- il y a 4 heures
Mardi 26 mai, les informations à savoir sur la déclaration fiscale, les cas de violence sur fond de crypto depuis le début de l'année, le futur des banques et de la bourse sur la blockchain, l'obtention de l'agrément MiCA de Qwarks en France, ainsi que la hausse du nombre de cryptos dans les patrimoines, ont été abordés par Stéphanie Nemarq-Attias, fondatrice du cabinet Qomit, Maxime Heuze, journaliste La Tribune, Marc Lécorché, président de Qwarks, et Marc-Antoine Caen Poletti, journaliste chez Cryptoast, reçus par Sandra Gandoin dans l'émission BFM Crypto, le Club sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:02BFM Business, BFM Crypto, Le Club. Sandra Gandouin.
00:06Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle émission Le Club, BFM Crypto.
00:11Il y a plein de monde autour de cette table aujourd'hui, je suis ravie de vous retrouver.
00:13On va plus ou moins, finalement, parler des sujets qui nous intéressent beaucoup dans cette émission.
00:20Je ne sais pas pourquoi ce jingle est parti, mais en tout cas, nous allons parler de fiscalité, de sécurité,
00:25de mica,
00:25avec une bonne nouvelle, il y en a, de l'avenir aussi de la bourse sur la blockchain,
00:30avec mes invités Stéphanie Neymar-Cathias, fondatrice du cabinet Comite.
00:34Bonjour Stéphanie, ravie de vous retrouver.
00:37Maxime Euset est également avec nous, journaliste à la tribune.
00:41Marc Lécorchet, président de Quarks, c'est sur ce plateau.
00:44Et Marc-Antoine Campoletti, qu'on accueille, que j'accueille pour la première fois, dans le Club BFM Crypto.
00:49Bonjour, vous êtes journaliste chez Crypto.
00:52Vous pouvez continuer à nous écrire, vous le savez, dans cette émission crypto, au singulier at bfmbusiness.fr.
00:59Vous nous posez toutes les questions que vous voulez, on y répond toutes les semaines entre 15h et 15h30.
01:04Le Club BFM Crypto, c'est parti !
01:09Stéphanie, je commence par vous.
01:10On a un petit calendrier serré, là, on ne va pas se le cacher, on est quand même fin mai.
01:15Il nous reste quelques jours pour les derniers, pour déclarer la déclaration fiscale.
01:20Tout à fait, la campagne déclarative bat son plein actuellement, puisqu'on a les dates limites de déclaration qui vont
01:27jusqu'au 4 juin, en fonction des départements.
01:29Et donc là, il s'agit de faire vite et bien pour déclarer à la fois les comptes, mais aussi
01:36les plus-values, et puis tout autre revenu imposable également.
01:40Je reviens quand même sur le calendrier pur.
01:42Le 4, c'est notamment pour la région parisienne, qui est concernée par cette dernière date.
01:47Mais il y a quand même un petit laps de temps où on peut corriger, on peut revenir.
01:51C'est quand même important, cette période-là.
01:52C'est important de le savoir.
01:54En fait, c'est essentiel de signer vos déclarations avant la date limite.
01:58Par contre, si vous avez fait une erreur ou si vous avez omis une information,
02:02en fait, on va avoir une fenêtre de réouverture des déclarations à partir de août,
02:08et qui va s'étaler jusqu'à début septembre, en principe.
02:12Donc, ce sera l'occasion, s'il vous manque des choses ou si vous vous rendez compte qu'il y
02:16a eu des erreurs,
02:17d'ajuster le tir.
02:18Si vous avez un petit doute, notamment sur le sujet dont on en parlait là,
02:22mais si vous avez des doutes, quoi qu'il arrive, il vaut mieux poser la question
02:26plutôt que de rester dans l'incompréhension avec le fisc, c'est mieux,
02:30notamment sur la déclaration des comptes détenus sur des plateformes étrangères.
02:34C'est le gros sujet cette année.
02:35C'est effectivement un gros sujet parce qu'on voit de plus en plus de contrôles fiscaux sur le sujet
02:39et que ça peut donner lieu à des amendes quand même assez importantes.
02:43C'est des amendes qui peuvent aller jusqu'à 1500 euros par compte par an
02:46et avec un délai, ce qu'on appelle le délai de prescription ou de reprise,
02:51qui peut aller jusqu'à 10 ans.
02:53Donc, vous voyez, il y a quand même un enjeu important,
02:55y compris sur des comptes qui ne sont pas vraiment utilisés,
02:58mais qui ont quand même été ouverts et qui restent ouverts.
03:00Alors, on avait une petite discussion avant cette émission sur quel compte est étranger,
03:05quel compte n'est pas étranger, dans la mesure où s'il y a peut-être un siège qui est
03:08installé en France,
03:09est-ce que c'est encore un compte à l'étranger ?
