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6,2 % des actifs changent de métier chaque année, selon l’Insee. Parmi eux, une partie se reconvertit pour s’engager en faveur de l’environnement. Ce qui demande de relever un certain nombre de défis. Nos invitées expliquent pourquoi le faire était essentiel pour elles.
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00:06Changer de parcours professionnel pour s'engager, s'engager dans la défense de l'environnement,
00:11voilà le thème de notre débat. J'accueille Valérie Pommier, bonjour.
00:14Bonjour.
00:14Heureux de vous retrouver, vous avez déjà participé à l'émission, vous êtes présidente de Résilience Montagne
00:19et Chloé Cohen qui est avec nous en duplex, bonjour.
00:23La cofondatrice des Halles de la Transition.
00:25On va commencer par vous présenter l'une et l'autre et présenter vos organisations.
00:30Résilience Montagne, c'est une association, c'est ça ?
00:32Oui, une association qui travaille, on dit grossièrement, la résilience des territoires de montagne face au dérèglement climatique.
00:41Avec une voix assez forte que vous portez, un peu pour la gratter dans une région qui vit quand même
00:49pas mal du tourisme
00:51et peut-être que c'est une idée qui est inusoire, de la neige.
00:56Oui, c'est ça.
00:58Comment on anticipe et on planifie une sortie économique d'un modèle qui paye encore très bien,
01:04mais malheureusement qui va décliner et un jour s'arrêter, même si on ne veut pas.
01:09Je veux bien que vous nous présentiez, Chloé Cohen, les Halles de la Transition, c'est quoi ?
01:15Les Halles de la Transition, on est un groupe de l'économie sociale et solidaire.
01:19On a créé la première franchise de l'UEA Impact en France et on accompagne les entreprises dans leur démarche
01:26d'impact.
01:27Est-ce que vous-même, vous avez opéré une transition professionnelle ?
01:31Parce qu'on va beaucoup parler de ça dans notre débat.
01:34Tout à fait, tout à fait.
01:36On en parlera peut-être un peu après, mais je suis passée plutôt d'un univers très business, conseil, innovation,
01:43digitale,
01:44au service du monde économique à, on va dire, la même chose, mais au service plutôt du monde du vivant
01:49et de notre écosystème.
01:51Et vous, Valérie Pommier, vous venez de quel univers ?
01:54Ouh, j'en ai fait des choses.
01:56Je suis plus âgée que Chloé.
01:59Donc, non, mais j'ai fait, je suis des ANSI, j'ai fait une école, une école plutôt de commerce,
02:04et puis je suis partie en Afrique, à Libreville au Gabon, pour le consulat, l'ambassade de France,
02:10et puis à Hong Kong pour booster la destination France dans les Alpes,
02:15pour avoir le 1% de chinois susceptible de ce qui est dans les Alpes, ce que je ne veux
02:20plus aujourd'hui.
02:21Et puis après, milieu financier international à Genève et promotion immobilière en montagne.
02:25À quel moment vous vous dites, il faut changer ?
02:30Ça végète un moment, j'avais vu des rapports climat déjà quand j'étais à Hong Kong,
02:35on n'en faisait pas grand-chose, mais voilà, je n'ai pas eu, moi, la curiosité,
02:39je n'accuse personne sauf moi.
02:40On n'avait pas non plus d'instructions, mais ce n'était pas un vrai sujet.
02:44Et puis, je suis née en 69, peut-être dans un milieu socio-économique aussi,
02:48on ne m'en aurait pas parlé.
02:49Et puis, de plus en plus, j'entends ces sujets climat,
02:52et puis il fait chaud en Haute-Savoie, puis la neige fond,
02:54et j'adore le ski, et j'enseigne le ski à l'époque.
02:57Et je me dis, mais qu'est-ce qui se passe ?
02:58Et puis, en 2016, il y a une conférence qui m'interpelle,
03:01c'est la conférence de Jean-Marc Jancovici au Mines,
03:04et je leur rapporte à ce que je fais au quotidien.
