Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Jean-Vincent Chantreau, secrétaire général de l'union française des pêcheurs artisans (UFPA)

Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4


##ACTU_DU_JOUR-2026-04-16##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas, Mot de Coffleur.
00:08Les prix du carburant ne baissent pas malgré les annonces faites par le gouvernement qui souhaite encadrer les marges des
00:12distributeurs.
00:13Mais les automobilistes ne sont pas les seuls concernés.
00:16Les chauffeurs de poids lourd l'ont d'ailleurs fait savoir il y a deux semaines.
00:19Mais cette fois-ci, ce sont les marins pêcheurs qui se mobilisent.
00:22Et nous sommes avec Jean-Vincent Chantreau, le secrétaire général de l'Union française des pêcheurs artisans, pour en parler.
00:27qui sera là dans un petit instant.
00:29Perico, je disais tout à l'heure qu'en 2018, c'était la raison, l'augmentation des prix du carburant,
00:33qui avait fait que les Français étaient descendus dans la rue aujourd'hui.
00:36Est-ce que vous pensez qu'il pourrait redescendre ?
00:38Nous sommes un pays où le transport par la route reste quand même le transport majoritaire.
00:42Ça fait tellement longtemps qu'on demande à ce que le ferrotrain remplace les transports,
00:48plus les dégâts que ça peut poser sur le plan environnemental et les accidents.
00:52Et puis bien entendu, pensons à ces marins pêcheurs.
00:54Là, le mazout, on appelle ça vraiment le mazout, le fioul.
00:57Que l'on met dans les bateaux est essentiel pour qu'ils puissent sortir.
00:59En plus, ça consomme beaucoup un bateau.
01:01Ils sont obligés d'aller loin de plus en plus loin.
01:03Et c'est sûr qu'en termes économiques, c'est catastrophique.
01:06S'ils ne peuvent pas gérer et que ça grève leurs bénéfices tous les ans,
01:11ils en perdent un petit peu.
01:12Alors là, en plus, avec le conflit dans la guerre du Golfe,
01:15le blocus du Littra d'Ormuse, ça prend des proportions incouvantables.
01:18Mais le problème est toujours le même.
01:20En France, le problème, ce n'est pas que c'est les pétroliers qui vendent la pétrole
01:24qu'on achèterait trop cher.
01:25Hier, le pétrole, il n'est pas si fier que ça.
01:27Les pétroliers ne prennent pas beaucoup de marge.
01:29Les distributeurs, le gouvernement a demandé hier à ce qu'ils fassent des marges.
01:32Il faut un ou deux centimes.
01:33C'est le gouvernement qui nous étrangle avec cet agro.
01:36Oui, qui surtaxe.
01:37Alors justement, on va en discuter avec Jean-Vincent Chantreau.
01:39Vous êtes là, Jean-Vincent Chantreau ?
01:42Oui, bonjour.
01:43Bonjour.
01:43Merci d'être à l'antenne de Sud Radio.
01:45Alors, vous êtes le secrétaire général de l'Union française des artisans-pêcheurs
01:50ou des pêcheurs-artisans.
01:52Enfin, en tout cas, vous êtes des petits pêcheurs qui sortent tous les jours en mer
01:54et qui nous ramènent du poisson et du poisson frais essentiel pour notre alimentation
02:00et le patrimoine français.
02:02La situation-là commence à devenir vraiment très dure au niveau du prix du carburant.
02:08Oui, écoutez, c'est insupportable.
02:13Vous savez que notre limite de tolérance est aux alentours de 0,60, 0,70 euros par litre de gasoil.
02:23Et aujourd'hui, on est, malgré les aides du gouvernement, encore 1,10, 1,20 euros.
02:29Donc, les bateaux seront le long du quai.
02:33Mais ceux qui peuvent encore sortir avec les fonds de cuve, continuent de travailler.
02:38Mais c'est impossible de faire le plat.
02:40Ça veut dire que la différence de prix, vous la reportez sur le prix du poisson.
02:43C'est évident.
02:45Alors, non, on ne peut pas le reporter sur le prix du poisson.
02:48Parce que ce n'est pas nous qui signifions le prix du marché.
