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Avec Benjamin Morel : politologue, maître de conférences en droit public à l'Université Paris II

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-05-25##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07La candidature à la présidentielle de l'ancien Premier ministre Gabriel Attal a-t-elle des chances d'aboutir ?
00:12Est-ce le candidat de trop ?
00:14Samedi, Gabriel Attal a présenté les quatre chantiers capitaux de son programme,
00:18École, Salaire, Frontières et Intelligence Artificielle.
00:21La campagne commence tôt, on fait le point avec le politologue Benjamin Morel, bonjour.
00:26Oui, bonjour.
00:27Bonjour Benjamin Morel, merci d'être en direct sur Sud Radio aujourd'hui pour parler de la candidature de Gabriel
00:33Attal.
00:34Bon, c'était un peu attendu, il a choisi la ville de Mur de Barèze, à la frontière du Cantal
00:40et de l'Aveyron, dans l'Aubrac, pour lancer sa candidature.
00:43On se souvient qu'il avait fait grand effet quand il avait fait une conférence de presse dans Tarnagoran, je
00:48crois, devant une mode de paille.
00:50Il trouve que la ruralité, finalement, la campagne, ça doit être pour lui la France profonde, parce qu'il est
00:54très parisien,
00:54est un symbole assez fort pour lancer une candidature à la présidentielle.
00:59Benjamin Morel, il fait ça parce qu'il faut, dans cet enjeu où il y a beaucoup de candidats et
01:05il n'y aura qu'un gagnant,
01:07il est dans la position du Prumps, je veux être le premier,
01:10où ils se sont obligés de prendre position par rapport à Edouard Philippe le plus tôt possible,
01:14pour pouvoir avoir une légitimité.
01:16Quel est le calcul qui explique qu'il soit, lui, là, le premier à avoir déclaré, dès aujourd'hui, dès
01:21le mois de mai,
01:22sa candidature à la présidence de la République ?
01:25Le calcul, en effet, c'est qu'il s'agit de poser très en amont une candidature pour lui donner
01:31le temps de prendre,
01:32considérant qu'aujourd'hui, d'un point de vue sondagier, il est un petit peu en retard,
01:37notamment par rapport à Edouard Philippe, qui, dans cet espace politique, est son principal concurrent.
01:42Donc, on peut considérer que c'est très tôt, souvenez-vous, Emmanuel Macron, pour les élections de 2017,
01:48il ne se déclare qu'en décembre 2016, à la même période, les primaires de la droite et de la
01:53gauche n'avaient pas encore eu lieu.
01:54Donc, on a une campagne qui est une campagne extrêmement marathon, c'est-à-dire que c'est très très
01:58loin, en fait, l'élection,
01:59encore quoi qu'on en pense, et donc là, il s'agit de s'imposer,
02:02et ça démontre quelque chose qui, en fait, la fin des grands partis, qui filtraient ces candidatures.
02:09Là, il faut partir tôt pour espérer s'imposer, pour espérer un retrait de ses concurrents,
02:14à défaut d'avoir une instance de filtre, cette instance de filtre naguère, c'était parti.
02:19Pourtant, vous savez bien, Benjamin Morel, que le calendrier a une histoire,
02:23il ne faut pas partir trop tôt, il ne faut pas partir trop tard,
02:25dans l'histoire de France et dans les récentes candidatures à la présidentielle,
02:29on a vu que certains étaient partis trop tôt, d'autres trop tard,
02:31et que c'était peut-être à l'origine de leur échec.
02:33Là, le calendrier, il est fixé par quoi ?
02:35Il faut prendre la place, il faut prendre la place du candidat officiel de la Macronie.
02:40Il sait très bien qu'Édouard Philippe ira.
02:44Ça veut dire qu'il va y avoir un duel entre les deux hommes,
02:46et que ce sont les sondages qui le départageront,
02:48car on suppose, Benjamin Morel, qu'ils ne se maintiendront pas les deux,
02:53sachant que ça serait un échec garanti pour le clan de la Macronie.
02:58Ça, il faut voir.
02:59Pour l'instant, ce qu'ils disent, c'est que, dans la dernière ligne droite,
03:03s'il y a un risque d'opposition RN contre la FI au second tour,
03:06le SI a toute son importance,
03:08à ce moment-là, l'un des deux devra se retirer.
