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Avec Abdoulaye Kanté, policier et conseiller municipal (Renaissance) à Paris
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00:00La France dans tous ses états, le face-à-face.
00:05Bienvenue sur Sud Radio, ce mercredi 8 avril 2026, il est 13h04, nous sommes au moment du face-à-face,
00:11c'est pas un face-à-face, ça va être un côte-à-côte, je reçois Abdoulaye Kanté,
00:16Abdoulaye Kanté d'abord il est policier national, il était venu il y a quelques temps et on avait dit
00:20municipal,
00:21non il est policier national, et on va parler de police municipale, pour laquelle on a le plus grand respect,
00:26et par ailleurs conseiller municipal de Paris, donc vous siégez au conseil de Paris,
00:31pour le deuxième arrondissement et vous êtes sous une étiquette Renaissance.
00:37On se souvient qu'à un moment donné on pensait que Renaissance pouvait gagner la ville de Paris,
00:41avec M. Griveaux il y avait eu un petit incident, Madame Buzyn,
00:45et puis finalement la ville parisienne ont choisi le 22 mars de rester dans la majorité qui était la leur.
00:52Pour autant le problème reste posé, la sécurité à Paris, l'ordre à Paris,
00:56et la question que je vous pose Abdoulaye Kanté, merci d'avoir accepté cette invitation,
01:01vous êtes le très bienvenu, je suis très honoré de vous avoir sur ce plateau.
01:06Les propos de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon sur la police depuis le célèbre la police tue,
01:12et là l'arrivée aux commandes dans certaines municipalités d'élus, la France insoumise,
01:18on pense à M. Bali Bagayoko qui dit on va désarmer la police,
01:23est-ce qu'on est rentré dans une logique de discrédit des forces de police,
01:28de l'image de la police, alors que nous savons que, et le Président de la République l'a dit,
01:32pour qu'une police soit respectée doit être crainte, mais crainte de façon démocratique, de façon légitime,
01:38est-ce que là on a affaire à une vraie offensive d'un parti politique de gauche qui pèse son
01:43poids
01:44pour retirer à l'autorité policière sa légitimité, sa crédibilité ?
01:49Tout d'abord merci déjà pour votre invitation.
01:52Vous savez, en tant que policier ou bien en tant que membre des forces de l'ordre,
01:56des fois on ne parle pas beaucoup, mais il est très intéressant quand on puisse savoir un petit peu ce
02:01que pense un policier,
02:03il est nécessaire aussi de lui donner la parole pour dire le fond de sa pensée,
02:07même s'il y a le devoir de réserve et tout, maintenant que je suis élu...
02:09Vous l'êtes depuis combien de temps, policier ?
02:10Ça fait 27 ans maintenant.
02:1127 ans ?
02:1227 ans, dans quelques sûretés nationales, police nationale ?
02:15Police nationale, donc j'étais en biais anticriminalité, j'ai été en police judiciaire,
02:21donc j'ai fait la police secours, donc les appels 17.
02:23Donc vous connaissez bien tous les aspects de l'autorité policière ?
02:25Avec l'humilité, avec beaucoup d'humilité, oui, parce que je pense que j'ai une forme de légitimité
02:30que je pense qui est connue par rapport à cela, mais aussi le fait qu'essayer de parler de manière
02:37humaine
02:37du métier de policier, en dehors des diatribes que nous entendons de part et d'autre.
02:42Pour vous, c'est une vocation, Abdoulaye Kanté ?
02:44C'est un métier que j'ai appris à aimer, en fait.
02:47Vous êtes issu d'immigration, vous auriez pu être un petit peu dubitatif sur la police,
02:51vous êtes en France, bien entendu, vous êtes français, vous avez toujours eu cette approche de la police
02:57de façon respectueuse, confiante, ou vous avez eu à un moment donné,
03:00où il y a dans la police un peu de racisme quelquefois...
03:02J'ai écrit un livre en 2022, donc Policier Enfant de la République, qui est chez Fayard.
03:06Très, très, très, très bon livre.
03:07Et en fait, je dis une anecdote, en fait, à une époque, quand je suis ado,
03:11donc voilà, je m'amusais à me faire courser par la BAC.
03:14Un collègue qui s'appelait Rouquin, que j'ai vu quelques années plus tard,
03:16et qui a vu mon évolution, et en fait, à l'époque, il est venu me voir,
03:20et donc avec beaucoup d'émotion, j'en parle, parce que c'est quelqu'un où je faisais un peu
03:23le jeu
03:23échelle à souris, il y avait l'espoir de jeu entre grand frère et petit frère,
03:28et c'est vrai qu'à cette époque-là, même s'ils pouvaient bien nous sermonner,
03:34aujourd'hui, ce n'est plus possible, en fait, parce que vous avez tout de suite
03:36des personnes qui vont vouloir, au niveau des violences policières, etc.
03:41Donc, du coup, je crois qu'il y en a un gros problème aujourd'hui,
03:44maintenant, avec un rapport avec l'autorité en général.
03:47Et si vous voulez, pour revenir au sujet, c'est que quand je vois qu'il y a certains partis
03:52qui, justement, ostracisent, on va dire, qui indexent les policiers sur un fait,
03:57parce que je ne dis pas que la police est parfaite,
03:58mais si on regarde dans le réel, on sort des réseaux sociaux,
04:01on sort des diatribes, on va dire, des plateaux télé, etc.,
04:04dans la réalité, vous avez, à l'heure actuelle, je vous parle,
04:07un policier qui est en train de sauver une personne,
04:08une intervention toutes les 10 secondes,
04:10et derrière, quand on regarde les sondages d'opinion,
04:17systématiquement, on dépasse pratiquement entre 75 et 80% de taux de confiance envers la police.
04:22Ce n'est pas pour autant qu'elle ne doit pas s'améliorer.
04:24Et il faut aussi, à un moment donné, essayer de ramener du bon sens dans les débats.
04:29Je vais revenir un petit peu sur le sujet qui a beaucoup capitalisé
04:31sur les propos ou les décisions du maire de Saint-Denis,
04:35qui, d'ailleurs, je félicite et que j'apporte totalement mon soutien
04:38par rapport aux propos qu'il a subi.
04:40Sur le racisme, absolument.
04:42Et ça, il faut être intransigeant là-dessus.
04:44Et la manifestation, on y était tous un peu de cœur sur cette question-là, précisément.
04:47La question, évidemment, elle est...
04:49On doit, à un moment donné, être très clair par rapport à cela.
04:53Moi, en fait, le sujet, c'est que c'était quoi ?
04:54C'est que quand, évidemment, je pose la question à savoir que
04:57il faut qu'on arrête, à un moment donné, de racialiser, en fait,
05:02un scrutin qui, ce sont des personnes qui, certes, sont issues de l'immigration,
05:05mais qui ont été élus, pas par leur couleur de peau,
05:08mais qui ont été élus parce qu'ils ont convaincu,
05:10parce qu'ils ont été élus, parce qu'ils ont réussi
05:11à pouvoir ramener un maximum de personnes
05:14pour les emmener aux responsabilités.
05:16Mais quand je vois qu'il y a un débat sur la couleur de peau
05:21ou parce que le fait qu'on les met en porte-étendard de la couleur,
05:26moi, je me dis, à un moment donné, qu'est-ce qu'il en est de leurs compétences ?
05:29Qu'est-ce qu'il en est de ceux qui savent faire ?
05:31Et c'est pareil aussi dans la police. C'est qu'à un moment donné, on me reprochait
05:35le fait d'être un vendu ou un traître du fait parce que je suis dans une institution
05:39qui est, on va dire, foncièrement raciste.
05:41Et j'ai dit, non, je refuse cette espèce d'assignation.
05:44Vous savez, M. Légas, quand vous êtes personne qui est, voilà,
05:49issu de l'immigration, et certains disent le mot racisé,
05:52que le mot que je vomis, je vous le dis très récemment, je vomis.
05:55Racisé...
05:55Et pourtant, vous avez connu des situations qui pouvaient évoquer cette approche.
06:00Mais évidemment, j'ai subi la discrimination.
06:02J'ai subi aussi du racisme, que ce soit dans mon institution ou même à l'extérieur.
06:06Qu'est-ce que j'ai fait, justement, pour combattre cela ?
06:08De un, je l'ai dénoncé. De deux, je refuse parce que je me dis qu'à un moment donné,
06:12j'aime à toute ma place et aussi ma légitimité.
06:17C'est comme ça qu'on arrivera à faire avancer les choses.
06:19Arrêtons, à un moment donné, de catégoriser les gens.
06:21Vous êtes des Français, Abdoulaye.
06:22Évidemment.
06:24Dans 94, avez-vous sur scène ?
06:25Non, j'allais vous dire, est-ce que vous êtes intégré ou assimilé ?
06:28Ni l'un ni l'autre.
06:28Vous êtes Français, alors vous êtes le résultat d'une intégration.
06:31Vos parents se sont intégrés.
