:24Parce que ça va avec quoi ?
00:36:26Ça va avec la déprime psychologique
00:36:27qu'on constate chez les jeunes.
00:36:29Ça va avec le stress.
00:36:31Ça va avec les arrêts maladie.
00:36:32On en parlera.
00:36:35Donc, ça ne m'étonne pas du tout, moi.
00:36:36Non, moi non plus, ça ne m'étonne pas.
00:36:38Et c'est cette mentalité aussi
00:36:39qui consiste à dire,
00:36:41pour certains, d'abord,
00:36:42les femmes ne veulent plus forcément avoir d'enfants.
00:36:45parce que, il faut le dire,
00:36:46ça les ralentit dans leur carrière professionnelle.
00:36:48C'est ce qu'elles vous disent
00:36:49quand vous regardez les documentaires.
00:36:51Je ne dis pas que je comprends.
00:36:52Je constate cette chose-là.
00:36:54C'est pas vrai.
00:36:55Je ne sais pas.
00:36:56En tout cas, c'est ce qu'elles disent.
00:36:57Il y a aussi la problématique
00:36:59de l'écologie pour certains.
00:37:02Alors, elle est minime,
00:37:03mais ça compte.
00:37:03Elle est minoritaire, quand même.
00:37:04Oui, mais ça compte.
00:37:05Il faut sembler.
00:37:05Il y en a qui...
00:37:06Oui, mais peut-être.
00:37:07Ça ne touche pas à cette catégorie.
00:37:09Il y en a qui vous sortent,
00:37:10en tout cas, cette excuse.
00:37:11Il faut aussi dire autre chose,
00:37:12c'est que la France a, pendant longtemps,
00:37:14été l'exception en Europe
00:37:16pour plein de raisons
00:37:17parce qu'elle était en avance
00:37:18sur les politiques familiales,
00:37:20sur le fait qu'elle permettait
00:37:22justement aux femmes
00:37:24de pouvoir être en congé maternité
00:37:27plus longtemps que dans certains pays d'Europe,
00:37:29qu'elle a été en retard
00:37:30par rapport au congé paternité,
00:37:31mais qu'aujourd'hui,
00:37:32elle est en retard politiquement
00:37:33sur cette question-là
00:37:34et pour donner envie aux Français
00:37:36de faire plus d'enfants.
00:37:37Et donc, aujourd'hui,
00:37:39dire qu'il y a un problème
00:37:39de réarmement démographique,
00:37:41c'est bien,
00:37:41mais comme souvent,
00:37:42et on le voit malheureusement
00:37:43dans ce qui se passe,
00:37:44et on va en parler
00:37:45dans cette affaire
00:37:46de cette petite fille Liana
00:37:48et sur la justice,
00:37:49comme souvent,
00:37:49la France,
00:37:50elle constate beaucoup,
00:37:51mais elle n'agit pas beaucoup
00:37:53non plus derrière.
00:37:54Absolument.
00:37:54On a Benjamin qui dit
00:37:55j'ai beau avoir deux enfants,
00:37:56nous ambitionnons
00:37:57de faire encore quelques bébés,
00:37:58non pas pour la retraite des aînés,
00:38:00mais pour donner la vie
00:38:01et faire perdurer notre civilisation.
00:38:03Oui, il faut aussi être optimiste.
00:38:04Il y a un point de vue aussi très...
00:38:05Moi, mes petites filles,
00:38:06elles rêvent de faire des bébés.
00:38:07Alors, oui, Arnaud...
00:38:08D'abord, ça veut dire
00:38:09que les gens n'ont plus confiance
00:38:11dans l'avenir.
00:38:12Absolument.
00:38:12C'est ça, donc...
00:38:13D'ailleurs, vous avez des études
00:38:14qui montrent que
00:38:15quand on interroge les Français,
00:38:17on leur demande
00:38:18est-ce que vous pensez
00:38:19que vos enfants auront
00:38:20une vie meilleure
00:38:21que la vôtre ?
00:38:23Régulièrement,
00:38:23depuis des années
00:38:24et des décennies,
00:38:25c'était plutôt
00:38:25une réponse positive.
00:38:26Et depuis quelques années,
00:38:27c'est une réponse négative.
00:38:28C'est-à-dire qu'en fait,
00:38:29ils ne croient plus du tout,
00:38:29par exemple,
00:38:30à la promotion
00:38:31et à la promotion sociale.
00:38:32Donc ça, ça veut dire
00:38:33quelque chose, quand même,
00:38:33sur le rapport à l'avenir.
00:38:34Et puis, après,
00:38:36avoir des enfants...
00:38:37Ça veut dire
00:38:38qu'on est aussi
00:38:38une société
00:38:39qui se déresponsabilise.
00:38:40Parce qu'avoir des enfants,
00:38:41c'est qu'à un moment donné,
00:38:42je veux dire,
00:38:43exercer une responsabilité
00:38:44qui est lourde,
00:38:45avoir des enfants.
00:38:46Et on ne veut pas
00:38:47exercer cette responsabilité.
00:38:48Sauf qu'on n'y pense pas,
00:38:49quand même,
00:38:49qu'on fait des enfants.
00:38:50On n'y pense pas.
00:38:51Si, mais non,
00:38:52eux, ils y pensent.
00:38:53Peut-être que nos générations
00:38:54n'y pensaient pas,
00:38:55mais eux, ils y pensent.
00:38:56Mais ils y pensent tardivement.
00:38:58Parce que le problème,
00:38:59c'est que l'âge
00:38:59d'avoir des enfants...
00:39:00Les femmes ont des enfants
00:39:02vers 30 ans.
00:39:03Moi, j'ai eu des enfants
00:39:04à 20 ans.
00:39:06Je pensais...
00:39:07C'était...
00:39:07Voilà, je levais ma boîte
00:39:08en même temps que les enfants.
00:39:09Et là, les femmes ont tort
00:39:11parce qu'elles prennent le choix.
00:39:13Tout d'un coup,
00:39:13il y a l'horloge biologique.
00:39:15C'est vers 30,
00:39:16voire 35 ans.
00:39:17Et c'est au moment
00:39:18où elles sont
00:39:19en pleine ascension professionnelle.
00:39:22Donc, c'est un mauvais moment
00:39:23pour elles, professionnellement.
00:39:25Et donc, c'est...
00:39:26Mais il y a aussi
00:39:27tout un discours...
00:39:27Un problème de budget aussi.
00:39:29Oui, mais c'est ça aussi.
00:39:31La situation économique joue beaucoup.
00:39:33Mais là où je rejoins Sophie,
00:39:34c'est où je suis un petit peu plus jeune,
00:39:37mais je ne me suis jamais posé la question
00:39:39et je n'avais pas d'argent
00:39:39quand j'ai eu mes enfants.
00:39:41Et je ne me suis jamais posé
00:39:43cette question-là.
00:39:44Et je pense qu'il y a un discours...
00:39:45On est plus dénogés, peut-être.
00:39:47Parce qu'on était moins en souffrance.
00:39:48Et je pense qu'il y a un discours aussi
00:39:49qui a eu tendance
00:39:50à faire de la maternité
00:39:52un métier
00:39:54et qui a angoissé aussi
00:39:57beaucoup les femmes.
00:39:58Sur cette question,
00:39:59je rebondis sur ce que vous disiez
00:40:01par rapport à la responsabilité.
00:40:04Vous disiez, bon,
00:40:06les jeunes couples
00:40:08sont moins responsables.
00:40:09Moi, je dirais au contraire.
00:40:10Oui, trop.
00:40:11Au contraire.
00:40:12Parce que quand...
00:40:13Enfin, vous le disiez,
00:40:14il y a une génération,
00:40:15on ne se posait même pas
00:40:16la question des moyens.
00:40:17Là, c'est...
00:40:18Ah oui, mais si j'ai un enfant...
00:40:21On peut parler
00:40:22de la crise du logement.
00:40:23C'est-à-dire,
00:40:23si j'ai un enfant,
00:40:24il faut que j'ai
00:40:25un logement plus grand.
00:40:27Si j'ai un enfant,
00:40:29il faut que je gagne
00:40:30un peu mieux ma vie
00:40:32parce qu'il faut concilier
00:40:33ma vie professionnelle
00:40:34et ma vie familiale.
00:40:37Enfin, au contraire,
00:40:38je trouve...
00:40:38Et quel avenir aussi...
00:40:39C'est un moteur.
00:40:40C'est un moteur.
00:40:40J'en termine.
00:40:41Et quel avenir aussi
00:40:42pour mon enfant ?
00:40:43Donc, au contraire,
00:40:44c'est des questions de...
00:40:44Mais vous vous êtes posé
00:40:45à ces questions-là ?
00:40:47Moi, j'ai...
00:40:48Oui, oui.
00:40:49Conciliation,
00:40:50vie professionnelle
00:40:51et vie familiale.
00:40:52Moi, je l'ai eu tardivement.
00:40:53Ma fille,
00:40:54je l'ai eu à 38 ans.
00:40:55Voilà.
00:40:55Donc, voilà.
00:40:56Et c'est des études
00:40:58de plus en plus longues.
00:41:00Oui.
00:41:00Voilà.
00:41:01Et puis,
00:41:03quand vous rentrez
00:41:04dans le marché de l'emploi,
00:41:06si vous dites
00:41:06j'envisage d'avoir un enfant
00:41:09dans six mois,
00:41:10on vous ferme la porte.
00:41:11Donc, il y a aussi
00:41:12cette vérité-là.
00:41:14Alors, je reviens rapidement
00:41:15sur la crise démographique
00:41:16parce que là,
00:41:17c'est vrai qu'il y a
00:41:17un enjeu,
00:41:18surtout des défis économiques,
00:41:21sociaux et politiques.
00:41:22Défis économiques.
00:41:23Pourquoi ?
00:41:24Parce qu'on parle
00:41:26de réaménagement,
00:41:27c'est du territoire.
00:41:28Parce que vous avez
00:41:29des villes
00:41:30et des villages
00:41:30qui se vivent.
00:41:31C'est-à-dire que
00:41:31quand vous vous déplacez
00:41:34en France,
00:41:35vous voyez des villages
00:41:35qui sont vraiment
00:41:37déserts.
00:41:38déserts.
00:41:38Il n'y a pas un chat
00:41:39dans la rue,
00:41:40des services publics
00:41:41fermés,
00:41:42plus d'école,
00:41:43etc.
00:41:44Et donc,
00:41:45tout se concentre
00:41:46dans les grandes métropoles.
00:41:48Deuxièmement,
00:41:49on parlait des cotisations
00:41:50et ça ne touche pas
00:41:51que la retraite.
00:41:51Et donc,
00:41:52la retraite,
00:41:53c'est là encore,
00:41:54on pense que ce débat-là
00:41:55est terminé,
00:41:56mais il est loin d'être fini.
00:41:57Au contraire,
00:41:58il commence.
00:41:58Il commence.
00:42:00Il y a un autre sujet.
00:42:01Il y a un autre sujet.
00:42:02C'est que je pense
00:42:03que la question démographique
00:42:04n'a plus été pensée
00:42:05politiquement par les politiques
00:42:06pendant des années et des années.
00:42:08Ça revient un peu,
00:42:09c'est vrai que Macron
00:42:09parle de réarmement démographique.
00:42:11Pourquoi ?
00:42:12Parce que c'était connoté
00:42:14péjorativement.
00:42:15C'était connoté péjorativement
00:42:16et idéologiquement.
00:42:18Très souvent,
00:42:19on considérait
00:42:19que c'était un enjeu
00:42:20à droite,
00:42:21voire très à droite.
00:42:23Les derniers politiques
00:42:25à avoir parlé
00:42:26de la démographie,
00:42:28que c'est Michel Debré.
00:42:30Ça nous ramène
00:42:30près de 50 ans en arrière.
00:42:33Ou un ancien candidat
00:42:35à la présidentielle,
00:42:36vous vous en souvenez peut-être,
00:42:37Jean Royer,
00:42:38qui avait été député
00:42:39maire de Tours,
00:42:40qui avait fait sa campagne
00:42:41de 1974
00:42:42déjà sur le réarmement démographique.
00:42:44C'était un sujet
00:42:44qui était parti totalement
00:42:46sous les radars politiques.
00:42:47Et quand même,
00:42:48c'est aussi,
00:42:49j'allais dire,
00:42:49le rôle des politiques
00:42:50à un moment donné
00:42:51de mettre en avant
00:42:51les enjeux qui sont importants.
