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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:01Bonsoir à tous, Véronique Jacquet, J'ai Louis-Lamme Gagnadelle, Geoffroy Lejeune, Eric Revelle, Johan Ouzahi.
00:06Un adolescent de 17 ans, vous le savez, est décédé des suites de ses blessures ce mardi après avoir été
00:10violemment passé à tabac vendredi dernier par un groupe d'individus.
00:14Cinq jeunes, dont trois mineurs, ont été interpellés et mis en examen pour tentative d'assassinat.
00:18On va voir le sujet de Pierre Crépy.
00:21Sur ces images filmées par les agresseurs, Louis, 17 ans, est violemment frappé à la tête alors qu'il est
00:27au sol.
00:28Transporté à l'hôpital plusieurs heures après son agression, l'adolescent est décédé ce mardi des suites de ses blessures.
00:33Sa tante était à son chevet jusqu'au dernier instant.
00:36Ils l'ont opéré tout de suite. Les médecins nous ont dit qu'il y avait très peu de chance
00:39en fait qu'il survivait à l'opération, ce que les dommages étaient trop importants.
00:44Grâce aux vidéos diffusées sur internet, cinq personnes, dont trois mineurs, ont rapidement été interpellées.
00:50Pour les amis de Louis, les agresseurs connaissaient leurs victimes.
00:53C'est quelque chose qui me fait extrêmement de mal.
00:58Parce que je ne m'attendais pas que ces personnes-là fassent une amie avec lui.
01:03Et au final, ils la mettent à l'ombre, ils la mettent à ce moment.
01:06Pour la tante de Louis, qui s'exprime au nom de la famille, il s'agit d'un guet-apens.
01:10Honnêtement, je crois que la seule chose qu'il faut, c'est que les juges, maintenant, prennent en considération vraiment
01:18ce qui s'est passé.
01:20Ils ont les vidéos, ils ont tout.
01:22Il faut que ces personnes soient jugées à la hauteur de ce qu'ils ont fait.
01:26C'est-à-dire qu'ils ont arraché la vie à coups de poing dans le crâne d'un enfant
01:32de 17 ans.
01:33A l'issue de leur garde à vue, les cinq suspects ont été mis en examen et placés en détention
01:38provisoire.
01:39Je vous propose d'écouter peut-être plus longuement le témoignage de la tante de Louis une première fois.
01:45Si vous voulez, quand le premier article est sorti, j'étais à l'hôpital, évidemment.
01:50Et je vois l'article sortir et je vois ma sœur qui voit l'article et qui commence à érugter.
01:57Et elle dit, mais qu'est-ce qu'il raconte ?
01:59C'est pas une rixe, en fait, mon petit garçon, ce qu'ils l'ont fait.
02:01Parce que moi, je l'avais à la vidéo, je sais que c'est pas ça.
02:05J'ai pris mon téléphone, j'ai appelé le journaliste.
02:08Je lui dis, qu'est-ce que vous racontez ?
02:10Mais madame, c'est les éléments qu'on va donner.
02:12Mais c'est pas ça, les éléments.
02:14Et en fait, j'ai pris la décision ce matin, en accord avec ma sœur et le papa de Louis,
02:20qu'on n'allait pas se laisser faire et qu'on allait faire savoir les choses.
02:25On a publié sur les réseaux, on a contacté les gens.
02:28Et aujourd'hui, toute la presse est unanime, c'est un guet-apens et c'est un assassinat.
02:34Mais on avait les leviers pour.
02:36Mais les gens qui n'ont pas les leviers, combien il y a d'enfants ?
02:41Peut-être, Louis, ce serait resté juste une page dans les faits divers à Perpignan ou à Narbonne ?
02:47Honnêtement, je crois que la seule chose qu'il faut, c'est que les juges, maintenant, prennent en considération, vraiment,
02:55ce qui s'est passé.
02:56Ils ont les vidéos, ils ont tout.
02:58Il faut que ces personnes soient jugées à la hauteur de ce qu'ils ont fait, c'est-à-dire
03:03qu'ils ont arraché la vie à coups de poing dans le crâne d'un enfant de 17 ans.
03:10Il n'y a pas d'autre mot, c'est cru, c'est violent, mais c'est ce qui s
03:13'est passé.
03:14Geoffroy Lejeune, ce n'est pas qu'un fait divers, c'est un fait de société.
03:19Pourquoi ? D'abord parce que ce sont des mineurs et que cette violence des mineurs, c'est un thème
03:25de notre société.
03:26Ensuite, parce qu'ils ont filmé.
03:28Et non seulement ils ont filmé, mais ce sont eux qui ont donné une possibilité aux enquêteurs de les retrouver
03:37extrêmement vite,
03:38puisqu'ils ont mis sur les réseaux ces vidéos.
03:41Donc, là aussi, ça parle à la société.
03:44Ensuite, également parce que ce sont des jeunes gens qui étaient parfois, on s'appelle, l'AZE.
03:50L'AZE.
03:51L'AZE.
03:52Donc, là aussi, qui posent le souci que nous savons.
03:54Et enfin, et ce que dit très bien cette tante de Louis, l'espace médiatique n'en parle pas, ou
04:02le minimise à travers un mot qui s'appelle Rix.
04:05Donc, vous avez, sur une affaire comme celle-ci, tous les mots ou tous les symptômes qu'on a retrouvés
04:11dans d'autres affaires.
04:13Et c'est en cela que, j'ose dire, c'est intéressant.
04:20En fait, la différence entre un fait d'hiver et un fait de société, c'est que le fait d
04:23'hiver, c'est Louis.
04:24Et le fait de société, c'est Louis, Elias, Yuri, sur la dalle de Beaurenel, il y a quelques années.
04:30Qu'on oublie au bout d'un moment, parce qu'en fait, on n'a pas une mémoire suffisante pour
04:33se rappeler de toutes ces affaires qu'on a déjà commentées.
04:36C'est Thomas, Acrépole.
04:37C'est toutes ces vidéos, on en commente, on pourrait en commenter presque tous les jours, des vidéos comme ça.
04:41Il n'y a pas un mort à chaque fois, Dieu merci, mais on pourrait commenter ça tous les jours.
04:44Et puis, il y a un deuxième volet derrière, c'est la fameuse AZE, l'aide sociale à l'enfance.
04:48En fait, il y a des gamins qui sont retirés de leur cercle familial pour être placés, et ils sont
04:54confiés à l'État, parce qu'on considère que leur cercle familial ne peut pas assumer ça.
04:59Et vous réalisez, quand vous soulevez le capot pour reprendre une célèbre expression dont j'ai oublié l'auteur, que
05:05l'AZE, c'est l'enfer sur terre, en tout cas pour beaucoup d'enfants.
05:09C'est-à-dire que le plus grave, je pense, c'est la prostitution, mais il y a aussi la
05:12violence, et là, on est en train de le découvrir avec ce fait de société.
05:15Mais avant cette vidéo, il y avait une première vidéo où Louis avait été menacé par les mêmes personnes.
05:23C'est cette vidéo, parce qu'il avait été menacé, qu'il était allé à la police, et il n
05:29'est pas à ce moment-là protégé.
05:31C'est-à-dire que l'AZE ne le protège pas, ses parents ne le récupèrent pas à ce moment
05:35-là, manifestement, et il se retrouve dans un scénario de vengeance, de guet-apens, l'enquête le dira, je ne
05:41le sais pas.
05:42Donc vous voyez, comme toujours, il y a quasiment tout dans ce drame qui explique ou qui illustre la société.
05:50Mais pourquoi c'est un fait de société aussi, Pascal ?
05:53Nous, on appartient à une génération où on avait construit, grâce à nos parents, grâce à l'éducation, grâce à
05:59l'autorité que tout ça représentait, un surmoi.
06:01C'est-à-dire qu'on s'imposait des limites.
06:03On était sur des valeurs, sur des repères.
06:05C'est-à-dire, toute cette génération-là, pardonnez-moi, mais quand vous êtes capables d'assassiner cette génération qu
06:11'on voit là, à l'épreuve, là, ceux-là, ils n'ont aucun surmoi, ils n'ont aucune limite.
06:16J'ai écouté Charlotte Darnolas tout à l'heure qui disait quelque chose d'incroyable.
06:20Il y avait eu le meurtre d'un jeune et un autre jeune à qui on posait la question, qui
06:25avait participé à cet assassinat.
06:26Je ne parle pas de Louis, je parle d'un autre.
06:28Charlotte prenait cet exemple.
06:29Le jeune disait, non mais de toute façon, s'il n'était pas mort là, il serait mort après.
06:33En fait, ça, c'est la définition même du fait que dans cette génération, je ne vais pas globaliser, vous
06:38avez des gens qui n'ont construit aucun surmoi, qui n'ont aucune limite, qui ne voient pas pourquoi prendre
06:44l'avis de quelqu'un, ce n'est pas quelque chose d'absolument sidérant.
06:48Ils n'ont aucune limite, voilà.
06:50Et c'est pour ça que quand on déconstruit l'autorité, l'éducation telle qu'elle s'est effondrée, la
06:55cellule familiale, vous avez des jeunes qui n'ont pas construit un surmoi et qui sont prêts à tout et
07:00qui ne voient pas où est le mal.
