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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquier, Gilles-William-Golnadel,
00:02Geoffroy le jeune Joseph Massescaron et Johan Ouzahi
00:05pour parler ce soir des rassemblements qui se tiennent depuis 17h30 dans certaines villes
00:09après ce qui s'est passé, les défaillances, les dysfonctionnements dans l'affaire Liana.
00:15Ces images sont en direct, elles sont devant le ministère de la Justice.
00:18Parmi les 150 manifestations prévues en France, celles de Paris se déroulaient aussi sur l'île de la Cité
00:23en face de l'ancien palais de justice.
00:24Ça a été assez violent, en tout cas il y a eu quelques heures tout à l'heure sur la
00:32place Vendôme.
00:34Et ce qui est étonnant, c'est que les Fémen étaient là également
00:37et que c'est une manifestation qui peut être récupérée politiquement, j'ai envie de dire, Johan Ouzahi, à Paris.
00:43Ce qui n'est pas forcément le cas en Provence.
00:46En Provence, tout à l'heure on sera avec Régine Delfour à Toulouse
00:50où ce sont des manifestations qu'ils ne me semblent pas politisées de la même manière.
00:56Mais là, on a vu les Fémen qui réclament notamment la démission du ministre de la Justice Gérald Darmanin.
01:03Donc il y a deux salles, deux ambiances si vous me permettez.
01:07Oui, il y a une véritable émotion populaire, ça c'est véritable.
01:10Il y a une colère aussi naturellement de l'opinion, une colère à laquelle nous n'avions pas assisté depuis
01:15très longtemps.
01:15Ce qui se passe est assez inédit, ça fait longtemps que nous n'avions pas assisté à cela.
01:20Donc il y a effectivement quelque chose qui est légitime, une émotion qui est légitime.
01:23Il y a une récupération politique qu'il ne faut pas nier.
01:26Et la présence des Fémen d'ailleurs devant la place Vendôme, c'est-à-dire sous les fenêtres de Gérald
01:30Darmanin,
01:31le montre parce que les Fémen, elles ont aussi un vieux compte à régler avec Gérald Darmanin.
01:34Et dès qu'elles ont l'occasion de manifester contre lui ou de pouvoir lui faire du mal politiquement,
01:39elles ne s'en privent pas.
01:42Lorsque vous parlez des Français dans la rue, c'est vrai qu'il y a eu les grandes manifestations contre
01:46les retraites.
01:46Et dans la colère, il faut sans doute remonter aux gilets jaunes.
01:51C'est pour ça que ce n'est pas si fréquent.
01:53Mais là, il y a une colère qui monte, qui peut surprendre d'ailleurs le pouvoir.
01:57Gérald Darmanin l'a très bien compris et très rapidement.
01:59Et même Emmanuel Macron l'a compris en réagissant dès vendredi matin parce qu'évidemment, il a de l'instinct,
02:06il a de l'intuition.
02:07Et il a compris que toucher aux enfants en France, que les enfants qui ne sont pas protégés, les Français
02:12le vivent comme cela,
02:14pouvaient être le début d'une colère importante.
02:17Et c'est ce qui se passe ce soir avec, je l'ai dit, 150 manifestations qui sont prévues en
02:23France.
02:23Écoutons Régine Delfour, mais durant toute cette heure qu'on va passer ensemble, bien sûr, nous aurons un œil,
02:29et plus que cela d'ailleurs, nos caméras sur la place Vendôme.
02:33Mais écoutons Régine Delfour qui, elle, est à Toulouse.
02:36Des milliers de personnes réunies ici à Toulouse.
02:40Alors des hommes, des femmes, des jeunes, des plus âgés.
02:43Beaucoup, beaucoup d'émotions, tous venus dénoncer un laxisme de la justice, comme ils le disent.
02:49Il y a eu beaucoup de slogans, notamment on entendait Darmanin démission ou encore justice pour Liyana.
02:55Ce rassemblement à l'issue, il y a eu une minute de silence et puis des applaudissements,
03:00avec toujours cette émotion de la part de toutes ces personnes.
03:04Vous voyez, c'est quand même un registre différent.
03:08Et à hauche de la même manière, vous allez entendre une manifestation populaire
03:13où d'abord les personnes donnent le nom de Liyana.
03:17Vous entendrez Liyana, Liyana.
03:19Ensuite, ces mêmes personnes demandent la démission du procureur.
03:22Et puis vous verrez que la justice, le symbole de la justice est bandé.
03:27Ça, c'est une séquence qui se passe à hauche il y a quelques minutes.
03:31Liyana ! Liyana ! Liyana ! Liyana ! Liyana ! Liyana ! Liyana ! Liyana ! Liyana !
03:59Là encore, c'est une manifestation populaire, une couleur différente.
04:04Et on retrouve les mêmes phénomènes qu'on avait vus avec les Gilets jaunes.
04:08D'un côté, une France qui manifeste, populaire, France profonde, pour le dire clairement.
04:14Et puis récupération politique ensuite.
04:17On voit ce même... Et c'est à Paris que la récupération politique se met en place.
04:21C'est un grand classique.
04:23En fait, l'extrême-gauche ne mène quasiment que des combats minoritaires.
04:26C'est-à-dire qu'ils ont des obsessions qui ne sont pas partagées par les Français.
04:29Donc, de temps en temps, quand il y a une vraie émotion populaire légitime
04:32qui est en train de se mettre en place...
04:34Vous avez parlé des Gilets jaunes.
04:35Et là, aujourd'hui, ça a l'air d'être le cas, manifestement.
04:37L'extrême-gauche vient se greffer pour faire croire que c'est elle qui a cette force populaire.
04:42Ce n'est pas le cas du tout.
04:44Et ça n'enlève rien au fait que s'il y a autant de monde à Hoche et à Toulouse,
04:49on n'a pas encore fait de sondage sur le sujet.
04:50Mais il peut y avoir une très, très, très, très large majorité de Français
04:53qui est ulcérée par ce qui s'est passé.
04:55Et il y a fort à parier que ça ne s'arrêtera pas comme ça.
04:57Alors, on écoutera évidemment Gérald Darmanin qui a pris la parole aujourd'hui.
05:01On écoutera beaucoup de prises de position sur ce sujet.
05:04Mais je vous propose de retourner Place Vendôme
05:07et d'écouter des manifestants, manifestantes d'ailleurs,
05:10qui étaient là depuis une heure et qui ont pris la parole.
05:14Malheureusement, nous avons pris l'habitude d'être déçus dans ces professions.
05:17Emmanuel Macron, en 2021, déjà avait fait une promesse aux victimes de violences sexuelles dans l'enfance.
05:21Il avait dit, on vous croit, vous ne serez plus jamais seuls.
05:24Cinq ans plus tard, les faits sont là.
05:26Pas grand-chose n'a été fait.
05:28Les déclarations ne sont généralement que ça.
05:31Elles sont rarement suivies d'actes.
05:32Le gouvernement en a encore une fois donné la preuve ce soir.
05:34J'attends beaucoup plus.
05:36J'attends des politiques publiques à la hauteur de l'enjeu.
05:39Parce qu'un enfant sur dix est victime de violences sexuelles.
05:43200 enfants sont maltraités par jour.
05:44Un enfant meurt tous les cinq jours, tué par ses parents ou ses beaux-parents.
05:49Et tous ces chiffres, en fait, moi je ne peux plus les voir.
05:51J'ai moi-même été abusée par mon cousin, dont je dirais le nom, mais il y a eu un
05:56non-lieu pour faute de preuves.
05:58Quand j'avais ma soeur aussi, qui en est morte par un cancer en juin dernier.
06:02Voilà.
06:03Et je manifeste au nom de tous les enfants et de toutes les femmes qui ont subi ça.
06:08Et des hommes également, parce qu'il y en a.
06:10Et je suis là, je n'arrêterai pas le combat.
06:13Alors Gérald Darmanin, évidemment, à ce que vous disiez, a bien compris.
06:17C'est un homme politique qui a beaucoup d'expérience, mais aussi d'instinct, d'intuition.
06:21Il a bien compris aujourd'hui qu'il fallait qu'il prenne la parole.
06:24Et il la prend d'une manière d'ailleurs très importante sur tous les médias, ou sur beaucoup de médias
06:28en tout cas.
06:29Et dans une conférence de presse aujourd'hui, la question lui a été posée sur la démission et l'a
06:33répondu.
06:34Ça fait maintenant deux ans que je suis ministre et j'ai assumé des responsabilités.
06:37J'ai parfois présenté ma démission au président de la République lorsque j'ai pensé que ma responsabilité était en
06:42cause.
06:43Et je n'ai pas peur de me présenter devant le suffrage des électeurs, puisqu'à chaque fois je me
06:46présente devant le suffrage de mes électeurs.
06:49J'ai pensé que cette défaillance, ici, n'était une défaillance qui ne tenait pas aux instructions que le ministère
06:57a données.
06:58Et donc je pense assumer ma responsabilité.
07:00On verra ce qu'en dira le Parlement.
