- il y a 7 heures
Chaque week-end, Anne Seften vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Si vous nous rejoignez, on vous rappelle cette principale information de la soirée.
00:03Donald Trump qui en appelle à sécuriser ce détroit d'Hormuz.
00:07Double appel sur True Social ce samedi.
00:10Donald Trump qui en appelle à une coalition internationale.
00:14Bien évidemment, la France en fait partie.
00:16Amiral Villemot-Roussel, merci d'être avec nous, merci d'être resté avec nous.
00:21Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que toute la puissance de l'US Navy ne suffit pas à
00:25sécuriser.
00:25Il faut en appeler à...
00:27Alors d'ailleurs, on pourra reparler de ces pays parce que mettre la Chine à côté du Japon,
00:30à côté de la Corée du Sud et de la France, ça c'est encore une autre stratégie de Donald
00:34Trump.
00:35Votre avis, toute cette force de l'US Navy ne suffit pas ?
00:39Je ne sais pas. Est-ce que c'est un geste qu'il veut faire de réparation
00:43parce qu'il n'a pas prévenu des alliés fidèles qu'il allait agir en Iran ?
00:47Est-ce que c'est du rattrapage ?
00:51Comme c'est un homme qui est un peu imprévisible,
00:52on a un petit peu de mal à savoir ce qu'il peut avoir derrière la tête.
00:55Ça peut être ce que vous avez dit.
00:56C'est-à-dire la demande d'un soutien.
00:58Parce qu'on voit que finalement, il manque de force visiblement sur le terrain.
01:05Vous n'avez que deux porte-avions.
01:09Pendant la gare du Golfe, il y avait six porte-avions sur place.
01:13Trois dans le Golfe et trois à l'extérieur.
01:15Donc il y avait des moyens bien supérieurs.
01:17Alors, est-ce qu'il manque de moyens ?
01:18Est-ce qu'il voulait tendre la main ?
01:19Bon, on ne sait pas très bien.
01:21On va voir comment le président français réagit.
01:23Justement, pour l'instant, il n'y a aucun pays qui a réagi.
01:25Pour l'instant, je pense qu'on a le temps de réagir.
01:28Il n'y a pas de précipitation à avoir.
01:29Je pense que la première chose à faire, c'est d'appeler les autres pour savoir ce qu'ils en
01:33pensent
01:33et de discuter ensemble de cette initiative.
01:37Mais c'est difficile de refuser, amiral ?
01:38C'est difficile de refuser ?
01:40Je ne sais pas.
01:41Mais elle n'est pas idiote, cette initiative.
01:43Parce que si on veut effectivement que le détroit d'Hormuz soit de nouveau ouvert,
01:48il faut organiser quelque chose.
01:51Donc elle n'est pas idiote.
01:52Mais est-ce qu'il faut que les Américains prennent la direction principale ou pas ?
01:57Je ne sais pas.
01:57On rappelle nos forces dans la région, le porte-avions.
01:59D'ailleurs, je rappelle que vous avez été ancien commandant du porte-avions Charles de Gaulle.
02:02Huit frégates, deux portes-hélicoptères.
02:05Bertrand Gallichet.
02:05Est-ce que c'est difficile ?
02:06Est-ce que c'est un piège pour Emmanuel Macron ?
02:07Est-ce que c'est un piège aussi pour les autres dirigeants ?
02:10La Chine, le Japon, la Corée du Sud ?
02:12C'est un choix cornélien en tout cas.
02:14Là-dessus, il n'y a aucun doute.
02:15Et ça fait bien partie du narratif très décalé, même disruptif,
02:20que Trump utilise régulièrement.
02:23Et c'est une façon pour lui de se sortir d'une situation impossible
02:26en mettant les autres dans une situation difficile.
02:29Parce que si vous faites la balance, par exemple pour la France,
02:34mais c'est vrai aussi pour les autres partenaires auxquels Trump fait appel,
02:38si vous mettez dans la balance les avantages et les inconvénients,
02:42au chapitre des avantages, vous avez le fait de se faire bien voir par Donald Trump,
02:47le fait peut-être d'arriver à libérer le détroit d'Hormuz,
02:50mais c'est quand même très hypothétique.
02:52Et puis dans la colonne des moins, vous avez naturellement le risque qui est très important,
02:59à la fois d'être considéré comme un cobelligérant par les Iraniens,
03:03et puis en conséquence de recevoir des attaques iraniennes sur des navires français
03:10qui participeraient à cette mission de protection,
03:12ou sur des pétroliers ou des tankers de diverses sortes,
03:16qui seraient escortés par ces bateaux.
03:19Donc vous voyez que ce n'est pas un choix facile.
03:21En même temps, c'est une façon aussi pour Donald Trump de mutualiser le risque
03:25et de dire, politiquement, c'est assez malin.
03:28Parce que si les partenaires refusent, il dira,
03:32écoutez, on n'a pas pu sécuriser le groupe d'Hormuz
03:34parce que ceux qui profitent du pétrole venant de cette région du monde
03:38n'ont pas voulu assumer leurs responsabilités.
03:41Donc moi, j'y suis pour rien.
03:42Si vous nous rejoignez, on vous rappelle encore cette principale information
03:45de ce samedi soir, ce 15e jour de guerre,
03:47le double appel de Donald Trump sur True Social aujourd'hui
03:49pour sécuriser ce fameux détroit d'Hormuz.
03:52Il en appelle à une coalition internationale pour le débloquer.
03:55L'image des Chinois se rangeant aux côtés d'armées occidentales
03:57pour rouvrir ce détroit, c'est impossible ?
03:59C'est exotique ? C'est faisable, amiral ?
04:01Oui, bien sûr que c'est faisable.
04:02Ce n'est pas sans risque, bien évidemment.
04:04Mais je veux dire que les militaires sont faits pour prendre des risques
04:07à condition qu'ils soient mesurés.
04:08mais c'est tout à fait faisable, je crois que je l'expliquais un peu tout à l'heure,
04:12c'est que le détroit d'Hormuz…
04:13Alors moi, je n'étais pas là, mais allez-y.
04:15Ça s'est déjà fait, d'ailleurs, vous l'expliquiez, en 87-88, c'est ça ?
04:18Absolument, oui.
04:19Le détroit d'Hormuz, c'est un détroit qui appartient à deux pays.
04:23Il y en a un qui s'appelle l'Iran et l'autre qui s'appelle à la fois Moudabie
04:28et Omane.
04:32Donc vous avez deux autoroutes, vous n'êtes pas obligé de passer dans l'autoroute des Iraniens.
04:40Il n'y aurait pas de violation du coût du territoire.
04:43Donc vous avez deux autoroutes.
04:44Donc ça, c'est la première des choses, ce qui est quand même intéressant.
04:46Ce n'est pas simplement un détroit qui appartient aux Iraniens.
04:50On peut très bien naviguer dans les eaux territoriales manaises.
04:53Et puis après, il faut prendre un certain nombre de précautions, bien évidemment,
04:56contre tout ce qui peut se passer.
04:58Donc vous avez les drones, vous avez les volets rapides, vous avez des mines.
05:02Donc ça va prendre un petit peu de temps, bien évidemment, à s'organiser.
05:04Il faudra accompagner les bateaux.
05:06Il faudra probablement mettre sur des bateaux des tireurs d'élite
05:09pour qu'ils puissent tirer sur des drones de petite dimension.
05:13Ça prendrait combien de temps à organiser tout ça ?
05:14Pardon ?
05:15Ça prendrait combien de temps à organiser tout ça, mettre les tireurs d'élite, par exemple ?
05:18Si on a vraiment envie que ça aboutisse, en quelques semaines,
05:22on est capable de se mettre d'accord sur la répartition des tâches, sur les barils.
05:25Mais on a le temps d'attendre quelques semaines alors que le prix du baril commence à monter.
05:28D'ailleurs, je viendrai vers vous dans un instant, parce que c'est vous qui essayez des questions d'élite.
05:32Oui, je pense qu'il faut quand même deux, trois semaines pour se mettre d'accord
05:35sur ceux qui veulent bien nous accompagner, partage des tâches.
05:37Il faut d'abord que les bateaux rallient, parce que tous ces pays sont quand même très loin de la
05:42zone.
05:42Donc le temps qu'il rallie, ça va demander un peu de temps.
05:45Le porte-avions Charles de Gaulle, il est en Méditerranée orientale, c'est ça ?
05:48Il met combien de temps à aller tout près de ce détroit d'Hormuz ?
05:50S'il fallait qu'il y aille ?
05:51Tout dépend du chemin qu'il va prendre.
05:54S'il fait le tour de l'Afrique, ça va prendre un petit peu de temps.
05:59Si on est certain qu'on puisse prendre le canal de Suez,
06:03comme on l'avait fait d'ailleurs dans les années 87-88,
06:05parce que l'armée égyptienne s'était engagée à protéger le canal.
06:10D'ailleurs, tout le long du canal, il y avait l'armée,
06:12moi je l'ai passé à ce moment-là,
06:13il y avait l'armée égyptienne qui était tout le long du canal pour protéger nos bateaux.
06:16Donc ça, on va voir ça avec le gouvernement égyptien.
06:20Et en fonction de la solution, on tâchera de prendre la meilleure.
06:23Pierre Bertholdo, quel conseil vous faites sur ce qu'il s'est passé depuis une semaine ?
06:27Quand on sait qu'il y a une semaine, et d'ailleurs Axel Monnier le rappelait,
06:30Donald Trump taclait Keir Starmer, le premier ministre britannique,
06:33qui lui proposait d'envoyer deux porte-avions justement dans la région
06:36pour mener une coalition internationale pour sécuriser ce détroit.
06:39Et d'ailleurs, on peut rappeler ce que Donald Trump disait à l'époque,
06:42le Royaume-Uni, notre ancien grand allié, peut-être le plus grand de tous,
06:45réfléchit enfin sérieusement à envoyer deux porte-avions.
06:47C'est bon, premier ministre Starmer, nous n'en avons plus besoin,
06:49mais nous nous en souviendrons.
06:51Et il ajoutait, nous n'avons pas besoin de gens qui se joignent à des guerres
06:53alors que nous avons déjà gagné.
06:54Toujours cette même sémantique de la guerre d'un Donald Trump victorieux.
07:00Quel constat vous faites ?
07:01Qu'est-ce qui s'est passé en une semaine ?
07:02Est-ce que Donald Trump a justement les yeux rivés sur ce baril de pétrole
07:07qui a pris 42% depuis le début de la guerre ?
07:09Moi, je pense qu'au contraire, l'initiative qu'il a proposée,
07:12c'est un constat d'échec.
07:13Il voit qu'il n'y arrive pas, il est bloqué, il n'a pas de solution.
07:16Donc, il veut effectivement internationaliser la crise et nous y amener.
07:21Alors, c'est très intéressant la Chine,
07:22parce que est-ce que ce ne serait pas une porte de sortie
07:25si la Chine s'impliquait ?
07:27À ce moment-là, il pourrait dire, avec la Chine, j'ai obtenu des garanties
07:30et désormais, grâce à moi, le détroit d'Hormuz est sécurisé en partenariat avec la Chine.
07:35Moi, je pense que de toute façon, cette crise, il y a deux acteurs extérieurs
07:38qu'on n'aime pas trop forcément en Europe,
07:40mais qui ont des clés, c'est la Russie et c'est la Chine.
