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  • il y a 15 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On est de retour en direct avec vous sur BFM TV. Dans un instant, la canicule prend de l'ampleur.
00:0417 départements en vigilance orange, mais c'est toute la France qui suffoque, on verra ça.
00:09Avant cela, la guerre, ses conséquences économiques et votre carburant.
00:13Bonsoir Pierre Gattaz, merci d'être avec nous, ancien patron du MEDEF.
00:16Auteur notamment de Gagner Plus, c'est maintenant aux éditions Fayard.
00:19Je salue également mes comparses Yves Tréard et Amélie Rosic.
00:22Bonsoir à tous les deux.
00:23Bonsoir Max.
00:24Pierre Gattaz, le gouvernement est d'accord ce soir.
00:26Ou plutôt, le gouvernement ne s'oppose plus à ce qu'on taxe Total Énergie pour ses profits réalisés pendant
00:31la guerre.
00:32Et vous ?
00:33Moi, je suis totalement contre de taxer.
00:35Pourquoi ? Parce que taxer, pour moi, c'est punir.
00:38Ça fait 40 ans qu'on taxe.
00:40C'est la solution de faciliter, je dirais presque de l'acheter.
00:43Alors qu'il faut faire des économies.
00:45Il faut faire des économies comme dans nos entreprises.
00:47Quand on gère des crises, j'en ai géré 4 à Radial pendant 25 ans,
00:52eh bien, on fait deux choses.
00:53On pousse la croissance pour essayer de refaire du chiffre d'affaires.
00:57On motive les gens.
00:58On motive les forces vives françaises dans le cas du pays.
01:00Et on fait des économies sur la structure.
01:03Aujourd'hui, si vous voulez, il n'y a plus de taxes possibles.
01:06On est en surtaxation.
01:07Donc, je pense que je comprends par contre, il faut avoir de l'empathie pour les gens.
01:11Et je suis aussi viticulteur avec 10 personnes dans le sud de la France.
01:14Je vois le prix du gasoil qui augmente.
01:16Je vois le prix de l'essence qui augmente.
01:17Il y a un problème.
01:18Mais ce n'est pas en surtaxant de nouveau qu'on va régler le problème.
01:22C'est, en plus, deuxièmement, ça démotive.
01:24Et troisièmement, taxer pour faire quoi de cette taxe ?
01:26Mais pardon, il n'y a pas un problème.
01:27Vous dites ça démotive.
01:28Il n'y a pas un problème de justice fiscale, de justice sociale.
01:31Quand Total fait parce qu'il y a une guerre, plus 51% de profit au premier trimestre,
01:36l'État n'y toucherait pas ?
01:37Taxer, si vous voulez, c'est remettre de l'argent du privé dans le trou noir des dépenses publiques.
01:42Les dépenses publiques, c'est un trou noir.
01:43Vous mettez, vous taxez, vous voulez taxer la réussite, les riches, les machins.
01:47C'est peut-être aussi favorisé, M. Gattas, la consommation, justement.
01:50Si vous redonnez du pouvoir d'achat, je ne dis pas que c'est ce qu'il faut faire,
01:54mais vous redonnez du pouvoir d'achat quand même aux Français ?
01:57Temporairement, le problème, si vous voulez...
01:58Oui, mais là, les Français, ils en ont besoin maintenant, quand vous parlez de faire des économies.
02:02Demandez aux Français comment ils font des économies sur le carburant.
02:04Il y a deux horizons.
02:05Il y a un horizon court terme, où là, en effet, il faut faire attention.
02:07Et je pense que ce qu'a fait M. Lecornu, c'est bien de cibler,
02:10de ne pas faire le quad cool qu'il en coûte du Covid.
02:13De toute façon, on n'en a pas les moyens.
02:14Mais donc, sur le court terme, pourquoi pas une surtaxe sur les surprofits ?
02:18Finalement, on est dans le sur.
