- il y a 3 mois
Mettre la citoyenneté au service de la santé, c’est le défi que se donne le groupe d’assurance, de service de soins et de logement social Vyv. La société mise sur la redistribution pour assurer un pilotage stratégique simple. Stéphane Junique, le président du groupe, explique qu’il est essentiel de mener des projets de prévoyance santé au lieu de réparer pour bâtir une société et une économie plus pérennes.
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00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans notre
00:08économie.
00:09Et aujourd'hui, je reçois Stéphane Junic, le président du groupe VIV. Bonjour.
00:12Bonjour, Toi.
00:13Heureux de vous accueillir.
00:14Je demande, alors j'ouvre souvent cette rubrique par la question du mot impact.
00:20Quel sens vous lui donnez ? C'est un mot un peu valise, on peut le mettre à toutes les
00:23sauces.
00:23Quel sens vous lui donnez ?
00:24Pour moi, il a de la valeur parce que c'est au fond une entreprise ou un secteur d'activité
00:27qui est en capacité de générer de l'impact positif, que ce soit sur le plan social ou le plan
00:32environnemental,
00:33sans renoncer à de la rentabilité et à de la performance économique.
00:36Et donc l'objectif, c'est comment une entreprise ou un secteur d'activité permet d'intégrer, bien sûr, son
00:41développement,
00:43la nécessité d'aller en permanence chercher de nouveaux services, de nouveaux marchés,
00:49mais tout en respectant trois principes.
00:51Le premier, c'est de faire en sorte que les enjeux de la société et de la transformation de la
00:55société
00:55soient pleinement au cœur de la manière dont l'entreprise voit son action ou sa mission.
01:01Le deuxième élément, c'est d'intégrer d'une manière beaucoup plus forte les limites écologiques et environnementales.
01:05Et puis un dernier élément qui me tient à cœur, c'est de faire en sorte que la question de
01:10la redistribution
01:10soit au cœur de la stratégie de l'entreprise.
01:13Et elle peut s'incarner d'une manière différente,
01:14c'est-à-dire que la valeur qui est créée par l'entreprise soit redistribuée vers les salariés,
01:20ou soit de pouvoir intégrer pleinement une redistribution sociale ou territoriale
01:24à travers les actions que l'on peut mener dans notre pays.
01:27Ce que vous êtes en train de décrire, c'est pas seulement, mais c'est en partie le modèle mutualiste.
01:31Oui, exactement. Et vous avez parfaitement raison.
01:34D'ailleurs, c'est le modèle mutualiste, c'est un modèle totalement atypique,
01:37parce que tout repose sur la redistribution.
01:39Vous imaginez, on est sur un modèle où on fait notre chiffre d'appare en début d'année,
01:43pas en fait d'année, à la différence des autres acteurs économiques.
01:45Et donc tout notre sujet, c'est après avoir récolté les cotisations de nos adhérents,
01:50comment on est en capacité de pouvoir les redistribuer ?
01:52Et donc la redistribution, elle se fait bien sûr à travers le remboursement des soins auprès de nos adhérents,
01:57ce que la sécurité sociale ne prend pas en charge.
01:59Mais elle se fait également dans les mutuelles du groupe VIVE en particulier,
02:03à travers une redistribution auprès des actions à impact social et territorial,
02:09et puis à travers de l'investissement, de la redistribution dans les territoires,
02:13pour faire en sorte notamment que l'accès à la santé soit amélioré.
02:16Et est-ce que le fait de ne pas rémunérer, de ne pas, par des dividendes des actionnaires,
02:21ça vous permet d'être plus vertueux ?
02:24Je ne sais pas si c'est plus vertueux, en tout cas ça nous amène un confort dans le pilotage
02:27de la stratégie.
02:28C'est-à-dire on est avec des pressions que des actionnaires peuvent faire,
02:33qui sont beaucoup moins présentes,
02:35et donc ça nous amène à être dans une tranquillité d'esprit sur le pilotage de la stratégie,
02:39notamment sur le long terme.
02:40La particularité et la singularité du modèle mutualiste,
02:44c'est vraiment de s'inscrire non pas à court terme,
02:46parce qu'on rechercherait de la rentabilité à tout prix,
02:49mais de s'inscrire sur l'engagement,
02:53une stratégie de long terme qui nous permet véritablement d'avoir des effets d'impact beaucoup plus forts.
02:57Alors, quelques mots sur le maillage territorial du groupe VIVE,
03:01plus de 36 000 collaborateurs mobilisés dans les activités de soins et de services,
03:05il y a environ 1700 établissements et services répartis dans plus de 80 départements en France,
03:10trois grands pôles d'activité, soins, accompagnement, produits et services.
03:13Ça c'est le groupe VIVE ou c'est une partie du groupe VIVE ?
03:16Ça c'est une partie du groupe VIVE, c'est ça.
