- il y a 12 heures
Avec Elisabeth Lévy et Philippe David
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NewsTranscription
00:00On se retrouve dans le studio de Sud Radio, il est 8h36 et attention, il ne vous reste plus qu
00:05'une demi-heure pour jouer !
00:07Pour jouer avec Sud Radio, pour gagner votre séjour pour 4 personnes en famille au Futuroscope,
00:11avec une nuit d'hôtel et les petits déjeuners compris, profiter de 2 jours dans ce lieu extraordinaire où le
00:17réel et l'imaginaire se côtoient.
00:19Vous pourriez rejoindre Mars en rollercoaster ou affronter des rapides tumultueux dans Mission Bermude, tout un programme.
00:26Vous pouvez envoyer tout de suite, dès maintenant, Sud au 7-20-18 par SMS, c'est tout ce que
00:31vous avez à faire.
00:32Vous envoyez Sud au 7-20-18 par SMS, on donnera le nom du vainqueur un petit peu après 9h,
00:38donc vous avez encore le temps de jouer.
00:40Bonne chance à tous !
00:41Allez, c'est l'heure du Grand Débrief avec Elisabeth Lévy et Philippe David qui sont de retour dans le
00:47studio.
00:48Alors, Elisabeth Lévy qui est aussi la directrice de Causeur, Causeur qui vient de sortir avec ce titre.
00:54Peut-on encore vivre ensemble ? Evidemment, vous nous mettez en parallèle le foot et le rugby, Master Poulet contre
01:02canon français.
01:03Oui, il y a une France du foot, c'est évidemment très caricatural.
01:07Non, non, c'est schématique.
01:08Il y a une France du foot et une France du rugby qui ne sont pas exactement les mêmes.
01:13Et surtout, on met en parallèle d'un côté des images de soirée foot à Paris, que je ne vous
01:19fais pas de dessin,
01:19et de l'autre, les images du canon français. On aurait pu prendre d'autres images de la douceur de
01:25vivre.
01:26Oui, une douceur de vivre qui est parfois un peu bousculée, notamment lorsqu'il y a ces soirées foot ou
01:32ces soirées rugby.
01:34D'ailleurs, le Mondial commence bientôt. J'ai vu, j'ai vu, information, qu'il y a déjà deux municipalités
01:40en France qui appellent au couvre-feu pour les mineurs.
01:42Philippe David, il faut aller jusque-là ?
01:44Alors, je vais avoir déjà une divergence avec Elisabeth, c'est que ce n'est pas des soirées foot le
01:48Paris-Saint-Germain, ce n'est pas des soirées foot, c'est des soirées casseurs.
01:50Quand Lens a gagné la Coupe de France, il ne s'est rien passé du côté de Lens.
01:55Donc, ce n'est pas le foot qui est récompable, c'est le laxisme de l'État et les casseurs.
02:00Mais il n'a rien à voir avec des supporters.
02:02Évidemment, je faisais un raccourci, car je parle à des connaisseurs et je parle de nos auditeurs, bien sûr.
02:08Je faisais un raccourci, cela dit, pour faire un peu ma gauchiste de service.
02:14Et ce qui me frappe, en fait, c'est que quand on regarde ce qui s'est passé à Paris
02:18après la victoire du PSG,
02:21à la louche, je n'ai pas du tout de chiffre, mais s'il y avait, disons, mettons, 4 à
02:255 000 véritables casseurs, fauteurs de troupes,
02:29quelque chose comme ça, il y avait probablement des centaines de milliers de gens dans Paris.
02:36La question, si vous voulez, je ne suis pas sûr qu'on peut dire, ce n'est pas une émute
02:40généralisée.
02:41Oui, mais ça, c'est sûr, on est bien d'accord.
02:43La question qu'on se pose, c'est, et je ne dis pas que c'est facile, moi je ne
02:47dis pas, ouais, ouais, c'est encore des...
02:49Il n'y a qu'un faucon.
02:50Parce que canaliser, si vous voulez, neutraliser des casseurs, des violents, etc., dans une telle foule, ça n'est pas
02:59si simple.
03:00On est bien d'accord.
03:01C'est vrai qu'il y a aujourd'hui, dans le public d'après-match de foot, il y a
03:05une espèce de...
