- il y a 9 heures
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Avec Jean-Frederic Poisson, president de Via - la voie du peuple, auteur de "La dictature du bien" éd. du Verbe Haut
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NewsTranscription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:08Vous êtes bien sur Sud Radio entre ce lundi 1er juin 2026, il est 13h04,
00:14et je reçois Jean-Frédéric Poisson, ancien député des Yvelines,
00:18président du Parti chrétien démocrate et auteur de La dictature du bien,
00:24aux éditions du Verbe Haut, les néolibéraux vous promettent la liberté et vous vendent une cage.
00:30La formule qui résume l'ouvrage est parfaite.
00:33Nous allons voir avec Jean-Frédéric Poisson, qui est un homme engagé,
00:37j'ai parlé du Parti chrétien démocrate, on va dire que c'est un chrétien social, pour définir l'idéologie.
00:43La doctrine sociale de l'Église, on en parlait récemment avec l'encyclique Magnificat Humanis de Léon XIV,
00:49qui reprenait l'encyclique Rom Novarum de Léon XIII, sur justement cette doctrine sociale de l'Église.
00:55Et vous, c'est une analyse, je le dis, c'est une analyse de chrétien, libre, homme libre, proche du
01:00peuple.
01:01Vous vous inquiétez de ce néolibéralisme, qui habillait le libre-échange, la liberté d'entreprendre.
01:08Finalement, nous vend des systèmes qui peuvent conduire à une certaine forme de totalitarisme économique,
01:14en tout cas une privation de liberté pour ceux qui viennent d'entreprendre.
01:18Jean-Frédéric Poisson, il y a tellement de thèmes qui vous ont habité,
01:21vous avez combattu à côté de Christine Boutin, plutôt sur les questions sociétales.
01:27Là, vous allez sur l'économie, vous êtes vraiment inquiet sur les méfaits d'un néolibéralisme
01:32qui prend possession comme ça de la planète, tout doucement, une espèce de pieuvre qui prend possession du monde.
01:37J'ai observé, comme beaucoup de nos compatriotes, un paradoxe dans le débat public,
01:44tel que ceux qui nous dirigent, ceux qui sont au pouvoir, parce que nous diriger serait autre chose.
01:50Oui, c'est la nuance très forte.
01:51Ceux qui sont au pouvoir nous expliquent qu'eux, libéraux, sont le dernier rempart
01:56contre le retour des fascismes, des obscurantismes et des trucanismes de tout poil, d'un côté.
02:02Et d'un autre côté, nous n'avons jamais connu, dans le temps récent,
02:07autant de restrictions de nos libertés individuelles et collectives, et dans toutes les directions.
02:13Je ne parle pas simplement de la crise de la Covid, sous laquelle un certain nombre de nos libertés ont
02:19été rabotées,
02:21pour des raisons qui n'étaient pas toujours très bonnes, il faut quand même les reconnaître maintenant.
02:25Nous avons des mécaniques de censure des réseaux sociaux qui se mettent en place,
02:29qui conduisent notre ministre des Affaires étrangères à nous expliquer que, je cite,
02:32il va falloir mettre au pas les réseaux sociaux, c'est une citation.
02:37Nous avons l'identité numérique et l'euro numérique qui arrivent petit à petit,
02:40donc petit à petit se mettent en place un espèce d'outil de surveillance généralisée,
02:45de contrôle généralisé de la population, au nom de la liberté, au nom du bien.
02:49Et on nous explique dans le même temps que si vous ne croyez pas dans ce projet de société,
02:53si vous ne le soutenez pas, vous n'êtes pas seulement en désaccord,
02:57vous êtes un ennemi, vous êtes un dangereux, et donc il faut vous faire taire ou vous réduire au silence,
03:01ou pourquoi pas vous empêcher purement et simplement de faire ce que vous voulez.
03:05Donc, c'est ce paradoxe qui m'intéressait, et je me suis dit,
03:08mais alors, est-ce qu'ils sont aveugles, est-ce qu'ils sont idiots, est-ce qu'ils mentent ?
03:11Peut-être les trois à la fois d'ailleurs.
03:13Ou bien est-ce qu'il y a un projet politique derrière ça ?
03:15Et il y a un projet politique derrière ça, qui est que,
03:19puisqu'on a pris le parti dans les gouvernements occidentaux,
03:24récents en tout cas, en tout cas c'est vrai pour Macron et quelques autres dirigeants européens,
03:28et Mme Vanderlien, la tête de la Commission européenne,
03:30on a pris le parti de privilégier le commerce à toutes formes d'activités humaines,
03:34et de faire en sorte que tout soit fait pour que le commerce continue de fonctionner.
03:41fusse au prix des libertés individuelles et collectives.
03:44Et c'est pour ça que ce mouvement général est un mouvement qui démarre il y a un siècle aux
03:48Etats-Unis,
03:49c'est une réflexion sur les échecs du libéralisme du XIXe siècle,
03:52et conduisent aujourd'hui nos dirigeants à considérer que,
03:55à partir du moment où le commerce fonctionne, les échanges fonctionnent,
03:59ceux qui s'enrichissent, s'enrichissent,
04:00parce qu'à la fin du compte, pour l'instant en tout cas, c'est un petit peu ça,
04:04et bien tout doit être sacrifié à ça, y compris ce qui nous est le plus cher,
04:07c'est-à-dire nos libertés.
04:07Frédéric Poisson, pour que ceux qui nous écoutent comprennent bien la nuance,
04:11car c'est un débat qui est ancien, c'est un débat qui est vital, qui est profond,
04:15et qui est à l'origine des clivages qu'il y a sur cette planète aujourd'hui dans le monde
04:19économique,
04:19quelle différence faut-il faire entre le libéralisme à l'origine,
04:23celui de Donald Smith et de Tocqueville, celui de l'économie de marché,
04:27qui permet la libre entreprise dans une concurrence loyale, libre et non faussée,
04:32et le libéralisme financier qui est en train d'installer des formes de monopole ou de contrôle des réseaux économiques.
04:37C'est une évolution, qu'est-ce qui s'est passé ?
04:40C'est un problème d'ordre des facteurs.
04:43L'idée des libéraux, c'est une belle idée, elle consistait à dire,
04:46il faut absolument émanciper l'individu contre l'autorité des pouvoirs monarchiques à l'époque,
04:50c'était le cas en Angleterre et en France.
04:50Donc c'est politique et économique à la fois, c'est une belle idée.
04:52Oui, c'est ça.
04:54Et le meilleur moyen de le faire, c'est de libéraliser le commerce,
04:57parce que dans l'acte de commerce, si je vous achète quelque chose,
05:01je vais vous donner de l'argent, vous allez me donner ce que je vous achète,
05:03et entre nous, il n'y a pas de relation de supériorité.
05:05Ça échappe au contrôle de l'État.
05:06Alors, un, ça échappe au...
05:07Non, mais c'est surtout que nous sommes dans une relation d'égalité stricte dans cet échange.
05:11Vous n'êtes pas un noble et moins un roturier, ni l'inverse,
05:14vous n'êtes pas plus gros, ni plus petit, ni plus grand, ni plus fort, ni plus riche, ni plus
05:16pauvre.
05:17Il y a client-vendeur dans une relation, les juristes appellent ça sinalagmatique,
05:20c'est-à-dire de réciprocité des obligations.
05:22Il y a une égalité stricte entre les contractants.
05:24Armes égales.
05:25Exactement.
05:25Tu vends, je paye.
05:26Donc, c'était un excellent moyen d'émancipation des individus,
05:30en plus du fait qu'est apparue à l'époque cette théorie selon laquelle le marché se régule tout seul.
05:34C'est la fameuse main invisible du marché qui est un thème connu.
05:37Il a fonctionné ce système ?
05:38Pas très longtemps.
05:40En Angleterre par exemple, le parti libéral, l'israélite, ce genre-là...
05:44Ça a fonctionné, mais à quel prix social ?
05:46C'est Dickens, en France c'est Zola, tout ça existe.
05:50Ça c'est libéralisme gentil, on est d'accord.
05:52Ça ne s'appelle pas naturalisme pour rien, cette école de littérature,
05:55ils ont regardé ce qu'ils avaient sous les yeux et puis ils ont décrit la situation.
05:59Et les libéraux ont pris conscience de ces difficultés, ils ont dit bon on a deux piliers,
06:03ont fait confiance à la rationalité de l'individu et à sa responsabilité.
06:07C'est un des libéraux qui disait, si je poursuis mon intérêt,
06:10je contribue mécaniquement à la réalisation de l'intérêt général.
06:13Donc je poursuis mon intérêt.
06:15Donc c'est ma raison, c'est l'individu souverain qui fabrique le bonheur collectif d'une certaine manière.