03:18En fait, le groupe VIVE, c'est trois pôles d'activité,
03:21vous les avez mentionnés sur l'offre de soins et d'accompagnement,
03:23mais notre principal métier c'est l'assurance santé,
03:26c'est-à-dire les activités portées par nos mutuelles qui protègent 11 millions de Français,
03:30et vous les connaissez, Harmonie Mutuelle, MGEN, la Mutuelle Nationale de la Territoriale,
03:35donc très ancrée d'une relation affinitaire avec leurs adhérents.
03:39Le deuxième pôle, l'offre de soins et d'accompagnement,
03:41on est quand même un acteur de la santé et de la protection sociale atypique,
03:44c'est-à-dire qu'on ne fait pas simplement que le remboursement,
03:46on est un acteur de santé, de proximité.
03:49Là, vous l'avez souligné, c'est des collaborateurs importants,
03:52c'est 2000 établissements d'offre de soins et d'accompagnement sur 17 métiers,
03:56et c'est 6 millions de Français qui sont accompagnés ou soignés dans nos établissements.
04:01Et puis on oublie toujours le dernier élément,
04:03c'est qu'on a un troisième pôle, c'est le fait d'avoir une activité logement
04:07dont on est très très fiers, on est le quatrième opérateur de logement social,
04:10et parce qu'on est, en tout cas je l'espère, cohérent,
04:14c'est notre objectif de réhabiliter le logement comme déterminant de santé.
04:19Alors ça, on y reviendra, parce que c'est la question qu'Isabelle Suégelle,
04:22qui était à votre place la semaine dernière, a choisi de vous poser,
04:24on parlera logement tout à l'heure.
04:26Je reviens sur cette notion de maillage territorial,
04:29par rapport aux objectifs dont vous nous parliez tout à l'heure.
04:33La bonne échelle, c'est toujours une question intéressante.
04:35Est-ce que la bonne échelle, c'est l'échelle du pays,
04:38c'est l'échelle de l'Europe pour pouvoir mettre plus de moyens,
04:40ou est-ce qu'au contraire, il faut aller de plus en plus vers les territoires ?
04:43En fait, sur les sujets de santé, on doit jouer sur les trois niveaux.
04:47Et vous en oubliez un, vous parlez de l'échelon européen,
04:49mais la question de la santé, c'est aussi un enjeu de santé mondiale.
04:52Bien sûr, One Health.
04:53Exactement.
04:54N'oublions jamais ça.
04:55Exactement.
04:56On l'a vécu là avec les craintes autour de l'antavirus des Andes, par exemple.
05:02C'est bien la démonstration que c'est une santé mondiale dont on parle.
05:05Exactement.
05:05Et donc, le premier point, c'est comment un opérateur comme nous s'inscrit sur les trois échelons.
05:10Dit autrement, on doit être un acteur qui contribue à faire en sorte,
05:14notamment à travers les positions, les coopérations qui sont les nôtres,
05:18à être un acteur qui contribue à cette coopération internationale ou européenne.
05:21On a besoin davantage d'Europe de santé, notamment sur les enjeux de santé environnementale.
05:25Le deuxième élément, c'est qu'on a besoin d'avoir un pays qui ait une boussole en matière de
05:29santé.
05:31Depuis 2023, on n'a pas de stratégie nationale de santé.
05:33Je vous le dis, pour les différents acteurs et pas simplement pour les politiques publiques,
05:36c'est un vrai manque.
05:37Donc, on a besoin d'avoir nationalement des politiques publiques,
05:40et notamment sur les enjeux de prévention, qui soient extrêmement fortes.
05:45Mais ma conviction, c'est que si on doit avoir des priorités nationales de santé,
05:50et notamment sur les enjeux de santé environnement,
05:52c'est bien la déclinaison territoriale qui nous permettra d'être beaucoup plus efficaces et d'adapter les choses.
05:57Ça vous permet de rendre la santé accessible à tous ?
06:00Parce que ça, c'est évidemment l'une des missions du groupe VIVE.
06:03Oui, et ce dont on essaie de construire, ce sont vraiment des territoires de pleine santé dans notre pays.
06:10Ça veut dire quoi, un territoire de pleine santé ?
06:12Parce que moi, je passe mon temps à faire des débats sur les déserts médicaux,
06:15et à entendre des maires qui nous disent qu'on ne trouve pas, on ne trouve plus de médecins.
06:19Oui, Thomas, sauf que le territoire de pleine santé,
06:22ce n'est pas simplement le sujet de l'accès aux soins à travers des professions de santé.
06:25C'est un territoire qui intègre, bien sûr, la dimension d'accès aux soins,
06:30et donc l'objectif pour nous, c'est de contribuer à travers des investissements,
06:33à travers les différents métiers qui sont les nôtres,
06:36de faire en sorte que les territoires nous permettent d'avoir un accès aux soins et à la santé
06:40à travers des services et des établissements beaucoup plus forts.