03:10Comment on peut savoir ça, Stéphanie ?
03:12Normalement, on le sait sur l'espace de la plateforme.
03:16C'est-à-dire que vous demandez, vous allez chercher où est le siège social de la plateforme.
03:20En général, vous trouvez l'information.
03:22C'est ça qui compte.
03:23Oui, et c'est ça qui compte.
03:24Il y a une petite précision importante.
03:26Il y a une confusion sur quelles sont les plateformes qui sont concernées.
03:30Je répète, c'est bien toutes les plateformes à l'étranger, qu'elles soient PSCA ou pas.
03:35Donc, c'est vraiment le fait d'avoir un wallet sur une plateforme à l'étranger qui fait qu'on
03:41doit déclarer.
03:41Voyez large, c'est ça, le message.
03:44Et comme vous le disiez tout à l'heure, il faut bien penser au régime des moins-values.
03:48Pourquoi c'est important le régime des moins-values ?
03:50Alors, c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes qui n'y pensent pas.
03:52Quand on fait une session et qu'on est en perte sur cette session, il faut quand même la déclarer.
03:58Donc, il faut faire le calcul de plus-value.
04:00Mais on arrive à quelque chose de négatif.
04:02Et cette moins-value, elle va pouvoir s'imputer sur les plus-values cryptos.
04:06Donc, ça vous permet de baisser un petit peu la note fiscale.
04:10Et c'est essentiel de le savoir l'année où on le fait,
04:13parce qu'elle ne peut être prise en compte, cette moins-value, que l'année en question.
04:17Donc, on ne peut pas la reporter sur les années suivantes.
04:20Donc, il faut bien faire le détail de chacune des sessions,
04:24le calcul plus-value, moins-value et faire la synthèse de tout ça.
04:28On rappelle que ce calcul-là, il est visible sur les plateformes.
04:33Il y a un endroit où, typiquement, il y a toutes les opérations que vous avez réalisées dans l'année.
04:37Il y a les opérations.
04:38Par contre, le calcul de plus-value, ce sera à vous de le faire,
04:41parce que ça nécessite de connaître le montant de tous vos cryptos au moment où vous faites la session.
04:49Maxime ?
04:50J'ai une question aussi, je l'avais déjà posée l'année dernière et je n'ai toujours pas compris.
04:54Quand on a à la fois des plus-values et à la fois qu'on fait des opérations de stacking,
04:59de lending, de prêts, comment on comptabilise les deux ?
05:04Est-ce qu'on met toutes ces opérations-là en plus-value,
05:07puisqu'au final, ça revient à la même chose une fois qu'on vendra ?
05:10Ou est-ce que c'est deux déclarations distinctes ? Expliquez-nous.
05:13Question très intéressante, parce que justement, les revenus de stacking, de lending, etc.,
05:18ne font pas l'objet d'un texte dans le Code général des impôts très clair.
05:21Par contre, la pratique veut que ce soit quand même des revenus.
05:25Et lorsqu'on en a à libre disposition, c'est-à-dire qu'on les détient,
05:28en fait, c'est un revenu qui doit être imposé et donc déclaré.
05:33Mais c'est complètement différent du calcul des plus-values.
05:36Donc, il n'y a pas de double imposition sur la même somme,
05:39puisque le prix de revient de la plus-value pour le calcul de la plus-value
05:44tiendra compte de ce que vous avez déclaré antérieurement.
05:47Mais en tout cas, il y a vraiment deux raisonnements différents à avoir.
05:50L'un pour les revenus issus de crypto,
05:53l'autre pour les plus-values issus de cessions de crypto.
05:56Et donc, les plus-values, une fois qu'on a déclaré les revenus,
06:00ce sera automatiquement enlevé des plus-values l'année d'après,
06:03si on retire l'argent ?
06:04Ce n'est pas automatiquement, c'est vous qui allez en tenir compte
06:07dans le calcul de votre plus-value.
06:09Mais effectivement, on ne le prendra pas en compte deux fois.
06:12Il n'y a pas deux fois de l'impôt.
06:13Je me souviens que l'année dernière, on comptait sur le fait
06:15qu'à la fois, il allait y avoir notre déclaration de nos opérations,
06:20mais que les plateformes allaient devoir faire aussi la même chose.
06:22Ce n'est pas encore le cas.
06:23Ce n'est pas encore rentré en vigueur.
06:26Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas le faire.
06:29On est bien d'accord.
06:30C'est une alerte cette année.
06:32Il faut le faire parce qu'en fait, cette obligation des plateformes
06:35de communiquer le nom des utilisateurs et toutes les opérations
06:39qui sont faites sur la plateforme, elle existe depuis le 1er janvier 2026.
