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##VV_PARLER_FRANCE-2026-06-03##

Catégorie

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News
Transcription
00:00On va faire parler de la France jusqu'à 20h ce soir avec François Libourneau, bonsoir !
00:04Bonsoir Cécile, ça me fait tout bizarre !
00:06Mais moi aussi ça me fait bizarre !
00:06Je suis heureux mais perturbé en même temps !
00:09C'est bizarre de voir des cheveux, c'est ça que vous voulez dire ?
00:11Des très beaux cheveux en plus, je me permets !
00:14Cécile, on va y aller à fond ce soir, jusqu'à 20h, on va voir beaucoup de sujets, des sujets
00:18dont on a déjà parlé en premier débat
00:20puisqu'on reparlera de la disparition de cette jeune fille Liana, on va y revenir dans un instant.
00:25Justement, tiens, dans le Gers, on en parlait tout à l'heure, un homme de 41 ans était mis en
00:29examen pour enlèvement et séquestration sur cette jeune fille.
00:32C'est une très très grosse affaire, il s'appelle Jérôme Barrella.
00:35Est-ce que cette affaire vous choque ? Dites-le-nous, 0800 26 300 300.
00:39Est-ce que les enfants sont-ils suffisamment protégés aujourd'hui ?
00:42On en parlait aussi avec le périscolaire, Cécile, c'est des sujets qui reviennent.
00:45Mais ça vous fait réagir, donc 0800 26 300 300.
00:48Et puis vous savez de quoi on parle après ?
00:49Non.
00:50Du temps d'attente aux urgences puisqu'il ne fait que doubler.
00:52C'est vrai.
00:53Oui, plus de 3 heures en moyenne de temps d'attente aux urgences, c'est énorme.
00:57Puis on sait que le service derrière n'est pas toujours de qualité.
00:59Si vous avez déjà attendu des heures aux urgences, malheureusement, ça arrive.
01:03Combien de temps d'ailleurs vous avez attendu ?
01:05Dites-le-nous, 0800 26 300 300 sera notre deuxième sujet.
01:08Puis pour finir, on parlera de ce policier qui va aller en prison puisqu'il a été condamné à 14
01:13mois de prison ferme
01:14et incarcéré après des violences commises ce week-end lors du match du PSG face à Arsenal pour la Ligue
01:20des Champions.
01:21Est-ce que vous trouvez que cette condamnation est justifiée ?
01:24Est-ce que vous trouvez ça normal qu'un policier aille en prison ?
01:25On le rappelle, il était en état d'hybriété.
01:27Il faut le préciser quand même.
01:28Ce serait notre dernier sujet.
01:29Voilà, Cécile, pour le programme.
01:30Vous savez tout.
01:31Allez, 0800 26 300 300.
01:33Christine Bouillaud est avec nous, notre correspondante Sud Radio.
01:36Bonsoir, Christine.
01:37Bonsoir, Cécile.
01:38Bonsoir.
01:39On va revenir bien entendu sur la disparition de Liana avec beaucoup, beaucoup de dysfonctionnements
01:46et c'est l'objet en tout cas de cette enquête qui dure depuis longtemps.
01:51Alors, les recherches effectivement se sont poursuivies, je vous en dirai un mot dans un instant,
01:56mais le fait majeur aujourd'hui, ce sont les précisions apportées par la procureure
01:59Doche en fin d'après-midi sur les enquêtes qui permettent de cerner un peu mieux encore
02:04le profil et le parcours aussi du père de famille actuellement.
02:07Je vous le rappelle, incarcéré et mis en examen pour enlèvement et séquestration.
02:11Il est actuellement en détention du côté d'Agin.
02:13Alors, ce n'est pas une, mais en réalité trois plaintes pour viol qui l'ont visée
02:18ou qui le visent directement, puisque l'une de ces plaintes a été déposée tout simplement
02:22ce matin même pour laisser récente sur une fillette de 11 ans lors d'une soirée pyjama
02:27avec la fille du suspect.
02:28Cette plainte, elle vient s'ajouter à une première plainte déposée, elle, Bétune,
02:32dans le nord de la France sur une enfant âgée de 10 ans.
02:35On était alors en 2024, il y a eu des investigations, mais cette plainte a été classée sans suite
02:41faute d'éléments probants, nous a-t-on dit.
02:43Et puis, d'autres plaintes, cette fois, déposées en août dernier, il y a seulement
02:46neuf mois, une plainte déposée en Haute-Garonne par une mère de famille concernant sa fille
02:52de 10 ans.
02:53Cette plainte a été transmise au Parc-et-Doche en janvier dernier et qui a été ensuite
02:58transmise au gendarme Gers, mais qui n'a donné lieu depuis cinq mois à la moindre action
03:03en justice.
03:04Ça veut dire que depuis cinq mois, il ne s'est rien passé à la suite de cette plainte.
03:08Et c'est cette inaction qui pose beaucoup de questions.
03:10Est-ce qu'il ne pouvait pas avoir été un traitement beaucoup plus accéléré sur
03:14ce dossier ?
03:15Pour l'instant, cette affaire est remontée jusqu'au gouvernement, puisque cet après-midi,
03:20Laurent Nunez a précisé que deux enquêtes administratives sont diligentées dans ce dossier.
03:25Une enquête par l'inspection générale de la justice et l'inspection générale de
03:30la gendarmerie nationale pour savoir si, oui ou non, il y a eu des dysfonctionnements.
03:34À cela s'ajoute également une autre affaire, cette fois, qui remonte à 2017, où le suspect
03:40avait eu une relation consentie, nous a-t-on dit, avec une jeune fille de 13 ans.
03:43À l'époque, il en avait 32.
03:45C'est la mère de la jeune fille qui avait porté plainte, mais faute d'éléments, ça
03:49avait été capté de suite.
03:50Et puis cette autre affaire également, cet emploi d'un périmaire comme agent technique
03:55dans un lycée du Gers qui avait pris fin à la suite de signalements de la part d'une
03:59mère d'élèves pour des propos et des messages inappropriés que le suspect envoyait à sa
04:05propre fille.
04:06Donc voilà, on voit le parcours judiciaire qui s'épaissit concernant le suspect numéro
04:11un dans cette affaire de l'IANA.
04:13Cinq jours que les recherches se multiplient dans tout le secteur de Florence et même
04:19un petit peu au-delà, puisqu'aujourd'hui, on est allé du côté de Rochlor, c'est du département
04:24à une vingtaine de kilomètres.
04:25Les gendarmes en sont des déchants, des plans d'eau.
04:27Une entreprise agricole aussi a été inspectée là où travaille le suspect, mais rien pour
04:32le moment et rien ce soir, cinq jours après, ne permet de dire où se trouve concrètement
04:36la petite Liana, Cécile.
04:38Et il y a des recherches citoyennes aussi, j'ai l'impression que beaucoup de communes
04:43ont décidé d'aider, en tout cas les forces de police.
04:47Alors il y a des renforts citoyens spontanés qui sont coordonnés par la gendarmerie, parce
04:52qu'ils ne veulent pas non plus qu'il y ait des interférences dans cette enquête
04:56tentaculaire qui a démarré depuis samedi midi.
04:59Il y a également le renfort des chasseurs qui ont démarré hier, donc avec les gendarmes,
05:05parce qu'ils ont une connaissance très fine du territoire, des endroits où on pourrait
05:10avoir des cachettes, des trous d'eau, des points qui ne sont pas connus forcément par
05:16les gendarmes.