06:35C'est terrible parce que M. Bagayoko aussi est intégré.
06:39Il est Français à part entière.
06:41Donc, on ne sait même pas savoir si vous êtes intégré ou pas.
06:43Vous êtes même l'honneur de la France, puisque vous donnez un tel exemple
06:47de citoyenneté, de responsabilité citoyenne, de républicanisme.
06:51Voyez, donc c'est là où on devrait dire, est-ce qu'on peut poser tranquillement
06:54le problème tel qu'il est ? Vous aimez la France, vous avez une conscience de policier
06:58qui est exemplaire, par vocation.
07:01Comment se fait-il que vous ne soyez pas plus nombreux, plus nombreux, avec cette origine ?
07:06Vous savez, on est nombreux, mais il y a des personnes qui sont en dehors de ces débats,
07:10qui ne se posent pas...
07:10Vous êtes peut-être majoritaire, d'ailleurs.
07:12Vous êtes peut-être majoritaire, et je sais que vous êtes majoritaire.
07:14On ne se pose pas ce genre de questions, mais le problème, c'est que quand ces questions
07:17se posent, il y en a certains qui veulent...
07:19Il y a des réalités, effectivement, que quand il y a des discriminations qui existent,
07:22il ne faut pas les nier.
07:24Mais vous avez une majorité de personnes, vous savez, qui sont issues de...
07:27qui ne sont pas nés forcément français, mais qui ont réussi à s'assimiler,
07:31à s'intégrer, qui ne se posent pas la question, qui payent leurs impôts,
07:34qui, certains, font un travail, on va dire, totalement respectable.
07:37Dans ces quartiers, vous savez, moi, je suis maintenant un élu de la République.
07:41Oui.
07:41Vous savez, je suis un élu de la République.
07:43Et la promesse républicaine, donc, qu'on est totalement, on va dire, critiquée,
07:47moi, je veux y croire, parce que j'en fais aussi la promotion,
07:49parce que, vous savez, j'ai aussi des fonctions dans l'associative.
07:52Bien sûr, j'imagine.
07:53Et je vais aussi à l'entour de ces jeunes qui ne sont pas considérés en tant qu'enfants de
07:57la République.
07:57Et quand je vais les voir, parce qu'en tant que policier, et on va me dire,
08:00donc, voilà, vous avez toutes les cartes, vous couchez toutes les cartes.
08:03Je suis policier, je suis noir, je suis musulman, etc.
08:05Mais en fait, non.
08:06Je suis juste français.
08:07Et ce que je veux, effectivement, c'est, on va dire, déployer cette promesse républicaine
08:13qui, peut-être, de la responsabilité peut-être du gouvernement
08:16ou même de l'État qui a eu du mal à expliquer cela dans nos quartiers,
08:19il est nécessaire de pouvoir le déployer.
08:20Abdoulaye Canté, est-ce que vous convenez que la machine à intégrer,
08:24qui était un des fleurons de la République, surtout par l'école, de l'intégration ?
08:27Je tiens beaucoup plus à l'intégration qu'à l'assimilation,
08:30parce que je crois qu'il faut garder ses origines.
08:32Il faut savoir d'où l'on vient, préserver cette richesse culturelle.
08:36Alors, si on décide de s'assimiler en disant
08:38« j'oublie tout mon passé, je deviens français à part en... »
08:40Je respecte, c'est ce que M. Zemmour préconise.
08:42Moi, je crois à l'intégration, je suis basque, c'est pour ça.
08:46Et à l'intérieur des frontières de la France, il y a des éditeurs téléculturels.
08:49Et lorsque l'on vient du Maghreb, de l'Afrique sud-saharienne,
08:51qu'on ait été Italiens, Yougoslavs, Polonais,
08:53c'est formidable de voir dans des familles,
08:55on a gardé le souvenir des grands-parents, des traditions culinaires,
08:57et on repart dans les pays.
08:58Est-ce que, ma question est,
09:00est-ce que la République française aujourd'hui
09:02a des endroits où la machine intégrée est en panne,
09:04et que si on a ces confrontations
09:06entre communautés, entre immigrés
09:08qui ne s'intègrent pas,
09:09c'est pas forcément la faute d'eux,
09:11que ce soit à Saint-Denis ou à Roubaix,
09:12c'est parce que la machine intégrée républicaine
09:14n'est plus aussi efficace,
09:16n'est plus aussi pertinente qu'elle l'a été.
09:17Évidemment, si vous voyez un petit peu les débats aujourd'hui,
09:20c'est que notre société s'est totalement fracturée,
09:22que ce soit sur le communautarisme,
09:24que ce soit sur les questions religieuses,
09:25que ce soit sur des questions même sur
09:27qu'est-ce que c'est que les valeurs de la République,
09:29et même sur la citoyenneté.
09:30On a des constats qu'on voit tous les jours,
09:32et malheureusement, c'est que ça va dans les écoles.
09:35Il faut qu'à un moment donné,
09:36qu'on remette au centre des débats,
09:39au centre même de notre société,
09:40la promesse républicaine.
09:41Les valeurs de la République,
09:43ce qui fait en ce qui font que nous faisons bloc et socle.
09:46Et c'est vrai que, comme vous l'avez dit...
09:48Vous vous en parlez en parfaite connaissance de cause.
09:49Mais parce que c'est quelque chose sur lequel,
09:51en fait, je suis vraiment accroché,
09:53parce que je ne peux pas m'astreindre à me dire
09:55que notre pays doit se fracturer,
09:58parce qu'aujourd'hui,
09:59vous viviez avec un Portugais, un Malien,
10:02un Chinois, ou quelqu'un qui vient d'ailleurs,
10:04vous pouvez même partager, manger ensemble, etc.
10:07Ils ont tous été mal reçus au départ,
10:08qu'on fait ça à l'heure, en disant
10:09oui, les Polonais, parce qu'ils étaient chrétiens,
10:11les Portugais, quand les grands-parents vous racontent
10:13quand on est venus,
10:14on a été mal reçus par tout le monde.
10:15Le Français a toujours été méfiant sur l'étranger.
10:17Il y a eu un problème d'intégration sur le fait
10:19qu'effectivement, donc les études sociales,
10:21certaines études sociales montrent
10:22qu'il y a eu un problème d'intégration,
10:23que quand il y a eu le racisme envers les Italiens,
10:25ou que ce soit les Espagnols...
10:25Les Italiens, les Tos, les machins...
10:27Et aussi, effectivement,
10:28envers aussi les Maghrébins,
10:30et aussi les Noirs, et tout ça.
10:31En plus forte raison, il y avait en plus.
10:32Exactement.
10:33Donc ça, c'est son réalité.
10:33Mais aujourd'hui, en fait,
10:35ce bloc républicain a réussi à tenir.
10:39Mais attention !
10:40Attention, parce que nous rentrons dans une époque
10:42où certains chercheraient à le fissurer.
10:44Et c'est pour cela qu'à un moment donné,
10:46il faut se lever contre ces personnes-là
10:49qui tenteraient de fracturer ce bloc républicain.
10:51Et quand je dis ce bloc républicain,
10:53c'est de la citoyenneté.
10:54Allez à la rencontre de ces quartiers,
10:56de ces jeunes.
10:57Notamment, quand vous faites partie du régalien comme moi,
11:00notamment, allez leur parler de manière humaine.
11:02Et non pas de leur parler,
11:03leur dire de manière très robotisée.
11:05Vous savez, le dialogue, on va dire,
11:06étatique a du mal à rentrer des fois dans certaines aides.
11:09Allez les voir être un facteur d'identification.
11:11Quand vous êtes un facteur d'identification,
11:13les personnes arrivent à bien s'identifier à vous,
11:16mais parler de manière humaine et naturelle.
11:17Je reçois Abdoulaye Kanté,
11:19policier national,
11:20conseiller de la ville de Paris,
11:22donc élu du peuple français,
11:25d'origine malienne,
11:27qui connaît bien le dossier,
11:28le problème de l'intégration des immigrés,
11:30et qui vient nous parler des valeurs de la République
11:34qui sont aujourd'hui sa raison d'être
11:35et qui le portent avec une ferveur,
11:38une sincérité qui me bouleverse.
11:40C'est un échange passionnant.
11:42Je voudrais en avoir plus souvent comme ça dans mon métier
11:44et dans la vie,
11:45parce que vous êtes plus qu'une nuire d'espoir.
11:48Vous êtes un ouragan d'espérance.
11:50Vous nous appelez au 0 826 300 300,
11:53Emmanuel Galasso 30 minutes à votre appel.
11:55Bien sûr que vous êtes touché et sensible
11:56à ce que je suis en train d'évoquer avec Abdoulaye Kanté.
11:59Bien sûr que vous avez des idées, des opinions,
12:01envie de donner, de partager à ce débat.
12:02Et appelez-nous tout de suite 0 826 300 300.
12:05Emmanuel Galasso attend votre appel.
