- il y a 26 minutes
Mettez vous d'accord avec Jean Christophe Gallien, Geneviève Goëtzinger, Mehdy Raïche et Anthony Martins Misse
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NewsTranscription
00:00:00Mettez-vous d'accord.
00:00:02Bonjour à toutes, bonjour à tous, ravis de vous retrouver pour deux heures de débat, de discussion, d'échange.
00:00:07Vous connaissez la ligne directe, c'est le 0826 300 300, ça se passe aussi sur le site sudradio.fr,
00:00:13sur l'application et les réseaux sociaux.
00:00:15Nos débats, nos thèmes de discussion ce matin, ça concerne un sujet qui préoccupe et qui va concerner, écoutez bien,
00:00:203 millions de salariés.
00:00:22On va parler des patrons, parce qu'un patron sur quatre, aujourd'hui en France, a plus de 60 ans.
00:00:27Et donc, ils vont devoir forcément penser à la suite.
00:00:30Mais ils ne veulent pas, les successeurs, à nouveau prendre la tête d'une entreprise,
00:00:34avoir des responsabilités, s'embourber d'une certaine manière dans un contexte économique compliqué.
00:00:40Avec un pays, la France, toujours plus de charges, toujours plus de taxes à payer.
00:00:45Est-ce qu'on doit se préparer aujourd'hui à un pays où les patrons sont en danger ?
00:00:49SOS Patron, vous avez un avis ? Vous êtes concerné par la situation ?
00:00:52Vous êtes peut-être même salarié ou vous êtes, vous aussi, à la recherche de transmettre une boulangerie ?
00:00:56Je ne sais pas, moi, une pharmacie, un petit commerce ?
00:00:58Parce que cette désertification, ça va avant tout toucher les centres-villes, en tout cas les campagnes.
00:01:03Vous avez un avis de réaction ? 0,826, 300, 300.
00:01:07Et puis ça y est, on l'a trouvé, mesdames, monsieur.
00:01:09David Lysnard, le maire de Cannes, triomphalement réélu à plus de 80%, a décidé de se lancer dans la course
00:01:15à l'Elysée.
00:01:16Il l'a déclaré hier au journal de 20h de France 2, présenté par Léa Salamé.
00:01:20Il a dit, en réalité, je ne retrouve plus, dans ma famille politique, les Républicains dirigés par Bruno Rotaillot,
00:01:25je ne retrouve plus une ligne claire, une ligne ambitieuse, une ligne qui peut nous mener vers la victoire.
00:01:30Je trouve qu'elle s'est trop diluée dans le macronisme.
00:01:33Est-ce qu'il a raison, David Lysnard ? Est-ce qu'on vient, hier soir, de trouver tout simplement
00:01:36le candidat qui va nous faire gagner la droite,
00:01:38ou qui va gagner, en tout cas, l'élection présidentielle ?
00:01:41Eh bien, j'attends vos réactions, là aussi, et vos commentaires au 0826 300 300.
00:01:45Ces débats, nous les aurons juste après 10h30, et même à partir de 11h, juste après le zapping de Gilles
00:01:50Gansman.
00:01:51Bonjour Gilles.
00:01:52Bonjour Maxime.
00:01:53On va parler de Patrick Sébastien, qui se sentait un peu serré dans cette boîte de France Télévisions,
00:01:59et il a été auditionné par la commission audiovisuelle.
00:02:03Qui continue de faire beaucoup de bruit.
00:02:04Qui continue de faire beaucoup de bruit.
00:02:06Vous pourrez réagir par rapport à Patrick Sébastien, qui a critiqué Delphine Ernotte sur le fait qu'elle voulait faire
00:02:13de France Télévisions,
00:02:14l'image qu'elle en avait, et non pas une télévision pour tous les Français.
00:02:190826 300 300.
00:02:21Et puis peut-être ce midi, pour votre pizza ou vos chouquettes préférées, vous vous commanderez par Uber et Amazon,
00:02:28et on verra s'il faut culpabiliser ou pas par rapport aux conditions de travail des livreurs Uber et Amazon.
00:02:35Et la question aussi qu'on peut se poser par rapport à ces plateformes, c'est que si demain, par
00:02:38exemple, un géant de ce type-là émergeait,
00:02:40est-ce qu'on serait prêt à payer 1, 2, 3 euros de plus éventuellement, pour que les coursiers soient
00:02:45un peu mieux rémunérés ?
00:02:46Est-ce que vous, par exemple, ça existe dans certaines villes, à Doulouse, à Lyon, à Bordeaux,
00:02:49des petites entreprises françaises qui travaillent avec les restaurants, peut-être que vous les utilisez.
00:02:53Est-ce qu'on doit se préparer à payer un peu plus cher pour mieux rémunérer ces coursiers ?
00:02:56Et puis on pourrait demander à nos auditeurs, s'ils ont déjà donné un pourboire, vous avez la possibilité de
00:03:01donner un ou deux euros.
00:03:02Et est-ce que vous les donnez ?
00:03:040,826, 300, 300, et pour le moment, mettez-vous d'accord, il est 10h06.
00:03:08L'heure de le retrouver, celui qui nous fait tous trembler, Félix Mathieu.
00:03:15Bonjour, on a tremblé là, on sait quoi le problème ?
00:03:18Pas de jingle, vous pouvez sortir vos livres.
00:03:20Non, mais le silence est déjà du Félix Mathieu.
00:03:22Mais je fais moins trembler que les ours consanguins.
00:03:25Exactement, les ours consanguins, alors ce n'est pas le thème principal de la chronique, si on va y venir.
00:03:29Les ours sont-ils menacés de consanguinité dans les Pyrénées ?
00:03:32Parce que leurs défenseurs estiment qu'il faudrait en lâcher davantage, justement, pour assurer ce qu'on appelle le brassage
00:03:38génétique.
00:03:38Oui, ce problème de consanguinité, alors on va commencer quand même par une bonne nouvelle du point de vue des
00:03:42défenseurs de l'ours.
00:03:44Il y en a un peu plus que ce qu'on croyait selon les derniers recensements.
00:03:47La population d'ours dans les Pyrénées pourrait avoisiner quelque chose comme 130 individus cette année des ours,
00:03:53quand on croyait en avoir que 96 il y a encore deux ans, donc bon, le chiffre a plutôt été
00:03:58réévalué à la hausse.
00:03:59Oui, mais on pourrait quelque part un peu créer un slogan des défenseurs des ours.
00:04:04Des ours, c'est bien, mais s'ils ne sont pas consanguins, puisqu'ils estiment que cette croissance est un
00:04:09peu en trompe-l'œil, effectivement,
00:04:11qu'il y a une bonne centaine d'individus, selon eux, c'est pas assez pour assurer le brassage génétique
00:04:17nécessaire.
00:04:18Pour le dire clairement, souvent, le papa du bébé ourson, c'est aussi le papy du bébé ourson, et ça
00:04:25pose de vrais problèmes.
00:04:26Même l'association Pays de l'Ours AD, avec qui on sera dans un instant, estime que 90% des
00:04:32ours descendent de deux femelles et d'un mâle.
00:04:35Ils craignent, dans ces conditions, qu'on ait plus d'ours consanguins, donc de plus en plus fragiles, de plus
00:04:41en plus stériles,
00:04:42et d'en appeler à commencer à en lâcher de nouveau une trentaine d'ours d'ici 2040 dans les
00:04:47Pyrénées.
00:04:48C'est ce qu'ils réclament, dont deux tiers de femelles, idéalement, pour maximiser ce brassage génétique qui semblerait faire
00:04:54défaut.
00:04:55Et ce rapport, forcément, agace les opposants à cette politique de réintroduction des ours.
00:04:59Oui, alors eux, ils répondent qu'on le connaissait, ce risque de consanguinité, quand on a fait le choix de
00:05:04la réintroduction dans les années 90 et 2000.
00:05:07Ils nous disent aussi que ce seuil pour une population viable, 30 de plus sur 130 qui seraient déjà là,
00:05:13ce ne serait pas assez, qu'il faudrait beaucoup, beaucoup plus pour avoir un seuil viable,
00:05:18ce qui, évidemment, est inenvisageable, puisque, on le rappelle, les opposants mettent en avant,
00:05:22notamment, les risques de prédation sur les troupeaux pour les éleveurs.
00:05:26Et puis, pour en parler, nous sommes avec Alain Rennes, le directeur de l'association Pays de l'Ours AD,
00:05:31et c'est votre invité, notre invité, Félix Mathieu.
00:05:34Bonjour Alain Rennes.
00:05:36Bonjour.
00:05:37Merci d'être avec nous dans La Vérité en Face sur Sud Radio.
00:05:40Comment ça se fait dans le...
00:05:44Non, non, non, non, non, non, mais je m'attendais à c'est quoi le problème, c'est pour ça.
00:05:51Non, mais il n'y a pas de problème, Félix.
00:05:53Alain Rennes, il n'y a pas de problème.
00:05:54Pardon, non, non, mais c'est pas perturbe.
00:05:55Comment ça se fait qu'on a de plus en plus d'ours, mais de plus en plus de consanguinité
00:06:01?
00:06:01Ça paraît, a priori, paradoxal.
00:06:05Un cas qui est extrêmement simple, c'est que, comme on a lâché trop peu d'ours au départ,
00:06:09ils se reproduisent entre eux, leurs descendants se reproduisent entre eux à leur tour,
00:06:13et donc on a un nombre d'individus qu'on appelle fondateurs de cette population qui est trop faible.
00:06:19Donc c'est pour ça qu'il faut la renforcer de manière à apporter de la diversité génétique.
00:06:23On a commandé une étude, un bureau d'études spécialisé,
00:06:27qui établit qu'en lâchant une trentaine d'ours d'ici à 2040,
00:06:33ça permettrait d'apporter effectivement cette diversité et de limiter le problème de la consanguinité.
00:06:39Et j'apporte tout de suite une précision pour les personnes qui se poseraient la question.
00:06:44Le lâcher de ces ours n'augmenterait pas et n'augmentera pas le nombre d'ours total dans les Pyrénées
00:06:50à terme.
00:06:51Puisque de toute façon, les ours se reproduisent, ils vont continuer de se reproduire.
00:06:55Il y a une capacité d'accueil des Pyrénées maximum qui est évaluée entre 400 et 500 individus.
00:07:01Et quoi qu'il en soit, qu'on en lâche ou qu'on ne lâche pas,
00:07:04quand on aura atteint cette capacité d'accueil, le nombre d'ours n'augmentera plus.
00:07:07Donc la question n'est pas une question d'augmenter à l'infini le nombre d'ours.
00:07:11La question est d'apporter la diversité génétique pour limiter ce problème de consanguinité
00:07:16et faire que cette population puisse perdurer tout simplement.
00:07:18Alors justement, on est ici avec un spécialiste du Grizzly qui est Gilles Gansman
00:07:22qui a des tas de questions à vous poser.
00:07:23Oui, je connais bien les Beers.
00:07:25En fait, je voulais savoir si le fait...
00:07:28Est-ce qu'on calcule qu'il y ait plus de femelles par rapport au mâle
00:07:31pour justement éviter ce problème de consanguinité ?
00:07:35Est-ce qu'il y a des calculs qui sont faits par rapport à la reproduction ?
00:07:39On connaît très bien la population d'ours dans les Pyrénées.
00:07:43Je pense que c'est même la population animale sauvage la mieux connue au monde.
00:07:47puisqu'on connaît chaque individu, on a le pédigré de chaque individu,
00:07:51son père, sa mère, etc., son arbre généalogique complet.
00:07:54Et ce qu'on peut dire, c'est qu'actuellement, le sexe ratio est équilibré.
00:07:57On a à quelques unités près autant de mâles que de femelles.
00:08:00Donc, il n'y a pas de souci de déséquilibre de ce point de vue-là.
00:08:03Et alors, qu'est-ce que vous répondez à toutes ces associations
00:08:05qui sont quand même extrêmement inquiètes
00:08:07et qui ont peut-être encore aujourd'hui peur de la figure ours
00:08:10qui soit d'une certaine manière relâchée avec les conséquences dramatiques
00:08:13que l'on peut connaître ?
00:08:14Qu'est-ce que vous leur répondez à ceux qui sont extrêmement inquiets,
00:08:17?
00:08:18Je veux leur répondre tout simplement qu'on peut vivre avec l'ours,
00:08:21que c'est quelque chose qui est en train de se mettre en place.
00:08:25Il y a des crédits et des programmes importants
00:08:28qui sont mis en place par l'État pour ça, pour la cohabitation.
00:08:32Et d'ailleurs, on observe que malgré le nombre augmentant d'ours,
00:08:36le nombre de dégâts sur les troupeaux baisse.
00:08:38Ce qui signifie que le nombre d'attaques par ours
00:08:41baisse de manière significative.
00:08:43Actuellement, on est entre 2 et 3 attaques par ours.
00:08:46Et par an dans les Pyrénées.
00:08:48Donc, on voit bien qu'au fur et à mesure qu'on protège les troupeaux,
00:08:51les ours perdent l'habitude d'attaquer les troupeaux.
00:08:55Et on peut encore progresser dans ce sens-là.
00:08:57Enfin, si vous me dites 2 ou 3 attaques par ours et par an,
00:09:00je vois qu'il y a 130 ours cette année.
00:09:02On multiplie donc par 2 ou par 3.
00:09:04Ça fait très vite quasiment une attaque par an.
00:09:05Ce n'est quand même pas excessivement rassurant, votre chiffre, là ?
00:09:09Pas une attaque par an.
00:09:10Ça fait à peu près 290-300 attaques par an.
00:09:13Donc, c'est ce que je vous dis.
00:09:14Ça vous fait quasiment une tous les jours et demi, voire moins.
00:09:17Donc, c'est quand même considérable comme chiffre.
00:09:20Alors, attention.
00:09:21Les attaques aux troupeaux ne se passent que pendant la période de transhumance,
00:09:24c'est-à-dire entre le mois de juin et le mois de septembre, voire octobre pour certains.
00:09:28Donc, c'est une période qui est limitée dans le temps.
00:09:32C'est bien connu.
00:09:33Et des moyens, encore une fois, sont développés pour limiter ça.
00:09:37C'est le financement des postes de berger.
00:09:39C'est la fourniture de matériel de protection type clôture électrique.
00:09:43Et c'est aussi l'utilisation des chaînes de protection.
00:09:46Alors, attention.
00:09:46Je ne suis pas en train de dire que c'est facile.
00:09:48Je ne suis pas en train de dire que c'est simple.
00:09:49Si c'était simple, ça serait résolu depuis longtemps.
00:09:51Ça demande beaucoup d'efforts.
00:09:53Ça demande beaucoup de travail.
00:09:54Mais à partir du moment où une décision a été prise
00:09:56de à la fois maintenir et développer le pastoralisme
00:10:00et à la fois maintenir et restaurer une population d'ours,
00:10:04c'est normal de mettre les efforts pour assurer la cohabitation.
00:10:06Merci beaucoup Alain Rennes d'être avec nous.
00:10:08Et on poursuit cette conversation dans un instant avec Gilles Ganzmann.
00:10:11Félix Mathieu, c'est quoi le problème ?
00:10:12Ces fameux ours menacés de consanguinité dans les Pyrénées
00:10:15avec toutes les questions que cela pose.
00:10:17Vous êtes bien sur Sud Radio.
00:10:18Et suite de la conversation avec vous, Alain Rennes, vous restez avec nous.
00:10:21Ça se déroule dans une poignée de secondes.
00:10:22A tout de suite.
00:10:23Sud Radio, 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:10:28Ensemble, jusqu'à midi sur Sud Radio, vous voulez nous interpeller, réagir,
00:10:32commenter ce que vous entendez à l'antenne, commenter l'actualité.
00:10:34Ça se passe au 0826 300 300, notamment jusqu'à 10h30,
00:10:38sur ce problème qu'évoque Félix Mathieu depuis le début de l'émission,
00:10:42à savoir des ours qui seraient menacés de consanguinité dans les Pyrénées.
00:10:45Et pour discuter de ce sujet, on en parle avec un expert qui est Alain Rennes,
00:10:48le directeur de l'association des Pays de l'Ours AD.
00:10:51Et monsieur le directeur de l'association, je vous propose d'écouter Julien
00:10:54qui nous a appelé spontanément au 0826 300 300 en entendant ce sujet.
00:10:58Bonjour Julien.
00:10:59Oui, bonjour sur Radio.
00:11:00Comment ça va mon cher Julien ?
00:11:03Alors attendez, on la refait, parce que j'ai vu des choses pas convaincantes dans ma vie,
00:11:06mais le ça va, ça va comme ça, je vous propose de la refaire.
00:11:09Comment ça va Julien ?
00:11:10Non, on fait aller.
00:11:13Il y a vraiment une volonté de nous faire tomber en dépression Julien,
00:11:15c'est pas grave, je la comprends totalement.
00:11:17On va dire que c'est un sujet épineux parmi tant d'autres.
00:11:21Oui, ça c'est sûr.
00:11:22Et vous, vous avez entendu justement ce sujet sur les ours,
00:11:25ça vous a fait réagir, comment vous le regardez ce sujet ?
00:11:27Vous êtes peut-être concerné directement Julien ?
00:11:29Eh bien, moi, je ne suis pas directement concerné,
00:11:32mais je suis vice-président de la coordination rurale des Pyrénées Atlantiques,
00:11:37et je suis délégué de la commission prédation,
00:11:40tout ce qui est ours et loups,
00:11:42et donc je suis très sensibilisé sur le sujet,
00:11:47et je voulais réagir déjà sur le dénombrement des ours.
00:11:51C'est comme pour le loup, les agents de l'État
00:11:54ont beaucoup de mal à nous donner les vrais chiffres
00:11:58sur le nombre de ces individus.
00:12:01Et après, je voulais témoigner aussi sur le nombre d'attaques.
00:12:05On a des adhérents, nous, dans les Pyrénées,
00:12:08des vervets qui vont en estive.
00:12:11L'an dernier, ils ont été oubliés de descendre des bovins en septembre,
00:12:15parce que le loup, l'ours, c'est la fenêtre qui naît tous les jours.
00:12:20Julien, vous restez en contact avec nous,
00:12:22on va poser la question, puisque c'était le cœur de notre débat
00:12:25avec Alain Rennes, qui est avec nous, le directeur de l'association
00:12:28de Pays de l'Ours AD.
00:12:29Qu'est-ce que vous lui répondez, mon cher Alain Rennes,
00:12:31quand vous entendez Julien, qui dit que, bon, lui est quand même sensibilisé,
00:12:34il connaît le sujet, il dit que, malgré les protections,
00:12:36malgré les barrières qu'on essaye de mettre en place,
00:12:38malgré les vigilances,
00:12:40on se retrouve parfois avec des agriculteurs,
00:12:42des troupeaux, on est quand même obligé de dérégler
00:12:44certaines choses.
00:12:45Certes, là, ça concerne les loups, mais pour les ours,
00:12:47j'imagine qu'on peut avoir les mêmes dérives.
00:12:53La problématique entre ours et loups est quand même assez différente.
00:12:56Le loup est un carnivore strict,
00:12:58c'est vraiment un prédateur spécialisé,
00:13:00ce que n'est pas l'ours,
00:13:02qui commet beaucoup moins de dégâts.
00:13:05Moi, je n'ai pas connaissance de dégâts sur les bovins,
00:13:07a fortiori en Pyrénées-Atlantique,
00:13:08donc je suis extrêmement surpris par cette position,
00:13:11cette information.
00:13:13J'ai les informations officielles de la part de l'État
00:13:15qui font état de quelques attaques
00:13:17et quelques dégâts sur le département des Pyrénées-Atlantiques,
00:13:21où il y a une dizaine d'ourses maintenant,
00:13:23mais absolument pas de bovins,
00:13:25et encore moins d'estives qui ont dû s'arrêter prématurément.
00:13:28Mais quand Julien vous dit...
00:13:29Ce sera des bovins.
00:13:30Quand Julien explique un problème,
00:13:32qui est le manque parfois de communication
00:13:34entre les agences de l'État,
00:13:36du mal à avoir des chiffres officiels
00:13:37concernant par exemple les attaques,
00:13:38ou même le nombre dans un certain kilométrage,
00:13:43qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:13:43Vous lui dites qu'il ne s'adresse pas forcément aux bonnes personnes,
00:13:46qu'il y a des moyens d'avoir des informations
00:13:47vérifiées,
00:13:48ou que c'est vrai que parfois,
00:13:49il y a quand même quelque chose
00:13:50qu'on pourrait appeler un petit flou artistique ?
00:13:53Je ne sais pas de quel type d'informations
00:13:55exactement il voudrait disposer.
00:13:57Il y a peu de choses qui soient plus claires
00:13:59que les informations sur l'ours
00:14:01et sur la prédation dans les Pyrénées.
