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  • il y a 2 jours
Mettez vous d'accord avec Alexandra Szpiner, Mehdy Raïche, Jacques Myard, Benjamin Cauchy

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-02##

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Transcription
00:00:0012h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:03Bonjour à toutes et à tous, bonjour Félix Mathieu.
00:00:06Bonjour.
00:00:06On va aujourd'hui évoquer la question des violences, des agressions sexuelles,
00:00:14violences faites aux femmes, suite à l'affaire Patrick Bruel.
00:00:18Le silence l'a protégé pendant longtemps,
00:00:22et aujourd'hui, eh bien, force est de constater que les femmes parlent.
00:00:27Néanmoins, certaines voix disent qu'il faut laisser faire la justice.
00:00:30On en parlera dans un instant avec Anne-Cécile Maïfer,
00:00:33président de la Fondation des Femmes,
00:00:35et vous pouvez nous appeler 0826 300 300.
00:00:38La polémique en ce moment, elle est autour de la libération de la parole,
00:00:44et effectivement, des accusations publiques qui sont faites.
00:00:46On va essayer de comprendre pourquoi ces femmes parlent,
00:00:49quel intérêt elles ont, je mets intérêt entre guillemets, à le faire.
00:00:53À 11h, nous parlerons des urgences, une heure de plus d'attente qu'il y a 10 ans.
00:01:00Et puis, les violences après la victoire du PSG.
00:01:03Le président de la République avait dit qu'il serait intraitable,
00:01:06que la France ne pouvait accepter ces violences.
00:01:09Les premières condamnations ont été prononcées,
00:01:11beaucoup de sursis, quelques amendes.
00:01:13Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que c'est exemplaire ?
00:01:15On en parlera avec vous également au 0826 300 300.
00:01:20C'est à suivre dans quelques instants.
00:01:22L'affaire Bruel a provoqué une onde de choc.
00:01:27Les accusations contre les célébrités se multiplient.
00:01:32Certains estiment que la célébrité a longtemps été un bouclier.
00:01:35Certains estiment qu'il ne faut pas jeter en pâture,
00:01:39et je mets des guillemets car je n'approuve pas cette expression,
00:01:44le nom de prédateur.
00:01:46On en parle avec vous.
00:01:48Et donc, Félix Mathieu, effectivement,
00:01:50beaucoup de plaintes aujourd'hui sortent dans les médias.
00:01:54Oui, des plaintes pour viol, pour agression sexuelle.
00:01:56Patrick Bruel a donc fini par annuler tous ses concerts jusqu'à l'automne.
00:01:59Pour le moment, il se retire aussi de la troupe des enfoirés.
00:02:02Alors, évidemment, lui conteste les accusations,
00:02:04mais il souhaite éviter de mettre la compagnie caritative,
00:02:07les enfoirés dans l'embarras, explique la direction.
00:02:09C'est les derniers rebondissements.
00:02:11Ça en date, suite à ses plaintes,
00:02:13dont celle, évidemment, de l'animatrice télé Flavie Flamand,
00:02:17qui dénonce un viol qu'elle aurait subi en 1991,
00:02:20alors qu'elle avait 16 ans.
00:02:21Patrick Bruel lui conteste l'avoir droguée pour la violer,
00:02:24comme elle l'affirme.
00:02:26Des concerts du chanteur avaient déjà été annulés en Belgique ou au Québec.
00:02:30En France, des maires l'avaient plutôt appelé à annuler ses dates lui-même.
00:02:34Le temps, effectivement, c'est ce qu'ils disent, de laisser faire la justice.
00:02:36Alors, la semaine dernière, des militantes ont même interrompu la pièce
00:02:39dans laquelle Patrick Bruel joue, toujours, dans un théâtre parisien.
00:02:43Une pétition, par ailleurs, en ligne, réclame l'annulation de ses concerts.
00:02:48Elle approche, ce matin, les 50 000 signatures, cette pétition.
00:02:51Alors, effectivement, Valérie, comme dans toutes les affaires récentes d'accusation
00:02:54contre quelqu'un de connu,
00:02:55certains s'étonnent des plaintes qui s'accumulent des années après.
00:02:58D'autres, au contraire, font valoir que la célébrité,
00:03:02la notoriété de l'accusé, lui a longtemps permis de bénéficier,
00:03:06comme ça, d'un statut un peu d'icône intouchable, quelque part.
00:03:09Oui, selon les statistiques, 86% des affaires de violences sexuelles
00:03:13se terminent par un classement sans suite.
00:03:15C'est même 94% pour ce qui est des accusations de viol,
00:03:1994% de classement sans suite.
00:03:21Alors, souvent, faute de preuve, on dit souvent que le doute profite à l'accusé,
00:03:25des accusés et leurs avocats,
00:03:27qui estiment souvent, d'ailleurs, après ces classements sans suite,
00:03:29que leur présomption d'innocence a été bafouée.
00:03:32C'est toujours quelque chose qui revient, cette notion de présomption d'innocence.
00:03:36Tandis que, de leur côté, les plaignantes et leurs défenseurs,
00:03:39y voient plutôt dans ces classements sans suite,
00:03:40une sorte de double peine pour la victime présumée.
00:03:43Anne-Cécile Maïfer, bonjour.
00:03:45Vous êtes présidente de la Maison des Femmes.
00:03:47Merci d'être avec nous ce matin.
00:03:50Moi, je voulais vous entendre...
00:03:51De la Fondation des Femmes, pardon.
00:03:52Pardon ?
00:03:53De la Fondation des Femmes.
00:03:55Effectivement, la Maison des Femmes, c'est autre chose.
00:03:58C'est très bien aussi.
00:04:01Très bien aussi.
00:04:01Mais Fondation des Femmes, vous vous battez, vous défendez,
00:04:04effectivement, justement, toutes ces femmes victimes de violences, d'agressions sexuelles.
00:04:11Sur l'affaire Bruel, moi, je voulais vous entendre sur cette petite musique
00:04:17qu'on entend qui dit « Laissons faire la justice ».
00:04:21« Laissons faire la justice », cette phrase qui dit « Il est présumé innocent ».
00:04:25J'entendais même, j'ai lu Tristan Bannon qui disait « Je n'ai rien à dire là-dessus ».
00:04:31Enfin, moi, j'étais très étonnée de sa prise de position en disant « Laissons faire la justice ».
00:04:36Les femmes ont attendu, quand on prend l'affaire Bruel et qu'on voit le nombre de plaintes qui ont
00:04:40été classées
00:04:41et grâce, finalement, à la plainte de Flavie Flamand, ces dossiers sont réouverts.
00:04:47On peut quand même s'interroger sur la justice en matière d'agressions sexuelles sur des femmes.
00:04:52Oui, c'est un peu un cas d'école, en fait, sur les problématiques judiciaires aujourd'hui.
00:04:58Depuis MeToo, depuis 2017, on dit aux femmes « Arrêtez avec le tribunal médiatique »,
00:05:03« Arrêtez avec Twitter », etc.
00:05:05Quand il y avait encore le hashtag MeToo sur Twitter, c'est fini maintenant.
00:05:08Et on leur disait « Sollicitez la justice ».
00:05:11Ce qu'elles ont fait de manière massive, le nombre de plaintes a explosé.
00:05:16Donc, les femmes ont « écouté » la consigne.
00:05:18Les femmes sont souvent des bonnes élèves.
00:05:21Donc, elles ont écouté la consigne.
00:05:22Et il y a eu trois fois plus de plaintes, pas seulement la première année, mais chaque année depuis.
00:05:26Donc, on a aujourd'hui un nombre de plaintes qui est extraordinaire.
00:05:30Et moi, j'en suis très heureuse, puisque nous, on incite aussi les femmes à porter plainte.
00:05:35Mais là, elles l'ont vraiment fait depuis huit ans.
00:05:37Et la manière dont la justice a répondu, c'est vraiment d'être une sorte de mur.
00:05:42En fait, la justice n'a pas, et la police non plus, il n'y a jamais eu suffisamment d
00:05:46'enquêteurs
00:05:47pour enquêter sur tout ça, parce que ça aurait voulu dire trois fois plus d'enquêteurs
00:05:50s'il y a trois fois plus de plaintes, c'est logique.
00:05:52Et puis derrière, trois fois plus de cours d'assises, etc.
00:05:54Donc, en fait, on a fermé les yeux.
00:05:56On s'est dit que ça allait passer, ça allait leur passer aux femmes,
00:05:59qu'elles allaient arrêter de porter plainte comme ça.
00:06:00Et en fait, non, ça ne leur passe pas.
00:06:02Elles portent plainte, elles jouent le jeu.
00:06:05En fait, c'est vraiment, moi, des accusations qui me font mal,
00:06:08parce qu'en fait, ce que je vois tous les jours, c'est des femmes qui, au contraire,
00:06:11ont confiance dans la justice, continuent d'avoir confiance,
00:06:14alors que depuis huit ans, clairement, la justice leur fait défaut.
00:06:16Elles continuent de faire confiance quand même, de porter plainte,
00:06:19d'essayer de jouer le jeu.
00:06:20Et depuis huit ans, on a quand même une justice qui est sourde aux demandes des femmes.
00:06:24Mais sourde, dans quel sens ?
00:06:26Ça veut dire, comment vous l'expliquez ?
00:06:29Quand vous dites sourde, ça veut dire quoi ?
00:06:30Qu'il y a un manque de preuves ?
00:06:35C'est quoi sourde ? Pourquoi ?
00:06:36Alors, il y a un manque d'enquête, surtout.
00:06:38Nous, ça fait partie des propositions.
00:06:40Nous, on demande à ce qu'il y ait une loi intégrale
00:06:43contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants qui soient votées,
00:06:46parce qu'en fait, on voit depuis huit ans que rien n'a bougé.
00:06:48Et donc, elles se prennent ce mur, en fait, qui est là, qui reste là.
00:06:52Et la justice est sourde, tout simplement, parce que, par exemple,
00:06:54quand on a trois fois plus de plaintes, mais pas trois fois plus d'enquêteurs,
00:06:57eh bien oui, il n'y a pas de preuves.
00:06:58Mais il n'y a pas de preuves parce qu'il n'y a pas d'enquête.
00:07:00Et les enquêtes ne sont pas obligatoires.
00:07:02Donc, il y a énormément de plaintes qui sont classées sans suite,
00:07:05sans même qu'un enquêteur ait pris le temps de regarder.
00:07:08Donc, on en est là, aujourd'hui, en France.
00:07:10Et donc, évidemment, après, au niveau de l'instruction,
00:07:12puis au niveau des jugements, c'est sûr qu'il n'y a pas beaucoup plus de procès.
00:07:17Il n'y a même pas plus de condamnés depuis MeToo.
00:07:21C'est-à-dire qu'on est sur le même nombre, voire un peu moins,
00:07:24d'hommes mis en cause, enfin, d'hommes réellement condamnés pour viol.
00:07:28Et ce n'est pas que les femmes sont des menteuses, comme certains voudraient nous le faire croire.
00:07:33C'est vraiment que la justice résiste pour le moment.
00:07:35Elle ne veut pas mettre les moyens.
00:07:37Moi, quand j'avais échangé il y a quelque temps avec Éric Dupond-Moretti à ce sujet,
00:07:41son directeur de cabinet m'avait répondu,
00:07:43« Ouh là là, attention à la surpopulation carcérale ! »
00:07:46Donc, en fait, on en est là aussi.
00:07:48C'est-à-dire qu'en vrai, ils ne veulent pas condamner plus.
00:07:50Et donc, il n'y a pas plus d'assises.
00:07:52Ça coûte très cher, par ailleurs, les assises.
00:07:54Donc, il y a vraiment ce problème budgétaire.
00:07:56Et donc, les femmes se prennent les pieds dans le fait que la vie des femmes ne compte pas.
00:08:03Ça n'est pas si intéressant que ça.
00:08:05Et donc, on va passer beaucoup de temps à parler de présomption d'innocence.
00:08:08Et elle est très importante, la présomption d'innocence.
00:08:11Moi aussi, je suis tout à fait d'accord.
00:08:12Mais enfin, bon, un peu de dignité.
00:08:14On voit bien qu'aujourd'hui, il y a un problème avec le système qui ne fonctionne pas.
00:08:18Et pour toutes celles et ceux qui clament aimer la justice au point qu'il faille la respecter,
00:08:23quoi qu'il en soit, et bien qu'ils nous rejoignent aussi dans le fait que nous souhaitons une meilleure
00:08:28justice.
00:08:28Oui.
00:08:29Après, on va vous répondre que c'est très compliqué d'enquêter sur des affaires de viol,
00:08:35d'agression sexuelle.
00:08:38Pas tant que ça, pas tant que ça.
00:08:39Pas tant que ça, en fait.
00:08:40Sur les preuves.
00:08:42Oui, oui.
00:08:42Non, non.
00:08:43Mais je vous dis, je me fais l'avocat du diable.
00:08:44On vous dit, par exemple, dans les affaires de Patrick Bruel,
00:08:48c'est parole contre parole sur la masseuse qui dit qu'il lui a demandé certains types de massages.
00:08:54Comment on prouve cela ?
00:08:58Alors, en fait, il y a ce qu'on appelle un faisceau d'indices concordants.
00:09:01Et dans ce faisceau d'indices concordants, si on voit qu'il y a une même manière qui est répétée,
00:09:06c'est-à-dire que si on a plusieurs témoignages qui n'ont rien à voir les unes avec les
00:09:09autres
00:09:09sur plusieurs années étalées, dans plusieurs endroits étalés,
00:09:11et qu'elles vont décrire la même chose, en fait, on a là un faisceau d'indices concordants.
00:09:17S'il peut y avoir, dans tous les cas, des...
00:09:20Voilà.
00:09:21En fait, on peut quand même réussir à montrer qu'un témoignage est tout à fait cohérent.
00:09:25On peut aussi regarder les syndromes post-traumatiques suite à un viol.
00:09:29Il y a des conséquences.
00:09:30Pour beaucoup de femmes, il y a des conséquences qui sont tout à fait attestables.
00:09:35C'est-à-dire que nous, les associations, on sait reconnaître quand une femme a été victime.
00:09:38Elle a des symptômes, en quelque sorte, de cette agression qui est comme un traumatisme, comme un accident.
00:09:45Elle va avoir des comportements, des pensées, etc., qui sont assez symptomatiques de ça.
00:09:50Donc ça, c'est des choses que, si on veut, on peut.
00:09:53Pas forcément toujours partout, d'accord ?
00:09:55Pas à 100%.
00:09:56Mais, en tout cas, c'est faux que, dans 94% des cas, on a vraiment cherché comme il faut
00:10:04et on n'a rien trouvé.
00:10:05C'est faux.
00:10:06Donc, les classements sans suite à 94% de classements sans suite.
00:10:09La justice ne donne pas suite parce que la justice ne donne pas les moyens.
00:10:12Oui.
00:10:130 826 300 300.
00:10:15Appelez-nous pour témoigner.
00:10:17Évidemment, on vous donne la parole sur Sud Radio.
00:10:20Félix Mathieu, vous aviez une question ?
00:10:21Ce faisceau de preuves que vous évoquiez, on peut le mettre en avant dans des cas où il y a
00:10:25plusieurs personnes qui accusent une même autre personne.
00:10:31Dans les cas où il n'y a, par exemple, qu'une seule accusatrice, comment c'est possible d'obtenir
00:10:37ce faisceau de preuves ?
00:10:39Alors, ça dépend.
00:10:41Enfin, chaque cas est très différent.
00:10:43Il peut y avoir des preuves.
00:10:44Ça peut être des SMS.
00:10:46Ça peut être une relation d'autorité.
00:10:47Ça peut être...
00:10:48En fait, il y a beaucoup de choses qui peuvent quand même être prises en compte.
00:10:50Et puis aussi, vous dites qu'il n'y a qu'une seule victime.
00:10:53On le voit là de plus en plus.
00:10:54C'est rare qu'il y ait une seule victime.
00:10:56En fait, souvent, ces agresseurs sont des agresseurs en série.
00:10:59C'est ce qu'on voit aussi dans l'affaire PPDA.
00:11:01On voit bien qu'en fait, il avait toujours le même pattern, le même mode d'action.
00:11:05Et c'est ça aussi qui est en train d'être démontré avec les recours sur le cas de PPDA.
00:11:12Là, on le voit aussi avec Bruel.
00:11:14C'est-à-dire qu'il avait sûrement une manière de faire, une tactique qui mettait en place à chaque
00:11:18fois.
00:11:18Donc, par exemple, une enquête approfondie, c'est une enquête aussi qui va interroger des personnes aussi du passé pour
00:11:25essayer de trouver d'autres victimes.
00:11:27Alors, on rappelle qu'il est présumé innocent.
00:11:29Il faut répéter cette phrase.
00:11:31Il n'a pas été jugé pour l'instant.
00:11:33On y revient dans un instant avec vous, Anne-Cécile Maïfer, présidente de la Fondation des Femmes.
00:11:40On se retrouve avec vous sur Sud Radio 0826 300 300.
00:11:44Et puis, on parlera de cet affichage médiatique qui est fait pour les personnalités.
00:11:50A tout de suite.
00:12:03Et on est de retour avec vous.
00:12:05Dans ce 10h midi, nous évoquons les agressions sexuelles contre les femmes suite à l'affaire Bruel.
00:12:14On est avec Anne-Cécile Maïfer, présidente de la Fondation des Femmes.
00:12:17On a beaucoup de réactions.
00:12:19Céline est en ligne avec nous.
00:12:21Bonjour Céline.
00:12:22Bonjour.
00:12:23Bonjour.
00:12:24Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
00:12:27En fait, je voulais réagir sur le fait que ces affaires en aient fait des années avant d'éclore.
00:12:33Et je pense qu'il y a différentes raisons à ça.
00:12:36La première, c'est que dans un premier temps, en effet, les victimes sont un peu désemparées, etc.
00:12:42Que quand elles portent plainte, on l'a vu pour la fameuse masseuse, c'est classé sans suite.
00:12:46Donc, déjà, il faut avoir le courage d'y aller.
00:12:50Et en plus, voilà, désagréable surprise de voir que sa plainte peut être en effet classée.
00:12:57Et par ailleurs, tout un écosystème autour qui est tout à fait au courant de la perversion de la personne
00:13:06en question.
00:13:06On l'a vu pour TPDA aussi.
00:13:08Enfin, Nicolas Heuleux, etc.
00:13:10Tout le monde sait dans l'écosystème.
00:13:12Mais en gros, pour des raisons souvent économiques, on passe ça sous le tapis en mode, bon, bah oui, on
00:13:18sait qu'il est comme ça.
00:13:19Bon, bah on prévient les jeunes femmes qui sont susceptibles de les approcher.
00:13:24Et puis, bon, bah voilà, quoi.
00:13:26Ça a juste une aire.