12:07A tout de suite sur Sud Radio.
12:08Sud Radio, je reçois Abdoulaye Kanté,
12:11policier, un flic français,
12:14conseiller de Paris.
12:15Nous dissertons, j'allais dire,
12:19affleurés républicains.
12:21Un sujet passionnant qui nous concerne tous,
12:23qui est au cœur de l'actualité.
12:26On va parler, Abdoulaye Kanté,
12:28il semblerait que M. Nunez
12:30se plaigne de l'efficacité des mesures
12:32prises par M. Rutaillou
12:33pour traiter l'immigration clandestine.
12:36Et aurait demandé au préfet de la République
12:39de freiner l'application de ces mesures
12:41parce que c'était trop efficace.
12:43Vous donnerez votre avis tout à l'heure.
12:44Là, on parle du respect dû à la police.
12:48Vous témoignez en tant que, voilà,
12:50vous êtes d'origine malienne
12:51et vous êtes un Français absolu,
12:54un modèle de citoyenneté
12:55et d'éducation républicaine.
12:57Vous êtes engagé dans l'armée,
12:58ensuite dans la police.
12:59Maintenant, vous êtes élu du peuple à Paris.
13:01Vous dites, finalement,
13:03si la République sait s'y prendre,
13:06si la société accepte
13:08de prendre le taureau par les cornes,
13:09il n'y a que des solutions.
13:11C'est ce qui fait, en fait,
13:12en gros,
13:13l'espoir,
13:14la richesse de notre pays.
13:16Que certains mettent en doute.
13:18Mais, vous savez,
13:19on est des milliers.
13:20On est des personnes
13:21qui, justement,
13:22peut-être ne s'occupent pas
13:23de ce genre de débat.
13:24Mais quand on voit ces débats
13:25qui sont dans les médias
13:26ou à travers les réseaux sociaux,
13:27on se dit,
13:28mais en fait,
13:28ce sont des questions
13:29qui ne se posent pas.
13:29Moi, aujourd'hui,
13:30je pense qu'il faut,
13:32évidemment, oser.
13:33Il faut casser ce plafond de verre.
13:34que le tout est possible
13:35et le tout est possible
13:37est français.
13:38Le tout est possible
13:39est français.
13:40Et pourtant,
13:40vous me dites
13:40qu'il y a encore
13:42parmi les Français
13:43des gens qui vous regardent
13:44avec admiration
13:44parce qu'un black intelligent
13:46qui parle de la République
13:47avec le cœur,
13:48avec autant des mois,
13:48comme si vous étiez là
13:49depuis 30 générations,
13:51ça les interpelle quand même
13:52et quelquefois,
13:53ça peut les déranger,
13:54même si vous ne le dites pas comme ça.
13:55Et de l'autre côté,
13:56au contraire,
13:57des gens qui vous disent
13:58entre guillemets
13:59des congénères,
13:59arrête de faire ton français,
14:01tu trahis,
14:02c'est terrifiant.
14:03C'est ce qu'on appelle
14:03un peu la tenaille et l'antitère.
14:05La tenaille et l'antitère,
14:06c'est qu'en gros,
14:06vous êtes au milieu,
14:08vous ne vous posez pas
14:09la question de savoir
14:09votre origine
14:10ou votre couleur de peau.
14:11Vous avez par exemple
14:12du côté de l'extrême droite
14:12qui certains diront
14:13que vous n'avez pas
14:14le bon prénom
14:14et que vous n'avez pas
14:15votre place ici
14:16et derrière un peu
14:17l'extrême gauche
14:17qui considère...
14:18Pour Éric Zemmour
14:19ou Abdoulaye-Campé,
14:20c'est sûr que...
14:20Ah oui,
14:20je pense que ça lui met...
14:21Vous n'appelez pas
14:22Marcel Dupont,
14:23vous pourriez
14:23si vous vouliez
14:24chercher votre plan.
14:25Ça peut lui mettre
14:26une crise d'extiquaire
14:26mais vous avez
14:27l'appelé Abdoulaye
14:27et voilà.
14:28Et derrière,
14:28vous avez aussi
14:29du côté de la gauche extrême
14:30on va dire
14:30qui eux sont censés être
14:32on va dire
14:33près du peuple et tout
14:34mais derrière
14:35vont considérer
14:35que vous êtes un traître
14:36à votre race
14:38et vous êtes un vendu
14:39et qu'en gros,
14:40il faut que vous restiez
14:41à votre condition
14:41de raciser
14:42ou vous êtes victime
14:43on va dire
14:44éternellement de l'oppression.
14:46Donc,
14:47abandonner le paternalisme
14:48des uns et des autres,
14:49moi ça y est,
14:50j'en veux pas.
14:50Je sais que
14:51même si on va encore
14:52ramener à la couleur,
14:53je suis noir,
14:54je sais réfléchir,
14:55j'ai pas besoin
14:55qu'on me donne
14:56des injonctions
14:57de faire quoi que ce soit,
14:58à amender,
14:59c'est ça en fait
14:59qu'il faut penser.
15:00Qui de Mathilde Panot
15:03ou d'Abdoulaye Kanté
15:04fait le plus de bien
15:04à la République ?
15:05Vous avez deux heures
15:05pour disserter,
15:06c'est une question
15:07que j'ai envie de penser.
15:08C'est un débat démocratique
15:09et j'ai beaucoup de respect
15:10pour un panneau
15:10mais je me permets
15:11de penser la question
15:11qui fait le plus de bien
15:12à la République ?
15:13Nous avons Naxman
15:14qui nous appelle de Paris.
15:15Bonjour Naxman !
15:17Oui,
15:17bonjour Taïko,
15:23que je partage
15:24avec Abdoulaye.
15:26Effectivement,
15:26alors M. Kanté
15:27est d'origine étrangère
15:29comme moi,
15:29moi je suis né au Népal
15:30et je sais à la République,
15:32j'ai servi
15:32dans diverses institutions,
15:34notamment au Méditerranée,
15:36à la marine
15:37dont M. Kanté
15:38a été à un moment donné
15:41marin.
15:42Vous êtes des anciens
15:42matins tous les deux.
15:44Voilà,
15:44donc effectivement,
15:45aujourd'hui...
15:46Vous étiez sur quel bâtiment
15:47sans indiscrétion ?
15:48Alors non,
15:49c'était en centrale,
15:51c'était plutôt à Ballard,
15:53voilà,
15:53donc c'était pas du tout
15:54dans les bâtiments
15:55et donc j'ai observé
15:57qu'il n'y avait pas du tout
15:57d'animosité
15:58vis-à-vis des personnes
15:59d'origine étrangère
16:00ou même de couleur.
16:01C'est une fiction
16:02que la gauche
16:05qui soit modérée
16:06ou radicale
16:07prospère.
16:08Il y a au contraire
16:09un envie effectivement
16:10de s'inspirer
16:12des parcours
16:13des uns des autres.
16:13J'ai trouvé
16:14chez les marins
16:14une réelle
16:17une réelle
16:19connivence
16:19avec le respect d'autrui.
16:22Voilà,
16:22c'est très personnel
16:23à ce que je vous dis.
16:24Comment vous expliquez ça ?
16:25Parce qu'ils voyagent justement ?
16:27Alors,
16:27ils voyagent,
16:28ils n'ont pas de préconçus
16:29sur ces personnes
16:30mais c'est également
16:31le cas pour les militaires
16:33de l'Assemblée nationale,
16:34les policiers nationaux
16:36qui également sont amenés
16:37à être mutés
16:38d'un territoire à l'autre.
16:40Donc en fait,
16:40il n'y a pas de racisme systémique
16:42effectivement
16:42qui est dénoncé
16:44par rapport
16:45à ce que disait
16:46M. Canté.
16:47la France
16:48n'est pas un pays raciste
16:49contrairement à ce que dit
16:50la France insoumise,
16:51bien sûr.
16:52Donc moi,
16:53je suis très choqué
16:54de tous ces débats
16:55qui sont effectivement
16:57très à l'ouest
16:58par rapport
16:59à la réalité
17:00des personnes
17:01assimilées.
17:02Parce que M. Canté
17:03en tout cas,
17:04ne l'a pas dit,
17:05mais il est assimilé.
17:05Donc forcément,
17:06quand on est assimilé,
17:06on ne se pose pas
17:07toutes les questions
17:07et que certains
17:09qui ne le sont pas
17:10se posent.
17:11Donc c'est vraiment
17:14un espoir
17:14pour toutes ces personnes
17:15qui aiment la France,
17:17qui veulent la servir
17:18et qui demain
17:19sauront savoir
17:20où se retourner.
