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  • il y a 12 heures
Avec Hadrien Mathoux, directeur adjoint de la rédaction de Marianne et rédacteur en chef du service politique

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-07-07##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:05On est avec Adrien Matou, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
00:09On parle évidemment de l'affaire Le Pen et des assistants parlementaires du FN.
00:14Quels enjeux, quelles conséquences politiques du verdict attendu pour tout à l'heure, tout début d'après-midi ?
00:20Bonjour Adrien Matou.
00:21Bonjour Jacques, bonjour à tous.
00:22Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
00:24On va aborder avec vous à la fois le fond et puis tout ce que cela signifie aussi d'un
00:28point de vue politique.
00:30Parce que vous sortez un numéro spécial.
00:32Alors, ce numéro spécial, il sera en principe dans tous les kiosques jeudi matin.
00:36Exactement.
00:36Gros exercice d'équilibriste là pour la presse.
00:39On raconte un peu aux gens comment ça marche à 9h33 sur Sud Radio.
00:42Vous attendez le verdict tout à l'heure à 13h30, 14h.
00:47Il va y avoir l'énoncé du verdict.
00:49C'est-à-dire que vous avez vos journalistes qui vont être dans la salle d'audience,
00:54qui vont écouter l'énoncé du verdict.
00:56Et à partir de ce moment-là, c'est parti.
00:58Il faut imaginer la titraille, la photo.
01:01Et vous avez quoi ? Vous avez toute l'après-midi pour travailler, c'est ça ?
01:03Oui, en espérant, entre guillemets, que les juges ne soient pas trop longs à se prononcer.
01:08Après, je rassure quand même les auditeurs, la substantifique moelle du numéro est déjà prête.
01:13Puisqu'il s'agit quand même d'un récit, jour par jour, des événements du procès.
01:17Ce qui est en jeu cet après-midi, pour vous, c'est juste le titre.
01:19C'est un peu la cerise sur le gréto, entre guillemets.
01:21Mais c'est essentiel pour un éblot, parce que c'est ce qui attire l'œil ou pas.
01:25Alors, le contenu, on va y venir, parce que le contenu, lui, il est prêt.
01:29Et pour une raison simple, c'est que l'un de vos journalistes a suivi tout le procès de Marine
01:34Le Pen
01:35et des assistants parlementaires.
01:37Parce qu'il y a d'autres enjeux également.
01:38Il n'y a pas que Marine Le Pen.
01:39Racontez-nous.
01:40C'est Laurent Valdiguet qui était là depuis le premier jour d'audience du procès en première instance
01:44et qui a également suivi les débats en appel.
01:47Et il nous a simplement raconté jour par jour ce qui s'est passé.
01:50On avait fait ça pour le procès de Nicolas Sarkozy.
01:52Parce qu'on estime en réalité que ce ne sont évidemment pas de simples procès.
01:56C'est toute l'histoire de la cinquième république qui se joue là-dedans.
01:59Et c'est quand même important pour les gens de comprendre la petite histoire, entre guillemets,
02:04qui est celle des assistants parlementaires du FN,
02:06pour saisir un petit peu la grande qui est le basculement du paysage politique de la cinquième.
02:09Justement, qu'est-ce que ça raconte cette affaire des assistants parlementaires-là ?
02:12L'argumentaire des accusés, si je puis dire, a toujours été de dire
02:18« il n'y a rien d'écrit, il n'y a rien de très précis ».
02:21Est-ce que c'est vrai ça ? Est-ce que cet argumentaire-là, il tient la route ?
02:24Ça, c'est évident pas à moi d'en juger.
02:26Mais en tout cas, ce que le procès raconte, c'est déjà une autre époque.
02:32Une époque du Parlement européen où il y a beaucoup de partis politiques
02:35qui n'ont pas beaucoup de ressources financières
02:37et qui, entre guillemets, jouent avec les règles du Parlement européen.
02:41Parce qu'il faut revenir sur ce en quoi consiste ce procès.
02:44C'est-à-dire que ce qui est reproché au FN,
02:46ça doit leur faire travailler ses assistants parlementaires,
02:48non pas pour le compte du Parlement européen, mais pour le parti.
02:51C'est aussi ce dont est accusé le Modem,
02:53ce dont est accusé la France insoumise.
02:55Donc il y a ça.
02:55Avec des sorts judiciaires, on y viendra après,
02:57mais avec des sorts judiciaires assez différents.
02:58Très différents.
02:59mais peut-être aussi, et ça me permet de faire la transition,
03:02parce que la défense du FN a été un petit peu malhabile.
03:05C'est-à-dire qu'ils ont, en première instance,
03:08juré la main sur le cœur et un peu contre toute évidence,
03:11en réalité, qu'il n'y avait aucun problème,
03:13qu'ils n'étaient pas conscients,
03:15qu'il n'y avait pas de système,
03:16alors qu'en fait, les juges avaient des preuves assez accablantes
03:19contre Marine Le Pen.