07:00Mais je le répète, s'ils ne postent pas cette vidéo, ils ne seront pas ou accusés ou retrouvés de
07:08la même manière.
07:08C'est eux qui postent la vidéo.
07:10C'est ça qui est absolument sidérant.
07:12Oui, parce que par rapport à peut-être votre génération, il y a 50 ans, on avait la notion du
07:17bien et du mal et où quand on lynchait quelqu'un, on allait se cacher, on savait qu'on risquait
07:23quand même gros.
07:25Là, on tue quelqu'un et on ne se cache plus.
07:28Vous voyez, c'est édifiant.
07:30Écoutons une deuxième fois, si vous le voulez bien, la tante de Louis qui nous rappelle l'évolution du cas
07:36de Louis et qu'on a imaginé un moment pouvoir sauver, hélas, qui est décédé.
07:43Après cette découverte, le commissariat a appelé ma sœur en fin d'après-midi samedi, qui m'a appelée tout
07:50de suite en hurlant au téléphone qu'il fallait qu'on y aille très vite parce que le pronostic vital
07:57était engagé.
07:59J'ai tout de suite appelé l'hôpital.
08:01J'ai eu le médecin qui avait pris en charge Louis et qui m'a dit, madame, il faut que
08:05vous veniez très très vite sur le centre hospitalier de Perpignan, ce qu'on a fait.
08:09Ils l'ont opéré tout de suite.
08:10Les médecins nous ont dit qu'il y avait très peu de chance en fait qu'il survive à l
08:14'opération parce que les dommages étaient trop importants.
08:18Il a survécu. La première partie était extrêmement compliquée parce qu'en fait, son cerveau était tellement abîmé qu'en
08:24fait, aucune stimulation ne devait lui être imposée.
08:27Donc on pouvait le voir, mais à distance, ce qui était très frustrant pour nous parce qu'on avait envie
08:32de lui parler, on a eu des bonnes nouvelles le lendemain.
08:37La pression du cerveau était redescendue, donc on s'est remis à espérer.
08:42Et en milieu d'après-midi, les médecins nous ont annoncé qu'en fait, l'autre partie du lobe droit
08:49avait lui aussi été impactée et qu'il n'y avait pas de solution,
08:55qu'il ne se réveillerait pas. Et on a pu quand même rester auprès de lui. Et cette fois-ci,
09:01on avait vraiment accès à lui.
09:03On en a profité jusqu'au bout. On a dormi avec lui. On s'est relayé chaque seconde. Il n
09:09'a pas été une seule seconde tout seul.
09:12Écoutez la réaction des habitants de Norbonne.
09:16Du mal. J'ai des enfants de l'orage. Ça peut être mon fils ou une autre personne. Et quand
09:26j'ai vu ça, je restais étonné.
09:30J'en parlais avec mes enfants et tout, à table et tout, tout à l'heure encore.
09:35Où que j'habite, là, il y a quand même 380 logements. On va à un pied d'Alsace. Et
09:40bon, il y a beaucoup de seniors, oui.
09:42Beaucoup de seniors, mais quelques jeunes. Quelques jeunes aussi. Bon, qui sont sympathiques, on discute.
09:47Ils ne sont pas tous violents quand même, heureusement. Mais il y a énormément de personnes âgées. C'est vrai.
09:54Énormément. Énormément.
09:55Donc, ils ont un peu peur.
09:57Et puis, évidemment, il y a eu beaucoup de réactions politiques. Souvent à droite. Il faut-il le remarquer. Mais
10:03pas que. Voyez le sujet d'Anaïs Bauché.
10:07C'est un lynchage d'un adolescent de 17 ans qui a provoqué l'indignation de la classe politique. Dans
10:12un message posté sur X, Jordan Bardella dénonce une responsabilité claire du gouvernement.
10:17Il est le symbole d'un pays à la dérive, miné par un ensauvagement que ni le laxisme ni l
10:23'aveuglement de nos dirigeants ne peuvent enrayer.
10:26De son côté, Éric Ciotti a affirmé vouloir continuer à se battre face à la violence du meurtre et la
10:31minorité des suspects.
10:32Gabriel Attal a lui appelé à un sursaut de la population.
10:35Parce qu'on voit une violence de plus en plus forte, de plus en plus banalisée, de plus en plus
10:39jeune.
10:40Les 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Mais c'est un vol avec arme sur trois.
10:45Il y a une surreprésentation des mineurs dans les faits de criminalité.
10:50Et donc ça appelle une réponse, évidemment, qui doit s'adapter à ce fait de société qui est le rajeunissement
10:55de la violence.
10:56Rare réaction à gauche. Le député insoumis Antoine Léaumant a adressé un message de soutien sur X à la famille,
11:02arguant que les auteurs présumés devaient être jugés.
11:06Alors, c'est intéressant aussi, les auteurs qui seront jugés, puisqu'on apprenait ce matin qu'un mineur peut rester
11:14en détention provisoire une seule année.
11:17Et ça peut être reconduit une fois six mois et une deuxième fois six mois. Et après, non.
11:23Donc, au maximum, ces mineurs passeront deux ans en détention provisoire.
11:29Et vu le dossier, c'est ce que disait Pascal-Pierre Garbarini, la probabilité est grande qu'ils comparaissent libres.
11:36Parce que l'instruction ne sera peut-être pas bouclée en deux ans.
11:42La probabilité, je ne sais pas, mais le risque, oui.
11:45On ne peut pas l'exclure.
11:47Et puis, vous savez, pardon de vous le dire, on est les seuls à en parler.
11:52On est les seuls.
11:54Le silence de mort sur France Inter, je n'ai pas vu un articulé dans le monde.
12:01Rien.
12:02Ça ne les touche pas.
12:04Ça les gêne peut-être.
12:07Je ne connais pas encore les profils des meurtriers.
12:12Mais bon, ils peuvent parler de quelqu'un qui meurt étouffé par la canicule dans sa voiture.
12:18Ça, ils ne sont pas avares de ça.
12:20C'est normal.
12:21Je ne suis pas en train de vous dire le contraire.
12:23Ils peuvent, mais ça, c'est un sujet tabou.
12:26Voilà.
12:27Les réactions politiques, pardon, elles sont très intéressantes.
12:29Parce qu'à droite, effectivement, on considère que ça ne peut plus durer, qu'il faut tout revoir,
12:33qu'il faut durcir les peines et éventuellement enfermer ces mineurs à vie.
12:36C'est ce que dit, par exemple, Marion Maréchal.
12:38Elle dit, même s'ils ont 15 ans, il faut les enfermer à vie.
12:41Et vous avez vu la réaction d'Antoine Léaumont.
12:43Il dit, les suspects ont été interpellés et doivent être jugés, point.
12:47C'est-à-dire qu'ils considèrent que c'est un fait divers comme un autre, qu'il n'y
12:52a pas lieu de s'en inquiéter.
12:54On en parle pendant quelques minutes et puis on peut passer à autre chose.
12:57Pour eux, ça n'a aucune importance.
12:59Pas plus que n'importe quelle autre affaire.
13:02Je vous propose d'écouter également Stanislas Godon, qui est un policier syndicaliste.
13:07Et il nous a appris, il m'a appris quelque chose que je ne savais pas.
13:10En 10 ans, la tentative d'homicide, et ça, ce n'est pas assidu, parce que ça, c'est un
13:16chiffre.
13:17Tentative d'homicide, c'est un homicide qui a raté.
13:19Plus 99%.
13:20Plus 99% entre 2015 et 2026.
13:26Écoutez Stanislas Godon.
13:28Vous savez, Pascal, j'ai un peu regardé avant de venir.
13:32Les tentatives d'homicide, c'est plus 99% en l'espace de 9 ans.
13:36La part des mineurs en l'année 2025, c'est 13%.
13:41Des 10-17 ans.
13:43En sachant qu'une tentative d'homicide, c'est un homicide de raté.
13:46Les tentatives d'homicide, c'est-à-dire lorsqu'on tente de tuer quelqu'un.
13:49C'est entendu.
13:50Non mais c'est auprès d'une certaine catégorie ou c'est un chiffre général ?
13:54C'est plus 99% entre 2016 et 2025.
13:58Ça, c'est pour qui ? Pour tout le monde ?
14:00Pour tout le monde.
14:00Ça, c'est pour tout le monde.
14:01En France.
14:01Voilà.
14:02Et en 2025, la part statistique des mineurs de 10-17 ans est de 13%.
14:08Ça, ce sont des statistiques.
14:10Donc, lorsqu'on a parlé de sentiments d'insécurité, lorsqu'on a dit Brian Wachey, etc.
14:15Ce sont des statistiques qui montrent l'ensauvagement de ce pays.
14:19C'est pas rien, quand même.
14:20Plus 99% de tentatives d'homicide.
14:25C'est effrayant, d'ailleurs, parce que ce n'est que le début.
14:28C'est surtout ça.
14:29Ce sont des chiffres qui viennent du ministère de l'Intérieur.
14:31Et les chiffres du ministère de l'Intérieur sont donc contestés par le président de la République lui-même,
14:36qui dit que la situation n'est pas pire qu'avant et qu'il n'y a pas lieu de
14:39Brian Wachey.
14:40Et ce n'est que le début.