00:14:04Les bilans viennent de sortir,
00:14:05ils sont précis, à l'unité.
00:14:07On a détecté 108 urs
00:14:09dans l'ensemble des Pyrénées,
00:14:11en France, Espagne, Andorre compris.
00:14:13On parle toujours pour l'ensemble du massif.
00:14:16On sait que quelques-uns peuvent échapper au suivi,
00:14:20d'où une estimation statistique
00:14:22qui va jusqu'à 120, 130 individus au maximum.
00:14:26L'année dernière, pour vous dire,
00:14:28l'année dernière,
00:14:28l'estimation avait été faite à 108
00:14:31et en réalité,
00:14:34j'ai dit l'année dernière pour 2024,
00:14:36après une année supplémentaire
00:14:38où on a pu détecter les individus qui manquaient,
00:14:40on est arrivé à 107.
00:14:41Donc vous voyez que les estimations
00:14:43sont extrêmement précises.
00:14:44Il n'y a aucune autre espèce animale sauvage
00:14:47pour laquelle on a des informations
00:14:49aussi précises que l'ours dans les Pyrénées.
00:14:51Alors comment vous observez
00:14:53ce que nous dit notre invité à l'arène,
00:14:55mon cher Julien,
00:14:55qui est resté avec nous,
00:14:560826 300 300 ?
00:14:58Oui, mais c'est en fait,
00:14:59c'est toujours un peu le même discours,
00:15:00parce que quand nous on fait des réunions
00:15:02à la préfecture,
00:15:03là on en a une la semaine prochaine,
00:15:05on est les seuls représentants
00:15:07à récordes parmi les trois syndicats,
00:15:09on est seuls,
00:15:10autour de la table de M. le Préfet,
00:15:12et l'an dernier,
00:15:14on a déposé un dossier
00:15:16avec des analyses,
00:15:18bon, ça ne concernait pas l'ours,
00:15:22mais le loup.
00:15:23Les choses sont menées de la même manière.
00:15:27Les agents de l'OEV,
00:15:299 fois sur 10,
00:15:30font leur travail,
00:15:32mais par contre,
00:15:33après à la DDTM,
00:15:359 fois sur 10,
00:15:36c'est une personne assise sur un fauteuil
00:15:38dans un bureau,
00:15:39qui décide si c'est une attaque ou pas
00:15:41d'un ours,
00:15:42d'un loup.
00:15:42Et puis,
00:15:43quand on vous entend,
00:15:44Julien,
00:15:44en plus,
00:15:45on entend que ce sont les mêmes acronymes,
00:15:47les mêmes personnes,
00:15:48parfois,
00:15:49dans des bureaux,
00:15:50et ça doit être compliqué.
00:15:50Merci beaucoup de nous avoir passé
00:15:51un coup de fil
00:15:52au 0826 300 300,
00:15:54mon cher Julien.
00:15:55Félix Mathieu.
00:15:56À la reine,
00:15:57vous expliquiez à Gilles,
00:15:59si j'ai bien compris,
00:16:00que grosso modo,
00:16:01on a à peu près moitié-moitié
00:16:02d'ours mâle et d'ours femelle.
00:16:05À partir de ce constat,
00:16:07pourquoi est-ce qu'il faudrait,
00:16:08si j'ai bien compris selon vous,
00:16:10réintroduire davantage de femelles
00:16:12que de mâles
00:16:13pour assurer ce brassage génétique ?
00:16:16Alors ça,
00:16:17c'est parce que les simulations
00:16:19qui ont pu être faites,
00:16:20il faut savoir que ce travail,
00:16:21c'est un travail d'un an
00:16:22par des scientifiques spécialisés
00:16:24d'un laboratoire de Montpellier
00:16:25et de l'Université de Bordeaux.
00:16:26Donc,
00:16:26on est sur quelque chose
00:16:27de très élaboré,
00:16:29très poussé.
00:16:30Tout ça est disponible
00:16:31sur notre site internet,
00:16:32paysdelours.com,
00:16:33où l'expertise est téléchargeable.
00:16:35On a tout rendu public.
00:16:37Et effectivement,
00:16:38dans le cadre de ces simulations,
00:16:40ils se sont rendus compte
00:16:40que l'efficacité était meilleure
00:16:42si on priorisait
00:16:44les femelles sur les mâles.
00:16:46Et il y a une autre explication aussi,
00:16:48c'est parce que chez l'ours,
00:16:50il y a une attitude
00:16:51qui est bien connue
00:16:52qui s'appelle l'infanticide,
00:16:54c'est-à-dire que des mâles
00:16:55peuvent tuer des oursons
00:16:57s'ils pensent
00:16:58qu'ils ne sont pas les leurs,
00:16:59c'est-à-dire qu'ils ne se sont pas
00:17:00accouplés avec la femelle
00:17:01qui les accompagne
00:17:03l'année précédente.
00:17:04Donc,
00:17:04plus on va augmenter
00:17:05le nombre de mâles,
00:17:06et si on augmente trop
00:17:07le nombre de mâles,
00:17:08on va multiplier
00:17:09ces attitudes d'infanticide,
00:17:11ce qui serait très judiciable
00:17:13pour la population.
00:17:14Alors,
00:17:15moi,
00:17:15j'ai une question
00:17:15de Béotien,
00:17:17imaginons que les ours
00:17:19ne s'attaquent pas
00:17:21aux vaches,
00:17:22aux moutons,
00:17:23ou autres.
00:17:24Qu'est-ce que mangent
00:17:24les ours dans nos bois
00:17:26et dans nos forêts ?
00:17:27Comment ils se nourrissent ?
00:17:29Et est-ce qu'il y a
00:17:30assez de nourriture
00:17:31dans ces bois ?
00:17:32Et faudrait-il pas
00:17:33les aider à s'alimenter ?
00:17:35Moi,
00:17:36c'est une question
00:17:36que je me pose.
00:17:37De quoi se nourrissent-ils ?
00:17:39C'est une question
00:17:40extrêmement intéressante
00:17:41et d'ailleurs,
00:17:42ça devrait être diffusé
00:17:45prochainement.
00:17:46Il y a une thèse de doctorat
00:17:47qui vient d'être faite
00:17:48sur justement
00:17:49l'alimentation de l'ours
00:17:50dans les Pyrénées,
00:17:51à partir de l'expertise,
00:17:53l'analyse des crottes
00:17:55trouvées sur le terrain.
00:17:55Je vous donne une petite
00:17:57anecdote,
00:17:57d'ailleurs en passant,
00:17:58pour trouver des crottes
00:17:59d'ours,
00:17:59il y a des chiens
00:18:00qui ont été dressés
00:18:00spécialement et qui arrivent
00:18:03à sentir une crotte d'ours
00:18:04à une centaine de mètres
00:18:05et ils réagissent exactement
00:18:07comme pour chercher
00:18:07de la drogue,
00:18:08par exemple.
00:18:09Ça permet d'optimiser
00:18:10et d'en trouver un peu plus.
00:18:11Ça, c'est un travail
00:18:12qui est fait par l'OFB,
00:18:12un travail remarquable.
00:18:14Et donc,
00:18:14l'analyse de ce régime alimentaire
00:18:16a permis de déterminer
00:18:19que plus de 80%
00:18:21de l'alimentation
00:18:22de l'ours dans les Pyrénées
00:18:23est végétale.
00:18:26avec des différentes sources
00:18:27et adaptée en fonction
00:18:29de la saison
00:18:30parce que la disponibilité
00:18:32n'est pas la même.
00:18:33Au printemps,
00:18:33par exemple,
00:18:34c'est beaucoup d'herbacées
00:18:35donc l'ours peut broter
00:18:36quasiment comme une vache.
00:18:38Et puis,
00:18:38quand arrive l'été,
00:18:39on va aller vers
00:18:40des fruits charnus,
00:18:42les myrtilles,
00:18:42les framboises,
00:18:43etc.
00:18:44Et puis,
00:18:45à l'automne,
00:18:46c'est plutôt les fruits secs
00:18:47qui permettent
00:18:47de constituer
00:18:48les réserves de graisse.
00:18:49Après cette parenthèse
00:18:51découverte à l'arène,
00:18:52je vous propose aussi
00:18:53d'écouter
00:18:53notre auditrice Isabelle
00:18:55qui nous a passé aussi
00:18:56un coup de fil
00:18:56au 0826-300-300.
00:18:58Bonjour Isabelle.
00:18:59Oui, bonjour.
00:19:00Bonjour à toutes et tous.
00:19:01Merci beaucoup
00:19:02d'être avec nous ce matin.
00:19:03Vous aussi,
00:19:03vous vouliez réagir
00:19:04par rapport
00:19:04à ce sujet d'ours.
00:19:07Qu'est-ce que vous vouliez
00:19:07nous dire ?
00:19:08Alors,
00:19:09je me posais une question
00:19:10et je me dis
00:19:11au lieu d'introduire
00:19:12les mâles,
00:19:14pourquoi est-ce qu'on ne profite
00:19:15pas de l'insémination
00:19:16artificielle ?
00:19:18Directement
00:19:19l'insémination artificielle
00:19:20pour les ours ?
00:19:20Directement sur les femelles.
00:19:21Ah d'accord.
00:19:22Pour être sûr
00:19:23d'éviter la consanguinité,
00:19:24on choisit comme ça
00:19:25les bonnes gamènes.
00:19:26C'est intéressant
00:19:26ce que dit Isabelle
00:19:27avec les progrès
00:19:28de la science.
00:19:28Peut-être
00:19:29et pas des plus faciles
00:19:30j'imagine.
00:19:32est-ce qu'il y aurait
00:19:33une possibilité
00:19:34de pratiquer
00:19:35l'insémination artificielle
00:19:36pour en effet
00:19:36empêcher
00:19:37tout dérèglement
00:19:38on va dire
00:19:40tout dérèglement ?
00:19:41C'est envisageable ?
00:19:43Il y a des vétérinaires
00:19:44qui travaillent
00:19:45sur cette question
00:19:45et qui l'envisagent.
00:19:47Apparemment,
00:19:48ça a pu être fait
00:19:48à petite échelle.
00:19:50Par ailleurs,
00:19:50c'est assez complexe
00:19:51parce que c'est lié
00:19:52à la biologie
00:19:54de la reproduction
00:19:55de l'ours.
00:19:55Il faut savoir
00:19:56que les femelles ours
00:19:58n'ovulent pas
00:19:59de manière périodique
00:20:01comme on peut avoir
00:20:02pour des femmes
00:20:02par exemple
00:20:03mais que l'ovulation
00:20:03est provoquée
00:20:04par l'accouplement.
00:20:06C'est-à-dire qu'il faut
00:20:06arriver à provoquer
00:20:07l'ovulation
00:20:08pour ensuite
00:20:08pouvoir les inséminer
00:20:10et à ce moment-là
00:20:10on pourrait effectivement
00:20:12sélectionner
00:20:12encore faut-il
00:20:13se procurer
00:20:14du sperme d'ours mâle
00:20:15ce qui ne doit pas
00:20:16être une petite affaire
00:20:17non plus
00:20:17mais apparemment
00:20:17tout ça est théoriquement
00:20:19techniquement envisageable
00:20:21sur le terrain
00:20:22c'est une autre question.
00:20:23Il me semble que
00:20:23la nature fonctionne pas mal
00:20:25si on arrive effectivement
00:20:26à corriger
00:20:27certains déséquilibres
00:20:28on peut aussi
00:20:29les laisser faire
00:20:29et ça se passe très bien.
00:20:30Donc intéressante question
00:20:31Isabelle.
00:20:32Merci beaucoup
00:20:32ma chère Isabelle
00:20:33vous allez peut-être
00:20:33avoir donné envie
00:20:35à certains
00:20:35de faire d'autres doctorats
00:20:36donc ne soyons pas
00:20:39trop possibles
00:20:39sur les questions.
00:20:40Merci beaucoup
00:20:40de nous avoir passé
00:20:41un coup de fil
00:20:420826-300-300
00:20:43je vous souhaite
00:20:44une belle journée
00:20:44à vous également
00:20:45à la Reine
00:20:46directeur de l'association
00:20:47Pays de l'Ours AD
00:20:47d'avoir été avec nous ce matin
00:20:49et merci beaucoup
00:20:50Félix Mathieu
00:20:50d'avoir été avec nous
00:20:52comme chaque matin.
00:20:52Avec grand plaisir
00:20:53et on vous retrouve
00:20:54dans Mettez-vous d'accord
00:20:55je vous donne quand même
00:20:56le bon titre de l'émission
00:20:57C'est quoi le problème ?
00:20:58C'est quoi le problème ?
00:21:00Vous avez l'idée ?
00:21:00Dans un instant
00:21:01sur Sud Radio
00:21:02ce sera le zapping
00:21:03de Gilles Gansman
00:21:03on va s'intéresser
00:21:04on va se poser cette question
00:21:05est-ce que quand on voit
00:21:06les plateformes de livraison
00:21:07qui sont quand même
00:21:07la norme
00:21:08notamment dans les grandes villes
00:21:09on sait quand même
00:21:10que les conditions de travail
00:21:11ne sont pas des plus merveilleuses
00:21:13ils sont excessivement mal payés
00:21:14ils sont même clairement
00:21:15exploités pour la plupart
00:21:16est-ce que vous les utilisez
00:21:18cette plateforme ?
00:21:19Est-ce que vous avez
00:21:19un peu de remords ?
00:21:20Est-ce que donc
00:21:20quand vous les utilisez
00:21:22il vous arrive de laisser
00:21:231, 2, 3 euros
00:21:24de pourboire
00:21:25ou est-ce que
00:21:25vous faites en sorte
00:21:26d'utiliser les fameuses
00:21:27plateformes françaises ?
00:21:28Parce qu'il y en a
00:21:28notamment dans les villes
00:21:30à Lyon, à Bordeaux, à Toulouse
00:21:31dans une matinale week-end
00:21:32nous étions avec des jeunes
00:21:33justement qui travaillaient
00:21:34avec des restaurants locaux
00:21:36et avec des livreurs locaux
00:21:37est-ce que vous faites attention
00:21:39en tout cas
00:21:39quand vous livrez
00:21:40à toutes ces conditions
00:21:40à toutes ces questions ?
00:21:41Je vous pose la question
00:21:42ça tombe bien
00:21:43vous avez peut-être des réponses
00:21:440826 300 300
00:21:45mettez-vous d'accord
00:21:46reviens dans une poignée de secondes
00:21:47sur Sud Radio
00:21:48à tout de suite
00:21:49Sud Radio
00:21:52Sud Radio
00:21:53le 10h midi
00:21:54mettez-vous d'accord
00:21:56Ensemble
00:21:57jusqu'à midi
00:21:57pour débattre
00:21:58pour converser
00:21:59pour tout simplement
00:22:01faire le tour de l'actualité
00:22:02avec vous
00:22:02amis auditeurs
00:22:03ça se passe au 0826 300 300
00:22:05sur le site sudradio.fr
00:22:06sur l'application
00:22:07ainsi que sur les réseaux sociaux
00:22:09pour débattre de l'actualité
00:22:10aujourd'hui
00:22:10on est avec Geneviève Gottsinger
00:22:12présidente de l'agence Image
00:22:14bonjour ma chère Geneviève
00:22:15bonjour
00:22:15Mehdi Reich
00:22:16analyse politique
00:22:17Anthony Martin Smith
00:22:18animateur
00:22:18qu'on retrouve régulièrement
00:22:20sur Sud Radio
00:22:20notamment le samedi
00:22:21à partir de 20h30
00:22:22et le titre de l'émission
00:22:23vous le connaissez
00:22:24c'est il faut que ça se change
00:22:25et puis nous serons rejoints
00:22:26dans une poignée de secondes
00:22:27par Jean-Christophe Gallienne
00:22:28qui est politologue
00:22:29et conseiller en communication
00:22:31on débattra notamment
00:22:32de ce sujet
00:22:32est-ce que la France
00:22:33doit se préparer à vivre
00:22:34dans un pays sans patron
00:22:36parce que d'ici 10 ans
00:22:37c'est un rapport sénatorial
00:22:39qui établit ce chiffre
00:22:40il est alarmant
00:22:41c'est près de 500 000 établissements
00:22:43qui devront tout simplement
00:22:45changer de patron
00:22:46pourquoi ?
00:22:46parce qu'un patron
00:22:47sur 4 en France
00:22:48il est quoi ?
00:22:49et bien il est âgé
00:22:49de plus de 60 ans
00:22:50et ces changements
00:22:51ça concerne 3 millions de salariés
00:22:53vous êtes donc peut-être
00:22:54directement concerné
00:22:54amis auditeurs
00:22:55vous êtes peut-être patron
00:22:56vous n'arrivez pas
00:22:57à passer la main
00:22:58vous voyez également
00:22:58que vous avez une volonté
00:22:59de passer la main
00:23:00mais vous êtes confronté
00:23:02à des salariés
00:23:02et une génération
00:23:03qui n'a pas envie
00:23:04de responsabilité
00:23:05qui n'a pas envie
00:23:05d'absorber
00:23:06ou en tout cas
00:23:07d'aller se confronter
00:23:08à la force de l'État
00:23:09c'est-à-dire les impôts
00:23:10c'est-à-dire les taxes
00:23:11c'est-à-dire les charges
00:23:12c'est-à-dire les difficultés
00:23:13qu'on voit dans le milieu
00:23:14du travail
00:23:15et bien vous nous passez
00:23:16un coup de fil
00:23:16au 0826
00:23:17300
00:23:17300
00:23:18et puis peut-être
00:23:18qu'on a trouvé
00:23:19où il y avait désormais
00:23:20le terme qu'on appelait
00:23:22l'envolée
00:23:23l'échappée solitaire
00:23:24dans le cyclisme
00:23:25il y a désormais
00:23:25l'échappée solitaire
00:23:26en politique
00:23:27c'est David Lissnard
00:23:28le maire de Cagnes
00:23:28qui était hier
00:23:29l'invité du 20h de France
00:23:30de chez Léa Salamé
00:23:31et il a dit
00:23:32LR ce n'est plus pour moi
00:23:33je sais qu'il peut sauver la France
00:23:35on lui a dit
00:23:35ah bon mais qui ?
00:23:36il a dit
00:23:36ben c'est moi
00:23:37oh ben voyons
00:23:38est-ce que David Lissnard
00:23:39est le candidat de la droite
00:23:40et qui peut
00:23:41le candidat de la droite déjà
00:23:42est-ce qu'il est crédible
00:23:43est-ce que c'est lui
00:23:44qui peut sauver la France ?
00:23:450826 300 300
00:23:47on est sobre ce matin
00:23:48sur Sud Radio
00:23:48il est 10h03
00:23:49et comme tous les matins
00:23:50dans Mettez-vous d'accord
00:23:51c'est l'heure de retrouver
00:23:52le zapping de Gilles Gansman
00:23:53rebonjour mon cher Gilles
00:23:55et oui moi je vais vous parler
00:23:56de 4 milliards
00:23:57dans le budget
00:23:58de France Télévisions
00:24:00hier on n'a pas fait tourner
00:24:01les serviettes
00:24:02à la commission
00:24:03d'enquête
00:24:04sur l'audiovisuel public
00:24:05mais plutôt
00:24:06les petits secrets
00:24:07du plus grand cabaret
00:24:08de France Télévisions
00:24:09vous comprenez
00:24:11qu'hier
00:24:11Patrick Sébastien
00:24:12était auditionné
00:24:14et alors ça a été
00:24:16évidemment la fête
00:24:17à Delphine Ernot
00:24:18mais la question est sérieuse
00:24:19est-ce qu'on doit avoir
00:24:21un audiovisuel
00:24:22dont la PDG
00:24:23a une idée
00:24:23ou est-ce que ça doit être
00:24:25pour tous les français ?
