- il y a 30 minutes
Regardez "On refait le monde" avec KKaren Noblinski, avocate pénaliste au barreau de Paris, Isabelle Steyer, avocate spécialisée dans les violences faites aux femmes, Anthony Martin, rédacteur en chef du service culture de RTL, et Lénaïg Bredoux, journaliste politique et responsable éditoriale aux questions de genre à "Mediapart".
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 11 juin 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 11 juin 2026.
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00:01Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:06Patrick Bruel, mise en examen, c'est une bombe.
00:09L'artiste, chanteur, comédien, ultra populaire, adulé même,
00:13a passé 48h en garde à vue après les plaintes de 22 femmes.
00:16Sa mise en examen pour viol, tentative de viol, harcèlement, agression sexuelle
00:21concerne 4 victimes et la page des autres affaires n'est pas refermée, n'est pas tournée.
00:26On va le voir, son contrôle judiciaire lui interdit de quitter le pays,
00:28d'aller dans un salon de massage, pas de travailler.
00:31Mais n'est-ce pas, quoi qu'il en soit, la fin d'une histoire pour la star ?
00:36On en débat avec les invités d'On refait le monde.
00:40Karen Noblanski, avocate pénaliste au Barreux de Paris, bonsoir.
00:43Lénaïc Bredou, journaliste politique et responsable éditoriale aux questions de genre à Mediapart, bonsoir.
00:49Isabelle Steyer, avocate spécialisée dans les violences faites aux femmes, bonsoir.
00:54Et Anthony Martin, rédacteur en chef culture à RTL, bonsoir.
00:57Bonsoir Anne-Sophie.
01:01Ce que je peux vous dire, c'est que M. Bruel est absolument déterminé à démontrer son innocence.
01:08Il a été soulagé de pouvoir être entendu par les services de police, puis par les juges d'instruction.
01:14Et donc, pour la première fois depuis deux mois, on a accepté dans le bon cadre, le cadre judiciaire,
01:20de lui poser des questions.
01:22Il a répondu à toutes les questions, il a coopéré pleinement à toutes les investigations et il continuera à le
01:27faire.
01:28Maître Fanny Collin, l'avocate de Patrick, l'une des trois avocates de Patrick Bruel, qui était la grande invitée
01:33RTL à 18h30.
01:35Patrick Bruel a donc été mis en examen hier dans quatre affaires, viol, agression sexuelle, tentative de viol, harcèlement.
01:42On va essayer de rappeler un peu ce que sont précisément les quatre affaires où il est mis en examen,
01:47parce que dans les autres affaires, tout n'est pas éteint non plus.
01:50Il y a d'abord, alors vous avez bien suivi ce dossier, Lénaïc Bredou, puisque Mediapart a sorti une enquête,
01:56ça a sorti plusieurs épisodes d'ailleurs dans cette enquête.
01:59Il y a d'abord un viol, en 2008, c'est une Miss de 20 ans rencontrée sur un plateau
02:05télé,
02:06celui d'élection de Miss France 2007, et c'est une plainte qui ne date que de fin mai.
02:11Tout à fait, c'est une plainte qu'effectivement ma collègue Marine Turquie a révélée dans Mediapart,
02:16et qui, comme beaucoup d'autres, montre parfois le temps qu'il faut pour les femmes,
02:21pour se manifester publiquement, et encore plus parfois auprès de la justice,
02:25et que c'est là le mouvement dans lequel ça s'est inscrit,
02:27qui lui a donné l'occasion, si je puis dire, en tout cas l'envie, de pouvoir le faire.
02:34Des faits dont souvent ces personnes ont parlé, bien évidemment, dans leur entourage,
02:37et ce sera tout l'objet d'ailleurs de l'enquête judiciaire aujourd'hui,
02:41d'interroger les éventuels témoins, les personnes à qui les victimes ou les mis en cause, évidemment, se sont confiées.
02:47Alors elle, elle affirme l'avoir rencontrée sur un plateau de télé,
02:49l'avoir revue plus tard, alors qu'elle était hôtesse de la cérémonie des Molières,
02:53d'être allée boire un verre chez lui, et elle l'accuse alors de viol.
02:57Alors il y a ensuite une tentative de viol en 2010 d'une attachée de presse d'un distributeur de
03:02cinéma en Belgique,
03:03dans les locaux de la RTBF,
03:05une femme qui accuse d'avoir été victime d'attouchement dans les toilettes,
03:11alors qu'elle le faisait circuler dans les locaux.
03:15Et puis il y a des deux autres affaires figurées dans les plaintes déposées en 2019.
03:21Il s'agit d'une plainte pour harcèlement sexuel d'une masseuse de 25 ans employée d'un hôtel d
03:26'Ajaccio,
03:27et d'une plainte pour agression sexuelle et harcèlement d'une masseuse d'un hôtel de Perpignan en 2019.
03:33Ces deux plaintes avaient été classées sans suite.
03:36Comment expliquer que des plaintes classées sans suite ne le soient plus quelques années plus tard ?
03:41Est-ce que quelqu'un peut répondre ?
03:43Qu'est-ce qu'il y a comme argument ?
03:44Est-ce que c'est juste un changement de perception de leur déclaration ?
03:49Ou est-ce qu'il y a des choses qu'on a oubliées ?
03:51Comment on peut expliquer ça ?
03:53Alors, par par ces deux éléments,
03:55d'abord parce qu'il y a une lecture différente
03:58lorsqu'un homme fait l'objet d'autres plaintes.
04:03C'est-à-dire qu'il y a un mode opératoire,
04:05il y a une problématique qui devient une problématique vraiment psychologique,
04:10il y a une situation de danger,
04:12et donc on fait revivre ces plaintes à la faveur, effectivement, d'autres plaintes.
04:18Ce qui amène, parce que c'est bien la problématique de ces dossiers-là,
04:22c'est que dans la mesure où il n'y a pas de témoins,
04:24mais il y a d'autres choses,
04:25moi je ne fais pas partie de ceux qui disent que c'est parole contre parole,
04:27absolument pas.
04:29Mais ça assoie évidemment ces plaintes-là,
04:32surtout qu'il y a deux masseuses,
04:35et ça colore la personnalité de l'agresseur.
04:39C'est le contexte et le nombre en fait.
