Passer au playerPasser au contenu principal
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Il est 15h pile, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce mardi pour 120 minutes info.
00:00:06On est ensemble pendant deux heures, on décrypte l'actualité, je vous présente les invités dans quelques secondes.
00:00:10Mais d'abord, place à Sandra Chiyombo, c'est l'heure de votre JT. Bonjour Sandra.
00:00:14Bonjour Julien.
00:00:14À la une bien sûr, et on va en parler pendant nos premières heures avec nos experts.
00:00:19On ira sur le terrain, cette vague de chaleur qui n'est pas une urgence sanitaire,
00:00:23selon la ministre de la Santé, qui rappelle non moins les Français à rester prudents.
00:00:27Exactement, et le gouvernement a annoncé ce mardi que 7 personnes sont décédées,
00:00:32dont au moins 5 noyades liées à l'épisode de forte chaleur qui traverse la France ces derniers jours.
00:00:38On rappelle que la baignade dans les canaux, dans les cours d'eau non aménagées, dangereuses, voire mortelles.
00:00:43Ce mardi, 8 départements de l'ouest du pays sont en vigilance orange canicule.
00:00:47Une première pour un mois de mai.
00:00:50Dans votre journal, également une collision tragique entre un train et un bus scolaire
00:00:55qui a fait plusieurs morts en Belgique.
00:00:57Ça s'est passé ce matin à Bouganoult, en Flandre, dans le nord du pays.
00:01:03Quatre personnes ont perdu la vie, dont deux enfants.
00:01:06Les circonstances de cet accident sont encore floues.
00:01:09Selon le gestionnaire du réseau ferré belge, le minibus aurait franchi le passage à niveau,
00:01:14dont la barrière était fermée avec un feu rouge.
00:01:17Les autorités ont déploré un tragique accident.
00:01:20Ce drame familial qui a eu lieu la nuit dernière dans le 19e arrondissement de Paris,
00:01:25un adolescent de 13 ans, égorgé par son frère de 16 ans.
00:01:29Ce dernier s'est rendu de lui-même dans un commissariat vers 3h10.
00:01:33Les policiers ont découvert par la suite au domicile familial le corps sans vie d'un garçon
00:01:38et la mère grièvement blessée à la tête.
00:01:41Elle a été hospitalisée avec un pronostic vital engagé.
00:01:44Un couteau et un marteau ont été retrouvés dans la baignoire.
00:01:47Selon les premiers éléments, le suspect présente des troubles psychologiques ou psychiatriques.
00:01:52On reste à Paris où un animateur du périscolaire est jugé ce mardi pour agression sexuelle
00:01:56sur des enfants de 3 à 5 ans.
00:01:58Le prévenu qui conteste les faits s'appelle David G.
00:02:01Il exerçait dans l'école Alphonse Baudin dans le 11e arrondissement.
00:02:06Il a été suspendu en avril 2025.
00:02:08Des parents et des associations ont manifesté devant le tribunal correctionnel
00:02:11avant le début de l'audience.
00:02:13Juliette Sadat et Olivier Campan vous êtes sur place.
00:02:16Est-ce quels sont les faits reprochés ?
00:02:19Pourquoi l'accusé est renvoyé devant le tribunal ?
00:02:25Il est accusé, vous l'avez dit, d'agression sexuelle sur 5 enfants.
00:02:30Ces enfants ont été entendus par la brigade de protection des mineurs.
00:02:35Ils ont tous évoqué des attouchements au niveau des parties intimes.
00:02:39Parfois à travers les vêtements, parfois la main directement glissée dans le pantalon.
00:02:45Ils ont aussi évoqué des câlins non sollicités, forcés et puis des surnoms inappropriés
00:02:51pour ces très jeunes enfants de maternelle, des ma chérie, des mon bébé, des mon amour.
00:02:58Beaucoup de ces enfants sont traumatisés.
00:03:00C'est d'ailleurs ce qui a alerté ses parents des régressions de la propreté, des terreurs nocturnes.
00:03:05Beaucoup plus de bagarres et des pleurs pour aller à l'école.
00:03:10Il y a aussi le témoignage des collègues de cet animateur
00:03:13qui dénoncent une proximité un petit peu problématique avec les enfants
00:03:18ainsi que des propos graveleux à leur rencontre.
00:03:21Il est d'ailleurs aussi poursuivi pour harcèlement sexuel sur deux collègues animatrices.
00:03:27C'est une audience qui est difficile à suivre pour les parents.
00:03:30Ils sont dans la salle d'audience, ils entendent cet homme répondre de ses actes,
00:03:34des actes qu'il a commis sur leurs enfants.
00:03:36Donc c'est évidemment très difficile.
00:03:38Je précise qu'il n'y a pas d'enfants présents dans la salle
00:03:40mais seulement des parents pour qui le moment est compliqué.
00:03:44Merci beaucoup.
00:03:45Juliette Sadat sur place donc au tribunal.
00:03:48Tout de suite notre page sport avec les adieux de Gaël Monfils à Roland-Garros hier.
00:03:56Retrouvez votre programme avec la coste L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:02Gaël Monfils qui a fait ses adieux à Roland-Garros et au cours Philippe Châtrier hier.
00:04:06Et oui, le français a été éliminé au premier tour de son 19e et dernier tournoi parisien
00:04:12défaite en 5-7 face à son compatriote Hugo Gaston.
00:04:15L'ancien numéro 6 mondial, la Monf, comme il est surnommé, s'est dit comblé par sa dernière danse porte
00:04:21-d'auteuil
00:04:21où il aura disputé 58 matchs dont une demi-finale qui restera gravée dans les mémoires en 2008.
00:04:27On l'écoute.
00:04:29Franchement, dans mes rêves, le poufou, je n'imaginais pas comme ça.
00:04:34Je ne vais pas te mentir que c'était exceptionnel, une chance de malade.
00:04:42En fait, on imagine sans vraiment imaginer, mais ce que j'ai reçu entre jeudi et ce soir,
00:04:49c'est gravé à jamais, c'est une chance inuit, c'est quelque chose qui sera gravé à jamais dans
00:05:01mon cœur.
00:05:05C'était votre programme avec Lacoste, L1212 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:05:11Et merci à Sandra Chilombo qu'on retrouvera dans une petite demi-heure pour un nouveau point sur l'actualité.
00:05:16Johan Uzaï est de retour dans 120 minutes du service politique.
00:05:20Bonjour Johan, bonjour à Marlène Duray.
00:05:21Merci d'être avec nous, journaliste météo européen, vous l'aurez compris, on va parler de cette chaleur.