05:17Il y a également les agriculteurs qui se sont portés volontaires.
05:20Il y a des centres équestres aussi, des zones dans lesquelles ils ont l'habitude de passer.
05:24Bref, tout le territoire est passé au peigne fin, dans l'espoir de retrouver le moindre
05:28indice qui permettrait de savoir ce qu'est devenu Liana.
05:31Je rappelle, la petite jeune fille, elle est sortie du collège vendredi dernier à 15h.
05:36Les caméras de vidéosurveillance l'ont vu monter dans la voiture du suspect de Jérôme
05:41B, 41 ans, ce père de famille dont la fille était amie avec la jeune Liana, lui dit
05:47d'avoir déposé quelques temps après à la piscine de Florence, mais ça, personne
05:52ne peut le confirmer.
05:53Et depuis, c'est la recherche permanente et partout.
05:57Ce dossier est littéralement tentaculaire.
06:00Près de 200 gendarmes aujourd'hui ont participé encore depuis plusieurs jours à
06:05ces recherches ici d'Angers.
06:06200 gendarmes qui viennent de toute la France, de Clermont-Ferrand, de l'Hérault, des
06:11spécialistes également pour sonder, des chiens Ronifleur également.
06:15Tout est passé au peigne fin dans l'espoir de retrouver le moindre indice.
06:19Ce qui est très attendu également, Cécile, je peux vous dire aussi, c'est l'analyse du
06:24véhicule, un véhicule plutôt moderne, et donc l'analyse du GPS du véhicule qui n'est
06:29pas encore tout à fait terminée, qui permettra d'apporter des précisions sur le
06:33parcours de ce père qui a donc fait monter dans sa voiture cette jeune fille et qui
06:38depuis a disparu.
06:39En tout cas, on espère largement, en tout cas, une petite bonne nouvelle.
06:44Ça nous ferait beaucoup de bien.
06:45Merci beaucoup, Christine Bouillaud.
06:48Demain, Aurélien Martigny, qui est le vice-procureur du tribunal de Melun, sera l'invité, vous
06:55m'avez dit, de Jacques Cardoz.
06:56Merci beaucoup, Christine Bouillaud, pour ce rapport extrêmement complet.
07:01Vous voulez, bien entendu, nous appeler et évoquer, en tout cas parler de cette jeune
07:08Liana 0826 300 300.
07:11Donnez-nous, bien entendu, vos avis.
07:13On est ensemble jusqu'à 20h avec François-Louis.
07:16Oui, et puis on accueillera dans un instant Liliane de Clamart, c'est juste après.
07:20A tout de suite.
07:2219h20, les vraies voix font parler la France.
07:25Sud Radio.
07:28Les vraies voix font parler la France avec François-Louis Bourneau, 0826 300 300.
07:33Nous sommes ensemble pendant jusqu'à 20h.
07:36Jusqu'à 20h, Cécile.
07:37Avec grand plaisir, d'ailleurs.
07:39Eh bien, merci, François-Louis.
07:40On va donner la parole à nos auditeurs.
07:41On vous donne la parole au 0826 300 300.
07:44Vous l'avez dit à l'instant.
07:45Vous pouvez aussi réagir avec le hashtag Les Vraies Voix sur les réseaux sociaux, sur
07:48Youtube.
07:49On lit vos commentaires.
07:50Cécile, on va donner la parole à Liliane.
07:52Tiens, Liliane qui nous appelle de Clamart sur ce sujet de la disparition de Liliana.
07:56Bonsoir Liliane.
07:57Bonsoir Liliane.
07:59Bonsoir.
07:59Vous avez voulu prendre la parole.
08:01On va vous la donner dans un instant.
08:03Cette affaire vous choque, je suppose, parce qu'il n'y a rien de plus atroce quand on
08:06lit les faits dans tout ce qui s'est passé.
08:08Vous pensez que la justice, c'est un problème de poli-justice, on le disait en premier
08:12débat d'ailleurs, dans ces dossiers, ça ne fonctionne pas ?
08:16Je suis horrifiée parce que c'est au-delà de tout ce qu'on peut imaginer en ce moment.
08:24J'essaie de me mettre à la place des parents et personne ne peut comprendre ce qu'ils vivent
08:29en ce moment.
08:31Je suis horrifiée parce que je me rends compte que ce qu'on a de plus cher n'est pas
08:38traité
08:39comme être important, si vous voulez.
08:42Parce qu'au-delà de ce cas qu'on a aujourd'hui, on se rend compte que nos enfants ne
08:47sont pas
08:47en sécurité, ni à la maternelle, ni à l'école, ni au collège, ni dans la rue,
08:53ni dans les familles, puisqu'il y en a été avec quelqu'un qu'elle connaissait.
09:00Qu'est-ce qu'on fait comme société ? Où est-ce qu'on place l'enfant et l'importance
09:05de l'enfant dans notre société ?
09:08La justice, je pense qu'il va falloir mettre tout le monde à table, gauche, droite, tout
09:16ce que vous voulez, et savoir qu'est-ce qu'on a comme priorité.
09:18C'est-à-dire qu'on se rend compte que la société a évolué de telle manière qu'on
09:22a de plus en plus d'agressions sur les enfants, qu'ils sont en danger.
09:29Mettons, faisons une priorité au niveau de la justice et au niveau de la police aussi.
09:36Liliane, ça veut dire que si je vous écoute, il faut remettre de la sécurité au cœur,
09:41en tout cas, ou même à l'école.
09:43Il faut être beaucoup plus vigilant.
09:45Ça veut dire qu'il faut repenser l'espace scolaire, même jusqu'à sur le trottoir ?
09:51Exactement.
09:52À la maternelle, tout ce qui se passe dans le périscolaire à Paris.
09:58Pourquoi on n'a pas un fichier national où les enseignants peuvent mettre des gens
10:06auxquels ils ont des suspicions ?
10:09Le périscolaire, c'est à l'extérieur de l'école.
10:12C'est un autre débat, mais effectivement, il faudrait un fichier.
10:16Voilà, que ce soit un fichier accessible et que tout le monde puisse mettre des doutes,
10:24qu'il y ait des questions et qu'il y ait une communication directe entre ces gens-là
10:30qui s'occupent de nos enfants et la police et les responsables de ces départements.
10:36Alors là, il y a eu un dysfonctionnement, visiblement, et de la gendarmerie.
10:41Je dis bien, parce que pour l'instant, l'enquête suit son cours.
10:45Il faudrait, comme la prise de parole des femmes battues, par exemple, une exemplarité sur...
10:51Exactement.
10:54Et on se rend compte qu'il y a eu plein de signalements maintenant,
10:58et je ne sais pas ce qu'on va découvrir par rapport à ce monsieur qui est accusé,
11:03pas qui est accusé, qui est en garde à vue.
11:05Soupçonné, en tout cas.
11:06Voilà.
11:08Mais ça met la pape à l'oreille.
11:12Est-ce que vous avez des enfants ?
11:13Pardon de vous poser la question, mais je devrais répondre.
11:15Est-ce que, je ne sais pas s'ils sont en bas âge ou pas,
11:19est-ce que vous avez toujours eu peur ?
11:22Est-ce qu'aujourd'hui, ce sont ces affaires qui remontent aujourd'hui
11:26et qui vous terrorisent peut-être ?
11:28Moi, j'ai toujours eu peur.