07:43La Chine, parce que c'est le premier partenaire économique de l'Iran
07:46et c'est d'ailleurs le seul pays qui a un moyen de pression aujourd'hui sur l'Iran,
07:50à mon sens.
07:51Et puis, la Russie, parce qu'on avait parlé de l'initiative
07:54de stocker les fameux 400-450 kilos, je ne sais pas,
07:58sous le contrôle de l'OVA ici présente.
08:00Les 400 kilos d'Iran et de l'Urushy à 60%
08:02et aussi parce qu'il y a le ministre de l'énergie américain
08:04qui a permis de débloquer temporairement ce pétrole stocké sur les cargos.
08:10Tout à fait.
08:10Et un dernier point, là, effectivement, il y a une nouvelle donne
08:14par rapport à l'époque où, comment on dit, le navire de Charles de Gaulle,
08:18c'est que, enfin, les porte-avions,
08:19c'est qu'aujourd'hui, il y a les outils.
08:21Alors, les outils, ils sont une carte qui est gardée pour le moment en réserve
08:25par les Iraniens.
08:26Je pense que cette carte est gardée parce qu'ils se sentent suffisamment forts
08:29pour ne pas l'utiliser tout de suite.
08:31C'est au moment où, si les Iraniens commencent à sentir
08:34que c'est compliqué pour eux,
08:36ils vont envoyer la carte des outils.
08:37Elle est très puissante.
08:38Elle nous empêcherait de passer par le canal
08:40et une partie du commerce mondial.
08:42Et deuxièmement, ça pourrait fragiliser notre base à Djibouti,
08:45qui est quand même un levier essentiel
08:48pour notre marine de l'Océan Indien.
08:50Et là aussi, je sais que Loha connaît très bien le sujet.
08:53On est deux.
08:55Et c'est essentiel parce qu'on a quand même
08:57le deuxième domaine maritime mondial.
08:59Donc, si notre base de Djibouti est fragilisée,
09:02qu'est-ce qu'on devient ?
09:03Vous voyez, il y a des nouvelles équations.
09:05Les Iraniens, je le dis toujours,
09:06ils en gardent sous le pied.
09:07Pour l'instant, ils ont une stratégie progressive.
09:11Donc, pour eux, de leur point de vue,
09:13ils maîtrisent les choses.
09:14Et je pense que le paradoxe,
09:16c'est que sur le papier,
09:16les Américains sont la première puissance mondiale,
09:18certes, mais c'est une puissance fragile.
09:21Effectivement, on va parler du prix du baril.
09:23On va y venir dans un instant.
09:24Et malgré toute leur armada,
09:26pour l'instant,
09:26ils n'ont pas réussi à écraser l'Iran.
09:28Et je doute qu'ils y arrivent à court terme.
09:31À moyen terme, je suis plus prudent.
09:33Mais à court terme, c'est-à-dire dans un mois, deux mois.
09:35Après, on verra.
09:36Mais les Iraniens ont,
09:37c'est des joueurs d'échecs,
09:38ils ont dans leur stock,
09:41on a dit,
09:42il y aurait un problème entre les outils et l'Iran.
09:44Pas du tout, pas du tout.
09:46Les outils ont fait allégeance.
09:48Les outils qu'on n'a pas beaucoup entendus,
09:49mais qui ont dit la semaine dernière,
09:50on a le doigt sur la gâchette.
09:51Mais oui, ils ont fait allégeance
09:52au nouveau guide suprême.
09:53Donc, ils sont prêts.
09:55Ils sont prêts.
09:56Et voilà.
09:57Donc, la donne a effectivement,
10:00depuis une semaine, fortement changé.
10:02Et un dernier point,
10:03je ne vais pas être trop monopolisé la parole.
10:05Votre correspondant,
10:06enfin, le correspondant,
10:07Servius Ghazi,
10:07a rappelé les manifestations au régime.
10:09Il y a eu,
10:09on n'a presque pas parlé en France,
10:11mais hier,
10:12il y a eu une manifestation,
10:13mais incroyable.
10:14Encore aujourd'hui.
10:15Encore aujourd'hui.
10:16Mais hier, encore plus incroyable.
10:17Toutes les têtes du régime.
10:18Pour la journée de Jérusalem.
10:19À part Moshtaba Khamenei.
10:20Avec Massoud Pézéchian,
10:22qu'on a vu aussi sur les lignes de l'eau.
10:23Il y avait le président.
10:23Il y avait la Rijani.
10:24Larry Jani, le vrai patron.
10:26Il y avait Arachi.
10:28Il y avait énormément de ministres.
10:30Il y avait des hauts directeurs religieux.
10:35Et tout cela,
10:35alors qu'il y avait une frappe,
10:36pas loin aussi.
10:37Alors, le message,
10:38c'était quoi ?
10:39C'est que nous,
10:40on n'a pas peur de la mort.
10:41On est prêts.
10:42On affronte.
10:43Et on a le peuple,
10:43entre guillemets, avec nous.
10:45Et à côté de ça,
10:46Netanyahou ou d'autres
10:47se cachent dans des bunkers
10:48où on ne sait où.
10:49Donc, il y a une guerre
10:51de propagande, d'images.
10:52Et qui la gagne ?
10:53Vous dites que c'est l'Iran
10:53qui la gagne en ce moment ?
10:54Pour le moment.
10:56Je ne sais pas comment ça avait évolué.
10:57Mais à court terme,
10:58le plan de Trump,
10:59pour le moment,
11:00n'a pas marché.
11:01Allez, on va y revenir
11:01dans un instant.
11:02Mais repartons tout de suite
11:03à Washington.
11:04Vous retrouvez,
11:04Axel Meunier,
11:05puisque quelques heures seulement,
11:07et c'est vous qui nous l'appreniez,
11:08après le message de Donald Trump
11:09sur True Social,
11:10les médias, visiblement,
11:12sont appelés à mieux couvrir
11:14correctement le conflit.
11:16Expliquez-nous.
11:17Vous connaissez la propension
11:19de Donald Trump
11:19à dénoncer les infox
11:21et les fake news médias,
11:23comme il dit,
11:23c'est-à-dire les médias
11:24qui ne lui sont pas favorables.
11:25Et c'est vrai que depuis
11:26le début de la guerre,
11:27il est revenu
11:27à cette marotte de campagne.
11:29Et il n'est pas le seul.
11:30Caroline Lévide,
11:31quand elle donne
11:31ses conférences de presse,
11:33ici dans la salle de presse,
11:34juste à côté de moi,
11:35ou encore Pitexès,
11:36le patron du Pentagone,
11:37ne cesse de dénoncer
11:38le comportement
11:39des médias états-uniens
11:40qui seraient un peu,
11:41selon eux,
11:42antipatriotiques.
11:43Il y a même eu
11:43la polémique avec Pitexès
11:45qui a accusé les médias
11:48de trop couvrir
11:49les drames de cette guerre
11:50et notamment la mort des soldats
11:51plutôt que les succès militaires
11:52états-uniens.
11:53Et c'est vrai qu'on a appris
11:54que l'autorité de régulation
11:56de l'audiovisuel états-unien,
11:58l'équivalent de l'ARCOM,
12:00en quelque sorte,
12:02réclamait des médias
12:03qu'ils couvrent mieux
12:04cette guerre.
12:05Sinon,
12:06eh bien,
12:06ils menacent tout simplement
12:07de...
12:08l'autorité menace tout simplement
12:10de couper la fréquence
12:11de ceux qui ne couvriraient
12:13pas correctement.
12:13Alors,
12:14on ne sait pas
12:14ce que ça veut dire correctement,
12:15mais on imagine
12:16qu'en temps de guerre,
12:17l'administration Trump
12:18attend des médias solidaires,
12:20des médias patriotiques.
12:21Et c'est vrai que
12:22depuis le début,
12:23la presse états-unienne
12:24n'hésite pas à détailler
12:26tout l'état d'impréparation,
12:28les doutes,
12:28les dissensions
12:29qu'il y a pu y avoir aussi
12:30au sein de l'administration,
12:32les erreurs,
12:32parfois dramatiques aussi,
12:34y compris les frappes,
12:36notamment sur cette école
12:37qui a tué...
12:38qui ont tué
12:39175 écolières en Iran.
12:42Bref,
12:43la presse fait son travail,
12:44mais ça ne plaît pas beaucoup
12:45à Donald Trump,
12:46qui a d'ailleurs lui aussi
12:48envoyé un message
12:49sur son réseau social,
12:50pour dire
12:51que la reprise en main
12:52des médias
12:52était en cours,
12:53avec toute une liste
12:55de personnes qu'il a réussi
12:56à faire virer
12:57de leurs médias respectifs.
12:59Bref,
12:59Donald Trump
13:00n'est pas seulement
13:01en guerre contre l'Iran,
13:02il est aussi
13:02et toujours en guerre
13:03contre les journalistes
13:05issus aux Etats-Unis.
13:06Axel Monnier en direct
13:07de Washington
13:07pour BFM TV.
13:09Nicolas Meillan,
13:10Axel Monnier le disait
13:11tout à l'heure,
13:13plus 23%,
13:14le prix qui a augmenté
13:15de plus 23% à la pompe
13:16depuis le début de ce conflit.
13:17On a parlé de ce baril de pétrole
13:19qui avait pris
13:19une augmentation de 42%
13:21depuis le début de la guerre.
13:23Est-ce que vous voyez
13:23un baril de pétrole
13:24qui peut commencer,
13:25qui peut continuer à augmenter
13:26et atteindre par exemple
13:27je ne sais pas,
13:28150, 200 dollars ?
13:30Alors,
13:31pour vous donner
13:31un ordre de grandeur,
13:32en 2008,
13:34les prix du baril
13:35ont atteint
13:36150 dollars
13:38en dollars de 2008.
13:39Aujourd'hui,
13:40ce serait équivalent
13:41à 220 dollars.
13:42220.
13:43220 dollars.
13:43Donc aujourd'hui,
13:44on pourrait retrouver
13:45ces niveaux-là.
13:46Il y a eu
13:46un premier élément
13:48d'escalade hier
13:48puisque Donald Trump
13:50a frappé le centre
13:51névralgique du pétrole
13:53de l'Iran
13:53qui est l'île de Cargues
13:54exactement,
13:55mais qu'il a écrit
13:56bien en gras
13:56dans son message
13:57infrastructure militaire
13:59pour être sûr
14:00qu'il n'y a pas de problème.
14:00Cible militaire
14:00et pas infrastructure pétrolière.
14:02S'il touche
14:02à l'île de Cargues,
14:03c'est la guerre totale.
14:05Sachant que c'est le chaos,
14:07mais il n'a pas intérêt
14:07à le faire
14:08parce que pour le changement
14:09de régime,
14:10le régime qui arrivera
14:11après perdra
14:12toutes les rentrées
14:13pétrolières.
14:14Donc dans tous les cas,
14:15et s'il le fait,
14:16il sait que tous ses alliés
14:17du Moyen-Orient
14:18vont avoir leur infrastructure
14:19pétrolière détruite.
14:21Donc Donald Trump
14:22fait preuve
14:23d'une impréparation,
14:24notamment sur le canal
14:27le détroit d'Ormouz,
14:28c'est assez stupéfiant.