06:43On a investi ces trois dernières années 500 millions d'euros sur cette dimension.
06:46Mais c'est de ne pas négliger deux choses,
06:48la prévention, l'action sur les déterminants de santé.
06:52On ne peut pas parler de la santé de demain si on n'évoque pas le sujet de l'alimentation,
06:56des circuits courts, des territoires qui investissent dans une agriculture.
07:00J'ai entendu Marion qui était sur notre plateau avant notre échange,
07:03qui démontrent pleinement que pour avoir de l'alimentation qui soit de qualité pour la santé,
07:10il est important d'agir avec les agriculteurs à travers des circuits
07:14qui nous permettent de pouvoir aller vers les populations qui en ont le plus besoin.
07:17Donc la prévention, l'action sur les déterminants, c'est important.
07:20Et il y a un troisième levier pour faire en sorte que les territoires soient de pleine santé,
07:23c'est de faire en sorte de repositionner la question de santé comme étant un sujet de citoyenneté.
07:28On nous enferme trop sur les dimensions de santé à travers des approches,
07:32soit techniques ou soit financières.
07:35Les questions de santé sont soit des sujets de combat,
07:38parce qu'il y a des nouveaux terrains qui nécessitent de créer du nouveau droit,
07:42mais surtout parce que quand on parle de santé,
07:45on parle de l'aménagement de nos villes,
07:47on parle de faire en sorte de végétaliser davantage pour éviter d'avoir des effets sur,
07:52notamment en cas de forte chaleur, sur la santé humaine.
07:55On parle de mobilité de bourse qui nous permet d'avoir moins de sédentarité
07:59et davantage d'activités physiques et sportives.
08:01Dit autrement, la santé, c'est au cœur des transformations de notre société.
08:04Oui, ça rejoint ce livre que vous aviez publié il y a un an,
08:07« La santé est un combat pour transformer la société » aux éditions Cherche Midi.
08:12Et ce que vous venez de nous dire, on avait choisi cette citation,
08:15« La santé est avant tout une question de citoyenneté ».
08:18On va voir à la fois le livre et la citation s'afficher.
08:23La santé, c'est presque un projet de société, si je comprends bien.
08:26Ah oui, pleinement. Pleinement un projet de société.
08:29Et on le voit parce que la santé est au carrefour de beaucoup de sujets
08:33qui concernent ici le mieux vivre, qui concernent bien sûr les enjeux de bien-être.
08:38Et vous le voyez, on est confronté à une société
08:41où la question de la santé mentale est un sujet de préoccupation.
08:45L'accès, je le répète, à de l'alimentation.
08:48On a quand même 11 millions de Français qui sont en situation d'obésité dans notre pays.
08:53On a un coût social, économique sur le système de santé
08:57lié à une mauvaise alimentation, à une précarité alimentaire d'une manière beaucoup plus forte,
09:01à la sédentarité qui doit nous amener à bouger d'une manière beaucoup plus forte.
09:05Dans le livre que vous citiez, il y a quelque chose qui me tient à cœur,
09:09c'est qu'on a oublié que la santé, c'était le premier des droits de l'homme.
09:12Et que tout était conditionné à la manière dont les libertés publiques d'une société
09:18pouvaient avoir des effets sur la manière dont la santé d'une population
09:23pouvait se produire, d'une manière concrète.
09:26Les pays où vous avez des discriminations qui sont portées vers certains publics,
09:31et on en a connu dans notre pays à travers des marginalisations de certains patients,
09:35ici les toxicomanes, où là, dans les années 80,
09:40j'ai été infirmier dans un service qui prenait en charge des patients atteints du sida,
09:44la société avait énormément de craintes par rapport à cette maladie.
09:49Et quand on met de la distance par rapport à un problème de santé,
09:51par rapport à des populations, en fait, on crée toutes les conditions
09:54pour que l'amélioration de leur état de santé ne se fasse pas au bon niveau.
10:01Ça se vérifie dans notre pays,
10:02et ça se vérifie dans d'autres pays où les libertés publiques peuvent être menacées.
10:07Bref, c'est un vrai sujet qui est un sujet de société.
10:09Est-ce que c'est vrai aussi, quand on parle d'aide médicale d'État, par exemple,
10:14c'est-à-dire le fait de prendre en charge des migrants,
10:19des nouveaux arrivants qui sont malades,
10:22qui travaillent pour beaucoup d'entre eux et qui font tourner l'économie française ?
10:27Il y a tout un courant de pensée politique
10:29pour réduire ou supprimer l'aide médicale d'État.
10:32En fait, on détourne un dispositif qui est un dispositif de santé publique
10:36pour en faire un dispositif de politique d'immigration.
