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  • il y a 7 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Nous vivons des choses inattendues, inédites ce soir en direct sur BFM TV.
00:06On attendait les déclarations de Donald Trump qui doit prendre la parole d'ailleurs dans une demi-heure maintenant,
00:11on vivra ça en direct sur BFM TV, on attendait sa décision, savoir s'il voulait reprendre ou non les
00:15frappes contre l'Iran.
00:16Eh bien, informations ce soir, c'est l'information de la soirée, on va voir ça avec vous Lisa Hadef.
00:20En un message, Trump annonce qu'il avait prévu de frapper, mais qu'il ne le fera pas.
00:25Oui, il dit qu'il suspend un plan d'attaque militaire contre l'Iran qui était prévu visiblement demain.
00:30Suspension à la demande des dirigeants du Golfe, Qatar, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis.
00:34Parce que selon ces dirigeants, des négociations sérieuses sont en cours et un accord très acceptable,
00:39et pour les Etats-Unis et pour tous les pays du Moyen-Orient sera conclu.
00:42Dans cet accord, il est question d'exclure l'Iran de l'arme nucléaire.
00:46Mais Donald Trump précise dans ce même message que les Etats-Unis restent prêts à lancer une attaque totale,
00:51une attaque d'envergure contre l'Iran à tout moment si aucun accord acceptable n'est finalement trouvé.
00:56On en parle avec El Zavid Al-Sergueï Janov et avec Olivier Vér.
00:58– Bonsoir Olivier, merci d'être là, grand reporter en 5 heures pendant de guerre
01:02et auteur de ce livre « Des anges et des ogres » aux éditions Kalman-Lévy.
01:05Est-ce que Trump se dégonfle ce soir ou est-ce que, pour le voir de manière plus positive,
01:10il donne sa chance aux négociations ?
01:13– Il y a plusieurs choses.
01:14D'une part, je pense que l'attaque, vous savez, sur la centrale nucléaire de Baraka à Abu Dhabi en
01:19fin de semaine
01:20n'est pas étrangère en fait à ce genre de propos.
01:22Les Émirats, bien sûr, plus l'Arabie Saoudite, plus le Qatar ont très peur de représailles sur les usines de
01:27dessalement,
01:28sur bien sûr les centrales et sur les raffineries.
01:31Et puis une autre centrale nucléaire aussi, enfin à nouveau des frappes sur Baraka,
01:35ce qui est tout à fait possible.
01:36– Et deuxièmement, ça bouge quand même, parce que le ministère des Affaires étrangères iranien,
01:41aujourd'hui même, dit qu'il y a toujours un canal, il ne parle pas de négociation,
01:44un canal de négociation avec le Pakistan.
01:47Et puis troisièmement, là j'ai appris ça en entrant d'Ukraine,
01:49Khaliba, vous savez, le lanceur maire de Thérôme.
01:51– Président du Parlement.
01:52– Président du Parlement actuellement, qui était le chef des négociations,
01:55malgré qu'il était sous la coupe d'Amet Vaidi, le grand chef,
01:58on va dire le commandant des Pazarades,
01:59a été nommé représentant spécial iranien pour les négociations avec la Chine.
02:04Donc c'est l'émissaire spécial, et ce qui n'est pas antinomique,
02:07ce n'est pas contradictoire avec sa position de futur négociateur au Pakistan.
02:10Quelque chose bouge, ce qui est intéressant, c'est que les Iraniens,
02:13quand on les connaît un peu, c'est ce qu'ils font aux Nations Unies ou ailleurs,
02:16ils mettent autour de la table des éléments, des cartes, comme dit Trump d'ailleurs.
02:20Ils en rajoutent actuellement le balistique, les câbles sous-marins,
02:23bien sûr Hormuz, etc.
02:24Puis à un moment, ils dégradent, on passe de 120% à 100%, 80%,
02:28ou on enlève des cartes.