04:41C'est le contexte, c'est le nombre, c'est le mode opératoire,
04:44c'est parfois le mode de défense aussi,
04:46c'est-à-dire que beaucoup d'agresseurs sexuels disent,
04:51et notamment des agresseurs sexuels qui sont connus, célèbres,
04:56disent, les femmes qui sont autour de moi et qui veulent de moi,
05:01moi je n'en veux pas.
05:03Moi ce que j'aime, c'est soumettre celles qui justement me résistent.
05:07Et donc il peut y avoir aussi des propos comme ça,
05:10dans les autres plaintes, qui font peur,
05:14et qui effectivement peuvent mettre en danger d'autres femmes.
05:17Alors là je rappelle qu'on n'a pas la connaissance précise de ce qui a été dit,
05:21et qu'il est présumé innocent, Patrick.
05:23Il faut bien le souligner dans ce débat.
05:26Quatre affaires ont été retenues pour des mises en examen,
05:29et non neufs, comme requis par le parquet à l'issue de la garde à vue.
05:33Là aussi, qu'est-ce qui s'est passé ?
05:36D'après vous, comment on passe de neuf à quatre ?
05:39Tout simplement, il y a eu une présentation devant un magistrat instructeur,
05:44et ce magistrat instructeur a procédé à l'interrogatoire de première comparution.
05:50C'est un interrogatoire au cours duquel la personne,
05:53mise en cause à ce stade-là, va être ou non mise en examen,
05:57ou alors placée sous le statut de témoin assisté.
06:00Apparemment, il y avait ces neuf faits,
06:01et donc évidemment, et je l'imagine, car apparemment c'est un IPC,
06:05comme on dit, qui a été long,
06:07près de trois heures ou quatre heures,
06:10interrogatoire de première comparution,
06:11c'est donc cet acronyme-là,
06:13au cours duquel la personne peut faire des déclarations,
06:16répondre aux questions, garder le silence,
06:17et comme l'a dit notre consoeur Maître Collant,
06:20apparemment, il a choisi de répondre aux questions,
06:23et c'est donc à l'issue de la fin de cet interrogatoire de première comparution
06:27qu'un juge d'instruction décide ou non de mettre en examen une personne
06:31s'il y a des indices graves ou concordants
06:33qui lui permettent de la mettre en examen.
06:36Apparemment, ils ont choisi donc,
06:38parce qu'ils sont donc quatre juges d'instruction,
06:40j'imagine qu'on y reviendra,
06:41ce sont des moyens extraordinaires alloués,
06:44en tout état de cause,
06:45ils ont décidé que la mise en examen ne porterait que sur quatre chefs
06:49et statut de témoin assisté pour d'autres faits,
06:52et je crois qu'il y a une prescription,
06:54mais ça, les avocats de M. Abruel le sauront mieux que moi.
06:58On va parler de ce caractère exceptionnel avec ces quatre magistrats,
07:02mais il y a aussi une demande d'incarcération,
07:05enfin, de placement en rétention provisoire,
07:07qui finalement n'a pas été appliqué.
07:10Ça aussi, c'était quelque chose d'assez surprenant ?
07:13De ce qu'on comprend en tout état de cause,
07:16c'est que sur les quatre magistrats instructeurs,
07:19aucun d'entre eux n'a souhaité envisager cette question
07:23de la détention provisoire, apparemment,
07:25de ce qui a été indiqué à la sortie de cette audience,
07:29ce débat contradictoire devant le juge des libertés
07:32et de la détention par ses avocats.
07:34Les quatre magistrats instructeurs souhaitaient un contrôle judiciaire,
07:38mais le parquet a requis la détention provisoire.
07:42Il y a eu cette audience devant le juge des libertés et de la détention
07:45qui est possible en certaines matières,
07:47automatiquement sur demande du parquet.
07:49Et ça a été le cas ici.
07:51Alors, quatre affaires n'ont pas été retenues,
07:54mais il y a l'ouverture d'une information judiciaire.
07:59Et donc, Patrick Bruel est placé sous le statut de témoin assisté.
08:03Qu'est-ce que ça veut dire ?
08:05Ça ne veut pas dire que l'affaire est classée.
08:07Ça veut dire qu'il va y avoir une enquête
08:09et que pour l'instant, il est sous ce statut-là
08:12qui est différent de celui du mis en examen.
08:14En fait, témoin assisté,
08:16ça veut dire que les juges n'ont pas estimé
08:19qu'il y avait suffisamment d'indices graves et concordants
08:21pour le mettre en examen.
08:22Donc, c'est un statut qui est plus favorable
08:23au mis en cause que celui de mis en examen.
08:26Mais ça veut dire qu'il y a quand même des éléments
08:28qui justifient de continuer à investiguer et à rechercher.
08:32Il faut imaginer, vous l'avez dit au début,
08:34dans les neuf cas qui ont été pour l'instant examinés,
08:39c'est très divers en termes de recueil, d'informations,
08:42en termes d'enquête de ce qui a déjà été fait.
08:44Il faut imaginer, entre des cas
08:45où il y a déjà eu des investigations judiciaires et policières
08:48en 2019, même classées sans suite,
08:50il y a des traces judiciaires, il y a un dossier judiciaire.
08:53Donc, déjà, des éléments que les juges peuvent apprécier
08:56pour peut-être en faire une lecture différente,
08:58et c'est ce qui s'est produit là,
09:00mais que pour d'autres, ce sont des faits beaucoup plus récents
09:02qui viennent à leur connaissance.
09:03Par ailleurs, pour les quatre où Patrick Bruel
09:06est placé sous le statut de témoin assisté,
09:09on ne peut pas dire à ce stade si ça restera comme ça.
09:12Il est possible que soit les poursuites soient abandonnées
09:16sur ces faits-là, ou qu'au contraire,
09:19ils soient par la suite mis en examen
09:21lors d'une nouvelle comparution devant les juges
09:24qui auraient à ce moment-là estimé
09:26qu'il y a suffisamment d'indices.
09:28C'est vrai que c'est compliqué à comprendre.
09:29Il y a beaucoup de degrés, beaucoup de plaintes,
09:33beaucoup de procédures, et que c'est vrai que c'est difficile
09:35de s'y repérer, mais c'est là où ça montre
09:37qu'à la fois c'est une affaire banale,
09:41vu l'ampleur des violences sexuelles en France,
09:44et à la fois quand même hors normes
09:45pour l'ampleur et la gravité des faits qui sont dénoncés.