02:19Mais non, parce que je préfère que des entreprises comme Total,
02:21qui sont nos grands florons, investissent dans les énergies renouvelables,
02:25investissent dans l'électrification, investissent, taxer.
02:28On sait, alors, on va peut-être faire des mesures ponctuelles,
02:31et pourquoi pas, c'est ce qu'a proposé Lecornu, et je pense que ce n'est pas idiot.
02:34Mais par contre, c'est le long terme qu'il faut faire.
02:36On va de nouveau avoir le réflexe pavlovien français de surtaxer,
02:40et de surtaxer encore.
02:41Ce n'est jamais temporaire, ça continue.
02:42On a un niveau de taxation qui est énorme, vous le savez,
02:45puis 45% de l'on oublie.
02:46– À l'inverse, M. Gattaz, pourquoi ne pas baisser la TVA, alors ?
02:50Comme le demandent d'ailleurs certains partis politiques.
02:52– Mais pourquoi pas, ça fait partie des mesures,
02:54mais si vous voulez, ce que je crois, c'est qu'il fasse une baisse de TVA.
02:57– Parce que vous dites, il faut arrêter de taxer.
02:59Si on baisse la TVA, on taxe moins.
03:01– Qu'est-ce qu'il faut faire ?
03:02Qu'est-ce qu'il faut faire ?
03:03– Il faut baisser les dépenses publiques françaises.
03:05– Il faut faire des mesures que le FMI,
03:08si le FMI arrive un jour en France, fera de force.
03:12C'est quoi ?
03:12Les dépenses publiques, vous savez qu'on est à 57%.
03:14Ce qui nous met un niveau de fiscalité face à tous les concurrents,
03:18voisins européens, à l'extrême.
03:20Donc, il faut arrêter de penser à taxer.
03:22Il faut maintenant qu'on ait le courage, le pragmatisme,
03:25de baisser la dépense publique.
03:26Elle est à 57% du PIB, vous le savez.
03:28La moyenne européenne, c'est 50%.
03:30Les Suisses sont à 35%.
03:32Les Suisses, c'est pas une dictature, c'est pas un cauchemar social, etc.
03:36Donc, vous avez une...
03:37Et où est-ce qu'on fait des économies à la dépense publique ?
03:40Vous ne remplacez pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.
03:42On ne fait pas des plans sociaux.
03:44Vous réindustrialisez à mort.
03:45Ça prend un peu de temps, c'est vrai.
03:46Mais il faut réindustrialiser pour recréer de l'emploi.
03:48Et vous réduisez le millefeuille territorial.
03:51Il y a des choses, si vous voulez, qui pourraient être expliquées aux Français
03:55en disant, tout ça va vous donner du pouvoir d'achat.
03:57C'est le bouquin que j'ai écrit avec...
03:58Le pouvoir d'achat, est-ce que ce ne serait pas le salaire ?
04:00Comment on fait pour augmenter ?
04:01Aujourd'hui, le problème, c'est le problème des salaires.
04:02Comment on fait pour augmenter les salaires ?
04:03Quand il y a des sur-profits, les entreprises, très bien.
04:06Vous le dites, c'est super, vous aimez les riches.
04:09Bernard Arnault et le Zidane de l'économie, super.
04:11C'est la réussite.
04:11À ce moment-là, pourquoi les salaires n'augmentent pas ?
04:14C'est ça qu'il faut expliquer aux Français.
04:15Les salaires n'augmentent pas pour deux raisons.
04:17Parce que les marges des entreprises sont faibles.
04:19En l'occurrence, quand elles augmentent.
04:23Mais quand elles augmentent, il faut qu'on utilise ces marges
04:26pour justement faire de l'investissement pour le futur.
04:29Et je pense qu'on va avoir des problèmes.
04:31Vous comprenez, taxer, c'est ponctuel.
04:33On taxe pour trois mois.