02:29Donc là, ils ont rajouté quand même pas mal de choses,
02:31et le New York Times, tout à l'heure, parlait d'un Iran emboldened,
02:35c'est-à-dire en fait en hardi.
02:36C'est vrai que l'Iran est renforcé dans ses positions.
02:39On ne parle plus d'un changement de régime actuellement de la part des Américains,
02:42on parle évidemment de revenir sur les négociations
02:45et de desserrer surtout les taux terribles pour l'économie mondiale du détroit d'Orban.
02:49Alors justement, ça tombe à l'instant, Lisa Hadef,
02:51la réaction de l'Iran au fait que Trump annule ses frappes prévues demain.
02:54Oui, réaction via le tweet de Mohsen Rizay,
02:57qui est membre du conseil du régime iranien, qui dit ceci,
02:59« Trump fixe un délai pour l'attaque militaire et l'annule lui-même,
03:02dans l'espoir vain de faire plier la nation et les responsables iraniens.
03:05Le point d'acier des forces armées puissantes de la grande nation iranienne
03:09les forcera à reculer et à se rendre. »
03:11C'est du velours, Elsa Vidal, pour les Iraniens ce soir.
03:13Bah oui, tellement facile.
03:15Ah, ça a gagné pas d'accord.
03:15Moi, je trouve que c'est tellement facile pour eux,
03:17mais je m'interrogeais quand même pour cette citation,
03:20cette déclaration, ce commentaire,
03:22parce qu'évidemment, ils l'exploitent comme une victoire,
03:25comme une capacité à tenir, quoi qu'il en coûte finalement,
03:28et surtout, ils se présentent comme un adversaire
03:32qui a une forme de constance face à un attaquant,
03:36face à leur agresseur, qui lui, fait preuve d'une velléité,
03:39d'un changement de pied permanent.
03:41Et ils exploitent effectivement cette absence de lisibilité
03:45sur les objectifs, mais aussi sur le calendrier américain.
03:47Donc il y a véritablement une mise en exploitation de cette posture,
03:53mais en réalité, on ne sait pas du tout ce qui se passe.
03:56Il y a vraiment quelques éléments de négociation qui percent,
03:59qu'Olivier a vraiment aussi souligné.
04:02On en parlait tout à l'heure avec Didier.
04:04On sent qu'il y a une navette entre négociateurs
04:07et qu'on approche des sujets qui fâchent le nucléaire.
04:11Mais on est très très loin d'être sorti de cette situation.
04:14Peut-être que dans 48 heures, on sera à nouveau sur le seuil
04:18d'une attaque américano-israélienne,
04:22puisque les moyens qui sont disposés en Israël,
04:25eh bien, ils le sont pour plusieurs mois.
04:27Donc c'est quand même pour veiller à ce qu'il y ait une pression constante
04:29dans la région.
04:31Et donc, ça ne présage pas de confiance.
04:33Et Trump dit bien ce soir, si ça ne fonctionne pas,
04:35attaque totale, c'est l'expression qu'il emploie.
04:37Sergei, vous n'êtes pas d'accord quand je dis ce soir
04:39que c'est du velours ou du pain béni pour les Iraniens ?
04:40Ah non, mais c'est surtout parce qu'il y a 5 minutes,
04:43on était sur le même plateau, et Elisa nous disait
04:45la dépêche de Pézéch-Keyan.
04:47À la limite, vous pourriez peut-être la relire.
04:50Le président iranien n'est pas capitulé.
04:52Le président iranien précisait que dialoguer
04:54ne signifiait pas capituler,
04:56que quoi qu'il arrive, quand l'Iran entre en dialogue,
04:58c'est avec dignité, autorité, en préservant
05:00les droits de la nation, et que, encore une fois,
05:02quoi qu'il arrive, il serait, avec toute leur force,
05:05jusqu'au sacrifice ultime au service du peuple
05:08et gardien des intérêts de la dignité de l'Iran.
05:10Donc, en même temps, ça c'était...