07:01Et je pense, avec beaucoup, beaucoup d'énergie, que j'essaye, peut-être que je n'y arrive pas toujours,
07:08c'est vrai,
07:09mais j'essaye de réformer un ministère de la Justice qui a besoin de connaître ces réformes,
07:12avec les moyens très importants que me donne le président de la République.
07:15Et il y a une gestion politique pure de Gérald Darmanin aujourd'hui.
07:19Je voyais l'occupation, je vous le disais, des antennes.
07:22Il y a une mission d'inspection qui a été commandée.
07:25Les excuses, bien sûr, à la famille.
07:26Convocation des procureurs à 8h30.
07:28Et j'ai envie de dire que 8h30 fait sens.
07:32C'est de dire, c'est comme à l'école.
07:35Voilà, vous venez à 8h30.
07:37Il y a une conférence de presse.
07:40Bon, il y a une mise en place, forcément, d'une réponse politique et de communication possible.
07:46Ce qui est bien normal quand on est ministre de la Justice.
07:49Oui, et puis ils ressentent également, tous, qu'il faut aller très très vite.
07:53Très vite.
07:53Pas très vite, simplement, bien sûr, en raison pour répondre au calvaire que vit la famille.
07:58Mais aussi, comme on l'a dit avant, parce qu'il y a quelque chose qui monte dans le pays.
08:03C'est indéniable.
08:04Et comme cet élément, ils ne savent pas s'ils pourront le contrôler ou pas.
08:09Donc, il faut qu'ils aillent très vite.
08:11Il faut préciser que Gérald Darmanin, d'abord, a très vite compris que sa démission serait demandée par une partie
08:16de la classe politique.
08:16Et sans doute par une partie des Français, ce qui fait qu'il a réagi...
08:18Elle n'était pas demandée hier.
08:20Extrêmement vite.
08:20Moi, je suis étonné parce qu'on pourrait considérer qu'au contraire, Gérald Darmanin, lui, prend la mesure de ce
08:28qui se passe dans son propre ministère.
08:30Que juges et magistrats font un peu ce qu'ils veulent et sont en roue libre.
08:34Et que les choses doivent changer.
08:36Que le ministère de la Justice doit reprendre un peu de pouvoir.
08:40Mais l'extrême-gauche demandait la démission du ministre depuis ce week-end.
08:44Il savait que ça allait arriver.
08:45Il a réagi très vite et très bien, à mon sens.
08:47À mon sens, il a très bien réagi.
08:48Il va passer une journée demain extrêmement compliquée.
08:51Il y a des questions au gouvernement.
08:52Première séance depuis la mort de la petite Liana.
08:54Ça va être extrêmement houleux.
08:56Et il sera auditionné au Sénat devant la Commission des lois pour là aussi s'expliquer.
08:59Donc, demain, c'est une journée à haut risque pour le garde des Sceaux.
09:02Oui, mais Gédouilien Gondadel, il faut le dire, le garde des Sceaux en France n'a quasiment aucun pouvoir.
09:08Et j'interprète, moi, la séquence de Gérald Darmanin ou de sa prise de parole comme une volonté de reprendre
09:14du pouvoir.
09:15Que le politique soit de nouveau dans le ministère de la Justice.
09:18Oui, moi, je sais gré au ministre de la Justice, Gérald Darmanin, de reprendre les choses en main.
09:24Il n'est pas responsable de ce qui est arrivé.
09:25Moi, je suis désolé de vous le dire.
09:27En dehors du caractère massif qu'on aperçoit des viols d'enfants et de jeunes enfants,
09:34je me tue à vous dire, depuis que je suis là, qu'il y a une véritable trompose de la
09:40justice française.
09:42Pas seulement par rapport aux mineurs.
09:45Je vous le dis, c'est un avocat et un citoyen malheureux qui vous parle.
09:49La justice ne fonctionne pas.
09:51J'ai isolé les quatre mots, M-A-U-X.
09:52Premièrement, les violences ont explosé de manière exponentielle, notamment en raison de l'immigration.
09:59Donc, c'est vrai, ils sont dépassés.
10:02Deuxièmement, le laxisme.
10:04On l'a vu il y a huit jours avec les peines ridicules qui ont été données malgré la demande
10:10du parquet.
10:12Troisièmement, l'absence de toute responsabilité des juges.
10:16L'immunité totale qui les a rendus pour certains un peu imbues d'eux-mêmes.
10:23Ça transforme lorsque, par un corporatisme, par le fait qu'on ne leur demande rien.
10:28Ça fait 20 ans que le Conseil supérieur de la magistrature n'a pas réclamé quoi que ce soit par
10:34rapport à une faute,
10:35y compris un juge d'application des peines qui laisse sortir quelqu'un.
10:38Trois jours après, il va tuer quelqu'un.
10:40Moi, je peux vous dire qu'il y a un chef d'entreprise.
10:42Au mieux, un blâme.
10:43Un chef d'entreprise, même débordé, qui se retrouve devant ces juges-là,
10:49parce que malheureusement, il n'a pas respecté une règle de sécurité, un homme est mort.
10:52Eh bien, le juge n'aura qu'un état d'âme pour l'envoyer éventuellement en prison.
10:56Et quatrièmement, on a privilégié la justice financière par rapport à la justice de violence,
11:02pour des raisons, encore une fois, idéologiques.
11:04Et voilà ce qui arrive.
11:06Ce qui arrive là, pardon de vous le dire, mais ça arrive tous les jours.
11:10Il y a un mélange de...
11:11Ça n'arrive pas tous les jours.
11:14Non, mais ça arrive.
11:15Le fait, ce que je veux dire, le fait...
11:18J'espère.
11:18Non, mais ce que je veux dire.
11:21Vous comprenez ce que je veux dire.
11:22Non.
11:23Des conséquences aussi horribles, bien sûr que non.
11:25Mais le fait de laisser traîner, quelque part, un dossier pendant et des mois et des mois,
11:32par indifférence, par paresse, y compris quelquefois évidemment parce qu'on est débordé ailleurs,
11:38ça arrive tous les jours.
11:40Moi, je vous le dis à mon cabinet, autant je veux bien défendre les gens, mais les gens
11:45qui viennent me voir parce qu'ils sont pressés, on leur dit tout de suite que ce n'est pas
11:48la peine.
11:49On remarquera, alors évidemment, comparaison n'est pas raison et il n'y a pas eu heureusement
11:53dans l'affaire du périscolaire de mort, mais on s'aperçoit quand même que Gérald Darmanin
11:59est visé aujourd'hui comme ne l'est pas Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo.
12:04Vous avez raison.
12:05C'est-à-dire que les fémens, je ne les ai pas entendus devant la mairie de Paris.
12:08Non, non, bien sûr.
12:10Non, mais il faut le dire, me semble-t-il, parce que l'instrumentalisation politique
12:16existera aussi, hélas, dans ce dossier.
12:18Oui, mais la colère populaire montre que les Français ne sont pas dupes, y compris d'ailleurs
12:22de l'affaire du périscolaire dont on a largement parlé et qui est comme par hasard
12:26sorti des limbes, si j'ose dire, après les élections municipales.
12:30Mais on assiste là à un système judiciaire qui est complètement en décomposition.
12:35Et Gilles William l'a bien souligné.
12:37C'est la décomposition complète d'un système.
12:41Alors, en soi, Gérald Darmanin ne va pas pouvoir faire grand-chose à part sans doute
12:44lancer une grande réforme et des sanctions.
12:47Mais les prémices de cette décomposition, et quelque part c'est plutôt ça, même si
12:51c'est douloureux, ce sont toutes les mamans qui sont montées au front ou les épouses,
12:56comme la femme d'Alban Gervaise, pour dire mais qu'est-ce que c'est que cette
13:00irresponsabilité pénale pour un type qui a poignardé mon mari et qui n'a même
13:04pas fait de prison et qu'on remet en liberté pour rentrer chez lui alors qu'il est à
13:07l'hôpital psychiatrique.
13:08Donc, toutes ces malheureuses histoires, une plus une plus une, font que les gens, au
13:15final, se rendent bien compte qu'on est dans un monde qu'il faut changer.
13:18Écoutons sur la démission, puisque Bruno Retailleau est monté au créneau également
13:22pour défendre Gérald Darmanin.
13:25Je demande rarement, quasiment jamais, la démission d'un ministre.
13:29Jamais.
13:31Et là, si je comprends bien, il y avait eu des circulaires qui avaient été distribués,
13:38en tout cas qui avaient été envoyés au parquet, aux procureurs généraux et aux procureurs
13:43de chaque ressort.
13:45Donc, j'estime que le ministre avait fait son travail.
13:49Maintenant qu'on ne vienne pas nous expliquer à chaque fois que l'État n'a pas failli.
13:53Et ce qui révolte les Français, c'est ce qui leur apparaît comme une sorte de deux
14:00poids deux mesures.
14:00C'est-à-dire que le week-end, il y a dix jours, pour la deuxième étoile du PSG, pour
14:06la victoire en Ligue des champions, vous avez des interpellations, des gardes à vue
14:11par centaines et seulement trois individus écopent de la prison.