09:48Je rappelle qu'il y a aussi 13 autres affaires
09:51qui, pour le coup, sont jugées trop anciennes,
09:54donc prescrites, et qui sont jointes au dossier.
09:57Ça veut dire qu'elles peuvent éclairer les enquêtes,
10:01c'est ça ?
10:02Sans être jugées, elles peuvent éclairer l'enquête,
10:04c'est ça ?
10:04Oui, ce sont textes.
10:05C'est ça, ce sont des éléments de personnalité.
10:08On a souvent dans ces types de dossiers
10:10des femmes qui ont déposé plainte,
10:13leur plainte a été classée sans suite
10:14parce que c'est prescrit,
10:15ou qui se manifestent parce qu'elles entendent
10:18que cet homme-là est mis en cause
10:19et elle vient, mais c'est prescrit.
10:21Mais ça va venir aussi conférer
10:23une certaine, malgré tout, gravité
10:25au dossier qui fait qu'on a quelqu'un
10:28qui récidive et qui, en dépit finalement,
10:33parce qu'il a été entendu,
10:34il a été placé en garde à vue
10:35puisqu'il y a des dossiers classés sans suite.
10:38Mais est-ce qu'en dépit de ces dossiers
10:39classés sans suite,
10:40il a recommencé postérieurement ?
10:42C'est intéressant.
10:43Est-ce qu'il a modifié son mode opératoire ?
10:45C'est intéressant aussi.
10:47Qu'est-ce qu'il en a fait de ces dossiers-là ?
10:50Comment il a rebondi ?
10:51Et c'est ça aussi qui est intéressant
10:53de voir comment se réorganise.
10:55Ah mais évidemment,
10:58on va voir maintenant qu'on a,
10:59j'espère, bien posé les choses
11:01et qu'on comprend de quoi il s'agit,
11:02on va voir en quoi la mise en examen
11:04de Patrick Groel est un séisme
11:05pour la justice et peut-être même
11:06pour la société.
11:07Ce sera juste après l'essentiel de l'info
11:09avec Albane Leclince.
11:15Merci d'écouter RTL
11:24Anne-Sophie Lapix
11:25On refait le monde sur RTL
11:27Il est 19h30,
11:28l'essentiel de l'info avec vous Albane Leprince.
11:30A la veille des obsèques de Liana,
11:32le maire de Florence s'appelle ce soir
11:34à rester digne lors de la cérémonie
11:36qui sera ouverte à tous demain après-midi.
11:38Son inhumation se fera ensuite
11:40dans un cadre privé.
11:41Un drame qui a sidéré la France entière.
11:44Après les centaines de manifestations
11:45organisées cette semaine,
11:47les associations appellent ce soir
11:48à se rassembler tous les lundis
11:50devant les tribunaux de France
11:52et devant le ministère de la Justice.
11:54Elles réclament une loi intégrale
11:56contre les violences.
11:57Un coup de filet,
11:58l'office anti-cybercriminalité
12:00annonce l'interpellation de sept hommes
12:02accusés d'avoir participé au vol
12:04de plusieurs dizaines de millions
12:05de données informatiques.
12:07Le groupe est notamment soupçonné
12:09d'avoir voulu viser des entreprises
12:10comme le Roi Merlin
12:11mais aussi l'Assemblée Nationale.
12:13Et puis c'est le grand jour.
12:14Début ce soir de la Coupe du Monde de Football.
12:16Premier match Mexique-Afrique du Sud
12:18à 21h.
12:19Mais avant cela,
12:20d'un instant à l'autre,
12:21la cérémonie d'ouverture
12:22avec au programme notamment Shakira.
12:25Tout ça, c'est à vivre sur RTL
12:26à partir de 20h.
12:27Mais restez avec nous sur RTL,
12:29il est 19h31.
12:31On se retrouve tout à l'heure,
12:32Alban Leprince,
12:32pour l'essentiel de l'info.
12:36Anne-Sophie Lapix,
12:37on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:40Patrick Bruel mis en examen
12:42pour viol, agression, harcèlement.
12:44Est-ce que cela aura été possible
12:45pour les mêmes faits
12:47avec les mêmes témoignages
12:48il y a 10 ans, 5 ans ?
12:50Que se passe-t-il au niveau de la justice ?
12:51De la société ?
12:52Qu'est-ce qui a basculé ?
12:53On en débat avec nos invités.
12:55Karen Noblinsky,
12:56avocate pénaliste au Barreau de Paris.
12:58Lénaïc Bredou,
13:00journaliste politique
13:01et responsable éditoriale
13:02aux questions de genre à Mediapart.
13:03Isabelle Steyer,
13:04avocate spécialisée
13:05dans les violences faites aux femmes.
13:07Et Anthony Martin,
13:08rédacteur en chef culture à RTL.
13:10On refait le monde sur RTL.
13:13Les arguments de la défense,
13:15si je puis dire les choses ainsi,
13:16varient.
13:17On parle d'une relation épisodique,
13:19ça devient une relation sur des ânes
13:20et on dit qu'on s'est croisés
13:21pendant les vacances
13:22et puis après on nous dit
13:23qu'on est partis
13:24passer nos vacances ensemble
13:25tous les ans.
13:26Je tiens à préciser quelque chose,
13:27c'est qu'il y a une fébrilité
13:29en fait avec toutes ces versions.
13:30Toutes ces versions de l'histoire
13:32ne font que dénoter une fébrilité.
13:34Quand on détient la vérité,
13:35on ne change jamais de version
13:37et on ne va jamais
13:38dans la surenchère.
13:40Flavie Flamand au micro
13:41de Thomas Soto
13:42qui accuse Patrick Bruel de viol
13:45même si son affaire
13:46n'a pas du tout été jugée.
13:48Pour l'instant,
13:49on n'en est pas jugé,
13:50même examiné.
13:51L'enquête est encore en cours
13:53et pour l'instant,
13:54elle ne fait pas partie
13:54des dossiers qu'on a évoqués.
13:56Il n'empêche que
13:57c'est sans doute son témoignage
14:00qui a débloqué certaines choses.
14:03On va en parler.
14:04Mais d'abord,
14:05on va revenir
14:05sur ce que vous nous disiez,
14:06Karen Noblinsky,
14:07ces quatre magistrats
14:09désignés dans cette affaire,
14:11ça ne se fait jamais.
14:12Ce sont des moyens
14:13que vous jugez disproportionnés ?
