- il y a 9 heures
Chaque semaine, CAP PME L’Hebdo donne la parole à celles et ceux qui font avancer l’économie réelle. Autour de Julien Gagliardi, Anne Hummler (Présidente et co-fondatrice d'Inferential), Audrey Louail (Présidente d'Ecritel) et Guillaume Rocher (Directeur commercial et marketing de N2F) partagent leurs expériences, décryptent les enjeux du moment et apportent des solutions concrètes pour les PME.
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00:04BFM Business présente
00:07Cap PME, l'hebdo, Julien Gagliardi
00:12Très heureux de vous retrouver sur BFM Business. Merci d'être avec nous. Bienvenue dans Cap PME, l'hebdo.
00:17On est ensemble jusqu'à cet été et BFM Business qui se mobilise.
00:21On va vous accompagner justement, vous dirigeant de PME, d'ETI, pour vous aider dans vos problématiques du quotidien.
00:27Et justement, un sujet crucial au sommaire de cette émission, la gestion du cash, l'optimisation des charges.
00:33Comment est-ce que l'on garde le contrôle de sa trésorerie en cette période d'incertitude et économique ?
00:38Le sujet de la trésor, il n'a jamais été finalement aussi important au cœur des préoccupations des dirigeants.
00:44Vous verrez qu'il n'y a pas forcément de recette miracle.
00:47En tout cas, il y a quelques bonnes pratiques à connaître qu'on va peut-être aussi vous développer au
00:52cours de cette émission
00:52et des points de vigilance, bien évidemment, à anticiper.
00:55Les conseils d'experts, témoignages avec nos invités.
00:58Nous sommes avec Anne Humler, bonjour.
00:59Merci d'être avec nous, cofondatrice dirigeante d'Inferential, une de nos pépites biotech françaises.
01:05Justement, la gestion de l'analyse statistique de la donnée de santé.
01:08On parlera justement, vous êtes une entreprise innovante.
01:11Mais comme toutes les autres entreprises, finalement aussi soumises à des questions de trésorerie.
01:16Et vous nous raconterez finalement aussi vos expériences et votre regard de dirigeante sur ces sujets.
01:21À vos côtés, nous sommes avec Guillaume Rocher, bonjour.
01:23Bonjour.
01:24Merci d'être avec nous, directeur commercial et marketing de N2F.
01:27Des matérialisations, des notes de frais, des factures de fournisseurs, la gestion plus largement désormais de la dépendance prise,
01:33la facture électronique notamment qui arrive également.
01:36On va évoquer aussi avec vous ce sujet de comment est-ce qu'on optimise ses charges, sa trésor, des
01:42réponses notamment à chercher du côté du digital.
01:43Et puis de l'IA, on en parlera également aussi avec vous.
01:46Et nous sommes également avec Audrey Loaille, bonjour.
01:48Bonjour.
01:48Merci d'être avec nous, présidente d'Ecritel, l'un des leaders français spécialistes de l'hébergement infogéré du e
01:54-commerce,
01:55qui place justement aussi ces sujets de la gestion de ses charges et de sa trésorerie au cœur de ses
02:02préoccupations.
02:02C'est normal, comme toutes les entreprises aujourd'hui, vous nous évoquerez finalement aussi les signaux faibles que vous percevez
02:07dans votre activité.
02:09Peut-être pour démarrer un premier tour de table et j'allais dire la manière dont chacun et chacune dans
02:14votre entreprise,
02:15vous percevez effectivement aussi aujourd'hui un petit peu ce sujet.
02:19Anne, notamment dans votre société, on le voit naturellement dans le contexte économique national, international, avec cette situation économique dégradée.
02:29Est-ce que vous, cette situation, vous la vivez aujourd'hui finalement ? Est-ce que vous la ressentez comme
02:34telle ?
02:35Et où est-ce qu'il y a des premiers signaux faibles, j'allais dire, justement, qui commencent à poindre
02:39aussi sur ces sujets de la gestion du cash et de la trésorerie des entreprises ?
02:42Comment vous regardez ça ?
02:43Alors nous, on a un secteur un peu particulier, donc c'est un petit peu atypique.
02:47Néanmoins, la trésorerie, ça reste en permanence quelque chose qu'on surveille comme le lait sur le feu.
02:53J'ai une phrase politiquement peu correcte, c'est ta trésorerie, c'est plus important, ta mère.
02:57Je m'entends très bien avec maman, elle comprend tout à fait cette phrase.
03:00Elle ne vous en veut pas.
03:01Elle ne m'en veut pas du tout, donc effectivement, et un outil de pilotage de trésorerie assez intéressant, c
03:06'est la boule de cristal.
03:08Parce que ce qu'on sait, c'est qu'il y a toujours une ou deux factures qui ne seront
03:10pas payées.
03:11Et ce qu'on ne sait pas, ce sont lesquelles.