06:43Mais effectivement, les plateformes vont collecter cette info
06:46et l'envoyer à l'administration fiscale à partir de 2027.
06:49Ça veut dire qu'il va y avoir énormément de recoupements d'informations
06:53et donc beaucoup de contrôles fiscaux lorsque ce n'est pas fait correctement.
06:58Le conseil, c'est de faire très attention,
07:01de se faire accompagner peut-être sur cette déclaration côté crypto.
07:04Je pense qu'il faut faire très attention et ne pas hésiter à se dire
07:07« je préfère régulariser le passé pour me mettre en conformité
07:10et ne pas risquer des majorations, des pénalités et une présomption de mauvaise foi ».
07:16Il vaut mieux faire les choses proprement
07:18et avancer sereinement.
07:20Parce qu'avec Comit, vous constatez quand même que les petits contrôles,
07:23ils se multiplient.
07:24Tout à fait.
07:25Au quotidien, on le voit, on a de plus en plus de demandes d'informations
07:28de la part de l'administration, de redressements fiscaux.
07:31Et à contrario, quand on va spontanément voir l'administration fiscale
07:35avec un dossier de régularisation qui est propre, qui est complet,
07:39on a une présomption de bonne foi.
07:42Et donc, c'est ce fameux droit à l'erreur
07:44qui évite d'avoir des pénalités très importantes.
07:47Voilà, il reste quelques jours.
07:49On vous a donné les bons conseils pour faire votre déclaration comme il le faut.
07:54Vous pouvez continuer à nous poser vos questions sur notre adresse
07:57crypto-at-bfmbusiness.fr.
07:59Marc-Antoine, un autre sujet qui nous agite, évidemment,
08:04beaucoup depuis l'année dernière dans la crypto,
08:07c'est les fuites de données, c'est les tentatives d'enlèvement,
08:11c'est les agressions, la criminalité qui a énormément augmenté,
08:13surtout en 2026.
08:14Les actes de torture, même.
08:15Oui, les actes de torture.
08:16Et il y a eu combien d'affaires en cours, rien qu'en 2026 ?
08:21Alors, c'est compliqué de savoir exactement,
08:23parce qu'en fait, c'est d'ailleurs un des problèmes de l'État
08:26et des forces de l'ordre,
08:28c'est qu'on a une fragmentation des moyens et des juridictions
08:31qui fait qu'en fait, tous les dossiers, il n'y a pas une centralisation.
08:34On a les dossiers qui vont arriver à Paris,
08:36on a les dossiers qui vont rester à un niveau régional,
08:37qui vont être au niveau national,
08:39qui vont dépendre de la police, de la gendarmerie.
08:40Ce qui fait qu'en fait, aujourd'hui, on a beaucoup de chiffres à ce niveau-là,
08:44qu'on voit qui sortent la carte des enlèvements de France Crypto.
08:48Sur CryptoSoci, on a un suivi des affaires.
08:52Mais en fait, à chaque fois, ces chiffres sont différents.
08:53Et on a du mal à avoir le chiffre exact.
08:56Mais pour avoir parlé avec des opérateurs de la BRI,
09:00des services de la gendarmerie et de la police,
09:01on parle en général de 4 tentatives d'enlèvements
09:05ou d'enlèvements réussis par semaine.
09:07Par semaine.
09:08Donc, a priori, les chiffres...
09:11C'est la pire année, 2026 en la matière.
09:13Et la France est championne du monde.
09:14C'est ça.
09:15Ça a commencé en 2025.
09:17Enfin, ça a commencé avant.
09:18Mais l'affaire de l'associé de Ledger, en 2025,
09:23elle a un peu marqué le coup d'envoi de cette saison.
09:27Et en fait, c'est une tendance qui ne va pas ralentir.
09:30Pourquoi vous dites ça ?
09:31Parce que les enlèvements cryptos, en fait,
09:33ce n'est pas le fait d'une personne isolée
09:36qui s'est dit « Ok, il y a un coup à jouer ».
09:38En fait, c'est une évolution structurelle de la criminalité
09:41qui utilise les moyens technologiques à sa disposition.
09:44Donc, les fuites de données, les messages écryptés,
09:47la capacité d'agir en étant à Dubaï, au Maroc,
09:51dans d'autres pays.
09:54Et en fait, cette nouvelle technologie,
09:57cette nouvelle spécialité du crime,
10:00elle permet d'ouvrir un nouveau champ d'action
10:04qui va juste continuer de grossir,
10:06comme il y a le stup.
10:08On a de plus en plus de personnes qui fument,
10:09il y a de plus en plus de personnes qui vendent.
10:11C'est un peu pareil avec le crime.
10:12C'est un nouveau moyen d'extorsion, en fait.
10:14C'est un nouveau champ d'action de la criminalité.
10:16Oui.