14:17D'un côté, ce laxisme et de l'autre côté, se laisser aller qui conduit à ce résultat
14:25qui est horrible.
14:26Gérald Darman est sur la ligne du président de la République.
14:29Ce n'est pas une question de moyens, il l'a dit dans la conférence de presse aujourd'hui.
14:32Le président de la République a raison, et je veux évidemment le dire en tant que
14:38chef de mon administration, ce n'est pas une question de moyens qui a empêché la
14:44chancellerie, les services publics en général, de ne pas prendre des décisions dans ce cas
14:48précis.
14:49On pourra y revenir si vous le souhaitez.
14:52Le Parc-Adosh a connu un renforcement de moyens en septembre dernier, suite notamment
14:55à l'interprétation des parlementaires, puisque un quatrième magistrat est arrivé
15:00au mois de septembre dernier.
15:02Et par ailleurs, on s'aperçoit que le process est lent, et c'est plutôt cette lenteur qui
15:07est notre responsabilité, et peut-être le manque de priorisation.
15:10On va marquer une pause, mais le paradoxe, ce serait que ce soit Gérald Darmanin qui soit
15:15le principal accusé, alors qu'il n'y est pour rien.
15:19Alors après, un ministre...
15:20Ce serait une injustice de plus.
15:21Oui, parce que c'est le système de la magistrature qui est en cause, et celui qui est au sommet
15:27de ce système, précisément, le conteste lui-même.
15:30Et on lui a des obis, en plus.
15:32Parce que les circulaires, elles existent.
15:34Elles existent, bien sûr.
15:35Et je vois que la pression va être forte sur Gérald Darmanin ces prochaines minutes.
15:40Il est 20h24, vous restez avec nous.
15:42Nous parlons également de Patrick Bruel ce soir.
15:45Et nous revenons dans une seconde.
15:49On est toujours avec Véronique Jacquier, Gilles-William Golnadel, Geoffroy Lejeune, Joseph Massescaron
15:53et Johan Ousey pour la deuxième partie de notre émission.
15:56On a commencé en étant Place Vendôme, mais a priori, on est plutôt vers la fin de la manifestation.
16:04Me disait Benjamin Nau, même s'il y a encore du monde, devant le ministère de la Justice.
16:09C'était une manifestation qui était interdite, me semble-t-il.
16:13Elle a été interdite deux heures avant qu'elle n'ait finalement lieu.
16:17Bon, il y a encore quelques personnes qui sont devant.
16:21Je voudrais qu'on écoute Frédéric Chevalier.
16:23C'est le président de la Confédération Nationale des Procureurs de la République.
16:27Il répond à cette absence de moyens.
16:30Ou plus exactement, il répond à Gérald Darmanin qui dit
16:32« Je ne peux pas entendre parler de moyens. »
16:34Et il argumente.
16:36D'abord, je l'écoute parce que c'est le garant de l'indépendance de la justice,
16:40me semble-t-il, le président de la République.
16:42Ensuite, je la comprends parce qu'il n'est pas du tout question
16:45de se réfugier à des questions de moyens.
16:48Des moyens, on en a eu.
16:50Il faut dire qu'on partait très loin.
16:52Vous vous souvenez, M. Hurvois, c'est un garde des Sceaux,
16:56disant qu'il découvre un monde proche de la clochardisation.
17:00On peut qu'on passe de 6,7 milliards en 2017 à 10,9 milliards aujourd'hui.
17:05Un peu plus de la moitié part déjà à l'administration pénitentiaire,
17:09dans les prisons, c'est normal.
17:10Vous êtes celui qui connaît le mieux ici le fonctionnement de la justice,
17:14qui est en relation permanente avec la magistrature.
17:18Quand 1 000 euros d'argent public sont dépensés en France,
17:21simplement 4 euros, 4 euros sont donnés à la justice,
17:26ce qui est très faible.
17:28Et vous avez vu, vous êtes avocat depuis quelques années.
17:31Oui, quelques années, on peut dire ça.
17:33Et vous avez vu le système de l'administration judiciaire périclité.
17:39Mais comme l'hôpital, comme l'école, comme beaucoup d'administrations en France.
17:42Oui, je ne peux pas parler du reste,
17:44mais moi je peux vous dire que j'ai vu mourir la justice française,
17:48et que je prétends que les moyens qui comptent,
17:52c'est quand même un alibi.
17:54Ça compte pour les prisons.
17:56Si M. Macron avait respecté sa promesse de construire
17:59le nombre de prisons qu'il avait promises,
18:02alors même des juges qui ne sont pas laxistes
18:05n'hésiteraient pas à envoyer les gens en prison.
18:07Mais mourir, le terme est fort.
18:10J'ai vu mourir la justice française.
18:12Ce que vous dites est terrible, pardonnez-moi.
18:14Mais quand elle est dans un tel état de thrombose,
18:17je pense que c'est une thrombose mortelle.
18:21Le responsable des procureurs, il fait son boulot.
18:23Il a le droit de dire, par exemple, que ne condamnons pas,
18:26je suis le premier à le dire,
18:28ne condamnons pas, par exemple, Mme le procureur d'Auche,
18:30avant d'avoir examiné les choses.
18:32Mais je suis désolé d'avoir à vous dire
18:35que les moyens sont importants,
18:37mais on ne peut rien contre le corporatisme,
18:40l'indifférence, parfois même une certaine paresse.
18:45Moi, quand j'ai commencé ce métier,
18:49les juges étaient vraiment nommés, notés.
18:51Ils étaient notés.
18:52Donc, un juge qui ne faisait pas son boulot,
18:54il ne montait pas en appel,
18:56il ne montait pas à l'accord de cassation,
18:57donc il gagnait moins d'argent.
18:58Puis à un certain moment,
18:59on a décidé de faire des notations.
19:01Comme ça, à l'ancienneté,
19:04je peux vous dire que ça réduit,
19:05pour certains, pas pour tous,
19:07une certaine capacité de vouloir faire quelque chose.
19:10Sans personne au-dessus d'eux.
19:11Bon, écoutez Bruno Retailleux
19:12qui parle de problèmes systémiques sur les magistrats.
19:16C'est un problème systémique.
19:18Ça n'est pas un problème de moyens,
19:22mais le problème du pacte de confiance.
19:26L'État régalien, il est inventé d'abord à partir du pacte de confiance
19:31entre l'État et les citoyens.
19:33Et ce pacte de confiance repose avant tout sur la protection des citoyens.
19:37Quand je dis qu'il y a un problème systémique,
19:40c'est que pour la justice des mineurs, par exemple,
19:45on n'a pas pu, en réalité, durcir autant qu'il aurait fallu la justice des mineurs.
19:49On sait qu'il faut changer de politique pénale pour les mineurs.
19:53Et le Conseil constitutionnel nous indique que ce n'est pas possible,
19:56par cette voie-là.
19:58Plus généralement, il y a une forme de laxisme.
20:00On est dans un des pays d'Europe où on manque,
20:04pour 100 000 habitants,
20:05notamment de greffiers,
20:07mais aussi de juges.
20:09Mais le système ne fonctionne plus.
20:10Le système ne fonctionne plus, c'est ce que vous dites aussi.
20:13Écoutons Marion Maréchal pour terminer ce chapitre politique.
20:15Et après, on s'intéressera à Jérôme Barrella.
20:18Moi, je vais vous dire, je n'attendais pas des excuses de Gérald Darmanin.
20:20J'attendais une démission.
20:22Ça aurait changé quoi ?
20:24Un peu de dignité en politique, ça fait du bien de temps en temps.
20:26Parce qu'il faille attendre le viol et le meurtre,
20:29énième viol et meurtre d'une enfant,
20:32pour que d'un coup, le ministre de la Justice tape du poing sur la table
20:35et puis découvre qu'il faille peut-être en effet faire en sorte
20:37que les 70 000 plaintes en attente pour pédophilie soient prioritaires.
20:41C'est quand même malheureux.
20:42Moi, je considère que Gérald Darmanin fait des excuses politiciennes
20:46parce qu'en réalité, ce ministre aurait dû démissionner 20 fois.
20:49C'est précisément ce que je veux dire.
20:51C'est qu'à un moment donné, la responsabilité et la dignité politique,
20:53c'est aussi de tirer les conséquences de son inefficacité, de son action
20:57parce qu'on est face dans cette affaire à un scandale d'État.
21:00Scandale d'État.
21:03Pas de commentaire ou pas de remarque en plus
21:08qui nous permet de parler donc de Jérôme Barrella.
21:10Et là, les équipes sur place, notamment Pauline Trevzer,
21:15ont récupéré, ont entendu des anciens collègues de Jérôme Barrella
21:19et ce que vous allez entendre fait froid dans le dos.
21:23Parce que d'abord, on a envie de leur dire, vous auriez pu intervenir,
21:26pourquoi pas, par rapport à ce que vous dites.
21:29Et effectivement, c'est une personnalité borderline, comme on le dit.