03:15Et ça peut avoir de lourdes conséquences en fonction de quelles factures n'est pas payées à temps.
03:21Ça, on y reviendra notamment sur le sujet des délais de paiement et de la gestion notamment du DSO.
03:27Ça, c'est effectivement encore aujourd'hui pour vous, même dans un environnement porteur comme le vôtre, un sujet qui
03:32reste important ?
03:33Alors oui, nous, on est prestataire de service, donc on a des proflux, on facture à l'avancement.
03:38Donc fatalement, alors c'est difficile à comprendre pour quelqu'un qui ne verse pas là-dedans.
03:43Mais la réalité, c'est qu'on va faire une production, on va dire, sur le mois d'avril.
03:47On va la facturer fin avril.
03:50Bon, le délai de standard maximum légal, c'est 60 jours.
03:55On considère un petit peu que c'est le meilleur délai possible, même si ce n'est pas la réalité
04:00juridique, mais la réalité des contrats est souvent celle-ci.
04:04Donc ça veut dire qu'on a payé des gens début avril, pour leur travail d'avril.
04:10On facture donc fin avril, 60 jours après, on peut espérer un règlement de facture qui ne va pas toujours
04:17venir.
04:18Donc effectivement, ça peut faire des grands décalages.
04:20Ça crée des tensions nécessaires sur vos finances.
04:22Peut-être qu'on est des sous-traitants en dehors de France, qu'on paye à 21 ou 30 jours,
04:28ça peut avoir un impact.
04:30On finit effectivement par être des fois le banquier de nos clients, ce qui n'est pas du tout normal.
04:36Oui, et acceptable, et on en reparlera effectivement dans un instant.
04:39Audrey, même question, est-ce que vous avez percevé, j'allais dire, dans votre activité, ou chez vos clients peut
04:44-être,
04:44ou dans votre environnement, j'allais dire, économique immédiat, justement, effectivement, des signes aujourd'hui de tensions sur la trésorerie,
04:51ou effectivement des signes qui nous montrent finalement que la situation économique dégradée,
04:56elle a aussi des conséquences très concrètes aujourd'hui sur la gestion de nos entreprises.
05:00Alors clairement, on n'est plus sur les signaux faibles, pour prendre vos termes.
05:03On est vraiment sur une situation qui est ancrée, on va dire, depuis déjà plusieurs années, en France en tout
05:09cas,
05:10depuis les premiers remaniements et à l'international avec les conditions géopolitiques qui ont un impact direct sur les entreprises,
05:17comme écrit-t-elle. Pour vous donner un exemple, depuis la fermeture du Détroit d'Ormouz,
05:22nous, on est obligé de faire venir du matériel, des infrastructures matérielles.
05:27Les prix ont fait entre x2 et x10 aujourd'hui, avec des devis qui ont une durée de vie de
05:3524 heures pour acheter.
05:37Sinon, les prix sont tellement fluctuants aujourd'hui qu'on est obligé d'acheter tout de suite.
05:42Ça rend extrêmement compliquée la rentabilité, ça rend compliquée la trésorerie.
05:47Donc aujourd'hui, effectivement, ça a un impact chez nos clients, qui du coup, la demande va baisser,
05:54parce qu'ils ne sont plus, forcément, ils vont simplement rentrer dans une démarche de maintenance de leur infrastructure,
06:02mais en tout cas, certainement pas de renouvellement.
06:04Et malgré ça, malgré cette situation qui est extrêmement difficile en ce moment,
06:09les entreprises comme les d'autres sont obligées de continuer à investir,
06:12parce que si on n'investisse pas, on se déclasse complètement.
06:16Guillaume Rocher, est-ce que vous partagez, j'allais dire, cette lecture,
06:20alors qu'il y a effectivement une lecture assez terrible,
06:23mais qui est la réalité aujourd'hui concrète de ce que vivent effectivement beaucoup d'entreprises ?
06:27Est-ce que sur le million d'utilisateurs, effectivement, de votre plateforme N2F,
06:31on en parlera effectivement dans un instant, vous percevez ces mêmes signes de tensions extrêmes
06:36sur les finances de nos entreprises ?
06:37Oui, tout à fait. En fait, depuis quelques années déjà, et ça se renforce encore plus aujourd'hui,
06:42on connaît l'instabilité politique, économique, qui fait que les dirigeants sont obligés d'être cautionneux.
06:48Donc on ressent ça partout, même chez ceux qui sont sur du BFR négatif,
06:53donc qui n'ont pas besoin de contrôler beaucoup plus que ça.
06:56Mais c'est devenu finalement notre nouvelle façon de faire sur le marché.
07:02Et donc nous, on a effectivement un certain nombre de remontées de besoins chez nos clients
07:07de mieux contrôler les flux de dépenses.
07:10Et donc il y a deux options, il y a deux axes plutôt à travailler.
07:15Il y a le fait de bien vérifier quels sont les engagements qu'on opère.