10:18Et aujourd'hui, on voit en fait que la police a très peu d'enquêteurs
10:22qui sont vraiment spécialisés à ce niveau-là.
10:24On voit qu'il y a une fragmentation des services.
10:28On a par exemple, du côté de la police,
10:30il y a l'OFAC et du côté de la gendarmerie,
10:34on a l'UN-Cyber.
10:35Et ces deux services qui vont parfois en fait presque se faire concurrence
10:40parce qu'elles essayent en fait d'avoir un peu le monopole
10:44des affaires liées à la crypto
10:46et d'être en fait le service de référence.
10:48On a aussi un service au niveau du ministère de l'Intérieur
10:51qui est censé chapeauter tout ça.
10:52Mais en fait, dans les faits,
10:54ces différents services se tirent un peu dans les pattes
10:56et n'ont pas forcément en plus les moyens
10:58en termes d'expertise, en termes d'effectifs
11:04pour faire face à la demande.
11:06Sachant que la crypto, les homejackings,
11:09ce n'est pas en fait ce qu'on croit,
11:10ce n'est pas une espèce de tendance
11:12qui vise les détenteurs de crypto.
11:13Comme j'ai dit, c'est une évolution de la criminalité
11:15qui a commencé avec les grandes figures,
11:17qui ensuite est allée sur n'importe quelle personne
11:20dont les noms figuraient dans les fuites de données
11:22de Waltio, de Ledger.
11:23Parce que ça part des fuites de données, évidemment.
11:24Ça part des fuites de données.
11:25Et ces fuites de données vont ensuite alimenter
11:28en fait des CRM du crime.
11:30Donc, il y a par exemple un site que j'ai vu
11:32qui s'appelle Bridge2BZ,
11:35donc bridge2bz.com.
11:37Vous allez, c'est un site internet accessible sur Google.
11:39Pour 5 euros, vous avez votre lead enlèvement
11:43donc avec des données comme adresse,
11:46identifiant Discord,
11:47tout ce que vous voulez.
11:49Et donc, en fait, les gens utilisent cette technologie
11:50pour mener des opérations
11:53et ça ne va pas ralentir.
11:54Vous dites qu'il n'y a pas de moyens.
11:56Néanmoins, nous, de notre point de vue,
11:58ici, de journalistes,
11:58on voit malgré tout des arrestations,
12:00on voit des affaires qui passent devant les tribunaux.
12:02Ça veut dire que c'est quand même traité
12:03de ce point de vue-là par les autorités.
12:06Vous le dites, il n'y a pas assez de moyens,
12:07elles ne vont pas assez vite.
12:08La réponse n'est pas à la hauteur.
12:09Alors, ce qu'il y a, c'est qu'aujourd'hui,
12:11les autorités sont dans une logique d'action-réaction.
12:13Donc, quand il y a un enlèvement,
12:15les unités type BRI, BRB, tout ça,
12:17sont vraiment exemplaires en termes d'efficacité.
12:20Et c'est un peu le filet sécurité
12:22qui retient la société française aujourd'hui.
12:25Mais ensuite, dans ce qui concerne les enquêtes,
12:27le traitement à post-théorie,
12:30les connaissances des procédures,
12:32la différence entre le gel et la saisie des fonds,
12:35à ce niveau-là, en fait,
12:36on voit qu'il y a beaucoup d'incompétences.
12:38Et un problème aussi qui n'est pas adressé,
12:42c'est le manque de coopération avec les entités privées.
12:45Il y a aujourd'hui des entreprises privées
12:47comme notamment Red Square
12:49qui possèdent en fait les capacités pour agir,
12:53capacités d'analyse blockchain,
12:55qui connaissent l'écosystème,
12:56qui parlent avec les plateformes.
12:57Et ça change, c'est en train de changer,
13:00mais il y a encore trop peu d'utilisation
13:03de ces entreprises privées
13:05et des compétences qu'elles ont.
13:07Bon, vous dites que ça ne va pas s'arranger,
13:08mais la collaboration, la coopération
13:11va peut-être quand même se mettre en place
13:12de façon un peu plus efficiente
13:13dans les années qui viennent.
13:14Ça serait une des solutions, effectivement,
13:17si on ne veut pas arriver à,
13:18comme on entend très souvent ce qu'on dit,
13:20une mexicanisation de la France.
13:22Parce que c'est vrai que la tendance,
13:24on va dire, enlèvement, demande de rançon
13:26qui commence à cibler un peu tout le monde,
13:29un peu n'importe quelle personne,
13:31peu importe son statut,
13:32c'est une tendance qu'on voyait avant de loin,
13:35dans des pays un peu plus chaotiques, on va dire.
13:38Et en fait, aujourd'hui, en France,
13:39il y a une main d'œuvre
13:41qui vient du crime, de la criminalité.