14:42Puisqu'on ne voit pas pourquoi ça s'arrêterait.
14:44Sauf avec une prise de conscience politique ou des décisions politiques très fortes.
14:49Il n'arrive pas.
14:50Ce n'est pas que l'ensauvagement de la société, c'est l'effondrement de la société.
14:55Parce qu'il y a un mot qui n'est jamais employé.
14:57C'est le mot dérive morale.
14:59Effondrement moral.
15:00Ce sont des jeunes qui sont en perte de repère complets.
15:04Alors certes, ils n'ont pas eu de famille, mais on les met à l'aide sociale à l'enfance.
15:08Il n'y a pas d'aide sociale.
15:09L'État est en faute dans cette affaire-là.
15:12L'État est en faute.
15:13Vous confiez vos enfants à des jeunes, comme on dit, entre guillemets, qui se comportent comme des bourreaux.
15:19Il y a littéralement une mise à mort.
15:22Je trouve ça absolument effrayant.
15:24Il y a une absence totale d'empathie.
15:26Oui, mais ça, l'empathie, c'est juste le début de la civilisation.
15:29Donc je vous dis qu'il faut se poser les bonnes questions sur l'effondrement de la société et de
15:33la civilisation.
15:34Moi, j'en veux beaucoup à certains médias qui en ont quand même parlé, mais qui font comme s'il
15:38s'agissait, vous avez oublié le mot tout à l'heure, d'une rixe.
15:41Vous voyez ? Parce que rixe, ça veut dire qu'en fait, il y a eu une bataille presque d
15:44'égal à égal.
15:45Que, en gros, bon, c'est dramatique ce qui lui est arrivé, mais enfin, il s'est battu avec d
15:49'autres qui se battaient contre lui.
15:50Mais ce n'est pas ça du tout quand on écoute...
15:51Il a été exécuté.
15:52Il n'a pas été lâché, il a été exécuté.
15:54Quand on écoute le témoignage, il est comme Quentin de Roque.
15:57Comme Quentin de Roque.
15:59Comme Quentin de Roque.
16:00Enfin, là, ça semble quand même particulièrement prémédité.
16:02Oui, bien sûr.
16:03On remarque une preuve.
16:04Même si Quentin de Roque a été néo-nazifié.
16:07Bien sûr.
16:08Voilà.
16:08Bien sûr.
16:10Nous marquons une pause et nous parlerons des magistrats et de la réaction des magistrats, manifestement, et de cette boucle
16:16WhatsApp.
16:17Vous allez nous expliquer ce qui se passe.
16:19A tout de suite.
16:22La deuxième partie de l'heure des pros, on apprend que l'alcool sera interdit demain à Paris, à partir
16:28de midi.
16:29Pourquoi d'ailleurs uniquement à Paris et pas à Marseille ou à Lyon ?
16:31Parce que les hôpitaux sont saturés à Paris.
16:34C'est ce que dit le préfet de police de Paris ce soir, qui dit que la consommation d'alcool
16:38sera interdite à partir de demain midi, mais sans dire pour combien de temps.
16:43Probablement jusqu'à dimanche et la fin de l'épisode caniculaire.
16:46Et ça veut dire quoi, l'alcool interdit à Paris ? Ça veut dire que dans les restaurants, on ne
16:49pourra pas boire d'alcool ?
16:49Alors, l'alcool interdit, a priori, sur la voie publique.
16:52Il y a des gros événements qui sont prévus à Paris.
16:54Par exemple, la Gay Pride qui rassemble plusieurs dizaines de milliers, même plusieurs centaines de milliers de personnes dans les
16:59rues de la capitale.
17:00Ça, ça sera peut-être interdit également.
17:02Mais en tout cas, pas de consommation d'alcool dans les rues.
17:05Reste à savoir si on aura le droit de consommer de l'alcool sur les terrasses.
17:07Vous savez qu'il y a le match de l'équipe de France demain soir, par exemple.
17:10Donc, il y a un enjeu pour les restaurateurs, naturellement.
17:12Là, je n'ai pas la réponse à vous apporter.
17:14Mais ça veut dire aussi qu'on ne pourra pas acheter de l'alcool dans Paris à partir de demain
17:18midi ?
17:18Vous ne pourrez plus en acheter.
17:20La vente d'alcool sera interdite dans les supermarchés à partir de demain, 18h à Paris.
17:25Et donc, les cavistes, par exemple, demain, à partir de midi, ne pourront plus vendre d'alcool ?
17:29À partir de 12h demain, les cavistes ne peuvent plus...
17:3112h consommation sur la voie publique, 18h interdiction de la vente d'alcool en supermarché et par les cavistes.
17:40C'est la première fois que ça arrive ou ce genre de choses ?
17:42La connaissance n'est pas de précédent.
17:45Non, je crois que ça ne s'est jamais produit en raison de la chaleur.
17:48En tout cas, c'est la première fois, c'est certain.
17:51Parce que les hôpitaux sont saturés.
17:53C'est la raison.
17:54Ça vous choque ?
17:55Ce qui me choque, si vous voulez, c'est que je vois ça comme une...
18:00Je pense au Covid.
18:01Oui, exactement pareil.
18:02Voilà à quoi je pense.
18:03Mais peut-être que j'ai l'esprit mal tourné.
18:06C'est-à-dire que je vois des mesures que je n'ai jamais connues avant.
18:09Bien sûr.
18:10Et qui ont été prises, effectivement, en 2020, où on a fermé le pays.
18:13Et là, on m'explique aujourd'hui qu'on ne vendra plus d'alcool à partir de demain, 18h,
18:17et qu'on ne devra pas boire à partir de 12h.
18:20Peut-être, je n'aimais pas de jugement pour le moment.
18:23Je vais me faire l'avocat du préfet, mais il y a la canicule, il y a les hôpitaux, il
18:27y a le match.
18:28Ça fait beaucoup, c'est une bonne...
18:29Non, mais il y a un point commun avec le Covid, c'est qu'on pourra aller, par contre, dévaliser
18:32avant midi les rayons d'alcool des supermarchés.
18:35On va se précipiter à 11h.
18:37Mais tu n'auras pas le droit de le boire dans la rue.
18:39Non, mais là, ce qui est intéressant, me semble-t-il, c'est que c'est lié à la situation
18:44des hôpitaux, comme au moment du Covid.
18:46Je vous rappelle quand même qu'on devait, soi-disant, faire une réforme de l'hôpital après le Covid,
18:50qu'il y a eu un ségur de la santé, et tout ça pour ça.
18:55Et les hôpitaux, là, c'est le tiers-monde.
18:57Moi, je pense aux cafetiers, j'en entendais un sur Europe 1, parce qu'il y a peut-être dans
19:00notre émission,
19:01qui expliquait que sa terrasse d'été était sur le domaine public.
19:05Vous savez, les terrasses d'été des cafetiers, ils ont le droit d'empiéter sur l'espace public.
19:09Donc là, a priori, avant midi, je pense qu'on va pouvoir consommer sur une terrasse publique.
19:18Ensuite, je ne sais pas comment il va faire, parce que si son resto ferme à 13h,
19:24et que vous êtes sur l'espace public, les gens le consomment ou pas ?
19:26Ce que je vous propose, il faut qu'on soit peut-être plus précis,
19:30puisque c'est une information qui est tombée il y a quelques instants,
19:33et qu'on sache précisément la nature de ces interdictions, de ces obligations,
19:39et qui elles concernent.
19:40Je parlais des restaurants, je parlais des cafés.
19:42Est-ce que demain soir, par exemple, dans un restaurant, vous pourrez boire un verre de vin ?
19:45C'est une question aussi simple que cela.
19:48Entre Gérald Darmanin et une partie de la magistrature, la tension monte d'un cran.
19:51Plusieurs centaines de magistrats se sont regroupés dans une boucle WhatsApp,
19:54avant de protester contre les mesures disciplinaires réclamées par le garde des Sceaux.
19:58Alors, d'abord, il y a le conseil supérieur de la magistrature,
20:00qui a dit que la responsabilité est le corollaire du pouvoir,
20:03et de grands pouvoirs sont confiés aux magistrats,
20:05et donc indispensable qu'ils en répondent aux besoins.
20:07Jusqu'à la révocation.
20:09Jusque-là, pas de problème.
20:12Le conseil sanctionne chaque année une dizaine de magistrats,
20:15sauf pour des raisons professionnelles.
20:17Toujours pour autre chose, pour un comportement.
20:20Ça va pas loin.
20:20Dans un corps qui en compte moins de 10 000 rapportés à ses effectifs,
20:23son activité disciplinaire est au moins équivalente à celle de corps comparable.
20:28Questionner la responsabilité de tel magistrat ou de tel enquêteur
20:30ne doit pas constituer une stratégie permettant d'éviter la confrontation
20:34au miroir que la société civile nous tend.
20:37Les pays européens consacrent en moyenne 85 euros par habitant
20:40et par an à leur justice.
20:41La France, 77 euros.
20:42Loin derrière l'Allemagne, qui en dépense près du double.
20:45Soyons clairs, si l'institution tient,
20:46c'est grâce au dévouement des magistrats du siège et du parquet,
20:49des fonctionnaires de grève qui ne comptent pas leurs heures
20:51dans des conditions difficiles à eux.
