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  • il y a 32 minutes
Mettez vous d'accord avec Arnaud Benedetti, Alex Darmon, Jean-Pierre Denis et Benjamin Cauchy

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-04-08##

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Transcription
00:00:00Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:04Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles, Gangevin, bon anniversaire à vous.
00:00:08Merci Valérie, je suis content.
00:00:09Très bon anniversaire.
00:00:11Je suis content qu'on parle d'AVC de Christopher Gardia pour mon anniversaire.
00:00:15C'est un joli cadeau.
00:00:16Non, mais on va surtout parler cocaïne, amphétamine et autres substances.
00:00:22C'est quoi le problème avec vous Félix Mathieu ?
00:00:25La semaine dernière, il bouillait une dizaine de jours,
00:00:28on a parlé des saisies de drogues, de consommation en augmentation.
00:00:32Et j'ai voulu qu'on invite ce matin le professeur Pierre Amarenko,
00:00:37neurologue qui est spécialiste de l'AVC.
00:00:40Bonjour professeur Amarenko.
00:00:43Bonjour.
00:00:44Vous avez dirigé le service neurologie de l'hôpital Bichat à Paris.
00:00:50Vous avez publié deux livres, l'AVC, une histoire de femme,
00:00:53tout ce que vous devez savoir pour l'éviter et puis vaincre l'AVC.
00:00:55vaincre l'AVC, c'est aux éditions du Rocher.
00:00:58Et chez Cairo, celui sur l'AVC, une histoire de femme.
00:01:01Et on en parlera aussi, on parlera de la nécessité pour les femmes en particulier
00:01:07de se dépister.
00:01:09Et il y a des tests très simples à faire.
00:01:12Donc on fera un petit cours sur l'AVC.
00:01:13Mais c'est vrai que plutôt que de parler de prévention, d'addictologie,
00:01:18je pense que d'expliquer les effets de la cocaïne sur le corps peut être tout aussi important.
00:01:25On va en parler dans un instant.
00:01:26Dans nos débats, à partir de 10h30, on va revenir sur le cessez-le-feu en Iran.
00:01:31Un cessez-le-feu pour quoi faire ?
00:01:33Donald Trump a obtenu la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:01:37Mais force est de constater qu'il était déjà ouvert il y a cinq semaines.
00:01:41Donc on rouvre un détroit qui était ouvert avant la guerre.
00:01:44Bref, vous pouvez réagir.
00:01:450,826, 300, 300.
00:01:47Les prix à la pompe vont peut-être enfin baisser de 5 à 10 centimes.
00:01:51Et puis, cette information qui est passée un petit peu sous les radars.
00:01:54C'est un auditeur qui me l'a signalé.
00:01:55Les seniors qui emploient une auxiliaire de vie à la maison
00:01:59paieront plus cher jusqu'à 80 ans.
00:02:01Avant, c'était à partir de 70 ans qu'il y avait une défiscalisation possible.
00:02:05Maintenant, ce sera à partir de 80 ans.
00:02:08Alors, Félix...
00:02:10Pardonnez-vous, oui.
00:02:11Dans le zapping, je vous parlerai d'un sujet du 20h de France 2
00:02:15sur Jeffrey Epstein et l'organisation qu'il avait mis en place
00:02:19avec des médecins, le reportage fait froid dans le dos.
00:02:23Glissant, hein.
00:02:24Glissant.
00:02:24Et on parlera...
00:02:25Alors ça, c'est un vrai débat au 0,826, 300, 300
00:02:29sur le 1er mai, qui est le seul jour obligatoirement férié et chômé.
00:02:37Seulement, voilà, les fleuristes et les boulangers, entre autres,
00:02:40veulent pouvoir avoir des employés.
00:02:43Et donc, il va y avoir peut-être un vote dans ce sens vendredi.
00:02:47Mais, elle et fille, les écolos sont évidemment...
00:02:50Ils sont opposés.
00:02:51Ils sont opposés.
00:02:51Vous pourrez donner notre avis sur le 1er mai.
00:02:54Doit-il rester un symbole ?
00:02:55Alors, Félix Mathieu, c'est quoi le problème ?
00:02:58Donc, on l'a dit, selon une nouvelle étude,
00:03:01la consommation de cocaïne est en expansion.
00:03:05On l'entend autour de nous.
00:03:09Chez des jeunes adultes d'une trentaine d'années, c'est une chose assez courante.
00:03:13On nous a raconté que, dans les restaurants, parfois, il est impossible d'aller aux toilettes
00:03:17parce que des gens vont deux ou trois dans les toilettes pour prendre de la cocaïne,
00:03:23que ça touche toute la France, tous les milieux sociaux,
00:03:27et que les risques ne sont pas, évidemment, que ce n'est pas sans risque pour la santé.
00:03:31Oui, avec notamment le risque d'AVC qui se multiplie, y compris chez les plus jeunes en cas de consommation
00:03:36de drogue.
00:03:37C'est la conclusion, ça, d'une étude faite par des chercheurs britanniques, Université de Cambridge.
00:03:42Les remontées de terrain des praticiens à l'hôpital,
00:03:45bon, déjà, laissait supposer quand même qu'il y avait un lien entre ces accidents vasculaires cérébraux
00:03:48et la consommation de drogue.
00:03:50Mais le phénomène, désormais, est chiffré avec une énorme étude,
00:03:54en fait, une très vaste étude qui en a compilé 32 autres du monde entier.
00:03:57Ça fait un total de 100 millions de patients de cas pris en compte.
00:04:01Donc, vous voyez, c'est assez parlant.
00:04:03Résultat, chez les moins de 55 ans, si on prend juste les plus jeunes, les moins de 55 ans,
00:04:08le risque d'AVC augmente plus 174% après avoir consommé des amphétamines,
00:04:14donc un risque quasiment triplé d'AVC,
00:04:17plus 97% après de la cocaïne, autrement dit risque d'AVC doublé
00:04:21après avoir pris de la cocaïne, juste chez les plus jeunes.
00:04:24Et puis, ce risque d'AVC augmente un peu, toujours chez les plus jeunes,
00:04:26après avoir consommé du cannabis, plus 14%.
00:04:29Alors, les drogues augmentent ce risque,
00:04:31notamment en raison de l'augmentation de la tension artéale.
00:04:35Le professeur Amarenko pourra nous l'expliquer plus précisément,
00:04:37mais c'est l'une des raisons de l'augmentation des risques d'AVC.
00:04:41Oui, dans les grandes lignes, évidemment,
00:04:43parce que, évidemment, je laisserai la parole à notre invité
00:04:46qui va tout nous expliquer en détail,
00:04:47mais on a potentiellement des surcharges d'adrénaline,
00:04:50de stress, des pics brusques de tension artérielle,
00:04:53des caillots de sang qui viennent obstruer les artères du cerveau,
00:04:56des vaisseaux sanguins.
00:04:57Bref, concrètement, c'est par exemple un vaisseau qui va éclater dans la tête
00:05:00avec potentiellement de graves séquelles en cas de survie.
00:05:03Alors, c'est vrai qu'autant pour l'alcool,
00:05:04on parle souvent des risques à long terme.
00:05:07Là, on parle vraiment de risques dans l'immédiat,
00:05:09dans les instants ou dans les heures qui suivent la consommation de drogue.
00:05:12Alors, professeur Amarenko, c'est intéressant de vous avoir ce matin,
00:05:16peut-être le constat, vous, que vous avez pu faire
00:05:20sur ce phénomène de l'augmentation de la consommation de cocaïne
00:05:25et en partie, enfin, c'est peut-être pas le centre de votre clientèle,
00:05:30mais quand vous étiez à Bichat,
00:05:32quand vous voyez arriver des jeunes,
00:05:35c'était souvent lié à l'usage de stupéfiants.
00:05:39Certainement.
00:05:41Depuis 40 ans que je vois des patients avec AVC en urgence,
00:05:47les sujets jeunes de moins de 60 ans,
00:05:50on leur dose toujours, depuis 40 ans,
00:05:53les substances toxiques dans les urines,
00:05:55comme la cocaïne, le cannabis et d'autres substances.
00:05:59Car on sait que ça multiplie par trois,
00:06:02le risque d'AVC, depuis très longtemps.
00:06:03La compilation que l'on vient de citer ne fait que confirmer
00:06:08ce que l'on savait depuis des années.
00:06:11Mais c'est un phénomène que vous estimez en augmentation ?
00:06:16Certainement, oui.
00:06:17Le phénomène est en augmentation.
00:06:19Vous savez bien que la consommation de cannabis,
00:06:22de cocaïne, de crack et d'autres substances toxiques
00:06:25augmente dans la population.
00:06:27C'est évidemment dramatique pour le risque d'AVC.
00:06:31Vous mettez le cannabis aussi dans les substances à risque
00:06:35pour l'AVC chez les jeunes ?
00:06:38Certainement, oui.
00:06:39C'est-à-dire que quand vous avez un patient qui arrive en urgence
00:06:43pour un AVC, quand je dis un jeune,
00:06:45c'est-à-dire moins de 35 ans,
00:06:48en général, c'est qu'ils sont positifs à une substance
00:06:51qui peut être le cannabis.
00:06:55Qui peut être le cannabis.
00:06:56Et des consommations fortes de cannabis
00:06:58peuvent en effet augmenter considérablement le risque d'AVC
00:07:02aussi par les mêmes mécanismes,
00:07:04c'est-à-dire hypertension artérielle,
00:07:06vasospasme des artères cérébrales.
00:07:09Il y a des personnalités plus à risque
00:07:11ou ça peut toucher tout le monde ?
00:07:14Ça peut toujours toucher tout le monde.
00:07:15Vous savez que ça touche tous les milieux sociaux, bien entendu.
00:07:18Oui, mais physiologiquement aussi.
00:07:19C'est-à-dire que ce n'est pas réservé à des gens
00:07:23qui auraient déjà des problèmes
00:07:27qui seraient plus fragiles que d'autres.
00:07:29Il est sûr que quand vous multipliez les facteurs de risque,
00:07:32c'est-à-dire que vous avez déjà une hypertension artérielle,
00:07:35un diabète ou une hypercholestérodémie,
00:07:38ça ne fait qu'augmenter le risque.
00:07:41C'est un risque supplémentaire qui s'ajoute à d'autres.
00:07:44Là, on vient de citer des facteurs de risque classiques,
00:07:47mais il y a aussi l'apnée du sommeil
00:07:49qui est un facteur qui est en vogue
00:07:53parce qu'il était jusque-là sous-estimé
00:07:55et qui devient un facteur majeur d'AVC,
00:07:58comme le surpoids, comme la mauvaise alimentation,
00:08:01comme le stress psychosocial sévère.
00:08:06Tous ces facteurs de risque-là
00:08:08doivent aussi être pris en compte.
00:08:11Oui, Gilles ?
00:08:12On lit souvent dans la presse,
00:08:14récemment d'ailleurs sur une personnalité,
00:08:16il a fait des petits AVC
00:08:18ou c'est un petit AVC.
00:08:20Ça existe un petit AVC ?
00:08:22Et est-ce que médicalement,
00:08:24alors la presse fait ses titres là-dessus,
00:08:26mais est-ce qu'on avait dit ça pour Chirac,
00:08:28vous vous souvenez qu'il avait eu un petit AVC ?
00:08:30Ça existe un petit AVC ?
00:08:33Disons que ça dépend de comment on entend petit AVC.
00:08:37Si c'est petit par l'étendue, ça existe.
00:08:39Il y a des AVC qui sont très peu étendus
00:08:42et qui sont donc des petits AVC,
00:08:44mais qui ont la même signification qu'un gros AVC.
00:08:47C'est-à-dire que la personne, finalement,
00:08:48a plus ou moins de chances
00:08:49d'avoir un handicap important ou pas.
00:08:52Si vous prenez l'exemple de Jacques Chirac,
00:08:54c'était quand même une hémorragie occipitale.
00:08:58Donc, c'était vraiment quelque chose de très sévère
00:09:01en termes de pronostics.
00:09:04On l'a vu dans les suites
00:09:06puisqu'il a développé ultérieurement
00:09:08des troubles cognitifs.
00:09:11Tout le monde a bien vu l'évolution des choses.
00:09:14Mais il y a eu un hiatus
00:09:15entre le moment où il a eu son, entre guillemets,
00:09:18petit AVC et la suite.
00:09:22Après, le petit AVC,
00:09:24c'est la partie émergée de l'iceberg.
00:09:27Il témoigne de facteurs
00:09:29qui sont là depuis des années.
00:09:32hypertension artérielle, alcool,
00:09:35quand il s'agit d'hémorragie,
00:09:38alcool, tabac
00:09:39et bien d'autres facteurs de risque
00:09:42que j'ai cités tout à l'heure.
00:09:44Donc, il y a ça qui s'est accumulé.
00:09:46Et à un moment donné, un AVC s'est produit.
00:09:48Mais ces facteurs persistent.
00:09:50Il faut les contrôler ensuite
00:09:51et les contrôler drastiquement
00:09:53pour essayer de diminuer le risque.
00:09:54Ce qu'on arrive à faire,
00:09:56on peut diminuer 80% le risque de récidive d'un AVC.
00:09:59C'est-à-dire, comment avec des...
00:10:01Alors, une hygiène de vie, vous l'avez dit,
00:10:03et puis des médicaments,
00:10:04ne pas avoir peur de faire baisser la tension
00:10:07ou l'hypercholestérol...
00:10:09Comment on dit ?
00:10:10Hypercholestérolémie ?
00:10:11Hypercholestérolémie ?
00:10:12Oui.
00:10:12Oui, oui, absolument.
00:10:13Prendre en charge des facteurs de risque d'AVC,
00:10:17tout confondu,
00:10:18c'est-à-dire l'hypertension,
00:10:19qui est le facteur majeur,
00:10:20mais aussi le cholestérol,
00:10:21qui quand même contribue pour 25% du risque.
00:10:24L'obésité, qui contribue pour 32% du risque.
00:10:29L'arythmie cardiaque,
00:10:31qui contribue pour un risque majeur d'AVC,
00:10:34puisque c'est la cause la plus importante d'AVC
00:10:36au-delà de 75 ans.
00:10:40Le tabac, l'intoxication tabagique.
00:10:42L'alcoolisme, quand il s'agit d'hémorragie cérébrale,
00:10:46car l'alcoolisme est un facteur de risque majeur
00:10:48pour l'hémorragie cérébrale,
00:10:49c'est moins un facteur de risque pour l'infarctus cérébral,
00:10:53c'est-à-dire les artères qui se bouchent par des cailloux.
00:10:56Et puis, d'autres facteurs,
00:10:58comme bien entendu, on a dit l'obésité,
00:11:01mais aussi la sédentérité.
00:11:03La sédentérité est un facteur majeur d'AVC,
00:11:07donc c'est pourquoi l'OMS recommande
00:11:11deux heures et demie de sport intense,
00:11:13ou d'activité physique, en tout cas intense, par semaine,
00:11:16ou cinq heures d'activité modérée pour toute personne.
00:11:20Ce qui est très bon pour le cœur et les artères du cerveau,
00:11:23mais c'est aussi capital pour conserver justement
00:11:26son capital musculaire pour les vieux jours.
00:11:29Alors, on va se retrouver dans un instant avec vous,
00:11:320826 300 300,
00:11:34on parle de l'AVC en général,
00:11:37plus particulièrement,
00:11:38je trouvais que c'était important de signaler les effets
00:11:40que les gens n'ont pas toujours en tête,
00:11:43si je puis m'exprimer ainsi,
00:11:44les conséquences de la consommation de cannabis,
00:11:47de cocaïne et autres substances de ce type
00:11:53qui peuvent provoquer des AVC chez les jeunes patients.
00:11:59On y reviendra,
00:12:00et puis on parlera des femmes.
00:12:02Première cause de mortalité chez les femmes,
00:12:04ce n'est pas quand vous posez la question,
00:12:06on vous répond le cancer,
00:12:07cancer du sein,
00:12:09non, c'est l'AVC,
00:12:10les maladies cardiovasculaires et l'AVC en particulier.
00:12:12On va voir qu'il y a moyen d'évaluer ce risque avec vous,
00:12:16professeur Amarenko,
00:12:17dans un instant.
00:12:17A tout de suite sur Sud Radio.
00:12:21Sud Radio, le 10h midi,
00:12:23mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:12:26On est ensemble avec vous sur Sud Radio
00:12:28pour commenter l'actualité,
00:12:30et l'actualité,
00:12:31c'est la consommation de cocaïne qui est en hausse,
00:12:34on en parle assez régulièrement,
00:12:36différentes drogues consommées par les jeunes adultes,
00:12:40et voire plus,
00:12:42cocaïne en vétamines,
00:12:44ça multiplie les risques d'AVC,
00:12:47cannabis aussi,
00:12:48nous dit le professeur Amarenko,
00:12:49professeur Amarenko,
00:12:50neurologue,
00:12:51vous avez publié l'AVC,
00:12:52une histoire de femme,
00:12:53tout ce que vous devez savoir pour l'éviter,
00:12:55c'est paru chez Kero,
00:12:56et vaincre l'AVC,
00:12:57c'est paru aux éditions du Rocher,
00:12:59on pourra donner quelques conseils,
00:13:01vous en avez déjà donné quelques-uns,
00:13:04on parlait de l'impact de la drogue sur le cerveau,
00:13:10mais on parle aussi de l'AVC au sens plus large,
00:13:14je le disais,
00:13:14c'est la cause principale de décès chez les femmes,
00:13:18mais Félix avait une question sur d'autres substances,
00:13:22et leur action sur le cerveau.
00:13:23Parce que cette vaste compilation à l'échelle mondiale,
00:13:26qui prouve noir sur blanc,
00:13:29le lien entre consommation de drogue et AVC,
00:13:31elle ne nous parle que des drogues,
00:13:33j'allais dire officiellement répertoriées comme telles,
00:13:36mais dans l'actualité,
00:13:37on a beaucoup parlé récemment de protoxyde d'azote,
00:13:41une substance qui jusqu'ici passait un peu sous les radars,
00:13:44mais dont on parle de plus en plus,
00:13:47est-ce qu'on peut supposer,
00:13:48ou est-ce que peut-être même vous avez déjà vérifié,
00:13:50un lien entre la consommation du protoxyde d'azote
00:13:52et les accidents vasculaires cérébraux ?
00:13:57Non, je n'ai jamais vu
00:13:58d'accidents vasculaires cérébrales
00:14:02liés à la consommation de protoxyde d'azote,
00:14:04qui par ailleurs affectent la substance blanche
00:14:08de la moelle épinière
00:14:10par un processus de carence en vitamine B12 très sévère,
00:14:15qui donne ce que l'on appelle le syndrome neuroanémique,
00:14:17et qui donne des paraplégies terribles,
00:14:22notamment en région cervicale,
00:14:25ce qui donne des tétraplégies aux gens,
00:14:26qui sont heureusement souvent réversibles,
00:14:31mais pas toujours,
00:14:33et pas toujours d'une réversibilité
00:14:36d'une qualité extraordinaire,
00:14:38donc c'est une pathologie vraiment extrêmement sévère,
00:14:42mais ça ne donne pas d'AVC,
00:14:44et jusque-là,
00:14:45puisque je suis toujours quand même en activité
00:14:48à l'hôpital Bichat,
00:14:51je n'ai pas vu encore d'AVC
00:14:53lié au protoxyde d'azote.
00:14:54On peut dire que la prise en charge des AVC
00:14:58nécessite une prise en charge rapide,
00:15:00je sais que l'un de vos combats
00:15:02était le manque de lits,
00:15:04et le manque de possibilité
00:15:07de prendre en charge
00:15:08des malades qui arrivent à l'hôpital,
00:15:10c'est toujours le cas aujourd'hui ?
