00:00L'arrivée de Donald Trump à Pékin, il y est. Il n'y a pas encore eu de rencontre avec
00:03Xi Jinping, ce sera pour demain.
00:04Mais l'arrivée, le président est là. Et regardez, alors vous allez voir, découvrir la mise en scène pour l
00:10'arrivée de Trump.
00:10Mais la mise en scène filmée par les caméras de la Maison Blanche, montée par les caméras de la Maison
00:15Blanche et mise en musique par la Maison Blanche, ça donne ça.
00:30– Sous-titrage ST' 501
01:00– C'est très bien organisé, c'est bien rangé, il y avait l'ordre des dictatures, avec les petits
01:07drapeaux, avec le bienvenu en chinois.
01:09– Les drapeaux chinois et américains, etc. – Les Américains, avec cette musique-là et le mondage, là c'est
01:15Hollywood.
01:16– Là c'est la rencontre entre Pékin et Hollywood.
01:17– Et ça n'est pas de l'intelligence artificielle, j'ai eu l'occasion de voir sur la place
01:21Tiananmen des défilés à l'occasion d'une visite du président de la République.
01:25– Et j'ai été impressionné, j'ai vu des dizaines de défilés militaires et de prises d'armes dans
01:31ma vie,
01:32et je n'ai jamais vu une chorégraphie aussi remarquable que celle des Chinois.
01:37C'est vraiment, dans ce domaine, vraiment, ils surpassent tous les autres.
01:41– J'ai une question à vous poser, oui Sergei.
01:43– Juste un truc, en regardant ça, j'ai l'impression que c'est la rencontre du quatrième type.
01:48– Oui un peu c'est ça, attendez demain, vous verrez demain.
01:51– Ce n'est pas la rencontre de deux types de monde, mais vous verrez demain.
01:54– Ça marche.
01:54– J'ai une question à vous poser, à toutes et tous autour de la table.
01:57Je vous demande une réponse très courte.
01:59Est-ce que l'une des clés de la guerre en Iran se trouve dans cette rencontre-là,
02:02ou est-ce qu'à la fin de la semaine, on sera au même point ?
02:05Elsa Vidal, en quelques mots.
02:07– Oui, oui, bien sûr, plusieurs clés se trouvent dans cette rencontre-là.
02:10A commencer la clé du commerce, la levée des sanctions,
02:15pour peut-être un coup de pouce côté chinois sur l'allié iranien.
02:19– Je crois qu'ils vont régler les relations bilatérales,
02:23le commerce, le commerce, le commerce, mais chinois-américains.
02:28– Les clés sont là, est-ce que lundi on aura une solution ? Non.
02:32Est-ce qu'il est possible que Trump bouge sur Taïwan
02:36et que ça aide les Chinois à bouger sur Hormuz ?
02:38C'est une hypothèse, mais si c'était le cas, il vient d'ouvrir une boîte de pantalon.
02:42– On rappelle ce qu'attendent les Chinois de Donald Trump sur Taïwan,
02:45pour guetter un peu les mots qui seront prononcés demain et après-demain,
02:48c'est que les Américains s'opposent clairement à l'indépendance.
02:52– Déjà, moins de soutien.
02:53– Moins de soutien, mais s'ils pouvaient aller jusqu'à s'opposer à l'indépendance de Taïwan…
02:59– Mais s'ils retardaient la livraison des armes qui ont déjà été vendues
03:03et pour lesquelles Républicains et Démocrates au Congrès
03:06demandent à ce qu'elles le soient livrées le plus rapidement possible,
03:08s'ils retardaient, déjà, ça serait un geste substantiel,
03:13suffisant pour que les Chinois bougent.
03:15Et la vraie variable, c'est à quel point le régime à Téhéran
03:19est sensible à ce que peut dire ou faire Pékin.
03:22– Alors, attendez, je reviens à ma question.
03:24Est-ce que la clé de la guerre en Iran se trouve à Pékin ce soir avec cette rencontre ?
03:27Vous avez quelques mots pour y répondre, Bertrand Villemeyer, pas plus.
03:31– Les États-Unis sont isolés diplomatiquement, on le sait tous,
03:36entre le Canada, entre le Panama, etc., le Mexique.
03:41La Chine et les États-Unis, actuellement, c'est deux puissances pas pratiquement équivalentes.
03:44C'est la première fois que ça arrive.
03:46La Chine, à vis-à-vis des États-Unis, est pratiquement d'égal à égal.
03:51Et donc la Chine peut peser, peut peser sur tous les acteurs,
03:54peut peser sur l'Iran, peut peser sur le Pakistan,
03:56et peut peser sur les États-Unis.