21:34Et ça se voit.
21:35Donc écoutez, par exemple, cet ancien collègue de Jérôme Barrella
21:40qui rapporte à l'école ce qu'il a vu.
21:44Il est arrivé en janvier 2019, en qualité de contractuelle.
21:48Je fais connaissance avec un nouveau collègue de travail,
21:50j'échange avec lui, on discute, machin.
21:52Il ne communiquait pas trop avec nous, il communiquait beaucoup avec les élèves
21:56qu'avec les jeunes filles.
21:57Les gosses, ils sortaient prendre le petit déjeuner pour 7 heures,
22:00de 7 heures à 8 heures, et ça passait à la chaîne, comme ça.
22:03Avant que les gosses arrivent, il avait un visage lambda,
22:06mais dès que les gamins commençaient à passer,
22:08son visage, ses yeux, il scintillait,
22:11il était comme un gosse qui ouvre ses cadeaux de Noël.
22:13Il était tout excité.
22:15Jamais je n'ai entendu faire un compliment aux garçons,
22:17mais toujours aux jeunes filles.
22:18T'as un joli maquillage, t'es élégante, t'es mignonne,
22:22cette tenue te va bien.
22:23Quand il parlait aux élèves, souvent il se mettait à l'écart
22:25et il leur parlait tout doucement.
22:27Très proche.
22:27Le moindre des choses, tu laisses une distance raisonnable avec l'élève
22:30et tu parles à haute voix.
22:31Tu parles à haute voix, tu ne parles pas tout doucement.
22:33Quand j'ai vu ça, je me suis rapproché
22:34et je l'ai entendu dire à une jeune fille,
22:36« Ma femme est enceinte, nous n'avons plus de rapport sexuel
22:38et je dors sur le canapé. »
22:39La petite, quand elle m'a vue, elle est partie.
22:42Lui, je lui dis, « Écoute, ça va trop loin.
22:45Ce ne sont pas des choses qu'on dit aux élèves.
22:46Jérôme arrête. »
22:47Et là, son visage de suite s'est changé.
22:49Il n'y avait plus le petit scintillement dans les yeux qu'il avait auparavant.
22:52Il est devenu très sombre.
22:54Je lui avais déjà dit auparavant,
22:55« Ce n'est pas bien de complimenter trop les enfants sur leur tenue,
22:58sur ci ou là, parce que ça peut très mal être perçu. »
23:01Quand je lui ai signalé ce fait, très vite, j'ai eu des problèmes après.
23:04Une chose est sûre, c'est qu'il s'est senti démasqué à ce moment-là.
23:07Le témoignage recueilli par Frontier.
23:09Alors, ça pose le problème que tout un chacun a.
23:12À quel moment on doit intervenir ?
23:15Et il intervient, ce monsieur, d'une certaine manière,
23:17parce qu'il lui dit, « Ça va trop loin. »
23:19« Ça va trop loin. »
23:20Et tu n'as pas à faire ça.
23:21Après, qu'est-ce qu'il faut faire dans ces cas-là ?
23:24Qu'est-ce qu'il faut dire ?
23:25Je ne sais pas ce qu'il faut faire, mais je suis sûr d'une chose.
23:27C'est depuis qu'on a eu le dénouement tragique de cette affaire,
23:31tous les gens à qui j'en ai parlé,
23:32tous les parents à qui j'en ai parlé,
23:34m'ont dit qu'ils allaient,
23:34vu l'état de la justice française,
23:36que William a documenté tout à l'heure,
23:39que si ça leur arrive demain,
23:41ils vont prendre les choses en main eux-mêmes.
23:43C'est-à-dire ?
23:44C'est quelque chose qui, à mon avis,
23:45va monter énormément.
23:46Dans le cas de la protection de l'enfant,
23:47si vous voulez, on touche à quelque chose
23:48qui est tellement charnel
23:51et tellement presque animal,
23:53la défense de votre enfant,
23:55que le jour où vous avez une suspicion,
23:57un doute, ou alors sous les yeux,
23:58quelque chose d'aussi révoltant,
24:00il y a beaucoup de gens,
24:01en tout cas c'est ce que j'ai entendu
24:02depuis quelques jours maintenant,
24:03qui m'ont dit « Je vais aller régler le problème moi-même. »
24:05Après, la justice fera peut-être son travail.
24:06Mais moi, je vais aller mettre en sécurité les enfants.
24:10On peut s'interroger aussi,
24:12quand même peut-être,
24:12sur la direction de cet établissement.
24:15Est-ce qu'elle a cherché à étouffer l'affaire,
24:17mais est-ce qu'elle a fermé les yeux,
24:19volontairement ou involontairement,
24:20parce que le témoin que nous venons d'entendre,
24:22manifestement,
24:22il a signalé oralement à la direction
24:25ce qu'il vient de nous raconter.
24:26Donc ils étaient manifestement au courant.
24:27On sait en plus que le mis en cause,
24:31l'accusé apportait des goûters
24:33aux jeunes filles de l'établissement
24:34assez régulièrement.
24:36Manifestement, on a entendu le témoignage
24:38sur notre antenne également d'une jeune fille
24:40qui dit qu'elle allait dans sa voiture
24:4220 minutes tous les jours le matin.
24:44Donc il se passait quand même beaucoup de choses
24:46devant l'établissement.
24:47Je voulais vous montrer une photo également
24:48de Jérôme B dans le club de sport
24:51où il est présent.
24:52Donc on le voit à l'arrière-plan.
24:54Et c'est un club de sport
24:56avec des jeunes filles qui font du judo.
24:59Et je voulais vous faire écouter
25:00ce témoignage du professeur de sport
25:03qui a travaillé, si j'ose dire,
25:05avec Jérôme Barrella.
25:07En début de séance,
25:10il avait un comportement
25:13qu'on considérait comme gênant
25:15vis-à-vis des enfants.
25:16C'est-à-dire qu'il était tout le temps avec,
25:18il jouait avec en permanence, etc.
25:20Voilà, il y a beaucoup d'adultes.
25:21On discute entre nous,
25:22les enfants jouent entre eux,
25:23on jette un oeil sur eux
25:24pour pas qu'ils fassent n'importe quoi.
25:26Et d'ailleurs, y compris pendant les entraînements,
25:28on trouvait ça bizarre
25:29parce que même s'il était avec ses filles,
25:31c'est ce qui a, moi, personnellement,
25:33désactivé un peu ma méfiance,
25:35même pendant les exercices, etc.,
25:37il se mettait tout le temps avec les enfants.
25:38Et donc on était obligés
25:39de le sortir des groupes
25:40et de lui dire
25:41« Viens t'entraîner avec nous,
25:42c'est avec nous que tu vas progresser. »
25:44Voilà, on lui disait
25:46« Il ne faut pas que tu restes avec eux
25:48comme ça tout le temps en permanence. »
25:49C'était en début de cours, par exemple,
25:51c'était des petits jeux,
25:52genre les enfants s'amusent
25:53à s'attraper entre eux, etc.
25:55Ben voilà, ils participaient à ça,
25:56de temps en temps de la lutte, etc.
25:58Mais voilà, des trucs,
25:59genre il était par terre,
26:00tous les gamins lui sautaient dessus.
26:02Et c'est vrai que tous les gamins l'adoraient,
26:03bien évidemment.
26:05Mais ce n'est pas un comportement gênant,
26:07je crois que justement...
26:09Qu'est-ce qui n'est pas gênant ?
26:10C'est un comportement déviant.
26:11C'est un comportement pervers.
26:12C'est-à-dire qu'on n'utilise jamais
26:14les bons mots.
26:15Pourquoi ?
26:15Parce qu'on est dans un monde
26:16où les gens n'ont plus
26:17de charpente morale,
26:18donc ils découvrent tout d'un coup
26:21la noirceur du mal,
26:22ils découvrent tout d'un coup
26:23que des prédateurs sont dans la nature
26:25et surtout les adultes oublient
26:26que leur boulot,
26:27c'est de protéger les enfants.
26:29Enfants, en latin,
26:30infant, ça veut dire
26:31qu'ils ne parlent pas.
26:32Ils sont trop petits,
26:33ils n'ont pas la capacité de parler,
26:35ils n'ont pas la capacité
26:35de se défendre
26:36et ils n'ont pas parfois
26:38la capacité de se faire comprendre
26:40et surtout qu'on les prenne au sérieux.
26:42On le voit, c'est aussi
26:43le fond du sujet.
26:44Donc moi, je suis révoltée
26:45de voir la légèreté
26:47avec lesquelles les gens
26:48découvrent l'entourage,
26:50découvrent la perversité de cet homme
26:52comme s'ils tombaient tous de l'armoire.
26:54On écoute de nouveau
26:55ce professeur de sport
26:56qui poursuit son témoignage.
26:58À un moment donné,
26:59il s'est rapproché d'une élève
27:00et voilà, on sentait que
27:02là, vraiment,
27:04on a commencé à se dire
27:05qu'il y a quelque chose qui ne va pas
27:06et en fait, très vite,
27:08je me suis dit,
27:09moi, dans ma tête,
27:10ce n'était pas possible,
27:10je me suis dit
27:11qu'il cherche à approcher
27:12la maman à travers la fille
27:14et je me suis trompé.