00:15:12Ah, c'est toujours le cas, oui, bien entendu.
00:15:14Il y a eu un grand plan ministériel
00:15:18qui a été fait dans les années 2010,
00:15:21et qui a été très favorable,
00:15:24puisqu'on a augmenté le nombre
00:15:27d'unités neurovasculaires
00:15:28ou d'unités d'AVC en France
00:15:30aux alentours de 140,
00:15:32ce qui est une bonne chose.
00:15:35Toutes ne sont pas dotées
00:15:36de tous les attributs
00:15:38que l'on souhaiterait
00:15:40pour une unité d'AVC,
00:15:41et donc il y a des combats
00:15:43à ce niveau-là qui se font,
00:15:46mais disons qu'il y a eu
00:15:48une amélioration quand même
00:15:49très importante,
00:15:51la plus grande amélioration
00:15:52ayant été le fait des SAMU
00:15:54et des pompiers
00:15:55qui ont permis d'amener
00:15:58les patients le plus rapidement
00:15:59possible à l'hôpital,
00:16:01ce qui permet de réduire
00:16:03les temps de traitement
00:16:05qui sont essentiels
00:16:06pour la prise en charge
00:16:07de l'AVC aiguë,
00:16:09puisqu'on peut guérir
00:16:11d'un AVC
00:16:11si l'on prend en charge
00:16:13les gens dans les 3 heures,
00:16:16au maximum 4 heures et demie,
00:16:18et on peut de temps en temps
00:16:19traiter encore au-delà
00:16:21de 4 heures et demie,
00:16:22mais ça devient confidentiel
00:16:23comme nombre de patients.
00:16:25Ce qu'il faut,
00:16:26c'est traiter les gens
00:16:27le plus vite possible
00:16:28pour pouvoir essayer
00:16:29de les guérir.
00:16:31mais même quand on utilise
00:16:33ces thérapeutiques,
00:16:34il n'y a que 50% des gens
00:16:36qui guérissent de l'AVC
00:16:38et 50% restent quand même
00:16:40avec un handicap
00:16:42plus ou moins permanent.
00:16:45Vous avez parlé évidemment
00:16:47du diabète, du cholestérol,
00:16:49c'est des choses qu'on peut vérifier
00:16:50dans des analyses sanguines.
00:16:51Est-ce que ça vaut le coup
00:16:52d'aller faire des IRM régulièrement
00:16:54pour savoir si on peut avoir
00:16:57un AVC ou pas ?
00:16:58Je sais qu'on est hypochondriaque,
00:17:00on va un peu faire un IRM
00:17:02pour se rassurer
00:17:03ou on peut faire après un IRM
00:17:06un AVC 15 jours après
00:17:08malgré l'IRM ?
00:17:10C'est exactement ça,
00:17:12ça ne sert absolument à rien
00:17:13parce que regarder,
00:17:15je ne sais pas,
00:17:17regarder un territoire vasculaire
00:17:21qui est bien irrigué,
00:17:23ça n'a aucun sens,
00:17:25ça ne va pas vous dire
00:17:27qu'à un moment donné,
00:17:28il ne sera plus irrigué
00:17:30parce qu'un caillot va arriver.
00:17:31Donc, ce n'est pas là le problème.
00:17:33En revanche, détecter les facteurs
00:17:35qui favorisent l'AVC,
00:17:37là oui, c'est important.
00:17:39Et s'il y avait un examen supplémentaire
00:17:43à la détection à faire,
00:17:45ce serait une échographie
00:17:46doppler des artères carotides
00:17:48et vertébrales,
00:17:49c'est-à-dire des vaisseaux
00:17:51qui vont vers le cerveau,
00:17:52qui vont alimenter le cerveau
00:17:53pour voir s'il existe
00:17:55cette maladie qu'on appelle
00:17:57l'athérosclérose
00:17:58et qui bouche lentement
00:18:00et de façon silencieuse
00:18:02les artères
00:18:04jusqu'au jour où
00:18:06il y a un caillot
00:18:07qui se forme
00:18:08sur ces plaques
00:18:09d'athérosclérose
00:18:10et qui peut partir
00:18:11dans le cerveau
00:18:12et aller boucher
00:18:13plus loin une artère.
00:18:14Donc, c'est ça qui compte,
00:18:15c'est de voir
00:18:16la partie immergée
00:18:17de l'iceberg
00:18:18qui est
00:18:20les artères carotides
00:18:21mais aussi le cœur
00:18:23parce que le cœur
00:18:23peut devenir arythmique
00:18:25avec l'âge
00:18:26et quand il y a
00:18:27une arythmie,
00:18:28il y a des caillots
00:18:29qui se forment
00:18:29dans les cavités cardiaques
00:18:31et qui peuvent partir
00:18:32dans le cerveau,
00:18:33caillots que l'on peut
00:18:34éviter
00:18:34par des anticoagulants
00:18:36qui diminuent
00:18:36de 90%
00:18:37le risque d'AVC.
00:18:39Oui, absolument.
00:18:40Félix, Mathieu,
00:18:40avait une question.
00:18:41Lorsque le patient
00:18:42arrive dans les temps,
00:18:43c'est-à-dire assez rapidement
00:18:44après l'AVC
00:18:45entre vos mains,
00:18:46qu'est-ce que vous faites
00:18:47concrètement
00:18:48pour tenter de limiter
00:18:49les séquelles ?
00:18:52Concrètement,
00:18:52s'il arrive dans les temps,
00:18:54on va pouvoir
00:18:55tenter de déboucher
00:18:57l'artère.
00:18:57C'est l'urgence.
00:18:58Une artère est bouchée,
00:18:59on va essayer
00:19:00de la déboucher.
00:19:01Ça, c'est 80% des cas.
00:19:03C'est l'option
00:19:03où c'est l'accident
00:19:05ischémique cérébral,
00:19:06c'est-à-dire
00:19:06l'infarctus cérébral.
00:19:08L'autre option
00:19:08étant l'hémorragie cérébrale.
00:19:10On y reviendra après.
00:19:11Mais l'infarctus cérébral,
00:19:13on débouche l'artère.
00:19:14On la débouche
00:19:15en infusant un produit
00:19:19comme le desktop,
00:19:20pour déboucher un évier,
00:19:21c'est pareil,
00:19:22qui s'appelle le RTPA
00:19:23ou l'actylise.
00:19:24Ce médicament
00:19:25est censé déboucher
00:19:26l'artère.
00:19:27Il ne le fait pas toujours.
00:19:28Oui, ça ne marche pas toujours.
00:19:30Donc, à ce moment-là,
00:19:31il faut y aller
00:19:31de façon mécanique.
00:19:33exactement.
00:19:34On monte un petit cathéter
00:19:36par une artère fémorale
00:19:38et on monte jusqu'au contact
00:19:43du caillot dans le cerveau
00:19:45grâce à une navigation artérielle.
00:19:47Et là,
00:19:48on peut déployer un stint.
00:19:50Un stint,
00:19:51c'est un petit grillage,
00:19:52si vous voulez,
00:19:53qui va
00:19:57attraper le caillot
00:19:58dans son grillage
00:19:59et on va pouvoir ainsi
00:20:01retirer ce petit grillage,
00:20:03le mettre à l'intérieur
00:20:04du cathéter
00:20:05et on aura ainsi
00:20:06retiré le caillot
00:20:07qui a été attrapé
00:20:07comme un chardon,
00:20:08on peut attraper un pull,
00:20:09c'est pareil.
00:20:10Et donc,
00:20:12on peut retirer le caillot
00:20:14à l'intérieur du cathéter,
00:20:15on retire le cathéter
00:20:16et il n'y a plus de caillot
00:20:17dans le cerveau.
00:20:17Et ça,
00:20:18c'est obtenu
00:20:20dans environ 90%
00:20:23des tentatives
00:20:24de débouchage d'artères.
00:20:26Alors,
00:20:26il faut que l'artère bouchée
00:20:28soit assez proximale,
00:20:29qu'elle ne soit pas trop distale
00:20:30parce que trop distale,
00:20:31on ne peut pas monter
00:20:32des petits cathéters,
00:20:33mais proximale,
00:20:34ça marche très bien.
00:20:35Après,
00:20:36est-ce que ça va guérir le patient ?
00:20:38Ça le guérit
00:20:39dans 50% des cas.
00:20:41Ce que vous disiez,
00:20:41je voudrais juste citer
00:20:43le site Femmes et AVC,
00:20:45rappeler que c'est
00:20:45la première cause
00:20:46de mortalité
00:20:47chez les femmes
00:20:48et si vous tapez
00:20:49Femmes et AVC,
00:20:50j'évalue mon risque d'AVC.
00:20:51Alors,
00:20:51avant d'aller faire
00:20:52des IRM
00:20:53et autres choses,
00:20:54vous avez un questionnaire
00:20:55très simple
00:20:56qui vous permet
00:20:57d'évaluer
00:20:58votre risque,
00:21:01c'est connaître
00:21:01ces chiffres,
00:21:02c'est l'essentiel,
00:21:03les chiffres du cholestérol,
00:21:05les chiffres de la tension
00:21:06et ça vous dira
00:21:07si vous êtes à risque.
00:21:09Pierre-Marie.
00:21:10Exactement,
00:21:11c'est un test
00:21:13en douze questions
00:21:16qui permet
00:21:17de savoir
00:21:17si on a un risque
00:21:18d'AVC
00:21:19et si on a un risque
00:21:20d'AVC,
00:21:21on reçoit
00:21:21sur son email
00:21:22un compte-rendu détaillé,
00:21:24question par question,
00:21:25vous disant
00:21:26comment réduire ce risque
00:21:27avec une conclusion
00:21:28vous l'indiquant
00:21:29s'il faut faire
00:21:29une échographie d'eau plaire
00:21:30et tout ça,
00:21:31vous pouvez en parler
00:21:32avec votre médecin traitant,
00:21:33vous pouvez l'imprimer,
00:21:34parler avec votre médecin traitant.
00:21:36Il faut savoir qu'un Français
00:21:37sur cinq aura un AVC
00:21:39dans sa vie
00:21:39et ce dès l'âge
00:21:40de 25 ans,
00:21:42une femme sur quatre,
00:21:43on pourrait dire pourquoi,
00:21:45un peu plus chez la femme
00:21:46et on peut réduire
00:21:49ce risque
00:21:50de 80%
00:21:51si on prend des mesures simples,
00:21:54toutes simples,
00:21:55tout au long de sa vie
00:21:56et il n'est jamais trop tard
00:21:57pour bien faire.
00:21:57Et justement,
00:21:58une dernière question
00:21:59rapide sur une idée reçue,
00:22:01est-ce qu'il faut prendre
00:22:02un verre d'aspirine
00:22:04et une aspirine
00:22:04chaque semaine
00:22:05pour éviter les AVC ?
00:22:06C'est une idée reçue
00:22:07ou ça peut marcher ?
00:22:09C'est une idée reçue
00:22:10qu'on a testée scientifiquement
00:22:12et qui a montré
00:22:13qu'on a augmenté
00:22:14le risque d'hémorragie cérébrale
00:22:16et que ce n'est pas une bonne chose
00:22:17de le faire en prévention primaire.
00:22:19Le traitement le plus efficace
00:22:20en prévention primaire,
00:22:22ça reste les statines
00:22:23qui diminuent
00:22:25le risque d'AVC
00:22:26de 50%.
00:22:28Donc ça,
00:22:28c'est un traitement
00:22:30en prévention primaire
00:22:32qui est remarquable.
00:22:33Les statines font baisser
00:22:34le cholestérol,
00:22:35c'est pour préciser
00:22:36pour les gens
00:22:37qui ne se connaîtraient pas.
00:22:38Elles ne font pas
00:22:38que baisser le cholestérol,
00:22:40elles font baisser le cholestérol,
00:22:41ça c'est ce qu'on voit
00:22:42dans les prises de sang,
00:22:43mais elles font surtout
00:22:44baisser l'inflammation
00:22:45à l'intérieur
00:22:46des plaques d'athérosclérose
00:22:47et l'inflammation,
00:22:48c'est le grand pourvoyeur
00:22:50de caillots
00:22:51sur les plaques
00:22:52d'athérosclérose
00:22:53et les statines
00:22:54ont une action
00:22:55anti-inflammatoire.
00:22:56Elles refroidissent
00:22:58les plaques d'athérosclérose,
00:22:59elles transforment
00:23:00des volcans actifs
00:23:01en volcans éteints,
00:23:03c'est-à-dire le Vésuve
00:23:03en volcans d'Auvergne.
00:23:05Et avoir des plaques
00:23:06d'athérosclérose froides,
00:23:08eh bien,
00:23:09ça permet de réduire
00:23:10complètement le risque
00:23:11d'AVC
00:23:11ou d'infarctus du myocarde.
00:23:13Et dire que,
00:23:14parce qu'il y a aussi
00:23:14des idées reçues
00:23:15sur les statines
00:23:16en disant
00:23:16ça donne des crampes,
00:23:17ça fait ci,
00:23:17ça fait ça,
00:23:18j'ai vu une étude
00:23:19qui expliquait
00:23:20qu'avec des placebos,
00:23:22on obtenait à peu près
00:23:23les mêmes symptômes
00:23:25donc pas d'inquiétude
00:23:28là-dessus.
00:23:30Oui,
00:23:30ce n'est pas totalement faux
00:23:31quand même
00:23:32parce qu'il y a
00:23:33quelques pourcents
00:23:34de gens
00:23:34qui ont des douleurs
00:23:35musculaires
00:23:36mais la plupart,
00:23:37en effet,
00:23:38on leur donnerait un placebo,
00:23:39ils auraient la même chose.
00:23:41Non,
00:23:41les statines,
00:23:42c'est une révolution
00:23:43thérapeutique
00:23:44qui a été considérable
00:23:45dans les années,
00:23:46au début des années 90
00:23:47et qui donne son impact
00:23:50encore maintenant
00:23:51en montrant
00:23:52que l'incidence
00:23:54des AVC
00:23:55et des infarctus
00:23:55du myocarde
00:23:56depuis l'ère des statines
00:23:57a beaucoup diminué.
00:23:59Malheureusement,
00:24:00la mortalité augmente
00:24:01et comme la population
00:24:03mondiale augmente,
00:24:04le nombre d'AVC augmente.
00:24:06Moi,
00:24:06je dis aux femmes,
00:24:07faites attention
00:24:07à vous,
00:24:08à votre santé.
00:24:09On parle beaucoup
00:24:10encore une fois
00:24:11de cancer du sein,
00:24:12dépistage indispensable
00:24:14mais l'AVC
00:24:15est un risque majeur
00:24:16aussi chez les femmes.
00:24:17Juste un mot
00:24:18puisqu'on est parti
00:24:19de la cocaïne.
00:24:19Si on consomme
00:24:20de la cocaïne
00:24:21de temps en temps,
00:24:22le risque est le même ?
00:24:24Non,
00:24:25le risque est bien entendu
00:24:26plus faible.
00:24:27C'est tout à fait
00:24:28une histoire
00:24:29évidemment
00:24:30de dosage
00:24:31et de fréquence
00:24:35et d'être raisonnable
00:24:36dans la consommation.
00:24:37Cela dit,
00:24:38je ne dis pas
00:24:39qu'il faut consommer
00:24:40du cannabis
00:24:41car de toute façon,
00:24:43c'est mauvais.
00:24:44C'est mauvais pour les enfants,
00:24:45pour la cognition,
00:24:46que les enfants,
00:24:47les ados à l'école,
00:24:48c'est une catastrophe.
00:24:49Il faut éviter
00:24:51la consommation
00:24:52de cannabis.
00:24:53Pour revenir aux femmes,
00:24:55il y a trois périodes
00:24:57pour les femmes.
00:24:58C'est la prescription
00:24:58de la pilule,
00:24:59la grossesse,
00:25:01la ménopause.
00:25:03Ces trois périodes
00:25:04sont l'opportunité
00:25:06de détecter
00:25:07l'hypertension,
00:25:08l'hypercholestérolémie,
00:25:09le diabète
00:25:10et de faire le point
00:25:12sur les facteurs
00:25:13de risque vasculaire.
00:25:15La ménopause
00:25:16en particulier,
00:25:17c'est là où les femmes
00:25:18vont rattraper
00:25:19le risque des hommes
00:25:21pour ce qui est
00:25:21de l'athérosclérose
00:25:22et des complications
00:25:23de l'athérosclérose,
00:25:23infartis du myocard
00:25:24d'infartis cérébral.
00:25:26À ce moment-là,
00:25:28c'est l'occasion
00:25:28de faire un point
00:25:29et de ne surtout pas
00:25:31prendre de poids
00:25:31lors de la ménopause.
00:25:33On a maintenant
00:25:34tout un tas
00:25:35de possibilités
00:25:36d'accompagnement
00:25:37qui sont importants
00:25:38et que l'on peut
00:25:41mettre en place
00:25:42pour ces femmes.
00:25:43Merci infiniment,
00:25:44professeur Amarenko.
00:25:45C'était passionnant,
00:25:48intéressant
00:25:48et indispensable
00:25:50de vous entendre
00:25:50ce matin.
00:25:51Merci à vous.
00:25:52Nous, on se retrouve
00:25:53dans un instant
00:25:53pour commenter
00:25:54l'actualité.
00:25:55Et on est ensemble
00:26:01avec vous
00:26:02dans ce 10h midi
00:26:03pour commenter
00:26:03l'actualité
00:26:04avec Arnaud Benedetti,
00:26:05professeur à la Sorbonne,
00:26:06directeur de la nouvelle
00:26:08revue politique.
00:26:10Bonjour,
00:26:10Alex Darmont,
00:26:11journaliste politique.
00:26:13Je rappelle
00:26:13que votre doc
00:26:16sur Paris 1er,
00:26:17il est toujours
00:26:18en accès
00:26:18sur M6+,
00:26:19Paris 1er,
00:26:20Paris Apprendre,
00:26:21un doc en immersion
00:26:22sur la campagne
00:26:23des municipales
00:26:24et puis sur YouTube,
00:26:26votre chaîne
00:26:26Les Indécis.
00:26:27Jean-Pierre Denis,
00:26:28journaliste, écrivain.
00:26:29La lettre d'information
00:26:31théopolitique
00:26:32est à retrouver
00:26:34sur X,
00:26:35entre autres,
00:26:36c'est ça ?
00:26:36Sur Substac,
00:26:37la plateforme
00:26:37de journalisme indépendant.
00:26:39Et Benjamin Cauchy,
00:26:40chef d'entreprise.
00:26:41Bonjour Benjamin,
00:26:42merci d'être avec nous
00:26:44ce matin.
00:26:45Bonjour à vous.
00:26:46Bonjour à tous.
00:26:46Hier,
00:26:47on a fait un sujet,
00:26:49vous avez fait
00:26:50une petite blague
00:26:51sur le,
00:26:51c'était quoi
00:26:52sur le ras-le-bol
00:26:54des Français.
00:26:55Je me souviens plus,
00:26:56j'ai loupé mon essai,
00:26:57mon effet.
00:26:59C'est complètement
00:26:59loupé ce que j'ai voulu faire.
00:27:01Mais ça ne fait rien,
00:27:01on est quand même content
00:27:02d'être avec vous
00:27:03sur le plat.
00:27:04Oui,
00:27:04oui,
00:27:04on a fait une émission
00:27:07sur les allergies
00:27:07et Benjamin m'a dit
00:27:08les Français
00:27:09sont allergiques
00:27:10aux impôts
00:27:10et aux litres
00:27:11de carburant
00:27:11en 7 saisons,
00:27:12y a-t-il un antidote ?
00:27:13Voilà,
00:27:14c'est ce que je voulais dire.
00:27:14Voilà,
00:27:15mais on est content
00:27:16de vous avoir
00:27:17tous sur ce plateau.