05:12On a sauvé notre face,
05:14on avance dans le pot-parler,
05:16mais on ne capitule pas,
05:17et boum, vous avez un autre qui vient,
05:19mais en disant,
05:20mais on va voir si on va négocier.
05:24Et donc, en fait, c'est une douche froide.
05:27Ça veut dire, ils jouent, eux aussi,
05:29chaud-froid, chaud-froid, la division.
05:31Il y a aussi la division.
05:33Il y a la division,
05:34mais ils jouent en plus la division.
05:35Absolument.
05:36Pour gérer de la confusion,
05:37pour générer de la confusion.
05:38Et donc, Olivier pourra nous raconter ça
05:40avec plus de détails,
05:42parce que l'Iran,
05:44ce n'est pas un pays monobloc,
05:45ce n'est pas un pays monolithe,
05:46il y a plusieurs groupes.
05:48Et en fait, le truc,
05:49c'est que Trump a fait la marche arrière,
05:52à la limite, taco,
05:53mais on se...
05:55Il faudrait mettre un bandeau
05:56à chaque fois quand vous dites taco.
05:57Trump, always chickens out.
05:59Trump se dégonfle toujours.
06:01Se dégonfle.
06:01Mais à la limite,
06:02ça nous arrange,
06:03parce qu'en fait,
06:04devant l'apocalypse
06:06qu'ils nous proclamaient à mardi,
06:09donc on préfère qu'ils tacourent,
06:11qu'ils reculent.
06:13Mais on n'est pas sûr.
06:16On n'est pas sûr qu'on arrive,
06:17parce que c'est très timide,
06:19cette histoire, non ?
06:20Olivier.
06:20Oui, on fait monter la pression
06:22des deux côtés,
06:22avec les moyens qu'on a.
06:23Alors évidemment,
06:24Trump, ce sont les frappes ultimes,
06:25de grande envergure, etc.
06:27Donc on fait monter la pression
06:28en militairement parlant.
06:29On sait très bien en même temps,
06:30et la presse américaine
06:31en parlant aujourd'hui,
06:32qu'on ne pourra pas faire tomber
06:33le régime avec cela.
06:33On peut frapper des frappes militaires,
06:35des frappes civiles,
06:36ça serait contre-productif
06:37par rapport au nationalisme,
06:38au patriotisme perso,
06:40qui existe quand même.
06:41De l'autre côté,
06:42alors c'est intéressant,
06:42parce que Jean,
06:43effectivement,
06:43le président iranien,
06:44qui est un chirurgien,
06:45quand même,
06:45quelqu'un de rationnel,
06:46c'est pas un fou furieux
06:47des gagnants de la révolution
06:49des Pazdaran.
06:50Il a quand même des intérêts,
06:51mais voilà,
06:51c'est plutôt l'aile pragmatique,
06:53on va dire.
06:53Il parle de sacrifice suprême,
06:55c'est-à-dire quoi ?
06:55C'est le Shahida,
06:56c'est-à-dire en fait,
06:56on est Shahed,
06:57du nom des fameux missiles
06:58qui nous survolaient encore,
06:59moi, il y a quelques jours,
07:01à Kiev.
07:01Les fameux drones iraniens
07:03vendus aux Russes
07:03et qui vont frapper
07:05les pieds du Golfe.
07:06Et l'état de Shahed,
07:07de martyr,
07:08c'est ça.
07:08Donc il essaie
07:09de galvaniser la population,
07:10mais surtout le reste du régime
07:12autour de lui,
07:12enfin autour du pouvoir politique
07:14et du pouvoir religieux
07:15ou de ce qu'il en reste.
07:16Et donc on fait monter
07:17la pression.
07:18Après, évidemment,
07:20je dirais que l'arme ultime
07:21qui est entre les mains
07:22des Iraniens,
07:23c'est pas tellement le nucléaire,
07:24on peut penser
07:24que c'est pertes et profits,
07:26les 440 kilos
07:27ensevelis sous 60 mètres,
07:29peut-être 150 mètres
07:30sous terre.