06:20Et le marché est au service de cette souveraineté naturelle.
06:23Je suis une industrie qui produit, il faut que je vende et faire du profit.
06:26La limite c'est que si je gagne de l'argent en vendant de la drogue, il n'est pas
06:29sûr que j'aurai les intérêts généraux.
06:31Ça c'est la limite de la parenthèse fermée.
06:33Mais ça, si on laisse les deux fonctionner, le marché et la souveraineté d'individus, ça fait des crises.
06:37Une crise terrible, mondiale, que tout le monde a oublié.
06:40En 1873, qui démarre en Europe, qui traverse l'Atlantique, qui met en banqueroute 10 états de l'Union,
06:45qui fait fermer des dizaines de compagnies ferroviaires,
06:47des centaines de milliers de chômeurs, des milliers de membres.
06:49Une catastrophe.
06:51Et des libéraux et des conditions ouvrières et d'un absolument terrible.
06:54C'est la raison pour laquelle Léon XIII fait son encyclite, Réaume-le-Varron.
06:57Ah oui, bien sûr, ça arrive à ce moment-là, parce que, mais dans le même moment...
07:00Il dit quoi ? L'Église ne peut pas laisser faire ça.
07:03Napoléon III rétablit le droit syndical, qui avait été supprimé à la Révolution française.
07:07Les premières internationales ouvrières naissent à ce moment-là,
07:10la défense des intérêts des travailleurs,
07:11et l'Église dit que ce n'est pas possible de provoquer des conditions indignes de travail.
07:14L'Église dit que l'Évangile ne peut pas accepter ça.
07:171891, donc on est en plein dans cette crise.
07:20Et ça produit des guerres.
07:21Et les libéraux se disent que ce n'est pas possible.
07:22On ne peut pas à la fois défendre la souveraineté de l'individu et la liberté du marché.
07:27Ce n'est pas possible.
07:28Parce que quand on fait ça, ça fait des catastrophes.
07:30C'est contradictoire.
07:31Donc, il va falloir faire quelque chose.
07:33Il va falloir choisir entre les deux, je la fais rapide.
07:36Mais vous ne pouvez pas supprimer les coins de marché,
07:37parce que sinon il n'y a plus de création de richesse.
07:39C'est clair.
07:39Donc, s'il y en a un des deux à raboter, c'est la liberté individuelle.
07:43Et donc, et tout ça est théorisé par deux hommes en particulier,
07:46dont je parle dans mon livre, Bernays et Lippmann, deux Américains,
07:49qui disant, grosso modo, il faut maintenir le marché.
07:54On va le réguler un peu, parce que si on le laisse, on va le réguler un peu.
07:57Mais surtout, on va revenir sur la souveraineté populaire.
08:01Et en fait, alors que les libéraux considéraient que le marché était au service de la liberté humaine,
08:06grosso modo, les néolibéraux considèrent que c'est la liberté humaine
08:10qui doit être l'instrument de la performance du marché.
08:11Donc, toute nuance entre économie de marché et libre-échange.
08:15Oui, oui, libre-échange au sens de liberté totale, bien sûr.
08:18C'est-à-dire, libre-circulation, acte unique de 1986.
08:20Oui, à l'économie de marché responsable, dans laquelle le marché et l'économie sont au service de la dignité
08:24humaine,
08:25non aux néolibéralistes, dans lesquels la dignité humaine et sa réduction sont au service de la performance du marché.
08:30Et l'acte unique européenne de 1986, portée par monsieur Jacques Delors, socialiste,
08:37libre-circulation des capitaux et des marchandises.
08:40Donc, le commerce d'abord, on verra pour la personne humaine.
08:43C'est probablement un des péchés originels, il y en a plusieurs de l'Union Européenne d'aujourd'hui.
08:46On le paye encore, hein ?
08:47Bien sûr, oui.
08:48Et ils essaient de rectifier, mais c'est trop tard.
08:50Bien sûr, mais c'est trop tard.
08:51C'est trop tard, mais quand vous voyez tout ce qui est fait ou non, par exemple,
08:55nos auditeurs se souviennent peut-être de cet accord qui n'a pas eu lieu entre Siemens et Alstom,
09:00il y a de cinq grosses dizaines d'années.
09:02La commission de Bruxelles a refusé, parce qu'elle considérait que ça faussait les règles de la concurrence.
09:08Alors que ça allait dans le bon sens.
09:10Alors que ça allait dans le bon sens de la concurrence que pouvait exercer ce gros industriel
09:13contre des énormes mastodontes chinois, nord-américains, etc.
09:17Donc, en fait, on est dans une doctrine qui sacrifie les intérêts des peuples.
09:21Rappelons que c'était une protection européenne.
09:22Deux entreprises européennes se serraient les coudes pour faire face à une concurrence internationale qui était déloyale.
09:28Et la commission dit non.
09:30Oui.
09:30Ce n'est pas conforme au...
09:31Et l'accord n'a jamais eu lieu.
09:34C'était Juncker, qui était président de la commission à l'époque.
09:37Oui, M. Juncker, qui nous expliquait qu'aucun vote...
09:41Il n'y a pas de démocratie au-dessus des traités.
09:44Sa phrase est, il n'y a pas de démocratie au-dessus des traités.
09:46Donc, le traité à le dernier mot.
09:47Ça en dit beaucoup.
09:48Le traité à le dernier mot, et quand le traité est orienté avant tout à la constitution d'un marché
09:53économique ouvert
09:55auquel beaucoup de choses doivent être sacrifiées,
09:57nous sommes dans un ordre désormais néo-libéral.
09:59C'est la thèse de Steve.
09:59Et tout ça a été pensé il y a 100 ans.
10:01Mais quelle est la conséquence ?
10:03La conséquence, c'est que si les peuples veulent se soulever contre ça, s'y opposer,
10:09par des tas de moyens, les votes, les référendums, tout ce que...
10:11Les manifestations, tout ce que...
10:12C'est arrivé.
10:12Et c'est arrivé déjà plusieurs fois.
10:14Remarquez bien que c'est de plus en plus difficile.
10:16Parce que la commission, quand elle n'est pas contente,
10:19elle annule les élections, ou elle prévient qu'elle va le faire,
10:22ou alors elle anticipe sur le fait que ça pourrait arriver.
10:24Et donc, voilà, qu'on fère la Moldavie.
10:25La Moldavie, oui, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie...
10:29La Grèce, qui vote un référendum, et dans la nuit, on lui impose le contraire.
10:33La Grèce, etc. Enfin, voilà.
10:35Il y a dans ces penseurs américains d'il y a un siècle, dont je parle dans ce livre,
10:40cette idée selon laquelle, si vous voulez que le marché devienne la priorité absolue
10:44de l'organisation politique et sociale, ce qui est le choix de principe,
10:48et que, par conséquent, vous orientez, à la fois par la manipulation,
10:53la propagande de masse, et par les réformes institutionnelles,
10:57les libertés individuelles vers la performance du marché,
11:01il ne faut pas le dire trop fort, parce que les gens vont le voir,
11:04qu'ils ont moins de liberté, et qu'on considère qu'ils sont plus souverains.
11:07Donc, on va organiser ce que Walter Lippin a appelé le public fantôme.
11:11C'est-à-dire, l'électorat, le peuple, est dans une salle,
11:15il assiste à une pièce de théâtre qui joue sur scène,
11:17il est persuadé que c'est lui qui a écrit le scénario, choisi les acteurs,
11:20et en fait, tout ça se fait sans lui.
11:22Il y a donc toute cette conception qui consiste à dire, au fond,
11:27c'est une forme de pessimisme sur la nature humaine,
11:29ça aussi, c'est une différence par rapport au libéralisme.
11:31Les libérants sont des optimistes sur la nature humaine.
11:33Quand ils disent que, si je choisis mon intérêt, je vais faire le bien de tout le monde,
11:36c'est une vision qui est optimiste.
11:37L'entrepreneur, par définition, entreprendre...
11:39Exactement, il y a quelque chose d'une vision de l'avenir qui est plutôt ouverte et radieuse.
11:45Les néolibéraux, eux, disent de toute façon,
11:48la souveraineté du peuple, c'est une illusion.
11:51Et c'est écrit en toutes lettres dans les œuvres de Lippmann,
11:53c'est que la crise des démocraties vient du fait que les dirigeants
11:56ont considéré que les peuples étaient souverains et qu'ils les ont écoutés.
11:59C'est écrit quasiment de cette manière-là.
12:01Donc, il faut arrêter avec la souveraineté populaire.
12:03Et pourquoi ?
12:04Parce que, écrit-il,
12:07on pourra...
12:07D'abord, il est impossible
12:09que l'électeur du fin front de l'Oklahoma
12:11sache s'il faut faire ou pas la guerre au Japon.