27:15Je l'ai appris malheureusement
27:17après qu'elle ait quitté le club.
27:21La maman est allée porter plainte
27:23en fait pour viol.
27:24Des viols qui se sont déroulés.
27:27Alors, la mère me l'a bien précisé,
27:29toujours en dehors du club, etc.
27:30Elle me dit de ne pas m'en vouloir,
27:31mais c'est compliqué quand même
27:33parce qu'ils se sont rencontrés au club
27:35et voilà, en fait,
27:37il y a eu plusieurs viols apparemment
27:39à son domicile à lui.
27:40Cette petite, à l'époque,
27:41si ma mémoire est bonne,
27:42elle avait 10 ans.
27:43Et j'ai appris, là,
27:44il n'y a pas longtemps,
27:45qu'une de mes élèves de l'époque
27:46qui a arrêté maintenant
27:47est allée porter plainte.
27:49Voilà, parce qu'une fois,
27:50il l'a ramenée chez elle
27:51et elle a eu droit
27:52à des messages insistants, etc.
27:54Voilà.
27:55À l'époque,
27:56elle avait 15 ou 16 ans.
27:58Vous avez bien entendu
27:59ce que nous avons entendu,
28:01c'est-à-dire que Jérôme Barrella
28:03est accusé par une mère
28:05d'avoir violé sa fille de 10 ans
28:08en marge de l'affaire Liana.
28:11Tout ce que l'on sait jusqu'à présent.
28:12Donc voilà ce que ce monsieur témoigne.
28:15Il y a de plus en plus d'éléments
28:16qui remontent à la surface.
28:19Véronique a 10 000 fois raison.
28:21Moi, je crois qu'en France,
28:23nous ne sommes pas guéris
28:24enfin guéris,
28:25parce qu'il ne faut pas
28:26parler de guérison.
28:27La société n'a pas été guérie
28:28de pendant quelques décennies.
28:32Il y a eu un certain nombre
28:33de comportements pervers
28:35qui, par une forme de...
28:37Une partie d'ailleurs de la gauche
28:39dans Libération,
28:41de Daniel Cohn-Bendy,
28:42de tous ces gens-là, etc.
28:43On a accepté l'inacceptable.
28:46C'est une atmosphère.
28:47Je ne sais pas si vous n'êtes
28:48qui d'accord.
28:48C'est un écosystème
28:49qui s'est mis en place
28:52dont on n'est toujours pas
28:54débarrassé.
28:54Je dis gravement,
28:55nous n'en sommes toujours pas
28:56débarrassés.
28:56Et la meilleure preuve,
28:57c'est avec ce qui se passe
28:58dans le scandale du Paris Scolaire,
29:00parce que c'est un scandale total,
29:02mais qui devrait tous les jours
29:04être relayé par toute la presse,
29:06ce qui n'est pas.
29:07Et là, on est comme englué
29:09dans quelque chose,
29:10dans une idéologie qui dure
29:12et qui est toujours là
29:13et qui est toujours présente.
29:14Non, mais il y a d'une part,
29:16évidemment,
29:16tu as raison,
29:17l'éloge de la pédophilie
29:19qui a été faite
29:19par une certaine extrême-gauche
29:21il y a quelques années,
29:21mais il y a un phénomène...
29:22Et gauche aussi,
29:23extrême-gauche, gauche...
29:25Il y a un autre phénomène.
29:27Il y a une démission collective.
29:29Non, mais il y a un autre phénomène.
29:30Moi, je trouve qu'il est très bien
29:32ce témoignage,
29:34Véronique,
29:34de cet homme-là.
29:36Et lui, il dit,
29:37mais je pensais qu'il s'intéressait
29:40à la môme
29:40pour draguer la mer.
29:41Je crois que tous,
29:43nous avons sous-estimé
29:46le caractère massif
29:48de tendance libidineuse
29:50de beaucoup
29:51par rapport aux gens.
29:52C'est ce que dit Véronique ?
29:52Non, mais oui, mais...
29:53Parce que notre système d'autodéfense
29:54nous n'avons pas d'autodéfense.
29:56Il dit que c'est gênant
29:56parce qu'on n'a plus
29:57de corps d'autodéfense par rapport à ça.
29:58Il ne pense pas,
29:59il n'ose pas penser que c'est déviant.
30:00Non, mais parce que je pense
30:00que le fond du problème...
30:01Mais ce que je ne comprends pas,
30:02c'est qu'il a appris
30:03le témoignage de la mer
30:05qui a porté plainte
30:06parce que sa fille a été violée.
30:08Il l'a appris quand ?
30:09Après, il précise
30:10que c'est après
30:11et que ça ne s'est pas passé au club.
30:12C'est pour ça qu'il n'est pas au club.
30:13Mais il l'a appris une fois
30:15qu'après l'affaire Diana...
30:18On va apprendre
30:18qu'il y a peut-être d'autres affaires.
30:20Bien sûr.
30:21Mais cette mer,
30:22elle a porté plainte
30:22à un moment
30:23contre Jérôme Barrella.
30:25Mais elle a porté plainte.
30:26Je pense qu'il s'agit
30:27de la fameuse mère.
30:28Non, elle a 10 ans.
30:30C'est encore une autre
30:31l'affaire avec une fille
30:32qui avait 17 ans.
30:33C'est encore autre chose.
30:34Non, non, non.
30:35Je parle de la mer
30:36parce que la plainte de 2025...
30:39La plainte de 2025...
30:40Ah, ça, c'est la plainte de 2025.
30:43Oui, je pense qu'il s'agit
30:44de la plainte d'août 2025
30:45qu'on a laissée
30:46complètement traîner.
30:48Je suis d'accord.
30:49Mais avant même,
30:50il s'est fait virer
30:50d'un établissement.
30:51C'est la plainte de 2025.
30:53Il se fait virer
30:54d'un établissement
30:55par rapport justement
30:56à ces tendances libidineuses.
30:58Croyez-vous que l'établissement
30:59a fait un signalement
31:00à la police ?
31:01Rien du tout.
31:02Oui, parce que...
31:03Rien du tout.
31:03Mais c'est toujours pareil.
31:04C'est comme dans l'affaire
31:05Samuel Paty.
31:07L'établissement,
31:08c'est pas de vague.
31:09Donc à partir du moment
31:10où tu montres
31:10qu'il s'est passé quelque chose
31:11dans ton établissement,
31:13tu te mets en danger
31:13quand t'es le direct.
31:14Ils l'ont viré
31:15avec un prud'homme,
31:16ça coûtait pas plus cher.
31:17Ils l'ont fait virer
31:18avec un prud'homme,
31:18ça coûtait pas plus cher
31:19de faire un signalement.
31:20Très simple.
31:21Oui, mais c'est souvent
31:23le directeur,
31:24Rushing,
31:24il a montré
31:26que dans son établissement,
31:27il peut se passer des choses
31:28qui ne sont pas convenables.
31:30Bon, avant ce...
31:31Si vous le voulez...
31:32Pardon, j'ai le fort,
31:33mais il y a ça,
31:34il y a l'affaire Epstein,
31:36il y a toutes les enquêtes
31:37qui ont été faites aussi
31:38sur la rue du Bac,
31:40mais il y a un moment donné
31:41où il faut se poser la question
31:42si la France n'a pas été
31:44le terrain de jeu
31:46privilégié des pédophiles.
31:48Bah oui.
31:50La France ?
31:51Mais oui.
31:51Bah oui.
31:52C'est un peu exclusif.
31:54Je pense que c'est un vice
31:57assez généralement partagé.
31:58On n'a pas le monopole.
31:59Écoutons une voisine...
32:01On n'a pas le monopole.
32:01Mais sur la sanction...
32:02Sur la sanction,
32:03c'est autre chose.
32:03Oui, bah oui.
32:04Écoutons une voisine,
32:05cette fois-ci,
32:06qui a été interrogée
32:07par Pauline Trezère,
32:08qui était sur place
32:09dans la manifestation,
32:10et une voisine
32:12de Jérôme Barrella,
32:13qui a témoigné
32:14de ce qu'elle a pu
32:16ou voir
32:16ou deviner.
32:18C'était quelqu'un
32:19de très discret
32:20et passé inaperçu.
32:22Donc forcément,
32:24il avait un physique
32:25très commun.
32:26On ne peut pas se douter.
32:27Et pourtant,
32:28c'est ce que je dis
32:28à tous les proches,
32:29on se croit prêts
32:31à reconnaître les prédateurs,
32:32à reconnaître les meurtriers.
32:33Et en fait, pas du tout.
32:35Je suis vraiment tombée des nues
32:36quand j'ai su
32:37que ça se passait à Florence.
32:38On se dit,
32:39c'est pas possible.
32:40Ça s'est pas passé
32:40à côté de chez moi.