11:30Maintenant, il a 18 ans, mais je peux vous dire que c'était ma plus grande peur.
11:36Et j'étais très, très vigilante, et c'est fatigant.
11:40C'est fatigant.
11:42On se rend compte, par exemple, aujourd'hui,
11:45que ce monsieur était dans le nord de la France,
11:47il a quitté la région,
11:50et basta, on met deux ans pour se mettre en lien
11:55avec les autorités de Gers.
11:58Oui, il y a un problème de traçabilité, bien entendu.
12:01Vous restez avec nous, Liliane.
12:03On va aller du côté de Pau, Cécile, avec Jérôme.
12:06Bonsoir, Jérôme.
12:07Bonsoir, Jérôme.
12:07Bonsoir, Cécile. Bonsoir, François.
12:09Jérôme, on est dans un laxisme généralisé,
12:11vous trouvez, quand on entend ce genre d'affaires ?
12:14Alors déjà, je suis totalement d'accord avec Liliane.
12:16Donc moi, je l'ai abordé de façon un peu plus primaire.
12:18C'est-à-dire que quand j'ai appris qu'il avait déjà une affaire judiciaire sur le dos
12:22avec une petite fille de 10 ans,
12:24ma première réaction, qui n'est pas normale normalement,
12:26quand tu en crois en ta justice,
12:27ma première réaction, c'était pourquoi le père de la fille de 10 ans ne s'est pas vengé ?
12:31Et j'en ai parlé avec des collègues,
12:32et en fait, on est tous d'accord.
12:33La plupart m'ont dit, mais moi, ça aurait été moi,
12:35mais le mec, je le fume.
12:37Et il va falloir que le...
12:38Alors là, ça a...
12:39Attendez, attendez, attendez, attendez, c'était le vite fait.
12:41Il va falloir qu'ils comprennent aussi, que la justice comprenne,
12:43que quand tu mets cette personne en prison,
12:45ça permet aussi aux familles, justement, de faire un espèce de deuil,
12:47de prendre sur soi, de relativiser, peut-être malgré tout,
12:50même si c'est difficile,
12:51au bout de 5 ans, 6 ans,
12:52quand la personne est sortie au bout de 2 semaines,
12:54t'as qu'une seule chose que t'as envie,
12:56c'est de te venger, Cécile.
12:57C'est clair et net.
12:58Et on va se retrouver, avec ce laxisme judiciaire,
13:01un jour, avec plus de gens qui seront en prison
13:04pour s'être vengés ou avoir fait justice eux-mêmes
13:06que des gens qui auront commis des peines.
13:08Enfin, qui auront commis des crimes.
13:10Je n'adhère pas à ce que vous dites, bien entendu,
13:13de la vengeance.
13:14La vengeance doit être forcément la justice.
13:16Je comprends, je comprends très bien ce que vous dites.
13:20Et cet apaisement dont on a besoin, justement,
13:23de se dire qu'il faut une réponse pénale,
13:24quoi qu'il arrive.
13:25Mais il n'y en a plus, Cécile.
13:26Il n'y en a plus.
13:26Les gens, ils ont passé un cas.
13:27Je vais vous dire, pour l'instant,
13:29ils sont en colère, énervés,
13:30ils veulent de la vengeance.
13:31Pour l'instant, ils se tiennent.
13:32Mais sur plein de sujets, jusqu'en 2027,
13:35le prochain gouvernement,
13:36quelle que soit son étiquette politique,
13:38s'il ne fait pas les choses sur plein de sujets,
13:39mais notamment judiciaires,
13:41je peux vous assurer que vous allez avoir
13:42beaucoup de gens qui vont faire justice eux-mêmes.
13:44Et malheureusement, il y aura des gens
13:45qui, juste sur un ondi,
13:47ils prendront alors qu'ils n'auront rien fait.
13:49Donc, vraiment, qu'ils prennent,
13:50que la justice prenne le bras d'accord.
13:51Et je veux vraiment finir sur une chose.
13:53Plus tu rentres dans les sommets de l'État
13:55ou dans les sommets judiciaires,
13:56et moins ces gens rentrent de compte.
13:57C'est quand même extraordinaire.
13:59Les procureurs ne rendent pas de compte.
14:00Les juges ne rendent pas de compte.
14:01Bruno Le Maire, ministère de machin,
14:03ils ne rendent pas de compte.
14:03Le président ne rend pas de compte.
14:05Plus tu es au sommet de l'État,
14:06moins tu rends compte.
14:07Et bien que ces gens-là
14:08commencent à rendre des comptes.
14:10Et on croit à la justice de notre pays.
14:12Vous estimez qu'il y a une responsabilité collégiale,
14:15finalement,
14:16là, sur le cas de l'INA,
14:18de l'école,
14:21de la justice,
14:23de la gendarmerie,
14:24et même plus largement,
14:25de la commune en général ?
14:27Je pense que c'est plus profond que ça.
14:30Disons que sur les enfants,
14:32vous savez, on a connu mes 68.
14:34Il y a eu quand même beaucoup de discussions.
14:36Il y a eu des masnefs qui passent à la télé,
14:38qui racontaient...
14:38Je pense qu'il y a certaines élites,
14:40pour eux,
14:40qui ne voient pas vraiment le problème
14:41comme nous, on peut le voir en bas.
14:43Voilà.
14:43Et je pense que ça touche évidemment
14:45toute la société.
14:46C'est-à-dire que tu peux être boulanger
14:47et avoir ce genre de pulsions.
14:48Mais tu peux être aussi avocat et juge.
14:50Tu peux être factuel ou président.
14:51Donc je pense que malheureusement,
14:53moi j'ai un collègue, par exemple,
14:54qui a un collègue à lui
14:55qui a pris trois ans de prison pour drogue.
14:56Les mecs, ils sont hors d'eux.
14:58Ils ne comprennent pas pourquoi.
14:59Eux, ils prennent cher.
15:00Ce qui est normal.
15:01Il y a une justice.
15:01Tu n'as pas à faire ça.
15:02Mais que ces gens-là soient dehors,
15:05ça les rend fou.
15:05Et vous êtes de ceux qui disent
15:08qu'il faudrait responsabiliser
15:09les juges, par exemple ?
15:11Tout à fait.
15:12Dans un état de droit,
15:13je veux dire,
15:14tout le monde a des droits
15:14et des devoirs.
15:15Et je suis désolé,
15:16tout qui a rendu des comptes.
15:17Et au bout d'un moment,
15:18peut-être aussi choisir
15:19et qu'ils abstinent
15:20l'étiquette politique
15:21que nous, on veut.
15:22C'est-à-dire que si je vote
15:23et les filles
15:24et que je vois un gros laxisme,
15:25mettons des juges laxistes.
15:26Si je vote RN
15:27ou si je vote pour quelqu'un
15:28d'un peu plus rigoureux
15:29sur la justice,
15:30peut-être de mettre des juges
15:31plutôt rigoureux sur la justice.
15:32Mais qui suivent un peu...
15:34Je crois que c'est le cas
15:34aux Etats-Unis, Cécile.
15:36C'est l'étiquette politique,
15:37je crois.
15:38Donc je pense que ce serait bien aussi
15:39ou même faire des référendums
15:40sur la justice, oui.
15:41Pourquoi pas ?
15:42Avec une priorité, bien entendu,
15:44sur les enfants,
15:45sur les femmes,
15:46j'imagine aussi.
15:47Bien sûr.
15:48Évidemment, évidemment.