07:18Et puis ensuite, comment je gère et j'optimise ma trésorerie pour rester dans les clous.
07:24Alors justement, N2F, racontez-nous 200 collaborateurs présents dans 98 pays,
07:30avec ce million d'utilisateurs, on l'évoquait.
07:34Qu'est-ce que finalement dans la capacité, dans l'éventail des produits et des services
07:38que permet cette plateforme justement pour les dirigeants d'entreprise,
07:41comment finalement on l'utilise aujourd'hui ?
07:44Quelle fonction on active peut-être davantage aujourd'hui,
07:46à la lumière effectivement de cet environnement économique contraint
07:49et de tensions extrêmes effectivement sur la gestion du cash dans l'entreprise ?
07:53Est-ce qu'on utilise vos services différemment ?
07:55Alors en fait, au départ, on est né dans la note de frais,
07:59donc dans la gestion de la dépense,
08:02pour accompagner le collaborateur et lui simplifier la vie,
08:04mais aussi accompagner le dirigeant pour qu'il puisse avoir le bon niveau de contrôle de ces notes de frais.
08:09Donc on a digitalisé un certain nombre de choses,
08:10on passait du papier au digital.
08:13Ensuite, on a eu une deuxième phase,
08:15où on a fait beaucoup plus de contrôle et on a commencé à ajouter de l'intelligence,
08:21on va dire, avec des politiques de notes de frais,
08:23avec même de l'intelligence artificielle,
08:25ce qui nous a permis de mieux comprendre ce que c'était qu'une facture
08:28ou une note de frais dans ces différentes lignes qui la composent,
08:32c'est au TVA, etc.
08:34Et puis aujourd'hui, on a une logique de plateforme,
08:37de la gestion de la dépense,
08:38qui va un cran plus loin en termes de contrôle et de capacité
08:42pour effectivement tirer profit aussi de l'IA,
08:46mais d'être sur l'ensemble de la dépense, on va dire,
08:49hors achat direct, qui sont eux gérés indépendamment,
08:52mais surtout les achats indirects.
08:53Et on se rend compte aujourd'hui qu'un certain nombre de PME,
08:55ou encore, et d'ETI même, ont différents systèmes,
08:59n'ont pas de gestion de contrôle budgétaire,
09:01n'ont pas de workflow d'approbation,
09:03ils ont des enjeux court terme de la facture électronique,
09:071er septembre, qu'ils doivent intégrer aussi.
09:10Donc ils sont dans un contexte quand même contraint,
09:13avec en plus un régulateur parfois qui vient en plus s'ajouter à cet ensemble.
09:19Et avec une pression beaucoup plus accrue sur le contrôle et la gestion de ces charges.
09:23Exactement.
09:24Et idéalement, de ne pas contrôler et regarder ce qui se passe sur ces flux-là
09:29a posteriori, mais plutôt a priori.
09:33Audrey, est-ce que cette situation du cash, j'allais dire,
09:37ou de tension, effectivement, sur la trésorerie de ces entreprises,
09:40dans ce que vous pouvez finalement, effectivement, aujourd'hui constater,
09:44est-ce qu'elle vient de la crise Covid,
09:46ou dans laquelle on aurait peut-être un peu de mal à s'en remettre, par exemple ?
09:50Est-ce qu'elle vient des tensions géopolitiques plus récentes,
09:53ou c'est finalement des sujets qui étaient déjà assez importants,
09:57assez marqués les années précédentes,
10:00et donc maintenant depuis un peu plus de six ans ?
10:02Alors clairement, de notre côté, nous, on n'avait pas fait de PGE, etc.
10:07Donc ça vient clairement depuis deux ans,
10:09et avec le climat politique français qui s'est aggravé.
10:14Il nécessite son regard accru.
10:16Exactement. Jusqu'à présent, par exemple, on voyait des sociétés en difficulté,
10:21c'était plutôt des TPE, PME.
10:23Aujourd'hui, on se rend compte que les problèmes de trésorerie
10:25touchent toutes les strates des entreprises,
10:27de la TPE jusqu'au grand groupe,
10:29avec des délais qui deviennent des délais de paiement du fameux DSO
10:35qui a doublé.
10:36Par exemple, chez nous, il a fait entre x2 et x3 ces deux dernières années.
10:41Anne, justement, inférentielle, racontez-nous un petit peu.
10:44Alors déjà, racontez-nous peut-être d'ailleurs votre activité
10:46et ce que vous êtes capable de proposer effectivement à vos clients.
10:49Ça permet aussi effectivement de mieux comprendre le fonctionnement
10:51et notamment la relation partenariale avec vos sous-traitants,
10:54qui est effectivement un sujet clé.
10:56Sur quel constat est né votre entreprise ?
10:58Alors nous, notre terrain de jeu,
11:00c'est ce qu'on appelle l'évaluation clinique des produits de santé.