32:41Là, c'est plus
32:42pour la colère citoyenne
32:43que je suis là
32:45pour soutenir bien sûr
32:46la famille,
32:46mais surtout pour la colère
32:48pour montrer
32:49qu'on en aura le bol
32:50et que les gens comme ça
32:51ne devraient pas circuler
32:52autour de nous,
32:53parmi nous
32:54et en toute impunité.
32:56Il y a des gens
32:57qui travaillent là-dessus
32:58sur les réseaux sociaux,
32:59qui essayent de les démasquer,
33:00qui essayent de les trouver
33:02grâce à des petites filles
33:04en IA.
33:05Et je pense que
33:06ce qu'ils font,
33:06c'est très très important.
33:07Finis-y,
33:08Monsieur Fox,
33:08etc.
33:10Et c'est une action
33:12que la justice
33:13et que la police
33:14et la gendarmerie
33:15ne peuvent pas faire
33:16parce qu'ils n'ont pas
33:17assez de moyens.
33:18Et du coup,
33:18c'est vraiment
33:20un trou
33:21qu'il faut combler.
33:22Il faut que
33:23Monsieur Macron,
33:24Monsieur Darmanin
33:24et tous les autres
33:26qui,
33:26la procureure,
33:27tous les procureurs,
33:28il faut vraiment
33:28qu'ils se rendent compte
33:29que c'est une action
33:30là qu'il faut vraiment
33:32entreprendre.
33:33des gens comme ça
33:34on ne peut pas
33:34les laisser circuler
33:35autour de nous
33:35et autour de nos enfants.
33:36Et puis,
33:37on a appris
33:37ce qui paraît
33:38absolument incroyable,
33:39c'est que le frère
33:39de Jérôme Barrella
33:40est également suspecté
33:43et il est placé
33:44en garde à vue.
33:45Écoutez,
33:45Pauline Trevzer.
33:47Oui,
33:47Pascal,
33:48c'est juste derrière moi
33:49au commissariat
33:50d'Auge
33:50qui est actuellement
33:51placé en garde à vue
33:52le frère
33:53de Jérôme Barrella
33:54qui serait lui aussi
33:55impliqué
33:56dans une enquête
33:57pour viol
33:58sur mineurs
33:58de plus de 15 ans,
34:00viol sur conjoints
34:02et séquestration
34:03sur conjoints.
34:04Alors,
34:04ce que l'on sait,
34:05c'est que l'interpellation
34:06a eu lieu ce matin
34:07à 10h25,
34:10précisément,
34:10une interpellation
34:11menée par le commissariat
34:13d'Auge
34:14donc pour des faits
34:15qui remontent
34:15à 2007,
34:17des faits commis
34:17entre 2007
34:18et 2017.
34:20C'est ce que l'on sait.
34:21Alors,
34:21le frère de Jérôme Barrella
34:22pourrait rester en garde à vue
34:24jusqu'à 24h
34:25et cette garde à vue
34:26pourrait être
34:27à nouveau prolongée
34:28de 24h.
34:30Ce que l'on voit ici,
34:31c'est que le profil
34:33de la famille Barrella
34:34s'assombrit
34:35de jour en jour
34:36depuis l'interpellation
34:37de Jérôme Barrella
34:39qui est lui
34:40le principal suspect
34:41dans le meurtre
34:42de la petite Lyane.
34:44Allez savoir,
34:45puisque la journaliste
34:47parle de profil familial,
34:49allez savoir,
34:50parce que c'est quelque chose
34:51de couramment observé,
34:52si ça,
34:53ça n'hérite pas non plus
34:54de violences intrafamiliales.
34:57Très souvent,
34:58les déréglés sexuels
35:00ont été violentés
35:02eux-mêmes
35:02à l'intérieur
35:03de leur famille.
35:06En tout cas,
35:07voilà ce que nous
35:07pouvions dire
35:08ce soir
35:09sur ce sujet
35:10dramatique.
35:11Dans l'actualité,
35:12aujourd'hui,
35:12Patrick Bruelay
35:13a été placé en garde à vue
35:14ce lundi.
35:14Il est auditionné...
35:15Juste une chose,
35:16pardonnez-moi,
35:18c'est l'ex-compagne
35:20du frère
35:20qui porte plainte.
35:22C'est pour viol.
35:25La plainte a été posée
35:27en 2024.
35:28C'est tout.
35:29En 2024.
35:30Et c'est maintenant,
35:31aujourd'hui,
35:32maintenant,
35:33aujourd'hui seulement
35:34qu'il est placé
35:35en garde à vue.
35:35C'est tout.
35:37Et s'il n'y avait pas eu
35:38l'autre affaire,
35:38il ne le serait pas.
35:39Certainement pas.
35:42Voilà.
35:44Patrick Bruel,
35:45je le disais,
35:46a été placé en garde à vue
35:46ce lundi.
35:47Il est auditionné
35:47sur des faits
35:48qui concernent
35:48à ce stade
35:4913 victimes.
35:50Le chanteur de 67 ans
35:51a contesté jusqu'ici
35:53les accusations
35:54à son encombre.
35:54Donc,
35:54on va voir le sujet
35:55de Florence
35:56Flornois.
35:57Mais je vous assure,
36:00comme beaucoup de gens,
36:01on est un peu démuni
36:02sur les procédures judiciaires.
36:04Si une affaire
36:05est proscrite,
36:07c'est-à-dire...
36:08Prescrite.
36:09Prescrite.
36:09Pardonnez-moi.
36:10Si une affaire
36:10est prescrite,
36:11bien sûr.
36:12Si une affaire
36:12est prescrite,
36:1420 ans pour le crime.
36:1620 ans pour le crime.
36:18Est-ce qu'on peut
36:20entendre
36:21néanmoins
36:22cette personne
36:23précisément
36:24sur cette affaire ?
36:24on peut toujours.
36:25On peut toujours.
36:26Mais si elle est prescrite
36:28l'avocat que vous...
36:29Oui, mais ça peut
36:31éclairer
36:33la juridiction.
36:33Pour le reste,
36:34on peut toujours.
36:34Est-ce que ce n'est pas
36:35une raison du nombre aussi ?
36:36Oui, sans doute.
36:37Mais pour répondre précisément...
36:38Donc on peut.
36:39Donc l'avocat que vous êtes
36:40dans ces cas-là...
36:41Ça me choque pas.
36:42Bon.
36:43Première chose.
36:44Deuxième chose.
36:44Il est en garde à vue.
36:45L'avocat est présent
36:46toujours et tout le temps.
36:48En l'occurrence,
36:49c'est Fanny Collin
36:50qui a eu
36:50une de ses avocates
36:53aujourd'hui
36:53qui est présente.
36:54Je crois qu'il a
36:54pu mettre un régrin également
36:56et puis mettre la scène.
36:57L'avocat peut être présent
36:58dès la première heure.
36:58D'accord.
36:59Ça, c'est la deuxième chose
37:00que je voulais vous demander.
37:03On va voir le sujet
37:04de Florence Couvillier-Flornois
37:08sur ce qui s'est passé
37:09aujourd'hui
37:09et les raisons
37:10de cette garde à vue.
37:12Depuis 8h30 ce matin,
37:14Patrick Bruel
37:15est en garde à vue.
37:16Il est entendu
37:17par les enquêteurs
37:18du 1er district
37:19de la police judiciaire
37:20à Paris
37:20pour des faits
37:21d'agression sexuelle
37:22et de tentative de viol.
37:24Sa garde à vue
37:25concerne principalement
37:26trois plaintes.
37:27Une en 1997
37:28de Daniela Elsner,
37:30directrice générale
37:31d'Unifrance
37:32qui accuse l'artiste
37:33de tentative de viol
37:34et agression sexuelle
37:35à Acapulco,
37:36au Mexique.
37:37Deux autres plaintes
37:38concernent des faits
37:39en 2000 et 2001.
37:40Mais le chanteur
37:41ne sera pas entendu
37:42que sur ces trois plaintes,
37:44il devra répondre
37:45aux enquêteurs
37:45sur des faits de viol,
37:47tentative de viol,
37:48agression sexuelle
37:49et harcèlement
37:50dénoncés par au moins
37:5113 autres plaignantes.
37:5312 plaignantes
37:53sont françaises
37:54et parmi elles,
37:55une femme âgée
37:56de 32 ans
37:57au moment des faits
37:58accuse le chanteur
37:59d'un viol à dinars
38:00en 2012.
38:01La 13e plaignante
38:02est belge.
38:03Elle dépose plainte
38:04pour viol
38:04et agression sexuelle
38:05en 2010 à Bruxelles.
38:07Elle a 40 ans
38:08au moment des faits.
38:09De nouveaux faits
38:10ont été révélés
38:11ce lundi
38:12mais ils ne font pas
38:13partie des investigations
38:14menées lors de cette garde à vue.
38:16Il s'agit de deux nouvelles plaintes
38:18pour viol
38:18à l'encontre
38:19de Patrick Bruel
38:19qui se seraient déroulées
38:21en 2000 et 2008.