02:52Le prix du marché s'est habillé en privé par les marailleurs qui achètent notre vie.
02:57Et les marailleurs, eux, limitent leur prix d'achat en fonction des capacités d'achat des consommateurs.
03:03Vous comprendrez bien qu'une fois que les consommateurs ont fait le plein d'essence ou de gasoil,
03:09avant d'aller faire de leurs courses, il ne leur reste plus d'argent pour pouvoir acheter de l'aliment.
03:13Donc, vous le prévez sur votre marge.
03:14C'est vous qui êtes obligé de restreindre le prix.
03:17Ce n'est même plus de la marge, là.
03:20C'est du déficit.
03:23Quelle est la solution dans ces cas-là ?
03:25Vous demandez au gouvernement, est-ce que spécifiquement sur la branche des gens de la mer,
03:30et en particulier des artisans pêcheurs comme vous,
03:32vous demandez une tarification particulière ou alors un subside ?
03:37Parce que le gouvernement préfère toujours faire des chèques.
03:38Vous préférez avoir une baisse de la taxation, de la fiscalité sur le prix du carburant, je suppose.
03:45Alors, écoutez, on n'est pas là pour faire de la mendicité.
03:48Nous avons fait des propositions au gouvernement.
03:51La première des propositions à court terme est celle de pouvoir utiliser les bénéfices de la féolienne
03:59qui a été versée par les différents producteurs d'énergie
04:06et qui ont été renversés au Comité national des pêches et aux comités régionaux,
04:11qui représentent grosso modo 60 millions d'euros,
04:15dans un premier temps pour pouvoir passer à un cap.
04:18Mais ensuite, on veut des solutions à long terme.
04:22Et cette solution à long terme, elle passe bien évidemment par une révision des marges bénéficiaires
04:26que peuvent faire les distributeurs ou les compagnies pétrolières.
04:32Mais nous, notre proposition, elle est simple et elle rejoint celle des agriculteurs,
04:37c'est-à-dire, au niveau de l'Union européenne, mettons une micro-taxe,
04:43une micro-taxe de l'ordre de ne plus qu'un centime d'euro
04:48sur tous les produits importés en provenance de pays tiers,
04:53produits alimentaires importés en provenance de pays tiers,
04:57qui viennent en concurrence avec nos produits nationaux
05:01et avec ces fonds, créons un fonds souverain au niveau européen
05:08qui permettent d'allier ces problématiques de crise qu'on fait.
05:11Voilà, c'est quelque chose qui serait un de l'or pour les consommateurs,
05:16un de l'or pour les consommateurs,
05:18deux centimes d'euros, c'est rien,
05:20mais au niveau de l'Europe, ça représente une manne silencière phénoménale
05:24qui permettrait, tout au moins, de faire accepter provisoirement
05:28toutes ces histoires de Mercosur, d'accord avec l'Australie, avec l'Inde, etc.,
05:34sur l'importation des produits agroalimentaires en Europe.
05:38Que vous répond le gouvernement sur cette proposition ?
05:40On vous écoute ?
05:41Alors, écoutez, ce qui est comique,
05:44c'est que Mme Chabot, ministre de la Mer en charge de la pêche,
05:48a trouvé cette proposition pertinente.
05:50Ah bah écoutez, tant mieux !
05:52ce que l'on sait dire, dans ses récos auprès de la Commission européenne.
05:58Non mais là, c'est urgent, Jean-Vincent Centraux.
06:00Et on dit à la France qui décide.
06:02Là, il faut que la décision soit prise rapidement, vous êtes d'accord ?
06:06Voilà, alors, une décision rapide,
06:08une décision rapide, c'est celle de pouvoir affecter les fonds de la tête féolienne
06:14au bénéfice des pêcheurs artisans
06:16pour qu'ils puissent bénéficier de cette manne financière,
06:20ou qu'il y ait une manne financière,
06:23pour baisser le pied des carburants.
06:25Mais on veut, en termes, sans impacter le portefeuille des contribuables.
06:31Et on nous répète sans arrêt,
06:33mais c'est une décision européenne.
06:35On ne peut pas l'appliquer au niveau français, etc.
