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  • il y a 22 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00– La suite de cette édition spéciale, merci d'être avec nous ce soir sur BFM TV,
00:04on va parler des conséquences de la guerre sur votre pouvoir d'achat,
00:07le prix du carburant notamment ce long week-end de l'ascension,
00:10vous avez peut-être pris la route, qui faut-il aider aujourd'hui parmi les Français ?
00:14Le Premier ministre a promis la semaine dernière déjà qu'il y aurait de nouvelles aides,
00:18mais pour le moment on ne voit rien venir, on va en parler avec vous Daniel Obodo.
00:21Bonsoir, merci d'être là, député de la France Insoumise de Paris, Marc Toitie,
00:24bonsoir Marc, économiste, conseiller chez Itoro, Bruno Jeudy, Yves Tréard avec moi également,
00:28bonsoir à tous les deux, qui faut-il aider et comment Daniel Obodo ?
00:33– Il faut aider tous les Français et Françaises parce que c'est toute la population
00:37qui subit les conséquences en vérité à travers l'augmentation des prix des carburants,
00:42mais cette augmentation va se répandre et ça alimente l'inflation,
00:48et donc ça veut dire le prix des produits alimentaires, le prix du gaz, de l'électricité,
00:53raison pour laquelle nous nous disons depuis le début qu'il faut porter la réponse à la racine du problème
01:01en bloquant les prix, les prix des carburants, mais aussi de l'électricité,
01:06pour faire en sorte qu'on enraye la machine à inflation,
01:11on est déjà à des perspectives de 2 ou 3% pour le printemps d'inflation, c'est inacceptable.
01:18– Là on est déjà à 2,4% ?
01:21– 2,5% aux normes européennes et puis 2,5% aux normes européennes.
01:24– Est-ce que vous êtes, Marc Toiti, est-ce que vous êtes d'accord sur le fait,
01:28alors je vais y aller pas à pas pour ne pas vous brusquer Marc Toiti,
01:32je reprends ce que dit Daniel Obodo, est-ce que vous êtes d'accord sur le principe
01:36qu'il faut aider un certain nombre de Français face à cette flambée du prix des carburants ?
01:39– De toute façon c'est clair qu'aujourd'hui on a une situation dramatique pour beaucoup de Français,
01:42donc l'inflation qui va encore augmenter, on va atteindre bientôt 4%,
01:46bien sûr les prix énergétiques qui ont augmenté quand même de plus de 30%,
01:50il ne faut pas l'oublier, et si vous regardez sur longue période,
01:53on est sur une augmentation de quasiment 60% depuis 2021,
01:57des chiffres dramatiques si vous voulez, donc c'est évident qu'aujourd'hui
02:00il faut aider tous les Français bien entendu, mais pas n'importe comment,
02:04c'est-à-dire que le problème que nous avons aujourd'hui c'est que pourquoi
02:06le gouvernement n'aide pas les Français, parce qu'il a mal utilisé les données publiques
02:09pendant des années, c'est le seul pays d'ailleurs qui a autant augmenté sa dette,
02:13son déficit, et aujourd'hui nous avons besoin justement de cette aide,
02:16il ne peut pas le faire.
02:17– Alors comment vous aidez ceux qui nous aident tous ce soir ?
02:18– Ma mesure elle est très simple, il faut aujourd'hui réduire les taxes
02:23qui pèsent sur l'essence, ça c'est inévitable,
02:25parce qu'on ne peut pas bloquer les prix parce que ça pose un problème
02:27de vente à perte, etc. Mais par contre si vous baissez effectivement les taxes
02:31qui pèsent sur l'essence, je vous rappelle qu'après…
02:32– Sauf que Marc, l'État n'a pas les moyens ?