04:36Alors ce qu'a fait M. Lecornu, moi je suis assez d'accord.
04:38Parce qu'il va aider les professions qui sont en difficulté.
04:41Et c'est très bien, les paysans, les professions libérales, c'est très très bien.
04:45Par contre, s'il est dans le futur, ça ne marche pas.
04:48Donc moi, je préfère mille fois qu'on motive les gens,
04:51d'abord à être compétitifs, à être profitables.
04:53Justement, il y a un très bon exemple qui vient de l'étranger.
04:57Un très bon exemple qui vient de l'étranger.
04:58Total est sur la sellette aujourd'hui en France en disant
05:02Total fait des profits, des surprofits, disent certains.
05:05Vous avez en Corée du Sud, une société qui s'appelle Samsung,
05:08qui a été d'ailleurs, il y a eu un différent avec ses salariés,
05:13qui a décidé Samsung, qui est une belle société,
05:16qui est une multinationale, qui fait beaucoup d'argent,
05:19elle a décidé de distribuer une prime à ses salariés de 280 000,
05:23l'équivalent de 290 000 euros.
05:26Est-ce que Total, en France, société française,
05:30joyaux de l'industrie française,
05:32devraient faire la même chose avec ses salariés ?
05:34Moi, je pense que si vous voulez,
05:35on devrait faire communiquer beaucoup plus aux salariés.
05:37Ça correspond à votre discours, hein ?
05:38Oui, mais nos salariés, contrairement à ce qu'on voit depuis 40 ans,
05:41c'est la lutte des classes, c'est le rapport de force,
05:42c'est machin, ce horrible ultra-capitalisme français.
05:45Mais c'est insupportable, ce discours-là.
05:47Moi, je vois des tas d'ETI, je vois des tas de PME,
05:50des tas de TPE, je vois des grands groupes,
05:52faites venir des collaborateurs, faites venir des salariés.
05:55Moi, je distribue, quand ça marche bien à Radial,
05:57trois mois de participation, d'intéressement.
05:59Et je veux lancer un actionnariat salarié,
06:01parce que c'est ça la solution, l'actionnariat salarié.
06:04De telle façon, est-ce que les gens qui travaillent,
06:06ils sont pérennisés, ils sont fidélisés,
06:08ils récupèrent le fruit, et c'est ça qu'il faut faire.
06:11Répondez-moi, est-ce que Total devrait faire comme Samson ?
06:13Mais je pense que Total, je pense que les conditions,
06:16je ne connais pas précisément ce que fait Total pour ses salariés,
06:19je suis sûr qu'ils vivent très très bien, d'une part.
06:21Je pense que les profits de Total, il y a un partage,
06:23il faudra poser la question à M. Pouyanné,
06:25mais j'en suis sûr.
06:26Mais cet argent, si vous voulez, il va un peu aux actionnaires, bien sûr,
06:29il va aussi en augmentation de salaire, etc., et il va surtout en investissement.
06:33Il faut investir en France, il faut faire de la production en France.
06:36Le véritable scandale, c'est qu'on soit tombé à 10% du PIB dans l'industrie.
06:40Les Suisses, là encore, les Allemands, sont à 20%.
06:43Moralité, on a perdu 2 millions d'emplois en 30 ans dans l'industrie française.
06:47Qu'on a retrouvé où ? Dans la fonction publique.
06:49Je suis désolé, j'adore les fonctionnaires, j'en ai plein dans ma famille,
06:53mais il y a un surplus de fonctionnaires.
06:55J'ai estimé, dans mon bouquin, à 1 million de fonctionnaires de trop
06:58en France, par rapport aux Allemands, vous les trouvez où ?
07:011 000 feuilles territoriales, il y en a 500 000 de trop sur les 2 millions d'eux.
07:04C'est énorme, on a 6 couches.
07:06Les Suisses en ont 3 couches.
07:08Deuxièmement, l'administration de l'administration.