00:42:52Et un pays
00:42:53qui est démographiquement affaibli,
00:42:55c'est un pays
00:42:55qui se perd
00:42:56d'une certaine façon.
00:42:57C'est un pays
00:42:58qui se dévitalise
00:42:59économiquement,
00:43:00socialement,
00:43:01culturellement.
00:43:01Et qui a besoin
00:43:02d'immigration, du coup.
00:43:02Et alors après,
00:43:03il a besoin d'immigration,
00:43:04ce qui pose d'autres problèmes.
00:43:06Donc,
00:43:07oui et non.
00:43:07Mais on a besoin
00:43:08d'immigration.
00:43:08On a besoin d'immigration,
00:43:10mais moi,
00:43:12ça m'inquiète un peu
00:43:12que les femmes
00:43:14et 5-6 enfants
00:43:15en France,
00:43:16elles débarquent.
00:43:17Ça coûte très cher.
00:43:18on sait aussi
00:43:19les problématiques
00:43:20qu'il peut y avoir
00:43:21par rapport
00:43:21à une immigration
00:43:22non contrôlée.
00:43:23Moi,
00:43:23j'aime bien
00:43:23l'immigration de travail.
00:43:25Il paraît
00:43:26que c'est épouvantable
00:43:26de dire ça.
00:43:29Mais je trouve
00:43:30que c'est inquiétant
00:43:30d'avoir un pays
00:43:31dont la démographie
00:43:32va dépendre
00:43:33complètement quand même
00:43:34d'émigrer,
00:43:35non ?
00:43:36Avec Bardella,
00:43:37on aura peut-être
00:43:37un bébé à l'Élysée.
00:43:38Non,
00:43:39mais la vraie question
00:43:39par rapport
00:43:40à l'immigration,
00:43:41le problème,
00:43:41c'est que le patronat
00:43:44est d'accord
00:43:44pour une immigration
00:43:45économique,
00:43:46puisqu'il y a un vieillissement
00:43:47de la population,
00:43:48c'est comme ça.
00:43:48Donc,
00:43:49il faut bien des gens
00:43:49qui travaillent
00:43:50et qui cotisent.
00:43:51Mais au-delà de ça,
00:43:52c'est que le constat
00:43:54qu'on fait,
00:43:54c'est pas moi qui le fait,
00:43:55c'est que l'immigration
00:43:56aujourd'hui,
00:43:57elle est importante
00:43:58parce qu'il y a
00:43:58le regroupement familial.
00:44:00C'est une immigration
00:44:02familiale
00:44:02et de moins en moins
00:44:03économique.
00:44:04C'est 1976.
00:44:06Exactement.
00:44:06Et c'est là
00:44:07tout le problème.
00:44:08Et j'avais demandé
00:44:09à Juska
00:44:09que j'avais reçu.
00:44:09Juste un point,
00:44:10le regroupement familial,
00:44:12c'est les patrons
00:44:13qui le demandaient.
00:44:14Vous retrouverez,
00:44:14je crois,
00:44:15c'est Giscard,
00:44:17vous retrouverez,
00:44:18je crois,
00:44:18c'est sur le site de l'INA,
00:44:19une vidéo de 71 ou de 72
00:44:21de Bouygues
00:44:22qui explique
00:44:23les raisons
00:44:24pour lesquelles
00:44:24il faut permettre
00:44:26aux familles
00:44:26de la main-d'oeuvre
00:44:28immigrée
00:44:28qu'ils emploient
00:44:29de pouvoir
00:44:30venir en France,
00:44:31ne serait-ce que
00:44:32pour fidéliser
00:44:32cette main-d'oeuvre.
00:44:34Mais c'est encore
00:44:36le cas.
00:44:36C'est plus vivable.
00:44:37Je voudrais ajouter
00:44:38que nous avions reçu
00:44:39à Éthique
00:44:39le président Giscard d'Estaing
00:44:40tout à fait à la fin
00:44:41et je lui avais dit
00:44:43M. le président Hoff,
00:44:46est-ce que vous regrettez
00:44:47quelque chose ?
00:44:47Il m'a dit
00:44:48le regroupement familial.
00:44:49Ah oui ?
00:44:50Vous avez parti de ces regrets.
00:44:52L'ancien ministre
00:44:52des Affaires étrangères
00:44:53de Giscard,
00:44:54Jean-François Ponset,
00:44:55que je connaissais très bien,
00:44:56m'avait dit
00:44:56exactement la même chose.
00:44:57Allez,
00:44:58on se retrouve dans un instant.
00:44:59On va parler
00:45:00de l'affaire
00:45:00de la petite Liana
00:45:02de ce meurtre abominable
00:45:05et la suite
00:45:06avec le Conseil supérieur
00:45:08de la magistrature
00:45:09qui tacle Gérald Darmanin
00:45:10ce matin.
00:45:11A tout de suite.
00:45:1310h midi,
00:45:14Météor,
00:45:15Valérie Expert.
00:45:16Arrête.
00:45:17Allez,
00:45:17on est ensemble
00:45:18sur Sud Radio
00:45:19avec vous
00:45:20pour commenter l'actualité
00:45:21avec Sophie de Menton,
00:45:22chef d'entreprise,
00:45:23présidente du mouvement éthique.
00:45:25Najouel a été avocate,
00:45:27docteur en droit public,
00:45:28Arnaud Benedetti,
00:45:29professeur à la Sorbonne
00:45:30et directeur
00:45:30de la Nouvelle Revue Politique
00:45:32et Alex Armand,
00:45:33journaliste politique.
00:45:34Et on vous retrouve également
00:45:35sur Youtube
00:45:36avec votre chaîne de débat
00:45:37Les Indécis,
00:45:38l'affaire de la petite Liana,
00:45:40l'émotion est grande,
00:45:41des manifestations
00:45:42un petit peu partout
00:45:43en France.
00:45:44Manifestations interdites
00:45:45d'ailleurs,
00:45:46qui ont encore malgré tout...
00:45:47Décalées.
00:45:48Pardon ?
00:45:48Décalées.
00:45:49Oui,
00:45:49qui ont eu lieu.
00:45:50Elles n'ont pas été interdites
00:45:51parce que d'ailleurs,
00:45:51je crois qu'il y a eu
00:45:52des personnes devant
00:45:53la chancellerie aussi.
00:45:54Oui, oui, absolument.
00:45:54Et elles ont été décalées
00:45:55devant le tribunal de Paris
00:45:57parce qu'il n'y avait pas
00:45:58les moyens de pouvoir sécuriser,
00:45:59c'est ce qu'ils ont dit,
00:46:00je ne sais pas si c'est vrai,
00:46:01le sécuriser devant
00:46:02la chancellerie
00:46:03placement d'hommes.
00:46:03Mais elles ont quand même été.
00:46:06Elles ont quand même été.
00:46:08Et ce matin,
00:46:10on apprend que la maman
00:46:11de la petite Rosa,
00:46:12qui est celle
00:46:13qui avait porté plainte
00:46:13pour agression sexuelle
00:46:16contre sa fille,
00:46:17contre le fameux
00:46:19Jérôme Barrella,
00:46:21porte plainte contre l'État.
00:46:24Et le Conseil supérieur
00:46:25de la magistrature,
00:46:26ce matin,
00:46:27publie un communiqué.
00:46:28il déplore le discrédit
00:46:29jeté sur des milliers
00:46:31de magistrats.
00:46:31On sait que la procureure
00:46:32d'Auch a reçu
00:46:33des menaces de mort.
00:46:36Et c'est vrai
00:46:37que le Conseil supérieur
00:46:39de la magistrature
00:46:40a déploré ce discrédit.
00:46:42Vous ne pouvez pas
00:46:42jeter le discrédit
00:46:43sur l'ensemble
00:46:45de la magistrature.
00:46:46Il y a une femme
00:46:48que je suis
00:46:49sur les réseaux
00:46:51qui fait 50 heures
00:46:52par semaine.
00:46:53Moi, je connais
00:46:54une procureure
00:46:55qui travaille
00:46:56jusqu'à 22,
00:46:5723 heures tous les jours.
00:46:58Vous avez raison.
00:46:59Mais ce qu'on voit,
00:47:00c'est les dysfonctionnements.
00:47:01Oui, d'accord.
00:47:01Mais on ne peut pas
00:47:02jeter non plus
00:47:03l'opprobre
00:47:04sur l'ensemble
00:47:05de la magistrature.
00:47:07Pardonnez-moi,
00:47:07j'ai entendu
00:47:10interroger
00:47:10par Léa Salamé
00:47:11hier
00:47:12au journal
00:47:13de 20 heures
00:47:14le chef
00:47:15des procureurs.
00:47:16Le procureur...
00:47:17Voilà.
00:47:18J'ai été
00:47:20très choquée.
00:47:22Elle lui dit,
00:47:23Léa Salamé,
00:47:25est-ce que vous vous excusez ?
00:47:27Il n'a pas dit
00:47:28non, mais c'est pareil.
00:47:29Il a dit
00:47:29le ministre de la Justice
00:47:31l'a déjà fait.
00:47:32Je veux dire,
00:47:32avoir un type,
00:47:34une superbe pareille,
00:47:36le sentiment d'être
00:47:38ce qu'il y a
00:47:39de plus important
00:47:40en France,
00:47:41intouchable,
00:47:42la distance,
00:47:43je ne dis pas
00:47:43le mépris,
00:47:44parce que je ne pense pas
00:47:44qu'il méprisait
00:47:47ce qui était arrivé,
00:47:47mais la distance
00:47:48qu'il mettait
00:47:49m'a scandalisé.
00:47:51Moi, je pense que,
00:47:52si vous voulez,
00:47:52l'indépendance
00:47:54n'exclut pas
00:47:55que les magistrats
00:47:57doivent rendre des comptes
00:47:58quand il y a,
00:47:59j'allais dire,
00:48:00des affaires de ce type.
00:48:02Bien sûr.
00:48:02Alors, je veux bien,
00:48:03mais enfin,
00:48:03on en parlait tout à l'heure,
00:48:04bon, il y a un manque
00:48:05de moyens,
00:48:06mais moi, j'écoutais
00:48:07le discours des agriculteurs
00:48:07du Gers,
00:48:08qui était quand même
00:48:09très intéressant.
00:48:10Les agriculteurs du Gers
00:48:11qui sont mis en garde à vue
00:48:12parce qu'ils ont mis
00:48:13quatre postes sur Facebook
00:48:16qui déplaisent
00:48:16à je ne sais qui,
00:48:17on a du temps
00:48:18pour faire ça.
00:48:19Donc, quand même,
00:48:20il y a des motifs
00:48:21d'étonnement.
00:48:22Et le vrai problème
00:48:23aujourd'hui,
00:48:24vis-à-vis de la magistrature
00:48:26et vis-à-vis
00:48:27de la justice en général,
00:48:28c'est la responsabilité
00:48:31personnelle.
00:48:31Quand vous avez
00:48:32une activité,
00:48:33vous êtes responsable.
00:48:35Bien sûr.
00:48:35Un médecin,
00:48:36il est responsable.
00:48:37Un avocat,
00:48:38il est responsable.
00:48:40Un journaliste,
00:48:41il est responsable.
00:48:42Etc.
00:48:43Etc.
00:48:43Aujourd'hui,
00:48:44la difficulté,
00:48:45c'est que le sentiment
00:48:46que donne aujourd'hui
00:48:47la façon dont agit,
00:48:49de manière assez corporatiste,
00:48:51quand même,
00:48:52il faut le dire,
00:48:53la magistrature,
00:48:54c'est qu'ils refusent
00:48:56d'être responsables
00:48:57de leurs actes.
00:48:58Et là,
00:48:58on voit bien
00:48:59que quand même
00:48:59cette défense,
00:49:00telle qu'elle est construite
00:49:02depuis quelques heures
00:49:03et depuis quelques jours,
00:49:04c'est quand même
00:49:05une défense
00:49:05qui vise à dire
00:49:06attendez,
00:49:07le problème,
00:49:07c'est beaucoup plus compliqué
00:49:08que vous le dites,
00:49:09c'est un manque de moyens,
00:49:11c'est un dysfonctionnement
00:49:13dans la chaîne
00:49:13de responsabilité.
00:49:15Il n'y a pas de problème
00:49:15de moyens.
00:49:15Mais non,
00:49:16c'est justement
00:49:17un problème de moyens
00:49:19en l'occurrence à Auge,
00:49:20très clairement.
00:49:21C'est à minima
00:49:23une négligence.