38:22Le chanteur
38:23ne sera pas non plus
38:24entendu
38:24sur les dossiers
38:25de l'animatrice
38:26Flavie Flamand
38:27qui l'accuse
38:28de viol à Paris
38:29en 1991
38:30et deux autres affaires
38:31classées sans suite.
38:33Le chanteur
38:34de 67 ans
38:34qui reste présumé
38:35innocent
38:36conteste toujours
38:37les accusations
38:38qui pèsent sur lui.
38:39Sa garde à vue
38:40peut durer jusqu'à 48 heures.
38:43Mathilde
38:44Covidier-Flornoy
38:45qu'est-ce que
38:46la prescription
38:48lycée ?
38:50Alors là
38:50c'est encore
38:51des théories particulières
38:53c'est que
38:53s'il y a d'autres affaires
38:54s'il y a d'autres affaires
38:55qui sont déjà engagées
38:57alors
38:59je ne comprends pas
39:00très bien pourquoi
39:01mais maintenant
39:01c'est soulevé
39:02ça n'a pas encore
39:03été tranché
39:04définitivement
39:05les affaires
39:06qui ont été prescrites
39:07peuvent se greffer
39:08par rapport
39:08aux affaires en cours.
39:09Mais elles ne le sont plus alors
39:09les affaires prescrites
39:10ne sont plus prescrites.
39:11Moi
39:12il faut encore
39:13que ça soit
39:14tranché
39:15je n'y crois pas beaucoup
39:16mais vous avez
39:17des avocats
39:18sur des affaires
39:19qui sont prescrites
39:20qui considèrent
39:21que compte tenu du fait
39:22qu'il y a des affaires
39:23en cours
39:24ils peuvent se greffer
39:25sur ces affaires-là.
39:26Mais se greffer
39:26ça voudrait dire quoi ?
39:27Ça voudrait dire
39:27qu'on pourrait
39:29juger
39:29en l'espèce ?
39:30On pourrait déclarer
39:31finalement que l'affaire
39:32n'est pas prescrite.
39:33J'avoue que ça me dépasse
39:34un peu
39:34mais je...
39:35Mais ça j'entends ça
39:36beaucoup
39:36et je pense que
39:37beaucoup de personnes
39:38s'interrogent là-dessus
39:39c'est la prescription
39:40lissée.
39:41C'est pour l'instant
39:41une théorie judiciaire.
39:42Bon, Gauthier Lebrêtre
39:43va être avec nous
39:44parce que tout à l'heure
39:45nous reparlerons
39:46de l'IANA
39:47c'est un documentaire
39:48et un grand reportage
39:49inédit
39:50meurtre de l'IANA
39:51la faillite de l'Etat
39:52ce sera à 21h
39:53comme régulièrement
39:54il y a des documentaires
39:57je vous propose
39:58d'écouter Flavie Flamand
39:59qui était dans une manifestation
40:02il y a quelques minutes
40:05et qui est venu
40:07effectivement regretter
40:09la lenteur de la justice.
40:11Avant moi
40:11il y a des femmes
40:12qui pendant des mois
40:13pendant des années
40:14ont essayé de se faire entendre
40:16et il a fallu
40:17la médiatisation
40:18de ma plainte
40:19pour que les choses avancent
40:20et je trouve que
40:21c'est particulièrement injuste
40:22donc c'est un soulagement
40:23je ne fais pas partie
40:24des cas qui sont étudiés
40:25aujourd'hui
40:26a priori
40:27par le parquet de Nanterre
40:29en revanche
40:29je suis là
40:30pour apporter ma voix
40:31parce que je sais
40:31que toutes les victimes
40:32sont derrière moi
40:33et qu'elles se feront entendre
40:34de cette façon là.
40:36Et elle était
40:36dans la deuxième manifestation
40:38parisienne
40:39on a vu d'ailleurs
40:39place Vendôme
40:40on peut revoir peut-être
40:41je ne sais pas où ça en est
40:42aujourd'hui
40:43il y avait deux manifestations
40:43une interdite
40:44place Vendôme
40:45une qui était autorisée
40:46place de la cité
40:49à Paris
40:49et Flavie Flamand
40:51était dans le cadre
40:53de cette manifestation
40:54que vous avez entendu
40:55sa prise de parole
40:57devant le ministère
40:59de la justice
41:00vous avez
41:01ces manifestantes
41:02qui sont encore là
41:04à l'heure
41:05à laquelle nous
41:05parlons.
41:08Autre sujet
41:09du week-end
41:11vous avez sans doute
41:11vu Jean-Luc Mélenchon
41:13qui était présent
41:14à Saint-Denis
41:15avec une manifestation
41:17où il a rassemblé
41:18beaucoup de monde
41:20oui c'est plutôt
41:21réussi si vous voulez
41:23me le faire dire
41:23c'est plutôt réussi
41:24oui
41:25il n'y a pas beaucoup
41:26de responsables politiques
41:27qui sont en capacité
41:28de mobiliser autant de monde
41:29d'avoir une telle
41:30force de frappe militante
41:32donc oui
41:32c'était plutôt réussi
41:33pour la France insoumise
41:34je vous propose
41:35de l'écouter
41:36chaque voix compte
41:37dit-il
41:38chaque voix compte
41:40dès le premier tour
41:42et je le dis
41:44bien fort
41:45bien net
41:47ayant fait
41:47ma partie du devoir
41:48ceux-ci ayant fait
41:51la leur
41:51vous autres
41:52ayant fait la vôtre
41:54je m'adresse
41:55à tous ceux
41:56qui s'interrogent
41:58comme il est légitime
41:59qu'on le fasse
42:00avant une élection
42:00je leur dis
42:02qui que vous soyez
42:04dans quelques parties
42:06que vous soyez
42:08surtout si c'est de gauche
42:09vous ne pourrez pas dire
42:12si malheur arrive
42:14je ne savais pas
42:16c'était dans l'actualité
42:17ce week-end
42:17et dans l'actualité
42:18ce week-end
42:19également
42:19le décès de Bernadette Chirac
42:21et ce qui nous permet
42:22de voir certaines images
42:24et un monde ancien
42:25vous voulez réagir
42:25peut-être sur Jean-Luc Mélenchon
42:26oui parce que
42:27je ne voudrais surtout pas
42:28diminuer les mérites
42:29du succès de monsieur Mélenchon
42:31mais il bénéficie
42:32d'une telle indulgence médiatique
42:34il y a trois mois
42:35on expliquait à juste titre
42:37qu'il était antisémite
42:38qu'il était raciste
42:39anti-blanc
42:40avec les blancs moches
42:41on parlait de la jeune garde
42:43et de la mort
42:44du malheureux
42:45Quentin de Ranck
42:46vous liriez
42:48vous liriez maintenant
42:49l'article du Monde
42:50sur cette manifestation
42:51pas un poil
42:52pas un poil de critique
42:53on explique que le petit de Ranck
42:55c'était un néono-nazi
42:56on l'a
42:57il est amnistié
42:58de tous les torts
42:59donc
43:00il n'y a rien d'étonnant
43:03sur France Inter
43:04il est de gauche
43:05monsieur Mélenchon
43:07il n'est pas d'extrême gauche
43:08le RN est d'extrême droite
43:09mais monsieur Mélenchon
43:10il est de gauche
43:10alors donc c'est facile
43:11la stratégie de Jean-Luc Mélenchon
43:13et on le voit bien
43:13il y avait des drapeaux français
43:14pour la première fois
43:15dans ces meetings
43:16ils se sont mis à chanter
43:16la marseillaise
43:18on est chez nous
43:18donc il va chercher
43:19à lisser son image
43:20à nous faire oublier
43:21tout ce que vient de décrire
43:22très justement
43:23Gilles-William-Goldenadelle
43:24et dans cette stratégie-là
43:25très dangereuse
43:26parce qu'il ne faut pas oublier
43:27le danger que représente
43:28Jean-Luc Mélenchon
43:29pour notre pays
43:29mais dans cette stratégie-là
43:31il est vrai qu'il va être
43:32fortement aidé
43:33par une grande partie
43:33de la classe médiatique
43:34ça c'est une réalité également
43:35d'ailleurs il y a eu
43:36une inflexion
43:37sur la nouvelle France
43:38il a dit
43:38la France est nouvelle
43:40parce que
43:41les gens ont changé
43:42et pour la première fois
43:44il n'a pas parlé
43:44que d'attaques raciales
43:45etc
43:46et là il dit par exemple
43:47vous les femmes
43:48en 58
43:48vous n'aviez pas le droit
43:49de ceci
43:49vous n'aviez pas le droit
43:50de cela
43:50maintenant vous avez le droit
43:52alors bon
43:52c'est plutôt comique
43:53quand on pense
43:54que peut-être
43:54dans son public
43:55il y avait des femmes voilées
43:56sur l'émancipation
43:57de la femme
43:57mais il y a une inflexion
43:59là-dessus
43:59ce qui est drôle
44:00c'est qu'il essaye
44:01à chaque fois
44:01de singer François Mitterrand
44:05et quand on sait
44:05ce que François Mitterrand