02:34– Attends, évidemment, mais il faut baisser de 60% les taxes
02:37qui pèsent effectivement sur l'essence, non, pas de 60% mais il ne faut pas exagérer,
02:43voilà, Yves tu m'as coupé là, mais bon, c'est pas grave,
02:46donc 60% du prix de l'essence ce sont des taxes effectivement,
02:49donc évidemment on peut réduire un petit peu de l'ordre de 10 à 20%
02:53et à ce moment-là tous les Français évidemment en bénéficient,
02:55mais comme l'a bien dit Yves, le problème c'est que comment financer cela ?
02:59Pour le financer, il faut dans le même temps réduire les dépenses publiques,
03:02notamment les dépenses de fonctionnement, qui ont augmenté de plus de 100 milliards d'euros depuis 2021.
03:07– La proposition de Daniel Obonon, vous dites qu'elle est irréaliste,
03:09mais elle ne coûterait pas un euro à l'État, me semble-t-il.
03:13– Non mais elle n'est pas faisable dans la mesure où, parce qu'en fait on a…
03:15ça veut dire que si effectivement on bloque les prix,
03:17que les prix du pétrole continuent à augmenter, certains vont vendre à perte.
03:20Et ça, le droit de l'interdit effectivement en France.
03:22Donc c'est-à-dire que l'on ne pourra pas pratiquer cela.
03:25Et puis de l'autre côté, si vous avez des prix ensuite qui vont fluctuer,
03:29alors que si vous baissez clairement les taxes,
03:32automatiquement c'est répercuté sur les prix.
03:34– Non, non, excusez-moi, le blocage des prix,
03:37c'est une mesure qui se fait dans notre pays régulièrement,
03:41en ce moment dans les Outre-mer, c'est le cas,
03:42c'est le préfet qui détermine ces prix.
03:45Ça a été fait pendant le Covid sur les prix, par exemple, des gels hydroalcooliques,
03:51donc ça n'a rien à voir.
03:52La hausse des prix aujourd'hui du pétrole,
03:54elle est due en partie, en grande partie, à de la spéculation des pétroliers.
03:59Bien sûr que si.
04:00Et nous nous disons, non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai,
04:03ce n'est pas une problématique.
04:04– Et après on a effectivement dit, sur les marchés à thème,
04:06les marchés qui montrent, ce n'est pas une pénurie, ce n'est pas vrai,
04:08c'est de la spéculation parce que l'augmentation des prix s'est faite bien avant
04:13qu'il y ait un problème de la guerre et il y a une spéculation de la part des pétroliers
04:19qui ont vendu plus cher du pétrole qui était déjà acheté à des prix plus bas.
04:24C'est en partie pour ça que l'arbitre est très rare.
04:27– Il y a une remarque, si je puis me permettre,
04:30une remarque à faire à l'un et à l'autre.
04:32D'abord l'économiste, il nous dit qu'il faut baisser les taxes,
04:35sauf que, chère Marc, la consommation des Français a drastiquement baissé,
04:42donc ça veut dire que ça rapporte beaucoup moins que ça ne pourrait rapporter à l'État.
04:47– C'est évident.
04:48– Ça c'est le petit coup de patte à Mme Obono.
04:53– J'ai toujours dit, c'est-à-dire qu'effectivement, si les prix augmentent trop,
04:56après il y a une baisse de la consommation, c'est inévitable.
04:58– Alors Mme Obono, vous voulez bloquer les prix.
05:01Bon déjà, d'une certaine façon, Total pratique ce blocage des prix.
05:05– Le plafonnement.
05:05– Si.
05:06– Bah il plafonne, ça revient au même.
05:08– 99,204.
05:09– Enfin toujours est-il que le plafonne, admettons le blocage complet.
05:13Blocage, d'accord, mais à ce moment-là,
05:18le prix, plus il y a de la concurrence, plus il baisse.
05:21– Mais il n'y a pas de la concurrence, vous parliez de Total.
05:23– Il n'y a pas que Total en France.
05:24– Il y a un quasi-monopole sur l'ensemble de la filière du bas.
05:27– Non, non, non, non, c'est pas vrai.