03:07Et je me dis qu'à ce moment-là, je travaille plutôt sur une branche
03:11sur laquelle je suis toute seule.
03:13Voilà, et je décide de quitter.
03:14Oui, d'accord.
03:16Dans votre cas, Chloé Cohen, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:20Moi, on va dire que ça a été assez progressif.
03:22J'ai fait une prépa à chaussée, une école de commerce,
03:25et ensuite, j'ai bossé plutôt en agence de communication corporate,
03:28en cabinet de conseil en stratégie innovation.
03:30Et je sentais que je n'étais pas alignée progressivement au fil des années
03:35avec ce que je faisais au quotidien au sein de mes différentes structures.
03:40Et du coup, en 2019, j'ai décidé d'avoir une belle transition,
03:45et je suis partie vivre en Australie, à Sydney,
03:48où j'ai plongé dans l'univers de l'économie circulaire et la RSE et de l'Impact.
03:52Et j'ai cofondé un accélérateur de start-up dans l'économie circulaire là-bas.
03:57Et c'est là où je me suis dit que le match entre entrepreneuriat et Impact
04:01était à la fois nécessaire pour moi, pour tout un volet épanouissement.
04:06Et en plus, si grâce à ça, je pouvais être utile par rapport à nos écosystèmes
04:10et pouvoir être utile au quotidien dans le monde pro,
04:14je me suis dit que c'était plutôt une opportunité et une chance.
04:17Donc je me suis lancée ensuite en France.
04:19Selon les chiffres de l'INSEE, en 2025,
04:236,2% des actifs changent de métier chaque année.
04:27Et sur une période plus longue, ça représente environ 30%,
04:3128% des actifs qui ont changé de métier entre 2020 et 2025.
04:35Chloé Cohen, qu'est-ce qui pousse aujourd'hui un homme, une femme à se reconvertir ?
04:41C'est quoi l'argument ?
04:42Alors il y en a plein, ça dépend de chaque parcours, chaque histoire évidemment.
04:47Mais est-ce qu'il y a des grandes familles comme ça de leviers ou d'arguments ?
04:50Oui.
04:51Je pense que c'est une question aussi d'honnêteté vis-à-vis de soi-même
04:54et de ce qu'on veut faire au quotidien.
04:57Évidemment, il faut avoir la chance et le privilège de pouvoir décider de cela.
05:01Mais quand on a un bagage avec, notamment pour ma part, une école de commerce
05:06et des expériences au sein de cabinet de conseil,
05:08je pense que c'était juste essentiel de se poser la question
05:11de est-ce qu'on est aligné avec ce qu'on fait
05:13et est-ce qu'on n'a pas aujourd'hui les moyens d'agir face à l'urgence climatique,
05:17la précarité sociale, le manque de liens sociaux en France.
05:20Il y a énormément de sujets qui touchent aussi bien l'environnement
05:22que le volet social, qui vont d'ailleurs de pair.
05:26Et je pense que quand on a cette envie d'agir
05:28et si on se dit qu'on peut avoir les capacités pour le faire,
05:31en fait, il est temps d'y aller et d'avancer.
05:35Et de sauter dans le grand bain.
05:37Et finalement, la reconversion professionnelle,
05:39moi je pense qu'on utilise souvent les compétences,
05:41les expériences qu'on a acquis par le passé.
05:44En fait, on s'en sert pour mener à bien la vie qu'on a aujourd'hui.
05:49C'est votre cas aussi, Valérie Pommier,
05:51parce que vous disiez que je travaillais dans l'immobilier de montagne.
05:53C'est un sacré enjeu de la résilience des territoires de montagne, ça, l'immobilier.
05:57En fait, quand j'ai commencé à me poser la question
06:01de ce que j'allais faire, de ce que je savais,
06:04la chance aujourd'hui, c'est exactement ce que dit Chloé,
06:06c'est que je connais leurs codes.
06:07Et ils ne sont pas très innovants en face.
06:12Ils ont les mêmes codes de développement
06:14et de business ou de développement
06:17qui a 20-30 ans.