00:49:24Mais on est en train
00:49:25de prendre compte aussi
00:49:25du dysfonctionnement
00:49:26de la chaîne judiciaire
00:49:27parce qu'il y a aussi
00:49:28la gendarmerie
00:49:30qui a visiblement
00:49:31fait son boulot
00:49:32dans cette affaire,
00:49:33la police parfois.
00:49:34On a Emma
00:49:35qui voulait témoigner
00:49:36qui nous appelle de Toulouse.
00:49:37Bonjour Emma.
00:49:38Bonjour.
00:49:39Qu'est-ce que vous vouliez
00:49:40nous raconter ?
00:49:42Vous avez eu affaire
00:49:43à la justice ?
00:49:45Vous étiez hier
00:49:46à la manifestation
00:49:46pour l'IANA à Toulouse ?
00:49:48Oui.
00:49:48C'était une obligation
00:49:49en tant que parent.
00:49:50On ne peut pas
00:49:51ne...
00:49:53On vous a perdu,
00:49:54on a un problème.
00:49:55D'être présent.
00:49:56Et il y avait
00:49:56beaucoup de monde
00:49:57à Toulouse hier ?
00:49:58On était nombreux.
00:50:00On sentait
00:50:00une vive colère,
00:50:02une tristesse.
00:50:03J'ai vu beaucoup
00:50:03de personnes pleurer
00:50:04parce qu'en fait
00:50:06on est nombreux
00:50:07à avoir subi
00:50:09des actes
00:50:10aussi cruels
00:50:11et puis aussi
00:50:11dans nos vies
00:50:13si on regarde
00:50:14auprès de notre entourage
00:50:15en fait on se prendra
00:50:16compte tous
00:50:16qu'à un moment donné
00:50:17on a quelqu'un
00:50:18qui a vécu
00:50:20un enfant qui a été violé
00:50:21qui a subi
00:50:22ce genre d'atrocité
00:50:23et qu'on ne réagit pas.
00:50:25C'est-à-dire
00:50:25vous,
00:50:26c'est votre cas ?
00:50:28C'est ça ?
00:50:28Oui,
00:50:29moi c'est ma fille
00:50:30qui a subi
00:50:31de l'harcèlement
00:50:32avec des vidéos
00:50:33et des photos
00:50:34pornographiques
00:50:35et quand on a fait
00:50:38la déclaration
00:50:39donc auprès
00:50:40de la gendarmerie
00:50:42dès le départ
00:50:43en fait
00:50:43on nous a dit
00:50:43que ça a été
00:50:44compliqué
00:50:45qu'il y ait eu
00:50:46une enquête
00:50:47et en fait
00:50:48c'est moi
00:50:49et le papa
00:50:49de ma grande
00:50:50qui avons fait
00:50:51l'enquête
00:50:52pour savoir
00:50:52qui a été
00:50:53l'harceleur
00:50:54qui possédait
00:50:55en fait
00:50:55des photos
00:50:56de notre enfant
00:50:57nu
00:50:58parce que
00:50:59c'était ce qui était
00:51:00dit sur les messages
00:51:01qu'elle recevait
00:51:02Elle avait quel âge
00:51:03votre fille ?
00:51:04Alors ça s'est passé
00:51:05elle avait 15 ans
00:51:08mais par la suite
00:51:09quand on a tout
00:51:10emmené
00:51:10qui montrait
00:51:11que c'était
00:51:12en fait
00:51:12mon mari
00:51:13le père
00:51:14de son frère
00:51:17et de sa soeur
00:51:18elle nous a déclaré
00:51:19qu'elle avait eu
00:51:20des atoutements
00:51:20en fait
00:51:20petits
00:51:21et qu'elle n'a jamais
00:51:22osé en parler
00:51:23parce que
00:51:23quand on fait
00:51:24les liens
00:51:25après avec
00:51:25les psychologues
00:51:26ils nous expliquent
00:51:27tout simplement
00:51:27qu'un enfant
00:51:28qui subit
00:51:28des atrocités
00:51:29se sent pas victime
00:51:31il se sent coupable
00:51:31s'il doit dire la vérité
00:51:33parce que du coup
00:51:33c'est à cause de lui
00:51:34que la famille
00:51:37se dé-explose
00:51:39et on a mis
00:51:40en tout 4 ans
00:51:41avant qu'il y ait
00:51:42du coup
00:51:43une décision de justice
00:51:44donc qui a été
00:51:45reconnue coupable
00:51:46pour les photos
00:51:47les vidéos
00:51:48pas assez de preuves
00:51:49forcément
00:51:50pour les atoutements
00:51:51puisque c'était
00:51:52il y a quelques années
00:51:53mais c'est partie
00:51:54de la vie
00:51:54des prédateurs sexuels
00:51:55aujourd'hui
00:51:56il a refait sa vie
00:51:57il a une petite fille
00:51:58dans son foyer
00:51:59il reçoit des enfants
00:52:01chez lui
00:52:02il n'est pas inquiété
00:52:04et ça
00:52:04c'est à la limite
00:52:06moi qui me révolte
00:52:07parce que je me dis
00:52:07mais en fait
00:52:07demain il se passe
00:52:08quoi que ce soit
00:52:09sur un autre enfant
00:52:11je me sentirais coupable
00:52:13qu'est-ce que ça a donné
00:52:14la plainte
00:52:14que vous avez déposée ?
00:52:16ça a donné
00:52:18mais pas d'enquête
00:52:19réellement
00:52:20puisque c'est nous
00:52:21qui avons emmené
00:52:21tout ce qu'on avait
00:52:22pu réussir
00:52:23à conserver
00:52:25j'ai fouillé
00:52:26dans la maison
00:52:27sans qu'il se rende compte
00:52:29que je savais
00:52:30que c'était lui
00:52:31la colère
00:52:32elle était bien présente
00:52:32à tout moment
00:52:33j'aurais pu basculer
00:52:34dans l'horreur
00:52:35mais j'avais des enfants
00:52:36à côté
00:52:36où il fallait que je tienne
00:52:37mais donc vous n'avez pas
00:52:39porté plainte ?
00:52:41si si on a porté plainte
00:52:41j'ai sûr que si
00:52:42ah oui oui
00:52:43j'ai porté plainte
00:52:44il a fait 4 mois de prison
00:52:46il a été reconnu coupable
00:52:47aujourd'hui je vous dis
00:52:48il a un bracelet
00:52:50mais il est en liberté
00:52:52il est en liberté
00:52:53mais bracelet électronique
00:52:554 mois
00:52:56donc ça veut dire
00:52:57qu'il est quand même
00:52:58répertorié dans le fichier
00:52:59il a le dit
00:53:00des prédateurs sexuels
00:53:01mais par contre
00:53:01personne n'y a accès
00:53:03sauf les mères
00:53:04à la limite
00:53:04demain il y a quelque chose
00:53:05moi là je sais
00:53:06qu'aujourd'hui
00:53:07il a refait sa vie
00:53:08je vous dis
00:53:08il a une petite fille
00:53:09qui a 6 ans chez lui
00:53:10qui a des copines à elle
00:53:12qui viennent chez lui
00:53:13goûter
00:53:13qui dorment chez lui
00:53:15et en fait
00:53:16si demain il se passe
00:53:17quoi que ce soit
00:53:17sur ses enfants
00:53:18on est tous responsables
00:53:20en fait
00:53:20parce que
00:53:21je n'ai pas le droit
00:53:22d'aller dans les écoles
00:53:23et dire
00:53:23mais en fait
00:53:24vous avez un prédateur sexuel
00:53:25à goûter de chez vous
00:53:25est-ce que vous avez parlé
00:53:27à votre mari
00:53:28parce que c'est tellement violent
00:53:29qu'il a dû vous expliquer
00:53:31vous dire quelque chose
00:53:33quelle a été sa réaction ?
00:53:35déjà sur les attouchements
00:53:37ta fille elle m'a
00:53:38en fait
00:53:38elle m'en veut de quelque chose
00:53:40voilà c'est les premières choses
00:53:41tu dis
00:53:42mais à quel moment
00:53:43mon enfant peut mentir
00:53:44qu'est-ce que tu racontes
00:53:47quand on lui a dit
00:53:48mais tu as fait des vidéos
00:53:50en fait
00:53:50il y a quelque chose
00:53:51qui ne va pas
00:53:52non
00:53:52c'est parce qu'elle
00:53:53lui commençait
00:53:54à être mauvaise
00:53:55je voulais le remettre
00:53:56sur le droit chemin
00:53:57je voulais lui faire violence
00:53:59le jour du jugement
00:54:00première des phrases
00:54:01qu'il a sorties
00:54:02devant le juge
00:54:03c'est
00:54:03oui je sais
00:54:03j'ai fait une bêtise
00:54:05et en fait
00:54:06c'est le côté irréel
00:54:07on s'est dit
00:54:07à quel moment
00:54:08on est tracassé du cerveau
00:54:10comme ça
00:54:11et vous
00:54:11vous ne vous en êtes
00:54:13jamais douté
00:54:13quand vous étiez avec lui
00:54:16alors ça
00:54:17je vous dirais
00:54:17que je m'en voudrais
00:54:19toujours
00:54:19parce qu'on se sent
00:54:20toujours coupable
00:54:21d'un moment donné
00:54:22d'avoir défaillé
00:54:23de ne pas avoir
00:54:23autant protégé
00:54:24son enfant
00:54:25parce que
00:54:25quand vous avez
00:54:26un doute
00:54:27et ça je le dis
00:54:28à toutes les femmes
00:54:29qui un jour
00:54:29se posent la question
00:54:30en fait
00:54:31s'il n'y a pas de doute
00:54:32mais notre cerveau
00:54:33est tellement fort
00:54:35de nous mettre
00:54:35en
00:54:37comment dire
00:54:38il nous met en surveillance
00:54:40en permanence
00:54:40mais surtout
00:54:41il nous protège
00:54:42d'une réalité
00:54:43aujourd'hui
00:54:44en fait
00:54:45j'ai tellement
00:54:46de personnes
00:54:46autour de moi
00:54:47qui n'existent plus
00:54:48dans ma vie
00:54:48parce que pour eux
00:54:49ils sont toujours
00:54:50dans le déni
00:54:50parce que la réalité
00:54:52c'est tellement mal
00:54:52et que du coup
00:54:54quand moi j'ai eu
00:54:55à un moment donné
00:54:56un doute
00:54:56et que j'ai posé
00:54:57une question
00:54:57qu'on me regarde
00:54:59on me dit
00:54:59mais t'es folle
00:55:00tu te rends compte
00:55:00de ce que t'es en train
00:55:01de dire
00:55:01c'est le mari
00:55:02c'est le papa
00:55:04de tes enfants
00:55:04à quel moment
00:55:05tu peux t'imaginer
00:55:06qu'ils seraient capables
00:55:07de faire ça
00:55:08c'est glaçant
00:55:09ce que vous dites
00:55:11et glaçant
00:55:12et hélas
00:55:13et hélas
00:55:14vous le disiez hier
00:55:15à la manifestation
00:55:15je pense qu'il y avait
00:55:16beaucoup de femmes
00:55:17qui étaient concernées
00:55:19peut-être
00:55:20Najwa
00:55:20merci beaucoup
00:55:21Emma
00:55:21de votre témoignage
00:55:23Najwa
00:55:23sur ce
00:55:25beaucoup
00:55:25on entend beaucoup
00:55:26moi je suis sidérée
00:55:28des appels
00:55:28qu'on reçoit
00:55:28la semaine dernière
00:55:29on a eu Hakim
00:55:30qui nous a raconté
00:55:30pareil que le beau-père
00:55:32de sa petite fille
00:55:33avait eu des gestes déplacés
00:55:34c'est toujours de la famille
00:55:35et oui
00:55:36c'est 86%
00:55:37l'avocat
00:55:38d'innocence en danger
00:55:3986%
00:55:40ça se passe
00:55:41au domicile
00:55:42avec des proches
00:55:43mais on voit
00:55:444 mois
00:55:45pour une agression sexuelle
00:55:46c'est dérivé
00:55:48moi j'aimerais répondre
00:55:50là-dessus
00:55:51tout à l'heure
00:55:52on parlait
00:55:53du manque de moyens
00:55:54oui
00:55:55il y a un manque de moyens
00:55:56criant
00:55:58au sein de la justice
00:55:59ça
00:55:59on ne va pas le nier
00:56:00mais
00:56:01dans l'affaire
00:56:02de l'IANA
00:56:03ce n'est pas un manque
00:56:04de moyens
00:56:05c'est une négligence
00:56:07institutionnelle
00:56:07d'ailleurs
00:56:07je ne remplace pas
00:56:09l'enquête administrative
00:56:10on l'attend
00:56:11d'ailleurs
00:56:11elle va être rendue publique
00:56:12donc on attend
00:56:14les conclusions
00:56:16de cette enquête
00:56:17mais là
00:56:18ce n'est pas un manque
00:56:19de moyens
00:56:19vous avez un procureur
00:56:21de la république
00:56:21de Hoche
00:56:22qui a contacté
00:56:23la gendarmerie
00:56:24pour mettre en garde
00:56:25à vue
00:56:27ce monsieur
00:56:29qui avait déjà
00:56:30un passé
00:56:32quand même
00:56:32puisqu'il y a une plainte
00:56:33en 2025
00:56:34qui a été déposée
00:56:35par une maman
00:56:36l'auteur est connu
00:56:37le chef d'infraction
00:56:38est connu
00:56:39vous avez un procureur
00:56:42qui dit
00:56:42mettez-le en garde à vue
00:56:43ce n'est pas suivi des faits
00:56:44ce n'est pas un manque
00:56:45de moyens
00:56:46quand j'entends ça
00:56:47je suis scandalisée
00:56:48par ça
00:56:49c'est comme si
00:56:49on voulait mettre
00:56:50la poussière sous le tapis
00:56:51les faits sont très graves
00:56:53donc à un moment
00:56:54il vaut mieux
00:56:54et j'entends ce que dit
00:56:55Sophie de Menton
00:56:56par rapport au procureur
00:56:57de la république
00:56:58qui est intervenu
00:56:59et qui dirige
00:57:00l'association des procureurs
00:57:01de la république
00:57:02au niveau national
00:57:04ce qu'il dit
00:57:04ce n'est pas entendable
00:57:07ce n'est pas entendable
00:57:08quand il dit
00:57:08ma réponse
00:57:09c'est le manque de moyens
00:57:10c'est se moquer de nous
00:57:11excusez-moi
00:57:12c'est se moquer de nous
00:57:13pourquoi je dis ça ?