03:11Il faut bien comprendre que le problème d'une campagne marathon,
03:14c'est que ça coûte de l'argent.
03:15C'est-à-dire que là, on a plusieurs grands meetings qui vont être tenus,
03:19il y en a déjà certains, par Gabriel Attal.
03:21Tout ça, ça coûte de l'argent.
03:22S'in fine, vous ne vous présentez pas, il n'y a aucun remboursement public.
03:26Et donc, quand vous partez très, très tôt,
03:29vous engagez des frais, et ces frais, ils peuvent être en pure perte.
03:33Et donc, plus on avance proche de l'échéance,
03:36plus vous dépensez, plus le coût du retrait devient extrêmement important.
03:40Donc, avec une campagne qui commence au mois de mai,
03:45se retirer en février, pour des candidats qui auront déjà,
03:47à ce moment-là, beaucoup dépensé, risque d'être compliqué.
03:50Donc, il y a un risque de maintien jusqu'au bout,
03:53notamment si, à ce moment-là, la pression d'électorat n'est pas si forte,
03:58sachant que, on l'a vu la dernière fois,
04:01rien n'est fait au mois de février.
04:03Au mois de février, vous pouvez encore avoir des candidats qui s'envolent,
04:08d'autres qui s'effondrent.
04:09Et donc, dans ce cadre-là, on peut avoir un suspens jusqu'au bout,
04:13y compris dans cet espace central.
04:14Évidemment. Alors, cela dit, pour les comptes de campagne,
04:17en termes de trésorerie, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance,
04:19a beaucoup plus de moyens qu'Édouard Philippe, avec son parti Horizon.
04:24Et on sait que si l'un des deux ne fait pas 5%,
04:27ils ne sont pas remboursés.
04:29Donc, il y a quand même un enjeu financier énorme dans cette candidature.
04:33Oui, tout à fait.
04:34Mais si vous ne vous présentez pas jusqu'au bout,
04:36en fait, si vous déposez vos 500 signatures,
04:38si jamais certains de vos auditeurs envisagent la campagne,
04:42si vous déposez vos 500 signatures,
04:44vous êtes certain d'être remboursé d'un minima 800 000 euros.
04:47Si vous faites 5%,
04:51vous êtes remboursé potentiellement à 50% du plafond,
04:55c'est-à-dire environ à 8 millions d'euros.
04:57Et donc, à partir de là,
04:59le fait de ne pas présenter sa candidature
05:01signifie que vous n'avez que zéro remboursement.
05:04Et donc, plus vous avancez,
05:06plus en fait, le coût du retrait devient important,
05:08parce que plus vous avez dépensé en pure perte,
05:10sans aucun espoir de remboursement public.
05:13Vous pensez, Benjamin Morel,
05:14que pour l'instant, le camp de la Macronie
05:16va se résumer à ses deux candidats,
05:18ou il n'est pas écarté qu'un troisième larron
05:20vienne jouer le...
05:21en disant, je vais mettre tout le monde d'accord, j'y vais aussi.
05:23Ou pour l'instant, on va rester sur Gabriel Nathal, Édouard Philippe.
05:26Ou tel que vous connaissez le personnel,
05:28le personnel politique,
05:29il pourrait y avoir une ambition,
05:31comme ça, une initiative inattendue.
05:34Il peut y avoir des ambitions et des initiatives,
05:37mais vous allez me croire obsédé par l'argent.
05:39Mais si jamais vous voulez faire une campagne,
05:41c'est à minimum 8 millions d'euros à peu près.
05:44Combien ? 8 millions ?
05:458 millions pour faire une campagne à peu près.
05:59Aucune banque ne va vous prêter l'argent pour faire campagne.
06:02Et qui plus est,
06:03les deux gros véhicules que sont Renaissance et Horizon,
06:07qui peuvent éventuellement avoir un peu de fonds propres,
06:09aujourd'hui sont pris par des candidats
06:11qui, a priori, ont envie d'y aller.
06:12Gabriel Nathal, Édouard Philippe.
06:14Alors, il y a une caisse du côté du modem, éventuellement.
06:16Mais dans cet espace central,
06:18on va dire que les sources financières pour y aller
06:20sont très réduites.
06:22Et donc, c'est pour ça que la possibilité
06:24d'une candidature autre venant de cet espace-là,
06:28aujourd'hui, apparaît relativement limitée.