10:41L'aide médicale d'État est avant tout un outil de santé publique
10:44qui permet pas simplement d'accueillir les personnes,
10:48de les prendre en charge si elles ont des problèmes de santé,
10:50pour éviter ici des risques épidémiques,
10:52des aggravations de leur état de santé,
10:53mais pour insister sur un point qui est qu'il n'y a qu'une seule humanité.
10:58C'est ce que Simone Veil mentionnait à travers tous ces combats.
11:01C'est-à-dire qu'on ne peut pas faire de différence entre les populations
11:05quand la question de la santé ou de la vie humaine est mise sur la tête.
11:10Mais si je suis cynique, ça coûte plus cher de ne pas dépenser d'argent
11:13avec l'aide médicale d'État que d'en dépenser.
11:17C'est-à-dire que ces nouveaux arrivants qu'on ne va pas soigner,
11:20ils vont peut-être être encore plus malades,
11:22contaminer d'autres personnes et donc ça coûtera plus cher à l'État.
11:25Votre raisonnement, il vaut pour l'aide médicale d'État.
11:27Mais il vaut d'une manière beaucoup plus générale pour notre système de santé.
11:30En fait, on est dans une culture du soin et pas dans une culture de prévention.
11:35Et ça vaut pour la santé comme ça vaut sur un certain nombre d'autres modèles,
11:40l'éducation, la question du logement à nouveau, etc.
11:42C'est-à-dire qu'on est dans le système qui vise à dire
11:45qu'on va dépenser toujours plus pour réparer.
11:48Il faut passer dans une logique de modèle nouveau
11:51où l'objectif, c'est d'orienter des investissements sociaux
11:54vers la prévention, l'anticipation des risques.
11:58Bref, Thomas, c'est d'être dans une démarche où on remet dans notre pays,
12:02comme en Europe, les enjeux de la société de la prévoyance
12:05au cœur des stratégies et des politiques publiques.
12:07Fin avril, vous avez signé avec d'autres dirigeants d'entreprises
12:10une tribune pour relever les défis du siècle
12:13malgré les blocages du monde politique.
12:15Daniel Ball pour le Crédit Mutuel,
12:17Véronique Bédague pour Mexity,
12:19Stéphane Pallès de la Française des Jeux,
12:20FDJ United,
12:21encore Jean-François Rial pour Voyageurs du Monde.
12:24Je ne suis pas sûr d'avoir cité tout le monde,
12:25mais en tout cas, voilà, quelques-unes des signatures.
12:31L'objectif, c'est quoi ?
12:32C'est de peser sur la campagne présidentielle qui est déjà engagée ?
12:36C'est de faire en sorte que la voix des chefs d'entreprise
12:39et de ces chefs d'entreprise pèsent ?
12:42C'est quoi votre idée ?
12:43L'idée, c'est tout simplement que
12:46quand la crise baisse ou quand la fièvre diminue,
12:51on oublie qu'il y a des enjeux de transformation,
12:55des enjeux d'investissement qui sont majeurs.
12:58Vous voyez, on a depuis ces dernières années
13:01totalement oublié les enjeux environnementaux.
13:03On n'en parle plus.
13:04On n'en parle plus médiatiquement,
13:05on n'en parle plus dans le cadre de débats publics.
13:08Je ne porte pas de jugement.
13:09Je constate simplement avec les acteurs qui sont...
13:10Je ne me sens pas concerné,
13:11j'en parle tous les jours dans l'émission.
13:13C'est la raison pour laquelle je ne porte pas de jugement.
13:15Mais on le voit,
13:16les questions de santé,
13:19les questions d'environnement,
13:20sont des sujets qui sont devant nous,
13:21pas derrière nous.
13:23Et donc, ce qui importe pour nous,
13:25c'est que cette campagne présidentielle,
13:28dont on le voit,
13:29elle va s'orienter davantage
13:31sur des sujets de personnes,
13:33sur des sujets de camp.
13:35En gros, est-ce que le deuxième tour,
13:36ça va être LFI ou le RN ?
13:38Notre crainte, en fait,
13:40c'est de ne pas être...
13:41Ou les deux.
13:42Et notre crainte, donc,
13:43c'est que, en fait,
13:44ce débat public,
13:45il soit privé
13:46au regard des grandes questions
13:48qui se posent pour notre société.
13:49Et la question environnementale,
13:51elle a besoin d'être davantage mise sur la table.
13:54Donc, l'objectif de la tribune,
13:55c'est de remettre ces enjeux
13:57dont vous parliez,
13:58environnement, santé,
13:59en haut de la pile
14:01des préoccupations des Français
14:03et donc des candidats.
14:05Parce que c'est aussi nous
14:06qui allons inciter
14:08les candidats
14:09à traiter ces questions.