00:57:14parce que vous avez
00:57:14un autre procureur
00:57:15de la république
00:57:16de la cour de cassation
00:57:17Rémi
00:57:18Hertz
00:57:20qui a dit quoi ?
00:57:21qui a dit
00:57:21il faut qu'on remette
00:57:22tout à plat
00:57:23ça c'est vrai
00:57:24et bien oui
00:57:24au moins vous avez
00:57:27un procureur
00:57:27qui dit
00:57:28oui il y a un problème
00:57:29il y a un problème
00:57:29de dysfonctionnement
00:57:31et ce n'est pas
00:57:31qu'un problème de moyens
00:57:33la chaîne pénale
00:57:34elle n'a pas suivi
00:57:36il y a eu
00:57:37un petit truc
00:57:38là-dessus
00:57:38un petit truc
00:57:39c'est très juste
00:57:40et c'est d'autant plus juste
00:57:41qu'il y a aussi
00:57:42un autre problème
00:57:43on a vu
00:57:44qu'entre la plainte
00:57:46on ne sait pas
00:57:47où aller chercher
00:57:47quand il y a une plainte
00:57:48est-ce que c'est
00:57:49dans la région
00:57:50du violeur
00:57:51entre guillemets
00:57:52ou est-ce que dans la région
00:57:55qui complexifie
00:57:56d'ailleurs
00:57:56alors que ça pourrait
00:57:58être décidé
00:57:58point
00:57:59c'est dans telle région
00:58:00etc
00:58:00ensuite de ça
00:58:02ça met trois semaines
00:58:03un dossier pour arriver
00:58:04trois semaines
00:58:05c'est envoyé par la poste
00:58:06pourquoi la poste
00:58:07mais pourquoi la poste
00:58:08parce qu'il faut
00:58:09les vraies preuves
00:58:10et puis le dossier
00:58:12il arrive
00:58:13il est sur une pile
00:58:14il est au bureau d'ordre
00:58:16j'ai interrogé
00:58:17plusieurs procureurs
00:58:18qui disent
00:58:18il m'est arrivé d'appeler
00:58:19en disant
00:58:20vous mettez
00:58:20sur le dessus
00:58:21de la pile
00:58:22ce dossier
00:58:22mais alors il y a autre chose
00:58:23que je ne comprends pas
00:58:24et qui devrait simplifier
00:58:25juste une seconde
00:58:26c'est l'IA
00:58:27parce que
00:58:28non mais attendez
00:58:29pour les dossiers
00:58:30quand on dit
00:58:31qu'ils n'ont pas le temps
00:58:31etc
00:58:33non mais je ne joue pas
00:58:34avec l'IA
00:58:34non mais attend
00:58:35je ne dis pas
00:58:35je ne parle
00:58:36des dossiers
00:58:37qui sont en attente
00:58:38d'ici le 14 juillet
00:58:4010h midi
00:58:40mettez-vous d'accord
00:58:42Sud Radio
00:58:43Sud Radio
00:58:44le 10h midi
00:58:46mettez-vous d'accord
00:58:47Valérie Expert
00:58:48on est ensemble
00:58:49on est ensemble
00:58:49avec vous
00:58:50sur Sud Radio
00:58:50nous évoquons
00:58:51l'affaire
00:58:51de la petite Liana
00:58:55ce qui
00:58:55en fait
00:58:56ce que disait
00:58:57hier
00:58:57l'avocat
00:58:58d'innocence en danger
00:58:59c'est qu'il y a une étude
00:59:00je crois que c'est une étude
00:59:01australienne
00:59:01qui dit qu'un homme sur dix
00:59:03a eu une pensée pédophile
00:59:04alors il dit
00:59:05attention
00:59:06nuance
00:59:07entre des pensées pédophiles
00:59:08et le passage à l'acte
00:59:09des pédocriminels
00:59:11mais pour revenir
00:59:12sur les dysfonctionnements
00:59:13le procureur
00:59:14avec qui j'ai parlé
00:59:14me disait
00:59:15nous sur 500 plaintes
00:59:16on en a 50
00:59:17qui remontent
00:59:18au parquet
00:59:19donc il y a
00:59:20ce problème là aussi
00:59:21c'est à dire que
00:59:22moi je trouve que
00:59:23l'affaire Liana
00:59:24ça révèle une chose
00:59:26c'est que notre système
00:59:27il est structurellement défaillant
00:59:29concernant
00:59:30les violences sexuelles
00:59:31sur mineurs
00:59:32et les violences sexuelles
00:59:34tout court
00:59:34quand vous savez
00:59:35qu'un dossier
00:59:36pour être traité
00:59:36il faut 5 ans
00:59:385 ans et demi
00:59:39même presque 6 ans
00:59:40pour partir du moment
00:59:43de la plainte
00:59:43et arriver à la condamnation
00:59:45quand vous savez
00:59:45que 90% quasiment
00:59:47des dépôts de plaintes
00:59:49pour viol
00:59:49sont classés sans suite
00:59:50et que vous n'avez que
00:59:5110 à 15%
00:59:52de ces plaintes pour viol
00:59:53qui vont donner condamnation
00:59:55ça veut dire
00:59:55qu'on est structurellement
00:59:57défaillant
00:59:58dans notre culture
00:59:58et dans notre adaptabilité
01:00:01à ces faits là
01:00:01enfin
01:00:02c'est pas normal
01:00:03quand même aujourd'hui
01:00:04que des parents
01:00:06aient peur
01:00:07parce que là
01:00:07on est en train de parler
01:00:08de ce qui s'est passé hier
01:00:09ce week-end
01:00:10ce qui est une affaire terrible
01:00:11sur un mec
01:00:12qui avait 4 plaintes
01:00:13contre lui
01:00:134 plaintes
01:00:15vous vous rendez compte
01:00:16ou pas ?
01:00:164 plaintes
01:00:17dont 2
01:00:17qui n'ont même pas
01:00:17une de 2025
01:00:18il n'a même pas été entendue
01:00:19pour une plaque de 2025
01:00:21ok ?
01:00:21mais il faut quand même dire
01:00:22que c'est généralisé
01:00:24sur tout le territoire
01:00:25pardon mais il y a
01:00:26une campagne municipale
01:00:27oui je suis d'accord
01:00:28je vais y venir
01:00:29à Paris
01:00:30ça n'a même pas fait l'objet
01:00:32d'un thème de campagne
01:00:33plus que cela
01:00:33on en a parlé
01:00:34mais même pas plus que ça
01:00:35on s'est réveillé
01:00:3610 jours après la campagne
01:00:37alors qu'il y avait eu
01:00:38beaucoup d'alertes
01:00:39c'est quand même incroyable
01:00:41je voudrais poser une question
01:00:42qui peut choquer
01:00:43mais qui m'a interpellé
01:00:45parce que
01:00:45il y a
01:00:46les hommes
01:00:47qui agressent
01:00:49c'est vrai
01:00:49qui ont dépensé
01:00:50un sur 10
01:00:50très bien
01:00:51mais
01:00:52cette question que je me pose
01:00:53est-ce que ça n'a pas été
01:00:54comme ça de tout temps
01:00:55c'est qu'il ne veut pas dire
01:00:56une seconde
01:00:57que ça exempte
01:00:58ce qui arrive
01:00:58non mais c'est possible
01:00:59sauf qu'il y ait une libération
01:01:00de la parole
01:01:01très clairement
01:01:01mais quand dans les fermes
01:01:02tout le monde était dans le même lit
01:01:04et que les filles
01:01:05il n'y a pas de les fermes
01:01:06oui non mais on sait
01:01:07que les agressions
01:01:09non mais vous avez
01:01:10aujourd'hui des femmes
01:01:11d'ailleurs l'ogre
01:01:12dans les contes de fées
01:01:13c'est un agresseur sexuel
01:01:14non mais aujourd'hui
01:01:15vous avez des femmes
01:01:16qui ont 40-50 ans
01:01:17il y a le livre de Claire Estia
01:01:18qui est formidable
01:01:19où elle raconte
01:01:20quand elle avait 8 ans
01:01:21qu'elle a été agressée
01:01:22aujourd'hui
01:01:23elle doit avoir
01:01:23une cinquantaine d'années
01:01:24je veux dire c'est ce que racontait
01:01:27comment
01:01:28la fille Kouchner
01:01:29pareil
01:01:30elle était enfant
01:01:31donc ça a toujours existé
01:01:32aujourd'hui il y a une parole
01:01:33qui se libère
01:01:34il y a de la prévention
01:01:34qui se fait
01:01:35mais il y a ce que vous disiez
01:01:36et ça touche tous les milieux
01:01:37oui ça touche tous les milieux
01:01:38absolument
01:01:39parce que c'est pas
01:01:40il est plus important
01:01:41et au gouvernement
01:01:42etc
01:01:43et ce que disait notre décri
01:01:44c'est Emma
01:01:45c'est le poids
01:01:45qu'on fait peser
01:01:46sur ces enfants
01:01:47qui n'a
01:01:47alors
01:01:48non mais là où je pense
01:01:49qu'il y a une différence fondamentale
01:01:50c'est qu'en effet
01:01:51vous avez raison
01:01:51il y a la libération
01:01:53de la parole
01:01:54je veux dire
01:01:54fait qu'on en parle
01:01:55beaucoup plus aujourd'hui
01:01:56et donc il y a forcément
01:01:57beaucoup plus de plaintes
01:01:59qu'il y en avait
01:01:59il y a 40 ou 50 ans
01:02:01mais quand même
01:02:02ce qui est frappant
01:02:02c'est que malgré
01:02:03cette libération
01:02:04vous avez en effet
01:02:05une forme parfois
01:02:06d'omerta
01:02:06qui existe
01:02:08mais avec des réseaux
01:02:08qui se protègent
01:02:09oui enfin une omerta
01:02:10je ne sais pas si c'est une omerta
01:02:11mais en tout cas
01:02:11on a du mal
01:02:12à faire exprimer
01:02:14ce qui s'est passé
01:02:14quand même au niveau
01:02:15du périscolaire
01:02:16à la mairie de Paris
01:02:18quand même constitue
01:02:19un vrai scandale
01:02:19c'est un scandale
01:02:21et là il y a eu
01:02:22manifestement
01:02:23des non-dits
01:02:24des silences
01:02:25qui ont été entretenus
01:02:26des négligences multiples
01:02:27et variées
01:02:28dans la chaîne administrative
01:02:30de la mairie
01:02:31qui sont quand même
01:02:32particulièrement préoccupants
01:02:34mais on est dans un autre cas
01:02:35là on a une maman
01:02:36la maman de Rosin
01:02:37qui porte plainte
01:02:37il y a un examen médical
01:02:39lésion vaginale
01:02:40lésion anal
01:02:41et dans le périscolaire
01:02:43c'était le cas
01:02:43dans le périscolaire
01:02:44c'était le cas
01:02:44il y avait des familles
01:02:45qui avaient alerté
01:02:46et il ne se passait rien
01:02:47qui avaient alerté
01:02:48même l'assistance sociale
01:02:50ne faisait pas le job
01:02:51en l'occurrence
01:02:51personne
01:02:52on ne peut pas faire
01:02:53non plus
01:02:54des auditeurs qui disent
01:02:55en fait
01:02:55il faut qu'il y ait un drame
01:02:57comme celui-là
01:02:58pour que d'un seul coup
01:03:00je suis triste
01:03:01et en colère
01:03:01nous dit Catherine
01:03:02on attend toujours
01:03:03une catastrophe
01:03:03pour entendre
01:03:04la culture de l'excuse
01:03:05tout me dégoûte
01:03:06effectivement
01:03:07quand j'entends
01:03:07Gérald Darmanin