44:06pensait de Jean-Luc Mélenchon
44:08il ne pensait pas vraiment
44:09du bien de Jean-Luc Mélenchon
44:10bon je voulais vous faire écouter
44:11pour terminer cette émission
44:14ce qui nous replonge
44:15dans le monde d'avant
44:16et dans une certaine façon
44:19de faire de la politique
44:20et d'en parler aussi
44:22avec Jacques Chirac
44:23lorsqu'il parle
44:24de Bernadette Chirac
44:25et Bernadette Chirac
44:26qui parle de son mari
44:28si c'est la séquence
44:29oui
44:30alors il y a la fameuse séquence
44:31mais ce n'est pas celle-là
44:32mais ce qui est drôle
44:33c'est le sous-texte
44:35qui existe
44:36dans ce que vous allez entendre
44:38maintenant
44:38et les précautions
44:40oratoires
44:41de Jacques Chirac
44:42qui cherche
44:43les mots justes
44:45pour dire que sa femme
44:46est peut-être plus lente
44:48que lui
44:49dans l'action en tout cas
44:50enfin dans la réflexion
44:51mais dans l'action
44:52et c'est assez drôle
44:54la femme a toutes sortes
44:55de qualités
44:56que je connais
44:58que je reconnais
45:00mais
45:02elle prend le temps nécessaire
45:04pour faire les choses
45:05mon mari avait été
45:09défini par Georges Pompidou
45:10très affectueusement
45:11autrefois
45:12de boule d'osère
45:14moi je suis la femme
45:15du boule d'osère
45:16il faut que je résiste
45:18et sa notion
45:19du temps nécessaire
45:19est un peu différente
45:20de la mienne
45:21autrement dit
45:21je suis plutôt
45:22quelqu'un de rapide
45:24elle est plutôt
45:24quelqu'un je ne dirais pas
45:26de lent
45:26mais de réfléchi
45:27et alors il y a souvent
45:29un petit décalage
45:30il faut se donner
45:33un peu de temps
45:36je ne peux pas vivre
45:37continuellement
45:38dans une action
45:39je ne suis pas faite pour ça
45:40avec un rythme
45:42on revient toujours
45:42à la tortue
45:43mais la tortue
45:44est un animal familier
45:47sympathique
45:48chaleureux
45:49et ce n'est pas
45:50ça n'a rien de désobligeant
45:51que d'être comparé
45:52à une tortue
45:53elle a gagné
45:54par rapport au lièvre
45:58en tout cas
45:58elle avait plus de sens politique
46:00que son mari
46:01qu'il s'agisse de la dissolution
46:02qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy
46:04qu'il s'agisse de tout
46:04avant de donner la parole
46:07à Gauthier Lebrouet
46:08deux choses
46:08d'abord
46:08service littéraire
46:09que je présente chaque fois
46:10et c'est le numéro
46:11ça doit être le numéro
46:12de juillet-août
46:13sans doute
46:13non
46:13c'est le numéro de juin
46:15René Fallet
46:15l'extravagant
46:16petit dieu païen
46:17c'est vrai que René Fallet
46:18la soupe aux choux
46:19notamment
46:19vieux de la vieille
46:20alors je ne sais pas
46:22s'il y a les vieux de la vieille
46:23il y a le triporteur
46:24pareil au mois d'août
46:24la soupe aux choux
46:25les vieux de la vieille
46:26c'est lui
46:27ah bon ?
46:28ah oui oui c'est lui
46:28en tout cas
46:30c'est la veine d'Odiard
46:32c'est bon
46:33bien sûr
46:33alors il aimait bien boire
46:36manifestement
46:36mais peu importe
46:37et c'est vraiment
46:39un très bon numéro
46:40du service littéraire
46:41et c'est l'occasion
46:42de saluer évidemment
46:43François Céréza
46:43mais également
46:44vous êtes sûr
46:45de ne pas y trouver
46:45Annie Arnaud
46:46qui est quand même
46:47une gage de qualité
46:48ça c'est sûr
46:49que vous ne trouverez pas
46:51vous ne trouverez pas
46:52Annie Arnaud
46:54mais il y a
46:55un très bon papier
46:56sur Montaigne
46:56sur les essais
46:57il y a un excellent papier
47:00mais comme toujours
47:00de Gilles Martin-Chauffier
47:01sur Villepin-Bénis
47:03il a une plume formidable
47:06vraiment
47:07Gilles Martin-Chauffier
47:09c'est un
47:10panflet de terre
47:12oui
47:14panflet de terre
47:14et vraiment
47:15ce qu'il écrit
47:16c'est assez drôle
47:17sur Villepin
47:17c'est Bernard Morlino
47:19c'est François Céréza
47:20donc on les embrasse
47:21tendrement
47:21vous pouvez vous abonner
47:23service littéraire
47:24et puis on aura aussi
47:25une pensée
47:25vraiment pour
47:26notre ami
47:27Alain Barsikian
47:27qui est un avocat
47:29et que
47:30beaucoup de
47:31personnalités
47:32dans le milieu
47:33artistique
47:34médiatique
47:35journalistique
47:36connaissent
47:36parce que c'est tout simplement
47:38leur avocat
47:39et Alain a perdu son fils
47:41Cévan
47:41Barsikian
47:42qui avait 52 ans
47:44qui est parti
47:46trop tôt
47:47et on aura vraiment
47:48une pensée
47:49pour Alain
47:50pour Sophie
47:51son épouse
47:52pour les enfants
47:54évidemment
47:54de Cévan Barsikian
47:56qui ont 6 et 8 ans
47:57pour leur mère
47:59Ambre
47:59et c'est à Alain
48:01évidemment
48:01tout particulièrement
48:02qu'on pense ce soir
48:03et à Cévan
48:04et il se trouve
48:05je crois que
48:06Cévan est un de vos amis
48:08les plus proches
48:09écoutez j'ai eu la chance
48:10de le
48:11j'étais sans doute
48:12pas son meilleur ami
48:12mais j'ai eu la chance
48:13de le connaître
48:13ces dernières années
48:14de partir en vacances
48:15avec lui
48:16évidemment je pense
48:17à Ambre et aux enfants
48:18et à son papa
48:19je peux juste
48:20il aurait été
48:21en vous écoutant
48:22je me disais
48:22qu'il aurait été heureux
48:22qu'on parle de lui
48:23sur ce plateau
48:23c'est dommage
48:24de ne le faire que maintenant
48:25mais
48:27moi je peux témoigner
48:28juste que j'ai croisé
48:28quelqu'un de lumineux
48:30qui était en toutes circonstances
48:32drôles
48:32c'était parfois
48:34malgré lui
48:34et parfois
48:35il le faisait exprès
48:37d'une gentillesse
48:38et d'une humilité
48:39absolument incroyable
48:39professionnellement
48:40il avait très bien réussi
48:41dans la musique notamment
48:42et tous les gens
48:43d'ailleurs les témoignages
48:44d'affection
48:45qui se multiplient
48:47depuis sa disparition
48:48sont incroyables
48:48en fait il a marqué
48:49tous les gens
48:49qu'il a croisés
48:50c'est un type exceptionnel
48:53comme tous ceux
48:54qui connaissent Alain Barsikian
48:56l'aime beaucoup
48:57pour son humanisme
48:59et pour son intelligence
49:01et pour toutes les qualités
49:04humaines qui sont les siennes
49:05il est 21h02
49:08on va parler de Liana
49:09avec vous
49:10c'est la faillite de l'Etat
49:12bien sûr
49:13le documentaire suivi d'un débat
49:14et je vois que ça continue
49:15à faire réagir
49:15puisque Sébastien Lecornu
49:16vient d'adresser une lettre
49:17à plusieurs de ses ministres
49:18pour leur dire
49:19que c'était un fait de société
49:20et non pas un fait divers
49:21et qu'il fallait donc en tirer
49:22toutes les conclusions
49:23on voit les manifestations
49:24d'ailleurs il y a sans doute
49:25une faute politique
49:26à vouloir interdire
49:27cette manifestation
49:28quelques minutes avant
49:29Place Vendôme
49:29qui s'est malgré tout faite
49:31donc c'est bien la preuve
49:32qu'en plus l'interdiction
49:33n'a pas fonctionné
49:33donc on va revenir
49:35sur tout ça ce soir
49:35après ce long format
49:36d'une quarantaine de minutes
49:37et on fera un débat aussi
49:38d'une quarantaine de minutes derrière
49:40et le document va partir
49:41tout de suite
49:41sans page de publicité
49:43Michael Thomas était à la réalisation
49:45merci à Mathéo Vinci
49:46merci à Guillaume
49:47qui était au son
49:48au son
49:50Benjamin Naud
49:50était avec nous
49:51à Fidebourg
49:52également
49:53et Tess Laféter
49:55passez une excellente soirée
49:57avec Gautier
49:58et nous nous retrouvons
49:59demain matin
50:00à Fidebourg
50:03et Tess Laféter
50:04– Sous-titrage FR 2021
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