00:13:27Donc, voilà, je pense que ça explique le fait que les dossiers ne ressortent jamais à un moment où ça
00:13:36pourrait éviter de nombreuses victimes, en fait.
00:13:38Oui, bien sûr, mais ça met du temps.
00:13:40Ça met du temps, Anne-Cécile Maïfer.
00:13:42Les choses évoluent, évoluent lentement.
00:13:46Les gens ont parfois du mal à comprendre que des femmes portent plainte des années et des années après.
00:13:53Moi, ce que j'aime à répéter, c'est que je ne vois pas l'intérêt quand j'entends certains
00:13:58dire c'est pour se venger ou pour exister.
00:14:04Ce qu'elles se prennent dans la figure.
00:14:05Enfin, ce sont des arguments qui, vous aussi, j'imagine, Anne-Cécile Maïfer doit vous faire mal quand vous entendez
00:14:10ça.
00:14:11Oui, c'est vrai que ça me révolte parce que moi, on accompagne les...
00:14:15La Fondation des Femmes finance, grâce aux dons des gens, des centaines d'associations partout en France.
00:14:22Et on voit ce qui se passe dans ces associations-là.
00:14:23On voit les femmes arriver après avoir porté plainte.
00:14:25Vraiment, ce n'est pas simple.
00:14:27La justice fait cette victimisation secondaire.
00:14:29Et en plus, lorsqu'elles portent plainte, par exemple là, dans le milieu du travail ou autre, dans les secteurs
00:14:34artistiques,
00:14:35c'est des femmes qui, probablement, ne vont plus être rappelées pour être électriciennes ou pour être maquilleuses.
00:14:42En fait, elles vont être considérées comme les filles qui font des problèmes, qui râlent.
00:14:47Et donc, on a aujourd'hui des victimes qui sont en grande précarité parce qu'elles ont témoigné contre un
00:14:55agresseur
00:14:55qui, lui, peut être tranquillement défendu sur tous les plateaux par tout le monde.
00:15:00Oui.
00:15:01Merci, Céline.
00:15:02On a Martin.
00:15:03Alors, Martin, vous êtes policier.
00:15:06Oui.
00:15:06Et vous avez voulu répondre à Anne-Cécile Maïfer qui disait qu'il n'y avait plus d'enquête, qu
00:15:10'il n'y avait pas d'enquête.
00:15:12En tout cas, qu'il n'y avait pas suffisamment d'enquêteurs aujourd'hui pour traiter ces affaires.
00:15:17Alors, je suis désolé, madame.
00:15:19Je vais parler vite parce que je sais comment fonctionne cette radio et que ça va très, très vite et
00:15:22qu'on n'a pas beaucoup d'audience.
00:15:23Ah, si, si, si. Vous avez le temps.
00:15:24Non, mais une fois que j'ai appelé, on m'a coupé rapidement parce que je...
00:15:28Enfin, bref.
00:15:29Moi, je ne sais pas si vous connaissez le terrain, madame, mais je pense que c'est complètement l'uneur
00:15:32ce que vous racontez, en fait.
00:15:34Il faudrait peut-être aller un petit peu dans les tribunaux et puis se rapprocher vraiment de la justice et
00:15:37des policiers.
00:15:38Il faut savoir que nous, on a une pression qui est énorme concernant les violences faites aux femmes, les violences
00:15:42conjugales.
00:15:43C'est-à-dire que quand il y a une personne qui se présente pour ce genre de choses, et
00:15:47bien c'est tout de suite la garde à vue sur le monsieur sans qu'on ait réfléchi de quoi
00:15:50que ce soit.
00:15:51C'est une perquisition, c'est sa vie qui est bousculée, c'est l'école du petit, c'est tout
00:15:54le monde qui est concerné, c'est toute la famille qui est au courant parce qu'il y a une
00:15:57enquête sur tout le monde.
00:15:59Et même quand on s'aperçoit qu'il n'y a rien du tout dans la procédure, parce que souvent,
00:16:03il arrive que ce soit fait pour une garde d'enfants ou autre chose,
00:16:07mais il y a tout un système judiciaire qui est un bulldozer et qui écrase complètement la famille, qui met
00:16:11des gamins et des femmes dans des associations ou dans des hôtels pourris, miteux,
00:16:16parce qu'on leur dit qu'il faut les éloigner des pères pour les protéger en attendant, sans se soucier
00:16:21du préjudice que peut avoir l'enfant, parce qu'il va se retrouver.
00:16:24Moi, j'ai des affaires où il y a des gamins qui ne pouvaient même pas se doucher, qui sont
00:16:29sortis d'une semaine dans des hôtels avec des boutons de partout,
00:16:31et on s'en rendu compte dans la procédure qu'il n'y avait rien du tout. Et la dame,
00:16:34elle a fait ça juste pour avoir un titre de séjour, en fait.
00:16:36Mais on parle de violences conjugales, on ne parle que des femmes, en fait. On ne parle jamais des hommes
00:16:41qui n'osent pas venir déposer plainte,
00:16:42des hommes qui se font frapper par leurs femmes, et ça arrive beaucoup, et que les procédures, quand les mecs
00:16:46viennent, ils disent « Oui, ma femme, elle m'a mis une tarte,
00:16:48et je me suis emporté, je lui ai crié dessus, j'ai cassé des choses. » Parce qu'il faut
00:16:51savoir que jeter des choses au visage de quelqu'un,
00:16:53casser des assiettes, c'est considéré comme des violences conjugales. Donc on va mettre le monsieur en garde à vue,
00:16:56parce qu'il a lancé une assiette sur sa femme, alors que c'est lui qui a pris une tarte.
00:17:00Mais étant donné que c'est une femme qui a frappé un homme,
00:17:03elle, on ne va pas la mettre en garde à vue. Donc il faut un peu remettre l'église au
00:17:06milieu du visage, et se confronter un petit peu au réel,
00:17:09et arrêter de dire des choses qu'il n'y a pas d'enquête, et qu'il y a des
00:17:12classés sans suite.
00:17:12Quand, en fait, vous êtes dans un état de droit, vous êtes content, vous avez voté pour ce genre de
00:17:16choses,
00:17:17pour avoir un état qui est faible, et où on ne dit rien du tout, et où on laisse les
00:17:20gens dehors,
00:17:20alors qu'ils sont des vrais criminels. On est d'accord avec ça, on est toujours en train de défendre
00:17:24que c'est le pays des droits de l'homme,
00:17:25et compagnie. Mais quand, en fait, il n'y a zéro, que les policiers se démènent, et moi je peux
00:17:30vous le dire,
00:17:31c'est les procédures où on passe le plus d'heures, on ne voit pas notre famille, on ne voit
00:17:34pas nos femmes,
00:17:35on ne voit pas nos enfants, parce qu'on passe des heures, parce qu'on croit en la personne qui
00:17:38nous dit « j'ai été violée » ou « j'ai été violentée »,
00:17:42des heures et des heures, mais ce que personne ne veut parler, les voisins ne veulent pas parler, il n
00:17:46'y a pas de preuve, il n'y a rien du tout.
00:17:47Donc, en fait, vous présentez ça à la justice, c'est indéfendable. Donc, évidemment, qu'il y a du classement
00:17:51sans suite.
00:17:51C'est pour ça qu'on est dans une démocratie, qu'on est dans un état de droit.
00:17:55Si vous voulez un état fort et une justice beaucoup plus forte, il faut voter différemment, en fait.
00:17:59Il faut mettre des mecs au pouvoir qui soient vraiment déterminés, et pas des avocats comme Dupond-Moretti,
00:18:03qui s'est pointé et qui n'a rien fait pour la justice, et qui a été baladé dans les
00:18:06prisons. Il ne faut pas s'étonner de ça, en fait.
00:18:09Merci, merci Martin. On vous a laissé parler. Je vais dire que l'église du village, c'est de dire
00:18:14que les hommes sont agressés autant que les femmes.
00:18:17Je ne pense pas que ce soit exactement le sujet. Vous parlez de violences conjugales, qui est aussi, peut-être
00:18:24qu'Anne-Cécile Maïfer peut en parler,
00:18:26qui est aussi un cas, enfin, qui sont des cas un petit peu différents. Moi, je répète et je le
00:18:32redis, j'ai le cas d'une proche qui a porté plainte
00:18:34pour une agression sexuelle sur un enfant de 3 ans dans une maternelle dans le sud de la France.
00:18:41Ça fait 2 ans, il n'y a pas de nouvelles. Donc, le policier a dit, oui, oui, oui.
00:18:47Enfin, il n'y a pas de nouvelles, il n'y a pas eu d'enquête réelle, il n'y
00:18:50a rien eu.
00:18:51Donc, tout, tout, et on peut se jeter des exemples à la figure.
00:18:55Maintenant, nous, ce dont on parle, c'est aussi d'agression. Anne-Cécile Maïfer, je vous ai vu réagir.
00:19:00Oui, oui. Alors, sur le sujet des violences conjugales, grâce au Grenelle des violences conjugales en 2019,
00:19:07il y a eu des progrès.
00:19:07On a demandé les associations. Il y a eu des progrès aussi bien sur la formation
00:19:12qu'effectivement, un peu plus de temps aussi mis par les équipes là-dessus.
00:19:19Il n'empêche qu'il y a encore énormément de féminicides qui ont lieu,
00:19:23alors même que les femmes ont porté plainte et ont signalé des choses.
00:19:27Après, c'est difficile de tout empêcher complètement.
00:19:31Néanmoins, c'est vrai que quand on parle des violences sexuelles, il faut regarder les chiffres.
00:19:34Dans les cas de violences conjugales, les classements sans suite ont diminué suite au Grenelle.
00:19:38Donc, aujourd'hui, on est à moins de 75 % de classements sans suite.
00:19:41Dans le cas des violences sexuelles, ça a augmenté suite à MeToo.
00:19:45Et pour le moment, on est vraiment très haut, en fait.
00:19:49Donc, dans le cas des violences sexuelles, il y a quand même des spécificités.
00:19:53C'est un sujet vraiment sur lequel il n'y a pas eu de Grenelle,
00:19:56il n'y a pas eu de grande loi, il n'y a pas eu d'amélioration substantielle.
00:19:59Et donc, on a eu MeToo sur les violences sexuelles, sur les viols, les agressions sexuelles.
00:20:04Mais il n'y a pas eu vraiment une amélioration, en fait.
00:20:07Sur les violences conjugales, il y a des choses qui ont bougé.
00:20:10Ça, les associations, on atteste.
00:20:12Maintenant, effectivement, moi, je ne m'inscris pas du tout dans le discours de ce monsieur.
00:20:16Je ne pense pas qu'il fallait mettre des dictateurs à la tête de l'État
00:20:19pour qu'on puisse régler ce problème.
00:20:22Et d'ailleurs, ça me fait un peu peur de savoir que ce monsieur est policier,
00:20:26parce qu'à la manière dont il parle, des femmes qui portent plainte pour violences,
00:20:30on sent quand même beaucoup de suspicion de sa part.
00:20:33Après, là où je le rejoins aussi, c'est qu'effectivement, nous, on se bat pour ça.
00:20:37L'État ne met pas non plus les moyens pour l'après.
00:20:40Nous, on se bagarre et on paye à la Fondation des femmes,
00:20:43on paye des bonnes chambres d'hôtel aux dames qui partent,
00:20:45parce qu'on sait que les hôtels sociaux, c'est terrible,
00:20:47que ça fait qu'en fait, elles rentrent chez leur ex-mari,
00:20:50parce qu'effectivement, elles sont logées dans des conditions insaludes.
00:20:52Donc, elles se disent, bon, ce n'est pas grave, il ne s'est rien passé,
00:20:55parce qu'en fait, elles ont peur de plonger leur famille, leurs enfants,
00:20:58et elles-mêmes dans la grande précarité suite à des violences conjugales,
00:21:01ce qui arrive aussi malheureusement trop souvent.
00:21:03Donc, nous, on dit, attention, quand on dit aux dames, il faut partir,
00:21:06il faut aussi que l'État, les associations, la générosité publique aussi,
00:21:10en soit là pour l'aider à faire en sorte qu'elles ne soient pas punies d'être parties.
00:21:14Il ne faut pas qu'elles soient punies d'avoir vécu des violences,
00:21:16et surtout pas que les enfants soient punis également.
00:21:19Donc, là-dessus, c'est sûr, c'est vrai, moi, je vois aussi, effectivement,
00:21:22beaucoup de cas de femmes qui sont dans une situation, à nouveau, pire,
00:21:25après avoir porté plainte qu'avant.
00:21:27Et je pense que c'est une responsabilité collective,
00:21:29et qu'il faut qu'on se mobilise toutes et tous.
00:21:31Nous, à la Fondation des Femmes, on récolte des dons pour ça,
00:21:33pour financer des tas d'associations partout,
00:21:35et donner des bonnes conditions aux femmes.
00:21:37Mais malheureusement, ce n'est pas le cas encore partout.
00:21:40Juste votre point de vue sur la polémique,
00:21:44autour du fait de mettre sur la place publique le nom de personnalité.
00:21:52On entend parler de lynchage, on entend parler de...
00:21:56Oui, ça vous fait sourire, moi aussi.
00:21:58Oui, parce qu'en fait, des lynchages, ça existe.
00:22:00Et justement, il y a des femmes qui en sont victimes,
00:22:04des femmes même physiquement dans certains pays.
00:22:06Donc, je pense qu'avant d'utiliser ce genre de mots, il faut faire attention.
00:22:10Ce qui est très inconfortable pour ces hommes,
00:22:13c'est effectivement d'être pointé du doigt.
00:22:15Et ça, c'est qu'ils ont plus peur de ça,
00:22:18de l'opinion publique et de leur réputation,
00:22:20que peur de la justice.
00:22:21Et du coup, il faut quand même se poser des questions.
00:22:23Comment c'est possible qu'ils aient plus peur de perdre leur réputation
00:22:26que d'affronter le juge ?
00:22:28Donc, c'est aussi peut-être parce qu'ils pensent
00:22:30qu'il y a une plus grande tolérance d'un côté que de l'autre.
00:22:34Moi, je pense que c'est important que les choses soient dénoncées publiquement.
00:22:37Pourquoi ?
00:22:37Parce qu'en fait, ça envoie un message à tous les autres hommes.
00:22:40En fait, de dire en fait, ça, ça n'est pas acceptable.
00:22:43Ça, ça n'est pas désirable.
00:22:45Non, en fait, vous n'irez pas loin dans la vie si vous faites ça.
00:22:48Et je pense que c'est vraiment important.
00:22:50Et je pense que cette sanction-là, elle est limite plus intéressante
00:22:55que la prison, qui est en fait de mettre plein de violeurs
00:22:57dans une même prison.
00:22:58En fait, ils ressortent, ils sont toujours violeurs.
00:23:00Vous voyez ce que je veux dire ?
00:23:01Et ça n'a pas vraiment permis de changer quoi que ce soit à la société.
00:23:04Alors que vraiment, cette menace, et des statistiques l'ont montré,
00:23:07d'être pointé du doigt, ça, vraiment, ça dérange énormément.
00:23:12Et évidemment, il faut...
00:23:13Et c'est ce que font les enquêtes journalistiques.
00:23:15Elles vérifient.
00:23:16Évidemment, là, il y a 30 témoignages qui sont très concordants.
00:23:19Donc, en fait, on ne fait pas n'importe quoi.
00:23:21Nous, les associations, on ne fait pas n'importe quoi.
00:23:23On ne dénonce pas n'importe qui.
00:23:25Les journalistes non plus.
00:23:28Et quand on le fait, c'est qu'on pense qu'il y a vraiment matière
00:23:30à examiner les choses pour la justice.
00:23:33En tout cas, ça, c'est sûr.
00:23:34Mais en tout cas, je trouve que, voilà, une condamnation morale,
00:23:37publique morale, elle est aussi importante
00:23:39parce qu'elle permet d'enseigner aussi aux enfants, aux adultes,
00:23:42qu'il y a des choses que la société tolère,
00:23:44il y a des choses que la société ne tolère pas.
00:23:46Merci beaucoup, Anne-Cécile Maïfer, présidente de la Fondation des Femmes.
00:23:49Et bravo pour votre action.
00:23:52Merci à vous.
00:23:52Et on se retrouve, nous, dans un instant pour commenter l'actualité.
00:23:55A tout de suite.
00:24:09Alors, nous poursuivons ce 10h midi avec aujourd'hui Alexandra Spiner.
00:24:16Bonjour, enseignante, déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire
00:24:20à la région Île-de-France.
00:24:22Mehdi Raich, bonjour.
00:24:23Analyste politique, Benjamin Cauchy, chef d'entreprise.
00:24:26Bonjour à vous.
00:24:28Et nous attendons Jacques Myard, qui nous écoute certainement dans sa voiture.
00:24:32Ancien maire de Maison Lafitte.
00:24:33Et oui, il vient de Maison Lafitte.
00:24:35Et quand il y a de la pluie, ça roule mal.
00:24:38Mais on l'attend avec impatience.
00:24:42Voilà, donc le retour de NKM.
00:24:45Voilà, c'est le sujet.
00:24:45On va faire une heure et demie là-dessus.
00:24:48Nathalie Kosciusko-Morizet, soutien Édouard Philippe.
00:24:51J'avoue qu'on s'en est juste parlé comme ça avec Juliette Ryoufol.
00:24:55Et puis d'un seul coup, on est parti d'un fou rire.
00:24:57Et on s'est dit que ça pouvait faire un petit sujet de discussion.
00:24:59Non, sinon, plus sérieusement, le temps d'un...
00:25:03C'est un sujet, quand même.
00:25:03Oui, c'est un sujet, bien sûr.
00:25:05Non, le vrai sujet, c'est que sur France Inter,
00:25:09on lui laisse la parole pendant 15 minutes.
00:25:11Absolument.
00:25:12C'est-à-dire, voilà une femme qui a quitté la France.
00:25:14Moi, j'ai absolument rien contre ma...
00:25:15Non, mais vous faites le débat maintenant.
00:25:17Vous voyez, comme ça, ça nous anime.
00:25:20On va y revenir, évidemment.
00:25:22Et puis, les urgences, un an de plus, un an.
00:25:25Une heure de plus aux attentes, aux urgences depuis 10 ans.
00:25:30Je pense que tout le monde l'a constaté.
00:25:31Mais évidemment, on vous attend, 0826 300 300.
00:25:34Et puis, les violences après la victoire du PSG,
00:25:38les premières condamnations prononcées.
00:25:40Quand on regarde de l'extérieur, on s'étonne quand même
00:25:43de ces peines de sursis, d'amendes
00:25:46qui sont... qui paraissent assez faibles
00:25:49par rapport à la détermination du Président de la République.
00:25:52Le zapping, je vais commencer.
00:25:55Alors, c'est des sons qui ont été sélectionnés par Gilles.
