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  • il y a 13 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00La suite de cette édition spéciale sur BFM TV, 75 jours depuis le déclenchement de la guerre,
00:0475 jours qui sont en train de peser évidemment sur l'économie mondiale et sur votre pouvoir d'achat tout
00:09particulièrement.
00:10On en a une nouvelle démonstration ce soir, vous allez voir les derniers chiffres, on va en parler avec vous
00:15Marc Toiti.
00:15Bonsoir Marc.
00:16Bonsoir cher Maxime.
00:16Merci d'être avec l'économiste conseillé pour Itoro avec nous également.
00:19Yves Tréa, Amélie Rosic, Bruno Jeudy, merci à tous d'être là.
00:22Bonsoir Maxime.
00:23Et Ulrich Boulat qui est resté avec nous parce que ça pèse aussi sur l'économie américaine,
00:27mais on verra que Trump s'en moque, mais complètement en tout cas, c'est ce qu'il dit.
00:31Le chiffre Marc Toiti à retenir ce soir, plus 2,2% pour l'inflation en France au mois d
00:37'avril par rapport à avril de l'an dernier.
00:40Vous nous prédisiez des chiffres qu'attaquent sur l'inflation pour cette année.
00:44Est-ce que ce plus 2,2% il est encore plus, j'allais dire, plus rapide, plus haut que
00:49ce que vous imaginez ?
00:50Oui, pour tout vous dire, là on parle des chiffres INSEE, si on prend ceux d'Eurostat, on est à
00:542,5% d'inflation.
00:55Ce qui est incroyable, c'est que sur les 3 derniers mois, donc en seulement 3 mois, les prix à
00:59la consommation en France ont augmenté de 3%.
01:02Donc évidemment, à ce rythme-là, quand j'annonçais ici même, il y a quelques mois, qu'on allait atteindre
01:054% d'inflation...
01:06Non mais il n'y a pas quelques mois, il y a quelques semaines, vous le disiez, on sera à
01:084% à la fin de l'année.
01:09Oui, quelques mois, c'est-à-dire au début de la guerre.
01:11Quelques semaines, va-t-on dire, 4%, finalement aujourd'hui je suis optimiste.
01:15C'est-à-dire qu'avec ces 4%, on est déjà à 3 sur 3 mois.
01:17Donc évidemment, les 4% d'inflation qu'on pourrait atteindre d'ici ou l'automne prochain, on pourrait les
01:22atteindre avant, on pourrait même monter à 5%.
01:24Rendez-vous compte, aux Etats-Unis, on est déjà à 3,8%.
01:26Dans certains pays de la zone euro, on est déjà à 4,5%.
01:30Donc c'est ça qui aujourd'hui est très dangereux, c'est que c'est en train de s'accélérer.
01:33Et pour l'instant, on n'a eu que le premier tour.
01:35C'est-à-dire qu'on a eu l'effet énergétique, les prix du pétrole, etc.
01:39Maintenant, on va voir les effets de second tour.
01:41Surtout les produits qui intègrent du pétrole, on a parlé des engrais, on parle du plastique, ensuite les produits alimentaires.
01:47Mais le vrai drame pour les ménages français, c'est qu'encore une fois, ce choc pétrolier fait suite à
01:52un premier choc inflationniste de 2022.
01:55Donc on a eu deux chocs successifs.
01:56La guerre en Ukraine, puis la guerre en Iran.
01:57Exactement.
01:58C'est-à-dire que l'inflation avait commencé dès 2021, à cause de l'excès de planches à billets
02:01qu'on avait fait à l'époque de 2021.
02:03Donc ce qui veut dire que quand vous regardez, depuis 2021, les prix en France ont augmenté de 20%.
02:10Sur l'énergie, on est à...
02:12Prix de l'alimentation ?
02:13Non, non.
02:14En 2021, prix total, on est à 20% de hausse.
02:16Sur l'énergie, on est à 57% de hausse.
02:20Et sur l'alimentation, effectivement, on est à 25% de hausse.
