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  • il y a 6 heures
Mettez vous d'accord avec Jean Christophe Gallien, Najwa El Haite, Eric Revel et Geneviève Goëtzinger

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-03-04##

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Transcription
00:00:00Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:04Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman, on va vous retrouver tout à l'heure pour le zapping
00:00:09de l'actualité.
00:00:10Je vous parlerai de Trump.
00:00:11Et puis, étonnant, évidemment on va revenir sur l'allocution du président de la République hier,
00:00:18qui a décidé d'envoyer le char de Gaulle en Méditerranée.
00:00:22Est-ce que vous avez, vous, peur que la France s'engage dans la guerre ?
00:00:26On va revenir sur les chiffres de la surpopulation carcérale, la prison plus que jamais en France devient un endroit
00:00:34totalement indigne.
00:00:36Et puis en 2035, 50% des élèves de 6e seront dans le privé, le privé valeur refuge.
00:00:43On en parlera avec vous, dites-nous si vous avez, vous, décidé de mettre vos enfants dans le privé malgré
00:00:50vos convictions.
00:00:51et on attend évidemment vos témoignages au 0826 300 300.
00:00:57Et vous savez ce qu'on fait quand on arrive au 0826 300 300 ?
00:01:00On souhaite un bon anniversaire à Emmanuel qui est au standard.
00:01:03Bon anniversaire Emmanuel.
00:01:04Et alors juste avant de témoigner, vous dites bon anniversaire Emmanuel qui est au standard et qui fait un travail
00:01:09incroyable.
00:01:10Il faut les saluer, nos standardistes qui font un travail incroyable.
00:01:15Vous êtes très nombreux à nous appeler tous les jours, toutes les journées.
00:01:18On salue tout le monde. Et Emmanuel, c'est son anniversaire.
00:01:21Bon anniversaire.
00:01:2175 ans.
00:01:23Bon anniversaire Manu. Bonjour Félix Mathieu.
00:01:26Bonjour Valérie, bonjour tout le monde.
00:01:27C'est quoi le problème ? Aujourd'hui c'est la journée mondiale de l'obésité.
00:01:31C'est un phénomène qui est en progression, un phénomène inquiétant.
00:01:37Et cette journée est destinée justement à rappeler que l'obésité est une maladie.
00:01:42Et oui, on va faire le point sur les médicaments qui se développent.
00:01:46Il y a du nouveau sur le marché des médicaments contre l'obésité.
00:01:49Il y a aussi la grande distribution qui a été mise en cause par plusieurs associations l'année dernière,
00:01:54accusées de ne pas jouer le jeu sur la question de l'alimentation.
00:01:59Alors aujourd'hui, c'est plus d'un Français sur six qui est obèse.
00:02:04Et au niveau mondial, ça a triplé depuis 1975 selon l'OMS.
00:02:08Oui, obésité, c'est-à-dire pour un adulte, un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 30.
00:02:13Dans une moindre mesure, on va parler de surpoids à partir d'un IMC de 25 ou plus pour un
00:02:18adulte.
00:02:19Pour les enfants, évidemment, ça dépend de l'âge.
00:02:21Les autorités sanitaires considèrent l'obésité comme une maladie chronique
00:02:25qui augmente différents risques cardiovasculaires, diabète, troubles musculosquelettiques.
00:02:29Des risques accrus aussi pour certains cancers par exemple.
00:02:32Et donc, pendant ce temps-là, le marché mondial des médicaments anti-obésité se redessine.
00:02:40Oui, par exemple, on a un laboratoire danois nouveau Nordisk
00:02:44qui va investir 432 millions d'euros en Irlande pour produire du Wegovi,
00:02:49ce médicament qui est aussi vendu sous un autre nom, contre le diabète, sous le nom d'Ozempic.
00:02:54Et avec ces deux noms et ces deux utilisations,
00:02:58ça fait de lui l'un des médicaments les plus vendus au monde désormais.
00:03:02Le brevet d'ailleurs de ce médicament, donc anti-obésité, devrait prendre fin ce mois-ci en Chine.
00:03:08Puis en 2031, en Europe, ça veut dire qu'il va pouvoir se développer sous d'autres noms,
00:03:12sous forme par exemple de médicaments génériques.
00:03:15Bon, grosso modo, la molécule imite une hormone naturelle pour stimuler la sécrétion d'insuline
00:03:21et procurer plus vite un sentiment de satiété.
00:03:24Donc finalement, une utilisation sous la forme de coupes fins.
00:03:27D'ailleurs, il va y avoir aussi la version sous forme de comprimé de ce médicament,
00:03:33le Wegovi, qui attend l'homologation européenne et plus seulement sous injection.
00:03:38Je vous parlais de la grande distribution, Valérie,
00:03:41parce qu'il y a eu effectivement aussi l'année dernière plusieurs associations
00:03:44qui ont reproché à la grande distribution de faire des promos que pour les produits industriels.
00:03:50Genre des pâtes à tartiner.
00:03:52Voilà, ou les sodas trop gras, trop sucrés.
00:03:56Et de finalement...
00:03:56Forme de schizophrénie dans le discours.
00:03:59Et de davantage faire leur marge sur les fruits et légumes frais.
00:04:05C'est ce que reprochent aussi, vous savez, les agriculteurs,
00:04:08de dire que la grande distribution marge plus sur les fruits et légumes
00:04:11plutôt que sur les produits industriels qui sont moins bons en termes nutritifs.
00:04:16Eh bien, les associations aussi qui s'occupent de ça, de cette question de l'obésité,
00:04:20dénoncent effectivement ça aussi.
00:04:21Qu'il y a les deux tiers des promos en grande distribution
00:04:23qui concernent des produits qui ne sont pas très bons d'un point de vue nutritif.
00:04:27Et puis, on ne sait pas toujours très bien déceler les bons et les mauvais produits,
00:04:32les promesses qui sont faites, les modes.
00:04:35On va en parler avec vous.
00:04:36Docteur Jean-Michel Cohen, bonjour.
00:04:38Bonjour Valérie, bonjour Gilles.
00:04:40Vous êtes nutritionniste, médecin.
00:04:45Alors, vous publiez, ça tombe bien aujourd'hui même,
00:04:47« Savoir maigrir enfin, équilibrer votre alimentation au quotidien pour une vie en meilleure santé ».
00:04:53Ça parait aux éditions First, un livre que je l'ai lu, je l'ai reçu hier et je l
00:05:00'ai lu.
00:05:01Je l'ai trouvé vraiment intéressant parce qu'il est très personnel.
00:05:04Donc, vous racontez, vous, les erreurs que vous avez pu commettre
00:05:08et vous passez un petit peu en revue les pièges dans lesquels on peut tomber.
00:05:14C'est vrai que là, on va parler de l'obésité qui est une maladie.
00:05:17Là, on n'est plus dans du quelques kilos à perdre.
00:05:21Mais il y a des guides et il y a beaucoup de choses sur lesquelles vous revenez,
00:05:25sur ces produits qu'évoquait Félix en grande surface.
00:05:32Déjà, peut-être quelques mots sur l'obésité.
00:05:35C'est une maladie ?
00:05:38Maintenant, on sait que c'est une maladie inflammatoire,
00:05:40que c'est quelque chose de chronique.
00:05:42Elle peut avoir d'autres raisons,
00:05:43notamment les raisons génétiques, comportementales
00:05:46et également des raisons traumatiques,
00:05:49ça veut dire avec des impacts psychologiques
00:05:51et aussi aujourd'hui des raisons hormonales
00:05:54parce qu'on a beaucoup de substances environnementales
00:05:56qui sont des perturbateurs endocriniens
00:05:59et qui favorisent le lit de l'obésité.
00:06:01Donc, c'est une maladie complexe, multifactorielle.
00:06:05Et donc, à ce titre, les traitements sont délicats tout de même.
00:06:10Mais heureusement, ça progresse, c'est vrai.
00:06:12Oui, ça progresse, mais alors ça progresse,
00:06:15donc c'est multifactoriel,
00:06:17mais il y a aussi un lien avec l'alimentation
00:06:20et les produits ultra transformés ?
00:06:23Oui, alors oui, mais pour les mêmes raisons quasiment.
00:06:26Parce que quand vous achetez un produit ultra transformé,
00:06:28vous achetez un produit qui a été transformé
00:06:30parce qu'il a été cuit,
00:06:31ce qui entraîne des modifications chimiques,
00:06:33parce qu'il a été mixé,
00:06:34ce qui entraîne des modifications chimiques,
00:06:36parce qu'on a rajouté en particulier
00:06:38beaucoup d'additifs,
00:06:39pas seulement les colorants, les émulsifiants,
00:06:41qui nous posent aussi beaucoup un problème.
00:06:43Cette alimentation aujourd'hui,
00:06:45elle s'intègre dans le cadre d'une société
00:06:46qui est pressée,
00:06:48pressée de manger,
00:06:49pressée de préparer,
00:06:50pressée d'accomplir tous les gestes de la vie quotidienne.
00:06:53Et c'est pour ça que les gens se servent de cette nourriture,
00:06:55parce qu'elle correspond à la vie actuelle.
00:06:58Donc, on ne peut pas la condamner complètement,
00:07:00mais elle doit rester anecdotique.
00:07:02Mais du coup, est-ce qu'il y a des obèses chez les végétariens ?
00:07:07Oui, on peut devenir obèses en étant végétarien.
00:07:09Je vous donne un exemple,
00:07:10c'est-à-dire très simple,
00:07:11quelqu'un qui est végétarien ou végétalien
00:07:12et qui va supprimer toute une gamme de parties alimentaires
00:07:16pourra très bien retrouver le nombre de calories équivalentes
00:07:19dans des produits à connotation végétarienne.
00:07:21Les végétariens mangent du chocolat,
00:07:23même si c'est que du chocolat noir.
00:07:26Ils peuvent manger des chips,
00:07:27ils peuvent manger des graines,
00:07:29des noisettes, des cacahuètes et des amandes
00:07:31dont la consommation actuelle explose,
00:07:33qui certes sont des produits intéressants,
00:07:36mais qui sont quand même des produits à 700 calories et 100 grammes.
00:07:38Donc oui, on a des végétariens qui peuvent grossir
00:07:40et des végétaliens qui peuvent grossir.
00:07:42Oui, alors c'est compliqué de s'y retrouver.
00:07:45Vous dites dans le livre,
00:07:48je connais la détresse de toutes les personnes
00:07:49qui n'arrivent pas à perdre du poids
00:07:51et qui en souffrent, je l'ai vécu.
00:07:53J'étais dans la peau de toutes ces personnes.
00:07:55C'est pour ça que ce livre est intéressant
00:07:56parce que vous êtes, je crois que c'est la première fois,
00:08:00vous vous impliquez totalement
00:08:01et vous racontez votre parcours à vous aussi pour maigrir.
00:08:04Pourquoi on n'arrive pas à maigrir ?
00:08:06Pourquoi est-ce que les gens,
00:08:07alors peut-être qu'on attend des témoignages au 0826 300 300,
00:08:10en tout cas jusqu'à maintenant,
00:08:11et on va parler des médicaments qu'évoquait Félix Mathieu,
00:08:14mais pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à maigrir ?
00:08:16Pourquoi on n'arrive pas à changer nos comportements ?
00:08:19Tout simplement parce que c'est bon de manger.
00:08:22Ça fait partie des plaisirs de la vie.
00:08:24Et d'ailleurs, on souligne que nous pensons à remanger
00:08:27parce que c'est bon de manger.
00:08:29Sinon, regardez par exemple l'exemple des Alzheimer
00:08:32ou l'exemple des nourrissons.
00:08:34Ils réclament à manger pour des raisons de faim de temps en temps,
00:08:38mais encore pas l'Alzheimer.
00:08:40Mais comme c'est bon de manger, on a envie de remanger.
00:08:42Donc ça nous donne du plaisir.
00:08:43Ça fait partie des plaisirs de la vie.
00:08:45La deuxième raison, c'est parce qu'on a une sollicitation
00:08:48qui est de plus en plus forte.
00:08:49On a une gamme d'aliments et de préparations alimentaires
00:08:52qui sont extrêmement séduisantes.
00:08:54On appelle ça la stimulation sensorielle.
00:08:57Et quand vous rentrez par exemple dans une boulangerie,
00:09:00vous avez à votre vue
00:09:02tous les objets susceptibles de vous donner du plaisir.
00:09:04Donc vous aurez envie de les consommer.
00:09:06Ceci étant, vous avez parlé de mon propre amaigrissement.
00:09:10J'ai maigri à un moment donné parce que j'avais des essoufflements.
00:09:14Et après avoir fait toute la batterie d'examen possible et imaginable,
00:09:17le cardiaque s'est moqué de moi en me disant
00:09:18tu es le nutritionniste que tout le monde connaît.
00:09:20Franchement, on perd 10 kilos et tu vas voir, tu respiras mieux.
00:09:23Mais si vous avez un léger surpoids,
00:09:26que vous êtes bien dans votre peau
00:09:27et que vous n'avez pas de problème médical,
00:09:29écoutez, vivez-le tranquillement.
00:09:31Non, vous n'êtes pas obligé de maigrir.
00:09:32Merci Jean-Michel.
00:09:33Je suis un peu dans ce cas-là.
00:09:36On se connaît bien.
00:09:38Moi, sans parler de ma vie privée,
00:09:41je pense que je n'ai pas été éduqué à d'autres goûts
00:09:46qu'au sucré ou autre par ma maman qui aimait cuisiner.
00:09:50Est-ce qu'il y a un problème aussi par rapport à la naissance
00:09:53où on n'habitue pas ?
00:09:55Moi, je n'ai jamais été habitué aux choux de Bruxelles,
00:09:58aux choux fleurs ou aux choses comme ça.
00:09:59Et quand vous êtes enfant,
00:10:01vous ne choisissez pas ce que vous mangez.
00:10:05Si votre maman vous achète un paquet de gâteaux,
00:10:07vous n'allez pas vous dire
00:10:08quand je serai plus grand, je serai obèse.
00:10:11Comment faire par rapport à ça ?
00:10:13Est-ce que ça joue vraiment ?
00:10:15Est-ce que j'ai un corps qui a été constitué par mon enfance
00:10:18et le fait d'avoir une maman un peu ronde
00:10:21fait que j'étais destiné à être gros, voire obèse ?
00:10:27Je ne savais pas qu'on avait eu la même maman,
00:10:30mais effectivement, ma mère à moi me faisait circuler l'amour
00:10:34qu'elle me portait au travers de l'alimentation.
00:10:36Et comme elle m'aimait beaucoup,
00:10:40pour me faire plaisir et pour m'aimer,
00:10:42elle me montrait comment et combien manger
00:10:44et elle me préparait en permanence des plats délicieux.
00:10:46Et personne ne m'avait expliqué à l'époque qu'une carotte,
00:10:49un rico, une tomate, etc.
00:10:52pouvait être bon.
00:10:53C'est mon combat.
00:10:54Aujourd'hui, je me bats,
00:10:55je suis un peu écouté à force de lobbyer moi aussi,
00:10:58en expliquant que la seule façon de s'en sortir,
00:11:01ce n'est sûrement pas de s'intéresser aux gens de 40 ou de 50 ans.
00:11:03Cela, à mon avis, le pronostic est déjà fait.
00:11:06Ils seront obligés de se contrôler jusqu'à la fin de leur vie.
00:11:08On les guérira pas de leur surpoids ou de leur obésité,
00:11:10on les contrôlera.
00:11:11C'est de s'intéresser aux jeunes,
00:11:13aux enfants en primaire, aux adolescents,
00:11:15de leur mettre des pupitres de cuisine,
00:11:18de leur montrer ce que sont les aliments,
00:11:19de les faire cuisiner une heure à deux heures par jour
00:11:21et de les mélanger femmes et hommes pour éviter le sexisme.
00:11:25Parce qu'aujourd'hui encore,
00:11:26les tâches méningères incombent plus aux femmes qu'aux hommes.
00:11:29Ça, c'est mon combat.
00:11:30Ça veut dire...
00:11:31Mais, quand je dis ça,
00:11:32on a l'impression que je vais remuer des montagnes.
00:11:34Tout le reste,
00:11:35toutes les mesures qu'on nous propose à l'heure actuelle,
00:11:36c'est de l'homéopathie.
00:11:38Allez, on va rembourser des consultations diététiques.
00:11:41On en donnera trois par an.
00:11:42Vous pensez que ça va suffire ?
00:11:43Allez, on va rembourser les psychologues.
00:11:45Mais que trois fois par an.
00:11:46Vous pensez que ça va suffire ?
00:11:47Donc, pas du tout.
00:11:49On va demander ce que vous disiez à l'instant.
00:11:51C'est-à-dire,
00:11:52on va demander à l'industrie agroalimentaire
00:11:54de développer des différentiels de prix
00:11:57en faveur des produits les plus sains.
00:12:00Et en attendant,
00:12:00les 100 produits les plus achetés des Français,
00:12:02vous avez toute la gamme des produits qui font grossir.
00:12:04Donc, ça veut dire que ça s'éduque.
00:12:06Ça ne se contrôle pas.
00:12:07Et ça ne s'impose pas.
00:12:08Ça s'éduque.
00:12:09Oui.
00:12:10Alors, éduquer, le problème,
00:12:11c'est qu'on a l'impression de...
00:12:13On reçoit des injonctions.
00:12:15qui font qu'on ne sait plus très bien
00:12:17ce qu'il faut manger ou pas.
00:12:19Vous avez donné l'exemple des oléagineux.
00:12:21Les amandes.
00:12:22Il y a des nutritionnistes,
00:12:23des diététiciens
00:12:24qui recommandent de manger des amandes.
00:12:26Or, vous le dites,
00:12:27c'est 600-700 calories.
00:12:28On nous dit de manger certaines choses.
00:12:31Des graines de chia,
00:12:32parce que ça gonfle dans votre ventre.
00:12:34De manger des...
00:12:34Enfin, voilà.
00:12:35On a aussi beaucoup d'informations,
00:12:37beaucoup trop d'informations,
00:12:39me semble-t-il,
00:12:39sur la nutrition.
00:12:40Mais on va y revenir.
00:12:41On fait une petite pause.
00:12:42On aura Corinne qui fait des régimes
00:12:44et qui nous dit que ça coûte cher
00:12:46de bien manger.
00:12:47A tout de suite.
00:12:48Sud Radio.
00:12:49Mettez-vous d'accord ?
00:12:5010h midi.
00:12:51Mettez-vous d'accord ?
00:12:53Valérie Expert.
00:12:54Aujourd'hui, journée mondiale
00:12:55de lutte contre l'obésité.
00:12:58L'ARCOM est partenaire
00:12:59de ces journées mondiales
00:13:00de l'obésité.
00:13:00Vous parliez d'informations,
00:13:02Jean-Michel Cohen.
00:13:02Vous êtes avec nous,
00:13:03médecin nutritionniste.
00:13:05Vous publiez
00:13:07Savoir maigrir, enfin.
00:13:09C'est votre best-seller
00:13:11qui existe depuis combien de temps,
00:13:13Jean-Michel Cohen ?
00:13:14Le premier ?
00:13:15La première édition
00:13:16date d'il y a plus de 20 ans.
00:13:17Et en fait,
00:13:18elle est complètement obsolète.
00:13:19Donc, j'ai dû réécrire
00:13:20tout ce livre.
00:13:21Absolument.
00:13:22Donc, il y a effectivement...
00:13:24Vous dénoncez les arnaques.
00:13:26Vous racontez également
00:13:28votre parcours à vous.
00:13:30Il y a des régimes dedans.
00:13:31Il y a des recettes.