03:59Donc, s'il y a une solution diplomatique, je pense qu'elle est…
04:03– Elle peut être à Pékin, Bertrand Gallichet.
04:05– Moi, je pense à peu près le contraire.
04:07C'est-à-dire que, probablement, les Chinois, d'abord, le veulent-ils ?
04:12Je pense que c'est sans doute non.
04:15Le peuvent-ils ? C'est encore moins certain,
04:17car ils ont été amenés à faire pression sur le Pakistan.
04:22Mais le Pakistan n'est qu'un intermédiaire vis-à-vis de l'Iran,
04:25et n'a pas de moyens de pression, pas de levier.
04:27Et au fond, je crois que Xi Jinping n'est pas mécontent
04:30de voir Trump empêtré dans cette affaire du Détroit-Dormuz,
04:35malgré les conséquences pour la Chine.
04:37– Je vous montre les photos de la colonie de vacances
04:38de la délégation américaine qui part vers la Chine dans une seconde.
04:41Non, non, non, pas !
04:44J'arrive même à surprendre la régie.
04:45Je fais des teasings !
04:47Voilà, c'est pour que tout le monde nous regarde, évidemment.
04:49Mais d'abord, une information, Lisa Haddad.
04:50Oui, moi, je n'ai pas de réponse à vous donner à cette question,
04:52mais j'ai une information à vous donner qui va peut-être vous faire changer d'avis.
04:55Information du New York Times.
04:56Selon des responsables américains, des entreprises chinoises préparent des ventes secrètes d'armes à l'Iran.
05:01On ne sait pas quelle quantité d'armes,
05:03on ne sait pas dans quelle mesure les autorités chinoises ont approuvé ces ventes.
05:06Mais ce que l'on sait grâce au New York Times,
05:08c'est que le projet prévoit de faire transiter les armes par d'autres pays
05:11pour masquer l'origine réelle des cargaisons.
05:13Donc, c'est pour ça qu'on dit vente secrète d'armes.
05:15Mais déjà, les chinois ont dit à certaines des entreprises visées par des sanctions américaines,
05:22on parle d'entreprises pétrolières,
05:23d'entreprises qui fournissaient de l'imagerie satellite aussi aux Iraniens,
05:28oubliez les modèles de sanctions, on va de l'avant.
05:31Donc, ça pourrait être vrai aussi pour les armes.
05:32Bon, la colonie de vacances.
05:34Attendez, attendez, j'ai juste une petite...
05:36Ah pardon, hier c'était Michel Polaco, ce soir c'est Saint-Germain qui fait de la...
05:41Allez-y.
05:42Non, mais petite réaction.
05:45Qui c'est qui a publié ça ?
05:47Le New York Times.
05:47C'est toujours le New York Times.
05:50OK ?
05:51C'est vos amis démocrates, c'est ce que vous êtes en train de dire.
05:53C'est-à-dire un certain nombre de personnes qui peuvent vouloir quand même faire mal à l'administration Trump.
06:00Bon, on a vu les enjeux très lourds,
06:02mais il y a une espèce de légèreté qui se dégage des photos qui sont envoyées par la délégation américaine.
06:07Regardez notamment cette photo que vous avez entreaperçue il y a quelques instants.
06:10La voici, postée par...
06:12Vous faites les présentations d'ailleurs, Stéphane Bureau, par Lara Trump ?
06:14Allez.
06:15Ben, Lara Trump, le fils de M. Trump, le secrétaire d'État Marco Rubio,
06:21et qu'on retrouvera dans quelques instants en jogging.
06:25Et c'est intéressant parce que Marco Rubio est un peu le personnage absent de l'équation politique et diplomatique.
06:33Alors que c'est son boulot, c'est le ministre des Affaires étrangères.
06:35C'est son boulot et il porte deux chapeaux.
06:37La dernière fois que quelqu'un a porté ces deux chapeaux, c'était Henri Kessinger,
06:40qui est le maître d'œuvre de ce pivot de l'administration Nixon vers la Chine en 1972.
06:46Vous dites deux chapeaux parce qu'il est ministre des Affaires étrangères et conseiller de la Sécurité nationale.
06:52Et ce n'est pas lui qui va mener le show à Pékin, c'est le secrétaire du Trésor, Besant.
06:58Et même chose pour les négociations d'ailleurs avec l'Iran, où il est cruellement absent.
07:02Peut-être parce qu'il n'y a pas de résultat tangible et qu'il pense à son avenir politique.
07:06Mais donc, très intéressant de le voir là dans la photo, sachant qu'il est plutôt absent du paysage.