00:05:26Merci d'être avec nous.
00:05:27Merci à Michel Chevalet.
00:05:28Comment ça marche la chaleur ?
00:05:30Vous allez tout nous dire dans un instant. Pardon, on vous la fait tellement celle-là, je la retire.
00:05:33Journaliste scientifique pour CNews, le président d'Acier de retour.
00:05:37Également, ça nous fait plaisir, Jean-Claude Dacier, chroniqueur politique.
00:05:40Des valeurs de 10 à 15 degrés au-dessus des normales de saison.
00:05:44La vague de chaleur qui frappe la France depuis la semaine dernière nous surprend par sa précocité.
00:05:48C'est sûr, la porte-parole du gouvernement a évoqué aujourd'hui, et ça c'est beaucoup moins réjouissant,
00:05:537 décès, dont au moins 5 noyades liées à cet épisode de forte chaleur que traverse le territoire.
00:05:59On va en parler. C'est la première fois depuis que les stations météo existent qu'on dépasse les 30
00:06:04degrés en France au mois de mai.
00:06:06Allons prendre un petit peu le poux au sein de la capitale.
00:06:11Montmartre, Augustin Donadieu qui est présent.
00:06:13On a voulu aller à Montmartre parce que vous savez que Montmartre, pour ceux qui m'éconnaissent Paris,
00:06:16c'est le point culminant de la capitale.
00:06:18Pour atteindre cette merveille qui est la basilique du Sacré-Cœur, il y a pas mal de marches à gravir
00:06:22avec cette température.
00:06:24Comment ça marche ? Comment ça se passe ?
00:06:26Plutôt, c'est pas Michel Chevalet, c'est Augustin Donadieu.
00:06:28Comment ça se passe, Augustin ?
00:06:31Ce que je peux vous dire, Julien, c'est que le Sacré-Cœur n'a jamais aussi bien porté son
00:06:34nom
00:06:34parce qu'il en faut un, Sacré-Cœur, pour affronter ces 222 marches, l'équivalent de 14 étages à monter
00:06:40sous plus de 32 degrés actuellement.
00:06:42Le soleil est au zénith.
00:06:43Ce que je peux vous dire, c'est que pour les habitués d'ici de Paris, le Sacré-Cœur est
00:06:47vide.
00:06:47Les marches sont vides.
00:06:48Alors pourquoi ? Parce qu'évidemment, il fait très chaud et ces touristes, eux, ils décident de monter,
00:06:53mais surtout de se cacher, de faire des pauses, de se mettre à l'ombre.
00:06:56Et vous allez le voir, je vais demander à Patrick derrière la caméra de me suivre et de vous montrer
00:07:00un petit peu cette vue magnifique de Paris.
00:07:02On va vous en faire profiter, évidemment, chers téléspectateurs de CNews.
00:07:05Et surtout, regardez, il y a très peu de monde ici, habituellement, sur ces marches.
00:07:09Au quotidien, vous avez ces noirs de monde, vous avez des couples, vous avez des familles.
00:07:12Et là, vous le voyez, c'est un petit peu déserté.
00:07:14Les gens se mettent ici pour prendre des photos et après, ils filent à l'ombre, à droite de l
00:07:18'image, sous ces grands arbres.
00:07:19Alors depuis plusieurs heures que nous sommes ici, nous voyons beaucoup de vendeurs à la sauvette
00:07:23qui ont troqué les tours Eiffel contre des bouteilles d'eau.
00:07:26Et ces touristes qui tentent, par tous les moyens, de se rafraîchir.
00:07:30Les terrasses à l'ombre sont pleines, celles au soleil sont désertées, vous l'imaginez bien.
00:07:33On a rencontré tout à l'heure une famille qui nous venait de Dubaï.
00:07:36Elle nous a expliqué qu'elle s'était préparée à un temps parisien, à savoir un petit peu de bruine,
00:07:41de pluie, de ciel gris.
00:07:42Et bien non, il n'en est rien.
00:07:43Ils ont retrouvé ici la météo qu'ils avaient dans leur pays.
00:07:46Ils ne sont pas trop dépaysés, mais c'était plutôt surprenant.
00:07:49Alors, il est sous la chaleur.
00:07:50Merci beaucoup Augustin Donadieu avec Patrick Armancel au cœur de la capitale, au pied du Sacré-Cœur de la Butte
00:07:57-Montmartre.
00:07:57Marlène Duré, j'ai noté ce chiffre incroyable.
00:08:01225 records de température ont été battus hier dans l'Hexagone.
00:08:06Est-ce que vous diriez que la météo aujourd'hui est beaucoup plus complexe à comprendre qu'auparavant ?
00:08:13Oui, alors, auparavant, je vais faire une petite mise au point.
00:08:15Allez-y.
00:08:16Vous savez que pour parler de vagues de chaleur, il faut remplir quelques critères climatologiques.
00:08:19Bien sûr.
00:08:20Il faut atteindre certains seuils, on n'y est pas encore.
00:08:22Pour parler de canicule ?
00:08:23Non, non, de vagues de chaleur.
00:08:24C'est pas une vague de chaleur, là ?
00:08:26Pas tout à fait.
00:08:27On y est presque.
00:08:28C'est-à-dire qu'on fait une moyenne des minimales et des maximales pour calculer l'indicateur thermique national.
00:08:34Et à partir de là, on va obtenir un chiffre, une température.
00:08:37Si elle atteint au moins 25,3 degrés pendant un jour, plus 23,4 degrés durant trois jours consécutifs,
00:08:45là, on peut commencer à parler de vagues de chaleur.
00:08:46Sinon, c'est un épisode de forte chaleur.
00:08:48On n'est pas loin, de toute façon.
00:08:50Je pense que d'ici à quelques jours, on va, voilà.
00:08:52On tergiverse un peu sur la sémantique, mais la vérité, c'est qu'on n'a jamais eu un mois
00:08:56de mai aussi chaud dans toute notre histoire.
00:08:58C'est l'information la plus importante.
00:08:59Alors, c'est vrai, j'ai écouté votre sujet.
00:09:01On a déjà eu des 30 degrés à Paris au mois de mai, mais ça a duré un jour ou
00:09:05deux.
00:09:05D'accord.
00:09:06Là, ce qui est intéressant, c'est que ça dure, c'est une vraie série, 6, 7, 8 jours, et
00:09:10ça, ça n'est jamais arrivé.
00:09:12Et puis, on parle de Paris, mais c'est tout le territoire, c'est l'Europe entière qui subit ces
00:09:16fortes chaleurs.