15:49Merci en tout cas, Jérôme
15:50et merci Liliane
15:51pour votre témoignage.
15:52Ça continue d'appeler
15:52au 0826-300-300.
15:54Absolument, Cécile.
15:55On va continuer de parler
15:55de cette disparition de Liliana
15:58au 0826-300-300.
15:59Vous l'avez dit,
15:59on aura dans quelques instants
16:01Laure de Toulouse qui nous appelle.
16:02C'est tout de suite.
16:04Sud Radio.
16:06Parlons vrai.
16:07Et vous, au 0826-300-300,
16:09il y a quelques instants,
16:10nous étions avec Jérôme, Liliane,
16:12pour revenir sur la disparition
16:14de Liliana.
16:16Et c'est Laure qui est avec nous.
16:18Et oui, tout à fait.
16:19J'allais vous appeler Philippe,
16:20Cécile, mais c'est l'habitude.
16:21L'enquête prend une nouvelle dimension.
16:24On en a entendu parler
16:24et puis on en parle avec vous
16:26jusqu'à 20h.
16:27Bonsoir, Laure.
16:29Bonsoir.
16:29Vous avez entendu
16:30le témoignage de Jérôme
16:31et de Liliane.
16:33Pour vous, cette affaire,
16:34bien sûr, c'est choquant.
16:35Qu'est-ce que vous en pensez ?
16:36On vous écoute.
16:37Oui, j'ai décidé
16:38de prendre mon téléphone.
16:39En fait, je suis rentrée
16:39dans ma voiture
16:40et je vous ai entendue
16:41là par hasard.
16:42Et donc, j'ai réagi tout de suite
16:43en fait sur le témoignage
16:44de Liliane.
16:46C'est pareil.
16:47Je suis totalement horrifiée
16:48par ce qui se passe
16:50parce qu'il y en a
16:50de plus en plus.
16:51En fait, c'est de plus en plus
16:52fréquent.
16:53Et là, dans cette histoire,
16:55chaque jour,
16:56on apprend en fait
16:58un profil qui a eu déjà
17:00des plaintes,
17:01il y a eu des dépôts
17:02de plaintes qui sont sans suite.
17:03Une plainte de l'an dernier
17:05en août
17:05qui en janvier encore
17:07traîne sur un bureau
17:08et n'est pas traité.
17:09Donc moi, je me mets
17:10à la place des parents.
17:11Je suis parent
17:11d'une petite fille
17:12de trois ans et demi.
17:13Je vous avouerai que ce matin,
17:14je me suis réveillée,
17:15j'ai fait un cauchemar
17:16cette nuit de cet enfant
17:17en me disant
17:18mais en fait,
17:19ils ne vont pas la retrouver.
17:20Ma journée de travail
17:21a commencé comme ça.
17:23Voilà.
17:23Parce que je subis en fait,
17:25je me mets à la place
17:26de ces gens.
17:27Et je me dis
17:28en fait, là maintenant,
17:28il va falloir que ça cesse,
17:30que ça cesse tout ça,
17:31que ce marasme,
17:32il cesse sur les enfants,
17:33sur ces violences
17:34et qu'on légifère en fait,
17:36vraiment.
17:37Qu'on légifère,
17:38qu'on ne laisse pas
17:38traîner les dossiers
17:39et qu'il y ait des renforts
17:40et des moyens
17:41qui soient mis
17:42pour que ça bouge.
17:43Ça veut dire qu'en fait,
17:44il ne faut pas
17:45avoir la main molle,
17:46il faut avoir la main lourde
17:48définitivement
17:48et pour qu'en tout cas
17:50dissuaser le maximum.
17:52Exactement.
17:53Déjà, il y a de la prévention
17:54et aussi,
17:54je vois les cas de personnes
17:56qui ont fait des dépôts
17:56pour plainte de viol
17:57et qui, au bout d'un certain temps,
17:59une certaine semaine,
18:00ne s'est pas traité,
18:01mais d'encourager en fait déjà
18:02ces gens-là
18:03à maintenir
18:04et à mettre la pression
18:05pour que les personnes
18:06soient interrogées.
18:06Déjà, c'est la première chose,
18:07c'est aider ces personnes
18:09qui font la démarche
18:11auprès des autorités
18:12pour signaler des viols
18:14ou des attouchements,
18:14c'est de les aider,
18:15ces gens-là.
18:16Et en plus de ça,
18:17c'est pour les gens
18:17qui sont vraiment accusés
18:19de légiférer
18:20pour qu'il y ait vraiment
18:21des choses qui se passent
18:21et que ce ne soit pas
18:22uniquement de la prison
18:24quelques années
18:24et ensuite on repart
18:25qu'il n'y ait rien
18:26qui soit mis en place,
18:27que ce soit d'un point de vue
18:27d'un traitement,
18:28d'un point de vue du travail,
18:30j'ai entendu il y a quelques jours
18:31aussi de faire travailler
18:31les gens en prison
18:32et que les gens, du coup,
18:34peut-être s'interrogent à
18:35si je fais ça,
18:36qu'est-ce qui va vraiment m'arriver ?
18:38Et je faisais un peu écho
18:40avec...
18:40Je regarde un peu l'actualité
18:41parce que c'est très anxiogène
18:42et donc c'est vrai
18:43que je ne suis pas tous les jours
18:44sur l'actu.
18:45Je comprends.
18:45J'ai fait l'écho avec,
18:46je ne sais plus,
18:47il y a eu un match de foot
18:48qui a débordé,
18:49il y a eu des vitrines cassées.
18:50La Ligue des champions.
18:51Voilà, peut-être.
18:53Il y a eu des comparutions immédiates
18:54le soir même,
18:55il y a eu 400, 500,
18:57je ne sais plus combien de personnes
18:58qui ont été arrêtées.
18:59850.
19:00Voilà, bon,
19:00mais très bien,
19:01vous suivez plus l'actu que moi.
19:03850,
19:04des comparutions immédiates,
19:06on est en train de parler
19:06de gens qui ont cassé
19:07des vitrines.
19:08Alors certes,
19:09ça ne se fait pas
19:09et bien évidemment
19:10que ça aussi,
19:11il faut le sanctionner
19:12mais de se dire
19:13qu'on arrive à faire
19:14des comparutions immédiates
19:15pour des gars
19:16qui cassent des vitrines
19:17comparativement à des gens
19:18qui sont accusés de viol,
19:19d'attouchement,
19:20qui ont eu des plaintes
19:21dans un collège
19:22d'une directrice
19:23qui l'a virée
19:25parce qu'il a eu
19:26un comportement inapproprié,
19:27c'est en fait
19:28tout simplement
19:29inacceptable.
19:30Et là,
19:31on est encore selon vous
19:32dans du pas de vague
19:33même si on l'a virée
19:34sans faire,
19:35sans,
19:36est-ce que ça doit aller
19:37plus haut ?
19:38C'est évident,
19:39c'est évident,
19:40moi j'ai pas mal d'amis
19:41et des très proches
19:42qui travaillent
19:43dans des écoles,
19:44dans des écoles publiques
19:45sans forcément parler
19:46de la question
19:47d'attouchement
19:48mais uniquement déjà
19:49du harcèlement
19:49ou des situations
19:52inappropriées
19:52d'enseignants qui crient
19:54ou de personnels
19:55qui ne sont plus du tout
19:56adaptés en fait
19:57et où déjà
19:57ils ont eu comme consigne
19:59pas de vague
20:00ou c'est compliqué
20:01de faire remonter des choses
20:02donc bien évidemment
20:04je ne suis pas
20:04dans ce système-là
20:05et je ne travaille pas
20:06dans l'éducation nationale
20:07mais bien évidemment
20:08qu'il y a quand même
20:10ce courant
20:11de on ne va pas trop remuer
20:12déjà que c'est compliqué
20:13qu'on n'a pas de budget
20:14et qu'on manque
20:15de moyens de partout
20:16on ne va pas encore
20:17en rajouter
20:18et ça en fait
20:19c'est pesant.