00:13:33Et puis, votre expérience
00:13:35se met dans le bûche
00:13:36comme tout un chacun.
00:13:37Maigrir n'est pas simple.
00:13:39Et rappeler,
00:13:40c'est ce que dit l'ARCOM,
00:13:41l'obésité n'est pas
00:13:42une question de volonté.
00:13:43Il faut peut-être le rappeler.
00:13:46Rappeler et redire
00:13:47que c'est une maladie
00:13:49et que ça se soigne,
00:13:50ça se traite.
00:13:51Et alors, on va écouter
00:13:52Corinne qui est en ligne avec nous.
00:13:53Bonjour Corinne.
00:13:55Bonjour tout le monde.
00:13:56Bonjour.
00:13:57Vous avez une voix joyeuse.
00:13:59Ça fait plaisir.
00:14:00Oui, on essaye, on essaye.
00:14:01Alors, est-ce que vous avez fait
00:14:03des régimes dans votre vie ?
00:14:05Alors, moi, j'ai 53 ans
00:14:08et depuis que je suis en périménopause
00:14:10et maintenant en ménopause,
00:14:11j'étais obligée.
00:14:13En fait, parce que notre corps change.
00:14:18Et en fait, le problème,
00:14:19c'est que je pense que je vais être au régime
00:14:20jusqu'à la fin de ma vie.
00:14:21En fait, avec la ménopause,
00:14:23la périménopause et la ménopause,
00:14:26on fait des régimes en maigri.
00:14:27Mais dès qu'on reprend un petit peu,
00:14:29moi, je ne sais plus quoi faire.
00:14:30Et en plus, je suis doublement impactée
00:14:32parce que ce que vous disiez dans votre propos,
00:14:34c'est que moi, j'ai une fille qui est ronde.
00:14:36C'est très ronde.
00:14:37Depuis qu'elle est petite,
00:14:39on a fait des examens,
00:14:40on a tout fait.
00:14:41Il n'y a rien à faire.
00:14:42Voilà, elle ne mange pas plus que les autres.
00:14:44Donc en fait, l'obésité,
00:14:45à partir du moment où elle est suivie
00:14:47au niveau santé,
00:14:49à partir du moment où elle n'a pas
00:14:50de problème de santé,
00:14:52il ne faut arriver aussi
00:14:53de focaliser là-dessus.
00:14:55Et à l'école,
00:14:56on ne se moque pas d'elle,
00:14:58elle le vit bien ?
00:14:59Ah non, elle a très mal vécu.
00:15:02Ah non, ça a été un enfer pour elle.
00:15:04Ah ben vraiment,
00:15:04moi, si vous voulez,
00:15:05à l'âge de 15 ans,
00:15:06je finis par lui dire,
00:15:07écoute, c'est comme ça,
00:15:08il faut que tu t'acceptes comme t'es,
00:15:10les gens ne sont pas gentils.
00:15:11Et en fait,
00:15:12maintenant,
00:15:12elle s'accepte très bien,
00:15:13elle a 30 ans,
00:15:13elle a un enfant, etc.
00:15:15Et en fait,
00:15:16oui, voilà,
00:15:17mais il n'y a rien à faire.
00:15:18Je veux dire,
00:15:18à chaque fois qu'elle va
00:15:19chez un médecin,
00:15:19elle me dit,
00:15:20mais pourquoi vous êtes ronde ?
00:15:21Ben si je le savais,
00:15:22enfin vous voyez,
00:15:23elle a fait des régimes,
00:15:24elle a maigri,
00:15:25elle en a repris deux fois plus.
00:15:27À un moment,
00:15:27bon, voilà.
00:15:28Je pense qu'il faut bien manger,
00:15:30il faut essayer de bien manger.
00:15:32Effectivement,
00:15:33la malbouffe,
00:15:34c'est une catastrophe,
00:15:35vraiment.
00:15:36Mais moi,
00:15:37à titre individuel,
00:15:38je suis très naïve
00:15:39et je ne comprends pas
00:15:40pourquoi des produits,
00:15:42enfin qui sont mauvais pour la santé,
00:15:43sont dans les aliments.
00:15:45Vous voyez,
00:15:45si je suis très bête
00:15:47et très naïve,
00:15:48on se dit,
00:15:49mais comment ça,
00:15:49il y a dans la malbouffe,
00:15:51il y a des produits
00:15:51qui ne sont pas bons pour nous,
00:15:53quand c'est rigide.
00:15:53Moi, j'ai une fille
00:15:54qui a la maladie d'Hashimoto,
00:15:56donc vous imaginez pareil,
00:15:57tout ce qu'elle ment,
00:15:58c'est assez compliqué.
00:15:59C'est un enfer.
00:16:00Oui,
00:16:00parce que,
00:16:02et c'est ce que vous racontez,
00:16:03merci Corinne,
00:16:04de votre témoignage.
00:16:05Peut-être que vous voulez réagir,
00:16:07docteur Cohen,
00:16:07mais sur les aliments aussi,
00:16:09il y a énormément de,
00:16:10sur les aliments allégés,
00:16:11vous aviez été un des premiers
00:16:12à explorer aussi
00:16:14la composition des aliments,
00:16:15ce qu'il n'y a pas en sucre,
00:16:17on le compense en gras
00:16:18et il y a beaucoup de choses
00:16:20cachées dans les produits transformés.
00:16:23Mais en fait,
00:16:23c'était le problème
00:16:25de l'industrialisation
00:16:26de la nourriture,
00:16:27ça veut dire que
00:16:27les consommateurs,
00:16:29vous savez que c'est seulement
00:16:30depuis les années 80
00:16:31qu'on a mis les dates
00:16:32de péremption sur les produits,
00:16:33les consommateurs,
00:16:35les industriels
00:16:36et les supermarchés
00:16:37veulent conserver les produits
00:16:38le plus longtemps possible
00:16:39en rayon
00:16:39pour éviter qu'ils se périment
00:16:41et perdent de l'argent
00:16:42ou monter les prix
00:16:42parce que justement
00:16:43on va les jeter.
00:16:44Donc ils ont été obligés
00:16:45de rajouter des conservateurs,
00:16:47les meilleurs conservateurs,
00:16:49il se trouve que ce sont
00:16:49les graisses et les sucres,
00:16:51ils ont été obligés
00:16:52de rajouter des émulsifiants
00:16:53parce que pour conserver
00:16:54la tenue d'un produit,
00:16:56il fallait mettre
00:16:57une substance chimique
00:16:59pour qu'il garde sa texture,
00:17:00ils ont été obligés
00:17:01de rajouter des émollients
00:17:02pour radoucir le produit,
00:17:04en plus on mange
00:17:05de plus en plus
00:17:05de produits pré-mâchés,
00:17:07c'est la volonté du public,
00:17:08qui sont des produits
00:17:09qui n'assurent pas la satiété.
00:17:11Donc oui,
00:17:12les aliments sont responsables.
00:17:13Mais le maître mot
00:17:14de tout ça,
00:17:15et on peut se battre
00:17:16comme on veut,
00:17:17c'est d'expliquer aux gens
00:17:18que nous devons
00:17:20revenir à la cuisine,
00:17:21nous devons y revenir.
00:17:23Et aujourd'hui,
00:17:24en plus,
00:17:24il y a des phénomènes
00:17:25extraordinaires.
00:17:26Quand vous voyez
00:17:26l'air fryer,
00:17:27le ninja,
00:17:28le koukého,
00:17:29tous ces appareils
00:17:30qui permettent
00:17:31d'utiliser la modernité
00:17:32en achetant des légumes
00:17:33pré-découpés,
00:17:35en ayant des recettes
00:17:37toutes prêtes
00:17:37sur ces appareils,
00:17:38font qu'on peut cuisiner
00:17:39aujourd'hui
00:17:40en utilisant ces appareils
00:17:41qui ne sont pas,
00:17:42je le répète,
00:17:42dangereux pour la santé.
00:17:43Hier, docteur,
00:17:44j'ai fait du poivron
00:17:46grillé avec mon air fryer.
00:17:48Eh ben oui.
00:17:49Eh ben voilà.
00:17:50Ça, ça a été
00:17:51une vraie modernité.
00:17:52Et dès qu'une modernité apparaît,
00:17:54il y a des gens
00:17:55qui vous racontent
00:17:55« Oh, l'air fryer,
00:17:56ça va dégager
00:17:57de l'acroléine
00:17:58et ça va vous tuer,
00:17:59vous aurez le cancer. »
00:17:59Mais pas plus
00:18:00que quand vous faites
00:18:00chauffer un wok
00:18:01et que vous montez
00:18:02à température de l'huile
00:18:03à 220 degrés.
00:18:04Donc, tout ça,
00:18:05c'est stupide.
00:18:06Ça ajoute à la confusion.
00:18:08Et puis,
00:18:09vous parliez à l'instant
00:18:10des super aliments, Valérie.
00:18:11En fait, oui,
00:18:12je sais qu'une amende,
00:18:13c'est un aliment
00:18:14qui comporte
00:18:15des propriétés intéressantes.
00:18:16Une amende.
00:18:17Mais quand quelqu'un vous dit
00:18:18« Une poignée d'amende
00:18:20dans l'après-midi
00:18:20me coupe l'appétit »,
00:18:21ben oui.
00:18:22Essayez avec deux cuillères
00:18:23à soupe d'huile,
00:18:23vous allez voir,
00:18:24c'est pareil.
00:18:25Et est-ce que,
00:18:26alors j'ai vu ça
00:18:26sur les réseaux,
00:18:28de boire un verre d'eau
00:18:32avec des graines de chia
00:18:33et ça explique
00:18:34que ça gonfle
00:18:35dans l'estomac
00:18:36et toute la journée,
00:18:37vous n'aurez plus faim ?
00:18:38C'est hyper calorique,
00:18:39en plus, non ?
00:18:39Les graines de chia,
00:18:40Jean-Michel ?
00:18:41Alors, les graines de chia,
00:18:41c'est comme les autres produits.
00:18:42Ces produits sont intéressants
00:18:43parce qu'ils contiennent
00:18:44des acides gras monins saturés,
00:18:46des fibres,
00:18:47et en fait,
00:18:47le produit gonfle
00:18:48dès qu'il est au contact
00:18:49de l'eau,
00:18:50donc il crée une espèce
00:18:51de ballast intestinal.
00:18:52Mais l'effet dure très peu
00:18:53et quand vous avez pris
00:18:5530 graines de chia,
00:18:56il faut rappeler à quelqu'un
00:18:57que vous avez pris
00:18:57l'équivalent de 180 calories,
00:18:59ce qui correspond
00:19:00à 40 grammes de pain
00:19:01et à peu près 20 grammes
00:19:02de chocolat.
00:19:03Donc, conclusion,
00:19:03à peu près.
00:19:04Mais donc, conclusion,
00:19:05qu'est-ce qui va vous donner
00:19:05le plus de plaisir ?
00:19:07Manger un produit infect
00:19:08à consommer
00:19:09en vous disant
00:19:10je vais aller mieux
00:19:11et je vais maigrir
00:19:12ou prendre un produit
00:19:13qui va vous donner du plaisir
00:19:14et qui vous permettra
00:19:15d'attendre le repas du soir ?
00:19:16Et c'est ça la vraie nutrition.
00:19:18Corinne, vous vouliez réagir ?
00:19:20Oui, oui.
00:19:21En fait, moi,
00:19:21je voulais justement dire
00:19:23que moi, pour le coup,
00:19:24ça faisait presque 5 ans
00:19:25maintenant
00:19:26que j'étais revenue
00:19:26au fait maison.
00:19:27parce que ça,
00:19:28c'est vraiment,
00:19:28je pense,
00:19:30le air fryer,
00:19:31j'ai un air fryer,
00:19:32j'ai un cookie eau,
00:19:32effectivement.
00:19:33Donc, le gras en moins.
00:19:35Et alors, ce qui est génial,
00:19:35et là, je suis confiante,
00:19:36c'est que mes trois filles
00:19:37ont chacune un enfant
00:19:39et les trois n'ont jamais
00:19:40mangé un petit pot.
00:19:41Ah bah, formidable.
00:19:42Donc, je suis consciente.
00:19:43Ben voilà, ça passe par ça.
00:19:46Et il y a aussi,
00:19:47vous savez,
00:19:47Olivia Grégoire
00:19:48qui avait fait une proposition.
00:19:50Je trouve que c'est pas idiot.
00:19:51Bon, il faudrait qu'ils
00:19:52reprennent à compter
00:19:53et dire avant,
00:19:54mais c'est pas idiot
00:19:55l'idée de faire
00:19:57des petits cours de cuisine,
00:19:58de réapprendre aux enfants,
00:19:59en fait,
00:19:59que ce sont les idées,
00:20:00etc.
00:20:01C'est très bien.
00:20:02Jean-Michel Cohen,
00:20:03on peut pas ne pas parler
00:20:05de ces nouveaux médicaments
00:20:06que sont le Végovi,
00:20:08le Mounjarro,
00:20:10qui sont un espoir
00:20:12pour la lutte contre eux.
00:20:13En 10 secondes,
00:20:13vous allez sur le site
00:20:14de Jean-Michel Cohen.
00:20:15Il y a une vidéo
00:20:16de 9 minutes
00:20:17qui prend chacun
00:20:19et qui explique
00:20:20avec des schémas,
00:20:21des dessins.
00:20:22Vous avez fait un truc
00:20:23incroyable
00:20:23sur ces médicaments,
00:20:24Jean-Michel.
00:20:25Allez voir son site.
00:20:279-12 minutes,
00:20:28c'est une vidéo
00:20:29assez longue,
00:20:29mais incroyable.
00:20:31C'est sur YouTube.
00:20:32Mais Jean-Michel Cohen,
00:20:34est-ce que c'est un espoir ?
00:20:35On voit les Américains,
00:20:36alors qu'il y a l'excès,
00:20:37on a pu voir
00:20:38des mimours
00:20:39squelettiques,
00:20:41les États-Unis
00:20:41se sont emparés
00:20:43de ces médicaments.
00:20:44Est-ce que c'est un espoir
00:20:45pour la lutte
00:20:46contre l'obésité ?
00:20:47Oui,
00:20:48ce n'est pas un espoir
00:20:49pour la guérir,
00:20:50mais c'est un espoir
00:20:51pour la contrôler
00:20:53et ça permettra
00:20:54d'éviter notamment
00:20:55certaines maladies
00:20:56qui étaient quand même,
00:20:56certaines interventions
00:20:57qui étaient quand même
00:20:58assez lourdes
00:20:59comme les bypass
00:21:00ou même les slives.
00:21:01Mais c'est le début.
00:21:03Ça veut dire que,
00:21:03alors l'inconvénient
00:21:04de ces médicaments,
00:21:05c'est qu'ils ne sont pas
00:21:05remboursés par la Sécurité sociale.
00:21:07Pardon de trahir un secret,
00:21:08mais quand j'ai posé
00:21:09la question à M. Lecornu,
00:21:10notre Premier ministre,
00:21:11il a éclaté de rire
00:21:12parce que quand on fait
00:21:13le compte à 250 euros
00:21:14par mois sur un million
00:21:15de personnes sur une année,
00:21:17c'est 3 milliards d'euros.
00:21:18Donc, on n'en est pas là
00:21:19alors qu'il y a plein
00:21:19d'autres choses à régler.
00:21:20C'est un espoir,
00:21:22mais je compte sur
00:21:23les guerres commerciales
00:21:25qui vont se déclencher
00:21:25entre tous les laboratoires
00:21:27et le passage
00:21:28sous terme de générique
00:21:29dans quelques années
00:21:30de ces produits
00:21:30pour abaisser les prix
00:21:31et permettre de contrôler
00:21:33le surpoids
00:21:33et sur les avancées
00:21:34technologiques et chimiques
00:21:36qui permettront
00:21:37d'avoir des produits
00:21:39de mieux en mieux.
00:21:40D'ailleurs,
00:21:40le RETATRUTIT
00:21:41va arriver en juin.
00:21:43Il offre encore
00:21:43des résultats meilleurs
00:21:44que le Mounjarro
00:21:45et il sera peut-être
00:21:46pris sous une autre forme
00:21:47dans quelques temps
00:21:48également aussi,
00:21:49c'est-à-dire sous forme
00:21:50de comprimés.
00:21:50Mais ça ne suffit pas
00:21:51à régler le problème.
00:21:52Non.
00:21:53Quand vous avez fini...
00:21:55Cet avis...
00:21:56J'ai vu une interview
00:21:57d'Oprah Wimfray
00:21:58qui a passé sa vie
00:21:58à faire des régimes
00:21:59et qui dit
00:22:00voilà, j'ai essayé d'arrêter,
00:22:01ça n'a pas marché,
00:22:02donc j'ai décidé
00:22:03que je le ferai toute ma vie.
00:22:04Non, mais en parlant
00:22:05des médicaments.
00:22:07Voilà, elle a bien parlé
00:22:09parce qu'en plus
00:22:09dans ces médicaments,
00:22:10ce qu'on oublie
00:22:11de dire aux gens,
00:22:11c'est pour que ça marche bien,
00:22:12vous êtes obligés
00:22:13de leur faire faire un régime.
00:22:14Alors arrêtez avec les termes
00:22:15de rééquilibrage alimentaire.
00:22:17Un rééquilibrage alimentaire,
00:22:19s'il n'y a pas
00:22:19une restriction calorique,
00:22:20il ne peut pas permettre
00:22:21de maigrir
00:22:22ou de contrôler son poids.
00:22:23Donc ça reste quand même
00:22:24un régime,
00:22:24mais on est obligés
00:22:25d'utiliser des régimes équilibrés
00:22:27et il faut instruire
00:22:28les gens de ça.
00:22:29On sait qu'aujourd'hui,
00:22:30parmi les meilleurs régimes,
00:22:31on en a deux
00:22:32qui supplantent tous les autres.
00:22:33Il y a un dont on parle tous,
00:22:35c'est le régime
00:22:35des titanéens,
00:22:36et un dont personne ne parle,
00:22:38c'est le régime nordique
00:22:38qui est un régime
00:22:40qui repose un peu
00:22:41sur les principes
00:22:41du régime méditerranéen
00:22:43avec des aliments
00:22:44qui ressemblent plus
00:22:45à ceux qu'on produit
00:22:45dans les régimes
00:22:46dans les pays nordiques.
00:22:47Mais vous êtes obligés
00:22:48d'apprendre aux gens
00:22:49à manger.
00:22:50Et donc le rôle
00:22:51des nutritionnistes,
00:22:52j'en rigole avec mon copain
00:22:53Patrick Serog,
00:22:54mais le rôle des nutritionnistes,
00:22:55c'est ça,
00:22:56ce n'est pas seulement
00:22:56de donner un régime restrictif
00:22:57pour faire maigrir,
00:22:58c'est de réapprendre
00:22:59aux gens à manger,
00:23:00de les suivre,
00:23:01de les accompagner
00:23:01et de leur dire
00:23:02qu'il y a trois mots
00:23:03qui marchent
00:23:03dans l'alimentation
00:23:04et dans le contrôle du poids,
00:23:06endurance,
00:23:07patience
00:23:07et persévérance.
00:23:08C'est les trois choses
00:23:09qui mangent.
00:23:09Et j'oublie le mot volonté
00:23:10et je répète
00:23:11à 100 souleurs,
00:23:13une bonne alimentation
00:23:13n'interdit rien.
00:23:15Quand vous êtes au régime,
00:23:16si vous avez envie de manger,
00:23:17faites-le,
00:23:17sinon vous arrêterez votre régime.
00:23:18Oui, oui,
00:23:19non mais c'est ça,
00:23:20tous les régimes restrictifs
00:23:22sont voués à l'échec
00:23:24et c'est ce qu'on retient.