13:44Il y a dans le monde du stup, en fait,
13:46une espèce de saturation du marché
13:48qui fait qu'aujourd'hui,
13:49l'action criminelle la plus rentable
13:51et la plus simple à mener pour ces gens-là,
13:53ce n'est pas le go-face,
13:54ce n'est pas le stup, machin,
13:56c'est aller voir les investisseurs cryptos
14:00qui sont vus comme des cibles faciles.
14:01Les criminels se disent,
14:03on leur met deux, trois claques,
14:04on récupère 500 000 euros.
14:06Et aujourd'hui, c'est l'image qu'ils ont,
14:07en partie aussi à cause des médias
14:09qui ont peint un peu cette image
14:12idyllique, entre guillemets,
14:13de l'écosystème crypto,
14:14dans lequel tout le monde a plein d'argent
14:16et dans lequel les cryptos,
14:17c'est anonyme, c'est hyper rapide.
14:20Là aussi, on voit que c'est faux
14:22parce qu'il y a des plateformes
14:23comme Binance, par exemple,
14:24qui ont mis en place des garde-fous
14:27qui font qu'on ne peut pas vider un compte
14:29comme ça en dix minutes.
14:30Maintenant, il y a un peu de délai.
14:32Mais...
14:32Et rarement sont les ravisseurs
14:35et les criminels qui obtiennent
14:37gain de cause et qui obtiennent
14:38la somme au bout du compte.
14:38En général, ça va plus vite.
14:40Pardon ?
14:41En général, les actions répressives
14:44vont plus vite que ça.
14:45Ils ne touchent pas forcément l'argent.
14:46Ils ne touchent pas forcément l'argent.
14:47Il y a quand même beaucoup de cas
14:48où ils touchent l'argent.
14:49Il y a beaucoup de cas aussi
14:50où les victimes ne vont pas forcément
14:51avoir les réflexes
14:52parce qu'elles n'ont pas les connaissances.
14:54Ils n'ont peut-être pas appelé la police.
14:55Elles vont avoir peur.
14:57Elles vont céder au chantage,
14:58à la pression
14:59parce qu'il y a des affaires...
15:00Moi, j'ai eu des victimes au téléphone.
15:01Des gens qui se rendaient à l'adresse.
15:05Il n'y avait pas la victime,
15:06mais il y avait son père.
15:06Ils prenaient son père.
15:07Ils l'emmenaient dans un hangar.
15:09Ils essaient de lui couper un doigt
15:10avec un sécateur mal aiguisé.
15:12Donc, ils tapaient au marteau sur le sécateur.
15:13C'est à la fois des bras cassés
15:16et en même temps
15:16qui n'ont aucune limite
15:17en termes de violence.
15:18Donc, quand on est en face de ça,
15:20une victime qui a la vingtaine,
15:22qui a de l'argent,
15:23on se dit,
15:23voilà, j'envoie l'argent
15:24et je ne réfléchis pas.
15:25Pas très optimiste,
15:26ce message, effectivement.
15:28Mais on va essayer de suivre ça
15:30et cet aspect des choses
15:32aussi dans cette émission.
15:34Un autre sujet avec vous, Maxime.
15:36Pour la tribune,
15:37vous avez rencontré
15:39Deutsche Bourse Digital.
15:41Qu'est-ce que vous en avez retenu ?
15:43C'est son patron
15:43que vous êtes à l'heure rencontrée,
15:44à Stuttgart ?
15:45Oui, c'est une information
15:46plus positive.
15:49En fait, c'est le patron France
15:51de la filiale crypto
15:52de la bourse de Stuttgart
15:53qui s'est confié à la tribune
15:55et il y a plusieurs éléments
15:56à retenir.
15:58Benoît Boudier a parlé
16:00du futur des banques
16:01et de la bourse
16:02et pour lui,
16:02ce futur,
16:03il sera sur la blockchain.
16:04Pourquoi ?
16:05Car, pour Deutsche Bourse Digital,
16:08c'est une technologie
16:09qui donne une forte économie
16:10de temps et de coût
16:11parce qu'aujourd'hui,
16:12il faut deux jours
16:12pour qu'une action
16:13soit transférée
16:14d'un portefeuille
16:16d'un vendeur
16:17à celui d'un acheteur
16:17et il faut une myriade
16:19d'intermédiaires
16:21qui puissent regarder
16:22la transaction,
16:23la valider,
16:24la vérifier.
16:25Tout ce processus
16:26peut être automatisé
16:28et déjà automatisé
16:29sur certaines bourses
16:30avec la blockchain
16:31et est instantané
16:32et les coûts de transaction
16:34pourraient être diminués
16:35de 90%.
16:36C'est assez énorme.
