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  • il y a 4 heures
Tous les matins à 7h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.

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Transcription
00:00B ! A ! R ! R ! M ! J !
00:06Le Paris Saint-Germain triomphe une nouvelle fois en Ligue des Champions.
00:11Jean-Louis Tour, rédacteur en chef football RMC.
00:14Bonjour Jean-Louis.
00:15Bonjour Apolline.
00:16Vous avez quasiment passé ces 48 dernières heures,
00:18vraiment minute par minute avec les joueurs du PSG de Budapest,
00:22où avait lieu la finale, jusqu'au Parc des Princes,
00:24où ils nous ont présenté leur trophée hier.
00:27Deuxième victoire consécutive pour le PSG.
00:30On le disait ce matin, on parle de la joie et on parle des violences,
00:32mais d'abord de la joie, d'abord de cette légende.
00:35Pour vous, ça y est, la légende est écrite.
00:37Oui, c'est le slogan qui est revenu le plus ces dernières heures.
00:42Une fois c'est historique, deux fois c'est légendaire.
00:45Alors ça venait des supporters du PSG à la base,
00:48ça a été repris par les joueurs également hier,
00:50tout au long de la journée, lors des célébrations.
00:52Et c'est vrai que dans l'histoire du foot,
00:54dans l'histoire de la Ligue des Champions,
00:55cette compétition qui existe depuis 1956,
00:58il y a des équipes qui ont gagné une fois comme ça,
01:00en one shot la Ligue des Champions,
01:01mais des équipes qui en gagnent deux de suite,
01:03tout de suite ça met le PSG dans la classe des Real Madrid,
01:06Liverpool, Milan AC, tous ces grands clubs de l'histoire du foot.
01:11Alors je ne vous parle même pas de trois fois de suite,
01:13là c'est encore plus légende, il faudra trouver un autre superlatif.
01:16Oui, mais on peut le faire, non ?
01:18Ah bah c'est possible, bien sûr, bien sûr.
01:19Après la saison qu'on a vue, où le PSG a réussi à résister à toutes les difficultés de cette
01:24saison,
01:25qui était encore plus importante que l'année dernière,
01:27c'est-à-dire une préparation tronquée, peu de jours de vacances,
01:30avec le Mondial des Clubs,
01:32des blessés au cours du début de saison,
01:35et malgré tout ça, le PSG a su gérer les temps de jeu des uns et des autres,
01:39et arriver frais dans les matchs qui comptent,
01:41et le parcours, on n'en est que rehaussé,
01:45ce parcours contre des équipes qui en plus ont progressé par rapport à l'année précédente,
01:49on sent qu'il y a eu plus d'embûches,
01:50mais que les Parisiens sont parvenus à s'en défaire,
01:53donc tout est possible pour la saison prochaine,
01:56de refaire la même chose,
01:57maintenant ils ont la recette,
01:58ils ont trouvé la recette pour gagner,
01:59et ils ont trouvé la recette pour gagner de nouveau l'année suivante,
02:03avec un effectif qui en plus est très jeune,
02:0524 ans de moyenne d'âge,
02:06et bien ça veut dire que tous ces joueurs-là,
02:08les 11 titulaires,
02:09il n'y a pas de raison qu'ils ne soient pas là la saison prochaine,
02:11et donc d'être performant pour aller chercher cette troisième étoile.
02:14Ça veut dire effectivement que les perspectives,
02:15l'horizon est dégagé,
02:18alors une finale quand même beaucoup plus fermée que l'an dernier,
02:20l'an dernier on se rappelle quand même que c'était 5-0 contre l'interminant,
02:24on a vraiment l'impression que jusqu'au bout du bout,
02:26c'était quand même sur un fil,
02:27même si la solidité de l'équipe est totale.
02:30Oui oui bien sûr,
02:32solidité, confiance en cette équipe,
02:34ça s'est ressenti tout au long du parcours en Ligue des Champions,
02:37et même sur cette finale,
02:38alors que c'était difficile,
02:40effectivement cette équipe d'Arsenal,
02:41c'était une équipe qui était complètement à l'opposé de ce qu'on a pu voir,
02:45une équipe qui refusait le jeu,
02:46et les Parisiens ont eu du mal à se procurer des occasions,
02:48mais finalement le plaisir il est venu dans l'attente aussi,
02:51pour les supporters parisiens,
02:53qui comparent forcément les émotions avec la finale de l'année dernière,
02:56au moins ils sauront que celle-là,
02:57il y a eu souffrance,
02:58jusqu'au bout il y a eu incertitude,
03:00mais ça provoque une délivrance,
03:02avec des émotions décuplées,
03:03c'est une certitude.