07:30Et là,
07:30on ne s'est pas tapé.
07:31En dessous de 80,
07:3290 mètres,
07:33on ne s'est pas tapé.
07:34Les Israéliens le disent
07:34et les Américains aussi.
07:36Et c'est plutôt
07:37le détroit d'Hormuz.
07:37Il y a urgence.
07:38Et pour finir,
07:39alors il y aura peut-être
07:40une résultante aussi
07:40de la visite de Trump
07:42chez Xi Jinping.
07:42Les Chinois, évidemment,
07:43sont furieux.
07:44Ils veulent que ça se dégonfle
07:45l'histoire de Hormuz
07:46parce qu'ils sont tellement
07:46dépendants du pétrole.
07:4770% de leur pétrole
07:48vient du détroit d'Hormuz.
07:50Et puis,
07:51il y a simplement
07:53cette négociation
07:53avec le temps.
07:54Le temps politique persant,
07:56c'est un temps très long.
07:57Le temps politique chinois,
07:58c'est un temps long,
07:58sauf là,
07:59il y a urgence économique.
08:00Mais pour Trump,
08:01c'est du court terme.
08:02Ce n'est même pas les mid-terms,
08:03c'est avant.
08:03C'est son anniversaire
08:04le 14 juin,
08:04c'est la fête
08:05de l'indépendance
08:06et 250 ans
08:07le 4 juillet.
08:08Ne vous voulez pas
08:09ma chronique, Olivier.
08:10Désolé, je suis un peu trop...
08:11On reviendra sur les dates
08:12importantes pour Trump.
08:13Ce sera plus tard
08:14dans l'émission Nalca.
08:15Et les Chinois,
08:16ce sont ceux
08:16qui ont les cartes
08:17entre les mains.
08:18Et je pense,
08:18pour revenir à la nomination
08:19de Radibaf,
08:20l'enseigné maire de Théhéran,
08:20le président du Parlement,
08:21comme négociateur en chef
08:23en fait avec la Chine,
08:24c'est un élément positif
08:26pour ouvrir des négociations.
08:27Sergei ?
08:28Juste un petit truc,
08:29c'est pas 70%
08:31de leur pétrole
08:32parce que les Chinois
08:33produisent la moitié
08:34de leur pétrole
08:34qui arrive.
08:35C'est des importations.
08:37Des importations.
08:38Des importations.
08:39Nicolas Pelletier
08:40nous a rejoint.
08:41Bonsoir Nicolas.
08:42Bonsoir Max.
08:42Journaliste RMC Sport.
08:43Que vient faire
08:44un journaliste d'RMC Sport
08:45dans cette discussion ?
08:46Très simple.
08:47Dans quelques semaines,
08:47c'est quoi ?
08:48Trois semaines ?
08:48J'ai dit trois semaines.
08:48Dans trois semaines,
08:49le 11 juin, le début.
08:50Voilà, le 11 juin,
08:50le début de la Coupe du Monde.
08:52Et là, on a une situation
08:52ubuesque,
08:53l'Isaadev,
08:54puisque les Iraniens,
08:55on attend toujours de savoir
09:01ont quitté l'Iran.
09:02Ils sont en Turquie.
09:03Oui, première Coupe du Monde
09:04organisée dans un pays en guerre
09:06et encore plus cocasse,
09:07si je puis utiliser cette expression.
09:09Parmi les équipes invitées,
09:10il y a donc l'autre belligérant.
09:12Mais c'est le deal,
09:12puisque dans un communiqué,
09:13la FIFA a très vite annoncé
09:15que, je cite,
09:16la République islamique d'Iran
09:17serait accueillie à bras ouverts
09:18en Amérique du Nord
09:19pour l'événement sportif
09:20le plus inclusif de l'histoire.
09:22Alors qu'il y a encore une semaine,
09:23les joueurs de l'équipe iranienne
09:25n'avaient tout simplement
09:25pas de visa.