06:30Et qui plus est, la base électorale,
06:33il n'y a pas de réserve dans l'abstention.
06:34Donc, par définition, ce serait un jeu perdant-perdant,
06:37parce que ça ne drainerait probablement pas
06:39de nouveaux électeurs dans cet espace central.
06:40D'ailleurs, Benjamin Morel,
06:42qui avait payé les deux gamelles de Anne Hidalgo
06:43et de Valérie Pécresse ?
06:461,5 et 2,4 ?
06:481,75 et 2,40 ?
06:51La force d'Anne Hidalgo et de Valérie Pécresse,
06:53c'est qu'elle s'appuyait quand même
06:54sur des parties qui ont un peu d'argent.
06:57Alors, Valérie Pécresse, il a fallu mettre un peu de...
07:01Il y a un petit rajout, je croyais,
07:03il y a eu un petit rajout.
07:03Un petit rajout.
07:05Mais il faut bien comprendre qu'aujourd'hui,
07:07si on regarde, par exemple,
07:08ce qui se passe au centre-gauche,
07:09si on décale un peu de notre regard,
07:11en fait, quel est le but de la bataille
07:14Pic-Rocolling pour une primaire
07:16ou pas de primaire, etc ?
07:17C'est une chose, c'est récupérer, en fait,
07:19la caisse du PS.
07:20Le PS est le seul parti qui peut financer
07:22à peu près une campagne
07:23dans l'espace social-démocrate.
07:25Et donc, il n'y a pas de Hollande 2027,
07:27il n'y a pas de Clémentine Autain 2027,
07:30il n'y a même pas de François Ruffin 2027
07:32sans soutien du PS,
07:33parce qu'en fait, il n'y a pas de caisse de guerre
07:35qui permettrait de porter ces candidatures.
07:38C'est pour ça que tous les candidats
07:39dont on entend parler aujourd'hui,
07:41avant d'y aller,
07:42il va y avoir d'abord le filtre des juges,
07:44que ce soit du côté du Rassemblement National
07:46ou potentiellement du côté d'autres candidats,
07:49il va y ensuite avoir à l'automne
07:50le filtre des banques,
07:51et puis, in fine, il y aura le filtre des 500 signatures.
07:54Tout ça fait que...
07:55Nous aurons le temps.
07:56Donc, vous entendez, les candidats
07:57n'iront peut-être pas, en effet, jusqu'au bout.
07:59Benjamin Morin, nous aurons le temps
08:00de vous recevoir ici et dans d'autres émissions
08:02pour disserter sur ce sujet.
08:05Vous avez fait là un tour d'horizon
08:07assez précis du paysage qui nous attend.
08:09Revenons sur le fond.
08:11Le programme de Gabriel Attal,
08:13il casse trois pattes
08:14ou deux pattes à un canard ?
08:17Car je suppose que lui, c'est de dire
08:19mon programme ne sera pas celui d'Edouard Philippe.
08:21Quand on le regarde,
08:23on ne voit pas bien,
08:24on présage de rien,
08:26je ne trouve rien de vraiment...
08:28On ne renverse pas la table, vous êtes d'accord ?
08:30Même s'il a des termes assez précis,
08:32il y a un peu de fougue,
08:34mais enfin, voilà,
08:35les réformes qu'il propose
08:36sont celles que lesquelles tout le monde s'attend
08:38et que tout le monde propose.
08:40Oui, et c'est un programme, si vous voulez,
08:42qui ne peut pas renverser la table
08:43pour une raison simple,
08:44c'est qu'il s'appuie sur une base électorale
08:46qui n'a pas envie de renverser la table.
08:48Au bout du compte, la base électorale
08:49la plus conservatrice en termes,
08:51notamment, de politique économique,
08:52ça reste l'espace central,
08:55parce que c'est l'espace
08:56qui n'a pas vraiment intérêt à une révolution.
08:58Donc, à partir de là,
08:59il faut être révolutionnaire dans la communication,
09:02disant qu'on va casser la baraque, en effet,
09:04et en même temps,
09:05être relativement conservateur
09:06dans les perspectives
09:08qu'on met en place.
09:10Il y a un élément d'inflexion important,
09:12tout de même avec Édouard Philippe,
09:13c'est les sujets sociétaux.