20:53Nous disons, ne vous découragez pas.
20:57Je veux pas contredire les hauts magistrats,
21:01mais en quoi un magistrat est-il au-dessus de tout soupçon,
21:07au-dessus de toute responsabilité ?
21:09Est-ce qu'il n'y a que les magistrats qui comptent leurs heures ?
21:13Je continue à penser qu'ils considèrent qu'ils devraient avoir
21:17un statut dérogatoire pour rendre des comptes.
21:20Ça me va pas.
21:22Je trouve que c'est complètement indécent par rapport aux familles de victimes,
21:27ce genre de défense.
21:28C'est indécent.
21:30Pensons aux parents de la petite Liliana.
21:32C'est totalement ubuesque.
21:34Et puis, il y a un décalage avec les attentes des Français.
21:37On parle de la justice en faillite depuis le drame qui a touché cet enfant,
21:42depuis ce qui est arrivé à la petite Rosa,
21:44depuis tout ce qu'on apprend avec cette enfance qui n'est pas protégée,
21:47et des magistrats qui ont quand même commis des dysfonctionnements.
21:50Et la réponse, en gros, c'est circuler.
21:52Il n'y a rien à voir.
21:53Il y a un décalage énorme.
21:54Et puis, il y a cette boucle.
21:55Je disais hier soir, j'espère que tout le monde sait ce qu'est,
21:56une boucle WhatsApp.
21:58C'est-à-dire que c'est une boucle sur votre smartphone
22:01qui permet de rassembler des dizaines et peut-être même davantage
22:04d'interlocuteurs et puis qui échangent ensemble sur un même sujet.
22:08Alors là, il y a cette boucle WhatsApp qui rassemble combien de magistrats ?
22:13On sait ?
22:14Bonne question. Je vais regarder, je ne suis pas dedans,
22:17mais je vais vous donner la réponse.
22:19Des centaines, je crois.
22:20Bon, alors, on va voir le sujet de Mathilde Ibanez sur ce groupe WhatsApp
22:24et puis je vous montrerai ce qu'il y a déjà dans le sujet.
22:27Vous verrez ce qui se dit, mais on pourra continuer
22:29et citer quelques témoignages.
22:33La fronte s'organise.
22:34Des centaines de magistrats se mobilisent contre Gérald Darmanin.
22:38Dans un groupe WhatsApp, les échanges se multiplient.
22:42Objectif, répondre aux sanctions déjà prononcées
22:45après un rapport administratif controversé.
22:48Je pense qu'il faut qu'on soit percutant.
22:50Les mobilisations devant les tribunaux judiciaires, c'est vraiment bien,
22:52mais on le fait depuis des années.
22:53Les avocats aussi, avec des efficacités relatives.
22:56Pareil, les pancartes, c'est bien pour informer localement,
22:59mais pas forcément au national.
23:00Une magistrate et deux gendarmes du Gers ont déjà été sanctionnés.
23:04Aujourd'hui, c'est moi.
23:05Demain, ce sera un autre magistrat.
23:07Tout simplement parce que nous sommes en période présidentielle.
23:10J'aimerais crier haut et fort ma défense,
23:12expliquer dans quelles conditions nous travaillons.
23:14Je garde la tête haute parce que je n'ai rien fait.
23:17Je n'ai fait que mon travail avec les moyens que j'avais.
23:19Le rapport est creux.
23:20Il n'y a pas de faute mise en évidence de ma part.
23:23Autre point de tension,
23:24l'objectif fixé par le ministre de traiter près de 70 000 dossiers de mineurs avant le 14 juillet.
23:30Une échéance jugée intenable par de nombreux magistrats.
23:34Ça montre surtout la méconnaissance de la part de Gérald Darmanin
23:38de la façon dont fonctionne la justice, dont il est le ministre.
23:41Saturation des boîtes-mails du ministère,
23:44report d'audience, retrait d'habilitation.
23:46Plusieurs modes d'action sont évoqués.
23:49Une mobilisation qui pourrait avoir des conséquences directes sur le fonctionnement de la justice.
23:54Alors, il y a effectivement, aujourd'hui c'est moi, demain ce sera un autre magistrat,
23:58tout simplement parce que nous sommes en période présidentielle.
24:00Non.
24:02Si vous êtes jugé par des gens qui disent ça,
24:06franchement, vous pouvez vous inquiéter.
24:07J'aimerais crier haut et fort ma défense,
24:08expliquer dans quelles conditions nous travaillons.
24:10Je vous supplie de penser qu'il ne représente pas non plus le corps entier des magistrats.
24:16Ce sont sans doute les plus idéologisés, les plus politisés, les plus syndiqués.
24:21Il y a beaucoup de magistrats, très sincèrement, que ça agace.
24:26Bon, les avocats, je ne vous entends pas beaucoup.
24:28On sent quand même, vous êtes même parfois prêt,
24:31ce qui est normal d'ailleurs parce que c'est un rapport de force,
24:34c'est-à-dire que si vous critiquez les magistrats,
24:35vous allez vous retrouver devant eux,
24:37et peut-être régleront-ils leur compte.
24:40Visiblement, j'ai le sentiment que ça leur arrive parfois.
24:42Moi, je crois que l'expérience que j'ai,
24:45c'est quand vous dites les choses aux magistrats,
24:47droit dans les yeux,
24:48ils peuvent vous écouter aussi.
24:49Je n'y crois pas beaucoup à ça.
24:51Mais je vous supplie de penser,
24:52alors je ne vais pas me faire que des amis parmi mes confrères,
24:56mais l'idéologisation d'une partie des avocats
25:00est identique à l'idéologisation d'une partie des magistrats.
25:04C'est-à-dire ?
25:04C'est-à-dire qu'il y a une gauchisation d'une partie de mes confrères.
25:09Depuis 68, il y a toujours eu un phénomène assez grand,
25:12mais je note quand même,
25:14et encore une fois, je ne veux pas généraliser,
25:16je ne veux pas avoir de problèmes excessifs,
25:19mais il y a beaucoup d'avocats qui pensent comme beaucoup de magistrats.
25:24Il y a quand même une idéologie d'un prêtre à penser particulier.
25:30On ne va pas vers le mieux.
25:31Le maire de Chessier, c'est un autre sujet,
25:34a été condamné à verser 6 000 euros au couple
25:36dont elle avait refusé de célébrer le mariage,
25:39car le marié était un Algérien sous OQTF.
25:41Quand je dis que nous marchons sur la tête en France,
25:43c'est un exemple extraordinaire.
25:45L'ex-maire Olivier Bourgeau avait refusé de valider le mariage,
25:49malgré l'ordonnance du tribunal de mots,
25:51qu'il avait condamné à 500 euros d'astreinte par jour,
25:53tant qu'il ne publiait pas les bancs.
25:56Il y avait aujourd'hui, à l'Assemblée nationale,
26:00Gérald Darmanin d'ailleurs était présent,
26:04que prévoit ce texte qui était étudié aujourd'hui,
26:08puisqu'il y aura possibilité de modifier la loi ?
26:11Je vous propose d'écouter Gérald Darmanin.
26:14Ce texte qui arrive ici dans l'hémicycle
26:17ne prévoit pas l'impossibilité du mariage,
26:20ce qui serait en effet contraire aux conventions internationales
26:23et contraire à la Constitution avec un étranger.
26:26Ce texte prévoit deux choses très rapides.
26:29Renforcer le pouvoir du maire,
26:31son pouvoir d'état civil,
26:32il agit au nom du procureur de la République quand il le fait,
26:34et non pas en tant qu'élu.
26:36J'entends ici ou là des gens qui disent
26:37il y a des maires qui sont pour,
26:39des maires qui sont contre.
26:39On peut être pour ou contre n'importe quelle disposition,
26:41mais quand le maire procède à des mariages,
26:43il le procède en tant qu'agent de l'État
26:47et en tant que représentant du procureur de la République.
26:49C'est pour ça qu'il a l'écharpe bleu blanc rouge.
26:51Ce n'est pas parce qu'il est élu qu'il a l'écharpe bleu blanc rouge,
26:53parce qu'il y a des élus qui n'ont pas l'écharpe bleu blanc rouge.
26:55Il le fait parce qu'il représente l'État.
26:58En tant que représentant de l'État et du procureur de la République,
27:00ce texte renforce ses moyens de contrôle
27:03du consentement libre et éclairé d'un mariage.
27:07Ce texte prévoit donc de renforcer les moyens du maire
27:10et de ses services pour vérifier le consentement
27:15et d'autre part permet au procureur de la République
27:17de contrôler les actes éventuellement d'un maire
27:22si c'est ou pas conforme à nos textes fondamentaux.
27:26Est-ce que vous avez tout compris ?
27:27Rien du tout. J'appelle ça de l'eau tiède, Pascal.
27:31Pardon, mais le bon sens absolu.
27:34Si vous n'avez rien à faire sur le territoire français,
27:36ce qui est le cas par définition d'un OQTF,
27:39pourquoi est-ce qu'un représentant de l'État
27:42avec l'écharpe tricolore serait dans l'obligation ?
27:44Parce que c'est la loi.
27:46Attendez, il y a quand même un problème.
27:47Vous n'avez rien à faire sur le territoire français.