02:24Rendez-vous compte ?
02:24Donc voilà ce que subissent aujourd'hui les ménages français.
02:28Évidemment, les salaires n'ont pas augmenté à l'aune de ces prix.
02:32Et dans le même temps, ça, c'est la nouveauté.
02:34On s'y attendait aussi.
02:35Mais c'est vrai que, jusqu'à présent, on était un petit peu préservé.
02:37Ça y est, le chômage est en train d'augmenter très fortement.
02:40On va peut-être en parler tout à l'heure.
02:41Et donc, ça veut dire que vous allez avoir la triple peine, la récession, l'inflation et le chômage qui
02:46augmente.
02:47Donc si le chômage augmente...
02:48Vous me demandez, moi, je vous dis la vérité.
02:50C'est-à-dire que, comment... c'est quoi le pouvoir d'achat ?
02:53Le pouvoir d'achat, c'est deux choses.
02:54Les salaires, les revenus, et l'inflation.
02:56Si vos salaires augmentent moins et que l'inflation augmente plus,
03:02le jeudi, faire l'amour. Pourquoi ?
03:03Non, non, parce que je suis un peu désespéré.
03:07Et je partage le diagnostic de Marc Toiti, ce qui n'est pas toujours le cas.
03:11Ah, voilà, ça a changé.
03:12Non, non, mais là, je le partage, mais on ne s'est pas vu depuis quelques semaines.
03:15Je le partage parce que je pense que l'inflation va être galopante.
03:18C'est sûr qu'aux États-Unis, elle va exploser.
03:21C'est probable.
03:22Et Trump a beau s'en fiche maintenant.
03:24On en entendra dans une seconde.
03:25Je ne sais pas s'il a un calcul politique ou s'il prépare un coup de trafalgar sur les
03:31midtermes.
03:31mais il se prépare des mois difficiles.
03:34En France, c'est les Français qui se préparent des mois difficiles.
03:37Augmentation fortement de l'inflation.
03:38Le chômage qui décroche, c'est terminé.
03:40On sera au-dessus de 8 maintenant.
03:42On est au-dessus de 8.
03:43On est au-dessus et on va continuer à augmenter.
03:49Et évidemment, tout ça va appauvrir un peu plus les Français dans une situation pré-présidentielle
03:58qui va évidemment calmer tous les candidats à la présidentielle.
04:02Il y a quelque chose qui me frappe.
04:03J'entends ce que vous dites, Marc Toiti.
04:05Mais hier soir, on recevait Dominique Schellcher, le patron de Système U.
04:07La semaine dernière, on recevait Michel-Édouard Leclerc.
04:11Et Amélie, ce qu'ils nous disent, c'est que pour l'instant, en rayon, ça tient.
04:18Et ils ne sont pas les seuls à dire.
04:20Olivier Devers, qui discute de ça tous les jours, nous dit que l'inflation dans les rayons, c'est zéro.
04:25Exactement.
04:26En termes de prix de l'alimentation, si on regarde sur la moyenne,
04:28ça veut dire qu'il y a des produits qui augmentent, il y a des produits qui baissent.
04:31Hier, Dominique Schellcher, effectivement, le PDG de Système U nous disait que, par exemple,
04:35sur les produits d'hygiène, ça a tendance à baisser, là où, sur les huiles, ça a un petit peu
04:38augmenté.
04:39Et effectivement, ce qu'il nous prédisait, à demi-mot, quand même,
04:43c'est si augmentation, il doit y avoir sur les prix de l'alimentation,
04:47ce ne serait pas avant septembre.
04:49À la rentrée.
04:50Et surtout, ce qu'il nous expliquait aussi, c'est son analyse,
04:53c'est que si demain, la situation géopolitique s'améliore,
04:58le détroit d'Ormond rouvre, pour tout le monde,
05:01tout le monde se serre la main et tout le monde est content,
05:04que ça n'augmenterait pas.