07:10Il y a 150 000, sans doute, dans les hôpitaux publics et dans l'éducation.
07:14Ça fait encore 250 ans qu'on entend ce discours.
07:17Et vous en faites quoi ?
07:18Alors, ce que je fais, je lève une armée, je m'excuse, c'est l'Institut des solutions,
07:23c'est un cercle de réflexion, de force vive.
07:25Parce que quand je discute avec mes salariés ou des paysans, certains fonctionnaires,
07:30il y a 21 millions de salariés en France, figurez-vous qu'ils veulent protéger l'outil de travail,
07:34figurez-vous qu'ils veulent un salaire plus augmenté, figurez-vous qu'ils veulent protéger les métiers,
07:38le travail, que l'ascenseur social remarche.
07:41Et ça, vous avez deux méthodes de le faire.
07:43Le social ou le communisme.
07:44Bon, ou M. Mélenchon ou les filles.
07:47L'expérience monte dans le monde depuis le 21ème siècle que ça ne marche pas.
07:5015% demain matin de SMIC à tout le monde, vous ruinez l'économie française en trois mois.
07:55Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut sortir par l'entreprise.
07:58Il faut sortir par l'économie.
07:59C'est le mot magique.
08:01Sans économie, vous ne faites pas de bien-être pour l'humanité, pour les salariés,
08:06vous avez des moyens pour le pays.
08:08Si vous faites de l'économie, il y a donc des profits, et vous vous occupez de l'environnement et
08:12de l'écologie.
08:12C'est ma formule des trois P.
08:14Profit, people, planet.
08:15Mais si le premier P des profits des entreprises n'existe pas, ou sont-ils riquiquis,
08:20eh bien vous oubliez de faire du bien à vos salariés, vos collaborateurs et le reste,
08:24et vous oubliez tout ce qu'on peut faire en innovation de recherche à l'environnement.
08:28Et c'est ça qu'il faut expliquer, je dirais, tous les jours.
08:31C'est pour ça que je montre cette institution.
08:33Une solution, c'est pour qu'il y ait beaucoup plus de patrons, de collaborateurs dans les médias.
08:37Il faut que vous invitiez beaucoup plus de patrons chez vous.
08:38– Ah bah attendez, on en a mis aussi, et notamment ce soir.
08:41– Vous êtes là ce soir, et notamment quand on fait les forums,
08:44et effectivement on en a plein des patrons, et notamment beaucoup de petits patrons.
08:46– Mais nos collaborateurs aussi.
08:47– Juste une chose, on entendra le ministre de l'Économie dans une seconde
08:50qui disait ce matin sur FMTV que la France résistait face à la crise,
08:53face à ce qui se passe en la guerre.
08:54On l'entendra.
08:55– Ah bah, juste une petite parenthèse, parce que je ne peux pas laisser passer
08:57ce que vous disiez tout à l'heure, vous avez laissé planer la menace du FMI.
09:02Il n'y a pas un monde où dans les mois qui viennent, le FMI va débarquer
09:05– Non, il n'y a pas de menace du FMI.
09:06– Et pour les rênes de la France.
09:07– Il y a une érosion de la France qui est terrible depuis 40 ans.
09:11Le PIB par habitant de la France, vous avez vu, c'est en dessous du Mississippi
09:15qui est l'état le plus pauvre américain.
09:16On doit être autour de 40 ou 45 000 dollars ou euros par habitant.
09:21On est arrivé dans la deuxième moitié de l'Europe.
09:23– Hop, les Italiens sont en train de nous doubler.
09:25Les Polonais dans deux ou trois ans vont nous doubler.
09:27– Donc vous dites qu'à un moment donné, il va falloir qu'on confie les règles
09:30des finances françaises au FMI ?
09:31– Mais ce que je dis, c'est que si on ne se réveille pas,
09:31et on a 12 mois pour se réveiller, pour avoir quelqu'un à la tête de l'État
09:37pragmatique, qui a du bon sens, qui est idéalement travaillé dans le privé.