00:09:17Au reste de la France, vous avez tout à l'heure indiqué la ville de Brest, 15 degrés au-dessus
00:09:20des moyennes de saison.
00:09:21Hier, il a fait 33 degrés.
00:09:22Là, on a encore un petit peu plus.
00:09:23Je vois, pour Cherbourg, je regardais, la température à cette saison devrait être de 16 degrés.
00:09:28Et là, il fait 32.
00:09:29On est au double.
00:09:30C'est du simple double.
00:09:31C'est incroyable.
00:09:32Donc, effectivement, c'est parfois plus de 15 degrés au-dessus des moyennes de saison, et on n'a jamais
00:09:36vu ça, et y compris pour les nuits.
00:09:38Michel Chevalet qui est avec nous, et c'est toujours un plaisir, Michel.
00:09:41On nous parle de ce dôme de chaleur dont on nous parle.
00:09:44Qu'est-ce que ça veut dire exactement, un dôme de chaleur ?
00:09:46Attendez, on a tout dit dans les superlatifs.
00:09:50Je crois que, attendez, la meilleure définition, c'est Christophe Cassou, que je connais bien, climatologue, qui dit que c
00:09:56'est un ovni climatique.
00:09:57Moi, je trouve ça très beau.
00:09:58Ovni, c'est-à-dire quelque chose d'inattendu qui n'arrive pas là où on voudrait.
00:10:02Et ça fait peur, les ovnis.
00:10:03Pour les météos, moi j'ai monté le service météo de TF1 en 86, j'ai jamais vu ça.
00:10:10Là, par la violence, l'étendue, etc.
00:10:12Alors, il y a la conjonction de deux phénomènes.
00:10:14Qu'il y ait des pulsions, des remontées d'air chaud en provenance du Maroc, via l'Espagne, ça s
00:10:21'est déjà produit, ça dure deux, trois jours, coup de chaud, fait chaud, on part d'une vague.
00:10:28Là, c'est autre chose.
00:10:29Il y a la conjonction d'un autre phénomène, qui est la présence d'un anticyclone sur l'Europe, boum,
00:10:36et qui dit anticyclone, dit absence de vent.
00:10:38Les marins le savent bien, il n'y a pas de vent, donc il n'y a pas d'échange.
00:10:41Donc, il n'y a pas d'advection d'air plus doux, plus chaud, moins chaud.
00:10:45L'advection d'air, Johan, vous n'en rappelez ce que c'est ?
00:10:47J'y viens, j'y viens, j'y viens.
00:10:49L'advection d'air, évidemment, bien sûr.
00:10:51Et qui va durer, c'est aussi la durée, qui est anormale par rapport à ce que l'on connaît
00:10:56dans le domaine météo, c'est-à-dire quasiment une dizaine de jours.
00:11:00Voilà pourquoi c'est ça.
00:11:01Vous savez, le terme, moi je...
00:11:04Est-ce qu'on doit relativiser ce qui est en train de se passer, ou prendre conscience que là, il
00:11:08est encore en train de se passer quelque chose de plus inquiétant, de plus durable ?
00:11:12C'est ça ma question.
00:11:13Alors, la réponse, c'est inquiétant.
00:11:16C'est inquiétant.
00:11:17C'est inquiétant.
00:11:18C'est un ovni qui risque forcément d'être suivi, à mon avis, par d'autres.
00:11:25C'est-à-dire un phénomène maintenant qui risque de se reproduire.
00:11:28C'est ce que dit Christophe Cassou, parce que c'est la résultante des modifications du climat de la Terre.
00:11:34Moi, je ne parle pas de réchauffement.
00:11:36Il y a une modification à la fois dans la circulation atmosphérique, avec les jets qui sont beaucoup plus mous,
00:11:42qui oscillent.
00:11:43Les jets, c'est les courants d'air.
00:11:44Les grands échanges à haute altitude, que les pilotes utilisent pour traverser l'Atlantique.
00:11:51Et modification des courants océaniques qui participent au réchauffement.
00:11:57Voilà, c'est ça.
00:11:58On assiste à ces deux phénomènes et qui aboutissent, eh bien, là, à un coup de semence très sérieux.
00:12:04Bon, il y a les touristes à Montmartre et pourquoi pas ailleurs dans Paris et en France.
00:12:09Et puis, il y a des gens qui souffrent plus fortement de ce qui se passe.
00:12:15Les personnes les plus fragiles, on pense aux enfants, aux personnes âgées.
00:12:18Sept décès ont été enregistrés, dont au moins cinq noyades.
00:12:21Donc, moi, j'ai un peu de mal à comprendre en quoi la chale...
00:12:24Alors oui, on est allé se baigner parce qu'il fait chaud, mais la noyade est synonyme de mort parce
00:12:29qu'il fait chaud.
00:12:30J'ai un peu plus de mal à l'entendre.
00:12:32Mais on va aller voir Thomas Delomasse.
00:12:35Bonjour, monsieur.
00:12:35Et merci de prendre le temps de nous répondre.
00:12:37Vous êtes le chef du service des urgences de Saint-Lô.
00:12:39C'est dans la Manche.
00:12:40C'est intéressant d'être dans la Manche parce que le département est en vigilance orange ces dernières heures,
00:12:44avec là encore des températures assez extrêmes.
00:12:48Justement, déjà, une question très factuelle.
00:12:51Votre service d'urgence, depuis trois, quatre jours, est-il encombré ?
00:12:56A-t-il une affluence particulière en raison de ces fortes chaleurs ?
00:12:59Et quel type de personnes recevez-vous ?
00:13:01Oui, bonjour.
00:13:02Effectivement, on fait face à une augmentation de l'activité dans les services d'urgence,
00:13:06qui est relativement modérée pour l'instant.
00:13:09On évalue entre 10 et 15 % par rapport à l'activité habituelle.
00:13:13En sortie de week-end prolongé, cette augmentation, elle est imputable, selon nous,
00:13:19à la fois à la vague de chaleur, mais aussi à une influence de touristes dans le département de la
00:13:24Manche,
00:13:24le week-end dernier, qui a été très sollicité par les touristes qui sont venus passer le week-end.
00:13:30Côté SAMU, on a cette fois une augmentation des appels qui est plus marquée,
00:13:35de l'ordre de 30 %, sur le week-end 25-30 %, sur le week-end qui vient de
00:13:39s'écouler.
00:13:41Donc voilà, effectivement, on sent un impact sur les services de santé,
00:13:46services de secours, SAMU et urgences,
00:13:47des patients âgés fragiles qui vont décompenser des pathologies.