14:10Oui, et le fait que ce soit
14:11des entreprises,
14:12des dirigeants d'entreprises
14:13qui portent ce discours,
14:14c'est tout simplement
14:15de venir corriger
14:17ce que l'on entend
14:18comme petite musique
14:18qui est, au fond,
14:19les questions environnementales
14:21ne seraient plus au cœur
14:21des comex, des entreprises.
14:24Notamment parce que
14:25la politique américaine,
14:26notamment de l'administration Bush,
14:28de l'administration Trump,
14:30a amené à ce que
14:32les questions environnementales
14:33soient passées au second rang.
14:35Et donc, avec la crainte
14:36qui est distillée
14:37dans certaines entreprises
14:38sur le fait
14:39de n'en faisant plus une priorité
14:40pour soit ne pas nous fâcher
14:41avec certains marchés américains
14:43ou soit parce que,
14:44en effet,
14:45ça nécessite d'avoir des investissements.
14:46Donc, ça nous permet
14:47de faire des économies.
14:48Ce n'est pas du tout
14:49l'enjeu qui est de nôtre.
14:51pour ce qui concerne
14:52le groupe Vive,
14:53on est dans une stratégie
14:54où la stratégie climat
14:56est encore pilotée
14:57d'une manière très très forte.
14:58On a 5 millions de tonnes.
15:00Notre bilan carbone,
15:01c'est 5 millions de tonnes
15:01de CO2.
15:03Objectif 2030
15:03de les diminuer de 50%.
15:05L'investissement responsable
15:06n'a jamais été aussi important
15:08dans notre groupe.
15:09C'est 20% des actifs financiers
15:11qui sont orientés
15:11vers des enjeux de santé
15:13et environnement.
15:14Ça représente 5 milliards 3.
15:15Et on continue
15:16à faire de la mobilisation
15:17auprès de nos collaborateurs
15:18et des adhérents
15:20qui sont les nôtres.
15:20On est la première entreprise,
15:22le premier groupe
15:23à avoir organisé en interne
15:24sur le modèle
15:25des conventions citoyennes
15:26une convention
15:27autour des enjeux
15:28de la santé environnementale
15:29pour intégrer davantage
15:30les risques socio-écologiques.
15:31Bref,
15:31l'environnement
15:32continue à être
15:33un élément de pilotage
15:34de nos stratégies
15:35et surtout du développement
15:36économique de demain.
15:37Si on rentre dans le détail,
15:38tient justement
15:38ce bilan carbone,
15:40ces 5 millions de tonnes
15:40de CO2,
15:41qu'est-ce qui pèse
15:42le plus haut ?
15:42Aujourd'hui,
15:43c'est les investissements
15:44qui sont portés
15:45par le groupe
15:47qui viennent dégrader
15:48le bilan carbone.
15:49D'où l'importance
15:50que l'on puisse
15:50réorienter les investissements
15:52vers des secteurs
15:53qui soient des secteurs
15:54de la transition.
15:56Cet objectif,
15:57il est facile à atteindre.
15:58Vous l'avez défini
16:01pour qu'il soit atteigné.
16:02Vous voyez ce que je veux dire ?
16:03Oui.
16:03On peut se donner
16:04un objectif
16:06très simple
16:07et se dire
16:07génial,
16:08on a été très bon
16:08alors qu'on aurait pu
16:09aller beaucoup plus loin.
16:10Le modèle mutualiste
16:11repose sur
16:12des enjeux de gouvernance,
16:13de participation
16:14et d'implication
16:15des adhérents
16:16de nos mutuelles
16:16au cœur
16:17de la gouvernance
16:18de nos mutuelles
16:19mais également
16:20l'importance
16:21de pouvoir
16:21sur les sujets
16:22de société
16:22en faire des vrais débats
16:23d'orientation
16:24dans le cadre
16:24de nos conseils
16:25d'administration
16:25ou de nos comités
16:26exécutifs.
16:27Donc les enjeux sociétaux
16:28ils sont pris
16:29vraiment à bras le corps
16:30et parfois
16:31avec des vrais dilemmes.
16:32Vous voyez sur nos politiques
16:33d'achat,
16:34je partage quelque chose
16:35avec vous.
16:35Oui, allez-y.
16:36Ça c'est un levier
16:37hyper important.
16:39Extrêmement important.
16:39On a un dilemme,
16:41on a eu deux débats
16:42d'orientation
16:43au sein de nos conseils
16:43d'administration
16:44notamment sur notre filière
16:44d'offres de soins.
16:46On a une filière dentaire
16:47qui est depuis 4 ans
16:49structurellement déficitaire.
16:507 à 9 millions
16:51de déficits
16:51chaque année.
16:52Et en fait
16:53le dilemme c'était quoi ?