06:38parce qu'on est obligé de suivre les règles européennes.
06:41Est-ce que vous avez contacté Bruxelles directement ?
06:44Vous avez le droit de faire une démarche auprès de lui.
06:46Bien sûr, bien sûr.
06:46Qu'est-ce que ça a donné ?
06:47On a contacté.
06:49Eh bien, écoutez, nous avons rendez-vous avec M. Castas-Cadis
06:54au mois de juillet, tout début juillet.
06:58C'est le seul plénom qu'il a trouvé disponible pour nous.
07:02Et on a des propositions à mettre sur la table.
07:05Et malheureusement, on n'est pas les plus bons.
07:07Même au niveau français,
07:08ça fait déjà 15 jours qu'on nous reporte à rendez-vous
07:12au niveau ministériel.
07:14Et voilà.
07:15Pendant ce temps-là, on va les mettre dans le domaine duquel.
07:17Est-ce que vous agissez en bonne intelligence
07:19avec les autres artisans-pêcheurs européens ?
07:21Les Espagnols, les Italiens, ils sont frappés
07:24dans les mêmes conditions que vous.
07:26Est-ce qu'il y a une solidarité de la pêche à ce moment-là ?
07:29Tout à fait.
07:30Pour votre gouvernement,
07:32nous avons créé avec l'Union française des pêcheurs-artisans
07:35un mouvement européen
07:37qui s'appelle l'Alliance européenne des pêcheurs-artisans.
07:41Ils regroupent les pêcheurs espagnols,
07:43irlandais, portugais, italiens
07:45qui sont tous confrontés aux mêmes problématiques que les nôtres
07:48et qui font toutes les mêmes propositions
07:50au niveau de l'Union européenne.
07:52Malheureusement, on n'est pas écoutés.
07:53Parce qu'en face de nous,
07:55on a le lobby de la pêche industrielle
07:57qui nous étouffe.
07:58Comme toujours.
07:59Comme toujours.
08:00On voit que vous n'êtes pas la priorité du gouvernement
08:01en ce moment, apparemment.
08:02Jean-Vincent Chantreau,
08:04vous organisez un rassemblement national
08:06le 2 mai, justement,
08:07pour protester contre ces augmentations du carburant
08:10et réclamer, justement, des solutions au gouvernement.
08:14Est-ce que vous regrettez
08:15que les Français ne soient pas davantage mobilisés,
08:17en fait, à vos côtés ?
08:18Parce qu'on faisait référence tout à l'heure,
08:19à 2018, les Gilets jaunes,
08:21la grande mobilisation des Français
08:22dans la rue, partout en France.
08:24Aujourd'hui, on a l'impression
08:25qu'il y a une espèce de résignation.
08:26Est-ce que vous la ressentez, cette résignation, vous ?
08:30Alors, c'est évident qu'il y ait une résignation.
08:33D'autant plus quand elle est argumentée
08:35sur un plan politique.
08:36Notre mouvement, Réveil des terroirs,
08:38l'Union française des pêcheurs-artisans,
08:40nous sommes un mouvement totalement impolitique.
08:42Et ce que nous voulons faire,
08:44c'est fédérer les sources vives de la nation,
08:46les artisans, les commerçants.
08:48Et là, nous venons d'être rejoints
08:50depuis quelques jours par la CACF,
08:54les artisans et les commerçants,
08:57par tout un tas de mouvements
09:02des trains et transporteurs routiers, etc.
09:06Et ce mouvement que nous voulons faire,
09:08le 2 mai.
09:10Aujourd'hui, on est en train d'essayer
09:12de mobiliser autour de nous
09:13un maximum de professionnels,
09:16mais aussi de citoyens
09:17qui sont impactés par cette crise.
09:19La dernière nouvelle que nous venons
09:21pour recevoir ce matin
09:23de la part de la préfecture de police de Paris,
09:27c'est que pour pouvoir organiser
09:29cette manifestation
09:32sur la place du Trocadéro,
09:34on nous demande une caution bancaire
09:36de 10 millions d'euros.
09:38De 10 millions d'euros ?
09:3910 millions d'euros.