00:27:18Cessez-le-feu en Iran,
00:27:19évidemment,
00:27:20Donald Trump,
00:27:21on aurait pu repasser le son
00:27:22que vous nous avez passé,
00:27:23Gilles,
00:27:24Chicken.
00:27:24Oui,
00:27:25Chicken,
00:27:25la poule mouillée.
00:27:26La poule mouillée.
00:27:27Donald Trump est-il
00:27:28une poule mouillée ?
00:27:29Il a reculé
00:27:31devant ses annonces
00:27:33de déclencher
00:27:34la foudre
00:27:35sur l'Iran,
00:27:36victoire diplomatique
00:27:37ou pas,
00:27:385 semaines de guerre,
00:27:39pourquoi ?
00:27:40On en parle avec vous,
00:27:410826 300 300,
00:27:43peut-être que les prix
00:27:43à la pompe
00:27:44vont enfin baisser.
00:27:45Et puis,
00:27:45cette information,
00:27:46les seniors qui emploient
00:27:47une auxiliaire de vie
00:27:48à la maison
00:27:48la paieront plus cher
00:27:50jusqu'à 80 ans.
00:27:51Avant,
00:27:51c'était 70 ans.
00:27:53Donc,
00:27:53on va chercher l'argent,
00:27:54on fait les poches
00:27:55des Français.
00:27:56Bref,
00:27:56on en parle avec vous
00:27:58ce matin,
00:27:58Gilles Gansman,
00:27:59qui est resté
00:27:59avec nous
00:28:01pour le zapping.
00:28:02Et oui,
00:28:03le zapping,
00:28:04on va commencer
00:28:04par la lutte finale
00:28:07entre les macronistes
00:28:09et les fistes
00:28:10et les écolos.
00:28:11Et oui,
00:28:12le parti Renaissance
00:28:13va proposer
00:28:14ce vendredi 10 avril
00:28:15de voter
00:28:16de nouvelles dérogations
00:28:17pour ce seul jour
00:28:19férié
00:28:19obligatoirement chômé
00:28:20le 1er mai.
00:28:22Alors,
00:28:22c'est la bataille
00:28:23sur les réseaux sociaux.
00:28:24Gabriel Attal
00:28:24se met en scène,
00:28:25vous allez voir,
00:28:26il rentre dans une boulangerie,
00:28:28un premier prix de comédie,
00:28:30pour promouvoir
00:28:31cette dérogation
00:28:32et Clémentine Autain,
00:28:33derrière son bureau,
00:28:34lui répond
00:28:35sur cette bataille
00:28:36du 1er mai.
00:28:38Est-ce que vous saviez
00:28:39que les boulangers
00:28:39et les fleuristes
00:28:40n'avaient pas le droit
00:28:41d'ouvrir leur boutique
00:28:42le 1er mai ?
00:28:42Donc aujourd'hui,
00:28:43on a une situation
00:28:43où un McDonald's
00:28:44peut ouvrir le 1er mai,
00:28:45mais pas une boulangerie artisanale.
00:28:47C'est absurde,
00:28:47bonjour madame.
00:28:48Bonjour monsieur.
00:28:49De tradition,
00:28:49pas trop cuite s'il vous plaît.
00:28:50Très bien.
00:28:51Et pourtant,
00:28:51ils demandent
00:28:52à pouvoir travailler
00:28:53le 1er mai.
00:28:53Si le 10 avril,
00:28:55notre loi est votée,
00:28:56ça veut dire
00:28:56que les boulangers
00:28:57et les fleuristes
00:28:58pourront travailler
00:28:59dès le 1er mai
00:29:00de cette année.
00:29:01C'est faux !
00:29:02Ça commence par les fleuristes
00:29:03et les boulangers,
00:29:04mais on les connaît.
00:29:05La suite,
00:29:06c'est de faire travailler
00:29:06l'ensemble des salariés
00:29:08le 1er mai,
00:29:09en un mot,
00:29:10nous sucrer
00:29:10un jour férié.
00:29:11Et pas n'importe lequel,
00:29:12puisque le 1er mai
00:29:14est une date
00:29:14hautement symbolique.
00:29:16Alors,
00:29:16est-ce que Gabriel Attal
00:29:17a le droit
00:29:18à sa baguette
00:29:18pas trop cuite ?
00:29:20C'est deux baguettes
00:29:21pas trop cuites ?
00:29:22Tradition.
00:29:24Tradition.
00:29:24Tradition.
00:29:26Des messages politiques.
00:29:27Benjamin,
00:29:28Benjamin Cochise,
00:29:29la campagne est lancée,
00:29:30c'est ça ?
00:29:31Oui,
00:29:31voilà,
00:29:32c'est ça.
00:29:33Les gens sont en train
00:29:34de se demander
00:29:34quel va être
00:29:35l'impact de l'inflation
00:29:37sur leur qualité de course
00:29:38et on voit
00:29:39Gabriel Attal
00:29:39qui nous parle
00:29:40de mesures
00:29:41qu'il aurait très bien
00:29:42pu prendre
00:29:42lorsqu'il avait été
00:29:43aux manettes.
00:29:44Tiens,
00:29:44donc,
00:29:44il a été aux manettes.
00:29:46Donc,
00:29:46ça paraît ridicule
00:29:47en deux points.
00:29:47Un,
00:29:48par rapport au contexte
00:29:48et à l'actualité,
00:29:49on sent bien
00:29:50que les velléités
00:29:51des impétrants
00:29:52à la primaire,
00:29:54enfin,
00:29:54voyez,
00:29:54on en est encore
00:29:55à des stades
00:29:56de graduation
00:29:57où finalement,
00:29:58c'est aujourd'hui
00:29:59une petite campagne
00:30:00de communication
00:30:00pour essayer
00:30:01d'établir des écuries.
00:30:03Je trouve que c'est
00:30:04anachronique
00:30:04avec l'actualité,
00:30:06malheureusement.
00:30:07Donc,
00:30:07c'est en plus de cela
00:30:10sur le fond,
00:30:11au lieu de permettre
00:30:12d'autoriser
00:30:13tel artisan
00:30:14ou tel artisan
00:30:15à ouvrir le 1er mai,
00:30:16qu'on puisse donner
00:30:17la liberté
00:30:18à chaque employeur
00:30:19d'ouvrir ou non
00:30:20en accord
00:30:21avec ses salariés.
00:30:21et comme vous avez
00:30:22des millions
00:30:23d'entrepreneurs
00:30:24individuels
00:30:25ou d'artisans,
00:30:26eh bien,
00:30:26libre à eux
00:30:27de pouvoir travailler
00:30:28le 1er mai.
00:30:29Ce n'est pas revenir
00:30:30sur un acquis social.
00:30:31Si des millions
00:30:33d'indépendants
00:30:34veulent ouvrir le 1er mai,
00:30:35il faut leur permettre
00:30:36de pouvoir travailler
00:30:36et d'aller chercher
00:30:37de la croissance.
00:30:38Alors,
00:30:38à signaler que François Ruffin
00:30:39sera invité demain
00:30:40de Vendredi
00:30:41de Maxime Liedot
00:30:42et qu'il est extrêmement
00:30:43remonté lui aussi
00:30:44contre cette loi
00:30:45comme Clémentine Autain.
00:30:46On a un auditeur,
00:30:47Quentin,
00:30:47qui est en ligne avec nous.
00:30:48Bonjour, Quentin.
00:30:49Bonjour, Valérie.
00:30:50Bonjour à tous.
00:30:50Vous êtes fleuriste,
00:30:52c'est ça ?
00:30:52Oui, effectivement.
00:30:53Je suis fleuriste
00:30:54et c'est vrai
00:30:54que je voulais intervenir
00:30:56parce que pour moi
00:30:57et pour mes confrères,
00:30:58c'est une date
00:30:59qui est vraiment incontournable.
00:31:01C'est une de nos jours
00:31:02journées du mois de mai
00:31:03avec ne serait-ce
00:31:04que les brins de muguets.
00:31:06On ne parle pas
00:31:06d'un petit peu d'activité.
00:31:07Pour le côté de Dieu,
00:31:08c'est vraiment un raz-de-marée.
00:31:10En tout cas,
00:31:10sur notre boutique,
00:31:11c'est vraiment
00:31:12plein du matin au soir
00:31:15et ouvrir,
00:31:16ça me semble évident.
00:31:18Mais vous ouvrez ?
00:31:21Vous dites
00:31:21quand on ouvre
00:31:22c'est un raz-de-marée
00:31:23et vous ouvrez
00:31:24mais vous n'avez pas
00:31:24le droit d'employer,
00:31:25d'avoir d'employé,
00:31:26c'est ça ?
00:31:27Normalement, non.
00:31:28Normalement,
00:31:29on n'est pas censé avoir
00:31:30d'employé
00:31:30mais moi,
00:31:31j'en embauche deux.
00:31:32J'ai deux volontaires
00:31:33généralement
00:31:33qui d'une année sur l'autre
00:31:34sont toujours disponibles.
00:31:35On s'est déjà fait contrôler.
00:31:37On a déjà pris
00:31:38une amende.
00:31:39Donc, c'est une amende
00:31:39par salarié.
00:31:40C'est de mémoire
00:31:41750 euros
00:31:42par salarié.
00:31:44Donc, ça fait mal
00:31:45au portefeuille
00:31:46mais quand on voit
00:31:46malheureusement
00:31:47le revenu
00:31:48que ça apporte
00:31:49en fin de journée,
00:31:49c'est dérisoire.
00:31:51On ne peut pas se permettre,
00:31:52moi en tout cas,
00:31:53je ne peux pas me permettre
00:31:54de fermer la boutique
00:31:55sur le premier.
00:31:56Les revenus
00:31:57sont trop importants.
00:31:58Les enjeux
00:31:58sont trop importants.
00:31:59Vous avez été, vous,
00:32:00sanctionné ?
00:32:00Vous avez eu une amende ?
00:32:03Oui, j'ai eu
00:32:04une amende
00:32:04de 1500 euros
00:32:05pour mes deux salariés
00:32:07qui travaillaient.
00:32:08Mais d'un autre côté,
00:32:10qu'est-ce que vous dites
00:32:12aux écologistes,
00:32:13aux éléphices
00:32:13qui disent
00:32:14que c'est un symbole
00:32:15le 1er mai
00:32:16et que c'est important
00:32:17dans l'histoire
00:32:18de la France ?
00:32:19Je suis entièrement
00:32:20d'accord avec eux.
00:32:21C'est un symbole
00:32:21dans l'histoire
00:32:22de la France.
00:32:23Et comme je le disais,
00:32:23les deux salariés
00:32:24qui travaillent avec moi
00:32:25sont volontaires.
00:32:26Je ne leur mets pas
00:32:26le couteau sous la gorge.
00:32:27S'il le fallait,
00:32:28je le ferais tout seul.
00:32:29même si entre la caisse,
00:32:31le conseil,
00:32:32ce serait ingérable.
00:32:33J'entends
00:32:34ce que Mme Autun
00:32:36revenique.
00:32:37Mais malheureusement,
00:32:39moi, j'ai besoin
00:32:39de faire tourner
00:32:40mon entreprise.
00:32:40J'ai des crédits à payer,
00:32:42j'ai des charges.
00:32:43Je ne peux pas me permettre
00:32:43de me priver du 1er mai.
00:32:45Oui, non,
00:32:46mais c'est...
00:32:48Après,
00:32:48on entend que parfois
00:32:49les salariés
00:32:50n'ont pas la possibilité
00:32:51de refuser
00:32:52en craignant des sanctions.
00:32:53Parce qu'on est payé double
00:32:54le 1er mai.
00:32:55C'est le seul jour férié.
00:32:56Mais c'est un projet de loi,
00:32:58c'est une loi
00:32:58qui doit passer
00:33:00normalement,
00:33:00une nouvelle dérogation.
00:33:03Et si ça passe
00:33:04ce vendredi,
00:33:05c'est...
00:33:06Les floristes
00:33:06et les boulangers
00:33:07vont ouvrir.
00:33:08Mais ce n'est pas sûr
00:33:08que ça passe.
00:33:09Non.
00:33:09Maintenant,
00:33:10c'est bien le débat.
00:33:10Parce que je pense que
00:33:12je ne suis pas par exemple
00:33:13convaincu que le Rassemblement
00:33:14national vote
00:33:14cette proposition de loi.
00:33:18Je ne sais pas.
00:33:19Je ne sais pas.
00:33:19Pas évident.
00:33:20Jean-Pierre Denis.
00:33:21Moi, je suis assez perplexe
00:33:22parce que je comprends bien
00:33:23l'argument quand même inverse
00:33:24qui est de dire
00:33:25quand on commence à donner
00:33:27un coup de canif
00:33:28dans un jour férié
00:33:29aussi symbolique.
00:33:30Ils sont tous symboliques, non ?
00:33:32Oui, oui, oui.
00:33:32Tu l'as consommé,
00:33:33on en posait 8
00:33:33à la fin du travail.
00:33:34Non, mais ils sont tous
00:33:35symboliques.
00:33:36Vous avez raison.
00:33:37Mais celui-ci est spécialement
00:33:38en rapport
00:33:39avec la question
00:33:39de l'emploi du travail.
00:33:42Et en même temps,
00:33:43on entend bien
00:33:44dans le témoignage
00:33:45qu'on vient d'entendre
00:33:46que pour un fleuriste,
00:33:47être ouvert ce jour-là,
00:33:48c'est juste logique.
00:33:50On peut rappeler
00:33:51qu'il y a quand même
00:33:51beaucoup de gens
00:33:52qui travaillent
00:33:52les jours fériés.
00:33:54Donc la question,
00:33:54c'est plutôt celle
00:33:55des listes de dérogation
00:33:56qu'on peut faire.
00:33:57Ça ne me paraît pas
00:33:59effectivement déraisonnable
00:34:00d'ouvrir les fleuristes.
00:34:01Après, ce qui est compliqué
00:34:02dans ces trucs-là,
00:34:03c'est qu'il y a aussi
00:34:05les artisans.
00:34:06On raisonne à partir
00:34:06des artisans
00:34:08qui ont effectivement besoin,
00:34:09comme il l'a très bien expliqué,
00:34:11mieux qu'on pourrait le faire
00:34:12à sa place,
00:34:13ses charges,
00:34:14son crédit,
00:34:16faire tourner sa boutique.
00:34:18Il y a aussi derrière
00:34:21des chaînes,
00:34:22des grandes surfaces,
00:34:22qui vont en particulier
00:34:24dans la boulangerie.
00:34:24Je ne suis pas sûr
00:34:25que ce soit si net
00:34:26que c'est pour un fleuriste.
00:34:27Il me semble.
00:34:27Ah si, ils ne peuvent pas
00:34:29avoir d'employés.
00:34:30Il me semble qu'on voit bien
00:34:32le besoin d'un fleuriste.
00:34:34Effectivement,
00:34:34c'est le 1er mai,
00:34:35on va aller acheter
00:34:35son muguet,
00:34:36par exemple,
00:34:37notamment.
00:34:39Après,
00:34:40Gabriel Attal
00:34:40peut acheter sa bague.
00:34:41Ils ne sont pas
00:34:41assez croissants le matin.
00:34:42Moi, je la prendrais
00:34:43un peu plus cuite,
00:34:44personnellement,
00:34:44donc je ne suis pas
00:34:44tout à fait d'accord
00:34:45avec Gabriel Attal.
00:34:47Mais bon.
00:34:47Non, mais c'est le jour
00:34:48où vous pouvez aller
00:34:48chercher des croissants
00:34:49et du pain,
00:34:50puisque c'est férié,
00:34:52faire un petit déjeuner au lit.
00:34:54Alette ?
00:34:54Vous ne savez pas
00:34:55les bonnes choses.
00:34:56Après,
00:34:58vous vous levez
00:34:59tôt le matin
00:34:59pour aller faire
00:35:00votre petit déjeuner au lit.
00:35:00Le 1er mai,
00:35:01je travaille.
00:35:02Ce n'est pas logique.
00:35:03Il travaille.
00:35:05Après,
00:35:05vous pouvez aller
00:35:06acheter une tarte
00:35:07à midi,
00:35:07pour midi,
00:35:07il y a la 10h30.
00:35:09De toute façon,
00:35:10la fête du travail
00:35:10le 1er mai,
00:35:11c'est un éternel débat
00:35:12chaque année.
00:35:13S'il faut que les fleuristes
00:35:15et les boulangers ouvrent,
00:35:16là où je suis d'accord,
00:35:17c'est que Gabriel Attal,
00:35:17il avait l'occasion de le faire,
00:35:18il a quand même été
00:35:19Premier ministre de la France.
00:35:20On a eu un an
00:35:21de l'élection présidentielle
00:35:23et c'est mieux vaut tard
00:35:26que jamais.
00:35:27Mais après,
00:35:27c'est la fête du travail
00:35:28en tant que telle,
00:35:28c'est la fête du travail,
00:35:29oui,
00:35:29mais c'est la fête des syndicats
00:35:31principalement.
00:35:32Non, mais c'est la vérité.
00:35:33Et donc,
00:35:33les syndicats,
00:35:34généralement,
00:35:35ils défendent les salariés,
00:35:36ils ne défendent pas les patrons.
00:35:37Et donc,
00:35:37les patrons,
00:35:38aujourd'hui,
00:35:38ils sont dans une revendication
00:35:40qui est normale
00:35:40où on leur demande
00:35:41de payer toujours plus d'impôts
00:35:42mais de faire travailler
00:35:44de moins en moins.
00:35:45Donc,
00:35:45d'une certaine manière,
00:35:46moi,
00:35:46je comprends ce que vient
00:35:47de nous dire notre ami auditeur
00:35:48en nous disant,
00:35:49moi,
00:35:49je mets le couteau sur la gorge
00:35:50à personne.
00:35:51S'ils veulent venir travailler
00:35:51avec moi,
00:35:52ils viennent travailler avec moi,
00:35:53je les paye.
00:35:54Enfin,
00:35:54c'est quand même,
00:35:54quand on se met en perspective,
00:35:56il fait une journée
00:35:57de travail entière
00:35:57et il prend deux amendes
00:35:59de 750 euros
00:36:00parce qu'il va travailler le matin.
00:36:02C'est de la folie.
00:36:02Mais c'est quand même incroyable.
00:36:04Franchement,
00:36:05qui peut accepter ça ?
00:36:06Et dans le même temps,
00:36:06au passage,
00:36:07vous n'avez peut-être pas vu,
00:36:08mais là,
00:36:08la France Insoumise
00:36:09et c'est leur droit
00:36:09et d'ailleurs,
00:36:10il faudra qu'on regarde pourquoi.
00:36:11Ils veulent proposer
00:36:12huit jours fériés,
00:36:13huit nouveaux jours fériés
00:36:14pour la Commune de Paris,
00:36:15je crois,
00:36:16d'autres pour,
00:36:17justement,
00:36:17encore le travail.
00:36:18Ça a été proposé ce matin.
00:36:19Mais en supprimant
00:36:20vraisemblablement
00:36:20les fêtes religieuses.
00:36:22Oui.
00:36:23Venant de LFI,
00:36:24c'est probable,
00:36:24en l'occurrence.
00:36:26Après,
00:36:27il y a deux choses.
00:36:27Moi,
00:36:27je suis pour le principe
00:36:28de la liberté.
00:36:29À partir du moment
00:36:29où des employés
00:36:31veulent travailler,
00:36:32je ne vois pas pourquoi
00:36:32on leur refusait.
00:36:33dans quelle mesure
00:36:33ils sont libres,
00:36:35ils sont consentants ou pas.
00:36:36Après,
00:36:37il y a une demande
00:36:38manifestement quand même
00:36:38d'un certain nombre
00:36:39de professions,
00:36:39les boulangers,
00:36:40les fleuristes.