03:04Avec désormais quelque chose qui dépasse le club,
03:07c'est-à-dire qu'on a vraiment l'impression que,
03:08d'ailleurs quand on regardait des images,
03:10même des Français qui étaient à l'étranger,
03:12parisiens ou pas parisiens,
03:13tout le monde était derrière l'équipe,
03:15enfin tout le monde,
03:15il y a toujours un village irréductible,
03:17je dirais du côté des Bouches-du-Rhône peut-être,
03:19mais enfin globalement,
03:20on a l'impression quand même
03:21qu'il y avait une fierté presque nationale.
03:24Oui, alors ça dans le foot,
03:27c'est toujours un peu particulier,
03:29en tout cas dans le foot d'aujourd'hui,
03:30je trouve, d'observer ça,
03:32parce que les clivages même entre supporters
03:35sont de plus en plus importants,
03:36et autant dans les années 70,
03:38avec Saint-Etienne ou avec Marseille en 90,
03:41on savait que toute la France
03:42était derrière le représentant français
03:44qui allait le plus loin possible.
03:46Là ce phénomène aujourd'hui en 2026,
03:48il existe un peu moins,
03:49il existait un peu moins,
03:50parce qu'effectivement la tendance
03:51est en train peut-être de s'inverser,
03:54même si je pense que même des supporters
03:57d'autres villes, pas qu'à Marseille,
03:59garderont toujours leur club avant le PSG,
04:01mais c'est vrai que tous les supporters
04:02de foot neutres, je dirais,
04:04eux, ils peuvent se prendre d'affection
04:06pour le PSG,
04:07parce que cette équipe dégage
04:08des valeurs de générosité,
04:11de don de soi qui plaisent
04:12à tous les amateurs de foot.
04:13Mais justement, quand vous dites,
04:14Jean-Louis, chacun des joueurs,
04:16il est là avec cette générosité,
04:17avec ce don de soi,
04:18avec cette gratitude aussi
04:19qui a été exprimée hier soir,
04:22mais est-ce qu'on n'aurait pas attendu d'eux
04:24qu'à un moment,
04:26ils s'expriment sur les violences
04:27de manière plus franche,
04:28en disant pas en notre nom,
04:30ça n'a rien à voir avec nous,
04:31on condamne,
04:32ça on ne l'a pas entendu,
04:33est-ce que ça n'a pas manqué ?
04:36Oui, si vous voulez,
04:37on peut considérer ça.
04:39Je l'aurais voulu.
04:40Non, non, mais oui,
04:40ça peut s'entendre.
04:42Après, on peut aussi se dire
04:43qu'eux, ils sont peut-être
04:45à ce moment-là, en tout cas,
04:48déconnectés,
04:48parce qu'ils sont dans leur célébration,
04:51dans l'émotion,
04:51dans la fête,
04:52dans le peu d'heures de sommeil,
04:54et puis ils se disent,
04:54nous, notre rôle,
04:55c'est de jouer au foot.
04:56Après, on reproche aux footballeurs
04:58très souvent de prendre position,
05:00d'aller au-delà de leur rôle
05:01de footballeur.
05:02Non, mais là,
05:03on ne leur demande pas
05:03de parler de la politique.
05:04On leur demande de dire,
05:05il y a un match,
05:07derrière, il y a de la casse.
05:08On les a vus, d'ailleurs,
05:09applaudir Emmanuel Macron.
05:11Oui, mais ils ont laissé
05:11leur président le faire.
05:12Nasser Al-Khelaïf, il a fait.
05:14Il a pris la parole
05:15sur les violences.
05:16Oui, mais après,
05:17eux, ils sont joueurs de foot.
05:20Mais bien sûr qu'ils condamnent
05:21ces violences.
05:22Mais effectivement,
05:22ils auraient pu le dire.
05:23Moi, je trouve honnêtement
05:23que ça ne leur aurait pas
05:25coûté grand-chose.
05:26Ça n'aurait rien enlevé
05:28à la magie
05:30et à la puissance
05:31de leur victoire.
05:33Mais en termes même d'image,
05:35de modèle pour les jeunes,
05:36le fait de condamner
05:38aurait eu quand même
05:39un écho assez remarquable.
05:41Et je trouve que ça a manqué.
05:42Vous savez quoi ?