03:20C'était quoi ces preuves, justement ?
03:22Vous les diffusez dans...
03:23On les diffuse, je vais en donner juste une.
03:25Allez-y.
03:25Je vais en donner juste une.
03:26C'est un assistant parlementaire du FN
03:28qui envoie un mail à un cadre du FN
03:31et qui dit, ce serait bien quand même
03:33que je rencontre la députée pour laquelle je suis censé bosser.
03:35Oui.
03:36Donc voilà, ça, ce genre de choses,
03:38c'est quand même...
03:39Montre qu'il y avait...
03:40Qu'il y avait un double rôle, en fait,
03:42en réalité, pour ces assistants.
03:44Exactement.
03:45C'est-à-dire qu'à la fois,
03:45ils faisaient des allers-retours avec Bruxelles ou avec Strasbourg,
03:48et en même temps,
03:48ils avaient aussi une partie de leur travail
03:51qui pouvaient servir les intérêts du RL.
03:53Et une partie, soyons honnêtes,
03:54assez importante souvent,
03:55c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'assistants parlementaires
03:57qui n'ont en réalité quasiment pas travaillé
03:58pour le Parlement européen.
03:59Après, la question, c'est de savoir si ça mérite...
04:02Oui.
04:02Après, il y a la dimension, si je puis dire,
04:05de la peine, on va y venir après.
04:08Mais c'est intéressant,
04:09parce que vous nous dites,
04:10ça raconte une époque
04:11où d'autres parties ont fait la même chose.
04:13Je ne sais pas à l'échelon européen,
04:14mais en tous les cas, en France,
04:16on a l'exemple du modem de François Bayrou,
04:18qui, lui, n'a pas été condamné,
04:20mais parce que son rôle était différent.
04:22Expliquez-nous cela.
04:23En réalité, les juges estiment
04:26que Marine Le Pen jouait un rôle central
04:27dans la mise en place de ce système,
04:30alors que François Bayrou, si vous voulez,
04:32il était au modem,
04:32le système avait lieu,
04:33mais il n'était pas forcément impliqué
04:35de manière centrale
04:35dans l'organisation de ce système.
04:37Et pas député européen, à ce moment-là.
04:38Et pas député européen, voilà.
04:39Il était chef de parti,
04:40donc voilà, ça se passait,
04:41mais ce n'était pas lui
04:42qui supervisait ça directement.
04:43Le malheur, si je puis dire,
04:44de Marine Le Pen,
04:44c'est de ne pas avoir délégué,
04:47quelque part,
04:48la direction des affaires européennes,
04:51si je puis dire.
04:52Exactement.
04:53Alors après, certains vous diront
04:54que le malheur,
04:55c'est d'avoir mis en place ce système aussi.
04:56Oui, bien sûr.
04:57Mais si on est cynique jusqu'au bout,
05:00si on est cynique,
05:01puisque ici, c'est parlant vrai,
05:02si on est cynique jusqu'au bout
05:04et qu'on peut prendre sa défense,
05:06on se dit, pour y échapper,
05:08il aurait fallu, effectivement,
05:09qu'elle n'ait pas,
05:10en termes de titre,
05:11en tous les cas,
05:11la responsabilité.
05:12Et d'ailleurs, dans les preuves
05:13dont je parlais tout à l'heure,
05:13il y a un échange
05:15où il y a un membre du FN
05:17qui dit à un autre,
05:19encore une fois par mail,
05:20qui dit,
05:21tout ça,
05:21ça peut s'assimiler
05:22à des emplois fictifs.
05:23Et la réponse est terrible
05:25parce qu'elle va servir de preuve
05:26pour le procès.
05:27De l'autre qui a dû dire,
05:28je crois bien que Marine
05:29sait tout cela.
05:29Donc ça, c'est évidemment accablant
05:31dans le cadre d'un procès.
05:32Oui, c'est accablant
05:32parce que ça crée le lien,
05:33évidemment,
05:34avec Marine Le Pen.
05:35Elle aurait pu dire
05:35qu'elle ne savait rien,
05:36que c'était ses collaborateurs
05:38qui travaillaient pour ça, etc.
05:39Alors,
05:41vous racontez
05:42jour après jour
05:43donc ce procès.
05:45Il y a ces échanges
05:47et ces mails
05:47qui montrent que
05:49effectivement,
05:50ces assistants parlementaires
05:51du FN à l'époque
05:53travaillent également
05:55pour le compte
05:56de leurs députés.
05:58Mais j'ai envie de dire,
05:59vous êtes responsable
06:00de la sécurité,
06:01vous faites faire une note
06:03à votre assistant.
06:06cette note,
06:06elle peut servir
06:07à la question
06:08de la sécurité européenne
06:09mais aussi française,
06:11vous voyez ?