05:28– Et Total a fait dans le premier trimestre…
05:30– Non, non, non, Mme Obono, vous ne pouvez pas dire que…
05:32– 5 milliards de profits, il y a du sur-profit.
05:35Donc, ils peuvent réduire leur marge.
05:37Et ils auront quand même de la marge, on ne dit pas zéro marge.
05:40On dit quand même que cette hausse, cette régulation…
05:44– Je ne vais pas monopoliser la parole,
05:46mais je vais quand même vous dire une chose.
05:47– Uniquement aux pétroliers.
05:48– Je vais quand même vous dire une chose.
05:50Alors, 5 milliards de marge, ok, ils font leur profit sur quoi ?
05:54Ils font leur profit sur l'extraction, principalement,
05:57tout le reste, ça leur coûte de l'argent.
05:59– Non, non, non.
05:59– Et il faut faire des investissements.
06:01– Non, non, mais on parle du profit.
06:01– Quoi qu'il arrive, ça fait des profits.
06:04– Ça fait du profit, ça fait même du sur-profit, M. Pierre.
06:05– Mais non, mais ces profits sont réinjectés dans…
06:07– Mais attendez, attendez, attendez, attendez.
06:09– Il y a deux choses…
06:09– Ils sont redistribués aux actionnaires, c'est des difficultés.
06:12– Il vous avait dit que vous ne monopoliseriez pas la parole.
06:14– Non, mais je voudrais quand même dire deux choses.
06:15– Un, ok, vous nationalisez, par exemple, vous nationalisez Total,
06:19parce que je sais que c'est ce que vous voulez.
06:20– Total, il prend ses clics et ses clairs.
06:22– Il part à Washington.
06:23– Avec quelle agence, surtout ?
06:25– Il n'abandonne pas un tel marché.
06:28Et nous, on ne demande pas pour le moment,
06:30dans les mesures immédiates du plan d'urgence,
06:32– Et puis, troisièmement, il y a quand même une concurrence
06:33– Attendez, on ne vous entend pas, on vous entend pas.
06:34– Qui est énorme.
06:35Vous savez que vous avez 100 compagnies de pétroliens dans le monde
06:38qui se tirent la bourre pour parler vulgairement.
06:41– Et il y a plusieurs pays qui ont déjà mis en place des mesures
06:43sans que ça fasse écrouler tous les pays.
06:44– Mais vous devriez vous féliciter que Total soit bien géré
06:48et fasse des profits, madame Obono.
06:50– Mais moi, le problème n'est pas là.
06:52Ce que l'on dit, c'est que ce n'est pas aux Français et aux Françaises
06:54de payer sur le dos de Total qui se gave par la spéculation
07:01et par des opérations de déversement de sur-profit.
07:07– Ils pratiquent un plafonnement des prix quand même.
07:08– Non, non, non, excusez, ça ne leur coûte absolument rien
07:10parce qu'en fait, ils ont été élus sur l'ensemble de l'assilière.
07:12– Des éléments de langage démagogiques, ça n'a pas de sens.
07:15On sait très bien, comme l'a bien dit Yves,
07:16que 90% des profits sont faits à l'étranger,
07:19donc ils sont déjà taxés à l'étranger.
07:20Donc on ne peut pas les taxer deux fois.
07:21La France n'a pas le droit d'aller voir un pays à l'étranger,
07:23je vais prendre les taxes que toi tu as prises.
07:25– Oui, mais on ne parle pas de ça, on ne parle pas de ça.
07:27– Après, pareil, c'est la réalité.
07:29– On parle des marges.
07:30– Oui, c'est exactement ça, je viens de vous dire
07:31que les profits sont faits à l'étranger,
07:32ils ne sont pas faits en France, donc ça n'a pas de sens.
07:34– Attendez, je reviens au mot.