00:25:59Le SMIC a augmenté.
00:26:01Évidemment, ça pose la question de la différence
00:26:04avec les premiers salaires en entreprise
00:26:10où, finalement, il y a assez peu de différences.
00:26:13Écoutez.
00:26:13Il travaille comme agent d'entretien depuis plus de 4 ans.
00:26:16Jean-Luc Bongatang est payé un peu au-dessus du SMIC
00:26:20qui vient d'être revalorisé aujourd'hui.
00:26:22Plus 2,41%.
00:26:24Résultat, il n'est plus que 50 centimes
00:26:27au-dessus du salaire horaire minimum.
00:26:29Une situation qu'il a du mal à comprendre.
00:26:31Il faut vivre décemment.
00:26:32Il faut se lever le matin et avoir la motivation d'aller travailler.
00:26:34Mais si on va faire un travail pour lequel,
00:26:35avant la fin du mois, on est sûr qu'on n'aura plus rien
00:26:37qui nous reste dans les poches.
00:26:38Après, c'est compliqué derrière.
00:26:39Son patron le constate.
00:26:41L'écart se resserre,
00:26:42mais il ne peut pas augmenter d'autant ses employés.
00:26:44Si on augmente de 2,4% tous les salaires,
00:26:47on ferme la boutique.
00:26:48Ça, c'est clair.
00:26:48C'est simple.
00:26:49Sur 500 000 euros de masse salariale mensuelle,
00:26:522,4%, ça va représenter 140, 150 000 euros
00:26:55de charges supplémentaires.
00:26:56Ce n'est même pas ce qu'on fait dans les entreprises de propôté.
00:26:58Des millions de travailleurs désormais rattrapés
00:27:00par le salaire minimum.
00:27:02C'est le cas des paysagistes
00:27:04ou encore des cuisiniers.
00:27:06Depuis ce matin,
00:27:0770% des branches professionnelles
00:27:09affichent des grilles de salaire
00:27:10qui commencent en dessous du SMIC.
00:27:12Impossible, cependant, d'être payé
00:27:14sous le salaire minimum.
00:27:16Voilà.
00:27:17Donc, Benjamin Cochy,
00:27:19vous êtes chef d'entreprise.
00:27:20Oui, c'est...
00:27:21Effectivement, le SMIC augmente,
00:27:22mais les salaires bas,
00:27:23eux, n'augmentent pas.
00:27:24Donc, il va y avoir un problème.
00:27:27C'est ça, on est en train de faire
00:27:28une France de SMICart.
00:27:30On augmente, effectivement,
00:27:32le nombre de personnes
00:27:33qui sont au SMIC de 2,4%,
00:27:35mais on se retrouve désormais
00:27:37avec des millions de Français
00:27:38qui sont à 5, 10, 15 euros
00:27:40du SMIC,
00:27:41alors qu'ils ont sans doute
00:27:43une compétence accrue
00:27:44ou une expérience accrue
00:27:45qui mériterait justement
00:27:46de justifier une différence
00:27:48de salaire
00:27:49avec ce qu'on appelle le SMIC.
00:27:52Le véritable problème
00:27:53dans notre pays,
00:27:54ce sont le montant des charges
00:27:55patronales sur les salaires.
00:27:57Et aujourd'hui,
00:27:58il y a un goulet d'étranglement
00:28:00sur les bas salaires
00:28:01puisqu'il y a un dispositif
00:28:02d'allègement de charges.
00:28:04Donc, on a un effet de palier
00:28:05qui est extrêmement dangereux,
00:28:06extrêmement nocif.
00:28:07Il y avait un papier
00:28:08qui est sorti il y a deux jours
00:28:11qui expliquait
00:28:11qu'une femme de chambre
00:28:12aux Etats-Unis
00:28:13gagnait 100 000 dollars
00:28:15et qu'un barman
00:28:16dans New York
00:28:16gagnait 4 800 dollars.
00:28:18Vous allez me dire
00:28:18oui, mais il n'a pas
00:28:19de couverture sociale,
00:28:19lui, mais son loyer
00:28:20est plus cher.
00:28:21J'entends bien.
00:28:22Quand les femmes de chambre
00:28:23seront à 100 000 euros
00:28:24en France,
00:28:25on verra la différence.
00:28:26On a un véritable problème
00:28:27sur les charges
00:28:27et c'est ça
00:28:30qui va causer le problème.
00:28:31Dans la fonction publique,
00:28:32vous avez des gens
00:28:32qui sont à 5 euros
00:28:33d'écart avec le SMIC.
00:28:34Oui, mais j'ai discuté
00:28:37avec une jeune femme
00:28:37ce week-end
00:28:39qui est assistante maternelle.
00:28:43Elle travaillait
00:28:45auprès d'enfants défavorisés.
00:28:46Elle a été menacée
00:28:48avec un couteau
00:28:48et étranglée,
00:28:50tentative d'étranglement
00:28:51par un gamin de 9 ans.
00:28:53Donc, elle a dit
00:28:55qu'elle ne voulait plus
00:28:56travailler dans cette structure
00:28:57et je lui ai dit
00:28:58mais qu'est-ce que vous allez faire ?
00:29:00Elle m'a dit
00:29:00je vais m'occuper de ma fille
00:29:02parce que je gagne
00:29:03parce que les crèches
00:29:05cherchent des gens.
00:29:06Elle me dit
00:29:06je gagne 1 400 euros
00:29:07en crèche
00:29:08si je veux
00:29:08qu'elle est très compétente.
00:29:10Ce n'est pas un salaire suffisant
00:29:12donc avec les ailes,
00:29:13les allocations,
00:29:14elle préfère s'occuper
00:29:15de sa fille
00:29:15que d'aller travailler
00:29:17dans une crèche.
00:29:19Oui, c'est la différence
00:29:19entre le salaire
00:29:20et le pouvoir d'achat
00:29:21si je peux me permettre.
00:29:22Les Français sont des gens
00:29:24qui sont extrêmement rationnels
00:29:25malgré tout ce qu'on peut dire.
00:29:26On est impétueux,
00:29:27on est souvent en colère,
00:29:28on est un peu révolutionnaire
00:29:29mais on est très rationnels
00:29:30et donc on ne peut pas reprocher
00:29:31à des centaines
00:29:32de milliers de personnes
00:29:33ou des millions de personnes
00:29:34en France
00:29:34de se dire
00:29:35ça va me coûter moins cher
00:29:36de rester à la maison.
00:29:37C'est un scandale
00:29:37pour nos comptes publics
00:29:38mais c'est extrêmement rationnel.
00:29:40Si vous êtes en capacité
00:29:41d'avoir un pouvoir d'achat
00:29:43plus important
00:29:43en privilégiant
00:29:44votre vie familiale,
00:29:45on ne peut pas reprocher
00:29:46à ces gens-là de le faire.
00:29:47En revanche,
00:29:48ce que l'on peut faire
00:29:48c'est reprocher au système
00:29:51de valoriser finalement
00:29:52l'absence de travail.
00:29:53C'est ça le problème.
00:29:54On ne peut pas reprocher
00:29:55aux gens qui en profitent
00:29:55d'en profiter.
00:29:56Effectivement,
00:29:57là on arrive
00:29:57à un point de bascule
00:29:59où finalement
00:29:59quand chaque euro compte
00:30:01et bien finalement
00:30:01qui est l'idiot de l'histoire ?
00:30:03Je pense que c'est celui
00:30:04qui taxe.
00:30:05Alexandra Spiner.
00:30:06Oui, non mais moi
00:30:06je suis toujours effrayée
00:30:08de voir que finalement
00:30:09la valeur travail
00:30:10ne vaut plus rien
00:30:11dans notre pays
00:30:12et j'ai beaucoup aimé
00:30:14ce que tu as dit
00:30:15à l'instant
00:30:16c'est qu'effectivement
00:30:17on ne parle pas
00:30:18de tout ce vivier de talent
00:30:20des gens qui ont
00:30:20plein de choses
00:30:21à donner à notre pays
00:30:22et qui finalement
00:30:23sont mis de côté
00:30:24au profit d'autres
00:30:26qui vont...
00:30:27Moi je suis toujours
00:30:27très prudente avec ça
00:30:28parce que je veux pas...
00:30:30J'aime pas cette chasse
00:30:31aux pauvres quoi
00:30:32le côté
00:30:32ceux qui touchent
00:30:34des allocations
00:30:34il faut les...
00:30:35Mais c'est tout simplement
00:30:37c'est juste
00:30:38c'est une espèce
00:30:39de machine
00:30:39à détruire
00:30:40cette indexation
00:30:42du SMIC
00:30:42en fait
00:30:43c'est une espèce
00:30:43de machine
00:30:44à détruire
00:30:45le travail
00:30:46et je trouve
00:30:47que c'est terrible
00:30:48et on observe
00:30:49tous impuissants
00:30:50la SMICardisation
00:30:51de notre pays
00:30:53c'est terrible
00:30:54et alors je sais bien
00:30:56que c'est la loi
00:30:57que dès que l'inflation
00:30:59dépasse plus de 2%
00:31:01le SMIC
00:31:01doit être augmenté
00:31:02mais on est
00:31:03en fait
00:31:04dans une espèce
00:31:04de...
00:31:05on est dans le délire
00:31:06on comprend
00:31:08une espèce
00:31:08de machine folle
00:31:09qui s'emballe
00:31:09et on n'arrête plus
00:31:10à l'arrêter
00:31:11Oui et puis c'est
00:31:11une proposition politique
00:31:14qui est vendable
00:31:14lorsque vous dites
00:31:15on va vous augmenter
00:31:16le SMIC
00:31:17politiquement c'est vendeur
00:31:18il y a quelque chose
00:31:19qui est du marketing
00:31:19politique qui est intéressant
00:31:20ce qui est palpant
00:31:22dans le sujet
00:31:24qui a été évoqué
00:31:25c'est l'effet de rattrapage
00:31:27ça on n'en parle pas
00:31:28mais l'effet de rattrapage
00:31:29il est terrible
00:31:30c'est que les employeurs
00:31:31vont devoir augmenter
00:31:33et ils vont couler
00:31:34et cet effet là
00:31:35il est terrible
00:31:36avec une coupe
00:31:37dans la baisse
00:31:39des allègements de charges
00:31:40c'est un peu techno
00:31:41de dire ça
00:31:41mais c'est à dire
00:31:42que c'est vraiment
00:31:42l'effet ciseau
00:31:43c'est la machine à broyer
00:31:44et il y a un autre point
00:31:46qui est intéressant
00:31:47on parlait peut-être
00:31:47de cas
00:31:48moi j'ai une amie
00:31:48qui est docteur en physique
00:31:51elle est partie à Berkeley
00:31:52elle me disait
00:31:53mais si je faisais
00:31:53mon postdoc en France
00:31:54je gagnais 1500 euros
00:31:56par mois
00:31:56alors qu'aux Etats-Unis
00:31:57elle a été embauchée
00:31:58par une grande moine
00:31:59de la tech
00:31:59elle fait plus de 150 000 euros
00:32:00par an
00:32:01donc on a une perte
00:32:03des talents
00:32:03et en plus
00:32:04on a cet effet
00:32:05de paupérisation
00:32:07et moi j'ai presque envie de dire
00:32:08on est dans un pays
00:32:09de travailleurs pauvres
00:32:09oui
00:32:10mais les patrons
00:32:11voudraient bien augmenter
00:32:13enfin
00:32:13ils ne demandent que ça
00:32:14les chefs d'entreprise
00:32:14ne demandent que ça
00:32:15d'augmenter
00:32:16sauf que effectivement
00:32:17ce qu'on appelle
00:32:18les charges sociales
00:32:19sont
00:32:20on ne demande que ça
00:32:21on attend
00:32:21de libérer
00:32:23de libérer du cash
00:32:24non pas pour financer
00:32:26un système social
00:32:27et des dépenses publiques
00:32:28qui ne sont pas maîtrisées
00:32:29mais les employeurs
00:32:31les entrepreneurs
00:32:31préfèreraient largement
00:32:33pouvoir donner du cash
00:32:34supplémentaire
00:32:35à leurs collaborateurs
00:32:35pour les motiver plus encore
00:32:37pour les rendre encore
00:32:37plus productifs
00:32:38et faire en sorte
00:32:39qu'une création
00:32:40de richesse privée
00:32:41puisse encore plus se développer
00:32:43c'est juste du bon sens
00:32:44et puis les gens
00:32:44veulent vivre de leur travail
00:32:45tout simplement
00:32:46avec ce système là
00:32:47c'est ça
00:32:48la dignité première
00:32:49c'est de vivre de son travail
00:32:50et je crois que la plupart
00:32:51des gens
00:32:53le demandent
00:32:54bien sûr
00:32:55parce que le raisonnement
00:32:56de la jeune femme
00:32:57c'est de dire
00:32:57je vais gagner 1400 euros
00:32:59et je vais
00:33:01comment je vais vivre
00:33:03avec ça
00:33:04c'est même fou
00:33:05c'est se dire
00:33:05que finalement
00:33:06cette personne arbitre
00:33:07entre le fait
00:33:07de ne pas travailler
00:33:08et le fait de travailler
00:33:10parce que travailler
00:33:11ne lui est pas assez rentable
00:33:12absolument
00:33:12il faut plafonner
00:33:14les prestations
00:33:15bien sûr
00:33:16les prestations de solidarité
00:33:18à 70% du SMIC
00:33:19c'est une proposition
00:33:20de Bruno Retailleau
00:33:21je la trouve très intéressante
00:33:22parce que
00:33:23tant qu'il n'y a pas
00:33:24un véritable écart
00:33:25entre le travail
00:33:27et la solidarité
00:33:28ce pays restera à l'arrêt
00:33:30en fait
00:33:30on se retrouve
00:33:32dans un instant
00:33:32on va continuer
00:33:33le zapping
00:33:34on va parler
00:33:35encore des violences
00:33:36envers les policiers
00:33:38en particulier
00:33:39à tout de suite
00:33:4010h midi
00:33:41Nhi
00:33:42mettez-vous d'accord
00:33:43Valérie Expert
00:33:44allez nous continuons
00:33:45le zapping
00:33:46les violences
00:33:47contre les policiers
00:33:49ont été extrêmement
00:33:50nombreuses
00:33:50lors de la
00:33:51soirée
00:33:52du match de foot
00:33:54de samedi soir
00:33:55écoutez
00:33:56c'est un policier
00:33:57qui a été attaqué
00:33:59écoutez
00:34:00tiré à l'horizontale
00:34:02la fusée d'artifice
00:34:04rebondit sur leur bouclier
00:34:06cette image
00:34:07transmise par la gendarmerie
00:34:09est l'une des nombreuses
00:34:11scènes de violence
00:34:11à l'encontre
00:34:12des forces de l'ordre
00:34:14la cible de projectiles
00:34:15en tout genre
00:34:17pour ce policier
00:34:19un pavé
00:34:20qui s'écrase
00:34:20sur son véhicule
00:34:21il sécurisait alors
00:34:23des transferts
00:34:24de personnes interpellées
00:34:25vers les commissariats
00:34:26le pare-brise
00:34:27s'est fissuré directement
00:34:28j'ai reçu
00:34:30des morceaux de verre
00:34:30dans les yeux
00:34:31et de la poussière de verre
00:34:33directement
00:34:33j'en ai avisé
00:34:34mon chef de bord
00:34:35on pouvait pas du tout
00:34:36s'arrêter
00:34:36on était en zone hostile
00:34:37donc une cinquantaine
00:34:38d'individus autour
00:34:39qui vous jettent des canettes
00:34:40des bouteilles
00:34:40qui essayent de venir au contact
00:34:42il ferme un oeil
00:34:43fait fi de sa douleur
00:34:44et se cramponne au volant
00:34:46on s'est arrêté
00:34:47dans un autre arrondissement
00:34:48et c'est là où je me suis rendu compte
00:34:49que je me suis proté les yeux
00:34:50il y a des bouts de verre
00:34:51qui sont tombés
00:34:52et j'ai été transporté
00:34:53en urgence à cause de ça
00:34:550826 300 300
00:34:56vous connaissez le numéro
00:34:57si vous voulez réagir
00:34:58nous raconter
00:34:59ce qui s'est passé
00:35:00aussi chez vous
00:35:01on se disait ce matin
00:35:02il y a des scènes
00:35:02de lendemain de guerre
00:35:04qui sont un petit peu partout
00:35:06comment ça s'est passé
00:35:07à Maison Lafitte ?
00:35:08il y a eu aussi
00:35:08quelques débordements
00:35:10la police municipale
00:35:11est intervenue
00:35:11et ça n'a pas duré
00:35:13très longtemps
00:35:14mais ce qui est certain
00:35:15c'est que ça devient
00:35:16une habitude
00:35:17et que c'est
00:35:18l'après-spectacle
00:35:19voilà
00:35:20et donc il faut sévir
00:35:22et sévir durement
00:35:23parce qu'en réalité
00:35:25comme ce n'est pas
00:35:25la première fois
00:35:26moi je suis étonné
00:35:27que l'on n'ait pas encore
00:35:29pris
00:35:29je dirais
00:35:30un certain nombre
00:35:31de mesures
00:35:31pour sanctionner durement
00:35:33quel que soit
00:35:34je dirais
00:35:35les individus
00:35:35oui
00:35:36
00:35:37je voulais le traiter
00:35:39en sujet
00:35:39mais on peut en parler
00:35:40on peut en parler maintenant
00:35:41effectivement
00:35:42sur les premières condamnations
00:35:43qui ne sont pas franchement
00:35:44à la hauteur
00:35:46me semble-t-il
00:35:46de ce qui s'est passé
00:35:47non mais il y a un exemple
00:35:49flagrant
00:35:49que j'ai entendu hier
00:35:50auprès d'un de vos confrères
00:35:53pour avoir tiré
00:35:54des projectiles
00:35:55sur un policier
00:35:56suite à une comparution
00:35:57immédiate
00:35:58l'auteur se retrouve
00:36:00avec
00:36:0112 mois
00:36:03dont 6 fermes
00:36:05mais évidemment
00:36:07avec aménagement
00:36:07de peine
00:36:08donc voilà
00:36:08vous tirez sur un flic
00:36:09avec un mortier
00:36:10vous vous retrouvez
00:36:11avec un bras électronique
00:36:12de 6 mois
00:36:12alors qu'il en courait
00:36:14jusqu'à 5 ans
00:36:15d'emprisonnement
00:36:16vous avez également
00:36:18une personne
00:36:19qui est pour
00:36:20une dégradation
00:36:21pour avoir brûlé
00:36:21du mobilier urbain
00:36:22se retrouve uniquement
00:36:23avec quelques mois
00:36:25de sursis
00:36:25donc on se dit
00:36:26qu'entre les discours
00:36:27répétés du président
00:36:28de la république
00:36:29l'année dernière
00:36:30en recevant
00:36:31l'équipe du PSG
00:36:32et qui est exactement
00:36:33le copier-coller
00:36:34du discours
00:36:35qu'il a tenu
00:36:35dimanche soir
00:36:37de nouveau
00:36:37à l'Elysée
00:36:38mais avec les mêmes mots-clés
00:36:39on a fait une checklist
00:36:40bon Emmanuel
00:36:40il faut que tu dises
00:36:41scandaleux
00:36:42inacceptable
00:36:42intolérable
00:36:45inacceptable
00:36:46intolérable
00:36:47quand il est comme ça
00:36:48ça devient la norme
00:36:50voilà
00:36:50donc je suis assez
00:36:52scandalisé
00:36:53et ce qu'il faut faire
00:36:55c'est avoir
00:36:56un certain nombre
00:36:57de peines complémentaires
00:36:58qui vont briser
00:36:59les ailes
00:36:59de ces loups
00:37:00qui c'est tout
00:37:02on pourrait déjà
00:37:03les radier
00:37:04des lits électoraux
00:37:05on pourrait prendre
00:37:06un certain nombre
00:37:07de mesures
00:37:07pour leur montrer
00:37:09qu'ils sont allés
00:37:10un peu au-delà
00:37:11de la norme
00:37:11vous croyez sincèrement
00:37:12qu'ils vont voter ?