17:21Est-ce que Naxman,
17:23vous pensez
17:23qu'une intégration ratée,
17:26donc ça veut dire
17:27un flux migratoire
17:28mal méprisé
17:28avec des gens
17:29qui viennent en France
17:30qui ne sont pas heureux
17:31d'être là,
17:31qui ne connaissent pas
17:33des conditions de vie
17:33décentes
17:34et qui évidemment
17:34peuvent quelquefois
17:35sortir de la loi,
17:36est-ce que c'est
17:38la colère
17:38que suscite justement
17:39ce manège
17:40avec des gens
17:40qui peuvent être
17:41d'ailleurs des gens
17:41d'origine étrangère ?
17:42Moi je connais beaucoup
17:43de gens d'origine maghrébine
17:45ou subsaharienne
17:45qui me disent
17:46la République est trop souple
17:47avec cette immigration sauvage
17:50chez nous.
17:50Vous pensez que ça peut être ça
17:52à l'origine de comportements
17:53que l'on assimile
17:54à du racisme
17:55sans l'être ?
17:56Non, je pense que c'est
17:58un problème d'éducation
18:00avant tout.
18:01Bien sûr.
18:02Voilà, je ne pense pas du tout
18:03que ça soit lié à ça.
18:04On peut,
18:05de conditions modestes,
18:06venir d'étranger
18:06et avoir un parcours
18:09professionnel
18:09admirable
18:10comme d'ailleurs
18:11les Français de Chouz
18:13comme on dit,
18:14je n'aime pas trop
18:14cette expression
18:15mais c'est clair.
18:15Non, non, c'est une expression
18:16terrible.
18:18Exactement.
18:19Il faut en trouver une formule
18:20d'ailleurs français d'origine
18:21ou sur plusieurs générations
18:22parce que même cela,
18:23l'histoire de la France
18:24c'est un conglomérat
18:26de cultures différentes
18:28depuis les Romains,
18:29depuis la base de la France
18:31et la civilisation gallo-ramaine
18:32qui est une créolisation
18:34déjà au départ.
18:35Donc,
18:35il peut dire ce qu'il veut.
18:36Ça fait longtemps
18:37qu'on est créolisé
18:38et c'est ça
18:38qui a fait les gloires
18:39de la France.
18:39On n'a pas besoin
18:40de le faire maintenant.
18:40Je vais devoir aussi
18:41vous livrer une confidence.
18:42J'ai donc ma grand-mère
18:43adoptie, on va dire,
18:45et a épousé un Polonais
18:47d'origine
18:48qui a été rescapé
18:49du maquillique linière
18:50Haute-Savoie.
18:51Et ma grand-mère
18:52qui était saoriarde
18:53qui n'a jamais connu
18:54autre chose
18:55que la Haute-Savoie
18:57n'a jamais été considéré
18:58comme étant
18:59un de ses petits-enfants
19:00finalement
19:01ayant une couleur de peau
19:02différente en fait.
19:03Donc, c'est vraiment...
19:06Vous faites le lien
19:07entre la Napurna
19:08et le Mont-Blanc.
19:08C'est un très beau symbole.
19:09C'est un peu comme
19:10ces émigrés, on va dire,
19:11cambodgiens
19:12qui sont venus
19:12du côté dans l'ouest
19:13de la France
19:14du côté de Bordeaux.
19:15Et donc, vous en avez aussi
19:16cette émigration
19:17qui s'est parfaitement
19:18intégrée là-bas.
19:20Donc, c'est vrai
19:20que ça veut dire
19:21que ça marche,
19:22ça fonctionnait.
19:23Vous rejoignez ce que dit
19:23Laksman, du coup ?
19:24Oui, évidemment.
19:25Donc, je pense qu'il y a
19:27une époque où
19:27l'intégration fonctionnait
19:29très bien
19:29et qu'aujourd'hui
19:31elle se fragilise
19:31justement par des débats
19:33on va dire à la fois
19:33communautaires, religieux
19:35où certains en fait
19:36n'ont que faire de cela.
19:37Mais c'est vrai
19:38qu'évidemment
19:38on laisse évidemment
19:40trop ces débats
19:42on va dire
19:42trop
19:44aller dans tous les sens
19:45sans nuance
19:46sans essayer de mettre
19:48un petit peu
19:48de légèreté
19:51quand je dis
19:52par rapport à certains sujets
19:53qui évidemment
19:54sont assez graves.
19:55Est-ce que vous pensez
19:56qu'il y a des mouvements
19:57des formations politiques
19:58on ne va pas les citer
19:59parce qu'elles peuvent être diverses
20:00qui poussent à la confrontation
20:01parce qu'elles en tirent
20:02un certain profit
20:03politicien ?
20:04Si il y a un apaisement total
20:06on n'aura plus de raison d'être
20:07il faut qu'il y ait
20:08une confrontation
20:08pour pouvoir continuer
20:09à dénoncer
20:10ce qu'on appelle
20:10le racisme
20:11la xénophobie
20:12la discrimination
20:13on a l'impression
20:14qu'ils ont besoin de ça
20:15pour justifier leur engagement.
20:16Le souci c'est qu'on ne va pas
20:17se mentir
20:18à qui profite le crime.
20:19Et aujourd'hui
20:20le sujet c'est que
20:21justement
20:22on polarise tellement les débats
20:23c'est que même
20:24sur quelque chose
20:24de bon sens
20:25on va le mettre
20:26sur autre chose
20:27et on va vous concerner
20:27comme raciste
20:28etc.
20:29Ou si c'est simplement
20:30vous poser une question.
20:31Donc c'est vrai que
20:32si je vois
20:32si on prend l'exemple
20:33de ce qu'a eu
20:34Badi Bagayoko
20:35qu'on pense sur
20:37la manière
20:37qui a été dite ou pas
20:38il y a des choses
20:39je pense qui ne se disent pas
20:40c'est que quand on vise quelqu'un
20:42par rapport
20:42on le compare à un animal
20:43etc.
20:44Et certains pourront me dire
20:45oui c'était l'expression
20:46qui était mal comprise
20:47je pense que c'était pas
20:49une expression qui a été mal comprise
20:49Non, il y a encore
20:50des racistes en France
20:50Il y a encore des racistes en France
20:51qui le sont intrinsèquement
20:53Mais vous savez
20:54parce que vous parcourez
20:55mon fil de Twitter
20:57X
20:58vous verrez
20:58donc moi j'ai vraiment les deux
21:00Vous témoignez là-dessus
21:00et je te dis moi là-dessus
21:01donc c'est vrai que c'est un sujet
21:03donc il ne faut pas le nier
21:04mais pour autant
21:04la force qui fait
21:06que justement
21:06que quand on verra
21:07des élus
21:09ou des personnes
21:09qui viennent de l'immigration
21:11qui eux
21:12il faut les voir
21:13encore une fois
21:14en tant que français
21:15et non pas
21:15en tant que personnes noires
21:17ou arabes
21:18etc.