14:15Je ne dis pas
14:16que ça ne se fait jamais,
14:18mais en tout cas,
14:19l'actualité là,
14:21qu'il s'agisse
14:22de l'affaire
14:24de Patrick Bruel
14:25ou de l'émotion
14:26que connaît
14:27le pays tout entier
14:29suite à la disparition
14:30de la jeune Liana,
14:32ça met en lumière
14:33une réalité,
14:35celle d'une justice
14:36à deux vitesses.
14:38Très clairement.
14:38C'est-à-dire que là,
14:40en l'occurrence,
14:40les moyens alloués
14:42semblent colossaux.
14:44Quatre juges d'instruction,
14:45c'est quand même
14:46quelque chose d'immense
14:47qu'on ne voit
14:48que dans des dossiers
14:51terrorisme
14:51qu'on peut nommer.
14:53Il y a des investigations
14:54très accélérées.
14:55Vous avez tout à l'heure
14:56mentionné une plainte
14:58qui datait de mai 2026.
15:00De mai 2026.
15:02Et ces mêmes moyens,
15:03la question qui se pose,
15:04c'est est-ce que
15:04ces mêmes moyens
15:05sont accordés
15:06à l'ensemble
15:07des citoyens
15:08français ?
15:09Je ne pense pas.
15:10Et c'est une réalité
15:12qui ne peut que faire naître
15:13un sentiment d'injustice
15:15pour toutes les personnes
15:17qui attendent,
15:18comme sûrement
15:19certaines de ces plaignantes
15:20dans ce dossier,
15:21puisque vous mentionnez aussi
15:22des plaintes anciennes,
15:23mais qui se demandent
15:24mais moi,
15:25où en est ma procédure ?
15:27C'est une procédure,
15:28voilà,
15:29criminelle,
15:30ici évidemment
15:30avec plusieurs plaintes,
15:32mais comme il doit y en avoir
15:33d'autres en France.
15:34Est-ce que vous partagez
15:35cet avis ?
15:37Lénaïc Bredot
15:37et Isabelle Steyer.
15:38Oui,
15:39bien sûr,
15:39bien sûr,
15:40tout à fait.
15:40C'est trop.
15:41C'est parce que c'est médiatique ?
15:44C'est parce que c'est médiatique,
15:46c'est parce que lorsqu'on sort
15:47de garde à vue,
15:48il faut voir le dossier rapidement.
15:50On avait, je crois,
15:5113 affaires à examiner.
15:53Les juges avaient
15:5313 affaires à examiner.
15:55Il avait
15:55deux ou trois avocats
15:57et donc,
15:58par conséquent,
15:59en quelques heures,
16:00les magistrats
16:01doivent s'approprier le dossier.
16:04Il avait décidé de parler
16:05puisqu'on avait compris
16:06dès la garde à vue
16:07qu'il avait décidé de parler.
16:08Donc,
16:08il allait certainement
16:09continuer
16:11ses propos
16:12devant le juge
16:13et que le juge,
16:14il part déjà
16:15de ce qui a été dit
16:16pour reposer des questions
16:17et pour tenter
16:18d'aller plus loin
16:19dans les explications.
16:20Donc,
16:20s'ils veulent être
16:21aussi,
16:22je pense,
16:22dans leur esprit
16:24performant,
16:24ils doivent bien
16:25connaître le dossier,
16:26croiser les questions
16:27pour essayer
16:28de le titiller
16:29et d'aller jusqu'au bout
16:31de l'interrogatoire.
16:33Il y a plus de magistrats
16:36que d'avocats.
16:36C'est ça ?
16:37Comment on répond ?
16:39Oui,
16:39Anthony Martin.
16:40Sur la rapidité
16:41de la procédure,
16:42j'ai eu beaucoup de proches
16:43de Patrick Bréel au téléphone
16:44qui m'ont dit
16:44que très vite,
16:46il s'était rendu compte
16:47qu'il voulait
16:47que son cas
16:48devienne un exemple,
16:49un symbole
16:50pour la justice.
16:50Ceci explique peut-être
16:52les moyens.
16:53Oui,
16:54Linaïc Bredou,
16:55vous avez le sentiment
16:55que c'est un peu
16:56ce qui est en train
16:57de se passer ?
16:57Probablement,
16:58mais un symbole aussi
16:59parce que précisément,
17:01encore une fois,
17:01la première enquête judiciaire
17:03au cours de laquelle
17:04neuf femmes
17:05s'étaient déjà signalées
17:06à la justice,
17:07c'est la procédure
17:07qu'on a appelée
17:08dite des masseuses,
17:09des masseuses anonymes
17:10précisément,
17:11que manifestement
17:12la justice n'a pas jugé
17:13suffisamment crédible
17:14pour poursuivre
17:15l'enquête.
17:17En fait,
17:17il y a une première
17:18faillite judiciaire.
17:20si on peut dire le mot
17:20et peut-être un peu fort.
17:22Mais de fait,
17:23il y a aujourd'hui
17:24deux de ces femmes
17:25pour lesquelles
17:26Patrick Royale
17:26est mise en examen
17:27quelques années plus tard seulement.
17:29Donc,
17:29il y a peut-être aussi
17:30une volonté
17:30de rattraper quelque chose.
17:32Un rattrapage.
17:32On met tous les moyens
17:33parce qu'on pense
17:34qu'on a failli.
17:35Probablement.
17:36Enfin,
17:36je ne suis pas dans leur tête,
17:37mais j'imagine
17:37qu'il y a forcément
17:38un enjeu particulier
17:39lié au fait
17:40qu'il y a déjà
17:40eu une enquête judiciaire
17:42classée sans suite
17:42et que du coup,
17:43il y a forcément
17:44un moment de questionnement
17:45pour la justice
17:45de se dire
17:50suffisamment d'éléments.
17:51Et puis,
17:51il faut dire autre chose
17:52quand même.
17:53C'est des moyens
17:54qu'on rêverait
17:55pour tout le monde.
17:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
17:57on le sait très bien
17:58et il y a des rapports
17:59qui s'empilent
17:59sur le bureau
18:00de Gérald Darmanin
18:01venant de ses propres services
18:02du ministère de la Justice
18:04montrant l'engorgement
18:06des tribunaux,
18:07le manque de moyens,
18:08des services d'enquête,
18:09des services spécialisés
18:10parce que pour bien traiter
18:12des affaires de violences sexuelles
18:13sur majeurs
18:14ou sur mineurs,
18:15il faut des personnels
18:16qui soient formés,
18:17des policiers,
18:18des gendarmes,
18:19qui soient formés
18:20à ces questions.