00:37:14ils peuvent aller voter
00:37:15mais ça a aussi
00:37:18des conséquences corollaires
00:37:19c'est-à-dire
00:37:20un individu
00:37:21qui va être privé
00:37:23d'un certain nombre
00:37:25de droits
00:37:25de citoyenneté
00:37:26va aussi avoir
00:37:27pas mal de difficultés
00:37:29pour retrouver
00:37:30du boulot
00:37:30dans la société
00:37:31je crains
00:37:33pardon Jacques
00:37:34je crains malheureusement
00:37:35que ce ne soit plus
00:37:36même une menace
00:37:38qui puisse encore
00:37:39les atteindre
00:37:40mais ce matin
00:37:42la maman d'Elias
00:37:44a témoigné
00:37:45sur une autre radio
00:37:49et je trouve
00:37:51que son témoignage
00:37:52finalement
00:37:53vient illustrer
00:37:55ce qu'on a vécu
00:37:56depuis la victoire
00:37:57du PSG
00:37:58elle dit
00:37:58l'institution judiciaire
00:38:00se moque de moi
00:38:01je trouve que
00:38:03voilà
00:38:03on ne comprend pas
00:38:05on ne comprend plus
00:38:08la justice
00:38:09de notre pays
00:38:09je veux dire
00:38:11la justice
00:38:12elle doit être
00:38:13entendue
00:38:14et comprise
00:38:15par la population
00:38:17si ce n'est plus le cas
00:38:18c'est qu'il y a
00:38:19une espèce de dichotomie
00:38:20entre l'institution judiciaire
00:38:23et les gens
00:38:25au quotidien
00:38:26qui ne comprennent plus
00:38:27problème majeur
00:38:27que nous allons rencontrer
00:38:28dans l'avenir
00:38:29c'est-à-dire
00:38:30pour réconcilier
00:38:31le peuple
00:38:33avec la justice
00:38:33c'est-à-dire
00:38:34la juste sanction
00:38:36indépendamment
00:38:37je dirais
00:38:38de tout ce qui peut
00:38:39tourner autour
00:38:40d'un certain nombre
00:38:41de syndicats de justice
00:38:42et bien
00:38:43il va falloir
00:38:44remettre les pendules
00:38:45à l'heure
00:38:46mais là
00:38:46ce sont les petits
00:38:48qui ont été interpellés
00:38:49quand je dis les petits
00:38:50c'est ceux qui se sont fait choper
00:38:52parce qu'ils n'étaient pas
00:38:53assez rapides
00:38:54mais déjà pourquoi
00:38:56on les a laissés rentrer
00:38:56par exemple
00:38:57pourquoi la place du Trocadéro
00:38:59n'a pas été interdite
00:39:00tout simplement
00:39:00pourquoi on a laissé
00:39:01ces hordes
00:39:03arriver
00:39:03mais oui
00:39:04mais pourquoi
00:39:05pourquoi
00:39:05à un moment
00:39:06puisque ces gens
00:39:07ne sont pas capables
00:39:08de faire la fête
00:39:09on a vu
00:39:11dans plein de villes
00:39:12du monde entier
00:39:13où les gens
00:39:14ont fait la fête
00:39:14où les jeunes
00:39:15ont fait la fête
00:39:16et ça s'est très bien passé
00:39:17et il n'y a pas eu de dégâts
00:39:18et on n'est pas
00:39:19face à des barbares
00:39:20puisque ce sont des barbares
00:39:21dans ces cas-là
00:39:22il faut appliquer
00:39:23sur eux
00:39:23des méthodes
00:39:24radicales
00:39:25dans ces cas-là
00:39:25ils ne viennent pas
00:39:26on ne les laisse pas venir
00:39:27mais pour interdire
00:39:28tout un tas de lieux
00:39:29que ce soit
00:39:31les Champs-Elysées
00:39:32la place du Trocadéro
00:39:33il faut sacrément des moyens
00:39:34il faut presque
00:39:35le couvre-feu
00:39:36et un état d'urgence
00:39:37pourquoi pas
00:39:38le couvre-feu
00:39:39on ne va pas tomber
00:39:39dans une logique
00:39:40où lorsqu'il y a
00:39:41une finale de Ligue des Champions
00:39:42où il y a le Paris Saint-Germain
00:39:43ou un club français
00:39:44on en vient
00:39:44à avoir presque
00:39:45un état d'urgence
00:39:46tu sais
00:39:47l'enfer que vivent les gens
00:39:49qui sont portes d'Eteuil
00:39:50et portes de Saint-Loup
00:39:50c'est un cauchemar
00:39:51ils sont barricadés
00:39:52chez eux
00:39:52c'est quand même délirant
00:39:53de se dire ça
00:39:54c'est-à-dire que
00:39:54lorsque le Paris Saint-Germain
00:39:56gagne
00:39:56il faudrait un état d'urgence
00:39:58la logique est délirante
00:39:59est-ce qu'il est fou ?
00:40:00dans de nombreuses villes
00:40:01oui
00:40:02Alexandre Raspina
00:40:03et ce qui est complètement dingue
00:40:04en fait
00:40:04c'est que
00:40:06chaque année
00:40:06on a le même débat
00:40:09le même satisfait site
00:40:10du préfet de police
00:40:12globalement
00:40:13ça s'est bien passé
00:40:14il n'y a pas de globalement
00:40:15en fait
00:40:15c'est pas possible
00:40:16si ils le prétendent
00:40:18et non pas ils le prétendent
00:40:19mais admettent
00:40:20que ça s'est mal passé
00:40:21non globalement
00:40:22vous voudriez qu'ils admettent
00:40:24que ça s'est mal passé ?
00:40:25mais ils ont quand même
00:40:25le président de la république
00:40:26qui dit que c'est intolérable
00:40:28mais ils l'a dit l'année dernière
00:40:29déjà ?
00:40:30et qu'ils le reconfissent
00:40:31cette année
00:40:31montre que l'état
00:40:33est à poil
00:40:34oui
00:40:35parmi les condamnés
00:40:36un jeune de 19 ans
00:40:37qui était en récidive
00:40:39sanctionné en septembre 2025
00:40:41pour port d'âme prohibée
00:40:42catégorie D
00:40:43un couteau
00:40:44et en 2024
00:40:46pour trafic de stupéfiants
00:40:47le parquer
00:40:48qui 4 mois de prison ferme
00:40:503000 euros d'amende
00:40:52déclaré coupable
00:40:53de détention d'explosifs
00:40:54et de participation
00:40:55à un attroupement
00:40:56il a finalement été condamné
00:40:57à 4 mois avec sursis
00:40:59le parquet requiert
00:41:004 mois ferme
00:41:01et les réquisitions
00:41:02ne sont pas à la hauteur
00:41:03et puis les réquisitions
00:41:04ne sont pas dingues
00:41:04ne sont pas du tout à la hauteur
00:41:05mais c'est la loi
00:41:06enfin je veux dire
00:41:07c'est
00:41:07oui mais
00:41:08tout à l'heure
00:41:09Alexandra plantait le sujet
00:41:10de la dichotomie
00:41:12sur le traitement de la justice
00:41:13entre ce qu'elle est réellement
00:41:14et la perception
00:41:15qu'on en a
00:41:15mais je pense aussi
00:41:16en France
00:41:17on a un problème
00:41:17qui est beaucoup plus profond
00:41:18et on revient plus
00:41:19sur le sujet de l'éducation
00:41:20c'est qu'on a oublié
00:41:21que la justice
00:41:22précisément
00:41:22la fermeté
00:41:23et la sanction
00:41:24faisaient partie de l'éducation
00:41:26et on a opposé les deux
00:41:27on a fait en sorte
00:41:28que l'éducation
00:41:29ah non mais attendez
00:41:29il faut quand même les éduquer
00:41:30ils sont mal éduqués
00:41:31vous comprenez
00:41:31ils ne comprennent pas très bien
00:41:32les codes
00:41:32non non non
00:41:33à un moment
00:41:33la justice
00:41:34elle est ferme
00:41:35donc quand on sépare
00:41:37éducation et fermeté
00:41:38ça ne fonctionne plus
00:41:39la justice
00:41:40ne fonctionne plus
00:41:41et un autre point
00:41:42que je trouve totalement délégant
00:41:44c'est que
00:41:46même si on les sanctionne
00:41:47admettons on les envoie à prison
00:41:48on n'a même pas les places
00:41:50si c'est pour les mettre
00:41:51avec des trafiquants de drogue
00:41:51je ne vois pas l'intérêt
00:41:52en fait
00:41:53pour qu'ils puissent avoir
00:41:54une formation accélérée
00:41:56le problème il est sans fin
00:41:57c'est qu'on a un problème
00:41:58d'éducation au fond
00:41:59il y a aussi un problème
00:41:59de culture
00:42:00je pense qu'il y a une haine
00:42:00de la France
00:42:01qui est profonde
00:42:02chez certaines personnes
00:42:02presque un sentiment de revanche
00:42:04j'ai envie de dire
00:42:04donc on se sert d'événements
00:42:06qui sont censés être festifs
00:42:07mais on le voit aussi
00:42:08lors d'événements
00:42:09je pense au moment
00:42:10du décès de Naël
00:42:11c'est que tout est un prétexte
00:42:13la fête de la musique
00:42:15la fête de la musique
00:42:16ça sera la même chose
00:42:17ça va être la même chose
00:42:18on va avoir
00:42:19la coupe du monde
00:42:20ça va être
00:42:20quand il y aura
00:42:22certaines équipes
00:42:22ça va être pareil
00:42:23si on gagne la coupe du monde
00:42:24ce que je souhaite
00:42:24si on gagne la coupe du monde
00:42:25oui on aura probablement
00:42:26le même type de débordement
00:42:27sur des matchs
00:42:29Algérie, Maroc, Tunisie
00:42:31tous ces matchs là
00:42:31il y a un effet communautaire derrière
00:42:33il y a le fait que
00:42:35même si la justice sanctionne
00:42:36pour moi ça ne va servir à rien
00:42:38déjà on n'a même pas
00:42:39les places en prison
00:42:39il y a une sous-dotation
00:42:40des places de prison
00:42:41donc là il y a une question
00:42:42de fermeté
00:42:42et ensuite vous n'avez pas
00:42:43l'efficacité
00:42:44je suis désolé
00:42:45c'est pour ça que le discours
00:42:46politique me semble très dangereux
00:42:48lorsqu'on tape sur la police
00:42:49ici
00:42:49on dit oui mais attendez
00:42:50la police des fois
00:42:50c'est vrai que des fois
00:42:51il peut y avoir des bavures
00:42:52ou il peut y avoir
00:42:53des problèmes de violence
00:42:54mais de manière générale
00:42:55la réponse de la population
00:42:56et de ces jeunes
00:42:57est tellement violente
00:42:58même lorsqu'il y a un événement
00:42:59festif et joyeux
00:43:00on parle d'une victoire
00:43:02exceptionnelle
00:43:02dans un moment quand même
00:43:03de sport qui est incroyable
00:43:04on en vient quand même
00:43:05à tout casser
00:43:06la logique elle est complètement folle
00:43:07je suis dit c'est complètement fou
00:43:08on a des jeunes
00:43:10je mets des guillemets
00:43:13extrêmement violents
00:43:14et qui sont totalement
00:43:16insensibles
00:43:16à tout
00:43:17vous voyez comment
00:43:18ils provoquent les policiers
00:43:19ils n'ont pas peur
00:43:20de la police
00:43:20c'est presque un rite
00:43:22c'est presque un rite de passage
00:43:24de se faire un policier
00:43:24je pense que c'est un rite de passage
00:43:26mais hier on évoquait
00:43:27avec l'ancien directeur
00:43:28de la police judiciaire de Paris
00:43:29l'idée d'une répression
00:43:31certains auditeurs
00:43:32disaient il faut taper
00:43:32etc
00:43:33mais il dit vous allez voir
00:43:34ceux qui réclament ça
00:43:36vont nous dire après
00:43:37la police tue
00:43:38la police est violente
00:43:39et si vous avez
00:43:40c'est sans fin
00:43:44mais les filles
00:43:45ont une immense responsabilité
00:43:46dans tout ça
00:43:47parce qu'en réalité
00:43:48ils sont ravis
00:43:49ils assimilent
00:43:50ces casseurs
00:43:52cette racaille
00:43:53à la jeunesse des banlieues
00:43:54moi je peux vous dire
00:43:55dans le cadre de ma délégation
00:43:56à la région
00:43:57je vois des jeunes
00:43:59tous les jours
00:43:59tous les jours
00:44:01et des jeunes
00:44:01qui sont en grande fragilité sociale
00:44:03moi je vois des jeunes
00:44:04formidables
00:44:05des jeunes qui ont envie
00:44:06de s'en sortir
00:44:06des jeunes qui ont envie
00:44:07de réussir
00:44:08avec des parents
00:44:09qui ont si peu de moyens
00:44:10mais qui veulent
00:44:12vraiment mettre
00:44:12tout ce qu'ils peuvent
00:44:13pour permettre
00:44:14à leurs enfants
00:44:15de réussir
00:44:15à cause de ces petits cons
00:44:16on voit pas cette jeunesse
00:44:18c'est insupportable
00:44:19en fait
00:44:20et moi je leur en veux
00:44:20pour ça
00:44:21parce que
00:44:22en fait
00:44:23plus personne n'imagine
00:44:25que dans notre pays
00:44:25ou que dans nos banlieues
00:44:27il y a des jeunes
00:44:28formidables
00:44:29tu parlais de talent
00:44:30de potentiel
00:44:31qui ont un potentiel
00:44:32extraordinaire
00:44:33on les voit pas
00:44:33on voit que c'est petit con
00:44:35c'est sauvageant
00:44:35c'est barbare
00:44:36mais c'est toujours la même chose
00:44:36c'est la raison pour laquelle
00:44:37j'ai toujours proposé
00:44:39qu'on sorte
00:44:41les délinquants
00:44:41de leur milieu
00:44:42et qu'on les colle
00:44:44dans des unités
00:44:46disciplinaires
00:44:46loin de
00:44:47leur lieu de vie
00:44:48et qu'on vise
00:44:50et après
00:44:50on en fera
00:44:51d'excellents citoyens
00:44:53mais il faut prendre
00:44:54les moyens de sa politique
00:44:55ça a été le cas
00:44:56avec Breck de la Parrière
00:44:58qui avait fait ça
00:44:59il y a
00:44:59une quinzaine d'années
00:45:04et qui avait monté
00:45:06des unités
00:45:06extrêmement
00:45:07je dirais
00:45:09où les jeunes
00:45:10se refaisaient
00:45:11une santé
00:45:120826
00:45:13300
00:45:13300
00:45:14on voit
00:45:14notre confrère de Figaro
00:45:16qui dit
00:45:16première comparution immédiate
00:45:17des émeutiers hier
00:45:18quand le ministère public
00:45:19demande des incarcérations immédiates
00:45:21le tribunal
00:45:22laisse systématiquement
00:45:23les accusés libres
00:45:24on se demande pourquoi
00:45:25ça recommence à chaque fois
00:45:27peut-être qu'on a une piste
00:45:290826
00:45:29300
00:45:30300
00:45:30on aura David
00:45:31dans un instant
00:45:31à tout de suite
00:45:3210h midi
00:45:34Sud Radio
00:45:35le 10h midi
00:45:36mettez-vous d'accord
00:45:37Valérie Expert
00:45:38voilà
00:45:39et puis petite précision
00:45:40la fillette de 3 ans
00:45:41qui était recherchée
00:45:42près d'Uzès
00:45:43dans le gare
00:45:43a été retrouvée
00:45:44saine et sauve
00:45:45elle était au domicile
00:45:48elle a été retrouvée
00:45:48au domicile
00:45:49d'un membre
00:45:49de sa famille
00:45:51c'est ce que nous apprennent
00:45:52des sources proches
00:45:53de l'enquête
00:45:54et on espère
00:45:55qu'on retrouvera également
00:45:57la petite Liana
00:46:00commentaire de l'actualité
00:46:01aujourd'hui
00:46:02avec Alexandra Spiner
00:46:03enseignante
00:46:03et déléguée spéciale
00:46:04en charge du décrochage scolaire
00:46:06à la région Île-de-France
00:46:07Mehdi Raich
00:46:07analyste politique
00:46:09Jacques Miard
00:46:09ancien maire
00:46:10de Maison Lafitte
00:46:11et vous êtes là
00:46:12avec votre livre
00:46:13quand la France déchaînera
00:46:15paru chez La Font-Presse
00:46:17un must
00:46:17un must
00:46:18le brûlot de l'année
00:46:19et Benjamin Cochy
00:46:21chef d'entreprise
00:46:22alors nous évoquions
00:46:23nous évoquions
00:46:25les peines
00:46:26qui ont été
00:46:27les premières peines
00:46:28beaucoup de sursis
00:46:29alors que le parquet
00:46:30avait demandé
00:46:31à ce qu'il y ait
00:46:32des fermements immédiats
00:46:36visiblement
00:46:37pas d'incarcération
00:46:38beaucoup de sursis
00:46:39David est en ligne
00:46:40et vous pouvez nous appeler
00:46:410 826 300 300
00:46:42évidemment sur Sud Radio
00:46:44pour réagir
00:46:45à ses premières peines
00:46:46bonjour David
00:46:47oui bonjour à vous
00:46:48bonjour
00:46:49bah oui je voulais réagir
00:46:50parce qu'en fait
00:46:51je pense que
00:46:52pour rétablir l'ordre en France
00:46:54il faut déjà
00:46:54que les forces de l'ordre
00:46:56retrouvent