21:18Là je pense qu'on avancera
21:19on va dire
21:20sur notre manière de penser
21:21En tout cas
21:22vos activités
21:23votre engagement
21:24au service de la République
21:26en tant qu'élus
21:28vous ouvrent
21:28vous ouvrent les yeux
21:30sur des phénomènes
21:31que vous ne soupçonniez pas
21:32ou non
21:32dans les deux sens
21:33il y a moins de racisme
21:34que l'on pensait
21:36et il y a encore quand même
21:37quelque part
21:38des endroits
21:38où il y a un vrai racisme
21:39Oui parce que
21:40je pense que
21:40quand on l'a vu
21:42encore une fois
21:42c'est que
21:43quand vous arrivez
21:43un petit peu
21:44aux responsabilités
21:45et que vous êtes
21:45un peu plus visible
21:46vous clivez
21:49et je pensais
21:50que c'était que
21:50d'un côté
21:51mais en fait
21:52c'est vraiment
21:52de chaque côté
21:53et je ne comprends même pas
21:54pourquoi
21:54qu'il y ait des côtés
21:56c'est-à-dire que
21:57s'il doit y avoir
21:57des critiques
21:58critiquer moi
21:58évidemment sur mon travail
22:00sur mes actions
22:01mais non pas sur ce que je suis
22:02c'est ça en fait
22:03qui nous ralentit
22:05dans notre manière de penser
22:06et je vois que certains
22:07en profitent
22:07sur ces sujets-là
22:08c'est qu'on va plus
22:10se perdre du temps
22:11sur l'apparence
22:11mais on va dire
22:12on va oublier
22:13on va dire
22:13mais tiens
22:13mais qu'est-ce qu'il fait
22:14qu'est-ce qu'il peut apporter
22:16comme il est
22:16et c'est pareil aussi
22:17pour une femme
22:18c'est que voilà
22:19on va encore
22:20se poser la question
22:21tiens
22:21il n'y a pas cette femme
22:22tiens on va en mettre
22:26en tant que personne
22:27qui a des compétences
22:28etc
22:29aujourd'hui
22:30c'est ça qu'il faut mettre
22:32sur la table
22:33c'est que
22:33arrêtons
22:34de perdre du temps
22:36sur l'apparence
22:37et mettons en place
22:38les compétences
22:39et je peux vous dire
22:39que si on met les compétences
22:40là foncièrement
22:42de facto
22:42le visage
22:43que ce soit politique
22:44médiatique etc
22:45va changer
22:46parce qu'il y aura du renouveau
22:47vous êtes bien sur Sud Radio
22:48vous êtes sur le face à face
22:50de la France
22:50tous les états
22:51je reçois
22:52Abdoulaye Kanté
22:53auteur
22:54on le rappelle
22:54de ce livre
22:55moi qui m'a bouleversé
22:56policier
22:56en fond de la république
22:57c'est un véritable programme politique
22:59je vous invite à le lire
23:00parce que
23:00vous synthétisez tellement
23:02de phénomènes
23:03et vous ouvrez tellement
23:04de portes
23:05vous devriez
23:07mais votre destin
23:08est loin d'être terminé
23:09peut-être que
23:11la république
23:11vous appellera
23:12à d'autres fonctions
23:13et que les mouvements
23:15politiques de ce pays
23:16vous écouteront
23:17et suivront
23:18vos recommandations
23:18et votre témoignage
23:19qui moi me bouleverse
23:20absolument
23:20je suis vraiment ravi
23:22honoré de faire cette émission
23:23et de vous avoir
23:23sur ce plateau
23:25vous nous appelez
23:25au 0826 300 300
23:27vous avez vu la qualité
23:29pas grâce à moi
23:30grâce à l'Abdoula
23:30il y a qualité des échanges
23:31et du débat
23:32la sincérité
23:33le franc parler
23:34avec lequel on parle
23:35parce qu'on est dans le parlons vrai
23:36ici sur Sud Radio
23:37et on parle à cœur ouvert
23:39et c'est magnifique
23:40et la France est belle
23:41quand on entend
23:41de tels propos
23:42vous nous appelez
23:42vous nous appelez
23:43au 0826 300 300
23:44Emmanuel Galasso
23:45transmettra votre appel
23:46et vous pourrez
23:48discuter
23:48échanger
23:49avec Abdoulaye Kanté
23:50qui ne demande que ça
23:51à tout de suite
23:51sur Sud Radio
23:58vous êtes bien sûr
23:59Sud Radio
23:59la France
24:00tous ses états
24:01reçoit
24:01Abdoulaye Kanté
24:03policier municipal
24:05national
24:06policier
24:07vous voyez
24:07je savais que j'allais la faire
24:09à un moment donné
24:09mais comme vous avez
24:10un mandat municipal
24:11en étant conseiller de Paris
24:12je dis bien
24:13voilà
24:13donc vous êtes
24:14à la fois
24:15policier national
24:16et élu municipal
24:18voilà
24:19et puis vous avez écrit
24:20il y a combien de temps
24:21que vous avez écrit le livre
24:21c'était en 2022
24:22il y a déjà 4 ans
24:24policier
24:24enfant de la république
24:25c'est un petit peu
24:26le thème de notre échange
24:27aujourd'hui
24:27enfant de la république
24:28bien sûr
24:29d'origine malienne
24:30vous avez fait un peu d'armée
24:31la police vous y êtes toujours
24:32et là vous représentez
24:34les citoyennes
24:34et les citoyens parisiens
24:35à l'hôtel de ville
24:37comment s'est passée
24:38l'installation
24:38avec
24:39avec
24:40avec madame Dati
24:41qui n'a pas l'air
24:42de siéger beaucoup
24:43et monsieur
24:44et monsieur Grégoire
24:45bon
24:45plus apaisé
24:46que la campagne
24:47ne l'a été
24:47ou non
24:48les agues
24:48n'étaient pas présentes
24:49oui
24:50donc
24:50n'étaient pas présentes
24:51donc voilà
24:52et donc
24:52comme une installation
24:53moi je découvre un petit peu
24:55quand on rentre dans cet hémicycle
24:56il y a une forme de fierté
24:57quand vous portez l'écharpe
24:58bicolore
24:59parce que les colores de Paris
25:00sont bicolores
25:01donc du coup
25:02c'est une forme
25:03de fierté
25:04vous dites que
25:05alors vous savez
25:05qu'en tant qu'élu
25:06de la mairie de Paris
25:07vous avez le droit aussi
25:08de porter l'écharpe tricolore
25:09avec le bleu en haut
25:10pas le rouge
25:10avec le bleu en haut
25:11c'est ça
25:12le bleu en haut
25:12et effectivement
25:13mais il y a une écharpe spécifique
25:14au conseil de Paris
25:17et évidemment
25:18après celle du blanc
25:19je peux l'apporter
25:19c'est votre premier mandat
25:20ou non ?
25:21c'est mon premier mandat
25:21bon
25:22vous découvrez
25:23l'enceinte électorale
25:26le parlement municipal
25:27de la ville de Paris
25:28l'hémicycle de Paris
25:28je trouve qui est grandiose
25:30qui est très très très joli
25:31et vous êtes élu
25:31du 10e arrondissement
25:32enfin pas en que
25:33non je suis représente
25:34on va dire le 10e
25:34mais voilà
25:35je suis conseiller de Paris
25:36donc pour tout Paris
25:37et département
25:37d'accord
25:38oui bien sûr
25:38c'est vrai que vous n'êtes pas
25:39et vous êtes quand même
25:40conseiller d'arrondissement
25:41aussi pour le 10e
25:41non je ne suis pas
25:42conseiller d'arrondissement
25:42vous n'êtes pas
25:42conseiller d'arrondissement
25:43vous n'êtes que municipale
25:44c'est ça
25:45enfin que
25:45et c'est département aussi
25:46parce que Paris aussi
25:47regroupe le Grand Paris
25:48vous avez le statut
25:49et je vous rappelle
25:50il y avait une polémique
25:50vous êtes à la fois
25:51conseiller municipal
25:52et conseiller général
25:52et conseiller départemental
25:53c'est une spécificité parisienne
25:55qu'on n'a pas touchée
25:56donc bon
25:57ça y est
25:58la démocratie fonctionne
25:59vous allez
26:00vous allez intervenir
26:01évidemment
26:02sur
26:02alors avec le groupe
26:09Paris apaisé
26:10le groupe Paris apaisé
26:11et le but évidemment
26:13c'est de pouvoir apporter
26:14une position
26:15on va dire
26:17respectable aussi
26:17qui intelligente
26:19pour essayer de vraiment
26:20apporter des solutions
26:21pour les parisiens
26:22et les parisiens
26:23que ça soit
26:23notamment sur mon sujet
26:25qui est la sécurité
26:26parce que je crois
26:27qu'aujourd'hui
26:28le sujet de la sécurité
26:29était quelque chose
26:30qui était un petit peu
26:31banni dans la bouche
26:32du parisien
26:33parce que ça ne le concernait pas
26:34et au vu
26:35on va dire du changement
26:36on va dire sociétal
26:37et que la violence a commencé
26:38à s'installer
26:39notamment dans certains arrondissements
26:40et que certains
26:41quand j'ai fait du porte-à-porte
26:43ou quand j'allais
26:44parce que moi je suis quelqu'un de terrain
26:45donc je n'aime pas rester derrière un bureau
26:47donc je vais à la rencontre des gens
26:49et les gens me disent
26:50oui il y a quelque chose
26:51qui a changé
26:51donc cette tranquillité
26:53à laquelle
26:54nous faisons face
26:56est en train de disparaître
26:57et aujourd'hui
26:57on a besoin
26:58effectivement
26:59d'avoir de la sérénité
27:01et vous pensez
27:01qu'il y aura un consensus
27:02alors je dis bien municipal
27:03là monsieur Grégoire
27:05même si c'est la gauche
27:06est-ce qu'elle est consciente
27:07que vous venez d'évoquer
27:08que la situation a évolué
27:10il y a plus de tensions
27:11il y a de la violence
27:12les parisiens se sentent
27:13quelquefois pas toujours en sécurité
27:14vous pensez que là-dessus
27:15la majorité de gauche
27:16a pris conscience
27:17qu'il y avait des mesures
27:18à prendre efficaces et réelles ?
27:19écoutez je l'espère
27:21j'espère que
27:23comment dire
27:23le nouveau maire de Paris
27:25arrivera déjà
27:26à écouter
27:27à entendre
27:27les parisiens
27:28et les parisiens
27:28les aspirations
27:29dont les parisiens
27:30et les parisiens
27:31ont besoin
27:31parce qu'il y a des réalités
27:32aujourd'hui
27:33qu'on ne peut pas
27:33non plus nier
27:34et c'est vrai que
27:35si effectivement
27:36ça reste encore
27:37dans la continuité
27:37du mandat précédent
27:39nous ferons en sorte
27:40et tout avec notre groupe
27:41de lui rappeler
27:41qu'il y a une réalité
27:43et qu'il ne faut pas
27:43se mettre des oeillères
27:44parce qu'aujourd'hui
27:45il nous faut qu'on arrête
27:46de croire que la sécurité
27:47est quelque chose
27:48qui appartient à la droite
27:50etc
27:50aujourd'hui
27:51la sécurité
27:52c'est quelque chose
27:53qui est transpartisan
27:53donc c'est quelque chose
27:54qui doit appartenir
27:55à tous les citoyens
27:56c'est un enjeu national
27:57et évidemment communal
27:58et surtout dans une ville
27:59comme Paris
27:59nous avons Marc
28:01qui nous appelle
28:02de baisier
28:02bonjour Marc
28:04bonjour Perigo
28:05merci de nous appeler Marc
28:06le sujet
28:08dont je débat
28:09avec Abdullahi Kanté
28:10vous interpelle ?