12:13Il n'en sait rien.
12:14À supposer qu'il ne s'en moque pas, il ne peut pas le savoir.
12:16Et à supposer qu'il avait eu le savoir, il n'a pas les moyens
12:18d'être suffisamment informé pour en décider de manière pertinente.
12:21Mais on ne peut pas lui dire ça.
12:23Donc, ça ne sert à rien d'éduquer les foules
12:25parce que ça n'aura pas de résultat.
12:28Ça ne sert à rien de laisser le peuple souverain
12:29parce qu'il n'y a une catastrophe.
12:30Donc, on va maintenir l'illusion de la souveraineté.
12:33Et qui va gouverner alors ?
12:34Qui va être souverain ?
12:35Les experts.
12:36C'est compté sans Jean-Frédéric Poisson
12:39qui nous alerte à travers son livre
12:40La dictature du bien.
12:42Vous avez parfaitement réunis les enjeux.
12:44Les néolibéraux vous promettent la liberté
12:46et en fait, ils vous vendent une cage
12:47pour mieux exercer leur profit.
12:49Vous nous appelez au 0826 300 300.
12:51Vous avez compris que je reçois Jean-Frédéric Poisson
12:54pour parler libéralisme, néolibéralisme.
12:57Est-ce que les grands trusts financiers aujourd'hui
12:59qui veulent notre bien
13:00et qui nous disent qu'on va s'enrichir
13:01et que ça va dégouliner
13:02le font aussi pour notre liberté
13:04ou au contraire, ils considèrent que
13:06pour mieux vendre leurs produits
13:08il faut museler le peuple.
13:10Pas de questions dérangeantes.
13:12Vous nous appelez au 0826 300 300.
13:15Emmanuel Galasso attend votre appel
13:17et Jean-Frédéric Poisson
13:19y répondra avec l'encourage
13:21qu'on lui connaît.
13:22A tout de suite sur Sud Radio.
13:30C'est le moment de jouer avec Sud Radio
13:32pour gagner votre station météo connectée
13:34de la crosse technologie.
13:36Le leader français des données météo,
13:37ce tout récent modèle de la crosse technologie,
13:40reçoit les données météo en Wi-Fi
13:41et se met à jour en continu.
13:43Grâce à lui, soyez informés
13:45des prévisions météo, des indices UV
13:46et des probabilités de pluie
13:48de votre région sur 5 jours.
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13:55et vous gagnerez peut-être votre station météo connectée
13:58SW404 de la crosse technologie
14:01d'une valeur de 100 euros.
14:03Bonne chance !
14:04Pour ma part, je reçois
14:05Jean-Frédéric Poisson,
14:07auteur de La dictature du bien.
14:09Les néolibéraux vous promettent la liberté
14:11et vous vendent une cage.
14:13Cette formule résume parfaitement
14:15le propos de l'ancien député des Yvelines
14:17et président du parti chrétien-démocrate français
14:20qui nous alerte aujourd'hui à l'antenne
14:23sur les dangers d'un néolibéralisme financier
14:26qui, sous prétexte de nous enrichir
14:28et de faire fonctionner l'humanité,
14:30serait restricteur de liberté.
14:32Et on en a la preuve
14:33et surtout on refuse des référendums
14:36et on dit que les traités sont plus importants
14:39que le suffrage universel.
14:41Jean-Frédéric Poisson,
14:42comment la classe politique,
14:44une partie, a-t-elle pu se prêter à ce jeu ?
14:46Je vois la citation de Jean-Noël Barrault,
14:48notre actuel ministre des Affaires étrangères,
14:50qui dit que pour faire face
14:52à ces grands mouvements d'ultra-droite,
14:54il faut un système libéral
14:56qui nous protège de la dérive.
14:57Il faut mettre au pas les réseaux sociaux.
15:00Mettre au pas les réseaux sociaux.
15:02Je ne sais pas si on mesure la portée de cette phrase.
15:04C'est une restriction de la liberté d'expression.
15:08C'est très clair,
15:09mais d'ailleurs ce mouvement de censure est né
15:10avec le fameux DASA,
15:11le règlement européen,
15:12que M. Breton défend sur toutes les ondes
15:15semaine après semaine.
15:15C'est sûr, un ancien commissaire
15:16qui a été évoqué par Mme de l'Aïenne.
15:18Exactement.
15:19Mais il y a cette volonté
15:21de se dire au fond,
15:21il faut faire taire les peuples
15:22parce que les peuples,
15:23c'est terrible un peuple.
15:26Quand il est sage et qu'il est d'accord
15:27et qu'il est bien traité,
15:28il ne bouge pas, ça va très bien.
15:29Quand il est godillot, ça va.
15:31Dès qu'il est un peu malheureux,
15:33qu'il a le sentiment qu'on se moque de lui,
15:34qu'on lui ment et il n'est pas content,
15:36il s'exprime, il fait du bruit,
15:37il bouge et il met en danger
15:39un certain nombre de structures étatiques
15:41ou économiques
15:43qui est celle des puissances.
15:44On ne doit pas surbiffer.
15:45Exactement.
15:46C'est un magnifique film
15:47et magnifique Maurice Biraud,
15:48tant que je me souviens dans le rôle du cas.
15:50Bien sûr.
15:51Et au fond,
15:53nos gouvernants,
15:54ils partagent ce projet néolibéral
15:55parce qu'ils sont persuadés
15:58qu'au fond,
15:59c'est toujours cette même question,
16:00c'est l'économie qui est l'alpha et l'oméga de tout.
16:03C'est-à-dire qu'ils confondent
16:05la prospérité comme condition
16:07du bien commun
16:08et la prospérité comme
16:10le bien commun.
16:11Et dès que vous faites cette confusion,
16:13dès que vous imaginez
16:14qu'il faut tout sacrifier à l'économie
16:15parce que si l'économie ne marche pas,
16:17rien ne marche,
16:19vous êtes prêts à faire
16:20à peu près n'importe quoi.
16:22Et les gens qui vous disent
16:23votre système économique,
16:24il ne fonctionne pas.
16:25Et c'est vrai que ça ne fonctionne pas très bien.
16:27Si on regarde,
16:29on a publié au Parti Chrétien-Démocrate
16:31une petite plaquette
16:32sur la lutte contre la pauvreté
16:34à la fois comme urgence
16:35et comme nécessité de changer de catégorie.
16:36On n'a jamais autant distribué
16:39de milliards
16:40pour venir à titre de l'aide sociale
16:42et il n'y a jamais eu
16:43autant de pauvres en France.
16:44Il faut quand même
16:45s'expliquer ce paradoxe.
16:47Ça ne marche pas,
16:48le truc.
16:48Donc le système économique
16:51dans lequel on est
16:51ne fonctionne pas.
16:52Donc moi je comprends
16:53ceux qui veulent le changer,
16:54ceux qui veulent mettre...
16:54Je ne suis pas toujours d'accord
16:55avec les propositions,
16:56mais voilà.
16:57Ça ne fonctionne pas.
16:58Donc au fond,
16:59il y a cette idée
17:00que c'est comme
17:02l'Union soviétique
17:03en ancienne manière.
17:04Quand les dirigeants disaient
17:04l'Union soviétique
17:05ça ne marche pas
17:06parce qu'elle n'est pas encore
17:06assez soviétique.
17:08Les néolibéraux nous disent
17:09il n'y a encore pas assez
17:11de libre-échange,
17:12de trucs, etc.
17:14Et si vous n'êtes pas d'accord,
17:15on sait que ça vous fait du mal,
17:16mais tant pis,
17:17on va quand même...
17:19Et il y a cette conviction
17:20surtout que
17:22cette doctrine-là,
17:23cette vision
17:27très monolithique
17:30du bien public,
17:31des institutions
17:33ne doit pas rencontrer
17:34d'opposition.
17:34donc on fait taire
17:35les opposants,
17:36on les censure,
17:36c'est ce qu'on vient d'évoquer.
17:39Et puis,
17:40comme c'est le bien
17:41et qu'on est les défenseurs
17:42du bien,
17:43du vrai et du juste,
17:44tous ceux qui sont contre nous
17:45ne sont pas simplement
17:46des adversaires,
17:47mais ils sont au minimum
17:48dangereux,
17:48maximum fous.
17:49Pourtant,
17:50lorsque vous étiez candidat
17:51en 2017,
17:53on se souvient de cette
17:54belle campagne,
17:55vous étiez un petit peu
17:56le petit canard,
17:57on avait du mal
17:58à vous situer,
17:59il est à droite,
17:59mais il tient des propos
18:00extrêmement progressistes,
18:02en tout cas,
18:02il dit vrai,
18:03il dérange.