11:03C'est ce qui se passe en gros entre le moment où on a un candidat médicament
11:06et le moment où il va avoir son autorisation de mise sur le marché.
11:09Donc nous, on va gérer la donnée, c'est-à-dire la collecte et l'analyse
11:13et produire l'ensemble des rapports et les documentations afférentes
11:17pour les autorités compétentes.
11:19Alors ce n'est pas nous qui décidons, on n'est pas certificateurs, pas du tout.
11:22On est simplement sous-traitants.
11:24Alors ça veut dire qu'on travaille, nous, essentiellement avec de la main-d'œuvre,
11:28qualifiée, formée, d'une part,
11:31et d'autre part des sous-traitants qui, eux, sont également des sous-traitants
11:35qu'on va valider, suivre, etc.
11:37Donc ce n'est pas du court terme.
11:40Alors moi, pour revenir au Covid, effectivement, Audrey,
11:43on avait beaucoup échangé à l'époque.
11:45Nous, nous avions fait un PGE qui était un peu...
11:49Alors là aussi, je ne devrais pas le dire,
11:51qui s'est révélé super fêtatoire, mais je ne le savais pas d'emblée.
11:54Bien évidemment.
11:54Il s'avère que nous avions traversé quelques années auparavant
11:58une crise liée à une dépendance économique
12:02et que nous nous étions retrouvés en situation de cash assez préoccupante.
12:07Et donc, ne sachant pas ce qui allait arriver,
12:11eh bien j'ai activé ce plan de gestion de crise
12:13que j'avais développé suite aux apprentissages de la crise
12:17et on a rempli nos poches tant qu'on pouvait.
12:22Il s'avère qu'on n'en a pas eu besoin.
12:23Si on en avait eu besoin, je pense que ça aurait pu être vital.
12:27On n'en a pas eu besoin.
12:28Ça nous a permis de monter des projets
12:31qu'on n'aurait pas pu faire autrement
12:33et qui nous servent aujourd'hui, clairement.
12:35Ce sont des projets de rationalisation,
12:37de travail sur la productivité,
12:40d'optimisation de la standardisation dans notre production, etc.
12:44Et accessoirement, nous, notre DSO a progressé,
12:46mais peut-être qu'on n'était pas très bons non plus.
12:50Donc on s'est à la fois outillés,
12:53mais aussi on a formé les équipes.
12:55Donc nous, ça n'attend pas.
12:56C'est un jour de retard, on relance.
12:58Aucune pudeur là-dessus.
12:59Bien sûr.
13:01Voilà.
13:02Donc aucune gêne à rappeler la loi,
13:05à rappeler à nos prestataires, à nos clients.
13:09Alors nous, en plus, on est un petit,
13:12dans un monde de géants,
13:13ils sont très contents de nous avoir
13:14parce qu'on leur apporte une réactivité,
13:17une flexibilité, des overheads,
13:19beaucoup plus, pardon pour l'anglicisme,
13:22beaucoup plus allégés que dans les structures multinationales,
13:27un niveau de service qui est bien au-delà.
13:30Mais pour ça, il faut nous aider à être là.
13:32Donc effectivement, ce qui nous fragilise,
13:34ce n'est pas bon.
13:34Et moi, je le rappelle très, très vite.
13:36Mais j'ai aussi dû apprendre à mes équipes
13:38que c'est très bien de faire rentrer le cash plus vite.
13:41Mais il ne faut pas non plus être plus royaliste que le roi.
13:46Il ne faut pas non plus payer les factures
13:47plus tôt que nécessaire.
13:49C'est-à-dire que nous, on doit payer
13:51à l'échéance de nos factures,
13:53qui va varier d'un fournisseur à l'autre.
13:56Et là-dessus, j'ai eu des petites surprises
13:57sur des gros montants de licences.
13:59Vous êtes capable des sentiments d'affiné.
14:00Voilà.
14:01Alors nous, on est une boîte de quelques dizaines de salariés.
14:03Je vois un petit peu les grandes masses encore
14:05et un ordre de virement où je dis
14:07« Mais pourquoi en janvier on me fait ça ? »
14:09On me dit « Ah bah oui, mais on voulait prendre de l'avance sur le règlement. »
14:12Non, non, on ne prend pas d'avance sur le règlement de la facture.
14:14La gestion de trésor, c'est aussi effectivement payé
14:16pas trop en retard, mais pas trop en avance à l'heure.
14:19Et c'est déjà pas mal par ailleurs.
14:21Guillaume Rocher, qu'est-ce que ça vous inspire effectivement, ces moignages ?
14:24Ça, c'est des sujets que vous voyez au quotidien
14:27à travers les entreprises utilatrices de votre plateforme.
14:29Est-ce que les PME, aujourd'hui, sur ce sujet,
14:32alors là, on parle notamment de la gestion du déosso,
14:34mais de manière générale, sur ces sujets de trésorerie,
14:37ils sont beaucoup plus fragiles encore aujourd'hui ?