14:30On a eu ce matin
14:32des informations
14:32de CNN
14:34qui parlaient
14:34d'un briefing classifié
14:36qui disait que
14:37les Américains
14:38n'avaient pas anticipé
14:39que les Iraniens
14:41pourraient fermer
14:42le détroit d'Ormouz.
14:44C'est quand même
14:44la menace qui existe
14:46depuis 46 ans.
14:48Et donc,
14:48si vous voulez,
14:49si on regarde
14:5015 jours en arrière,
14:52on a quand même
14:52une liste de prêts verts,
14:53de solutions
14:54pour le détroit d'Ormouz.
14:55Il a commencé
14:56avec 20 milliards de dollars
14:57pour assurer les bateaux.
14:59Il a continué...
15:00Ah oui,
15:00il a mis sur la table
15:0120 milliards
15:01pour les assureurs
15:02qui étaient un peu réfractaires.
15:0320 milliards de dollars.
15:04Hier, en fait,
15:05la frappe sur l'île de Cargue,
15:07il avait fait son message après,
15:08il a dit
15:09vous avez vu,
15:09j'ai tapé l'île de Cargue,
15:10si vous n'ouvrez pas le détroit,
15:11je détruis les infrastructures.
15:13Donc,
15:13il est en train
15:14de faire la liste de prêts verts
15:15et puis là,
15:15finalement,
15:16il est arrivé au bout
15:18de ces solutions
15:19qui ne fonctionnent pas.
15:20Donc, en fait,
15:21il s'en remet aux autres
15:22et effectivement,
15:23je pense que c'est
15:23dans une logique
15:23de partage de risques
15:25et je pense qu'au vu
15:28des déclarations de la France
15:30ces derniers...
15:30ces derniers 10 jours,
15:33la France qui a mobilisé
15:34toute son armada
15:35pour venir
15:37en Méditerranée orientale...
15:38Lui frégate,
15:39un porte-avions
15:39de Port-Hélico.
15:40Voilà,
15:40et Emmanuel Macron
15:41qui, dès sa première
15:42intervention télévisée,
15:43a parlé justement
15:44de mettre en place
15:45et de bâtir une mission
15:46pour sécuriser
15:47le détroit d'Hormuz.
15:48Donc,
15:49je sens,
15:50c'est une intuition,
15:51que la France sera probablement
15:53de la partie
15:54et va devoir partager les risques.
15:56Et la question qui se pose,
15:57c'est qu'est-ce qui se passe
15:58si un bateau français
15:59est touché ?
16:00Qu'est-ce qui se passe ?
16:01Alors,
16:01vous faisiez référence
16:02à justement
16:03l'impréparation de Donald Trump.
16:04C'est vrai qu'il avait sous-estimé
16:05cette capacité des Iréniens
16:06à perturber ce détroit d'Hormuz.
16:07C'est ce que dit le Wall Street Journal
16:08aujourd'hui.
16:09C'est Dan Cain,
16:10le général Dan Cain,
16:11président des chefs d'État-major
16:13interarmés,
16:13qui déclare que les responsables
16:14américains croyaient depuis longtemps
16:15que l'Iran déploierait
16:16des mines,
16:17des drones,
16:17des missiles.
16:18Et il a prévenu.
16:19Trump a reconnu le risque,
16:20nous dit le Wall Street Journal,
16:21mais a dit à son équipe
16:22que Téhéran capitulerait
16:23probablement
16:24avant de fermer le détroit.
16:25Et même si l'Iran essayait,
16:26l'armée américaine
16:28pourrait gérer cela.
16:29Thierry Arnaud,
16:29c'est une véritable erreur politique
16:31de la part de Donald Trump
16:32que cette négligence ?
16:37Les militaires lui ont mis
16:38les cartes en main
16:39de manière absolument explicite.
16:41Et pour une raison très simple,
16:43ça fait évidemment des années,
16:47pour ne pas dire des décennies,
16:48que les militaires américains
16:50étudient cet endroit du monde,
16:52préparent des plans en permanence,
16:56mettent en place
16:56ce qu'on appelle des War Games
16:58pour voir comment est-ce
16:58qu'on organise des opérations
17:01et on mesurait
17:02toute la complexité de l'opération.
17:04Et compte tenu de sa place
17:05dans l'économie mondiale,
17:06il était assez évident
17:08à leurs yeux
17:09que rapidement dans ce conflit,
17:12ce détroit d'Hormuz
17:13deviendrait un enjeu majeur.
17:15Et effectivement,
17:17ce qui a été,
17:17comme vous venez de le décrire,
17:19conclu par le président américain,
17:21c'est que la puissance
17:23de frappe américaine,
17:24c'est cela dont il s'est convaincu,
17:27associée à Israël
17:28serait d'une telle ampleur
17:30que l'Iran...
17:31L'armée américaine
17:32pourrait gérer cela,
17:33dit-il.
17:33Oui, en fait,
17:35son idée,
17:36si l'on a bien compris,
17:37c'est que l'Iran serait totalement submergé
17:38par ce déferlement
17:40de feu américano-israélien
17:42et donc déposerait les armes
17:44et capitulerait
17:45avant d'avoir pu mettre en place
17:46ce blocage du détroit d'Hormuz.
17:49Amiral, pardon,
17:50Amiral Vilma-Roussel,
17:51on avait déjà mis en place
17:52cette opération,
17:53l'opération Aspides,
17:54c'était la coalition européenne
17:55en mer rouge
17:56pour faire face aux outils,
17:58c'est ça ?
17:59On pourrait refaire ça
18:01conjointement avec les Américains,
18:02ça prendrait la même forme ?
18:05Oui, alors,
18:05est-ce que ce serait
18:06uniquement européen ?
18:07Est-ce qu'on s'associerait
18:08avec les Américains ?
18:09Je pense que ces deux formules
18:11peuvent exister sans problème.
18:12En tout cas,
18:12on l'a déjà fait,
18:13donc ça veut dire
18:14que les plans sont prêts
18:15et il est très facile
18:16de leur déployer des bateaux
18:17dans cette zone
18:19pour protéger
18:20les bâtiments de commerce.
18:21Je pense que c'est...
18:22Et puis,
18:22on a fait beaucoup de progrès aussi
18:23dans la lutte contre les drones
18:25parce que
18:26ne nous cachons pas
18:27derrière notre petit doigt.
18:28Il faut bien reconnaître
18:29que les armées du monde
18:30n'avaient jamais prévu
18:32qu'on aurait un jour
18:34des menaces de ce type-là.
18:36Donc,
18:38on partait sur des choses
18:39beaucoup plus ambitieuses,
18:41sur des missiles
18:42de grande capacité.
18:43On ne pensait pas
18:44que des petits drones
18:45viendraient vouspourir la vie
18:46de façon rapide
18:48et puis difficile à...
18:51Et notamment les pays du Golfe
18:52ne le pensaient pas aussi.
18:53On a quand même tiré
18:53des missiles de grande valeur
18:55sur des petits objets.
18:57Et même,
18:58il y avait une solution
18:58qui avait été imaginée
18:59très rapidement,
19:00c'est de donner
19:01des fusils de chasse
19:01à des commandos de marine
19:02qui, à bord des bateaux,
19:04les auraient tirés
19:05comme des pigeons.
19:05À l'ancienne.
19:06Oui, bon.
19:07Voilà.
19:07Donc, pour vous dire
19:07que l'imagination
19:09est en route
19:09et on a pris un peu de retard,
19:11c'est vrai,
19:12sur cette menace.
19:12Alors, on reviendra
19:13justement sur cette menace
19:14des drones
19:15et notamment dans les pays du Golfe.
19:17Mais nous sommes en direct
19:18avec Michel Polacco.
19:19Bonsoir, Michel Polacco.
19:20Merci d'être là.
19:21On voulait vous interroger
19:22sur ce nouveau clip
19:23déjà tout d'abord
19:23du Sencom
19:24qui a publié aujourd'hui.
19:26On va le voir,
19:27cette vidéo du Sencom.
19:29Alors, on va voir
19:30un nouvel appareil
19:30qu'on n'a pas encore vu.
19:31On a parlé hier
19:32des B2,
19:34des B52.
19:35Quel est cet appareil ?
19:36Alors, on l'appelle
19:36AWAC,
19:37œil du faucon.
19:38Je crois,
19:38si je ne me trompe pas,
19:39vous allez me dire.
19:39Et à quoi va-t-il servir ?
19:40À quoi peut-il servir
19:42cet appareil, Michel ?
19:43Bien écoutez,
19:44l'amiral Villemont-Russel
19:45vous le dira
19:46beaucoup mieux que moi.
19:47Ça s'appelle
19:47un Hawkeye,
19:49un E2C.
19:50C'est un appareil
19:52qui est un AWAC
19:53pour porte-avions.
19:54La France en possède
19:56trois actuellement.
19:57Elle a un seul porte-avions
19:58et elle peut les mettre
20:00tous les trois en œuvre.
20:01Mais généralement,
20:02elle en met rarement
20:04plus de deux en œuvre.
20:05Et actuellement,
20:06elle a déjà commandé
20:09le remplacement
20:10de ses appareils
20:10par la génération suivante.
20:13Ce sont des appareils
20:14d'observation,
20:15de détection
20:15qui servent notamment
20:17à la lutte anti-sous-marine,
20:19qui servent aussi
20:20à la lutte anti-surface
20:21et qui ont la capacité
20:23de faire des missions
20:25assez lointaines.
20:27Ils sont ravitaillables
20:28en vol,
20:28assez lointaines
20:29et notamment,
20:30par exemple,
20:31ils pourraient servir
20:31à surveiller
20:32les côtes de l'Iran
20:34ou aider
20:35à surveiller
20:37la proximité
20:38du ciel
20:39des pays alliés
20:40parce que sa voie
20:41en l'air,
20:42dans le ciel
20:43et au sol
20:44ou sur la mer.
20:45Vous avez déjà vu,
20:47bien évidemment,
20:48amiral Villemont-Russel,
20:49quand le Sencom publie ça,
20:51hier c'était les B2,
20:52les B52,
20:52on va y venir,
20:53mais quand il publie ça
20:54aujourd'hui,
20:55quel est le message
20:56qu'il souhaite faire passer ?
20:57Je veux d'abord
20:58remercier Michel
20:59parce que je pense
21:00que je n'aurais pas présenté
21:01le dossier aussi bien que toi.
21:02Aussi bien ?
21:02Au revoir.
21:04C'est très gentil,
21:05merci.
21:07Oui,
21:07ce que je voulais dire
21:08c'est que dans la chronologie
21:11de la guerre aujourd'hui,
21:13il y a trois phases
21:14qui sont assez classiques.
21:17La première,
21:18c'est d'essayer
21:18de détruire
21:19les missiles
21:22sol-air
21:23pour que vous puissiez
21:24dégager le ciel
21:25et pouvoir
21:26emmener des avions
21:27pouvoir traiter
21:28des cibles au sol.
21:30C'est ce qu'ont fait
21:30les Américains
21:31et les Israéliens
21:32au début,
21:33ils ont fait ça,
21:34ils ont également
21:35essayé de traiter
21:36les missiles,
21:36bien sûr,
21:37toutes les lanceurs
21:38de missiles
21:39balistiques,
21:40ça c'était la priorité.