16:54C'était de dire
16:55est-ce qu'on est
16:56en capacité
16:57de redresser
16:57et donc de jouer
16:58sur des leviers
17:00de retour à l'équilibre
17:01qui viennent un peu
17:02percuter
17:03notre politique
17:03d'investissement,
17:05de politique d'achat
17:06et notamment
17:07je vous le dis
17:07on était sur 90%
17:08des prothèses dentaires
17:10qui étaient produites
17:11en France.
17:12L'idée c'était
17:13de pouvoir
17:14être sur des achats
17:16de prothèses dentaires
17:17à l'extérieur
17:18du territoire national
17:19pour tendre vers
17:20non plus 90%
17:22mais 70%.
17:23C'est un débat
17:25vous ne pouvez pas imaginer
17:26qui a cristallisé
17:27d'une manière
17:27très très forte
17:28les échanges
17:29avec le débat
17:30d'orientation
17:31avec le conseil
17:32d'administration
17:32et le comité exécutif
17:33tout simplement
17:33parce qu'on avait
17:35mis en place
17:36notre stratégie RSE
17:37et les enjeux
17:38de politique
17:39d'achat responsable.
17:41Mais en fait
17:41pourquoi je parle
17:42de Dylan ?
17:42C'est que
17:43on est une entreprise
17:44comme les autres
17:45si on est sur des secteurs
17:46qui sont des secteurs
17:47structurellement déficitaires
17:48l'objectif à terme
17:50c'est de fermer
17:51de ne plus pouvoir
17:52pérenniser les choses.
17:53Et donc vous ne pourrez plus
17:54activer les leviers
17:55de transformation
17:55dont vous nous parliez.
17:56Exactement
17:56et surtout
17:57alors qu'il y a
17:58des besoins
17:59en matière de santé dentaire
18:00d'accès
18:01à des soins
18:02et à des professionnels
18:03de santé dans les territoires
18:04c'était de ne pas renoncer
18:06à ce que des centres
18:07qui sont portés
18:08aujourd'hui par le groupe
18:09puissent contribuer
18:11à ces déserts sanitaires
18:13donc à...
18:14Donc vous faites venir
18:15un peu plus de prothèses
18:16à l'étranger.
18:16Donc on fait venir
18:17un peu plus de prothèses
18:18mais c'est un élément
18:19qui nous permet
18:19d'avoir un pilotage économique
18:21qui nous maintient
18:21qui nous permet
18:22de maintenir durablement
18:23notre filière
18:24notre filière dentaire.
18:25Je voulais partager ça
18:26avec vous
18:27parce que
18:28souvent on pense que
18:29comme vous le dites
18:30au fond on se donne
18:30des objectifs
18:31qui seraient parfois
18:33des objectifs
18:35utopistes
18:36alors que
18:37dans le pilotage
18:38d'une entreprise
18:39d'une gouvernance
18:40en fait on joue
18:41sur des leviers
18:42sur des paramètres
18:43qui nous amènent
18:43à jouer en permanence
18:44sur l'intérêt
18:45de l'entreprise
18:46la dimension économique
18:48de l'entreprise
18:49sans oublier
18:50notre sujet
18:51d'impact
18:51et d'utilité
18:52pour la société.
18:53Alors on va parler
18:53de logement
18:53comme promis
18:55puisque c'est la question
18:56que la directrice
18:57environnement de Vinci
18:58Isabelle Spiégel
18:59a choisi de vous poser
19:00on l'écoute tout de suite.
19:03Eh bien bonjour
19:04c'est Stéphane
19:04je voulais parler
19:05adaptation
19:05comment le groupe
19:07Vive s'attaque
19:08à ce sujet
19:09des risques physiques
19:09climatiques
19:10et en particulier
19:12peut-être en parlant
19:12de logement résilient.
19:14Alors c'est quoi
19:15un logement résilient
19:16pour vous déjà ?
19:19C'est un logement
19:20qui intègre
19:20dans toutes ses dimensions
19:21de construction
19:22de services
19:24mais également
19:25d'utilité
19:26dans la cité
19:27dans un quartier
19:28dans une ville
19:29de faire en sorte
19:30d'intégrer
19:31d'une manière
19:31beaucoup plus forte
19:31les enjeux de santé.
19:33On est face
19:34à une révolution
19:34de l'âge
19:35qui va intervenir
19:36avec des effets
19:36dont notre société
19:38n'est pas encore
19:38suffisamment prête
19:40à horizon 2030-2035.
19:42On va basculer
19:43sur une société
19:44beaucoup plus âgée
19:45qui va nécessiter
19:47d'adapter nos logements
19:47d'une manière
19:48beaucoup plus forte.