27:49Il y a deux choses.
27:50Et ensuite rester sur le territoire français ?
27:52C'est parce que vous êtes mariés que vous aurez le droit de rester là.
27:55Il y a à la fois les conventions internationales,
27:57notamment européennes,
27:58qui ne nous permettent pas d'empêcher une personne sous OQTF
28:00de se marier en France.
28:01Et il y a en plus la Constitution qui ne le prévoit pas.
28:03Donc il est impossible dans les circonstances actuelles
28:06de changer cela.
28:07Il faudra éventuellement attendre 2027 pour le faire.
28:10Là, ce que veut faire l'UDR,
28:12c'était la niche de l'UDR,
28:13le parti d'Éric Ciotti,
28:14soutenu par Gérald Darmanin,
28:15c'est en fait contrôler davantage les mariages blancs.
28:19Voilà, ça revient à ça.
28:19Donner un peu plus de pouvoir au maire
28:21pour vérifier s'il s'agit ou non
28:23d'un mariage blanc selon lui.
28:27Mais il n'est pas question des OQTF dans ce texte.
28:30Il n'en est pas question.
28:31Alors on ne résout rien.
28:32Parce qu'on ne peut pas le faire aujourd'hui.
28:35Ça n'est pas possible.
28:35C'est scandaleux.
28:36Non mais prouver un mariage blanc,
28:42ce n'est pas facile.
28:44Les critères...
28:45Robert Ménard en est où d'ailleurs ?
28:47Il n'est pas encore passé.
28:50Donc le jour où il va être condamné,
28:51il ne pourra plus être maire de Véziers ?
28:52Non.
28:53S'il est condamné à une peine d'inéligibilité,
28:54il risque une peine d'inéligibilité.
28:56C'est un risque.
28:57Ah oui ?
28:57C'est un risque.
28:57Et s'il est condamné à une peine d'inéligibilité,
28:59il devrait démissionner que son mandat, naturellement.
29:02Et pourquoi vous dites non ?
29:03Je n'y crois pas.
29:04Pourquoi ?
29:05Je pense, c'est mon instinct.
29:06Je pense qu'ils n'iront pas jusque-là.
29:09Robert a fait ce choix.
29:12Très courageux.
29:14Mais mon opinion, c'est qu'ils n'oseront pas le rendre inéligible.
29:20Ce ne sera pas la première fois que je me trompe,
29:22mais je ne pense pas.
29:26Bon.
29:27Cette discussion a été animée également par M. Porte.
29:31Il est très bien.
29:32Qui est intervenu, puisqu'il est venu avec un t-shirt,
29:35aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
29:37t-shirt verte,
29:38et ça a fait causer.
29:40Je vous propose d'écouter le député de la France Insoumise.
29:45Très sincèrement, venir ici ce matin,
29:48débattre au regard des urgences de pays
29:50sur un texte raciste et xénophobe.
29:54Mais vous savez, je préfère être habillé en t-shirt
29:56qu'avoir des cravates et être un raciste.
29:58Voilà.
29:59Ça, c'est la réalité.
30:02Et vous nous faites des leçons sur les mariages simulés ou arrangés.
30:05Mais quand le chef de votre parti fait un mariage d'argent
30:08avec une membre de la bourgeoisie,
30:10ça ne vous dérange absolument pas.
30:12Vous applaudissez dès demain,
30:13ce mariage-là qui est un mariage arrangé et d'argent.
30:17Donc ne venez pas nous faire des leçons ici.
30:18Ce texte est un texte raciste, xénophobe,
30:21qui répond à un agenda, votre agenda de haine.
30:24Et nous ferons tout pour que ce texte n'arrive jamais au bout.
30:27Le niveau quand même des échanges politiques en France est terrible.
30:32C'est-à-dire que vous n'avez pas choisi le député
30:34qui a l'intellect le plus développé.
30:37Je veux dire, il y a effectivement...
30:39Les analyses politiques de M. Porte comme celles de M. Delogu,
30:42pardon, mais sont effectivement très, très limitées.
30:45C'est un euphémisme de le dire comme ça.
30:46Oui.
30:48Si vous consultez sa fiche Wikipédia,
30:50vous pourrez consulter.
30:51Il est considéré quand même comme assez harceleur de femmes.
30:55Il a été un peu...
30:56Ils ne l'ont pas retenu au Parti communiste français,
30:59notamment M. Roussel,
31:00parce qu'il était quand même assez pressant.
31:03C'est sa fiche Wikipédia.
31:05J'invente rien, vous doutez bien.
31:06Non, mais ça fait partie des députés de la France insoumise
31:09qui jouent contre les intérêts de leur pays.
31:11Je vais peut-être modérer ce que vous dites.
31:13S'il n'a pas été condamné,
31:16s'il n'y a pas eu de poursuite.
31:18Et l'affiche Wikipédia n'est pas la Bible.
31:20Vous vous doutez bien.
31:21Loin de là.
31:22Vous vous doutez bien.
31:23Puisque sur ma fiche Wikipédia,
31:24moi, c'est ma...
31:25Vous vous doutez bien.
31:25Je vous assure, je veux bien lire ma fiche Wikipédia,
31:28mais je...
31:29Parlez pour la vôtre, la mienne est impeccable.
31:31Ah, ça m'étonnerait.
31:32Ah ben, c'est comme je vous le dis.
31:34Moi, je suis...
31:34Ça relève du miracle.
31:35Je ne sais pas ce que j'ai fait à Wikipédia.
31:37Je suis qualifié comme un propagandiste,
31:39je crois, d'extrême droite.
31:41Donc, quelque chose comme ça.
31:43Normalement, dans l'autre sens,
31:44ils sont épargnés.
31:44C'est ça que vous voulez dire, William.
31:45Normalement, à l'extrême gauche,
31:46ils sont épargnés.
31:47Oui.
31:47Ah oui.
31:47Oui, c'est possible.
31:48Mais bon, je me permets de modérer.
31:50On a parlé de l'ARCOM ce matin.
31:52On a parlé d'ailleurs de la tribune formidable de Maxime.
31:54Je trouve même que vous auriez dû me modérer
31:55plus sévèrement encore.
31:57Non.
31:57Ah si.
31:58Mais non, c'est la fin de saison.
31:59Mais je m'empresse de vous...
32:00Si ça se trouve,
32:02il est totalement innocent
32:03de ce qu'on lui reproche.
32:06Bon, écoutez...
32:06D'ailleurs, il m'inspire une très grande confiance.
32:08Non.
32:11Bon.
32:14Nous allons maintenant vous faire écouter
32:17ce qu'a dit M. Barthez.
32:19Ce que ça a beaucoup réagi, M. Barthez.
32:22Yann, de son prénom.
32:23Sur la canicule.
32:24Sur la canicule, oui.
32:25Parce que alors que la France s'est touchée
32:27depuis quatre jours consécutifs
32:29par de fortes chaleurs,
32:31Yann Barthez s'est ouvertement moqué
32:32des gens vivant sous les toits.
32:33C'est très étrange, ça, d'ailleurs.
32:35Qu'ils se soient moqués,
32:35c'est pas gentil de se moquer.
32:37C'est méprisant, quoi.
32:39Bah, oui.
32:41Tout le monde n'a pas la chance, peut-être.
32:44Je ne sais pas où il vit, M. Barthez.
32:45Mais en tout cas, ça a fait réagir.
32:47Donc, je vous propose d'écouter M. Barthez.
32:50Et puis, là aussi,
32:51elle est intéressante, cette séquence,
32:52parce que les gens ricanent.
32:54Oui.
32:55C'est ça, le ricanement.
32:56Bien sûr.
32:57Ils sont autour de la table
32:58et ils ricanent.
33:00Oui.
33:01Comme on le disait hier,
33:02tout le monde a chaud.
33:03C'est rare, d'ailleurs,
33:04de vivre un événement universel.
33:06On est tous logés à la même enseigne.
33:08Si vous croisez Bernard Arnault,
33:10il aura chaud.
33:11Un ministre, il aura chaud.
33:12Il aura aussi chaud que vous
33:13ou que votre voisin du dessus
33:15ou du dessous
33:16et que vous habitiez dans le nord,
33:18dans le sud, dans le...
33:19Enfin, non.
33:20Il y a cette catégorie de personnes
33:21qui est plus concernée
33:23que tous les autres.
33:24Il y a...
33:26Il fait extrêmement chaud chez moi,
33:28évidemment.
33:28En plus, j'habite sous les toits.
33:30Il y a ceux qui vivent sous les toits.
33:33Et ils le précisent.
33:35J'habite au troisième étage,
33:37sous les toits.
33:38Donc, ils se sentent autorisés
33:40à parler plus fort
33:41car j'habite sous les toits.
33:43Tout le monde s'en fout.
33:46Mais c'est d'un mépris.
33:48Mais c'est bête.
33:49C'est d'une bêtise.
33:49C'est un peu drôle, non ?
33:50Mais c'est surtout drôle.
33:51Mais c'est tellement faux.
33:53Pardon, quand on a la chance
33:54d'avoir un grand appartement,
33:56on a moins chaud.
33:57Quand on a la chance
33:58d'avoir des murs blancs épais,
34:00on a moins chaud
34:01que quand on est sous les toits.