03:07De Paris et de l'équipe de France.
03:08En tous les cas.
03:09Et de l'équipe de France.
03:09Mais à Lens, par exemple, il n'y a pas de problème.
03:11Oui, et à Marseille ?
03:12À Marseille, alors à Marseille, il y a d'autres problèmes, les stups, etc., mais quand ils gagnent, ils ne
03:16cassent pas, ils sont plutôt contents.
03:17Non, Marseille, on ne casse pas.
03:18Mais ça fait tellement longtemps qu'ils n'ont pas gagné, que c'est pour ça qu'on n'en
03:20parle pas.
03:20Oh là là, comme vous y allez, Philippe David.
03:23En tous les cas, la question de ces couvre-feux qui est en train de monter un mot là-dessus.
03:29Il y a déjà une municipalité qui l'a adoptée, je crois que c'est Clermont-Ferrand.
03:32Et l'opposition pousse, pour que ce soit le cas également, à trois, vous voyez, des villes moyennes.
03:36Est-ce qu'il faut aller jusque-là ?
03:37Mais Clermont-Ferrand, ville populaire, ville de Michelin.
03:41Mais faire la fête pour une coupe du monde de foot, qu'est-ce qu'il y a de mieux
03:43?
03:43On ne peut plus faire la fête, on ne peut plus s'amuser ?
03:45C'est quoi ? Ça veut dire quoi ?
03:46C'est que c'est les voyous qui ont gagné.
03:48D'abord, ça dépend.
03:50Pour les mineurs, j'imagine qu'on ne laisse pas des mômes de 8 ans sortir comme ça, même les
03:54soirs de match.
03:55Mineurs, c'est jusqu'à 17h30.
03:56Le problème, c'est qu'on ne sait pas effectivement comment gérer les troubles.
04:01C'est une sorte de punition collective.
04:05Donc moi, je n'aime pas, je me rappelle, je m'étais disputé avec mon ami Robert Ménard,
04:09quand il avait proposé ça à un couvre-feu pour les mineurs,
04:12il me disait, non mais il faut toujours que de la répression, dès qu'on a un problème...
04:17Après, c'est peut-être une technique passagère qui permet aussi de calmer les choses,
04:21en espérant après pouvoir effectivement rouvrir les vannes.
04:24Je ne sais pas, je me fais l'avocat du diable.
04:26Moi, ce que je retiens de votre question, pas de la réponse,
04:29c'est que maintenant, toute occasion supposée de liesse, de joie,
04:34devient d'abord un casse-tête sécuritaire.
04:37Mais d'ailleurs, il faut mettre un couvre-feu pour la fête de la musique,
04:42où il y a aussi des casseurs, et pour le 14 juillet, il y en a aussi.
04:44Ah oui, un couvre-feu pour la fête de la musique, c'est pour !
04:48À partir de 20h, et pour tout le monde !
04:50On passe au dossier, Liana, parce qu'il faut bien le dire,
04:52c'est quand même ce qui préoccupe aujourd'hui beaucoup les Français.
04:55On a vu, c'est presque 200 manifestations.
04:58Ce qui se passe dans le pays est quand même assez incroyable.
05:01Et il y a un débat qui monte, et j'ai envie de vous entendre là-dessus,
05:04avec d'un côté ceux qui disent que c'est un problème de moyens,
05:07relayé par le Président de la République.
05:09Plus exactement, non, le Président de la République a dit
05:10« je ne veux pas entendre que ce soit un problème de moyens ».
05:13En tous les cas, il y a d'un côté ceux, comme les magistrats,
05:16qui disent que c'est un problème de moyens,
05:17et ceux de l'autre, qui disent non.
05:19Maude Bréjon, par exemple, hier soir,
05:21porte-parole du gouvernement,
05:23qui était sur une chaîne Info, et qui dit
05:24« quand vous n'entendez pas le principal suspect,
05:27alors qu'une plainte est déposée,
05:29et qu'une petite fille de 10 ans présente des lésions anales et vaginales,
05:33ça n'est pas une question de moyens,
05:35elle n'a pas tort, très franchement. »
05:37Alors d'abord, écoutez, ça dépend si on parle simplement de ce cas.