19:49Vous le voyez
19:50à travers le mois de mai
19:51incroyable
19:51qui a été notre
19:52à travers l'effort de chaleur
19:53on a besoin
19:54d'avoir des logements
19:54qui soient en capacité
19:56d'être dans un confort
19:56technique
19:58thermique
19:58et donc avec
19:59des matériaux
20:01qui nous permettent
20:02techniquement
20:02de pouvoir préserver
20:03des risques de chaleur
20:04ou de...
20:05Mais des logements sociaux
20:06vous en administrez
20:07ou construisez
20:08je ne sais pas
20:08depuis des décennies
20:09donc certains sont forcément
20:11des passoires thermiques.
20:12Oui bien sûr
20:12et donc on a mis en place
20:13un label logement santé
20:14qui permet de la construction
20:15des logements
20:16jusqu'au service apporté
20:17aux habitants
20:17à faire en sorte
20:18que la santé soit
20:18un fil rouge.
20:19Concrètement ça veut dire quoi ?
20:21Ça veut dire que
20:22pour la construction
20:23de nos nouveaux logements
20:24ou pour la réhabilitation
20:25des logements existants
20:26on utilise des critères
20:28qui sont des critères
20:29d'utilisation
20:30pour la construction
20:31de matériaux
20:31qui dans le temps
20:33ne dégraderont pas
20:34notamment
20:35la pollution intérieure
20:37la santé
20:38la santé intérieure
20:39on propose
20:41systématiquement
20:41à nos locataires
20:44un service
20:45qui est un service
20:45d'écoute santé
20:46l'accès à un professionnel
20:48de santé
20:48l'accès à l'écoute
20:49d'un psychologue
20:50donc on met ça
20:52comme étant
20:53un service
20:55à l'ensemble
20:55de nos locataires
20:57et puis le dernier
20:59élément
21:00c'est d'inscrire
21:02les logements
21:02dans un territoire
21:03et dans un quartier
21:05c'est-à-dire
21:05à faire en sorte
21:06que des services
21:07associatifs
21:09des paniers alimentaires
21:11puissent être
21:11apportés
21:12aux habitants
21:13pour permettre
21:14à ce que le lien social
21:15et la santé
21:16soient améliorés
21:17bref
21:17on croit beaucoup
21:18à cette idée
21:19que le label
21:20que l'on a mis en place
21:20il y a maintenant
21:21six ans
21:22soit un label
21:23qui demain
21:24devienne une norme
21:25de marché
21:26il vous reste
21:27combien de logements
21:28à rénover
21:28et combien ça vous coûte
21:30on parlait d'arbitrage
21:32tout à l'heure
21:32j'imagine que le chantier
21:33est important
21:33je vous l'ai dit
21:35on a lancé en 2020
21:37le label
21:38pleine crise Covid
21:40donc on relance
21:41le label
21:42et quelques semaines après
21:43c'est l'interruption
21:44et les confinements
21:45on a eu donc
21:46trois ans ensuite
21:47de sortie
21:48de la crise Covid
21:50et donc on est aujourd'hui
21:51sur 7000 logements
21:52qui sont labellisés
21:54et l'objectif
21:55c'est d'avoir
21:56désormais une construction
21:58des logements
21:59à 50%
21:59à la base
22:00de ce label
22:01et il nous reste encore
22:02des dizaines de milliers
22:04de logements
22:05à réhabiliter
22:05pour faire en sorte
22:06que les 300 000 personnes
22:07qui sont aujourd'hui
22:08hébergées
22:09dans des logements
22:10dans de l'habitation
22:11du groupe
22:12puissent bénéficier
22:13de ces éléments de confort
22:14vous parliez
22:14de la difficulté
22:16du manque de pilotage politique
22:18notamment sur la stratégie
22:19nationale de santé
22:19est-ce que c'est vrai aussi
22:20en matière de logement
22:22c'est-à-dire
22:22est-ce que
22:23vous avez manqué
22:24là depuis
22:25deux, trois ans
22:26dans ce climat
22:27de chaos politique
22:28de visibilité ?