00:23:27Un mot sur la situation
00:23:28dans laquelle vous vous trouvez,
00:23:31c'est-à-dire que vous êtes parti
00:23:31à Tel Aviv
00:23:33pour un congrès
00:23:36et quelle est la situation
00:23:37ce matin ?
00:23:39Écoutez,
00:23:39il n'y a plus de coloc,
00:23:40il est fini,
00:23:41ça s'est arrêté,
00:23:42je suis arrivé le jeudi soir
00:23:43en espérant passer
00:23:45le week-end ici à rentrer.
00:23:46Le samedi,
00:23:47j'ai passé la nuit
00:23:48dans l'abri de minuit
00:23:50à 6h du matin.
00:23:51Ça s'était un peu calmé
00:23:52pendant 48h,
00:23:53il y avait moins d'alerte,
00:23:54je me balade d'un abri à l'autre.
00:23:56Vous savez,
00:23:56quand je vais voir un copain,
00:23:57parce qu'il y a plein d'autres médecins,
00:23:58quand je vais les voir,
00:23:59je suis obligé de borner mon chemin.
00:24:01C'est-à-dire que je m'arrête,
00:24:01je vérifie que toutes les 5 minutes,
00:24:03j'ai un abri
00:24:04pour pouvoir me mettre dedans.
00:24:05Hier soir,
00:24:06on a passé une sale nuit,
00:24:07d'autant plus que les tirs
00:24:09ont repris du côté du Hezbollah,
00:24:11c'est-à-dire du Liban,
00:24:12et là,
00:24:12au lieu d'avoir 7 minutes
00:24:13pour aller dans un abri,
00:24:14j'ai 1 minute.
00:24:15Donc,
00:24:16autant vous dire que cette nuit,
00:24:18cette nuit,
00:24:18j'avais ma couette,
00:24:19j'avais mon téléphone
00:24:21et je me dépêche d'aller à l'abri
00:24:23qui est à l'étage
00:24:24de mon appartement.
00:24:24C'est une situation difficile,
00:24:26mais moi,
00:24:27je m'inspire de l'attitude
00:24:29des gens,
00:24:29des habitants d'ici,
00:24:30c'est-à-dire cette résilience,
00:24:31cette solidarité,
00:24:32cette union,
00:24:34donc je suis le chemin,
00:24:35alors ça va,
00:24:36je ne suis pas stressé,
00:24:37et puis je vous ai au téléphone,
00:24:38ça se sera mieux,
00:24:39je prends une boucle d'air.
00:24:40Merci docteur Jean-Michel Cohen
00:24:41d'avoir été avec nous,
00:24:42je rappelle votre livre
00:24:43« Savoir maigrir enfin »,
00:24:45il est remarquablement remarquable,
00:24:48en fait,
00:24:50c'est aux éditions First.
00:24:51Puisque Corinne nous en a parlé,
00:24:53sachez que demain,
00:24:55dans votre émission,
00:24:55Valérie,
00:24:56on parlera de la grossophobie,
00:24:57elle a parlé de sa fille
00:24:59qui a subi,
00:25:00et que c'était très violent,
00:25:01donc Thomas,
00:25:02on continue.
00:25:03Merci Jean-Michel Cohen,
00:25:04nous on se retrouve dans un instant,
00:25:06on va parler du Charles de Gaulle,
00:25:07à tout de suite.
00:25:08Sud Radio,
00:25:11le 10h midi,
00:25:13mettez-vous d'accord,
00:25:14Valérie Expert.
00:25:15Et nous sommes ensemble avec vous
00:25:17pour commenter l'actualité,
00:25:19avec Jean-Christophe Gallien,
00:25:20politologue,
00:25:21conseiller en communication,
00:25:22Najoua Laïté,
00:25:23docteur en droit public,
00:25:24vous êtes avocate,
00:25:25et vous venez de publier Maître Sortez-moi de là,
00:25:27qui paraît chez Mareuil Édition,
00:25:30vous racontez votre vie d'avocate,
00:25:33et cette phrase que vous entendez,
00:25:35souvent de la part de vos clients.
00:25:38Éric Revelle,
00:25:39journaliste,
00:25:39Bonjour Valérie,
00:25:40bonjour,
00:25:40éditorialiste sur Sud Radio,
00:25:43et Geneviève Gottsinger,
00:25:44communicante,
00:25:45présidente de l'agence Images,
00:25:47et Gilles est resté pour le zapping,
00:25:49on va parler évidemment d'Emmanuel Macron,
00:25:51de son allocution hier soir,
00:25:53de l'envoi du Charles de Gaulle en Méditerranée,
00:25:56est-ce que vous avez peur ?
00:25:58Dites-nous si vous êtes inquiets,
00:26:00que la France s'engage dans la guerre,
00:26:03on va parler de ces chiffres de surpopulation carcérale,
00:26:06est-ce que,
00:26:08comment on va en sortir de cela ?
00:26:10On ne construit pas de prison,
00:26:12il y a toujours plus de prisonniers,
00:26:13et puis cette étude qui nous dit que d'ici 2035,
00:26:17la moitié des élèves de 6e seront dans le privé,
00:26:20et là aussi vos réactions,
00:26:22est-ce que vous avez mis vos enfants dans le privé,
00:26:26alors que philosophiquement,
00:26:28vous étiez plutôt public,
00:26:30et c'est vrai qu'il faut rappeler qu'à l'époque,
00:26:32le public c'était l'excellence.
00:26:35Voilà, on y reviendra,
00:26:37si on a le temps, je l'espère.
00:26:38Alors Gilles, on commence avec vous.
00:26:39Eh oui, hier Donald Trump était,
00:26:41vous savez, on a l'habitude de cette image,
00:26:44le petit feu de cheminée,
00:26:45lui avec un président à sa droite,
00:26:49dont on Trump recevait le chancelier allemand,
00:26:52alors il l'a qualifié d'homme puissant, populaire,
00:26:55il a répété deux fois,
00:26:57vous, vous êtes populaire,
00:26:58suivez mon regard,
00:27:00et après, ce fut au tour du premier ministre espagnol,
00:27:03Pedro Sanchez,
00:27:06d'en prendre pour son grade,
00:27:08et de l'Espagne qui ne veut pas collaborer,
00:27:10et je vous fais écouter ce passage.
00:27:12Mais certains des pays européens,
00:27:14comme l'Espagne, par exemple,
00:27:15se sont très mal comportés,
00:27:16d'ailleurs, j'ai dit,
00:27:20j'ai ordonné de mettre fin
00:27:21à toutes les négociations avec l'Espagne,
00:27:23ça c'était ma requête,
00:27:24que chaque nation européenne
00:27:25devait payer 5% du budget
00:27:27pour les défenses,
00:27:30et l'Espagne ne l'a pas fait,
00:27:33et l'Espagne a dit
00:27:34que nous ne pouvions pas utiliser leurs bases,
00:27:36alors moi j'ai dit qu'on pouvait juste
00:27:39lancer les avions et utiliser les bases,
00:27:40personne ne peut nous dire de ne pas les utiliser,
00:27:42mais bon,
00:27:43ils n'ont pas été très aimables,
00:27:45l'Espagne n'a rien dont nous ayons besoin,
00:27:47à part leur peuple,
00:27:49ils ont un peuple super,
00:27:51mais leurs dirigeants,
00:27:52non, ne sont pas si super que ça,
00:27:54ils voulaient garder les dépenses de budget
00:27:56à 2% pour la dépense,
00:27:58donc on va couper tous les accords commerciaux
00:28:00avec l'Espagne,
00:28:01on ne peut pas négocier avec l'Espagne.
00:28:02Oui, qu'est-ce que ça vous fait ?
00:28:04J'ai entendu l'intervention de Trump,
00:28:09alors il avait à sa droite,
00:28:10effectivement,
00:28:10le chancelier allemand,
00:28:12ce que dit Gilles,
00:28:13qui est très clair,
00:28:13c'est que la façon dont il a encensé
00:28:15le chancelier allemand en creux,
00:28:17c'était l'antiportrait d'Emmanuel Macron,
00:28:19non mais c'était incroyable,
00:28:21il a taclé,
00:28:22évidemment,
00:28:22Pedro Sanchez,
00:28:23qui est le premier ministre socialiste d'Espagne,
00:28:25au prétexte que l'Espagne
00:28:28ne veut pas que les avions américains
00:28:29se posent sur son territoire,
00:28:31il a aussi taclé
00:28:32le premier ministre britannique,
00:28:33parce que Keir Starmer,
00:28:35dans un premier temps,
00:28:35il a refusé que les avions américains
00:28:37se posent sur la base de Diego Garcia,
00:28:39dans l'océan indien,
00:28:41puis finalement,
00:28:42il a accepté en disant
00:28:43mais en plus,
00:28:43il se prend pour Churchill,
00:28:44donc voilà.
00:28:45Oui, il a dit,
00:28:45c'est pas Churchill,
00:28:46il n'est pas du niveau de Churchill.
00:28:48Donc en fait,
00:28:48tout le monde en a pris pour son grade,
00:28:50et moi j'ai trouvé
00:28:50ce qui était absolument incroyable,
00:28:52lui qui a toujours une phrase
00:28:55assez sarcastique
00:28:56sur Emmanuel Macron,
00:28:56là il ne l'a même pas nommé,
00:28:58il ne l'a même pas nommé,
00:28:59c'est-à-dire que...
00:29:00Ah vous, vous l'avez pris pour du mépris...
00:29:02Attendez,
00:29:03il aurait pu dire,
00:29:04je ne sais pas,
00:29:05le président de la République
00:29:06intervient ce soir,
00:29:07française,
00:29:08on va voir ce qu'il a,
00:29:08non ?
00:29:08Il ne l'a même pas nommé,
00:29:10c'est-à-dire que d'habitude,
00:29:11il a une petite phrase
00:29:13très dure sur Emmanuel Macron,
00:29:15qui aime bien,
00:29:16châtie bien peut-être,
00:29:16mais là,
00:29:17rien du tout.
00:29:20Ce qui est vrai,
00:29:21c'est qu'au-delà de l'intervention...
00:29:22Vous êtes populaire ?
00:29:23Bien sûr,
00:29:24au-delà de l'intervention
00:29:25du président de la République
00:29:26dont on va reparler,
00:29:29c'est vrai que le poids diplomatique
00:29:32ou militaire de la France,
00:29:33notamment dans cette région du monde,
00:29:34il est proche de zéro.
00:29:35Il est proche de zéro,
00:29:36oui.
00:29:36Oui, alors moi,
00:29:37juste sur Sanchez,
00:29:39il faut quand même rappeler
00:29:39que le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol
00:29:42et sa petite majorité
00:29:43est tenue par des mouvements
00:29:45qui sont très largement financés,
00:29:48historiquement,
00:29:49par des flux iraniens,
00:29:50extrême-gauche,
00:29:51dans beaucoup de régions espagnoles,
00:29:53est très relié.
00:29:54Et vous avez un Sanchez
00:29:55qui, d'ailleurs,
00:29:55par Zapatero en particulier,
00:29:57est très relié aussi
00:29:58à d'autres affaires
00:29:59que d'autres des collègues
00:30:01à la joie
00:30:02pourraient traiter
00:30:03en lien avec le Venezuela.
00:30:04Donc, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol,
00:30:06il est dans une situation
00:30:08où, effectivement,
00:30:09géopolitiquement,
00:30:09il ne raconte pas
00:30:10ce que l'Espagne a envie aujourd'hui.
00:30:11Si vous travaillez en Espagne,
00:30:12il y a certes quelque chose
00:30:13qui est en Espagne
00:30:14très anti-Israël,
00:30:15mais sur l'affaire de l'Iran,
00:30:16c'est beaucoup moins homogène.
00:30:17Après, pour revenir à l'Allemagne,
00:30:19l'Allemagne,
00:30:19c'est quand même, rappelons-le,
00:30:24vous savez que l'Allemagne
00:30:24depuis la deuxième guerre mondiale,
00:30:25c'est quand même très tenu
00:30:26pour ne pas dire autre chose,
00:30:27et notamment le parti
00:30:28de M. Mertz,
00:30:30la CDU,
00:30:31et avec son voisin
00:30:33allié bavarois,
00:30:34est très tenu
00:30:35par des organisations américaines
00:30:36dont la CIA.
00:30:39Et donc, vous voyez,
00:30:39il faut rappeler à l'ordre
00:30:40quand on a des vélétés
00:30:41de changer un petit peu
00:30:42de positionnement.
00:30:43Or, c'est une réalité
00:30:44en ce moment
00:30:44au sein de l'Union européenne.
00:30:45Il y a des petits mouvements.
00:30:47Et donc, Emmanuel Macron
00:30:48incarne, donc en creux,
00:30:49évidemment,
00:30:49ne pas parler d'Emmanuel Macron,
00:30:52caresser gentiment,
00:30:53mais rappeler à l'ordre
00:30:53quand même M. Mertz
00:30:54que ça a été aussi
00:30:55un rappel à l'ordre.
00:30:56Et puis surtout,
00:30:56gifler très fortement
00:30:57M. Sanchez
00:30:58et lui rappeler
00:30:58qu'il n'est pas tout à fait autonome.
00:31:00C'est ça le fond de l'affaire aussi.
00:31:01Vous pensez que c'est plus
00:31:03le gouvernement
00:31:03qui est anti-Israël
00:31:04que les Espagnols ?
00:31:06Non, non, non.
00:31:06En Espagne,
00:31:07il y a un vrai sujet.
00:31:08Il y a un vrai sujet en Espagne
00:31:09qui est lié à une...
00:31:10Voilà, ça va de l'extrême-gauche
00:31:13espagnole
00:31:14à des phalangistes
00:31:16qui s'élèvent encore
00:31:17M. Franco.
00:31:19Il y a quelque chose
00:31:20de particulier
00:31:21avec Israël
00:31:22et les Juifs en Espagne.
00:31:24C'est anecdotique.
00:31:25Mais vous avez vu
00:31:26que c'est le mois prochain
00:31:29les Pays-Bas et l'Espagne
00:31:30ne participent pas
00:31:31à l'Eurovision
00:31:32à cause
00:31:33de la présence
00:31:34d'Israël.
00:31:36Mais ça montre aussi
00:31:37que la chaîne nationale
00:31:39puisque c'est la chaîne nationale
00:31:40TVE
00:31:41qui devait envoyer des candidats
00:31:43s'y refusent
00:31:44à cause d'Israël.
00:31:45C'est notre France Télévisions.
00:31:46TVE, c'est notre France Télévisions.
00:31:47Mais c'est clair
00:31:48qu'il faut insister
00:31:49sur cette idée
00:31:49que M. Sanchez
00:31:50qui est un animal politique
00:31:51c'est pas du tout
00:31:52Felipe Gonzalez
00:31:53c'est quelqu'un
00:31:54qui est lié
00:31:55à ces mouvements
00:31:56un peu partout
00:31:57dans les régions espagnoles
00:31:58qui ont des liens
00:32:00économiques
00:32:00avec les forces iraniennes.
00:32:02Oui.
00:32:03Comment vous l'avez compris
00:32:05vous, Najwa ?
00:32:06Alors, bon,
00:32:07en tous les cas
00:32:07le président Donald Trump
00:32:10on connaît son discours
00:32:11le rapport de force
00:32:13qu'il établit
00:32:15à chaque présence médiatique
00:32:17et d'une certaine manière
00:32:18ceux qui ne suivent pas
00:32:20ils les rappellent à l'ordre
00:32:21en disant
00:32:23nous, on peut vous boycotter
00:32:25et les accords commerciaux
00:32:26eh bien, on a un rapport de force
00:32:28qu'on peut établir avec vous.
00:32:30Donc ça, c'est pas nouveau
00:32:31j'ai envie de vous dire
00:32:32dans le discours américain
00:32:34et ça ne touche pas
00:32:35uniquement le président Trump
00:32:37il y a d'autres présidents américains
00:32:38qui ont toujours établi
00:32:40ce type de rapport de force.
00:32:41Mais une fois que j'ai dit ça
00:32:42par rapport à la non-référence
00:32:45au président de la République française
00:32:48là où c'est étonnant
00:32:50bon, c'est vrai que
00:32:51quand il parle
00:32:52enfin, Donald Trump parle
00:32:53du président de la République
00:32:55Emmanuel Macron
00:32:57c'est toujours sous la moquerie
00:32:58c'est...
00:32:59bon, c'est toujours une manière
00:33:01de le rabaisser
00:33:03de le ramener à sa place.