00:46:57leur autorité
00:46:58et pour moi
00:46:59ça passe par des
00:47:00des sanctions lourdes
00:47:01financières
00:47:02c'est à dire que
00:47:02quand je vois les policiers
00:47:04qui se font matraquer
00:47:05qu'à il y a
00:47:06s'écracher dessus
00:47:07pour moi
00:47:08toute personne
00:47:08qui porte atteinte
00:47:11à un policier
00:47:11devra prendre une amende
00:47:12extrêmement lourde
00:47:13et systématique
00:47:14entre je ne sais pas
00:47:1530 000
00:47:1550 000 euros d'amende
00:47:17il faut rendre
00:47:18inacceptable
00:47:18ce qui n'est pas acceptable
00:47:20alors que là
00:47:21finalement on a l'impression
00:47:22qu'on peut taper
00:47:23sur les policiers
00:47:24et que derrière
00:47:24il n'y aura rien
00:47:25puisqu'on nous parle
00:47:26de peine de prison
00:47:27mais j'ai des amis
00:47:28d'un pénitentiaire
00:47:29qui me disent
00:47:30les présences sont
00:47:30pleines à craquer
00:47:31donc on ne les enverra
00:47:32pas en prison
00:47:33par contre
00:47:34si on annonce
00:47:35le lendemain
00:47:35au 13h
00:47:36qu'on a arrêté
00:47:3750 personnes
00:47:38et qu'ils prennent
00:47:3950 000 euros d'amende
00:47:40parce qu'ils ont osé
00:47:41taper un policier
00:47:43lancer un projectile
00:47:44ou les attaquer
00:47:45avec des feux d'artifice
00:47:47je pense que
00:47:48certains vont réfléchir
00:47:49à deux fois
00:47:50et ces amendes
00:47:50on leur dira
00:47:51même si vous mettez
00:47:5210 ans à les payer
00:47:53vous les paierez
00:47:54David moi je partage
00:47:57néanmoins on sait très bien
00:47:58qu'ils sont
00:47:59pour la plupart du temps
00:48:00totalement insolvables
00:48:02ou que
00:48:03s'ils ne le sont pas
00:48:04tout à fait
00:48:05ils organisent
00:48:05leur insolvabilité
00:48:06donc c'est
00:48:08mais je partage
00:48:09c'est évidemment
00:48:09une piste
00:48:10on ne peut pas
00:48:11regarder impuissant
00:48:12nos forces de l'ordre
00:48:14se faire
00:48:14si maltraité
00:48:15vous savez David
00:48:17ce que dit la loi
00:48:18outrage à agent
00:48:19c'est puni
00:48:20de 15 000 euros
00:48:21d'amende
00:48:22et de 1 an
00:48:23de prison
00:48:23ça c'est ce que dit
00:48:25ce que dit la loi
00:48:26parole geste
00:48:27menace sans violence physique
00:48:29quand il y a
00:48:29violence volontaire
00:48:31avec des coups
00:48:32etc
00:48:33ITT de moins
00:48:34donc interruption
00:48:36temporaire de travail
00:48:37de moins d'huit jours
00:48:38la peine
00:48:39est de 3 ans
00:48:40et de 45 000 euros
00:48:41d'amende
00:48:42c'est ce que dit la loi
00:48:44donc on a
00:48:45on a déjà la loi
00:48:47oui mais la loi
00:48:48c'est toujours la même chose
00:48:49c'est ce que dit le juge
00:48:50c'est ça le problème
00:48:52et là
00:48:52il y a un problème
00:48:54réel
00:48:55je me souviens
00:48:56de l'autorité
00:48:57judiciaire
00:48:58qui est à côté
00:48:59de la plaque
00:49:00non j'ai même
00:49:01dit une bêtise
00:49:01peine
00:49:02ça c'est sur
00:49:03une victime ordinaire
00:49:04ITT de moins
00:49:05d'huit jours
00:49:05sur un policier
00:49:06c'est 5 ans de prison
00:49:07et 75 000 euros
00:49:09d'amende
00:49:09donc c'est des peines
00:49:10qui ne sont jamais appliquées
00:49:11puis je vais vous donner
00:49:12un petit scoop
00:49:13j'ai appris ça hier
00:49:14connaissez-vous
00:49:15le taux de recouvrement
00:49:16des amendes
00:49:17en France
00:49:1715%
00:49:1831
00:49:19à Paris
00:49:205%
00:49:21à Paris
00:49:225%
00:49:23la personne qui m'a dit ça
00:49:25j'ai posé la question
00:49:25elle m'a dit
00:49:26ce sont des gens
00:49:26qui changent d'adresse
00:49:28c'est ce que je dis
00:49:29et il n'y a pas
00:49:30d'organisation suffisante
00:49:31de l'Etat
00:49:32pour aller recouvrer
00:49:33ces peines
00:49:33c'est la rançon
00:49:35effectivement
00:49:35d'un pays de liberté
00:49:36dans laquelle
00:49:37la liberté
00:49:38prime tout le reste
00:49:39oui mais nous
00:49:40pardon
00:49:40nous on est les cons
00:49:43nous on est les cons
00:49:44qui payons
00:49:45parce que je dis
00:49:45mais moi si je ne paye pas
00:49:46mes amendes
00:49:46ou si je suis condamné
00:49:47et que je ne paye pas
00:49:47je vais avoir un huissier
00:49:48etc
00:49:49donc nous nous sommes
00:49:50les cons
00:49:50qui payons nos amendes
00:49:52si tu vis normalement
00:49:53si tu as une bonne adresse
00:49:54si tu payes tes impôts
00:49:56et bien effectivement
00:49:57tu es taillable
00:49:57et convéable
00:49:58à merci
00:49:58non mais
00:49:59donc David
00:50:00oui vous avez raison
00:50:01sauf que la loi
00:50:02prévoit déjà
00:50:0375 000 euros d'amende
00:50:04100 000 euros
00:50:06si c'est ITT
00:50:07de plus de 100 jours
00:50:08sauf que la loi
00:50:09la loi n'est pas
00:50:10n'est pas
00:50:11n'est pas rendue
00:50:13dans ce sens là
00:50:13en tout cas
00:50:14sur ceux qui sont arrêtés
00:50:16Bachir est en ligne
00:50:17avec nous également
00:50:18bonjour Bachir
00:50:19bonjour Valérie
00:50:20bonjour à tous
00:50:20bonjour
00:50:21vous avez été policier
00:50:24donc oui
00:50:25je suis
00:50:25je suis à la retraite
00:50:26depuis un an
00:50:27j'ai été policier
00:50:28pendant 30 ans
00:50:29dont 20 ans à Paris
00:50:3020 ans en Paris centre
00:50:32et pendant ces 20 ans
00:50:34j'étais 10 ans
00:50:35dans la rue
00:50:35en Bach
00:50:36en Bach secteur
00:50:37une grosse Bach
00:50:38de Paris
00:50:39oui
00:50:41et alors
00:50:41quel est votre constat
00:50:43et alors
00:50:44je voulais réagir
00:50:45à une petite chose
00:50:46qui me fait à chaque fois
00:50:47bondir
00:50:48quand j'entends
00:50:49les jeunes réagissent
00:50:50de cette manière
00:50:51parce qu'ils sont mal logés
00:50:52parce qu'ils habitent en cité
00:50:54parce qu'ils n'ont rien
00:50:55autour d'eux
00:50:56parce qu'ils n'ont que du béton
00:50:57moi j'ai vécu
00:50:58donc une vingtaine d'annes
00:51:00à Paris
00:51:00ma femme était infirmière
00:51:02dans un hôpital
00:51:03du 78
00:51:04pas loin de Poissy
00:51:06Mange-la-Jolie
00:51:06et j'avais remarqué
00:51:09pas mal de fois
00:51:10sur les petites plaquettes
00:51:12des portes
00:51:13à l'intérieur des hôpitaux
00:51:15que pas mal
00:51:16de médecins internes
00:51:17étaient des médecins
00:51:18d'origine nord-africaine
00:51:19et ces médecins
00:51:21ces médecins
00:51:22qui ont réussi
00:51:23qui ont parfaitement réussi
00:51:25leur vie professionnelle
00:51:26viennent de ces cités
00:51:28où vivent ces familles
00:51:30avec 5 ou 6 enfants
00:51:31et ce que je voulais dire
00:51:33c'est que
00:51:34ça n'a rien à voir
00:51:35avec le fait
00:51:36qu'ils soient mal logés
00:51:37c'est juste
00:51:38un choix de leur part
00:51:39délibéré
00:51:39le mauvais choix
00:51:41la mauvaise route
00:51:41les familles
00:51:42qui ont 5 ou 6 enfants
00:51:44en général
00:51:45il n'y en a que 1 ou 2
00:51:46qui suivent le mauvais chemin
00:51:47et les autres
00:51:48réussissent très bien
00:51:48à leur vie
00:51:49même avec peu de moyens
00:51:50et c'est pour ça
00:51:51que quand on les excuse
00:51:52du fait que
00:51:54ils ont
00:51:55c'est l'entourage
00:51:56c'est le manque de moyens
00:52:00c'est là où ils habitent
00:52:01qui favorise
00:52:03ce qu'ils font
00:52:04c'est tout à fait faux
00:52:05moi je l'ai constaté
00:52:07pendant pas mal d'années
00:52:08et certains choisissent
00:52:09un mauvais chemin
00:52:11c'est un système
00:52:12total
00:52:13c'est une musique
00:52:15particulière
00:52:17une façon de s'exprimer
00:52:19l'économie parallèle
00:52:20c'est tout un microcosme
00:52:23qui est organisé
00:52:24volontairement
00:52:26et ils se complènent
00:52:27dans ce truc là
00:52:28et vous vous avez remarqué
00:52:30une augmentation
00:52:31de la violence
00:52:32tout au long de votre carrière
00:52:33oui
00:52:34envers les policiers
00:52:35en particulier
00:52:36oui
00:52:37bien sûr
00:52:38de toute façon
00:52:39c'est toujours pareil
00:52:40maintenant
00:52:41quelqu'un qui
00:52:42qui tabasse un policier
00:52:44il y a de fortes chances
00:52:45pour qu'il soit
00:52:47relâché
00:52:48une fois les PV
00:52:49d'interpellation
00:52:50ont fait
00:52:50une fois
00:52:50qu'il soit passé
00:52:52devant un OPJ
00:52:54on va lui dire
00:52:55qu'il sera convoqué
00:52:56au tribunal
00:52:56pour être jugé
00:52:57par contre
00:52:58l'inverse
00:52:59si moi je lève la main
00:53:00sur un jeune
00:53:02moi par contre
00:53:03je ne vais pas sortir
00:53:04de si tôt
00:53:05merci de votre témoignage
00:53:07merci beaucoup
00:53:08c'est vrai que c'est important
00:53:09c'est éloquent
00:53:10et c'est intéressant
00:53:11et effectivement
00:53:12on peut s'interroger
00:53:13sur ces peines
00:53:14unité disciplinaire
00:53:17les bataillons d'Afrique
00:53:18il n'y a que ça
00:53:19qui est vrai
00:53:19mais où vous les mettez
00:53:21il n'y a pas d'endroit
00:53:22c'est assez facile
00:53:23de les mettre
00:53:24dans certains endroits
00:53:25et de serrer les boulons
00:53:26il ne faut pas nous raconter
00:53:27les histoires
00:53:27il faut avoir la volonté
00:53:28de le faire
00:53:29il faut dégager des crédits
00:53:30il faut trouver
00:53:31des éducateurs
00:53:32qui soient
00:53:33je dirais
00:53:34déterminés
00:53:34et on peut y arriver
00:53:36vous savez
00:53:38le lendemain
00:53:39de cette nuit
00:53:41d'horreur
00:53:42très tôt le matin
00:53:43je suis passée
00:53:45place du Trocadéro
00:53:47et je voyais
00:53:48tous les travailleurs
00:53:50qui sont là
00:53:51et qui étaient là
00:53:51pour nettoyer
00:53:52mais c'était
00:53:55assez désespérant
00:53:56parce que
00:53:56ce sont les parents
00:53:59de façon générale
00:54:01les gens qui étaient là
00:54:03pour réparer
00:54:03pour nettoyer
00:54:04c'était pas
00:54:07l'élite
00:54:08intellectuelle
00:54:09de notre pays
00:54:10donc c'est bien
00:54:10des gens
00:54:12qui sont
00:54:13en tout cas
00:54:14c'est ce que j'ai constaté
00:54:15issus de l'immigration
00:54:16et qui étaient là
00:54:17en train de nettoyer
00:54:19le désastre
00:54:21opéré
00:54:21par ces gamins
00:54:22je veux dire
00:54:22qu'à un moment
00:54:24j'ai entendu
00:54:25un témoignage
00:54:26je crois que c'était
00:54:27chez vous
00:54:28d'une dame
00:54:29qui disait
00:54:30que
00:54:30en fait
00:54:30c'était
00:54:31leurs enfants
00:54:32qui étaient en train
00:54:33de mettre leur pays
00:54:33à sac
00:54:34et que c'était eux
00:54:35après qu'ils devaient
00:54:35nettoyer
00:54:36et puis souvent
00:54:37les voitures brûlaient
00:54:37alors il y a eu
00:54:38dans toutes les villes
00:54:39de France
00:54:39il n'y a pas eu
00:54:40qu'à Paris
00:54:40il y a eu
00:54:41à Toulouse
00:54:42à Grenoble
00:54:43à Limoges
00:54:44à Bordeaux
00:54:46à tous les grands centres urbains
00:54:49et pas que
00:54:50et je regardais les chiffres
00:54:51tout à l'heure
00:54:52on parlait un peu
00:54:52de population carcérale
00:54:53donc j'ai chiffre
00:54:54sous les yeux
00:54:54c'est le Figaro
00:54:55donc c'est pas moi
00:54:56on est à plus de 140%
00:54:58de suroccupation
00:54:59dans les prisons
00:54:59oui mais c'est inadmissible
00:55:01aussi
00:55:01c'est scandaleux
00:55:02et dans les maisons d'arrêt
00:55:03dans certaines maisons d'arrêt
00:55:04on est à 168%
00:55:06donc effectivement
00:55:06pour obtenir une sanction
00:55:07c'est la crise du logement
00:55:09oui
00:55:09non mais c'est scandaleux
00:55:10c'est scandaleux
00:55:11et combien de ministres
00:55:12ont promis
00:55:14de construire des prisons
00:55:15vous en savez quelque chose
00:55:16Jacques Nia
00:55:16en général
00:55:17quand on vous propose
00:55:18une prison
00:55:18c'est oui mais pas chez moi
00:55:20notamment à Poissy ailleurs
00:55:21et c'est vrai
00:55:22que ça ne se fait pas
00:55:24il y a toujours
00:55:25beaucoup de difficultés
00:55:26à la fois administratives
00:55:28et aussi le refus
00:55:29des collectivités
00:55:30à avoir
00:55:32des centres
00:55:33d'arrêt
00:55:34des prisons
00:55:36qui se développent
00:55:37il y a aussi un problème
00:55:38sous-jacent
00:55:39très rapidement
00:55:40c'est que
00:55:41et on le voit bien
00:55:42c'est aussi un discours politique
00:55:44c'est qu'il y a une tendance
00:55:44à l'irresponsabiliser
00:55:46on irresponsabilise
00:55:48beaucoup les gens
00:55:48c'est que
00:55:49on parlait de sanctions
00:55:50tout à l'heure
00:55:51pas de répression
00:55:52mais de sanctions
00:55:52de fermeté
00:55:53mais la fermeté
00:55:54c'est responsabiliser les gens
00:55:56pour ce qu'ils ont fait
00:55:57
00:55:58plus le débat avance
00:55:59plus j'ai cette
00:56:01mauvaise impression
00:56:02que
00:56:02non mais finalement
00:56:03ils ne sont pas responsables
00:56:04de ce qu'ils font
00:56:05et on va trouver
00:56:06tout un tas d'excuses
00:56:07alors que normalement
00:56:08peu importe ce que vous faites
00:56:09vous êtes toujours responsable
00:56:10de vos actes
00:56:11et on est dans une société
00:56:12qui irresponsabilise
00:56:13totalement ces jeunes
00:56:14c'est une vieille attitude
00:56:16qui provient
00:56:17qu'il y a une trentaine d'années
00:56:18où effectivement
00:56:20ils ne sont pas coupables
00:56:21parce qu'ils sont victimes
00:56:22de la société
00:56:23tu parles
00:56:24j'ai une bonne anecdote
00:56:25là-dessus
00:56:25si on a 20 secondes
00:56:26j'avais assisté
00:56:27à un colloque
00:56:28à Sciences Po
00:56:28Lille
00:56:29il y a une vingtaine d'années
00:56:30et suite à des émeutes
00:56:31dans un quartier
00:56:32où des bus
00:56:33avaient brûlé
00:56:33il y avait une sociologue
00:56:34qui avait expliqué
00:56:35que le bus
00:56:37qui était rentré
00:56:38dans la cité
00:56:38n'était autre
00:56:39que la représentation
00:56:39phallique
00:56:40de la société
00:56:41d'aujourd'hui
00:56:42qui venait agresser
00:56:43des jeunes en difficulté
00:56:43il faudra lui demander
00:56:45un certif
00:56:46il reste psychiatrique
00:56:47à ta sociologue
00:56:48on est bien d'accord
00:56:49voilà
00:56:49parce que c'est ça
00:56:50le problème
00:56:50on se retrouve
00:56:51dans un instant
00:56:52avec vous
00:56:53on va parler
00:56:54de Choose France
00:56:55formidable
00:56:57for sure
00:56:58des annonces
00:56:59en trompe l'oeil
00:57:00le retour
00:57:00de Nathalie
00:57:01Kosciusko-Morizet
00:57:02je voyais nos auditeurs
00:57:03hier
00:57:04on avait Frédéric Dhabi
00:57:05les auditeurs
00:57:05disaient
00:57:06mais on n'en peut plus
00:57:06de ces politiques
00:57:07on leur fait plus confiance
00:57:08et là on nous ressort
00:57:09Nathalie Kosciusko-Morizet
00:57:11franchement
00:57:11elle s'est ressortie
00:57:12elle-même non ?