00:13:52On a quand même l'impression que les recommandations d'hydratation,
00:13:56de rester au frais, de prendre des nouvelles de ses proches, etc.,
00:14:00on a quand même l'impression que ces mesures sont davantage appliquées qu'auparavant.
00:14:06Aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'il y ait de saturation des hôpitaux,
00:14:09en tout cas sur le département que je connais, la Manche.
00:14:14Le facteur limitant, ça va être la capacité hospitalière d'hospitalisation,
00:14:19puisqu'on sait que les difficultés aujourd'hui des urgences,
00:14:21c'est essentiellement l'aval des urgences.
00:14:24Donc jusqu'à présent, ça a tenu.
00:14:26Effectivement, si les hôpitaux viennent à saturation
00:14:28et si on n'a plus de lits pour hospitaliser en aval des urgences,
00:14:31c'est là que ça va devenir compliqué.
00:14:33Justement, c'est intéressant, docteur.
00:14:34Merci, parce que c'est vers là que je voulais aller sur ma seconde question.
00:14:38On est sur un épisode qui est assez incroyable,
00:14:41qui est un ovni météorologique, pour reprendre les termes de Michel Chevalet,
00:14:45mais qui est circonscrit dans le temps.
00:14:46On en a pour, en gros, une petite semaine encore.
00:14:49D'abord, si les prochains phénomènes de chaleur, voire de canicule,
00:14:53venaient, et on s'approche bien sûr de l'été,
00:14:54venaient être plus durables,
00:14:57est-ce que nos services, notamment d'urgence,
00:14:59sont prêts à une nouvelle, grande, vraie, durable vague de chaleur ?
00:15:04Alors déjà, il faut savoir qu'une vague de chaleur,
00:15:07quand les températures vont se normaliser,
00:15:09nous, au SAMU et dans nos urgences,
00:15:11on va continuer pendant plusieurs jours,
00:15:12après la fin de la vague de chaleur,
00:15:14à recevoir des patients.
00:15:15Il y a une espèce d'inertie, forcément.
00:15:18Donc, nous, l'activité, pour nous,
00:15:21elle est plus large que la vague de chaleur
00:15:23que vous allez décrire à la météo.
00:15:26Et après, effectivement, pour cet été,
00:15:29là, on fait face, effectivement,
00:15:31à une vague quand même assez violente,
00:15:33en termes de brutalité et d'importance de la température.
00:15:36Ça, pour le coup, c'est du pur ressenti,
00:15:39parce que je n'ai pas de connaissances météorologiques.
00:15:40Mais on voit que c'est quand même brutal.
00:15:43Je ne sais pas si c'est amené à se reproduire.
00:15:45Alors, j'espère qu'on sera en capacité
00:15:48de se réorganiser.
00:15:49On a les outils, de toute façon,
00:15:51pour faire face à des afflux importants
00:15:52de patients, de victimes encore.
00:15:55Faut-il les activer ?
00:15:56Merci beaucoup.
00:15:57Merci d'avoir pris le temps de nous répondre.
00:15:58Docteur Thomas Deloma,
00:15:59chef du service des urgences de Saint-Lô.
00:16:01On vous souhaite bon courage,
00:16:02parce que la Manche est en vigilance orange
00:16:04et qu'en effet, les températures
00:16:06sont difficilement supportables.
00:16:09Surtout pour les nuits, en fait.
00:16:10Vous dites ?
00:16:10C'est ça, la problématique, ce sont les nuits.
00:16:12C'est le problème de la canicule.
00:16:13Vous savez que depuis la création
00:16:15de la carte de vigilance pour la canicule,
00:16:17donc à la suite de la canicule de 2003,
00:16:19qui était historique,
00:16:21eh bien, en fait, jusqu'en 2014,
00:16:23les canicules avaient lieu en juillet et en août.
00:16:26Et depuis, après 2014,
00:16:28on a vu des vigilances orange de canicules
00:16:31établies en juin et en mai maintenant,
00:16:33avec ces régions du Nord-Ouest.
00:16:35Il y en a encore huit,
00:16:35et la vigilance va s'étendre encore.
00:16:38Il va falloir attendre l'actualisation
00:16:40à 16h tout à l'heure.
00:16:41Est-ce que le gouvernement...
00:16:41Mais on sera attentifs à ça
00:16:42et on donnera l'actualisation,
00:16:44d'ailleurs, en direct dans notre journal.
00:16:46Et d'ailleurs, les critères sont établies
00:16:46avec Santé publique France,
00:16:47il faut le dire.
00:16:48Bien sûr.
00:16:48C'est...
00:16:48Bien sûr.
00:16:49Est-ce que le gouvernement a assez anticipé,
00:16:51d'ailleurs, cette vague de chaleur ?
00:16:53On peut se poser la question.
00:16:54Parce que moi,
00:16:54et on va en parler dans un instant,
00:16:55d'abord, on va aller sur le terrain rapidement
00:16:57voir Elodie Huchard,
00:16:58mais dans un instant,
00:16:58on va parler de cette réunion
00:17:00qui a lieu jeudi,
00:17:01donc dans deux jours.
00:17:02On est au courant
00:17:03qu'il y a une vague de chaleur
00:17:04qui arrive sur la France
00:17:04depuis dix jours en arrière.
00:17:07On a quand même un choc thermique.
00:17:08On est passé de 10, 12 degrés
00:17:10à 30 en moins de 24 heures.
00:17:12Je me dis que cette réunion
00:17:12qui arrive jeudi prochain,
00:17:14j'ai du mal à comprendre la cohérence,
00:17:15mais on va en discuter dans un instant.
00:17:17Gardons encore le sourire,
00:17:18peut-être juste quelques secondes,
00:17:20avec Elodie Huchard
00:17:21qui est dans un immense parc d'attractions
00:17:22dont je tairai le nom,
00:17:23mais que chacun reconnaîtra.
00:17:27Elodie, comment ça se passe
00:17:28dans les parcs d'attractions ?
00:17:30Est-ce qu'il y a une adaptation
00:17:31à ces fortes chaleurs
00:17:32pour ces parcs
00:17:33qui reçoivent évidemment
00:17:34beaucoup de public,
00:17:35de jeunes enfants
00:17:36et des personnes fragiles ?
00:17:38Oui Julien,
00:17:39il faut dire qu'il faut être
00:17:39assez motivé aujourd'hui
00:17:41quand même pour aller
00:17:41dans un parc d'attractions
00:17:43et donc les visiteurs
00:17:44comme le parc finalement
00:17:45sont obligés de s'adapter.