18:05Le reste des candidats
18:06était assez unanime.
18:07François Fillon
18:08commençait peut-être
18:08à dire lui aussi,
18:09attention,
18:10il faudra parler
18:10un peu de souveraineté.
18:12Et finalement,
18:12on se rend compte
18:13que 10 ans de Macron,
18:16c'est l'application totale
18:17de ce que vous dénoncez
18:18dans ce livre.
18:19Bien sûr.
18:19Voilà,
18:19c'est l'installation
18:20de la finance.
18:21A Hollande,
18:22dit mon ennemi,
18:22c'est la finance.
18:25Si seulement,
18:25ça va être évaluée.
18:26Et en tout cas,
18:27la finance est installée
18:28aux commandes
18:28de l'État,
18:29de la République
18:29et de l'Europe
18:30de façon là,
18:32prégnante,
18:32avec cette commission
18:33et avec Emmanuel Macron.
18:35Oui,
18:35avec la caractéristique
18:38qui a été décrite
18:39il y a une quarantaine d'années
18:40par un sociologue suisse,
18:43qui est le premier
18:43à avoir étudié
18:45la notion,
18:46la situation
18:46de démocrature.
18:47C'est un mot
18:47qu'on entend de temps en temps.
18:48Oui, tout à fait.
18:49Il a fait l'objet
18:50de deux livres
18:50dont ce livre s'appelle
18:53d'un sociologue suisse
18:54qui a regardé
18:57les régimes africains
18:58et il dit
18:58qu'est-ce que c'est
18:59une démocrature ?
19:00C'est un régime politique
19:01qui a les apparences
19:03de la démocratie.
19:04Il y a des institutions,
19:05il y a des élections,
19:06il y a une constitution,
19:07il y a tous les mots
19:08anciens
19:08qui font plaisir
19:09à tout le monde.
19:10Sauf que la pratique
19:11est exactement
19:12l'inverse de celle-là.
19:13C'est-à-dire,
19:13et là,
19:14on est dans une situation
19:15dont la France
19:16est un emblème aujourd'hui.
19:17C'est-à-dire,
19:18par exemple,
19:19la manière dont on s'assoit
19:20sur les droits du Parlement,
19:21la manière dont le Conseil
19:22constitutionnel
19:23ne rend plus
19:23des décisions
19:24mais seulement des services,
19:26la manière dont
19:27les droits sont bafoués.
19:29Vous évoquiez tout à l'heure
19:30sur votre antenne,
19:31je crois,
19:32les droits des travailleurs
19:33dont les organisations syndicales
19:35disent qu'ils reculent.
19:36On ne peut pas dire
19:37que la suspension des travailleurs
19:38pendant la crise Covid
19:39a été un modèle
19:40de défense de leurs droits,
19:42etc.
19:42Donc tout ça,
19:43nous sommes dans un régime
19:44dans lequel les gouvernants
19:45se protègent.
19:47Beaucoup d'entre eux
19:48considèrent
19:48qu'ils ont le droit
19:49de faire à peu près
19:49tout et n'importe quoi
19:52du moment qu'ils sont au pouvoir
19:53et ils ont le droit
19:53de le faire
19:54parce qu'ils sont,
19:54encore une fois,
19:55le vrai,
19:55le beau,
19:55le juste et le bien.
19:56Et il est interdit
19:57de les contester.
19:58Pourtant,
19:59les peuples
19:59sentent bien.
20:00Le premier symptôme symbolique,
20:02c'est le référendum
20:03de mai 2005.
20:04Là,
20:05instinctivement,
20:05même si on n'a pas lu
20:06la totalité du traité
20:08qui est installé
20:08petit à petit
20:10ce libéralisme,
20:12eh bien,
20:12il y a un nom
20:13et on dit ensuite
20:14oui,
20:14mais alors les votes,
20:15les votes populistes
20:16de la droite extrême
20:17ou d'extrême droite,
20:18ce n'est en fait,
20:19ça ne veut pas dire
20:20qu'ils sont toujours justifiés
20:21et que les partis
20:22qui portent ces votes
20:24sont des gens
20:24qu'il faut soutenir.
20:25En tout cas,
20:26ils témoignent
20:27d'une inquiétude des peuples
20:28à se laisser déposséder
20:29de leurs intérêts
20:30et de tomber sous le joug
20:31d'une grande oligarchie financière
20:33qui contrôlait la planète.
20:35Subconsciemment,
20:35c'est une réalité.
20:36Bien sûr,
20:37et ça s'accompagne
20:38comme une espèce
20:39de contrepoint
20:41de ces réactions
20:42qu'on entend maintenant
20:43un peu dans le débat public,
20:44ce qui est assez nouveau
20:45dans le débat public
20:46en France en tout cas,
20:48de propos qui disent
20:48mais si jamais
20:49tel ou tel arrive au pouvoir,
20:50nous contesterons
20:52la légitimité de l'élection
20:52parce que jamais,
20:54je pense au maire de Saint-Denis
20:55par exemple,
20:55qui expliquait il n'y a pas longtemps
20:56que si un président
21:00issu du Rassemblement National
21:01était élu,
21:02il n'aurait jamais
21:04la légitimité.
21:05Alors ça veut dire
21:06que le peuple
21:07n'est pas souverain.
21:09C'est ça que ça veut dire.
21:10Ça veut dire que même
21:10des partis,
21:11j'allais dire,
21:12d'obédience un peu trotskiste
21:14sont d'accord
21:14avec ce concept
21:16ultra-libéral
21:17de dictature du bien.
21:19Il faut faire taire
21:19ses opposants.
21:20Il faut faire taire
21:20ceux qui ne pensent pas bien,
21:21ceux qui ne pensent pas comme nous.
21:22Et c'est vrai que
21:23dans certains médias,
21:24c'est déjà en place,
21:26depuis longtemps
21:27pour d'autres,
21:29et qu'aujourd'hui
21:29la proposition de loi
21:30de restreindre les réseaux sociaux
21:31qui peut se comprendre
21:32par rapport à la jeunesse
21:33est aussi la porte ouverte
21:35à une restriction de liberté.
21:35Vous restez avec nous,
21:36vous êtes sur Sud Radio,
21:37je reçois
21:37Jean-Frédéric Poisson,
21:39auteur de
21:39La dictature du bien.
21:40les néo-libéraux,
21:41les néo-libéraux vous promettent la liberté
21:42et vous vendent une cage aux éditions
21:44du Verbe haut
21:45et nous continuons à discuter avec vous
21:47puisqu'il est 13h30.
21:48Vous avez la parole,
21:49vous nous appelez
21:49et vous échangez,
21:51vous donnez votre avis.
21:52Je pense que vous êtes concerné,
21:53évidemment,
21:53par ce sujet,
21:53vous avez votre mot à dire.
21:55Voilà,
21:56appelez
21:56et Jean-Frédéric Poisson
21:58vous répondra au 0-826-300-300
22:01tout de suite sur Sud Radio.
22:02Vous êtes bien sur Sud Radio
22:04et je reçois
22:04Jean-Frédéric Poisson,
22:06auteur de
22:07La dictature du bien.
22:09On discute avec nous,
22:11on a des auditeurs
22:11qui nous appellent
22:12juste avant de donner la parole
22:14à Michel et à René.
22:16Il y a un chapitre
22:17qui m'a interpellé,
22:18La bourse ou la vie,
22:19on ne comprend absolument rien
22:21à la civilisation moderne
22:22si l'on n'admet pas d'abord
22:24qu'elle est une conspiration universelle
22:25contre toute espèce
22:27de vie intérieure.
22:27C'est la phrase
22:28de Georges Bernanos,
22:29La France contre les robots.
22:30La bourse ou la vie,
22:31on en est là ?
22:32C'est-à-dire qu'on vous donne
22:32la vie
22:33mais vous nous donnez votre argent.
22:34Alors ça,
22:35c'est au fond,
22:38c'est la phrase
22:39des bandits de grand chemin.
22:40Oui, bien sûr.
22:41Donne-moi ta bourse
22:43sinon je te prends la vie.
22:44Je te prends la vie.
22:44Donc c'est soit l'un,
22:45soit l'autre.
22:46Là, c'est la bourse ou la vie
22:47mais c'est un peu différent.
22:48Ça veut dire,
22:49je veux bien te laisser
22:49un peu de bourse,
22:50un peu de confort
22:52si tu mets ta vie en sommeil.
22:55Tu ne peux pas avoir les deux.
22:56C'est-à-dire,
22:57tu ne peux pas vivre
22:57pleinement, librement,
22:59pleine conscience,
23:00pleine capacité d'expression,
23:02de protestation
23:03de tout ce que tu veux.
23:05Liberté de...