06:19Alors qu'avec ce qui se passe,
06:20on aurait peut-être dû avoir innové.
06:24Dans l'industrie, on a des services de R&D
06:26qui cherchent un nouveau produit
06:27ou qui ont des têtes pensantes.
06:29Je voyais avant vous des gens qui parlent
06:31des vrais ingénieurs qui ont de superbes idées.
06:33Mais quand on parle de résilience territoriale,
06:35la R&D, elle est plutôt philosophique.
06:37Et on n'est pas dedans.
06:39Donc en fait, oui, j'ai les codes.
06:40Je sais faire un bilan.
06:42Je sais quelles sont encore leurs cibles
06:44et qu'ils n'ont pas changé.
06:46Donc je vais un petit peu sur leur terrain,
06:47comme vous disiez, un petit peu poil à gratter.
06:49Alors c'est facile et pas facile
06:51parce que pour certains, je suis une traître
06:53et puis pour d'autres, je suis une courageuse
06:54que je ne suis pas du tout non plus.
06:56Mais c'est intéressant, oui,
06:57de comprendre les mécanismes.
06:58Tiens, j'en profite parce que cet enjeu
07:00de la transformation du parc immobilier de montagne,
07:03c'est majeur.
07:05C'est quoi ?
07:05C'est des passoires thermiques
07:07très, très majoritairement, c'est ça ?
07:09On dit le premier émetteur, c'est la mobilité.
07:13Le deuxième, ce sont les passoires thermiques.
07:15On a un parc immobilier
07:17qui est d'acte des années 60-70.
07:19Avec trois quarts des plus de 3 millions
07:20de lits touristiques qui sont classés EFG.
07:24Sauf que comme on construit du neuf
07:26parce que les bilans,
07:27et quand le BTP va, tout va aussi.
07:29Et le BTP, c'est du neuf.
07:32Et bien tant qu'on vend du neuf
07:33et tant qu'on bétonne la montagne avec du neuf,
07:35alors on n'engage pas la transition énergétique
07:37et la rénovation des bâtiments.
07:39Donc ce que je retiens
07:40dans vos parcours respectifs,
07:42c'est cette idée que finalement
07:43le sens et l'engagement environnemental
07:46a été un déclencheur.
07:48Est-ce que vous diriez, Chloé Cohen,
07:49que c'est encore vrai
07:51ou encore plus vrai aujourd'hui,
07:55là en 2026,
07:56qu'il y a quelques années ?
07:58Ou alors, est-ce qu'il y a quand même,
08:00parce qu'on voit bien
08:01que c'est presque un combat culturel,
08:03il y a des contre-discours
08:05qui progressent ?
08:08Est-ce que malgré tout, pour vous,
08:10l'engagement environnemental,
08:12ça reste un déclencheur de reconversion ?
08:15Oui, tout à fait,
08:16parce que même si les lois,
08:18les normes, les réglementations
08:20changent constamment,
08:21l'urgence climatique
08:22et les sujets liés à l'environnement
08:24sont plus que jamais présents
08:25et vont l'être encore plus
08:26au fil des années.
08:28Donc oui, je pense que c'est
08:29d'autant plus présent aujourd'hui.
08:30Et ce qui est intéressant aussi,
08:32quand on a un parcours plutôt
08:33dans le monde économique,
08:35c'est de se dire qu'aujourd'hui,
08:35les entreprises ne peuvent plus faire
08:37comme avant,
08:38pour beaucoup de raisons différentes,
08:40que ce soit par rapport aux ressources,
08:42que par rapport à la demande
08:44des consommateurs,
08:45par rapport aux demandes
08:46des parties prenantes,
08:47et que du coup,
08:47les accompagner à prendre en compte
08:49ces démarches d'impact,
08:50que ce soit en lien avec l'environnement
08:52ou le social,
08:52est aujourd'hui plus indispensable
08:54que jamais.
08:57Mais il y a quand même
08:58ce contre-discours.