18:21La brigade de protection
18:22des mineurs à Paris
18:23est totalement engorgée.
18:25C'est vrai,
18:26dans plein de territoires,
18:28les tribunaux
18:28n'arrivent plus
18:29à faire face.
18:30Et voilà,
18:31les avocates sur ce plateau
18:32le savent encore mieux
18:33que moi.
18:33On a un vrai problème
18:34quand même
18:35de capacité aujourd'hui
18:36à rendre la justice
18:37dans des délais raisonnables.
18:39Et ces délais raisonnables,
18:40ces délais trop longs aujourd'hui,
18:42ils sont problématiques
18:43pour les victimes
18:44mais ils sont aussi problématiques
18:45en termes de droit
18:46et de liberté individuelle
18:47pour les mis en cause.
18:48Mais malgré tout,
18:49il faut faire un exemple
18:50aujourd'hui ?
18:51C'est ça la question
18:52qui se pose en fait
18:53avec ces moyens
18:55bien supérieurs
18:56à ce qu'on voit d'habitude ?
18:57Moi je pense
18:57qu'il ne faut pas faire un exemple,
18:58il faut appliquer le droit,
18:59appliquer la loi.
19:00C'est ça l'enjeu aujourd'hui,
19:02il ne s'agit pas
19:02de tout d'un coup
19:03tordre le droit
19:04pour faire un exemple
19:06qui ne serait pas conforme
19:07à l'application.
19:07parce que vous parlez
19:08de la procédure,
19:09une espèce de procédure exemplaire
19:10où il y aurait assez de moyens
19:13pour agir
19:13et pour agir rapidement,
19:15massivement.
19:15C'est ça en fait
19:16le sentiment que ça peut laisser ?
19:18C'est sûr que c'est un cas
19:19qui est très scruté
19:20et sur lequel il y a aussi
19:21sûrement une attention politique
19:22particulière.
19:23Bien sûr,
19:23et je crois que c'est la première fois
19:25que l'on a un homme célèbre
19:26qui va devant un juge d'instruction,
19:29qui est mis en examen,
19:30puisque dans tous ceux
19:31qu'on a vus ces dernières années,
19:33il y a toujours eu des non-lieux
19:34où des classes pensent ensuite
19:35parce que les faits étaient prescrits.
19:37Et je n'en vois pas tellement d'autres
19:39qui sont actuellement
19:41sous contrôle judiciaire.
19:42Donc c'est finalement
19:43le premier dossier
19:45d'un homme de pouvoir médiatique
19:47ayant les moyens
19:48de se défendre
19:49qui vient là à l'instruction.
19:53Et c'est une nouvelle forme
19:55de travail sur ces dossiers-là aussi.
19:58Autre,
19:59donc tout à l'heure
19:59on disait qu'il a évité la prison.
20:02Finalement,
20:03il a un contrôle judiciaire
20:05il a versé 500 000 euros
20:09me semble-t-il.
20:10Il a l'interdiction
20:11de quitter le territoire
20:13et l'interdiction
20:14de fréquenter
20:15des salons de massage.
20:17Est-ce que cette interdiction-là
20:19elle est surprenante ?
20:21Elle est un peu exceptionnelle
20:23ou finalement
20:24pas du tout ?
20:25Karin Oblanski.
20:26Généralement,
20:26les obligations liées
20:28au contrôle judiciaire
20:29se font au regard
20:31des choses qu'on veut préserver
20:33par exemple
20:33les garanties de représentation
20:35etc.
20:35Donc c'est pour ça
20:36que parfois
20:36il y a des interdictions
20:36de sortie du territoire
20:37ou autre.
20:38Le cautionnement
20:39est aussi un petit peu
20:40au regard en miroir
20:42d'un dossier.
20:43Donc sachant
20:43de ce qu'on peut déduire
20:44qu'il y a des plaintes
20:45en lien avec
20:46ces salons de massage
20:47c'est sûrement
20:48la raison pour laquelle
20:49le JLD
20:49le juge des libertés
20:51de la détention
20:51a imaginé
20:52de prévoir
20:53cette obligation-là.
20:55En tout cas
20:55ce qu'on voit par exemple
20:56c'est qu'il n'y a pas
20:57d'interdiction
20:58et peut-être
21:00que ça avait été requis
21:01ou pas je ne pense pas
21:02interdiction
21:03d'exercer
21:04son activité professionnelle
21:06de se produire
21:07ça n'a pas été évoqué
21:10donc ils sont restés
21:11en tout cas
21:11dans le spectre
21:13de ce qu'ils ont souhaité
21:15fixer comme obligation.
21:18Il y a une caution
21:19de 500 000 euros
21:20ce qui n'est pas forcément
21:22classique
21:23dans les dossiers
21:24de violences sexuelles.
21:25On l'a dans les dossiers
21:26d'escroquerie
21:27d'abus de confiance
21:29de banqueroute
21:30mais dans les dossiers
21:31d'abus sexuels
21:32on n'a pas
21:33de consignation
21:34de somme d'argent.
21:36Comment vous l'expliquez ?
21:37Alors soit
21:38c'est pour prévenir
21:38un risque de fuite
21:39à l'étranger
21:40mais je ne le crois pas
21:40mais ça pourrait aussi
21:42venir dire
21:42qu'il faut consigner
21:44une somme d'argent
21:44pour aussi venir
21:45dédommager ces femmes-là.
21:47Vous pensez
21:47qu'on est déjà
21:48dans une prévision ?
21:49On pourrait penser
21:50on pourrait aussi
21:52penser à ça
21:53parce que
21:55on a aussi
21:56pour la première fois
21:57quelqu'un
21:57qui pourra
21:59s'il y a des condamnations
22:00régler des dommages
22:01d'intérêt.
22:02Donc
22:03on est là aussi
22:05dans une appréciation
22:06nouvelle.
22:07Patrick Hurel
22:08va pouvoir
22:09continuer à travailler
22:11c'est ce que
22:11nous disait
22:12Karine Oblanski
22:12puisque dans son contrôle
22:14on va en parler
22:15je vois que
22:16vous faites
22:17une certaine moue
22:17Anthony Martin
22:18mais effectivement
22:19le pourra-t-il vraiment ?