09:41Idéalement qui est travaillé dans le privé.
09:42Quand vous travaillez dans le privé, vous savez ce que c'est que des recettes,
09:45vous savez ce que c'est que des dépenses, vous savez ce que c'est que de s'endetter,
09:48s'il y a malheureusement de rembourser la dette, et vous savez, vous avez fait des cauchemars.
09:51– Je suis étonné qu'il y a un levier que vous n'ayez pas actionné
09:57depuis le début de notre conversation, c'est celui du temps de travail.
10:01Et notamment de l'âge de départ à la retraite,
10:04puisque en France on part très tôt à la retraite si on part à nos voisins,
10:10et en plus le gouvernement est revenu en arrière sur la fameuse réforme
10:13que Mme Borne avait pilotée.
10:15– Oui. – Est-ce qu'il faut travailler plus longtemps
10:19et sur la durée de la vie ?
10:21– Si vous voulez gagner plus, si nos salariés, les Français veulent gagner plus, oui.
10:26Il y a quatre façons de gagner plus.
10:27– Mais pourquoi les Français ne veulent pas ça ?
10:28– Parce qu'on ne leur explique pas, parce qu'on ne donne pas de raison d'être.
10:31Moi je suis en train de travailler sur un projet Vision 2040,
10:34où il y aura du plein emploi, 4%,
10:36où il y aura le chômage des jeunes à 6% comme les Suisses et les Allemands,
10:40où la formation professionnelle ne sera pas des voies de garage
10:42comme moi là aujourd'hui, ce qui est un scandale.
10:44– Vous nous annoncez que vous êtes candidat à la présidente ?
10:46– Pas du tout, absolument pas, mais je voudrais alimenter ce débat de pragmatisme
10:51que tous les patrons, petits, moyens et grands, ont.
10:55C'est du bon sens paysan, donc je reviens sur le temps de travail.
10:59Oui, nous travaillons moins que tout le monde sur une durée de vie.
11:02Donc il faut qu'on fasse comprendre aux Français
11:06que ce n'est pas une souffrance le travail,
11:08on doit réenchanter le travail.
11:09Mais comment vous réenchanter le travail ?
11:10– En augmentant les salaires ?
11:12– Non, en augmentant, bien sûr, vous avez parfaitement raison,
11:16il faut que le travail paye plus, donc il faut que l'assurance chômage soit moins généreuse.
11:19– Vous prenez l'exemple de la Suisse, pourquoi ça fonctionne en Suisse ?
11:21Parce que les gens sont payés correctement.
11:23– Vous avez parfaitement raison, c'est le bouquin qu'on a écrit
11:25« Gagnez plus, c'est maintenant ».
11:26Il faut que le travail paye, il faut que le travail soit beaucoup plus rémunéré
11:29pour que les gens aient plaisir à venir et plaisir à rester.
11:32Pour faire ça, il faut baisser les charges sociales et patronales.
11:35– Mais les charges sociales, elles servent au système et au paiement des retraites.
11:39– Elle finance quoi ?
11:40– Elle finance majoritairement les retraites.
11:42– Elle finance les retraites, donc c'est pour ça qu'il faut travailler sans doute trois ans de plus,
11:45qu'il faut rajouter une retraite par capitalisation,
11:48que réenchanter le travail par l'industrie.
11:50Dans tous les problèmes de souveraineté, je pourrais faire que je reste deux heures un jour,
11:54il y a cinq dangers aujourd'hui que les jeunes ont tous très très peur.
11:59Le militaire, c'est une opportunité de souveraineté et de défense française.
12:03Tout ce qui est électricité, énergie, planète, c'est une souveraineté énergétique.
12:08Tout ce qui est santé, c'est de la souveraineté de santé alimentaire, etc.