21:42Maintenant que le ciel
21:42est à eux,
21:43maintenant que le ciel
21:44est à eux,
21:44les Américains
21:45arrivent avec des moyens
21:46considérables
21:47comme bombardiers,
21:49on en a vu certains,
21:51le B2,
21:52etc.
21:52Donc des bombardiers
21:53qui sont capables
21:54de mettre en œuvre
21:54des armes extrêmement puissantes.
21:56Et pour porter des GBU-57,
21:57ces fameuses bombes
21:58en profondeur.
21:58Et donc on est
21:59dans une deuxième partie
22:00qui n'a pas été
22:02complètement jouée
22:02et qui va voir
22:04effectivement
22:05la mise en œuvre
22:06de ces bombardiers
22:08qui peuvent voler
22:08au-dessus de l'Iran
22:09sans être inquiétés
22:10maintenant
22:11et qui vont déverser
22:13des
22:15des tonnes
22:15et des tonnes
22:16de bombes.
22:17Alors je ne sais pas
22:17quel en sera le résultat,
22:18je ne sais pas
22:18quels seront
22:19les objectifs,
22:20mais c'est quelque chose
22:21qui va se passer
22:23probablement
22:23si la guerre
22:25est toujours aussi
22:26vivace
22:28en Iran.
22:30Voilà comment
22:31j'imagine
22:32que les choses
22:32vont se passer.
22:33Alors on va regarder
22:34un autre
22:34parce qu'ils sont
22:35très prolixes
22:37le CENCOM
22:38actuellement.
22:39Regardez,
22:39nouvelle image
22:40du CENCOM
22:41actuellement
22:43visiblement
22:43où on voit un tir.
22:44Vous allez peut-être
22:45me les commenter
22:46Amiral,
22:47publié à l'instant,
22:48je les découvre
22:48en même temps que vous,
22:50visiblement
22:50un tir qui se fait
22:51avec,
22:52on est en infrarouge
22:53là si je ne me trompe pas,
22:55qu'est-ce qu'on voit
22:56sur ces images ?
22:58Alors écoutez,
22:59moi je ne les vois
23:00pas très bien
23:01mais il y a visiblement
23:05un premier tir
23:07et puis peut-être
23:08un deuxième tir
23:09qui essaye
23:11d'être dans le premier
23:13pour agrandir
23:15sans doute le trou
23:16pour être plus profond.
23:19Ces bombes-là existent.
23:21Vous pouvez effectivement
23:23envoyer une première bombe
23:26qui va vous ouvrir
23:27le cratère
23:28et une deuxième
23:29qui pourra pénétrer
23:31dans le cratère
23:32et donc plus profondément
23:33et pouvoir attaquer
23:34des cibles
23:35qui sont en profondeur.
23:36Oui.
23:37Alors frappe
23:38des dernières heures
23:38nous dit-on
23:40en disant
23:41l'US Air Force
23:41continue
23:43à porter atteinte
23:44aux capacités
23:45militaires iraniennes
23:47et justement
23:48on voulait
23:48continuer à en parler
23:49avec vous
23:49Michel Polacco
23:51on se posait cette question
23:52quel arsenal
23:52reste-t-il
23:53à l'Iran ?
23:55Dans Bloomberg
23:56aujourd'hui
23:56une spécialiste
23:57nous dit
23:57le nombre de missiles
23:58balistiques tirés
23:59sur des cibles du Golfe
24:00s'est stabilisé
24:01à une moyenne
24:02d'environ 21 par jour
24:03au cours des trois
24:03derniers jours
24:05et ajoute
24:0680% des défenses
24:07aériennes iraniennes
24:08ont été détruites
24:09selon des estimations
24:10aussi également israéliennes
24:12mais maintenant
24:13ce qui serait le plus dur
24:14c'est ces armes
24:14difficiles à localiser
24:15et elle nous parle
24:16d'un missile 358
24:18qu'on va voir à l'antenne
24:19parlez-nous
24:20de ce missile 358
24:21on nous dit
24:21qu'il est capable
24:22d'être lancé
24:22depuis de tout
24:23petits véhicules ferroviaires
24:25facilement dissimulables
24:26et que ça
24:27ça complique beaucoup
24:28les opérations aériennes
24:31Ça a l'air d'être
24:32un missile solaire
24:35relativement classique
24:36probablement pas
24:37d'une immense portée
24:38ni d'ayant
24:39une très grosse charge
24:41je crois qu'on nous le présente
24:43comme une terreur
24:43et je ne suis pas convaincu
24:44que ce soit le cas
24:46pour l'instant
24:47les américains
24:48sont manifestement
24:48propriétaires
24:49du ciel iranien
24:51en tout cas
24:52de la haute altitude
24:54il n'y a plus
24:55de défense solaire
24:56et ça c'est plutôt
24:57une arme
24:57à priori
24:58à première vue
25:00une arme solaire
25:01ce qui reste aux Iraniens
25:03c'est sans doute
25:04une capacité
25:05à tirer des missiles
25:06balistiques
25:06ce que je crains
25:08c'est qu'ils soient
25:09capables de tirer
25:09des missiles balistiques
25:11à très longue portée
25:13c'est à dire
25:13bien plus
25:14que 2500
25:15ou 3000 kilomètres
25:16à mon avis
25:17ils nous réservent
25:18des surprises
25:18quelque part
25:19moi je crains
25:20deux surprises
25:21la première
25:21c'est des missiles balistiques
25:23qui iraient bien plus loin
25:24que le théâtre d'opérations
25:25que l'on voit
25:26et la deuxième chose
25:28c'est qu'ils installent
25:29des machines infernales
25:31plus ou moins propres
25:32ou plus ou moins sales
25:33sur certains points
25:34du territoire
25:35pour accueillir
25:37les éventuels conquérants
25:39vous pensez qu'ils pourraient
25:40si la guerre continue
25:41par exemple Politico
25:42disait
25:43cette guerre
25:43pourrait peut-être aussi
25:44durer jusqu'en septembre
25:45est-ce qu'ils pourraient
25:46avoir recours à ça
25:47est-ce que vous
25:48vous dites
25:48on y va tout droit
25:50non elle durera pas
25:51jusqu'en septembre
25:52personne ne peut
25:53la faire durer
25:54jusqu'en septembre
25:55à mon avis
25:55en tout cas
25:56sous cette forme là
25:57intense
25:58etc
25:58elle durera pas
25:59jusqu'en septembre
26:00mais disons
26:01qu'il y en a peut-être
26:01pour encore quelques semaines
26:02pour arriver à réduire
26:04toutes les rampes
26:05de lancement
26:05ou toutes les bases
26:06de lancement
26:07de drones
26:08tous les camions
26:09érecteurs
26:10parce que ce qu'on a vu
26:10tout à l'heure
26:11ça ressemblait un peu
26:12à un camion érecteur
26:14lanceur de missiles balistiques
26:15bon tout ça
26:16il faut arriver
26:17à les choper
26:17un par un
26:18généralement
26:19dès qu'ils ont tiré
26:20ils vont se planquer
26:21dans des souterrains
26:22des trucs comme ça
26:23donc ils sont
26:23pas très faciles
26:24à attraper
26:25mais quand on les attrape
26:26ils serviront plus jamais
26:27après
26:28mais c'est pas pour 6 mois
26:29quant à l'arme
26:30que vous nous montrez
26:32bon ben très bien
26:33admettons qu'ils aient
26:34à nouveau
26:34des défenses solaires
26:36qu'on n'a pas vues
26:36jusqu'à maintenant
26:38et ben on détruira
26:39leur défense solaire
26:40ou les américains
26:41détruiront
26:42leur défense solaire
26:43mais je pense
26:44que c'est pas
26:45quelque chose
26:46de majeur
26:47sinon ils s'en seraient
26:48déjà servis
26:49parce que c'est pas
26:50du tout agréable
26:51de se dire
26:51qu'on n'est pas
26:52propriétaire
26:53de son ciel
26:55restez avec nous
26:55parce que j'ai encore
26:56d'autres questions
26:56à vous poser
26:57mais Pierre Berthelot
26:58je voyais réagir
26:58quand on parlait
26:59de ce fameux missile 358
27:00les iraniens
27:01en ont encore un peu
27:01sous le coude
27:02moi je pense
27:03qu'ils en ont
27:03d'une manière générale
27:04sous le coude
27:05après le problème
27:06c'est que les américains
27:07ont lancé cette opération
27:08sans savoir réellement
27:09l'état des forces iraniennes
27:10semble-t-il
27:10et ça c'est quand même
27:11un véritable problème
27:14donc je pense
27:15oui
27:15ils réservent
27:16des surprises stratégiques
27:17et je pense
27:18qu'on nous dit
27:19Michel Polacco
27:21qu'on va essayer
27:21de les réduire
27:22un par un
27:22les rampes de lancement
27:23bon courage
27:24moi je pense
27:25qu'en quelques semaines
27:26ça sera pas suffisant
27:27l'Iran rappelle
27:28que c'est un territoire
27:29qui fait trois fois
27:29la France
27:30qu'il est extrêmement
27:32montagneux
27:32donc voilà
27:33c'est très difficile
27:34de les détecter
27:35et je suis pas convaincu
27:37qu'on y arrivera
27:37dans ce temps là
27:38et puis
27:39encore une fois
27:40les Iraniens encore une fois
27:42ont préparé depuis longtemps
27:43cette attaque
27:43donc ils ont toujours
27:44un plan B
27:45contrairement aux américains
27:46semble-t-il
27:47et s'ils étaient vraiment
27:48en difficulté
27:49ils peuvent recevoir
27:50des missiles d'autres pays
27:51mais qui bien sûr
27:52officiellement
27:53nieront totalement
27:54l'avoir fait
27:54mais ils ont cette possibilité
27:56aussi
27:57il ne faut pas l'oublier
27:57parce que ces pays
27:58dont je pense à la Chine
28:00en particulier
28:00eux aussi
28:01veulent faire craquer
28:02les américains
28:02c'est le moment ou jamais
28:03de porter le coup décisif
28:05aux américains
28:07et quelle meilleure manière
28:07de le faire
28:08en laissant s'embourber
28:10en Iran
28:10donc là c'est un cadeau magnifique
28:12la Chine qui ne s'est pas
28:12beaucoup exprimé
28:13j'avais une petite question
28:14parce que normalement
28:15il y a une visite en Chine
28:15de Nodal
28:16qui serait prévue
28:16à la fin du mois
28:17la Chine n'a pas confirmé
28:18est-ce qu'elle peut tout de même
28:19avoir lieu
28:20quand on sait
28:20ce qui se passe là
28:22actuellement
28:22tout est possible
28:23tout est possible
28:23parce qu'on a dit tout à l'heure
28:24dans la fameuse initiative
28:27pour sécuriser le Trader Mouze
28:29curieusement
28:29on a cité la Chine
28:30est-ce que c'est pas
28:31une ouverture de Trump
28:32par rapport au seul pays
28:37l'Iran est soutenu
28:38à bout de bras économiquement
28:39depuis très longtemps
28:41par la Chine
28:41sans la Chine
28:43l'économie iranienne
28:44se serait déjà
28:45à mon sens
28:46effondrée depuis longtemps
28:47et si les Chinois le font
28:48c'est pas pour les beaux yeux
28:49des Iraniens
28:50ils le font
28:51parce qu'ils savent
28:52que c'est un moyen
28:53d'empêcher
28:54la prise de contrôle
28:55de l'Iran
28:57par des alliés
28:58par un régime
28:58ami des Américains
29:00ce qui fragiliserait
29:02énormément
29:02la position des Chinois
29:03parce que ça veut dire
29:04qu'il y aura une reprise
29:05du contrôle total
29:06de la région
29:07par les Américains
29:09et ça au niveau énergétique
29:10ce serait une catastrophe
29:11pour eux
29:11donc moi je pense
29:12qu'ils soutiendront
29:13les Iraniens
29:14jusqu'au bout
29:14mais ils ne diront
29:16jamais
29:16ou en tout cas
29:17on ne trouvera pas
29:18les preuves
29:20qu'ils l'ont fait
29:21si tant est
29:22qu'ils aillent
29:23leur fournir des missiles
29:24Michel Polaco
29:26avant qu'on parte au Liban
29:26je voulais vous poser
29:27une dernière question
29:28puisqu'on a appris
29:29selon un rapport
29:29de Sémaphore
29:30un site de journalistes
29:32américains
29:33qui sont regroupés
29:33ensemble sur une plateforme
29:34qu'Israël serait bientôt
29:37à court de missiles
29:38intercepteurs
29:39balistiques
29:39les stocks seraient
29:40surmis à une forte pression
29:41nous dit-on
29:42on dit aussi
29:43que Washington
29:43sait depuis des mois
29:45que ses capacités
29:45pourraient devenir un problème
29:46on en est où
29:48est-ce que vous pensez
29:48qu'effectivement
29:49Israël arrive
29:50à bout de ces intercepteurs
29:52là ?