34:02Mais comment on peut sortir de ça ?
34:03Et puis, il y a un mépris de classe
34:04incroyable, pardonnez-moi,
34:05parce que sous les toits à Paris,
34:07c'est souvent les ex-chambres de Bonne.
34:08Bien sûr.
34:09Donc, c'est les gens
34:09qui ont les moindres moyens
34:10qui habitent sans doute encore
34:12sous les toits.
34:13Donc, en fait,
34:14ce mépris de classe,
34:14c'est absolument incroyable.
34:16Il incarne une gauche boboisée
34:17qui...
34:18Mais moi, surtout,
34:19je ne trouve pas ça drôle.
34:20Mais c'est bête.
34:20Parfois, je le trouve drôle,
34:21mais là, je ne le trouve pas drôle.
34:22Je vous assure, c'est bête.
34:24Non, mais le mépris de classe,
34:25c'est quelque chose
34:26qu'il caractérise particulièrement
34:27parce que j'ai souvenir
34:28qu'il s'était moqué
34:29des victimes
34:30de l'attentat antisémite
34:31de Sydney
34:32à cause de leur accent.
34:33Donc là, il récidive, en fait.
34:35Non, mais ce qui est drôle,
34:36c'est qu'on peut tous dire
34:38des choses bêtes.
34:39Mais là, on arrive
34:39et franchement,
34:41on fait tous des émissions.
34:42C'est pas lui qui a écrit le texte ?
34:43Non, mais on fait tous
34:44des émissions
34:44et parfois, on dit des bêtises
34:46et puis après, on dit
34:47franchement,
34:48j'ai pas été malin.
34:49Mais la différence avec nous,
34:51c'est que nous,
34:52on est en direct.
34:53Et rien n'est écrit.
34:54Sauf Gilles William
34:55qui écrit dès le matin
34:57tout est prêt.
34:58Il n'y a rien d'improvisé.
35:00Non, mais je suis épaté.
35:01J'ai pas terminé ma phrase.
35:03Oui, mais c'était bien.
35:04C'était long, peut-être.
35:04Non, c'était bien canon.
35:06Mais lui, c'est écrit
35:08puisqu'il y a le lancement
35:09de ces deux personnes.
35:11Donc, tout est écrit.
35:12Et dans son émission,
35:13tout est écrit
35:13jusqu'au signe qu'il fait.
35:15Tout est répété.
35:17Donc, il écrit ça.
35:18Il y a des gens
35:19qui écoutent ça.
35:21Il fait la répétition
35:22et personne ne dit
35:23mais c'est bête
35:24ce que vous faites.
35:24Non, mais je n'en reviens pas
35:25parce que bon,
35:26qu'ils se foutent
35:27de l'attentat antisémite
35:30de Sydney,
35:31on a l'habitude.
35:33Mais ça,
35:34moi, je croyais,
35:34je ne les connais pas bien
35:35ces gens-là,
35:36je pensais qu'ils faisaient
35:37semblant
35:38de plaindre les pauvres.
35:40Mais pas du tout.
35:40Ils se foutent de leur gueule.
35:42Non, mais je ne savais pas ça.
35:43Moi, j'apprends.
35:44On apprend tous les jours.
35:45Est-ce que je peux défendre
35:45les gens qui vivent sous les toits
35:46ou pas ?
35:47Pardon ?
35:47Est-ce que je peux défendre
35:48les gens qui vivent sous les toits
35:49parce que ce n'est pas non plus
35:50les rebuts de l'humanité ?
35:51Moi, c'est mon cas.
35:52Oui, mais en ce moment,
35:53c'est très très dur.
35:54Ah bah oui, il fait chaud,
35:55bien sûr.
35:55Évidemment,
35:56c'est fou de ta gueule quand même.
35:58Je sais, j'ai compris.
35:59Non, mais le fait
35:59que ce soit écrit,
36:00c'est quand même pathétique.
36:01C'est terrible.
36:02Rendez-moi, Pierre Desproges,
36:04sincèrement,
36:04on est passé d'une époque
36:06à une autre
36:06en termes d'humour,
36:07de finesse.
36:08Là, c'est catastrophe.
36:09D'intelligence.
36:10Il n'y a pas d'humour,
36:10il n'y a pas de finesse.
36:11En plus, on soude la gueule des gens.
36:13J'espère que...
36:15Heureux l'homme !
36:16Heureux l'homme !
36:22Pas sur la voie des pêcheurs
36:24et qu'il ne s'assied pas
36:25en compagnie des moqueurs.
36:27Psaume 1.
36:28Et je salue le père Nicolas
36:30qui m'envoie ce message
36:32pendant que nous parlons.
36:35La canicule.
36:36La canicule.
36:37Alors, la canicule,
36:38c'est vrai que...
36:39C'est drôle parce que...
36:40Pourquoi c'est drôle ?
36:40Bon, d'abord,
36:41on n'a pas le droit, nous,
36:41de se plaindre
36:42parce qu'on vit
36:43dans un studio
36:45qui est climatisé.
36:47Il y a des gens
36:47qui souffrent infiniment plus
36:49de la chaleur que nous.
36:50Nous sommes en bonne santé.
36:51C'est entendu.
36:53Mais quand je vous ai vu
36:54tous arriver ce soir,
36:56Éric, les uns les autres,
36:58et moi le premier,
36:59c'est un peu plus dur aujourd'hui.
37:01C'est le troisième jour
37:02et chacun dans Paris,
37:04il y a 39 ou 40 degrés.
37:06Les nuits, chacun...
37:07Alors, je le répète,
37:09tout ça n'est pas dramatique,
37:10mais c'est difficile de dormir,
37:13etc.
37:13Et il est temps, sans doute,
37:15c'est là que tu vois
37:16combien une canicule fatigue
37:19les organismes.
37:21Pourquoi vous ne riez ?
37:22Parce que je pensais
37:23à vos nuits
37:24que vous m'avez raconté
37:25avant l'émission.
37:26Donc, il a cessé
37:27toute activité dormante.
37:28Je peux dire juste
37:29que les heureux lecteurs
37:31du journal du dimanche
37:31vont apprendre énormément
37:32de choses sur vos nuits
37:34dimanche prochain.
37:34Ah oui, parce que je...
37:35Ah oui, c'est à ça
37:36que je pensais
37:36parce que je ne faisais pas
37:37d'autres illusions.
37:38Non, je vous en prie.
37:39Mais non, mais parce qu'effectivement,
37:40je vais raconter ce que...
37:42Vous avez raison,
37:42c'est épouvantable.
37:43La non-novie est sous 40 degrés,
37:45c'est ce que vous voulez dire.
37:46Gauthier Lebret est là,
37:49il est 20h50.
37:51Alors, écoutons,
37:52qu'a dit M. Lecornu ?
37:54Il a dit,
37:55je veux aussi être très clair
37:56face à ceux qui,
37:57depuis quelques jours,
37:58se transforment en inspecteurs
37:59des travaux finis,
38:00expliquent que la puissance publique
38:01n'aurait rien fait
38:01pour adapter le pays
38:03au changement climatique.
38:05Des écoles ont été rénovées,
38:06des cours ont été végétalisés,
38:08des espaces publics
38:09ont été désimperméabilisés,
38:11des plans de prévention
38:12ont été renforcés,
38:13des réseaux d'eau
38:13ont été modernisés,
38:15des établissements accueillants
38:16des personnes fragiles
38:16ont été adaptés.
38:18Dire que rien n'a été fait
38:19revient à nier le travail
38:20des milieux d'élus
38:22et d'agents publics.
38:23Cela revient à nier
38:24la mobilisation des agents
38:25de l'État,
38:26de ses opérateurs
38:26et des collectivités.
38:27La vérité est donc simple
38:28et exigeante à la fois.
38:29Beaucoup a été fait,
38:30beaucoup reste à faire
38:30et nous devons désormais
38:31aller plus vite
38:32avec méthode et pragmatisme.
38:34Ça, à mon avis,
38:35c'est le genre de phrase
38:35que tu peux remettre
38:36dans dix ans.
38:37C'est les mêmes.
38:38Il l'avait prononcée.
38:39Ça, ça passe...
38:42Elle est assez large.
38:44Mais c'est vrai que sans doute
38:45des choses ont été faites
38:45depuis 2003.
38:46Je ne suis pas macroniste,
38:47je suis un macroniste,
38:48disons, modéré.
38:50Je n'arrive pas
38:51à reprocher
38:52à M. Macron
38:53la canicule.
38:53Oui, oui.
38:54Alors, écoutons-le,
38:57M. Macron,
38:58justement, sur la canicule.
38:59Donc, il y a un gros travail
39:00qui a été fait
39:01et je pense que l'honnêteté
39:02conduite à le regarder,
39:03à la fois de montants investis
39:04et de vraies transformations
39:05et qui ont changé
39:06beaucoup de choses,
39:07qui ont d'ailleurs été accompagnés
39:08par l'engagement
39:09de beaucoup de nos fonctionnaires
39:10dont je veux saluer le rôle
39:11et d'élus
39:12qui ont vraiment fait
39:13un très gros travail.
39:14J'étais juste avant
39:15de vous rejoindre
39:15à Vélizy-Ville-Acoublé
39:16où j'ai vu le travail remarquable
39:18des équipes municipales
39:19très engagées.