05:06Alors, son diagnostic, il a pu, moi, à titre personnel,
05:09me paraître un petit peu optimiste hier,
05:12de nature à rassurer les consommateurs
05:14et donc ceux qui vont dans ces supermarchés.
05:17Mais c'est vrai qu'à date, sur les prix de l'alimentation,
05:21il serait faux de dire qu'ils ont augmenté,
05:23en particulier depuis le début du conflit.
05:26Si on regarde les chiffres de l'INSEE,
05:27pour l'instant, on est sur une hausse de 1,5% en glissement annuel.
05:30Mais encore une fois, depuis 2021, plus 25%.
05:33Donc, c'est l'accumulation qui est là.
05:35Et surtout, il y a ce qu'on appelle un arbitrage.
05:38C'est-à-dire que les ménages, évidemment,
05:39ils augmentent leur consommation automatiquement d'énergie
05:42et ils favorisent évidemment l'alimentation.
05:45C'est le premier poste.
05:46Par contre, tous les autres postes sont en train de baisser.
05:47La vraie inquiétude, si vous voulez,
05:49c'est quand même des chiffres qu'on a déjà depuis plusieurs mois
05:52de la Banque de France,
05:52qui montrent les faillites d'entreprises
05:54qui sont en train d'exploser.
05:56On bat des records historiques.
05:57Et donc, à partir de là,
05:58ça veut dire que les destructions d'emplois vont encore s'accroître
06:00et que le chômage va augmenter.
06:02Et ça, ce n'est pas du tout intégré dans les prévisions actuelles.
06:04Et dernier point, même si on l'espère tous,
06:06le conflit s'arrête demain
06:07et que le détroit d'Ambourgne s'ouvre, etc.
06:09On sait très bien qu'il y a des problèmes d'approvisionnement,
06:12qu'on a utilisé énormément de réserves de pétrole.
06:15Donc, ça va prendre des mois, voire peut-être une année,
06:18voire même deux,
06:19pour retrouver une situation normale.
06:21Donc, ça veut dire que, pendant ce temps-là,
06:22évidemment, les effets induits vont continuer
06:25et les prix vont continuer d'augmenter,
06:26au moins jusqu'à l'automne prochain.
06:27– Il y a quand même quelque chose qui me frappe
06:30et qui m'interroge,
06:32c'est dans quoi on entend mettre les pieds, Yves Tréhard.
06:35Parce que, quand on voit ce que nous dit,
06:36ce que nous donne hier comme chiffre Sébastien Lecornu,
06:39le Premier ministre,
06:39qui nous dit que la consommation d'essence a baissé 30%.
06:4330%, c'est considérable.
06:44Et on le lisait hier avec Dominique Scheltzer,
06:46ça veut dire qu'il y a toute une partie de la France
06:47qui est en train d'arbitrer,
06:48qui ne va plus à tel endroit, à tel endroit, à tel endroit.
06:52Et une partie de la France qui ne bouge plus,
06:53par exemple, le week-end, etc.
06:55Et ça, c'est un cauchemar pour ceux qui le vivent,
06:58c'est un cauchemar pour l'économie française.
06:59– Il faut prendre l'histoire pour éclairer l'avenir.
07:03Moi, ça me rappelle 1974.
07:05Je suis désolé, on est partis dans un conflit
07:08qui va durer très longtemps.
07:09Et pourquoi ?
07:11Parce que l'Iran n'a pas du tout intérêt à ce que ça se dénoue
07:14et que les États-Unis ne savent pas comment s'en sortir.
07:17Et qu'en plus, même si le détroit d'Hormuz rouvrait,
07:21eh bien, ça prendrait du temps à se remettre en place.
07:23Et donc, l'inflation, le chômage,
07:26et c'est une spirale infernale dans laquelle on est engagé
07:29et qui a commencé en 1974,
07:32dont on n'est jamais vraiment sorti en France.
07:34Parce qu'on n'a jamais réussi à traiter le chômage de masse.
07:38Je suis désolé, Marc.
07:38– Oui, ça c'est clair.
07:39– Jamais.