23:06Tu ne peux pas non plus
23:07aller te confesser
23:08à ton prêtre
23:08puisque vous avez vu
23:09que cet après-midi
23:09on discute de la suppression
23:10du secret de la confession
23:12dans la loi
23:12ce qui est un truc lunaire.
23:14Bref,
23:15donc ces libertés-là
23:15disparaissent
23:16mais elles disparaissent
23:17c'est le prix du confort.
23:18C'est le prix de votre confort.
23:19Vous voulez partir en vacances,
23:21manger à peu près
23:22à votre faim,
23:23à peu près,
23:23pas toujours très bien d'ailleurs
23:25par ailleurs.
23:26Vous voulez continuer
23:27à vivre comme ça
23:28par un téléphone portable,
23:29un abonnement satellite
23:30à peu près normalement ?
23:32Autrement dit,
23:33donne-moi ton compte en banque,
23:34je m'occupe.
23:35Alors,
23:36tu peux me donner
23:36une partie de ton compte en banque
23:37mais surtout,
23:37fous-moi la paix.
23:38Fous-moi la paix.
23:39Nous avons Michel
23:40qui nous appelle
23:41de Saint-Jean-Pied-de-Port.
23:41Bonjour Michel.
23:42Ah, quelle belle vie.
23:43Oui.
23:44Bonjour.
23:45Bonjour Péricault,
23:46bonjour toute l'équipe.
23:47Merci,
23:47merci de nous appeler Michel.
23:49Merci de nous appeler.
23:50Bonjour Michel.
23:51Alors,
23:52je me faisais une réflexion
23:53peut-être pas politiquement correcte
23:55mais basique,
23:57il me semble.
23:58C'est-à-dire que
23:59on se plaint
24:00que,
24:01par exemple,
24:02les jeunes musulmans
24:04ou les moins jeunes
24:07parfois affirment
24:08qu'ils préfèrent
24:09se conformer
24:11à la loi
24:12de leur religion
24:15que à la loi
24:16de la République.
24:17alors on a beau
24:20comment dire
24:22il faut être un peu
24:24je trouve que c'est un peu osé
24:26de vouloir imposer ça
24:28non pas que j'approuve
24:30ces personnes-là
24:30mais en fait
24:32je crois qu'on n'est pas gêné
24:35aux entournures
24:36de vouloir ça
24:38alors qu'on laisse
24:40les lois du marché
24:41primées sur les lois de la République.
24:43Voilà, vous vous dites
24:44Michel, il y a un paradoxe
24:45on s'indigne
24:46quand on dit
24:47la loi de ma religion
24:48passe avant
24:48la loi de la République
24:49par contre on est tout à fait d'accord
24:51pour que la loi du marché
24:52prédomine sur nos libertés individuelles
24:53c'est un peu ça que vous voulez dire.
24:55Ah oui, c'est tout à fait ça
24:56que je voulais dire.
24:57Jean-Frédéric Poisson
24:58Ah, c'est tout est dit.
25:00Michel a tout compris.
25:01C'est pas la peine d'en rajouter
25:02comme dit l'autre.
25:03Vous lirez le livre Michel
25:04vous serez conforté
25:05dans votre analyse.
25:07Il y a une forme de
25:08Michel a tout à fait raison
25:09il y a une forme de religiosité
25:10dans cette doctrine.
25:13C'est une parole sacrée.
25:14C'est une parole sacrée.
25:14Oui, oui, quand les physiocrates
25:17c'était un mouvement économiste
25:18du 18ème siècle
25:19bien sûr
25:19qui ont inventé
25:20la théorie de la main invisible
25:21la main invisible
25:22c'était une main
25:25de statut quasi divin
25:26c'est pour ça que Michel
25:27part dans la religion
25:27il avait raison
25:28qui par un mécanisme
25:29tout à fait obscur
25:31régulait automatiquement
25:32l'offrir la demande
25:32voilà pour dire les choses
25:33rapidement
25:34c'est quand même si
25:34ça marchait.
25:35Donc leur conviction
25:36c'était que si vous laissiez aller
25:38les gens faire du commerce
25:39comme ils voulaient
25:39tout ça finissait par s'harmoniser
25:42parce qu'il y a une main invisible
25:43qui s'assurait
25:44de provoquer cette harmonie
25:46plus religieux que ça
25:47on ne fait pas
25:48plus obscure que ça
25:48on ne fait pas
25:49plus opaque que ça
25:50on ne fait pas
25:51et il y a cette espèce
25:52de croyance
25:53qui veut que effectivement
25:55nos néolibéraux
25:56sont en plein dedans
25:57moyennant un peu de régulation
25:59parce que compte tenu
25:59des dégâts
26:00encore une fois
26:00les dégâts sociaux
26:03du libéralisme
26:03et de l'essor du capitalisme
26:04à la fin du 19ème
26:05début du 20ème siècle
26:06c'est des catastrophes
26:08mais en série
26:10industrielles
26:11sous tout rapport
26:11bien sûr
26:12pour autant
26:12Frédéric Poisson
26:13il existe un bon libéralisme
26:15il existe
26:16c'est quoi
26:16c'est la social-démocratie
26:19ou le christianisme démocrate
26:22il existe
26:23une vision de l'économie
26:25qui la met au service
26:26de la dignité humaine
26:27a-t-elle fonctionné
26:27dans quelques états
26:28à un moment donné
26:29à un moment donné
26:30certainement
26:30je n'ai pas assez d'expertise
26:31en la matière pour le dire
26:32là où les partis démocrates chrétiens
26:33ont été au pouvoir
26:34en Italie
26:35est-ce que M. Andréotti
26:36représentait
26:37non je ne suis pas sûr
26:38qu'il y ait de système parfait
26:38en tout cas
26:39le problème
26:40c'est que ça repose davantage
26:41sur la vertu des individus
26:42que sur le système politique
26:43c'est sûr pareil
26:45vous pouvez faire des lois
26:46qui favorisent
26:46ce genre de comportement
26:48la participation gaullienne
26:49est le prototype
26:51le prototype
26:51de l'économie
26:53c'est un projet libéral
26:53mais social
26:53c'est un projet
26:54oui c'est un projet
26:55je ne sais pas
26:56s'il faut l'appeler libéral
26:56dans la mesure où
26:57il accepte l'idée
26:59que c'est l'économie de marché
27:00qui produit les richesses
27:01ça c'est vrai
27:01ça c'est clair
27:02mais si elle n'est pas dirigée
27:03par la vertu individuelle
27:04la responsabilité individuelle
27:05ça part dans tous les sens
27:07et cette idée
27:08selon laquelle
27:08il faudrait absolument
27:09la laisser courir
27:11et en faire la priorité
27:11de l'organisation sociale
27:12c'est
27:13Michel a parfaitement raison
27:14il y a quelque chose
27:15là-dedans
27:15qui est parfaitement
27:16d'ordre religieux
27:17d'ordre de la croyance
27:18mais pas de la démonstration
27:19qui est allé le plus loin
27:20dans ce néolibéralisme financier
27:22suggéré par les Chicago Boys
27:24dans les années 80
27:24c'est Mme Thatcher
27:26et M. Reagan par exemple
27:27alors probablement
27:29mais paradoxalement
27:31le régime chinois d'aujourd'hui
27:32qui allie
27:33alors dirigisme d'Etat
27:36qui subventionne
27:36des sociétés
27:37d'une économie de marché
27:38une économie capitaliste
27:40effrénée
27:41et qui arrive en France
27:42et casse ses prix
27:42puisqu'elle est subventionnée
27:43par l'Etat
27:43mais en général
27:44vous le savez partout
27:45il n'y a pas d'encadrement
27:46je pense que la fin des
27:48la fin des années
27:49la fin du 19ème siècle
27:52le capitalisme sauvage
27:53enfin toutes les crises sociales
27:55qui l'ont accompagné
27:57était un modèle
27:58d'absence totale
28:00de régulation
28:01donc je raisonne plus
28:02pour relire
28:02Rhum Navarum
28:03et d'écouter
28:04ce que disent les papes
28:05qui ne sont pas toujours
28:06écoutés comme des références
28:08là-dessus
28:09ils ne sont pas souvent trompés
28:09ils ne sont pas souvent trompés
28:10merci Michel
28:11pour votre témoignage
28:13on écoute René
28:14qui nous appelle de Toulouse
28:15bonjour René
28:16oui bonjour
28:17M. Perricogneur
28:18merci d'avoir invité
28:20M. Frédéric Poisson
28:21Jean-Frédéric Poisson
28:22bonjour M. Bien sûr
28:23comme d'habitude
28:24une grande pédagogie
28:26une grande clarté
28:27ce que je voudrais dire
28:28pour illustrer
28:30les propos
28:31pendant le mandat
28:34de Jacques Delors
28:35les deux mandats
28:36à la présidence
28:37de la Commission Européenne
28:38et pendant le mandat
28:40de M. Barroso
28:41souvenez-vous
28:43on ne parlait jamais
28:44de transfert
28:45de souveraineté
28:46on nous expliquait
28:48la subsidiarité
28:49et on nous parlait
28:51de mise en commun
28:51de moyens
28:52autrement dit
28:52on a camouflé
28:54on a caché
28:55ce mot
28:56ce mot qui voulait tout dire
28:58perte de souveraineté
28:59alors ça