05:42Non, non, parlons d'abord de ce cas,
05:44parce que ce cas est révélateur d'un retard dans les décisions.
05:49Moi, je vous l'ai dit, évidemment, tout irait mieux,
05:51c'est comme quand on fait un journal.
05:52Si j'avais deux journalistes en plus,
05:54je vous assure, mes boucles-là seraient plus cool.
05:56Mais je ne dis pas, puisque je n'ai pas deux journalistes,
05:59finalement, je ne fais pas mon édito et je me barre.
06:01Je ne peux pas le faire.
06:04Et évidemment, il faut quand même,
06:06tout le monde doit s'adapter à la situation telle qu'elle est,
06:09avec les moyens qu'ils ont,
06:11qui ont été renforcés,
06:12même s'ils sont quand même en dessous de certains pays européens.
06:17Le problème, c'est un problème de discernement.
06:20C'est-à-dire, quand vous faites face à un afflux comme ça de dossiers,
06:23parce que c'est quand même ce qui se passe,
06:26soyons honnêtes,
06:27eh bien, il faudrait avoir la conscience professionnelle,
06:31il faudrait de se dire, je vais quand même regarder,
06:33est-ce que là-dedans, il y a des choses qui ne peuvent pas attendre ?
06:36Est-ce que, par exemple, des atteintes aux enfants,
06:39effectivement, on se dit,
06:40ce que vous avez décrit sur la petite fille,
06:44c'est quelqu'un, un magistrat consciencieux...
06:47C'est ce point-là qui choque,
06:48parce que les lésions sont constatées.
06:51Après, il est très facile pour nous,
06:53qui ne l'avons pas été...
06:54Absolument.
06:54Attendons l'enquête quand même.
06:56Tout à fait.
06:57Attendons, vraiment, attendons l'enquête.
07:00Mais on ne peut pas demander tout le temps plus à la justice,
07:03dire, il faut porter plainte pour tout,
07:06et, d'un autre côté, dire, tu dois rouler, il faut aussi...
07:10Et avec cette difficulté, Philippe,
07:11que la justice, elle a du mal à prioriser aussi,
07:14c'est de ça dont il s'agit.
07:15Excusez-moi, quand on voit dans le Gers,
07:16on a les agriculteurs, notamment Lionel Candelon,
07:19qui a réagi sur Sud Radio,
07:20on traquait les statuts Facebook des agriculteurs
07:23pour les mettre en garde à vue au moment des mouvements agricoles,
07:25mais on laissait dormir le dossier,
07:27et le pire, c'est quand même que la mère de la petite fille de 10 ans,
07:30qui a été victime d'agression sexuelle ou de viol,
07:33a été menacée par les gendarmes,
07:36qu'ils portent plainte contre elle pour harcèlement,
07:38parce qu'elle se plaignait et qu'elle appelait régulièrement
07:40pour en savoir où en était le dossier de sa fille.
07:42Le viol d'une gamine de 10 ans,
07:44c'est un peu moins grave quand même
07:45que de renverser une bête de fumier devant une préfecture.
07:47Et la plainte déposée à l'été dernier,
07:51elle avait été entendue avec sa fille quelques jours plus tard,
07:53mais ce qu'on ne comprend pas,
07:55c'est pourquoi il n'y a pas d'acte, en tous les cas,
07:57et pourquoi le principal suspect n'est pas entendu.
08:00C'est ça le fond.
08:02C'est ça la grande interrogation.
08:04Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi personne,
08:05enfin ce que je ne comprends pas, ce que je constate,
08:06mais encore une fois,
08:08moi je voudrais quand même qu'on attende,
08:09parce que tout le monde est en train de chercher des boucs émissaires,
08:12donc le parquet d'Auches est où trouver pour cela.
08:15Non mais Philippe, excusez-moi,
08:17ce n'est peut-être pas la même personne,
08:19je dis que c'était débile de poursuivre les agriculteurs,
08:22c'est débile de poursuivre les agriculteurs,
08:24ça de toute façon,
08:25et c'est débile, on veut nous faire encore une loi,
08:28encore une loi sur la liberté d'expression,
08:30tout ça m'exaspère.