00:33:05Là, il n'en parle pas du tout
00:33:07alors que force est de constater
00:33:08de manière objective
00:33:10c'est que la France
00:33:11est un des rares pays
00:33:13européens
00:33:14à avoir des bases militaires
00:33:16au Moyen-Orient
00:33:17donc je suis désolée
00:33:20militairement parlant
00:33:21c'est pas l'Allemagne
00:33:22qui a des bases militaires
00:33:24au Moyen-Orient
00:33:24c'est la France
00:33:25donc foncièrement parlant
00:33:28politiquement
00:33:29et géopolitiquement
00:33:31j'ai envie de vous dire
00:33:32c'est pas crédible
00:33:35c'est pas crédible
00:33:38d'autant que la France
00:33:39elle a la bombe nucléaire
00:33:40enfin je veux dire
00:33:41la dissuasion
00:33:41elle est là aussi
00:33:42conseil de sécurité
00:33:43conseil de sécurité
00:33:44c'est pour ça que dire
00:33:46que la France
00:33:47n'existe pas diplomatiquement
00:33:49au Prochirien
00:33:50moi je suis pas d'accord
00:33:51c'est quand même
00:33:51un raccourci un peu
00:33:53extrêmement rapide
00:33:54comme tout raccourci
00:33:55effectivement la France
00:33:56a ses bases
00:33:57et effectivement
00:33:57Emmanuel Macron
00:33:59a rappelé hier
00:33:59qu'elle allait jouer son rôle
00:34:00il y a un mot
00:34:01on va en parler
00:34:01mais le mot fiable
00:34:03le mot fiable
00:34:04était extrêmement clair
00:34:05était un message
00:34:07envers tous nos alliés
00:34:08aussi bien dans la région
00:34:09mais également vers le président américain
00:34:11moi le fait qu'il ne l'ait pas cité
00:34:14je le prends pas comme
00:34:16je le prends pas comme
00:34:17une mauvaise manière
00:34:18il distribue des bons
00:34:20et des mauvais points
00:34:21il n'avait pas de points
00:34:22particuliers à distribuer
00:34:23pour Emmanuel Macron
00:34:24il attendait sans doute
00:34:25son intervention
00:34:26enfin il l'avait peut-être eu avant
00:34:28il savait peut-être
00:34:29ce qu'il allait dire
00:34:30c'est-à-dire l'envoi
00:34:31du Charles de Gaulle
00:34:31c'est pas non plus à lui
00:34:32d'anticiper
00:34:33de commenter
00:34:34sur une nouvelle
00:34:35qui n'a pas encore été donnée
00:34:36on va continuer
00:34:38de commenter l'actualité
00:34:39on reviendra
00:34:40sur l'intervention
00:34:41d'Emmanuel Macron
00:34:41évidemment
00:34:42et dites-nous
00:34:43si vous êtes inquiets
00:34:44vous
00:34:45de cet engagement
00:34:47de la France
00:34:48dans ce conflit
00:34:50à tout de suite
00:34:51Sud Radio
00:34:54le 10h midi
00:34:56mettez-vous d'accord
00:34:57Valérie Expert
00:34:58alors continuons
00:34:59notre tour de table
00:35:00enfin notre tour de table
00:35:02et votre Zappingville
00:35:03oui
00:35:04alors évidemment
00:35:05avec les chaînes info
00:35:06elles sont 24h sur 24
00:35:07sur la guerre en Iran
00:35:09les audiences sont assez fortes
00:35:10mais comme vous pouvez le constater
00:35:11pour BFM et LCI
00:35:12qui passent devant CNews
00:35:14absolument madame
00:35:15je ne sais pas si vous avez vu
00:35:17non mais c'est intéressant de le dire
00:35:18parce que CNews
00:35:19étaient leaders
00:35:19pendant très longtemps
00:35:20et on a
00:35:22et on a effectivement
00:35:23BFM qui devient un peu la référence
00:35:24qui a beaucoup d'envoyés spéciaux
00:35:26dans tous les pays
00:35:26avec Didier François qui est excellent
00:35:27enfin ils ont de très bons analystes
00:35:29mais vous avez remarqué une chose
00:35:30il n'y a pas beaucoup de publicité
00:35:31parce que les marques
00:35:32ne veulent pas s'associer
00:35:33à des viens avec la guerre
00:35:36ou des produits
00:35:37qui viendraient
00:35:38de Israël etc
00:35:39donc les publicités sont assez
00:35:41on ne voit pas beaucoup de pages
00:35:43de publicités
00:35:43sur les chaînes info
00:35:46mais donc sur les chaînes info
00:35:47la guerre tourne
00:35:4824h sur 24
00:35:49donc les gens commencent
00:35:50à paniquer
00:35:52pour
00:35:52comme on a vu hier
00:35:54j'en ai parlé
00:35:55des stations à essence
00:35:57des stations d'essence
00:35:58qui sont prises
00:35:59d'assaut
00:36:00mais il y en a d'autres
00:36:01qui font des provisions
00:36:02reportage d'M6
00:36:04sur des gens
00:36:05qui font des bocaux
00:36:06si jamais la guerre arrive
00:36:08certains se préparent
00:36:10à la guerre
00:36:10depuis leur potager
00:36:13ça c'est les noirs de Crimée
00:36:15aujourd'hui
00:36:17le fait de ramasser
00:36:18ces fruits
00:36:19et légumes
00:36:20s'il y a des événements
00:36:22on peut vivre
00:36:23quelques jours
00:36:24quelques semaines
00:36:24en autonomie
00:36:25allez on y va
00:36:27Jean-Pierre
00:36:28et son fils Vincent
00:36:29constituent des provisions
00:36:31l'épaisseur des tranches
00:36:32c'est la guerre
00:36:34c'est la guerre
00:36:35alors même si on ne l'a pas
00:36:36sur notre territoire
00:36:37c'est la guerre
00:36:38aux portes de la France
00:36:39c'est ça
00:36:39quelques milliers de kilomètres
00:36:41donc même si
00:36:43on essaye de penser
00:36:44à autre chose
00:36:45donc il est important
00:36:46de pouvoir survivre
00:36:48à un moment donné
00:36:49si jamais il y avait
00:36:50un vrai conflit
00:36:52tu en prends trois toi
00:36:53moi je ne prends trois
00:36:54quelques conserves de plus
00:36:55dans une réserve
00:36:57déjà bien remplie
00:37:00avec tout ça
00:37:00on peut tenir
00:37:01une deux semaines
00:37:02je pense
00:37:03si on se rationne
00:37:04peut-être un peu plus
00:37:07vous comprenez
00:37:07la peur Geneviève ?
00:37:09vous faites des bocaux ?
00:37:11non moi je ne fais pas de bocaux
00:37:12je ne comprends pas tellement
00:37:13la peur
00:37:14en général
00:37:15ça engorge de la pénurie
00:37:17ce type de choses
00:37:17mais ça me rappelle
00:37:19étrangement le Covid
00:37:20où je ne sais pas
00:37:21si vous vous souvenez
00:37:22de ces rayons
00:37:23totalement vides
00:37:24de pâte
00:37:25d'huile
00:37:26de farine
00:37:27papier toilette
00:37:29absolument tout ça
00:37:29donc les produits de base
00:37:31donc non moi
00:37:32je ne sombre pas
00:37:33dans la parano
00:37:35du tout
00:37:35bon c'est vrai
00:37:36que je n'ai pas connu
00:37:36le marché noir
00:37:37et ce type de choses
00:37:39mais non je ne comprends pas bien
00:37:40c'est un peu étranger
00:37:43ce qu'on a évoqué hier
00:37:44avec le prix de l'essence
00:37:46on a un auditeur
00:37:47David
00:37:47qui voulait réagir
00:37:48bonjour David
00:37:50oui bonjour Valérie
00:37:51bonjour tout le monde
00:37:51vous êtes inquiet vous ?
00:37:54ben oui
00:37:54je commence franchement
00:37:55à m'inquiéter
00:37:55rien que ce matin
00:37:56en partant au travail
00:37:57il y avait certaines stations
00:37:58à essence
00:37:59il y avait déjà au moins
00:38:00une heure d'attente
00:38:01pour prendre du gasoil
00:38:03les gens deviennent fous
00:38:04le gasoil
00:38:05bon c'est sûr
00:38:05parce que moi
00:38:06il a déjà augmenté
00:38:06à peu près 10 centimes
00:38:07par rapport à la semaine dernière
00:38:09ça c'est incompréhensible
00:38:10ben oui
00:38:11c'est pour ça
00:38:12on voit déjà
00:38:12les cuits à terminale
00:38:13ça crée un climat
00:38:14de stress général
00:38:15en fait moi
00:38:16ce qui me fait peur
00:38:16c'est que
00:38:17comme vous disiez
00:38:18que ça refasse un peu
00:38:18comme pendant la période
00:38:19du Covid
00:38:20il y a des rumeurs
00:38:21sur certaines craintes
00:38:22de pénurie
00:38:24du coup les gens
00:38:25ils se couillent partout
00:38:26moi je me souviens
00:38:27du coup
00:38:28des rayons au supermarché
00:38:29le papier toilette
00:38:30les pâtes
00:38:30le riz
00:38:31toutes ces choses-là
00:38:32les premières nécessités
00:38:33qui manquaient
00:38:34c'était acheté
00:38:35en grande quantité
00:38:36et là
00:38:36ce qu'on entend quand même
00:38:38un petit peu dans les médias
00:38:38c'est que le gouvernement
00:38:39il nous assure quand même
00:38:40qu'il n'y a pas de
00:38:41il y a des réserves
00:38:42il y a des réserves stratégiques
00:38:43enfin il n'y a pas de
00:38:45pénurie d'essence
00:38:46ni d'autres
00:38:46enfin j'espère sincèrement
00:38:48mais bon voilà
00:38:48là ce qu'il y a
00:38:49c'est que ça provoque
00:38:51ça provoque des pénuries
00:38:52alors que c'est pas toujours
00:38:53un manque réel quoi
00:38:55vous avez vu des gens
00:38:56avec des bidons ?
00:38:57pardon ?
00:38:58vous avez vu des gens
00:38:59avec des bidons
00:39:00à la station essence
00:39:00où vous étiez ?
00:39:02oui
00:39:02oui oui oui
00:39:03alors
00:39:05pour le coup
00:39:06c'est affolant
00:39:06parce que
00:39:07malheureusement
00:39:08c'est toujours les personnes
00:39:09un peu plus âgées
00:39:10où on pense
00:39:10qu'ils sont à la retraite
00:39:11qui sont là
00:39:11en train de remplir leurs bidons
00:39:13donc
00:39:14non non
00:39:15mais il y avait vraiment
00:39:15énormément de monde
00:39:16ce matin
00:39:17et
00:39:18bon après
00:39:19j'espère que les stades
00:39:20soient les sortes
00:39:20vont aussi
00:39:21faire
00:39:22faire le tri
00:39:23et interdire aussi
00:39:24leur reprise de certains bidons
00:39:26parce que sinon
00:39:27ça devient la folie
00:39:28oui
00:39:28il y a une station service
00:39:29je voyais
00:39:29de supermarché
00:39:31qui était obligée
00:39:32de fermer
00:39:32ces ponts
00:39:33parce que
00:39:34c'était
00:39:35ça devenait
00:39:36complètement dingue
00:39:36et que ça mettait en péril
00:39:37même l'approvisionnement
00:39:39donc ce comportement
00:39:40alors hier
00:39:41je ne sais plus qui
00:39:42autour de la table
00:39:42disait
00:39:43ce n'est pas forcément
00:39:44les gens qui ont vécu la guerre
00:39:45c'est les jeunes
00:39:45qui veulent tout tout de suite
00:39:47oui mais
00:39:48Valérie
00:39:48il y a aussi
00:39:49et je pense que
00:39:49Eric économiquement
00:39:50vous allez pouvoir nous le dire
00:39:52c'est choquant
00:39:53parce que
00:39:54l'essence qu'ils ont actuelle
00:39:55ce n'est pas une essence
00:39:57qui sont payées
00:39:57avec l'augmentation
00:39:58ça c'est vrai
00:39:58c'est vrai
00:39:59et donc ils augmentent
00:40:00de 10 centimes
00:40:00de l'essence
00:40:01qu'ils n'ont pas payée
00:40:02donc c'est des profiteurs de guerre
00:40:04il faut dire
00:40:05que les pétroliers
00:40:06actuellement
00:40:06c'est des profiteurs de guerre
00:40:08ils peuvent attendre 2 mois
00:40:09avant d'augmenter
00:40:10non
00:40:11non
00:40:12non
00:40:12alors
00:40:12qu'il y ait une augmentation
00:40:14qui ne soit pas liée
00:40:15au blocage
00:40:16du létroit d'Hormuz
00:40:17par lequel ne passe que 20%
00:40:19le métro mondial
00:40:20oui
00:40:20et sur les sujets
00:40:21il faut quand même savoir
00:40:22que les pétroliers
00:40:23dont vous parlez
00:40:23Gilles
00:40:24ils ne font pas leur profit
00:40:25sur la distribution
00:40:27de l'essence
00:40:28je crois que pour Total
00:40:29sur les milliards
00:40:30et les milliards d'euros
00:40:31qui font le profit
00:40:32c'est 300 millions d'euros
00:40:33qu'ils doivent
00:40:34à la distribution du gaz
00:40:35de l'essence
00:40:37donc en réalité
00:40:38c'est presque un service public
00:40:39la distribution de l'essence
00:40:41en France
00:40:41maintenant que
00:40:42certains refassent
00:40:43et profitent
00:40:44oui
00:40:45mais c'est peut-être aussi
00:40:46les enseignes de grandes distrib
00:40:47si vous voulez
00:40:47qui augmentent un peu leur prix
00:40:49bon
00:40:49maintenant
00:40:5010 centimes
00:40:50vous imaginez
00:40:51par litre
00:40:52maintenant
00:40:52je regardais
00:40:52le baril de Bren
00:40:55qui est la référence
00:40:55de la mer du nord
00:40:57il est à 87 dollars
00:40:59je rappelle qu'au début
00:41:00de la guerre
00:41:01en Ukraine
00:41:02il était à 120 dollars
00:41:03vous voyez
00:41:03c'était beaucoup plus fort
00:41:05comme progression
00:41:07donc en fait
00:41:08il n'y a pas de pénurie
00:41:08oui il y a 3 mois
00:41:09de stock stratégique
00:41:11en France
00:41:11comme dans la plupart des pays
00:41:12donc en réalité
00:41:13il n'y a pas de pénurie
00:41:14mais ce qui va déclencher
00:41:15la pénurie
00:41:15c'est que les gens
00:41:16se rendent en fait
00:41:17sur les pompiers
00:41:18c'est un comportement
00:41:19absolument hallucinant
00:41:21et moutonnier
00:41:22pardonnez-moi
00:41:23mais pour l'instant
00:41:24alors il y a un autre sujet
00:41:26quand même
00:41:26dont on parle peu
00:41:27c'est que
00:41:28l'augmentation du GNL
00:41:30du gaz naturel liquéfié
00:41:32puisque le Qatar
00:41:33a vu l'un de ses groupes
00:41:34attaquer
00:41:35et ils ont arrêté
00:41:36la production de gaz liquéfié
00:41:38qui passait par
00:41:39l'étroit d'Ormuz
00:41:39donc là
00:41:40ça a une double incidence
00:41:42la première
00:41:42c'est que
00:41:43évidemment
00:41:44puisque depuis la guerre
00:41:46en Ukraine
00:41:46on n'achète plus
00:41:47officiellement de gaz russe
00:41:48on s'était replié
00:41:50sur le gaz
00:41:51Qatar
00:41:51donc les pays européens
00:41:53vont avoir un problème
00:41:54de financement
00:41:55parce que ça augmente
00:41:56de 90%
00:41:57c'est spectaculaire
00:41:59et puis les pays asiatiques
00:42:00mais l'autre conséquence
00:42:01c'est que je vous rappelle
00:42:02qu'il y a un mécanisme européen
00:42:04qui lie le prix de l'électricité
00:42:05au prix du gaz
00:42:06donc l'envolée du prix du gaz
00:42:08peut avoir
00:42:09une conséquence
00:42:10une conséquence
00:42:11sur nos factures
00:42:12d'électricité
00:42:13et ça
00:42:14on n'y verra pas grand chose
00:42:15ou à moins d'allumer
00:42:16des bougies
00:42:17mais bon
00:42:18Jean-Christophe
00:42:19il y a eu trop
00:42:20d'explications économiques
00:42:22sur l'impact d'Ormuz
00:42:23pour notre partie du monde
00:42:25sur les 20%
00:42:26qui parlent d'Ormuz
00:42:29entre 80 et 84%
00:42:31selon ce qu'on parle
00:42:32de pétrole ou de gaz
00:42:33s'en vont
00:42:33vers l'Asie
00:42:34donc la mauvaise nouvelle
00:42:35et surtout pour la Chine
00:42:36le Japon
00:42:36la Corée du Sud
00:42:37qui elles
00:42:37peuvent effectivement
00:42:38se poser des questions
00:42:39même s'ils subventionnent
00:42:40très largement
00:42:41le coût de l'énergie
00:42:41notamment la Chine
00:42:42sur leurs activités
00:42:43industrielles à eux
00:42:44nous on est à 16%
00:42:46donc c'est une blague
00:42:47en fait en réalité
00:42:47c'est un moment
00:42:48qu'on rachète aux Américains
00:42:50principalement
00:42:50ceux qui ont bénéficié
00:42:51de notre changement
00:42:53notamment par rapport
00:42:54au gaz en l'occurrence
00:42:54et le pétrole
00:42:55on est très large
00:42:56il n'y a pas eu
00:42:57d'augmentation de prix
00:42:57côté algérien
00:42:58il n'y a pas eu
00:42:59donc aujourd'hui
00:43:00on a de l'anticipation
00:43:01chez les distributeurs
00:43:03c'est exactement ça
00:43:04vous avez raison de dire
00:43:05qu'à ce moment-là
00:43:05ils augmentent
00:43:06et il y a un mot de panique
00:43:07parce que ça n'a pas été
00:43:08bien expliqué
00:43:08on a l'impression
00:43:09que le Ormuz ferment
00:43:10on n'aura plus de pétrole
00:43:11et de gaz