08:59Est-ce que vous avez le sentiment
09:01de mener une bataille
09:03de temps en temps ?
09:06Alors oui et non,
09:07je pense qu'au début, oui,
09:08notamment quand on fait
09:09sa propre reconversion
09:10avec une sorte de crise écologique
09:12au début, oui.
09:13Et finalement, ensuite,
09:14on accepte que,
09:16en tout cas pour ma part,
09:17je ne suis pas tant dans une bataille,
09:18mais plus dans l'accompagnement
09:19de celles et ceux
09:20qui souhaitent prendre en compte
09:21ces enjeux,
09:22que ce soit sur le volet
09:23des particuliers,
09:24pour un volet consommation responsable,
09:26que ce soit pour des personnes
09:26qui veulent se reconvertir
09:27dans l'environnement
09:28ou le social,
09:29ou que ce soit pour des entreprises
09:30qui veulent avancer.
09:31Je pense qu'on a énormément
09:33de structures et de gens
09:34qui veulent avancer
09:35vers ces sujets.
09:36Et moi, je suis plutôt
09:37partisane déjà
09:38d'aller vers cela
09:39plutôt que de batailler
09:40vers celles et ceux
09:42qui parfois trouvent
09:42un peu trop d'excuses
09:43sur ces sujets.
09:44Votre avis sur le contre-discours,
09:47Valérie Pommier,
09:48sur cette...
09:48C'est une sorte de combat
09:51culturel, presque.
09:51Oui, mais je pense
09:52qu'on a besoin de tout le monde.
09:54S'il y a une bataille,
09:55moi, je n'aime pas non plus ce mot.
09:58J'essaie d'être
09:58dans un discours positif,
09:59mais il est pris
10:00très négativement.
10:01On a besoin
10:02des personnes en poste
10:03qui se posent une question
10:04et qui peuvent faire évoluer,
10:06même un département
10:08sur la mobilité,
10:09par exemple.
10:10On a besoin de gens
10:11qui quittent
10:12et qui se disent
10:12« Moi, je veux être lanceur
10:14d'alerte
10:14et tant pis
10:15si ça dérange. »
10:16On a besoin de gens
10:17dans les administrations.
10:18Moi, j'ai quelquefois
10:18en ministère
10:19où on peut être en désaccord
10:20avec son ministre,
10:21il n'y a pas de souci,
10:22mais les services,
10:24les notes sont là,
10:25le travail est fait.
10:26Je veux dire,
10:27à Bercy,
10:27au ministère de l'Intérieur
10:28sur les risques en montagne,
10:29c'est hyper intéressant
10:30d'aller rencontrer ces gens,
10:31même si politiquement,
10:32on ne se sent pas en ligne
10:33avec le grand patron
10:34et je pense qu'on a vraiment
10:35besoin de tout le monde,
10:36des ingénieurs,
10:37des gens engagés,
10:38des jeunes.
10:39Alors, les jeunes
10:39sont plutôt convaincus
10:40quand on va dans les écoles
10:42mais surtout,
10:43allez-y dans les entreprises.
10:44Ce qu'on disait tout à l'heure,
10:46souvent,
10:46j'ai la question
10:47« Mais moi, alors,
10:48qu'est-ce que je peux faire ? »
10:49Mais aller travailler,
10:50c'est génial
10:51parce que vous avez
10:51la conscience
10:52de la problématique
10:53et vous pouvez essayer
10:54de faire changer de l'intérieur
10:56et il faut y aller.
10:57Est-ce qu'il y a des freins,
10:58Chloé Cohen,
11:00à la reconversion,
11:01des gens qui n'osent pas
11:02et si oui,
11:03quels sont ces freins ?
11:05Oui, c'est juste par exemple
11:06si je peux rebondir
11:07sur la reconversion
11:08et les métiers.
11:09Moi, je suis convaincue
11:10que d'ici quelques années,
11:11peut-être une dizaine d'années,
11:13en fait,
11:13tous les métiers
11:14vont prendre en compte
11:15ces sujets-là
11:16de l'environnement
11:17ou de l'impact
11:17plus largement,
11:18que ce soit dans les achats,
11:19le marketing,
11:20la finance
11:21ou des métiers
11:21beaucoup plus techniques
11:22et terrains.