08:31Mais ce n'est probablement pas la même personne
08:33qui traîne ou n'a fait pas avancer le dossier de Barrella
08:39et qui poursuit les agriculteurs,
08:41j'ose l'espérer, si vous voulez.
08:43En tous les cas, on poursuit la discussion
08:45et on vous donnera également les résultats du sondage fil rouge
08:48de toute la matinée,
08:49avec cette proposition de Bruno Retailleau,
08:51faut-il imposer la castration chimique aux pédocriminels ?
08:55Je ne vous donne pas le résultat,
08:56je vous le donne dans un instant,
08:57et évidemment, on poursuit le débat avec nos débatteurs.
09:01A tout de suite, il est 8h45 sur Sud Radio.
09:03Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardone.
09:07C'est l'heure du Grand Débrief avec Elisabeth Lévy et Philippe David.
09:12Et puis, dans un instant, Benjamin Glaze avec son hashtag
09:15et cette affaire incroyable dans une maternelle.
09:18On en parle dans un instant.
09:19L'actualité est évidemment dominée par ces affaires judiciaires
09:23autour de l'affaire Liana.
09:24Laurent Nunez et Gérald Darmanin seront entendus par l'Assemblée,
09:27ou plus exactement par le Sénat.
09:29Aujourd'hui, on se posera la question de savoir ce que l'on peut en attendre.
09:31Alors, les députés n'auraient pas du tout apprécié,
09:33ça fait écho à ce que vous disiez à l'instant, Elisabeth,
09:36la position du ministre qui s'en est pris à la procureure Doche.
09:39Je vous donne tout de suite le résultat du sondage
09:41qui était le fil rouge ce matin sur Sud Radio.
09:43Faut-il imposer la castration chimique aux pédocriminels
09:46comme le suggère Bruno Retailleau ?
09:49Eh bien, c'est oui à 91% et non à 9%.
09:52Il n'y a pas loin d'un millier de votes.
09:54Alors, parmi les commentaires, vous dites
09:57il leur faut la prison à vie ou la peine de mort à ces pédophiles
10:01car ils ne sont pas récupérables.
10:03Ce sont des propos extrêmement forts, extrêmement durs.
10:07Ça ne les empêchera pas en rien d'agresser des gosses, de les tuer.
10:11Pas sûr, pas sûr, parce que nous étions avec une spécialiste
10:15et une avocate ce matin qui nous disait
10:17que la castration chimique, elle produit des résultats.
10:20C'est prouvé selon différentes études anglo-saxonnes.
10:23Alors, on est en ligne avec Kevin.
10:25Vous êtes à Bayonne.
10:26Vous nous appelez au 0826 300 300.
10:28Kevin, vous dites-vous que la castration chimique
10:32n'est pas toujours efficace.
10:34C'est bien cela ? Bonjour.
10:35Oui, bonjour Jacques.
10:37Bonjour Elisabeth et Philippe.
10:38Bonjour.
10:39J'ai fait quelques petites recherches rapides.
10:41Donc, le monde...
10:42Par exemple, sur le monde,
10:45il y a le docteur Daniel Zangueri
10:47qui dit que laissez croire au public
10:48que ces médicaments seraient appanacés
10:49et qu'on a derrière l'incance sexuelle
10:51seraient une escroquerie.
10:52Il y a aussi, pareil,
10:54une petite étude qui a été faite
10:56que j'invite vos auditeurs
10:58à aller regarder sur Internet.
11:02Ils ont juste à taper...
11:04Tac, tac, tac.
11:05Elle est sur Erudit.
11:07Là, c'est marqué.
11:07Les résultats de notre étude
11:08indiquent que le traitement
11:09a un impact différent
11:10chez les pédophiles et les violeurs.
11:11En effet, dans le cas des pédophiles
11:12ayant complété le traitement,
11:13les divers taux de récidive officiel
11:15sont inférieurs à ceux des pédophiles
11:17n'ayant pas complété le traitement.
11:18Donc, c'est inférieur.
11:19Mais il y a quand même des récidives
11:20au moins à 5%.
11:21Donc, en fait, moi, je pense...
11:23À 5%, Kevin,
11:24ça veut dire que c'est un résultat
11:26quand même assez faible.