07:40Et l'inflation, à l'époque,
07:43on avait encore, cette année,
07:45maintenant, on a une chance,
07:46c'est qu'on a l'euro.
07:47Et l'euro est un facteur de stabilité.
07:50Et tous ceux qui sont plutôt contre l'euro,
07:52eh bien, aujourd'hui, ils en sont pour leurs frais, si je puis dire.
07:56– La grande différence, sans vouloir noircir le tableau encore une fois,
07:58je suis désolé,
07:59c'est que, que ce soit en 1974 ou en 1980,
08:01ou même en 2022, si vous voulez,
08:04ou même encore en 2008,
08:05le dernier grand choc pétrolier,
08:06on avait un bril à 150 dollars.
08:07À l'époque, on n'avait pas beaucoup de dettes publiques.
08:10Vous voyez, dans les années 80,
08:11on est encore 20% de notre PIB.
08:12Aujourd'hui, on est à 120%.
08:14C'est ça qui est très dangereux.
08:15C'est qu'aujourd'hui, pour relancer la machine,
08:17on n'a pas les moyens de le faire.
08:19– On n'est pas en capacité.
08:19– Et d'ailleurs, vous êtes d'accord avec moi ?
08:20– Évidemment, je n'ai pas de l'écondition.
08:22Ce que je n'ai pas, c'est que…
08:22– D'accord avec Céard et Jeudy.
08:24– La situation, c'est que, malheureusement,
08:29on ne pourra pas relancer la machine.
08:30Donc, je pense que cette crise peut être
08:31beaucoup plus grave, effectivement,
08:32que les précédentes.
08:33Et puis surtout, attention,
08:35nous payons les erreurs également
08:37des dernières années.
08:38On a dépensé un peu n'importe comment
08:40en augmentant la dette mini.
08:40– Le bouclier énergétique de 2022,
08:42c'est vrai, par rapport à d'autres pays,
08:44regardez, qui ont justement essayé d'aider un petit peu.
08:46On en a bien vu, parmi nos voisins,
08:48même les Allemands, ils ont réussi à aider
08:49parce qu'ils avaient un petit peu de moyens pour le faire.
08:51Aujourd'hui, on a tout gaspillé.
08:53– Mais là, Marc, c'est les Espagnols et les Italiens
08:55qui vont s'apercevoir de leur erreur
08:58en termes d'aide sur les carburants.
08:59– Les Espagnols, ils sont en train de tout lâcher.
09:00Donc, évidemment, la dette mini va augmenter.
09:01– Ils n'ont pas les moyens de…
09:03– Mais juste pour terminer,
09:04il y a un élément très important
09:05qui s'est passé aujourd'hui,
09:07c'est l'augmentation des taux d'intérêt.
09:09Parce que ça, c'est évidemment la cerise sur le gâteau.
09:11C'est-à-dire que, comme aujourd'hui,
09:12on a cette inflation qui augmente,
09:13ça veut dire que les banques centrales,
09:14elles ne pourront pas baisser les taux d'intérêt.
09:15Parce que souvent, on me dit, bon,
09:23alimentent l'inflation.
09:24Donc, ce qui veut dire qu'aujourd'hui,
09:25on le voit, les taux d'intérêt des dettes publiques
09:27sont en train d'augmenter.
09:28Et après, ça se répercute sur tous les crédits.
09:30Donc, quand les taux d'intérêt augmentent
09:32pour les ménages, pour les entreprises,
09:34ça casse l'investissement, ça casse la consommation,
09:36ça casse l'immobilier, encore du chômage, etc.
09:38Donc, on est dans un cercle vicieux,
09:40extrêmement dangereux, si vous voulez.
09:41– C'est vrai, ce qui m'inquiète
09:44et à la fois m'interroge,
09:45c'est qu'effectivement, en termes de finances publiques,
09:47on n'est pas en capacité de faire du quoi qu'il en coûte
09:50qu'on avait pu faire, que le gouvernement avait choisi de faire
09:53au moment du Covid, et qu'on a quand même un peu fait.