20:20Lors,
20:21quand on voit effectivement
20:22le périscolaire
20:23il y a eu une omerta
20:23quand même
20:24pendant de très très très
20:26très longs mois
20:27voire même des années.
20:28Bien sûr
20:29et je pense aussi
20:30que j'en parlais
20:31juste avant de vous appeler
20:32j'étais à mon travail
20:33et donc j'en parlais
20:34à des gens
20:35qui ont un certain âge
20:36et qui ont plus de 60 ans
20:37et qui me disaient
20:38qu'effectivement
20:38il y avait tout un tas
20:39de cas quand ils étaient jeunes
20:40et que la parole
20:41n'était pas libérée
20:42comme aujourd'hui
20:43et qu'aujourd'hui
20:43on avait la chance
20:45justement d'avoir
20:46des enfants
20:46qui sont plus libres
20:47de pouvoir parler
20:48des femmes aussi
20:49qui sont plus libres
20:50de pouvoir parler
20:51et que la parole
20:51s'est libérée
20:52et pour autant
20:53on est encore
20:54dans un monde patriarcal
20:56avec des choses
20:57qui ont été instaurées
20:58depuis très longtemps
20:59et bien évidemment
21:00il ne faut pas se leurrer
21:00non plus
21:01sans accuser personne
21:03sans pointer du doigt
21:05des gens
21:05sans les dénommer
21:06dans toutes les autorités
21:07il se passe
21:08ce genre de situations
21:09et tout ce qui concerne
21:10le sujet de la pédophilie
21:11il y a eu tout un tas
21:11de dossiers
21:12ces 40 dernières années
21:14je pense que
21:15bien au courant
21:16vous aussi
21:16vous lisez l'actu
21:17et vous vous renseignez
21:19donc voilà
21:20donc oui
21:21quelque part
21:22entre une omerta
21:23le pas de vagues
21:24sauf qu'en fait
21:24on est un paquet
21:25j'ai l'impression
21:25vraiment à dire
21:27maintenant stop
21:28en fait sur tout ça
21:29Merci en tout cas alors
21:30pour votre témoignage
21:31restez avec nous
21:320826 300 300
21:34On va accueillir Audrey
21:35Bonsoir Audrey
21:37Bonsoir
21:37Vous êtes maman
21:39de plusieurs enfants
21:40alors forcément
21:41quand on est maman
21:42ou papa
21:42parent tout simplement
21:43c'est des sujets
21:44qui inquiètent je suppose
21:45et c'est même
21:45à mon avis un fait
21:46on vous écoute
21:48Oui
21:49je peux vous parler de ça
21:51parce que j'écoute
21:52l'émission depuis le début
21:53et il y a plusieurs sujets
21:54qui ont été abordés
21:55autour de ce drame
21:59effectivement
21:59quand on est parent
22:00aujourd'hui
22:01et qu'on est responsable
22:03les enfants
22:04quand ils font des activités
22:05sportives
22:05ils ne se douche plus
22:06avec les copains
22:07parce qu'on a peur
22:08que l'entraîneur
22:09prenne des photos
22:10ils ne partent plus en colo
22:11parce qu'on a peur
22:12que les animateurs
22:16les maltraitent
22:17ou qu'il y ait des attouchements
22:18on a peur maintenant
22:19du périscolaire
22:20on a peur
22:21quand ils sortent du collège
22:22on a peur
22:23s'ils vont dormir
22:24chez des copains
22:26garçons et filles
22:27moi j'ai trois garçons
22:28donc bon
22:28ce n'est pas la question
22:29que je sois un garçon
22:30ou une fille
22:31c'est une angoisse permanente
22:32en fait
22:32et c'est une colère
22:34à chaque disparition
22:36et il y en a quand même
22:38fréquemment
22:38je suis incapable
22:40de les lister
22:40mais ce que je sais
22:41c'est que là
22:42la colère que j'ai aujourd'hui
22:43je l'ai eu il y a trois mois
22:44puis je l'ai eu il y a six mois
22:45puis je l'ai eu l'année dernière
22:46puis je l'ai eu il y a deux ans
22:47etc
22:48avec l'espoir que ça change
22:49et ça ne change pas
22:50qu'est-ce que vous leur dites
22:51à vos enfants
22:52parce que je
22:55quel âge ont-ils ?
22:569, 15 et 16
22:58d'accord
22:58mais qu'est-ce que vous leur dites
22:59lorsqu'ils vont faire du sport
23:01ou est-ce que
23:02vous êtes
23:04interdiction de se doucher
23:05déjà
23:05moi je refuse
23:06que les enfants se douchent
23:07voilà
23:09parce qu'on a eu
23:10ça c'est une volonté de vous
23:11c'est d'ailleurs
23:12que ce n'est pas eux
23:12qui ont pris là
23:13parce qu'on a eu
23:14dans le club de sport
23:16dans lequel ils étaient
23:17dans le club de foot
23:17on a eu un animateur
23:19qui a été condamné
23:21donc suite à ça
23:23pour ne pas qu'ils arrêtent
23:24le sport
23:24on prend les mesures
23:25qui nous semblent à nous
23:26être les meilleurs
23:28pour les protéger
23:28en fait
23:29ça veut dire que vous avez
23:30l'impression de reculer
23:31c'est ça ?
23:32Audrey ?