16:38Plus fort encore,
16:40il estime que certains métiers
16:41de la finance devront
16:42se réinventer
16:42s'ils ne veulent pas
16:43disparaître.
16:44On peut penser là
16:45aux chambres de compensation
16:46qui sont des institutions
16:48qui vont vérifier
16:49que les transactions
16:50ont bien eu lieu,
16:51que les acheteurs
16:51ont bien reçu
16:52l'étude
16:52dans leur portefeuille.
16:54Un métier
16:54qui va être automatisé
16:55par la blockchain
16:56et donc on peut se demander
16:57ce que vont devenir
16:59ces institutions
17:00et leurs employés.
17:01Il y a aussi eu
17:02un autre point
17:04qui est le besoin
17:05de confidentialité
17:06des banques.
17:06En fait,
17:07d'après Benoît Boudier,
17:08les banques trouvent
17:09que la blockchain
17:09est en fait un peu
17:10trop transparente
17:12et ça,
17:12ça ne convient pas
17:13à toutes leurs activités.
17:14Les banques,
17:15elles ont besoin
17:15de discrétion
17:16sur leurs clients,
17:17sur où sont leurs fonds,
17:19tout simplement
17:19pour éviter
17:20d'être des cibles
17:21de cyberattaques
17:22et donc selon
17:25Bors Stuttgart Digital,
17:27la finance de demain
17:28va avoir besoin
17:29de blockchain public
17:30mais aussi
17:31de blockchain privé
17:32et donc elles vont
17:33les utiliser différemment
17:34selon les usages.
17:35Vous avez aussi abordé
17:36la menace du quantique.
17:38Oui,
17:38un gros sujet
17:39alors que Google
17:40a annoncé des avancées
17:41sur ce sujet en mars.
17:43Alors,
17:43l'ordinateur quantique,
17:44il n'existe pas encore.
17:45Le principe,
17:46c'est que c'est une puissance
17:47de calcul tellement phénoménale
17:49qu'il va pouvoir
17:50déchiffrer les clés privées
17:51et donc donner accès
17:53éventuellement à des pirates,
17:54à des cryptos
17:55et engendrer des vols.
17:56Sauf que pour Benoît Boudier,
17:58la finance traditionnelle
17:59est en fait encore
17:59plus menacée
18:00que le monde
18:01de la blockchain.
18:02Pourquoi ?
18:03Car les mots de passe
18:04des systèmes informatiques
18:05traditionnels
18:06de la banque
18:06sont en fait encore
18:07plus simples à casser
18:08que les clés privées.
18:10Enfin,
18:10pour lui,
18:11les blockchains
18:12ont une capacité
18:13à s'adapter
18:14à la menace.
18:15Elles vont pouvoir
18:15être réécrites,
18:17évoluer
18:17pour résister
18:18au quantique.
18:19Voilà,
18:20Benoît Boudier,
18:20son interview,
18:21à retrouver dans votre article
18:22sur latribune.fr.
18:24Ça y est,
18:24il est en ligne ?
18:25Oui,
18:25il est en ligne depuis ce matin.
18:26Voilà.
18:26Abonnez-vous.
18:27Vous pouvez regarder ça
18:28dans sa totalité
18:30sur latribune.fr.
18:31On a gardé
18:32cette bonne nouvelle
18:33pour la fin
18:33de cette émission.
18:34Marc Lecorschen est ravi
18:35que vous nous ayez contacté.
18:37Qu'est-ce qu'on annonce
18:37aujourd'hui, Marc ?
18:38Merci, Sandra.
18:39On annonce
18:40une très bonne nouvelle
18:42puisque Quarks
18:43fait partie
18:44des PSCA
18:46prestataires
18:46de services
18:47sur cryptoactifs
18:48à Gré-Mika.
18:50Voilà,
18:50ça c'est fait.
18:51On applaudit
18:51parce que là,
18:52franchement...
18:54Merci beaucoup,
18:54Sandra.
18:56Le 14e,
18:57juste après
18:58Coinhouse
18:59qui était le 13e
18:59et qui était le 1er
19:00enregistré PSAN.
19:01Donc,
19:02c'est effectivement
19:02une très bonne nouvelle.
19:04C'est le travail
19:06et le fruit
19:06d'un travail
19:06de toute l'équipe
19:07de Quarks
19:08depuis plus de 12 mois.
19:10Vous étiez venu
19:11nous en parler
19:11sur le plateau.
19:13Exactement.
19:13C'était l'année dernière.
19:14Début d'année dernière.
19:16D'année dernière.
19:16Et il y avait aussi...
19:17C'était par rapport
19:19à la consolidation
19:19du secteur
19:20et je pense qu'on pourra
19:21en parler.
19:22Oui,
19:23effectivement.