00:36:41Gabriel Attal,
00:36:42il y répond
00:36:42à travers cette proposition
00:36:44de loi.
00:36:44Et puis,
00:36:45ça veut dire
00:36:45qu'il se positionne
00:36:46aussi politiquement.
00:36:46C'est-à-dire qu'il prend
00:36:47un positionnement
00:36:48assez libéral,
00:36:49en l'occurrence,
00:36:50dans la perspective
00:36:52de sa potentielle.
00:36:54Je ne sais pas,
00:36:54il n'est pas encore
00:36:54candidat à la présidentielle,
00:36:56mais ça devrait arriver,
00:36:57je pense.
00:36:58Non,
00:36:58ce n'est pas sûr,
00:36:58on ne sait pas trop.
00:36:59Il va y avoir une réunion
00:37:00avec Edouard Philippe avant.
00:37:02On se retrouve
00:37:03dans un instant.
00:37:05Carole nous dit
00:37:05je ne comprends pas
00:37:06ce que ça peut faire
00:37:07aux uns et aux autres
00:37:07qu'on travaille
00:37:08ou pas le 1er mai.
00:37:09Si j'ai envie de bosser
00:37:10un jour férié,
00:37:11pourquoi m'en empêcher ?
00:37:12Ça dérange qui ?
00:37:13Et on est bien content
00:37:14de faire ses courses
00:37:14ou pour aller chez Leroy Merlin
00:37:16le dimanche.
00:37:19Ah ben,
00:37:22on se retrouve
00:37:24dans un instant
00:37:24avec vous.
00:37:31Oui,
00:37:32on est ensemble
00:37:33et on a déjà commencé
00:37:34à débattre.
00:37:35Gilles,
00:37:35on continue votre zapping ?
00:37:36Oui,
00:37:37avec le cessez de feu,
00:37:38vous en parlerez après
00:37:39dans vos débats,
00:37:40peut-être bye-bye
00:37:41pour 15 jours
00:37:42de nos généraux
00:37:43et autres spécialistes
00:37:45qui n'avaient d'ailleurs
00:37:46pas vu venir
00:37:46cette hypothèse,
00:37:47mais bon,
00:37:48des plateaux.
00:37:49Et peut-être
00:37:50sur les chaînes d'info
00:37:51on va reparler
00:37:51de l'affaire Epstein
00:37:52qui va revenir
00:37:53au devant de la scène.
00:37:54Il faut dire
00:37:55qu'on a découvert
00:37:56et aux Etats-Unis
00:37:57ça fait la une
00:37:58un réseau de médecins
00:38:00complices
00:38:00d'Eppstein,
00:38:03c'était dur à dire,
00:38:04de Jeffrey Epstein
00:38:05qui travaillait pour lui,
00:38:08écoutait ce reportage
00:38:09assez fort
00:38:09dans le 20h de France 2.
00:38:11Une femme opérée
00:38:13sur la table
00:38:13de la salle à manger
00:38:14de Jeffrey Epstein.
00:38:16Des gynécologues
00:38:17payaient des fortunes
00:38:18pour soigner
00:38:18les infections sexuelles
00:38:19de ses partenaires.
00:38:21Révélation
00:38:21sur un réseau
00:38:22de médecins
00:38:23qui a aidé
00:38:23Jeffrey Epstein
00:38:24à contrôler la vie
00:38:26et la santé
00:38:27de dizaines de femmes.
00:38:29C'est une ancienne
00:38:30reine de beauté
00:38:31qui est au cœur
00:38:31de ce réseau
00:38:32de praticiens
00:38:33à la solde
00:38:34de Jeffrey Epstein,
00:38:35Eva Dubin.
00:38:36Elle a été
00:38:37sa petite amie
00:38:38dans les années 80
00:38:39avant de devenir
00:38:41médecin
00:38:41au sein du prestigieux
00:38:42hôpital New York
00:38:43et Mount Sinai.
00:38:45C'est elle
00:38:45qui envoie les patientes
00:38:47vers les meilleurs spécialistes
00:38:48à chaque demande d'Eppstein.
00:38:50Tu dois aller
00:38:51chez le gynéco,
00:38:52je viens de raccrocher
00:38:53avec Eva,
00:38:53elle va t'appeler.
00:38:54Au total,
00:38:55pour soigner les filles
00:38:57dont il profitait sexuellement,
00:38:59Epstein a eu recours
00:39:00au service
00:39:01d'une douzaine
00:39:01de médecins.
00:39:03Ordonnances
00:39:03pour traiter
00:39:04des infections
00:39:04sexuellement transmissibles
00:39:06ou de l'acné,
00:39:07analyses sanguines
00:39:08ou encore
00:39:09postes d'implants mamaires.
00:39:10C'est effrayant.
00:39:12C'est vraiment sidérant
00:39:13et glaçant.
00:39:14Vous entendez
00:39:15le silence
00:39:15dans le studio
00:39:16après ce sujet.
00:39:19Comment
00:39:21telle chose
00:39:22a pu exister
00:39:23sans qu'à un moment
00:39:25on découvre
00:39:26tout ce réseau
00:39:27et petit à petit
00:39:28tout ce qu'on découvre
00:39:29sur cette affaire ?
00:39:31Personne n'est capable
00:39:32de vous répondre.
00:39:34Malheureusement,
00:39:34on est en train
00:39:35de découvrir
00:39:35ce qui s'est passé
00:39:37et parce que
00:39:38c'était une omerta
00:39:39et qu'il y avait des gens
00:39:40qui étaient protégés.
00:39:41Tout simplement,
00:39:42ils se protégeaient
00:39:42les uns les autres.
00:39:43Donc à partir de là,
00:39:44c'est en train de changer
00:39:45et pour le bien.
00:39:47Mais effectivement,
00:39:47le reportage
00:39:48que vous diffusez,
00:39:50d'ailleurs,
00:39:51il faut le dire,
00:39:51je trouve que le journal
00:39:52de France Télévisions
00:39:53de France 2
00:39:54est très bon
00:39:55sur les reportages
00:39:56comme ça,
00:39:57sur les longs formats.
00:39:58Franchement,
00:39:58je le trouve
00:39:59vraiment très très bon.
00:40:00c'est des vraies enquêtes
00:40:02qui sont vraiment
00:40:03très bien faites
00:40:04mais tout artistiquement
00:40:05avec la musique derrière
00:40:06et tout,
00:40:06ça vous accompagne vraiment
00:40:08et ce reportage
00:40:09est une vraie enquête
00:40:10qui est importante
00:40:11et qui révèle
00:40:12des choses
00:40:13extrêmement graves
00:40:14au-delà du fait
00:40:14que les filles
00:40:15aient été abusées
00:40:16et qui est l'horreur absolue,
00:40:17qu'il y ait eu
00:40:18des complicités médicales.
00:40:20Et ça,
00:40:21effectivement,
00:40:22il va falloir
00:40:22qu'on lève le voile
00:40:23là-dessus
00:40:23parce que ça veut dire
00:40:24que c'était tout un réseau
00:40:25et qu'on n'était
00:40:26qu'au début
00:40:26qu'au début
00:40:27des découvertes
00:40:28de ce réseau.
00:40:29Ils demandaient
00:40:30des examens sanguins
00:40:31pour être sûr
00:40:31qu'elles ne soient pas
00:40:32séropositives
00:40:33et donc,
00:40:34elles étaient obligées
00:40:35de passer par cet hôpital
00:40:37pour faire des examens
00:40:38avant de pouvoir
00:40:39être invitées.
00:40:41Oui.
00:40:43Moi,
00:40:43ce qui me frappe,
00:40:44c'est qu'au début,
00:40:45quand ces affaires
00:40:45ont commencé à sortir,
00:40:47c'était un scandale,
00:40:48c'était quelque chose
00:40:49de complètement incroyable
00:40:52mais il y avait derrière
00:40:53une opinion publique
00:40:55américaine,
00:40:56MAGA,
00:40:56donc plutôt la base
00:40:57de Trump
00:40:57qui demandait des comptes
00:40:59en disant qu'on lui cachait
00:41:00des choses,
00:41:01etc.
00:41:01Et on a tendance
00:41:02à dénoncer assez facilement
00:41:04et il faut le faire,
00:41:05le complotisme,
00:41:06moi le premier,
00:41:07mais là,
00:41:07en fait,
00:41:08il y avait bien quelque chose
00:41:10et c'est assez vertigineux
00:41:12parce qu'il ne se passe pas
00:41:12de semaines
00:41:13sans qu'on découvre
00:41:14une des dimensions
00:41:15de cette affaire.
00:41:17Je pense qu'on est encore
00:41:18apparemment loin
00:41:19d'avoir fait le tour
00:41:21d'une affaire
00:41:21qui met en jeu
00:41:22autant de complicité
00:41:23dans des corps de métier,
00:41:25des relations politiques
00:41:26dans tous les milieux.
00:41:28C'est quelque chose
00:41:28qui est absolument gigantesque
00:41:31et finalement,
00:41:32au début de cette affaire,
00:41:33on n'avait,
00:41:34je ne crois pas vraiment
00:41:34une idée
00:41:35des dimensions
00:41:36qu'on avait prendre.
00:41:37qui parle assez peu médiatiquement
00:41:38par rapport à l'ampleur
00:41:40de ce qui se passe.
00:41:41Alors on en parle aussi
00:41:42moins chez nous
00:41:42parce qu'elle concerne
00:41:43surtout les Américains.
00:41:44Oui, les Etats-Unis.
00:41:46Mais pas que.
00:41:47Il y a un auditeur
00:41:48qui me demande
00:41:49on en est où
00:41:49de Jack Lang.
00:41:50Jack Lang,
00:41:50il y a une enquête
00:41:52financière principalement.
00:41:53Effectivement,
00:41:54il n'y a pas de...
00:41:55Enfin, pour l'instant.
00:41:56Oui,
00:41:57enfin quand même,
00:41:57dans les échanges,
00:41:58on a cité plusieurs fois
00:41:59sur des tournements
00:42:01de mineurs.
00:42:02Enfin, c'est...
00:42:03Oui, il y a des petits princes,
00:42:05il y a des questions
00:42:05un peu...
00:42:06Je pense qu'on nous parle
00:42:07sur l'enquête,
00:42:08on n'est pas au courant de tout.
00:42:08Oui, mais si vous voulez,
00:42:10moi ce qui me frappe,
00:42:11c'est que ça a mis
00:42:12beaucoup de temps
00:42:13à émerger cette affaire.
00:42:15Il y avait un bruit de fond
00:42:15quand même depuis quelques années
00:42:16qui existait
00:42:17autour de la personnalité
00:42:19absolument sulfureuse,
00:42:20c'est le moins qu'on puisse dire
00:42:21d'Eppstein.
00:42:23Mais ça a mis quand même
00:42:24beaucoup de temps
00:42:25à émerger.
00:42:27Et évidemment,
00:42:28c'est une affaire
00:42:29qui ne peut que réactiver
00:42:31toutes les thèses complotistes.
00:42:33Parce qu'en l'occurrence,
00:42:34là, on a des réseaux
00:42:35de protection,
00:42:36de pouvoir aussi,
00:42:38il faut le dire,
00:42:39à un moment donné,
00:42:40qui ont vraisemblablement
00:42:42ralenti
00:42:42la sortie
00:42:44de cette affaire
00:42:45à un multiple tiroir
00:42:47qui touche,
00:42:48mais sûr,
00:42:48quelque chose
00:42:48qui est absolument abject,
00:42:50c'est l'exploitation
00:42:51des femmes.
00:42:51Et en France aussi,
00:42:53il n'y a pas eu de...
00:42:54Alors qu'il venait
00:42:55très souvent en France,
00:42:56Benjamin?
00:42:57Benjamin Tuchy?
00:42:58Oui, j'ai été
00:42:59vraiment édifié
00:43:00par le reportage
00:43:02dont je n'avais pas connaissance.
00:43:04Donc, effectivement,
00:43:05c'est absolument effrayant.
00:43:07Je ne voudrais pas
00:43:07que cette affaire Epstein
00:43:08soit l'arbre
00:43:09qui cache la forêt,
00:43:10en fait.
00:43:11C'est juste ça
00:43:11qui me gêne un petit peu.
00:43:13Effectivement,
00:43:14il y a le côté
00:43:15nourrir les complotistes
00:43:16qui me dérangent
00:43:17implicitement.
00:43:19Ça touche des gens
00:43:20qui sont connus,
00:43:21évidemment.
00:43:22Il n'en est pas moins
00:43:22que c'est une traite,
00:43:25une maltraitance
00:43:26des mineurs
00:43:26et que, pour le coup,
00:43:27il y en a partout.
00:43:29Et ça touche
00:43:30de nombreux pays
00:43:31et pas forcément
00:43:32sur des réseaux
00:43:32qui sont notoirement connus.
00:43:35Voilà.
00:43:35Et donc,
00:43:36c'est surtout ça
00:43:37que cette affaire
00:43:39serve vraiment
00:43:40à mettre en lumière
00:43:40tous ces réseaux
00:43:41au-delà
00:43:42de la notoriété
00:43:44des acteurs.
00:43:44Oui.
00:43:45Oui, vous dites...
00:43:46Mais c'est criminel,
00:43:48totalement.
00:43:49Et il y a une autre
00:43:50affaire en France
00:43:51dont on ne parle pas
00:43:52beaucoup aussi,
00:43:53c'est les hommes
00:43:53de la rue du Bac.
00:43:54Il y avait eu
00:43:54un grand dossier
00:43:55dans Libération.
00:43:56Il y a le journaliste
00:43:57qui a enquêté,
00:43:58qui publie un livre
00:43:59sur le sujet.
00:44:00Les hommes
00:44:00de la rue du Bac,
00:44:01ce sont des gens
00:44:02connus.
00:44:03Jean-François Revelle,
00:44:04bien que sa famille
00:44:05ait démenti.
00:44:06Franchement,
00:44:06Valérie,
00:44:07parce que là,
00:44:07franchement,
00:44:08pour Revelle,
00:44:08ça a été écarté
00:44:09complètement.
00:44:10Alors,
00:44:10il le recite encore,
00:44:11il y a un article
00:44:12ce matin dans Libération
00:44:13où est cité
00:44:14Claude Imbert,
00:44:15où sont cités
00:44:16ce monsieur Le Maire
00:44:18et il y a une deuxième
00:44:20victime
00:44:20qui manifeste.
00:44:22Mais c'est vrai
00:44:23que la famille...
00:44:23Il y a des révélations
00:44:24nouvelles que je ne connais pas.
00:44:26Moi,
00:44:26je resterai très prudent
00:44:27sur cette affaire-là
00:44:28parce que,
00:44:29justement,
00:44:31sur Jean-François Revelle,
00:44:33tout ça a été plutôt
00:44:36démenti
00:44:37et démonté.
00:44:38Je dirais que,
00:44:39moi,
00:44:39ce qui me gêne aussi,
00:44:41c'est que,
00:44:42face à ce genre d'affaires,
00:44:43justement,
00:44:44on a du mal
00:44:45à garder une juste distance.
00:44:47C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:44:48tout n'est pas forcément vrai.
00:44:50Il faut quand même
00:44:50revenir aux faits
00:44:53un peu établis,
00:44:53avérés.
00:44:54Moi,
00:44:54je serais assez prudent.
00:44:55Alors,
00:44:55elle cite Jean-François Le Maire
00:44:57qui était médecin
00:44:58et des amis éditorialistes
00:45:00et Gabriel Masnev,
00:45:02François Gibault,
00:45:03Claude Imbert.
00:45:04C'est ce qu'il dit
00:45:04dans l'article.
00:45:06Mais,
00:45:06effectivement,
00:45:07prudence,
00:45:08mais c'est un livre
00:45:08qui paraît
00:45:08chez Jean-Claude Delattès.
00:45:09Ça s'appelle
00:45:10Les hommes de la rue du Bac
00:45:11Willy le devin.
00:45:12On se retrouve
00:45:13dans un instant
00:45:14pour commenter
00:45:15ce cessez-le-feu
00:45:16Donald Trump
00:45:17qui avait menacé
00:45:18l'Iran
00:45:19de l'anéantir.
00:45:22Accord intervenu
00:45:23hier soir
00:45:24in extremis.
00:45:2510h midi,
00:45:27mettez-vous d'accord.
00:45:2810h midi,
00:45:29mettez-vous d'accord.
00:45:30Valérie Expert.
00:45:31De retour avec vous
00:45:33sur Sud Radio
00:45:33pour commenter l'actualité
00:45:34avec Arnaud Benedetti,
00:45:36professeur à la Sorbonne,
00:45:37directeur de la nouvelle revue
00:45:38politique.
00:45:39Alex Armand,
00:45:40journaliste politique.
00:45:41On vous retrouve
00:45:42sur YouTube,
00:45:43Les Indécis.
00:45:44C'est la chaîne
00:45:45que vous animez
00:45:46et puis toujours
00:45:46sur M6+,
00:45:48Paris Apprendre.
00:45:49Votre documentaire
00:45:50en immersion
00:45:50sur la campagne
00:45:51des municipales
00:45:52à Paris.
00:45:52Et Jean-Pierre Denis
00:45:53écrivain,
00:45:54créateur de la lettre
00:45:55d'information
00:45:56théopolitique
00:45:57disponible sur
00:45:58Substract.
00:45:59Et Benjamin Cauchy,
00:46:01chef d'entreprise,
00:46:02cessez-le-feu
00:46:02en Iran.
00:46:03Hier soir,
00:46:05tout le monde
00:46:05était suspendu
00:46:06à ce qu'allait faire
00:46:08Donald Trump.
00:46:08Allait-il
00:46:10anéantir
00:46:10comme il l'avait
00:46:11annoncé
00:46:11l'Iran.
00:46:12Finalement,
00:46:13un cessez-le-feu
00:46:14est intervenu.
00:46:15Emmanuel Macron,
00:46:16vous l'avez entendu,
00:46:16salue une très bonne chose.
00:46:19Dans le même temps,
00:46:20on peut s'interroger
00:46:22sur cette trêve
00:46:24qu'a obtenu
00:46:25Donald Trump,
00:46:26la réouverture
00:46:27du détroit d'Hormuz,
00:46:28ce détroit d'Hormuz
00:46:29qui était déjà ouvert,
00:46:30enfin,
00:46:30qui était ouvert
00:46:31il y a cinq semaines.
00:46:32Il a obtenu
00:46:33la réouverture
00:46:34avec une taxe
00:46:35en plus de plusieurs
00:46:36millions de dollars
00:46:37pour les bateaux
00:46:37qui vont y passer
00:46:39désormais
00:46:39avec cette interrogation
00:46:41sur la politique
00:46:43de Donald Trump.
00:46:44Comment Arnaud Benedetti,
00:46:46vous comprenez
00:46:47qui est-ce
00:46:48qui est-ce
00:46:48qui est-ce
00:46:48qui est-ce
00:46:48qui est-ce
00:46:48qui est-ce
00:46:48qui est-ce
00:46:49qui est-ce
00:46:49qui est-ce
00:46:51qui est-ce
00:46:53respecté ?
00:46:54On va voir.
00:46:55Ce qui est sûr,
00:46:56c'est que vous parliez
00:46:58d'un nouvel revu politique,
00:46:58on a un papier
00:46:59qui a été publié
00:47:00par une de nos
00:47:02contributrices,
00:47:03Fungi Bénédicte,
00:47:05qui analyse la situation
00:47:07avec un appareil
00:47:09un peu théorique
00:47:09complexe,
00:47:10qui est un ouvrage
00:47:11qui avait été publié
00:47:12dans les années 60
00:47:12par un spécialiste
00:47:13de géopolitique,
00:47:14Thomas Schelling,
00:47:15la stratégie du conflit,
00:47:16qui explique bien
00:47:17que, in fine,
00:47:20l'usage même
00:47:21de l'imprévisibilité,
00:47:23parfois,
00:47:24est un élément
00:47:25stratégique
00:47:26et tactique
00:47:26de négociation.