09:56– En 2022, c'était une erreur.
09:58– Et d'ailleurs, les aides aujourd'hui qui sont proposées,
10:01ce sont des aides relativement ciblées.
10:03Par exemple, l'aide Gros Rouleurs,
10:05ce qui m'interroge, c'est que Bercy est en incapacité,
10:08à l'heure où l'on se parle, de nous dire
10:09comment ce sera financé.
10:11On nous annonce qu'il y a des pertes de recettes fiscales,
10:14hier, notamment parce que Sébastien Lacornu explique
10:17qu'il y a moins de 30% de consommation de carburant,
10:20et que donc on est en perte de recettes fiscales
10:22et pas du tout en surplus comme on aurait pu l'imaginer
10:24et certains l'auraient dit.
10:26Et quand on demande alors comment seront financées les aides,
10:30notamment l'aide Gros Rouleurs,
10:31même si encore une fois ce ne sont pas des aides massives
10:33comme on avait fait au Covid ou en 2022,
10:36aujourd'hui on n'a pas les réponses.
10:37– Alors attendez, regardez, sondage Elab pour BFM TV
10:40qui est paru aujourd'hui, regardez,
10:4245% des personnes interrogées pensent que l'impact
10:45de la hausse du prix des carburants sur leur budget
10:47sera important, 45%, et on a plus de 6 Français sur 10
10:51qui nous disent ce soir que leurs projets de vacances
10:53sont déjà modifiés, plus de 6 Français sur 10.
10:55Alors 48% prévoient de modifier leur plan
10:57et 14% renoncent même à partir.
11:01– Toutes les études convergent sur le fait
11:02que les Français se préparent à réduire leur budget vacances.
11:07non seulement ils ne risquent de ne pas pouvoir,
11:10pour ceux qui peuvent partir à l'étranger,
11:12de ne pas partir, parce qu'il va y avoir aussi
11:13le problème de la pénurie du kérosène
11:15et des avions qui vont être annulés,
11:16surtout les avions proches de, les avions en Europe,
11:20les petits courriers, mais surtout en France,
11:24le Breton qui va arbitrer,
11:26de voir partir dans le Pays Basque,
11:27ou le Français qui habite en Alsace
11:30et qui a prévu des vacances sur la côte d'Azur,
11:33il va réfléchir à deux fois à y aller.
11:35– Alors, il y a deux méthodes, effectivement.
11:38Alors vous avez, j'ai bien entendu votre inquiétude,
11:40on peut aussi s'en moquer de tous ces résultats.
11:43C'est la méthode Trump, regardez,
11:453,8% d'inflation aux Etats-Unis,
11:473,8% d'inflation aux Etats-Unis.
11:49Et hier, on interroge Donald Trump pour le dire,
11:51bon, quand même, il va falloir que la guerre s'arrête,
11:53ça ne peut plus continuer, etc.
11:55Regardez la réponse de Trump.
11:57– Quand je parle de l'Iran,
11:59la seule chose qui compte,
12:00c'est qu'ils ne doivent pas avoir l'arme nucléaire.
12:02Je ne pense pas à la situation financière des Américains,
12:05je ne pense à personne.
12:06Je ne pense qu'à une chose,
12:08ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire.
12:11– La réponse de Trump, Ulrich Bounas,
12:13c'est que la sécurité a un prix,
12:14on est en train de payer ce prix-là.
12:15Notre sécurité a un prix.
12:16– Alors, ça peut s'entendre,
12:18mais le problème, c'est que je pense
12:19que ce n'est pas du tout entendu par les Américains.
12:21Comme ça a été dit,
12:22il y a eu 3,8% d'inflation en glissement annuel en avril.
12:25L'essence, c'est plus 30% à peu près,
12:28avec un rôle de l'essence
12:29qui est beaucoup plus important aux Etats-Unis
12:30qu'en Europe.
12:32Et puis, des conséquences s'enchaînent.