00:43:11ici c'est l'Asie
00:43:13qui principalement
00:43:13est concernée par cette affaire
00:43:14le président de la république
00:43:15il aurait pu faire
00:43:16un petit chapitre
00:43:17sur ces 8 minutes
00:43:18sur pas de panique
00:43:19moi je m'y attendais
00:43:20il n'y a rien
00:43:22il y a un Roland Escur
00:43:23qui est inaudible
00:43:25qui est monté au créneau
00:43:25pour dire pas de panique
00:43:26mais moi j'attendais
00:43:27à ce que le chef de l'état
00:43:28dise à la fin de ces 8 minutes
00:43:29d'intervention pré-enregistrée
00:43:31calmez-vous
00:43:32avec des mots présidentiels
00:43:34évidemment
00:43:34mais rien du tout
00:43:35donc les gens se disent
00:43:37s'il n'en a pas parlé
00:43:38c'est qu'il y a un problème
00:43:38c'est qu'il y a un problème
00:43:39il le voulait
00:43:40on va parler du Charles de Gaulle
00:43:41dans un instant
00:43:42restez avec nous
00:43:43est-ce que vous avez peur
00:43:44est-ce que vous craignez
00:43:44que la France s'engage
00:43:45dans la guerre
00:43:46on y reviendra
00:43:47dans un instant
00:43:48à tout de suite
00:43:49sur Sud Radio
00:43:50Sud Radio
00:43:51le 10h midi
00:43:53Sud Radio
00:43:54le 10h midi
00:43:55mettez-vous d'accord
00:43:57Valérie Expert
00:43:58et nous sommes ensemble
00:43:59avec vous sur Sud Radio
00:44:00pour commenter l'actualité
00:44:01avec Jean-Christophe Galien
00:44:03politologue, conseiller en communication
00:44:05Najouel Aïté
00:44:06docteur en droit public
00:44:07je rappelle votre livre
00:44:09qui vient tout juste
00:44:09de sortir
00:44:10Maître Sortez-moi de là
00:44:11qui est chez Mareuil
00:44:12paru chez Mareuil édition
00:44:13Eric Revelle
00:44:14journaliste éditorialiste
00:44:15à Sud Radio
00:44:16on vous retrouve
00:44:17dans le grand matin
00:44:18Sud Radio
00:44:18et jeune Jeff Götzinger
00:44:20communicante spécialiste
00:44:21en communication politique
00:44:23et présidente
00:44:23de l'agence image
00:44:26on va parler évidemment
00:44:27on va revenir sur
00:44:28l'allocution
00:44:28d'Emmanuel Macron
00:44:30hier soir
00:44:30il envoie le Charles de Gaulle
00:44:32au Moyen-Orient
00:44:33il fait un peu de
00:44:34en même temps
00:44:35on va revenir sur cette allocution
00:44:37on va parler
00:44:37de la surpopulation carcérale
00:44:39et d'autres sujets
00:44:40si on en a le temps
00:44:42écoutons Emmanuel Macron
00:44:43c'était hier soir
00:44:45au journal de 20h
00:44:46aujourd'hui
00:44:47le détroit d'Hormuz
00:44:48est de fait fermé
00:44:49et c'est par ce détroit
00:44:50que transitent environ
00:44:5120%
00:44:52du pétrole
00:44:53et du gaz naturel
00:44:54liquéfié dans le monde
00:44:55le canal de Suez
00:44:57la mer rouge
00:44:58sont aussi sous tension
00:44:59et menacées
00:45:00face à cette situation
00:45:01instable
00:45:02aux incertitudes
00:45:04des jours à venir
00:45:05j'ai donné ordre
00:45:06que le porte-avions
00:45:07Charles de Gaulle
00:45:08ses moyens aériens
00:45:10son escorte de frégate
00:45:11fassent route
00:45:12vers la Méditerranée
00:45:13alors vers la Méditerranée
00:45:16est-ce que c'est le Moyen-Orient
00:45:17la Méditerranée
00:45:18bah oui
00:45:19oui
00:45:20bon après
00:45:21il peut russer en face de Cannes
00:45:22attendre le fessent
00:45:23non non
00:45:24la Méditerranée
00:45:25orientale
00:45:25c'est à côté des yachts
00:45:28il est parti à son tremble
00:45:29non mais ça pose
00:45:30plusieurs questions
00:45:30j'entendais ce matin
00:45:33les porte-paroles
00:45:34du pouvoir
00:45:35des Mollahs en Iran
00:45:36qui disent que
00:45:36les gardiens
00:45:37de la révolution
00:45:38contrôlent totalement
00:45:40le détroit d'Hormuz
00:45:40donc le porte-avions
00:45:43le Charles de Gaulle
00:45:44il reste à la porte
00:45:45du détroit
00:45:46du détroit d'Hormuz
00:45:48il rentre
00:45:49bon
00:45:50c'est la première chose
00:45:51deuxième chose quand même
00:45:52moi j'ai entendu
00:45:53des experts militaires
00:45:54m'expliquer que
00:45:55c'était très bien
00:45:57d'envoyer le porte-avions
00:45:58Charles de Gaulle
00:45:58mais que ça allait
00:46:00peut-être plutôt
00:46:01poser des problèmes
00:46:02dans l'articulation
00:46:03de la défense
00:46:04entre les bateaux américains
00:46:06la chasse israélienne
00:46:09que apporter des solutions
00:46:10donc j'espère
00:46:11qu'on ne va pas
00:46:13mettre
00:46:14un grain de sable
00:46:15dans l'opération militaire
00:46:17que sont en train
00:46:18de livrer
00:46:18les américains
00:46:19et les israéliens
00:46:20maintenant
00:46:21pardonnez-moi
00:46:22ça ne va peut-être pas
00:46:22faire plaisir à tout le monde
00:46:23mais pour moi
00:46:25envoyer le Charles de Gaulle
00:46:26là maintenant
00:46:27il y a aussi
00:46:28un porte-hélicoptère
00:46:29je crois
00:46:29qui s'y rend
00:46:31c'est quand même
00:46:32de l'ordre du symbole
00:46:33moi je regrette
00:46:34vous voyez
00:46:34ça me fait penser
00:46:35à cette image
00:46:36qui a été filmée
00:46:37lorsqu'il revient
00:46:37de l'île longue
00:46:39où nous avons
00:46:40notre base
00:46:40de sous-marins nucléaires
00:46:42avec ces quatre rafales
00:46:43qui escortent
00:46:44le Falcon présidentiel
00:46:46pardon mais
00:46:46on est dans l'image
00:46:48et puis pas un seul instant
00:46:49on peut penser
00:46:49que cette image
00:46:50est fortuite
00:46:50puisqu'il faut bien
00:46:51qu'il y ait un avion de vent
00:46:52qui filme le Falcon
00:46:53avec les quatre rafales
00:46:54voilà
00:46:55alors c'est bien
00:46:56de donner des symboles
00:46:57c'est bien de
00:46:57voilà
00:46:58de montrer
00:46:58que le chef de l'état
00:47:00est le chef des armées
00:47:01qu'il tape du poing
00:47:02sur la table
00:47:03qu'il veut
00:47:04honorer les accords
00:47:05de défense
00:47:05qu'on a avec le Koweït
00:47:07avec le Qatar
00:47:08et les Émirats
00:47:09tout ça est très bien
00:47:10mais est-ce qu'on a
00:47:10les moyens
00:47:11en fait
00:47:11est-ce qu'on a les moyens
00:47:13d'assumer tout ça
00:47:13c'est un vrai vrai vrai sujet
00:47:15quand même
00:47:15il dit qu'il cherche
00:47:16à bâtir une coalition
00:47:17afin de réunir les moyens
00:47:18y compris militaires
00:47:20afin de sécuriser
00:47:21les voies maritimes essentielles
00:47:22avec l'Allemagne
00:47:22et la Grande-Bretagne
00:47:23alors il veut sécuriser
00:47:25une coalition
00:47:26j'espère qu'elle ne fera pas
00:47:27aussi long feu
00:47:28que la coalition
00:47:28qui voulait monter
00:47:29contre le Hamas
00:47:30sur laquelle
00:47:31deux jours après
00:47:32il a replié les gaules
00:47:33et il est passé
00:47:33à un autre sujet
00:47:34parce que sécuriser
00:47:35le détroit d'Hormuz
00:47:36dès l'instant
00:47:37où vous avez
00:47:38les passes d'Aram
00:47:39les gardiens de la révolution
00:47:40qui vous disent
00:47:40qu'ils ont le contrôle total
00:47:42là on est manipulé
00:47:43par les informations
00:47:44un Trump annoncière
00:47:45qu'il n'y a plus
00:47:45de marine iranienne
00:47:47dans le détroit d'Hormuz
00:47:48que tous les bateaux
00:47:49iraniens ont été coulés
00:47:50bon
00:47:51et puis là
00:47:51vous apprenez aujourd'hui
00:47:52qu'en fait
00:47:53ils contrôlent
00:47:53le détroit d'Hormuz
00:47:54donc en fait
00:47:55on ne comprend rien du tout
00:47:57enfin moi je trouve
00:47:58que
00:47:59voilà
00:47:59et puis après
00:48:00juste
00:48:00je termine
00:48:01vous avez posé
00:48:02la bonne question
00:48:03Valérie
00:48:03c'est que là
00:48:04on est sur du défensif
00:48:05mais à quel moment
00:48:06on devient offensif
00:48:07parce qu'on a des accords
00:48:09très précis
00:48:10notamment avec le Qatar
00:48:10si le Qatar
00:48:11continue à être agressé
00:48:14on doit frapper aussi
00:48:15nous
00:48:16on frappera peut-être
00:48:17à ce moment
00:48:18et sur le
00:48:19en même temps
00:48:20c'est-à-dire que
00:48:20quand il a commencé
00:48:21son allocution
00:48:22il a dit
00:48:24ces opérations
00:48:25conduites en dehors
00:48:26du droit international
00:48:27ce que nous ne pouvons
00:48:28approuver
00:48:29il ne reste que
00:48:30l'histoire ne pleure jamais
00:48:31les bourreaux du peuple
00:48:32aucun ne sera regretté
00:48:33donc
00:48:34c'est pas bien
00:48:36mais bon
00:48:37on va être
00:48:38un des derniers pays
00:48:39à s'accrocher
00:48:40au droit international
00:48:41c'est très bien
00:48:42mais en fin de fait
00:48:43il est pulvérisé
00:48:44par d'autres
00:48:44et je pense qu'il y a un moment
00:48:45où il va falloir s'adapter
00:48:46à la nouvelle donne
00:48:48géopolitique mondiale
00:48:49mais à quel moment
00:48:50on est défensif
00:48:51et à quel moment
00:48:52on entre en guerre
00:48:55ce qui est important
00:48:56moi je trouve
00:48:56que les symboles
00:48:57ont de l'importance
00:48:58et qu'en l'occurrence
00:48:59dans un monde
00:49:00où son discours
00:49:02en creux
00:49:02il attaque aussi
00:49:03d'autres puissances
00:49:03quand il dit
00:49:04fiable
00:49:05prévisible
00:49:07déterminé
00:49:07on voit bien
00:49:08que certaines puissances
00:49:09qui font tailler
00:49:10des croupières
00:49:10notamment en Afrique
00:49:12et là je pense
00:49:12à la Russie
00:49:12ne sont pas fiables
00:49:14ne sont pas fiables
00:49:15quand leurs alliés
00:49:16se retrouvent
00:49:17dans des positions difficiles
00:49:18comme ça a été le cas
00:49:19au Venezuela
00:49:19comme ça avait été le cas
00:49:20avant en Syrie
00:49:21comme c'est le cas
00:49:22aujourd'hui
00:49:23avec l'Iran
00:49:23finalement
00:49:24ils ne font rien
00:49:24donc en creux
00:49:26Emmanuel Macron
00:49:27dit nous
00:49:28la France
00:49:28on est fiable
00:49:29nous quand on a des alliés
00:49:30on les aide
00:49:30nous on les appuie
00:49:31et ça c'est
00:49:32sur le plan diplomatique
00:49:33et sur le plan de l'image
00:49:35quelque chose
00:49:36d'extrêmement important
00:49:37on est déterminé
00:49:38on est à vos côtés
00:49:39on protège nos alliés
00:49:41pour répondre
00:49:41à votre question
00:49:43le ministre Barraud
00:49:44hier
00:49:45a répondu
00:49:46à votre question
00:49:47le fait
00:49:48d'être défensif
00:49:49c'est de taper
00:49:50une fois que le missile
00:49:51est lancé
00:49:51c'est à dire
00:49:52qu'une fois
00:49:53que le missile
00:49:53est lancé
00:49:54vous tapez le missile
00:49:56qui va sur un de nos alliés
00:49:57et à ce moment-là
00:49:58vous êtes défensif
00:49:59si vous tapez un pays
00:50:01avant qu'un missile
00:50:02soit lancé
00:50:02dans ce cas-là
00:50:03vous êtes dans l'attaque
00:50:04voilà la différence
00:50:05entre le défensif
00:50:07et l'attaque
00:50:07même ça reste de la théorie
00:50:09je réponds
00:50:10en envoyant un bateau
00:50:12on s'engage
00:50:13je suis aussi
00:50:14un spécialiste de guerre
00:50:15là on parle
00:50:17de la militerranée orientale
00:50:18on parle de quelque chose
00:50:19qui est lié aux accords
00:50:20de défense
00:50:21qu'on a
00:50:21avec les pays
00:50:22dont on parle
00:50:22l'imérat arabe unie
00:50:23en particulier
00:50:24on a vendu des avions
00:50:26ces avions
00:50:26autour du contrat
00:50:27avec les avions
00:50:28c'est non seulement
00:50:28que les avions puissent voler
00:50:29mais qu'aussi
00:50:30on répond
00:50:31lorsqu'ils sont agressés
00:50:32et aujourd'hui
00:50:33ces pays ont été attaqués
00:50:35donc il y a une obligation
00:50:36il y a d'ailleurs eu
00:50:36des actes défensifs
00:50:37des drones
00:50:38qui ont été frappés
00:50:39maintenant
00:50:41ça va être difficile
00:50:42pour la France
00:50:42de rentrer dans le dispositif
00:50:44parce que ce dispositif
00:50:45est coordonné
00:50:45de manière ultra précise
00:50:46entre les Etats-Unis
00:50:47et Israël
00:50:48et effectivement
00:50:49aller sur le territoire
00:50:51iranien
00:50:51aller frapper
00:50:52des lanceurs
00:50:53aller frapper une usine
00:50:54où on fabriquerait
00:50:55des drones encore
00:50:55d'abord on n'a pas forcément
00:50:56les moyens
00:50:56ça pose la question
00:50:57très concrète
00:50:58au niveau français
00:50:59non pas de la capacité
00:51:00de déployer
00:51:02le Charles de Gaulle
00:51:03des avions
00:51:04des portes d'hélicoptère
00:51:05ou je ne sais quoi
00:51:05mais des munitions
00:51:07aujourd'hui notre pays
00:51:08est en difficulté
00:51:09sur les consommables militaires
00:51:11c'est-à-dire qu'en fait
00:51:11ce qu'on met dans les avions
00:51:13ce qu'on charge autour
00:51:14et ça c'est une vraie difficulté
00:51:15c'est pour ça que d'ailleurs
00:51:16on a besoin de fabriquer
00:51:17quelque chose au niveau européen
00:51:18parce que c'est là
00:51:19que se situe principalement
00:51:21notre difficulté
00:51:21à la fois parce que
00:51:22si on se déporte là-bas
00:51:23et bien on devient vulnérable ici
00:51:25ce qui a été le cas
00:51:25des Américains
00:51:26notamment avec l'Ukraine
00:51:27les généraux américains
00:51:28avaient demandé déjà à Trump
00:51:29de limiter la consommation
00:51:31si vous voulez de consommables
00:51:32parce que les obus
00:51:33les missiles
00:51:34les choses comme ça
00:51:34on ne peut pas en faire
00:51:35là en l'occurrence
00:51:35ils ont tout prévu
00:51:36donc on a un vrai sujet
00:51:37maintenant Emmanuel Macron
00:51:38oui
00:51:39il faut que ce soit lisible
00:51:40là où on l'attendait aussi
00:51:42et on l'attend depuis un certain temps
00:51:43et la France
00:51:44elle ne parle pas simplement
00:51:45qu'aux gouvernants
00:51:46et ils se trompent à mon avis
00:51:47de ce point de vue là
00:51:48c'est-à-dire qu'on peut assurer
00:51:49une position auprès de gouvernants
00:51:50qui de toute manière
00:51:51n'en ont rien à faire
00:51:51que ce soit en Afrique
00:51:52au Moyen-Orient
00:51:53la fiabilité et la stabilité
00:51:55aujourd'hui
00:51:55eux-mêmes ont intégré l'idée
00:51:57qu'on est dans un monde instable
00:51:58que les partenaires
00:51:58ne sont pas stables
00:51:59donc il faut parler au peuple
00:52:01Emmanuel Macron
00:52:01il a oublié de parler au peuple
00:52:03depuis un long moment
00:52:04la France a besoin
00:52:04de parler au peuple
00:52:06iranien d'ailleurs le premier
00:52:07j'entends très peu de choses
00:52:08sur le peuple iranien
00:52:09il n'a pas parlé au peuple
00:52:11arabe
00:52:11en l'occurrence
00:52:12qui sont dans la région aussi
00:52:12qui sont très favorables
00:52:14à cette intervention
00:52:14quant au moins ce qu'on raconte
00:52:15il parle de moins en moins
00:52:16un peuple africain
00:52:17il a complètement oublié
00:52:18d'en parler
00:52:18il ne parle plus
00:52:18le message de la France
00:52:19la diplomatie
00:52:20c'est pas simplement parler
00:52:21des dirigeants
00:52:21qui ne veulent même plus
00:52:22vous écouter
00:52:23et aujourd'hui ça le problème
00:52:24c'est que personne
00:52:25ne veut l'écouter
00:52:25et personne ne veut
00:52:26écouter la France
00:52:28Najwa ?
00:52:29moi je rebondirais
00:52:30sur le fait
00:52:31que les symboles
00:52:32sont extrêmement importants
00:52:34donc c'était important
00:52:35cette année
00:52:35bien sûr
00:52:36pourquoi ?