09:41Il y a des cautions bancaires
09:43pour les droits de manifester.
09:45Oui, parce qu'en fait,
09:47le parti du Trocadéro,
09:49est un espace qui fait partie
09:51du patrimoine national,
09:53monuments historiques, etc.
09:55Et donc, voilà,
09:57pour protéger et éviter
09:58d'avoir des dégradations
10:00des monuments publics,
10:01on nous demande 10 millions d'euros
10:03de caution bancaire.
10:04Bon, ça, c'est une vraie question,
10:05parce que toutes les semaines,
10:06il y a des manifestations
10:07sur le parvis du Trocadéro, quand même.
10:08Oui, mais s'il y a...
10:09Il y a sa menée de son rêve
10:10qui dépasse 10 millions de...
10:11Ah bon.
10:12Vous trouverez à d'autres endroits.
10:13Jean-Vincent Chantereau,
10:14vous comptez combien d'adhérents
10:15à l'Union des artisans-pêcheurs ?
10:19Alors, nous avons un peu plus
10:21de 200 armements
10:24qui sont membres de l'UFPA
10:27et membres de nos associations
10:29au niveau des pêcheurs artisans.
10:31Ce qu'il faut savoir,
10:32c'est qu'en France,
10:33il y a moins de 3 000 bateaux
10:36de pêche artisanale
10:37qui vont entre des petits bateaux
10:39de 4, 5 mètres, 6 mètres
10:41jusqu'à 25 mètres,
10:43parce que c'est la lignée.
10:43Oui.
10:44Nous fournissons,
10:45comme vous le disiez,
10:46les marchés régionaux,
10:48nous approvisionnons
10:49les poissonneries,
10:50nous approvisionnons Paris,
10:51nous approvisionnons
10:52la France entière
10:53avec des produits de crêpe
10:55et on nous laisse
10:57en bord de l'été.
10:58Voilà.
10:58Aujourd'hui, c'est ça.
11:00Je suis persuadé que...
11:01Alors, vous savez,
11:02les agriculteurs,
11:03ils ont des tracteurs
11:03pour aller sur les routes.
11:05Évidemment, ils suicident
11:06la sympathie et la solidarité
11:07des Français.
11:08Vous n'allez pas venir
11:08avec vos bateaux,
11:09vous n'allez pas remonter la Seine,
11:10ça serait compliqué.
11:11Mais je suis persuadé
11:12que votre cause est entendue
11:13par les Françaises
11:13et les Français
11:14avec la même passion
11:16et avec le même intérêt.
11:17J'espère que vos revendications
11:19aboutiront
11:20et que le gouvernement
11:22et Bruxelles
11:22prendront les mesures nécessaires
11:23pour vous constituer
11:24à pêcher du bon poisson.
11:26Vous faites partie du paysage
11:27et du patrimoine français.
11:28Et voilà, la préoccupation
11:30est la même pour vous
11:31et vous êtes des gens
11:31méritants et courageux
11:32parce que ce n'est pas
11:33un métier toujours évident
11:34même si c'est un très beau métier.
11:35Merci Jean-Vincent Chantreau
11:36d'avoir été à l'antenne
11:37de Sud Radio.
11:39C'est certain un dernier mot
11:40seulement pour vous dire
11:41que quand vous partez en vacances,
11:45vous êtes heureux
11:46de voir dans les ports de pêche
11:48tous ces bateaux colorés
11:50de pouvoir pousser
11:51un plateau de trés de mer.
11:53Et ces plateaux de trés de mer,
11:54ce bonheur,
11:55il vient des pêcheurs artisans.
11:57Et des sols et des sardines
11:58dans nos assiettes, bien sûr.
11:59Merci Jean-Vincent Chantreau.
12:00A bientôt.
12:01Qu'est-ce qui se passe
12:01à 13h, Péricault ?
12:02Eh bien, à 13h,
12:03nous allons avec Patrick Roger,
12:05directeur général de Sud Radio,
12:07faire un bilan
12:08sur cette journée d'hier,
12:09le colloque de printemps
12:10de la planète
12:11avec les intervenants.
12:12On va voir tous...
Commentaires

Recommandations