00:17:47Les visiteurs d'abord
00:17:48parce qu'on le voit,
00:17:49ils préfèrent quand même
00:17:50les attractions en intérieur.
00:17:51Il faut dire qu'il commence
00:17:52à faire vraiment très chaud
00:17:53dans les allées.
00:17:55Il y a assez peu d'endroits
00:17:57ombragés où je me trouve
00:17:58et on voit qu'à chaque fois
00:17:59qu'il y a un tout petit peu d'ombre,
00:18:00on voit tout de suite
00:18:00un amas de personnes
00:18:02pour essayer de grappiller
00:18:03un petit peu de fraîcheur.
00:18:05Les vendeurs de glace
00:18:05notamment sont pris d'assaut
00:18:07et puis le parc lui aussi
00:18:08forcément il s'adapte,
00:18:10il met à disposition
00:18:10un certain nombre
00:18:11de points d'eau,
00:18:12des grands brumisateurs
00:18:13et puis surtout
00:18:14chacun veut profiter
00:18:15je vous l'avoue
00:18:16de la climatisation
00:18:17à l'intérieur des attractions
00:18:18quand c'est possible,
00:18:19dans les magasins,
00:18:20dans les restaurants
00:18:20qui gardent bien
00:18:21les portes fermées justement
00:18:22pour que la fraîcheur
00:18:23reste à l'intérieur
00:18:25et puis aujourd'hui
00:18:25l'objet que tout le monde s'arrache
00:18:27ce n'est pas forcément
00:18:28la photo avec la mascotte,
00:18:30c'est vendu sur le parc,
00:18:30c'est un petit ventilateur
00:18:32qui fait aussi brumisateur,
00:18:33je peux vous dire
00:18:34que tout le monde
00:18:34l'a avec lui à la main
00:18:36et puis il y a des files d'attente
00:18:37un peu inhabituelles aujourd'hui
00:18:39parce qu'elles ne sont pas forcément
00:18:40que devant les attractions,
00:18:41elles sont aussi
00:18:42devant les points d'eau,
00:18:43il faut patienter
00:18:44avant de faire des attractions
00:18:45et aussi avant
00:18:46de pouvoir s'hydrater ici.
00:18:48Et où est-ce qu'il est
00:18:48votre petit brumisateur
00:18:49à vous alors Elodie ?
00:18:52Moi j'ai une version locause,
00:18:54je suis venue
00:18:54avec mon propre brumisateur
00:18:55au cas où
00:18:56et je peux vous dire
00:18:57qu'il est extrêmement pratique
00:18:58et j'ai le petit éventail aussi Julien,
00:19:00on est très prêts.
00:19:01Très bien,
00:19:01ça c'est votre côté
00:19:02un peu espagnol
00:19:03que je retrouve.
00:19:05Merci beaucoup
00:19:06Elodie Huchard
00:19:07dans un parc d'attractions
00:19:08en région parisienne
00:19:09avec Célia Barotte
00:19:10et Alexandra Bischoff.
00:19:14On sourit évidemment
00:19:15parce qu'on se dit
00:19:16que c'est une vague de chaleur
00:19:18et puis on va passer
00:19:19à autre chose bientôt
00:19:20mais on se rend compte
00:19:21que ça crée
00:19:22des moments d'urgence,
00:19:24de vulnérabilité
00:19:25pour certaines personnes.
00:19:26On se rend compte
00:19:26que le pays,
00:19:27on va parler des écoles,
00:19:28et on va rentrer dans des sujets
00:19:29un petit peu plus sérieux
00:19:30avec les annonces du gouvernement
00:19:31et cette réunion
00:19:33dans quelques jours
00:19:33mais on se dit
00:19:34qu'il y a toujours
00:19:35un manque d'anticipation,
00:19:36une forme d'impréparation
00:19:37et des infrastructures
00:19:38qui ne sont pas toujours
00:19:39à la hauteur
00:19:40de ces pics de chaleur.
00:19:41Jean-Claude Dacier.
00:19:42Difficile quand même
00:19:43de reprocher au gouvernement
00:19:44de se réunir,
00:19:45c'est vrai,
00:19:45dans 48 heures.
00:19:47Moi j'ai du mal à comprendre.
00:19:48Pour moi c'est un gros raté.
00:19:49On va en discuter.
00:19:50Il y a sans doute des mesures
00:19:50qu'on aurait pu prendre
00:19:51et qui ont un peu tardé
00:19:52et c'est vrai
00:19:53que les Français
00:19:55ont quelques difficultés
00:19:56aujourd'hui
00:19:56face à des températures
00:19:58extrêmes.
00:19:59Moi j'étais climato-sceptique
00:20:00il y a encore quelques années.
00:20:03Je dois reconnaître
00:20:04qu'il y a 15 jours
00:20:04on crevait de froid.
00:20:06Là on est confronté,
00:20:08on ne peut pas le nier,
00:20:09mais on est confronté
00:20:10à un climat
00:20:10qui est devenu
00:20:12relativement chaotique.
00:20:13Je pense qu'il n'y a pas
00:20:13de débat à voir
00:20:14et on ne va pas avoir
00:20:15ce débat sur ce plateau.
00:20:16Le dérèglement climatique
00:20:17est une réalité.
00:20:19A quel point est-il
00:20:20la responsabilité de l'homme ?
00:20:22A quel point les nations
00:20:23peuvent lutter contre ?
00:20:24A quel point les gaz
00:20:25à effet de serre
00:20:26sont un facteur compromettant ?
00:20:28Tout ça c'est un autre sujet.
00:20:30Le dérèglement climatique
00:20:32est une réalité
00:20:33sur notre planète.
00:20:34Point à la ligne.
00:20:35Oui,
00:20:36et c'est pour ça
00:20:37que j'ai essayé
00:20:38de poursuivre
00:20:40la tentative d'explication
00:20:42et je me suis plongé
00:20:43dans le bouquin,
00:20:44j'ai retrouvé
00:20:45le bouquin
00:20:45d'Olivier Postelvinet
00:20:47qui essaie
00:20:48de regarder
00:20:50le climat
00:20:51que nous avons eu
00:20:53avec les degrés
00:20:55tels qu'ils ont pu
00:20:56être mesurés
00:20:57il y a quelque temps.
00:20:59On a quelques difficultés
00:21:01à interpréter
00:21:02le climat
00:21:03qui est aujourd'hui
00:21:04le nôtre.
00:21:05Encore une fois
00:21:05parce qu'il est chaotique,
00:21:07mais encore une fois
00:21:08il est difficile.
00:21:10Il y a des problèmes
00:21:10d'orbite
00:21:11de la Terre
00:21:12autour de la Terre.