28:11oui énormément
28:14moi je voulais
28:15vous témoigner
28:16j'ai beaucoup d'amis
28:18d'origine
28:19d'Afrique subsaharienne
28:20des gens que j'apprécie
28:22beaucoup
28:22et puis par rapport
28:24à votre sujet du jour
28:25certains déplorent
28:26le laxisme
28:27parfois de l'état français
28:29qui accepte
28:29beaucoup de choses
28:30qu'ils considèrent
28:31qu'ils ne devraient pas
28:32accepter
28:33mais je continue pas
28:35sur ce sujet là
28:36parce que mine de rien
28:36comme ils viennent
28:38de ces pays là
28:40il y a un attachement
28:43viséral
28:43qui est bien compréhensible
28:44à leurs origines
28:46et donc ce serait
28:47en même temps
28:47il y a
28:50une difficulté
28:51de positionnement
28:54qu'ils ressentent
28:55c'est la nuance
28:55Marc
28:56c'est la nuance
28:56entre intégration
28:57et assimilation
28:58c'est ce qu'on évoquait
28:59tout à l'heure
28:59avec Abdullahi Kanté
29:00voilà
29:01est-ce qu'on veut
29:01tout oublier
29:02de l'endroit où on vient
29:03ou est-ce qu'on peut
29:04devenir un citoyen
29:04exemplaire
29:05et un patriote français
29:07exemplaire
29:07sans oublier
29:08ses origines
29:09et ses racines
29:10exactement
29:11et du coup
29:11je rends hommage
29:13à monsieur
29:13Abdullahi Kanté
29:14qui ose prendre
29:15ce
29:16qui ose
29:17assumer
29:19cette problématique
29:20absolument
29:21et revendiquer
29:22son combat
29:22absolument
29:23beaucoup
29:24beaucoup n'osent pas
29:25le faire
29:25et ça peut se comprendre
29:27mais lui
29:27lui ose le faire
29:30vous disiez
29:31Abdullahi
29:32vous êtes confronté
29:33aux deux extrêmes
29:35vous maintenez
29:36votre cap
29:37c'est une conviction
29:39et vous vous sentez
29:40j'allais dire
29:40totalement bien
29:41dans votre pot
29:42dans ce rôle là
29:43et vous donnez un exemple
29:44en plus
29:44vous savez monsieur Légas
29:45en fait
29:45c'est un combat
29:46de plus de 10 ans
29:47en fait
29:47si vous voulez
29:47moi ça fait 10 ans
29:48que je suis dans la soeur
29:49entre guillemets
29:49public
29:50ça fait 27 ans
29:51que je suis au service
29:52de la république
29:52et c'est vrai que
29:54quand je vois
29:55qu'effectivement
29:55on est en train
29:56de polariser le débat
29:57sur les origines
29:58sur l'assimilation
29:59l'intégration
29:59etc
30:00je me dis que moi
30:01tout ce qui est
30:02ce que j'ai
30:03on va dire
30:04en moi
30:04c'est à dire que
30:05évidemment
30:05je n'oublie absolument
30:06pas mes origines
30:07parce que je n'oublie pas
30:07d'où je viens
30:08mais je n'oublie pas
30:09d'où je suis
30:10qu'est-ce qui reste
30:10comme origine
30:11vous avez encore
30:11de la famille
30:12peut-être
30:12des grands-parents
30:13et vous repartez
30:14quelques fois au Mali
30:15c'est important
30:15j'ai mis mes enfants
30:16et tout
30:16on y va
30:17et ils sont ravis
30:17de vous voir
30:18tel que vous êtes
30:19et vous êtes ravis
30:20évidemment de les retrouver
30:20alors je vais peut-être
30:22faire une petite
30:23une petite disgression
30:24sur le fait que
30:25des fois en France
30:26on vous considère
30:27que vous n'êtes pas
30:28très français
30:29et quand vous arrivez
30:30là-bas
30:31on vous considère
30:31un peu trop français
30:32vous vous souvenez
30:33Yannick Noah
30:33quand il gagnait
30:34il était français
30:35le joueur français
30:35Yannick Noah
30:36et quand il perdait
30:37c'était le joueur
30:37Cabrounet
30:37exactement
30:38c'est ça
30:38et en plus
30:39des fois
30:40je m'appelle
30:40Abdoulaye ici
30:41et des fois
30:42c'est un certain
30:43de la famille
30:43des cousins
30:43qui m'appellent
30:44Jean-François
30:44donc le truc très français
30:45en fait
30:46qui fait que
30:46et en plus
30:47vous cochez
30:48toutes les cas
30:48et vous êtes musulman
30:49voilà
30:51totalement apaisé
30:52voilà
30:53vous savez
30:53comme je vous dis
30:54encore une fois
30:55c'est quelque chose
30:55qui est
30:56c'est à moi
30:57donc on me dit
30:58que je coche les cases
30:59mais à mon délément
31:00à ce point là
31:01c'est quand même magistral
31:01donc Allah et Marianne
31:03se portent très bien
31:04ensemble chez vous
31:05vous respectez le Coran
31:06et vous ne régniez pas
31:07du tout
31:07les valeurs de la République
31:08et vous ne mettez pas
31:10les sourates
31:10avant les articles
31:11de la Constitution
31:11alors je vais dire
31:13très clairement
31:13et pour moi
31:14j'ai toujours dit
31:15que les lois républicaines
31:16sont au-dessus
31:16des lois religieuses
31:17ça je sais que
31:18les gens ne sont pas
31:18d'accord avec moi
31:19mais excusez-moi
31:20je respecte
31:21les lois de là
31:22où je suis
31:23et ça ne vous empêche pas
31:23d'être un parfait musulman
31:24c'est ça qui est
31:25parfait je dirais
31:26je ne sais pas
31:26vous êtes conforme
31:28à votre croyance
31:29je suis un être humain
31:30et citoyen
31:31est-ce qu'on peut
31:32est-ce qu'on peut espérer
31:33alors on va dévier
31:34un peu du sujet
31:35mais c'est tellement passionnant
31:36ce que vous me dites
31:37c'est tellement
31:37c'est tellement interpellant
31:40est-ce qu'on peut espérer
31:41un jour
31:41une conciliation
31:43entre l'islam
31:44c'était magrement
31:45mais entre
31:46la religion musulmane
31:47entre les textes religieux
31:49il y a beaucoup de sourates
31:50contradictoires dans le Coran
31:51est-ce qu'un jour
31:52on dit toujours
31:52c'est incompatible
31:53le général de Gaulle
31:54avait expliqué
31:54alors c'était pour les maghrébins
31:55l'huile et le vinaigre
31:56vous ne pouvez pas
31:56est-ce que sur le plan
31:58des textes
31:59on pourra un jour
32:00vous retrouver
32:01puisque vous êtes
32:01en Paris apaisé
32:02est-ce qu'on pourra
32:03avoir une France apaisée
32:04entre la république
32:05et l'islam
32:06vous y croyez ?