00:24:26jusqu'à l'arrivée
00:24:27de Delphine Ernot
00:24:28tout était humain
00:24:30et correct
00:24:31et les audiences
00:24:32étaient là
00:24:33j'avais des rapports
00:24:34avec des gens
00:24:34comme Yves Bigot
00:24:35qui étaient extraordinaires
00:24:36comme avec Patrick De Caro
00:24:37et Yves Thuy
00:24:38avec qui j'ai parlé
00:24:39tout à l'heure
00:24:40on avait des rapports
00:24:41formidables
00:24:41on faisait tout
00:24:43pour que nos émissions
00:24:44marchent
00:24:45et quand Mme Ernot
00:24:46est arrivée
00:24:46on a tout fait
00:24:47pour qu'elle ne marche pas
00:24:48c'est-à-dire que d'entrée
00:24:50Mme Ernot
00:24:51voulait me dégager
00:24:52clairement
00:24:53il y a eu cette fameuse phrase
00:24:55des hommes blancs
00:24:56depuis de 50 ans
00:24:57au passage
00:24:58je veux faire une parenthèse
00:24:59depuis je n'ai pas vu
00:25:00beaucoup de gens de couleur
00:25:01à la tête d'un prime time
00:25:03à la traite d'un journal
00:25:04ça me ferait plaisir
00:25:05parce que je suis pour la diversité
00:25:08alors est-ce que vous avez suivi
00:25:09cette commission
00:25:10et comment vous réagissez
00:25:12aux propos de Patrick Sébastien
00:25:13et pour ajouter
00:25:14la première question de Gilles
00:25:15est-ce qu'en effet
00:25:16on doit avoir
00:25:16à la tête de l'audiovisuel public
00:25:17une patronne
00:25:18qui sait où elle veut aller
00:25:19quitte à déplaire en interne
00:25:20à des personnalités
00:25:21comme Patrick Sébastien
00:25:22ou alors être patronne
00:25:23de France Télévisions
00:25:23aujourd'hui
00:25:24ça veut dire
00:25:24être d'accord
00:25:25avec tous ses animateurs
00:25:26et servir d'une certaine manière
00:25:28non pas de potiche
00:25:29mais simplement
00:25:29de dirigeante de papier
00:25:31pour ensuite laisser place
00:25:32à ses animateurs
00:25:33Geneviève Cottinger
00:25:34Est-ce qu'elle sait
00:25:35où elle veut aller ?
00:25:35Je ne sais pas
00:25:36si elle sait où elle veut aller
00:25:38honnêtement
00:25:38je n'en sais rien
00:25:39est-ce que les audiences
00:25:40de France Télévisions
00:25:41sont réellement bonnes ?
00:25:44Je ne sais pas
00:25:45Si toutes les audiences
00:25:45étaient je pense
00:25:46comme le groupe
00:25:46peut-être que la télé
00:25:48irait mieux
00:25:50Oui
00:25:50enfin bon
00:25:51je ne suis pas certaine
00:25:53je vois par exemple
00:25:54la destruction de France 3
00:25:56ce qu'elle a fait
00:25:57au niveau local
00:25:58avec les chaînes
00:25:59ce n'est pas extrêmement probant
00:26:00il y a sans doute
00:26:01du bien
00:26:01et du moins bien
00:26:02après là
00:26:03c'est évident
00:26:03qu'on assiste
00:26:04à un petit règlement
00:26:05de compte personnel
00:26:06de Patrick Sébastien
00:26:07qui n'a en fait
00:26:08en réalité
00:26:09pas beaucoup d'intérêt
00:26:10mais
00:26:11bon
00:26:12le bilan
00:26:13de Delphine Ernot
00:26:15peut être questionné
00:26:16comme tout bilan
00:26:17c'est deux
00:26:18sujets différents
00:26:19je dirais
00:26:19mais là
00:26:19clairement
00:26:20un règlement
00:26:20de compte personnel
00:26:21semble-t-il
00:26:22de la part
00:26:23de Patrick Sébastien
00:26:25pour une raison
00:26:26que j'ignore
00:26:26parce qu'encore une fois
00:26:27je n'ai pas assisté
00:26:27à cette séquence
00:26:28Il a estimé
00:26:30de se faire virer
00:26:30comme un mal propre
00:26:31je pense que l'on a raison
00:26:32il a estimé
00:26:33de ne pas avoir
00:26:33de raison
00:26:34parce que les audiences
00:26:35sont fortes
00:26:35et en fait
00:26:37il y a une vérité
00:26:38dans ce qu'il dit
00:26:39c'est que
00:26:40Delphine Ernot
00:26:41n'a pas envie
00:26:41d'avoir une télébeauf
00:26:43c'est-à-dire
00:26:44qu'elle est plutôt
00:26:44dans une démarche
00:26:47intellectuelle
00:26:47sur la diversité
00:26:49sur une représentation
00:26:51de la France différente
00:26:52et que c'est une politique
00:26:53qu'elle a mis en place
00:26:56et qu'elle a annoncée
00:26:57dès le départ
00:26:57Je me mets aussi
00:26:58à la place
00:26:59de ceux qui vous écoutent
00:27:00mon cher Gilles
00:27:00où sont les émissions
00:27:01Antello ?
00:27:02Le Grand Échéqué
00:27:02par exemple
00:27:03C'est quoi
00:27:05combien de fois par mois
00:27:06le Grand Échéqué ?
00:27:07Une fois tous les trimestres
00:27:08moi j'adore
00:27:09les grandes émissions culture
00:27:10je pense à même
00:27:11ceux qui regrettent
00:27:12peut-être le temps
00:27:12du service public
00:27:13avec Polac, Pivot
00:27:15parce que c'est
00:27:15les grandes heures
00:27:16je pense que ça doit
00:27:16leur manquer
00:27:18Vous avez la grande librairie
00:27:23la grande librairie
00:27:24c'est la seule émission
00:27:25de ce type
00:27:25honnêtement
00:27:26je pense qu'on demande
00:27:27aux français
00:27:27une émission
00:27:28un peu interculturelle
00:27:29Il y en a sur téléphone
00:27:30il y en a sur M6 ?
00:27:31Non mais c'est pas
00:27:32le service public
00:27:33sur le service public
00:27:34c'est la seule émission
00:27:35que je peux noter
00:27:36comme un peu
00:27:37de ce profil là
00:27:38je rejoins
00:27:39Geneviève
00:27:39ça a été un règlement
00:27:40de compte total
00:27:40ce qui est intéressant
00:27:41c'est que cette commission
00:27:42d'enquête
00:27:42elle est tellement
00:27:44devenue un peu médiatique
00:27:45tout le monde revient
00:27:45sans arrêt
00:27:46sur cette commission
00:27:46d'enquête
00:27:47qu'on voit un peu
00:27:47toutes les difficultés
00:27:49qu'il peut y avoir
00:27:49en interne
00:27:50en plus
00:27:51l'ensemble de France Talley
00:27:52c'est une galaxie
00:27:53c'est un ensemble
00:27:54qui est tellement énorme
00:27:55on ne sait même plus
00:27:56sur quoi taper
00:27:56donc au fond
00:27:57c'est quand même intéressant
00:27:58mais là on voit bien
00:27:59plutôt que c'est
00:27:59franchement c'est un règlement
00:28:00de compte
00:28:00ce sont des personnes
00:28:01Patrick Sébastien
00:28:02il est effectivement
00:28:03je pense viré
00:28:03comme un malpropre
00:28:04et là il se dit
00:28:05que c'est l'occasion
00:28:05ou jamais de se dire
00:28:07et je vais me faire
00:28:07Delphine Ernaut
00:28:08c'est le moment
00:28:09d'appuyer sur le buzzer
00:28:10donc je le fais
00:28:10Ce que vous évoquez
00:28:11si mes dirais
00:28:12je rends hommage
00:28:13à Juliette Rouilloufol
00:28:13qui est la patronne
00:28:15de cette émission
00:28:16dans l'ombre en réalité
00:28:17et qui se posait
00:28:18une question tout à l'heure
00:28:19c'est qu'à force
00:28:19de voir ces règlements
00:28:20de compte
00:28:20dans l'enceinte
00:28:22de l'Assemblée Nationale
00:28:23avec ces personnalités
00:28:24qui se contredisent
00:28:25même sur les chiffres
00:28:26etc
00:28:26et je me tourne vers vous
00:28:27Jean-Christophe Gallienne
00:28:28qui est politologue
00:28:29et conseiller en communication
00:28:30est-ce qu'on ne va pas avoir
00:28:31de plus en plus
00:28:32un problème avec la vérité
00:28:33c'est-à-dire que
00:28:33qui croire
00:28:34Patrick Sébastien
00:28:35le rapporteur de la commission
00:28:36le président de cette commission
00:28:37les intervenants
00:28:39moi je peux vous parler
00:28:40de la maison
00:28:40dont on parle
00:28:41parce que
00:28:42moi en ce moment
00:28:43ça fait presque 15 ans
00:28:45en commençant par
00:28:47le Grand Soir 3
00:28:48qui était un formidable journal
00:28:51qui a été cassé
00:28:53comme la rédaction
00:28:54de France 3
00:28:54nationale
00:28:55mais aussi finalement
00:28:57l'impact réel
00:28:58de France 3
00:28:58qui était désigné
00:28:59comme Gallo Neuchel
00:29:00qui était finalement secondaire
00:29:02alors que c'était
00:29:02une particularité
00:29:03extrêmement puissante
00:29:04donc pour moi
00:29:05c'est déjà
00:29:05Définir Not
00:29:06c'est quelqu'un
00:29:07qui a cassé
00:29:07une partie
00:29:08de la dynamique
00:29:10positive
00:29:11et intéressante
00:29:12en termes d'informations
00:29:13notamment
00:29:13il y avait un choix
00:29:14très clair
00:29:14de favoriser France 2
00:29:15et un type d'information
00:29:16au détriment
00:29:17de ce que faisait la 3
00:29:18qui était une rédaction
00:29:19extrêmement intéressante
00:29:20vraiment à tout point de vue
00:29:22et j'ai une mémoire
00:29:23je le dis pour Louis Laforgue
00:29:25notamment
00:29:26dans ce Grand Soir 3
00:29:27qui était
00:29:27un exemple
00:29:29de journal
00:29:29que même des chaînes étrangères
00:29:31reprenaient en exemple
00:29:32donc ce que je veux dire par là
00:29:32c'est que
00:29:33ça a été ça d'abord
00:29:34ensuite il y a eu
00:29:36l'idée
00:29:36qu'on a diversifié
00:29:38un nombre de chaînes
00:29:38incroyables
00:29:39dans lesquelles
00:29:40on pouvait effectivement
00:29:40coller les objectifs
00:29:42de soi-disant
00:29:44intellectualisation
00:29:46choix politique
00:29:47parfois
00:29:47vu ça a été démontré
00:29:48par la commission
00:29:48donc ça
00:29:49ça a été une dilution
00:29:51finalement de l'effort
00:29:52au détriment
00:29:52de l'impact réel
00:29:53de France 2
00:29:55en particulier
00:29:55dont on peut se poser
00:29:56la question de savoir
00:29:57ce qu'elle fait après
00:29:57notamment par exemple
00:29:58sur les droits sportifs
00:29:59les droits sportifs
00:30:00sur lesquels
00:30:01il y a eu
00:30:01heureusement
00:30:02le maintien
00:30:03des grands actes
00:30:04et ça au moins
00:30:04on peut lui conserver l'idée
00:30:05parce que ça a été
00:30:06une bagarre intérieure
00:30:06voire le faire
00:30:07attention
00:30:08c'est pas simple
00:30:09rugby
00:30:09tennis
00:30:10il y avait les jeux olympiques
00:30:11au moins qui ont été conservés
00:30:13et ça aurait pu être
00:30:14un peu développé
00:30:14donc en fait
00:30:15on a réalisé quelque chose
00:30:16qui est non seulement
00:30:17quelque chose
00:30:17qui peut être critiquable
00:30:18maintenant la question
00:30:19que vous posez au départ
00:30:20est-ce qu'une patronne de chaîne
00:30:21ou d'un groupe
00:30:22plus exactement
00:30:23peut choisir où elle va
00:30:24oui la preuve
00:30:24c'est qu'elle l'a fait
00:30:25elle l'a fait concrètement
00:30:26ça n'a pas été une potiche
00:30:27au service de qui que ce soit
00:30:28elle en paye aujourd'hui
00:30:30l'époque assez
00:30:31Anthony Martins
00:30:32je vais revenir sur
00:30:35la mise en accusation
00:30:36de la diversité
00:30:37qui le pointe du doigt
00:30:38qui a été aussi pointée du doigt
00:30:40par l'ARCOM
00:30:40effectivement
00:30:41on a une diversité
00:30:44mais qui est très sélective
00:30:45chez France Télévisions
00:30:47j'en veux pour preuve
00:30:49l'incarnation de programmes
00:30:51par des personnes
00:30:52en situation de handicap
00:30:53pour ne pas parler que d'elles
00:30:54mais aujourd'hui
00:30:56on a globalement
00:30:57que Théo Curin
00:30:57avec Slam
00:30:58qui incarne le handicap
00:31:00après vous avez
00:31:01un programme
00:31:02à vous de voir
00:31:02sur France 5
00:31:03qui parle des déficients visuels
00:31:04et qui est un reportage
00:31:05et qui une fois
00:31:06une fois par mois
00:31:08je crois
00:31:09on n'a pas d'incarnation
00:31:11de diversité
00:31:13en son ensemble
00:31:14et y compris
00:31:15chez les plus de 50 ans
00:31:17Patrick Sébastien
00:31:18il avait ce truc
00:31:19c'est qu'il plaisait
00:31:20à une partie de la population
00:31:21il faisait des audiences
00:31:23on aimait
00:31:24on n'aimait pas
00:31:24mais il avait son public
00:31:26elle a décidé de rompre
00:31:27avec ça
00:31:28et effectivement
00:31:29je rejoins ce que disait
00:31:30Mehdi
00:31:30c'est qu'il a été viré
00:31:32comme un malpropre
00:31:33aujourd'hui
00:31:34il a envie
00:31:34de revenir
00:31:36sur la scène médiatique
00:31:37parce qu'en fait
00:31:38sinon sans ça
00:31:39il n'existe plus
00:31:39et puis surtout
00:31:42comme on dit
00:31:43très familièrement
00:31:45aujourd'hui
00:31:45il a la haine
00:31:46parce qu'il ne facture plus
00:31:48ce qu'il pouvait facturer
00:31:49auparavant
00:31:49et il gagnait
00:31:50confortablement sa vie
00:31:51voilà ça
00:31:52il a parlé vrai
00:31:52et il y a une chose
00:31:53qu'il faut rajouter
00:31:54qui a été annoncée
00:31:56la semaine dernière
00:31:57c'est la fin
00:31:58de l'idée
00:32:01de faire un service public
00:32:02qui va être avec
00:32:04Radio France
00:32:05qui était le projet
00:32:06de Rachida Dati
00:32:07avec une holding
00:32:09avec le départ
00:32:10de Rachida Dati
00:32:11cette holding
00:32:12ne va pas exister
00:32:13et du coup
00:32:14de nouveau
00:32:14revient dans le débat
00:32:15le fait
00:32:16rappelons ce qu'est une holding
00:32:17parce que c'est un mot
00:32:18très anglais
00:32:19tout simplement
00:32:19la holding
00:32:20c'est une grosse entreprise
00:32:21qui permet de chapeauter
00:32:22toutes les autres
00:32:23petites entreprises
00:32:24et là c'était le but
00:32:25avec
00:32:25et France Télé
00:32:26et Radio France
00:32:27mais comme vous l'avez
00:32:27très bien rappelé
00:32:28mon cher Anthony
00:32:28Marcin Smith
00:32:29c'est parfois un truc
00:32:30très compliqué
00:32:31mais qui ne verra pas le jour
00:32:32mais ça permettra
00:32:33la vente de France Télévisions
00:32:35ou si elle a lieu
00:32:36suite de la conversation
00:32:37et suite du zapping
00:32:38de Gene Gansman
00:32:38dans un instant
00:32:39sur Sud Radio
00:32:39on parlera notamment
00:32:40de ses livreurs
00:32:42des grandes plateformes
00:32:42de télévision américaine
00:32:44enfin de télévision
00:32:45des plateformes
00:32:45tout simplement
00:32:46de livraison américaine
00:32:47avec vous savez
00:32:48les fameux Uber Eats
00:32:49les fameux Deliveroo
00:32:50pour ne pas les citer
00:32:51quand il pleut
00:32:52quand il fait
00:32:53en réalité
00:32:54c'est confortable
00:32:55de recevoir
00:32:55son burger chaud
00:32:56sa pizza chaude
00:32:57mais derrière
00:32:57on oublie tout simplement
00:32:58que ces personnes
00:32:59sont exploitées
00:33:00est-ce qu'il vous arrive
00:33:00vous d'utiliser
00:33:01déjà ces plateformes
00:33:02est-ce que
00:33:03vous leur mettez
00:33:05aussi quelques pourboires
00:33:06ou est-ce que vous utilisez
00:33:07tout simplement
00:33:08des initiatives locales
00:33:09ça existe à Toulouse
00:33:10à Lyon
00:33:10à Bordeaux
00:33:11à Paris
00:33:11et que vous faites
00:33:12extrêmement attention à ça
00:33:13vous nous passez un petit coup de feu
00:33:14ou alors peut-être
00:33:16que vous faites du à emporter
00:33:17c'était du Uber Eats
00:33:18made in France
00:33:19ou alors
00:33:20tu cuisines
00:33:22Juliette
00:33:23une fois de plus
00:33:23qui est la reine
00:33:24de cette émission
00:33:24ou alors est-ce que
00:33:25vous cuisinez
00:33:26ça va pas la tête
00:33:27et cuisiner une fois par semaine
00:33:29réduirait les risques
00:33:30d'avoir une maladie d'Alzheimer
00:33:32et en plus
00:33:32c'est ça
00:33:33c'est une étude
00:33:33qui est sortie cette semaine
00:33:34vous avez raison
00:33:35Anthony Martins
00:33:35mais dans un instant
00:33:36donc suite de la conversation
00:33:37les plateformes
00:33:38est-ce que vous les utilisez
00:33:39est-ce que vous pensez
00:33:40à ceux qui travaillent
00:33:42et qui sont largement exploités
00:33:43en leur donnant des pourboires
00:33:44racontez-nous tout ça
00:33:450826
00:33:45300-300
00:33:46en mettez-vous d'accord
00:33:47tout de suite
00:33:52Suite du zapping
00:33:53de Gilles Ganzman
00:33:54où on va aborder
00:33:54un sujet
00:33:55qui vous concerne
00:33:56forcément
00:33:57que vous habitiez
00:33:57d'ailleurs
00:33:58à la campagne
00:33:58ou en ville
00:33:59parce que ça devient
00:33:59de plus en plus
00:34:00une tendance
00:34:00même par exemple
00:34:01auprès des étudiants
00:34:02vous commandez
00:34:02de plus en plus
00:34:03à manger
00:34:03le problème
00:34:04c'est que c'est pratique
00:34:04c'est sûr que
00:34:05c'est bien
00:34:06de rester au chaud
00:34:07après une petite douche
00:34:08dans son canapé
00:34:09en voyant tout d'un coup
00:34:10comme ça
00:34:10monter
00:34:11sans qu'on comprenne
00:34:12vraiment pourquoi
00:34:12le burger
00:34:13jusqu'à devant sa porte
00:34:14mais il y a des gens
00:34:14ils sont exploités
00:34:16mon cher Gilles Ganzman
00:34:16et oui
00:34:17dans une heure
00:34:18une heure et demie
00:34:19peut-être
00:34:19vous allez utiliser
00:34:21soit Uber Eats
00:34:22Amazon
00:34:23ou Deliveroo
00:34:24pour vous faire
00:34:25livrer vos agapes
00:34:27alors certains pensent
00:34:28que c'est de l'esclavage
00:34:29moderne
00:34:30d'autres pensent
00:34:31que il faut
00:34:33ça donne du travail
00:34:35que c'est une modernité
00:34:36alors est-ce que
00:34:38vous culpabilisez
00:34:39peut-être
00:34:39après avoir écouté
00:34:40cette enquête
00:34:41du 20 heures
00:34:42de France 2
00:34:42vous allez avoir
00:34:43une autre opinion
00:34:44pour gagner sa vie
00:34:46il roule 6 jours
00:34:47sur 7
00:34:48comme lui en moyenne
00:34:49les livreurs à vélo
00:34:51travaillent 63 heures