39:20Néanmoins, nous n'avons pas fini
39:22ce travail.
39:22Il faut avoir cette humilité
39:24et pour ma part,
39:25je regrette plutôt
39:25les choix qui ont été faits
39:27mais je crois aussi
39:28dans la démocratie.
39:29Il se trouve que quand j'avais
39:30une majorité absolue,
39:32ces fonds ont été votés.
39:33Il y a eu ensuite
39:34des choix qui ont été faits
39:35et qui sont le fruit de compromis
39:35de certaines formations politiques.
39:37Allez les voir
39:38pour leur demander
39:38pourquoi ils ont coupé ces fonds.
39:40Maintenant, on doit continuer
39:42le travail d'adaptation.
39:45Il n'y a pas de clim
39:45pour nos aînés
39:47dans les EHPAD.
39:48Il n'y a pas de clim
39:48pour nos malades
39:49dans les hôpitaux
39:51et il n'y a pas de clim
39:52pour nos enfants
39:53dans les écoles
39:53mais le gros travail
39:54a été fait effectivement.
39:56Vous voyez le sujet
39:57d'Anaïs Baucher
39:58sur la canicule aujourd'hui.
40:02Une chaleur étouffante
40:03qui a des conséquences
40:04sur la mortalité.
40:05Alors que le thermomètre
40:07ne cesse de battre
40:07des records à Paris,
40:08le maire tire
40:09la sonnette d'alarme.
40:10Sans toutefois
40:11donner de chiffres,
40:12il rapporte
40:12une hausse de la mortalité
40:14et appelle à la prudence.
40:16Est-ce que vous savez
40:16s'il y a d'ores et déjà
40:18eu malheureusement
40:18des victimes à Paris ?
40:20Oui, il y en a.
40:22Évidemment,
40:22la mortalité est en hausse.
40:24On a à peu près
40:25tous les indicateurs
40:26qui sont en situation difficile.
40:29C'est à la fois
40:30les recours au SAMU,
40:31les recours aux pompiers,
40:32les admissions aux urgences
40:33et évidemment les décès.
40:35Selon le cabinet
40:35de la ministre de la Santé,
40:3725 arrêts cardiaques
40:38ont été recensés à Paris
40:39sur la journée de mercredi
40:40contre moins de 10 habituellement.
40:42Face à cette canicule,
40:43le gouvernement a annoncé
40:45ce mercredi matin
40:45passer le plan Orsan
40:46au niveau 3,
40:47le niveau le plus élevé
40:48de mobilisation sanitaire.
40:50Ce qui doit tous
40:52nous mobiliser,
40:53soignant ou dans le système
40:54de santé,
40:55c'est de prévenir
40:56un excès de mortalité.
40:59On sait que chacune
41:00des canicules
41:00entraîne un excès
41:02de mortalité.
41:03On sait aussi
41:03que les mesures de prévention
41:05permettent d'éviter
41:06des décès.
41:07La ministre de la Santé
41:08a également indiqué
41:09qu'elle pourrait
41:09en fin de semaine
41:10mobiliser les étudiants
41:11pour aider le SAMU
41:12à répondre aux appels.
41:14Le sujet, à mon avis,
41:16on ne sera sans doute
41:17évidemment pas
41:17et ce n'est pas souhaité
41:18dans le taux de mortalité
41:19de la canicule de 2003,
41:22mais là,
41:22on voit bien
41:22comment les élus,
41:23pour le maire de Paris
41:24ou même la ministre
41:25de la Santé,
41:25nous préparent
41:26à annoncer des chiffres
41:28qui vont peut-être
41:29nous surprendre
41:29parce que tous les médecins
41:30le disent,
41:31vous avez un décalage
41:31très fort entre le moment
41:32où vous percevez
41:33la canicule
41:34pendant plusieurs jours
41:36et quelques jours plus tard,
41:37quelques semaines après,
41:38vous avez encore des décès
41:39qui sont liés à la canicule.
41:40Donc les chiffres officiels,
41:41on ne les aura pas tout de suite,
41:42mais je crains
41:43qu'on sous-estime aujourd'hui
41:45la mortalité
41:46qui est due
41:47à la canicule dans le pays.
41:48Les chiffres sont historiques.
41:4943 à l'ombre
41:51en région parisienne,
41:52c'est juste délirant.
41:54Alors dans les EHPAD,
41:56normalement,
41:57il y a dans chaque EHPAD,
41:58normalement,
41:59une salle
42:00qui est réfrigérée
42:02et qui permet
42:03aux résidents
42:03de se rafraîchir,
42:05mais ils dorment
42:05dans leur chambre,
42:06ils dorment dans leur studio.
42:07Et parfois,
42:07on ne peut pas les déplacer.
42:08Malheureusement,
42:09je crains le pire.
42:12Moi, je pense
42:12qu'on a quand même tiré
42:13les leçons
42:14de la canicule de 2003
42:15parce qu'il y a eu
42:1615 000 morts
42:17à l'époque
42:18et le ministre
42:19de la Santé
42:20était parti en vacances.
42:22Vous vous souvenez
42:22de sa prise de parole
42:25en polo ?
42:26Voilà, M. Matéi.
42:27Et à l'époque...
42:28On étudie dans...
42:29Non, mais à l'époque,
42:30même dans les EHPAD,
42:31on n'avait pas du tout
42:32pris conscience
42:33de la dangerosité
42:34des fortes températures.
42:35C'est-à-dire qu'il y a
42:35des personnes âgées
42:36qui ne leur donnaient
42:37même pas un petit verre d'eau
42:38toutes les heures.
42:39Donc, je pense que là,
42:40il y a quand même
42:40une prise de conscience
42:41pour les entourer.
42:42Alors, dans les EHPAD,
42:43en plus,
42:44il y a beaucoup de gens
42:44qui ne peuvent pas
42:45elles-mêmes,
42:46beaucoup de personnes
42:47elles-mêmes
42:47qui ne peuvent pas
42:48prendre de l'eau
42:48parce qu'elles sont
42:50en difficulté.
42:50Mais il faut espérer
42:51qu'elles soient mieux entourées
42:52qu'en 2003, quand même.
42:54Non, mais moi,
42:55c'est vrai que j'ai une tendance
42:57à défendre un petit peu
42:59les politiques
43:00dans ces cas-là
43:00parce qu'il y a
43:01un phénomène humain
43:03en cas de canicule,
43:05mais comme en cas
43:05de tremblement de terre,
43:07par exemple.
43:08Et notamment,
43:08maintenant qu'il y a
43:09les médias,
43:11plutôt que d'invoquer
43:12le ciel...
43:13La clim,
43:13ce n'est pas le ciel.
43:13Non, mais...
43:14Oui, mais de reprocher...
43:16Je ne dis pas
43:16qu'ils sont blancs et nez,
43:18mais il y a une tendance
43:19lourde
43:20de reprocher
43:22aux hommes
43:24ce qui vient
43:25de là-haut.
43:26Je le vois beaucoup...
43:27Maintenant,
43:28il n'y a pas...
43:28Quand vous voyez
43:29un incendie,
43:30quand vous voyez
43:30des tremblements de terre,
43:32à chaque fois,
43:33on ne reproche pas seulement
43:34en France,
43:35on reproche aux politiques
43:36de ne pas avoir
43:37fait le nécessaire.
43:38On peut se préparer
43:39à ces événements.
43:39On ne peut rien
43:40contre ces événements,
43:41mais on peut s'y préparer.
43:42C'est ça,
43:43le rôle d'un responsable politique.
43:44C'est de nous préparer
43:45à toutes sortes de situations.
43:46Sinon, il ne sert à rien
43:47ou en cas,
43:47Il y a deux, trois choses
43:48qui sont indispensables
43:49à l'enfance,
43:49c'est la clim, point.
43:51Là, il faut mettre
43:52la clim partout.
43:52Mais vous savez,
43:53c'est aussi si bête que ça,
43:55la clim à l'hôpital.
43:57J'ai cité Nantes
43:57plusieurs fois...
43:58Les écolos ont fait
43:59le procès de la clim.
44:01Donc c'est bien politique.
44:03J'ai cité l'exemple
44:05de Nantes,
44:06l'hôpital de Nantes,
44:07qui est un...
44:08Je crois que Laurence Garnier,
44:09pour tout vous dire,
44:09qui est sénatrice d'ailleurs,
44:10va écrire une tribune.
44:12C'est quasiment un scandale,
44:13l'hôpital de Nantes.
44:15La construction...
44:15Oui, le CHU n'est pas terminé.
44:18C'est vraiment
44:18un scandale d'État.
44:19Bon, pour plein de raisons.
44:20Mais il n'y a même pas de clim.
44:23Il n'y a même pas de clim
44:24pour des raisons
44:24purement idéologiques.
44:26Bon, voilà.
44:26Qu'est-ce que vous voulez faire ?
44:27Et les écoles,
44:28Éric Ciotti, il l'a fait.
44:29C'est une mesure de bon sens.
44:31C'est rénover les écoles
44:33et mettre de la clim.
44:35Mais il va falloir
44:37changer les priorités
44:39de la distribution de l'argent.