22:29Oui, je pense
22:29pouvoir dire les choses
22:31pour l'ensemble
22:31des acteurs
22:32du logement social
22:33qui est je trouve
22:34un des marqueurs républicains
22:36dans notre pays
22:37on a aujourd'hui
22:39des acteurs
22:41qui souffrent
22:42on a ponctionné
22:43une partie
22:44des moyens financiers
22:46dont disposait
22:47le mouvement HLM
22:49pour permettre
22:51de rééquilibrer
22:52les finances publiques
22:53dans notre pays
22:54alors même
22:54que cet argent
22:55était important
22:56pour pouvoir
22:56pour l'ensemble
22:58du secteur
22:58du logement social
22:59dans notre pays
23:00investir sur les enjeux
23:01de transition
23:01et puis surtout
23:03construire davantage
23:04davantage
23:04on en a besoin
23:05on en a besoin
23:06Quand on parle
23:06de logement social
23:07il y a souvent
23:08la question
23:09ou la polémique
23:10sur le turnover
23:12sur le fait
23:12qu'il y ait des familles
23:13qui restent
23:14alors que
23:15leur situation
23:17financière
23:18s'est améliorée
23:19comment vous
23:21un, vous évaluez ça
23:22est-ce que c'est
23:23une élucubration
23:24médiatique
23:25est-ce que c'est
23:25un grossissement
23:27un effet loup médiatique
23:28ou est-ce que c'est réel
23:29et ensuite
23:29comment vous luttez
23:30contre ça
23:31J'aime bien votre question
23:32mais pour moi
23:33c'est pas la plus prioritaire
23:35c'est-à-dire qu'on a eu
23:36une transformation
23:36depuis une cinquantaine
23:38d'années
23:38on est passé
23:39d'une logique
23:40où on avait
23:40plusieurs habitants
23:41dans un logement
23:42alors qu'aujourd'hui
23:43les familles monoparentales
23:45occupent un logement
23:46de plusieurs mètres carrés
23:47parfois
23:48qui vont au-delà
23:49de leurs besoins
23:50et dont notre pays
23:51et notre société
23:52doit prendre en considération
23:53au regard
23:54des réalités sociales
23:56aujourd'hui
23:57donc il y a bien sûr
23:58la question que vous évoquez
23:59c'est-à-dire
23:59des personnes qui restent
24:01le plus longtemps
24:01le plus longtemps possible
24:03mais pour moi
24:04ma principale préoccupation
24:05c'est comment on face
24:06à cette réalité
24:06des familles monoparentales
24:08et avec le vieillissement
24:09des personnes
24:10qui resteront
24:11le plus longtemps possible
24:12comment est-ce qu'on est
24:13en capacité
24:13de proposer les choses
24:14alors concrètement
24:15tout l'enjeu
24:16c'est de faire en sorte
24:17de créer
24:18des parcours
24:19de mobilité
24:20dit autrement
24:22en fonction des âges
24:23on a besoin
24:24d'avoir un logement
24:24qui soit beaucoup plus grand
24:26parce que la famille
24:27elle s'installe
24:28on a des enfants
24:29on a besoin d'avoir un confort
24:30et puis ensuite
24:31les enfants y partent
24:32et donc on a besoin
24:33d'avoir des logements
24:34certes qui sont plus réduits
24:36mais beaucoup plus fonctionnels
24:37et puis quand on arrive
24:37dans des âges
24:39beaucoup plus avancés
24:40on a besoin
24:40d'avoir des logements
24:42qui soient davantage adaptés
24:43aux risques liés
24:45notamment au vieillissement
24:45pour éviter
24:46ici les chutes
24:47d'une manière
24:48beaucoup plus fréquente
24:48la question de l'isolement
24:50bref
24:51c'est tout l'enjeu
24:51du label logement santé
24:52c'est de faire en sorte
24:53d'intégrer vraiment
24:54ces approches servicielles
24:56et ces approches
24:57de santé
24:58d'une manière
24:58beaucoup plus forte
24:59donc je crois beaucoup
25:00à l'idée en fait
25:01de créer des parcours
25:02de mobilité résidentielle
25:04c'est très utopique
25:05ce que je vous dis
25:06mais par contre
25:07ça aurait un effet
25:08à mon sens
25:09beaucoup plus impactant
25:11tiens il nous reste
25:11un peu moins d'une minute
25:12je reviens
25:13à la politique
25:14à la campagne présidentielle
25:15est-ce que vous direz
25:16pour qui voter
25:16est-ce que c'est le rôle
25:17des patrons
25:18ou d'un patron
25:19de dire ça ?
25:20non
25:20non
25:22vous n'irez pas
25:22jusque là ?
25:23non
25:23mais par contre
25:24je pense que
25:26les entreprises
25:27qui sont des acteurs
25:30de la citoyenneté
25:31et de la société
25:32ne doivent pas avoir peur
25:34de prendre position
25:35sur des sujets
25:36qui seraient mis
25:38sur la table
25:38du débat public
25:39et qui pourraient être
25:40soit dangereux
25:42au regard du pacte républicain
25:43au regard des enjeux
25:45d'équilibre économique
25:47ou des enjeux
25:48d'impact sociaux
25:50c'est notre rôle aussi
25:51on n'est pas simplement
25:52des acteurs froids
25:54des acteurs
25:56qui au fond
25:57ne sont pas préoccupés
25:58que par le sujet
25:59de la rentabilité
25:59en tout cas
26:00le groupe Vive
26:01son sujet
26:01c'est comment être
26:02davantage utile
26:03sur les transformations
26:03de notre société
26:04merci beaucoup
26:05Stéphane Junic
26:06et à bientôt
26:06sur Be Smart for Change
26:07on passe tout de suite
26:08à notre rubrique
26:09start-up
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