01:03:08qui dit
01:03:08on aurait dû le mettre
01:03:09en prison
01:03:09bah oui
01:03:10on aurait dû
01:03:13il est obligé
01:03:14de dire ça
01:03:15d'accord
01:03:16mais vous comprenez
01:03:17alors moi
01:03:17je voudrais avoir
01:03:18une pensée très spéciale
01:03:19mais vraiment très spéciale
01:03:21ça me rend malade
01:03:22quand j'y pense
01:03:22c'est
01:03:24cette petite fille
01:03:25voyait tous les jours
01:03:26son agresseur
01:03:27avec sa meilleure amie
01:03:28dans la voiture
01:03:29tous les matins
01:03:30elle allait parler
01:03:31à sa meilleure amie
01:03:32dont le père
01:03:33l'a tué et violé
01:03:34et je pense
01:03:35à la petite fille
01:03:37l'amie
01:03:38enfin les enfants
01:03:39de ce couple
01:03:40c'est épouvantable
01:03:42ce qu'elle vit en ce moment
01:03:43alors il y aura
01:03:43une déclaration
01:03:44je dis Christine Bouillaud
01:03:45de l'avocat
01:03:46déclaration officielle
01:03:46de l'avocat
01:03:47de la famille de Liana
01:03:48devant la mairie de Florence
01:03:49à 17h
01:03:50en présence
01:03:51de monsieur le maire
01:03:52de Florence
01:03:52qui a eu des mots
01:03:53c'est aussi ça
01:03:54c'est aussi ça
01:03:55qu'il faut dire Valérie
01:03:56c'est que
01:03:57malheureusement
01:03:57tout n'est pas pourri
01:03:58dans la politique
01:03:58quand on voit ce maire
01:03:59ce maire a été formidable
01:04:02il y a eu les mots justes
01:04:03non mais les mots justes
01:04:04il a accompagné
01:04:05il a compris
01:04:05il a entendu
01:04:06il a vu
01:04:07qu'on avait fait
01:04:08une erreur collective
01:04:09mais
01:04:11je vais juste dire une chose
01:04:12et je sais que ça va
01:04:13sans doute
01:04:14t'entendre dans la joie
01:04:15je suis désolé
01:04:15mais il y a aussi
01:04:16un manque de moyens
01:04:18criant dans notre justice
01:04:19c'est vrai
01:04:19j'ai pas dit le contraire
01:04:21elle a dit la même chose
01:04:21non mais
01:04:22donc qu'on puisse dire
01:04:24qu'on manque de moyens
01:04:25c'est pas que ça
01:04:26c'est pas que ça
01:04:27c'est certain
01:04:28il y a aussi un manque
01:04:29d'intelligence
01:04:30pardon
01:04:30d'humanité
01:04:31c'est bien ça
01:04:33mais sur le cas précis
01:04:34ce n'est pas une question
01:04:35de manque de moyens
01:04:36encore une fois
01:04:37je vais m'expliquer pour moi
01:04:38non
01:04:39c'est un truc criminel
01:04:42il semblerait
01:04:43non mais d'accord
01:04:43dans le cas précis
01:04:44peut-être pas
01:04:45mais en règle générale
01:04:46sur le traitement
01:04:47des affaires sur violences sexuelles
01:04:49sur mineurs
01:04:49ou sur violences sexuelles
01:04:50tout court
01:04:51on est en retard
01:04:52mais comme tout malheureusement
01:04:53dans ce pays
01:04:53mais comme aux Etats-Unis
01:04:55j'ai pas parlé
01:04:55avec les Américains
01:04:56moi je vais parler
01:04:57par rapport aux Européens
01:04:58vous avez les chiffres
01:04:59c'est concret
01:04:59vous savez que
01:05:00dans notre pays
01:05:01on a investi
01:05:01à peine 0,26%
01:05:03du PIB
01:05:03par habitant
01:05:05sur notre justice
01:05:06allez comparer avec l'Allemagne
01:05:07allez comparer avec l'Espagne
01:05:09ou avec l'Italie
01:05:09qui ont pris ces problèmes
01:05:10à bras-le-corps
01:05:11et qui ont commencé
01:05:12à réussir à les résoudre
01:05:13nous on n'est même pas
01:05:14au commencement
01:05:15parce qu'on n'a même pas
01:05:16conscience de ce drame
01:05:18et du problème
01:05:19qu'on a dans notre pays
01:05:19mais encore je vais vous dire
01:05:20on a un gouvernement
01:05:21c'est pas que je veux
01:05:22leur jeter des fleurs
01:05:24mais qui a augmenté
01:05:25c'est historique
01:05:27historique
01:05:27qui a commencé par augmenter
01:05:29et qui maintenant
01:05:30l'augmente plus
01:05:30non mais c'est historique
01:05:31mais ça a continué
01:05:33d'après le ministre
01:05:36en charge
01:05:37de la comptabilité
01:05:39les comptes publics
01:05:41il est intervenu
01:05:42en disant
01:05:43que les moyens
01:05:45continueraient
01:05:46à être mis
01:05:47dans la justice
01:05:47mais le retard est tel
01:05:48le retard
01:05:52est tel
01:05:52qu'il va falloir
01:05:54des années
01:05:54pour rattraper
01:05:56le fait que
01:05:57la justice
01:05:58était le parent pauvre
01:05:59des politiques publiques
01:06:00c'est une réalité
01:06:02il y a la santé
01:06:04il y a l'éducation
01:06:06il y a tout
01:06:07c'est-à-dire qu'on est
01:06:08quand même dans un pays
01:06:09qui est le pays
01:06:10des plus textes
01:06:10et il y a un autre sujet
01:06:10c'est qu'en plus
01:06:11il y a une judiciarisation
01:06:12de la vie sociale
01:06:13qui est beaucoup plus forte
01:06:14aujourd'hui
01:06:15qu'elle l'était
01:06:15là aussi
01:06:16il y a des décennies
01:06:16qui devient de plus en plus
01:06:18violente
01:06:19mais c'est ce que disait
01:06:21quand il n'y a pas de justice
01:06:22on dit à violente
01:06:22c'est absolument aussi
01:06:24maintenant qu'est-ce qui va se passer
01:06:26concrètement ?
01:06:27qu'est-ce qui va se passer ?
01:06:29parce que les 77 000 plaintes
01:06:31c'est quoi ?
01:06:31mais c'est totalement impossible
01:06:33avant le 14 juillet
01:06:34mais c'est totalement impossible
01:06:35il y a quelques lois
01:06:35qu'on peut passer immédiatement
01:06:37paraît-il
01:06:38immédiatement
01:06:38sans problème
01:06:39ne pas appliquer
01:06:39celles qui existent
01:06:40oui ce serait déjà pas mal
01:06:41peut-être
01:06:42je ne les connais pas
01:06:42celles qui existent
01:06:43vraiment
01:06:43mais par exemple
01:06:44l'histoire du délai
01:06:46l'histoire de ne pas savoir
01:06:47où on juge
01:06:49où est-ce qu'on juge
01:06:50dans la circonscription
01:06:52mais non mais
01:06:52bien placé
01:06:53le dire mais dans les détails
01:06:55c'est ce que j'ai
01:06:57je pense au cas d'Emma
01:06:58c'est pas assez anecdotique
01:07:00que ça
01:07:00c'est vrai qu'on a un système
01:07:01qui est extrêmement complexe
01:07:03et qui ne facilite pas
01:07:05le traitement des plaintes
01:07:06et on a un encheur
01:07:08autrement des échelons
01:07:09qui quand même
01:07:10rend difficile le traitement
01:07:12oui mais par rapport
01:07:12à ça
01:07:13concernant
01:07:14la question
01:07:15de compétence
01:07:17procédurale
01:07:17c'est pas ça
01:07:18en réalité le problème
01:07:19c'est que
01:07:19on a une justice
01:07:21qui n'est pas moderne
01:07:22qui ne s'est pas
01:07:23modernisée
01:07:24c'est à dire qu'on envoie
01:07:25un courrier
01:07:26alors que
01:07:26moi je ne sais pas
01:07:27il y a des logiciels
01:07:28
01:07:29notamment nous
01:07:30on dispose
01:07:31d'une clé spécifique
01:07:33où vous envoyez
01:07:34vos dossiers
01:07:36et c'est rapide
01:07:37enfin il faut dire
01:07:38que la télévision
01:07:39artificielle
01:07:39traite des dossiers
01:07:40de nage
01:07:41enfin je veux dire
01:07:42bon
01:07:42donc c'est pas forcément
01:07:44une question procédurale
01:07:45parce que la compétence
01:07:46serait au niveau
01:07:47ils ont été incompétents en plus
01:07:49à l'intérieur de leur mine
01:07:50mais je voulais dire quelque chose
01:07:52j'ai oublié
01:07:53qui était très important
01:07:54vous savez quoi
01:07:54on va marquer une fois
01:07:55ça va vous revenir
01:07:56dans un instant
01:07:57et si vous voulez témoigner
01:07:590826 300 300
01:08:00si vous avez eu affaire
01:08:01à la police
01:08:02à la justice
01:08:03à la gendarmerie
01:08:05pour des plaintes
01:08:06appelez-nous
01:08:06pour témoigner
01:08:07c'est important
01:08:08de parler
01:08:08et de raconter
01:08:09aussi ce que
01:08:10vous avez vécu
01:08:11je crois qu'on a tous
01:08:12dans notre entourage
01:08:13des gens
01:08:14qui ont été confrontés
01:08:15à des plaintes
01:08:16qui ont traîné
01:08:17pour lesquelles
01:08:18il n'y a pas eu de réponse
01:08:19c'est votre cas
01:08:20et
01:08:21oui
01:08:21c'est le cas
01:08:23de beaucoup de gens
01:08:24merci
01:08:24à tout de suite
01:08:2610h midi
01:08:27mettez-vous d'accord
01:08:28Sud Radio
01:08:31on est de retour
01:08:33avec vous
01:08:34sur Sud Radio
01:08:34et donc
01:08:37il y aurait une pub
01:08:37mais c'est pas grave
01:08:38on va
01:08:38on va continuer
01:08:40sur cette affaire
01:08:43sur cette affaire
01:08:44sur cette affaire
01:08:44sur cette affaire
01:08:450826 300 300
01:08:46on attend
01:08:47vos témoignages
01:08:48évidemment
01:08:49et je le disais
01:08:50tout le monde
01:08:51vous Najoie
01:08:53vous êtes avocate
01:08:53vous avez
01:08:54des plaintes
01:08:55qui dorment
01:08:57et qui sont des faits
01:08:58et qui sont des affaires
01:08:58très graves
01:08:58sur des faits
01:09:00extrêmement graves
01:09:00alors moi
01:09:02j'aimerais dire
01:09:02qu'il y a quand même
01:09:03un volet humain
01:09:04extrêmement important
01:09:05parce que oui
01:09:06je ne vais pas le redire
01:09:0640 000 fois
01:09:07il y a un manque
01:09:09de moyens
01:09:09criants
01:09:11au sein de la justice
01:09:12ça
01:09:12on est tous d'accord
01:09:13mais il y a aussi
01:09:15là on l'espèce
01:09:16un problème de négligence
01:09:17moi sur certaines
01:09:18de mes affaires
01:09:19je vais vous dire
01:09:19où les faits sont graves
01:09:21moi il y a des procureurs
01:09:22qui font
01:09:23où il y a une réactivité
01:09:25je peux vous dire
01:09:25immédiate
01:09:26moi sur un fait
01:09:26où il y a un enfant
01:09:27qui a perdu