12:34Enfin, Spirit, la compagnie aérienne à Bakou,
12:36a fait faillite.
12:37Il y a d'autres compagnies,
12:37notamment Safouest,
12:38qui commencent à être vraiment en difficulté.
12:41Donc, en fait, ça commence à se propager,
12:42là aussi, dans d'autres secteurs de l'économie.
12:44Et ce discours, un petit peu méthode coué,
12:46de dire, ne vous inquiétez pas,
12:47un, ça ne va pas durer longtemps,
12:48et deux, tout est sous contrôle.
12:50Et puis, ce qui est important,
12:50c'est la sécurité internationale.
12:52Ça ne va pas tenir, franchement,
12:54très longtemps vis-à-vis de l'électorat américain.
12:55Il y a quand même deux grandes différences
12:57avec la France.
12:57Vous voyez, c'est qu'aux Etats-Unis,
12:59il y a 4,3% de taux de chômage.
13:01Nous, on va bientôt être à 9% de taux de chômage.
13:03Donc, ce n'est pas la même situation.
13:04Il y a plus de croissance là-bas.
13:06Exactement.
13:06Et puis, surtout,
13:07ce qui est intéressant de voir,
13:08c'est que les salaires augmentent.
13:09Les Américains ont moins de capacités
13:09à encaisser que les Français.
13:11Et les Américains, ils ont surtout...
13:12Enquais c'est quoi ?
13:13Et surtout, Trump leur a promis
13:15qu'il serait...
13:15Non, mais les Français...
13:16C'est le problème, justement.
13:17C'est qu'on a...
13:18Enfin, en France, aujourd'hui,
13:20il y a une telle situation,
13:20comme je l'évoquais tout à l'heure,
13:21que malheureusement,
13:22on n'a pas de marge de manœuvre
13:23pour relancer la machine.
13:24Mais autre élément, les salaires.
13:25Parce que le pouvoir d'achat, c'est quoi ?
13:27C'est l'inflation et les salaires.
13:28Les salaires aux Etats-Unis
13:29augmentent de 3,8% à 4%.
13:30Donc, c'est pour l'instant
13:31un peu plus que l'inflation.
13:31Ça ne veut pas dire que tout va bien aux Etats-Unis.
13:33Mais néanmoins,
13:34il y a ce qui permet de les préserver.
13:36Mais regardez les enquêtes au niveau mondial,
13:38pas que les Etats-Unis.
13:39Parce que là, il y a les enquêtes
13:40des directeurs d'achat
13:40qui sont menées dans le monde entier.
13:41Donc là, on peut comparer, justement,
13:43ce qui se passe.
13:43Alors aujourd'hui, il y a toujours l'Inde
13:45qui s'en sort bien,
13:46une croissance très forte.
13:47La Chine qui résiste plus ou moins.
13:48Les Etats-Unis, c'est autour
13:50une croissance sur des 2%.
13:51Par contre, effectivement,
13:52quelle est la lanterne rouge du monde
13:54en termes d'indicateurs
13:56des directeurs d'achat ?
13:57La France.
13:58C'est-à-dire, nous sommes le pays
13:59où il y a le moins d'activités,
14:01les perspectives les plus mauvaises.
14:02Donc c'est ça que j'oublie
14:03est très inquiétant,
14:04c'est que, malheureusement...
14:05Non, mais c'est pas moi qui le dis.
14:06Ce sont les objectifs des directeurs d'achat
14:07qu'on peut comparer au niveau mondial.
14:09Donc c'est ça le danger.
14:10N'oubliez pas que, d'abord,
14:11un, les Américains,
14:12ils ne soutiennent pas du tout
14:13leur présidence sur l'action internationale.
14:14Oui, non, mais je ne parle pas
14:15de l'action internationale.
14:15Je parle par rapport au chômage.
14:17Deux, il a été élu sur le fait
14:18que le prix de l'essence
14:20devait diminuer
14:20et il augmente fortement.
14:22Et ça, c'est directement indexé
14:23sur les résultats des midtermes,
14:24si elles ont lieu,
14:25parce que ça, on en reparlera plus tard.