29:53Je pense que les Iraniens
29:55arrivent au bout
29:56de leurs missiles
29:57balistiques
29:57et que si les Iraniens
29:59arrivent au bout
30:00de leurs missiles
30:00Aro-3
30:01puisque ce sont
30:02les intercepteurs
30:04de missiles balistiques
30:05les Américains
30:06leur passeront
30:07ou utiliseront
30:07des missiles
30:08TAAD
30:09pour les aider
30:10à intercepter
30:11les missiles balistiques
30:12je pense que tout ça
30:13c'est une question
30:14d'équilibre
30:15et de partenariat
30:16enfin je pense que
30:18la France
30:19même si elle est très discrète
30:20d'après les informations
30:22que j'ai pu avoir
30:23participe
30:24à certaines opérations
30:25je crois que
30:26les Rafales français
30:27ont abattu
30:29pas mal de drones
30:30et se sont attaqués
30:32à pas mal de
30:32on va dire
30:33vecteurs
30:34qui ont été lancés
30:35dans la région
30:37probablement
30:38à destination
30:38des alliés
30:40de la France
30:40puisque c'est la déclaration
30:41du président Macron
30:43mais qui sait
30:44peut-être
30:45qu'on élargit
30:45un petit peu
30:47Merci Michel Polacco
30:48merci infiniment
30:49d'avoir répondu
30:50présent
30:51dans BFM
30:52soir
30:53l'une des images
30:54fortes de ce soir
30:54c'est bien sûr
30:55ce qu'il se passe
30:56du côté
30:57du Liban
30:58vous êtes avec nous
30:59Jérémy Normand
30:59merci pour votre patience
31:01vous êtes à Beyrouth
31:02un mot sur les frappes
31:03de ce soir
31:04tout d'abord
31:04avant qu'on parle
31:05de ce qu'il s'est passé
31:05entre le Hezbollah
31:07et l'armée israélienne
31:11deux frappes ce soir
31:12à signaler
31:12sur la banlieue sud
31:13de Beyrouth
31:14le fief du Hezbollah
31:15c'est à quelques centaines
31:16de mètres
31:17de là où on se trouve
31:17avec Joao Alankar
31:19on a vu
31:19l'épais panache
31:20de fumée noire
31:21et surtout
31:21on a même senti
31:22d'ici
31:24une forte odeur
31:25de brûlée
31:25qui s'est un petit peu
31:26estompée depuis
31:27alors on n'a pas encore
31:28beaucoup d'informations
31:29sur les dégâts humains
31:30ou matériels
31:31de cette frappe
31:31mais ce qu'on sait
31:32ce qu'on a pu observer
31:33depuis ces derniers jours
31:34c'est que l'armée israélienne
31:35elle est capable
31:35de tout faire en réalité
31:37au Liban
31:38c'est à dire
31:38qu'elle est aussi bien capable
31:39d'effectuer
31:40des assassinats ciblés
31:41des frappes extrêmement précises
31:43qui peuvent viser
31:44un appartement
31:45une chambre
31:46dans un immeuble
31:47sans même endommager
31:48sans même briser les vitres
31:49de l'appartement du dessus
31:50ou de celui du dessous
31:51on a pu s'en rendre compte
31:53sur place
31:54mais il y a aussi
31:54des frappes
31:55beaucoup plus importantes
31:56capables de détruire
31:57un immeuble entier
31:58c'est arrivé encore hier
31:59dans le même quartier
32:01sud de la banlieue de Beyrouth
32:03où l'armée israélienne
32:04a dit viser
32:05un immeuble
32:06abritant en son sous-sol
32:07des tonnes d'argent
32:09je ne sais pas comment
32:10le dire autrement
32:11mais des tonnes de billets
32:12d'autant que
32:12vous savez que la bonnet libanaise
32:13elle est très dévelée
32:14donc c'est des tonnes de billets
32:16qui auraient été ciblées
32:17dans ce sous-sol
32:18de cet immeuble
32:20donc voilà
32:20il y a des frappes
32:21qui se poursuivent
32:22à noter également
32:22que toute la journée
32:24en fait
32:24la banlieue sud de Beyrouth
32:25mais aussi d'autres quartiers
32:26de la capitale
32:27ont été soumis
32:28à un ordre d'évacuation
32:29de la part de l'armée israélienne
32:31parfois ce sont des ordres
32:32d'évacuation
32:32qui sont extrêmement précis
32:33l'armée israélienne prévient
32:35sur les réseaux sociaux
32:36nous allons frapper
32:37tel immeuble
32:38éloignez-vous
32:38donc c'est très précis
32:40c'est entre guillemets
32:41facile de s'éloigner
32:42de cette cible
32:42mais là aujourd'hui
32:43par exemple
32:43c'était différents quartiers
32:45entiers
32:45qui abritent
32:47des centaines
32:48de milliers d'habitants
32:49qui étaient concernés
32:50par cet appel
32:51à l'évacuation
32:52et donc les frappes
32:52elles sont intervenues
32:53ce soir
32:54Jérémy Le Hezbollah
32:55qui dit aussi mener
32:56des affrontements directs
32:57avec les forces israéliennes
32:58dans ce sud Liban
32:59cette fameuse zone tampon
33:00rappelons-le
33:01qu'Israël veut sécuriser
33:03qu'en est-il ?
33:07Oui exactement
33:08et c'est le Hezbollah
33:09lui-même
33:09qui le fait savoir
33:10ce soir par un communiqué
33:11alors il faut savoir
33:11que tous les jours
33:13tous les soirs en fait
33:13d'un côté le Hezbollah
33:15communique sur les opérations
33:16qu'il dit effectuées
33:17et de l'autre
33:17l'armée israélienne
33:18on voit ces images
33:20et bien montre aussi
33:21qu'elle fait
33:21qu'elle mène
33:22des incursions terrestres
33:23chacun montre les muscles
33:24chacun veut montrer
33:25qu'il ne baisse pas les bras
33:26et cette opération
33:28ces affrontements directs
33:30qui ont cours ce soir
33:31entre le Hezbollah
33:32et l'armée israélienne
33:33ils interviennent
33:33au lendemain
33:34du discours du secrétaire général
33:35du Hezbollah
33:35Naïm Qassem
33:36qui a dit
33:37que son parti
33:38le parti chiite
33:39affilié à l'Iran
33:40était prêt à une guerre longue
33:41et qu'il en valait
33:42de la survie
33:43du Liban
33:44fin de citation
33:45et donc ce soir
33:45on a ces affrontements directs
33:46en fait
33:47qu'est-ce qui peut se passer ?