06:11Donc, c'est là aussi
06:13où la frontière,
06:14elle est quand même difficile.
06:15Comment les juges apprécient ça ?
06:16La frontière est difficile
06:17mais il faut savoir
06:18que les règles ne sont pas
06:18les mêmes selon les parlements
06:19justement.
06:20Et en fait,
06:20le Parlement européen,
06:21c'est l'instance
06:22qui a les règles les plus strictes
06:23de contrôle
06:24où quand vous êtes
06:26assistant parlementaire
06:26d'un député européen,
06:27vous n'êtes vraiment censé
06:28ne faire que ça
06:29et ne pas utiliser
06:30vos ressources.
06:31D'ailleurs,
06:32les ressources sont
06:32beaucoup plus importantes
06:33en Parlement européen
06:34qu'à l'Assemblée.
06:35Vous n'êtes pas censé
06:35utiliser ce temps-là
06:37pour bosser pour le parti.
06:38C'est vraiment interdit
06:39par les règles.
06:40Alors, le FN dit
06:41que les règles étaient floues,
06:43que ce n'était pas clair,
06:43etc.
06:44En réalité,
06:45c'était quand même
06:46relativement explicite.
06:47Alors,
06:48je précise tout de suite
06:49qu'on n'est pas forcément
06:50dans le cadre d'un emploi fictif.
06:51Ce n'est pas l'affaire Fillon,
06:52par exemple.
06:52C'est vraiment autre chose.
06:53Ce n'est pas un assistant
06:54parlementaire qui ne fait rien.
06:56C'est un assistant parlementaire
06:57qui fait autre chose
06:58que ce pourquoi il est payé.
06:59Et on rappelle
07:01qu'on est dans une affaire
07:02où il n'y a pas
07:03d'enrichissement personnel.
07:04On parle, en réalité,
07:06d'un mauvais fléchage
07:08de l'argent public.
07:09Voilà, c'est un peu ça.
07:10Alors, après,
07:11il y a un argument
07:11qui consiste à dire que,
07:13encore une fois,
07:14à l'époque,
07:15il y a des assistants parlementaires
07:16qui ont exécuté des tâches
07:18qui auraient dû être payées
07:19sur les données personnelles.
07:21Par exemple,
07:22chauffeur de Jean-Marie Le Pen.
07:23Est-ce que c'est vraiment normal
07:24qu'un assistant parlementaire
07:25du Parlement européen
07:26soit chauffeur de Jean-Marie Le Pen ?
07:28Voilà, on peut considérer
07:29qu'il y a eu
07:30enrichissement personnel
07:30de manière indirecte
07:31comme ça.
07:32Mais c'est vrai
07:32que ce n'est pas au cœur
07:33de l'affaire.
07:33Il n'y a pas d'accumulation
07:35de centaines,
07:35de milliers
07:36ou de millions d'euros
07:36de la part de Marine Le Pen
07:37et des membres du FN.
07:38Qu'est-ce que vous mettez
07:39en avant dans ce numéro,
07:42ce hors-série ?
07:43Je ne sais pas
07:43si c'est hors-série.
07:44C'est hors-série, tout à fait.
07:45Il y aura un numéro
07:45le même jour.
07:46D'ailleurs, pour ceux
07:46qui sont fans de Marianne,
07:47ils peuvent acheter
07:47le numéro et le hors-série
07:49le même jour.
07:49Double ration normale,
07:51je dirais,
07:51l'hébdo normal
07:52et puis la hors-série
07:53sur l'affaire Le Pen.
07:55Quels sont les éléments
07:56que vous apportez
07:57et qui,
07:58c'est vrai qu'on les a
07:59un peu oubliés
07:59parce qu'on est focus
08:01finalement sur la question
08:02de savoir si elle va pouvoir
08:03se présenter sur 2027
08:04et c'est évidemment
08:05ce qui intéresse toujours,
08:07ce qui intéresse tout le monde
08:08et puis parce que
08:08c'est aussi inédit,
08:10je le disais en préambule
08:11tout à l'heure
08:11sous la Ve République.
08:12Quels sont les autres éléments
08:13que vous apportez ?
08:14J'ai envie de dire
08:14les éléments de contexte
08:15qu'il faut avoir en tête.
08:17Il y a toute l'atmosphère
08:18du procès.
08:18Il y a notamment
08:19le contraste
08:20entre la première instance
08:22et l'appel.
08:22On peut apprécier
08:23le changement de stratégie
08:24du FN.
08:25Alors certains,
08:25au sein du parti,
08:26disent qu'il n'y a pas eu
08:27justement assez
08:28de changement de stratégie
08:29pour renverser
08:30les décisions judiciaires.
08:30On verra dans quelques heures.