29:00c'est quand même
29:01extraordinaire
29:02et ça confirme
29:04ce que je pense
29:05depuis très fort longtemps
29:07c'est que la subversion
29:09protéiforme
29:10qui frappe notre pays
29:11depuis 53 ans
29:12depuis l'arrivée
29:13de Giscard d'Esser
29:14et bien
29:15on en a aujourd'hui
29:16l'apogée
29:17avec ce que
29:19vous plantez tous les jours
29:21M. Perricot
29:22c'est une situation
29:23que l'on n'a jamais vue
29:24en France
29:25ni sous la royauté
29:27ni sous les républiques
29:28et oui
29:28René
29:29vous coïncidez
29:30avec beaucoup d'analystes
29:31et d'observateurs
29:31qui disent effectivement
29:32ils ne sont pas forcément
29:33impliqués dans des partis politiques
29:35ils me disent
29:36ça commence avec
29:36jusqu'à Pompidou
29:38la France se tient
29:39et Giscard d'Esser
29:40par libéralisme
29:41qui veut séduire un peu
29:42la gauche sociale-démocrate
29:43commence à faire des ouvertures
29:44et c'est là
29:45d'ailleurs
29:45c'est là où le déficit
29:47le budget n'est plus
29:48à l'équilibre
29:48depuis cette année
29:49la fracture est aussi nette
29:51Frédéric Poisson
29:52la classe politique française
29:53décide entre guillemets
29:54de collaborer avec
29:54le marché international
29:55le GATT
29:56l'OMC
29:57tout ça ce sont des signes
29:58avant-coureurs
29:59d'abord il y a la fin
30:00de la parité dollar-or
30:02en 71
30:02qui est un facteur économique
30:04très très important
30:05qui décide de désindexer
30:06pour l'économie mondiale
30:06Bretton Woods
30:07je crois que c'est Bretton Woods
30:08je crois pas
30:09Bretton Woods
30:09voilà
30:10pour le dollar
30:11aucun problème
30:11mais alors pour les autres
30:12ça a été très cher
30:13donc on a subi un peu
30:15cet effet là
30:16il y aurait une thèse à écrire
30:18sur le fait
30:19que c'est une hypothèse
30:21au sens strict de ma part
30:22mais il faudra regarder
30:23jusqu'à quel point
30:25l'exécutif français
30:27était rempli
30:28d'anciens résistants
30:31jusqu'à De Gaulle
30:31et probablement
30:32Pompidou compris
30:33et qu'à partir de Giscard
30:34il est plutôt rempli
30:35de hauts fonctionnaires
30:36que de résistants
30:36pour des raisons
30:37démographiques aussi
30:38d'âge
30:38il y en a qui sont allés plus loin
30:39qu'on dit
30:40jusqu'à De Gaulle
30:40c'est l'esprit du CNR
30:42qui dirige
30:42l'administration française
30:44et avec Giscard
30:45avec Giscard
30:46on a des relents
30:47de ceux qui pouvaient
30:48avoir été le pétidiste
30:49c'est la haute fonction publique
30:51qui prend la main
30:52et évidemment
30:53ça peut pas forcément
30:54pas toujours bien se passer
30:56pour revenir sur ce que
30:57René disait
30:58à propos de la subsidiarité
30:59ça aussi c'est une forme
31:00de subversion
31:01parce que
31:02l'esprit de la subsidiarité
31:04il y a un très beau livre
31:04de Chantal Delson
31:05la consoeur philosophe
31:07sur ce sujet là
31:09ça consiste à
31:10accepter que
31:11une autorité
31:12réalise quelque chose
31:14si l'échelon du dessous
31:16n'est pas capable
31:16de le réaliser tout seul
31:17c'est ça la subsidiarité
31:21typiquement
31:22comment dire
31:23vous pouvez pas assumer
31:24tout seul l'éducation
31:25de vos enfants
31:25vous confiez
31:25par subsidiarité
31:26ça à l'école
31:28mais c'est vous
31:28qui restez
31:29d'une certaine manière
31:29prioritaire
31:30de votre délégation
31:32de votre autorité
31:32la subsidiarité
31:33de l'Union Européenne
31:34c'est l'inverse
31:36dire je prends
31:37ce qui m'intéresse
31:39avec l'accord
31:41des états
31:42donc l'autorité
31:43dit moi je vais faire ça
31:44et je vais le faire
31:44à votre place
31:45et vous allez me donner
31:45une autorisation
31:46autrement dit
31:48la subsidiarité
31:48telle qu'elle est pensée
31:50d'abord par la pensée
31:51sociale chrétienne
31:51puis d'autres
31:53est quelque chose
31:53qui organise
31:54la coopération
31:55entre des éléments
31:57qui ne pourraient pas
31:58se ressortir tout seul
31:59c'est une subsidiarité
32:01constructive
32:02par agrégation
32:03de certaine manière
32:04la subsidiarité européenne
32:05est une subsidiarité
32:06aspirante
32:07elle dépouille
32:09c'est toute la différence
32:10elle vous plume
32:11la subsidiarité
32:12est extrêmement trompeur
32:13il n'a pas du tout
32:14le même sens
32:15selon que vous lisez
32:16les encycliques des papes
32:17dont vous parlez
32:18depuis tout à l'heure
32:18mon cher Perico
32:19ou le traité de l'Union Européenne
32:21le sens est absolument inversé
32:22donc là aussi
32:22il y a une espèce
32:23de tromperie
32:24de mensonge
32:25encore que le traité
32:25de 1957
32:27est ce qu'il est
32:28il y a la préférence communautaire
32:29je vous rappelle
32:30et ensuite
32:30il n'y a que du délitement
32:32réforme par réforme
32:33abandon du traité
32:34de l'Elysée de 1963
32:35entre De Gaulle et Coran
32:36d'Adenauer
32:37et ensuite
32:37c'est ouverture
32:38au marché international
32:39avec la bénédiction
32:40des présidents de la collection
32:41Barroso, Juncker
32:42les traités initiaux
32:44alors il y aurait
32:45beaucoup à dire
32:46sur comme dirait
32:47Grant Aristote
32:48toutes les choses
32:48sont contenues
32:48dans leurs principes
32:49donc il faut se méfier
32:50toujours des premiers traités
32:52mais le traité de la CK
32:53c'est un échange
32:54de bons procédés
32:55d'une certaine manière
32:55je vais m'assurer
32:57que ceux qui manquent
32:58ne manquent de rien
32:59parce que ceux qui ont
33:00un peu plus
33:00vont leur en donner
33:01ou vont échanger
33:01c'est du bon sens
33:02c'est parfait
33:03il n'y a rien à dire à ça
33:04ça commence à être compliqué
33:06à partir du moment
33:07où on décide
33:08de mettre une institution
33:09ou des institutions régulatrices
33:11au-dessus de ce machin-là
33:11et de les doter
33:12de pouvoirs exécutifs
33:13pleins et entiers
33:14constitués de gens non-élus
33:15qui ne sont pas mandatés
33:16par les brefs
33:17et qui ont pris suprématie
33:18sur les institutions nationales
33:20je suis avec
33:22Jean-Frédéric Poisson
33:23Jean-Frédéric
33:24on va ouvrir l'antenne
33:25à ceux qui nous écoutent
33:27sur tous les sujets d'actualité
33:28vous restez avec nous
33:29il est très probable
33:30que les gens
33:30veulent continuer à discuter
33:31de votre livre
33:32La dictature du bien
33:33les néolibéraux
33:34vous promettent la liberté
33:35vous vendent une cage
33:36mais s'ils veulent discuter
33:38d'autres choses
33:38je sais que vous serez
33:38tout à fait à même
33:39de la répondre
33:40vous nous appelez
33:40au 0826 300 300
33:42à tout de suite
33:43sur Sud Radio
33:50C'est le moment de jouer
33:52avec Sud Radio
33:53pour gagner votre station météo
33:54connectée de la crosse technologie
33:55le leader français
33:56des données météo
33:57ce tout récent modèle
33:58de la crosse technologie
33:59reçoit les données météo
34:00en wifi
34:00et se met à jour
34:02en continu
34:03grâce à lui
34:03soyez informés
34:04des prévisions météo
34:05des indices UV
34:07et des probabilités
34:08de pluie
34:08de votre région
34:09sur 5 jours
34:10envoyez dès maintenant
34:11Sud au 728
34:12par SMS
34:13pour vous inscrire
34:14au tirage au sort
34:14et vous gagnerez peut-être
34:16votre station météo
34:17connectée SW404
34:19de la crosse technologie
34:20d'une valeur de 100 euros
34:21bonne chance
34:22moi je reste connecté
34:23à Jean-Frédéric Poisson
34:25qui nous donne
34:25une météo
34:26pas forcément réjouissante
34:27sur l'avenir
34:28de notre humanité
34:29économique libérale
34:31et pourtant
34:32la conscience des peuples
34:33et pourtant
34:34la doctrine sociale
34:35de l'église
34:35on a les éléments
34:36de réflexion
34:37pour pouvoir faire face
34:38nous avons Sylvie
34:39qui nous appelle
34:41de pouiller les coteaux
34:42bonjour Sylvie
34:42oui bonjour à tous les deux
34:45Péricault et M. Poisson
34:46bonjour madame