00:21:12C'est un sujet scientifique.
00:21:14Il y a des sujets
00:21:14qui sont compliqués.
00:21:15Oui,
00:21:16c'est un sujet scientifique
00:21:16et en l'occurrence
00:21:17on n'a pas le scientifique
00:21:19autour du plateau.
00:21:21Je n'ai pas envie
00:21:22d'entrer dans ces considérations-là
00:21:25parce que ce sont des sujets
00:21:26qui sont extrêmement polémiques,
00:21:27qui sont extrêmement politiques.
00:21:28Il n'y a pas de scientifique
00:21:29sur ce plateau.
00:21:30Je maintiens juste
00:21:31que le dérèglement climatique
00:21:32est une réalité
00:21:34et qu'il y a une part
00:21:36d'action à avoir probablement.
00:21:37Entrons sur le terrain politique.
00:21:40Cette réunion jeudi.
00:21:41On va peut-être entendre
00:21:41la porte-parole du gouvernement
00:21:42sur les dispositions prises.
00:21:44Écoutez-la.
00:21:46...les dispositifs
00:21:47en fonction de l'évolution
00:21:48de la situation.
00:21:49Je le redis encore une fois
00:21:50depuis deux jours,
00:21:51vigilance particulière,
00:21:52demander au préfet
00:21:54qui relaie auprès des communes.
00:21:56Les ARS sont évidemment
00:21:58dans le dispositif
00:21:59pour s'assurer
00:22:00lorsqu'il y a des compétitions sportives
00:22:02notamment à l'extérieur
00:22:03lorsqu'il y a des rassemblements
00:22:04qui regroupent
00:22:05un grand nombre de publics
00:22:07que l'ensemble
00:22:07des dispositions sont prises.
00:22:10Yoann Uzaï,
00:22:11un commentaire.
00:22:12Oui, j'ai du mal
00:22:13à voir où seraient
00:22:14les loupés
00:22:14que vous avez éventuellement évoqués.
00:22:16Je crois qu'il ne faut pas...
00:22:16Alors, le problème
00:22:18c'est qu'il me reste 30 secondes
00:22:19et que je voulais vraiment
00:22:20rentrer dans la deuxième partie
00:22:20là-dedans.
00:22:21Mais ça fait 15 jours
00:22:23qu'on est au courant
00:22:23qu'il va y avoir
00:22:24une vague de chaleur.
00:22:25Moi, j'ai regardé en fait
00:22:27les thématiques
00:22:27qui seront à l'ordre du jour
00:22:29de cette réunion.
00:22:29Ce sera les feux de forêt,
00:22:31les nattes phréatiques.
00:22:33Ça, c'est pour les canicules longues
00:22:35qui ont lieu à l'été.
00:22:36J'ai noté également
00:22:37que le ministre de la Justice
00:22:38sera convoqué
00:22:39mais pas le ministre
00:22:40de l'Agriculture.
00:22:42Je ne comprends pas non plus.
00:22:43Il y a un choc thermique
00:22:45qui a eu lieu pour les Français
00:22:46en l'espace de quelques heures
00:22:47et il n'a pas du tout
00:22:48été anticipé par le gouvernement.
00:22:50Je parle d'incohérence
00:22:51pour ces trois raisons.
00:22:52Non, je n'ai pas d'accord avec vous.
00:22:54D'abord, nous ne sommes plus en 2003.
00:22:55Je crois que depuis 20 ans
00:22:56maintenant, nous sommes habitués
00:22:58à ces vagues de chaleur
00:22:58ou canicules appelées
00:22:59comme vous voulez
00:23:00et que chaque Français
00:23:01désormais sait ce qu'il faut faire.
00:23:02Nous ne sommes plus en 2003.
00:23:03Les EHPAD,
00:23:04les maisons de retraite
00:23:05sont toutes équipées
00:23:05d'une salle qui est climatisée.
00:23:07Donc la situation
00:23:08à l'évidence n'est plus la même.
00:23:10Il n'y a pas la même urgence
00:23:11qu'il y a 20 ans.
00:23:12Par ailleurs, pardon,
00:23:13je constate qu'il n'y a absolument
00:23:14aucun département placé
00:23:15en vigilance rouge.
00:23:17Le gouvernement d'ailleurs
00:23:18a déployé des ministres.
00:23:19Effectivement,
00:23:19la réunion est dans 48 heures
00:23:21mais les ministres
00:23:21étaient sur le terrain ce matin.
00:23:22On a entendu
00:23:23Maud Bréjon,
00:23:24j'ai entendu la ministre
00:23:24de la Santé s'exprimer.
00:23:25J'ai entendu le ministre
00:23:26de l'Éducation nationale
00:23:27rappeler qu'elles étaient
00:23:28les consignes,
00:23:29donner des instructions
00:23:29au préfet.
00:23:30Donc honnêtement,
00:23:31sur ce dossier-là,
00:23:32j'ai plutôt le sentiment
00:23:33que le gouvernement
00:23:34est en train de faire son travail
00:23:35et encore une fois
00:23:36qu'il n'y a pas d'urgence particulière.
00:23:37Mais il peut m'arriver
00:23:38d'avoir tort
00:23:38mais j'ai encore d'autres arguments
00:23:40à vous opposer.
00:23:41Ils arriveront juste après la pause.
00:23:42On se retrouve tout de suite
00:23:43et on va entendre justement
00:23:45le ministre de l'Éducation nationale.
00:23:46On va voir également
00:23:47que certains en profitent
00:23:48pour casser les bouches à incendie
00:23:51dans certains quartiers.
00:23:52des incivilités
00:23:53qui sont dues à ces chaleurs
00:23:55également.
00:23:55A tout de suite.
00:23:5915h30, 120 minutes.
00:24:01La suite.
00:24:01D'abord, le rappel de l'actualité.
00:24:03Sandra Chiambo
00:24:04à la une de votre journal.
00:24:05Rebonjour, chère Sandra.
00:24:06À la une de votre journal.
00:24:07Les suites des violences
00:24:09impliquant les supporters
00:24:09de l'OGC Nice
00:24:10en marche de la finale
00:24:12de la Coupe de France de football.
00:24:14Il y a eu des comparutions immédiates
00:24:15avec un renvoi d'office
00:24:17au 26 juillet
00:24:18à la demande du tribunal
00:24:19qui évoque un dossier volumineux
00:24:21pour être jugé aussi rapidement.