01:09:28l'avis
01:09:29j'ai envoyé
01:09:29un mail
01:09:30à un procureur
01:09:31qui m'a immédiatement
01:09:34répondu
01:09:34ce que je veux dire
01:09:35par là
01:09:35c'est que
01:09:36il faut aussi
01:09:37le ministre le disait
01:09:39c'est aussi
01:09:39faire son travail
01:09:40c'est à dire
01:09:41quand les faits sont graves
01:09:43on vous envoie
01:09:43un mail
01:09:44où on attire
01:09:46votre attention
01:09:47sur des chefs
01:09:48d'infraction
01:09:49extrêmement graves
01:09:50dans ces sensibles
01:09:51la moindre des choses
01:09:52la moindre des courtoisies
01:09:54c'est de répondre
01:09:56heureusement
01:09:56il y a des magistrats
01:09:57qui le font
01:09:58et d'autres
01:09:59qui ne le font
01:09:59même pas
01:10:00qui n'accusent
01:10:01même pas
01:10:02réception
01:10:03de votre email
01:10:04ou de votre courrier
01:10:05et c'est là
01:10:06où c'est scandaleux
01:10:07c'est là
01:10:07où c'est scandaleux
01:10:08c'est une faute professionnelle
01:10:11ça s'appelle
01:10:14une faute professionnelle
01:10:15oui mais ça veut dire
01:10:16que quand même
01:10:17on en revient toujours
01:10:17à la question
01:10:18de la responsabilité
01:10:19exactement
01:10:20une faute professionnelle
01:10:21en principe
01:10:21dans un milieu entrepreneurial
01:10:22ou dans toute autre
01:10:23administration
01:10:24elle est sanctionnée
01:10:25
01:10:26le problème
01:10:27c'est que
01:10:27la responsabilité
01:10:28des magistrats
01:10:29n'est jamais engagée
01:10:31et ne donne lieu
01:10:31à aucune
01:10:32très rarement
01:10:33à des sanctions
01:10:34je ne voudrais pas
01:10:35comparer
01:10:35avec un sujet
01:10:36qui a dix fois moins
01:10:37d'importance
01:10:38que ce dont nous parlons
01:10:40les patrons
01:10:41de mouvements patronaux
01:10:42ou les chefs d'entreprise
01:10:43je l'ai dit l'autre jour
01:10:44à l'antenne
01:10:45qui écrivent à un ministère
01:10:47mais c'est n'importe quoi
01:10:49vous avez une réponse
01:10:50trois mois après
01:10:50d'un mec
01:10:51qui n'a jamais été
01:10:51dans une boîte
01:10:52et qui n'a pas
01:10:53communiqué la lettre
01:10:54et qui vous dit
01:10:55je vous remercie du soutien
01:10:55que vous apportez au ministre
01:10:56alors que vous l'avez engueulé
01:10:57donc ce que je veux dire
01:10:59c'est que
01:11:00les ministères en général
01:11:02le fonctionnement
01:11:02des ministères
01:11:05est à sans lieu
01:11:06derrière celui
01:11:07des entreprises
01:11:08effectivement
01:11:09ni responsable
01:11:10ni coupable
01:11:10et ça n'a pas d'importance
01:11:12une avocate dit
01:11:13sur BFM
01:11:14témoignage terrifiant
01:11:15d'un père
01:11:15dont la fille mineure
01:11:16a été violée par un homme
01:11:17que le juge des libertés
01:11:19et de la détention
01:11:20a refusé de mettre
01:11:21en détention provisoire
01:11:22contre l'avis du parquet
01:11:23la gamine est terrorisée
01:11:25car il habite
01:11:26qui est juste à côté
01:11:27et pourquoi
01:11:28j'ai écouté ce témoignage
01:11:31ce témoignage terrible
01:11:32et c'est vrai que
01:11:34il y a des décisions
01:11:35qu'on a du mal à comprendre
01:11:36il y a des décisions
01:11:37des juges
01:11:37de la détention
01:11:38et des libertés
01:11:39que par moment
01:11:40je n'arrive pas à comprendre
01:11:41c'est à dire
01:11:41vous avez des gens
01:11:42qui sont extrêmement dangereux
01:11:44c'est à dire
01:11:44vous avez le parquet
01:11:45qui fait son travail
01:11:46c'est à dire
01:11:47qu'il dit
01:11:47il faut le mettre
01:11:48en détention provisoire
01:11:49en attendant le procès
01:11:50et vous avez
01:11:51le juge
01:11:52de la liberté
01:11:52et de la détention
01:11:53qui dit
01:11:53ah non non non
01:11:54lui on va mettre
01:11:55simplement un simple
01:11:56contrôle judiciaire
01:11:57et ça s'arrête là
01:11:58qui le juge
01:11:59ces gens là
01:11:59parce qu'il doit être jugé
01:12:00le mec qui a pris la décision
01:12:01et bah la personne
01:12:03c'est le juge
01:12:03des libertés
01:12:04de la détention
01:12:05je peux vous dire
01:12:05que personne
01:12:06n'engage
01:12:07pas la responsabilité
01:12:08à lui
01:12:09c'est un vrai sujet
01:12:12ce que vous nous dites là
01:12:13c'est un vrai
01:12:14et je vous dis
01:12:15c'est les exemples
01:12:16c'est bien la question
01:12:17de la responsabilité
01:12:18qui est au coeur
01:12:20alors on va avoir
01:12:21des témoignages
01:12:22dans un instant
01:12:23Isabelle
01:12:24Florence
01:12:24qui nous appelle
01:12:25à tout de suite
01:12:26alors on a
01:12:27tout de suite
01:12:28on va prendre Isabelle
01:12:29bonjour Isabelle
01:12:32non c'est Florence
01:12:33pardon
01:12:33bonjour Florence
01:12:34bonjour
01:12:36bonjour
01:12:37vous vouliez témoigner
01:12:38donc des problèmes
01:12:40que vous avez rencontrés
01:12:41avec la justice
01:12:42de quelle nature
01:12:43était-il
01:12:43en fait
01:12:46par voisinage
01:12:47vous savez
01:12:48les procès
01:12:48de voisinage
01:12:50pour une infiltration
01:12:51d'eau
01:12:51bon peu importe
01:12:53le procès
01:12:54nous avons eu
01:12:55exactement
01:12:557 procès
01:12:56pour la même chose
01:12:57ses voisins
01:12:58ne nous ont jamais lâché
01:13:00pendant 40 ans
01:13:02et le dernier procès
01:13:03qui a eu lieu
01:13:04il y a dû coûter
01:13:05une fortune
01:13:05parce qu'ils ont
01:13:06on a fait des
01:13:07ils ont fait des
01:13:09des percées
01:13:10dans la maison
01:13:11des voisins
01:13:12ils sont allés
01:13:12avec des caméras
01:13:13ça a dû nous coûter
01:13:14une fortune à l'état
01:13:15ça a dû coûter
01:13:16parce que j'ai pas prié
01:13:18toujours pour la pauvre
01:13:19toujours dire
01:13:20une fontaine
01:13:21passait avant
01:13:22un peu plus haut
01:13:23et elle passait
01:13:23sous la maison
01:13:24mais ces gens
01:13:25ont réussi
01:13:25à nous mettre
01:13:26en procès
01:13:267 fois
01:13:277 fois
01:13:28où nous avons
01:13:28encombré
01:13:30les tribunaux
01:13:31pour rien
01:13:33qui nous ont coûté
01:13:33de fortune
01:13:34qui ont pourri
01:13:35la vie de mes parents
01:13:36et moi
01:13:36j'ai hérité
01:13:36de la maison
01:13:37puisque j'ai eu
01:13:39le dernier procès
01:13:39moi
01:13:41vous savez
01:13:41ce qui les a arrêté
01:13:42l'âge
01:13:46je ne peux pas dire
01:13:47à un moment donné
01:13:48mais ça a été vu
01:13:49ça a été revu
01:13:51le dernier a coûté
01:13:51une fortune
01:13:52certainement
01:13:53à l'état
01:13:53je vous le dis
01:13:54ils ont mis des caméras
01:13:55et c'est pas possible
01:13:56qu'on accepte ça aussi
01:13:57oui oui
01:13:58c'est effectivement
01:13:59là c'est encore autre chose
01:14:01on va marquer
01:14:02une petite pause
01:14:03et on continue
01:14:04et appelez-nous
01:14:040826 300 300
01:14:0710 heures mort
01:14:08Valérie Expert
01:14:09alors on continue
01:14:10et Isabelle est en ligne
01:14:11avec nous
01:14:11bonjour Isabelle
01:14:12vous vouliez témoigner
01:14:13de votre cas
01:14:15on vous écoute
01:14:16bonjour
01:14:17oui bonjour Valérie
01:14:18bonjour à tout le monde
01:14:19voilà j'ai 60 ans
01:14:21j'ai
01:14:22alors
01:14:23j'appelle pour deux raisons
01:14:24j'ai subi
01:14:26étant plus jeune
01:14:28de mes 20 ans
01:14:30même avant d'ailleurs
01:14:31on va dire
01:14:32même
01:14:32je ne me souviens plus
01:14:34la première adoption
01:14:34c'était avec
01:14:35un ami de ma mère
01:14:37et ensuite au travail
01:14:39enfin c'était quelque chose
01:14:40de très très très
01:14:41je dirais
01:14:43courant
01:14:43voilà
01:14:44on agressait
01:14:45les jeunes filles
01:14:46le travail
01:14:47c'est vrai
01:14:48voilà
01:14:48c'était quelque chose
01:14:49et on
01:14:51on ne disait rien
01:14:53parce que
01:14:53c'est pas
01:14:54qu'on trouvait ça normal
01:14:55mais la parole
01:14:56n'était pas libérée
01:14:57comme aujourd'hui
01:14:57et
01:15:00la honte
01:15:01était dans notre camp
01:15:02on va dire
01:15:03voilà
01:15:03elle n'était pas
01:15:04moi je me souviens
01:15:05du sentiment que j'ai eu
01:15:07j'ai même subi
01:15:07un viol
01:15:08je vous le dis
01:15:09à 18 ans
01:15:10et la honte
01:15:11était dans notre camp
01:15:12et pourtant
01:15:13j'ai quand même
01:15:13porté plainte
01:15:14et la police
01:15:15a été très très
01:15:16bienveillante
01:15:17à mon égard
01:15:18mais
01:15:20le sujet
01:15:21qui me
01:15:22moi
01:15:23qui me
01:15:24qui m'interpelle
01:15:26aujourd'hui
01:15:26c'est
01:15:27la non-intervention
01:15:29de la justice
01:15:31concernant
01:15:32ces pédocriminels
01:15:33qui sont
01:15:34de plus en plus
01:15:35nombreux
01:15:35apparemment
01:15:36il y a 70 000 plaintes
01:15:37aujourd'hui
01:15:38de femmes
01:15:40d'enfants
01:15:41ou de femmes
01:15:42agressées
01:15:42et
01:15:43par contre
01:15:44on fait intervenir
01:15:47le préfet
01:15:47la police
01:15:48pour un agriculteur
01:15:49qui a 10 vaches
01:15:50qui ne sont pas vaccinées
01:15:52et là
01:15:52on fait intervenir
01:15:53des CRS
01:15:55des drones
01:15:56des hélicoptères
01:15:57et
01:15:58tout un bataillon
01:16:00peut-être
01:16:00de CRS
01:16:01je ne sais quoi
01:16:02vous trouvez ça normal ?
01:16:04Non mais
01:16:06effectivement
01:16:07qu'est-ce que ça a donné
01:16:08votre plainte ?
01:16:10Rien
01:16:11Rien ?
01:16:12C'est-à-dire que votre agresseur
01:16:12n'a pas été condamné ?
01:16:14Il n'a pas été trouvé
01:16:15surtout
01:16:15Ah oui ?