33:48Tout simplement
33:48ce qu'on sait
33:48c'est que le Hezbollah
33:50traditionnellement
33:50en tout cas depuis
33:51ces derniers jours
33:52effectue des salves
33:53de roquettes
33:54de missiles
33:54depuis le territoire libanais
33:56en direction des villes
33:56du nord d'Israël
33:57ce que fait Israël
33:58pour protéger
34:00son territoire
34:00c'est qu'Israël
34:02mène des raids aériens
34:03mais aussi
34:03effectue des incursions
34:04très précises
34:05sur le territoire libanais
34:07pour en fait
34:07monter sur des points hauts
34:08parce que tout le sud du Liban
34:09c'est assez vallonné
34:10il y a des points hauts
34:11et en fait
34:11depuis ces points hauts
34:12les soldats de Sahel
34:13peuvent observer
34:14identifier d'où partent
34:15les roquettes
34:16et de là ensuite
34:16ils peuvent mener
34:17soit des frappes
34:18très précises
34:18grâce à leur aviation
34:19soit poursuivre
34:20un peu plus loin
34:21dans le territoire libanais
34:22les incursions terrestres
34:23le problème
34:23c'est que le Hezbollah
34:24est capable de tirer
34:25des roquettes
34:26depuis des zones
34:27assez lointaines
34:28en réalité
34:29depuis parfois
34:30des zones situées
34:30à plus de 40-45 km
34:32dans le pays
34:33et donc cela oblige
34:34évidemment
34:35les soldats israéliens
34:36à s'aventurer
34:37toujours plus loin
34:38sur le sol libanais
34:39et là ils deviennent
34:40évidemment aussi
34:41plus vulnérables
34:42parce qu'en étant
34:42sur ces points hauts
34:43pour observer
34:44ils sont eux-mêmes
34:45plus facilement identifiables
34:46et donc là ce soir
34:47on n'a pas d'informations
34:48plus précises
34:48sur ces affrontements en cours
34:50mais en tout cas
34:50c'est le piège
34:51qui essaie de tendre
34:52en ce moment
34:53mais depuis des années
34:55en réalité
34:55le Hezbollah
34:56aux soldats israéliens
34:57Jérémy Normand
34:58en direct de Beyrouth
34:59avec Joao Alencar
35:00Thierry Arnaud
35:01on disait
35:02le Hezbollah
35:02affaibli depuis le 7 octobre
35:04depuis l'affaire des beepers
35:05aussi
35:06qu'en est-il exactement
35:07il tire encore
35:08des roquettes
35:09ce Hezbollah
35:10il n'est pas à terre non plus
35:11non il n'est pas
35:12à terre non plus
35:13c'est la raison
35:14pour laquelle
35:14Israël a déclenché
35:16une opération
35:17d'aussi grande
35:18ampleur
35:19dont Benyamin Netanyahou
35:20en tant qu'elle soit
35:22définitive
35:22alors on ne sait pas très bien
35:24ce que ça veut dire
35:24définitive
35:25est-ce qu'on arrive
35:25à éradiquer
35:26à 100%
35:27un mouvement
35:27comme celui-là
35:28est-ce qu'on peut dire
35:29aujourd'hui
35:29que le Hamas
35:30a totalement disparu
35:31de la bande de Gaza
35:32non
35:33ça fait près de 50 ans
35:35maintenant
35:35qu'à un intervalle
35:37plus ou moins régulier
35:38avec plus ou moins
35:39d'intensité
35:40qu'Israël
35:42frappe le Liban
35:43entre au Liban
35:44occupe une partie
35:45du Liban
35:46sans jamais être
35:47complètement
35:48parvenu
35:48à ses fins
35:50là on sent bien
35:51qu'il y a un moment
35:53de bascule
35:55dans cette histoire
35:55aux yeux du gouvernement
35:56israélien
35:57qui est d'une certaine manière
35:59le prolongement
35:59du 7 octobre
36:01l'occasion
36:02est là
36:03parce que
36:03c'est une opération
36:05qui touche
36:06évidemment directement
36:07le Hezbollah
36:08dont Israël s'occupe
36:09si j'ose dire
36:10mais évidemment
36:11son parrain
36:13celui qui organise
36:14celui qui finance
36:15celui qui arme
36:15c'est-à-dire
36:16l'Iran
36:17et c'est la raison
36:19pour laquelle
36:20les forces sont engagées
36:21et le gouvernement israélien
36:23est absolument décidé
36:24à mener cette opération
36:26jusqu'au bout
36:26mais encore une fois
36:27ça soulève la question
36:28de savoir
36:29qu'est-ce qu'est le bout
36:30et s'il existe véritablement
36:32et on va y revenir
36:32mais je voulais avoir aussi
36:33le côté israélien
36:34sur ce qu'il se passe
36:35ce soir à l'Izéboissin
36:37vous êtes à IFA
36:38dans le nord du pays
36:39est-ce qu'Israël
36:40confirme
36:41cette opération
36:43face au Hezbollah
36:44à l'heure où l'on se parle
36:47Absolument
36:48et d'ailleurs
36:48Tsaal a communiqué
36:50dans la soirée
36:50pour expliquer
36:51que c'était
36:51la 36ème unité
36:53qui était engagée
36:54du côté du sud
36:55Liban
36:56alors pour faire simple
36:56la 36ème unité
36:57ça regroupe
36:58plusieurs éléments
36:59des soldats au sol
37:00des artilleurs
37:00mais aussi des chars
37:02qui sont engagés
37:03dans cette région du monde
37:04et c'est vrai
37:05que ça fait déjà
37:05plusieurs jours
37:07que Tsaal
37:07diffuse des images
37:09par ces canaux
37:10où l'on voit
37:10certains soldats au sol
37:12déjà engagés
37:13du côté du sud
37:15de Liban
37:15et c'est la dernière
37:16information de cette journée
37:18une journée
37:18qui a été rythmée
37:19en Israël
37:20par de nombreuses alertes
37:21à la fois
37:21sur le nord du pays
37:23mais aussi dans le centre
37:24il y a eu des explosions
37:25par exemple
37:25entendues au-dessus
37:26de Jérusalem
37:27ou encore
37:27des débris
37:29qui ont fait
37:29des débris d'interception
37:30qui ont fait
37:31des blessés
37:32dans le sud d'Israël
37:33notamment
37:33deux personnes
37:34qui ont été blessées
37:35un jeune enfant
37:37ainsi qu'un adulte
37:38qui ont été pris en charge
37:39par les secours
37:40donc une 15ème journée
37:41de guerre
37:42qui s'est bien fait
37:43ressentir ici
37:43en Israël
37:45on a rencontré
37:46d'ailleurs des habitants
37:46avec Hortense Gérard
37:48qui s'apprêtent
37:49à passer une nouvelle nuit
37:50dans les parkings
37:51souterrains
37:52de la ville
37:52parce que
37:53à Haïfa
37:54c'est la nuit
37:54où il y a
37:55le plus généralement
37:56des alertes
37:57qui avertissent
37:57soit des tirs de roquettes
37:59de la part du Hezbollah
37:59ou alors des missiles
38:01iraniens
38:01qui constituent donc
38:02une menace
38:03sur le nord du pays
38:04Alizé Boissin
38:05avec Hortense Gérard
38:06du côté d'Haïfa
38:07en Israël
38:07merci à toutes les deux
38:08Lova Rinel
38:09jusqu'où Israël
38:10peut-il aller ?
38:11c'est vrai qu'on se posait
38:12la question
38:12on parle de menaces
38:13existentielles
38:14là aussi
38:14l'Iran en est une
38:15le Hezbo là aussi
38:16c'est ce que dit Tsaal
38:18ça fait très longtemps
38:19que Tsaal
38:20justement envisage
38:21cette opération
38:22on voit les chiffres
38:23850 000 personnes
38:24qui ont quitté
38:24leurs habitations
38:25826 personnes
38:26dont 106 enfants
38:27tués au Liban
38:28en moins de deux semaines
38:29et avec des déclarations
38:31qui ont pu aussi
38:32choquer en disant
38:33encore aujourd'hui
38:34un haut responsable israélien
38:35cité par Axios
38:36nous allons faire
38:36ce que nous avons fait
38:37à Gaza
38:37oui
38:38et je crois que
38:39si on prend un peu de recul
38:40c'est la validité
38:42la valeur stratégique
38:43et juridique
38:44de la notion
38:45de menaces existentielles
38:46c'est un peu comme
38:47la légitime défense
38:48ou l'intime conviction
38:50c'est du ressenti
38:51c'est légitime
38:53et c'est vrai que
38:54quand on a
38:55un territoire
38:56qui est menacé
38:57notamment par le Hezbo là
38:58on se dit
38:59qu'évidemment
38:59il faut reposer
39:01il faut rappeler aussi
39:02que le gouvernement
39:03israélien aujourd'hui
39:04a le soutien
39:05de l'opinion publique
39:06par rapport à cette offensive
39:07et qu'en plus de ça
39:08vous venez de le dire
39:10il y a une proportion
39:11de ce gouvernement
39:12à tenir
39:12alors c'est un peu plus compliqué
39:14on ne va pas parler
39:15de gouvernement
39:15totalement d'extrême droite
39:16mais en tout cas
39:17un gros virage
39:18un gros virage
39:19à l'extrême droite
39:20donc ça teinte
39:22politiquement
39:23une notion
39:23qui a une valeur stratégique
39:25maintenant
39:25comment on la qualifie
39:26bah effectivement
39:27à l'échelle
39:28ou à la mesure du Liban
39:29que veut dire
39:30la menace existentielle
39:31et qu'est-ce que se permet
39:33Israël au nom
39:34de la menace existentielle
39:35il faut rappeler aussi
39:36que la menace existentielle
39:37c'est un terme
39:38utilisé par le régime
39:40iranien aujourd'hui
39:41ce qui explique d'ailleurs
39:42la radicalité
39:43de part et d'autre
39:44du conflit
39:45moi j'ai pas la réponse
39:47est-ce qu'effectivement
39:48il y aura une offensive
39:49on va dire
39:49une présence
39:51terrestre
39:51on peut le penser
39:52mais la réelle question
39:53c'est
39:53qu'est-ce que ça cache derrière
39:55est-ce que c'est effectivement
39:56juste repousser le Hezbo là
39:58est-ce que c'est
39:58étendre le territoire israélien
40:00donc cette phase là
40:01est trop dangereuse
40:02donc on veut la conquérir
40:03mais tout ça
40:05est la compréhension
40:06pour nous
40:07de l'analyse
40:08de la notion
40:08de menace existentielle
40:10et ensuite viendra
40:10la question de
40:11quelle posture
40:13diplomatique
40:14et juridique
40:15devons-nous avoir
40:16pour comprendre
40:17cette menace existentielle
40:18elle est difficile
40:19elle est difficile
40:20parce qu'encore une fois
40:20on a une population
40:21je parle de la population israélienne
40:23qui assume
40:24et qui accepte
40:25que
40:26au nom de cette menace existentielle
40:28des dommages
40:29dits collatéraux
40:30donc les
40:32les migrations
40:33forcées
40:33on parle de 700 000 personnes
40:36850 000
40:37qui ont quitté leur habitation
40:38qui ont quitté la région
40:39vous avez tout à l'heure
40:40listé le nombre
40:41de personnes blessées
40:42et décédées
40:43je ne parle pas
40:44des dégâts
40:45on va dire économiques
40:45c'est encore un autre sujet
40:47et matériel
40:49néanmoins
40:49effectivement
40:50moi je pense que
40:51le vrai barycentre
40:52et la vraie question
40:53c'est
40:54jusqu'où on peut
40:55comprendre
40:55sur le plan extérieur
40:57l'argument
40:58de la menace existentielle
40:59et à quel moment
41:00on dit ça suffit
41:01là vous dépassez
41:03il y a du droit international
41:04et c'est compliqué
41:05c'est tout le problème
41:06qu'on a avec Israël
41:07sur toutes ces offensives
41:09dans son périmètre
41:11allez je voulais qu'on parle
41:12aussi des pays du Golfe
41:13puisqu'il y a une dimension
41:14régionale de ce conflit
41:15qui s'intensifie
41:16et c'est vrai que Thierry Arnaud
41:17à l'instant
41:17avant qu'on aille aussi
41:18du côté de l'Arabie Saoudite
41:20mais aussi du côté
41:21de l'Irak
41:22notamment du côté
41:23du Koweït
41:23visé aujourd'hui
41:25on a appris
41:26il y a quelques minutes
41:27que cette guerre
41:27au Moyen-Orient
41:28provoque l'annulation
41:29des grands prix de Formule 1
41:30à Bahreïn
41:31en Arabie Saoudite
41:31on voit qu'il y a
41:32des conséquences
41:33très concrètes
41:34et c'est pas rien
41:35que ces deux grands prix
41:35de Formule 1
41:36oui effectivement
41:37dans un business
41:39de la Formule 1
41:39qui s'est beaucoup développé
41:40les pays du Golfe
41:40on occupe aujourd'hui
41:42une place de premier plan
41:43pour ne pas dire
41:44la première place
41:44il y a 4 courses
41:46sur les 24 de la saison
41:48qui se déroulent
41:49dans des pays du Golfe
41:50dont 2 viennent donc
41:52d'annuler
41:52ce sont des entreprises
41:54qui sont les sponsors
41:55des écuries de Formule 1
41:56qui ont des participations
41:58au capital
41:58de la Formule 1
42:00et ce business
42:01à plusieurs milliards de dollars
42:02se trouve évidemment
42:04comme beaucoup d'autres
42:05mais celui-là
42:06est un peu emblématique
42:07très fortement impacté
42:09par ce qui se passe
42:10dans les pays du Golfe
42:11pour vous donner un exemple
42:13parmi d'autres
42:13l'écurie McLaren
42:14un actionnaire majoritaire
42:17qui vient de Bahreïn
42:21Aramco
42:21qui est la grande compagnie
42:22pétrolière d'Arabie Saoudite
42:24est le sponsor principal
42:25de la Formule 1
42:27donc on voit
42:28parmi beaucoup d'autres
42:29conséquences économiques
42:30l'impact de ce conflit
42:33en train de se propager
42:35sous nos yeux
42:35Alors aujourd'hui
42:36Abbas Arachi
42:37ministre iranien
42:37des affaires étrangères
42:38a répété cette chose-là
42:39si des installations iraniennes
42:40étaient visées
42:40nos forces cibleront
42:41les installations
42:42des entreprises américaines
42:44dans la région
42:44un peu plus tard
42:45il a même appelé
42:45les pays voisins d'Iran
42:46à expulser
42:47les agresseurs étrangers
42:48et il a déclaré
42:49le prétendu parapluie
42:50de sécurité américain
42:51s'est révélé
42:52truffé de failles
42:52loin de dissuader
42:53il attire les troubles
42:55on verra dans un instant
42:56comment l'Arabie Saoudite
42:57les Émirats Arabes
42:58ou le Koweït
42:58ont été visés aujourd'hui
42:59mais Nicolas Meillan
43:01c'est vrai que ça a impacté
43:02on a vu des infrastructures
43:04pétrolières
43:04on voit que ça a impacté aussi
43:06notamment des usines
43:07de dessalement
43:07on voit qu'on a touché
43:08des systèmes bancaires
43:09est-ce qu'on peut aller toucher
43:10les entreprises américaines
43:11dans 2-3 jours
43:12les data centers aussi ?