14:40Pour moi, ils sont plus fragiles aujourd'hui qu'hier et avant-hier.
14:43Effectivement, c'est le Covid qui a lancé un peu cette dynamique négative.
14:49Je vous allais dire, amplifiée derrière par la montée des taux,
14:55qui a déjà deux ans et qui aujourd'hui est stabilisée,
14:59mais on ne sait pas qu'est-ce qu'elle sera demain.
15:01Il y a une incertitude globale qui fait que, de toute façon, encore une fois,
15:05ce qui me frappe, c'est que même des sociétés qui n'ont pas ces contraintes-là
15:09s'imposent ces contraintes.
15:10C'est-à-dire que le monde a changé.
15:12Le monde a changé et que tout le monde a pris cette habitude
15:15qui, parfois, est une mauvaise habitude,
15:17mais qui est une habitude de protection, en fait,
15:20et de surcontrôle, peut-être.
15:22De protection et la nécessité très forte désormais de soutiller,
15:25et ça, c'est effectivement important.
15:26L'outillage, ça, c'est sûr, et nous, effectivement,
15:29on a la chance d'être amenés à opérer et à accompagner des clients
15:35qui partent parfois de rien.
15:36On a encore beaucoup de sociétés qui sont sur du mode papier.
15:39Au tableau Excel.
15:41Exactement.
15:41Ça, ça arrive encore.
15:42Ça arrive encore, et pas que chez les PME,
15:45même dans des groupes d'une certaine taille.
15:48Structurés.
15:48Structurés, et qui savent qu'ils ont, en fait, un mix de...
15:51Un peu de digital, un peu de papier,
15:54et beaucoup de ruptures de processus et de systèmes,
15:57avec des risques même de fraude, des risques d'irrégularité,
16:00des risques qui peuvent engendrer des contrôles fiscaux,
16:02qui peuvent engendrer des coûts derrière.
16:04Oui.
16:04Et des contraintes diverses et variées.
16:05Ça, c'est intéressant dans le sujet de l'outillage
16:07et de la digitalisation, notamment, de ces process,
16:09c'est le sujet de la continuité des process.
16:11Est-ce que vous pouvez peut-être nous en dire un mot rapidement,
16:13parce qu'on se rend compte que, alors ça, c'est vraiment
16:15de l'arrière-arrière-cuisine, effectivement,
16:17mais pour tous les dirigeants d'entreprises qui nous regardent,
16:19ils savent à quel point, effectivement, c'est important.
16:20Ça, c'est vraiment une notion clé aussi, quelque part.
16:23Alors, c'est une notion clé, parce que c'est quand on a
16:24l'ensemble de l'information qu'on peut prendre les bonnes décisions.
16:27Oui, c'est ça.
16:27Et quand on n'a qu'une partie, on peut rater une marche.
16:32Je prends un exemple concret.
16:34Sur une note de frais, si vous n'avez pas les éléments
16:37des vacances des collaborateurs,
16:39vous pouvez avoir des collaborateurs qui peuvent mettre
16:41une note de frais à un jour où ils sont en vacances.
16:44Si vous n'avez pas ce type de contrôle, qui paraît tout simple,
16:48eh bien, ça passe.
16:50Et il y a d'autres irrégularités de ce type-là qui peuvent exister.
16:54Et donc, l'enjeu, c'est effectivement d'avoir des processus
16:57qu'on appelle de bout en bout le plus intégré possible
16:59pour éviter des erreurs et des irrégularités.
17:03Audrey, d'accord avec ça, effectivement,
17:05la nécessité d'avoir l'alliance, bien sûr, de l'humain,
17:08et pas hésiter à relancer, effectivement, son client,
17:12et aussi de payer à l'heure, mais aussi d'être capable de s'outiller.
17:14Ça, c'est cette alliance qui est importante, effectivement, aujourd'hui ?
17:18Oui, tout à fait.
17:19C'est absolument essentiel.
17:20Nous, on est extrêmement processés.
17:22C'est ce qui nous permet de pouvoir maintenir la trésorerie,
17:27de gérer en bon père de famille le budget.
17:30Même à 250 collaborateurs, c'est la taille, aujourd'hui, des critères.
17:33C'est votre nombre de collaborateurs.
17:35Vous avez mis beaucoup de process dans votre souci.
17:38Beaucoup de process.
17:39Alors, nous, on a racheté cette société par voie de LBO il y a 20 ans.
17:44Donc, depuis 20 ans, on a l'habitude de faire du reporting,
17:47de clôturer tous les mois, tous les trimestres, tous les semestres.
17:50Ça oblige à une certaine rigueur, une certaine structure,
17:54ne pas se mentir et ne pas mentir également à ses partenaires.
17:57Et je dirais, justement, sur ce sujet-là, ce qui est important,
17:59c'est d'être à la fois transparent aussi avec soi-même,
18:02mais aussi avec ses salariés.