09:15Et d'ailleurs,
09:16on a une communication aujourd'hui,
09:17une petite lutte sur la question de la GPA
09:19entre les différentes tendances de la majorité.
09:21Il s'agit de montrer que l'attalisme
09:23serait un, entre guillemets,
09:25progressisme sociétal,
09:26là où Édouard Philippe
09:28s'ancre plutôt historiquement à droite
09:30et sur une logique
09:31qui est une logique plus traditionnelle.
09:34Mais bon,
09:34ce n'est pas non plus un effet
09:37levier électoral important,
09:38si vous voulez.
09:39Ce qui est le témoignage
09:40d'une faiblesse, en réalité.
09:41C'est-à-dire que pour Gabriel Attal,
09:43il y a un vrai problème
09:44de définition d'électorat.
09:45Tout à l'heure,
09:46vous vous moquiez gentiment,
09:47parce que je vous connais un petit peu,
09:49de son rapport au territoire.
09:51En effet,
09:52c'est-à-dire que
09:52les électeurs du périurbain
09:54et du rural qui votent RN
09:55ne vont jamais aller voter Gabriel Attal
09:57parce qu'il est monté
09:58sur une botte de paille.
09:59Donc là,
09:59on a une forme d'aveu d'échec.
10:01C'est-à-dire qu'en allant chercher
10:02des électeurs
10:03qu'il ne peut pas vraiment aller chercher,
10:05en surjouant des codes
10:06qu'il n'a pas,
10:08il montre que là-dessus,
10:09l'espace politique,
10:10qui est le sien,
10:10est quand même assez réduit,
10:12assez peu extensible,
10:13et qu'à partir de là,
10:15il essaie de donner des signaux
10:16en termes de communication
10:17dont on ne voit pas réellement
10:19la traduction électorale possible.
10:22Alors justement,
10:23quand on est au centre,
10:24il faut ratisser large.
10:25C'est bien connu,
10:25c'est un cas des dates rassemblements.
10:27Comment ratisser large
10:28quand on a deux extrêmes
10:29qui sont l'ERN
10:30et la France insoumise,
10:31donc une partie de Français
10:32qui sont en crispation,
10:33en colère.
10:34Comment séduire une partie
10:35de cet électorat
10:36dont on a forcément un peu besoin ?
10:38Ce sont deux analyses,
10:40deux visions de la France
10:41totalement irréconciliables.
10:42On peut ratisser large
10:43aujourd'hui
10:44quand on est à la situation
10:45de Gabriel Attal ?
10:47On peut tenter
10:48de ratisser large
10:50au deuxième tour,
10:51c'est-à-dire que
10:51si vous vous trouvez face au Rennes,
10:52vous cherchez l'électorat
10:54de gauche, etc.
10:55et vice-versa.
10:56Mais en revanche,
10:56au premier tour,
10:57c'est compliqué
10:57parce qu'il faut bien comprendre
10:58que l'électorat centriste,
10:59il est très limité démographiquement.
11:00Pour l'instant,
11:01on est au premier tour.
11:02Oui, exactement.
11:03Il est plutôt vieillissant.
11:04On parle de 20 à 25% d'électorat.
11:07Qu'est-ce qu'il fait Macron en 2017 ?
11:09Ce qu'il fait Macron en 2017,
11:10c'est une primaire à gauche
11:11avec un candidat très polarisé
11:13qui est Benoît Hamon.
11:14Une primaire à droite
11:15avec un candidat très polarisé
11:17et avec des boulets aux pieds
11:19qui est François Fillon
11:19et le retrait de François Bayrou.
11:21Il y a l'électorat centriste,
11:2320 à 25% de l'électorat,
11:25qui est orphelin
11:25et il y a une personne
11:26qui peut capitaliser dessus.
11:28Il s'appelle Emmanuel Macron.
11:30Là, cet espace,
11:31il s'est plutôt réduit
11:32démographiquement depuis 10 ans
11:33et ils sont sur la base sociologique
11:36de cet électorat.
11:37Mais à peu près 4.
11:39Raphaël Glucksmann,
11:40Gabriel Attal,
11:42Edouard Philippe
11:43et Bruno Retailleau.
11:44Ce ne sont pas les mêmes lignes,
11:45mais c'est la même base électorale visée.