07:36– Faire appel justement à une certaine…
07:37– Marc Othi, je reviens au mot,
07:39parce que c'est ce qui intéresse notre téléspectateur aussi,
07:41de Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
07:43La semaine dernière, Bruno Jeudi,
07:45désormais il va falloir changer d'ampleur et d'échelle,
07:47on parle des aides pour les automobilistes français.
07:51C'était la semaine dernière, aide promise pour cette semaine,
07:53vous avez vu venir quelque chose ?
07:54– Alors, absolument, on n'a rien vu venir,
07:57deux faits, deux faits l'expliquent.
07:59– On est déjà jeudi.
08:00– D'abord, un, il s'est emparé de la crise de l'antavirus
08:03qui a bien occupé la semaine jusqu'à l'ascension,
08:05et donc il a reporté, gagné un peu de temps pour la semaine prochaine,
08:09ça, ça s'appelle de la politique à la Lecornu.
08:14Deuxièmement, il y a un fait qui a quand même un peu,
08:17sans doute, est en train de faire en sorte
08:21que le Premier ministre change de fusil d'épaule,
08:23c'est qu'il y a ce chiffre de la consommation de carburant
08:27qui est en train de baisser, mais très vite.
08:30C'est-à-dire qu'au début, on était sur des bases de moins 10, moins 15,
08:33et là, tout à coup, c'est moins 30.
08:34Donc, il y a un changement de comportement chez les Français
08:38qui consomment moins de carburant.
08:39– Mais donc, c'est le moment de les aider,
08:41ceux qui ne peuvent plus se déplacer.
08:43– Le troisième point qu'il faut ajouter,
08:45c'est que la réalité de la politique de Lecornu,
08:49c'est que nous sommes passés du pays qui a le plus aidé
08:52ses compatriotes en 2022, au moment de la crise de l'énergie de 2022,
08:56au pays qui maintenant aide le moins ses compatriotes.
08:59Pourquoi ? Parce qu'il y a la réalité financière du pays
09:03qui fait qu'aujourd'hui, on est contrairement financièrement très fortement.
09:07– Daniel Obono, on n'a plus les moyens.
09:09C'est ce que vous dites Bruno Jeudy.
09:10– C'est ce qu'ils disent depuis des décennies à chaque fois.
09:13– Ils ont distribué comme des maboules en 2022.
09:16– Excusez-moi, vous savez vous-même qu'aujourd'hui,
09:18le rapport annuel d'Oxfam montre à quel point
09:21les inégalités de richesse dans notre pays
09:23n'ont jamais été aussi importantes.
09:24– Moi, les rapports d'Oxfam, je doute un peu.
09:26– Oui, monsieur Jeudy, je crois bien en vos expertises,
09:31mais je crois qu'une association non gouvernementale
09:34qui fait ce travail depuis des années est un petit peu plus crédible.
09:36Dans tous les cas, vous ne pouvez pas contester, monsieur Jeudy, tout de même.
09:39– Je ne conteste pas qu'il y a de la précarité, madame Obono.
09:41– Il y a plus que de la précarité, il y a plus de 9 millions de personnes
09:46dans notre pays qui vivent en situation de privation matérielle.
09:49Des millions de Français et Françaises tirent la langue.
09:52Et en même temps, en même temps, comme il vient de le dire, monsieur Macron,
09:56en même temps, les personnes les plus riches
09:59n'ont jamais été aussi riches que sous Emmanuel Macron.
10:02Ça, c'est une réalité factuelle.
10:04Donc, à un moment donné, vous ne pouvez pas dire aux Français et aux Françaises
10:07qui ont du mal à remplir leur frigo, à amener leurs enfants à l'école
10:13parce qu'il faut prendre la voiture pour ça, notamment dans les territoires
10:15où il y a le moins de transports en commun qui sont les plus relégués
10:19en termes sociaux, économiques.
10:21– Il y a quand même des aides.
10:23– Il y a quand même des aides qui ont déjà été mises en place.
10:25– Et vous voyez bien que la politique des petites aides ne suffit pas.
10:28Il faut changer de politique.
10:30C'est ce que nous disons depuis le départ.