00:52:37parce que
00:52:38parce que déjà
00:52:39la France
00:52:41c'est une manière aussi
00:52:42d'apporter son soutien
00:52:43à des alliés
00:52:44on le rappelait
00:52:45c'est également
00:52:47une façon
00:52:47de défendre
00:52:48aussi ses intérêts
00:52:49c'est à dire
00:52:50des intérêts énergétiques
00:52:51financiers
00:52:52je vous rappelle
00:52:52et je le disais tout à l'heure
00:52:53la France
00:52:54est un des rares pays européens
00:52:56à avoir
00:52:57des bases militaires
00:52:59au Moyen-Orient
00:53:00je vous rappelle
00:53:00qu'une de ces bases militaires
00:53:02a été attaquée
00:53:03à Bouddhabi
00:53:04donc
00:53:05les symboles
00:53:06sont importants
00:53:07pour montrer
00:53:08également
00:53:08que la France
00:53:09c'est aussi
00:53:10une force militaire
00:53:11là où je vous rejoins
00:53:12parce que je trouve
00:53:13ce qui manque
00:53:14le symbole
00:53:14enfin en termes militaires
00:53:16le symbole
00:53:16il faut
00:53:18est-ce qu'on est
00:53:18est-ce qu'on est
00:53:19à
00:53:19pour l'instant
00:53:21pour l'instant
00:53:22on n'a pas su
00:53:24les symboles
00:53:25quand vous êtes en guerre
00:53:26pardonnez-moi
00:53:26ça dure autant
00:53:27que les roses
00:53:28c'est à dire
00:53:28que ça se fan
00:53:28assez vite
00:53:29oui ça frappe
00:53:30peut-être l'imaginaire
00:53:31des peuples
00:53:32mais c'est pas ça
00:53:32mais concrètement
00:53:33vous savez
00:53:34puisque vous êtes
00:53:34attaché au symbole
00:53:35vous êtes allé remarqué
00:53:36une question
00:53:37non mais concrètement
00:53:38je veux bien
00:53:39là je ne vois pas
00:53:40comment on passe
00:53:41pour l'instant
00:53:41du symbole
00:53:42à une frappe
00:53:42on ne va pas
00:53:44concrètement
00:53:45vous voulez en venir
00:53:45c'est à dire
00:53:46vous voulez en venir
00:53:46c'est que par exemple
00:53:47il aurait pu y avoir
00:53:48un discours plus clair
00:53:49c'est à dire
00:53:49dire les mollas
00:53:50sont des méchants
00:53:51mais on a contourné
00:53:52le droit international
00:53:53ben non
00:53:53il faut choisir son camp
00:53:54ou bien on est
00:53:55pour faire tomber
00:53:56le régime des mollas
00:53:57qui est un régime
00:53:58tortionnaire
00:53:58avec son peuple
00:54:00et pas seulement
00:54:01théocratique
00:54:02et pas seulement
00:54:02et qui a tous ses proxys
00:54:04le Hezbollah
00:54:05et le Hamas
00:54:06à Gaza
00:54:06ou bien on dit
00:54:09on condamne fermement
00:54:11et on dit
00:54:11on s'en remet
00:54:12au droit international
00:54:12mais cette espèce
00:54:14d'entre deux
00:54:15toujours
00:54:16d'Emmanuel Macron
00:54:17met à mon sens
00:54:18la France
00:54:19dans une grande difficulté
00:54:20et puis
00:54:21est-ce que vous êtes
00:54:21attaché au symbole
00:54:22je ne sais pas
00:54:23si vous avez remarqué
00:54:24certains l'ont remarqué
00:54:25mais hier
00:54:26sur le bureau
00:54:26du chef de l'état
00:54:27il y avait un petit soldat
00:54:28il y avait un petit soldat
00:54:30de plomb
00:54:30alors je pense que
00:54:31c'est un soldat
00:54:32de la garde république
00:54:34napoléonienne
00:54:35avec un fusil
00:54:37épaulé
00:54:38avec
00:54:39bon alors
00:54:40que fait ce soldat
00:54:41ce que vous êtes
00:54:42pour les symboles
00:54:43que fait ce soldat
00:54:43de plomb
00:54:44au moment où
00:54:44le président de la république
00:54:45dit
00:54:46bah voilà
00:54:47on est limite
00:54:47sur la défensive
00:54:48ou sur l'offensive
00:54:49dans le golfe
00:54:51mais enfin
00:54:52vous voyez
00:54:52alors
00:54:52qu'est-ce que symbolise
00:54:54ce soldat de plomb
00:54:55qui a le fusil
00:54:57à l'épaule
00:54:57et qui trône
00:54:58sur le bureau
00:54:59du président de la république
00:55:00moi ça m'a frappé
00:55:01non mais là où je vous réponds
00:55:02bien sûr qu'il est dans le
00:55:03en même temps
00:55:04et vous-même
00:55:04vous le dites
00:55:05par rapport à la présence
00:55:06d'éléments
00:55:07sur son bureau
00:55:08et le livre de Neruda
00:55:09le livre de Neruda
00:55:11ne m'a pas échappé
00:55:12non plus
00:55:12du poète
00:55:14Neruda
00:55:14où on sait très bien
00:55:16sa position
00:55:17sur l'humanisme
00:55:18et la guerre
00:55:18c'est-à-dire
00:55:19derrière chaque guerre
00:55:20il y a des tragédies
00:55:21humaines
00:55:22des gueules cassées
00:55:23des familles
00:55:24voilà
00:55:26détruites
00:55:28un avenir
00:55:29où ces peuples
00:55:31en guerre
00:55:31ont du mal
00:55:32à se projeter
00:55:33donc je suis d'accord
00:55:34avec le en même temps
00:55:35mais quand il déploie
00:55:37des rafales
00:55:38etc
00:55:38je pense que
00:55:39oui il est dans le
00:55:40en même temps
00:55:41mais il se met
00:55:43du côté
00:55:43des Israéliens
00:55:45et des Américains
00:55:46quand il déploie
00:55:47c'est pas du côté
00:55:48de l'Iran
00:55:49après
00:55:51utiliser
00:55:51ses rafales
00:55:52ses radars
00:55:53il a même taclé Israël
00:55:54dans son intervention
00:55:55il y a au moins
00:55:56une continuité
00:55:57et au moins
00:55:58une petite continuité
00:55:59depuis quelques semaines
00:56:00et quelques mois
00:56:01c'est qu'effectivement
00:56:02la position est très
00:56:02les communiqués
00:56:05de la diplomatie française
00:56:06étaient très proches
00:56:07de ceux
00:56:07pendant un certain temps
00:56:08qui ont déjà bougé
00:56:09des pays arabes
00:56:10avec lesquels
00:56:11on est associé
00:56:12avec lesquels
00:56:12on a des contrats
00:56:13de défense
00:56:14et donc effectivement
00:56:15il y va
00:56:15il y va
00:56:16et là vous avez
00:56:16tout à fait raison
00:56:17il y va parce que
00:56:18on a besoin d'y être
00:56:20c'est-à-dire
00:56:20que notre fiabilité
00:56:21si alors qu'on a vendu
00:56:22des armes
00:56:23qu'on a fait des contrats
00:56:24et que
00:56:24encore pas des contrats
00:56:25des associations
00:56:26faisant des partenariats
00:56:27de défense
00:56:28avec ces pays
00:56:28et on doit pouvoir répondre
00:56:30aujourd'hui le problème
00:56:31c'est qu'on ne répond même pas
00:56:32et c'est là où le symbole
00:56:33est assez mauvais
00:56:34c'est-à-dire que
00:56:35quand vous répondez
00:56:36si un pays est attaqué
00:56:37qu'est-ce que vous faites
00:56:38vous devez contre-attaquer
00:56:39en l'occurrence
00:56:40il y a eu des drones
00:56:40qui ont été éliminés
00:56:41ça c'est vrai
00:56:42il y a des choses
00:56:42qui se sont passées
00:56:43déjà la France n'est pas restée
00:56:44maintenant on a un problème
00:56:45de fond
00:56:46c'est qu'effectivement
00:56:47et c'est là-dessus
00:56:47que par contre
00:56:48son intervention
00:56:49était intéressante
00:56:49sur les deux interventions récentes
00:56:51c'est qu'on doit se doter
00:56:52de quelque chose
00:56:53qui est une capacité défensive réelle
00:56:55c'est pas simplement
00:56:55déployer un navire
00:56:56des avions
00:56:57c'est pouvoir tirer
00:56:58des missiles
00:56:59tirer, frapper avec des obus
00:57:00et la guerre
00:57:01c'est pas simplement
00:57:01faire du symbole
00:57:02et là en l'occurrence
00:57:03un, on n'est pas invité
00:57:04on n'est pas casté
00:57:06on nous a pas invité
00:57:07et en plus
00:57:08on dit que de toute manière
00:57:09on n'aime pas trop
00:57:09les gens qui font la guerre
00:57:10parce que c'est ça qu'on dit
00:57:11on n'aime pas trop
00:57:15qui ne voulaient pas trop s'associer
00:57:17qui sont restés de notes
00:57:17pendant un certain temps
00:57:18et qui aujourd'hui
00:57:18ont besoin de rentrer dans le conflit
00:57:19et dont on a même appris
00:57:20par communication post-guerre
00:57:24que Mohamed Men Salman
00:57:25avait demandé
00:57:25qu'il y ait intervention en Iran
00:57:26contrairement à ce qu'on pensait tous
00:57:27voilà
00:57:28donc on est en difficulté
00:57:29on continue
00:57:31et vous pouvez évidemment réagir
00:57:320 826 300 300
00:57:34à tout de suite
00:57:35Sud Radio
00:57:36mettez-vous d'accord
00:57:38Valérie Expert
00:57:40Valérie Expert
00:57:41de retour avec vous
00:57:42dans le studio de Sud Radio
00:57:43nous parlions de l'intervention
00:57:45du président de la République
00:57:46hier
00:57:46l'envoi du Charles de Gaulle
00:57:48au Moyen-Rien
00:57:49est-ce que vous êtes inquiet
00:57:50est-ce que c'est une forme
00:57:51d'engagement de la France
00:57:53vous donnez peut-être la parole
00:57:54Jean-Christophe Gallien
00:57:55à nouveau
00:57:56c'était votre coup de ras-le-bol
00:58:00puisqu'on parle de l'Iran
00:58:02on va rester dans le sujet
00:58:02j'entends une petite musique
00:58:04depuis les dernières 48 heures
00:58:06sur les médias français
00:58:08principalement
00:58:09pour les avoir regardés assidûment
00:58:11on pourrait y avoir été
00:58:11sur certains plateaux aussi
00:58:14et j'entends la musique suivante
00:58:16c'est que
00:58:17voilà
00:58:17il y a un doute sur
00:58:18un
00:58:20la volonté
00:58:21l'écho
00:58:22négatif
00:58:23de cette intervention
00:58:23dans les peuples
00:58:24du Moyen-Orient
00:58:26principalement
00:58:26les peuples arabes
00:58:27face à un peuple perse
00:58:29qui serait
00:58:29lui-même mis en difficulté
00:58:31et je peux vous assurer
00:58:32que lorsqu'on
00:58:33écoute de près
00:58:34et qu'on lit de près
00:58:36ce qui se passe
00:58:36dans ces pays-là
00:58:37du Caire
00:58:38à Beyrouth
00:58:39en passant par
00:58:40même Karachi
00:58:41vous savez
00:58:42il n'y a pas eu
00:58:42de mouvement de foule
00:58:43quand il y a eu
00:58:43l'intervention
00:58:44quand il y a eu
00:58:44l'attaque
00:58:45immédiatement
00:58:46du Hamas
00:58:46vers Israël
00:58:47vous avez même eu
00:58:48des gens
00:58:48qui ont soutenu
00:58:49partout
00:58:49par de grands mouvements
00:58:50de foule
00:58:51dans toutes ces capitales
00:58:53qui ont soutenu
00:58:54les palestiniens
00:58:54alors même
00:58:55qu'ils se délaient
00:58:55à Israël
00:58:55là il n'y a rien
00:58:56qui s'est passé
00:58:56bien au contraire
00:58:57donc c'est-à-dire
00:58:57c'est inconséquent
00:58:59de pouvoir raconter ça
00:59:01et au contraire
00:59:02ces populations
00:59:02sont plutôt même
00:59:03en attente
00:59:03de quelque chose
00:59:04qui pourrait se passer
00:59:05et deux
00:59:05vous avez aussi
00:59:07une narration
00:59:07sur Walal
00:59:08un doute qui est mis
00:59:09sur la véritable volonté
00:59:10de la population iranienne
00:59:12de voir cette attaque
00:59:13voire une invasion
00:59:15potentielle
00:59:15par des forces étrangères
00:59:16se dérouler
00:59:17et si vous regardez
00:59:18il y a une seule image
00:59:18je vais en prendre celle-là
00:59:19c'est l'équipe nationale
00:59:20de football féminine
00:59:21qui continue à jouer
00:59:22des compétitions FIFA
00:59:23et qui ont refusé
00:59:25au péril de leur vie
00:59:27soyons clairs
00:59:28de chanter
00:59:29l'hymne iranien
00:59:30à l'occasion
00:59:32d'un match récent
00:59:33qui doit ailleurs
00:59:33continuer à se dérouler
00:59:34ce week-end
00:59:35il y a un autre match
00:59:35qui est prévu
00:59:36en tout cas en fin de semaine
00:59:37et donc
00:59:39ce sont des actes
00:59:40qui montrent bien
00:59:41là où on en est aujourd'hui
00:59:42il faut tordre le cou
00:59:43à cette idée
00:59:44à cette idée
00:59:45que 20% c'est beaucoup
00:59:4615% 10%
00:59:48la réalité c'est que
00:59:49c'est beaucoup moins que ça
00:59:49et que ce peuple
00:59:50attend depuis longtemps
00:59:51un changement
00:59:53important dans son pays
00:59:54ça ne veut pas dire
00:59:54qu'il aime le fils du chat
00:59:55ou le petit-fils du chat
00:59:56ça veut dire
00:59:57qu'il en a marre
00:59:57de cette affaire
00:59:58et que le reste
00:59:58des populations arabes
01:00:00autour de ce pays
01:00:01sont aussi très en lien
01:00:03avec ce qui est en train
01:00:03de se passer
01:00:04les peuples arabes
01:00:06très clairement
01:00:07ne soutiennent pas
01:00:08le régime des Mola
01:00:09mais très clairement
01:00:10donc prétendre
01:00:11l'inverse
01:00:12c'est une folie
01:00:13une hérésie
01:00:14tout ce qu'on voit
01:00:14en tout cas un mensonge
01:00:15c'est évident
01:00:17et quant au peuple iranien
01:00:20c'est aussi très clair
01:00:21on peut toujours mettre
01:00:225, 6 femmes
01:00:24enfin faire un petit
01:00:25on peut toujours
01:00:27réunir sur une place
01:00:28quelques contre-exemples
01:00:30mais en réalité
01:00:32le peuple iranien
01:00:32quant aux footballeuses
01:00:35effectivement
01:00:35les familles iraniennes
01:00:37sont d'un tel courage
01:00:39un courage absolu
01:00:41qu'on ne peut
01:00:41qu'avoir les larmes aux yeux
01:00:43et la volonté
01:00:44de les aider
01:00:44oui
01:00:45on peut
01:00:46mais effectivement
01:00:47il y a cette musique
01:00:48qui
01:00:49principalement
01:00:50qui vient de LFI
01:00:51relativiste on va dire
01:00:52pour ne pas dire autre chose
01:00:53principalement de LFI
01:00:54et moi je m'étonne encore
01:00:55qu'on puisse
01:00:56les médias y compris
01:00:57avec des gens sur des plateaux
01:00:59qui racontent une histoire
01:01:00qui ne se connaissent pas
01:01:01et qui sont là
01:01:02et qui colonisent
01:01:03plateau en plateau
01:01:03et qui racontent le même récit
01:01:05en disant que
01:01:07les peuples arabes
01:01:09ne sont pas favorables
01:01:11aux frappes
01:01:13des Etats-Unis
01:01:14et d'Israël
01:01:16il y a une désinformation
01:01:17c'est vrai
01:01:18il y a cette petite musique
01:01:19où on veut faire oublier
01:01:21les nombreuses manifestations
01:01:22qui ont duré
01:01:23quand même quelques années
01:01:24en Iran
01:01:25des femmes
01:01:26vous le rappeliez
01:01:27très courageuses
01:01:28qui au péril de leur vie
01:01:29des consœurs aussi avocates
01:01:31qui ont été
01:01:32emprisonnées
01:01:34torturées
01:01:34et ça
01:01:35on veut le faire oublier
01:01:36en disant
01:01:36oh là là
01:01:37c'est pas bien
01:01:37parce que c'est Israël
01:01:39la réalité c'est ça
01:01:41je trouve
01:01:42une très bizarre
01:01:44manière
01:01:45de la plupart
01:01:46des médias français
01:01:47sur l'Iran
01:01:48depuis plusieurs mois
01:01:50en fait
01:01:50même au mois de janvier
01:01:52exactement
01:01:53ça a démarré
01:01:54la relation des faits
01:01:55a démarré
01:01:56très lentement
01:01:57il y a eu une volonté
01:01:58aussi de minorer
01:01:59l'impact sur les populations
01:02:01donc
01:02:02je me pose
01:02:03d'autres questions
01:02:03par rapport à ça
01:02:05on peut même dire
01:02:06qu'ensemble
01:02:06de médias publics
01:02:08ont pris en cours
01:02:10d'événements
01:02:11en expliquant
01:02:12que le principal souci
01:02:13c'est un problème
01:02:13de pouvoir d'achat
01:02:14vous vous souvenez
01:02:15en Iran
01:02:16faisant fi
01:02:17évidemment
01:02:17de toutes les manifestations
01:02:18de libération
01:02:19de ce peuple
01:02:21qui s'est fait massacrer
01:02:22depuis des mois
01:02:23des années
01:02:24et là
01:02:25oui
01:02:25j'avais trouvé ça
01:02:26particulièrement
01:02:26scandaleux
01:02:27de nous expliquer
01:02:28que le peuple
01:02:29voulait se libérer
01:02:30était prêt à mourir
01:02:31dans la rue
01:02:31parce qu'ils avaient
01:02:32des problèmes
01:02:32de pouvoir d'achat
01:02:33qui étaient dus
01:02:34d'ailleurs
01:02:35aux méchants
01:02:36occidentaux
01:02:36qui imposaient
01:02:39des blocus
01:02:39à l'Iran
01:02:40c'est là où il y a
01:02:41pour moi
01:02:42une parole française
01:02:43qui devrait être
01:02:43très différente
01:02:44je vous le redis
01:02:44la diplomatie aujourd'hui
01:02:46elle n'est pas simplement
01:02:46qu'une salle qu'on fait
01:02:48dans les couloirs
01:02:49dans les bureaux
01:02:50effectivement
01:02:50des chancelleries
01:02:51on doit avoir
01:02:52ce narratif
01:02:53qui n'est pas celui
01:02:54de Donald Trump
01:02:55qui lui colonise
01:02:56sature
01:02:56qui n'est pas celui
01:02:57peut-être d'autres acteurs
01:02:58aujourd'hui
01:02:58mais on a un message français
01:03:00qui doit être dédié
01:03:01au peuple
01:03:02et en l'occurrence
01:03:02dans ce qui se passe
01:03:03aujourd'hui
01:03:03il y a une dimension
01:03:04populaire
01:03:05évidemment en Iran
01:03:07mais autour aussi
01:03:08autour aussi
01:03:09je vois cette information
01:03:11l'Iran dit avoir
01:03:12le contrôle total
01:03:13du détroit
01:03:13dans le monde
01:03:14je le disais
01:03:15ma question est
01:03:16moi je m'interroge
01:03:18sur la résistance
01:03:19de l'Iran
01:03:21sur la capacité
01:03:23alors là
01:03:24on est
01:03:25je dis
01:03:25comme on est manipulé
01:03:26de toutes parts
01:03:27voilà
01:03:28bon
01:03:29l'Iran
01:03:29prétend
01:03:30qu'ils ont encore
01:03:31beaucoup de missiles
01:03:32qu'ils auraient
01:03:33des armes
01:03:34qu'ils n'ont
01:03:34jamais utilisées
01:03:35qu'ils pourraient
01:03:36utiliser
01:03:37alors est-ce que c'est
01:03:39des mensonges
01:03:40des contre-vérités
01:03:41etc
01:03:42ce qui est sûr
01:03:43c'est qu'à chaque fois
01:03:43qu'un missile est tiré
01:03:44les satellites américains
01:03:46repèrent la rampe
01:03:47de lancement de ce missile
01:03:48et détruisent
01:03:48donc en fait
01:03:49c'est moins un nombre
01:03:50de missiles
01:03:50qu'un nombre
01:03:51de lanceurs
01:03:52qui est important
01:03:53maintenant
01:03:54je pense que
01:03:54Trump s'est un peu avancé
01:03:56en disant que
01:03:56dans 4 semaines
01:03:57c'était plié
01:03:58qu'on ne parlerait plus
01:03:59du régime des Mollars
01:04:00moi je pense que
01:04:01le doigt dans l'engrenage
01:04:02
01:04:03il est
01:04:04n'oubliez pas
01:04:04qu'il a des mythes termes
01:04:06dans peu de temps
01:04:06Trump
01:04:07qu'une partie
01:04:08de son mouvement
01:04:09MAGA
01:04:09est en train de le lâcher
01:04:10parmi les plus
01:04:11les plus à droite
01:04:12je pense à Nick Fuentes
01:04:14ou à
01:04:16Carlson
01:04:16Tucker Carlson
01:04:18tous ces gens là
01:04:19disent
01:04:19mais attendez
01:04:20Trump il a fait campagne
01:04:21sur l'idée
01:04:22qu'il n'enclencherait
01:04:24plus de guerre
01:04:25qu'il n'y aurait pas
01:04:26de GIs
01:04:27qui déboulerait
01:04:28sur le terrain
01:04:29or là
01:04:29il y a deux jours
01:04:31Trump n'a pas
01:04:33évacué le fait
01:04:33qu'il enverrait peut-être
01:04:34des troupes au sol
01:04:35donc il a aussi
01:04:36ce problème politique
01:04:36à mon avis
01:04:37qui va se refermer
01:04:38sur l'Union
01:04:38aux Etats-Unis
01:04:38et qui va être puissant
01:04:39oui
01:04:40je voulais rebondir
01:04:42sur votre coup de gueule
01:04:44et rappeler quand même
01:04:46un ouvrage
01:04:46que je suis en train
01:04:48de lire
01:04:49et qui est très intéressant
01:04:50sur l'influence
01:04:52de l'Iran
01:04:53dans les sociétés
01:04:54européennes
01:04:55c'est
01:04:55la pieuvre
01:04:56de Téhéran
01:04:58et qui raconte
01:05:00mais parfaitement
01:05:01le lobbying
01:05:02mis en place
01:05:03par l'Iran
01:05:04qui infiltre
01:05:06la culture
01:05:07les associations
01:05:08les intellectuels
01:05:10français
01:05:11mais aussi
01:05:12au-delà de la France
01:05:13en Europe
01:05:14dans d'autres pays européens
01:05:15et c'est un livre
01:05:16qui nous ouvre
01:05:18les yeux