44:40L'explication de l'administration
44:42du CHU de Nantes,
44:43c'est de dire
44:43non, on fait du bio-climatique.
44:44Donc en fait,
44:45ça va permettre
44:46de réduire de 5 degrés peut-être
44:48la température dans les chambres.
44:49Mais s'il fait 43 à l'extérieur,
44:51il fera 35 dans les chambres
44:52ou 38 ?
44:52Non, mais c'est pas possible.
44:53Le dossier, je vous assure,
44:55quand vous rentrez
44:56dans le détail
44:57de comment sont faits
44:59parfois les dossiers d'État,
45:01vraiment, vous prenez peur.
45:02Vraiment, vous prenez peur.
45:04Mais c'est ainsi.
45:05On va terminer.
45:06Il nous reste combien de temps ?
45:07Il nous reste 5 minutes.
45:08Chantal Goya.
45:09Est-ce que vous voulez
45:09qu'on parle de Chantal Goya
45:10pour terminer ?
45:11Parce qu'elle a des problèmes financiers.
45:12Ah bon ?
45:13Manifestement.
45:14Et comme on l'aime bien,
45:16parfois, il y a des problèmes.
45:18Les artistes ont un...
45:20Ça peut arriver
45:21d'avoir des rattrapages d'impôts,
45:23des choses comme ça,
45:24parce qu'ils n'ont pas payé
45:26une facture,
45:26pas une facture d'ailleurs.
45:28Et dans les pouces
45:28de Jean-Jacques Debout ?
45:29Ils sont merveilleux.
45:31À chaque fois que Jean-Jacques Debout
45:32est venu sur Europe 1,
45:34sur ses news,
45:34on a passé un moment merveilleux.
45:36Parce que c'est...
45:36Alors, lui, c'est un vrai poète.
45:38Donc, effectivement,
45:38je pense que ça doit être
45:39très compliqué pour lui
45:40de remplir une déclaration d'un peu.
45:41Parce qu'il y a des faux poètes,
45:43il y a ceux qui jouent
45:44à être poètes,
45:45il y a la posture du poète,
45:46mais il y a le vrai poète.
45:48Et lui, vraiment,
45:49de tous les gens
45:49que j'ai rencontrés,
45:50c'est un rêveur,
45:51il est ailleurs.
45:52Mais tu le mets sur un piano
45:53et il compose.
45:54Mais c'est un vrai de vrai.
45:55Vous avez aussi
45:55la phobie administrative.
45:56Vous vous souvenez
45:56de ce ministre socialiste
46:04qui...
46:04Mais vraiment,
46:05Jean-Jacques Dolan...
46:07Mais c'est un génie,
46:09je vous assure.
46:09Il a écrit des mélodies,
46:11vous le mettez sur Abéadeux,
46:11il a écrit des mélodies.
46:12Alors, je pense
46:13qu'il y a eu des petits problèmes.
46:14Il y a ce qu'on appelle
46:15un comptable.
46:16Comment ?
46:16Après, il y a ce qu'on appelle
46:17un comptable.
46:18Mais oui, mais vous êtes durs.
46:19Parce que vous êtes jeunes.
46:21Vous êtes durs.
46:21Vous êtes durs
46:22avec la société.
46:24Alors que nous,
46:25avec l'âge,
46:25vous verrez,
46:26vous deviendrez...
46:27Bon.
46:29Et donc,
46:30Chantal Goya,
46:31je crois qu'il doit
46:32être 2 millions d'euros.
46:34Donc, elle en a...
46:34Ah oui, c'est beaucoup.
46:35C'est un rapage, ça c'est...
46:37C'est de l'argent pour tout.
46:39Mais je crois
46:40qu'il y a déjà 900 000 euros
46:41qui ont été remboursés
46:42aux impôts.
46:43Vous pouvez les aider,
46:44vous qui vivez sous les toits.
46:48Écoutez Chantal Goya.
46:51Je voudrais surtout vous le dire
46:52que le public sache
46:53qu'on a déjà donné
46:53950 000 euros.
46:55C'est très important
46:55qu'ils le sachent.
46:56Parce qu'on a raconté
46:57que Jean-Jacques
46:57avait un capital
46:59de 3,7 millions.
47:00Mais non,
47:00c'est pas possible.
47:01Et moi,
47:01je gagne pas 40 000 euros
47:03par mois non plus.
47:04C'est 40 000 euros par an.
47:0545 000 euros par an.
47:07Les royalties, etc.
47:08Et les galas,
47:09c'est en plus.
47:10Mais c'est un chiffre
47:11qui est toujours le même.
47:11Il n'y a pas de...
47:12Et vous allez tirer
47:13une leçon de tout ça
47:14que finalement,
47:15il faut être...
47:16Quoi d'ailleurs ?
47:17Il faut être honnête
47:18avec la France.
47:19Il ne faut pas se sauver
47:19quand on doit de l'argent.
47:20Il faut se battre
47:21comme je me bats.
47:21Il faut aller voir les gens,
47:22leur expliquer.
47:23Et avoir aussi
47:24un peu plus la tête
47:24sur mes épaules ?
47:25J'ai ma tête
47:25sur mes épaules, Marco.
47:26J'en ai même plus.
47:27J'en ai deux,
47:28je suis Gémeaux.
47:28J'ai celle qui est sur scène
47:30et puis celle qui est dans la vie.
47:31Non, mais vous inquiétez pas.
47:32Si, je m'inquiète un peu
47:33parce que comme tout le monde,
47:34je vous aime depuis tout le temps
47:35et je me dis
47:36comment c'est possible
47:36qu'une femme comme ça...
47:37Vous ne voulez pas
47:38m'en prêter de l'argent ?
47:40Si vous me le rendez.
47:41J'en rends toujours l'argent.
47:42C'était Chantal Goya
47:44qui reviendra nous voir
47:44la prochaine fois
47:45pour nous dire
47:45que tout ça est réglé.
47:46En attendant...
47:54Et elle a un succès
47:55absolument incroyable.
47:57C'est fou.
47:57C'est-à-dire que
47:57pendant la fête de la musique,
48:00elle fait le plein partout
48:01avec des chansons
48:01que chacun connaît
48:02et tout le monde...
48:04Elle met du bonheur.
48:05Elle donne du bonheur.
48:07Notre ami Benjaminot
48:08était en Corse
48:08pendant quelques jours
48:12avec son ami.
48:15Avec qui il était en Corse ?
48:16Avec son ami ?
48:17On n'a pas compris, Pascal.
48:18Avec son ami.
48:19Redites-nous.
48:20Avec son ami.
48:21Avec son ami.
48:21Avec son ami Pauline.
48:22Et il me dit, Benjamin,
48:25il me dit
48:25« Peux-tu dire un mot
48:27pour Daniel et Roselyne Canarelli
48:29de Taraboucheta en Corse ?
48:31Ce serait gentil de ta part.
48:33Ils nous adorent.
48:34Ils nous regardent tous les soirs.
48:36Ils nous adorent. »
48:38Donc, Daniel et Roselyne Canarelli
48:41de Taraboucheta en Corse.
48:42On les embrasse.
48:43On les embrasse.
48:44Et on leur dit vraiment
48:45qu'ils peuvent être...
48:46Absolument.
48:46Ils peuvent être...
48:47On sera là encore
48:48l'année prochaine.
48:49Si tout va bien.
48:50L'Arcom ne nous a pas fermé.
48:51Il faut vous engager vite, Pascal.
48:53Il a recommandé trop longtemps.
48:54Ou autrement...
48:54Comment vous y allez ?
48:55Autrement, on pourrait peut-être
48:57aller tous à Taraboucheta.
48:58Qu'est-ce que vous pensez ?
48:59Non, non.
48:59Moi, je ne peux pas rester
49:00plus de deux mois chez eux.
49:01C'est magnifique,
49:02me dit Benjamin.
49:03Je ne suis jamais allé.
49:05Bon, monsieur Gauthier Lebrete.
49:07Nous allons passer une soirée
49:09grave ce soir
49:10puisque nous allons parler
49:10de nos enfants qu'on assassine
49:12avec un nouveau prénom
49:13qui a rejoint cette triste liste.
49:16C'est évidemment celui de Louis
49:17qui a donc, comme vous le savez,
49:19été lynché à mort du côté de Narbonne
49:21alors qu'il avait déjà été
49:22agressé une première fois.
49:23Donc, on va y revenir ce soir
49:25avec de nouveaux témoignages
49:26avec l'attente de Louis
49:28qui a décidé de passer
49:29à visage découvert
49:30pour mener le combat
49:30qu'elle a entamé ce matin
49:32dans 100% Frontières.
49:33Donc, on va parler
49:34de tous ces enfants de France
49:36qu'on assassine.
49:38Soirée grave, effectivement.
49:39Laurent Capra était à la réalisation.
49:41Jules Bertin était à la vision.
49:42Merci à Raphaël Lissac.
49:43On participait à cette émission.
49:45Benjamin Nau, André Mallet,
49:47Tesla Fetter.
49:48On se retrouve demain matin.
49:57Il était 23h30 ce vendredi
50:00lorsqu'ici, dans ce chantier privé
50:02de construction de logements
50:03en plein tueur de Narbonne,
50:04Sainte-Jeune ont tendu
50:05un jetapant à l'eau.
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