05:42On va donner tout de suite
05:43la parole aussi à Nicolas
05:44qui nous appelle de l'Essonne.
05:46Bonjour Nicolas.
05:47Bonjour Apolline.
05:47Bonjour l'équipe.
05:48Vous, vous étiez
05:49porte de Saint-Cloud,
05:50c'est ça ?
05:50Vous êtes chauffeur-livreur ?
05:52Exactement, tout à fait.
05:53J'étais porte de Saint-Cloud
05:54samedi soir
05:55avec des gars de ville
05:56qu'on a rencontrés
05:57dans un petit parc.
05:57On regardait le match
05:59avec une enceinte et tout.
06:01Donc on était posés
06:02entre adultes, tout ça.
06:03Et on a vu des gamins
06:04qui ont passé
06:05toute la soirée
06:06à ne pas regarder le match.
06:07à tirer au mortier
06:08sur les CRS.
06:09On s'est fait gazer.
06:10On a été voir les CRS.
06:11On leur a dit.
06:12On leur a dit
06:13non, on n'a rien à voir.
06:13Ils ont dit on cède.
06:14Tout à l'heure, vous êtes là.
06:15Mais il dit
06:16il y a les petits cons
06:16qui tirent de partout
06:17dans le parc.
06:18On n'a pas le choix.
06:20Comment vous l'avez vécu ça, vous ?
06:23Ils ne sont pas venus
06:24pour voir le match.
06:26Il faut faire la distinction
06:27entre les gens
06:29qui sont venus supporter
06:30ou gens contents
06:31de soutenir une équipe française.
06:33Mais il faut faire la distinction
06:34entre les gens
06:35qui étaient là
06:35pour fêter un événement
06:37positif
06:38et ceux
06:38et les opportunistes
06:39qui sont venus
06:40foutre la merde, clairement.
06:41Et c'était flagrant.
06:43Ils ne sont venus
06:44que pour ça pour vous ?
06:45C'est ça que vous avez observé
06:46depuis ?
06:47Ah bah oui.
06:49Ils étaient à 5 mètres de nous.
06:50Ils tiraient des mortiers.
06:51Ils ne regardaient pas le match.
06:52Pendant que nous,
06:52on regardait le match,
06:53ils ne regardaient pas.
06:54Ils couraient partout.
06:55Ils allaient d'un côté,
06:56ils repartaient de l'autre.
06:57Ils revenaient,
06:57ils tireraient aux mortiers là-bas.
06:58Et c'était que ce que nous,
07:00ce qu'on voyait.
07:01Parce qu'on était côté petit parc.
07:03Après, il y avait dans les rues aussi
07:04où ça devait être pareil.
07:06Vous avez réussi à repartir
07:08sans trop de complications ?
07:10Oui, ça a été tranquille.
07:11Après, on a réussi.
07:12Et c'est là la différence.
07:13Après, on a suivi un cortège
07:14quand le PSG a gagné.
07:16On est partis dans les rues
07:17direction Trocadéro.
07:18Et le problème,
07:19c'est que ça tirait des mortiers
07:20en l'air.
07:20Donc très festif,
07:21bonne enfance.
07:22Le problème, c'est que les filles,
07:23ils ne font plus de distinction après.
07:24Donc ils ont gazé tout le monde.
07:26Ça s'est éparpillé partout.
07:27Alors que dans ce cortège-là,
07:28il n'y avait rien.
07:29Franchement, il n'y avait rien.
07:30Comme vous disiez,
07:30quand vous, vous vous retrouvez
07:31effectivement à un moment
07:32à vous prendre du gaz lacrymo
07:33alors que, comme vous le disiez,
07:35vous n'aviez rien à voir avec ça.
07:36Merci Nicolas.
07:37Jean-Louis, un dernier...
07:38Et Apolline, juste un mot quand même.
07:40Marquinhos a eu un mot quand même
07:41pour les supporters,
07:42notamment sur le champ de Mars,
07:43en disant soyez sages
07:44dans vos célébrations,
07:45plus un message de prévention.
07:47Il n'y a pas eu, si vous voulez,
07:48condamnation de la veille,
07:48mais quand même,
07:49il y a eu un message de prévention.
07:50Ils ne sont pas si déconnectés
07:51que ça quand même.
07:52Merci beaucoup Jean-Louis
07:53pour cette précision.
07:55Merci Jean-Louis d'avoir suivi
07:57et de continuer à suivre
07:58minute par minute.
07:59Il nous a refait vivre
08:00aussi cette légende sur RMC.
08:02Merci.
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