00:34:52par semaine
00:34:53il n'y a pas d'heure
00:34:54il faut patienter
00:34:56juste pour attendre
00:34:57l'arrivée des commandes
00:34:59un métier
00:35:00et des cadences
00:35:01éprouvant
00:35:01pour des livreurs
00:35:02souvent très précaires
00:35:03avec des conséquences
00:35:04directes sur leur santé
00:35:06selon une étude
00:35:07que nous vous révélons
00:35:08en exclusivité
00:35:1066% des livreurs
00:35:11souffrent du dos
00:35:1263% de maux de tête
00:35:15et 53% de troubles
00:35:17du sommeil
00:35:1859% d'entre eux
00:35:20déclarent avoir déjà eu
00:35:21au moins un accident
00:35:22du travail
00:35:23avec parfois
00:35:25des conséquences dramatiques
00:35:26il y a un an
00:35:27Isidor est en train
00:35:29de faire une livraison
00:35:29à vélo
00:35:30lorsqu'il est renversé
00:35:31par une voiture
00:35:32traumatisme crânien
00:35:33deux semaines de coma
00:35:35et à son réveil
00:35:36j'ai complètement
00:35:38perdu l'équilibre
00:35:39j'arrive même pas
00:35:41ni à marcher
00:35:42je ne parle plus
00:35:43j'entends très faiblement
00:35:46et des chiffres édifiants
00:35:47dans l'enquête
00:35:47des chiffres édifiants
00:35:49et évidemment
00:35:50un travail
00:35:51plus que précaire
00:35:53est-ce que
00:35:54voilà
00:35:55quand vous commandez
00:35:56vous pensez
00:35:57à ces livrants
00:35:58d'un autre côté
00:35:58ça leur donne
00:35:59un travail
00:36:00comment vous regardez
00:36:01est-ce que vous commandez
00:36:02autour de la table
00:36:03non absolument pas
00:36:05c'est pour des raisons
00:36:06d'ailleurs qui sont
00:36:07très clairement
00:36:08ce qui a été indiqué là
00:36:09je ne peux pas supporter
00:36:10l'idée qu'on ait
00:36:11cet esclavage
00:36:12sur nos trottoirs
00:36:13quel que soit
00:36:14l'arrondissement
00:36:15où on vit en Paris
00:36:17négligé
00:36:17totalement
00:36:19poussé
00:36:20à la chute
00:36:20effectivement
00:36:22lié au fait
00:36:23que pour gagner
00:36:23un tout petit peu d'argent
00:36:24il faut qu'il fasse
00:36:25beaucoup beaucoup
00:36:26beaucoup de livraison
00:36:26on est face à quelque chose
00:36:28qui pour le coup
00:36:29est vraiment un esclavage
00:36:30un esclavage porté
00:36:31par des gens
00:36:32en plus qui ont les licences
00:36:33qui ne sont pas
00:36:34qui sont
00:36:35pire que ça
00:36:36c'est-à-dire que c'est un trafic
00:36:37d'êtres humains
00:36:37parce qu'en fait
00:36:38derrière tout ça
00:36:39il y a l'idée qu'en plus
00:36:40on est en trafic d'êtres humains
00:36:41parce que les licences
00:36:42qui sont accordées
00:36:43par les compagnies
00:36:44je ne vais pas les citer
00:36:45notamment global
00:36:46à aux gens
00:36:47qui ensuite exploitent
00:36:48ces gens-là
00:36:48sont des gens
00:36:49qui sont finalement
00:36:51parfois
00:36:51et très souvent
00:36:52à la jointure
00:36:53du blanchiment
00:36:55d'autres trafics
00:36:56et ainsi
00:36:56donc on le sait
00:36:56on le sait
00:36:57donc on ferme les yeux
00:36:58et je pense
00:36:58donc vous ne commandez pas
00:36:59ça devrait être
00:37:01proscrit totalement
00:37:02il y a des pays
00:37:02un délit pour ceux
00:37:03qui commandent peut-être
00:37:04pas délit
00:37:05mais il faut que
00:37:05la possibilité de le faire
00:37:07pourquoi vous ne pensez pas
00:37:08qu'ils pourraient avoir
00:37:09un statut
00:37:09parce qu'ils sont auto-entrepreneurs
00:37:11auto-entrepreneurs
00:37:12mais auto-entrepreneurs
00:37:13de l'esclavage
00:37:13mais il pourrait être salarié
00:37:15vous préférez
00:37:15qu'ils soient esclaves
00:37:18dans les cuisines
00:37:19de restaurants
00:37:20alors Gilles
00:37:21on va peut-être éviter
00:37:22de faire des nuances
00:37:22d'esclavage
00:37:23oui oui bien sûr
00:37:24être sans papier
00:37:25mal payé
00:37:25dans les cuisines
00:37:26d'un restaurant
00:37:27et être sans papier
00:37:28éventuellement mal payé
00:37:29sur un vélo
00:37:29à partir du moment
00:37:30ce sont de telles conditions
00:37:31d'emploi
00:37:31ce n'est pas normal
00:37:32il y a une réalité
00:37:33c'est que ces gens-là
00:37:34sont foutrement mal payés
00:37:366 euros de l'heure
00:37:37en moyenne
00:37:37pour 63 heures par semaine
00:37:39en moyenne
00:37:40c'est totalement inconcevable
00:37:42et personne en France
00:37:43n'accepterait
00:37:44ces conditions
00:37:45de travail là
00:37:46et c'est bien pour ça
00:37:48qu'il y a une exploitation
00:37:50je dirais commerciale
00:37:51parce qu'on ne peut pas
00:37:52parler d'esclavage
00:37:53une exploitation humaine
00:37:54non
00:37:56je ne vous ai pas interrompu
00:37:59il y a eu la correction
00:38:00de ne pas le faire
00:38:01à mon égard aussi
00:38:01vous avez tout à fait rêve
00:38:03finissez Anthony
00:38:03et ensuite on ira au standard
00:38:05justement où un livreur
00:38:05nous appelle
00:38:06c'est au moins une exploitation
00:38:07commerciale
00:38:08parce que le mot esclavage
00:38:09si vous voulez
00:38:09moi il me ramène
00:38:10à des choses très tristes
00:38:11de notre histoire
00:38:12et donc je veux qu'on fasse
00:38:13très attention quand même
00:38:13au mot qu'on emploie
00:38:16maintenant qu'il y ait
00:38:17des réseaux
00:38:17qui exploitent ces gens-là
00:38:19et là où il y a
00:38:20de la traite humaine
00:38:21là je vous rejoins
00:38:22Jean-Christophe
00:38:22ça je suis totalement d'accord
00:38:24et ça a été démontré
00:38:26mais là il y a
00:38:27une exploitation commerciale
00:38:28parce que les plateformes
00:38:30que Gilles Gangsman
00:38:32tout à l'heure a rappelées
00:38:33ont une responsabilité
00:38:35dans le niveau
00:38:35de rémunération
00:38:36qu'elles accordent
00:38:37à ces personnes-là
00:38:38et c'est aussi le cas
00:38:39d'ailleurs chez les VTC
00:38:40parce qu'il y a des plateformes
00:38:41qui exploitent aussi des VTC
00:38:43en parallèle
00:38:44de ces livreurs
00:38:45moi je vais vous dire
00:38:46juste un autre point de vue
00:38:48c'est que
00:38:49par exemple
00:38:50j'utilise fréquemment
00:38:51ces plateformes
00:38:53j'ai un respect total
00:38:54pour ces gens-là
00:38:55et je leur laisse
00:38:56des pourboires
00:38:56parce que je sais
00:38:57les conditions
00:38:58qui sont les leurs
00:38:59et qui sont difficiles
00:39:01elles aident énormément
00:39:02les personnes en situation
00:39:03de handicap
00:39:04ou les personnes malades
00:39:05parce que
00:39:06quand vous ne pouvez pas
00:39:07aller faire vos courses
00:39:07tout seul
00:39:08ou que c'est une source
00:39:09de stress
00:39:09etc
00:39:09et bien je vous garantis
00:39:11que ça rend bien
00:39:12service
00:39:12je vous propose
00:39:12qu'on aille prendre
00:39:13la température
00:39:14avant de vous interroger
00:39:15Geneviève Cotsinger
00:39:16et Mehdi Reiche
00:39:16avec justement
00:39:17un auditeur
00:39:18qui nous a appelé
00:39:19et qui est livreur
00:39:20Uber Eats
00:39:20au 0826 300 300
00:39:21bonjour Elliot
00:39:23oui bonjour Maxime
00:39:24bonjour tout le monde
00:39:25merci beaucoup
00:39:25de nous avoir appelé
00:39:26mon cher Elliot
00:39:26vous vous êtes
00:39:27livreur Uber Eats
00:39:28alors ?
00:39:29oui c'est ça
00:39:30je suis livreur Uber Eats
00:39:31et j'ai mes papiers
00:39:31je tiens à préciser
00:39:33non mais c'est rassurant
00:39:35merci Elliot
00:39:35pour ce que vous faites
00:39:36c'est du semi-esclavage
00:39:37du coup
00:39:38non non mais plus sérieusement
00:39:39mon cher Elliot
00:39:39vous vous êtes
00:39:42vous vous le faites
00:39:43volontairement
00:39:44vous le faites
00:39:44en plus de nos études
00:39:46comment vous regardez
00:39:46les choses mon cher Elliot
00:39:47pourquoi vous le faites ?
00:39:49non alors
00:39:50clairement je le fais
00:39:51parce que j'avais arrêté
00:39:52les études rapidement
00:39:53et j'avais pas
00:39:54enfin voilà
00:39:55c'était le travail
00:39:56le plus facile
00:39:56à trouver
00:39:57c'est la solution d'un point
00:39:58mais voilà
00:39:59après il faut dire
00:40:00quand même les choses
00:40:00telles qu'elles sont
00:40:01aujourd'hui
00:40:01les conditions ressemblent
00:40:02quand même
00:40:03de plus en plus
00:40:03telles des clavages modernes
00:40:05parce que les gens
00:40:06ne se rendent pas compte
00:40:07de ce qu'il y a derrière
00:40:08une commande
00:40:08une course de 10 km
00:40:09parfois on est payé
00:40:10à peine 6,50 euros
00:40:11Elliot
00:40:12racontez-nous concrètement
00:40:13c'est intéressant
00:40:14ce que vous dites Elliot
00:40:15aujourd'hui vous faites
00:40:16par exemple
00:40:16une journée
00:40:17vous pédalez
00:40:18vous livrez des repas
00:40:19aujourd'hui
00:40:19une bonne journée
00:40:20pour vous c'est combien d'euros ?
00:40:23une bonne journée
00:40:25on peut monter
00:40:27moi je montais
00:40:28à 1,600 euros par mois
00:40:30tout déduit avant
00:40:31et maintenant
00:40:31on est à peine
00:40:32à 1,100 euros
00:40:33donc
00:40:33pour travailler
00:40:346 jours sur 7 ?
00:40:36oui
00:40:37voilà c'est ça
00:40:38et pour pédaler
00:40:38combien de kilomètres par jour ?
00:40:41je peux monter
00:40:42facile
00:40:42à plus de 45 km par jour
00:40:44donc la prochaine étape
00:40:45c'est le tour de France Elliot
00:40:46comment on envisage ce projet ?
00:40:49on va dire que les mollets
00:40:50sont en forme
00:40:52il y a un entretien des mollets
00:40:53c'est ça
00:40:54merci beaucoup
00:40:55Juste une question pour Elliot
00:40:57est-ce que les gens
00:40:58vous donnent de la main à la main
00:41:00des pourboires
00:41:00ou est-ce qu'avec l'application
00:41:02vous avez également des pourboires
00:41:04ou vous n'avez jamais de pourboires
00:41:06de la part des gens qui commandent ?
00:41:08on en a quand même quelques-uns
00:41:10mais c'est plus ou moins
00:41:11de main en main en fait
00:41:12sur l'application
00:41:14c'est quand même très rare
00:41:15qu'on ait des pourboires
00:41:16Justement Elliot
00:41:17Anthony Martin Smith
00:41:18qui vous parle
00:41:19je m'interrogeais
00:41:20parce que moi
00:41:21j'en laisse
00:41:21parfois
00:41:22surtout à ceux
00:41:23qui vraiment
00:41:24ont bravi les éléments
00:41:25et qui ont vraiment galéré
00:41:29mais je me demande
00:41:30en fait
00:41:30si vraiment ça vous revient
00:41:31dans votre poche
00:41:32quand on fait un pourboire
00:41:33ou si la plateforme
00:41:34prend une commission
00:41:35parce que là
00:41:36ça me pose aussi
00:41:37quand même un problème éthique
00:41:39Mehdi Reiche
00:41:40et Geneviève Gottsinger
00:41:41sur ces sujets
00:41:41on ne vous a pas encore entendu
00:41:42vous
00:41:42ben attendez
00:41:43j'ai posé une question à Elliot
00:41:45alors Elliot
00:41:48est-ce que vous avez entendu
00:41:49alors la question
00:41:50d'Anthony Martin Smith
00:41:52et est-ce que vous pouvez lui répondre
00:41:53comme il se doit ?
00:41:55oui alors
00:41:56écoutez
00:41:57ils prennent
00:41:58oui dans les commissions
00:42:00bien sûr
00:42:01les pourboires
00:42:02parce que
00:42:03désormais
00:42:04rien que sur une
00:42:05sur une commission
00:42:06tout court
00:42:07quand on fait une livraison
00:42:08ils se gavent quand même
00:42:09ils prennent environ 30%
00:42:10sur un restaurant
00:42:11ah oui
00:42:12ah oui donc parfait
00:42:13donc on est bien
00:42:14on est bien
00:42:14merci beaucoup Elliot
00:42:15du témoignage
00:42:15mais même sur le pourboire
00:42:15du coup il y a une commission
00:42:16oui oui
00:42:16c'est ce qu'il dit
00:42:17même sur les pourboires
00:42:19donc c'est du Sony pourboire
00:42:20merci beaucoup Elliot
00:42:21d'avoir été avec nous
00:42:22et surtout tenez-nous au courant
00:42:23cet été quand vous serez sur le tour
00:42:24comme ça on pourra faire
00:42:25on pourra bien
00:42:26il y a des choses sympas
00:42:28avec Sud Radio
00:42:29commentaire pour conclure
00:42:30de Midirich
00:42:31et de Geneviève Götzinger
00:42:32sur ce sujet
00:42:33juste une phrase
00:42:33moi j'invite nos auditeurs
00:42:35à aller revoir l'histoire de Suleymane
00:42:37qui est quand même un film
00:42:37absolument extraordinaire
00:42:39et qui met bien en scène
00:42:41à travers l'histoire
00:42:41d'un jeune migrant
00:42:42alors peut-être que je vais arrêter
00:42:43pour un instant
00:42:43mais je n'ai jamais commandé Uber
00:42:45il y a peut-être 3 ans
00:42:47une fois
00:42:47parce que j'en avais besoin
00:42:48mais sinon je ne le commande jamais
00:42:49je fais quelques
00:42:50il y avait ce que vous êtes
00:42:51il y a un peu de raison éthique
00:42:52vous êtes un homme bien
00:42:53je sais merci
00:42:54on me le dit ça
00:42:54moi non plus
00:42:56derrière ça me dérange
00:42:57pour moi c'est un peu
00:42:58de l'esclavage moderne
00:42:59il y a vraiment que
00:43:00quand je ne peux pas faire autrement
00:43:01genre je ne peux pas
00:43:02sinon je ne mange pas
00:43:03donc je le fais
00:43:03sinon c'est vraiment
00:43:04bravo Midi
00:43:04vous allez bientôt au chômage
00:43:070826 300 300
00:43:08dans un instant
00:43:09c'est les débats
00:43:10et on parlera
00:43:10notamment de ce qui se passe
00:43:13dans la France
00:43:13des patrons
00:43:14SOS
00:43:15patrons
00:43:15patrons en danger
00:43:16ils sont de moins en moins
00:43:18nombreux
00:43:18d'ici 10 ans
00:43:20c'est 500 000 entreprises
00:43:21qui devront changer de propriétaire
00:43:22ça va concerner
00:43:23écoutez bien
00:43:243 millions de salariés
00:43:25vous êtes peut-être
00:43:26directement concerné
00:43:27amis auditeurs
00:43:280826 300 300
00:43:29vous cherchez à transmettre
00:43:30votre boulangerie
00:43:31votre pâtisserie
00:43:32votre restaurant
00:43:33votre pharmacie
00:43:34je n'en sais rien
00:43:34vous avez du mal à trouver
00:43:35peut-être aussi face à une génération
00:43:37qui n'en peut plus
00:43:38déjà des taxes
00:43:39des charges
00:43:39des responsabilités
00:43:40ça tombe bien
00:43:41vous êtes sur Suraidio
00:43:42et on s'adresse à vous
00:43:43ici 0826 300 300
00:43:45suite
00:43:45de Mettez-vous d'abord
00:43:46dans un instant
00:43:46à tout de suite
00:43:47Sud Radio
00:43:50Parlons-Ve
00:43:50de 10h midi
00:43:51Mettez-vous d'accord
00:43:53suite de vos conversations
00:43:55suite de vos débats
00:43:55sur Sud Radio
00:43:56Mettez-vous d'accord
00:43:57jusqu'à midi
00:43:580826 300 300
00:44:00pour réagir
00:44:01pour nous interpeller
00:44:02pour discuter
00:44:03en cette fin de matinée
00:44:04il y a également le site
00:44:05sudradio.fr
00:44:06il y a également l'application
00:44:07ainsi que les réseaux sociaux
00:44:08on va se poser cette question
00:44:09dans un instant
00:44:10David Lysna
00:44:11vous connaissez le cyclisme
00:44:12vous connaissez l'échappée solitaire
00:44:14désormais il y a l'échappée
00:44:15politique
00:44:16où le but de David Lysna
00:44:17est de prendre son couloir de nage
00:44:19d'y aller à fond
00:44:19et de dire en réalité
00:44:20LR égale macronisme
00:44:22moi je porte un projet puissant
00:44:23et le but bien sûr
00:44:24a-t-il dit hier sur France 2
00:44:25mais on l'écoutera
00:44:26c'est dire moi je pense
00:44:27que j'ai en réalité
00:44:29la possibilité
00:44:29d'aller conquérir
00:44:30le cœur des Français
00:44:31c'est ce que David Lysna
00:44:32est le candidat
00:44:33qui va sauver la France
00:44:340826 300 300
00:44:35mais le débat
00:44:36qui va nous animer
00:44:37à présent
00:44:37c'est concernant les patrons
00:44:39est-ce qu'on doit lancer
00:44:40un SOS patron
00:44:41écoutez ce chiffre
00:44:42si vous ne l'avez pas
00:44:43encore entendu
00:44:44500 établissements
00:44:45500 000 entreprises
00:44:46vont devoir changer de patron
00:44:48d'ici 10 ans
00:44:49et pourquoi ?
00:44:50parce qu'un patron sur 4
00:44:51aujourd'hui en France
00:44:52a plus de 60 ans
00:44:54et ça concerne
00:44:553 millions de salariés
00:44:56pourquoi ?
00:44:56parce que quand on essaye
00:44:57de faire passer l'entreprise
00:44:58beaucoup n'ont pas envie
00:44:59de se retrouver
00:45:00avec les charges à payer
00:45:01avec les impôts
00:45:02à payer
00:45:03dans un contexte économique compliqué
00:45:04et puis aussi peut-être
00:45:05avec une génération
00:45:06qui n'a pas envie
00:45:07tellement de prendre
00:45:08ses responsabilités
00:45:09qui n'a pas envie
00:45:09d'endosser
00:45:10ou de porter la casquette patron
00:45:11est-ce que vous êtes concerné ?
00:45:13est-ce que ça vous touche ?
00:45:13peut-être êtes-vous un patron
00:45:14ou parmi les 3 millions
00:45:15de salariés concernés
00:45:170826 300 300
00:45:18pour en discuter
00:45:19toujours avec
00:45:19Jean-Christophe Gallien
00:45:20Geneviève Gottinger
00:45:21Medi-Reich
00:45:22et Anthony Martin-Smith
00:45:23autour de la table
00:45:24avant qu'on aille au standard
00:45:25où les appels
00:45:26je le vois sont très nombreux
00:45:27on ira rejoindre
00:45:27Laurence et Michel
00:45:28au 0826 300 300
00:45:30autour de la table
00:45:31comment vous observez
00:45:32cette situation ?
00:45:33SOS patron
00:45:34c'est vraiment le cas aujourd'hui
00:45:35Geneviève Gottinger ?
