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  • il y a 9 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00– Il faut expliquer, Bertrand Gallichet, qu'il y a une bagarre ces derniers jours
00:05qui est montée très haut, très fort entre le chancelier allemand et Donald Trump.
00:09Le chancelier allemand expliquant que Trump n'avait aucune stratégie,
00:12que les Américains étaient humiliés.
00:14Trump lui a répondu une première fois hier et il répond une deuxième fois ce soir
00:17en disant, écoutez, on est en train d'étudier la possibilité
00:19de réduire les troupes américaines en Allemagne.
00:23– C'est assez intéressant d'ailleurs dans la psyché de Trump
00:25de voir que non seulement il y a toujours une réaction qui est très impulsive,
00:30comme ça, et après ça ne lui suffit pas, il faut qu'il marque le coup
00:34avec quelque chose de très concret, exactement, et donc il veut punir l'Allemagne
00:38pour les propos tenus par le chancelier qui sont inacceptables.
00:42D'ailleurs Trump lui avait répondu sur un ton extrêmement vif,
00:45mais c'est vrai que de la part de l'Allemagne c'était quand même très inhabituel,
00:49on sait que l'Allemagne a pris un peu ses distances avec les Etats-Unis.
00:53Là, Merz avait critiqué, mais de façon très nette,
00:57ce que fait Trump, et donc il y a quand même plus que de l'eau dans le gaz
01:03entre les deux pays.
01:05Après, est-ce que ça va être suivi des faits ?
01:08Ça n'est pas certain, parce que, comme vous le savez,
01:10les Etats-Unis ont quand même des bases très importantes,
01:13notamment celles de Rammstein en Allemagne,
01:16et donc ils ne peuvent pas, pour leurs propres intérêts,
01:20se départir de ces moyens.
01:22Il y a quand même des fusées nucléaires,
01:24et donc c'est un élément stratégique considérable pour les Américains.
01:30De ce point de vue-là, je pense qu'une fois que le mouvement d'humeur sera passé,
01:33il y aura peut-être quelque chose d'un peu symbolique,
01:36mais sans doute pas, et certainement pas en tout cas,
01:39un retrait des troupes américaines d'Allemagne.
01:40Des mois d'un doute, vous n'étiez pas correspondant en Allemagne ?
01:43Oui, bien sûr.
01:44Oui, voilà, c'est-à-dire que la présence américaine en Allemagne,
01:47elle est inscrite dans l'histoire de l'Allemagne,
01:52inscrite dans le fonctionnement de l'Allemagne.
01:53Depuis la Deuxième Guerre mondiale,
01:56puisque, comme vous le savez, il y a quatre pays qui se sont partagés l'Allemagne,
02:01avec la Russie, les Britanniques, les Français, les Américains,
02:04donc ça fait partie, effectivement, vous avez raison,
02:07de l'histoire de l'Allemagne, et c'est aussi une raison pour laquelle
02:11l'armée allemande, aujourd'hui, malgré des moyens financiers importants,
02:15est dans un État qui n'est pas très fameux,
02:17parce que les Américains, depuis 1945,
02:21se reposent sur la puissance américaine,
02:24et donc ont un peu délégué, au fond, leur protection aux États-Unis.
02:28Sergueï, là-dessus ?
02:31C'est très actif, les derniers temps,
02:33et pas uniquement vers les États-Unis.
02:35Bien évidemment, c'est un échange qui est assez musclé,
02:40mais, comme ça vient d'être dit,
02:43les États-Unis dépendent beaucoup plus de leur base.
02:46D'abord, il faut rappeler à Trump, et à beaucoup de trumpistes,
02:50que c'était une politique voulue des États-Unis.
02:53Ça veut dire que les États-Unis se sont imposés en Europe.
02:57Le plan Marshall leur a rapporté de l'argent,
03:00ils ont imposé leur modèle,
03:01ils ont voulu, d'ailleurs, non seulement en Europe,
03:04mais aussi au Japon,
03:06vous savez, aussi dans le pays qu'ils ont vaincu de l'autre côté.
03:11Et donc, Trump, quand il dit,
03:13nous, on va se retirer,
03:15vous savez, c'est comment aussi on dit,
03:18pour faire mal à ma maman,
03:20je vais sortir dans la rue par mois 30,
03:25pour que mes oreilles tombent,
03:27pour faire mal à ma maman.
03:30– Ça fait des drôles de proverbes.
03:32– C'est ça, vous savez, nous sommes un pays un peu bizarroïde.
03:36– La meilleure, c'est que pour un ange passe,
03:40on dit un flic aîné, là-bas.
03:42– Ah oui ?
03:42– C'est quand même la plus belle.
03:47– Pardon, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
03:51– Non, mais c'est pour se faire mal,
03:53pour punir.
03:55Ma maman, je dois me faire mal.
03:56– Je vais me faire mal.
03:58Les États-Unis, c'est ça, enfin, l'idée de Trump,
04:01je vais retirer mes troupes,
04:02qui me servent d'ailleurs, pour faire cette opération-là,
04:05parce que la moitié des troupes qui…
04:07– En gros, ils se tirent une balle dans le pied, pour le résumer.
04:08– Bah oui, c'est ça, voilà.
04:09– En français, ils se tirent une balle dans le pied.
04:11– On cherchait, on cherchait, voilà, c'est l'équivalent.
04:13Mais c'est vrai que, bon, après…
04:15– Mais c'est pas nouveau.
04:16– Oui.
04:16– On va donner quelques chiffres, peut-être, quand même,
04:19pour que les gens se fassent une idée.
04:20– De la présence américaine en Europe ?
04:22– Il y a à peu près 70 000, 67 000 en ce moment,
04:25soldats américains en Europe, 40 % en Allemagne,
04:28ça fait 35 000.
04:29– Le reste en Italie, les Pays-Bas ?
04:31– Après, c'est l'Italie, 12 000 et 10 000 en Grande-Bretagne,
04:36les gros contingents.
04:37Il y avait déjà eu, c'était en 2020, une volonté,
04:42parce qu'il y a quand même eu déjà, depuis Barack Obama,
04:45un retrait des troupes américaines d'Europe,
04:48parce qu'on avait eu un retrait d'à peu près 7 000 soldats américains
04:53d'Allemagne.
04:55C'était le déclenchement de la guerre en Ukraine
04:57qui a fait que les Américains avaient remis un petit peu de troupes.
05:01Mais c'est une discussion, maintenant, qui est en cours,
05:04parce qu'en fait, il y a une bascule des intérêts stratégiques vers la Chine.
05:09Et donc, il y a un retrait, tout le monde sait,
05:11qu'il va y avoir un allègement des troupes américaines en Europe.
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