11:26Et on était avec une spécialiste
11:27ce matin qui s'appuie sur un certain nombre.
11:30Oui, mais c'est 5% d'enfants
11:31qui sont menacés.
11:32Bien sûr.
11:33Donc, 5%, on ne peut pas dire...
11:35Elisabeth.
11:35Donc, dans ce cas,
11:36si on...
11:37C'est Jérôme.
11:38Les gens ont sorti.
11:39Kevin.
11:39Kevin.
11:41Alors...
11:41On les met en cartel.
11:43Pardonnez-moi, Kevin,
11:44mais je vais à la fois critiquer
11:46la question et la réponse.
11:48Excusez-moi.
11:49Je ne me reconnais ni à moi
11:51ni d'ailleurs à, comme ça,
11:53je veux dire, tout le monde,
11:56la capacité de répondre à cette question.
11:58La pédophilie, c'est à la fois
12:00un crime et une maladie.
12:02Vous voyez ?
12:03Moi, je pense que prétendre comme ça
12:05d'un coup de baguette magique,
12:07j'ai vu une étude sur Internet,
12:08chacun peut...
12:09Chacun va vous citer...
12:10Non, mais il y a des pays
12:11qui la pratiquent,
12:12la crassation chimique.
12:12Chacun va vous citer...
12:13Volontaire.
12:14Non, mais que l'on réfléchisse à ça.
12:16D'accord ?
12:17Que les pouvoirs publics réfléchissent à ça.
12:19Mais qu'on commence
12:19à faire des sondages
12:21pour demander aux gens
12:23comme vous et moi.
12:24Moi, je ne répondrai pas
12:25à cette question.
12:26Je n'en sais rien.
12:27D'accord ?
12:28Parce que des études,
12:28je vais vous en trouver dans un sens,
12:30dans l'autre,
12:30je vais aller sur Internet.
12:31Vous allez voir
12:32que je vais...
12:34Et l'idée, si vous voulez,
12:35que nous détenons
12:36la baguette magique
12:37et qu'on peut comme ça
12:38d'un coup dire...
12:39Oui, pour moi, je suis contre.
12:40Bien sûr que non.
12:41Je trouve que c'est...
12:42Non, mais je trouve
12:43qu'on a tort
12:43de poser la question.
12:44Pardonnez-moi de vous le dire.
12:45Je vous en prie.
12:46Alors, moi, je crois...
12:47Bon, il y a des pays
12:49totalement démocratiques
12:49qui l'appliquent,
12:50notamment en Europe,
12:51la Belgique,
12:52l'Allemagne,
12:52le Danemark,
12:53la Pologne, etc.
12:54Moi, je dis
12:55pourquoi pas ?
12:56Pourquoi pas ?
12:57En revanche,
12:58je pense qu'on a mis
12:59le principe de précaution
13:00dans la Constitution,
13:02ce qui, à mon avis,
13:03est une erreur.
13:03Mais là, c'est quand même
13:04un domaine
13:05dans lequel il devrait s'appliquer.
13:07Je vais vous prendre
13:08un exemple terrifiant.
13:11Il y a un tueur en série
13:12très connu,
13:12je ne dirai pas son nom,
13:13qui est maintenant libérable
13:15depuis quelques mois
13:16et qui pourrait être libéré.
13:18Est-ce que vous avez envie
13:20qu'il soit libéré ?
13:20Non.
13:22Je vous dis, moi, non.
13:23En Belgique,
13:24il n'y a pas de perpétuité réelle.
13:27Marc Dutroux,
13:28la peine maximale,
13:29c'est 30 ans.
13:30Marc Dutroux a été arrêté
13:31le 13 août 1996.
13:33Il est donc libérable
13:34le 13 août prochain.
13:35Plus,
13:36comme il s'est battu
13:38avec un gardien,
13:38je crois,
13:38il y a peut-être
13:39quelques mois de plus.
13:40Est-ce que vous avez envie,
13:42parce que les frontières
13:43en plus sont poreuses,
13:44de savoir Marc Dutroux
13:45en liberté ?
13:46Moi non.