08:32On peut découvrir également
08:34Marine Le Pen
08:34qui se livre plus
08:35que évidemment
08:36sur les plateaux télé
08:37ou en interview.
08:38Parce que là,
08:38on est quand même
08:39dans la longueur,
08:39dans la durée d'un procès,
08:41parfois dans l'intimité
08:42avec les journalistes.
08:43Et puis c'est la force
08:43de la presse écrite.
08:44C'est que vous apportez
08:45des petites phrases,
08:48qui donnent de la nuance
08:50qu'on peut difficilement donner
08:51en télévision ou en radio.
08:54Donc c'est tout ça
08:54qui est intéressant.
08:55Et puis c'est la découverte
08:56d'un monde
08:57qui prend une importance énorme
08:58dans la vie politique
09:00aujourd'hui,
09:00qui est celui de la justice.
09:01Et voilà,
09:02de magistrats qui,
09:03c'est assez nouveau,
09:04en tout cas sur la longue durée,
09:06doivent se prononcer
09:07avec des décisions
09:08qui ont des conséquences
09:09politiques énormes.
09:09Je reviens
09:10parce que ça fait partie
09:11des questions
09:11qu'on nous pose beaucoup.
09:13Et vous savez
09:13que les auditeurs
09:15sont les bienvenus
09:15sur l'antenne de Sud Radio.
09:16Ils ne comprennent pas
09:17pourquoi finalement
09:18là cette fois-ci,
09:19entre guillemets,
09:20je le dis tel que,
09:20voilà je l'entends,
09:21on s'en prend au ERN
09:23alors que les mêmes faits
09:25entre guillemets
09:25sont reprochés
09:26au Modem
09:27et à la France Insoumise.
09:29Est-ce que vous pouvez
09:29nous expliquer
09:30et mettre tout cela
09:30en perspective
09:31parce que c'est à la fois
09:32les mêmes faits
09:33et en même temps
09:33pas tout à fait
09:34les mêmes faits ?
09:35Les magistrats considèrent,
09:37on peut ne pas être d'accord
09:38mais qu'il s'agit d'une autre ampleur
09:41de la situation du FN.
09:42C'est-à-dire qu'on parle de système,
09:44on parle vraiment de quelque chose
09:45qui a été systématisé,
09:47c'est-à-dire que chaque eurodéputé du FN
09:49était mis au courant
09:50de l'existence de ce tour de passe-passe
09:52qui, voilà,
09:53on lui disait,
09:53tu vas avoir des assistants parlementaires,
09:55ils ne vont pas forcément bosser
09:56pour tes dossiers du Parlement européen.
09:58Alors que, dans le cas,
09:59mais encore une fois,
10:00c'est l'appréciation des juges,
10:01dans le cas du Modem
10:02et de la France Insoumise,
10:03c'était de moindre ampleur.
10:05C'était similaire
10:06mais c'était de moindre ampleur.
10:07Et alors,
10:08l'autre question
10:09qu'on peut se poser,
10:11c'est de savoir
10:11pourquoi, finalement,
10:13ces trois affaires
10:13n'ont pas le même calendrier judiciaire.
10:15Je ne sais pas
10:16si ça fait partie
10:16des thèmes que vous abordez
10:18dans le hors-série.
10:19L'affaire Modem
10:20a été jugée,
10:21j'ai envie de dire,
10:24de façon assez rapide
10:26et en tous les cas,
10:27elle n'est pas venue
10:28télescoper un agenda politique
10:30et c'est tant mieux
10:31parce que ce n'est pas souhaitable
10:32pour le débat démocratique
10:34que, évidemment,
10:35la justice continue
10:37de prospérer
10:39à un moment
10:39où on a envie
10:41de penser politique
10:41et uniquement politique.
10:44Donc,
10:44le Modem
10:45a été condamné
10:46mais pas François Bayrou.
10:48Il y a un certain nombre
10:49d'assistants
10:50et un certain nombre
10:51de politiques
10:52qui ont été mises en cause.
10:53Pour le RN,
10:54on attend le résultat
10:55et un mot
10:56pour la France Insoumise,
10:57ça vient d'être...
11:00La procédure est instruite.
11:01On en est juste
11:02au stade de l'instruction.
11:02On est au stade de l'instruction.
11:03Alors,
11:03certains disent
11:04qu'on s'achemine
11:04vers une relaxe.
11:05Je ne vais pas me prononcer
11:06à ce stade.
11:07Mais c'est vrai
11:08que vous avez raison
11:09de le dire,
11:09il y a un décalage
11:10des calendriers
11:11et je pense
11:11qu'on peut vraiment
11:13se dégager
11:14de ses opinions politiques
11:14et souhaiter
11:15que ça ne vienne pas
11:16interférer
11:17avec le scrutin présidentiel.
11:18Alors,
11:19pour le RN,
11:19c'est déjà râpé
11:20puisqu'il va y avoir
11:21une ingérence majeure.