12:12C'est tout ce qui est sécurité et tout ce qui est IA, data.
12:15Tout ça, ce sont des opportunités formidables d'innovation, de recherche, d'ingénieurs,
12:19de chercheurs, de start-up, de PME, d'ETI.
12:21Et si on se dit aux Français, en 2040, on va être l'un des champions du monde, au moins
12:27d'Europe,
12:28et que ça permettra de recréer de l'emploi et d'aller au plein emploi avec des salaires
12:32qui auront augmenté de 30 à 50% d'après mes calculs.
12:35En dix ans, nous, on a des solutions pour augmenter de 30% le dernier.
12:38– 30 à 50, vous allez faire rêver ceux qui nous regardent ce soir.
12:40– Oui, mais ce n'est pas en augmentant brutalement le SMIC comme on nous le propose bêtement, je dirais.
12:46– Est-ce qu'il faut supprimer le SMIC ?
12:48– Non, il ne faut pas le supprimer, mais par contre, ce qu'il faut, c'est enlever toutes les
12:51charges qu'il y a.
12:52Il faut réduire l'ensemble des charges sur tous les revenus.
12:55Et même pour les seniors, des pays comme l'Allemagne ou comme l'Angleterre ou comme les Pays-Bas
13:00plafonnent les charges sociales et patronales pour que ça coûte moins cher, ces seniors,
13:04et puis pour qu'ils puissent s'occuper des apprentis, des alternants.
13:07Je cite souvent un chiffre, 70% des gamins de 17 ans en Suisse sont en apprentissage, 70%.
13:14En France, c'est 5% des gamins.
13:17Vous vous rendez compte ? On pousse tout le monde, tous les enfants au bac.
13:20Ils vont faire ensuite l'université, ils vont faire ensuite sociaux, psychos, philo, ils sont au chômage.
13:25Il y a 20% de chômage des jeunes.
13:28J'exagère un tout petit peu, mais c'est pour vous dire, si vous voulez, que tout ça,
13:31il faut le mettre dans une vision, dans un cap à 2040.
13:33Votre institut, le but du jeu, c'est d'alimenter les candidats à la présidentielle ?
13:39C'est d'alimenter. On va avoir 15 ou 20 réformes prioritaires.
13:42Et c'est vous qui allez financer cet institut ?
13:44Oui, on le finance, bien sûr.
13:45Et vous recevrez le Rassemblement National ?
13:47On va voir tous les candidats.
13:49Il y a un Rassemblement National ?
13:50Parce qu'on sait qu'il y a un débat parmi les patrons.
13:51La plupart des patrons discutent et dialoguent désormais avec l'ERN.
13:54Si M. Mélenchon veut nous voir demain, on ira le voir.
13:57Si Mme Le Pen veut nous voir, on ira la voir.
13:59Bien sûr, c'est du bon sens.
14:01C'est du bon sens de terrain.
14:02Du bon sens de terrain, parce que les patrons, qu'ils soient tout petits,
14:06il n'y a pas de petits et grands patrons, il y a des patrons de petites boîtes
14:08et des petites de grandes boîtes.
14:10Ils sont héroïques. Je suis désolé.
14:12Ce sont des gens qui se battent, qui ont des cauchemars,
14:14qui se battent contre des prix qui augmentent.
14:17Et si vous voulez, il faut les écouter.
14:18D'abord Pierre Gattel.
14:19Il faut les écouter. Et ils ont un mérite énorme, c'est qu'ils créent la richesse.
14:23Ils créent la richesse, qu'ils sont ensuite montés dans les dépenses publiques
14:26et qu'ils redescendent en impôts.
14:29Donc si vous n'avez plus ces gars-là qui sont très motivés,
14:32vous n'avez plus d'impôts et vous tuez la France.
14:34D'abord Pierre Gattel.
14:35La première chose que je ferais, je serais d'aller voir les patrons.