01:05:18sur ces réseaux
01:05:20d'influence
01:05:20et qui s'infiltre
01:05:21un peu partout
01:05:23dans notre société
01:05:24et qui achète
01:05:25je pense
01:05:25et qui achète
01:05:26parce qu'il ne faut
01:05:27quand même pas
01:05:28minorer
01:05:29la corruption
01:05:30partout
01:05:31et même
01:05:32en France
01:05:32absolument
01:05:33on se retrouve
01:05:34dans un instant
01:05:35on va parler
01:05:36d'autre chose
01:05:38de votre piratage
01:05:39d'un piratage
01:05:40dont vous êtes victime
01:05:41Geneviève
01:05:42à tout de suite
01:05:43Sud Radio
01:05:44le 10
01:05:45Sud Radio
01:05:46le 10h midi
01:05:48mettez-vous d'accord
01:05:49Valérie Expert
01:05:50et on est de retour
01:05:52avec vous
01:05:52dans le studio
01:05:53de Sud Radio
01:05:54et nous commentons
01:05:55l'actualité
01:05:56l'actualité
01:05:57alors on n'a pas le temps
01:05:59de traiter tous les sujets
01:06:00qu'on avait prévu
01:06:01de traiter
01:06:02mais Najwa
01:06:02vous vouliez revenir
01:06:03vous
01:06:03vous aviez un coup de coeur
01:06:04pour une militante
01:06:05irakienne
01:06:05une grande voix
01:06:07du féminisme
01:06:08au Moyen-Orient
01:06:09qui vient d'être assassinée
01:06:10elle s'appelait
01:06:11Yanar Mohamed
01:06:13donc militante irakienne
01:06:14fondatrice de l'organisation
01:06:16pour la liberté des femmes
01:06:17en Irak
01:06:18elle a passé sa vie
01:06:19à sauver
01:06:21des femmes
01:06:22violentées
01:06:23maltraitées
01:06:25menacées de crimes
01:06:26d'honneur
01:06:26également
01:06:27traquées par les milices
01:06:28et les fanatiques
01:06:29et nous apprenons hier
01:06:31qu'à Bagdad
01:06:31elle a été
01:06:33tuée
01:06:34abattue froidement
01:06:35par deux hommes
01:06:36à moto
01:06:37devant chez elle
01:06:39et moi
01:06:39ce que je regrette
01:06:40c'est toujours
01:06:41je suis à chaque fois
01:06:43redondante
01:06:43mais le silence
01:06:45assourdissant
01:06:46de nos fameuses
01:06:47féministes
01:06:48que j'allais dire
01:06:49en carton
01:06:50c'est-à-dire que
01:06:51où sont ces grandes
01:06:53consciences
01:06:54féministes
01:06:54où sont les collectifs
01:06:55les tribunes
01:06:56indignées
01:06:57les hashtags
01:06:59rageurs
01:06:59par rapport
01:07:00j'en ai vu qu'un
01:07:01j'ai vu
01:07:02un seul tweet
01:07:03qui parlait
01:07:04de ce terrible
01:07:06assassinat
01:07:06de cette féministe
01:07:07quand même reconnue
01:07:08au Moyen-Orient
01:07:10et je remarque
01:07:11et je le redis
01:07:12à chaque fois
01:07:12c'est que
01:07:14ce féminisme
01:07:15en France
01:07:16il est devenu sélectif
01:07:17c'est-à-dire
01:07:17qu'il choisit
01:07:19ses combats
01:07:20il choisit
01:07:21ses victimes
01:07:21et il choisit
01:07:23ses coupables
01:07:23et souvent
01:07:24l'oppresseur
01:07:25c'est l'oppresseur
01:07:26qui est occidental
01:07:27c'est-à-dire que
01:07:28dès qu'on parle
01:07:28de l'oppresseur
01:07:29mais en tant
01:07:29qu'islamiste
01:07:30et bien là
01:07:31il n'y a plus personne
01:07:32en fait
01:07:32il n'y a plus personne
01:07:33et c'est pour ça
01:07:35que ce coup de gueule
01:07:36il était important
01:07:37pour moi
01:07:37parce que
01:07:38la liberté des femmes
01:07:40c'est pas une variable
01:07:41d'ajustement idéologique
01:07:42en fait
01:07:43c'est un scandale
01:07:44universel
01:07:45quand une femme
01:07:47féministe
01:07:47qui se bat
01:07:48pour l'égalité
01:07:50entre les femmes
01:07:50et les hommes
01:07:51contre le régime
01:07:53on peut parler
01:07:53des femmes iraniennes
01:07:54parce que là aussi
01:07:55ces féministes
01:07:56elles sont très silencieuses
01:07:58vis-à-vis du courage
01:08:00de ces femmes iraniennes
01:08:01on en parlait
01:08:02tout à l'heure
01:08:03et donc
01:08:03voilà
01:08:04moi mon coup de gueule
01:08:05concerne cette disparition
01:08:07qui laissera un grand vide
01:08:09dans ce combat
01:08:10en faveur des femmes
01:08:12et de la lutte
01:08:13contre l'islam politique
01:08:15très silencieuse aussi
01:08:16très silencieuse
01:08:17envers les viols de femmes
01:08:18le 7 octobre
01:08:19les femmes qui ont été
01:08:20ensuite détenues en otage
01:08:21et qui se faisaient violer
01:08:22tous les jours
01:08:22multivioler
01:08:23rien là-dessus
01:08:24non plus
01:08:25et les filles
01:08:26avec Mathilde Panot
01:08:27ce matin encore
01:08:28qui n'est pas solidaire
01:08:30des femmes iraniennes
01:08:32c'est incroyable
01:08:34c'est assez incompréhensible
01:08:36vous avez raison
01:08:37la gauche intellectuelle
01:08:41porte une lourde responsabilité
01:08:43de la mise en place
01:08:44de la république islamique
01:08:45en Iran
01:08:46on l'oublie
01:08:46mais souvenez-vous
01:08:47lorsque Roménie
01:08:48le premier chef suprême
01:08:50est en villégiature
01:08:51à Neuf-le-Château
01:08:52en France
01:08:52nos intellectuels de gauche
01:08:54du moment
01:08:55les Michel Foucault
01:08:56les autres
01:08:57n'ont pas de mots
01:08:58assez laudateurs
01:08:59pour dire que
01:09:01grâce à Khomeini
01:09:01le peuple iranien
01:09:02va être sauvé
01:09:03va recouvrer la liberté
01:09:05ben vous voyez
01:09:06on a le droit de se tromper
01:09:07même si c'est au prix du sang
01:09:08mais j'aimerais que
01:09:09tous ces gens
01:09:09qui ont théorisé
01:09:10l'arrivée des islamistes
01:09:12en Iran
01:09:13fassent au moins
01:09:14ou leurs descendants
01:09:15un mea culpa
01:09:16ben non
01:09:17la gauche
01:09:17et l'ultra gauche
01:09:18l'extrême gauche
01:09:19on peut l'appeler maintenant
01:09:20puisque le conseil d'état
01:09:22veut bien qu'on appelle
01:09:23LFI extrême gauche
01:09:24ces gens-là
01:09:25sont nés
01:09:27avant la honte
01:09:28ils ne reviennent
01:09:29sur aucun de leurs propos
01:09:30ils en rajoutent
01:09:31quand on massacre
01:09:32un peuple
01:09:32comme le peuple iranien
01:09:33a été massacré
01:09:34par les mollas
01:09:35ces gens devraient
01:09:36la fermer
01:09:37ils devraient la fermer
01:09:38faute de faire un mea culpa
01:09:39vous avez raison
01:09:42vous avez fait vos coups de coeur
01:09:44dans le field
01:09:45oui
01:09:46j'ai parlé de Mert
01:09:47Mert
01:09:48alors Geneviève
01:09:49voulait nous raconter
01:09:49une histoire incroyable
01:09:50qui vous est arrivée
01:09:51qui m'arrive
01:09:52parce que c'est encore en cours
01:09:53donc effectivement
01:09:54mon compte X
01:09:55ex-touter
01:09:56a été piraté
01:09:57le 28 février
01:09:58donc c'était en fin
01:09:59de semaine dernière
01:10:00j'ai perdu l'accès
01:10:01à ce compte
01:10:03depuis
01:10:03il y a des messages
01:10:04la personne qui en a pris
01:10:06possession
01:10:08poste
01:10:08des appels
01:10:09à des bitcoins
01:10:10etc
01:10:11donc c'était manifestement
01:10:12une arnaque
01:10:13alors soit c'est une arnaque
01:10:14au bitcoin
01:10:15soit c'est une tentative
01:10:16de mettre en cause
01:10:17ma réputation
01:10:17parce que
01:10:18c'est vrai que sur ce compte
01:10:19j'ai quand même
01:10:19un certain nombre
01:10:20d'engagements forts
01:10:21pour la démocratie au Sahel
01:10:23le président Bazoum
01:10:24etc
01:10:25et je m'aperçois
01:10:26que les recours
01:10:27sont extrêmement compliqués
01:10:28en fait
01:10:29vous perdez l'usage
01:10:30de votre compte
01:10:31quelqu'un l'utilise
01:10:32à votre place
01:10:33poste n'importe
01:10:34quoi
01:10:34donc usurpe
01:10:35votre identité
01:10:36en réalité
01:10:36et vous vous trouvez
01:10:38face
01:10:39à quelque chose
01:10:40de très complexe
01:10:41d'une forme
01:10:42d'administration
01:10:43qui
01:10:43alors c'est pas un mur
01:10:45j'ai fait un premier recours
01:10:46qui a été classé
01:10:47sans suite
01:10:49X m'a répondu
01:10:50qu'il y avait une impossibilité
01:10:51de confirmer
01:10:52que j'étais titulaire
01:10:53de mon propre compte
01:10:54incroyable
01:10:55j'ai envoyé hier
01:10:56un autre recours
01:10:57avec une argumentation
01:10:59en anglais
01:11:00puisque apparemment
01:11:01la première fois
01:11:02c'était une IA
01:11:02qui avait dû me répondre
01:11:03un message
01:11:04voilà
01:11:05de base
01:11:06de classement
01:11:06sans suite
01:11:07avec tout un certain
01:11:08nombre de pièces
01:11:10visant à prouver
01:11:11qu'effectivement
01:11:12ce compte
01:11:13est bien le mien
01:11:15et j'attends
01:11:16voilà
01:11:16j'attends
01:11:17c'est extrêmement
01:11:19angoissant
01:11:19parce qu'effectivement
01:11:21on usure votre identité
01:11:22donc votre réputation
01:11:23est en jeu
01:11:24à travers ce qui est posté
01:11:25en votre nom
01:11:26et vous vous trouvez
01:11:28dans une position
01:11:30un peu
01:11:30voilà
01:11:31c'est du Kafka
01:11:32et je ne sais pas
01:11:33quoi faire
01:11:33donc
01:11:33maître sortez-la de là
01:11:35non mais
01:11:37là où il y a un véritable
01:11:39problème
01:11:40c'est que vous n'avez pas
01:11:41d'interlocuteur
01:11:42c'est-à-dire que quand
01:11:42vous ne savez pas
01:11:43à qui vous adresser
01:11:44et je vais parler
01:11:45simplement de Facebook
01:11:47j'avais
01:11:47là c'était sur une affaire
01:11:49de harcèlement en ligne
01:11:51et là
01:11:52Facebook
01:11:53je voulais obtenir
01:11:55les IP
01:11:56par un simple courrier
01:11:58bah non
01:11:59on m'a refusé
01:12:00donc Facebook
01:12:01déjà il fallait trouver
01:12:02le bon interlocuteur
01:12:03puisqu'ils n'ont pas
01:12:04de siège social en France
01:12:05ils sont je crois
01:12:06à Dublin
01:12:08donc rien que pour
01:12:09avoir le bon interlocuteur
01:12:11c'est tout un problème
01:12:13mais il n'en demeure pas
01:12:14moins que j'ai réussi
01:12:15quand même
01:12:15à les assigner
01:12:17et
01:12:20à obtenir
01:12:21les IP
01:12:22attendus
01:12:23mais ça n'a pas été
01:12:24une mince affaire
01:12:25ça n'a pas été
01:12:26une mince affaire
01:12:27parce que déjà
01:12:27il faut savoir
01:12:27où ils sont
01:12:28quel est le bon interlocuteur
01:12:30où est le siège social
01:12:32c'est une galère absolue
01:12:33mais bon
01:12:34on y arrive
01:12:36mais c'est pas simple
01:12:38c'est pas simple du tout
01:12:39d'ailleurs vous disiez
01:12:40que vous aviez fait
01:12:41des démarches
01:12:42vous aviez déposé
01:12:43une plainte
01:12:44mais
01:12:44enfin
01:12:45j'ai fait un premier recours
01:12:47et là j'ai fait
01:12:47un deuxième recours
01:12:48hier
01:12:48beaucoup plus argumenté
01:12:50avec un certain nombre
01:12:51de pièces
01:12:52jointes
01:12:53prouvant mon identité
01:12:54ne serait-ce que déjà
01:12:55une photocopie
01:12:56de mon passeport
01:12:58mon ancienne page
01:13:00enfin bon
01:13:00voilà
01:13:01un certain nombre
01:13:02de postes
01:13:03de personnes
01:13:04qui
01:13:04j'avais fait envoyer
01:13:05ce sonore
01:13:06pourquoi ?
01:13:07parce que ça marchera
01:13:08pour le coup
01:13:08si vous découpez
01:13:10ce morceau
01:13:11vous l'envoyez
01:13:11vous allez voir
01:13:12votre compte
01:13:12il va être rétablié
01:13:13c'est vite
01:13:13c'est vrai
01:13:14vous faire relayer
01:13:15par des gens
01:13:15non mais même
01:13:16vous l'envoyez
01:13:18donc mon compte
01:13:19c'est
01:13:19at
01:13:20gotsinger
01:13:20je suis bien
01:13:22Geneviève
01:13:23gotsinger
01:13:23vous avez été obligé
01:13:24de recréer un compte
01:13:25pour l'instant
01:13:26j'en ai pas recréé
01:13:26parce que j'ai pas envie
01:13:27de perdre tous mes followers
01:13:28et que ce compte
01:13:29est remparti à zéro
01:13:30et qu'en plus
01:13:31ça n'empêcherait pas
01:13:32l'usurpation de mon identité
01:13:33sur ce compte là
01:13:34si j'en crée un autre
01:13:35celui-là continuera d'exister
01:13:36en plus
01:13:38du coup
01:13:39on a le temps
01:13:40de parler
01:13:40de cette étude
01:13:42qui nous apprend
01:13:43que la part du privé
01:13:44pourrait attendre
01:13:4550%
01:13:46d'ici 2035
01:13:47c'est-à-dire que la moitié
01:13:48des élèves de 6ème
01:13:51seraient scolarisés
01:13:52dans des écoles privées
01:13:55c'est un chiffre
01:13:58assez frappant
01:13:58ça veut dire
01:13:59qu'on n'a plus confiance
01:14:00dans le public
01:14:01ça veut dire que
01:14:02parfois
01:14:02ça m'est arrivé
01:14:03il y a déjà
01:14:04de très très nombreuses années
01:14:05je suis très très vieille
01:14:06et que mes filles
01:14:07sont très très grandes
01:14:08c'est-à-dire que
01:14:09j'ai scolarisé
01:14:09ma fille aînée
01:14:10dans le public
01:14:11et qu'au bout d'un moment
01:14:12devant les absences
01:14:13et l'incompétence
01:14:14et je vous parle de ça
01:14:15il y a 30 ans
01:14:17j'ai décidé
01:14:18de les mettre
01:14:18dans le privé
01:14:19et donc
01:14:20c'est un constat
01:14:21quand vous avez un prof
01:14:22qui vous corrige une faute
01:14:23en mettant
01:14:23elles sont parties
01:14:24ENT
01:14:26vous faites un recours
01:14:27avec les autres parents
01:14:28vous allez au rectorat
01:14:29et on vous répond
01:14:30oui mais il avait
01:14:30un bon projet pédagogique
01:14:32c'était il y a 30 ans
01:14:33c'était il y a 30 ans
01:14:34et donc
01:14:35où on en est aujourd'hui
01:14:36et bien avec
01:14:37avec ça
01:14:39alors on a Elsa
01:14:40qui veut témoigner
01:14:41bonjour Elsa
01:14:43bonjour
01:14:43alors racontez-nous
01:14:44vous avez des enfants
01:14:46qui sont scolarisés
01:14:47publics, privés
01:14:49alors moi j'en ai une
01:14:50qui est au collège
01:14:52et qui est dans le privé
01:14:53et la deuxième
01:14:54elle est en primaire
01:14:56elle est dans le public
01:14:57et je pense
01:14:58que je vais passer
01:14:59la deuxième
01:15:00aussi
01:15:00dans le privé
01:15:01et pourquoi
01:15:04parce que
01:15:05je trouve
01:15:05que les enfants
01:15:06déjà
01:15:07les classes
01:15:07sont moins surchargées
01:15:08on ne dépasse pas
01:15:09les 20 élèves
01:15:10par classe
01:15:12donc du coup
01:15:13ils sont mieux encadrés
01:15:15l'accompagnement
01:15:17et le système pédagogique
01:15:18me semblent meilleurs
01:15:20et du coup
01:15:21il y a moins
01:15:22d'absentéisme aussi
01:15:23pour les enseignants
01:15:26et donc
01:15:27les élèves
01:15:28qui ont peut-être
01:15:28un peu plus de difficultés
01:15:30me semblent
01:15:31mieux encadrés
01:15:32et sur le principe
01:15:34au départ
01:15:34vous étiez plutôt favorable
01:15:35à un enseignement
01:15:36public
01:15:38oui
01:15:39oui oui
01:15:40j'ai moi-même
01:15:41été élève du public
01:15:43ça s'est bien passé
01:15:43mais c'était peut-être
01:15:44un autre temps
01:15:46je ne sais pas
01:15:47oui
01:15:47ici autour de la table
01:15:48Eric
01:15:48vos enfants
01:15:49étaient dans le privé
01:15:50oui
01:15:50enfin moi
01:15:51ils ont évolué
01:15:53entre le privé
01:15:53et le public
01:15:54mais
01:15:56je dois reconnaître
01:15:57quand même
01:15:58qu'il me semble
01:15:59il me semble
01:16:00que le niveau du privé
01:16:02est supérieur
01:16:03alors après
01:16:04les profs
01:16:05qui sont dans le privé
01:16:06n'ont pas tous fait
01:16:09une école privée
01:16:10je veux dire par là
01:16:11que la baisse de niveau
01:16:12dont vous parliez
01:16:13sur l'orthographe
01:16:14des enseignants
01:16:15elle touche forcément
01:16:16aussi les enseignants
01:16:17du privé
01:16:18mais c'est vrai
01:16:19que ça rassure les parents
01:16:20puis là aussi
01:16:21il y a une grande hypocrisie
01:16:22pardonnez-moi
01:16:23de m'acharner un peu
01:16:24mais quand j'entends
01:16:25parfois
01:16:25des grands discours de gauche
01:16:27vous expliquer
01:16:28que l'éducation nationale
01:16:30il faut évidemment
01:16:31la préserver
01:16:32la choyer
01:16:32mais en général
01:16:33ces gens
01:16:34et je pense bien sûr
01:16:35à l'ancien ministre
01:16:36de l'éducation nationale
01:16:37monsieur Papenda
01:16:38ne mettaient pas
01:16:38ses enfants dans le public
01:16:39mais bien dans le privé
01:16:41donc si vous voyez
01:16:41il y a aussi
01:16:42toute cette hypocrisie
01:16:43il y a des listes d'attente
01:16:44vous savez
01:16:44dans les grands collèges
01:16:46dans les grandes prépas privés
01:16:48parce que les gens
01:16:49préfèrent
01:16:50peut-être en se rassurant
01:16:51mais ils préfèrent
01:16:52souvent maintenant
01:16:53mettre leurs enfants
01:16:54dans l'école
01:16:55sur une école privée
01:16:56enfin regardez
01:16:57Fenlon, Henri IV
01:16:58pour parler des grands lycées parisiens
01:16:59j'en s'en saillis
01:17:00c'était des références
01:17:04Valérie
01:17:04juste sur Henri IV
01:17:05parce qu'il se trouve
01:17:06que ma fille a fait sa prépa
01:17:07en Henri IV
01:17:09là vous avez quand même
01:17:11quelque chose
01:17:11qui est en train de se passer
01:17:12qui a été mis en place
01:17:13avec la bénédiction
01:17:15d'Emmanuel Macron
01:17:15évidemment qu'il faut faire venir
01:17:17des gens valeureux
01:17:18qui ne sont pas forcément
01:17:20dans des milieux culturels
01:17:22favorisés
01:17:22il n'y a pas de doute
01:17:23mais en fait
01:17:24ce que vous disent
01:17:25les enseignants
01:17:25de ces grands lycées parisiens
01:17:27c'est qu'en fait
01:17:27le niveau est en train
01:17:28de baisser progressivement
01:17:30c'est-à-dire qu'à l'époque
01:17:32vous aviez un proviseur communiste
01:17:35Henri IV
01:17:36et je l'avais interrogé
01:17:37je lui ai dit
01:17:37mais monsieur
01:17:38vous êtes communiste
01:17:39comment pouvez-vous être
01:17:40pour l'élite
01:17:41il m'a dit
01:17:41je ne suis pas pour l'élite
01:17:42je suis pour l'excellence
01:17:43et j'avais trouvé
01:17:44la subtilité très intéressante
01:17:46mais aujourd'hui
01:17:47vous avez aussi
01:17:48dans ces grands lycées parisiens
01:17:49un effondrement
01:17:51enfin un effondrement
01:17:51une baisse du niveau
01:17:53qui va se répertorier ensuite
01:17:55dans les classements
01:17:56en PISA
01:17:57dans les classes supérieures
01:17:58alors on va marquer une pause
01:17:59vous pouvez nous appeler
01:18:000 826 300
01:18:01vous nous direz
01:18:03où vous avez scolarisé
01:18:04vos enfants
01:18:04merci à Elsa
01:18:05d'avoir témoigné
01:18:06et puis si vous voulez
01:18:07nous raconter
01:18:08vous comment
01:18:09comment ça se passe
01:18:10chez vous
01:18:11vous êtes les bienvenus
01:18:12à tout de suite
01:18:13Sud Radio
01:18:14le 10h midi
01:18:15mettez-vous
01:18:16et qu'ensemble
01:18:17avec vous
01:18:17sur Sud Radio
01:18:18pour commenter
01:18:19cette actualité
01:18:20donc cette étude
01:18:22qui nous apprend
01:18:22que d'ici
01:18:24dix ans
01:18:25et bien la moitié
01:18:26des élèves
01:18:26de sixième
01:18:27seront scolarisés
01:18:28dans le privé
01:18:29c'est vos enfants
01:18:31dans son privé
01:18:32public
01:18:32il reste une petite
01:18:34qui est encore
01:18:35dans le public
01:18:36qui va rester
01:18:37de la primaire
01:18:38au collège
01:18:38dans le public
01:18:39dans un petit collège
01:18:40parisien
01:18:41mais
01:18:42et son frère
01:18:43qui lui est passé
01:18:44du même collège
01:18:45dans un lycée privé
01:18:46alors pour des raisons
01:18:47qui sont propres
01:18:48au système parisien
01:18:49où il y a une géographie
01:18:51un peu particulière
01:18:52des passages de troisième
01:18:53en seconde
01:18:54qui sont complexes
01:18:54liés à quoi ?