18:03Je pense que ça permet aussi de ne pas avoir ce sentiment anxiogène
18:10de la crise financière, de rassurer les collaborateurs,
18:13mais aussi nos partenaires bancaires.
18:15Et ça, c'est important.
18:16Plus on va jouer la transparence,
18:18plus on partagera ces informations liées à la trésorerie,
18:21plus ça sera simple ensuite de pouvoir être accompagné par nos partenaires.
18:26Et on ne l'a pas dit,
18:27mais ce qu'il y a finalement aussi sous-jacent derrière ça,
18:30c'est la capacité d'investissement aussi de l'entreprise.
18:32Et in fine, ça, c'est très important, Anne.
18:34Oui, complètement.
18:35Mais je rejoins entièrement Audrey.
18:37C'est vrai que quand on a ce contrôle,
18:40cette donnée qu'on maîtrise,
18:42ça ouvre un dialogue aussi,
18:43et je pense aux banques en particulier.
18:45Quand on est capable de dire,
18:46ma trésorerie, elle en est là,
18:48et d'avoir une parole qui est fiable,
18:50quand on leur demande une transition,
18:54ça passe beaucoup plus facilement.
18:55Donc ça, c'est dans le court terme.
18:56Et on va retrouver ça, effectivement,
18:59dans la capacité d'investissement.
19:02Et derrière aussi, le fait de pouvoir passer des caps,
19:06des fois qui sont des tout petits ajustements.
19:09Je crois vraiment, encore une fois, d'être outillé.
19:11Mais je voudrais ajouter une autre chose,
19:13c'est les comportements,
19:14parce que c'est bien d'être outillé.
19:15Je pense aux feuilles d'heure, par exemple.
19:17Oui.
19:18Très bien d'être outillé.
19:19Mais si les équipes n'ont pas compris
19:22que remplir sa feuille d'heure à l'heure,
19:24c'est l'entreprise qui facture
19:26les bons montants au bon moment,
19:28et ça change tout,
19:30et ça va affecter toute la performance de l'entreprise,
19:33et donc la fin de l'année,
19:34pour les collaborateurs,
19:35c'est quand même très, très important.
19:37Ça, ça fait sourire, Guillaume,
19:37le sujet de la feuille d'heure.
19:38C'est un sujet récurrent que vous trouvez.
19:39Non, mais c'est effectivement assez classique.
19:41On le retrouve aussi sur la gestion de notre frais.
19:43En fait, tout est important,
19:45tout a un impact.
19:45C'est la logique des petits ruisseaux
19:48qui font les grandes révèles.
19:49Alors justement,
19:49on a parlé jusque-là,
19:51effectivement,
19:51beaucoup du sujet de la relance client,
19:52notamment être capable de rester,
19:54effectivement,
19:55dans un délai de paiement raisonnable
19:57pour préserver sa trésorerie.
19:59L'autre levier,
19:59l'un des autres leviers,
20:00c'est effectivement aujourd'hui
20:01la capacité de contrôler ses dépenses.
20:04En quoi, finalement, aujourd'hui, Guillaume,
20:06c'est une réponse qui est,
20:07j'allais dire, importante à notre question ?
20:09Est-ce que, finalement,
20:10on parlait des notes de frais,
20:11là, à l'instant,
20:12on gagne véritablement en efficacité ?
20:13Alors, sur les notes de frais,
20:14quand on part du papier,
20:15on gagne en efficacité.
20:17Ça, c'est sûr.
20:18On gagne aussi parce qu'on récupère la TVA,
20:20on la récupère proprement.
20:22Oui, on sécurise les process.
20:24On sécurise les process.
20:25On s'assure qu'on est en adéquation
20:27avec la politique de l'entreprise
20:28sur les notes de frais.
20:30Voire, on la redessine
20:32et on la change légèrement
20:34pour l'optimiser.
20:35Mais, bien évidemment,
20:36on va encore un cran plus loin
20:38quand on prend l'ensemble des dépenses
20:40sur l'indirect.
20:42Et c'est là où, je pense,
20:44qu'on peut accélérer encore plus.
20:46Pourquoi ?
20:46Parce que, plutôt qu'aujourd'hui,
20:48la réalité, c'est qu'il n'y a parfois
20:49pas de système
20:50ou différents systèmes.
20:51Il n'y a pas de vue commune.
20:53Donc, il n'y a pas de contrôle.
20:54Il n'y a parfois même pas
20:55de budget détaillé
20:56de ces dépenses-là.
20:57Il y a un budget d'entreprise,
20:58mais pas un budget détaillé.
20:59Et quand on commence
21:00à mettre à une logique de budget,
21:02de budget de notes de frais,
21:03de dépenses de voyage, etc.
21:06Et qu'on contrôle au fil de l'eau.
21:08Ou est-ce qu'on en est
21:08dans cette dépense de budget ?