14:28Et c'est une situation politique
14:30pour Donald Trump
14:31qui est aux antipodes
14:33de ce qu'il avait promis
14:34à ses électeurs.
14:36Surtout quand on regarde...
14:36La base de MAGA, aujourd'hui,
14:37elle est tout juste à 50%.
14:39On voit qu'elle commence à...
14:40Une rigue d'avant, une rigue.
14:41Surtout si on regarde
14:42les prix à la production...
14:43Excusez-moi,
14:43c'est un indicateur avancé
14:44de l'inflation,
14:46c'est 6% de hausse.
14:47Donc évidemment,
14:48cette inflation va continuer,
14:49c'est inévitable.
14:49Non, juste un point sur les États-Unis.
14:50En fait, le biais,
14:51c'est qu'il y a énormément
14:51d'investissements
14:52qui sont faits dans l'IA.
14:53Donc ça fausse, en fait,
14:54les chiffres à frappe de l'économie.
14:55Dans l'intelligence artificielle.
14:57Oui, voilà.
14:57Mais en revanche,
14:58effectivement,
14:58les électeurs,
14:59notamment les agriculteurs
15:00du Midwest
15:01qui votent MAGA
15:02depuis le début,
15:03en fait, ces gens-là,
15:04ils subissent le prix de l'essence,
15:06ils subissent le prix des engrais.
15:07Donc en fait,
15:07oui, ça explique
15:08cette chute progressive
15:10et cette érosion réelle
15:11dans l'électorat MAGA.
15:12Une question.
15:13Réponse très courte,
15:13s'il vous plaît, Marc Toati.
15:14Quand vous levez le matin,
15:15que vous regardez,
15:16il est où le ciel bleu ?
15:17Il y a un coin de ciel bleu ou pas ?
15:19Il est très difficile
15:20à trouver, effectivement.
15:21J'aurais tenté.
15:22Non, mais on espère,
15:23évidemment,
15:24que cette guerre
15:24s'arrêtera rapidement
15:25et que la situation
15:26sera pacifiée.
15:27Donc après, c'est évident.
15:29C'est que le prix du baril
15:29va baisser.
15:30C'est inévitable
15:30parce qu'on l'a vécu,
15:31voilà, en 2008,
15:32je me rappelle,
15:32quand on est monté
15:33à 150 dollars le baril,
15:34tout le monde disait
15:35qu'il va monter à 250 dollars.
15:36C'est pas possible.
15:37D'ailleurs, tout le monde disait
15:37qu'il allait monter à 150
15:38et il n'est pas monté à 150.
15:39Vous voyez bien pourquoi ?
15:40C'est très simple
15:41parce que si le baril
15:42va trop loin,
15:43justement, on le vit
15:43aujourd'hui en France,
15:44ça casse l'activité économique,
15:45donc ça réduit
15:46la demande mondiale de pétrole,
15:48finalement,
15:48le prix du pétrole
15:49finit par baisser.
15:49Donc oui,
15:50on aura un contre-choc pétrolier
15:51et donc je pense
15:52que la lueur d'espoir,
15:54c'est que ça ira mieux
15:55en 2027.
15:56Le problème majeur
15:57de la France,
15:58ce sont les taux d'intérêt
15:59parce qu'on a une dette
16:00qui est abyssale
16:01par rapport à beaucoup
16:03d'autres pays occidentaux
16:04et avec des taux d'intérêt
16:05qui vont augmenter,
16:06ça va encore alourdir
16:08la facture.
16:08Allez, on avance,
16:09on se retrouve dans un instant
16:10avec le match
16:11inattendu de la journée.
16:12Bappé,
16:13Bardella,
16:15Kylian Bappé
16:15qui s'inquiète
16:17de l'arrivée du RN
16:18au pouvoir
16:18et Bardella,
16:19Jordan Bardella
16:20qui lui répond illico.
16:22A tout de suite
16:22sur BFM TV.
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