10:31– Juste une chose, vous dites qu'il y a des aides qui ont été mises en place.
10:32C'est vrai, les aides pour les gros rouleurs,
10:34elles ont été annoncées, je vais exagérer, il y a 6 mois,
10:38et elles vont être touchées, elles vont être versées.
10:40– C'est une usine de la guerre.
10:41– C'est-à-dire que là, c'est de l'art à la Sébastien Lecornu.
10:43– La réalité, c'est qu'on n'a plus un sentiment qu'est-ce.
10:45– Et que les pays qui sont en train de distribuer aujourd'hui
10:52à Tirlarigo, comme l'Espagne ou l'Italie,
10:55ils vont le payer demain.
10:57– L'Italie, c'est déjà dur.
10:59– Je pense que l'Espagne, on a plus de leçons à en prendre.
11:02– Et donc, ça va très mal se finir pour eux.
11:04– Ce qu'il faut bien savoir, c'est que ça fait mal pour les Français et les Français.
11:07– Alors, il y a un argument que vous n'avez pas servi.
11:10– Yves Tréard, il est en forme, il est en forme.
11:13– C'est parce qu'il vient moins souvent en ce moment.
11:14– Un argument que vous n'avez pas servi et qui est pourtant dans votre programme,
11:18c'est celui de la transition écologique,
11:20dont Jean-Luc Mélenchon fait un point central de son programme.
11:25– Non mais monsieur Tréard, vous avez raison,
11:26nous, nous avons un plan d'urgence sociale et écologique en plusieurs mesures.
11:30– Il faudrait profiter de cette situation.
11:31– Merci de faire le porte-parole de notre programme.
11:34– Vous avez raison, et on a de quoi déployer.
11:38Quand je parlais de la question des transports en commun,
11:40notamment dans les territoires ruraux ou périphériques,
11:43oui, il faut remettre du transport en commun pour faire en sorte
11:46que les gens dépendent moins de leurs voitures.
11:48Parce que quand vous dites que la consommation est baisse,
11:50ce n'est pas que les besoins, ils sont diminués.
11:53C'est que les gens se restreignent de plus en plus.
11:55Et ce qui précarise encore plus pour aller au travail,
11:59pour prendre un emploi quand on en cherche un depuis des mois.
12:01Et en fait, on se rend compte que ça coûte plus cher
12:03en prenant la voiture que le revenu qu'on va avoir.
12:06Donc oui, c'est une politique globale en termes de bifurcation écologique,
12:09mais aussi, et je voudrais rajouter là-dessus,
12:11puisque vous m'invitez à déployer le programme,
12:14ce n'est pas simplement du blocage des prix qu'il faut,
12:16mais c'est aussi augmenter les salaires.
12:19Je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi,
12:20si vous serez préalable.
12:21– Non, on ne lance pas le sujet.
12:23– On ne lance pas le débat.
12:24– C'est la même chose, c'est comment les gens
12:26peuvent vivre dignement dans ce pays,
12:28sans être toujours celles et ceux à qui on demande
12:31de faire des sacrifices pendant qu'une minorité
12:34– Juste une précision sur les salaires,
12:38le SMIC va augmenter au 1er juin de 2,4% au 1er juin,
12:45augmentation absolument mécanique,
12:46il n'y a pas de coup de pouce,
12:47parce qu'il n'y a absolument aucun coup de pouce
12:50décidé par le gouvernement.
12:52Marc Toiti, j'ai une remarque.
12:54Regardez les chiffres qui apparaissent sur l'écran
12:56à droite dans ce qu'on appelle la rivière.
12:59Le sans-plan 98 à 2,132 euros,
13:02il a perdu 6 centimes en une semaine.
13:05Le gasoil 2,152 euros,
13:08il a perdu 4,9 centimes en une semaine.
13:11Est-ce qu'elle n'est pas là, la toute petite lueur d'espoir
13:13qu'on cherchait ensemble ces derniers jours ?