34:47voilà vous
34:48Sylvie vous dites
34:50pourquoi 2005
34:51depuis 2005
34:52les présidents
34:52de la république française
34:53ont peur du référendum
34:55comme s'ils avaient peur du peuple
34:56c'est un petit peu ça
34:57votre question Sylvie
34:58c'est un peu ça
34:59parce que si vous voulez
35:012005
35:02on s'est assis dessus
35:04depuis
35:05ce qui est étrange
35:06quand même
35:06c'est que M. Macron
35:08nous en a promis
35:09à Thiers Larigaud
35:10il n'en vient
35:12aucun
35:14donc
35:15la question
35:16est la suivante
35:17est-ce que la voix
35:18du peuple
35:19et la souveraineté
35:21d'une réponse
35:24à un référendum
35:26dérange
35:27vous connaissez
35:29souvent
35:29l'argument
35:30des anti-référendums
35:31la question
35:31est trop complexe
35:32pour que les gens
35:33qui votent
35:34aient les moyens
35:34de comprendre
35:35les enjeux
35:36c'était
35:36l'explication
35:37donnée en 2005
35:38vous vous souvenez
35:38je me souviens
35:39très bien
35:41merci à Sylvie
35:42de cette question
35:43j'ai des souvenirs
35:45de la campagne 2005
35:46on a fait campagne
35:47pour le non
35:48à l'époque
35:48bien sûr
35:50tous les médias
35:51c'était même pas la peine
35:52d'hésiter
35:52c'était oui officiel
35:54et on tenait
35:55des réunions publiques
35:57et on avait reçu
35:57dans nos boîtes aux lettres
35:58vous vous en souvenez
35:59le traité
36:01en papier
36:02qui salit les doigts
36:03vous savez
36:03c'est comme ça
36:05comme disait Pierre Desproches
36:06on avait à la fois
36:06la nausée
36:07et les mains sales
36:08on aurait pu lire ça
36:09en disant le traité
36:10c'était Sartri
36:12et moi
36:12dans les réunions publiques
36:13dans lesquelles
36:14j'ai participé
36:15ou que j'ai animé
36:16mais je ne sais pas
36:17combien de gens
36:18étaient venus
36:18avec le traité
36:19dans la poche
36:19ils avaient pris des notes
36:22et alors
36:23de manière très surprenante
36:25un certain nombre
36:25de responsables politiques
36:26ont découvert
36:27à ce moment-là
36:28que le peuple français
36:28n'était pas idiot
36:29et cet attalant de Marseillais
36:30on le savait
36:31qui avait décrypté
36:33l'essentiel
36:33donc les gens
36:34étaient beaucoup plus informés
36:36que les protraîtés
36:37voulaient bien qu'on se voit
36:38mon cher Perico
36:38moi qui vais au bistrot
36:39à la fois par goût
36:40et par devoir
36:40je peux vous garantir
36:41que les gens
36:41n'ont pas besoin de déconneurs
36:42nous en convenons
36:43j'en conviens
36:44mon cher Perico
36:45c'est parfaitement
36:46ce qui se passe
36:46sur cette question
36:48donc les français
36:49sont parfaitement capables
36:51de comprendre les questions
36:52pourvu qu'on leur explique
36:53et qu'on le mette
36:53sur la table
36:54les vrais termes du débat
36:56ça c'est la condition
36:57l'a dit
36:58et c'est un peuple
36:59extrêmement politique
37:00sans doute
37:00le plus politiquement éduqué
37:01de la planète
37:02enfin je pourrais défendre
37:04cette thèse
37:04pour le moment
37:04c'est vrai
37:05sur le reste
37:08les chefs de l'état
37:09ont peur du référendum
37:10pourquoi ?
37:12parce qu'ils sont incapables
37:13de se comporter
37:14comme de Gaulle l'a fait
37:15en 69
37:16en disant
37:16si c'est moi
37:17qui propose le référendum
37:19et que j'engage
37:20ma responsabilité
37:20et que je suis désavoué
37:21je dois partir
37:22c'est aussi simple que ça
37:24et je me recourais
37:25Jean-Frédéric
37:26je vous interromps
37:26que Mme Macron
37:27aurait dit
37:28c'est une rumeur
37:29qui a circulé
37:29sur les réseaux sociaux
37:31qui disait
37:31il était pour le référendum
37:33justement
37:33il fallait trouver lequel
37:35et elle aurait suggéré
37:36que c'était un risque énorme
37:37de faire ce référendum
37:38à ce moment là
37:39vu son impopularité
37:40qui vaut mieux abandonner l'idée
37:42qu'on soit surpris
37:44que M. Macron
37:45ne traîne pas ses promesses
37:45je ne crois pas
37:47que ce soit ce que Sylvie
37:48voulait dire
37:48mais moi je ne suis pas surpris
37:50du tout
37:51cet homme n'en a tenu aucune
37:53il n'y a pas de raison
37:53qu'il tienne celle-là
37:54plus que les autres
37:54d'autant plus que
37:57comment dire
37:59il n'a pas été capable
38:01après avoir perdu
38:02tous les scrutins
38:03sauf les présidentielles
38:04pour notre malheur
38:06ça n'a jamais rien changé
38:08à sa pratique du pouvoir
38:09ni à quoi que ce soit
38:10et c'est la raison
38:11pour laquelle je crois
38:12qu'il faudra y revenir
38:14je pense
38:14j'ai écrit ça
38:15dans un autre livre
38:16il y a quelques années
38:17sur des réformes institutionnelles
38:19le problème
38:20c'est de rétablir
38:21la confiance
38:21entre le peuple
38:22et ses dirigeants
38:23or la confiance
38:24ça va du haut
38:26vers le bas
38:26c'est pas le contraire
38:27il faut donner
38:28des preuves de confiance
38:29comme on donne
38:29des preuves d'amour
38:30logiquement
38:31et c'est la raison
38:32pour laquelle
38:32je pense qu'il faut
38:33renforcer
38:35les formalités
38:36de l'engagement
38:36des responsables politiques
38:37quand ils entrent
38:38dans un mandat
38:39il faut assouplir
38:40les modalités de sanctions
38:41et renforcer les sanctions
38:42au cas ils ne tiendraient pas
38:43leurs engagements
38:43et il faut inscrire tout ça
38:44dans le marbre constitutionnel
38:45je pense vraiment à ça
38:46ce serait
38:47d'une certaine manière
38:48le premier pas
38:49vers quelque chose
38:49qui serait une preuve
38:50de bonne foi
38:51de la part des gouvernements
38:52nouvellement élus
38:53mais ça voudrait dire
38:54un peu de moelle
38:56on va dire ça comme ça
38:57et là peut-être
38:58et là peut-être
38:59qu'on retrouvera
38:59la confiance
39:00dans le suffrage
39:01pour une partie
39:02en tout cas
39:02parce que je suis frappé
39:03quand même
39:03de voir que
39:04maintenant
39:05les responsables politiques
39:06peuvent dire
39:06à peu près
39:07n'importe quoi
39:08et son contraire
39:10et son contraire
39:11et le degré
39:11de crédit
39:12est quand même
39:13très très bas
39:13nous avons Jean-Paul
39:15qui nous appelle
39:15de Toulouse
39:15bonjour Jean-Paul
39:17oui bonjour
39:18Perico
39:18et bonjour
39:20Jean-Fedric Poisson
39:21bonjour Jean-Paul
39:22donc merci beaucoup
39:23pour cette émission
39:25vous Jean-Paul
39:26vous considérez
39:26qu'Emmanuel Macron
39:28sert beaucoup plus
39:29les intérêts de l'Europe
39:30que ceux de la France
39:31visiblement
39:31ah ben Emmanuel Macron
39:33sert les intérêts
39:35de l'Europe
39:35d'autant plus
39:36qu'il vise
39:37la présidence
39:38européenne
39:39il ne s'en cache pas
39:40donc prendre la place
39:41devant l'arrienne
39:43ou travailler avec elle
39:44enfin je ne sais pas
39:45quel sera
39:46le verdict
39:47mais par contre
39:48ce que je voulais dire
39:49c'est que
39:50aussi
39:50c'est que le néolibéralisme
39:52qui restreint
39:53nos libertés
39:54et qui essaye
39:55de nous brider
39:56donc à travers
39:57des mouvements
39:58de peur
39:59donc il y a eu
40:00la peur Covid
40:01il y a eu
40:02une ressuscée
40:03avec l'antavirus
40:05donc toutes les émeutes
40:07qui depuis Hollande
40:09à chaque fois
40:09qu'il y a des manifestations
40:10les émeutes
40:11avec les Black Blocks
40:13donc on les laisse faire
40:15pratiquement
40:15parce que
40:16les gugus
40:17qui ont été arrêtés
40:18pour les émeutes
40:19de la victoire du PSG
40:21ben ceux-là
40:22demain ou après-demain
40:23ils sont tous
40:24ils sont tous libérés
40:25donc
40:26il n'y a pas de problème
40:27on les arrête
40:28mais ils vont être relâchés
40:29mais ce que je voulais dire
40:31c'est que
40:31Macron donc
40:32est
40:33une tête de pont
40:34où Macron a été
40:35intronisé
40:36par le club
40:37de Bilderberg
40:38on n'en parle pas trop
40:39de ce club
40:39de Bilderberg
40:41en passez-vous
40:42Jean-Frédéric Poisson
40:43il y a des
40:44Macron roule pour qui ?