13:47On entendait hier
13:48la porte-parole
13:49du gouvernement,
13:49Maude Bréjon,
13:51sur une chaîne Info,
13:52expliquer qu'ils vont proposer
13:53dans le cadre
13:54de cette nouvelle loi
13:55un nouvel arsenal
13:57et qui consisterait
13:59à renforcer
13:59certaines dispositions.
14:01Par exemple,
14:02l'imprescriptibilité totale
14:04pour les crimes
14:04et les viols
14:05sur mineurs,
14:06j'imagine que vous
14:07y êtes favorable ?
14:09Le problème,
14:09c'est d'amener des preuves
14:1040 ans après.
14:12C'est là où j'ai un problème aussi.
14:13On voit bien dans certaines affaires
14:15qu'elles se révèlent
14:16des années après
14:17parce que la parole
14:18est difficile.
14:19Il faut aussi en tenir compte.
14:20Je sais,
14:21parce qu'il suffit
14:21que quelqu'un parle
14:22et dise
14:23voilà,
14:23il m'a fait ça
14:24il y a 40 ans,
14:24vous démolissez la personne.
14:26Ça pose question.
14:27Vous avez commencé par dire
14:28je suppose que vous
14:29y êtes favorable.
14:30Eh bien non.
14:31Eh bien là encore...
14:32C'est un débat.
14:33Non mais ce qui est marrant,
14:34c'est que vous avez présumé,
14:38mais je sais,
14:39Jacques,
14:39je discute avec vous
14:41amicalement
14:41et je note
14:42que vous avez présumé
14:44que j'y étais favorable,
14:45que nous y étions favorables.
14:47Eh bien non.
14:48Je sais que c'est très difficile
14:50à entendre
14:51pour les victimes
14:52notamment
14:52qu'un crime est prescrit.
14:54Mais un crime n'est pas prescrit
14:56parce qu'on dit
14:56finalement
14:57c'était il y a 40 ans
14:58c'est pas grave.
14:59Il est prescrit
15:00parce qu'on dit
15:02qu'on n'est plus
15:04en capacité de juger.
15:06Les témoins ont oublié
15:0740 ans après
15:08ou 30 ans après.
15:09Alors en revanche,
15:10ce qui a été fait
15:11c'est qu'on a fait courir
15:12pour les crimes sexuels
15:13contre les mineurs.
15:14On fait courir
15:15le délai de prescription
15:16non plus
15:17à partir de l'acte,
15:19mais à partir de la majorité.
15:21C'est-à-dire que vous avez
15:21jusqu'à 48 ans.
15:24Quand vous êtes victime,
15:25un mineur est victime,
15:26il a jusqu'à ses 48 ans
15:28pour porter plainte.
15:29Mais la prescription
15:31ça fait partie,
15:32c'est comme la présomption
15:33d'innocence,
15:34c'est parfois dur
15:35à comprendre,
15:36dur à accepter,
15:37mais c'est fondamental
15:39dans notre justice.
15:40Merci,
15:41c'est un thème difficile
15:41et évidemment
15:42ça fait partie des sujets
15:43qui seront discutés.
15:45Allez,
15:45on passe au hashtag
15:47et à ce regard
15:48de Benjamin Gleis
15:49sur les réseaux sociaux
15:51avec,
15:51vous allez voir,
15:52cette histoire assez incroyable
15:53de cette école maternelle
15:55à Montreuil
15:56qui fait parler
15:57et qui fait polémique.
15:58Bah oui,
15:58en l'occurrence,
15:59plus précisément,
16:00un spectacle de fin d'année
16:01réalisé dans cette école maternelle.
16:03Une vidéo circule
16:04sur les réseaux sociaux
16:05depuis ce week-end.
16:05Sur les images,
16:06on aperçoit
16:07de très jeunes enfants
16:08en tenue militaire
16:09pour ce spectacle
16:10de fin d'année.
16:11veste camouflage,
16:12bandanas sur la tête
16:13outre leurs habits.
16:14Ce qui interpelle
16:15les internautes
16:15c'est que ses élèves
16:16tiennent en main
16:17des armes à feu factices.
16:18Des armes en plastique
16:19avec lesquelles
16:20ils font semblant de tirer.
16:21Le tout sur un morceau
16:22d'un groupe de rap
16:23triangle des Bermudes.