11:23Voilà,
11:23on peut espérer
11:24que pour Jean-Luc Mélenchon,
11:25il n'y a pas une décision
11:26à six mois
11:27du premier tour
11:28qui l'empêche
11:28de se présenter.
11:29Ce serait un énorme
11:31coup de théâtre
11:32mais a priori,
11:33on n'en prend pas le chemin
11:35en tous les cas.
11:35On poursuit la discussion
11:36avec vous,
11:37Adrien Matou,
11:37directeur adjoint
11:38de la rédaction de Marianne
11:39et on parle évidemment
11:40de l'affaire Le Pen
11:41des assistants parlementaires
11:42du FN.
11:43Pourquoi ?
11:43Eh bien parce que
11:44l'un de vos journalistes,
11:45Laurent Valdiguier,
11:46a suivi l'intégralité
11:47du procès
11:48et vous apportez donc
11:49un certain nombre
11:50d'éléments essentiels
11:51qui nous permettent
11:52de bien apprécier
11:52dans cette attente.
11:54On est dans l'attente.
11:55Il est 9h45.
11:56On aura la réponse
11:57entre 13h et 14h.
11:58Normalement,
11:59officiellement,
11:59c'est 13h30
12:00mais on sait
12:01qu'il y a l'énoncé
12:02du verdict
12:03qui prend un certain
12:05nombre de temps.
12:05On poursuit la discussion
12:07dans La Vérité en face.
12:08Il est 9h45.
12:09On se retrouve
12:09dans quelques secondes
12:09sur Sud Radio.
12:10Le Grand Matin Sud Radio,
12:12La Vérité en face,
12:14Jacques Cardoz.
12:169h47 sur Sud Radio
12:17et on vous donne
12:17les informations
12:18telles qu'elles tombent.
12:19Alors je viens d'apprendre
12:20qu'une explosion
12:21s'est ressentie
12:22à Damas,
12:23en Syrie,
12:24où Emmanuel Macron
12:25est en visite.
12:27C'est évidemment
12:27une information majeure.
12:29Emmanuel Macron
12:30qui est accompagné
12:31de plusieurs dirigeants
12:32d'entreprises
12:32dont le patron
12:34de Total
12:34ou encore le patron
12:35de CMA-CGM,
12:37Rodolphe Saadé.
12:37L'explosion a été entendue
12:39ce matin à Damas
12:40par plusieurs journalistes
12:41de l'AFP
12:42au moment où le président
12:43effectuait la première visite
12:45d'un dirigeant français
12:46et d'une puissance
12:47occidentale
12:48en Syrie
12:49depuis l'arrivée
12:50au pouvoir
12:50de cette coalition
12:52islamiste.
12:52Des témoins ont vu
12:53de la fumée
12:54s'élever d'un secteur
12:55qui est proche de l'hôtel
12:57où le président
12:58réside
12:58et où le président
12:59a passé la nuit
13:01dans le centre
13:02de Damas.
13:02et ensuite il a pu
13:04quitter ce lieu
13:07pour une série
13:08d'entretiens
13:08qui sont prévus
13:10à l'agenda
13:11du président
13:11de la République.
13:12Je voulais vous donner
13:13l'information
13:14à 9h48 ce matin
13:15sur Sud Radio
13:16mais a priori
13:17pas de conséquences
13:19directes
13:19sur la délégation
13:20du président
13:21de la République
13:22même si évidemment
13:22tout cela
13:23reste à confirmer.
13:24L'information
13:25de la journée
13:26vous le savez
13:26entre 13h et 14h
13:27on connaîtra
13:28le sort judiciaire
13:29de Marine Le Pen.
13:30Alors j'ai envie de dire
13:32définitivement
13:32on est avec Adrien Matou
13:34directeur adjoint
13:35de la rédaction de Marianne
13:36parce que l'hebdomadaire
13:37Marianne sort ce jeudi
13:39un double numéro
13:39un numéro classique
13:40et un hors série
13:41consacré à toute l'affaire
13:43donc pour ceux
13:43que ça intéresse
13:44et pour savoir
13:45quel est l'enjeu
13:46le contexte
13:47et bien il y a
13:48tous les détails
13:49sur cette affaire
13:50des assistants parlementaires
13:51du Front National
13:52on va évoquer avec vous
13:53maintenant Adrien
13:53les conséquences politiques
13:55parce qu'il y en a
13:56d'abord
13:57il y a trois
13:57il y a trois scénarios
13:59il y a trois possibilités
14:01alors on va les
14:03les égrener
14:04les uns après les autres
14:05premier scénario
14:06alors là pour le coup
14:07ce serait là
14:07le vrai coup de théâtre
14:09ce serait la relaxe
14:10franchement là-dessus
14:10personne s'y attend
14:11on est d'accord
14:12on va être honnête
14:12personne n'y croit
14:13personne n'y croit
14:13pourquoi ?