00:45:36oui moi je l'ai vu
00:45:37de manière très tangible
00:45:40concrète
00:45:40avec mon cordonnier
00:45:41je vous raconte ça
00:45:42mais en fait
00:45:43j'avais un excellent
00:45:44cordonnier
00:45:45et mon orgueil
00:45:45cet homme n'a jamais trouvé
00:45:46de repreneur
00:45:47donc il a finalement
00:45:49la cordonnerie a fermé
00:45:50c'est ce type de profession
00:45:53je pense que c'est quand même
00:45:55beaucoup ça
00:45:56les petits commerces
00:45:57qui ont beaucoup de mal
00:45:58à trouver des repreneurs
00:46:00et effectivement
00:46:01les conséquences peuvent être
00:46:02alors dans certaines
00:46:03dans certaines zones rurales
00:46:04par exemple
00:46:06extrêmement problématiques
00:46:07en termes de boulangerie
00:46:08de commerce de proximité
00:46:09mais là vous avez raison
00:46:10c'est que ça touche avant tout
00:46:11les petites villes
00:46:13et les centres-villes
00:46:13c'est-à-dire que les premiers
00:46:14patrons qui vont être touchés
00:46:15c'est le boulanger
00:46:16c'est le cordonnier
00:46:17c'est peut-être le petit tailleur
00:46:19vous savez qui faisait
00:46:20le retoucheur
00:46:20comme on dit dans certains centres-villes
00:46:22qui pouvait vous aider
00:46:22sur certains vieux vêtements
00:46:23c'est eux qui vont être
00:46:24les premières victimes
00:46:25de ce vieillissement
00:46:28du patronat
00:46:28il y a le vieillissement
00:46:29du patronat
00:46:30sur le sujet
00:46:31des petits commerçants
00:46:32enfin petits artisans
00:46:33mais il y a aussi
00:46:34une mise en concurrence
00:46:34avec des géants
00:46:36style Amazon etc
00:46:37on a forcément accès
00:46:38à des produits
00:46:39auxquels on n'avait pas
00:46:40plus facilement
00:46:41et on ne va plus forcément
00:46:41voir le petit artisan
00:46:42le petit commerçant
00:46:43il y a une question de coût
00:46:44et surtout derrière
00:46:45c'est une crise de responsabilité
00:46:46je pense qu'une grande partie
00:46:48des personnes
00:46:48ne veulent pas reprendre
00:46:49des entreprises
00:46:49parce que ça nécessite déjà
00:46:51pas mal de fonds personnels
00:46:52pour le faire
00:46:52ça nécessite aussi
00:46:53d'avoir les reins
00:46:54c'est-à-dire
00:46:55c'est une responsabilité sociale
00:46:56c'est une responsabilité juridique
00:46:58il y a les impôts payés
00:46:59il y a peut-être des salariés
00:47:00et aujourd'hui je pense
00:47:00que les gens ne veulent pas
00:47:01forcément le faire
00:47:02surtout chez les jeunes
00:47:02et un dernier point
00:47:03c'est peut-être un paradoxe
00:47:04mais on parle beaucoup
00:47:05de création d'entreprises
00:47:06le gouvernement se vende beaucoup
00:47:07de nouvelles créations d'entreprises
00:47:09qui se font tous les ans
00:47:10mais ce sont surtout
00:47:10des micro-entrepreneurs
00:47:11et à la fin
00:47:12on se rend compte en fait
00:47:13que la passation des entreprises
00:47:14ne se font jamais
00:47:15parce que la responsabilité
00:47:16est beaucoup trop importante
00:47:17et puis dans le cadre
00:47:17du cordonnier
00:47:18ou des métiers artisanaux
00:47:19c'est vrai qu'aujourd'hui
00:47:21on est plutôt dans l'esprit
00:47:22de jeter les choses
00:47:23de jeter les chaussures
00:47:25parce que ça coûte 12 euros
00:47:26ou 14 euros
00:47:27via internet
00:47:28ça vient de Chine
00:47:29et on ne va plus faire réparer
00:47:30ces chaussures
00:47:31ça vient de Chine
00:47:32dans le sens du terme
00:47:33et puis
00:47:34on ne les fait plus réparer
00:47:36surtout
00:47:37pardon
00:47:37sur les cordonniers
00:47:38et aussi la manière
00:47:39dont les gens se chaussent
00:47:40aujourd'hui
00:47:40ça va être aussi
00:47:41de moins en moins
00:47:42j'adore ce débat
00:47:43sur les chaussures
00:47:43de chaussures
00:47:44on va y aller tout de suite
00:47:46dans ce débat
00:47:46la fin des cordonniers
00:47:48c'est pas le piège
00:47:49sur l'artisanat
00:47:49je pense qu'on a
00:47:50effectivement malheureusement
00:47:51déjà vécu
00:47:52l'effondrement
00:47:53sur la partie
00:47:54des petits commerces
00:47:55de centre-ville
00:47:56ou de ruralité
00:47:56là aussi
00:47:57là où c'est plus inquiétant
00:47:58c'est sur l'idée
00:47:59que notamment
00:47:59dans l'entreprise de service
00:48:00aujourd'hui qui demeure
00:48:01l'entreprise industrielle
00:48:03elle pouvait être intéressante
00:48:03à racheter parfois
00:48:04parce qu'il y avait des coûts à faire
00:48:05pour beaucoup
00:48:06des gens qui reprenaient
00:48:07ces entreprises
00:48:08aujourd'hui c'est plus difficile
00:48:09mais dans le service
00:48:10il y a moins d'envie
00:48:11pourquoi ?
00:48:12parce que la valeur qui est créée
00:48:13quand vous la créez
00:48:15elle est reliée aux êtres humains
00:48:17les êtres humains
00:48:17aujourd'hui ont moins envie
00:48:18de prendre les responsabilités
00:48:19dont vous parliez tout à l'heure
00:48:20et aujourd'hui
00:48:21oui là il y a une vraie difficulté
00:48:22c'est-à-dire
00:48:22quelqu'un qui a créé
00:48:23une entreprise de service
00:48:24il ne peut plus aujourd'hui
00:48:25avoir une réalité de rachat
00:48:27non seulement
00:48:28parce qu'il y a des problèmes d'argent
00:48:29parce qu'il y a des problèmes d'envie
00:48:30de la part des jeunes
00:48:31mais aussi parce que
00:48:32finalement
00:48:33le prix de rachat
00:48:34si tant est qu'il puisse exister
00:48:35il est quasiment à zéro
00:48:360 826 300 300
00:48:38avant de vous donner la parole
00:48:39Anthony Martin-Smith
00:48:40je vous propose
00:48:41d'aller faire un tour au standard
00:48:42où les appels sont très nombreux
00:48:43sur ce sujet
00:48:440 826 300 300
00:48:46bonjour Laurence
00:48:47bonjour Maxime
00:48:48alors moi je suis
00:48:49pour le coup de gueule
00:48:50SOS patron
00:48:51parce que moi mon mari
00:48:53il a une entreprise
00:48:53on est dans le service
00:48:55on pose
00:48:56de la plomberie
00:48:58du chauffage
00:48:58climatisation
00:48:59on est donc au service client
00:49:00et je trouve
00:49:02que les charges sociales
00:49:03déjà sont excessives
00:49:04pour un salaire de 2000 euros
00:49:06il faut sortir
00:49:073500 euros
00:49:08tout ce qui va derrière
00:49:10toutes les cotisations
00:49:11tout sur les bénéfices
00:49:13et puis les jeunes
00:49:14ils ne veulent pas reprendre
00:49:14ça ne les intéresse pas
00:49:15le service
00:49:16moi je vois
00:49:17nous on y va le dimanche
00:49:18si une mamie est en panne
00:49:19ils ne veulent pas
00:49:20le vendredi soir
00:49:21ils sont déconnectés
00:49:21c'est fini
00:49:22tout est coupé
00:49:23on ne peut plus les joindre
00:49:24trop de responsabilités
00:49:25ils ne veulent pas
00:49:26de toute façon
00:49:27moi à chaque fois
00:49:28que j'ai voulu embaucher
00:49:29un jeune
00:49:29je n'ai jamais eu
00:49:30quelqu'un qui m'a posé
00:49:32la question
00:49:33comment vous vous organisez
00:49:34comment vous faites
00:49:35dans l'entreprise
00:49:36il n'y a même plus de curiosité
00:49:38par rapport au métier
00:49:38c'est ça Laurence
00:49:39non c'est les congés
00:49:41qu'est-ce que je gagne
00:49:42quand est-ce qu'on travaille
00:49:43quand est-ce qu'on finit
00:49:44c'est terminé
00:49:45voilà
00:49:46et quand vous parlez
00:49:47des charges
00:49:47Laurence
00:49:48quand vous parlez
00:49:48des charges
00:49:49de l'entreprise
00:49:50dans laquelle
00:49:51on sent que vous investissez
00:49:52à l'antenne
00:49:53sur les dernières années
00:49:54qu'est-ce que vous avez vu
00:49:55réellement augmenter
00:49:56ou tout d'un coup
00:49:57vous avez dit
00:49:57ok là on va être obligé
00:49:58de renier
00:49:58parce que telle charge
00:49:59a pris beaucoup trop de place
00:50:01là par exemple
00:50:02je ne sais pas
00:50:03on ne peut plus recruter
00:50:04comme avant
00:50:04quelles sont les différences
00:50:05que vous avez vu
00:50:06qui vous ont sauté aux yeux
00:50:07dernièrement
00:50:07par exemple
00:50:08la caisse de congé
00:50:09du bâtiment
00:50:10ça a augmenté
00:50:11les cotisations
00:50:12sur les salaires
00:50:12ça a augmenté
00:50:13quand les gens
00:50:14ils ne se mettent pas
00:50:15non plus en arrêt maladie
00:50:16parce que vous avez eu
00:50:17ces exemples aussi
00:50:18Laurence
00:50:19pardon
00:50:20par exemple de salariés
00:50:21qui se mettent
00:50:22en congé maladie
00:50:24quand il y a une charge
00:50:24de travail au mois de juillet
00:50:26alors que salaire
00:50:27on travaille le plus
00:50:27ils se mettent en arrêt maladie
00:50:29donc il faut combler
00:50:30ils vont soigner en Grèce
00:50:32je ne sais pas ce qu'ils font
00:50:33mais ils ne sont pas là
00:50:34en attendant
00:50:35moi j'en ai un
00:50:35qui s'est tordu le genou
00:50:36parce qu'ils faisaient
00:50:37du rugby sans la plage
00:50:39non mais il y a des trucs
00:50:40c'est affolant
00:50:41non mais ce n'est pas des blagues
00:50:42je veux dire
00:50:43c'est terrifiant
00:50:43les gens ça ne les intéresse
00:50:45plus le boulot
00:50:46moi je suis à vieille école
00:50:48avec mon mari
00:50:49on avait le respect
00:50:50on avait du client
00:50:51on avait le service
00:50:52on allait dépanner
00:50:53moi j'ai une mamie de 80 ans
00:50:55qui me dit
00:50:55ça ne chauffe pas
00:50:56écoutez madame
00:50:57attendez
00:50:58c'est le week-end
00:50:59vous allez vous peler
00:51:01jusqu'à lundi matin
00:51:01on ne fait rien
00:51:03et voilà
00:51:03il n'y a plus de service
00:51:04les gens ça ne les intéresse pas
00:51:060 826 300 300
00:51:08merci beaucoup
00:51:08Laurence d'avoir parlé vrai
00:51:09et de nous avoir apporté
00:51:10ce témoignage
00:51:11Anthony Martin
00:51:12si vous permettez
00:51:13je rebondis justement
00:51:14sur ce que vient de dire
00:51:15Laurence
00:51:16vous n'avez pas envie
00:51:17de reprendre une entreprise
00:51:18parce que de toute façon
00:51:19ce sont des galères
00:51:20que vous allez essuyer
00:51:22en paquets
00:51:22aujourd'hui
00:51:23de toute façon
00:51:24on n'a pas de formation
00:51:25pour devenir patron
00:51:26vous vous êtes jeté
00:51:27dans le grand bain
00:51:28on ne vous apprend pas
00:51:28à faire de la comptabilité
00:51:30on ne vous apprend pas
00:51:30à connaître vos droits
00:51:32vos obligations
00:51:33etc
00:51:33nul n'est censé ignorer la loi
00:51:35mais vous le savez Maxime
00:51:36vous êtes vous-même
00:51:37chef d'entreprise
00:51:37c'est quand même très difficile
00:51:39aujourd'hui
00:51:40de gérer une boîte
00:51:41de gérer des salariés
00:51:42etc
00:51:43vous avez votre responsabilité
00:51:44qui est engagée
00:51:45et puis vous êtes écrasé
00:51:46par des taxes
00:51:47en pagaille
00:51:47et en termes de temps
00:51:48c'est considérable
00:51:49et le temps que vous y passez
00:51:50c'est considérable
00:51:51les gens qui veulent absolument
00:51:52être à 35 heures
00:51:53moi je suis désolé
00:51:54pour avoir été entrepreneur
00:51:55très longtemps dans ma vie
00:51:56j'étais plutôt à 70 heures
00:51:5875 heures par semaine
00:51:59et c'est le minimum
00:52:00parce que la plupart du temps
00:52:02les semaines sont aussi
00:52:02beaucoup plus conséquentes
00:52:03mais bien évidemment
00:52:04et d'ailleurs tout à l'heure
00:52:05avec Perico Légas
00:52:06on sera sur Global Industrie
00:52:07ce sera très intéressant
00:52:08de voir comment l'industrie
00:52:10arrive à se transformer
00:52:11avec ces nouveaux modèles sociaux
00:52:12qu'on veut essayer
00:52:13de nous faire entendre
00:52:14en nous disant
00:52:15que ce serait la norme
00:52:15non c'est pas la norme
00:52:16de travailler si peu
00:52:17pour autant d'avantages
00:52:18il y a des gens
00:52:19qui se crèvent la tâche
00:52:20et qui se crèvent au boulot
00:52:230826 300 300
00:52:24on continue à discuter
00:52:25parce que les appels
00:52:26sont nombreux au standard
00:52:27est-ce qu'en France
00:52:28on va devoir lancer
00:52:28un appel SOS patron
00:52:30les patrons sont en danger
00:52:31je rappelle ces chiffres
00:52:32d'ici 10 ans
00:52:33ce sera 500 000 entreprises
00:52:35qui devront changer
00:52:36de propriétaires
00:52:37pourquoi ?
00:52:38parce que je rappelle
00:52:38ce chiffre également
00:52:39un patron sur 4 aujourd'hui
00:52:41ont plus de 60 ans
00:52:42donc ils cherchent à vendre
00:52:43ils cherchent des repreneurs
00:52:44ils cherchent peut-être
00:52:45à transmettre
00:52:460826 300 300
00:52:47bonjour Michel
00:52:49bonjour Maxime
00:52:49merci beaucoup
00:52:51d'être avec nous
00:52:51mon cher Michel ce matin
00:52:52vous le sujet
00:52:52vous a interpellé
00:52:54oui tout à fait
00:52:54parce que
00:52:55tout à fait d'accord
00:52:56avec le SOS
00:52:57nous pour la petite histoire
00:52:58on a repris
00:52:59un hôtel restaurant
00:53:00il y a 8 ans
00:53:02il y a 8 ans
00:53:03c'était déjà
00:53:03beaucoup de travail
00:53:04beaucoup de responsabilités
00:53:05à savoir
00:53:05en saison
00:53:0680 heures semaine
00:53:07en saison
00:53:08120-130
00:53:10mais la chose qui change
00:53:12c'est que vraiment
00:53:13ici en 8 ans
00:53:13la situation
00:53:14s'est tellement dégradée
00:53:15que moi par exemple
00:53:16pour que l'entreprise
00:53:17reste à flot
00:53:17pour pouvoir payer
00:53:18les salariés
00:53:18les charges
00:53:19les taxes
00:53:20les assurances
00:53:21et j'en passe
00:53:22j'ai divisé mon salaire par 2
00:53:23donc c'est-à-dire
00:53:24que vous étiez à combien
00:53:25vous êtes passé à combien
00:53:26pour qu'on comprenne bien
00:53:27mon cher Michel
00:53:27en reprenant
00:53:28je me prenais 2004
00:53:29à l'époque
00:53:30et maintenant
00:53:30je ne sais plus me prendre
00:53:31que 1200
00:53:32et qu'on rigole
00:53:33le temps passé aujourd'hui
00:53:34à la tête de l'entreprise
00:53:36à travailler
00:53:36à avoir les mains dans le cambri
00:53:38en comprenant bien sûr
00:53:39la paperasse et tout
00:53:40ça fait combien d'heures
00:53:41par semaine ça ?
00:53:42en bas de saison
00:53:4380 heures semaine
00:53:45et en saison
00:53:46on monte 120
00:53:47130
00:53:48et vous avez combien
00:53:49de salariés ?
00:53:51alors hors saison
00:53:52j'en ai 2
00:53:54équivalent à un temps
00:53:55plein et demi
00:53:55et en saison
00:53:56les 6
00:53:56et vous êtes pour
00:53:58en réalité
00:53:58sauver l'entreprise
00:53:59obligé de diviser
00:54:00votre salaire par 2
00:54:01oui et de travailler
00:54:02comme un âle
00:54:03on parlait d'esclavage
00:54:04tout à l'heure
00:54:04avec les livreurs
00:54:05travailler 130 heures semaine
00:54:06pour des sommes pareilles
00:54:08ça fait bien fou
00:54:09restez avec vous Michel
00:54:10et question de Gilles Gansman
00:54:11alors pourquoi vous continuez ?
00:54:14c'est-à-dire
00:54:14vous voyez que vous perdez
00:54:16de l'argent
00:54:17que vous devez changer
00:54:18votre salaire
00:54:19est-ce qu'à un moment
00:54:20vous vous dites
00:54:21bon allez j'arrête
00:54:22je jette l'éponge ?
00:54:23on ne saurait pas
00:54:24on a mis toutes nos billes dedans
00:54:25on a fait avoir
00:54:26un gamin aux études
00:54:27c'est ce qu'on disait tout à l'heure
00:54:27il faut
00:54:29on sait
00:54:30donc vous êtes un peu
00:54:31coincé par le système
00:54:32directement ?
00:54:33on est coincé par le système
00:54:34c'est ce que je vous dis
00:54:35c'est une sorte d'esclavage
00:54:36moderne aussi
00:54:37ça ne se voit pas à l'extérieur
00:54:38le bâtiment est beau
00:54:39tout est en ordre
00:54:40mais en interne
00:54:42et vous galérez
00:54:43et vous galérez
00:54:44aujourd'hui à vendre Michel ?
00:54:46tout le monde galère à vendre
00:54:47pour l'hôpital
00:54:47en restauration
00:54:48en hôtellerie
00:54:49donc c'est impossible
00:54:51merci beaucoup Michel
00:54:52de votre témoignage
00:54:53de votre part les vrais
00:54:53au 0826 300 300
00:54:55je vous propose
00:54:55messieurs
00:54:56madame
00:54:57si vous en êtes d'accord
00:54:57de rester sur ce sujet
00:54:58parce que les appels sont nombreux
00:54:59on va poursuivre les discussions
00:55:01le débat
00:55:02et puis l'échange avec vous
00:55:03amis auditeurs
00:55:03vous nous appelez SOS patron
00:55:05on lance ce matin
00:55:06sur Sud Radio
00:55:07quand on voit ce chiffre
00:55:08je le rappelle
00:55:08500 000 établissements
00:55:09et ça concerne
00:55:103 millions d'entre vous
00:55:11qui nous écoutez
00:55:123 millions de salariés
00:55:13seront concernés
00:55:13à plus ou moins
00:55:14grande échelle
00:55:15par ce changement
00:55:16est-ce que ça veut dire
00:55:17que toute une génération
00:55:18n'est pas prête à reprendre
00:55:19est-ce que ça veut dire
00:55:19qu'aujourd'hui
00:55:20le contexte économique
00:55:21est tellement compliqué
00:55:21on l'entendait à l'instant
00:55:22avec Michel
00:55:23obligé en quelques mois seulement
00:55:25de diviser son salaire par deux
00:55:26uniquement pour permettre
00:55:27à l'entreprise de survivre
00:55:29vous êtes sur Sud Radio
00:55:29vous nous passez un coup de fil
00:55:310826 300 300
00:55:32SOS patron ce matin
00:55:33les patrons
00:55:34sont-ils en danger en France
00:55:35et bien ça se passe ici
00:55:36Sud Radio
00:55:37faites comme chez vous
00:55:38on parle vrai
00:55:380826 300 300
00:55:40à tout de suite
00:55:40Sud Radio
00:55:43Sud Radio
00:55:44le 10h midi
00:55:45mettez-vous d'accord
00:55:47vous êtes bien sur Sud Radio
00:55:49en cette fin de matinée
00:55:49on continue de discuter
00:55:51toujours en compagnie
00:55:52de Jean-Christophe Gallien
00:55:52Geneviève Gottsinger
00:55:53Mehdi Reij
00:55:54Anthony Martin Smith
00:55:55et on s'intéresse à ce sujet
00:55:56qui vous interpelle énormément
00:55:57ce matin au standard
00:55:580826 300 300
00:56:00faut-il lancer un SOS
00:56:01au patron
00:56:02parce que 500 000 établissements
00:56:04vont devoir changer de propriétaire
00:56:05ça va concerner
00:56:063 millions de salariés
00:56:07et surtout
00:56:07ça concerne quel secteur ?