00:47:28Alors, je ne sais pas
00:47:28si Trump va jusque-là,
00:47:30mais en l'occurrence,
00:47:32manifestement,
00:47:33ça a un impact
00:47:34sur le jeu
00:47:36des différents acteurs
00:47:38dans cette affaire.
00:47:40Ce qui est sûr,
00:47:41c'est que, bon,
00:47:42il n'a pas mis
00:47:42ses menaces
00:47:43à exécution.
00:47:45Est-ce que,
00:47:46quelque part,
00:47:48ça fragilise
00:47:50le capital
00:47:50qui est le sien
00:47:51dans son rapport
00:47:52de force
00:47:52qu'il veut imposer
00:47:54aux Iraniens,
00:47:55on ne peut pas le dire
00:47:56véritablement aujourd'hui.
00:47:58Mais, bon,
00:48:00on voit bien
00:48:00que, de toute façon,
00:48:01on est rentré
00:48:02dans une situation
00:48:02particulièrement incertaine
00:48:04de son quoi qu'il arrive,
00:48:05d'un côté
00:48:06comme de l'autre.
00:48:07Et que,
00:48:08par contre,
00:48:09ce qui est vrai,
00:48:09c'est que, bon,
00:48:10le seul levier
00:48:11dont disposent aujourd'hui
00:48:12les Iraniens,
00:48:13qui est un levier,
00:48:14en effet,
00:48:14de pression
00:48:15sur la scène internationale
00:48:16et sur les Américains
00:48:17et sur les Israéliens,
00:48:18c'est le détroit d'Hormuz.
00:48:19Oui, mais Arnaud,
00:48:21à imprévisibles,
00:48:22imprévisibles et demi,
00:48:23c'est bien le problème.
00:48:25Tout le monde est imprévisible
00:48:26dans cette affaire.
00:48:27Avec quelques drones,
00:48:27avec quelques,
00:48:28peut-être,
00:48:29mines,
00:48:30les Iraniens
00:48:31peuvent rendre
00:48:32l'utilisation
00:48:34du détroit d'Hormuz
00:48:34précisément
00:48:35complètement imprévisible
00:48:36et donc tenir en otage,
00:48:38cette fois-ci,
00:48:39l'économie mondiale.
00:48:40C'est un pays
00:48:40qui a pratiqué
00:48:41l'art
00:48:42des prises d'otages,
00:48:44des enlèvements
00:48:46individuels
00:48:47tout au long
00:48:48de son histoire
00:48:49de cette république islamique.
00:48:50C'est quand même
00:48:51un état voyou
00:48:52dans ces pratiques-là
00:48:53mais il y a une chose
00:48:55qui est certaine,
00:48:56c'est qu'ils savent faire.
00:48:57Et je pense que
00:48:58Trump a complètement
00:48:59sous-estimé
00:48:59la capacité
00:49:01de ce régime
00:49:03à justement
00:49:04utiliser
00:49:04des armes sales
00:49:05qui font une dissymétrie,
00:49:07qui font qu'aujourd'hui,
00:49:08c'est quand même
00:49:09Trump qui cherche
00:49:10une porte de sortie.
00:49:11Dans ce conflit,
00:49:11c'est assez évident.
00:49:13Et l'ultimatum,
00:49:14quand on cherche
00:49:15une porte de sortie,
00:49:16c'est un art
00:49:16quand même assez paradoxal.
00:49:18Pour moi,
00:49:18c'est quand même
00:49:20là,
00:49:21passer les premiers jours,
00:49:22les premières étapes,
00:49:23c'est différent peut-être
00:49:24d'ailleurs pour les Israéliens
00:49:25qui ont obtenu
00:49:26beaucoup de choses
00:49:27et qui ont certainement
00:49:28obtenu une grande partie
00:49:29peut-être de leurs objectifs.
00:49:30Mais passer ses premiers jours,
00:49:33c'est maintenant
00:49:33Trump qui cherche
00:49:34une porte de sortie
00:49:34parce qu'il a aussi
00:49:35une pression économique.
00:49:37Et je pense que
00:49:38aux Etats-Unis,
00:49:38les milieux d'affaires
00:49:39doivent être extrêmement inquiets.
00:49:42Et puis,
00:49:42c'est sa base aussi
00:49:43qui va payer
00:49:44l'essence
00:49:45un tout petit peu plus chère.
00:49:46Surtout qu'il a des élections
00:49:48il y a les émits de terme
00:49:49en novembre.
00:49:50Ça, c'est sûr.
00:49:50Alors, on a un auditeur
00:49:52en ligne, Alain,
00:49:54qui nous appelle de Lyon.
00:49:55Bonjour Alain.
00:49:55Vous, vous êtes en colère ?
00:49:57Oui, complètement.
00:49:59Moi, je suis en colère
00:50:00sur une chose toute simple.
00:50:01Un citoyen lambda
00:50:02aujourd'hui menace
00:50:04une personne de mort.
00:50:06Immédiatement,
00:50:07le RAID,
00:50:07la BRI,
00:50:08le SWAT,
00:50:08tous les Etats-Unis
00:50:09ou autres organismes
00:50:10intervient,
00:50:11l'interpelle,
00:50:12à la rigueur
00:50:12lui tire dessus
00:50:13et fin de l'histoire.
00:50:14Et là,
00:50:15on a une personne,
00:50:16un président,
00:50:17Trump,
00:50:17pour ne pas le citer,
00:50:19qui vient
00:50:19pendant plusieurs heures
00:50:21de menacer
00:50:22d'éradiquer
00:50:2290 millions de personnes.
00:50:2490 millions,
00:50:26plus de morts
00:50:26que la Seconde Guerre mondiale.
00:50:29Autant de morts
00:50:29qu'ont représenté
00:50:31le génocide
00:50:32des Amérindiens natifs.
00:50:34C'est invraisemblable.
00:50:35Et là,
00:50:35personne ne dit rien.
00:50:37Il devrait être destitué.
00:50:38L'article 25
00:50:39aurait dû être appliqué.
00:50:41Même dans son parti,
00:50:42ils sont complètement paniqués.
00:50:45Et là,
00:50:45depuis hier,
00:50:46on entend quoi ?
00:50:47Les journalistes,
00:50:48ah oui, c'est bien,
00:50:49ça disserte.
00:50:49Les hommes politiques
00:50:50de tout mort,
00:50:51ça disserte.
00:50:52Il y a quelque chose
00:50:53qui ne va pas du tout.
00:50:54Cette personne
00:50:54a menacé de mort
00:50:5690 millions de personnes.
00:50:58Et là,
00:50:58qu'on ne vienne pas
00:50:59me parler d'un acte de guerre,
00:51:00des 90 millions de personnes,
00:51:02l'immense majorité
00:51:03ne représentait absolument
00:51:03aucun danger,
00:51:05étaient des citoyens
00:51:06long de date
00:51:06qui déjà vivent
00:51:07dans un pays
00:51:08qui les opprime
00:51:08depuis des dizaines d'années.
00:51:10Et là,
00:51:11c'est totalement inadmissible.
00:51:13Et personne n'a l'air choqué
00:51:14par ça.
00:51:14Après, demain,
00:51:15on va s'étonner
00:51:16que les jeunes
00:51:16n'ont plus de morale,
00:51:18ne respectent plus rien,
00:51:19ils sont violents.
00:51:20Mais regardez les gens
00:51:21qu'on leur donne.
00:51:23Lui,
00:51:23il vient de menacer
00:51:2390 millions de personnes.
00:51:25Mais c'est bien.
00:51:26On disserte sur lui.
00:51:27Il a bien fait,
00:51:28il a mal fait.
00:51:28Il a même obtenu
00:51:29la libération
00:51:30du électro d'Hormuz.
00:51:31On va payer un peu
00:51:32plus cher le pétrole
00:51:32parce que maintenant,
00:51:33évidemment,
00:51:33les bateaux vont être taxés.
00:51:35On croit rêver.
00:51:36Au départ,
00:51:37c'était aussi pour se protéger
00:51:41d'une bombe nucléaire.
00:51:43Du nucléaire,
00:51:44on oublie quand même
00:51:45de le dire.
00:51:45C'est quand même
00:51:46l'objectif principal.
00:51:48Je ne mets pas un signe égal
00:51:50entre Trump et les Molas.
00:51:51J'ai du mal,
00:51:52en tout cas.
00:51:52Non.
00:51:53Oui,
00:51:54on ne peut pas comparer
00:51:55Trump et les Molas.
00:51:56Donc,
00:51:56il a quand même dit
00:51:57qu'il voulait rayer
00:51:58de la carte l'État d'Israël.
00:51:59C'est comme ça
00:52:00le point de départ.
00:52:02Oui, Alain.
00:52:02Là,
00:52:02on est dans un pays
00:52:03où les Molas
00:52:04n'ont pas la bombe atomique
00:52:06jusqu'à preuve du contraire.
00:52:07Lui,
00:52:07il a...
00:52:07J'en sais rien.
00:52:08Je ne sais pas comment
00:52:09vous savez, vous.
00:52:10Ils n'ont en aucun cas
00:52:11menacé de tirer
00:52:12une bombe atomique
00:52:13pour qu'il ne soit.
00:52:15On est dans une autre planète.
00:52:16Vous vous rendez compte ?
00:52:17Vous défendez ?
00:52:18Non, je ne défend personne.
00:52:19Une personne peut menacer
00:52:2080 millions d'autres.
00:52:21Non,
00:52:22mais je ne suis pas défendu.
00:52:23La réalité,
00:52:24aujourd'hui,
00:52:24monsieur,
00:52:24c'est que...
00:52:27Les États-Unis
00:52:28ne seraient pas intervenus.
00:52:28C'est précisément pour ça
00:52:30qu'ils interviennent
00:52:30pour ne pas qu'ils l'aient.
00:52:31Bien sûr.
00:52:31D'accord,
00:52:31donc ils ne l'ont pas.
00:52:32Non, mais d'accord,
00:52:33mais ça,
00:52:33je n'ai pas dit le contraire.
00:52:35Je suis d'accord avec vous.
00:52:36Mais l'enrichissement d'uranium,
00:52:38il existe.
00:52:38On le sait.
00:52:39Ça a été prouvé par l'EIA.
00:52:40La volonté pour le régime iranien,
00:52:42c'est d'acquérir
00:52:43la bombe atomique.
00:52:44On est clair là-dessus.
00:52:45Bien évidemment.
00:52:45Et on voit bien pourquoi.
00:52:46Ce n'est pas l'Irak.
00:52:47Oui.
00:52:48Mais après,
00:52:49je comprends ce que dit Alain
00:52:50sur le fait que,
00:52:51effectivement,
00:52:52il y a un président
00:52:52des Etats-Unis
00:52:53dans l'imprévisibilité
00:52:55la plus complète
00:52:56qui improvise
00:52:57d'ailleurs
00:52:57toutes ces déclarations
00:52:58chaque soir
00:52:59et qu'il les change.
00:53:00Maintenant,
00:53:00il faut quand même
00:53:01être aussi objectif
00:53:03et essayer d'être
00:53:05le plus réaliste possible.
00:53:07C'est de dire
00:53:07que cette guerre,
00:53:08elle commence,
00:53:08elle n'a pas commencé
00:53:09au mois de juin dernier.
00:53:10Elle a commencé
00:53:11il y a dix ans
00:53:12quand il y a
00:53:12Mahmoud Ahmadinejad,
00:53:13le président de l'Iran,
00:53:15qui dit qu'il veut
00:53:16son objectif
00:53:17et d'acquérir
00:53:17la bombe atomique
00:53:18pour pouvoir rayer
00:53:19de la carte du monde
00:53:21l'Etat d'Israël.
00:53:22C'est là que ça commence.
00:53:23On peut dire même
00:53:24que ça commence
00:53:24avec ce régime.
00:53:25C'est consubstantiel
00:53:26ce régime.
00:53:26Mais là où je rejoins
00:53:28notre auditeur,
00:53:29c'est qu'il y a quand même
00:53:31des mots qui vont là
00:53:32au-delà
00:53:33de ce qu'on peut entendre
00:53:34réellement.
00:53:34C'est-à-dire que
00:53:35cette idée d'éradiquer,
00:53:37de...
00:53:38D'amérentir,
00:53:39de renvoyer un pays
00:53:39à l'âge de fer.
00:53:40On est vraiment
00:53:41dans des propos
00:53:42qui sont proprement barbares.
00:53:44Et même si ce ne sont
00:53:45que des mots,
00:53:45je pense qu'en politique
00:53:47les mots ont un certain intérêt
00:53:48quand même,
00:53:49un certain pouvoir.
00:53:50Là, on est dans un type
00:53:52vocabulaire
00:53:52qui est réellement...
00:53:53Moi, je suis tout à fait d'accord.
00:53:55Je suis d'accord avec vous, Jean-Pierre.
00:53:56Qui est réellement
00:53:57profondément...
00:53:58Profondément...
00:53:59Choquant.
00:53:59Choquant.
00:54:00Je n'ai pas confiance en Trump.
00:54:02Mais la réalité de la situation
00:54:03aujourd'hui en Iran,
00:54:05c'est que la barbarie,
00:54:06elle n'est pas du côté de Trump,
00:54:07elle est du côté des Mollas
00:54:07qui sont en train de pendre
00:54:09à tour de bras
00:54:09des enfants de 18 ans.
00:54:10Arnaud, moi, je n'attends rien
00:54:11des Mollas.
00:54:12Oui, mais on n'attends rien
00:54:13des Mollas.
00:54:13On ne peut pas faire
00:54:14un signe égal.
00:54:15Je veux dire,
00:54:15on ne peut pas faire
00:54:22et les Mollas.
00:54:23Je n'attends rien
00:54:23de ce régime absolument
00:54:24insomentable.
00:54:25Par contre,
00:54:26j'attends d'un président
00:54:27d'une grande démocratie
00:54:28qui se refuse
00:54:30à employer des mots
00:54:30qui sont des mots
00:54:31profondément barbares
00:54:33et qui, finalement,
00:54:33le font ressembler
00:54:34à ses adversaires.
00:54:34Et puis ensuite,
00:54:36c'est compliqué
00:54:36quand il y a un dirigeant
00:54:38comme lui
00:54:38qui dit, en effet,
00:54:39notre auditeur a raison
00:54:40qu'il veut rayer un pays.
00:54:42Qu'est-ce qu'on va dire
00:54:42à la Corée du Nord
00:54:43et qu'est-ce qu'on va dire
00:54:44à Poutine
00:54:45quand il va tenir
00:54:46des mêmes propos
00:54:47puisqu'on laisse les Américains
00:54:48et un Américain le dire.
00:54:50Donc, notre auditeur,
00:54:52dans cette façon
00:54:53de laisser parler,
00:54:54a évidemment raison.
00:54:55Parce qu'il menace
00:54:56de faire exactement
00:54:57ce que fait la Russie,
00:54:59ce qu'a essayé de faire
00:54:59et continue à faire
00:55:00la Russie en Ukraine.
00:55:01Benjamin,
00:55:02Benjamin Cauchy.
00:55:04Écoutez, moi,
00:55:05je ne suis absolument pas,
00:55:06je n'ai pas sondé
00:55:07les âmes et les cœurs
00:55:09de grands dirigeants mondiaux
00:55:10pour savoir
00:55:10ce qu'ils avaient prévu.
00:55:11Je ne suis pas
00:55:12un géopoliticien de plateau
00:55:13pour le coup.
00:55:14Moi, je vais regarder
00:55:15de façon pragmatique,
00:55:16finalement,
00:55:16ce cessez-le-feu,
00:55:17ce qu'il a eu
00:55:17comme incidence aujourd'hui.
00:55:19je vois que, clairement,
00:55:22les armateurs refusent
00:55:24sur le principe
00:55:25de payer
00:55:26les 2 millions de dollars
00:55:27par passage
00:55:28et qu'aujourd'hui,
00:55:29les grands assureurs
00:55:30mondiaux
00:55:32assurent
00:55:33avec des primes
00:55:33fois 15.
00:55:35Avec des primes
00:55:36fois 15.
00:55:37Donc,
00:55:37de façon très concrète,
00:55:38le cessez-le-feu
00:55:39n'a eu aucune incidence
00:55:40ce matin
00:55:42sur le caractère
00:55:45extrêmement dangereux
00:55:46et instable
00:55:48du Moyen-Orient.
00:55:49On est en train
00:55:49de parler,
00:55:50effectivement...
00:55:51Ça a une conséquence,
00:55:52Benjamin,
00:55:52c'est pour les gens
00:55:53qui sont sous les bombes,
00:55:53pardon,
00:55:54mais nous,
00:55:55on est là
00:55:55de notre petit confort
00:55:58parisien,
00:55:58et tant mieux,
00:55:59on a de la chance,
00:55:59parce qu'on a décidé
00:56:00de ne pas aller à la guerre
00:56:01et tant mieux aussi,
00:56:02pour le coup.
00:56:03Mais pour les gens
00:56:03qui sont sous les bombes,
00:56:04que ce soit en Iran,
00:56:06à Tel Aviv
00:56:07ou dans toute la région,
00:56:07la première conséquence
00:56:09c'est que les bombes
00:56:09elles ont cessé
00:56:09d'être tirées
00:56:10depuis hier soir
00:56:112h du matin.
00:56:12Et je peux vous dire
00:56:13que ça change
00:56:13beaucoup de choses.
00:56:14Ce que je veux dire
00:56:16par là, Alex,
00:56:17c'est qu'il faut être
00:56:17assez pragmatique
00:56:18et très prudent
00:56:19et que...
00:56:20Ah oui, ça c'est autre chose.
00:56:21Que Donald Trump
00:56:25avait fait quasiment
00:56:26un ultimatum
00:56:26tous les deux jours,
00:56:27on perdait notre latin,
00:56:28donc effectivement
00:56:29le degré de confiance
00:56:30ça me nuise
00:56:30et c'était une diplomatie
00:56:31du clash
00:56:32qui effectivement
00:56:33hors des codes
00:56:34et qui correspond peut-être
00:56:35à sa manière
00:56:37de voir le monde
00:56:37avec des rapports bilatéraux
00:56:39extrêmement tendus
00:56:41comme dans du dur business
00:56:42et ça nous choque,
00:56:43ça nous interpelle
00:56:44et ça nous déstabilise.
00:56:45Pour le coup,
00:56:47je compatis évidemment
00:56:48avec les populations locales
00:56:49et évidemment,
00:56:50moins il y aura de bombes
00:56:51et mieux le monde
00:56:52se portera
00:56:53et évidemment
00:56:54les populations sur place.
00:56:55Ce que je suis juste
00:56:56en train de dire
00:56:56c'est que je ne suis pas
00:56:57un général,
00:56:59je ne suis pas
00:56:59dans la tête de Donald Trump.
00:57:00La seule chose factuelle
00:57:01que je peux apporter au débat
00:57:02c'est de constater
00:57:03qu'aujourd'hui
00:57:04les marchés,
00:57:04notamment le marché
00:57:05de l'assurance
00:57:05qui est mon métier,
00:57:06ne voient aucune différence
00:57:08entre hier et aujourd'hui
00:57:09sur les coûts.
00:57:10Donc ils sont extrêmement mesurés.
00:57:11Oui mais ça s'explique.
00:57:13On va en reparler
00:57:14tout de suite après.
00:57:160826 300 300.
00:57:18Donnez-nous votre sentiment.
00:57:20Vous avez raison de le dire.
00:57:21Benjamin,
00:57:21on n'est pas des géopoliticiens
00:57:23mais on peut commenter
00:57:24en tant que citoyen
00:57:27ce qu'on peut ressentir.