09:26Parce qu'évidemment,
09:27ce n'est pas l'Iran
09:31qui a dû s'en charger.
09:32Tout ça s'est réglé samedi dernier
09:34au siège de la Fédération turque
09:35de football.
09:35La FIFA a tout mis à plat
09:37avec la Fédération iranienne.
09:39Le camp de base, regardez,
09:40sera situé en Arizona.
09:42Premier match le 15 juin.
09:44Chez nous en France,
09:44ce sera le 16 juin
09:45à 3h du matin.
09:46Ça va se passer à Los Angeles
09:48contre la Nouvelle-Zélande.
09:50Téhéran a posé ses conditions.
09:51Il y en a 10 parmi lesquelles
09:53garanties sur les visas,
09:54respect du drapeau iranien,
09:56de l'hymne national
09:57et du staff,
09:58du personnel de la sélection
09:59et la sécurisation
10:00de tous les trajets
10:01des joueurs.
10:02Du côté des Américains,
10:04si le secrétaire d'État
10:04Marco Rubio a bien dit
10:05que tous les joueurs
10:06sont les bienvenus,
10:07il a quand même été précisé
10:08que certains membres
10:09de la délégation
10:10pourraient être refusés
10:11s'ils ont des liens
10:11avec les gardiens
10:12de la Révolution
10:13classés organisation terroriste
10:15par Washington.
10:16Contexte particulier,
10:17d'autant plus que,
10:18souvenez-vous,
10:18Donald Trump était honoré
10:20en décembre dernier
10:21pour, je cite,
10:22ses efforts incessants
10:23en faveur de la paix.
10:24Il a reçu à ce titre
10:26le prix de la paix
10:26de la FIFA.
10:27Le président de la FIFA
10:30avait qualifié
10:31les actions de Donald Trump
10:32en ces termes.
10:33Un leader doit se soucier
10:34des peuples.
10:35Nous voulons vivre
10:35dans un monde sûr,
10:36dans un environnement sûr.
10:37Cher président,
10:38notre volonté
10:39est de parvenir à l'unité.
10:40Nous le faisons ici même
10:41et nous le ferons
10:42à la Coupe du Monde.
10:43Reste à savoir
10:44comment va se dérouler
10:45cette Coupe du Monde
10:46parce que je parle
10:47sous le contrôle de Nicolas.
10:48Regardez attentivement
10:49le tableau possible.
10:50En 16e de finale,
10:51vous voyez 2D et 2G
10:53et vous savez
10:54qui est en groupe D
10:54et en groupe G.
10:55Dans le groupe D,
10:56il y a les Etats-Unis
10:57et dans le groupe G,
10:58il y a l'Iran.
10:59Bon, il faudra
11:00que tout le monde
11:00se qualifie.
11:01Nicolas, d'abord une chose,
11:02les visas,
11:03c'est réglé ou pas ?
11:04Non.
11:04À l'instant T,
11:06la procédure de visa
11:07va commencer
11:08pour les joueurs iraniens
11:10et pour le staff iranien
11:11en Turquie.
11:12Ils vont demander
11:13leur visa
11:14pour se rendre
11:14aux Etats-Unis.
11:15Donc à l'instant T,
11:16aucun visa
11:17n'a été délivré
11:18par les services
11:19et l'administration
11:19de Donald Trump
11:20pour les joueurs
11:21et pour le staff iranien.
11:22Mais ce sujet des visas
11:25est un sujet central
11:26et ce qu'a raconté Lisa,
11:29c'est dans la réunion
11:30de samedi dernier
11:31au siège
11:31de la Fédération Turque
11:32de Football
11:32entre les Iraniens,
11:33la Fédération Iranienne
11:34de Football
11:35et la FIFA,
11:36c'était le sujet central.