00:56:09l'agriculture
00:56:10le petit commerce
00:56:11ce sont surtout
00:56:12les artisans
00:56:13ceux qui aujourd'hui
00:56:14sont dans le service à la personne
00:56:15tout d'un coup
00:56:16qui vont disparaître
00:56:17c'est-à-dire qu'on va à nouveau
00:56:18peut-être connaître
00:56:19une érosion
00:56:19des centres-villes
00:56:21des villages
00:56:21de certaines villes
00:56:22et c'est déjà le cas
00:56:23mais ça veut dire
00:56:24que ça va en plus
00:56:24l'agraver
00:56:25vous avez raison
00:56:25et la problématique
00:56:27bien sûr
00:56:27c'est qu'aujourd'hui
00:56:28un patron sur quatre
00:56:29a plus de 60 ans
00:56:30dans une France
00:56:31auprès de 25% des français
00:56:32ont plus de 65 ans
00:56:34c'est-à-dire que l'entreprise
00:56:35connaît et suit le mouvement
00:56:35naturellement de la société
00:56:37est-ce qu'aujourd'hui
00:56:38on va devoir se préparer
00:56:39à une France sans patron
00:56:40et peut-être aussi
00:56:41à une génération
00:56:41qui ne veut plus
00:56:42prendre des taxes
00:56:43aujourd'hui
00:56:44prendre sur son dos
00:56:44des responsabilités
00:56:45je vous propose
00:56:46qu'on en discute
00:56:47juste après
00:56:48de passer
00:56:48là aussi du côté du standard
00:56:490 826 300 300
00:56:51bonjour Geneviève
00:56:52oui bonjour
00:56:54Maxine
00:56:54bonjour à tous
00:56:55comment allez-vous
00:56:56ma chère Geneviève
00:56:56ce matin
00:56:58écoutez moi
00:56:58je vais très bien
00:56:59moi votre
00:57:02l'émission
00:57:03m'a intertoilée
00:57:03parce que justement
00:57:04à midi
00:57:05j'ai rendez-vous
00:57:05avec mon futur
00:57:07repreneur
00:57:08ah formidable
00:57:09dans quoi vous travaillez
00:57:10Geneviève
00:57:10alors j'ai une carrosserie
00:57:12automobile
00:57:13d'accord
00:57:14depuis combien de temps
00:57:16alors j'y suis
00:57:17depuis 1982
00:57:18et je la gère
00:57:19depuis 30 ans
00:57:21seul
00:57:22incroyable
00:57:23oui
00:57:24seul vous avez des salariés
00:57:26oui j'ai 7 salariés
00:57:27ah oui
00:57:28vous êtes
00:57:29vous êtes
00:57:29vous êtes
00:57:30un petit Louis Vuitton
00:57:31là ma chère Geneviève
00:57:32là vous êtes
00:57:32un petit élevé mâche
00:57:35oh pas de fausse modestie
00:57:37Geneviève
00:57:38et donc vous
00:57:38vous avez quand même
00:57:39retrouvé visiblement
00:57:40un repreneur
00:57:41et vous le rencontrez
00:57:42cet après-midi
00:57:43ouais
00:57:44enfin je le connais
00:57:46et je voulais dire
00:57:47que j'en suis
00:57:48à ma cinquième
00:57:49proposition
00:57:51de repreneur
00:57:52et moi je veux dire
00:57:53que je choisis
00:57:54mon repreneur
00:57:54je veux le bon profit
00:57:56pour mes salariés
00:57:57mais donc c'est à dire aussi
00:57:58Geneviève
00:57:58que c'est un luxe ça
00:57:59c'est à dire que vous pouvez
00:58:00vous permettre
00:58:00de bien choisir
00:58:01votre repreneur
00:58:02c'est un luxe
00:58:03j'ai jamais
00:58:04j'ai pas mis
00:58:05mon entreprise à vendre
00:58:07j'ai voilà
00:58:07c'est venu
00:58:08c'est venu à moi en fait
00:58:09et pour vous dire
00:58:10que j'ai quand même
00:58:11refusé deux repreneurs
00:58:12qui pour moi
00:58:13n'avaient pas du tout
00:58:13le profil
00:58:14et comment vous l'expliquez
00:58:16Geneviève
00:58:16avant qu'on vous pose
00:58:17quelques questions
00:58:17il y en a plusieurs
00:58:18autour de la table
00:58:19comment vous l'expliquez
00:58:20tout d'un coup
00:58:20que vous
00:58:21avec cette carrosserie
00:58:22depuis des années
00:58:23tout d'un coup
00:58:24vous arrivez
00:58:24à retrouver
00:58:25les entrepreneurs
00:58:27les repreneurs
00:58:28pardonnez-moi
00:58:29où ils m'ont trouvé
00:58:31aussi
00:58:32pourquoi ?
00:58:33parce que c'est un secteur
00:58:34c'est quoi ?
00:58:35c'est resté
00:58:37une entreprise
00:58:38familiale
00:58:39un bon état d'esprit
00:58:41dans une petite ville
00:58:46avec des bons bilans
00:58:47pour moi
00:58:48il y a tout un ensemble
00:58:50le domaine d'activité
00:58:51aussi ?
00:58:52le domaine d'activité
00:58:53joue à votre avis
00:58:54la carrosserie ?
00:58:55elle est peut-être
00:58:55aussi un peu seule
00:58:57dans cette ville-là
00:58:58où on va faire
00:58:58ce type de proposition
00:58:59donc de fait
00:59:00c'est intéressant
00:59:00c'est intéressant
00:59:01ce que vous demande
00:59:02Mehdi Geneviève
00:59:03vous êtes un peu
00:59:03la seule peut-être
00:59:04autour de vous
00:59:05sur le marché local
00:59:07oui j'ai de la chance
00:59:08d'avoir des concurrents
00:59:10qui sont un peu plus
00:59:11moins que moi
00:59:12mais pour revenir
00:59:13à ce que disait
00:59:15ma dame
00:59:16qui s'appelle Geneviève
00:59:19non mais vous avez fait
00:59:20un gang
00:59:20on vous a compris
00:59:21c'est pas grave
00:59:23vous me posiez quoi
00:59:24comme question Geneviève ?
00:59:25je vous demandais
00:59:25si à votre avis
00:59:26le domaine d'activité
00:59:27dans lequel vous évoluez
00:59:28explique que ce soit
00:59:29plus facile
00:59:30que pour d'autres entreprises
00:59:32oui oui oui
00:59:33je pense
00:59:34c'est plus facile
00:59:35qu'une boulangerie
00:59:36ou une boucherie
00:59:38ou que c'est
00:59:38tous ces métiers
00:59:39qui font quand même
00:59:41beaucoup d'heures
00:59:41je pense que oui
00:59:42parce que vous voyez
00:59:43hier j'étais en réunion
00:59:44avec des collègues
00:59:45à Nantes
00:59:47et les carrosseries
00:59:48tout le monde
00:59:48voilà
00:59:49tout le monde
00:59:50trouve facilement
00:59:51quand c'est une carrosserie
00:59:53pérenne
00:59:55voilà
00:59:55quand c'est une carrosserie
00:59:56quand même
00:59:57qui tourne bien
01:00:00mais en tout cas
01:00:01Geneviève
01:00:01ce qu'on va vous souhaiter
01:00:02ce qu'on va vous souhaiter
01:00:02Geneviève
01:00:03c'est surtout
01:00:03un très bon rendez-vous
01:00:04un très bon rendez-vous
01:00:05vous me demandez
01:00:06Geneviève
01:00:07vous disiez que c'était
01:00:08une entreprise familiale
01:00:09ce n'est pas un crève-cœur
01:00:10pour vous
01:00:10et pourquoi avoir choisi
01:00:12aujourd'hui
01:00:12d'accepter ces offres ?
01:00:15parce qu'à un moment donné
01:00:16il faut vendre
01:00:18j'ai 66 ans
01:00:18bon après
01:00:19je vais l'accompagner
01:00:20je vais rester à l'accompagner
01:00:21mais si
01:00:23c'est un crève-cœur
01:00:25ça n'a pas été évident
01:00:26le jour où je vais lui donner
01:00:28les clés
01:00:29il y aura certainement
01:00:30un peu d'émotion
01:00:31cette carrosserie
01:00:33oui oui
01:00:34cette carrosserie
01:00:34à l'unis
01:00:35et du coup
01:00:36si ça va être
01:00:37aimé
01:00:39je serai toujours là
01:00:40on pensera à vous
01:00:41à ce moment-là
01:00:41ma chère Geneviève
01:00:42et on vous souhaite
01:00:42surtout un bon rendez-vous
01:00:43cet après-midi
01:00:44en espérant qu'il se passe
01:00:45dans les meilleures conditions
01:00:46et que vous puissiez
01:00:47imposer toutes les conditions
01:00:48pour que cette belle
01:00:49entreprise familiale
01:00:50survive
01:00:51et puisse continuer à rayonner
01:00:52surtout dans les prochaines années
01:00:53un dernier auditeur
01:00:54sur ce sujet
01:00:55au 0826 300 300
01:00:57bonjour Raymond
01:00:58oui bonjour Maxime
01:00:59comment ça va mon cher Raymond
01:01:02ça va bien
01:01:02pour aller
01:01:03c'est pas de problème
01:01:04c'est pour revenir
01:01:04c'est un peu plus dur
01:01:06on en est tous là
01:01:07on en est tous là
01:01:08mon cher Raymond
01:01:09vous comment
01:01:10comment vous regardez ce sujet
01:01:11SOS patron
01:01:11ça vous a parlé aussi
01:01:13oui ça m'a parlé
01:01:14parce que
01:01:14j'ai été entrepreneur
01:01:16pendant pas mal d'années
01:01:17et
01:01:17bon il faut dire que moi
01:01:19je viens de la suite
01:01:20ça fait 6 ans
01:01:21que je suis en France
01:01:23et je pense que
01:01:25la philosophie
01:01:26n'est pas très bonne
01:01:28c'est à dire que
01:01:30les jeunes
01:01:31effectivement
01:01:31comme le disait
01:01:32un de vos invités
01:01:35on regarde
01:01:36enfin
01:01:37ils regardent
01:01:38le nombre d'heures
01:01:39les vacances
01:01:40le salaire
01:01:41et le reste
01:01:41on s'en occupe pas
01:01:42vous dites que ça fait 6 ans
01:01:43que vous êtes en France
01:01:44vraiment
01:01:44vous nous passez un coup de fil doux
01:01:46là actuellement
01:01:47alors je suis en France
01:01:48je suis dans le Gers
01:01:48dans le Gers
01:01:49très bien
01:01:50et vous voyez les différents profils
01:01:51vous disiez
01:01:52qui se suivent
01:01:53et se ressemblent un peu
01:01:54dans la nouvelle génération
01:01:54alors ils se ressemblent tous
01:01:57et surtout le problème
01:01:58il me semble
01:02:00c'est que
01:02:01en France
01:02:03la philosophie
01:02:04des 35 heures
01:02:05c'était
01:02:06très mauvais
01:02:07parce que
01:02:08bien sûr
01:02:08les jeunes
01:02:09ils se basent là-dessus
01:02:10ils ne se rendent pas compte
01:02:11que
01:02:11normalement
01:02:12à salaire
01:02:13il faut travailler quelques heures
01:02:14c'est vrai qu'en Suisse
01:02:15on a une autre philosophie
01:02:17et je pense que
01:02:18si vous voulez
01:02:19en France
01:02:20que les jeunes
01:02:21s'intéressent un peu plus
01:02:22à reprendre des sociétés
01:02:23il faudrait déjà
01:02:24remettre
01:02:25peut-être
01:02:25du 42-45 heures
01:02:27par semaine
01:02:28un âge de la retraite
01:02:30plutôt
01:02:31près des 65
01:02:32que des 60
01:02:33et puis
01:02:34ce qui ferait
01:02:35que
01:02:36automatiquement
01:02:36les salaires
01:02:37seraient un petit peu
01:02:38plus hauts
01:02:39mais
01:02:39il y aurait moins
01:02:40d'écart
01:02:41entre celui
01:02:42qui est employé
01:02:43et celui
01:02:43qui veut se mettre
01:02:44indépendant
01:02:44remettre en réalité
01:02:45le travail
01:02:46au cœur
01:02:47du dispositif
01:02:48peut-être politique
01:02:48et économique
01:02:49merci beaucoup
01:02:50Raymond
01:02:50de nous avoir rappelé
01:02:51et merci beaucoup
01:02:52de nous avoir
01:02:52fait vivre un peu
01:02:54d'office
01:02:54avec nous ce matin
01:02:57dernier tour de table
01:02:58on le sent
01:02:58que ce soit sur les auditeurs
01:02:59que ce soit quand ils sont
01:03:00à la tête de l'entreprise
01:03:01ou qu'ils cherchent
01:03:02c'est quand même une situation
01:03:03qui va nous préoccuper
01:03:04pour les prochaines années
01:03:06le rapport au travail
01:03:07est au cœur
01:03:08quand même
01:03:08aussi de la problématique
01:03:09le rapport à l'entrepreneuriat
01:03:10en 2027
01:03:11va être un vrai sujet
01:03:12sur lequel
01:03:13les candidats
01:03:14et les candidats
01:03:14à l'élection présidentielle
01:03:15vont devoir s'exprimer
01:03:16ça va être intéressant
01:03:17de voir quelles vont être
01:03:18les premières mesures
01:03:19proposées en la matière
01:03:20j'ai été interpellé
01:03:21sur
01:03:22je crois que c'était
01:03:23dans le Parisien
01:03:24où Gérald Darmanin
01:03:25s'entretenait cette semaine
01:03:26et où il disait
01:03:27justement
01:03:28qu'il fallait
01:03:31être davantage
01:03:32aux côtés
01:03:33de nos entrepreneurs
01:03:33et de nos patrons
01:03:34et en prendre soin
01:03:35alors bon
01:03:35c'est de la formule politique
01:03:37mais en réalité
01:03:38c'est tellement vrai
01:03:39parce que
01:03:40on a
01:03:41des situations
01:03:42qui sont très dures
01:03:43là depuis tout à l'heure
01:03:44on parle de reprise
01:03:45d'entreprise
01:03:46mais on ne parle pas
01:03:47des entreprises
01:03:47qui suite au Covid
01:03:49se sont cassées la figure
01:03:50des entreprises
01:03:51qui encore aujourd'hui
01:03:52continuent à rembourser
01:03:53leur PGE
01:03:55et très garantie
01:03:56par l'Etat
01:03:57pour ceux qui nous écoutent
01:03:58je cherchais l'acronyme
01:03:59merci
01:03:59et qui du coup
01:04:02aujourd'hui
01:04:03payent encore
01:04:04les pots cassés
01:04:04de cette période là
01:04:05donc ça va être
01:04:06très intéressant
01:04:07de voir en 2027
01:04:08comment on va mettre
01:04:08le sujet de l'entrepreneuriat
01:04:09du rapport au travail
01:04:10et si certains
01:04:10en effet vont s'en sortir
01:04:12et si certains
01:04:12vont réussir
01:04:13à prendre un jour sur la table
01:04:14et surtout si on va
01:04:14mettre ça sur la table
01:04:15bien sûr
01:04:16et sans cliché
01:04:17et avec un peu de cérémité
01:04:19Jean-Christophe Galli
01:04:20Au-delà de l'idée
01:04:21que la jeunesse
01:04:22voudrait plus travailler
01:04:22voudrait plus entreprendre
01:04:24ce qui n'est pas tout à fait vrai
01:04:25quand même
01:04:26ça tourne presque au cliché
01:04:28l'idée c'est que
01:04:29vous avez en France
01:04:30et on compare
01:04:30par rapport à l'auditeur suisse
01:04:32une fiscalité
01:04:33de leur travailler
01:04:34si vous voulez
01:04:34qui est trop importante
01:04:35c'est-à-dire qu'en réalité
01:04:36autant la machine
01:04:37va être peu taxée
01:04:38autant l'être humain
01:04:39va être très taxé
01:04:40et ça tant qu'on en restera là
01:04:41si vous voulez
01:04:41dans un contexte
01:04:42où entre la machine
01:04:43et l'argent
01:04:44où il y a très peu de fiscalité
01:04:45l'être humain lui
01:04:46quand il travaille
01:04:47il est taxé
01:04:47et ça pose une difficulté
01:04:48ça c'est le premier point
01:04:49ensuite
01:04:49toutes les entreprises
01:04:50dont on a parlé
01:04:51vous avez une consommation
01:04:52d'électricité
01:04:53qui est très importante
01:04:54et beaucoup de pays aujourd'hui
01:04:55dont la France en particulier
01:04:56il y a même des usines
01:04:57qui ne tournent plus
01:04:57parce que
01:04:58leur rapport à la marge
01:05:00ensuite de ce qu'ils vendent
01:05:00à la fois en termes
01:05:01de produits ou de services
01:05:03est tué dans l'oeuvre
01:05:04par le prix de l'électricité
01:05:06et on va pas vers quelque chose
01:05:07qui va s'arranger
01:05:08parce que là aussi
01:05:08c'est très taxé
01:05:09donc tant que les candidats
01:05:11M. Lissnard
01:05:12M. Darmanin
01:05:12ou je ne sais qui
01:05:13ne mettent pas les mains
01:05:14dans ce cambouis-là
01:05:15c'est-à-dire oui
01:05:16fiscalité du travail
01:05:17et prix de l'énergie
01:05:18ben c'est
01:05:19vous voyez
01:05:21Jean-Christophe
01:05:22a bien expliqué
01:05:22les deux points
01:05:23que je voulais mettre en avant
01:05:24sur la fiscalité
01:05:24et le coût de l'énergie
01:05:25mais il y a deux autres points
01:05:27c'est que là
01:05:27on parle de la problématique
01:05:29de céder son entreprise
01:05:30mais une fois que vous avez
01:05:31acquis l'entreprise
01:05:31qui va aller chercher
01:05:32quand vous
01:05:33vous allez devoir la vendre
01:05:34donc en fait
01:05:34c'est un problème
01:05:34qui est sur le long terme
01:05:35et là on en revient
01:05:37à une autre problématique
01:05:38qui est pour moi
01:05:38beaucoup plus importante
01:05:39c'est qui produit
01:05:40la richesse en France
01:05:41donc c'est pas l'État
01:05:42qui produit de la richesse
01:05:45si l'entrepreneur
01:05:46n'est pas dans une bonne position
01:05:48et on retombe sur les problèmes
01:05:48de fiscalité
01:05:49votre système économique
01:05:50il est mort
01:05:51et vous ajoutez à cela
01:05:52que de plus en plus
01:05:53au plus haut sommet de l'État
01:05:53c'est-à-dire du côté de Bercy
01:05:54beaucoup s'inquiètent
01:05:55que dans ce contexte
01:05:56qui va venir racheter
01:05:57les entreprises
01:05:57et bien ce sont
01:05:58nos amis étrangers
01:05:59nos amis européens
01:06:00ce sont également
01:06:01les Américains
01:06:01les Chinois
01:06:02peut-être parfois
01:06:02de moins bons amis
01:06:04que certains pays voisins
01:06:05et en tout cas
01:06:06à partir de mi-avril
01:06:08Bercy prendra certaines mesures
01:06:09pour que justement
01:06:10ces reprises d'entreprise
01:06:11soient facilitées
01:06:12il est 11h29
01:06:13sur Sud Radio
01:06:15pour cette émission
01:06:16mettez-vous d'accord
01:06:16par les coups de cœur
01:06:17et les coups de gueule
01:06:18à tout de suite
01:06:19Sud Radio
01:06:21Sud Radio
01:06:22le 10h midi
01:06:23mettez-vous d'accord
01:06:26dernière ligne droite
01:06:27de vos débats
01:06:28de vos discussions
01:06:29uniquement sur Sud Radio
01:06:30vous parlez vrai
01:06:31vous échangez
01:06:32vous participez
01:06:330826 300 300
01:06:35le site sudradio.fr
01:06:36les réseaux sociaux
01:06:37ainsi que l'application
01:06:38toujours en compagnie
01:06:39de Jean-Christophe Gallien
01:06:40Geneviève Gottsinger
01:06:41Mehdi Rech
01:06:42et Anthony Martin Smith
01:06:43pour les coups de cœur
01:06:43et les coups de gueule
01:06:44à commencer
01:06:45tiens, tiens, tiens
01:06:46par Geneviève
01:06:47un coup de gueule
01:06:47ce matin
01:06:48un coup de gueule
01:06:49ou un coup de cœur
01:06:50je ne sais pas
01:06:51enfin en tout cas
01:06:52vous savez
01:06:53vous êtes libre
01:06:53un coup
01:06:54un coup de projecteur
01:06:56on est en train
01:06:57de passer
01:06:59à propos de CNews
01:07:00et d'un certain nombre
01:07:01de dérives verbales
01:07:03graves
01:07:04sur cette chaîne
01:07:05qui n'est
01:07:06décidément pas
01:07:07uniquement une chaîne
01:07:08d'information continue
01:07:09qui est autre chose
01:07:10il faut lui reprocher
01:07:10son positionnement
01:07:11à l'extrême centre
01:07:12notamment
01:07:12l'extrême centre
01:07:13c'est ça
01:07:13on va lire ça
01:07:14comme ça
01:07:15ça existe
01:07:15oui
01:07:16on est en train
01:07:17de passer
01:07:18de la condamnation
01:07:19verbale
01:07:19aux poursuites judiciaires
01:07:20et ce qui était
01:07:22intéressant hier
01:07:23ça a été le positionnement
01:07:25du gouvernement
01:07:25par rapport
01:07:26aux récentes dérives
01:07:27contre monsieur
01:07:28Bali Bagayoko
01:07:30dérive
01:07:31le nouveau maire
01:07:31de Saint-Denis
01:07:33élu au premier tour
01:07:34je le rappelle
01:07:35qui appartient
01:07:37à la France insoumise
01:07:38qui appartient
01:07:38à la France insoumise
01:07:39absolument
01:07:40mais qui
01:07:41par rapport
01:07:42à la France insoumise
01:07:43a parfois
01:07:45un positionnement
01:07:45qui est un peu
01:07:46un petit peu différent
01:07:48je dirais
01:07:48c'est quelqu'un
01:07:49qui n'aime pas
01:07:49qu'on l'appelle
01:07:49un racisé
01:07:50par exemple
01:07:51donc il a quand même
01:07:52une personnalité
01:07:53assez particulière
01:07:53une certaine
01:07:54indépendance
01:07:55dans les propos
01:07:56et c'est sans doute
01:07:57dans ce parti
01:07:58qui n'est pas toujours
01:07:59très aimable
01:08:00de ce point de vue
01:08:00quelqu'un qui peut
01:08:01le moins prêter
01:08:03le flanc
01:08:03à un certain nombre
01:08:05de critiques
01:08:05malgré ça
01:08:06il est
01:08:07par ce qu'il représente
01:08:09aujourd'hui
01:08:10une cible
01:08:11de tous
01:08:11les racistes
01:08:12de la terre
01:08:12je dirais
01:08:15hier donc
01:08:15le gouvernement
01:08:16a été interpellé
01:08:17à trois reprises
01:08:18et le premier ministre
01:08:20qui a répondu
01:08:21alors non pas
01:08:22à un orateur
01:08:22de la France insoumise
01:08:24mais à monsieur Peu
01:08:25du parti communiste
01:08:26a annoncé
01:08:27l'intention
01:08:28de soutenir
01:08:30l'édile
01:08:31le maire
01:08:32de Saint-Denis
01:08:32dans les poursuites
01:08:34judiciaires
01:08:34qu'il va engager
01:08:35à l'égard
01:08:36de CNEWS
01:08:38avec une décision
01:08:39de soutenir le préfet
01:08:40d'inciter le préfet
01:08:40en tout cas
01:08:41à se joindre
01:08:42à cette constitution
01:08:43de partie civile
01:08:44je trouve que c'est très bien
01:08:46que l'état
01:08:46est dans son rôle
01:08:47donc c'est plutôt
01:08:48un coup de coeur
01:08:48en fait
01:08:49voilà
01:08:49un coup de gueule
01:08:50que l'état
01:08:51est parfaitement
01:08:51dans son rôle
01:08:52et qu'il est temps
01:08:54de rappeler très clairement
01:08:55que le racisme
01:08:56n'est pas une opinion
01:08:57mais un délit
01:08:57et pour vous
01:08:58c'est intéressant
01:08:58ce que vous dites
01:08:59pour vous
01:08:59notamment
01:08:59avec ce maire
01:09:01Bali Bagayoko
01:09:02qui a défrayé
01:09:03la chronique
01:09:03c'est le cas de le dire
01:09:04on n'a pas suffisamment
01:09:05entendu peut-être
01:09:06les condamnations
01:09:07le rappel
01:09:07que certains propos
01:09:08ne devaient pas être tenus
01:09:09on a d'une certaine manière
01:09:10un peu laissé passer
01:09:11ce qui s'est passé
01:09:12ces dernières 48-72 heures
01:09:13je trouve
01:09:14je trouve qu'on l'a
01:09:15un peu laissé passer
01:09:17et qu'effectivement
01:09:18que dans l'esprit
01:09:20de certaines personnes
01:09:22viennent spontanément
01:09:25en expression
01:09:26la comparaison
01:09:27avec des animaux
01:09:28quand on évoque
01:09:29un édile noir
01:09:31c'est quelque chose
01:09:32de gravissime
01:09:33et ça n'a pas été
01:09:35effectivement assez dit
01:09:36assez condamné
01:09:37et ça l'a été hier
01:09:38de manière spectaculaire
01:09:39lors des questions
01:09:40au gouvernement
01:09:41c'est une bonne chose
01:09:41de mon point de vue
01:09:42y compris par le Premier ministre
01:09:44et le ministre de l'Intérieur
01:09:45vous avez raison
01:09:45autour de la table
01:09:46en effet
01:09:47sur ce que dit
01:09:47Jeudiane Kotzinger
01:09:48sur ce qui s'est passé
01:09:49quand même autour
01:09:49de cette élection
01:09:50de Saint-Saint-Denis
01:09:50le racisme
01:09:51dont a été victime le maire
01:09:53on s'est habitué
01:09:53visiblement
01:09:54à ce climat
01:09:54un peu délétère
01:09:55à avoir les propos
01:09:56qu'on a pu entendre
01:09:57ici et là
01:09:58lire ce qu'on a pu lire
01:10:00sur les réseaux sociaux
01:10:01notamment
01:10:01ça vous a interpellé
01:10:02il était temps
01:10:03que l'État réagit ?