00:24:23La procureure demande
00:24:25le contrôle judiciaire
00:24:26pour s'être prévenu
00:24:26âgé de 20 à 39 ans
00:24:28en attendant le procès
00:24:29avec interdiction
00:24:30de port d'armes
00:24:31de paraître
00:24:32dans tout Paris
00:24:32et dans tous les stades
00:24:33de France notamment.
00:24:35Emmanuel Macron
00:24:36a appelé
00:24:36à la mobilisation collective
00:24:38pour rendre
00:24:39le passage à l'électrique
00:24:41naturel
00:24:42et désirable.
00:24:43Une réunion
00:24:44s'est tenue
00:24:45ce mardi
00:24:45à l'Elysée
00:24:46autour d'une équipe
00:24:47de France
00:24:48de l'électrification
00:24:49dans les secteurs
00:24:50du BTP
00:24:51de l'industrie
00:24:52des transports
00:24:53ou encore de l'énergie
00:24:54c'est bon pour le pouvoir d'achat
00:24:55pour la compétitivité
00:24:57pour l'indépendance du pays
00:24:58selon le chef de l'Etat
00:24:59qu'on écoute justement.
00:25:01Je tiens ici
00:25:02à
00:25:03toutes les saluer
00:25:04et saluer
00:25:05tous les secteurs
00:25:06qui sont présents
00:25:07du logement
00:25:08au transport
00:25:09du véhicule électrique
00:25:11au secteur portuaire
00:25:12de l'industrie lourde
00:25:14aux start-up
00:25:15il n'y a aucun secteur
00:25:16qui fait exception.
00:25:18L'électrification
00:25:19est un combat contemporain
00:25:22et une stratégie
00:25:23pour notre pays
00:25:24pour être plus indépendant
00:25:25plus compétitif
00:25:26créer davantage d'emplois
00:25:28sur le pays
00:25:28et décarboner.
00:25:30Nous sommes en train
00:25:31de montrer que c'est possible
00:25:31avec des vrais résultats
00:25:32il faut poursuivre
00:25:33cet axe d'effort
00:25:34et c'est ce que je viens ici
00:25:36de détailler.
00:25:38L'Etat
00:25:38il jouera sa part
00:25:39et donc
00:25:40l'accélération
00:25:42du plan
00:25:42d'électrification français
00:25:44est véritablement
00:25:46la réponse collective
00:25:47la plus efficace
00:25:48et la plus responsable
00:25:49à la situation
00:25:50que nous connaissons.
00:25:51Et dans cette dynamique
00:25:53voulue par le chef de l'Etat
00:25:54Ferrari
00:25:55dévoile son premier modèle
00:25:57entièrement électrique
00:25:58la Luce
00:25:59si je le dis avec l'accent.
00:26:00La lumière
00:26:01j'ai fait le V3 en Italie.
00:26:02Évidemment oui
00:26:03la Luce
00:26:04et la lumière
00:26:05évidemment
00:26:05elle doit encore
00:26:06convaincre les investisseurs.
00:26:07Exactement
00:26:07le constructeur italien
00:26:08a présenté
00:26:09ce bolide de 5 places
00:26:10c'est lundi et mardi
00:26:12à Rome
00:26:13à des clients
00:26:13triés sur le volet
00:26:15le volet vous en doutez bien
00:26:16avec sa batterie
00:26:17de 122 kWh
00:26:18la Luce
00:26:19affiche une autonomie
00:26:21de plus de 530 km
00:26:23la recharge
00:26:24sur des bornes
00:26:25ultra rapides
00:26:25devrait durer
00:26:26entre 20 et 25 minutes
00:26:28premier prix
00:26:29pour ce véhicule
00:26:29550 000 euros.
00:26:31Ah quand même
00:26:32quand même
00:26:32ça fait
00:26:33ça fait cher
00:26:35oui
00:26:35oui
00:26:36oui
00:26:37oui
00:26:37Qu'est-ce que vous en dites
00:26:38de cette Ferrari ?
00:26:39J'espère qu'il faut
00:26:40un versement possible
00:26:41en plusieurs fois
00:26:43en trois fois
00:26:44sans intérêt
00:26:45le reste de l'actualité
00:26:47et les tensions
00:26:47qui restent vives
00:26:48à l'international
00:26:49autour du stratégique
00:26:50des Trois-Dormouze
00:26:51Un pétrolier a été touché
00:26:52ce mardi
00:26:53par une explosion
00:26:54au large d'Omane
00:26:55L'incident a été présenté
00:26:57comme une explosion externe
00:26:59sans précision sur son origine
00:27:01L'embarcation a été endommagée
00:27:02L'équipage et le navire
00:27:04sont en sécurité
00:27:05bien que le capitaine
00:27:06signale qu'une certaine quantité
00:27:08de fioul de soute
00:27:09s'est déversée dans la mer
00:27:11Et puis alors que l'Iran
00:27:12et les Etats-Unis
00:27:13tentent de parvenir à un accord
00:27:15Mojtabar Khamenei
00:27:16a affirmé que les bases américaines
00:27:18ne sont plus protégées
00:27:20par les pays du Golfe
00:27:20Dans une déclaration écrite
00:27:22diffusée par la télévision d'Etat
00:27:24ce mardi
00:27:24le guide suprême iranien
00:27:26qui n'est pas apparu en public
00:27:27depuis sa prise de fonction
00:27:28début mars
00:27:29a déclaré
00:27:30qu'il n'y aura pas
00:27:31de retour en arrière
00:27:32et que les nations
00:27:33et territoires de la région
00:27:34ne serviront plus de bouclier
00:27:36aux bases américaines
00:27:37Merci beaucoup
00:27:38Sandra Chiambo
00:27:39On vous retrouve
00:27:39dans une petite demi-heure
00:27:40pour un nouveau point
00:27:41sur l'actualité
00:27:42Yohan Elzaï
00:27:42toujours autour de la table
00:27:44tout comme Marlène Duray
00:27:45journaliste météo européen
00:27:46Merci à Stanislas Gaudon
00:27:47de nous avoir rejoint
00:27:48un délégué national
00:27:49Alliance Police
00:27:51Michel Chevalet
00:27:52notre spécialiste
00:27:53des questions scientifiques
00:27:54et Jean-Claude Dacier
00:27:55chroniqueur politique
00:27:56On va rester un moment
00:27:57sur cette vague de chaleur
00:27:58On ira d'ailleurs
00:27:59dans un instant
00:27:59à l'Assemblée nationale
00:28:00parce que le gouvernement
00:28:01et Sébastien Lecornu
00:28:02va être interpellé
00:28:03va répondre
00:28:04aux questions des députés
00:28:05sur ces très fortes chaleurs
00:28:07Bon je ne vais pas vous refaire
00:28:08le film de cette réunion
00:28:10gouvernementale
00:28:10parce que vous êtes tous
00:28:11contre moi
00:28:11J'ai bien compris
00:28:12Moi je trouve qu'il y a
00:28:13une forme de raté
00:28:14Jean-Claude Dacier
00:28:15Je trouve que cette réunion
00:28:17prévue jeudi
00:28:18à Matignon
00:28:19pour évoquer ce pic de chaleur
00:28:20elle aurait pu avoir lieu
00:28:21beaucoup plus de jours
00:28:23en amont
00:28:24On n'est pas là pour parler
00:28:25des feux de forêt
00:28:25et des nappes phréatiques
00:28:26ça me semble hors sujet
00:28:28mais plutôt pour évoquer
00:28:29ce choc thermique
00:28:30que les Français ont connu
00:28:31du jour au lendemain
00:28:31On est sur un épisode
00:28:34extraordinaire
00:28:34au premier sens du terme
00:28:35puisque ça n'est jamais arrivé
00:28:37dans l'histoire de notre pays
00:28:38d'avoir des bons températures
00:28:40comme cela
00:28:40Je trouve qu'on a été excellent
00:28:41sur la gestion
00:28:42de l'antavirus
00:28:43Le gouvernement a été dur
00:28:45vite
00:28:46a fait des conférences
00:28:47de presse fortes
00:28:48et a parfaitement géré
00:28:50le sujet
00:28:50Je trouve que là
00:28:51il y a une forme de retard
00:28:53et d'incohérence
00:28:53mais je suis le seul
00:28:54à le penser
00:28:55Qu'est-ce qu'on fait ?