11:48Une fois que vous avez dit ça,
11:50il devient très compliqué
11:51pour un candidat
11:52d'exister
11:53et d'envisager
11:54faire un bon score
11:55face à un espace
11:57en restrécissement
11:58et en plus
12:00avec surabondance de candidats.
12:01Benjamin Morel,
12:03vous savez que le thème
12:04de cette radio,
12:04c'est le parlant vrai.
12:05Je connais votre sagacité,
12:06votre expérience.
12:07Je ne vais pas vous demander
12:07un pronostic,
12:08ce serait trop bête.
12:09Je vais vous poser
12:10une question simple
12:11à laquelle vous allez répondre
12:13avec votre précision
12:15et vos convictions.
12:16Est-ce que le résultat
12:18de mai 2027
12:19peut être très différent
12:21de ce qu'on escompte aujourd'hui ?
12:22Est-ce qu'il peut y avoir,
12:23dans la mesure où il y a
12:24un flou un peu général,
12:25est-ce qu'on peut avoir
12:26quelque chose
12:26qui soit totalement différent
12:28des scénarios
12:29aujourd'hui envisagés ?
12:31Oui.
12:31Il peut y avoir
12:32beaucoup d'accidents électoraux.
12:34Aujourd'hui, en plus,
12:34on a des candidats
12:35qui sont des candidats
12:36relativement faibles.
12:37Déjà, le 7 juillet,
12:38il y aura le choix
12:38entre Marine
12:39ou Jordan Barbela
12:40ou Marine Le Pen,
12:41Jordan Barbela.
12:42Déjà, ça va être
12:42une donne importante,
12:43il semble.
12:44Exactement.
12:44Ça change complètement la chose
12:46parce que vous avez
12:46des fragilités de candidature
12:48qui sont très différentes
12:49l'un par rapport à l'autre.
12:50Ensuite, il y a la question
12:52de est-ce qu'on aura
12:53à nouveau un phénomène Mélenchon
12:55comme on a eu
12:55les dernières fois,
12:56c'est-à-dire une capacité
12:57de la candidature Mélenchon
12:58de passer de 10 à 20%
13:00en quelques mois.
13:01Ça, on l'a vu deux fois.
13:02Ou un phénomène Macron
13:03comme en 2017,
13:04c'est-à-dire un peu l'inconnu
13:04qui sort et qui ramasse la mise.
13:07Alors, ça, c'est une possibilité
13:08à ceci près que,
13:09comme on le disait tout à l'heure,
13:10ce qui fait Macron,
13:11ce n'est pas seulement
13:12le talent de Macron,
13:13c'est un espace électoral
13:14qui s'ouvre.
13:15Là, ce qu'on peut constater
13:16quand même,
13:16c'est que dans l'espace central,
13:19il y a pléthore de propositions
13:21et que donc l'espace politique
13:22pour une nouvelle candidature
13:24n'est pas tout à fait évidente
13:25pour l'instant.
13:26Mais il peut se passer
13:27encore beaucoup de choses
13:28entre, encore une fois,
13:29qui sera sur la ligne de départ
13:31ou bien malin celui
13:32qui peut le dire aujourd'hui
13:33et de l'autre côté,
13:34les accidents de campagne
13:35entre les affaires judiciaires
13:37et les candidatures
13:38qui s'effondrent.
13:40Beaucoup de choses
13:40peuvent encore se passer
13:41donc je ne prendrai pas
13:42de pronostics.
13:42Espérons, Benjamin Morel,
13:44et je pense que vous partagez
13:45cette opinion,
13:45que nous aurons une vraie campagne
13:46politique avec les vrais enjeux
13:48d'avenir de la France
13:49et pas des enjeux
13:50entre le diable
13:51ou le choléra
13:53et la guerre d'Ukraine
13:54qui pollue tout.
13:55Qu'on ait un vrai débat
13:56au sein du peuple français
13:58pour savoir
13:58quelle France on rêve
14:00et qu'on a envie.
14:02Exactement.
14:02Merci.
14:02On a besoin de faire des choix.
14:03De faire des choix.
14:04Merci Benjamin Morel
14:05d'avoir été en direct avec nous
14:06et je ne doute pas
14:07que j'aurai certainement besoin
14:07d'avoir vos avis
14:09sur l'avenir de la politique française.
14:10À très bientôt sur Sud Radio.
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