21:12On est en contrôle complet
21:13de la situation,
21:15alors qu'avant,
21:15on se subissait.
21:16En fait, on s'est rendu compte
21:17une fois que la dépense
21:18était faite.
21:18Mais c'est trop tard
21:19quand la dépense était faite.
21:20Bien évidemment.
21:21À quel moment, finalement,
21:22on retrouve un gain,
21:23j'allais dire, financier,
21:24d'une certaine manière ?
21:25Est-ce qu'on crée de la valeur,
21:26j'allais dire,
21:26d'une certaine manière,
21:27à travers, effectivement,
21:28cette sécurisation des process ?
21:30Pour moi, c'est une évidence.
21:32Je parlais de 5 à 10 %
21:34parce que c'est à peu près
21:35ce dont on parle
21:37pour la partie notes de frais.
21:39C'est plutôt un peu plus
21:40sur la gestion de la dépense
21:42au sens large.
21:43Pourquoi ?
21:43Parce qu'il y a même des logiques
21:44derrière de renégociation potentielle.
21:45On peut mieux analyser
21:47ses dépenses.
21:48Donc, qui dit mieux analyser
21:49dit que l'année d'après,
21:50on peut peut-être
21:50les renégocier aussi.
21:51Bien évidemment.
21:52Donc, ça ouvre beaucoup
21:53de champs potentiels
21:54d'optimisation derrière.
21:55Et puis, et on terminera là-dessus,
21:57il y a deux sujets
21:58des évolutions qui vont arriver
22:00et dont la première
22:00va arriver très vite,
22:01la facturation électronique.
22:02Est-ce que vous êtes prête
22:04chez Critel, Audrey Louaille ?
22:06Pas tout à fait.
22:07Pas tout à fait.
22:08On est digitalisé
22:10depuis des années.
22:11En revanche,
22:11avoir le partenaire
22:13certifié
22:14de facturation électronique,
22:16non, pas encore.
22:16On est en cours d'analyse.
22:18Et comment on regarde
22:19la chef d'entreprise
22:20que vous êtes ?
22:2138 millions d'euros
22:22de chiffre d'affaires,
22:23250 collaborateurs
22:24de l'arrivée
22:24de ce dispositif.
22:26Est-ce que vous vous dites
22:26bon, zut,
22:28c'est une contrainte supplémentaire
22:29ou est-ce que finalement,
22:30vous vous dites
22:31ça peut avoir aussi
22:32un vrai intérêt,
22:33une vraie efficacité
22:34dans le sujet
22:35de la gestion de trésorerie.
22:36On parlait
22:36des délais de paiement
22:36longuement tout à l'heure.
22:38Je trouve,
22:39en toute honnêteté,
22:41que c'est quand même
22:42de l'alourdissement.
22:43On parle de simplification
22:43pour les entreprises.
22:44Aujourd'hui,
22:45les entreprises,
22:45on l'a vu,
22:46sont quand même
22:46dans une situation compliquée
22:49par rapport
22:49à la conjoncture économique
22:51et je ne suis pas sûre
22:52que ce soit le bon moment
22:53de rajouter encore
22:54une strata administrative
22:56pour les entreprises.
22:57Donc, moi,
22:57je serais plutôt favorable
22:58à de la simplification.
23:00Pour moi,
23:00ce n'est pas énorme
23:01comme changement.
23:02Pour une PME
23:03qui gère encore en Excel
23:04et qui a 10 collaborateurs,
23:06je trouve que ce n'est
23:07peut-être pas le moment.
23:08Anne, vous êtes d'accord
23:09avec ce discours-là
23:10ou est-ce que vous accueillez
23:12la création économique
23:12à grand-heure ?
23:13Je pense qu'à terme,
23:15ça va être favorable.
23:17Je pense que ce sera
23:18tout à fait favorable
23:19mais il y a beaucoup de choses.
23:21C'est-à-dire que
23:21tous les six mois,
23:23on a quelque chose de nouveau.
23:25En même temps,
23:26on avait eu GDPR,
23:27maintenant c'est derrière,
23:28RGPD, pardon,
23:29en français.
23:32On a la transparence
23:33sur les salaires qui arrivent.
23:34Enfin, on a tout le temps
23:35et après,
23:36quand on est une petite entreprise,
23:37tu l'évoquais à l'instant,
23:39moi, je viens de gérer
23:40les élections du personnel.
23:42Il n'y a pas un trimestre
23:44où on n'a pas quelque chose,
23:45un dossier comme ça à gérer.
23:47Ça vient un peu vite.
23:48Je sais qu'on en a parlé avant
23:50mais ça vient vite.
23:51Ça vient vite.
23:51Guillaume Rocher,
23:52comment est-ce qu'on fait
23:52pour que ce ne soit pas trop compliqué,
23:53le plus simple possible
23:54pour nos deux dirigeantes ?