11:37L'Iran voulait absolument,
11:38on me l'a raconté,
11:39j'ai eu des personnes
11:40de la FIFA,
11:40on me l'a raconté,
11:41l'Iran voulait absolument
11:42des garanties
11:43sur la cinquantaine
11:45de visas
11:49et l'ensemble
11:50des membres
11:50de la délégation
11:52avec les présidents
11:52de fédérations,
11:53etc.
11:54Et donc l'Iran
11:55voulait absolument
11:56des garanties
11:57sur l'ensemble
11:58de ces visas
11:59soient délivrés
11:59avant la date,
12:01c'est-à-dire avant
12:01le 10 juin,
12:02le début de la compétition.
12:04Mais je vous raconte
12:04une petite anecdote,
12:05c'était il y a deux semaines
12:06du côté du Canada,
12:09il y avait un congrès
12:09de la FIFA,
12:10un truc anodin
12:11qui est passé
12:12totalement inaperçu.
12:13Il y avait deux représentants
12:14de la fédération iranienne,
12:15qui devaient se rendre
12:16au Canada
12:17pour représenter
12:18la fédération iranienne
12:19comme c'est le cas
12:19dans tous les congrès.
12:20Ils avaient obtenu
12:20des visas
12:21de la part du Canada
12:22mais lorsqu'ils sont arrivés
12:23à l'aéroport,
12:24ils ont dû être reconduits
12:25en Iran
12:25parce que lorsqu'on leur a
12:27posé la question
12:27est-ce que vous avez
12:28des liens avec les gardiens
12:29de la révolution,
12:30ils ont répondu
12:31non, non, non, non, non, non,
12:32ils ont chipoté,
12:33etc.
12:34Et donc derrière,
12:35le contrôle à la frontière
12:37du Canada
12:38leur a imposé
12:39le retour en Iran.
12:41Derrière, ça a fait
12:41un incident diplomatique
12:42et la FIFA a dû s'emmêler.
12:43Ils ont même proposé
12:45à la dernière minute
12:45d'affrêter un jet privé
12:46depuis la Turquie
12:47pour se retourner au Canada.
12:49Donc voilà,
12:50c'est ce genre de scène
12:52que l'on peut s'attendre
12:53dans les prochains jours
12:54et l'Iran est très forte,
12:57on va dire,
12:58avec la FIFA
12:59pour imposer
13:00des conditions
13:02impressionnantes
13:03du côté de la FIFA.
13:05Trump, lui,
13:06Trump a semblé dire
13:07qu'il fallait laisser jouer
13:09les Iraniens aux Etats-Unis.
13:10Oui, mais jouer,
13:11enfin, pour que les joueurs
13:12soient présents,
13:13je pense qu'il n'y a
13:14pratiquement aucun problème.
13:15Le problème va arriver
13:16avec les personnes
13:16autour de la délégation iranienne
13:19et à partir de là,
13:21et Lisa l'a très bien dit,
13:22le contrôle à la frontière
13:24lorsque l'on va délivrer
13:26les visas
13:26et puis derrière
13:27le contrôle à la frontière
13:27lorsqu'ils vont arriver
13:28sur le sol américain,
13:29c'est peut-être
13:29une autre partie.
13:30Sergei ?
13:31Parce que vous savez,
13:32c'est comme en Union soviétique,
13:33quand il y avait
13:34une délégation sportive
13:35qui se déplaçait
13:35en Union soviétique,
13:36il y avait des gens
13:37de KGB
13:37qui l'accompagnaient
13:38pour que cette délégation
13:40revienne
13:41en Union soviétique après.
13:43C'était important
13:44d'y aller,
13:45c'était surtout important
13:46d'y revenir.
13:48On a eu déjà
13:48les cas
13:49d'un certain nombre
13:51de sportifs iraniens
13:52ou de sportives
13:54iraniennes
13:55qui ont demandé
13:56l'asile politique
13:57et donc bien évidemment,
13:58c'est les passes d'Aran
14:00qui...
14:01Oui, ça veut dire
14:01que ceux qui les surveillent,
14:02c'est le kiné,
14:04peut-être pas complètement kiné.