43:14pour l'instant
43:15on n'a pas touché
43:17le trésor de guerre
43:18de Moyen-Orient
43:19c'est les moyens
43:19de production de pétrole
43:20et pour l'instant
43:21ça
43:22tout le monde
43:22c'est interdit d'y toucher
43:23donc vous n'avez pas
43:24de puits qui ont été détruits
43:25il y a des dépôts de carburant
43:27il y a des raffineries
43:28qui ont pu être visées
43:29vous avez aussi
43:30des terminaux d'exportation
43:32mais pour l'instant
43:33on ne touche pas
43:34aux puits de pétrole
43:35et tant que les Iraniens
43:36on n'ira pas détruire
43:37leurs puits à eux
43:38ils n'iront pas
43:39détruire les puits
43:40puisqu'ils agissent
43:41en toute
43:43en légitime défense
43:44on n'y va pas
43:44mais par exemple
43:45aux Émirats Arabes Unis
43:46c'est une installation pétrolière
43:47qui a été touchée
43:48alors on nous dit
43:48que c'est les débris
43:49qui sont tombés
43:49face à l'interception
43:51d'un drone
43:51mais si on
43:53prend un peu de recul
43:54sur ce sujet
43:55je crois que
43:56et qu'on parle un peu
43:57de l'Iran
43:58quel est son but ?
43:58L'Iran est comme
43:59vous le disiez tout à l'heure
44:00l'Iran veut chasser
44:02les Etats-Unis
44:03du Moyen-Orient
44:04c'est vraiment
44:05aussi simple que ça
44:06c'est leur but de guerre
44:07et donc c'est pour ça
44:08qu'ils multiplient
44:09les appels
44:09envers leurs pays voisins
44:11pour leur dire
44:12vous êtes des pays amis
44:13mais si
44:13nous sommes attaqués
44:14depuis chez vous
44:15nous répondrons
44:16à chaque fois
44:17en légitime défense
44:18et plus loin que ça
44:20si on prend encore plus
44:21du recul
44:23les Etats-Unis
44:24si vous voulez
44:24se sont faits
44:25et sont devenus
44:26la première puissance mondiale
44:27parce qu'ils avaient
44:27du pétrole de trois pays
44:29ces trois pays
44:30c'était l'Arabie Saoudite
44:31le Venezuela
44:33et l'Iran
44:34s'ils perdent l'Arabie Saoudite
44:36et qu'ils perdent l'Iran
44:38on pourra
44:38et j'entendais
44:39Emmanuel Todd
44:40qui en parlait récemment
44:41on peut assister
44:42dans quelques semaines
44:43à la fin
44:45de l'Empire
44:45américain
44:46c'est ça qui se joue
44:47aujourd'hui
44:48au Moyen-Orient
44:49entre une guerre de proxy
44:50entre les occidentaux
44:52et le sud global
44:53et c'est pour ça
44:54que quand Donald Trump
44:54cite la Chine
44:56pour aller
44:57dans cette coalition
44:58du Détroit d'Orbouz
44:58c'est une vaste blague
44:59puisque les bateaux chinois
45:00passent le Détroit d'Orbouz
45:01sans aucun problème
45:02le Détroit d'Orbouz
45:03n'est pas fermé
45:04il est juste
45:05bloqué
45:05c'est simplement
45:06les bateaux
45:08des Etats-Unis
45:09et de ses alliés
45:10qui sont bloqués
45:10deux indiens
45:11qui ont traversé
45:12et un chinois
45:13effectivement
45:13et la chute
45:1592% des bateaux
45:16en moins
45:16qui passent
45:16le Varinal
45:17oui et pour aller
45:18dans le sens
45:18il y a deux éléments
45:20il y a le tweet
45:21je ne sais plus
45:21si c'est un tweet
45:21c'est une déclaration
45:22de la Jéranie
45:24sur
45:25alors il y a eu
45:26la déclaration
45:26Ali Laridjanin
45:27chef du conseil
45:28suprême de sécurité
45:29qui dit
45:30entendez
45:30le Détroit d'Orbouz
45:32n'est pas fermé
45:33par contre
45:34on ne laissera pas passer
45:35les bateaux américains
45:36et israéliens
45:37donc il y a
45:38une volonté marquée
45:39effectivement
45:40pour aller dans le sens
45:40c'est nous
45:41nos passarans
45:43pas de puissance
45:46enfin pas de coalition
45:47américano-israélienne
45:48ensuite
45:49à mon sens
45:50sur
45:51la riposte iranienne
45:53effectivement
45:53on a une lecture stratégique
45:54qu'on a eu
45:55autour de cette table
45:56il faut bien
45:56qu'il y ait aussi
45:57une posture idéologique
45:58à maintenir
45:59on a parlé
46:00on a évoqué
46:01tout à l'heure
46:01les manifestations
46:05massives
46:05en Iran
46:06qui montrent
46:07encore une fois
46:08que le régime
46:09en opposition
46:09des gardes images
46:10n'est pas mort
46:11parce qu'on n'arrête pas
46:12de dire
46:12de la partie américaine
46:14on a décapité le régime
46:15vous voyez
46:16il y a des manifestations
46:17il y a des soutiens
46:18ils envoient aussi
46:19un message
46:20à l'autre partie
46:21de la population iranienne
46:23qui est massacrée
46:24qui est menacée
46:25nous ne sommes pas partis
46:27gardez-vous bien
46:28d'aller fomenter
46:30une coalition
46:31avec les américains
46:32pour nous renverser
46:33nous sommes présents
46:34nous tenons le terrain
46:35et puis il y a un message
46:36idéologique
46:37qui est effectivement
46:38renvoyé
46:39à ses voisins
46:40en disant
46:40là en fait
46:41il n'y a plus de possibilité
46:43vos accords
46:44de défense
46:46vos accords
46:47énergétiques
46:48ça ne passe plus
46:48vous devez choisir
46:49les maîtres de la région
46:51c'est nous
46:51donc vous allez cesser
46:52de collaborer
46:53avec les américains
46:54parce qu'il n'y a plus
46:55de place pour deux
46:56en fait
46:56et je crois que
46:59il y a effectivement
47:00les signalements stratégiques
47:01qu'on analyse
47:02et on est là pour ça
47:02mais il y a des vrais
47:03signaux idéologiques
47:04qu'il faut comprendre
47:05et j'en veux pour preuve
47:07d'ailleurs
47:07toute la propagande
47:08qu'on voit
47:09un peu moins
47:10mais au sein
47:10du sud global
47:11qui soutient
47:12la posture iranienne
47:14parce que derrière
47:14les fameux BRICS
47:16le Brésil
47:16et l'Indonésie
47:17et donc
47:17l'appel
47:18je ne sais pas
47:19s'il est drôle
47:19ou s'il faut en sourire
47:21des Etats-Unis
47:22à la Chine
47:24alors il y a nous
47:24il y a la France
47:26il y a le Royaume-Uni
47:27pour moi
47:27il y a deux
47:29interprétations
47:30la première
47:31c'est
47:32alors très vite
47:32parce qu'on y reviendra
47:33vous restez encore un peu
47:35ok
47:35il veut se donner
47:37du temps
47:38et de la respiration
47:39puis l'autre
47:40c'est quand même
47:40un message
47:41pour dire
47:41écoutez
47:41là
47:42moi
47:43je ne suis pas responsable
47:45les autres
47:45ils disent
47:46qu'ils savent faire
47:47ils ont qu'à me rejoindre
47:49et je crois que c'est un message
47:50pour un peu
47:50se déresponsabiliser
47:51en disant
47:52vous faites des annonces
47:54à la France
47:55vous venez avec votre armada
47:56allez-y
47:57et si vous n'y arriverez pas
47:58ça ne sera plus ma faute
47:59ça sera la faute
48:01des autres
48:01donc
48:02je pense qu'il y a
48:03plusieurs messages
48:04et en tout cas
48:04il ne veut surtout pas passer
48:05pour celui qui ne maîtrise pas
48:07ni le temps
48:08ni le leadership
48:08alors on va y revenir
48:09dans un instant
48:10j'aimerais qu'on reste quand même
48:10sur ces pays du Golfe
48:12puisqu'on a Maxime Ranchetter
48:13qui est l'un de nos envoyés spéciaux
48:14qui est dans une zone de tension
48:16aussi depuis une dizaine de jours
48:17il est à Erbil
48:17on est dans le nord de l'Irak
48:19aujourd'hui c'est à Bagdad
48:20et il nous en parle
48:21que les intérêts américains
48:22ont été visés
48:24les attaques de drones kamikazes
48:25et de missiles
48:27continuent ici
48:27sur l'Irak
48:28tôt ce matin
48:29c'était l'ambassade des Etats-Unis
48:31à Bagdad
48:31qui a été frappé
48:32par un drone
48:34apparemment en représailles
48:35pour trois morts
48:36qui ont été causées
48:37dans des milichites
48:38par les américains
48:39un peu plus tôt dans la nuit
48:41plus tard dans la journée
48:42c'est le consulat général
48:44des Émirats Arabes Unis
48:46ici dans la ville d'Erbil
48:47on se trouve avec Clément Granon
48:48qui a été touché par un drone
48:50deux agents de sécurité
48:51ont été blessés
48:52et symbole de la tension
48:54qu'entraînent ces frappes
48:56à répétition
48:56ces frappes quotidiennes
48:58ici dans le cœur d'Istan irakien
48:59Clément Granon et moi
49:00on a voulu aller voir
49:01ce qui s'était passé au consulat
49:03des Émirats Arabes Unis
49:03évidemment
49:04on n'a pas pu le filmer
49:05parce que les autorités craignent
49:07que les Iraniens
49:08utilisent nos images
49:09pour ajuster leurs tirs
49:10mais même
49:11faire un duplex
49:13à proximité
49:14nous a été empêché
49:15par deux fois
49:15on s'est éloigné
49:16et à chaque fois
49:16des agents de sécurité
49:17nous ont demandé
49:18de dégager la rue
49:20parce que ici
49:21il y a une certaine
49:22tension qui monte
49:23on sent que
49:24les frappes continuent
49:26que les autorités
49:27s'inquiètent
49:28parce que ces frappes
49:29elles visent particulièrement
49:31les intérêts occidentaux
49:32particulièrement
49:32les différentes bases
49:33elles ont entraîné
49:34la mort
49:35d'un soldat français
49:36et de six autres blessés
49:38elles ont entraîné
49:39le départ
49:39des soldats italiens
49:40après que
49:41leur base
49:42ait été touchée
49:42par des débris de drones
49:44bref
49:44les frappes continuent
49:46et la situation
49:47continue de se tendre
49:48ici au Kurdistan
49:49irakien
49:51l'autre élément
49:52toujours important
49:53qui fait de ce territoire
49:54un territoire particulier
49:55c'est que c'est le territoire
49:57qui accueille des occidentaux
49:58et qui en même temps