00:57:13oui oui
00:57:14invitée par France Inter
00:57:15pendant 15 minutes
00:57:16quand même
00:57:16allez à suivre
00:57:17le débat
00:57:18le débat
00:57:1910h midi
00:57:20met vous d'accord
00:57:21Valérie Expert
00:57:22allez on est de retour
00:57:24avec vous sur Sud Radio
00:57:25je sens que Nathalie Kosciusko-Morizet
00:57:26alors c'est peut-être
00:57:27pas très concernant
00:57:28pour tout le monde
00:57:28mais né en moi quand même
00:57:29ça dit quelque chose
00:57:31de la politique
00:57:32de la vie politique
00:57:33l'ancienne ministre
00:57:34UMP
00:57:35qui avait annoncé
00:57:36quitter la politique
00:57:37vous vous souvenez
00:57:38qu'elle avait perdu
00:57:39aux législatives en 2017
00:57:40partait à New York
00:57:43elle a annoncé hier
00:57:44qu'elle soutiendrait
00:57:45Edouard Philippe
00:57:45elle était chez nos confrères
00:57:47de France Inter
00:57:47qui l'ont reçu
00:57:48en majesté
00:57:49pendant un quart d'heure
00:57:50je pense vraiment
00:57:51que face aux très grandes
00:57:53transformations
00:57:53aux très grands enjeux
00:57:54auxquels on est confronté
00:57:55on a besoin
00:57:55de quelqu'un
00:57:56qui puisse rassembler
00:57:58la vie politique française
00:57:59c'est pas particulier la France
00:58:00mais moi c'est la France
00:58:01qui m'intéresse
00:58:01la vie politique française
00:58:02a été contaminée
00:58:05par un mouvement
00:58:06qui vient
00:58:07des réseaux sociaux
00:58:08de l'économie
00:58:08de l'attention
00:58:09du clic
00:58:11les shots de dopamine
00:58:12tout ça
00:58:13donc
00:58:13on nous sature
00:58:15notre espace
00:58:16intellectuel
00:58:17notre énergie
00:58:18toute notre attention
00:58:19et ça
00:58:19ça a débordé
00:58:20sur la vie politique
00:58:21on va de réaction
00:58:22en réaction
00:58:23et vous savez quoi
00:58:23la réaction
00:58:24c'est pas l'action
00:58:25on nous met perpétuellement
00:58:26dans un état d'alerte
00:58:27et on essaye
00:58:28de nous
00:58:30voilà
00:58:31en face de ça
00:58:32je crois qu'on a besoin
00:58:33de gens
00:58:33je pense qu'on peut arrêter
00:58:35j'ai déjà décroché
00:58:36donc les chocs de dopamine
00:58:39on nous sature
00:58:40l'espace intellectuel
00:58:41donc elle arrive
00:58:42pour soutenir
00:58:42Edouard Philippe
00:58:43vous étiez très chaude
00:58:44sur le sujet
00:58:45Alexandre
00:58:45c'est ton moment
00:58:47Alexandre
00:58:47non mais je n'ai rien
00:58:49contre Nathalie
00:58:51Coscou
00:58:51ce n'est pas le sujet
00:58:53ce qui est fou
00:58:55c'est que
00:58:56tous ces gens
00:58:57ne comprennent pas
00:58:59combien les français
00:59:00n'en peuvent plus
00:59:01de tout cela
00:59:02et toute cette histoire
00:59:03qu'on est en train
00:59:04de nous monter
00:59:05avec le barrage
00:59:06du castor
00:59:07où plus personne
00:59:08n'a plus de politique
00:59:09plus personne
00:59:10n'a de programme
00:59:11plus personne
00:59:12ne propose
00:59:12rien du tout
00:59:13le seul programme
00:59:15c'est faire barrage
00:59:16à Mme Le Pen
00:59:17ou à M. Bardella
00:59:19ça ne fonctionne plus
00:59:20il faut arrêter
00:59:21les français
00:59:22n'en peuvent plus
00:59:23donc que Mme Coscu
00:59:24ce que Morisé
00:59:25vienne sur France Inter
00:59:27expliquer qu'elle aime
00:59:27la France
00:59:28mais qu'elle n'y vit pas
00:59:29qu'elle ne travaille pas
00:59:30je referme la parenthèse
00:59:32c'est très bien
00:59:33mais ça n'apporte rien
00:59:35quelles sont les solutions
00:59:36qu'est-ce qu'on propose
00:59:37aux français
00:59:37qu'est-ce qu'on propose
00:59:38aux gens qui sont
00:59:39dans la merde
00:59:39qui travaillent
00:59:40qui ne peuvent pas
00:59:41s'en sortir
00:59:42arrêtons
00:59:42en fait c'est obscène
00:59:44la vérité
00:59:45c'est que tout ça
00:59:45est obscène
00:59:46donc les 15 minutes
00:59:48de Mme Coscu
00:59:50ce que Morisé
00:59:50sur France Inter
00:59:53franchement non
00:59:53ils se sont dit
00:59:54quoi on fait un coup
00:59:55on fait un coup
00:59:56on fait revenir
00:59:56Coscu
00:59:57ce que Morisé
00:59:58mais sans doute
00:59:58on en parle
00:59:59on en parle absolument
01:00:01c'est la logique derrière
01:00:01c'est faire un coup
01:00:02c'est la logique derrière
01:00:03mais effectivement
01:00:04moi je vois le décalage
01:00:05avec ce que disent
01:00:05les auditeurs
01:00:06on n'en peut plus
01:00:07de cette politique
01:00:08on voit
01:00:09mais qu'est-ce qu'elle propose
01:00:09qu'est-ce qu'elle a dit
01:00:10j'ai écouté évidemment
01:00:13elle revient pour soutenir
01:00:14non mais en fait
01:00:15elle revient pour soutenir
01:00:16M. Edouard Philippe
01:00:17on ne doute pas
01:00:19que toute cette droite
01:00:20qui n'est pas la droite
01:00:22Non mais vous Jacques
01:00:23il y avait un peu de
01:00:24Moi je vais vous dire une chose
01:00:27je suis en train de trier
01:00:28des dossiers
01:00:28Dieu sait que j'en ai
01:00:29et je n'ai jamais changé
01:00:31de position
01:00:33depuis 30 ans
01:00:34sur les sujets
01:00:35de tous les sujets
01:00:36que ce soit la sécurité
01:00:37que ce soit l'Union Européenne
01:00:39etc
01:00:40et donc
01:00:40j'ai une cohérence totale
01:00:43mais en l'occurrence
01:00:44il n'y en a pas
01:00:45chez Edouard Philippe
01:00:47bon ben
01:00:48il devrait faire attention
01:00:49de savoir
01:00:50qu'il va le soutenir
01:00:51parce qu'elle va lui faire
01:00:52plus de mal
01:00:53que de le soutenir
01:00:55réellement
01:00:55et donc je lui dirais
01:00:57Edouard Philippe
01:00:58le pauvre homme
01:00:59Oui
01:01:00Oui
01:01:00Je m'attendais à ce que
01:01:02dans le comité
01:01:03d'Edouard Philippe
01:01:04arrive Vincent Péillon
01:01:05Vincent Péillon aussi
01:01:07ou Ramayad
01:01:08enfin bref
01:01:08on peut ressortir
01:01:09vous voyez
01:01:10tous ces Mohicans
01:01:11deuxième couteau
01:01:11moi je suis ravi
01:01:13que Mme Kosciusko-Morizet
01:01:15se rappelle
01:01:15que la France existe
01:01:16c'est une très bonne nouvelle
01:01:17on va faire des
01:01:19elle dit effectivement
01:01:20quelque chose
01:01:21de très juste
01:01:21moi dans ses propos
01:01:23c'est qu'effectivement
01:01:23les réseaux sociaux
01:01:25ont eu un impact énorme
01:01:26sur la manière
01:01:27dont les politiques
01:01:28font de la politique
01:01:29et la manière
01:01:30dont énormément de français
01:01:31perçoivent la politique
01:01:32ça là dessus
01:01:33elle a fait de la métapolitique
01:01:34elle a parfaitement raison
01:01:35sur le fond
01:01:36de là à dire
01:01:37que c'est pour cette raison
01:01:37qu'elle doit revenir
01:01:38avec sa super cap de sauveur
01:01:39depuis les Etats-Unis
01:01:40j'en suis pas véritablement convaincu
01:01:42et je pense que les français
01:01:42ne l'attendent plus
01:01:43je lui souhaite vraiment
01:01:44de continuer sa réussite
01:01:45professionnelle aux Etats-Unis
01:01:46je suis sûr qu'il y a
01:01:47plein de belles choses à faire
01:01:48et qu'elle revienne
01:01:49avec des belles idées
01:01:49moins de charges
01:01:50un système de dépenses publiques
01:01:53et une organisation
01:01:54du système social
01:01:55complètement différent
01:01:55si elle revient
01:01:56avec des idées plus libérales
01:01:57why not
01:01:58sinon
01:01:58au bien de son cas particulier
01:02:00ce que je trouve dingue
01:02:01et c'est quand même
01:02:03une espèce de
01:02:03de mensonge
01:02:05absolument délirant
01:02:06c'est que
01:02:07tous ces macronistes
01:02:09qui ont
01:02:10contribué
01:02:11à la ruine financière
01:02:12et morale
01:02:12de notre pays
01:02:13veulent revenir
01:02:14alors sous différents
01:02:16sous différentes
01:02:17étiquettes politiques
01:02:18mais je trouve ça
01:02:20ils crachent à la figure
01:02:22de ce qu'ils ont vénéré
01:02:23et ce sont tous
01:02:24des apostas
01:02:26cherchés dans le dictionnaire
01:02:27pour ceux qui ne savent pas
01:02:29c'était la séquence
01:02:32des mots du jour
01:02:32la séquence émotion
01:02:34la séquence émotion du jour
01:02:36tous France
01:02:36vous vouliez en parler
01:02:38parce que
01:02:39effectivement
01:02:39le président de la république
01:02:41a rassemblé
01:02:42un certain nombre
01:02:43d'entrepreneurs
01:02:44Cocorico
01:02:44on va avoir
01:02:46combien ?
01:02:4894 millions
01:02:4893 milliards
01:02:50pardon
01:02:51d'investissement
01:02:52moi j'ai aimé
01:02:53le tweet du président
01:02:55avec le Thermomix
01:02:57vous avez vu
01:02:59voilà
01:02:59Franchot
01:03:00cette entreprise
01:03:02allemande
01:03:02qui va investir
01:03:03en France
01:03:04oui alors bon
01:03:04ça c'est anecdotique
01:03:05et là pour le coup
01:03:06si on devait résumer
01:03:08le mandat d'Emmanuel Macron
01:03:09dans la colonne
01:03:11choses à améliorer
01:03:12ou choses positives
01:03:13dans la catégorie
01:03:15dans la colonne
01:03:15choses positives
01:03:16j'y mettrai quand même
01:03:17choses France
01:03:18je vais lui reconnaître ça
01:03:20en français
01:03:21s'il vous plaît
01:03:22oui bien sûr
01:03:23mais sauf que
01:03:24j'entends parfaitement
01:03:25ce que tu dis Jacques
01:03:26effectivement il aurait pu dire
01:03:28choisissez la France
01:03:29sauf qu'il parle
01:03:29vous pouvez très bien le dire
01:03:30sauf qu'il parle
01:03:31à des investisseurs étrangers
01:03:32mais tu peux le dire
01:03:33en français
01:03:34avec une sous-traition
01:03:35en arabe
01:03:36en allemand
01:03:36et on ne parle pas
01:03:39globiche à longueur de temps
01:03:40j'entends
01:03:40parce que
01:03:41en réalité la langue
01:03:42c'est un
01:03:43non seulement un patrimoine
01:03:44mais ça sert à faire des affaires
01:03:45je peux vous dire
01:03:46comment allez-vous
01:03:47développer par exemple
01:03:49la francophonie
01:03:50partout ailleurs
01:03:51dans le monde
01:03:52lorsque vous commencez
01:03:53à annonner
01:03:55du globiche
01:03:56en permanence
01:03:57bon
01:03:58une fois qu'on a dit ça
01:03:59les 93 milliards d'euros
01:04:01qui ont été annoncés
01:04:02hier
01:04:03qui représentent
01:04:04plus de la moine
01:04:04qui représentent
01:04:05autant que ce qui a été
01:04:06soi-disant
01:04:07investi
01:04:08ces 8 dernières années
01:04:09donc il faut reconnaître
01:04:09cette performance
01:04:10moi je voulais juste faire
01:04:11un petit point d'alerte
01:04:13quand même
01:04:14pour installer des usines
01:04:15pour installer des data centers
01:04:17il faut de l'énergie
01:04:18j'enfonce une porte ouverte
01:04:21pour avoir de l'énergie
01:04:22on a des centrales nucléaires
01:04:24c'est une bonne chose
01:04:24on a le développement
01:04:25de 6 futures petites EPR
01:04:27c'est une très bonne chose
01:04:28mais très simplement
01:04:29vous avez une centrale nucléaire
01:04:31mais il va falloir
01:04:31un gros tuyau
01:04:32qu'on appelle RTE
01:04:34qui permet de la centrale nucléaire
01:04:36pour arriver jusqu'à l'usine
01:04:37ou le data center
01:04:38or il n'y a que 5 zones
01:04:40en France
01:04:41qui ont été choisies
01:04:41par RTE
01:04:42il y en a 2
01:04:43en Seine-et-Marne
01:04:44il y en a une
01:04:44dans la Somme
01:04:45une dans l'Oise
01:04:46et une je crois
01:04:47à côté de Dunkerque
01:04:48donc vous avez 5 zones
01:04:49où il y a un engagement
01:04:50stratégique de l'Etat
01:04:51avec un système
01:04:52qui s'appelle
01:04:52attention Jacques
01:04:53vous allez hurler
01:04:53Fast Track
01:04:54qui permet
01:04:56c'est le terme
01:04:58du gouvernement
01:04:59qui permet
01:04:59d'accélérer
01:05:00le processus
01:05:01d'électrification
01:05:02pour les data centers
01:05:03et les usines
01:05:03il n'y a que 5 sites
01:05:05en France
01:05:05nous on a
01:05:06c'est mon métier
01:05:07on a des demandes
01:05:08pour installer
01:05:08des data centers
01:05:09en Occitanie
01:05:10en Nouvelle-Aquitaine
01:05:11dans la région lyonnaise
01:05:12le problème
01:05:13et je vais vous donner
01:05:13un exemple très concret
01:05:14hier d'un partenaire
01:05:16un data center
01:05:17de 25 hectares
01:05:18qui doit s'installer
01:05:18dans le Jura
01:05:19avec la création
01:05:20de quelques peu d'emplois
01:05:22je vous l'accorde
01:05:22ça crée peu d'emplois
01:05:23mais c'est stratégique
01:05:24pour le Jura
01:05:24la réponse d'RTE
01:05:26vous aurez
01:05:27de l'électrification
01:05:28en 2036
01:05:3010 ans d'attente
01:05:31pour installer
01:05:32un data center
01:05:33donc moi je dis
01:05:35alerte
01:05:35alerte verte
01:05:36oui faisons venir
01:05:37des investisseurs
01:05:38prenons les milliards
01:05:39d'où qu'ils viennent
01:05:40parce que c'est bon
01:05:41pour l'emploi
01:05:41et lorsqu'un hyperscolaire
01:05:43un énorme
01:05:43encore un bon nom
01:05:44barbare anglais
01:05:45Jacques
01:05:45mais les énormes
01:05:46data centers
01:05:47lorsqu'ils s'installent
01:05:48ils sont là
01:05:48pour 10-15 ans
01:05:50les centres de données
01:05:51vivraient aussi bien
01:05:52en français
01:05:53qu'en globules
01:05:54je suis ravi d'être venu
01:05:54avec un traducteur
01:05:55ce matin
01:05:56tout à l'heure
01:05:57on va en parler
01:05:57avec Jacques
01:05:58Jacques a raison
01:05:59tout ça pour vous dire
01:06:00que pour installer
01:06:01des grands centres
01:06:01de données
01:06:02qui sont fondamentaux
01:06:03pour la protection
01:06:04de nos données
01:06:05pour notre souveraineté
01:06:06industrielle et numérique
01:06:07il faut mettre
01:06:08de l'énergie
01:06:09et donc il y a des systèmes
01:06:10qui sont indépendants
01:06:11vous avez des entreprises
01:06:12françaises
01:06:13bleu blanc rouge
01:06:14qui proposent d'installer
01:06:15des centrales électriques
01:06:16de 300 mégawatts
01:06:17sans intervention
01:06:18de RTE
01:06:20et qui vont venir
01:06:20s'installer
01:06:21à côté de zones industrielles
01:06:22un peu partout
01:06:23dans le pays
01:06:23donc monsieur Macron
01:06:25bravo pour
01:06:26Choose France
01:06:27mais attention
01:06:28si on n'a pas
01:06:29les tuyaux
01:06:30pour amener de l'énergie
01:06:31auprès des industries
01:06:32auprès des centres
01:06:33de données
01:06:33on ne pourra rien faire
01:06:35et ça ne restera
01:06:35qu'au stade
01:06:36de l'incantation
01:06:36alors il y a quand même
01:06:37un point complémentaire
01:06:39parce que là
01:06:40on vient de nous parler
01:06:41de multiples milliards
01:06:43d'euros
01:06:44qui devraient
01:06:45venir en France
01:06:46si ces investisseurs
01:06:48choisissent la France
01:06:50ce n'est pas à cause
01:06:50de Macron
01:06:51ce n'est pas à cause
01:06:53je dirais
01:06:53de la trompette
01:06:54c'est parce qu'il y a
01:06:55un état
01:06:56qui fonctionne encore
01:06:57et qu'il y a
01:06:58des services publics
01:06:59et c'est l'état profond
01:07:00qui tient encore
01:07:01le pays
01:07:01de ce côté là
01:07:03deuxièmement
01:07:03ce qu'on ne vous dit pas
01:07:06parce que
01:07:06ça a été fait
01:07:07dans le passé
01:07:08c'est qu'il y a
01:07:09des sorties de capitaux
01:07:10qui parfois
01:07:11sont supérieures
01:07:12à ce qui rentre
01:07:13il faut le savoir
01:07:14et donc
01:07:15il y a
01:07:16de ce côté là
01:07:17je dirais
01:07:18de l'esbrouf
01:07:19et on n'a pas
01:07:20le droit
01:07:20de mentir aux français
01:07:22de cette manière
01:07:22parce que
01:07:23ce que je demande
01:07:24pourquoi pas
01:07:25on accueille
01:07:26des étrangers
01:07:27parce que nous ne sommes pas
01:07:28je dirais
01:07:29ségrégationnistes
01:07:30mais dites-nous
01:07:31ce qui sort
01:07:32combien d'entreprises
01:07:34françaises
01:07:34foutent le camp
01:07:35à cause justement
01:07:36d'une fiscalité
01:07:38et de multiples problèmes
01:07:39c'est ce que dit
01:07:40Rafik Smati
01:07:41qui est un entrepreneur
01:07:42Rafik dit
01:07:42un entrepreneur européen
01:07:44sur trois
01:07:44envisage de partir
01:07:45aux Etats-Unis
01:07:46tout le monde
01:07:47se félicite
01:07:47des 93 milliards
01:07:48de tous France
01:07:49mais derrière cette réussite
01:07:50se cache une autre réalité
01:07:51pendant qu'on célèbre
01:07:52l'argent qui entre
01:07:53personne ne compte
01:07:54le talent qui sort
01:07:56et c'est cette hémorragie
01:07:57de talent
01:07:57qui devrait nous inquiéter
01:07:59et notamment
01:08:00un certain nombre de gens
01:08:01qui s'accaparent
01:08:01les brosets français
01:08:03c'est la même chose
01:08:05mais c'est sur un autre plan
01:08:06sur création d'emplois
01:08:07tu l'as bien dit Benjamin
01:08:09à Lyon
01:08:09il me semble que
01:08:10Abu Dhabi a investi
01:08:11avec une entreprise
01:08:12qui s'appelle
01:08:12DC Phoenix
01:08:13dans les data centers
01:08:15justement
01:08:15ils ont investi
01:08:16300 millions
01:08:17ils veulent monter
01:08:18jusqu'à 1 milliard
01:08:19et potentiellement plus
01:08:20donc c'est très bien
01:08:20on se dit
01:08:21c'est très bien
01:08:21sauf que
01:08:22tu l'as bien dit
01:08:23tout ce qui est data center
01:08:24ou centre d'information
01:08:25ne crée pas beaucoup d'emplois
01:08:27je crois sur
01:08:29sur les 9 éditions
01:08:31de Choose France
01:08:32je crois qu'on est en tout
01:08:33à peine à 10 000 emplois
01:08:35on doit être à 200 emplois
01:08:37créés par projet d'investissement
01:08:39c'est pas énorme
01:08:40en vrai c'est pas énorme
01:08:41donc il y a le sujet
01:08:42des capitaux qui sort
01:08:43mais on ne parle pas
01:08:45de la désindustrialisation
01:08:46de la France
01:08:46qui est derrière
01:08:47avec une immense destruction
01:08:48d'emplois
01:08:49on va juste montrer
01:08:49ces emplois qui sont créés
01:08:50c'est très bien
01:08:51personne ne doit cracher dessus
01:08:51mais c'est pas beaucoup
01:08:53comparé à toute la destruction
01:08:54d'emplois qu'il y a à côté
01:08:55voilà si
01:08:55alors on va se retrouver
01:08:57dans un instant
01:08:58vous pourrez réagir
01:08:59puis on parlera du globiche
01:09:00avec vous
01:09:01Jacques Myard
01:09:01cette espèce de
01:09:03il y en a marre
01:09:05voilà il y en a marre
01:09:06il y en a marre
01:09:07allez à tout de suite
01:09:0810h midi
01:09:09mettez-vous d'accord
01:09:11Sud Radio
01:09:13parlons vrai
01:09:1514h-16h
01:09:16Brigitte Laé
01:09:17Sud Radio
01:09:18Sud Radio
01:09:19le 10h midi
01:09:20mettez-vous d'accord
01:09:22Valérie Expert
01:09:23et de retour avec vous
01:09:25ensemble pour commenter
01:09:26l'actualité jusqu'à midi
01:09:27vous vouliez rajouter
01:09:29quelque chose
01:09:29sur Choose France
01:09:30oui
01:09:31effectivement sur le
01:09:33nombre d'emplois
01:09:33on parle toujours
01:09:34du nombre d'emplois
01:09:34des centres de données
01:09:36ou des data centers
01:09:37pour ceux qui préfèrent
01:09:39ce terme
01:09:40il est extrêmement faible
01:09:41par rapport au nombre
01:09:42d'hectares utilisés
01:09:43donc le ratio
01:09:44effectivement
01:09:44surface occupée
01:09:46pour le nombre d'emplois
01:09:46est très faible
01:09:47maintenant on est quand même
01:09:48sur un enjeu stratégique
01:09:49quand on construit
01:09:50une nouvelle centrale nucléaire
01:09:51on ne se demande pas
01:09:52si elle va créer
01:09:52200 ou 300 emplois
01:09:53mais on va se dire
01:09:54qu'elle va fournir de l'énergie
01:09:55pour des millions de français
01:09:55donc je pense que prendre
01:09:57le prisme du nombre d'emplois
01:09:58sur un centre de données
01:09:59c'est prendre le problème
01:10:00à l'envers
01:10:00oui mais c'est pour rebondir
01:10:02sur ce que disait Jacques
01:10:03sur la destruction
01:10:03enfin le fait que les capitaux
01:10:05sortent
01:10:05et c'est la même chose
01:10:05avec les emplois
01:10:06on peut faire le parallèle
01:10:07mais je suis d'accord avec ça
01:10:08la remarque est pertinente
01:10:09alors Jacques
01:10:10peut-être un mot
01:10:10je vous france
01:10:11vous dites que vous avez marre
01:10:13de ce que vous appelez
01:10:14le globiche
01:10:14et que vous donnez
01:10:15une définition du globiche
01:10:16on parle français
01:10:17on oublie que la langue
01:10:19c'est pas uniquement fait
01:10:21pour vendre des cacahuètes
01:10:22c'est parce que
01:10:23c'est un système
01:10:24qui permet de penser
01:10:26c'est un accès
01:10:27moi je me sais
01:10:28lorsque j'étais diplomate
01:10:29il y a déjà
01:10:30un certain nombre d'années
01:10:31on s'était battu
01:10:32notamment à Eurocontrol
01:10:33pour faire passer
01:10:35le fait
01:10:36que le français
01:10:37était la langue de référence
01:10:38du traité
01:10:39et on s'est retrouvé
01:10:40face aux british
01:10:41qui ont essayé
01:10:43de mettre l'anglais
01:10:44pourquoi ?