01:18:56liés au fait
01:18:56qu'on est arrivé
01:18:57à 85%
01:18:58on va dire
01:18:59plus même
01:19:00d'une classe d'âge
01:19:00au baccalauréat
01:19:01et que
01:19:01ni l'enseignement supérieur
01:19:03évidemment
01:19:03ni l'enseignement même
01:19:04secondaire
01:19:05ne peut faire face
01:19:06à ça en réalité
01:19:06et cette idée folle
01:19:08qu'on peut amener
01:19:09c'est même le seul
01:19:11pays européen
01:19:11qui a voulu ça
01:19:12et qui le fait
01:19:12le reste
01:19:13on est resté à 50
01:19:1460
01:19:15maximum
01:19:15et 50
01:19:16c'est plutôt pas
01:19:17par la norme
01:19:18et pour les équivalents
01:19:19du baccalauréat
01:19:19après on peut dire
01:19:20ce qu'on veut
01:19:21c'est ce qui se passe
01:19:21aujourd'hui
01:19:22c'est que
01:19:23le privé évidemment
01:19:25récupère ce qu'était
01:19:26auparavant
01:19:26le public de bon niveau
01:19:28et je pense
01:19:28notamment au lycée
01:19:29c'est-à-dire que
01:19:30son rôle aujourd'hui
01:19:32c'est d'effectuer
01:19:32le travail que faisait
01:19:33le lycée public
01:19:35de bon niveau
01:19:35dont il faut rappeler
01:19:36qu'il était nettement
01:19:37au-dessus du lycée privé
01:19:39mais dans 5
01:19:40peut-être même
01:19:415-6 ans
01:19:42ça ne suffira plus
01:19:43parce que ces établissements
01:19:44privés sont encore
01:19:45sous contrat
01:19:45avec l'éducation nationale
01:19:46donc on va avoir
01:19:47des obligations
01:19:48qui leur leur pendonner
01:19:49qui vont ramener
01:19:50ce qui se passe
01:19:50dans le public
01:19:51aujourd'hui
01:19:51c'est quoi ce qui se passe
01:19:52dans le public ?
01:19:52c'est des classes
01:19:53sans calme
01:19:54sans silence
01:19:55ça n'existe plus
01:19:56ça n'existe plus
01:19:57des classes
01:19:58où qu'est-ce qu'on fabrique ?
01:20:00quand ça ne va pas bien
01:20:01on découpe des morceaux
01:20:02de classe
01:20:02parce que la classe
01:20:03qui va très bien
01:20:04elle ne peut pas aller
01:20:04très bien celle-là
01:20:05elle ne peut pas aller
01:20:05vers l'excellence
01:20:06dont vous parliez tout à l'heure
01:20:08elle doit aller
01:20:08vers le niveau
01:20:09nivellement par le bas
01:20:10parce qu'on va découper
01:20:11le bordel d'un côté
01:20:13l'excellence de l'autre
01:20:13on va les mélanger
01:20:14il ne restera plus
01:20:15que la zone grise
01:20:16c'est-à-dire le rien du tout
01:20:17et ça c'est ce qui se passe
01:20:18à tous les niveaux
01:20:22et donc ce qui se passera demain
01:20:24c'est que même le privé
01:20:26devra sortir du contrat
01:20:27et donc on aura trois niveaux
01:20:28le public
01:20:29vraiment très bas de gamme
01:20:30le privé sous contrat
01:20:32qui sera ce qu'on voit
01:20:33aujourd'hui dans le public
01:20:34et malheureusement
01:20:35et ceux qui pourront se payer
01:20:36parce que c'est ça
01:20:37qui se passera
01:20:37le privé hors contrat
01:20:39iront vers le niveau
01:20:40normal d'éducation
01:20:41mais regardez l'inverse
01:20:42l'inversement
01:20:43de la proposition d'éducation
01:20:44à mon époque
01:20:46quand vous étiez
01:20:48mauvais élève
01:20:49on disait
01:20:49si tu continues
01:20:50à être mauvais élève
01:20:51on va te mettre dans le prix
01:20:52on va te mettre dans le privé
01:20:53parce que l'éducation nationale
01:20:55publique
01:20:55avait du niveau
01:20:56aujourd'hui
01:20:57c'est complètement inversé
01:20:58c'est-à-dire que
01:20:59si vous voulez
01:20:59que votre enfant
01:21:00suive une belle scolarité
01:21:02vous avez plutôt tendance
01:21:03à te mettre dans le privé
01:21:04et demain hors contrat
01:21:05Valérie je vous le dis
01:21:06demain c'est le hors contrat
01:21:07c'est-à-dire que
01:21:07si ils sortiront du contrat
01:21:08et ils se ficheront du baccalauréat
01:21:10ils feront comme ça
01:21:11ce sera internationalisé
01:21:11pour aller au MIT
01:21:12on a Richard en ligne
01:21:14avec nous
01:21:15bonjour Richard
01:21:16oui bonjour
01:21:17à toutes les équipes
01:21:17alors vous avez des enfants
01:21:21non vous êtes maître nageur
01:21:22et vous avez
01:21:24un point de comparaison
01:21:26tout à fait
01:21:26mais qui date pas d'aujourd'hui
01:21:28qui date des années 90
01:21:29puisque j'ai 73 ans aujourd'hui
01:21:31donc je suis à la retraite
01:21:32bon anniversaire
01:21:32non c'est aujourd'hui
01:21:33votre anniversaire
01:21:34ou c'est
01:21:35vous dites non
01:21:35non c'est toute l'année
01:21:38mais vous verrez
01:21:39la retraite c'est aussi
01:21:40un bon moment
01:21:43non
01:21:43un joli job aussi
01:21:45bon
01:21:46alors qu'est-ce que vous avez observé
01:21:47je voulais intervenir
01:21:48excusez-moi
01:21:49je voulais intervenir
01:21:50parce que
01:21:51j'ai eu l'occasion
01:21:52disons sur mes cours
01:21:54avec le milieu scolaire
01:21:55principalement
01:21:56dans les classes primaires
01:21:58c'est-à-dire
01:21:58des petits
01:21:59des maternelles
01:22:00jusqu'au CM1
01:22:01CM2
01:22:01ok
01:22:02de les surveiller
01:22:03et d'encadrer à l'époque
01:22:04parce que le maître nageur
01:22:05pouvait aussi
01:22:06participer au cours d'apprentissage
01:22:08et les instituteurs
01:22:09étaient sous sa responsabilité
01:22:10ça a changé aujourd'hui
01:22:11la réglementation
01:22:12et donc
01:22:13si de 9h à 10h
01:22:15nous avions du privé
01:22:16ou de 10h à 11h
01:22:17un autre groupe public
01:22:19et bien il n'y a pas photo
01:22:20et ça
01:22:20il y a 30 ans de ça
01:22:22les gars
01:22:22c'est ce que je disais
01:22:24les enfants
01:22:25les enfants dans le privé
01:22:26étaient bien tenus
01:22:27ils étaient respectueux
01:22:28les consignes
01:22:29ils écoutaient
01:22:31ils écoutaient
01:22:32c'était pas le foutoir
01:22:33comme au niveau du public
01:22:35où les gamins
01:22:35ils se chamaillaient
01:22:36dans les vestiaires
01:22:37il fallait à chaque fois
01:22:38les rappeler à l'ordre
01:22:39il y avait aussi
01:22:40et ça je tiens à le dire
01:22:41un respect
01:22:42entre les élèves
01:22:44parce que j'ai vu
01:22:45des élèves handicapés
01:22:46qui étaient
01:22:46mais qui étaient aidés
01:22:48par des gens
01:22:49valides
01:22:49entre guillemets
01:22:51alors qu'avec le public
01:22:53ils étaient un petit peu délaissés
01:22:55et au niveau des enseignants
01:22:57il y avait beaucoup plus
01:22:58de disciplines
01:23:00respectées
01:23:00et on se sentait
01:23:01beaucoup mieux
01:23:01moi je donnais
01:23:03beaucoup plus des leçons
01:23:04disons
01:23:04à plaisir
01:23:05les gamins
01:23:06évoluient mieux
01:23:07en privé
01:23:08parce que l'écoute
01:23:09l'attention
01:23:10était décuplée
01:23:12par rapport au public
01:23:13merci de ce témoignage
01:23:14je me voyais
01:23:15c'est vrai que ça date pas
01:23:16moi là où je suis en colère
01:23:17c'est que ça date pas d'hier
01:23:18c'est qu'on voit
01:23:19que cette baisse de niveau
01:23:21elle ne date pas d'hier
01:23:22et que
01:23:23je vous ferai
01:23:24peut-être en Geneviève
01:23:25vous votre expérience
01:23:26c'est quoi ?
01:23:27écoutez moi
01:23:27j'ai eu une bonne expérience
01:23:29avec le public
01:23:30avec mes deux enfants
01:23:31on aura à peu près
01:23:32le même âge
01:23:33vous étiez peut-être
01:23:34dans un milieu
01:23:36dans un quartier
01:23:37un peu privé
01:23:38alors au départ
01:23:39je suis dans le 11ème arrondissement
01:23:40donc pas forcément
01:23:41mon fils a été
01:23:42dans un petit collège
01:23:43de quartier
01:23:44ensuite c'était
01:23:45un excellent élève
01:23:46il est allé à Henri IV
01:23:47au lycée
01:23:48et il a fait sa prépa
01:23:49à Henri IV
01:23:50et ensuite il a fait Lix
01:23:51ma fille
01:23:52alors là on était
01:23:52dans le premier arrondissement
01:23:54donc quartier peut-être
01:23:55plus privilégié
01:23:55mais en même temps
01:23:56le collège du premier
01:23:57accueille des enfants
01:23:59venus d'autres
01:24:00voilà
01:24:01et ensuite elle est allée
01:24:02à Charlemagne au lycée
01:24:03et elle a fait sa prépa
01:24:04à Candorce
01:24:05une école de commerce
01:24:06donc ça s'est très bien passé
01:24:07moi j'étais philosophiquement
01:24:09attachée au service public
01:24:12oui oui
01:24:12mais parfois on n'a pas le choix
01:24:13je suis d'accord
01:24:14mais j'envisageais
01:24:15si vous voulez
01:24:16effectivement de trouver
01:24:17des solutions
01:24:17pour les mettre
01:24:18dans des bons lycées publics
01:24:20plutôt que de passer
01:24:20dans le privé
01:24:21qui est quelque chose
01:24:21qui me gêne
01:24:23voilà
01:24:24philosophiquement
01:24:25philosophiquement
01:24:25mais on peut
01:24:26enfin moi c'était aussi
01:24:27mon point de vue
01:24:27sauf qu'il y a un moment
01:24:28où vous êtes
01:24:29à privilégier votre enfant
01:24:30je suis d'accord
01:24:31privilégier votre enfant
01:24:33moi-même
01:24:33j'étais philosophiquement
01:24:36attachée
01:24:36à l'enseignement public
01:24:38et je souhaitais inscrire
01:24:39ma fille
01:24:39à l'école publique
01:24:40mais en tant qu'élue
01:24:42moi j'ai vu que
01:24:43dans l'école
01:24:44puisque j'étais dans
01:24:45les différents conseils
01:24:46d'école
01:24:46etc
01:24:47et avant d'être mère
01:24:49je constatais
01:24:50le taux d'absentéisme
01:24:51le manque de respect
01:24:52le manque d'autorité
01:24:54et je vais même vous dire
01:24:55les enseignants
01:24:56les meilleurs enseignants
01:24:57d'ailleurs
01:24:57préféraient quitter
01:24:58l'école publique
01:24:59et aller enseigner
01:25:01ailleurs
01:25:01d'ailleurs j'entends
01:25:02de plus en plus
01:25:03d'enseignants
01:25:04qui souhaitent enseigner
01:25:05en Suisse
01:25:06à Genève
01:25:07déjà
01:25:08parce qu'ils sont
01:25:09mieux payés
01:25:09et puis
01:25:10bon
01:25:12il n'y a pas
01:25:13un nivellement
01:25:13vers le bas
01:25:14donc je ne vais pas
01:25:15être redondante
01:25:16mais là aussi
01:25:16moi ce qui me gêne
01:25:18c'est qu'au sein
01:25:18de l'école publique
01:25:19vous avez une idéologie
01:25:21qui franchit
01:25:22les portes
01:25:23de l'école
01:25:24moi ça me gêne
01:25:25foncièrement
01:25:26alors
01:25:27on peut parler
01:25:28de la religion
01:25:29elle n'a rien à faire
01:25:30à l'école
01:25:31et pourtant
01:25:31elle franchit
01:25:32les portes
01:25:33de l'école
01:25:33donc là aussi
01:25:34ça me gêne
01:25:35au
01:25:37plus au point
01:25:38mais ça c'est public-privé
01:25:39oui
01:25:40non mais
01:25:41dans le privé
01:25:42quand vous êtes
01:25:44dans un privé
01:25:45quand vous êtes
01:25:46dans un privé
01:25:46de confession
01:25:47chrétienne
01:25:48catholique
01:25:49vous savez
01:25:50c'est un acte
01:25:52volontaire
01:25:52et on n'est pas
01:25:53obligé
01:25:54non non
01:25:55parce que moi
01:25:55ma fille
01:25:56elle était inscrite
01:25:57à l'école
01:25:57dans une école
01:25:58catholique
01:25:59dans le 7ème
01:25:59arrondissement
01:26:00je peux vous dire
01:26:00elle n'allait pas
01:26:01au catéchisme
01:26:02elle était
01:26:03elle suivait
01:26:04les enseignements
01:26:05sans qu'on lui impose
01:26:06la religion catholique
01:26:07et j'en terminerai
01:26:10en disant
01:26:11que
01:26:12c'est terrible
01:26:13mais on pense
01:26:14à l'avenir
01:26:15de ses enfants
01:26:15moi j'aurais préféré
01:26:16qu'elle soit
01:26:17dans une école publique
01:26:18et puis le niveau
01:26:20des langues
01:26:20c'est catastrophique
01:26:21le niveau
01:26:22des langues
01:26:23vous parliez
01:26:24tout à l'heure
01:26:25Eric Grevel
01:26:25de l'international
01:26:27on ne peut pas faire
01:26:28sans parler
01:26:29des langues étrangères
01:26:31c'est la base
01:26:32et bon
01:26:32le niveau
01:26:34n'est pas là
01:26:34je voulais vous faire
01:26:35écouter
01:26:37un extrait
01:26:38d'un conte
01:26:39d'une enseignante
01:26:40que nous a fait
01:26:41écouter Gilles
01:26:42hier
01:26:42écoutez
01:26:43j'autorise mes élèves
01:26:44à ne pas rendre
01:26:45leur copie de contrôle
01:26:46en fait
01:26:46puisque j'ai cessé
01:26:47de pénaliser les erreurs
01:26:48les élèves ont autant
01:26:49de tentatives
01:26:49qu'ils veulent
01:26:50pour valider une compétence
01:26:51donc
01:26:51si le jour du contrôle
01:26:53ils ne sont pas prêts
01:26:53ils n'ont pas réussi
01:26:54à valider la compétence
01:26:55et ils le savent très bien
01:26:55et bien ils ne sont pas
01:26:56obligés de me rendre
01:26:56leur copie
01:26:57et moi ça m'enlève
01:26:58de la correction
01:26:58et eux ça leur enlève
01:27:00une note inutile
01:27:00qui de toute façon
01:27:01ne serait pas comptée
01:27:01dans la moyenne
01:27:02finalement
01:27:03arrêter de pénaliser
01:27:04les erreurs de mes élèves
01:27:05ça me simplifie
01:27:06
01:27:07il faut aller voir
01:27:08le conte de cette enseignante
01:27:09c'est absolument lunaire
01:27:11vous dites qu'il y a des gosses
01:27:11qui ont ce type d'enseignants
01:27:13ils n'ont pas de chance
01:27:14non ils n'ont pas de chance
01:27:16Perico vient d'arriver
01:27:17ça
01:27:17bonjour Valérie
01:27:17vous me faites d'une transition
01:27:19formidable
01:27:19puisque de 13 à 14h
01:27:20je reçois Jean-Paul Brighelli
01:27:21auteur de la Fabrique du Crétin
01:27:23qui va nous confirmer
01:27:24que la fabrique continue
01:27:25à fabriquer des crétins
01:27:26et que les crétins
01:27:27se portent de mieux en mieux
01:27:29parce que le système
01:27:29est de plus en plus nul
01:27:31voilà
01:27:31il a un constat
01:27:32assez terrifiant
01:27:33avec des éléments à la pluie
01:27:35on va revenir sur
01:27:36hier
01:27:36il s'est passé quelque chose
01:27:37Emmanuel Macron
01:27:38s'est pris pour le président de la République
01:27:40et ça avait l'air de tenir la route
01:27:42bon ça a duré pas longtemps
01:27:43heureusement
01:27:43parce que sans ça
01:27:44il se perd en conjecture
01:27:45on verra si
01:27:46voilà
01:27:47est-ce qu'il a été à la hauteur
01:27:47de la situation
01:27:48et est-ce qu'il n'embarque pas
01:27:49la France
01:27:50dans une situation compliquée
01:27:51et puis la justice française
01:27:53je vais faire ça
01:27:54avec le colonel Père de Jong
01:27:55qui est un expert
01:27:55que l'on voit
01:27:56et puis la justice française
01:27:57a-t-elle été à la hauteur
01:27:58du procès
01:27:59lié à l'affaire de sa puer de Pati
01:28:00bien sûr
01:28:01on verra ça
01:28:01avec le journaliste de Marianne
01:28:03qui a été enquêté
01:28:04qui a été sur place
01:28:06à chaque fois
01:28:08on se retrouve demain
01:28:10très bonne journée
01:28:11sur Sud Radio
01:28:11Sud Radio
01:28:12Parlons-vous
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