14:14parce que la condamnation
14:16en première instance
14:17et puis même le déroulement
14:18du procès
14:18le procès en appel
14:20c'est déroulé globalement
14:21de la même manière
14:22que le procès en première instance
14:23donc on voit pas trop
14:25et le contenu
14:26le contenu de cette
14:27les faits sont là
14:29et le double verrou
14:31c'est-à-dire à la fois
14:32l'inéligibilité
14:33et en même temps
14:34la peine ferme
14:35qui est prononcée
14:36même si elle se traduit
14:38en bracelet électronique
14:40deuxième hypothèse
14:41c'est une hypothèse
14:42qui pourrait permettre
14:44à Marine Le Pen
14:45de se présenter
14:46de quoi s'agirait-il ?
14:47en réalité
14:47c'est ce qu'espèrent
14:48les partisans
14:49de Marine Le Pen
14:50au sein du RN
14:52c'est qu'elle soit condamnée
14:53à une peine d'inéligibilité
14:54mais qui lui permette
14:55de se présenter
14:56parce qu'elle l'expirerait
14:57avant le premier tour
14:58et donc la borne
14:59est à deux ans
15:00donc si elle écope
15:01de deux ans
15:02ou moins d'inéligibilité
15:03elle devrait pouvoir
15:04se présenter
15:04à la présidentielle
15:05mais il y a une autre condition
15:07qui est qu'il ne faut pas
15:08qu'elle écope
15:09d'une peine de prison ferme
15:11qui l'oblige
15:12à porter un bracelet électronique
15:13et à dépendre du juge
15:14pour sa campagne
15:14ça elle a déjà écarté
15:15l'option
15:16elle a dit
15:16si je porte un bracelet électronique
15:18pendant la campagne
15:19je ne pourrais pas être candidat
15:21et on précise
15:21qu'il peut y avoir
15:23une peine
15:23techniquement
15:24je parle techniquement
15:25juridiquement
15:25il peut y avoir
15:26une peine d'inéligibilité
15:27de deux ans
15:28par exemple
15:28et une peine de prison ferme
15:30de 18 mois
15:32ou 14 mois
15:33j'en sais rien
15:34ou 12 mois
15:36celle-ci
15:37compte tenu
15:37de la première instance
15:38enfin compte tenu
15:39du jugement
15:40après en première instance
15:41elle a déjà purgé
15:42une partie
15:43de cette peine
15:44puisque là
15:45c'est l'exécution provisoire
15:47paradoxalement
15:48l'exécution provisoire
15:49qui était au coeur
15:49des polémiques
15:50en première instance
15:51lui a permis
15:51de purger
15:52une partie
15:52de la peine
15:52d'inéligibilité
15:53donc elle pourrait
15:54se présenter
15:55si c'est deux ans
15:56ou moins
15:56voilà
15:57donc on sait
15:57avec deux ans
15:58ou moins
15:59même si ce serait compliqué
16:00qu'elle pourrait
16:01se présenter
16:02vous pensez
16:03qu'on est sur ce scénario-là
16:05qu'est-ce que ça
16:05qu'est-ce que ça dit
16:06qu'est-ce qu'il vous dit
16:07Laurent Valdiguier
16:08parce que lui
16:08il a suivi
16:09dans les moindres détails
16:11ce procès
16:12alors on sait que
16:13en principe
16:14il n'y a pas de fuite
16:15normalement
16:16il n'y a pas de fuite
16:17il y a eu cette information
16:19qui a relaté
16:20le canard enchaîné
16:21il y a une dizaine de jours
16:22sur le ministre de la justice
16:24Gérard Darmanin
16:25qui croyait savoir
16:26qu'on était plutôt
16:27autour de ce scénario 2
16:28alors qu'est-ce qu'il mentit
16:30Laurent Valdiguier ?