01:10:45parce que derrière
01:10:46il y avait l'ensemble
01:10:47du système judiciaire
01:10:49qui permettait
01:10:50justement au fait
01:10:51qu'à partir du moment
01:10:52où c'était le français
01:10:53qui était la langue
01:10:56du traité
01:10:57et bien il s'adresse
01:10:58à des juristes français
01:10:59il faut voir
01:11:00que c'est un accès
01:11:02la langue
01:11:02alors ça ne signifie pas
01:11:04qu'il ne faut pas appeler
01:11:05qu'il ne faut pas apprendre
01:11:06l'anglais
01:11:06il faut apprendre
01:11:07aujourd'hui
01:11:08l'arabe et le chinois
01:11:10un ingénieur
01:11:11qui sera diplômé
01:11:13de chinois
01:11:14ou d'arabe
01:11:15ou de japonais
01:11:17aura une capacité
01:11:19une compétence
01:11:20sur le plan international
01:11:21que le globish
01:11:23ne lui donnera pas
01:11:24qui plus est
01:11:25l'anglais
01:11:25est une langue
01:11:26qui évolue
01:11:27très rapidement
01:11:27et si ça continue
01:11:29dans quelques années
01:11:30ils ne se comprendront
01:11:30même plus
01:11:31lorsque vous voyez
01:11:32l'orthographe
01:11:33notamment aux Etats-Unis
01:11:34de cet anglais
01:11:35qui évolue
01:11:36donc il ne faut pas croire
01:11:38que l'anglais
01:11:38ça soit le sésame
01:11:40ce n'est pas vrai
01:11:41apprenez une langue rare
01:11:43et parents
01:11:44écoutez-moi bien
01:11:45faites en face
01:11:46que votre fils
01:11:47apprenne le chinois
01:11:47apprenne le japonais
01:11:49etc
01:11:49ça fera un ingénieur
01:11:51hors pair
01:11:52oui
01:11:52chinois
01:11:53russe peut-être aussi
01:11:54le russe aussi
01:11:54il y a un chaud
01:11:56enfin l'anglais
01:11:56le mandarin
01:11:57c'est d'accord
01:11:57le mandarin
01:11:58l'espagnol
01:11:58voilà ce sont des langues
01:12:00et pas simplement
01:12:01le globish
01:12:02oui
01:12:03mais vous savez
01:12:04les coups portés
01:12:05à la langue française
01:12:06ils sont terribles
01:12:07et souvent d'ailleurs
01:12:08ils viennent
01:12:08surtout de la part
01:12:09du président de la république
01:12:10oui mais ils viennent
01:12:11souvent aussi
01:12:11de l'intérieur
01:12:12et de nos élites
01:12:14qui trahissent
01:12:15parce que quand vous voyez
01:12:16le conseil scientifique
01:12:18de l'éducation nationale
01:12:19qui il y a deux ans
01:12:21préconisait une révision
01:12:22complète de la grammaire
01:12:23et de la façon
01:12:24de l'enseigner
01:12:24et notamment
01:12:25avec une modification
01:12:28de l'accord
01:12:29du participe passé
01:12:30vous vous rendez bien compte
01:12:32que notre langue
01:12:34est menacée
01:12:35et moi
01:12:35je suis toujours
01:12:37très émue
01:12:38de rencontrer
01:12:39des
01:12:40des universitaires
01:12:43du continent africain
01:12:45parce qu'ils ont
01:12:46une passion
01:12:46de notre langue
01:12:47un amour
01:12:48de la langue française
01:12:51qu'on trouve
01:12:52rarement
01:12:53dans notre propre pays
01:12:54mais tu sais
01:12:55je vais te dire
01:12:55quand tu lis
01:12:57par exemple
01:12:57un certain nombre
01:12:58de romans
01:12:59des années 1930
01:13:00c'était truffé
01:13:01de mots anglais
01:13:02sorti de la langue
01:13:03ça n'existe plus
01:13:04le spider
01:13:05en foot
01:13:06on disait
01:13:07goal
01:13:08mais non
01:13:08mais but
01:13:09donc c'est pas
01:13:10perdu d'avance
01:13:11c'est une question
01:13:12de discipline
01:13:13et de fierté nationale
01:13:14absolument
01:13:15c'est aussi simple que ça
01:13:16Mehdi
01:13:16très rapidement
01:13:17je
01:13:18c'est ce que disait
01:13:20pour ceux qui connaissent
01:13:20un petit peu
01:13:21la philosophie
01:13:22Ludwig Wittgenstein
01:13:23qui est un immense
01:13:24philosophe du langage
01:13:26disait que la langue
01:13:27c'est le pouvoir
01:13:27je reviens sur ce que disait
01:13:29donc maîtriser son langage
01:13:30c'est avoir le pouvoir
01:13:31et dernier point
01:13:33c'est plutôt un sujet
01:13:34qui intéressera Alexandra
01:13:35mais moi je suis toujours
01:13:36alarmé par la baisse
01:13:37de la lecture
01:13:38et on en revient toujours
01:13:40sur ce sujet
01:13:41pour moi
01:13:41ne plus lire
01:13:42c'est ne plus comprendre
01:13:43la complexité du monde
01:13:44et c'est ne plus s'ouvrir
01:13:45donc l'un des grands sujets
01:13:47pour moi
01:13:47et c'est le sujet d'aujourd'hui
01:13:48mais ce sera le sujet de demain
01:13:49ça sera le niveau
01:13:50de la baisse de la lecture
01:13:52aujourd'hui
01:13:52il y a parfaitement raison
01:13:53et dans les écoles
01:13:54dans certaines villes
01:13:55il y a
01:13:57des bénévoles
01:13:58qui vont dans les écoles
01:14:00et qui apprennent
01:14:01aux enfants
01:14:02alors que ça devrait
01:14:03être l'éducation nationale
01:14:04et qui disent
01:14:05voilà comment on fait
01:14:06pour lire
01:14:07et qui vendent des bouquins
01:14:08qui ne vendent pas
01:14:08qui prêtent des bouquins
01:14:09j'ai invité la présidente
01:14:12du CNL
01:14:13sur Sud Radio
01:14:14pas de réponse
01:14:15j'aimerais bien
01:14:15qu'elle vienne
01:14:16nous en parler
01:14:18nous parler effectivement
01:14:19de cette grande enquête
01:14:20qui était
01:14:22assez glaçante
01:14:23sur la lecture
01:14:24sur ces jeunes
01:14:25qui pensent
01:14:26qu'il n'y a
01:14:27qu'il n'y a pas d'auteur
01:14:28aux Etats-Unis
01:14:28c'est malheureusement le cas
01:14:31et je vous ai dit
01:14:32un jour
01:14:32j'avais reçu
01:14:33on avait un festival
01:14:35de la bande dessinée
01:14:36et il y avait des gens
01:14:37qui venaient
01:14:38des Etats-Unis
01:14:39des français
01:14:40qui étaient installés là-bas
01:14:41et je leur ai dit
01:14:42vous devez faire un tabac
01:14:43il me dit
01:14:44détrompez-vous
01:14:45ils ne lisent plus
01:14:46même pas
01:14:47les bandes dessinées
01:14:47non
01:14:48le livre
01:14:49l'objet livre
01:14:50n'existe
01:14:51tout un arbre
01:14:53toutes nos librairies
01:14:54qui ferment
01:14:54les unes après les autres
01:14:55mais est-ce que
01:14:56juste une toute petite seconde
01:14:57les stades de jeunesse augmentent
01:14:58les livres
01:14:59les ventes de jeunesse augmentent
01:15:00quand même
01:15:01donc il y a quand même
01:15:01un peu d'espoir
01:15:02mais ce qui est toujours
01:15:04fascinant
01:15:05c'est qu'on voit
01:15:06toute une partie
01:15:08de cette élite
01:15:09de gauche
01:15:10qui explique que finalement
01:15:12tout ça n'est pas grave
01:15:13que les jeunes ne lisent pas
01:15:14ça n'est pas très grave
01:15:16que la langue française
01:15:17soit abîmée
01:15:18ça n'est pas grave
01:15:19on a vu cette
01:15:19je ne sais plus
01:15:20quel élu écolo
01:15:22nous expliquer
01:15:22que finalement
01:15:23les fautes d'orthographe
01:15:25ça n'était pas grave
01:15:26mais qui eux-mêmes
01:15:27ont bénéficié
01:15:28d'un enseignement
01:15:29d'exception
01:15:30qui fait la fierté
01:15:31de la France
01:15:32et qui en font bénéficier
01:15:33leurs enfants
01:15:34c'est ça la trahison
01:15:36et un dernier point
01:15:36ça raccrochera
01:15:37avec le sujet
01:15:38de la violence
01:15:39tout à l'heure
01:15:40mais quand vous ne maîtrisez
01:15:41pas votre langue
01:15:41vous ne parlez plus
01:15:43vous devenez violent
01:15:44parce que votre langage social
01:15:45ou votre langage tout court
01:15:46devient celui de la violence
01:15:47donc tout est lié
01:15:48Camus disait
01:15:49la langue c'est ma patrie
01:15:51bah oui
01:15:52vous regardez aujourd'hui
01:15:53les gens parlent
01:15:54de moins en moins bien
01:15:56le français
01:15:57le français
01:15:58oui oui
01:15:58le français
01:15:59sujet
01:15:59verbe
01:16:00complément
01:16:00c'est la structure
01:16:02et l'écriture
01:16:02le fait d'écriture
01:16:04sur le livre
01:16:05de Boilem Sansal
01:16:06je crois qu'on arrive
01:16:07à en faire son boile
01:16:08dans un instant
01:16:09quel teasing
01:16:10à tout de suite
01:16:11Sud Radio
01:16:12Sud Radio
01:16:13le 10h midi
01:16:14mettez-vous d'accord
01:16:15Valérie Expert
01:16:16alors on est de retour
01:16:19et effectivement
01:16:19aujourd'hui
01:16:20c'est la sortie du livre
01:16:23de Boilem Sansal
01:16:24oui donc
01:16:24aux éditions Grasset
01:16:25donc la légende
01:16:26Boilem Sansal
01:16:27donc livre à titre personnel
01:16:29que j'attends beaucoup
01:16:29certains diront
01:16:31qu'il y a probablement
01:16:32des règlements de compte dedans
01:16:33moi je ne m'attends pas à ça
01:16:34je m'attends surtout
01:16:35à un écrivain
01:16:36qui va dire sa vérité
01:16:37donc il prendra sa plume
01:16:38il dira ce qu'il doit dire
01:16:39quand il doit le dire
01:16:40et là je pense
01:16:41qu'il le fait très bien
01:16:42mais ce que je trouve
01:16:43très intéressant
01:16:44avec la séquence
01:16:44qui s'ouvre
01:16:45parce que ça va quand même
01:16:46être l'objet
01:16:46d'une séquence médiatique
01:16:47c'est que ce livre
01:16:49donc la légende
01:16:50est probablement
01:16:51un objet politique
01:16:52par nature
01:16:53puisqu'il sera à la fois
01:16:54détesté du côté
01:16:55du pouvoir algérien
01:16:56et en même temps
01:16:57on sent bien
01:16:57que du côté
01:16:58du gouvernement français
01:16:59ou du moins
01:16:59de certaines institutions françaises
01:17:02ça commence à piquer
01:17:03donc je trouve ça intéressant
01:17:04que Boilem Sansal
01:17:05apparaît à ce moment là
01:17:07qu'il dise sa vérité
01:17:08qu'il dise lui
01:17:08comment il a vécu
01:17:09toute cette période-là
01:17:10pas juste son incarcération
01:17:11en Algérie
01:17:12mais aussi ça a venu
01:17:13depuis Allemagne
01:17:14jusqu'en France
01:17:15et que finalement
01:17:16les mots soient posés
01:17:17et voilà
01:17:18j'attends ça
01:17:18avec beaucoup d'impatience
01:17:19il avait fait
01:17:20un très beau texte
01:17:21notamment dans
01:17:22la nouvelle revue politique
01:17:23avec Arnaud Benediti
01:17:24où il expliquait
01:17:24qu'on l'avait lapidé publiquement
01:17:26voilà
01:17:26donc les neuf règles
01:17:27de la lapidation
01:17:28qui était un très beau texte
01:17:29donc j'attends
01:17:30avec la patience
01:17:32ce jour
01:17:33pour aller l'acheter
01:17:33parce que je l'ai acheté
01:17:34tout à l'heure
01:17:34donc ce livre-là
01:17:36légende
01:17:36je suis en attente
01:17:38vous l'avez lu
01:17:39vous Alexandra ?