07:11– Juste une chose, vous avez Lara Trump plein centre avec les lunettes de soleil,
07:16qui est la femme d'Eric Trump qui est à gauche de la photo.
07:20Lara Trump qui est donc du voyage.
07:22On rappelle qu'elle a une émission sur Fox News,
07:26histoire de compléter le mélange des genres un peu Trumpien, il adore ça.
07:30Et Marco Rubio.
07:31Donc, j'ai d'autres images à vous montrer pour Marco Rubio,
07:33parce que là c'est une séquence qui a aussi été publiée par la Maison Blanche.
07:37Rubio donc, ministre des Affaires étrangères américain, en jogging.
07:40Mais vous allez le voir, et ce n'est pas un hasard,
07:42le même jogging que portait Maduro quand il a été kidnappé par les Américains.
07:47– And now we don't know, now you know.
07:55– Pas la même taille.
07:58On ne dit pas le physique.
08:01– Et bientôt on apprendra que c'est Annie Lebovitz peut-être qui a fait la photo
08:05pour l'année Tiffin à bord de l'avion.
08:06Non, elle était probablement occupée avec des footballeurs,
08:09mais en fait c'est intéressant parce qu'il y a deux possibles pieds de nez.
08:14Alors il y a évidemment celui qu'on fait parce qu'il y a du respect pour rien
08:18et on se dit ça y est, on se paie la gueule de Nicolas Maduro.
08:21Mais moi je pensais beaucoup plus à Sergei Lavrov,
08:23qui est arrivé pour les négociations en Alaska au sommet.
08:28– Non, non, en août dernier.
08:31– Ah mais oui, on était ensemble pour en parler avec un tout sûr.
08:34– L'CCP.
08:35– L'URSSR.
08:36– Voilà, aux couleurs de l'Union soviétique, de l'Empire,
08:40qui était un pied de nez aussi.
08:42C'était les Russes qui participaient pour la première fois à un sommet avec Trump.
08:45C'était le retour sur le tapis rouge de Vladimir Poutine.
08:48Et la veille, le ministre des Affaires étrangères qui se présente,
08:52goguenard, avec son chandail affichant les couleurs de l'URSS.
08:56Alors ça, c'est peut-être, avant d'arriver à Pékin,
08:58le même genre de clin d'œil.
08:59Vous avez vu le parti qu'on a réservé à Nicolas Maduro.
09:02Ben, here we come again.
09:04Ou alors, il y a un peu quelque chose du slogan de Nike.
09:08Just do it.
09:08– Just do it.
09:09– Et il l'a fait.
09:10– Mais il fait quoi?
09:11– La preuve qu'ils sont, encore une fois, puissants et capables,
09:15se présentant chez les Chinois, chez Xi Jinping, de dire,
09:18« Regardez, on n'a pas renoncé à notre taux de puissance. »
09:22– Oui, sauf que Xi Jinping va le regarder en vérifiant l'étiquette
09:25et va dire, « Tiens, ça a été fabriqué en ligne, votre truc. »
09:28– Possiblement.
09:29– C'est possible.
09:29– C'est la prochaine étape.
09:30Ça sera Xi Jinping qui aura le même jogging,
09:33mais à l'envers, avec les étiquettes qui seront saillants.
09:35– Bertrand Villemey ?
09:35– Je pense que ça peut être une autre façon de faire de la diplomatie.
09:39– La diplomatie du jogging ?
09:40– Non, la diplomatie familiale, en l'occurrence.
09:43C'est-à-dire que ce n'est pas la diplomatie convenue comme on la connaît,
09:47c'est une diplomatie à la Trump,
09:49c'est-à-dire que c'est une prévisibilité de 25 secondes, à peu près,
09:52sur ce qu'il va dire,
09:54et il donne un côté familial, bon enfant,
09:57et peut-être que c'est un souhait.
09:59Et c'est une autre façon de faire de la diplomatie.
10:01– Et ça marche ?
10:01– On verra.
10:03– Manière aussi de faire oublier que Madame n'est pas là.
10:05– Bélanie Trump, alors qu'elle était là en 2017
10:07pour le premier voyage de Trump en Chine.
10:09– Et alors, ce n'est pas un carouflet pour les Chinois,
10:12mais quand même, il y a comme un petit bris de protocole.
10:14– Pour les Chinois ou pour Donald Trump ?
10:16– Non, pour les Chinois, c'est-à-dire qu'il se présente sans sa femme,
10:18moi, je pense qu'il y a un petit quelque chose.
10:19C'est un peu embêtant.
10:20Alors, à défaut d'eux, il y a la famille.
10:22– Bon, effectivement.
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