14:37Le ministre de l'économie disait ce matin sur BFMTV face à la Pauline de Malère
14:40que la France résistait mieux dans cette crise liée évidemment à la guerre en Iran,
14:45qu'il y avait moins d'inflation ici, qu'il y avait plus de création d'entreprises, etc.
14:48Est-ce que vous avez le même bilan ?
14:50On fait le même bilan ? On résiste mieux qu'ailleurs ?
14:52Ils sont héroïques, les patrons sont héroïques avec leurs collaborateurs.
14:55Le Covid, c'est ce qui s'est passé aussi.
14:56Parce que les patrons sans salariés, ça ne marche pas.
14:58Mais bien sûr, et il faut arrêter de dire qu'il y a de la lutte des classes,
15:00que c'est horrible, etc.
15:01Non, c'est des communautés humaines formidables.
15:04Et d'ailleurs, les Français ont bien compris,
15:05puisqu'ils mettent les entreprises à des très hauts niveaux d'estime et de responsabilité
15:09autour de 70 à 80 %, ce qui est génial.
15:12Donc moi je dis à mes pères patrons, mais allez-y,
15:14vous avez les Français avec vous, ce qui est bien.
15:16Donc non, elle résiste la France.
15:18Mais si vous voulez, on est tous très angoissés,
15:21parce qu'on voit la croissance qui diminue,
15:23on voit les prix qui augmentent,
15:25on voit le chômage qui était à 7,2%,
15:28qui monte à 8,2%.
15:29On voit le chômage des jeunes qui passe les 20%.
15:32Et tout ça, si vous voulez, c'est très inquiétant.
15:34C'est pour ça qu'il faut à un moment se dire,
15:35bon, on arrête les conneries, excusez-moi d'être grossiers,
15:38mais on regarde les pays qui ont marché.
15:40Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
15:41Ils ont, comme la Suisse, comme l'Allemagne, comme le Canada,
15:44ils ont fait des réformes.
15:45Ils ont fait des réformes en préservant l'entreprise,
15:49en motivant les entrepreneurs, les patrons,
15:51avec leurs collaborateurs, en redonnant du salaire net,
15:54de la possibilité de donner de l'argent aux salariés,
15:58parce qu'on est fait en imprême de pouvoir d'achat,
16:00mais il faut le faire en faisant des économies.
16:02Et là, retraite à 67 ans progressive,
16:05retraite par capitalisation.
16:0667 ans !
16:07Il faut viser 67 ans, ça peut se faire en 5 ans.
16:10Retraite par capitalisation,
16:12l'assurance chômage qui est très généreuse,
16:1318 mois, en moyenne européenne, c'est 12 mois,
16:17et je rencontre des tas de français.
16:17Quand on se souvient, pardon, des manifestations
16:19pour la retraite à 64 ans, 67 ans,
16:20bon courage Pierre Gattaz.
16:21Mais parce qu'il faut expliquer,
16:22où est-ce qu'on va aller ensemble ?
16:24Le cap, la vision.
16:25Et ça me manque cruellement,
16:26et j'espère que les candidats auront ce cap
16:28et cette vision pour nous embarquer
16:29dans leur projet français.
16:30Gagner plus, c'est maintenant,
16:32aux éditions Fayard.
16:32Merci Pierre Gattaz d'être venu avec nous ce soir.
16:34Je vous garde, Amélie, Yves.
16:36On va parler dans un instant de la canicule.
16:3817 départements, vigilance orange,
16:40ça s'étend, la France a chaud.
16:41On verra ce qui vous attend demain
16:42et les jours suivants.
16:43Et puis autre rendez-vous tout à l'heure,
16:4522h45, les généraux décryptent.
16:473 généraux, Cholet, Gomar, Sidos,
16:49face aux 3 mois de conflit en Iran
16:50et aux bourbiers qui sont en train de s'installer.
16:54A tout de suite.
16:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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