19:24On rappelle
19:25combien de temps,
19:27combien d'investissements
19:28en hommes
19:28ça vous a pris
19:29pour remplir ce dossier
19:30et répondre finalement
19:32à cet agrément.
19:33ça prend quand même
19:34beaucoup de temps.
19:34Ça prend beaucoup de temps.
19:36Pour rappel,
19:37on était le 97e PSAN
19:39enregistré,
19:40donc à la fin
19:41de l'enregistrement simple.
19:42Et en fait,
19:43on a commencé
19:44à préparer notre dossier
19:45dès octobre 2023.
19:46On était accompagnés
19:47du cabinet RECSARP
19:48qui nous a aidés
19:49sur la rédaction
19:50des procédures.
19:50On avait notre conseil juridique
19:53en interne aussi.
19:54Et nous avons déposé
19:55notre dossier
19:56en juin 2025
19:57en phase de pré-instruction
19:59qui a pris trois mois.
20:00Et pour être très honnête,
20:02voilà,
20:02à la fin de la pré-instruction,
20:04on était confiants
20:05sur le fait
20:05que ça allait déboucher
20:06assez rapidement.
20:08Et s'en est suivi
20:10un long tunnel
20:11de huit mois
20:13qu'on a traversé
20:15et qui nous a amenés
20:17à la délivrance
20:18et cet agrément PSAN
20:19qui est vraiment,
20:21ce n'est pas juste
20:22une amélioration,
20:24l'agrément PSA,
20:25ce n'est pas juste
20:25une amélioration
20:26du PSAN,
20:27c'est vraiment
20:29une marche importante
20:31pour faire émerger
20:32les acteurs
20:33de référence
20:34les plus sérieux
20:35et les plus solides
20:36sur le marché européen.
20:38Exactement.
20:38Vous,
20:38ça va vous permettre
20:39de prendre quelle place,
20:41du coup,
20:41quelle stratégie
20:42vous allez mettre en place
20:42parce qu'on va y revenir
20:44après,
20:44mais les banques
20:45vont prendre énormément
20:46de place dans ce secteur
20:48dans les mois qui viennent,
20:51notamment avec ce planning
20:52de l'agrément Mika.
20:53Donc vous,
20:54là-dedans,
20:55vous allez naviguer comment ?
20:56Ça va vous apporter quoi
20:57d'avoir cet agrément ?
21:00On est le 14e agréé PSCA en France,
21:04le 6e à proposer
21:05de la gestion
21:06de portefeuille sous mandat
21:08et le 2e spécialisé
21:10en gestion de portefeuille.
21:12Donc on voit
21:13qu'il y a très peu d'acteurs.
21:15Vous avez raison,
21:16il y a énormément de banques
21:18qui font partie
21:18de ces 15 acteurs
21:20agréés PSCA
21:21et ce que ça va nous permettre
21:23dans un premier temps,
21:24bien évidemment,
21:25c'est de ne pas fermer
21:25au 30 juin.
21:27C'est déjà un très bon point.
21:28de ne pas penser à la stratégie.
21:31Exactement.
21:32Plus sérieusement,
21:34ça va nous permettre aussi
21:36de développer les partenariats
21:38qui ont été mis en attente
21:40auprès des grands professionnels
21:42du patrimoine en France.
21:44Et c'est vrai qu'on les comprend.
21:47Depuis le début de l'année,
21:48ils avaient mis un peu en pause
21:51le développement commercial
21:52sur la partie crypto.
21:54Ils ont plutôt bien fait
21:54parce qu'en plus,
21:55le marché était compliqué.
21:57Et donc on espère
21:58sur cette deuxième partie
21:59de l'année,
22:00activer de gros partenariats.
22:02Ça fera peut-être l'objet
22:03de nouvelles émissions
22:06pour pouvoir en discuter.
22:07On a des gros partenaires
22:09qui pèsent plusieurs dizaines
22:10de milliards en France
22:11qui, je pense,
22:12attendaient aussi
22:12des acteurs agréés
22:15pour pouvoir proposer
22:16de la gestion de portefeuille
22:18à leurs clients.
22:19Maxime ?
22:20Oui, donc vous avez reçu
22:22l'agrément de l'AMF
22:23quelque temps
22:25avant la fin de la période.
22:25Est-ce que vous avez senti
22:28un discours du régulateur
22:29qui a changé
22:30ou peut-être plus de moyens ?
22:32Qu'est-ce que ça dit
22:33un peu de comment évolue l'AMF
22:35à quelques mois de l'échéance ?
22:38Alors, on a eu de la chance
22:40d'être très bien accompagnés
22:42par notre chargé de l'AMF
22:43et ça, je tiens à remercier.
22:46Beaucoup de réactivité
22:48et c'est vrai qu'il y avait
22:49une très bonne communication.
22:51Donc, elle a essayé
22:52de nous rassurer
22:52sur le fait
22:53qu'on allait la voir.