22:20Est-il mort professionnellement ?
22:22C'est aussi une question
22:23qu'on peut se poser
22:23juste après la pause.
22:29Cette émission vous plaît ?
22:31Abonnez-vous au podcast
22:32sur l'appli RTL.
22:34Anne-Sophie Lapix
22:35On refait le monde
22:36jusqu'à 20h sur RTL.
22:38Patrick Hurel
22:39Patrick Hurel est présumé
22:40innocent
22:40il n'est pas jugé
22:41il peut continuer
22:42à travailler
22:42mais peut-il vraiment
22:43survivre professionnellement ?
22:45Est-ce que sa mise
22:45en esame
22:46marque la fin
22:47de sa carrière
22:47de son histoire
22:48avec les français
22:49est-ce que c'est
22:49la fin d'une icône ?
22:50Nos invités
22:51dont refait le monde
22:52sont Karine Oblanski
22:53avocate pénaliste
22:54au barreau de Paris
22:55Lénaïque Bredou
22:56journaliste politique
22:57et responsable éditoriale
22:58aux questions de genre
22:59à Mediapart
23:00Isabelle Steyer
23:01avocate spécialisée
23:02dans les violences faites
23:03aux femmes
23:03et Anthony Martin
23:04rédacteur en chef
23:05culture à RTL
23:10Le fait qu'il puisse
23:11toujours se produire
23:12sur scène
23:13c'est qu'en fait
23:14la justice doit aussi
23:15protéger les futures victimes
23:16et aujourd'hui
23:18on le voit
23:19avec les dizaines
23:20dizaines de témoignages
23:20et aussi la réponse judiciaire
23:22qui commence à se mettre en marche
23:23que en fait
23:23Patrick Baudel
23:24reste un danger
23:25aujourd'hui
23:25et que là
23:26il y a un manquement
23:27en fait
23:27dans la protection
23:29C'est Claudia
23:30militante nous toutes
23:31Paris Nord
23:32qui était invitée
23:33d'Amandine Bégaud
23:34dans RTL Midi
23:35d'abord
23:35est-ce que la carrière
23:36de Patrick Bruel
23:37est sous cloche
23:39au moins jusqu'au jugement
23:41Anthony Martin
23:42Écoutez
23:42il y a une tournée
23:44qui doit démarrer
23:44le 2 octobre
23:45c'est la tournée
23:46qui va lui permettre
23:47de célébrer
23:47qui lui aurait permis
23:48de célébrer
23:49les 35 ans de son album
23:50alors regarde
23:50qu'a déclenché
23:51la Bruelmania
23:52il y a 35 zénith
23:54de programmés
23:54il y a encore
23:55des places en vente
23:56sur certaines dates
23:58on rappelle
23:59quand on regarde
23:59la justice
24:00vous le rappeliez
24:00avant la pause
24:01effectivement
24:01il a le droit
24:02d'exercer son métier
24:03mais alors
24:03si on va un peu plus loin
24:04au minimum
24:05il ne pourra plus
24:05l'exercer comme avant
24:07et si on veut encore
24:08être plus concret
24:09moi je vois mal
24:10comment il pourra
24:11dans les mois
24:12qui viennent
24:13monter sur scène
24:14pour être applaudi
24:14chaque soir
24:15que se passera-t-il
24:17dans sa tête
24:19et que se passera-t-il
24:21dans la salle
24:21j'ai noté la phrase
24:22quand il entamera
24:23ce couplet
24:23de l'incontournable
24:24cassé la voix
24:25et les filles de la nuit
24:26qu'on ne voit jamais le jour
24:27et qu'on couche dans son lit
24:28en appelant ça de l'amour
24:30tout va pouvoir être
24:32réinterprété
24:32relu
24:33je pense que c'est intenable
24:34est-ce que
24:35vous pensez
24:36vous Lénaïc Bredou
24:37qui peut
24:39décemment
24:39aller interpréter
24:41ses chansons
24:41sur une scène
24:43décemment
24:44je ne sais pas
24:44c'est après la conscience
24:45de chacun et chacune
24:46par exemple
24:47que des fans
24:48qui écoutent ces chansons
24:49en boucle
24:49depuis des années
24:50et continuent
24:51à avoir envie
24:52de les écouter
24:53je ne suis pas là
24:53ni pour juger ça
24:54ni pour même
24:55avoir un avis
24:55là-dessus
24:56c'est là où
24:57il ne faut pas
24:58tout mélanger
24:58je pense
24:59mais c'est sûr
25:00qu'un artiste
25:01c'est plus que lui-même
25:02c'est-à-dire que
25:03quand il se produit
25:04devant des salles
25:04avec des milliers de personnes
25:06c'est une sorte de promotion
25:07et en plus un chanteur
25:08qui met quelque chose
25:09de lui en scène
25:10dans ses chansons
25:11effectivement
25:12il y a des chansons
25:13aujourd'hui
25:13quand on les écoute
25:14quand on entend
25:15les paroles
25:16forcément
25:16il y a un effroi
25:17qui nous saisit
25:18on ne peut pas faire autrement
25:19mais surtout
25:19ça c'est après encore
25:20chacun qu'on peut dire
25:21ça c'est biaisé quand même
25:22on ne peut pas quand même
25:23les recrétire
25:24forcément
25:24on ne peut pas non plus
25:26ne pas les écouter
25:26avec
25:27aujourd'hui
25:28après avoir entendu
25:29les 30 femmes
25:29qui se plaignent
25:30de son comportement
25:31mais il y a une autre chose
25:32c'est qu'il y a plusieurs
25:34des faits
25:34et des témoignages
25:35qui sont rapportés
25:36aujourd'hui
25:37dans les enquêtes de presse
25:38et dans les enquêtes judiciaires
25:39qui concernent
25:41des concerts
25:42en marge de concert
25:43en marge de tournée
25:45promotionnelle
25:45etc
25:46et là ça veut dire
25:47que les employeurs
25:48les producteurs
25:49ceux qui font les tourneurs
25:51sont responsables
25:52de la sécurité
25:53des salariés
25:54qui sont employés
25:56sur ces tournées
25:56donc y compris
25:57du personnel féminin
25:58de ces tournées
25:59comme tous les employeurs
26:00ont des obligations
26:02à remplir
26:03de sécurité
26:04des salariés
26:05il aurait fallu interdire ?