16:30il est très prudent
16:32je pense qu'il a raison de l'être
16:34d'ailleurs Marine Le Pen
16:34disait un peu la même chose
16:35sur LCI la semaine dernière
16:36qu'il disait
16:37tous ceux qui pensent
16:38qu'ils savent
16:38ne savent pas
16:39parce qu'en réalité
16:40pour une décision
16:41d'une telle importance
16:42les trois juges
16:43le savent
16:44trois magistrates
16:45voilà
16:45trois magistrates
16:46je pense que personne d'autre
16:47ne le sait
16:49alors c'est assez amusant
16:50d'ailleurs
16:50parce qu'on a un peu oscillé
16:52c'est-à-dire qu'effectivement
16:53par l'entremise
16:54de Gérald Darmanin
16:55tout le monde était à peu près
16:56persuadé il y a deux semaines
16:57que les juges allaient laisser
16:58Marine Le Pen se présenter
16:59et ce matin
17:00je dirais qu'y compris
17:01au sein du RN
17:02la tendance est plutôt
17:03au pessimisme
17:04on pense plutôt que
17:05voilà
17:06ce sera
17:06Jordan Bardella
17:07le candidat
17:08puisque les juges
17:09a priori
17:09ne laisseraient pas
17:10Marine Le Pen se représenter
17:11mais encore une fois
17:12moi je laisse
17:12toutes les options ouvertes
17:13parce que franchement
17:14tous ceux qui vous disent
17:15qu'ils savent
17:15ils ne savent pas
17:16non ils ne savent pas
17:17et il faut donner
17:18une autre information
17:18qui est importante
17:20c'est que
17:20à tous ceux qui nous écoutent
17:21c'est que
17:22techniquement
17:23les magistrats
17:24en l'occurrence
17:24des magistrates
17:26rédigent
17:27leur texte
17:28dans les jours
17:28qui précèdent
17:29et c'est à ce moment-là
17:30qu'il peut y avoir
17:31des fuites
17:32puisque le parquet
17:33ce qu'on appelle
17:34le procureur général
17:35etc
17:35c'est-à-dire que
17:36les informations
17:36qu'il a
17:37quittent le siège
17:38et quittent l'instruction
17:40elles peuvent évidemment
17:41il y a deux semaines
17:42personne ne sait rien
17:43en gros
17:43par le jeu
17:45des fuites
17:46dans les palais de justice
17:47on peut imaginer
17:48que certains élus
17:49en réalité
17:50soyons clairs
17:51personne ne sait
17:51personne ne sait
17:52personne ne saura
17:52et troisième
17:55troisième hypothèse
17:56peut-être la plus probable
17:57du coup
17:57alors là
17:58c'est carrément
17:59elle ne peut pas y aller
18:00elle est empêchée
18:01soit par une peine
18:02d'inligibilité
18:02soit par une peine
18:03de prison ferme
18:05et dans ce cas-là
18:05le RN a déjà trouvé
18:06le plan B
18:07qui est
18:08une désignation
18:09de Jordan Bardella
18:10comme candidat
18:10du RN
18:11à la présidentielle
18:11alors il faut bien le dire
18:12cette troisième hypothèse
18:13pourquoi elle est la plus probable
18:15parce que
18:15c'est rare quand même
18:16sur des affaires
18:17politico-judiciaires
18:18comme celle-là
18:19qu'en appel
18:20on contredise
18:22ce qui a été dit
18:23en première instance
18:24même si
18:25lors de la première instance
18:26tout le monde était à peu près
18:27clair sur le fait
18:28que les réquisitions étaient sévères
18:29les réquisitions étaient sévères
18:31le jugement a été sévère
18:33les réquisitions en appel
18:34ont été sévères aussi
18:35donc est-ce qu'on va faire
18:36un 4 sur 4
18:37avec maintenant
18:38un jugement sévère
18:38en réalité
18:40l'espoir
18:41pour Marine Le Pen
18:42c'est plus un espoir
18:43de nature politique
18:44que judiciaire
18:45c'est-à-dire que
18:46et je pense que c'est
18:47l'enjeu absolument central
18:48de ce procès
18:49qui dépasse en fait
18:49de loin
18:51la personnalité de Marine Le Pen
18:52et celle de Jordan Bardella
18:53c'est est-ce que les juges
18:55vont créer quelque part
18:56un précédent
18:58en s'ingérant
18:59de manière aussi directe
19:00et de manière aussi forte
19:01dans le processus électoral
19:03c'est intéressant ce que vous dites
19:04c'est vraiment le sujet central
19:05mais oui parce que
19:06beaucoup disent finalement
19:08qu'à l'inverse
19:09les magistrats pourraient imaginer
19:11que
19:11ne voulant pas se voir reproché
19:14de jouer un rôle
19:16dans la campagne
19:18ils s'en tiendraient
19:19aux deux ans d'inéligibilité
19:21bah oui parce qu'en réalité
19:22c'est un débat central
19:23il y a
19:25un équilibre
19:25dans la démocratie
19:26entre la souveraineté populaire
19:28donc voilà
19:28le choix du peuple
19:30et
19:31ce qu'on appelle
19:32l'état de droit
19:33et depuis une vingtaine d'années
19:34il y a de plus en plus
19:35d'états de droit
19:36et de moins en moins
19:37de souveraineté populaire