01:16:16Ça s'est passé la nuit
01:16:18j'ai été
01:16:20heureusement
01:16:22c'était en face
01:16:23d'un stade
01:16:24je rentrais tard
01:16:25à minuit
01:16:26après une sortie
01:16:27à 18 ans
01:16:28et
01:16:29heureusement
01:16:30les gardiens
01:16:31du stade
01:16:32m'ont entendu
01:16:33crier
01:16:33ce que je ne me suis pas
01:16:34laissé faire
01:16:35et
01:16:36bon
01:16:37ensuite
01:16:37ils ont appelé
01:16:38mes parents
01:16:38et
01:16:39je ne sais plus
01:16:40après j'ai eu
01:16:41la police
01:16:42des psychologues
01:16:43j'avoue que
01:16:44même
01:16:44la psychologue
01:16:46a dit que
01:16:46j'étais parfaitement
01:16:47équilibrée
01:16:48parce que
01:16:48j'ai parlé
01:16:48de mon agression
01:16:49tout à fait
01:16:51calmement
01:16:51pas normalement
01:16:52mais calmement
01:16:53voilà
01:16:54mais c'est
01:16:55factuel
01:16:56voilà
01:16:57merci de votre
01:16:58témoignage
01:16:59Isabelle
01:16:59on se rend compte
01:17:00effectivement
01:17:00qu'il y a
01:17:01énormément
01:17:02énormément
01:17:03c'est ça
01:17:04c'est ça
01:17:05ce qui est intéressant
01:17:07aussi
01:17:07c'est qu'en vous entendant
01:17:08vous êtes effectivement
01:17:09parfaitement équilibrée
01:17:10question
01:17:11certainement
01:17:12très bête
01:17:12mais
01:17:13est-ce que vous avez été
01:17:14très traumatisé
01:17:15moyennement traumatisé
01:17:17vous avez dit
01:17:17j'ai oublié
01:17:18vous avez dit
01:17:18sur une agression
01:17:20première
01:17:21que vous avez oublié
01:17:21la caisse
01:17:22elle avait 18 ans
01:17:23elle en a 60
01:17:24d'accord
01:17:25mais attends
01:17:25c'est intéressant
01:17:26de voir comment
01:17:27on vit avec
01:17:28vous êtes en train
01:17:29de dire qu'on peut
01:17:29bien vivre un viol
01:17:31mais quelle est
01:17:31cette question
01:17:34répondez
01:17:34j'ai pas dit ça
01:17:35j'ai dit que
01:17:36oui on peut plus ou moins
01:17:37être traumatisé à vie
01:17:39ou finalement
01:17:41intégrer la chose
01:17:42et qu'on
01:17:43on l'intègre jamais
01:17:44c'est à madame
01:17:45que je demande
01:17:47Isabelle
01:17:47j'ai pas intégré
01:17:50mon
01:17:52mon agression
01:17:53mon viol
01:17:53mais c'est vrai que
01:17:55bon peut-être que
01:17:56peut-être que
01:17:57je suis quelqu'un
01:17:58je sais pas
01:17:59on peut pas
01:18:00je veux pas me comparer
01:18:02avec les autres femmes
01:18:03peut-être que je suis
01:18:04quelqu'un de
01:18:06avec une famille équilibrée
01:18:07j'étais très entourée
01:18:10et je suis quelqu'un
01:18:11de
01:18:12je sais pas
01:18:13de très battant
01:18:14je sais pas
01:18:16moi je vois pas
01:18:16l'intérêt de cette question
01:18:17pardonnez-moi de dire ça
01:18:18non je ne vois pas
01:18:19l'intérêt de cette question
01:18:21je ne vois pas
01:18:23l'intérêt de cette question
01:18:24je veux dire
01:18:24chaque femme le vit
01:18:25effectivement différemment
01:18:27mais non
01:18:28mais qu'est-ce que ça change
01:18:29mais qu'est-ce que ça change
01:18:30qu'est-ce que ça change
01:18:31je pense que vous l'intégrez jamais
01:18:32ça veut dire
01:18:33vous êtes en train de dire
01:18:34que finalement
01:18:35si on accepte
01:18:36non mais si
01:18:37on l'a pris plutôt pas mal
01:18:39bah finalement
01:18:40c'est pas si grave que ça
01:18:41j'ai pas dit ça
01:18:41bah alors
01:18:42quel est l'intérêt de la question
01:18:43non moi
01:18:43cette question me rend dingue
01:18:45enfin franchement
01:18:45pardon de dire ça
01:18:46alors pardonnez-moi si ma question
01:18:47vous est offusquée
01:18:48je ne sais pas ce que vous en pensez
01:18:49je peux vous dire que
01:18:53voilà
01:18:53j'accompagne des victimes de viol
01:18:55et malgré le temps qui passe
01:18:57ça ne passe pas
01:18:58enfin je veux dire
01:18:59elle ne l'oublie jamais
01:18:59d'ailleurs la loi a évolué
01:19:01Marlène Schiappa
01:19:03le rappelait
01:19:03vous avez
01:19:05des personnes
01:19:06qui ont été violées
01:19:07pendant leur enfance
01:19:08pendant leur adolescence
01:19:09et qui
01:19:10à 40 ans
01:19:11décident
01:19:12de déposer plainte
01:19:13parce que c'est en eux
01:19:15après je ne suis pas psychologue
01:19:16mais je le comprends aussi
01:19:17c'est une
01:19:19une faille béante
01:19:20que vous portez en vous
01:19:21toute votre vie
01:19:23juste une chose aussi
01:19:24qui est importante à dire
01:19:25c'est qu'il faut vraiment
01:19:26vraiment
01:19:26qu'on prenne conscience
01:19:28de ce qui se passe dans ce pays
01:19:29sur ces questions là
01:19:30pourquoi je vous dis ça
01:19:30c'est parce que d'abord
01:19:31je trouve que la société
01:19:32que le pouvoir politique
01:19:34a une dette considérable
01:19:35envers toutes ces femmes
01:19:36ça c'est le premier point
01:19:38mentalement
01:19:39psychologiquement
01:19:39et
01:19:40l'état a failli
01:19:41enfin il y a un moment donné
01:19:42on parle des fois
01:19:43l'état qui faillit
01:19:44dans le traitement
01:19:45des agressions
01:19:46tout court
01:19:47je me rappelle de l'histoire
01:19:48d'Elias à l'époque
01:19:49où on avait tous les ministres
01:19:50qui défilaient sur les plateaux
01:19:51pour dire qu'ils avaient failli
01:19:52là ce serait bien
01:19:53qu'ils le fassent aussi
01:19:53et qu'ils disent
01:19:54qu'ils ont failli
01:19:55dans le traitement
01:19:55de ces histoires là
01:19:57premièrement
01:19:57et deuxièmement
01:19:58quand vous voyez
01:19:58la colère
01:20:00la colère
01:20:01du pays
01:20:01quand vous voyez
01:20:03les mamans
01:20:04même les papas
01:20:05il y avait des papas
01:20:05hier
01:20:06qui étaient
01:20:08sur les places
01:20:09qui ont été manifestées
01:20:09quand vous voyez
01:20:10les émissions de télévision
01:20:12où les gens
01:20:13comment ils parlent
01:20:14à Gérald Darmanin
01:20:16hier
01:20:16le ministre de la justice
01:20:17ils veulent se faire justice
01:20:19eux-mêmes
01:20:20et ça
01:20:20il n'y a rien de pire
01:20:21dans une société
01:20:22c'est la défaillance
01:20:23de l'état
01:20:24l'état qui n'est plus capable
01:20:26d'assurer la protection
01:20:27qui est sa mission première
01:20:28à partir de là
01:20:29vous créez en effet
01:20:31moi j'ai une question
01:20:32encore
01:20:32qui est infini
01:20:34et légitime
01:20:34est-ce que
01:20:35ce n'est pas aussi
01:20:36un état qui est très masculin
01:20:37est-ce que vous pensez
01:20:39que s'il n'y avait pas
01:20:40beaucoup de justice
01:20:40la justice est féminisée
01:20:42à 70%
01:20:43donc
01:20:44oui
01:20:4570%
01:20:46c'est des femmes
01:20:46et je ne parle même pas
01:20:48des juges des affaires familiales
01:20:49où là c'est quasiment 90%
01:20:51Pauline
01:20:51qui veut témoigner également
01:20:53Sud raccord
01:20:55Valérie expert
01:20:56on a beaucoup
01:20:57beaucoup de témoignages
01:20:58Pauline
01:20:59voulait témoigner
01:21:00bonjour Pauline
01:21:00merci de nous appeler
01:21:01oui bonjour
01:21:02bonjour
01:21:03racontez-nous
01:21:04votre histoire
01:21:05bah écoutez
01:21:06c'est très difficile
01:21:07vous voyez j'en tremble
01:21:09ma fille m'a envoyé
01:21:10son témoignage
01:21:10dans la voiture
01:21:11enfin ça a été
01:21:12dans les conditions
01:21:13hallucinantes
01:21:15je suis d'ailleurs
01:21:15à une soirée de pyjama
01:21:17voilà
01:21:19elle avait quel âge ?
01:21:20alors si vous voulez
01:21:21ça ne s'est pas passé
01:21:22dans le cadre
01:21:22d'une soirée de pyjama
01:21:23c'est qu'en fait
01:21:23dans cette soirée de pyjama
01:21:24elle avait vu
01:21:25le père
01:21:27de la fille
01:21:27de façon accidentelle
01:21:28à Paul
01:21:29et après elle m'a dit
01:21:30il était comme celui
01:21:32que j'ai vu
01:21:32en fin de compte
01:21:33parler de son baby-sitter
01:21:34bon ben je passe
01:21:35parce qu'il ne faut pas
01:21:35que je donne les détails
01:21:36je ne faut pas
01:21:37que je lui donne les détails
01:21:38mais si vous voulez
01:21:39ce que je veux dire par là
01:21:40c'est que la brigade des mineurs
01:21:42alors il y a eu
01:21:43deux trucs
01:21:44soit j'ai voulu
01:21:44on a voulu aller casser
01:21:45la gueule de ce jeune
01:21:46mais bon
01:21:47c'était pas bien
01:21:48donc on est allé
01:21:49à la police
01:21:50ils ont été super
01:21:51ils ont dit
01:21:51vous avez de la chance
01:21:52la brigade des mineurs
01:21:53est là
01:21:53allez-y
01:21:54donc on est allé
01:21:55et là on a été reçu
01:21:56par deux types
01:21:58vraiment géniaux
01:21:58qui ont été très sérieux
01:22:00qui ont pris ma fille
01:22:01qui est très très jeune
01:22:02elle avait 5-6 ans
01:22:08et donc du coup
01:22:09ils l'ont pris
01:22:10et donc du coup
01:22:11ils l'ont
01:22:12ils l'ont
01:22:13ils l'ont fait parler
01:22:14et tout de suite
01:22:15ils se sont regardés
01:22:16en regardant les mots
01:22:17qu'elle disait
01:22:17ils ont compris
01:22:18que c'était vrai
01:22:20ils se sont regardés
01:22:21et donc du coup
01:22:22ils ont pris sa déposition
01:22:23alors il y en avait un
01:22:25qui était avec les deux doigts
01:22:26qui tapait sur l'ordinateur
01:22:27on sentait que c'était
01:22:28pour lui
01:22:29une horreur
01:22:30donc je me disais
01:22:30mais elle est où la secrétaire
01:22:31pour taper ça
01:22:32enfin si vous voulez
01:22:33je sentais que c'était vraiment
01:22:34et ils nous ont fait revenir
01:22:35pour faire reconnaître la personne
01:22:36et alors là
01:22:37c'était hallucinant
01:22:38c'est à dire qu'en fait
01:22:39la porte
01:22:40pour reconnaître
01:22:40les personnes qui étaient alignées
01:22:42la porte
01:22:43ils avaient eux-mêmes
01:22:44dû faire un trou
01:22:45avec un tournevis
01:22:46et un marteau
01:22:48parce qu'ils n'avaient pas
01:22:49du tout
01:22:50de salle
01:22:51pour ça
01:22:52je ne vous dis pas
01:22:53l'état du commissariat
01:22:54dans quel état il était
01:22:55c'était là
01:22:56ils ont été obligés
01:22:58on était obligés
01:22:59de porter l'enfant
01:23:00pour qu'elle soit
01:23:02à la hauteur
01:23:03du
01:23:04comment on appelle ça
01:23:05vous savez
01:23:05le trou pour qu'elle puisse reconnaître
01:23:06c'était dans des conditions
01:23:07mais hallucinant
01:23:08je me suis dit
01:23:08mais on est
01:23:09à quel siècle quoi
01:23:11c'est hallucinant
01:23:12et finalement
01:23:13qu'est-ce qui s'est passé
01:23:14est-ce que l'agresseur
01:23:15a été condamné
01:23:18écoutez
01:23:19oui oui bien sûr
01:23:20moi j'ai voulu faire un procès
01:23:21je voulais aller jusqu'au bout
01:23:22parce que moi-même
01:23:23j'ai été victime
01:23:24donc du coup
01:23:24je me suis dit
01:23:25celui-là
01:23:26je ne le lâcherai pas
01:23:27je vais jusqu'au bout
01:23:29et c'est pour ça
01:23:30qu'il y a eu un procès
01:23:32il y a eu
01:23:32voilà
01:23:33et donc
01:23:33ce qui a été génial
01:23:34pour le baby-sitter
01:23:35ou pour le père
01:23:36de la pyjama partie
01:23:38non non
01:23:38pour le baby-sitter
01:23:40et il a été condamné
01:23:41à quoi ?