32:06moi franchement
32:07c'est un vœu
32:08parce que je crois que
32:09vous savez
32:11on a cette espèce
32:12de confrontation religieuse
32:13entre la religion
32:14et la république
32:15mais pour moi
32:16la religion
32:16et la république
32:17même s'il y a une séparation
32:18des pouvoirs
32:19ils doivent être
32:20main dans la main
32:21dans des circonstances
32:22qui sont assez graves
32:23notamment quand on voit
32:24ce qui s'est passé
32:24en 2015
32:25et moi j'étais
32:26primo intervenant
32:27sur les épreuves
32:27en 2015
32:28et je sais qu'à ce moment-là
32:29en fait
32:29il y a eu
32:30cette république
32:31qui nous est très chère
32:33c'est retrouver
32:33place à la république
32:34dans des moments
32:35qui sont très difficiles
32:35et je crois qu'encore une fois
32:37c'est qu'on peut vivre
32:38notre religion
32:40en respectant
32:40les principes
32:41très très forts
32:42de la laïcité
32:43encore une fois
32:44alors je vais vous dire
32:44est-ce que la laïcité
32:45française
32:46il y en a dans tous les pays
32:47mais elle est en France
32:48de façon institutionnelle
32:49vous permet
32:50de croire
32:51en votre religion
32:52d'être un
32:54parfait musulman
32:55je veux dire
32:55et en même temps
32:56un citoyen de la république
32:57sans aucune contradiction
32:58il est nécessaire
32:58encore une fois
32:59que cette laïcité
33:00soit vraiment
33:00au coeur du sujet
33:01et qu'elle soit bien expliquée
33:02notamment au niveau
33:03de l'éducation
33:04c'est important
33:05et qu'on ne doit pas
33:06non plus stigmatiser
33:07on va dire
33:07des personnes à raison
33:08de leur religion
33:09vous avez des millions
33:10de personnes
33:11qui vivent leur religion
33:12sans poser de problème
33:12et vous avez une minorité
33:14hurlante
33:14qui pose des problèmes
33:15à cause de leur religion
33:16on peut dire
33:17sans crainte
33:17que la majorité
33:18des musulmans
33:19sont à peu près
33:19dans votre cas
33:20il n'y a pas de problème
33:20mais il n'y a pas de problème
33:22sinon ça serait intenable
33:23d'ailleurs
33:24si c'était tel que
33:25certains partis le disent
33:26c'est incompatible
33:27c'est la fracture
33:27c'est le choc des civilisations
33:28c'est une foi personnelle
33:30en fait
33:30c'est qu'on dit
33:31que je l'appelle Abdullah
33:32et je suis musulman
33:32mais j'ai envie de dire
33:33et alors
33:33mais moi ça ne me pose aucun problème
33:35c'est pas
33:35est-ce que j'en fais de la publicité
33:36non
33:36moi la publicité
33:38que par contre
33:38que je vais faire
33:39évidemment c'est
33:39cette citoyenneté
33:40et les valeurs de la république
33:41et ça en grand jamais
33:42on pourra me le reprocher
33:43je pense que c'est
33:44une très belle définition
33:45de la citoyenneté française
33:46que vous venez de faire
33:47je suis avec Abdullah et Kanté
33:48vous l'avez compris
33:49dans un échange
33:51émouvant
33:51sincère
33:51à bâton rompu
33:52on se dit tout
33:53franchement
33:53et nos éditeurs appellent
33:55appelez-nous au 0826 300 300
33:57Emmanuel Galasso
33:57attend votre appel
33:58et Abdullah et Kanté
33:59répondra à toutes vos interrogations
34:01et vous avez peut-être
34:02un avis à donner
34:03parce que vous connaissez
34:03vous-même une situation
34:04que ce soit vous-même
34:06dans votre vie
34:07ou dans votre entourage
34:08ou des amis
34:08voilà on parle de la France
34:10telle qu'on l'aime
34:10telle qu'on peut l'espérer
34:11et cette émission nous prouve
34:13qu'il y a de bonnes raisons
34:15bonnes raisons d'espérer
34:15à tout de suite
34:16sur Sud Radio
34:18Perico Légas
34:19je reçois
34:20Abdullah et Kanté
34:21dans ce face-à-face
34:23de la France
34:23tous les états
34:24mercredi 8 avril 2026
34:26a marqué au calendrier
34:27parce qu'il se dit
34:27mais il se dit souvent
34:28sur Sud Radio
34:29des choses importantes
34:30et là
34:31on est tous dans une forme
34:32pas d'euphorie
34:34mais de bien-être et d'aisance
34:35parce que la rencontre
34:36avec Abdullah et Kanté
34:37est une révélation
34:39nous passons nos journées
34:40à annoncer souvent
34:41des mauvaises nouvelles
34:42à disserter sur des tragédies
34:44et là
34:45c'est un échange
34:46où l'espoir
34:47l'amour de la France
34:49de la République
34:50avec les mots
34:51d'Abdoulaye Kanté
34:51sont touchants
34:53et en tout cas
34:53ouvrent des perspectives
34:55formidables
34:55je pense que l'avenir
34:57peut être à Dieu
34:57là il y en a qui nous prédisent
34:58les jours difficiles
34:59quand on est avec
35:00Abdullah et Kanté
35:01on se dit que
35:01les choses vont pouvoir s'arranger
35:02je vous pose une question
35:03très butale
35:04à Abdullah et Kanté
35:05est-ce que
35:05vous auriez pu être
35:07si vous aviez été implanté
35:08là-bas
35:08si ça avait été
35:09votre commune
35:09votre territoire
35:10que votre engagement politique
35:11s'était passé
35:12en Seine-Saint-Denis
35:13est-ce que vous auriez pu être
35:14maire de Seine-Saint-Denis
35:15ou du Blanc-Ménil
35:16ou de Drancy
35:17à la place
35:19de Gali
35:21Bakayoko
35:22je vous dis une réponse
35:23très claire
35:23je pense que oui
35:24je pense que oui aussi
35:25évidemment être implanté
35:26être auprès des citoyens
35:29que ce soit
35:30de Seine-Saint-Denis
35:31de certaines villes
35:32effectivement je pense
35:33que peut-être aussi
35:34que j'aurais pu
35:34peut-être avoir
35:35avec ce discours-là
35:36ce discours de conciliation
35:37de respect de la République
35:38je suis musulman
35:39et je concilie à la fois
35:40le Coran
35:41et la Constitution
35:42je n'ai pas de problème
35:43avec la France
35:43parce que je suis non seulement
35:45assimilé mais intégré
35:45puisque je suis né français
35:46et je vous dis
35:48à mes congénères
35:48d'origine africaine
35:49les Maliens
35:50les Sénégalais
35:50faisons pays ensemble
35:53et sauvons la République
35:54avec beaucoup de conviction
35:55je vous dis évidemment
35:56parce que le but effectivement
35:57donc je reviens un peu
35:58sur le groupe
35:59dans lequel je siège
35:59au Conseil de Paris
36:01apaisé
36:01Paris apaisé
36:02mais aussi
36:02il faut que ça soit
36:03aussi une France apaisée
36:04et vous savez
36:04quand j'ai l'air
36:05j'appelle le groupe Renaissance
36:06je suppose que des socialistes
36:07sont venus me voir
36:08en disant
36:08pourquoi tu n'es pas chez nous
36:09qu'est-ce que tu fais
36:10avec ces gens-là
36:10beaucoup sont venus me voir
36:13je cristallise
36:13je clive
36:14et c'est vrai que c'est quand même
36:15un peu des gens
36:15qui me disent
36:16ouais mais pourquoi
36:16c'est parce que simplement
36:18quand vous avez une conviction
36:19et je remercierai aussi jamais
36:20assez ceux qui sont venus
36:21me chercher
36:22parce que vous savez
36:23moi je ne suis pas
36:23un politique de base
36:24je suis quelqu'un
36:24qui est issu de la société civile
36:26et c'est vrai que
36:27je n'ai pas encore
36:27le verbatim
36:28vous n'êtes pas un politicien
36:29non du tout
36:30ne le soyez jamais
36:31mais bon on est à l'abri de rien
36:32mais là pour l'instant
36:33vous n'en prenez pas le chemin
36:34j'essaye on va dire
36:36de garder toujours
36:36on va dire mes valeurs
36:37et aussi pour autant
36:38voilà être
36:39si on parlait de la Seine-Saint-Denis
36:40oui je pense que
36:41ils ont besoin aussi
36:42dans ces territoires
36:44de se sentir respectés
36:45de se sentir écoutés
36:46évidemment
36:46et si vous ne les écoutez pas
36:48que vous arrivez évidemment
36:48avec un discours
36:49que ce soit paternaliste
36:50ou bien un discours
36:51qui est dans le rejet
36:52ou leur dire que
36:53vous empêchez de l'émancipation
36:54ben c'est clair que
36:55ça ne donne pas de l'espoir
36:56et visiblement
36:57ce n'est pas le parti communiste
36:58qui y est arrivé
36:58qui a dirigé la ville
36:59très longtemps
36:59ce n'est pas les socialistes
37:00qui étaient les sortants
37:01c'est la France insoumise
37:02qui est arrivée
37:03à cristalliser
37:04à attirer cette détresse
37:06cette souffrance
37:06voilà
37:06mais il y avait peut-être
37:07d'autres mots
37:08que ceux de M. Bagayoko
37:09pour lesquels on a
37:10le plus grand respect
37:10pour faire ce consensus
37:11encore une fois
37:12comme je le dis
37:13Odor
37:14on peut critiquer
37:15on va dire
37:16la politique