26:06non je ne dis pas interdire
26:07je dis juste que
26:07de toute façon
26:08les employeurs
26:09ceux qui
26:09les producteurs
26:10les propriétaires de salles
26:12doivent absolument
26:13mettre en place
26:14des mesures
26:14de protection
26:15des salariés
26:16Anthony Martin
26:16c'est un cas à part
26:17artistiquement
26:18Patrick Bruel
26:19pourquoi ?
26:19parce qu'il est son propre producteur
26:20c'est lui
26:22et lui seul
26:23qui peut décider
26:24d'annuler
26:25sa tournée
26:25des Zéniths
26:26ou alors un préfet
26:27en invoquant
26:28le trouble à l'ordre public
26:29c'est à dire que c'est lui
26:31et c'est aussi pour ça
26:32que pour l'instant
26:33sa tournée
26:33est maintenue
26:34parce que
26:35les différentes personnes
26:36que j'ai eu au téléphone
26:37me disent
26:37s'il annule tout
26:38tous les frais
26:40sont à sa charge
26:41et ça représenterait
26:42une dizaine de millions d'euros
26:43voilà
26:44parce que sinon
26:45il va devoir attendre
26:46combien de temps
26:47Karine Noblinsky
26:48combien de temps
26:48ça peut prendre
26:50jusqu'au jugement
26:51bah écoutez
26:52j'ai envie de vous dire
26:52dans une information
26:53judiciaire normale
26:55de la vie de tous les jours
26:56ou dans une information
26:57judiciaire
26:57on va essayer les deux
26:59comme ça on va
27:00en général
27:01vraiment
27:01les délais ne sont pas
27:02ceux de notre réalité
27:04c'est vraiment
27:05je trouve que c'est vraiment
27:06fondamental de le rappeler
27:08j'y reviendrai
27:09une information judiciaire
27:11en règle générale
27:12au moment de la mise en examen
27:13un magistrat instructeur
27:14pourrait vous dire
27:15voilà le délai
27:15d'achèvement de la procédure
27:17ça va être
27:1712 mois
27:1824 mois
27:19et on sait en plus
27:21c'est ce qu'il faut comprendre
27:22que
27:24en matière de détention
27:26les juges d'instruction
27:27sont tenus
27:28par des délais
27:29c'est à dire
27:30que la détention provisoire
27:31ne peut pas
27:31vous comprenez
27:32être prolongée
27:337 ans
27:348 ans
27:349 ans
27:35et là il n'est pas en détention
27:36donc il n'y a pas de délai
27:37vu qu'on parle d'une mise en examen
27:39où la mise en examen
27:40est placée uniquement
27:41sous contrôle judiciaire
27:43et donc dans ce cas là
27:44c'est des délais
27:44qui sont indicatifs
27:46les dossiers
27:47normalement prioritaires
27:48c'est les dossiers
27:49de personnes incarcérées
27:51avant le jugement
27:52c'est ce qui prime
27:53normalement en France
27:54c'est aussi pour ça
27:55qu'il y a énormément
27:56de dossiers
27:57de violences sexuelles
27:58où il y a de la détention
28:00évidemment
28:00mais d'autres
28:01où il n'y a pas de détention
28:02et donc ces dossiers
28:04ils peuvent prendre
28:04des années
28:05vraiment des années
28:07alors j'imagine bien
28:08parce que c'est toujours le cas
28:09et on le voit là
28:10que ce soit
28:11l'affaire Depardieu
28:13ou d'autres affaires
28:13c'est aller relativement vite
28:15c'est une réalité
28:16donc en fait
28:17moi je ne peux que le souhaiter
28:19là je ne viens pas du tout
28:20jeter
28:20vous voyez
28:21l'opprobre
28:22sur ce dossier là
28:24c'est très bien pour les victimes
28:26future partie civile
28:27si elle se constitue
28:28ce que j'imagine
28:29et pour le mise en examen
28:30que ce dossier
28:31aille vite
28:32vous l'avez rappelé
28:32personne
28:33tout à l'heure
28:34c'est bon pour personne
28:35en fait
28:35cette durée des procédures
28:37mais
28:38ce n'est pas
28:38les délais habituels
28:39aujourd'hui
28:40Anthony Martin
28:41il y a eu des annulations
28:42de concerts tout de même
28:43mais que c'était pas
28:44dans le cadre des festivals
28:46il était programmé
28:47dans les festivals
28:48donc là après
28:48il peut y avoir un arrangement
28:49il faut rembourser
28:50l'argent
28:51qui lui a été versé
28:52mais pour les Zénith
28:54c'est vraiment autre chose
28:55on parle vraiment
28:56d'un enjeu aussi financier
28:58pour Patrick Bruel
28:58et lui seul
28:59c'est à dire que
29:00c'est vraiment lui
29:00qui doit
29:01s'il annule
29:01rembourser la billetterie
29:03tout le staff
29:04le matériel
29:05donc c'est colossal
29:07bien sûr
29:07et on imagine évidemment
29:09que rien n'aura changé
29:10d'ici le mois d'octobre
29:11l'affaire ne sera pas jugée
29:13ça on en est sûr
29:14parce qu'au cours
29:15de l'information judiciaire
29:16il y a de nombreux actes
29:17en fait
29:18qui vont être diligentés
29:19maintenant par les juges
29:20d'instruction
29:20que ce soit parfois
29:21des expertises psychologiques
29:23ou psychiatriques
29:24sur les parties civiles
29:25sur le mise en examen
29:26on va entendre
29:27d'autres témoins
29:28ils vont auditionner
29:29maintenant
29:30les parties civiles
29:31parce que c'est le statut
29:32qu'elles vont avoir
29:33si elles se constituent
29:34dans le cadre de cette procédure
29:35elles vont être entendues
29:36pour la première fois
29:37par un magistrat instructeur
29:39il y a des délais qui courent
29:40c'est à dire que
29:41les avocats ont la possibilité
29:42de déposer des requêtes
29:43en nullité
29:44au cours des 6 prochains mois
29:46il y a énormément
29:47d'aspects qui vont être
29:48étudiés
29:49et examinés
29:50et je l'imagine
29:51voilà
29:52solidement par
29:53ces 3 avocats
29:54oui puis il y a les plaintes
29:54avec constitution
29:55de partie civile aussi
29:57c'est à dire