22:54Pour autant,
22:55c'est vrai que c'est
22:56une marche importante
22:57comme je le disais
22:58et c'est beaucoup de stress.
23:00Je pense que la France aussi
23:02est une des entités
23:04certainement les plus exigeantes
23:07en Europe.
23:09Et très clairement,
23:10on le voit,
23:11il y avait 120 PSAN enregistrés,
23:13on est à trois collèges
23:14de la fin,
23:15il y a à peu près
23:16un dossier qui sort par collège.
23:19Et on est à la semaine.
23:20Il va y avoir de la consolidation.
23:22Oui, il y a de la consolidation.
23:23On a vu en mois d'avril
23:25les chiffres de l'ADAN
23:27sur l'investissement crypto,
23:29le fait que ça n'a pas tant évolué
23:30que ça en un an finalement.
23:31Vous, vous constatez quand même
23:32que les cryptoactifs
23:35finalement tiennent une place croissante
23:36dans les patrimoines.
23:38Vous le constatez quand même
23:39comment ça se matérialise ?
23:40Oui, je pense qu'il reste encore
23:42beaucoup de Français
23:43qui ne détiennent pas
23:44de cryptoactifs.
23:46Nous, on est convaincus
23:47que les professionnels
23:48du patrimoine
23:49doivent être au centre
23:50de la modernisation
23:51du patrimoine des Français.
23:53Et ça passe par justement
23:54ce tir de confiance-là.
23:55C'est aussi la valeur ajoutée
23:56qu'on apporte avec Quarks.
23:57C'est justement éduquer
23:59les professionnels du patrimoine
24:00pour être à l'aise
24:01pour en parler
24:01avec leurs clients.
24:03Et je pense qu'ils avaient besoin
24:05aussi d'un cadre réglementaire
24:07très clair comme Mika
24:09pour être à l'aise
24:09pour pouvoir en recommander
24:11à leurs clients.
24:11Pour finir, il faut se rappeler
24:13qu'il y a un an et demi,
24:15deux ans,
24:15on était encore dans un univers
24:17où il y avait un nombre
24:18de cryptos hallucinants,
24:21des milliers créés tous les jours,
24:22des milliers qui disparaissaient
24:23tous les jours.
24:24C'était quand même
24:24à une époque quand même
24:25un peu le Far West,
24:26donc un peu compliqué
24:27de monter une stratégie là-dessus
24:30et d'avoir une confiance
24:31dans un secteur
24:32qui était quand même
24:33un petit peu difficile à lire.
24:34Ça s'est quand même
24:35un petit peu posé,
24:36un petit peu consolidé.
24:38Et c'est dans ce contexte
24:38qu'on va continuer finalement
24:40ce secteur.
24:41Oui, l'institutionnalisation,
24:42c'est ce qu'on met en avant
24:43toujours auprès de nos partenaires.
24:46C'est lancé en 2024,
24:48elle se poursuit.
24:49Il y a une réglementation
24:50qui est très claire aux Etats-Unis
24:51qui est en train
24:51de se mettre en place
24:52avec le Clarity Act
24:53et le Genius Act.
24:55Et c'est vrai que,
24:56voilà, je pense,
24:57en Europe,
24:58on parle déjà de Mika 2.
24:59Oui, même si on ne doit pas
25:00l'appeler Mika 2,
25:01on l'a dit.
25:01Ah, d'accord.
25:02C'est la suite de Mika 1.
25:03Au moment, c'est ça.
25:04C'est la suite de Mika 1
25:07qui va traiter certainement
25:09d'autres sujets
25:10qui n'étaient pas traités
25:11dans Mika.
25:12Mais on le voit,
25:14c'est un cadre réglementaire
25:15qui permet de faire émerger
25:16les acteurs de référence.
25:18En tout cas,
25:18on est ravis pour quoi ?
25:19Réellement,
25:20quand il y a des acteurs
25:20comme ça qui l'obtiennent,
25:21voilà, Cocorico,
25:22c'est bien de le dire
25:23parce qu'il n'y en a pas
25:23beaucoup en France.
25:24Merci beaucoup à tous les quatre
25:25d'être venus
25:26dans cette émission.
25:27Stéphanie Némar-Cathias,
25:29fondatrice de Comit,
25:31Maximeuzet,
25:32journaliste à la Tribune.
25:33On vous retrouve votre article
25:35en ligne en ce moment.
25:36Marc Lecors,
25:37chez président de Quarks
25:38et Marc-Antoine Campoletti,
25:39journaliste chez Crypto.
25:41Merci à tous les quatre
25:43d'être venus dans cette émission.
25:44Je vous laisse entre les mains
25:45de BFM Bourse.
25:46Passez une bonne journée
25:47sur BFM Business.
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