11:23Donc, je pense qu'au final,
11:24la plupart des métiers
11:26vont converger
11:27vers ces sujets
11:28liés à l'environnement
11:29et au social.
11:30Et après,
11:30pour répondre à vos questions,
11:32quand on parle de freins,
11:33oui, c'est sûr,
11:34je pense que déjà,
11:35alors, il y a forcément
11:35un frein économique
11:38si on est là
11:38et qu'on doit juste
11:40nourrir ses enfants,
11:41sa famille,
11:42déjà forcément,
11:42on va plutôt penser à ça
11:43qu'à l'environnement
11:44et ça,
11:44c'est tout à fait compréhensible.
11:46Néanmoins,
11:46quand on est un peu plus
11:48privilégié,
11:49je pense qu'un des premiers freins,
11:50c'est la peur,
11:51la peur d'être
11:52dans une position d'inconfort
11:54parce que quand on se reconvertit,
11:56par définition,
11:56on va sur quelque chose
11:57qu'on ne connaît pas,
11:59on change de cap
12:00et du coup, forcément,
12:01ça fait très peur
12:01que ce soit sur le plan pro,
12:03le plan perso.
12:04Donc, je pense que la peur
12:05peut être un gros frein
12:06mais qu'une fois
12:06qu'on a passé déjà
12:07ce cap-là
12:08et finalement,
12:09ça peut se faire
12:09par plusieurs étapes,
12:10ça peut être déjà,
12:11pas forcément quitter son job
12:12mais aller se renseigner
12:13sur ce qu'il y a autour de nous,
12:14aller dans des associations
12:15d'intérêt général,
12:17de lutte sur l'environnement
12:18et de progressivement
12:19aller se renseigner,
12:20de prendre aussi beaucoup
12:21les retours d'expérience,
12:22c'est hyper intéressant
12:23je trouve cette émission notamment,
12:25d'aller chercher
12:25les retours d'expérience,
12:27les retours terrain
12:28et se dire en fait
12:30est-ce que je sens
12:31que j'ai ce truc-là
12:32qui me pousse à changer
12:33et à aller au-delà
12:34et voilà,
12:35après je pense que
12:35quand on pense
12:36qu'on n'a qu'une vie,
12:38finalement,
12:38la peur,
12:39en tout cas,
12:39on a les moyens
12:40de pouvoir rebondir,
12:42elle doit être surmontée.
12:45Un mot là-dessus,
12:46peut-être qui vous a accompagné
12:47si vous avez été accompagné,
12:49Valérie Pommier ?
12:50Non,
12:51vous avez pris la décision ?
12:53Non, après,
12:54j'ai toujours été support,
12:55mais moi je me suis aperçue,
12:56j'ai changé relativement tard
12:57par rapport à Chloé,
12:59c'est vrai que ça remet en cause
13:01énormément de choses,
13:02la vie de famille,
13:04le luxe que j'ai,
13:06c'est d'avoir travaillé avant
13:07pour avoir quitté
13:08et j'ai bien conscience
13:10de la chance que j'ai,
13:11j'ai été accompagnée
13:12par mon entourage,
13:13mais j'ai aussi changé d'ami
13:14quelquefois,
13:16où je n'ai plus trop envie
13:19d'expliquer ce que je fais
13:20à des gens
13:20qui ne vont pas être convaincus.
13:21Alors on se revoit poliment,
13:23mais oui, ça rechange.
13:24Et puis les enfants,
13:25moi j'ai une famille,
13:26ça change considérablement
13:27la vie de famille.
13:29Merci beaucoup,
13:29à toutes les deux
13:30et à bientôt
13:31sur Be Smart for Change.
13:33On passe au grand entretien
13:34de ce Smart Impact
13:35avec Alix Lajoie,
13:36la présidente de Photosol.
13:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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