00:57:28Je vois les titres
00:57:29sur les chaînes d'info.
00:57:30L'Iran,
00:57:31grand gagnant de la trêve.
00:57:32Dites-nous ce que vous en pensez.
00:57:33A tout de suite
00:57:34sur Sud Radio.
00:57:3510h midi.
00:57:36Le 10h midi.
00:57:37Mettez-vous d'accord.
00:57:39Valérie Expert.
00:57:40De retour avec vous
00:57:41dans le studio de Sud Radio.
00:57:43Et effectivement,
00:57:43cette question
00:57:44qui est le...
00:57:45Est-ce qu'on peut parler
00:57:46d'un gagnant ?
00:57:47C'est un peu court
00:57:48puisque le cessez-le-feu
00:57:50est intervenu hier soir.
00:57:52Mais est-ce que c'est une victoire
00:57:53pour l'Iran ?
00:57:54Est-ce que c'est une défaite
00:57:55aussi pour Israël ?
00:57:57Benjamin Cauchy ?
00:58:00Pour l'instant,
00:58:01c'est une victoire
00:58:02pour la population
00:58:02qui ne souffre plus des bombes.
00:58:05Mais qui continue
00:58:06à être pendu et exécuté.
00:58:07Oui, c'est ça.
00:58:08Absolument.
00:58:08Absolument.
00:58:09Et donc,
00:58:10moi,
00:58:11je n'ai pas l'impression
00:58:11que ce soit une victoire
00:58:12pour l'Iran
00:58:13parce que je pense
00:58:13qu'ils ont été quand même
00:58:14sur un plan militaire
00:58:15relativement acculé.
00:58:17Je ne pense pas
00:58:17que ce soit une victoire
00:58:18pour Donald Trump
00:58:20parce que finalement,
00:58:21au bout de 40 jours
00:58:22de conflit,
00:58:23finalement,
00:58:25le pouvoir iranien
00:58:26est toujours en place
00:58:26qu'on veuille ou non
00:58:27et les exécutions sommaires
00:58:29et la torture
00:58:29de cette détecture
00:58:31des mollas
00:58:31continue et persiste.
00:58:33Donc,
00:58:33pour moi,
00:58:35personne n'est gagnant
00:58:36à ce stade.
00:58:37Personne n'est gagnant.
00:58:38Je ne...
00:58:39Jean-Pierre ?
00:58:40C'est ça qui est tragique.
00:58:42C'est que finalement,
00:58:43aucun des intérêts
00:58:44et finalement,
00:58:45Israël,
00:58:45aujourd'hui,
00:58:46sur son image,
00:58:48en tout cas,
00:58:48l'international,
00:58:49c'est légèrement dégradé aussi.
00:58:50Donc,
00:58:50je pense que personne
00:58:52n'est gagnant
00:58:52dans cette histoire.
00:58:53Après,
00:58:54il faut être prudent
00:58:55parce qu'on est sur
00:58:56un cessez-le-feu
00:58:57qui vient juste
00:58:59d'être à peu près
00:59:01conclu,
00:59:02qui est donc fragile.
00:59:03C'est un processus.
00:59:05Ce qu'on peut dire,
00:59:05c'est qu'il y a un début
00:59:06de processus
00:59:07de désescalade,
00:59:08ce qui est quand même,
00:59:09de mon point de vue,
00:59:10plutôt une bonne chose.
00:59:12Et je pense,
00:59:13du point de vue des Américains,
00:59:14aussi une bonne chose
00:59:15parce que je suis persuadé
00:59:16que maintenant,
00:59:16ils cherchent
00:59:17une porte de sortie.
00:59:19Peut-être que les Israéliens
00:59:20ne cherchaient pas
00:59:20une porte de sortie,
00:59:21mais visiblement,
00:59:22Donald Trump
00:59:22cherchait une porte de sortie.
00:59:24Après, du coup,
00:59:25savoir qui a gagné
00:59:26et qui a perdu
00:59:27ces affaires-là
00:59:28se mesure sur du très très long terme
00:59:31parce qu'il est certain
00:59:33que pour le régime iranien
00:59:34aujourd'hui,
00:59:36c'est une victoire,
00:59:37juste simplement,
00:59:38le fait d'exister
00:59:39et d'avoir survécu
00:59:42à une opération
00:59:43aussi massive.
00:59:45Et le régime iranien
00:59:46a prouvé que,
00:59:47même avec un guide suprême
00:59:49dont on ne sait même pas
00:59:50s'il est mort
00:59:51ou s'il est vivant,
00:59:53où est-ce qu'il est,
00:59:54dans quel état il est,
00:59:55le régime persiste
00:59:57et garde le contrôle
00:59:59de sa population.
01:00:00Donc, c'est une victoire.
01:00:01Mais où est-ce qu'on en sera
01:00:02dans 15 jours,
01:00:04dans un mois,
01:00:05dans un an
01:00:06ou dans 10 ans ?
01:00:07Ça, évidemment,
01:00:07personne ne le sait.
01:00:08Donc, c'est pour ça
01:00:08qu'il faut être, je pense,
01:00:09extrêmement prudent.
01:00:10Même dans une semaine.
01:00:11Et même dans une semaine.
01:00:13Un auditeur me dit
01:00:14que la seule constante
01:00:15et cohérence sur Trump,
01:00:16c'est le business.
01:00:16Alors, la fermeture prolongée
01:00:17du Détroit d'Hormuz
01:00:18mettait en difficulté
01:00:19l'économie américaine.
01:00:21Ça, il pouvait y penser avant.
01:00:22Il s'en fout du Détroit d'Hormuz.
01:00:24Oui, parce qu'il a son pétrole.
01:00:26Lui, son pétrole,
01:00:26ce n'est pas le sien.
01:00:27Donc, à la limite,
01:00:28il est en train de faire passer
01:00:29à la facture.
01:00:30Non, il y a des conséquences.
01:00:31Ça a un impact
01:00:32sur l'économie mondiale.
01:00:33Sur l'économie mondiale, peut-être.
01:00:34Mais dans l'économie américaine.
01:00:36C'est dans l'économie américaine.
01:00:37Mais je veux dire,
01:00:38lui, il ne va rien payer
01:00:38sur le Détroit d'Hormuz.
01:00:39Il est en train de faire payer
01:00:40la facture pour les Européens
01:00:42qui n'ont même pas participé
01:00:44à cette guerre.
01:00:45Si l'économie mondiale
01:00:47entre en crise profonde,
01:00:48moi, je ne suis pas non plus
01:00:49un spécialiste de l'économie,
01:00:51mais on voit bien
01:00:52ce qui est en train de se passer.
01:00:54C'est que si l'économie mondiale
01:00:55entre en récession
01:00:56à cause de cette crise,
01:00:58c'est évidemment pas bon
01:01:00pour les Etats-Unis non plus.
01:01:01Mais pas directement.
01:01:02C'est ça que je veux vous dire.
01:01:03Sur un point de vue économique.
01:01:04On verra au mid-terme.
01:01:05Oui, mais mid-terme,
01:01:07c'est autre chose.
01:01:08C'est la politique intérieure.
01:01:09Là, c'est un problème.
01:01:10Non, parce que les Américains
01:01:11vont voter avec leur portefeuille.
01:01:13Non, ils vont voter
01:01:14ce qu'il avait promis
01:01:15qu'il ne ferait pas la guerre
01:01:15et qu'il a fait la guerre.
01:01:17Ça leur fait deux raisons.
01:01:18Ça leur fait deux raisons.
01:01:19Mais principalement,
01:01:20c'est America first.
01:01:21Et je peux vous dire
01:01:22qu'America first,
01:01:22c'est surtout sur le patriotisme américain
01:01:24qui est en train de se passer
01:01:25et en train de tourner.
01:01:26Mais juste pour répondre
01:01:27à votre question,
01:01:28qui a gagné,
01:01:28qui a perdu ?
01:01:29Personne n'en sait rien
01:01:29pour une simple et unique raison.
01:01:31C'est qu'hier,
01:01:32les dix points qui ont été avancés
01:01:33par l'Iran,
01:01:34vous avez deux textes différents.
01:01:35Vous avez un texte en farcie
01:01:36qui a été publié par les Iraniens,
01:01:38qui a été envoyé à la population.
01:01:40La population l'a relayé
01:01:41à des journalistes,
01:01:42à des journalistes européens.
01:01:43On est parti de ce texte-là.
01:01:44Et vous avez un texte
01:01:45qui a été rédigé
01:01:45toujours par les Iraniens,
01:01:47en anglais,
01:01:48et où on ne parle pas
01:01:49de continuer à enrichir
01:01:50l'uranium de la part des Iraniens.
01:01:52Et c'est ce texte-là
01:01:53qui a été accepté
01:01:53par l'administration américaine.
01:01:55Vraiment, moi je vous dis,
01:01:56là tout le monde est perdu.
01:01:57L'incertitude,
01:01:58on dit que la guerre,
01:01:58ça fait du mal à l'économie,
01:02:00ça fait du mal
01:02:00aux relations géopolitiques.
01:02:01Mais là, l'incertitude,
01:02:02on va la payer aussi.
01:02:03Parce qu'il n'y a qu'un jour
01:02:04qui s'ouvre de négociations
01:02:05qui doivent commencer
01:02:06vendredi à Islamabad.
01:02:07Personne ne sait
01:02:08sur quoi on va négocier.
01:02:09Et pardon,
01:02:10mais je ne crois pas,
01:02:11je ne crois pas aujourd'hui,
01:02:12que les Américains
01:02:13soient prêts à accepter
01:02:14que les Iraniens
01:02:15continuent à s'enrichir
01:02:16en uranium.
01:02:17Non, alors ça fait partie...
01:02:18Non, mais c'est pas possible.
01:02:19Ça fait partie,
01:02:20et le plan publié
01:02:21par le Conseil suprême
01:02:22de la sécurité,
01:02:23alors je cite,
01:02:25inclut,
01:02:25l'Iranien,
01:02:26le principe de non-agression,
01:02:27la poursuite du contrôle
01:02:28iranien du détroit d'Hormuz,
01:02:29l'acceptation
01:02:30de l'enrichissement.
01:02:31Mais selon le texte
01:02:32écrit en farcie.
01:02:34La levée de toutes
01:02:35les sanctions primaires.
01:02:36Écrit en anglais.
01:02:36Ah oui.
01:02:37Et donc ça a été
01:02:38sur cette base-là.
01:02:39Parce qu'effectivement,
01:02:39Donald Trump
01:02:40cherchait une sortie
01:02:41de guerre.
01:02:42Parce que bon,
01:02:43la guerre,
01:02:44d'abord,
01:02:44les Américains
01:02:45ne supportent plus ça.
01:02:46Premièrement,
01:02:47quand ils voient
01:02:47qu'il y a des soldats
01:02:48qui sont morts,
01:02:49certains qui ont pu
01:02:49être capturés,
01:02:50ils veulent sortir
01:02:51de cette guerre.
01:02:52Voilà.
01:02:52Et ça, c'est le premier point.
01:02:53Et deuxième point,
01:02:54c'était aussi
01:02:55le but de guerre
01:02:56de Donald Trump.
01:02:57Effectivement,
01:02:58il y a du business.
01:02:58C'est certain.
01:02:59Et d'ailleurs,
01:02:59quand il parle
01:03:00de réouvrir le droit d'Hormuz,
01:03:02effectivement,
01:03:02il va aller chercher son dû.
01:03:03C'est sûr et certain.
01:03:05Mais dans les dix points
01:03:05que vous annoncez,
01:03:06le fait de la reconstruction
01:03:07de l'Iran.
01:03:08La reconstruction de l'Iran.
01:03:09Comment elle va s'effectuer ?
01:03:10Les Américains ne vont pas payer.
01:03:12On sait toujours
01:03:13comment on commence une guerre.
01:03:14On ne sait jamais
01:03:14comment on la termine.
01:03:15Et on a cette idée
01:03:16qu'une guerre peut être rapide.
01:03:17La guerre n'est jamais rapide,
01:03:19d'ailleurs.
01:03:19Jamais,
01:03:20en l'occurrence.
01:03:20C'est-à-dire qu'on souhaiterait,
01:03:22évidemment,
01:03:23que ça prenne fin
01:03:23le plus rapidement possible,
01:03:24que le régime iranien
01:03:26s'effondre,
01:03:26parce que c'est un régime,
01:03:27encore une fois,
01:03:29tyrannique,
01:03:30totalitaire,
01:03:30qui constitue une menace
01:03:32pour,
01:03:33non seulement,
01:03:33l'ordre régional,
01:03:34mais aussi pour
01:03:35l'ordre mondial.
01:03:37Mais la guerre,
01:03:39inévitablement,
01:03:39c'est un processus
01:03:40qui est toujours long.
01:03:41Toutes les guerres sont longues.
01:03:43Les Allemands pensent
01:03:44avoir gagné la guerre
01:03:45lorsqu'ils gagnent
01:03:46avec la Blitzkrieg
01:03:49au printemps 1940.
01:03:51Ben non,
01:03:51ils n'ont pas gagné la guerre.
01:03:52Ils ont gagné une bataille,
01:03:53mais pas la guerre,
01:03:54comme le dira
01:03:54le général de Gaulle.
01:03:56Et là,
01:03:56d'une certaine façon,
01:03:57on est rentré
01:03:57dans un moment de,
01:03:59en effet,
01:04:00on le dit,
01:04:00c'est presque trivial de lire,
01:04:01de très très grande incertitude.
01:04:03On a un Donald Trump
01:04:04qui est confronté
01:04:05à une opinion publique
01:04:06de façon américaine
01:04:06qui a toujours été isolationniste.
01:04:08C'est la tradition américaine.
01:04:10Il n'est pas le seul président américain.
01:04:11D'ailleurs,
01:04:11je tiens quand même
01:04:12à le dire
01:04:12sur le plan historique,
01:04:13à avoir promis
01:04:14qu'il n'interviendrait pas
01:04:15sur les affaires du monde
01:04:16et à se faire élire
01:04:18également là-dessus.
01:04:19Je rappelle que le président Wilson,
01:04:20en 1916,
01:04:21se fait élire
01:04:21sur un programme isolationniste.
01:04:2312 mois plus tard,
01:04:25il envoie les boys
01:04:25sur le front européen.
01:04:29Donc,
01:04:29ce n'est pas nouveau
01:04:29dans l'histoire américaine.
01:04:30Sauf que Wilson
01:04:31avait quand même
01:04:32une cohérence
01:04:32qui apparaissait,
01:04:33en tout cas à première vue,
01:04:34un peu plus grande
01:04:34que celle de Trump.
01:04:36Donc,
01:04:37le vrai sujet,
01:04:38moi je pense quand même,
01:04:39c'est que,
01:04:40au-delà de ce qu'on pense
01:04:41de Trump,
01:04:42au-delà de ce qu'on pense
01:04:43de l'intervention israélienne,
01:04:45c'est qu'on a
01:04:46une vraie menace mondiale
01:04:48en Iran,
01:04:49clairement.
01:04:50Et qu'aujourd'hui,
01:04:52malheureusement,
01:04:52ce qu'il faut constater,
01:04:53c'est que
01:04:54les Occidentaux
01:04:54sont incapables aussi
01:04:55de se mettre d'accord
01:04:57vis-à-vis de cette menace.
01:04:58Je veux dire,
01:04:58c'est quand même
01:04:58un régime qui,
01:04:59depuis 47 ans,
01:05:00non seulement opprime son peuple,
01:05:02mais c'est un régime
01:05:03qui menace
01:05:04la sécurité mondiale,
01:05:05c'est un régime terroriste,
01:05:07c'est un régime
01:05:07qui envoie des proxys
01:05:08d'Iran
01:05:10assassiné des opposants
01:05:11sur le sol européen
01:05:13et ailleurs,
01:05:14c'est un régime
01:05:14en tout point détestable.
01:05:16Et moi,
01:05:16ce qui me gêne,
01:05:17si vous voulez,
01:05:17dans la façon dont on en parle
01:05:18aujourd'hui,
01:05:18depuis plusieurs semaines,
01:05:20c'est qu'on oublie
01:05:23cette réalité-là
01:05:23de ce qu'est le régime,
01:05:25de ce qu'est ce régime.
01:05:27C'est quand même
01:05:27un régime
01:05:28qui est absolument
01:05:29abominable
01:05:30et qui est un régime
01:05:30dangereux.
01:05:31Alors,
01:05:31je ne dis pas que
01:05:32la façon dont les Américains
01:05:33mènent cette guerre
01:05:35est en tout point
01:05:38parfaite,
01:05:39est en tout point
01:05:40compréhensible surtout
01:05:41parce qu'on ne sait pas
01:05:42quels sont les...
01:05:43Le problème de Trump,
01:05:43c'est qu'on ne sait pas
01:05:44quels sont ses buts de guerre.
01:05:45On ne sait pas véritablement
01:05:46quels sont ses buts de guerre.
01:05:47Il ne le dit pas clairement.
01:05:49Donc,
01:05:49c'est ce qui nourrit
01:05:50en effet l'incertitude,
01:05:51c'est ce qui nourrit
01:05:52l'incompréhension,
01:05:53c'est ce qui nourrit
01:05:54les malentendus.
01:05:55Arnaud,
01:05:55que ce soit un régime
01:05:56abominable et dangereux,
01:05:57je pense qu'on se rend...
01:05:57Il faut le répéter quand même
01:05:58parce que ce n'est pas évident
01:05:59sur un certain nombre
01:06:00de plateaux de télé.
01:06:00Je suis désolé.
01:06:09P.T. a pendu un gamin
01:06:10de 18 ans il y a 3 jours
01:06:11comme si c'était un régime
01:06:14finalement banalisé.
01:06:15Voilà,
01:06:16on est quand même face
01:06:16à une espèce de monstruosité
01:06:18quand même en face de nous.
01:06:19On est d'accord
01:06:20que c'est un régime...
01:06:20Enfin, en tout cas,
01:06:21personnellement,
01:06:22ça ne me fait pas
01:06:22le nombre d'un doute,
01:06:23c'est un régime abominable
01:06:24et dangereux.
01:06:25La question du coup,
01:06:26c'est est-ce qu'il est
01:06:27plus faible
01:06:28et plus près de sa chute
01:06:29aujourd'hui
01:06:30qu'il ne l'était avant ?
01:06:32Ça, ça reste à prouver.
01:06:33Voilà, ça reste à prouver.
01:06:34Et donc, par rapport
01:06:35à ce raisonnement
01:06:35qui dit qu'il faut se débarrasser
01:06:37de ce régime,
01:06:39on n'est pas plus près
01:06:40aujourd'hui
01:06:41qu'on y était
01:06:41avant cette opération.
01:06:43Je ne suis pas sûr
01:06:44qu'on l'ait affaibli.
01:06:45On avait quand même
01:06:46un régime qui était
01:06:49quand même
01:06:50massivement contesté
01:06:51par sa population
01:06:52et qui ne s'en est sorti
01:06:53que par une répression
01:06:55absolument semblante,
01:06:57un massacre
01:06:59absolument épouvantable
01:06:59de sa population.
01:07:01Et aujourd'hui,
01:07:02qu'est-ce qui se passe
01:07:03en Iran ?
01:07:03On a un régime
01:07:04qui tient
01:07:05et une population
01:07:05qui fait le dos rond
01:07:07parce qu'elle n'a pas
01:07:07le choix.
01:07:08Donc, je ne suis pas sûr
01:07:09qu'on ait vraiment
01:07:10beaucoup progressé
01:07:11par rapport
01:07:12à cela.
01:07:13Oui.
01:07:14Moi, je pense
01:07:14qu'on n'en sait rien
01:07:15en réalité.
01:07:16Non.
01:07:17Bonsoir.
01:07:17Voilà, donc on verra
01:07:18dans les semaines qui viennent.