19:37il y a de plus en plus
19:38une tendance des juges
19:39à s'impliquer
19:41un petit peu sans complexe
19:42dans la vie politique
19:43avec le paradoxe
19:44que parfois ça a été souhaité
19:45par les gens
19:45et notamment par les politiques
19:46les politiques ont été les premiers
19:47il y a dix ans
19:48à demander des peines
19:49quasiment automatiques
19:50d'inéligibilité
19:51
19:51sur l'exécution provisoire
19:53à laquelle vous faisiez référence
19:54Marine Le Pen elle-même
19:55avait plaidé
19:56pour cette décision
19:57pour le coup
19:57vraiment c'est le retour de bâton
19:58exactement
19:59maintenant la question
20:00elle est quand même assez centrale
20:01qui est que
20:02pour la première fois
20:02dans l'histoire de la 5e République
20:04il y a trois juges
20:05dans un bureau
20:06qui pourraient décider
20:07que la candidate
20:08qui est la mieux placée
20:09dans les sondages
20:10qui est a priori
20:11partie pour se qualifier
20:12pour le second tour
20:12voire pour gagner
20:14eux pourraient l'empêcher
20:15et on ne parle pas
20:16d'une affaire criminelle
20:17on parle d'une affaire
20:18alors certes voilà
20:19qui a une certaine gravité
20:21des tournements de fond
20:21mais on n'est pas
20:23à l'époque
20:23de la 3e République
20:24où on pouvait être
20:25rendu inéligible
20:26parce qu'on avait
20:27commis un crime
20:28voilà c'est toute la question
20:29c'est une question
20:30qui est autant politique
20:31que judiciaire
20:31on verra dans quelle mesure
20:32les juges apprécient ça
20:34et je pense que c'est
20:35un tournant sans doute
20:36de l'histoire de la 5e
20:37et c'est à lire
20:38donc dans
20:39Marianne qui sort
20:40jeudi matin
20:41merci Adrien
20:42merci Jacques
20:43d'être venu nous voir
20:44pour nous donner
20:45le dessous des cartes
20:46parce qu'on sait
20:47que votre journal
20:48a suivi avec la plus
20:49grande attention
20:50ce procès
20:51en première instance
20:53c'est l'ami Maxime Liedot
20:54qui a fait son entrée
20:55dans le studio
20:56de Sud Radio
20:57bonjour Maxime
20:58bonjour Jacques
20:58bonjour à toutes
20:59de quoi nous vous parler
21:00c'est marrant
21:01j'ai une petite idée
21:01aujourd'hui
21:02ah bah oui
21:02en effet l'actualité
21:03avec cette question
21:04forcément que vous venez
21:05d'aborder
21:06lors de votre discussion
21:07est-ce que les juges
21:08peuvent prendre une bonne décision
21:09dans l'histoire
21:10de ce procès Le Pen
21:11parce que c'est en réalité
21:12la question
21:13qui est dans toutes les têtes
21:14à quelques heures seulement
21:15du rendu de cette décision
21:16on attend évidemment
21:17vos commentaires
21:17au 0826 300 300
21:20alors que 730 000 élèves
21:21attendent les résultats du bac
21:22on va s'interroger
21:23est-ce qu'on a affaire
21:24à une génération d'illettrés
21:26parce que rappelez-vous
21:26il y a le ministre
21:27de l'éducation nationale
21:28qui avait tapé du poing
21:29sur la table
21:30qui avait dit
21:30oulala
21:31il y a trop de copies
21:32avec trop de fautes
21:32donc moi je vais envoyer
21:33des consignes
21:34pas de chance
21:34il n'y a rien qui a été passé
21:35il y a déjà des inspecteurs
21:37qui disent que eux
21:37n'en ont pas vraiment
21:38tenu compte dans leurs copies
21:39donc on se posera la question
21:41et à partir de midi
21:42on ouvrira bien sûr
21:43encore plus la radio
21:44aux auditeurs
21:44comme chaque midi
21:45désormais dans cette formule
21:460826 300 300
21:48quand on voit ce qui se passe
21:49avec l'affaire Le Pen
21:50quand on voit ce qui se passe
21:51avec Liana
21:51quand on voit aussi
21:52la conférence de presse
21:53assez étonnante quand même
21:54hier dans l'affaire
21:55Cédric Jubilard
21:56est-ce qu'on assiste
21:57à une justice spectacle ?
21:59On aura ce débat
22:00avec nos éditorialistes
22:01nos débatteurs bien sûr
22:02et vous amis auditeurs
22:03au 0826 300 300
22:05bref vous m'avez le compris
22:06programme chargé
22:07entre 10h et 13h
22:08sur Sud Radio
22:08Menu intéressant
22:09avec Maxime Liedot
22:10à suivre
22:1110h-13h
22:12dans un instant
22:12sur Sud Radio
22:13merci de nous avoir écouté
22:16ce matin
22:16à travers le grand matin
22:18de 7h à 10h
22:20je vous retrouve demain
22:20merci à John
22:21et Manu
22:22qui étaient aux manettes
22:23passer une excellente journée
22:24il est 9h57
22:26sur Sud Radio
22:26l'info se poursuit
22:27dans un instant
22:28donc avec Maxime Liedot
22:28merci à tous
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