29:57les plaintes
29:58qui sont déposées
30:00par les plaignantes
30:01alors que l'affaire
30:02a été classée sans suite
30:03et qui sont entre les mains
30:05d'autres juges d'instruction
30:06alors quelle sera la politique
30:09du parquet
30:10et du président du tribunal
30:12est-ce qu'ils vont
30:13ramasser toutes ces plaintes
30:14entre les mains
30:15de ces 3 juges
30:17est-ce qu'il va y avoir
30:18plusieurs juges
30:18mais s'il y a plusieurs juges
30:19par conséquent
30:20il y a plusieurs jugements
30:21avec
30:22après une question
30:23sur la confusion des peines
30:24oui l'affaire est tentaculaire
30:25elle est tentaculaire
30:26et elle est aussi
30:27c'est son issue aussi
30:28c'est ça
30:28et il y a une affaire aussi
30:30à l'étranger
30:31donc est-ce que
30:33le pays va se dessaisir
30:35pour la France
30:37on a la Belgique
30:37et la Suisse
30:38on est dans des interrogations multiples
30:40ce que l'on sait
30:41en tous les cas
30:42c'est qu'il y a des dossiers
30:43il est mis en exemple
30:44pour des faits criminels
30:46donc dans la mesure
30:47où il y a des faits criminels
30:47les procédures sont
30:48beaucoup plus longues
30:49et on sait que
30:50pour la Cour européenne
30:51et Droits de l'Aude
30:525 ans d'instruction
30:53ça a été validé
30:54quand on est libre
30:55donc ça peut être très long
30:56effectivement
30:57les interlocuteurs
30:58que j'ai eu au téléphone
30:59me disent que
30:59si la renoncée
31:00à toute cette tournée estivale
31:01donc des festivals
31:02c'est aussi pour se laisser du temps
31:04dégager du temps
31:05plusieurs mois
31:06pour laisser voir
31:07comment vont évoluer
31:08les choses
31:09pour aussi préparer
31:10encore plus
31:11son dossier
31:12sa défense
31:13il peut reporter aussi
31:14sa tournée
31:15il peut se dire
31:16j'ai essayé de gagner
31:17un peu plus de temps encore
31:18bien sûr
31:19puisque c'est lui
31:19vraiment qui a les clés
31:20de la tournée
31:21il est son propre producteur
31:22c'est un cas unique
31:24dans le showbiz
31:24c'est un cas unique
31:26ah oui à ce niveau là
31:26et est-ce qu'on sait
31:28aujourd'hui
31:28quel est son état d'esprit
31:29par rapport à ça
31:31moi les gens
31:32que j'ai eu
31:32au téléphone
31:34me disaient
31:34qu'il avait hâte
31:35d'être entendu
31:36parce qu'il avait hâte
31:37de parler
31:38son entourage
31:39aussi avait hâte
31:39qu'il parle
31:40parce que beaucoup
31:41dans son entourage
31:42proche ou moins proche
31:42même des gens
31:43qui l'ont croisé
31:45en tant que producteur
31:46au cinéma
31:46ou à la télé
31:47disent
31:47attendez
31:48ça veut dire quoi
31:48ça veut dire
31:49qu'on peut nous soupçonner
31:50d'avoir été complice
31:51de tout ça
31:51de s'être tu
31:52parce que personne
31:53voilà
31:54beaucoup sont sidérés
31:57tout le monde
31:57dans le milieu
31:59savait et sait
32:00que Patrick Bruel
32:01est un homme à femme
32:02un dragueur
32:03un gros dragueur
32:04qui peut être lourd
32:05mais de là
32:06à parler de viol
32:07beaucoup sont sidérés
32:09par ce qui arrive
32:11Le Naïk Bredou
32:12vous avez le senti
32:13je vous sens plus sceptique
32:14pas du tout
32:15c'est pas contradictoire
32:16mais c'est juste
32:16qu'on a aussi découvert
32:18après la révélation
32:19d'une multitude
32:19de témoignages
32:20que dans de nombreux endroits
32:22où on pensait
32:22que personne ne savait
32:23beaucoup de gens
32:24savaient qu'il y avait
32:25un problème
32:25et plus que
32:26quelqu'un de séducteur
32:27quelque chose
32:28en relevant
32:28de la nécessité
32:29de protéger
32:30puisque
32:31on a révélé
32:32que dans l'équipe
32:34des enfoirés
32:35pendant des années
32:35et des années
32:36lors de concerts
32:37des bénévoles
32:38ont été mis en garde
32:39ont été parfois
32:40mis à l'écart
32:40on leur a dit
32:41ne reviens pas là
32:42ne sois pas seul
32:42ne reste pas seul
32:43que c'était aussi le cas
32:44à TF1
32:45dans une émission
32:4750 minutes inside
32:47où la chaîne
32:49a confirmé
32:50que la consigne
32:50était passée
32:51que ce soit
32:51des hommes
32:52qui interviewent
32:53Patrick Bruel
32:53donc ça veut bien dire
32:54qu'il y avait
32:55des indices
32:56des petits cailloux
32:57au fil du temps
32:57comme très souvent
32:58dans ces affaires
32:59qui auraient dû
33:00nous alerter bien avant
33:01merci à tous
33:02d'être venus
33:03sur ce plateau
33:04demain Thomas Soto
33:05recevra
33:05Jean-Philippe Tanguy
33:06député RN de la Somme
33:08président délégué
33:09du groupe RN
33:09à l'Assemblée
33:10et Marc-Olivier Fogiel
33:11accueillera
33:12Maëva
33:12victime présumée
33:14de viol
33:14par Joël Barrella
33:15le père
33:16de Jérôme Barrella
33:17on sait que c'est
33:18le principal suspect
33:19dans l'affaire Liana
33:20il est l'heure
33:21de retrouver
33:22Eric Silvestro
33:23bonsoir Eric
33:24bonsoir Anne-Sophie
33:24c'est le grand jour
33:25oui c'est le grand jour
33:26la Coupe du Monde
33:27débute
33:27Mexique
33:27Afrique du Sud
33:28la cérémonie d'ouverture
33:29toutes les dernières
33:30hausses des bleus
33:30j'en ai plein de
33:31tous vos doudous
33:32sont là
33:32un coq
33:33un du bruit
33:34ah bah voilà
33:36on est ensemble
33:36comme inuit
33:37pour l'encre
33:37cette Coupe du Monde
33:38ils seront pas de trop
33:39à tout de suite alors
33:50merci d'écouter RTL
33:55merci d'avoir regardé cette vidéo
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