01:10:04La position de l'État
01:10:05je pense que l'État
01:10:06doit faire ce qu'il doit faire
01:10:09il est dans une position
01:10:10où il doit acter la chose
01:10:11donc pour moi
01:10:12la position de l'État
01:10:13n'est pas problématique
01:10:15au contraire
01:10:16pour moi
01:10:17il est plutôt
01:10:17du bon côté
01:10:18de la barrière
01:10:18moi ce qui me dérange
01:10:19c'est qu'on est dans un
01:10:21débat public
01:10:22notamment sur ce type
01:10:23de questions
01:10:23où tout est radicalisé
01:10:24il n'y a même pas de place
01:10:25à la nuance
01:10:26et j'en reviens
01:10:27sur ce que le monsieur a dit
01:10:28c'est que
01:10:30effectivement
01:10:30il ne doit pas dire ses mots
01:10:31à ce moment-là
01:10:32quand il est sur
01:10:34la séquence
01:10:35sur ses news
01:10:36mais
01:10:36c'est tellement hystérique
01:10:38par la suite
01:10:39que
01:10:39je ne sais même pas
01:10:40si aujourd'hui
01:10:41on est juste capable
01:10:42de critiquer ce maire
01:10:44par exemple
01:10:44sur ses propositions
01:10:45sur la police municipale
01:10:46moi je ne suis pas du tout
01:10:47d'accord
01:10:47avec ce qu'il dit
01:10:48sur le désarmement
01:10:48mais le simple fait
01:10:49de dire
01:10:50je suis contre le fait
01:10:51qu'il désarme à la police
01:10:52certaines personnes
01:10:52vont juste comprendre
01:10:54en fait tu le critiques
01:10:55parce qu'il est noir
01:10:55alors que ce n'est pas du tout le cas
01:10:57on a le droit d'avoir
01:10:58une critique politique
01:10:59qui peut être très forte
01:11:00sur ce type de personnalité
01:11:01sur le fait
01:11:02qu'il y a la France insoumise
01:11:03et il y a énormément
01:11:04de choses à dire
01:11:04sur la France insoumise
01:11:05je reviens aussi
01:11:06sur ce qu'a dit
01:11:07par exemple
01:11:07Ali Diawara
01:11:08qui a utilisé
01:11:09un peuple
01:11:10une formule
01:11:11qui est très proche
01:11:11du nazisme
01:11:12un rachanfuhrer
01:11:13il a tout de suite supprimé
01:11:14sur les réseaux sociaux
01:11:15sur le réseau social X
01:11:17sur le réseau social X
01:11:18moi j'ai envie de critiquer
01:11:19ce type de choses
01:11:19mais je ne le fais pas
01:11:20parce qu'il est de telle ou telle
01:11:21couleur de peau
01:11:22non c'est juste son propos politique
01:11:24mais aujourd'hui
01:11:25je pense que justement
01:11:26les critiques
01:11:26et effectivement
01:11:28il y en a pas mal de racistes
01:11:29qui se cachent
01:11:29derrière ce type de choses
01:11:31fait qu'aujourd'hui
01:11:32on doit absolument
01:11:32s'emparer de ce sujet
01:11:33c'est là que l'Etat
01:11:34a une importance
01:11:34mais il ne faut pas non plus
01:11:35se leurrer
01:11:36des partis politiques
01:11:37adorent instrumentaliser
01:11:38ce type de sujet
01:11:38on l'a vu sur
01:11:39l'antisémitisme
01:11:40il y a une mystérie collective
01:11:41et ça devient une arme politique
01:11:43pour se faire quelqu'un
01:11:44ou pour se faire un parti
01:11:44Jean-Christophe
01:11:45moi je crois que
01:11:49je ne peux pas non plus croire
01:11:50qu'on a affaire à quelqu'un
01:11:51qui est à la fois
01:11:53un bambin politique
01:11:54un perdreau de l'année
01:11:55c'est quelqu'un
01:11:56qui a su aussi exploiter
01:11:57de manière assez habile
01:12:00un contexte
01:12:01un contexte
01:12:02de polarisation extrême
01:12:03ça a été très bien dit par médi
01:12:04il joue avec
01:12:05les médias
01:12:06les médias
01:12:07sont des médias
01:12:09aujourd'hui
01:12:09d'information
01:12:10d'opinion
01:12:10la plupart d'entre eux
01:12:11j'y trouve pas grand chose
01:12:13de répréhensible
01:12:14ça fait partie aujourd'hui
01:12:15de ce qu'on avait
01:12:16dans la presse écrite auparavant
01:12:17cette radio peut avoir
01:12:18des opinions
01:12:18il y a aussi des options
01:12:19une ligne éditoriale
01:12:20qui peut varier selon les émissions
01:12:22qui peut varier aussi
01:12:23selon les invités
01:12:23c'est la force aussi
01:12:24alors parfois
01:12:24il y a des médias
01:12:25qui se concentrent
01:12:26un peu plus d'invités
01:12:26parlant à peu près
01:12:27la même langue
01:12:28et d'autres aussi
01:12:29donc moi je ne suis pas choqué
01:12:31ce qui me fatigue
01:12:31par contre beaucoup
01:12:32c'est l'idée que
01:12:33parce que
01:12:33M. Bakayoko
01:12:35a cette origine
01:12:36a cette couleur de peau
01:12:37on ne pourrait pas
01:12:38rentrer en collision
01:12:39avec ce qu'il propose
01:12:40en sachant très bien
01:12:42encore une fois
01:12:42je vous le redis
01:12:43qu'il ne faut pas être naïf
01:12:45si vous regardez
01:12:46le contexte de l'élection
01:12:47si vous regardez
01:12:48la proposition de valeur
01:12:49si vous regardez
01:12:50la manière dont ça a été approché
01:12:51et si vous la regardez
01:12:52de manière assez neutre
01:12:53vous verrez que
01:12:55la polarisation
01:12:56est des deux côtés
01:12:57et l'idée
01:12:58d'utiliser
01:12:59ce qui est une faiblesse
01:13:00d'un côté ou d'autre
01:13:01a été largement
01:13:03monnayée
01:13:03valorisée
01:13:04dans le cadre de l'élection
01:13:05Anthony Martin Smith
01:13:06écoutez moi
01:13:06je repense
01:13:07à ce soir d'élection
01:13:08où il a été
01:13:10il a été élu
01:13:11et il était reçu
01:13:12sur le plateau
01:13:13de Darius Rochebin
01:13:14et où il y a un propos
01:13:16où il faut
01:13:17tendre l'oreille
01:13:19mais il a été
01:13:20entendu
01:13:21et sous-titré
01:13:22où en fait
01:13:23son propos
01:13:23son premier propos
01:13:24c'est de dire
01:13:25qu'il est noir
01:13:25et moi
01:13:26forcément
01:13:27ça me choque
01:13:28parce que ça
01:13:28ça revient systématiquement
01:13:30à avancer
01:13:31ce qui
01:13:32vous considérez
01:13:33fait de votre différence
01:13:34je peux très bien
01:13:35en parler
01:13:35je suis aveugle
01:13:36c'est comme si
01:13:38je vous disais
01:13:38mon premier propos
01:13:40c'est je suis aveugle
01:13:41et donc
01:13:41nécessairement
01:13:42tout ce que vous allez
01:13:43avancer derrière
01:13:43sur la politique
01:13:44que je voudrais mettre en place
01:13:45ou que je vais mettre en place
01:13:47ou que je mets en place
01:13:48et bien
01:13:50votre propos
01:13:50ne peut pas prendre
01:13:51c'est aussi un état personnel
01:13:52on peut comprendre
01:13:52qu'il a envie de mettre
01:13:53cette chose personnelle en avant
01:13:54son origine
01:13:55ok
01:13:56mais en quoi
01:13:58ça fait de vous
01:13:59une personne
01:13:59politiquement valable
01:14:01dans une première interview
01:14:02on peut dire que
01:14:03pour lui
01:14:03ça lui fait quelque chose
01:14:04parce que ça se crée dans une histoire
01:14:05on est au début du duplex
01:14:07et puis
01:14:08vous avez
01:14:09Darius Rochemin
01:14:10qui
01:14:11lui ouvre
01:14:12l'interview
01:14:13et son premier propos
01:14:14c'est de dire que
01:14:15le maire est noir
01:14:16excusez-moi
01:14:17ça n'a aucun sens
01:14:18d'avancer un truc pareil
01:14:19le maire est élu
01:14:20le maire a des idées
01:14:21le maire a un projet
01:14:22le maire a une commune
01:14:23à diriger
01:14:24c'est ça qui intéresse
01:14:25qu'il soit noir
01:14:26qu'il soit jaune
01:14:27qu'il soit rouge
01:14:28mais qu'est-ce qu'on s'en tape
01:14:29c'est pas ça le sujet
01:14:30ce qui est le sujet
01:14:31c'est ton projet
01:14:32mon ami
01:14:33et donc forcément
01:14:34ça c'est pas ce qu'on a
01:14:35le plus retenu de lui
01:14:36même si ses idées
01:14:37ont été largement
01:14:38sur le désarmement
01:14:39de la police
01:14:40là oui par contre
01:14:41il y a un vrai sujet
01:14:43et discutons-en
01:14:44mais ne mettons pas
01:14:45le débat du racisme
01:14:47sur la table
01:14:48c'est hors propos
01:14:49mon cher Anthony
01:14:50en l'occurrence
01:14:51il y a eu des propos
01:14:51racistes
01:14:52pardon
01:14:52proférés
01:14:53à son encontre
01:14:54aussi
01:14:55oui tout à fait
01:14:56et cela n'empêche pas
01:14:58l'autre
01:14:58que ses idées politiques
01:14:59que ses idées pour sa ville
01:15:01soient discutées
01:15:01soient contestées
01:15:02c'est autre chose
01:15:03mais là en l'occurrence
01:15:05ce qui était débattu hier
01:15:06à l'Assemblée Nationale
01:15:07c'est pas ça
01:15:08c'est la comparaison
01:15:11avec un singe
01:15:12pardonnez-moi
01:15:13donc ça n'a rien à voir
01:15:14avec ce que vous dites
01:15:15on est sur deux plans
01:15:16tout à fait différents
01:15:16et je crois que ce sera
01:15:17une discussion
01:15:18un mot de conclusion
01:15:19pour mettre tout le monde d'accord
01:15:20certes il y a eu
01:15:21à son encontre
01:15:22des propos intolérables
01:15:23et il y a aussi eu
01:15:24peut-être une instrumentalisation
01:15:25de ses propos à son égard
01:15:26pour empêcher
01:15:26des choses qui sont
01:15:27totalement critiquables
01:15:28et dans ses propos
01:15:29ou en tout cas
01:15:30des désaccords
01:15:30qui ont le droit d'exister
01:15:31dans un pays comme le nôtre
01:15:33mon cher Anthony
01:15:34vous avez la parole
01:15:34je vous propose de la garder
01:15:36puisque vous voulez
01:15:37aborder aussi
01:15:38vous
01:15:38j'imagine que c'est un coup de gueule
01:15:40en tout cas
01:15:40c'est par rapport
01:15:41à un président américain
01:15:42qui lui aussi
01:15:43avec des propos
01:15:43font toujours beaucoup réagir
01:15:44je dirais que c'est un cousta
01:15:46c'est un mélange
01:15:46entre un coup
01:15:47et un constat
01:15:47puisque
01:15:50tout à l'heure
01:15:50on a le coup de projecteur
01:15:51maintenant le cousta
01:15:52si vous pouviez
01:15:53deux temps
01:15:53en temps respecter
01:15:54les consignes
01:15:54de cette émission
01:15:55ça ne vous ennuie pas
01:15:56le commandant Cousteau
01:15:58entendez Donald Trump
01:16:00qui dit
01:16:01qui dit que globalement
01:16:04la guerre se finit
01:16:05en Iran
01:16:06dans deux à trois semaines
01:16:08et qui a
01:16:10ordonné
01:16:10le départ
01:16:12du porte-avions
01:16:13le troisième
01:16:14le porte-avions
01:16:15Bush
01:16:15qui va mettre
01:16:16lui-même
01:16:17trois semaines
01:16:18à arriver
01:16:18dans le détroit
01:16:20d'Hormuz
01:16:20ou en tout cas
01:16:21à ses alentours
01:16:22moi je suis
01:16:24stupéfait
01:16:25en fait
01:16:25d'avoir
01:16:26cette politique
01:16:27totalement
01:16:30instable
01:16:30qui est d'ailleurs
01:16:32sa marque de fabrique
01:16:33à Donald Trump
01:16:34mais du coup
01:16:35j'ai du mal
01:16:36à y voir clair
01:16:37et je ne peux pas
01:16:38m'empêcher
01:16:39de me voir
01:16:40sur la situation
01:16:41de la population
01:16:42iranienne
01:16:43dont on ne parle plus
01:16:44dans ce conflit
01:16:45on parle
01:16:46des attaques
01:16:48on parle
01:16:48de qui
01:16:49est à la tête
01:16:50aujourd'hui
01:16:51des gardiens
01:16:52de la révolution
01:16:53du régime
01:16:54iranien
01:16:55mais on ne parle plus
01:16:56de la population
01:16:58et donc je voudrais
01:16:59juste leur rendre
01:17:00hommage aujourd'hui
01:17:01avec
01:17:03cette idée
01:17:04que
01:17:04ce n'est pas parce
01:17:05qu'on envoie
01:17:05des porte-avions
01:17:06ce n'est pas parce
01:17:06qu'on envoie
01:17:07des bombes
01:17:08que l'on
01:17:09résout
01:17:10le conflit
01:17:11qu'il soit
01:17:12en Iran
01:17:12ou même en Ukraine
01:17:13et dans ce que vous dites
01:17:14Anthony Martin Smith
01:17:15il y a cette question
01:17:15qui visiblement
01:17:16occupe des heures
01:17:17et des heures d'antenne
01:17:18puisque c'est celle
01:17:19qu'on répète en boucle
01:17:20c'est que
01:17:20est-ce que vous
01:17:20autour de la table
01:17:21vous décelez quelque chose
01:17:22qui pourrait ressembler
01:17:22à une stratégie
01:17:23de Donald Trump
01:17:24c'est-à-dire qu'en fait
01:17:25il balance un peu de brouillard
01:17:26une fumigène par-ci
01:17:27une contradiction
01:17:28trois tweets
01:17:28pour au fond
01:17:29savoir précisément
01:17:30où il va
01:17:30est-ce que vous êtes d'accord
01:17:31je vous vois
01:17:32sans trahir la vidéo
01:17:33mon cher Jean-Christophe Gallien
01:17:34totalement acquiescé
01:17:35à cette théorie
01:17:36c'est un plan
01:17:37qui est beaucoup plus large
01:17:38il ne faut pas regarder
01:17:38simplement l'Iran
01:17:39ni l'Ukraine
01:17:40il y a trois étapes
01:17:41la première étape
01:17:42enfin trois géographies
01:17:45fermer les Amériques
01:17:46l'Amérique du central
01:17:48l'Amérique du sud
01:17:48ce qui est à l'oeuvre
01:17:49je ne veux pas détailler
01:17:50ce qui est en train de se passer
01:17:51qui a commencé Venezuela
01:17:52mais qui a surtout commencé
01:17:53préalablement
01:17:54avec des élections importantes
01:17:54en Argentine
01:17:55évidemment il y a quelques mois
01:17:56c'est très très soutenu
01:17:58au Chili
01:17:58puis on peut se déplacer
01:17:59en Amérique centrale
01:18:00donc ça c'est clair
01:18:00la mise sous tutelle
01:18:02même si les Canadiens
01:18:03ne le disent pas
01:18:03quand même très concernés
01:18:04donc on a fermé les Amériques
01:18:06deuxième point
01:18:07le piège du prix
01:18:09de la défense européen
01:18:10c'est-à-dire qu'en gros
01:18:11avec l'OTAN
01:18:11l'idée qu'on va
01:18:12sinon on va s'aliser
01:18:13en tout cas
01:18:14mettre dans une difficulté majeure
01:18:16l'Europe
01:18:17avec la guerre en Ukraine
01:18:18sur l'idée
01:18:18qu'il va falloir dépenser davantage
01:18:20quand on a les budgets
01:18:21dont on parlait tout à l'heure
01:18:21pour la France
01:18:22l'Allemagne et les autres
01:18:23ça s'est réalisé
01:18:24avec des accords commerciaux
01:18:25et surtout
01:18:25une guerre monétaire
01:18:26qui ne se dit pas
01:18:27qu'on ne commande pas
01:18:27mais qui est à l'oeuvre
01:18:28et le troisième point
01:18:29avant le dernier point
01:18:30qui est celui du pivot
01:18:31d'eau pacifique
01:18:32c'était celui
01:18:33de tout ce qui concerne
01:18:34le Moyen-Orient
01:18:35et notamment
01:18:35l'idée que
01:18:36voilà
01:18:37le contrôle de ce qui se passe
01:18:38en termes d'énergie fossile
01:18:39aujourd'hui
01:18:41est en jeu
01:18:41est en quête
01:18:42il fallait repositionner
01:18:43ce qui va être fait
01:18:44malgré tout
01:18:45vous le verrez
01:18:45ça ne sera pas le même régime
01:18:46ça ne sera pas
01:18:47peut-être le régime changement
01:18:48encore qu'il faudra attendre
01:18:50les trois semaines
01:18:50parce qu'à ce moment-là
01:18:51les iraniens sont comme
01:18:52dans une mesure
01:18:52majeure
01:18:53mais vous avez ce qui se passe
01:18:54autour du Golfe
01:18:54et des pays du Golfe
01:18:55qui est en train d'être réglé
01:18:56donc j'y vois
01:18:56oui oui
01:18:56une stratégie très globale
01:18:57avant le voyage
01:18:58qui est à l'oeuvre aujourd'hui
01:18:59qui est à l'oeuvre aujourd'hui
01:19:01à Pékin
01:19:01qui sera le prochain combat
01:19:02parce qu'on aura pivoté
01:19:03à ce moment-là
01:19:04directement vers le Pacifique
01:19:05et peut-être qu'entre-temps
01:19:05il y aura Cuba