14:05Le kiné,
14:06il a peut-être
14:07un flingue ici
14:09et la carte
14:10de passes d'Aran
14:10depuis 25 ans.
14:12En l'occurrence,
14:13on parle aussi
14:13du président
14:14de la Fédération iranienne
14:15de foot
14:15qui fait le voyage
14:16avec eux,
14:17Mehdi Tash,
14:17c'est lui
14:18l'un des deux personnages
14:19à être reconduit
14:21devant Koufer.
14:22Et je voudrais quand même
14:22mentionner le nom
14:23de l'attaquant
14:24le plus connu
14:25de l'équipe iranienne,
14:26Sardar Azmoun,
14:27qui lui n'a pas pu,
14:29ne pourra pas participer
14:30quand bien même
14:30l'équipe se verrait
14:31délivrer des visas
14:32parce qu'on lui a donné
14:33le choix entre présenter
14:34des excuses officielles
14:35pour son soutien
14:36aux manifestants
14:37et pour sa critique
14:38de la guerre
14:39et dans le cas,
14:40pouvoir aller jouer.
14:41Et il a refusé.
14:42Le sélectionneur a dit
14:43je ne l'ai pas pris
14:43uniquement pour des raisons
14:44sportives.
14:45Oui, bien évidemment,
14:47ça va de soi.
14:47C'est ce que dit le sélectionneur.
14:48C'est le meilleur joueur
14:49de l'équipe.
14:49C'est le meilleur buteur
14:51de l'histoire
14:51de l'équipe iranienne.
14:53Absolument.
14:53Olivier Daman ?
14:54Mais il y a deux mois
14:55exactement jour pour jour
14:56il y a eu l'équipe iranienne
14:58féminine de football
14:59dans l'Australie.
15:01Cinq joueuses
15:01et un membre de l'équipe
15:02ont demandé l'asile
15:03pour avoir refusé
15:04de chanter l'hymne national.
15:05D'où la revendication
15:06d'ailleurs des Iraniens
15:06de dire on veut
15:07l'hymne national.
15:08Alors après,
15:09il y a éventuellement
15:09la sortie en Californie
15:11justement où il y a
15:11une très forte présence
15:12d'Iraniens,
15:14de toute obéance.
15:16Il y a les Chah,
15:16les Pro-Chah,
15:17on va dire Azavi,
15:18les Moudjani,
15:18etc.
15:19Et l'histoire pour finir
15:20avec les Australiennes,
15:21les Iraniens en Australie,
15:23sur les six,
15:24il y a trois qui ont dû rentrer.
15:25Pourquoi ?
15:25Parce que les pressions
15:26étaient trop fortes
15:27sur les familles.
15:28Et alors elles,
15:29elles n'ont pas chanter l'hymne national.
15:30Et elles sont en prison,
15:31c'est pas si conçue.
15:32Donc voilà,
15:33c'est un peu le genre de menaces,
15:34de pressions
15:34qui vont être faites
15:35sur les régions iraniennes.
15:35Vous avez encore un mot
15:36Nicolas Pelletier ?
15:37Non, juste pour vous dire
15:38que le 15 juin,
15:39donc on l'a dit,
15:40l'Iran jouera face
15:41à la Nouvelle-Zélande,
15:42à la Coupe du Monde,
15:48dans un laps de temps
15:50très faible,
15:51à Los Angeles,
15:52le 15 juin,
15:53on aura l'équipe d'Iran.
15:54Et le 13 juin,
15:55c'est le premier match
15:56de l'équipe américaine
15:57de football
15:57avec Donald Trump
15:58qui est attendu sur place
16:00à Los Angeles.
16:00Donc c'est pour vous
16:02dresser un petit peu
16:04le profil de la ville
16:05de Los Angeles
16:05à partir du 11 juin
16:06et le début de la Coupe du Monde.
16:07Les conditions de sécurité
16:08vont être sympas
16:08pour suivre cette Coupe du Monde.
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