01:07:20Je ne sais pas
01:07:20si on l'a affaibli.
01:07:21En tout cas,
01:07:21quand vous faites le bilan
01:07:23de tous les gens
01:07:23qui ont disparu
01:07:24du côté iranien
01:07:25qui dirigeait ce régime,
01:07:27je crois qu'il y en a
01:07:28quand même beaucoup
01:07:29après sur le fait
01:07:30qu'ils aient...
01:07:30Mais ça n'a apparemment
01:07:31rien changé.
01:07:32On n'en sait rien.
01:07:33On n'en sait rien.
01:07:34C'est peut-être le début
01:07:35de la fin.
01:07:36Peut-être que justement,
01:07:36il va y avoir une période
01:07:37d'accalmie
01:07:38qui va permettre
01:07:38aux viraniens...
01:07:39Je ne sais pas.
01:07:39Je n'en sais rien.
01:07:40À suivre.
01:07:41On se retrouve, nous,
01:07:42dans un instant
01:07:43avec vous.
01:07:44On va parler
01:07:44peut-être du retour
01:07:46de Jacques Paris
01:07:46et Cécile Collère
01:07:47et puis de Christophe Glez
01:07:49qui est toujours
01:07:50emprisonné
01:07:51en Algérie.
01:07:52On se retrouve
01:07:53dans un instant
01:07:54avec vous
01:07:54sur Sud Radio.
01:07:55à tout de suite.
01:07:57Le 10h midi,
01:07:58mettez-vous d'accord
01:07:59Valérie Expert.
01:08:01Il y a quand même
01:08:02des bonnes nouvelles
01:08:02dans ce marasme.
01:08:04La libération
01:08:05de Cécile Collère
01:08:06et Jacques Paris
01:08:06avec plus de 3 ans
01:08:08de détention
01:08:09en Iran.
01:08:11Ils sont arrivés
01:08:11ce matin
01:08:12à Paris.
01:08:14Ça ne doit pas...
01:08:14Alors, peut-être un mot
01:08:15sur cette libération.
01:08:16Est-ce qu'on doit y voir
01:08:17un lien
01:08:18avec l'attitude
01:08:19d'Emmanuel Macron
01:08:21sur l'Iran ?
01:08:23Benjamin,
01:08:24ça semble vous inspirer.
01:08:26C'est ce que ça m'inspire.
01:08:27En tout cas, déjà,
01:08:28je me félicite
01:08:29que deux de nos compatriotes
01:08:30soient enfin de retour
01:08:32sur le sol de France.
01:08:34Si les efforts diplomatiques
01:08:36d'Emmanuel Macron
01:08:37ont permis leur libération,
01:08:39saluons les efforts diplomatiques
01:08:41de tout le personnel
01:08:42d'État et militaire
01:08:44qui a été mobilisé
01:08:46pour leur libération.
01:08:46En tout cas,
01:08:47je crois qu'ils étaient déjà...
01:08:49En fait,
01:08:49ils étaient enfermés
01:08:50dans notre ambassade,
01:08:51je crois,
01:08:51depuis leur libération.
01:08:52Oui, il y a un rédentement.
01:08:53Depuis plusieurs mois,
01:08:54ils étaient assignés
01:08:56à résidence
01:08:56à l'ambassade.
01:08:57Donc, c'est une bonne nouvelle
01:08:58qu'ils puissent s'extirper.
01:08:59Est-ce que ce sont les raisons
01:09:00pour lesquelles
01:09:01Emmanuel Macron
01:09:02a toujours tenté
01:09:03de ménager
01:09:04la chèvre et le chou
01:09:05depuis le début
01:09:05du conflit en Iran ?
01:09:06C'est fort probable.
01:09:08En tout cas,
01:09:09c'est une bonne nouvelle.
01:09:10N'oublions pas
01:09:11ceux qui sont enfermés ailleurs.
01:09:12C'est surtout ça.
01:09:13Je vais peut-être
01:09:13plus laisser la parole
01:09:14à Arnaud
01:09:15sur ce plateau,
01:09:16sur ce sujet.
01:09:17Mais en tout cas,
01:09:17on s'en félicite, évidemment.
01:09:19Oui.
01:09:19Arnaud,
01:09:23ça faisait quand même
01:09:25quatre ans
01:09:26qu'ils étaient en Iran.
01:09:28Plus de six mois
01:09:29ou huit mois
01:09:30à l'ambassade de France
01:09:32à Téhéran.
01:09:33On pouvait imaginer
01:09:34qu'en effet,
01:09:35compte tenu de la situation,
01:09:36ce n'était pas évident
01:09:36de pouvoir
01:09:37les faire sortir.
01:09:39Il faut s'en féliciter.
01:09:40Et pour le coup,
01:09:41bravo à notre diplomatie.
01:09:42Je crois que
01:09:44le sultanat d'Omame
01:09:46a joué un rôle important
01:09:47dans cette affaire aussi.
01:09:49Comme très souvent,
01:09:49d'ailleurs,
01:09:50il faut le voir
01:09:50dans les affaires d'otages,
01:09:52les tiers jouent
01:09:53un rôle absolument essentiel.
01:09:55Ça a été le cas,
01:09:56notamment,
01:09:56on s'en souvient,
01:09:57avec Boilem
01:09:58et l'Allemagne
01:09:59pour sa libération.
01:10:01Et rappeler que
01:10:02Christophe Glees,
01:10:03c'était d'ailleurs
01:10:03votre coup de projecteur,
01:10:05est toujours détenu
01:10:08en Algérie.
01:10:09Alors,
01:10:09vous savez qu'il y a
01:10:09une visite
01:10:11du pape
01:10:12bientôt
01:10:13en Algérie,
01:10:15le 13 et le 14 avril.
01:10:18Et évidemment,
01:10:19tous les regards
01:10:20sont tournés
01:10:21vers cette visite,
01:10:23en espérant peut-être
01:10:24qu'à l'occasion
01:10:25de cette visite,
01:10:26les Algériens
01:10:27procéderont
01:10:28à un geste
01:10:28de...
01:10:30C'est même pas
01:10:31de clémence,
01:10:31en tout cas,
01:10:32un geste d'humanité
01:10:33vis-à-vis de Christophe Glees
01:10:34qui est en Algérie
01:10:35depuis le mois de mai
01:10:372024.
01:10:37Il faut le rappeler,
01:10:38quand même,
01:10:39ça fait très longtemps.
01:10:39Il a été bloqué
01:10:41en Algérie,
01:10:42d'abord mis sous contrôle
01:10:42judiciaire,
01:10:43puis ensuite
01:10:44emprisonné
01:10:45l'année dernière.
01:10:47Mais en fait,
01:10:48sa durée,
01:10:48j'allais dire,
01:10:49de rétention
01:10:50et de détention
01:10:50en Algérie
01:10:51est beaucoup plus longue
01:10:51que celle de Bolem Sansal,
01:10:53qui restait un an.
01:10:54Ça fera deux ans
01:10:56au mois de mai,
01:10:57c'est-à-dire
01:10:57dans un mois.
01:11:00Alors,
01:11:01on espère un geste,
01:11:02mais quand on regarde
01:11:03la presse algérienne
01:11:03et ça m'arrive
01:11:04de la regarder,
01:11:05c'est que,
01:11:06très franchement,
01:11:07je veux dire,
01:11:09sur la possibilité
01:11:10que malheureusement,
01:11:11Christophe Glein
01:11:12soit libéré
01:11:14assez rapidement.
01:11:15Je le souhaite
01:11:16et on le souhaite
01:11:16ardemment.
01:11:17Mais moi,
01:11:18je suis frappé d'une chose,
01:11:18c'est que finalement,
01:11:19personne n'en parle.
01:11:20très peu.
01:11:21Nous,
01:11:21au niveau du comité de soutien,
01:11:22on nous a souvent interrogés,
01:11:24on nous a dit,
01:11:25mais vous n'en parlez pas,
01:11:25mais parce que tout simplement,
01:11:26on nous a dit
01:11:26de ne pas en parler.
01:11:28À un moment donné,
01:11:29clairement,
01:11:29on était le comité de soutien
01:11:30international à Bolem Sansal,
01:11:33on était prêts,
01:11:34bien évidemment,
01:11:34à se mobiliser,
01:11:35mais on nous a largement dit,
01:11:38surtout,
01:11:38ne vous en mêlez pas.
01:11:40Moi,
01:11:40ce que je constate,
01:11:41en tout cas,
01:11:41c'est que la stratégie,
01:11:42en tout cas,
01:11:43qui a été adoptée
01:11:44depuis deux ans,
01:11:45c'est-à-dire
01:11:45une stratégie de réserve,
01:11:47de silence,
01:11:48est une stratégie
01:11:49qui,
01:11:49malheureusement,
01:11:50je suis forcé de le constater
01:11:52et de le dire à nouveau,
01:11:53ne porte pas ses fruits.
01:11:56J'ai des doutes,
01:11:56si vous voulez,
01:11:57pourquoi j'ai des doutes ?
01:11:58Parce qu'il y a un nombre
01:12:00de contentieux incalculables
01:12:01avec l'Algérie,
01:12:02entre Paris et Alger,
01:12:03et notamment,
01:12:04il y a un contentieux
01:12:05lié à ce qu'on appelle
01:12:06l'affaire Amir des Aides.
01:12:07L'affaire Amir des Aides,
01:12:09c'est cet influenceur algérien
01:12:10que les services algériens
01:12:11ont tenté d'enlever
01:12:13il y a un peu plus d'un an,
01:12:15il y a un an et demi maintenant,
01:12:16en avril 2024,
01:12:17justement,
01:12:17et vous avez un agent
01:12:20du consulat algérien à Créteil
01:12:22qui a été arrêté
01:12:24et qui est toujours emprisonné.
01:12:27Et les Algériens,
01:12:29on le sait,
01:12:29souhaitent la libération
01:12:30de cet agent consulaire,
01:12:31mais si vous voulez,
01:12:32à la différence fondamentale
01:12:33de la justice algérienne,
01:12:34c'est que la justice française,
01:12:36elle,
01:12:37elle est indépendante
01:12:38et qu'aucune pression
01:12:39ne peut s'exercer
01:12:40sur le parquet national
01:12:41antiterroriste.
01:12:42Ce qui est logique
01:12:43et légitime d'ailleurs
01:12:44au demeurant.
01:12:45Oui,
01:12:45oui,
01:12:46non mais...
01:12:47Après,
01:12:48Arnaud,
01:12:49le marché des otages,
01:12:50parce que c'est toujours
01:12:50un marché,
01:12:51les otages,
01:12:53il y a toujours quelque chose
01:12:54qui doit être versé,
01:12:56même si ce n'est pas forcément
01:12:57de l'argent,
01:12:58mais il y a une forme
01:12:58de marchandage
01:13:00et il y a bien
01:13:01un rapport de force.
01:13:02Et c'est vrai que c'est toujours
01:13:03un dilemme,
01:13:03je ne vous apprends rien,
01:13:06savoir s'il faut parler
01:13:06ou ne pas parler
01:13:09autour de...
01:13:10D'aider de ceux
01:13:11qui sont détenus.
01:13:12Oui,
01:13:12parce que ça fait monter,
01:13:13dit-on aussi,
01:13:14la valeur
01:13:17de l'otage concerné,
01:13:18puisqu'il faut parler
01:13:19d'otages,
01:13:19dans le cas,
01:13:20ce sont des otages.
01:13:21Quand on voit
01:13:22les raisons,
01:13:23enfin,
01:13:23quelle que soit
01:13:24la détention arbitraire,
01:13:26mais les raisons
01:13:26pour lesquelles...
01:13:28C'est des otages politiques.
01:13:28Que ce soit
01:13:29Ouboilem-Samsal
01:13:30ou Christophe Glez,
01:13:31effectivement...
01:13:31Effectivement,
01:13:32est-ce que la venue
01:13:33du pape
01:13:33peut permettre
01:13:34de débloquer
01:13:36des choses ?
01:13:38Je ne sais pas.
01:13:39Bon,
01:13:39le cardinal Vesco,
01:13:41l'archevêque d'Alger,
01:13:43serait en bonne position
01:13:44de médiation
01:13:46parce qu'il entretient
01:13:47de bons rapports
01:13:48avec tout le monde.
01:13:49Mais d'autre côté,
01:13:50on n'a pas vu
01:13:51des choses tellement...
01:13:53Bouger,
01:13:53oui.
01:13:53Bouger.
01:13:54Oui,
01:13:54Alex ?
01:13:55Non,
01:13:56d'abord,
01:13:56effectivement,
01:13:57je suis très heureux
01:13:57de voir ces deux otages
01:13:59revenir sur le sol français
01:14:00et c'est super.
01:14:01Après,
01:14:03je remarque quand même
01:14:03un changement
01:14:04de méthode
01:14:06de la part du gouvernement
01:14:07parce que même
01:14:08s'ils ne parlent pas,
01:14:09je ne trouve pas
01:14:10qu'ils revendiquent
01:14:11non plus beaucoup
01:14:12les choses.
01:14:12Vous voyez,
01:14:13il y a quelques années,
01:14:13on aurait quand même eu
01:14:14un président de la République
01:14:15qui aurait été chercher
01:14:15ces otages.
01:14:17à la descente
01:14:18de l'avion.
01:14:19Là,
01:14:19ce matin,
01:14:20on les voit arriver
01:14:21et tant mieux,
01:14:22en bonne santé,
01:14:23mais pas reçus
01:14:24par le président
01:14:24de la République.
01:14:25C'est vrai.
01:14:26Vous avez raison.
01:14:26Je trouve ça un peu
01:14:28dommage.
01:14:29Alors après,
01:14:29si ça a marché...
01:14:31Et pourquoi ?
01:14:31Je ne pourrais pas vous dire,
01:14:33je ne sais pas,
01:14:33c'est une doctrine.
01:14:35Et d'ailleurs,
01:14:36Emmanuel Macron,
01:14:37je ne crois pas
01:14:37qu'il ait reçu
01:14:38Boualem-Sansa.
01:14:39Il l'a reçu en toute discrétion,
01:14:41il faut le reconnaître
01:14:42en l'occurrence
01:14:43dès son arrivée à Paris.
01:14:44Très bien,
01:14:45mais je ne le savais pas.
01:14:46Mais effectivement,
01:14:47vous avez raison,
01:14:47d'habitude,
01:14:48on accueillait les otages
01:14:49du président de la République.
01:14:50C'est peut-être un message
01:14:51aussi auprès de l'Iran,
01:14:52mais là où il faut
01:14:53reconnaître aussi une chose,
01:14:54c'est qu'Emmanuel Macron
01:14:54a toujours gardé
01:14:55le fil diplomatique
01:14:55avec les Iraniens.
01:14:57Et il a toujours
01:15:01insisté pour échanger
01:15:02avec eux
01:15:02et pour discuter avec eux
01:15:03et que sans doute,
01:15:04ça a servi
01:15:05dans cette négociation
01:15:08pour le retour
01:15:08de Jacques Paris
01:15:11et Cécile Collère.
01:15:12Benjamin,
01:15:13sur Christophe Blaise,
01:15:16on ne voit pas beaucoup,
01:15:19on n'a pas beaucoup d'espoir.
01:15:21On ne voit pas beaucoup
01:15:21de sportifs,
01:15:22c'est mobilisés aussi.
01:15:23Les footballeurs,
01:15:24on les attend.
01:15:25Je rappellerai toujours
01:15:26quand même que
01:15:26Be In Sports
01:15:27c'est mobilisé.
01:15:28Oui, ça c'est vrai.
01:15:28Je trouve que c'est très important
01:15:29et très intéressant
01:15:30de le signaler.
01:15:31Pourquoi ?
01:15:32Parce que Be In Sports
01:15:33c'est quand même une chaîne
01:15:33qui est détenue par les Qataris
01:15:35et qu'ils ont fait
01:15:36les seuls médias sportifs
01:15:38enfin les seuls noms
01:15:39parce que l'équipe
01:15:40a quand même fait
01:15:41deux, trois informations
01:15:42et deux, trois encarts
01:15:43mais en tout cas massivement
01:15:45qui s'est mobilisé
01:15:46lors de matchs de football
01:15:47qui a donné la parole
01:15:48aux parents de Christophe Glaze
01:15:49et donc je trouve
01:15:50que c'est intéressant
01:15:51quand même de le signaler
01:15:51mais c'est vrai
01:15:52qu'on ne voit pas
01:15:52beaucoup de sportifs
01:15:53de très haut niveau
01:15:54prendre la parole
01:15:55pour appeler à la libération
01:15:56de ce journaliste
01:15:57parce qu'il est journaliste.
01:15:59Oui, Benjamin,
01:16:00il y en a ajouté ?
01:16:02Non, juste que
01:16:03voilà,
01:16:04Christophe Glaze
01:16:04est une pièce
01:16:06d'un puzzle très compliqué
01:16:08entre la France
01:16:09et l'Algérie
01:16:10et il n'est malheureusement
01:16:12au-delà de sa propre personne
01:16:14il n'est qu'un élément
01:16:15dans les conflits
01:16:16et je crois qu'il faut
01:16:17encore une fois
01:16:18prendre de la hauteur
01:16:19et espérer qu'il rentre
01:16:20le plus vite possible
01:16:20mais encore une fois
01:16:22espérons
01:16:23que le pape
01:16:25puisse intercéder
01:16:26en sa faveur
01:16:27on peut croire au miracle
01:16:27mais ce n'était pas
01:16:29qu'il y a quelques jours
01:16:30alors moi
01:16:31je crois que ces pays-là
01:16:34nécessitent un véritable
01:16:35rapport de force
01:16:36et qu'aujourd'hui
01:16:37la diplomatie
01:16:38française
01:16:39me paraît
01:16:40un peu trop conciliante
01:16:41parfois avec des gens
01:16:42qui nous maltraitent
01:16:43Jean-Pierre ?