01:23:42alors bah ça a été
01:23:43si vous voulez
01:23:43c'est rien du tout
01:23:44ça a été mineur
01:23:46je ne peux pas tout vous dire
01:23:48parce que c'est très compliqué
01:23:49d'accord
01:23:49mais si vous voulez
01:23:50ce qui a été génial
01:23:51c'était des mesures
01:23:52qui ont été prises
01:23:52encadrement
01:23:53et d'accompagnement
01:23:55auprès de ce jeune
01:23:56parce qu'il partait
01:23:57complètement en live
01:23:58et c'était
01:23:58enfin voilà
01:23:59c'était une catastrophe
01:24:00et ça a permis
01:24:01à la famille
01:24:02aussi d'en prendre conscience
01:24:03parce que de ce côté-là
01:24:04il n'y avait rien du tout
01:24:05bien sûr
01:24:05mais c'est
01:24:07vous savez Pauline
01:24:08et je le dis aussi
01:24:09à celles qui nous appellent
01:24:12hélas
01:24:13nous sommes nombreuses
01:24:15à avoir
01:24:15connu
01:24:16d'une manière
01:24:17ou d'une autre
01:24:18des situations
01:24:19comme celle-là
01:24:20j'ai eu un
01:24:20je ne sais pas si
01:24:21je l'ai déjà raconté ici
01:24:22mais un dîner
01:24:24avec des anciennes collègues
01:24:25de LCI
01:24:26on était cinq
01:24:27et sur les cinq
01:24:28quatre avaient des enfants
01:24:29qui avaient été agressés
01:24:30sexuellement
01:24:30par des baby-sitters
01:24:32par des enseignants
01:24:34par divers
01:24:35enfin quatre
01:24:37enfin cinq filles
01:24:38sur quatre
01:24:38et l'autre avait des enfants
01:24:39plus jeunes
01:24:40donc pour l'instant
01:24:41la question ne se posait pas
01:24:42mais c'est dramatique
01:24:43c'est effrayant
01:24:44c'est
01:24:46c'est
01:24:47c'est terrifiant
01:24:48ce qu'on entend
01:24:49est-ce qu'on a un pourcentage
01:24:50quand même
01:24:51d'hommes
01:24:52par rapport aux femmes
01:24:53parce qu'on disait
01:24:54tout à l'heure
01:24:55qu'il y avait des femmes
01:24:55qui aussi agressaient
01:24:56sexuellement les enfants
01:24:57mais ça m'intéresse
01:24:58de savoir
01:24:58c'est très rare
01:24:59nous a dit hier
01:25:00l'avocat d'enfance
01:25:01en danger
01:25:01on a Abdellac également
01:25:02qui voulait réagir
01:25:04bonjour Abdellac
01:25:04vous vous avez travaillé
01:25:05dans le social
01:25:06c'est ça
01:25:07bonjour tout le monde
01:25:08en fait j'étais très jeune
01:25:09j'étais d'abord
01:25:09je suis un enfant de la DAS
01:25:11malheureusement pour moi
01:25:12à l'âge de 10 ans
01:25:12donc bon j'ai vu
01:25:13les éducateurs
01:25:14qui touchaient les fesses
01:25:15des gamins
01:25:15qui les ambrassaient
01:25:16sur les lèvres
01:25:16tout ça j'ai vu
01:25:17on ne pouvait rien dire
01:25:18parce qu'on ne s'aurait pas cru
01:25:19on était des petites merdes
01:25:20à côté des adultes
01:25:21et des éducateurs spécialisés
01:25:23mais je ne voulais pas
01:25:24venir dessus
01:25:24je ne voulais pas revenir dessus
01:25:26enfin un jour
01:25:27on en parlera si vous voulez
01:25:28mais là le plus grave
01:25:29c'est je vais vous faire peur
01:25:30mais c'est la réalité
01:25:31vous savez les Landes
01:25:32le département des Landes
01:25:33c'est 410 000 habitants
01:25:34pour 410 000 habitants
01:25:36je posais la question
01:25:37à une amie
01:25:38à mon ex-compagne
01:25:39qui travaille dedans
01:25:40mais vous avez combien de dossiers
01:25:41on appelle ça des IP
01:25:42vous savez quand
01:25:43vous donnez une information
01:25:44ça s'appelle des IP
01:25:45des informations préoccupantes
01:25:46en fait c'est
01:25:48quelqu'un
01:25:49qui va rapporter
01:25:50aux services sociaux
01:25:51sanitaires
01:25:52en fait il y a un problème
01:25:53qu'il y a un enfant
01:25:53qui est abusé
01:25:54violé
01:25:54etc
01:25:55rien que le département des Landes
01:25:57quand on m'a posé
01:25:57quand j'ai eu la question
01:25:58je pensais qu'il y avait
01:25:59une dizaine de cas par an
01:26:00ça me paraissait déjà gigantesque
01:26:02non en fait
01:26:03c'est plus de 1000 dossiers
01:26:04plus de 1000 dossiers
01:26:05il y a à peu près
01:26:06140 fois les Landes
01:26:07en France
01:26:08vous comprenez
01:26:09donc aujourd'hui
01:26:10il y a au minimum
01:26:11au minimum
01:26:11vous avez au moins
01:26:12200 000
01:26:13je parle même pas
01:26:14des femmes qui sont violées
01:26:15massacrées une fois
01:26:16tous les deux jours
01:26:17et qui meurent
01:26:18sous les coups des hommes
01:26:19tous les deux jours
01:26:19je parle même pas d'elles
01:26:20les pauvres
01:26:21je parle même pas d'elles
01:26:21et je parle juste
01:26:23des enfants qui se sont touchés
01:26:24c'est plus de 300 000 dossiers
01:26:25en France
01:26:26on n'aura jamais
01:26:27300 000 dossiers
01:26:28qui vont être traités
01:26:28dans les un mois ou deux mois
01:26:29alors je veux bien
01:26:30que tout le monde crache
01:26:31depuis une semaine
01:26:32sur les gendarmes
01:26:33sur les procureurs
01:26:33sur le service de justice
01:26:35sur qui n'a pas fait son travail
01:26:36c'est juste qu'en fait
01:26:38on a une société
01:26:39où on a
01:26:39ces bourrés de malades
01:26:40des gens qui fantasment
01:26:42et vous pouvez faire même
01:26:43des castrations
01:26:43ça marche même pas
01:26:44avec les castrations
01:26:45ça marche même pas
01:26:46parce que les fantasmes
01:26:47et tout
01:26:47ça touche que les hormones
01:26:48si vous voulez
01:26:49les hormones qui les excitent
01:26:51mais ça n'a tous
01:26:52en aucun cas
01:26:52les fantasmes
01:26:53et tous ces cas
01:26:54dans le cerveau
01:26:54de l'être humain
01:26:55en fait le problème
01:26:56c'est qu'on est en train
01:26:57de parler
01:26:58de vider
01:26:59une alcine
01:27:00à la petite cuillère
01:27:01c'est juste ça
01:27:02je veux que vous sentiez bien ça
01:27:03donc arrêtez de baver
01:27:04tout le monde
01:27:05et de chercher des solutions
01:27:06vous ne les aurez jamais
01:27:07des lianas
01:27:07il y en aura encore
01:27:08et encore malheureusement
01:27:09est-ce qu'il n'y a pas
01:27:10une éducation particulière
01:27:12dès le plus jeune âge
01:27:13aux petits garçons
01:27:14de prendre à l'éducation nationale
01:27:15d'imaginer
01:27:16qu'on fasse une éducation particulière
01:27:18au lieu de faire
01:27:18une éducation sexuelle débile
01:27:19et est-ce qu'on peut imaginer aussi
01:27:21que psychologiquement
01:27:24on traite ces sujets
01:27:26enfin ça peut se traiter
01:27:27dans l'agence masculin
01:27:29très tôt
01:27:29l'école ne peut pas tout
01:27:31non elle ne peut pas tout
01:27:31il ne faut pas demander
01:27:32pour l'école
01:27:33et puis vous avez souvent
01:27:34ce qu'évoquait Abdellac
01:27:35merci de votre témoignage
01:27:36c'est-à-dire des enfants
01:27:38qui ont eux
01:27:39des gens
01:27:39des hommes
01:27:39qui ont eux-mêmes
01:27:40été abusés
01:27:41dans leur enfance
01:27:42avec une reproduction
01:27:43de ces schémas-là
01:27:45donc le mieux
01:27:45qu'on puisse faire
01:27:46c'est de mettre en garde
01:27:47nos enfants
01:27:47c'est de les prévenir
01:27:49de les sensibiliser
01:27:50de parler
01:27:51et après
01:27:52et d'être vigilant
01:27:55et de les soigner
01:27:56ça ne se soigne pas
01:27:57c'est ce qu'a dit hier
01:27:58l'avocat d'innocence en danger
01:27:59ça ne se soigne
01:28:00non c'est le
01:28:00c'est le ministre de l'Intérieur
01:28:02le ministre de la Justice
01:28:03qui a dit que
01:28:03c'est Gérald Darmanin
01:28:04ça ne se soigne pas
01:28:05et que les cas de récidive
01:28:07sont nombreux
01:28:08absolument
01:28:10émission lourde
01:28:11danse
01:28:12merci à vous
01:28:13alors qu'est-ce qu'on en fait
01:28:13à terme
01:28:14on va suivre ça
01:28:15Perico
01:28:16les gars
01:28:17viennent nous rejoindre
01:28:18on va parler
01:28:21de nos amis allemands
01:28:22qui nous lâchent
01:28:22avec le SCAF
01:28:23ce sont de vrais nationalistes
01:28:24les allemands
01:28:25eux ils défendent
01:28:26l'intérêt de la patrie
01:28:26le SCAF c'est un avion
01:28:28c'est ça
01:28:28c'était l'avion de combat
01:28:30évidemment ça ne les intéresse plus
01:28:32comme d'habitude
01:28:33sur le nucléaire
01:28:34sur le tout
01:28:34on part ensemble
01:28:35et puis ensuite
01:28:35ils nous laissent tomber
01:28:37on verra ça avec le colonel
01:28:38père de Young
01:28:39grand expert
01:28:39de questions
01:28:40stratégiques
01:28:40on parle de la France
01:28:41il y a un problème terrible
01:28:42de l'Europe
01:28:45il y en a qui le disent
01:28:46depuis très longtemps
01:28:47mais Arnaud le sait
01:28:50la justice dans la tourmente
01:28:51les magistrats montraient du doigt
01:28:52la colère dans la rue
01:28:54et bien nous allons voir
01:28:55un grand avocat
01:28:56qui s'appelle Philippe Bilger
01:28:57d'habitude il était procureur
01:28:58là il sera avocat
01:28:59il essaiera de défendre
01:29:00ce corps merveilleux
01:29:01qu'est la magistrature
01:29:02et notamment celle du parquet
01:29:03et puis de 13 à 14h
01:29:05ça va être tout à fait atypique
01:29:06dans l'histoire de Sud Radio
01:29:08je vais recevoir
01:29:09Stella Rocha
01:29:10et Yanis Seziadi
01:29:11qui ont fait un livre
01:29:12sur la prostitution
01:29:13au Bois de Boulogne
01:29:13allez de la Reine Marguerite
01:29:15venez tous
01:29:16venez nombreux
01:29:17ça va être reculant
01:29:18et chaud
01:29:19mais en même temps
01:29:19c'est une image
01:29:20c'est aussi une image
01:29:21de la France
01:29:22et je peux vous dire
01:29:23c'est pas ce qu'il y a
01:29:24de pire dans le paysage
01:29:24politique français
01:29:25que les Brésiliennes
01:29:26au Bois de Boulogne
01:29:29on vous retrouve
01:29:30dans un instant
01:29:31bonne journée
01:29:31sur Sud Radio
01:29:3310h midi
01:29:33mettez-vous d'accord
01:29:35Sud Radio
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