23:33j'ai l'impression
23:34que la société recule
23:35oui
23:36parce que là
23:38on constate encore aujourd'hui
23:40que cette personne
23:40a déjà sévi
23:43qui a déjà eu des faits
23:44qu'il est dans la nature
23:46donc j'ose même pas imaginer
23:48la liberté
23:49que peuvent avoir
23:50ces mecs-là
23:50sur internet
23:51par exemple
23:53il y a un travail énorme
23:55Audrey
23:56il y a un travail énorme
23:57de la police
23:58et en tout cas
23:59des services de l'enfance
24:00avec un peu plus de moyens
24:03parce que maintenant
24:03ils arrivent
24:04à effectivement
24:05ils ont quand même sauvé
24:06je crois
24:07plus de 2000 enfants
24:08l'année dernière
24:10en allant sur les sites
24:11mais ils le font
24:11comme ils peuvent
24:12moi je pense
24:12qu'il y a un manque
24:13de moyens
24:14qui est énorme
24:14et ça devrait être
24:15une priorité nationale
24:17aujourd'hui
24:17quel que soit
24:18le candidat
24:19le prochain candidat
24:20en fait ça
24:21je m'en fous
24:21complètement
24:22de la couleur politique
24:23parce qu'en fait
24:24c'est la protection
24:25de l'enfance
24:26il ne devrait pas
24:26y avoir de couleur politique
24:27là-dessus
24:28ça devrait être
24:28une volonté nationale
24:30de tout candidat
24:31confondu
24:32et vous avez raison
24:33ça devient un sujet
24:36véritablement politique
24:37parce qu'aujourd'hui
24:38ils vont le mettre
24:38en avant
24:39ils vont en parler
24:40à l'Assemblée Nationale
24:41exactement
24:43Audrey merci mille fois
24:44en tout cas
24:44pour votre témoignage
24:46bon courage
24:46à la famille
24:47surtout de la petite Liana
24:49on espère toujours
24:50qu'on la retrouvera
24:52en vie
24:53il faut toujours espérer
24:54merci beaucoup Audrey
24:55merci Laure
24:55merci Liane
24:56merci Jérôme
24:57dans un instant
24:58François-Louis
24:59on continue
24:59on continue bien sûr
25:00on fait les sujets
25:02mais vous les faites
25:02aussi à l'antenne
25:03puisque la disparition
25:04de Liana
25:04est un sujet
25:05mais on va aussi
25:06parler dans un instant
25:07des urgences
25:08puisque les urgences
25:08ça ne fonctionne pas
25:09toujours très bien
25:09on en parle dans un instant
25:10en attendant
25:11un petit dernier mot
25:12de Liliane
25:12Liliane on vous écoute
25:14oui bonsoir
25:15re bonsoir
25:17la dernière interlocutrice
25:21c'est exactement ce qu'Audrey
25:23c'est ce qu'on attend tous
25:25c'est qu'il y ait
25:26une volonté générale
25:27et qu'on crée
25:28une division séparée
25:31dédiée aux enfants
25:32puisque la société
25:33a évolué
25:34de telle manière
25:35qu'on a un besoin
25:38rapide
25:38et efficacité
25:40merci en tout cas
25:41Liliane
25:42pour votre témoignage
25:440826 300 300
25:45avec François Libourne
25:46on est ensemble
25:47jusqu'à 20h
25:48absolument Cécile
25:49le temps d'attente
25:50aux urgences
25:50je le disais
25:51plus de 3h en moyenne
25:52c'est absolument énorme
25:53c'est dingue
25:54si d'ailleurs
25:54vous avez déjà attendu
25:55des longues heures
25:56aux urgences
25:57dites le nous
25:57combien de temps
25:58avez-vous attendu
25:59est-ce que ces délais
26:00qui se rallongent
26:01vous inquiètent ?
26:02c'est le 0826 300 300
26:03qui font composer
26:04c'est dans un instant
26:05allez on revient
26:05à tout de suite
26:0619h20
26:07les vrais voix
26:08font parler la France
26:09Sud Radio
26:11les vrais voix
26:12font parler la France
26:13les vrais voix
26:14font parler la France
26:15tous les jours
26:15de 19h à 20h
26:17d'habitude
26:18c'est Philippe David
26:18mais je le remplace
26:19avec joie ce soir
26:20avec François-Louis Bourneau
26:21ça va François-Louis ?
26:22c'est avec joie
26:22que je vous retrouve Cécile
26:23joie et nouveauté
26:24très émouvant
26:25tous ces témoignages
26:28enfin tous vos témoignages
26:29au 0826 300 300
26:32nous revenions
26:33il y a quelques instants
26:33sur la disparition
26:34de l'IANA
26:35et sur ce dysfonctionnement
26:37de la justice
26:39c'est très compliqué
26:40on comprend aussi
26:41que vous ayez envie
26:42d'en parler
26:42vous pouvez nous appeler
26:43à ce sujet là
26:44mais un autre sujet
26:45est important aussi ce soir
26:46mais oui ça concerne
26:47énormément d'auditeurs
26:48qui sont parfois
26:49justement dans le milieu médical
26:50on pense à nos infirmiers
26:51aux aides-soignants
26:52à toutes ces personnes
26:53qui travaillent dans les hôpitaux
26:54les temps d'attente
26:55aux urgences
26:56qui ne font qu'augmenter
26:57Cécile
26:58c'est un vrai sujet
26:58puisque c'est même
26:59une enquête du ministère
27:00de la santé
27:00qui est sortie à ce sujet
27:02en 10 ans
27:03on dépasse désormais
27:04les 3 heures d'attente
27:05en moyenne
27:06c'est énorme
27:07et tout de suite
27:08on va accueillir
27:09Dominique du Roussillon
27:10bonsoir Dominique
27:11bonsoir Dominique
27:14bonsoir Cécile
27:15bonsoir à tous les auditeurs
27:16et bien écoutez
27:17on vous écoute
27:18la parole est à vous Dominique
27:19vous êtes déjà confronté
27:20vous avez déjà été confronté
27:21pardon à des heures d'attente
27:23dans les urgences
27:24peut-être que même
27:25vous travaillez dans le milieu hospitalier
27:26dites-nous tout
27:27alors non
27:28j'ai travaillé dans le milieu hospitalier
27:30bien que j'ai une formation
27:32de psychologue
27:33mais je peux vous témoigner
27:35je vais vous envoyer
27:36Philippe David
27:39oui avec plaisir
27:40je pense qu'on s'entendrait bien
27:43non mais plus sérieusement
27:45j'ai été confronté par deux fois
27:47à la catastrophe aujourd'hui
27:48des urgences
27:49alors en préambule
27:50ce que je voudrais dire
27:50c'est que j'ai un respect
27:52mais profond
27:53total
27:53et un amour immodéré
27:55pour le personnel hospitalier
27:56le personnel soignant français
27:58qui est martyrisé
28:00par les instances
28:01qui aujourd'hui
28:02n'a pas les moyens
28:02de faire son travail
28:03et moi j'ai un respect
28:05mais vous ne pouvez même pas imaginer
28:07pour leur abnégation
28:08pour leur qualité de soins
28:09pour ce qu'ils sont
28:10qui sont capables de faire
28:11avec le peu de moyens
28:12qu'on leur laisse
28:13on ferait mieux de fermer les ARS
28:14on ferait 40 milliards d'économies
28:16et on rebasculerait ça
28:17sur les hôpitaux
28:18qui savaient très bien gérer
28:19avant l'arrivée des ARS
28:21ils savaient très bien gérer
28:22ils n'avaient pas besoin
28:23de préfecture de santé
28:24et merci en tout cas
28:25de leur rendre hommage
28:26parce qu'ils le méritent
28:27et j'ajoute
28:29toutes les infirmières libérales
28:31bien entendu
28:31qui font aussi
28:32un travail formidable
28:34et je profite d'une chose