01:16:44Je rebondis
01:16:44sur l'histoire
01:16:45des miracles
01:16:46je crois volontiers
01:16:48aux miracles
01:16:48en tant que catholique
01:16:49mais je crois surtout
01:16:50à la capacité
01:16:52là je parle du Saint-Siège
01:16:53c'est-à-dire vraiment
01:16:54le Vatican
01:16:55en tant qu'État
01:16:57avec sa tradition diplomatique
01:16:59et sa capacité
01:17:00à parler à tout le monde
01:17:01c'est quelque chose
01:17:02qui peut parfois choquer
01:17:03parce que
01:17:04dans l'histoire
01:17:06du Vatican
01:17:07les papes
01:17:07ont toujours parlé
01:17:08à tout le monde
01:17:09y compris aux méchants
01:17:10ils ont toujours reçu
01:17:11les gens les plus patibulaires
01:17:14mais ça leur donne
01:17:14une capacité
01:17:15de médiation
01:17:17qui est absolument unique
01:17:19et par exemple
01:17:20alors ça ne marche pas toujours
01:17:21mais quand
01:17:22il s'agissait
01:17:23avant l'opération
01:17:25au Venezuela
01:17:27il y a eu
01:17:27une tentative
01:17:28de médiation
01:17:29du Vatican
01:17:30pour
01:17:32exfiltrer
01:17:33en fait
01:17:34les principaux
01:17:35leaders
01:17:36du régime
01:17:37et
01:17:38cette médiation
01:17:39n'a pas abouti
01:17:41mais c'est pour dire
01:17:42que ça va parfois
01:17:42assez loin
01:17:43donc là
01:17:44il est possible
01:17:45que
01:17:45le pape
01:17:47actuel
01:17:48ou plutôt
01:17:48les services diplomatiques
01:17:50du Vatican
01:17:52la secrétarie d'état
01:17:53puissent
01:17:54jouer leur rôle
01:17:56maintenant
01:17:56par définition
01:17:58il n'y a pas de signal
01:17:58qui va être émis
01:17:59avant
01:18:00il est à signaler
01:18:01juste un point
01:18:01d'information
01:18:02il est à signaler
01:18:03que le président de la république
01:18:04rencontre le pape
01:18:05demain
01:18:06c'est vrai
01:18:07on se retrouve
01:18:09dans un instant
01:18:10on va
01:18:10on va continuer
01:18:12de commenter l'actualité
01:18:13parler de data center
01:18:14dans l'espace
01:18:15et puis de la France
01:18:16qui va perdre
01:18:171 million
01:18:18près d'un million
01:18:19800 000 élèves
01:18:21d'ici
01:18:21à 2035
01:18:22à tout de suite
01:18:2310h midi
01:18:24mettez-vous d'accord
01:18:26Sud Radio
01:18:27Sud Radio
01:18:28le 10h midi
01:18:29mettez-vous d'accord
01:18:31Valérie Expert
01:18:32et on est de retour
01:18:33avec vous
01:18:33sur Sud Radio
01:18:34pour commenter
01:18:35les sujets
01:18:36qui font l'actualité
01:18:37Jean-Pierre Denis
01:18:37en apprend
01:18:38aujourd'hui
01:18:39que la France
01:18:39va perdre
01:18:40pas loin
01:18:402 millions d'élèves
01:18:41d'ici 2035
01:18:43écoutez
01:18:44on s'est pas mal moqué
01:18:45du fameux
01:18:45réarmement démographique
01:18:47d'Emmanuel Macron
01:18:48l'expression
01:18:49était peut-être
01:18:50pas très bien choisie
01:18:51mais là
01:18:52on est en train
01:18:52de voir concrètement
01:18:53ce que c'est
01:18:54qu'un pays
01:18:54qui n'a plus d'enfants
01:18:55c'est-à-dire
01:18:56des écoles
01:18:56qui vont fermer
01:18:58massivement
01:18:59un million d'élèves
01:19:00en moins
01:19:00dans le primaire
01:19:01dans les campagnes
01:19:02je pense que ça va se voir
01:19:04encore plus en ville
01:19:05parce que dans les campagnes
01:19:05ils sont déjà habitués
01:19:07à des regroupements scolaires
01:19:08c'est-à-dire que les enfants
01:19:09vont aller
01:19:11dans le village voisin
01:19:12ou d'un village
01:19:13un peu moins voisin
01:19:14ils sont habitués
01:19:14à prendre
01:19:15des systèmes
01:19:16de ramassage scolaire
01:19:17je pense que ça se voit
01:19:18en ville
01:19:18moi je connais une école
01:19:19à Paris
01:19:20dans mon quartier
01:19:22qui se trouve être
01:19:23l'école où ont été
01:19:24scolarisés mes enfants
01:19:25sous prétexte
01:19:26qu'il y a eu
01:19:27une pollution
01:19:27enfin l'école a été fermée
01:19:28je pense que cette école
01:19:29ne rouvrira pas
01:19:30c'est ça concrètement
01:19:31ce sont des écoles
01:19:32qui ferment
01:19:32ce sont des
01:19:33vous savez
01:19:34je vais vous raconter
01:19:35une petite histoire
01:19:35au début des années 90
01:19:38je vivais au Japon
01:19:39et depuis ma fenêtre
01:19:40je voyais un jardin d'enfants
01:19:41j'étais réveillé le matin
01:19:43où j'entendais
01:19:44les enfants
01:19:44qui arrivaient
01:19:45et je suis revenu
01:19:47dans mon ancien quartier
01:19:48il y a quelques années
01:19:49l'école avait fermé
01:19:50et il y avait
01:19:51disons un EHPAD
01:19:52à la place
01:19:53réellement
01:19:53c'est une vraie histoire
01:19:55c'est un peu ça
01:19:56qui est en train
01:19:57de nous arriver
01:19:57et je pense qu'on n'a
01:19:58vraiment pas encore
01:20:00mesuré
01:20:00ce que ça signifiait
01:20:01cette profonde crise
01:20:03de la natalité
01:20:05et alors
01:20:06c'est pas si simple
01:20:07évidemment
01:20:08parce qu'il n'y a
01:20:08aucune cause
01:20:10vraiment bien identifiée
01:20:11aucun pays
01:20:12qui a apporté
01:20:12des réponses
01:20:13réellement convaincantes
01:20:15ou efficaces
01:20:16on avait en France
01:20:17un système
01:20:18qui était plutôt bon
01:20:19pour soutenir
01:20:21les jeunes parents
01:20:22des crèches
01:20:23des allocations familiales
01:20:24on avait un système
01:20:25qui était plutôt bon
01:20:26on l'a plutôt affaibli
01:20:28ça a commencé
01:20:29sous François Hollande
01:20:30mais c'est pas que ça
01:20:31qui se joue
01:20:32je trouve que c'est quand même
01:20:33des chiffres assez massifs
01:20:34alors évidemment
01:20:35les syndicats enseignants
01:20:35disent
01:20:36il faut en profiter
01:20:37pour faire baisser
01:20:37le nombre d'enfants
01:20:38par classe
01:20:38mais tout ça
01:20:39est complètement irréaliste
01:20:41on va avoir des fermetures
01:20:43pas de classe
01:20:43on va avoir des fermetures
01:20:44d'école
01:20:45et ça va se voir
01:20:46dans les villes
01:20:47ça va se voir
01:20:47absolument partout
01:20:48et je trouve ça triste
01:20:50enfin je le dis comme ça
01:20:51je trouve ça triste
01:20:51un pays où il n'y a plus d'enfants
01:20:53on ne voit plus d'enfants
01:20:54dans les rues
01:20:54mais c'est au-delà
01:20:55des allocations
01:20:55c'est très au-delà
01:20:57c'est quelque chose
01:20:57de très très très profond
01:21:00et je trouve que
01:21:01le système culturel
01:21:03médiatique
01:21:05intellectuel
01:21:05n'a pas vraiment
01:21:06pris la mesure
01:21:07de ça
01:21:08on regarde ça
01:21:08on est un petit peu loin
01:21:10mais c'est très concret
01:21:11c'est aussi
01:21:11le financement
01:21:13des enfants
01:21:14c'est aussi
01:21:15des futurs cotisants
01:21:16c'est aussi
01:21:16ça va par exemple
01:21:17moi je suis persuadé
01:21:18que dans les décennies
01:21:19qui viennent
01:21:20quand on regarde
01:21:21la profondeur
01:21:21de ce phénomène
01:21:22ça ne va faire
01:21:23qu'aggraver
01:21:24le conflit
01:21:25autour de l'immigration
01:21:26c'est-à-dire
01:21:26on va voir
01:21:27il n'y a plus d'enfants
01:21:28il n'y a plus de génération
01:21:29donc il y a ceux
01:21:30qui vont dire
01:21:30il faut faire venir
01:21:31des populations nouvelles
01:21:33pour combler
01:21:35le déficit
01:21:35et au contraire
01:21:38ceux qui vont se sentir
01:21:39encore plus menacés
01:21:40parce que justement
01:21:41il y aura
01:21:41de moins en moins
01:21:42d'enfants nés
01:21:44dans ce pays
01:21:45c'est pas propre
01:21:46à la France
01:21:47mais jusqu'à présent
01:21:47on y avait échappé
01:21:48là à travers
01:21:49ces chiffres
01:21:50qui ont été communiqués
01:21:50par le ministère
01:21:52de l'éducation nationale
01:21:53on voit vraiment
01:21:53quelque chose
01:21:54de tout à fait
01:21:55vertigineux
01:21:55et quand on commence
01:21:56à être sur un
01:21:57toboggan démographique
01:21:58en fait ça a des conséquences
01:22:00en chaîne
01:22:00qui sont de très long terme
01:22:05Benjamin ?
01:22:06Oui rapidement
01:22:07juste deux chiffres
01:22:08sur 1000 euros
01:22:10de dépenses publiques
01:22:10il y a 253 euros
01:22:12pour les retraites
01:22:12il y a 30 euros
01:22:13pour l'éducation nationale
01:22:16on a malheureusement
01:22:18je crois la démographie
01:22:19je pense que nous
01:22:19malheureusement
01:22:20nous avons la démographie
01:22:21que nous méritons
01:22:22au regard des politiques publiques
01:22:23qui ont été menées
01:22:24depuis de nombreuses années
01:22:25il faut y rajouter
01:22:27je pense effectivement
01:22:28une anxiété
01:22:28du quotidien
01:22:29et une instabilité
01:22:30qui ne donne pas envie
01:22:31de faire des enfants
01:22:32c'est une réalité
01:22:33non je ne suis pas d'accord
01:22:33je crois que nous avons
01:22:35la démographie
01:22:36pour le coup
01:22:36si nous avions eu
01:22:37des politiques
01:22:38qui avaient pris la main
01:22:39avec des véritables politiques
01:22:40jusqu'à l'avant
01:22:41c'est pas une citative
01:22:42en France
01:22:42c'est vrai
01:22:43de caution familiale
01:22:44et d'allocation familiale
01:22:46qui revêlaient
01:22:47d'un caractère universel
01:22:48ben voilà
01:22:49il y a autant d'éléments
01:22:50qui durant ces dernières années
01:22:51ont cassé notre démographie
01:22:53c'est une réalité
01:22:53et justement
01:22:55deuxième élément
01:22:56de réflexion
01:22:57avec les éléments
01:22:58qui nous sont donnés
01:22:59par le ministère
01:22:59de l'éducation nationale
01:23:00je vous l'annonce
01:23:00ce matin
01:23:01le système de répartition
01:23:02en France
01:23:03est mort
01:23:04voilà
01:23:05oui
01:23:06je suis d'accord
01:23:07sur ce point
01:23:08sur ces conséquences
01:23:09sur les explications
01:23:11je pense que c'est plus compliqué
01:23:12que ça
01:23:12d'abord parce que
01:23:13pour les deux arguments
01:23:14que vous donnez
01:23:14sur l'angoisse
01:23:16en fait
01:23:17on a plutôt
01:23:18dans l'histoire
01:23:19de l'humanité
01:23:20c'est les époques
01:23:20où les gens étaient
01:23:21parfois c'est pendant les guerres
01:23:22que les gens font
01:23:23beaucoup d'enfants
01:23:24dans des situations
01:23:25dans des pays extrêmement pauvres
01:23:26avec des conditions
01:23:28extrêmement précaires
01:23:29les gens font
01:23:30beaucoup d'enfants
01:23:31alors s'il y a une angoisse
01:23:32aujourd'hui
01:23:32qui fait que les jeunes
01:23:33ont moins envie
01:23:34d'avoir des enfants
01:23:35bien sûr
01:23:36il y a l'inquiétude
01:23:37sur où est-ce qu'on va
01:23:38le monde dans lequel on est
01:23:39etc
01:23:40mais des époques anxiogènes
01:23:43on en a connu beaucoup
01:23:44et les gens faisaient
01:23:44beaucoup d'enfants
01:23:45et deuxièmement
01:23:45sur la question de l'aide
01:23:46moi j'ai longtemps pensé ça
01:23:48j'ai même écrit à l'époque
01:23:49des éditos au Vitriol
01:23:50sur les mesures
01:23:51contre
01:23:52l'incitation fiscale
01:23:54oui
01:23:54contre les coups de rabot
01:23:57sur la politique familiale
01:24:01inversement
01:24:01ce qui est montré aujourd'hui
01:24:02vous voyez pas des pays
01:24:03comme la Hongrie
01:24:04qui ont essayé de mettre en place
01:24:05une politique extrêmement
01:24:07nataliste
01:24:08l'impact est quand même
01:24:09limité
01:24:10très faible
01:24:10voilà
01:24:11parce que
01:24:12ce sont des causes
01:24:14beaucoup plus
01:24:14il y a un changement
01:24:14je pense profond aussi
01:24:15chez les jeunes adultes
01:24:17ou les trentenaires
01:24:17je pense que c'est un changement
01:24:17civilisationnel
01:24:18les trentenaires
01:24:19pour qui ?
01:24:20pour les femmes en particulier
01:24:21avoir un enfant
01:24:22n'est plus
01:24:22c'est ça le vrai sujet
01:24:25on nous a répété
01:24:26pendant des années aussi
01:24:27je pense sans vouloir
01:24:28faire offense à qui que ce soit
01:24:29être le plus jeune
01:24:30sur le plateau
01:24:31aujourd'hui
01:24:31et je sais que pendant des années
01:24:33on nous a répété
01:24:33moi en tout cas
01:24:34pendant mes études
01:24:35et même après
01:24:36que faire des enfants
01:24:37ça allait inonder la planète
01:24:39ça allait tout ça
01:24:40c'est vrai qu'il y a eu
01:24:41discours là
01:24:41et je pense que ce discours
01:24:42il a quand même eu
01:24:43un petit peu de réglage
01:24:44c'est pour ça que je voulais
01:24:45qu'on parle
01:24:45je suis content qu'on parle
01:24:47de ce sujet ce matin
01:24:47parce que justement
01:24:48on a eu un discours
01:24:49très très anxiogène
01:24:51alarmiste
01:24:52négatif
01:24:52et aujourd'hui
01:24:53on va voir ce que c'est
01:24:54que des villes
01:24:55dans lesquelles il n'y a pas d'enfant
01:24:56et c'est profondément triste
01:24:57et aussi anxiogène
01:24:58alors rapidement
01:24:59Benjamin
01:25:00c'est un coup de coeur
01:25:02ou un coup de gueule ?
01:25:03c'est un coup de coeur
01:25:04c'est un coup de projecteur
01:25:05j'avais envie dans cette actualité
01:25:06encore une fois anxiogène
01:25:08de vous emmener
01:25:09de l'autre côté
01:25:11de vous emmener dans les étoiles
01:25:12vous voyez
01:25:12pour vous faire rêver
01:25:13un petit peu avant midi
01:25:14il y avait un papier ce matin
01:25:15dans le Figaro
01:25:16les pages éco
01:25:17sur les projets fous
01:25:18de mise en place
01:25:19de data centers
01:25:20dans l'espace
01:25:21donc je trouvais ça
01:25:23assez intéressant
01:25:23en creusant un petit peu
01:25:24effectivement
01:25:24il y a une course
01:25:25effectivement
01:25:26au stockage des données
01:25:27sur Terre
01:25:28ça prend beaucoup de foncier
01:25:30ça nécessite
01:25:31beaucoup
01:25:31beaucoup
01:25:32d'énergie
01:25:33et évidemment
01:25:34aujourd'hui
01:25:35le nombre
01:25:36de données
01:25:37qui ont besoin
01:25:38d'être collectées
01:25:38par les satellites
01:25:39d'une part
01:25:40et profiter
01:25:41de l'énergie solaire
01:25:42d'autre part
01:25:43font que des grands
01:25:44comme Jeff Bezos
01:25:46ou Elon Musk
01:25:47envisageraient
01:25:48de créer
01:25:48des data centers
01:25:49dans l'espace
01:25:50pour stocker
01:25:51les données satellitaires
01:25:52alors c'est un projet
01:25:53d'ici une quinzaine d'années
01:25:54parce qu'on a des
01:25:55qu'on dirait
01:25:56des semi-conducteurs
01:25:57et des microprocesseurs
01:25:58qui ne résistent pas encore
01:25:59aux radiations solaires
01:26:00il y a la taille
01:26:01des radiateurs
01:26:02de refroidissement
01:26:02bref
01:26:03ce sont autant
01:26:04d'éléments techniques
01:26:05mais sachez par exemple
01:26:06que la fusée Starlink
01:26:07de Musk
01:26:08peut quand même
01:26:08d'ores et déjà envoyer
01:26:09jusqu'à 150 tonnes
01:26:10en une seule fois
01:26:11donc il y a quand même
01:26:12aujourd'hui
01:26:13des capacités techniques
01:26:14mais je voulais juste
01:26:16faire quand même
01:26:16une petite alerte dessus
01:26:19c'est sûr
01:26:20effectivement
01:26:20le nombre d'acteurs
01:26:21ça va coûter
01:26:22trois fois plus cher
01:26:23de stocker dans l'espace
01:26:24aujourd'hui
01:26:25que de stocker sur Terre
01:26:25donc très peu d'acteurs
01:26:27et ça revient
01:26:28à notre
01:26:30inconditionnel
01:26:31souveraineté numérique
01:26:32qui doit être vraiment
01:26:33au cœur de nos réflexions
01:26:34et qu'effectivement
01:26:35si on remet les mains
01:26:36des plus grands
01:26:37data centers du monde
01:26:38à la fois
01:26:39à Jeff Bezos
01:26:40et à Elon Musk
01:26:41on risque d'avoir
01:26:42des problèmes
01:26:42de souveraineté à terme
01:26:43voilà
01:26:44donc juste un petit
01:26:45clin d'œil
01:26:45mais en tout cas
01:26:46je vois que
01:26:48les ingénieurs
01:26:49sont toujours aussi
01:26:51vifs d'esprit
01:26:52maintenant il faudra
01:26:53quand même
01:26:53y mettre un peu
01:26:53d'éthique
01:26:54et éviter que
01:26:55l'espace se transforme
01:26:57en un nouvel
01:26:57espace de guerre
01:26:58et vous regarderez
01:26:59ce que dit
01:26:59Rafix Maty
01:27:00que j'ai cité hier
01:27:01qui parle aussi
01:27:02d'enjeux énergétiques
01:27:04sur la Lune
01:27:06qui font partie
01:27:08aussi
01:27:08de la nécessité
01:27:11d'aller voir
01:27:12là-bas
01:27:12ce qui se passe
01:27:14vous direz
01:27:14c'est assez intéressant
01:27:16Perico
01:27:17désolé
01:27:17Alex
01:27:18Perico
01:27:19très rapidement
01:27:20très rapidement
01:27:21que révèle la partie
01:27:22de cache-cache
01:27:23de Trump
01:27:23avec le pouvoir iranien
01:27:24lequel des deux
01:27:25qui l'entraînent
01:27:25berner l'autre
01:27:26j'ai demandé au général
01:27:27Yacov Lev
01:27:27Michel lui-même
01:27:29de venir en plateau
01:27:29nous expliquer ça
01:27:30ça va être un instant
01:27:31historique
01:27:31on va tout savoir
01:27:33et puis
01:27:34la représentation nationale
01:27:36n'est plus
01:27:36tellement comme dit
01:27:37Bénédetti
01:27:38c'est plus tellement
01:27:39représentatif de la France
01:27:40est-ce qu'on devrait
01:27:41recourir plus
01:27:42au référendum
01:27:43je vais voir ça
01:27:43avec un spécialiste
01:27:44qui est Hoge Duval
01:27:46la police doit-elle avoir
01:27:47peur de LFI
01:27:49le Mélenchoniste
01:27:49veut-il tuer les flics
01:27:50entre guillemets
01:27:51on verra ça
01:27:52avec Abdoulaye Canté
01:27:54vous savez
01:27:54qui est policier
01:27:54et qui est municipal
01:27:55à Paris
01:27:55et puis moi je vous parlerai
01:27:57de ces milliers de produits
01:27:57qui ont été rappelés
01:27:58parce qu'il y a de la listeria dedans
01:28:00la bouffe moderne
01:28:01avec toute la modernité
01:28:02la santé
01:28:03les garanties que nous avons
01:28:04et qui sont pleines de listeria
01:28:06voilà
01:28:08passionnant
01:28:10on n'a pas besoin d'un missile
01:28:11iranien pour mourir
01:28:12une bonne bouffe
01:28:13ça fait le travail
01:28:14merci
01:28:14on vous retrouve
01:28:15dans un instant
01:28:16au Perico-Legas
01:28:17et à demain
01:28:17bonne journée
01:28:18sur Sud Radio
01:28:18c'est parti
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