23:56On se rapproche d'acteurs
23:57dont c'est le métier
23:58mais après,
23:59c'est vrai que c'est quand même
24:00un peu lourd
24:01pour un certain nombre d'entre eux
24:02parce qu'ils avaient
24:03beaucoup de contraintes.
24:04Certains, je pense,
24:04se sont dit
24:05que ce sera en 2026
24:06et puis ils se sont réveillés
24:07en début 2026,
24:08il fallait clôturer les comptes,
24:09il fallait faire un certain nombre
24:10de choses
24:10et puis à un moment donné,
24:11on se dit
24:11qu'il ne reste plus que 3 ou 4 mois
24:12et c'est là où c'est un enjeu
24:14qui est un peu plus important
24:16effectivement
24:16pour les petites structures
24:17qui n'ont pas
24:19les organisations derrière
24:20pour opérer ça rapidement.
24:22En 10 secondes,
24:22l'intelligence artificielle,
24:23parce qu'on pourrait faire 10 minutes
24:24et on n'a plus que 10 secondes,
24:25mais l'intelligence artificielle
24:26dans ces dispositifs,
24:28alors on parle
24:29de la facturation électronique
24:30mais de manière générale
24:30sur votre plateforme,
24:32c'est quoi la valeur ajoutée,
24:33le gain de simplicité
24:34puisqu'on parlait de simplicité
24:35à l'instant
24:35pour nos dirigeants d'entreprise ?
24:37Oui, ce qui arrive est très intéressant,
24:39enfin ce qui est déjà là,
24:40j'ai parlé des LLM
24:41pour les premières phases
24:45sur l'IA,
24:46aujourd'hui on est sur les agents
24:47et l'avantage des agents
24:48c'est qu'ils vont nous aider
24:50et nous augmenter
24:51pour et les collaborateurs
24:53pour qu'ils opèrent
24:54leurs opérations au jour le jour
24:57et pour les managers
24:58ou les dirigeants
24:59pour qu'ils puissent mieux contrôler
25:00et être aidés
25:02sur leurs opérations.
25:04L'IA, pour vous aider
25:05dans votre simplification
25:06et votre gestion
25:07de la trésorerie,
25:07ça vous parle aujourd'hui ou pas ?
25:09Tout à fait, oui,
25:09sur la partie gestion
25:10des relances en tout cas,
25:12ça me semble tout à fait intéressant
25:14parce que ça permet
25:15d'encore plus processer
25:16donc là pour le coup
25:17ça me parle beaucoup plus
25:18en termes de fait
25:19et ça peut être effectivement
25:20aussi une réponse
25:21à ces nouvelles technologies.
25:23Il nous reste 10 secondes,
25:24Anne, le mot de la fin justement
25:25puisqu'on parlait à la fois
25:26d'intelligence artificielle,
25:27de facturation électronique,
25:28comment est-ce que vous regardez
25:29à la fois ces sujets
25:30et puis peut-être le conseil
25:31en un mot
25:31que vous seriez capable
25:33effectivement de donner
25:33aux dirigeants justement
25:34qui sont passés notamment
25:36par tous ces sujets
25:37de gestion
25:38et de digitalisation
25:39des process comme vous ?
25:42Alors, en un mot,
25:42de toute façon,
25:44digitaliser ou pas,
25:45reste vigilant,
25:47ne jamais lâcher,
25:49c'est vraiment hyper important
25:50la trésorerie,
25:51on peut avoir
25:52d'immenses difficultés
25:53alors qu'on n'a pas
25:54fondamentalement,
25:55structurellement,
25:56de difficultés
25:56à cause d'un sujet
25:57de trésorerie,
25:58donc ça,
25:59on lâche jamais.
26:00Bon,
26:01eh bien,
26:01ce sera le mot de la fin.
26:03On lâche Audrey ?
26:04Toujours pas,
26:05non,
26:05à 250 collaborateurs,
26:06on lâche toujours pas ça
26:07et tous les matins,
26:08on regarde
26:09ses positions bancaires
26:10et son budget.
26:11Et on fait des réserves
26:12d'écureuils
26:13chaque fois qu'on peut.
26:14Et à chaque fois qu'on peut,
26:15bon,
26:15ça,
26:15ce sera le bon conseil,
26:16on revient toujours
26:16aux fondamentaux finalement.
26:18Merci beaucoup
26:19de nous avoir suivis,
26:20merci à vous trois
26:20d'avoir été avec nous
26:22et merci pour vos expertises
26:23et vos bons conseils,
26:24merci de nous avoir suivis.
26:25Le replay,
26:26bfmbusiness.com,
26:27les réseaux sociaux
26:27de BFM Business
26:28pour continuer
26:29de vous informer
26:30sur ces sujets.
26:31Très bon dimanche
26:31à vous sur BFM Business.
26:32A bientôt.
26:36KPME,
26:36l'aide d'eau
26:37sur BFM Business.
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