37:17mais évidemment
37:17l'homme
37:18en aucun cas
37:18moi je respecte l'homme
37:20par rapport à ses actions
37:21parce que c'est quelqu'un
37:22qui est implanté
37:23depuis plus d'une vingtaine d'années
37:24à Saint-Denis
37:25qui est totalement respectable
37:26mais encore une fois
37:27je pense que
37:28la question en fait
37:29sur laquelle il faut vraiment
37:30se poser
37:30c'est comment intéresser
37:31ces territoires
37:33à la politique
37:34et aussi à la citoyenneté
37:35et son élection
37:35comme à Roubaix
37:36révèle quand même
37:37une souffrance
37:37c'est quand même
37:38une photo
37:38qui signale
37:39qu'il y a un malaise
37:39quelque part
37:40dans la société française
37:41et qu'il y a des solutions
37:42nous avons Vincent
37:43qui nous appelle de Marseille
37:44bonjour Vincent
37:46bonjour M. Erico
37:47bonjour M. Leal
37:48donnez-moi la température
37:49à Marseille aujourd'hui
37:50je crois qu'il fait bon
37:51il fait très bon en effet
37:52bon
37:53même chaud
37:54même chaud
37:54très beau soleil
37:55bon
37:56Marseille c'est une ville
37:58c'est une grande
37:59une grande cité provençale
38:00du sud de la Méditerranée
38:02où les gens vivent ensemble
38:03depuis très longtemps
38:04c'est toujours
38:04c'est toujours votre sentiment
38:07oui c'est toujours mon sentiment
38:08après je voulais rebondir
38:09justement sur l'intégration
38:10des musulmans
38:11donc pour
38:12remettre dans le contexte
38:13moi je suis français
38:14on est en France
38:16marié à une femme musulmane
38:17qui est marocaine
38:18et c'est vrai que
38:19c'est très compliqué
38:20aujourd'hui
38:21puisque
38:21donc mon épouse
38:23travaille
38:23elle a un emploi
38:24bientôt on va avoir un enfant
38:26parce qu'elle est enceinte
38:28félicitations
38:29merci c'est très gentil
38:32et malheureusement
38:33ça va faire un an et demi
38:34qu'on est en attente
38:35du titre de séjour
38:36de mon épouse
38:37pour aucune raison
38:39donc pour
38:40titre de séjour
38:41pour domaine privé
38:42familial
38:42pour rester en France
38:43et aujourd'hui
38:44moi je comprends pas
38:45comment on peut
38:46enfin comment on peut
38:47se sentir intégré
38:48dans une société
38:49où on est clairement
38:50repoussé
38:51vous imaginez
38:52un an et demi
38:53sans papier
38:53bien sûr Maxime
38:54pardon
38:55bien sûr Vincent
38:56vous êtes pas le seul
38:57en même temps
38:58il y a aussi des dossiers
38:59qui aboutissent
38:59et beaucoup
39:00mais il y en a encore
39:01beaucoup trop
39:01qui n'aboutissent pas
39:03Abdoulaye
39:03alors je vous dirais
39:04encore quelque chose
39:05aussi de très personnel
39:06aussi c'est que
39:06figuio que mes parents
39:07qui puissent
39:07ça fait plus de 40 ans
39:08qu'ils sont en France
39:09n'ont toujours pas
39:09la nationalité française
39:10et pourtant
39:11oui je le dis
39:12oui bien sûr
39:12et pour quelles raisons
39:13en travail administratif
39:15ça se fait pas
39:15je sais pas
39:16je sais pas
39:17je vous dis très sincèrement
39:17ils ont toutes les raisons
39:18légales de l'être
39:19ils sont propriétaires
39:20ils vivent en France
39:21ils sont parfaitement intégrés
39:23moi je suis un peu le fruit
39:25comme tant d'autres
39:26et tout de cette intégration
39:27et que voilà
39:28comme disait votre auditeur
39:29c'est vrai qu'effectivement
39:30il y a une problématique
39:31dans le sens où
39:31il y a une lenteur
39:32des services de la préfecture
39:34notamment sur les traitements
39:35des dossiers
39:35ou qui ne devraient pas
39:37poser problème
39:37et pour revenir
39:38c'est que le ministre
39:39de l'Intérieur
39:40Laurent Nunez
39:40a justement
39:41à ordonner
39:42qu'il y ait une augmentation
39:43on va dire
39:43de fonctionnaires
39:44qui puissent traiter
39:45je crois l'équivalent
39:46entre 200 et 300 en plus
39:47pour que les dossiers
39:49puissent être traités
39:50de manière plus rapide
39:51mais je comprends totalement
39:51votre désarroi
39:53parce que Vincent
39:54votre épouse
39:54elle coche toutes les cases
39:55aussi d'une naturalisation
39:57en bonne et due forme
39:59bah oui tout à fait
40:00parce qu'elle est judiciaire
40:01on est marié
40:02on va avoir un enfant français
40:04elle travaille en France
40:05elle paie des impôts
40:06elle est totalement assimilée
40:07donc elle est épousée
40:08la république française
40:09tout comme elle pratique
40:10sa religion à la maison
40:12en discrétion
40:14elle coche toutes les cases
40:15pour pouvoir être
40:17les premières consignes
40:18remontent
40:19et je le sais
40:19par des gens
40:20qui ont gouverné la France
40:21à ce moment là
40:22remontent à Nicolas Sarkozy
40:23on a dit
40:23frénon
40:24frénon
40:25monsieur Retailleau
40:26lui il a accéléré
40:28le départ de gens
40:29qui n'ont rien à faire là
40:30et c'est pour ça
40:30qu'on disait
40:30monsieur Nunez
40:31semblerait de freiner ça
40:32et c'est vrai qu'on a deux problèmes
40:34peut-être qu'il y a trop de gens
40:35qui ne devraient pas être là
40:37et qu'on garde
40:38et par contre
40:38on refuse la nationalité
40:39à des gens
40:40qui ont toute légitimité
40:41à devenir français
40:41là aussi
40:44Abdoulaye Kanté
40:45c'est pas normal
40:45ce sont les deux extrêmes
40:46c'est qu'effectivement
40:47quand on voit des situations
40:49ubuesques
40:49comme dit votre auditeur
40:50et que derrière
40:51il y a une volonté
40:52effectivement
40:52de expulser
40:54de manière massive
40:55on va dire
40:55des personnes
40:56on va dire
40:56je parle en situation illégale
40:58vraiment illégale
40:59l'OQTF au sens plein du terme
41:01voilà
41:01et à un moment donné
41:02oui effectivement
41:02si on doit aller dans le sens
41:03de l'OQTF
41:04qui est connu
41:05des services de police
41:06et qui n'a évidemment
41:07rien à faire ici
41:08donc vous savez
41:09l'invitation à partir
41:11et on va dire
41:12l'invitation à partir
41:13vous savez très bien
41:13que la plupart
41:14n'ont que faire
41:15et derrière
41:16si on doit évidemment
41:17les forcer à partir
41:18mais il faut aussi
41:19voir du cas par cas
41:20et quand je vois
41:21qu'il y a eu
41:22certains cas
41:22où vous avez un boulanger
41:23peut-être
41:24d'Origine Malienne
41:25qui est en Bretagne
41:26par exemple
41:26qui fait parfaitement
41:27le travail
41:28et que peut-être
41:30juste sur un petit décalage
41:31par rapport à son visa
41:32ou peut-être
41:32une situation administrative
41:33qui a été dépassée
41:34et à cause
41:35de la lenteur préfectorale
41:36du coup
41:37il a une OQTF
41:38et voire il met une explication
41:38une expulsion
41:40là effectivement
41:41sur ce cas-là
41:41oui pour moi
41:42c'est UBS
41:42appelons les fonctionnaires
41:43de la République
41:44et le corps préfectoral
41:45à faire preuve
41:46de pertinence
41:47et d'intelligence
41:48et de républicanisme
41:49Abdoulaye Kanté
41:50on ne s'est pas tout dit
41:50on était venu
41:51pour parler police
41:54je suppose
41:54que vous aurez besoin
41:55de revenir
41:55moi j'aurais besoin
41:56de vous reparler
41:56vous serez disponible
41:57écoutez
41:58d'une tout d'abord
41:59je voudrais vous remercier
42:00déjà de m'avoir laissé
42:01M. Perricot-Legas
42:01et encore une fois
42:04votre émission
42:04ou même
42:05le moment que vous m'accordez
42:06ou que vous accordez
42:07aux personnes
42:07de parler vrai
42:08et de pouvoir
42:09de manière humaine
42:10et vraie
42:10de dire certaines choses
42:11c'est moi qui vous remercie
42:13parce que faire de la radio
42:14dans ces conditions
42:14c'est quelque chose
42:15d'extrêmement stimulant
42:16et surtout ça nous permet
42:17d'aimer encore plus ce pays
42:18auquel nous sommes attachés
42:19vous et moi
42:20avec le coeur
42:21et avec la pensée
42:23je vous dis donc à demain
42:24je vous laisse
42:25à Ibrigide Laé
42:26sur Sud Radio
42:27et puis continuez
42:28à nous appeler
42:29ce numéro magique
42:300826 300 300
42:31vous savez que c'est
42:32la radio du parler vrai
42:32vous pouvez vous exprimer
42:34quand on reçoit des gens
42:35en tel cas
42:35de Boulaye Kanté
42:36on n'a qu'une envie
42:36c'est de partager
42:37des émotions
42:38sur ce plateau
42:38avec le plus grand nombre
42:39de françaises
42:40et de français possible
42:40merci à demain
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