00:00On va reparler de Marco Rubio, l'homme au jogging de tout à l'heure.
00:03Rubio, le ministre américain des Affaires étrangères,
00:05qui est l'objet de sanctions en Chine.
00:08Donc, normalement, il ne pouvait pas se rendre à cette visite officielle de Trump.
00:14Il a fallu, d'une certaine manière, tricher.
00:16Oui, tout commence quand Marco Rubio est sénateur de Floride.
00:19À l'époque, il permet d'adopter des sanctions contre la Chine,
00:22notamment sur le travail forcé des Ouïghours, la minorité musulmane chinoise.
00:26Mais Marco Rubio, opposant au communisme, critique la répression, le régime,
00:31et va même jusqu'à dire, regardez, que la Chine est l'adversaire le plus puissant
00:34et le plus dangereux que les États-Unis aient tué à affronter dans leur histoire.
00:38La Chine répond à Marco Rubio via son ministère des Affaires étrangères,
00:41parle d'attaques injustifiées, de campagnes de diffamation sans fondement.
00:45Je vous épargne tous les détails de leurs échanges au fil des années,
00:47mais ce qu'il faut retenir, c'est qu'ils ne sont vraiment pas d'accord,
00:49notamment sur les questions liées à Hong Kong.
00:52En 2020, après les paroles, les actes, en Chine,
00:55la Chine impose des sanctions à 11 Américains, dont Marco Rubio.
00:59Résultat des comptes, vous l'avez compris,
01:00il est très très loin d'être le bienvenu dans l'empire du milieu.
01:03Sauf que ce soir, il est en Chine.
01:04D'abord, parce que depuis sa prise de fonction au ministère,
01:08Marco Rubio a un peu changé de ton.
01:09Il s'est aligné avec Donald Trump,
01:11et comme le président américain dit que le président chinois est un ami,
01:14forcément ça ne collait plus, mais ça ne suffit pas,
01:17il a fallu ruser pour entrer en Chine sans encombre.
01:19En Chine, les noms étrangers sont transcrits,
01:22parce que ce n'est pas le même alphabet notamment,
01:23et c'est très strict, chaque caractère a son importance
01:26et la transcription doit être validée par les services linguistiques de l'État
01:30et par le ministère des Affaires étrangères.
01:32Ça donne quoi pour Rubio ?
01:33Rubio, en mandarin, c'est l'oubiyao.
01:35Pardonnez-moi pour la prononciation, je ne parle pas chinois.
01:38Donc, Marco Rubio, sous sanction, est connu en Chine,
01:41sous ce nom que vous voyez là.
01:42Orthographié comme ça.
01:43Orthographié comme ça.
01:44Mais comme par magie, juste avant son entrée en fonction au ministère américain des Affaires étrangères,
01:48le gouvernement chinois et les médias officiels chinois ont commencé à utiliser un caractère différent
01:53pour l'oub, vous le voyez, la première syllabe du nom de famille de Marco Rubio.
01:58Maintenant, Rubio, c'est presque la même chose.
02:00A l'oral, la différence est quasiment imperceptible.
02:03Seul le ton change légèrement.
02:05Avant, c'était un ton montant.
02:07Maintenant, c'est un ton descendant, remontant,
02:09que je ne vais pas tenter de vous faire parce que je ne parle toujours pas chinois.
02:12Je ne vais pas me risquer.
02:13Mais à l'écrit, vous le voyez, on voit bien la différence.
02:16Regardez bien attentivement le U.
02:18Toute la différence est là.
02:19Sur les documents officiels chinois,
02:21les sanctions sont prises contre Marco Rubio.
02:23Ancienne orthographe, ancienne version.
02:25Le Marco Rubio version nouvel accent n'est donc officiellement visé par aucune sanction en Chine.
02:30Je devrais essayer de faire de même,
02:31parce que moi aussi, je suis interdite de séjour en Chine.
02:33Ah, vous êtes infallée de séjour en Chine ?
02:35Oui, j'ai été un petit peu trop critique pendant la campagne des JO de Pékin de 2008,
02:38à l'époque de Reporters sans frontières.
02:40Mais je peux tenter un nouveau caractère.
02:42C'est comme de dire, est-ce que le caractère du personnage a changé ?
02:45C'est ce que nous verrons, clairement pour les autorités.
02:47Mais je pense que sur le fond, rien n'a changé.
02:50Marco Rubio restera toujours véhémentement anticommuniste.
02:54Et je pense que le prochain prix,
02:56qui ne sera pas un prix de consolation pour lui,
02:58c'est à Cuba.
02:59On en parle peu.
02:59Mais juste avant de partir,
03:00le président américain qui rappelait
03:02qu'il serait très heureux
03:04d'être le président
03:05qui récolte le fruit mûr.
03:07Et il y a quoi ?
03:08Une semaine, il disait
03:09le Gérald Ford,
03:10plutôt que de rentrer à la maison,
03:11peut-être qu'on pourrait faire en sorte
03:13qu'il jette l'encre,
03:14juste à côté de Cuba.
03:15Vous savez quoi ?
03:16On avait prévu d'en parler.
03:17On voit s'il nous reste un peu de temps dans un instant.
03:18Mais effectivement,
03:19on voulait parler de Cuba
03:20et vous montrer deux ou trois images
03:20à propos du Venezuela et de Cuba.
03:23– Sous-titrage FR –
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