13:15– C'est clair, lorsque les prix du bril vont baisser,
13:16parce qu'ils vont finir par baisser,
13:17peut-être pas tout de suite,
13:18parce qu'évidemment, même si on libère
13:19les droits de remousse, on l'espère,
13:21à ce moment-là, ça prendra du temps
13:22pour les ré-rapprovisionnement, etc.
13:24Mais le drame, c'est que maintenant,
13:25il y a la deuxième étape de l'inflation.
13:26C'est-à-dire que là, c'était les prix énergétiques,
13:32et parallèlement, revenir sur le fait
13:34qu'effectivement, il n'y a plus d'argent.
13:36Et en fait, il y a de l'argent,
13:36mais il est mal utilisé.
13:37Je vous rappelle que la France
13:38est numéro un du monde des dépenses publiques.
13:41Plus de 57,5%,
13:43il n'y a pas un P au monde qui fait plus que nous.
13:45Donc, il y a des dépenses publiques
13:46qu'on pourrait réallouer.
13:48Le drame, c'est que c'est mal utilisé.
13:49Regardez, vous avez aujourd'hui 700,
13:51ce qu'on appelle des ODAC,
13:53organismes divers d'admission centrale.
13:55700, ça coûte 150 milliards d'euros par an.
13:58Vous ne allez pas me dire
13:58qu'on peut faire quelques économies ici ?
14:00Donc là, à ce moment-là,
14:01on peut réallouer justement
14:02pour aider les Français.
14:04Mais l'idée de se croire,
14:05on va encore taxer là ou là,
14:06même si on prend tous les profits de Total,
14:08allez, on prend les 5 milliards,
14:09on les vole.
14:10D'ailleurs, ensuite,
14:10Total quittera la France,
14:12ça c'est inévitable.
14:12Qu'est-ce que vous faites avec ces 5 milliards ?
14:14Quand vous avez un décès public
14:15de 200 milliards d'euros,
14:163500 milliards d'euros de dettes,
14:18la charge d'intérêt de la dette,
14:2075 milliards d'euros.
14:21Il faut donner aujourd'hui
14:23les ordres de grandeur
14:24parce que nous ne sommes pas en courant.
14:25Donc, le vrai enjeu est là aujourd'hui.
14:27Il faut aider les Français
14:28parce que moi, je suis d'accord,
14:29justement, je vous rejoins sur ce point.
14:31Les Français sont en détresse aujourd'hui.
14:32Le chômage est en train d'augmenter dramatiquement.
14:35Les entreprises sont en faillite dramatiquement.
14:37L'inflation va encore augmenter.
14:38Donc, évidemment qu'il faut aider les Français.
14:40Et c'est en cela qu'on attend
14:41de la part d'un gouvernement.
14:43Réutilisez vos dépenses publiques
14:44pour justement baisser certaines taxes,
14:46certaines charges,
14:47pour relancer l'économie française.
14:48Sinon, on va au-devant de graves difficultés,
14:51voire d'une crise sociétale.
14:53C'est ça ma grande crainte.
14:54C'est une crise sociétale demain.
14:55Les nouvelles aides, en un mot,
14:56c'est pour quand ?
14:57Plutôt la semaine prochaine.
14:59Mais moi, je pense que de toute façon,
15:01Sébastien Lecornu
15:02ne sera pas très généreux en termes d'aide.
15:05C'est vrai qu'il dit qu'il va changer,
15:07qu'il va changer de braquet sur les aides.
15:09D'ampleur et d'échelle.
15:10Je pense que le gouvernement
15:11prend conscience de ce que disait,
15:13ce que décrivait Marx,
15:14c'est-à-dire avoir une situation économique
15:16qui va se dégrader.
15:17On a eu les chiffres du chômage cette semaine,
15:19les chiffres de l'inflation.
15:20Et le gouvernement va comme ça
15:22ajuster ses aides
15:24avec la crise économique qui vient.
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