16:24Le morceau s'appelle
16:25Charger les paroles.
16:26Sortez les armes à feu,
16:27sortez les armes.
16:35La publication de cette vidéo
16:37a provoqué
16:37de nombreux commentaires indignés
16:39sur les réseaux sociaux
16:40au point que le ministre
16:41de l'éducation
16:41Edouard Geffray
16:42s'en est mêlé.
16:42Sur Twitter,
16:43il dénonce des images
16:44choquantes.
16:44Si des mentements
16:45sont avérés,
16:45écrit-il,
16:46ils seront sanctionnés.
16:47Le ministre indique par ailleurs
16:48que la diffusion
16:49d'images identifiants
16:50de jeunes enfants
16:50a fait l'objet
16:51d'un signalement pharoce
16:52afin qu'elles soient retirées.
16:53De leur côté,
16:54les parents que disent
16:55ils prennent la défense
16:56de l'établissement
16:57et dénoncent
16:57une instrumentalisation.
16:59Écoutez,
16:59témoignage recueilli
17:00pour le 12-13 de France 3.
17:02Juste après ces 5 secondes,
17:03les enfants
17:03qu'on voit d'ailleurs
17:04sur la vidéo
17:06ont enlevé
17:07leur t-shirt,
17:08ont posé
17:08les pistolets
17:09qui étaient déjoués,
17:10qui étaient en carton
17:11évidemment
17:12et après
17:13ont arboré
17:14des messages
17:14qui disaient
17:16pour la paix,
17:17contre la guerre,
17:19peace and love.
17:21C'était partie
17:21d'une bonne attention
17:22et malheureusement
17:22ça a des conséquences lourdes
17:23et impactantes
17:25pour l'école,
17:25pour les enfants,
17:26pour les professeurs,
17:27pour toute l'équipe
17:28pédagogique de l'école.
17:29Oui, conséquences lourdes
17:30puisque depuis la publication
17:31de cette vidéo,
17:32l'école a reçu
17:33de très nombreuses menaces,
17:34Jacques.
17:35Philippe, une réaction ?
17:36Alors, c'était mon coup de gueule
17:37d'hier soir dans les vrais voix.
17:38Juste une chose,
17:39ils n'étaient pas
17:39habillés en militaire,
17:40ils avaient un haut
17:41de trahi militaire
17:42mais quand même
17:43un turban dans les cheveux.
17:44C'est l'imam Hassan Chalgoumi
17:45qui a fait la comparaison
17:46avec les gamins du Hamas.
17:47Ils étaient habillés en terroriste.
17:47En terroriste, voilà.
17:50Un militaire,
17:50il a un casque,
17:51il a un képi,
17:52il a un béret,
17:53il a une cassière.
17:54C'est exactement ce que je voulais dire.
17:55C'est-à-dire,
17:56peut-être que l'intention
17:57était bonne,
17:57mais ce qui est curieux
17:58parce que vous avez dit
17:59qu'ils étaient en militaire,
18:00parce qu'on n'est pas de militaire
18:01qu'il y ait des bandanas
18:02sur la tête que vous voyez.
18:04Un soldat français
18:05à qui on met un bandana
18:07sur la tête,
18:08il va se retrouver au trou
18:09pour quelques jours.
18:10Je vous le dis tout de suite.
18:13L'imaginaire de référence,
18:15excusez-moi,
18:15c'est le Hamas.
18:17C'est ça qu'il fout les jetons.
18:19Après que l'intention
18:20était bonne
18:20et qu'à la fin,
18:21il y a écrit pisse
18:21sur leur t-shirt.
18:23Très bien.
18:24Merci infiniment,
18:24Elisabeth Lévy,
18:25Philippe David,
18:26Benjamin Gleiz,
18:26on vous retrouve évidemment
18:27très vite sur les antennes
18:29de Sud Radio.
18:29Dans un instant,
18:30c'est La Vérité en Face
18:31avec Jean-François Aquili
18:32qui abordera la question
18:34de la démographie
18:34et des retraites.
18:35Dans un instant,
18:36les infos,
18:37il est 8h59.
18:38dans un instant,
18:38il est 8h59.
18:38Il est 8h59.
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