40:45il y a des
40:45je pense d'abord
40:46qu'il roule pour lui
40:48deuxièmement
40:49je pense qu'il a été mis
40:50enfin
40:52si on me poussait un peu
40:53je pourrais aller
40:54jusqu'à dire
40:55que ce que
40:58l'establishment financier
40:59international
41:00n'a pas réussi
41:01avec Dominique Strauss-Kahn
41:02il l'a réussi avec Macron
41:02voilà quel est mon
41:03c'est une théorie qui tient la route
41:04chez certains observateurs
41:06voilà qu'elle est ma thèse
41:07il a vengé Strauss-Kahn
41:09politiquement
41:09et c'est lui qui a pris le pouvoir
41:10en 2017
41:11et je pense qu'une des raisons
41:12pour lesquelles François Fillon
41:13a été dégommé
41:13c'est qu'il avait l'intention
41:15ferme de désendetter la France
41:17c'était écrit en toute lettre
41:18dans son programme
41:18il l'a dit à nombreuses reprises
41:20j'étais un des porte-parole
41:21François Fillon
41:21pendant la présidentielle
41:23on s'en souvient
41:23bien sûr
41:24donc j'ai vu ça de près
41:25et je pense qu'il avait l'intention
41:26c'était écrit en tout cas
41:28tel quel dans son programme
41:29de réinstaller la France
41:30dans une position dominante
41:31en Europe
41:31en défendant les intérêts français
41:33et en désendettant la France
41:35d'ailleurs donner à la France
41:36ses capacités de manœuvre
41:37politique et financière
41:39ça n'a pas dû plaire beaucoup
41:40et ça n'était pas question
41:41ça n'a pas dû plaire beaucoup
41:44donc je pense vraiment que
41:45oui le problème de nos dirigeants
41:46c'est qu'ils roulent davantage
41:47vous avez raison
41:50Jean-Paul
41:50ils roulent davantage
41:52pour les intérêts
41:52qui ne sont pas les nôtres
41:54et c'est une des raisons
41:55pour lesquelles
41:55quand on a affaire
41:56à des dirigeants
41:58internationaux
41:58qui vous disent
41:59moi je défends d'abord
42:00les intérêts de mon pays
42:01le reste du monde
42:02c'est avec quoi être Pantégal
42:02on est surpris
42:03on n'est plus habitués
42:05on n'est plus habitués
42:05ça nous fait bizarre
42:07y compris des gens
42:08qui vous disent
42:09si vraiment vous mettez
42:10en danger mes intérêts
42:10je vais vous casser la figure
42:12et on n'écoute plus ça
42:13parce qu'on n'est pas
42:14on n'est pas habitués
42:15on vit dans une espèce
42:16de coton
42:17le général de quoi
42:18l'avait répondu
42:18à l'imperfite
42:19mais si
42:19les traités européens
42:20il dit
42:20mais vous connaissez
42:21quelqu'un qui se fait couillonner
42:22qui ne survivent pas
42:23voilà
42:25je m'en vais
42:29donc oui nous sommes
42:31dans un
42:31nous sommes prisonniers
42:34il faut que nos hitters
42:36comment dire
42:36puissent avoir accès
42:38à ces documents
42:38qui sont publics
42:39ce sont les comptes rendus
42:40du World Economic Forum
42:41le fameux forum de Davos
42:42il faut lire les communiqués
42:43de presse quand même
42:44parce que ça décrit
42:45un peu notre avenir
42:45et par rapport à ça
42:47il n'y a que
42:47la reconstitution
42:49des corps intermédiaires
42:50et la résistance populaire
42:50qui pourra fonctionner
42:52je ne vois pas comment
42:53c'est possible autrement
42:54que Macron n'a pas toujours
42:55porté dans son coeur
42:56il a tout fait
42:58pour le détruire
42:59les corps intermédiaires
43:00pour les détruire
43:01il a d'ailleurs
43:02ses porte-plumes
43:04Amiel et Emélien
43:05ont publié un livre
43:06il y a une dizaine d'années
43:06qui s'appelait
43:07Les progrès ne tombent pas du ciel
43:10dans lequel il disait
43:11expressément
43:12qu'il faut détruire
43:12les corps intermédiaires
43:13il faut que les corps intermédiaires
43:14s'occupent de vendre des merguez
43:15et d'organiser
43:16les fêtes d'école
43:17et laisser la politique
43:18aux grandes personnes
43:19c'est à peu près
43:21écrit comme ça
43:21donc la résurgence
43:23la réinvention
43:24des corps intermédiaires
43:25leur solidité
43:26les moyens donnés
43:26aux familles
43:27aux entreprises
43:27aux associations
43:28aux territoires
43:30c'est très girondins
43:31comme vision
43:32de l'organisation française
43:34et c'est ce qui correspond
43:35je pense à la France
43:36ça c'est une orientation politique
43:39incontournable
43:40si on ne fait pas ça
43:41si l'élection présidentielle
43:43ne tourne pas autour
43:44de la question européenne
43:45de la question de la défense
43:46des libertés fondamentales
43:47et du rétablissement
43:48des corps intermédiaires
43:49vous pourrez faire
43:49toutes les politiques publiques
43:50que vous voulez
43:51je suis désolé
43:53de vous dire que ça servira
43:54ça sera un tour pour rien
43:55merci à Jean-Paul de Toulouse
43:57merci Jean-Frédéric Poisson
43:58d'avoir été aujourd'hui
43:59avec nous en direct
43:59sur Sud Radio
44:00pour la dictature du bien
44:02les libéraux
44:02vous promettent la liberté
44:03et vous vendent une cage
44:05aux éditions du Verbe Haut
44:06on aura certainement
44:08l'occasion d'en reparler
44:08parce qu'on va rentrer
44:09en campagne électorale
44:10et je pense que l'enjeu
44:11que vous soulevez
44:13voilà
44:13alors on me donne
44:14le nom du gagnant
44:15est-ce qu'on a un gagnant
44:16sur la crosse technologie
44:17c'est Pascal de Gaillardon
44:19qui a gagné
44:20cette
44:21d'une valeur de 100 euros
44:23bravo Pascal
44:24vous pouvez avoir la météo
44:26vous avez nous donné
44:27de Gaillardon
44:28ou de Gallardon ?
44:28Gallardon ou Gaillardon ?
44:31Gaillardon
44:32Gaillardon
44:32Gaillardon
44:33voilà
44:33maintenant
44:34Gaillardon est ravissant
44:35c'est dans les évines
44:36c'est dans les évines
44:38c'est déjà dans le réloir
44:40en tout cas
44:41vous allez pouvoir
44:42prédire le beau temps
44:42et partir en vacances
44:43toujours avec du soleil
44:45peut-être que l'application
44:46donnera le résultat
44:47des élections
44:48mais on n'y est pas
44:48on n'y est pas encore
44:49merci d'avoir été sur Sud Radio
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