28:35Cécile
28:35pendant que je vous ai
28:36et que je suis sur une antenne
28:38je voudrais qu'on arrête
28:39de parler de nos
28:41comment dire
28:42de nos politiciens
28:42comme des élites
28:43qui n'en sont pas
28:44jusqu'à preuve du contraire
28:45il n'y a pas de BEP
28:46et de CAP de ministre
28:47par contre pour être médecin
28:48il y a 10 ans d'études
28:50donc les vraies élites
28:51ce sont les gens
28:52qui ont notre vie
28:53au bout des doigts
28:54tous ceux qui se lèvent le matin
28:56et qui s'ils font une erreur
28:57ils peuvent nous tuer
28:58donc les vraies élites
28:59ce sont les infirmières
29:00les médecins
29:01les chirurgiens
29:01les pompiers
29:03les policiers
29:04etc
29:05ça ce sont les vraies élites
29:06de la république
29:07ce sont ceux
29:08à qui on ne donne plus de moyens
29:09et c'est à cela
29:10que je tire mon chapeau
29:10maintenant je vais vous raconter
29:12ce qui est arrivé à ma maman
29:1382 ans
29:14qui se casse le col du fémur
29:15dans sa maison
29:16les pompiers
29:17viennent la chercher
29:18la descendent à l'hôpital
29:20on est en Haute-Savoie
29:21donc on n'est pas normalement
29:23dans un des départements
29:23les moins riches de France
29:24au contraire
29:25on est dans le département
29:26le deuxième département
29:28le plus riche de France
29:29elle est emmenée à l'hôpital
29:30et là
29:31elle arrive aux urgences
29:32avec le col du fémur cassé
29:33et 82 ans
29:34c'est une femme
29:35qui était sur ses deux jambes
29:37on l'a opérée
29:38on l'a descendue
29:39onze fois d'affilée
29:40de sa chambre
29:42comment dire
29:42au bloc opératoire
29:45au bloc
29:45oui manque de bol
29:46c'était au mois de février
29:47et on faisait passer
29:48les jeunes skieurs
29:49qui étaient abîmés
29:50avant elle
29:51elle est restée onze jours
29:52avec le col du fémur cassé
29:54on a essayé de la changer
29:55mais je vous jure
29:56que c'est vrai Cécile
29:56on a essayé de la changer
29:58d'hôpital
29:58tous les jours
29:59on essayait de trouver
30:00un autre hôpital
30:00qui pouvait la prendre en main
30:01aucun autre hôpital
30:02ne voulait prendre
30:03une personne aussi âgée
30:04qui avait déjà passé
30:05trois, quatre
30:06puis cinq, puis sept
30:07puis huit, puis neuf
30:08puis dix jours
30:09et enfin au onzième jour
30:10on l'a opérée
30:11sauf que ma maman
30:12si on avait opéré
30:13dans un temps normal
30:14elle n'aurait pas perdu
30:16ses fonctions motrices
30:17parce que quand on a 82 ans
30:18il faut être opéré
30:19dans les 12 heures
30:20dans les 15 heures maximum
30:21sinon au-delà
30:22vous perdez toutes vos fonctions
30:25neuromotrices
30:25qui vont vous permettre
30:26le sens de la locomotion
30:28et ma mère est ressortie
30:29en fauteuil roulant
30:30je suis désolée
30:31en tout cas
30:33je suis désolée
30:34de ce témoignage
30:35qui me navre absolument
30:38qu'est-ce qu'on vous dit
30:39qu'est-ce qu'on vous dit
30:40parce que j'imagine que
30:42ça demande des réponses
30:43en tout cas de l'hôpital
30:45ça demande des réponses
30:46de l'hôpital
30:46c'est qu'on a fermé
30:47l'hôpital dans lequel
30:49nous vivions
30:49qui était un hôpital
30:50tout neuf
30:51qui a été détruit
30:52à la masse
30:52parce que c'est un hôpital
30:54qui avait 5 ans d'existence
30:55mais le remembrement
30:57le remembrement national
30:59a fait que
30:59on a rebasculé
31:01tout cela
31:02sur un hôpital
31:02qui était plus bas
31:03dans la vallée
31:04et qui n'a pas été dimensionné
31:06donc les gens de l'hôpital
31:07nous ont dit
31:08écoutez
31:08aujourd'hui
31:09on récupère
31:10les gens
31:11de Chamonix
31:12de Meugeve
31:13de Saint-Gervais
31:13alors qu'avant
31:14on pouvait les répartir
31:15sur l'hôpital de Chamonix
31:16qui a été fermé
31:17et on n'a plus
31:19on n'a plus le personnel
31:20on n'a plus les chambres
31:21on n'a plus les blocs
31:22on n'a plus les chirurgiens
31:23et on a un influx de patients
31:24donc en fait
31:25on a décidé à Paris
31:26de faire quelque chose
31:27qui n'avait aucun sens
31:29dans la région
31:30la plus accidentogène de France
31:32les 50 km²
31:33les plus accidentogènes de France
31:35ma fille
31:36ma fille de 9 ans
31:37se fait percuter
31:38par un skieur
31:38elle reçoit donc
31:40le skieur dans le dos
31:41on la met dans un matelas-coquilles
31:43on la descend
31:44dans ce même hôpital
31:45elle est restée 9 heures
31:46dans le matelas-coquilles
31:47je vous mets au défi
31:47de rester 9 heures
31:48enfermée dans un matelas-coquilles
31:49c'est une gang
31:51gonflable
31:52c'est un calvaire
31:53elle est restée 9 heures
31:54par terre
31:55au milieu d'une douzaine
31:56d'autres personnes
31:57en matelas-coquilles
31:58anglais, français, italien, allemand
32:00qui étaient déblessés aussi
32:01on n'avait pas les moyens
32:02de les prendre en charge
32:03et ça je vous parle de ça
32:04il y a 20 ans
32:06donc ça n'est pas d'aujourd'hui
32:08qu'on a un problème
32:09c'est depuis 20 ans
32:11qu'on a un problème
32:12depuis que l'on a
32:13complètement restructuré
32:15l'hôpital
32:15pour en fait
32:16déstructurer l'hôpital
32:18pour mettre en place
32:19ces fameuses ARS
32:20qui ont ponctionné
32:2140 milliards
32:22parce qu'on a 40 milliards
32:23de frais d'ARS
32:24vous vous rendez-vous compte
32:25qu'en créant
32:26ces fameuses préfectures
32:27de santé
32:28on a enlevé 40 milliards
32:29de frais de fonctionnement
32:30de l'hôpital direct
32:31qui fonctionnait très bien
32:32avant
32:33avant l'hôpital
32:34avant les ARS
32:35ça fonctionnait parfaitement
32:37et aujourd'hui
32:38à cause des ARS
32:39on dépense 40 milliards
32:40en frais de fonctionnement
32:40et d'administration
32:41des ARS
32:42que l'on a pris
32:43sur le budget
32:44de l'hôpital public
32:44et ça si on le rendait
32:46ça va être beaucoup mieux
32:48ça veut dire
32:48Dominique
32:49ce que tout le monde pense
32:50d'ailleurs
32:51c'est-à-dire qu'il ne faut pas
32:52que ce soit des gestionnaires
32:53à la tête des hôpitaux
32:53il faut des médecins
32:54pour comprendre
32:55et pour les gérer mieux
32:57sur les budgets
32:57sur la traçabilité
32:59ou le fléchage
33:00des besoins
33:01mais complètement
33:02aujourd'hui
33:03on ne traite pas
33:04des tableaux Excel
33:05on n'est pas en train
33:06de traiter des données
33:07on est en train de traiter
33:08de l'humain
33:09on est en train de traiter
33:10du patient
33:10le petit technocrate
33:12le petit fonctionnaire
33:14qui lui
33:14ne voit que des chiffres
33:16ne comprend pas
33:17ce qu'est un temps
33:19de destruction
33:20de toute la fonction
33:21neuromotrice
33:22c'est une personne
33:23de 80 ans
33:24il ne le sait pas