49:59partage 1500 kilomètres
50:01de frontières terrestres
50:02avec l'Iran
50:03qui depuis le départ
50:04craint une possible
50:05offensive terrestre
50:07par sa frontière
50:08pour l'instant
50:09rien de tel
50:09n'a commencé ici
50:11mais ça participe
50:12aux tensions
50:13qui sont dans cette zone
50:14au Kurdistan irakien
50:15Clément Lcheter
50:16avec Clément Granon
50:18en Irak
50:18Bertrand Galichy
50:20est-ce que toutes ces frappes
50:21on parlait de
50:21l'ambassade irakienne
50:23à proximité
50:24on parlait du Kuwait
50:24on parlait des Emirats Arabes Unis
50:26qui à l'instant
50:27nous disent
50:27qu'ils ont le droit
50:28de se défendre
50:29mais qu'ils choisissent
50:29la retenue
50:30on voit que tout est
50:31très prudent
50:32actuellement
50:33est-ce que c'est une réponse
50:33à ce qui s'est passé
50:34sur l'île de Karg hier
50:35je rappelle qu'on est
50:36à 30 kilomètres
50:37des côtes iraniennes
50:38et que Donald Trump
50:38a bombardé
50:39tout l'arsenal militaire
50:40alors aux alentours
50:41pas les infrastructures pétrolières
50:43oui parce que
50:44comme on l'a dit
50:44pour l'instant
50:46autant Trump
50:47que les Iraniens
50:48se gardent bien
50:48de taper à la fois
50:49l'extraction du pétrole
50:51que
50:52c'est une réponse
50:52alors c'est
50:53effectivement
50:54ça peut être vu comme ça
50:55mais la réalité
50:56c'est que
50:57vous savez
50:57il y a
50:57dans l'analyse de la situation
50:59qui est forcément
50:59un peu complexe
51:00il y a un juge de paix
51:02qui s'appelle
51:02la géographie
51:03c'est-à-dire que
51:04les pays proches
51:05de l'Iran
51:06sont des pays
51:08qui n'ont pas vocation
51:09à changer de place
51:10et donc
51:10ils sont obligés
51:12de tenir compte
51:13du temps long
51:13contrairement aux Etats-Unis
51:15contrairement à certains
51:16occidentaux
51:17qui eux sont quand même
51:18très éloignés
51:19et qui peuvent trouver
51:20des solutions de secours
51:21même si
51:22le prix du pétrole
51:23remonte
51:24je rappelle d'ailleurs
51:25que les Etats-Unis
51:26sont des exportateurs
51:28nets de pétrole
51:29alors certes
51:30aujourd'hui
51:30enfin en tout cas
51:31jusqu'à ces derniers jours
51:33ces dernières semaines
51:34ils bénéficiaient
51:35d'un pétrole
51:35pas très cher
51:37qui venait
51:37essentiellement
51:38du Moyen-Orient
51:39et comme on l'a dit
51:40d'Amérique du Sud
51:40mais enfin
51:41ils ne sont pas
51:42complètement démunis
51:43et ils ont des réserves
51:44très importantes
51:45les pays du Golfe
51:46autour
51:46ils sont face à un choix
51:48vraiment très compliqué
51:48parce qu'effectivement
51:50les Iraniens
51:51les mettent
51:51sous une pression
51:52terrible
51:53et ils se disent
51:54que peut-être
51:55un jour
51:55les Etats-Unis
51:56se désintéresseront
51:57de cette région
51:58du monde
51:58et qu'il faut aussi
52:00ne pas insulter
52:01l'avenir
52:02et conserver
52:03effectivement
52:04une retenue
52:05vis-à-vis
52:05des Iraniens
52:06même si les Iraniens
52:07pour l'instant
52:08continuent à les menacer
52:09en raison de leur lien
52:10avec les Etats-Unis
52:12les frappes
52:13dont ils ont été victimes
52:14elles sont pour l'instant
52:15assez sectorielles
52:17elles ont touché
52:18des bases militaires
52:19américaines
52:20et puis il y a eu
52:20des dommages collatéraux
52:21autour
52:22maintenant
52:22s'ils commencent
52:23à taper
52:23des entreprises
52:24dont les Américains
52:26sont même propriétaires
52:27à 5 ou 10%
52:29ça va forcément
52:30changer la donne
52:31est-ce que ça veut dire
52:32que ces pays-là
52:33se désintéresseront
52:34des Etats-Unis
52:35se désolidariseront
52:37de l'Amérique
52:38ça n'est pas encore certain
52:39mais c'est vrai
52:40que c'est une nouvelle donne
52:41dans cette équation
52:42un peu complexe
52:43Amiral Vilmaur
52:44Roussel
52:44votre avis sur la question
52:45est-ce qu'ils peuvent
52:46se désolidariser
52:47à un moment donné
52:47eux qui n'ont pas été
52:48prévenus aussi
52:49disent-ils
52:50de cette opération
52:51Epic Fury
52:53ils doivent être
52:54dans une situation
52:55un peu délicate
52:56aujourd'hui
52:56pour faire des choix
52:57parce que
52:59ils reçoivent des coups
53:00ils ne les rendent pas
53:02ils ne veulent pas
53:04se mettre à dos
53:05à la fois
53:05les Iraniens
53:06et les Américains
53:07donc c'est effectivement
53:08un peu compliqué
53:09pour eux
53:09de trouver
53:10une bonne martingale
53:13pour l'instant
53:13moi j'admire
53:14un peu leur flame
53:15parce qu'on a l'impression
53:17des Émirats
53:17qui parlent de retenue
53:18on a le droit de se défendre
53:19mais bon en retenue
53:19ils reçoivent des coups
53:20et puis bon
53:21alors vous me direz
53:22ce sont des gens
53:23qui savent que
53:25le jour où ils disparaîtront
53:26ils seront dans un paradis
53:27absolument merveilleux
53:28donc peut-être que
53:29ça ne leur fait pas peur
53:30la mort ne leur fait pas peur
53:33mais je les trouve
53:34assez fléchmatiques
53:35en ce moment
53:36et on a l'impression
53:38que ça peut durer
53:39très longtemps
53:40sans qu'ils aient
53:42une grande émotion
53:42oui il y a un paramètre
53:44qu'il ne faut pas oublier
53:44c'est leur population
53:45au niveau interne
53:46et leur légitimité
53:47et en fait
53:49ce qu'on oublie
53:49c'est que
53:50ces pétromonarchies
53:51jusque là
53:52semblaient plutôt
53:53pro-américaines
53:55voire avec
53:55pour certaines
53:57de bonnes relations
53:57avec Israël
53:58mais la population
53:59à la base
53:59n'est pas forcément
54:01dans ce choix là
54:01et au contraire
54:03il y a une montée
54:05contre les Américains
54:06et contre Israël
54:07donc si ça rapproche trop
54:09comme on l'a dit
54:09c'est aussi un risque
54:10donc il y a ce paramètre
54:12il ne faut pas l'oublier
54:13il y a une déclaration
54:13qui a énormément choqué
54:14dans les pays arabes
54:16et que ce soit
54:18les dirigeants
54:18de ces pays
54:19juste avant le conflit
54:20c'est la déclaration
54:21de Mike Huckabee
54:22l'ambassadeur des Etats-Unis
54:24en Israël
54:25donc qui est un chaud partisan
54:27d'Israël
54:27c'est ce qu'on appelle
54:28un chrétien sioniste
54:29donc qui est prêt
54:30à défendre Israël
54:31par tous les moyens
54:32et donc il a dit
54:33qu'Israël a vocation
54:35il a été piégé
54:35par Tucker Carlson
54:36qui lui est un maga
54:38c'est-à-dire un America First
54:40qui a été
54:41des voix à Trump
54:41et qui lui a fait dire
54:43que la vocation d'Israël
54:45c'est d'aller
54:45prendre des territoires
54:46d'une île à l'Euphrate
54:47et dedans
54:48il y a une partie
54:49de l'Arabie Saoudite
54:50sur la carte
54:51donc autant vous dire
54:52ces dirigeants étaient furieux
54:54mais ils n'ont rien obtenu
54:55malgré qu'ils soient furieux
54:57non ils peuvent faire pression
54:58mais de façon très intelligente
55:00c'est-à-dire écoutez
55:01continuez effectivement
55:02vous américains
55:03avec Israël
55:05à semer un peu le bazar
55:06dans la région
55:06mais à ce moment-là
55:08on n'aura plus l'argent
55:09pour investir chez vous
55:10les fameuses promesses
55:11des centaines de milliards
55:12de dollars
55:13dans l'intelligence artificielle
55:15etc
55:16on ne l'aura plus
55:17de toute façon
55:18même si on a envie
55:18de le faire
55:19donc votre intérêt
55:20à vous américains
55:22c'est effectivement
55:22de calmer le jeu
55:23donc ça
55:25ça peut être très intelligent
55:26de leur part
55:27je parle sous le contrôle
55:28de Nicolas à côté
55:29Nicolas Meillant
55:30oui
55:31je voulais quand même
55:32remonter aussi sur un point
55:33par rapport à Donald Trump
55:34parce que c'est un point
55:35je pense qu'il est rarement abordé
55:36peu de gens le savent
55:38mais lors du choc pétrolier
55:39de 1973
55:40les américains
55:41avaient fait
55:42à partir de 70
55:43une étude
55:44et avaient constaté
55:46qu'en fait
55:46ils arrivaient
55:46à un maximum
55:47de leur réforme de production
55:49et c'est pour cette raison
55:50que c'est eux
55:51qui ont orchestré
55:52la hausse du prix du pétrole
55:53en 73
55:54il est possible
55:55quand on regarde
55:56les Etats-Unis
55:56Donald Trump
55:57s'est fait élire
55:58sur une promesse
55:59drill baby drill
56:00vous vous souvenez
56:01forêt
56:02bébé forêt
56:04facile à traduire
56:06qu'est-ce qui se passe
56:07aux Etats-Unis
56:07en fait ça s'est pas du tout passé
56:08la production de pétrole
56:10aux Etats-Unis
56:11stagne
56:11et donc c'est pour cette raison
56:13qu'aujourd'hui
56:13il est passé d'abord
56:15au Venezuela
56:15pour mettre la main
56:17sécuriser
56:18le pétrole
56:19qui venait de ce pays là
56:20qu'il est venu ensuite
56:21en Iran
56:21et un baril
56:23à 100 dollars
56:23finalement
56:24va lui permettre
56:25de relancer
56:26la production de pétrole
56:27chez lui
56:28donc ça c'est quand même
56:29un point très important
56:30sachant qu'il va devoir
56:31quand même
56:31gérer sa base
56:33qui est en train
56:34de se retourner
56:35l'opinion publique
56:36qui est en train
56:37de changer
56:37et c'est pour cette raison
56:38qu'il veut commencer
56:39à censurer les médias
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