01:17:40oui alors je l'ai lu
01:17:41c'est un très très beau livre
01:17:43dans une très belle langue
01:17:44c'est
01:17:45très belle langue
01:17:47il dit des choses fortes
01:17:49je trouve que
01:17:50je n'ai pas très bien compris
01:17:52toute la polémique
01:17:53qui a précédé
01:17:53la sortie de ce livre
01:17:54parce que
01:17:55il dit les choses
01:17:56très clairement
01:17:58il explique
01:17:59ce qui s'est passé
01:18:00très clairement aussi
01:18:03et on avait besoin
01:18:04d'entendre sa voix
01:18:05et sa vérité
01:18:07il dit
01:18:07je l'ai entendu ce matin
01:18:08il disait
01:18:09qu'il ne voulait pas
01:18:10de la grâce
01:18:10du président Tebboune
01:18:11j'ai trouvé ça
01:18:12très très fort
01:18:12c'est très fort ça
01:18:13ce qu'il dit sur Tebboune
01:18:15il est l'ennemi de Tebboune
01:18:16en tant qu'intellectuel
01:18:18il précise bien une chose
01:18:19il est le chef
01:18:20de l'état algérien
01:18:21mais il n'est pas
01:18:22le président des algériens
01:18:23ça dit tout
01:18:24très très très fort
01:18:25ça dit tout
01:18:25et on referme ce livre
01:18:26en se disant
01:18:28que finalement
01:18:29ils l'ont certainement
01:18:31abîmé physiquement
01:18:32épuisé
01:18:33parce que c'est un monsieur
01:18:34quand même âgé
01:18:35et quand même malade
01:18:39qui a toute sa tête
01:18:40qui est brillant
01:18:41contrairement à ce qu'on a voulu
01:18:42sous-entendre à un moment
01:18:43mais surtout
01:18:45ils n'ont pas
01:18:45ils n'ont pas réussi
01:18:46à briser son courage
01:18:48son courage est intact
01:18:49il est debout
01:18:51et je trouve que c'est
01:18:53il y a une force
01:18:53pour un monsieur
01:18:54de presque 80 ans
01:18:56ou autour de 80 ans
01:18:57extraordinaire
01:18:57courageux
01:18:58digne
01:18:59et debout
01:19:00Jacques Mirard
01:19:01vous allez le lire
01:19:03certainement
01:19:03bon j'ai été
01:19:04avec la revue parlementaire
01:19:07notre
01:19:08comment s'appelle-t-il
01:19:09Arnaud Benetti
01:19:12on a pris des initiatives
01:19:13très fortes
01:19:15pour sa libération
01:19:16il y a toute une histoire
01:19:18parce que
01:19:20l'Allemagne
01:19:21qui a aidé
01:19:22dans cette affaire
01:19:23c'est en réalité
01:19:25parce que
01:19:26elle a un passé
01:19:27avec l'Algérie
01:19:29qui n'est pas très brillant
01:19:31et elle a agi
01:19:32contre nos intérêts
01:19:34du temps
01:19:35de la guerre
01:19:36et
01:19:37j'ai rencontré
01:19:39même
01:19:39en Allemagne
01:19:40un jour
01:19:41quelqu'un
01:19:42qui avait été
01:19:43accueilli
01:19:44en Allemagne
01:19:45qui m'a parlé
01:19:46très gentiment
01:19:47en français
01:19:47et l'Allemagne
01:19:49a joué
01:19:49un drôle
01:19:50de jeu
01:19:50pour le dire
01:19:52comme les américains
01:19:53d'ailleurs
01:19:55même si
01:19:55c'était terminé
01:19:56il fallait
01:19:57qu'on trouve
01:19:58une solution
01:19:58pour l'Algérie
01:20:00indépendante
01:20:01mais il faut le savoir
01:20:03et c'est la raison
01:20:03pour laquelle
01:20:04quand j'ai vu
01:20:04revenir l'Allemagne
01:20:05dans le processus
01:20:06je lui dis
01:20:06tiens tiens
01:20:07les vieux démons
01:20:08le reprennent
01:20:09c'est parce que
01:20:10je n'ai pas
01:20:11beaucoup confiance
01:20:12dans ce monde
01:20:14germanique
01:20:14qui est frappé
01:20:16parfois du bris
01:20:18oui
01:20:18donc
01:20:19c'est
01:20:20mais cela étant
01:20:21il y a eu
01:20:23de très grands
01:20:25il y a
01:20:26de très grands
01:20:27écrivains
01:20:28d'origine
01:20:29maghrébine
01:20:30et qui
01:20:30excellent
01:20:31dans notre langue
01:20:32donc ça
01:20:33ça devrait
01:20:33quand même
01:20:33alerter
01:20:35le dénommé
01:20:36Macron
01:20:38moi je suis ravi
01:20:40que Bohème sans salle
01:20:41sorte enfin
01:20:42son livre
01:20:43on attendait tous
01:20:43d'avoir
01:20:44le récit
01:20:45de son incarcération
01:20:47et de la privation
01:20:48de liberté
01:20:49qu'il a subie
01:20:50en Algérie
01:20:50quelques phrases clés
01:20:52que je retiens
01:20:53là-bas
01:20:54on ne brûle pas
01:20:55les livres
01:20:56on enferme
01:20:57les écrivains
01:20:58il y a des phrases
01:20:59qui sont extrêmement
01:20:59fortes
01:21:00effectivement
01:21:00ce livre
01:21:02doit gratter
01:21:04à l'oreille
01:21:05du Quai d'Orsay
01:21:06qui a une vision
01:21:08des relations
01:21:09internationales
01:21:10et notamment
01:21:10avec le Maghreb
01:21:11qui sont plus
01:21:11qu'ambigus
01:21:12et Bruno Retailleau
01:21:13d'ailleurs
01:21:14en sortant du gouvernement
01:21:15avait clairement
01:21:15exprimé
01:21:17les différences
01:21:17de point de vue
01:21:18qu'il y avait
01:21:18entre le ministère
01:21:19de l'Intérieur
01:21:19et le Quai d'Orsay
01:21:21de l'autre
01:21:22qui essayait d'influencer
01:21:22le président Macron
01:21:24pas de vagues
01:21:24absolument
01:21:26juste un petit clin d'oeil
01:21:27un petit peu
01:21:28aigri de l'actualité
01:21:29hier
01:21:30Laurent Nunez
01:21:31accueillait le ministre
01:21:32de l'Intérieur algérien
01:21:33voilà
01:21:33la veille de la sortie
01:21:34du livre
01:21:35et je pense
01:21:36et moi je souhaite
01:21:37que les relations
01:21:38s'apaisent à nouveau
01:21:40mais je suis
01:21:41je dirais
01:21:42je ne mettrai pas
01:21:42en la tête
01:21:43le billot
01:21:43pour dire que ça va durer
01:21:44parce qu'il y a un problème
01:21:46ce que tu dis
01:21:47sur Teboun
01:21:48il est le chef de l'état
01:21:50mais il n'est pas
01:21:50le président des Algériens
01:21:51c'est le problème
01:21:53de l'Algérie
01:21:54c'est le problème
01:21:55de l'Algérie
01:21:56c'est-à-dire
01:21:58un pouvoir
01:21:58des généraux
01:22:00qui se maintient
01:22:02avec des méthodes
01:22:03on va dire
01:22:05brassiques
01:22:06dont les Algériens
01:22:08sont les premières victimes
01:22:08j'ajoute un dernier point
01:22:10parce qu'il faut quand même
01:22:11le signaler
01:22:12on a toujours Christophe Glaze
01:22:13qui est toujours
01:22:14en Algérie
01:22:15qui est emprisonné
01:22:16en Algérie
01:22:17il n'est pas en vacances
01:22:18il est emprisonné
01:22:20ces états
01:22:21qui pratiquent
01:22:22la prise d'otages
01:22:23politiques
01:22:23n'est-ce pas
01:22:26on sait
01:22:27qu'ils agissent ainsi
01:22:28mais malheureusement
01:22:29nos démocraties
01:22:30ont du mal
01:22:31à trouver
01:22:32je dirais
01:22:33la rétorsion
01:22:34parce que
01:22:35et même
01:22:36faire des actes
01:22:37de représailles
01:22:38c'est possible
01:22:39ce serait possible
01:22:40avec l'Algérie
01:22:40et je regrette
01:22:42qu'on n'ait pas
01:22:43serré les boulons
01:22:44un peu plus tôt
01:22:47pardon
01:22:48Alexandra
01:22:49Alexandra
01:22:50vous vouliez revenir
01:22:51sur
01:22:52apporter votre soutien
01:22:54à une CPE
01:22:55de Bondy
01:22:56racontez-nous
01:22:57un petit peu
01:22:57cette histoire
01:22:58absolument
01:22:59je ne peux que déplorer
01:23:02que finalement
01:23:02le drame
01:23:04de Samuel Paty
01:23:04ne nous ait pas servi
01:23:06de leçon
01:23:07et je constate
01:23:10que
01:23:10ça se reproduit
01:23:12à l'infini
01:23:12enfin
01:23:14il n'y a pas eu
01:23:16d'autres
01:23:16décapitations
01:23:17non pardon
01:23:18mais en tout cas
01:23:18le processus
01:23:20et tout l'engrenage
01:23:22qui ont mené
01:23:24à l'assassinat
01:23:26de Samuel Paty
01:23:26continue
01:23:27de se répéter
01:23:30dans nos lycées
01:23:31et notamment
01:23:32en Seine-Saint-Denis
01:23:33au lycée
01:23:34Jean Renoir
01:23:34de Bondy
01:23:35vous avez
01:23:37au mois de dernier
01:23:38une réunion
01:23:40qui a été organisée
01:23:41entre différents jeunes
01:23:43et puis une CPE
01:23:44pour essayer
01:23:46de trouver
01:23:46une issue
01:23:47d'apaisement
01:23:48à une situation
01:23:49de harcèlement
01:23:49qui était dénoncée
01:23:50et la réunion
01:23:53s'est passée
01:23:54nous étions
01:23:55au mois de mars
01:23:56et là
01:23:56il y a quelques jours
01:23:58Amal Bentoussi
01:24:00qui est la fondatrice
01:24:01du triste collectif
01:24:03Urgence
01:24:03notre police
01:24:04assassine
01:24:04a posté
01:24:06sur ses réseaux sociaux
01:24:07des témoignages
01:24:10qui relatent
01:24:12l'affaire
01:24:12évidemment
01:24:12d'un point de vue
01:24:14très militant
01:24:15et très engagé
01:24:16et qui de fait
01:24:17mettent en danger
01:24:18la CPE
01:24:19puisqu'elle est accusée
01:24:20d'être raciste
01:24:21voilà
01:24:22et je voulais moi
01:24:23dire mon soutien
01:24:24et ma solidarité
01:24:26à cette femme
01:24:27qui se trouve
01:24:28dans une situation
01:24:29absolument effroyable
01:24:31alors qu'elle ne fait
01:24:32que son métier
01:24:33on voit trop cela
01:24:35dans nos lycées
01:24:36en Seine-Saint-Denis
01:24:37et nos lycées
01:24:39franciliens
01:24:39les élus
01:24:40et les filles
01:24:41qui finalement
01:24:42veulent bordéliser
01:24:43et veulent exploiter
01:24:45les jeunes
01:24:46et les détourner
01:24:48finalement
01:24:48de leur scolarité
01:24:50normale
01:24:51pour en faire
01:24:52de la chair
01:24:54à canon électorale
01:24:55donc
01:24:55j'espère
01:24:56que le ministre
01:24:58de l'éducation nationale
01:24:59va réagir
01:25:00et surtout
01:25:01prendre des sanctions
01:25:01contre ces personnes
01:25:03qui diffusent
01:25:04ces postes
01:25:05d'information
01:25:05et des appels
01:25:07à la haine
01:25:08la CPE
01:25:09il faut rappeler
01:25:10que le litige
01:25:11qu'elle tentait
01:25:11de régler
01:25:13c'était une affaire
01:25:14de harcèlement
01:25:15impliquant des jeunes
01:25:16filles racisées
01:25:17qui tenaient
01:25:18des camarades blanches
01:25:19pour responsables
01:25:20de l'esclavage
01:25:21on en est là
01:25:23et il y a des pressions
01:25:24aujourd'hui
01:25:25et ce n'est pas
01:25:25politiquement correct
01:25:26de le dire
01:25:27mais il y a des pressions
01:25:28dans des petites classes
01:25:29dans des sixièmes
01:25:30des cinquièmes
01:25:30des quatrièmes
01:25:31de jeunes
01:25:33qui veulent imposer
01:25:36leur façon
01:25:37de voir les choses
01:25:38via la religion
01:25:39à des petites filles
01:25:41c'est le cas
01:25:41d'une petite fille
01:25:42que je connais
01:25:43qui ne veut plus
01:25:43même quand il faisait
01:25:4530 degrés
01:25:46mettre de sandales
01:25:47parce que d'autres
01:25:48copines racisées
01:25:50lui disaient
01:25:50tu ne dois pas
01:25:51découvrir tes pieds
01:25:53et donc
01:25:53elles étaient
01:25:55menaçantes
01:25:56et la petite fille
01:25:57avait peur
01:25:58et ne le disait pas
01:26:00à ses parents
01:26:00elle a fini par le dire
01:26:01mais tout ça
01:26:03dénote quand même
01:26:04d'un climat
01:26:06très très inquiétant
01:26:07je veux dire
01:26:08ce côté
01:26:12c'est l'entrisme religieux
01:26:13à l'école
01:26:14ça existe
01:26:15je suis président
01:26:16de club de foot
01:26:17pour encore quelques semaines
01:26:19j'ai la chance
01:26:20d'être dans un club
01:26:20où l'entrisme religieux
01:26:22n'a pas sa place
01:26:23parce que les choses
01:26:23sont extrêmement claires
01:26:24et posées
01:26:25avec les entraîneurs
01:26:26les coachs
01:26:26et les gamins
01:26:28à quelques kilomètres
01:26:29de chez moi
01:26:30vous allez arriver
01:26:30sur des clubs de foot
01:26:32dans la ville de Toulouse
01:26:33la notion
01:26:34d'entrisme religieux
01:26:35elle est concrète
01:26:37c'est-à-dire
01:26:37que vous avez des gamins
01:26:38qui ne jouent plus au foot
01:26:40avec des shorts
01:26:41mais mettent des leggings
01:26:42sous leurs shorts
01:26:43alors des leggings
01:26:43c'est des collants
01:26:44longs
01:26:45c'est le terme
01:26:47qu'on utilise
01:26:48donc il y a
01:26:48une volonté
01:26:49d'entrisme religieux
01:26:50extrêmement puissante
01:26:51dans les entités sportives
01:26:53et aujourd'hui
01:26:54l'affaire Samuel Paty
01:26:56étant donné un drame
01:26:57et l'exemple
01:26:57le plus malheureux
01:26:58qu'on puisse connaître
01:26:59mais malheureusement
01:27:00cet entrisme
01:27:00aujourd'hui
01:27:01continue
01:27:01derrière les murs
01:27:03de l'école
01:27:03alors que c'est censé
01:27:04être le rempart
01:27:04et j'espère
01:27:06j'espère vraiment
01:27:06que cette CPE
01:27:07que ce lycée
01:27:09va être protégé
01:27:11soutenu
01:27:12par l'éducation nationale
01:27:14et son ministre
01:27:15voilà
01:27:15sans tarder
01:27:16parce qu'il ne faut pas
01:27:17que le soutien
01:27:18arrive deux semaines après
01:27:20il faut agir rapidement
01:27:22c'est effectivement
01:27:24et on se demande
01:27:26d'ailleurs
01:27:26comment une réunion
01:27:27qui a eu lieu
01:27:28au mois de mars
01:27:29qui a été enregistrée
01:27:30par la jeune fille
01:27:31qui était donc
01:27:32accusée de harcèlement
01:27:33se retrouve mystérieusement
01:27:35dans les mains
01:27:36de la fondatrice
01:27:38de ce collectif
01:27:39que je ne vais pas le citer
01:27:40c'est une vraie tentative
01:27:41d'intimidation
01:27:41mais bien sûr
01:27:42c'est l'impina
01:27:44dit
01:27:44si ce pays fonctionnait
01:27:46encore
01:27:47les harceleuses racisées
01:27:48auraient été virées
01:27:49sans que l'on s'en sente
01:27:50obligées de les recaser
01:27:52leurs parents
01:27:52auraient perdu
01:27:53leurs avantages sociaux
01:27:54notamment logement social
01:27:56les élèves associés
01:27:57à la cabale également
01:27:57la CPE recasée
01:27:59dans un établissement
01:28:00agréable et bien fréquenté
01:28:01les professeurs
01:28:02qui ont alimenté
01:28:02la cabale
01:28:03révoqués
01:28:04et ceux qui ont soutenu
01:28:05la CPE
01:28:06récompensés
01:28:07quant aux élus
01:28:08et les filles
01:28:09irresponsables
01:28:09elles devraient répondre
01:28:10de la mise en danger
01:28:11de la vie d'autrui
01:28:12et être rendues inéligibles
01:28:13je souscris à 100%
01:28:15et on pourrait rajouter
01:28:16si ce pays fonctionnait
01:28:18correctement
01:28:18on n'aurait pas à préciser
01:28:20qu'une élève est racisée
01:28:21ou pas
01:28:21le terme racisé
01:28:22c'est monstrueux
01:28:23c'est inacceptable
01:28:25mais c'est monstrueux
01:28:26quelle que soit la couleur
01:28:27de peau
01:28:27quelle que soit ta taille
01:28:29quelle que soit ta religion
01:28:30je n'ai rien à foutre
01:28:31tes citoyens français
01:28:32prends la ligne
01:28:33bien sûr
01:28:35Perico vient d'arriver
01:28:36sur ses bonnes paroles
01:28:36bonjour Perico Légas
01:28:38Duralex
01:28:38mais pas Cedlex
01:28:39la pauvre société
01:28:40du Loiret
01:28:42qui se croyait tirée d'affaires
01:28:43replonge dans le rouge
01:28:45on aura le témoignage
01:28:45de Gilles Attaf
01:28:46président de la certification
01:28:48des produits de français
01:28:49et des forces françaises
01:28:50de l'industrie
01:28:51qui nous racontera
01:28:51les déboires
01:28:54je dirais un mot
01:28:55sur les déclarations
01:28:56de monsieur Retailleau
01:28:57qui ne fait qu'utiliser
01:28:58les bons mots
01:28:59la langue française
01:28:59voilà
01:29:00c'est pas une position politique
01:29:01c'est tout simplement
01:29:02une définition correcte
01:29:03de ce qui s'est passé
01:29:04on est étonné d'ailleurs
01:29:05que le ministre de l'Intérieur
01:29:06n'utilise pas ces mots-là
01:29:07aussi
01:29:07pour qualifier
01:29:08les exactions
01:29:09le samedi soir
01:29:10mais où est donc
01:29:12passée la 5ème république
01:29:13c'est pas un pastiche
01:29:14de la 7ème compagnie
01:29:14c'est pauvre France
01:29:16avec Henri Hainaut
01:29:16qui nous dira
01:29:17toutes ses inquiétudes
01:29:19de savoir que ce...
01:29:19on milite pour le retour
01:29:21de Saint Sinatus
01:29:21qui serre les boulons
01:29:22voilà
01:29:23on en a eu quelques-uns
01:29:24en France
01:29:25il y a toujours un képi
01:29:26merci
01:29:27allez
01:29:27il y a une émission à faire
01:29:29bonne journée
01:29:30sur Sud Radio
01:29:30à tout de suite
01:29:31avec toi
01:29:3110h midi
01:29:32mettez-vous d'accord
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