33:24lui
33:25lui il se dit
33:26non bah
33:26c'est pas grave
33:26si elle attend quelques heures
33:27bah si
33:28ça va changer complètement
33:29elle n'est jamais retournée
33:30dans sa maison
33:31ma maman
33:31elle n'a jamais pu revenir
33:33dans sa maison
33:33parce qu'avec un fauteuil roulant
33:34la maison n'était pas adaptée
33:35elle est partie en EHPAD
33:36et elle a fini sa vie en EHPAD
33:38donc pour nous
33:39ça a été un crifeur
33:40une tristesse
33:41mais ça a été aussi
33:41une réorganisation globale
33:43de toute la famille
33:44parce que derrière
33:45nous sommes devenus des aidants
33:46nous n'étions plus
33:47des enfants aimants
33:48nous étions des aidants aimants
33:50et ça change tout
33:51et ma mère était totalement autonome
33:53elle avait un très beau jardin
33:54ses fleurs ont périclité
33:55j'ai fait ce que j'ai pu
33:56pour les entretenir
33:57mais derrière cela
33:58ça a été une immense tristesse
34:00une immense tristesse
34:01et moi
34:02j'ai vu tout ce personnel
34:03complètement désabusé
34:05devant cette situation
34:06qui empire encore aujourd'hui
34:08vous me mettez demain
34:10franchement c'est mon boulot
34:11vous me mettez demain
34:12en restructuration
34:13de l'hôpital
34:14je peux vous garantir
34:15que moi
34:16en tant que ministre
34:17je sais que vous faites souvent
34:18cette émission
34:19que c'est génial d'ailleurs
34:20que feriez-vous si vous étiez ministre
34:21mais vous me mettrez
34:23moi il me faut 6 mois
34:24je vous jure
34:246 mois
34:25pour remettre l'hôpital
34:26dans les bons rails
34:27avec les bonnes personnes
34:28c'est-à-dire ceux qui connaissent l'hôpital
34:30et pas les technocrates à Paris
34:32et bien ce serait intéressant
34:33de faire une émission là-dessus
34:35et on sera ravis de vous accueillir
34:36vous bougez pas Dominique
34:37David est avec nous
34:39David de Béthune
34:40qu'on accueille
34:40bonsoir David
34:42oui bonsoir
34:42bonsoir David
34:43bienvenue
34:45merci
34:46donc j'avais moi aussi
34:47une anecdote à raconter
34:48par rapport à un passage
34:49aux urgences
34:51heureusement
34:51c'est moins
34:52ça s'est terminé
34:53de façon moins dramatique
34:55que pour la mère
34:56du précédent auditeur
34:57que Dominique
34:57oui
34:58que Dominique
34:59oui
34:59en fait moi c'est parce qu'il y a un soir
35:01mon fils a rentré
35:02de la salle de sport
35:03il avait pris un gros
35:04élastique d'entraînement
35:05qui a claqué
35:06qui lui est venu taper dans l'oeil
35:08et donc
35:09bon il y avait une douleur
35:10quand même vive
35:12et je savais pas trop quoi faire
35:13donc j'ai appelé le 15
35:14pour demander un peu
35:15l'avis d'un médecin
35:16angulateur
35:17et le médecin me dit
35:17écoutez là il y a quand même
35:18une urgence
35:20il faut aller aux urgences
35:22pour pouvoir
35:23il faut pouvoir vérifier
35:27faire un fond d'oeil
35:28pour voir qu'il n'y a pas
35:28un épanchement derrière
35:30parce qu'il y a un risque
35:30de perte de l'oeil
35:33donc je me souviens encore
35:34demander au médecin
35:35angulateur
35:35et vous me conseillez
35:36d'aller où
35:36mais il me dit n'importe où
35:37parce qu'en fait
35:38tout hôpital est capable
35:39de faire un fond d'oeil
35:40pour vérifier
35:40s'il y a
35:41un dégât important
35:42ou pas
35:43et donc on arrivait
35:44aux urgences
35:45pas très loin de la maison
35:46et là on nous annonçait
35:47minimum de 4 heures
35:48d'attente
35:49donc c'est pour ça
35:50que c'était vraiment
35:50sur le thème de l'émission
35:52et donc on attendait
35:53on attendait
35:54jusqu'à ce qu'une infirmière
35:55fasse entrer mon fils
35:56et lui dise
35:57de toute façon
35:58il n'y aura pas d'examen
35:59ici
36:00parce qu'on n'a pas
36:00d'urgentiste
36:02qui fait tout ce qui est
36:03d'urgentiste ophtalmologique
36:05non mais c'est dingo
36:05c'est pas possible
36:06voilà
36:07donc on va vous faire
36:08un papier
36:09et il faudra vous rendre
36:10demain sur la grande ville
36:11qui est à 20 km
36:13de la maison
36:14où là il y a bien
36:15les urgences
36:16ophtalmologiques
36:17par contre
36:17il n'y a pas d'urgence
36:18ophtalmologique le soir
36:19il faut attendre
36:20le lendemain matin
36:20ah oui donc il a passé
36:21la nuit comme ça
36:23voilà exactement
36:24donc sans savoir
36:24si le lendemain
36:25on ne nous annonçait pas
36:26qu'il y avait un oeil
36:26de perdu ou pas
36:27donc heureusement
36:28pour nous
36:28ça s'est bien terminé
36:30il a été pris en charge
36:31le lendemain
36:31ils ont vu
36:32qu'il n'y avait pas
36:33de dégâts trop sérieux
36:35mais je me dis
36:35s'il y avait eu
36:36des dégâts plus sérieux
36:37et bien il n'y avait pas
36:38d'urgence le soir
36:40et il fallait attendre
36:41le lendemain
36:41pour pouvoir être vu
36:42par un spécialiste
36:43mais là ça veut dire aussi
36:44qu'il y a un problème
36:45de désinformation
36:46c'est à dire qu'on vous informe mal
36:48ça aussi c'est un souci
36:50bah oui je pense
36:51que le médecin régulateur
36:52lui pensait
36:53que tout hôpital
36:55avait quelqu'un capable
36:57de faire un fond d'oeil
36:57c'est ce qu'il m'a dit
36:58il m'a dit
36:58tout médecin indigne de ce nom
36:59peut faire un fond d'oeil
37:00et apparemment
37:01bah non
37:02donc ça n'a pas été le cas
37:03et j'ai eu une deuxième anecdote
37:05je ne sais pas si je peux la raconter
37:06ah si si allez-y allez-y
37:07Dominique je vous ai remis
37:08à l'antenne aussi
37:09si vous voulez réagir
37:10n'hésitez pas
37:11allez-y David
37:11allez-y David
37:12celle-là pour moi
37:13elle peut lancer un deuxième débat
37:15ouais
37:15on a tellement de débats
37:17autour de l'hôpital
37:18malheureusement
37:18autour de l'hôpital
37:20et des médecins
37:21c'est vrai que là
37:22j'avais attrapé un kyste
37:24pas très très bien placé
37:26et donc j'ai eu mon médecin
37:28qui me dit
37:29bah écoutez
37:29il faut aller voir
37:29prendre un rendez-vous
37:30je suis un dermatologue
37:31sauf que moi
37:32je suis du région
37:33du Nord-Pas-de-Calais
37:33et je me défie
37:35d'avoir un rendez-vous
37:36avec un dermatologue
37:36c'est pas possible
37:37en fait les chiffres
37:39qui sont avancés
37:39on nous annonce
37:4031 jours en moyenne
37:41d'après Doctolib
37:42c'est complètement pipoté
37:44en fait c'est 31 jours
37:45c'est tout rendez-vous
37:47confondu
37:47c'est-à-dire que moi
37:48si je prends un rendez-vous
37:50pour chirurgie esthétique
37:51injection Botox
37:53ou épilation laser
37:54j'ai un rendez-vous
37:55chez tous les dermatologues
37:56sous 10 jours
37:58si je demande
37:59qu'on observe
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