01:19:06qui est visiblement aussi
01:19:07dans la lunette
01:19:08bien sûr
01:19:09qui est dans la lunette
01:19:10de Donald Trump
01:19:10il y a plusieurs niveaux de lecture
01:19:12il y a déjà
01:19:13de manière générale
01:19:14l'espace des relations internationales
01:19:17est totalement en train
01:19:17de se recomposer
01:19:18et on voit un retour des empires
01:19:19c'est là où je te rejoins
01:19:20c'est que
01:19:21un pays comme les Etats-Unis
01:19:22est en train de redéfinir
01:19:24son précaré
01:19:24qui sera les Amériques
01:19:25son air d'influence
01:19:26ça sera les Amériques
01:19:27et on le voit
01:19:28on le voit un peu
01:19:29ce qui se passe d'ailleurs
01:19:30dans l'étroit d'Ormous
01:19:30c'est que hier
01:19:31quelques pétroliers chinois
01:19:32ont réussi à passer
01:19:33donc on voit aujourd'hui
01:19:34que ce sont trois empires
01:19:35grosso modo
01:19:36la Russie, la Chine
01:19:37et les Etats-Unis
01:19:38qui sont un peu peu
01:19:39les guerres par précaration
01:19:40et donc tout le monde
01:19:41est en train de se repositionner
01:19:42et les airs d'influence
01:19:43sont en train de se
01:19:44de se
01:19:45voilà
01:19:45on est en train de s'entrechoquer
01:19:46il y a un second point
01:19:47qui est peut-être
01:19:48un petit peu plus
01:19:50spécifique
01:19:50c'est que
01:19:51moi je me pose la question
01:19:52de la place de l'Union Européenne
01:19:53ou de la France
01:19:53dans un espace
01:19:55de cette nature
01:19:55d'ailleurs vous avez vu
01:19:56les déclarations
01:19:57de Donald Trump
01:19:57qui a dit
01:19:58qu'il sanctionnerait
01:19:59certainement la France
01:20:00vu qu'elle n'avait pas voulu l'aider
01:20:01dans le détroit d'Ormous
01:20:03et d'ailleurs
01:20:03le président américain
01:20:04prendra la parole
01:20:05de façon à accès exceptionnel
01:20:07ce sera au beau milieu de la nuit
01:20:08vers 3h du matin
01:20:09et on aura l'occasion
01:20:10j'imagine d'en reparler
01:20:11dans cette émission
01:20:12un peu comme tous les jours
01:20:13rarement
01:20:13oui
01:20:14dans une allocution
01:20:15comme celle-ci
01:20:16c'est un peu plus rare
01:20:17vous avez raison
01:20:18les propos de Donald Trump
01:20:19sont sous vos commentés
01:20:20dernière ligne droite
01:20:20pour votre émission
01:20:21mettez-vous d'accord
01:20:22toujours en compagnie
01:20:23vous venez de l'entendre
01:20:23de Mehdi Reis
01:20:24Jean-Christophe Gallien
01:20:25Anthony Martin Smith
01:20:26et Jovian Goetzinger
01:20:27et on aura également
01:20:28le droit encore
01:20:29à aller
01:20:30un petit coup de gueule
01:20:31et un deuxième petit coup de gueule
01:20:33voilà
01:20:33comme ça
01:20:34on fait ce qu'on a
01:20:35on fait ce qu'on peut
01:20:35avec ce qu'on a
01:20:36surtout à tout de suite
01:20:36sur Sud Radio
01:20:44et dans cette série
01:20:45des coups de coeur
01:20:45et des coups de gueule
01:20:46et bien finalement
01:20:47on est un peu macroniste
01:20:48sans s'en rendre compte
01:20:49ce matin
01:20:49il y a du 50-50
01:20:50et avant qu'on y arrive
01:20:51figurez-vous
01:20:52qu'à l'approche de Pâques
01:20:53Sud Radio
01:20:54vous fait gagner
01:20:54des chocolats
01:20:55Jeffs de Bruges
01:20:56et puis alors là
01:20:57c'est pas en petite quantité
01:20:58c'est en grande quantité
01:20:59500 grammes
01:21:00bon alors je peux vous dire
01:21:01je m'en suis enfilé
01:21:01quelques grammes hier
01:21:02c'était peut-être pas
01:21:03la meilleure idée
01:21:03donc si vous les recevez
01:21:04en réalité
01:21:05faites attention
01:21:06pas tout d'un coup
01:21:07s'il vous plaît
01:21:07et vous nous appelez
01:21:09c'est le 0826 300 300
01:21:11et tous ceux qui nous appellent
01:21:12il y aura en petite prime
01:21:13en réalité
01:21:14c'est 500 grammes
01:21:15de chocolat
01:21:15Jeffs de Bruges
01:21:16et comme l'a très très bien fait
01:21:18avec une spontanéité extraordinaire
01:21:20je dis à Godzinger
01:21:22waouh
01:21:22c'est ça aussi
01:21:23l'effet de Sud Radio
01:21:23un petit coup de fil
01:21:25un petit 0826 300 300
01:21:26et c'était
01:21:27chocolat Jeffs de Bruges
01:21:28500 grammes
01:21:28qui arrive chez vous
01:21:29à l'occasion de Pâques
01:21:30ça c'est fait
01:21:31Mehdi
01:21:32je me tourne vers vous
01:21:33plutôt que de piquer des chocolats
01:21:34je vous vois
01:21:35grand fou
01:21:36c'est lié à l'alimentation
01:21:37en réalité
01:21:38c'est quelque chose
01:21:39on a oublié
01:21:40il y a une Assemblée Nationale
01:21:41dans ce pays
01:21:42et quelque chose
01:21:43a été voté hier
01:21:44ça concerne l'alimentation
01:21:45pour moi c'est un vrai coup de coeur
01:21:46parce que le sujet
01:21:47de l'obésité
01:21:47notamment chez les jeunes
01:21:49et tous les méfaits
01:21:50que peut avoir le sucre
01:21:51notamment sur les effets
01:21:52d'addiction
01:21:52donc hier
01:21:53il y a une proposition
01:21:54de loi
01:21:55qui a été adoptée
01:21:56à l'Assemblée Nationale
01:21:57en première lecture
01:21:57sur justement
01:21:59les sucres ajoutés
01:22:00pour les enfants en bas âge
01:22:01et dans les produits alimentaires
01:22:02justement pour les enfants en bas âge
01:22:03et pour les enfants
01:22:04donc je trouve que c'est une excellente initiative
01:22:06parce qu'on ne se rend pas compte
01:22:07à quel point
01:22:08le sujet du sucre
01:22:09est un énorme sujet
01:22:11de santé publique
01:22:11notamment chez les jeunes
01:22:12on parle beaucoup
01:22:13de surcharge pondérale
01:22:14chez les jeunes
01:22:15ce qui est quand même
01:22:15assez particulier
01:22:17donc ça a été notamment lancé
01:22:19par le député Cyril
01:22:20Isaac Siby
01:22:21donc je trouve que
01:22:22c'est une excellente initiative
01:22:23ça fait l'unanimité
01:22:24à l'Assemblée Nationale
01:22:25c'est un enjeu
01:22:26de santé publique énorme
01:22:27on ne se rend pas compte
01:22:28de ce que ça peut faire
01:22:28et d'autant plus
01:22:29que chez les jeunes
01:22:32les addictions
01:22:33ou du moins
01:22:33les habitudes alimentaires
01:22:34se font très très jeunes
01:22:35et donc c'est le moment
01:22:36de s'attaquer à ce sujet
01:22:37on touche notamment
01:22:38beaucoup aux petits pots
01:22:39des petits pots pour les bébés
01:22:41des petits pots pour les bébés
01:22:42donc à tous ces sujets-là
01:22:44je trouve que c'est une excellente loi
01:22:45il faut absolument protéger
01:22:46les jeunes des addictions au sucre
01:22:47et ce n'est pas tous les jours
01:22:48que des députés
01:22:49prennent d'aussi bonnes initiatives
01:22:52concernant l'alimentation
01:22:52j'imagine qu'on est tous d'accord
01:22:54autour de la table
01:22:54Anthony Martin Smith
01:22:55moi je dénonce
01:22:57qu'aujourd'hui
01:22:58nos jeunes ont des cœurs de poulet
01:23:00qui sont essoufflés
01:23:01au moindre effort
01:23:02qu'ils ne font pas suffisamment
01:23:03des cœurs de poulet
01:23:04c'est bien dit
01:23:06vous savez moi je suis
01:23:07un ancien judoka paralympique
01:23:08donc forcément
01:23:10la question d'addiction au sucre
01:23:12alors moi-même
01:23:13je reconnais que
01:23:14depuis que j'ai un peu arrêté
01:23:15j'ai un peu repris
01:23:17il ne faut pas se mentir
01:23:18et le sucre
01:23:19on est clairement responsable
01:23:20mais si vous ne faites pas attention
01:23:22au bout d'un moment
01:23:23oui le cœur de poulet
01:23:25c'est-à-dire que votre cœur s'atrophie
01:23:26parce que vous ne le musclez plus
01:23:27parce que vous lui donnez
01:23:29une mauvaise alimentation
01:23:31le cœur a besoin
01:23:32d'être alimenté
01:23:35comme
01:23:35alors c'est un organe
01:23:36mais composé de muscles
01:23:37et les muscles ont besoin
01:23:38de se nourrir de protéines
01:23:39alors de sucre
01:23:41mais de bon sucre
01:23:41pas de sucre rapide
01:23:42pas de sucre transformé
01:23:45et je salue des deux mains
01:23:47qu'on puisse enfin
01:23:49se saisir dessus
01:23:49on applaudit cette initiative
01:23:51et pour une fois
01:23:51s'il y a un semblant d'unanimité
01:23:53ou un semblant de vote
01:23:53à peu près simple
01:23:54à l'Assemblée Nationale
01:23:56on le prend bien volontiers
01:23:57il faut que ça se suive des faits
01:23:58c'est pas tout de légiférer
01:23:59on me rappellera jamais assez
01:24:01peut-être l'importance
01:24:02et je suis bien placé
01:24:03pour en discuter
01:24:04de l'arrêt du sucre
01:24:05du sport
01:24:06et de certaines autres substances
01:24:08parce que ça rend aveugle
01:24:09ah bah oui
01:24:10c'est ça
01:24:11pas du diabète
01:24:11mais le diabète
01:24:12je suis déjà
01:24:12mais non vous le dites
01:24:13depuis le début de l'émission
01:24:14je vois un peu moins bien
01:24:15l'horloge devant moi
01:24:16je suis peut-être
01:24:17devant me méfier
01:24:19je me tourne vers vous
01:24:20Jean-Christophe
01:24:21ce sera pour un coup de gueule
01:24:22et ça concerne la culture
01:24:23et un domaine
01:24:24finalement qu'on connait tous
01:24:25c'est le cinéma
01:24:26avec des acteurs qui sont
01:24:27qu'est-ce que vous me dites
01:24:28ressuscités
01:24:29par l'intelligence artificielle
01:24:30exactement
01:24:30vous savez il y a eu
01:24:31une petite vogue
01:24:32ces dernières années
01:24:33mais qui était liée
01:24:34à l'idée
01:24:35presque romantique
01:24:36qu'on faisait revenir
01:24:37des personnages
01:24:38dans la guerre des étoiles
01:24:39dans d'autres
01:24:40parfois des séries
01:24:41des personnages mythiques
01:24:42et qu'on réinstallait
01:24:44pour quelques séquences
01:24:45quelques scènes
01:24:46dans les films
01:24:46là c'est quelque chose
01:24:47qui est différent
01:24:48dans un film
01:24:48qui va sortir
01:24:50qui s'appelle
01:24:51As Deep
01:24:52As The Grave
01:24:53c'est un titre
01:24:54assez triste
01:24:55et tristement ironique
01:24:57pour quelque chose
01:24:58qui veut dire
01:24:58aussi profond
01:24:59que la tombe
01:24:59c'est Val Kilmer
01:25:00qui est mort
01:25:01après avoir lutté
01:25:02contre un cancer
01:25:03qui va jouer
01:25:04un rôle complet
01:25:05son IA
01:25:06son IA
01:25:08qui le ressuscite
01:25:09va jouer un vrai rôle
01:25:10dans un film
01:25:10il a un rôle titre
01:25:11dans un film
01:25:12avec d'autres acteurs
01:25:13comme nous pourrions tous
01:25:14être acteurs
01:25:14ou actrices
01:25:15dans cette salle
01:25:16et effectivement
01:25:18et donc pour moi
01:25:20c'est quelque chose
01:25:20qui est une tendance
01:25:22hollywoodienne
01:25:22qui n'est pas simplement
01:25:23une plaisanterie
01:25:24c'est pas simplement
01:25:24parce que lui a voulu
01:25:25que sa famille a voulu
01:25:26donner son accord
01:25:27je trouve que c'est quelque chose
01:25:28qui vient là pour le coup
01:25:29interroger
01:25:31notre rapport aux morts
01:25:32d'autant qu'au-delà
01:25:33de ce Hollywood
01:25:34qui finalement
01:25:35vient nous mettre
01:25:36en relation
01:25:37avec ces acteurs
01:25:37passés
01:25:38qui sont morts
01:25:39il y a aussi
01:25:40de plus en plus
01:25:40d'applications
01:25:41qui vous permettent
01:25:42aujourd'hui
01:25:42de recréer
01:25:43une relation
01:25:44avec des défunts
01:25:45alors des défunts
01:25:46qui peuvent être vos parents
01:25:47qui peuvent être des amis
01:25:48alors je vous passe
01:25:49les détails
01:25:49la voix
01:25:50les souvenirs
01:25:51ainsi de suite
01:25:52et alors même
01:25:53que si vous voulez
01:25:54on a aujourd'hui
01:25:55une difficulté
01:25:55avec le présent
01:25:56on l'a vu tout à l'heure
01:25:56avec tout ce qu'on a pu dire
01:25:57là aujourd'hui
01:25:58on va revenir
01:26:00dans une relation
01:26:00aux morts
01:26:01qui vient
01:26:02à travers l'IA
01:26:03à travers la technologie
01:26:04être une réalité
01:26:06avec laquelle
01:26:07chacun d'entre nous
01:26:07va pouvoir communiquer
01:26:08et ça me pose
01:26:09une vraie question
01:26:10au-delà de Hollywood
01:26:11c'est ce rapport
01:26:12à la mort
01:26:13qui aujourd'hui
01:26:14nous fait regarder
01:26:14toujours plus aussi
01:26:15vers le passé
01:26:15et notre rapport
01:26:16à l'art aussi
01:26:17puisque si tout d'un coup
01:26:18des acteurs
01:26:18de grands acteurs
01:26:19sont ressuscidés
01:26:20qu'est-ce qui empêchera
01:26:20demain peut-être
01:26:21un réalisateur
01:26:21un peu doué
01:26:22avec ces nouvelles technologies
01:26:23de refaire vivre
01:26:24le genre des studios
01:26:25c'est déjà dans les studios
01:26:25et rappelez-vous
01:26:26de l'émission
01:26:27de Thierry Ardisson
01:26:28j'aurais s'appelé
01:26:29l'hôtel du temps
01:26:29qui faisait déjà
01:26:30revivre des personnalités
01:26:31et des acteurs
01:26:32pour des entretiens
01:26:33et vous regardez
01:26:33l'application
01:26:34c'est Sidence je crois
01:26:35Sidence 2.0
01:26:36qui est capable
01:26:37de créer quasiment
01:26:37des films
01:26:38de 1 minute
01:26:381 minute 30
01:26:39avec de l'intelligence
01:26:40artificielle
01:26:41c'est absolument fascinant
01:26:42donc on est
01:26:43dans ce sujet
01:26:43Sidence c'est incroyable
01:26:45dans pas très longtemps
01:26:46je pense qu'une grande partie
01:26:47des studios
01:26:47vont être
01:26:48et ce sera forcément
01:26:50un sujet qui va continuer
01:26:51et à mon avis
01:26:52qui inquiète déjà
01:26:53notamment au plus haut niveau
01:26:54c'est-à-dire
01:26:54au ministère
01:26:55au ministère
01:26:56de la culture
01:26:56bien sûr
01:26:57les peintres
01:26:57les réalisateurs
01:26:58les acteurs
01:26:58et d'autres
01:26:59même question
01:26:59sur le doublage
01:27:00où beaucoup d'acteurs
01:27:00redoubler
01:27:01enfin redouter
01:27:02que tout d'un coup
01:27:02des jobs
01:27:04sont réalisés
01:27:04et puis notre temps passé
01:27:04à parler avec les morts
01:27:05c'est vraiment
01:27:06c'est sur le terrain
01:27:07personnel
01:27:08qui est le plus inquiétant
01:27:08dans un instant
01:27:09sur Sud Radio
01:27:10c'est un plaisir
01:27:10que de vous accompagner
01:27:11je vous remercie
01:27:12Jean-Christophe Gallien
01:27:12pour ce coup de gueule
01:27:13et pour cette participation
01:27:14à l'émission
01:27:15politologue et conseiller
01:27:15en communication
01:27:16Jodiane Coatzinger
01:27:17présidente de l'agence
01:27:18image
01:27:18mais dirais-je
01:27:19analyse politique
01:27:20Anthony Martin Smith
01:27:21qu'on retrouve
01:27:21dans un instant
01:27:22bien sûr
01:27:22en direct
01:27:23du salon
01:27:24où seront Péricot Légas
01:27:25et Maude Coffleur
01:27:26qui est tout simplement
01:27:26le salon Global Industries
01:27:27c'est au parc
01:27:28des expositions de Villepinte
01:27:29et accessoirement
01:27:30on vous retrouve
01:27:31tous les samedis
01:27:31à 20h30
01:27:32dans l'émission
01:27:33Il faut que ça change
01:27:34sur Sud Radio
01:27:35très belle journée
01:27:36sur cette antenne
01:27:37moi j'ai le plaisir
01:27:37de vous retrouver demain
01:27:38entre 10h et midi
01:27:40Sud Radio
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