00:28:56Comment ?
00:28:57Qu'est-ce qu'on fait
00:28:58dans 48 heures
00:28:59si le gouvernement se réunit
00:29:00c'est qu'il va prendre
00:29:01un certain nombre
00:29:02de décisions
00:29:02Ils vont dire quoi ?
00:29:03Je ne sais pas
00:29:04Je ne sais pas très bien
00:29:06L'objet des réunions
00:29:07de cette réunion
00:29:09ce sont les nappes phréatiques
00:29:10et les feux de forêt
00:29:11ils sont en train
00:29:12éventuellement
00:29:12d'anticiper ce qui se passera
00:29:13au mois de juillet
00:29:14et c'est très bien
00:29:15Il y a eu urgence
00:29:16avec les feux de forêt
00:29:16ils ont raison
00:29:17Il faut regarder
00:29:18si on peut avoir
00:29:19quelques avions supplémentaires
00:29:20on ne va pas se priver
00:29:21C'est pas sûr
00:29:24Un certain nombre
00:29:25de responsables politiques
00:29:26notamment et de français
00:29:27ont appelé le gouvernement
00:29:28à ne pas infantiliser
00:29:30les français
00:29:30notamment pendant la vague
00:29:31du Covid
00:29:33etc
00:29:34Là qu'est-ce que vous cherchez
00:29:35à faire ?
00:29:35A infantiliser les français
00:29:36également ?
00:29:37Je crois que tout le monde
00:29:37sait bien comment gérer
00:29:38une canicule
00:29:38Tout le monde sait
00:29:39qu'il faut s'hydrater
00:29:40qu'il ne faut pas faire de sport
00:29:42aux heures les plus chaudes
00:29:43de la journée
00:29:43etc
00:29:44qu'il faut rendre visite
00:29:45si on peut
00:29:46Il y a eu 7 morts
00:29:46en 24 heures
00:29:47vous voyez
00:29:47C'est peut-être
00:29:50qu'il ne faut pas aller
00:29:51à l'eau à telle heure
00:29:52de la journée
00:29:54Je crois que les français
00:29:55sont suffisamment
00:29:56Il y a eu 7 morts
00:29:57Je veux bien qu'il ne faille pas
00:29:59infantiliser les français
00:30:00Je ne vois pas
00:30:02que le gouvernement
00:30:02aurait pu faire de plus
00:30:04pour éviter
00:30:05ces 7 morts là
00:30:06encore une fois
00:30:06je crois qu'il est dans son rôle
00:30:07les ministres étaient sur le terrain
00:30:08ce matin
00:30:09Il y a une réunion
00:30:10dans 48 heures
00:30:11pour anticiper
00:30:12ce qui pourrait se passer
00:30:13dans les prochains jours
00:30:14ou dans les prochaines semaines
00:30:15mais là dans l'immédiat
00:30:16objectivement
00:30:16pour une fois
00:30:17c'est plutôt rare
00:30:18pour être souligné
00:30:19je crois que pour une fois
00:30:20le gouvernement
00:30:21l'a fait le job
00:30:22Et vous faites une réunion
00:30:23sur la canicule
00:30:23sans le ministre de l'agriculture
00:30:24ça ne vous choque pas non plus ?
00:30:26Non mais il y aura
00:30:27une dizaine de ministres
00:30:27qui seront présents
00:30:28je n'en sais rien
00:30:28je ne veux pas défendre
00:30:29mec et oncle gouvernement
00:30:30mais encore une fois
00:30:31je trouve que chacun
00:30:31est dans son rôle aujourd'hui
00:30:32Comment ça va être suspect
00:30:37nous on aurait souhaité
00:30:38que par exemple
00:30:38le gouvernement
00:30:39il s'inquiète un peu
00:30:39de tous ceux
00:30:40qui travaillent H24
00:30:41ces jours sur 7
00:30:42et qui sont des agents
00:30:43de mission de service public
00:30:44service régalien
00:30:45je vais vous donner
00:30:46un exemple très concret
00:30:47on vient seulement
00:30:48de couper par exemple
00:30:49la chaudière
00:30:49du commissariat
00:30:50du 7ème arrondissement
00:30:51aujourd'hui
00:30:52alors que ça fait des jours
00:30:53qu'on le demande
00:30:53et qu'on a dit
00:30:54il faut un petit peu
00:30:55anticiper les choses
00:30:56le plan notamment
00:30:57je dirais
00:30:58d'utilisation
00:30:58des forces de sécurité
00:30:59en cas de forte chaleur
00:31:01il n'est toujours pas
00:31:01mis en application
00:31:02là encore
00:31:03manque d'anticipation
00:31:04pour les forces de sécurité
00:31:05qui sont à 34
00:31:0735
00:31:0836 degrés
00:31:08et qui ont parfois
00:31:09des tenues
00:31:10qui sont extrêmement sombres
00:31:11qui absorbent beaucoup
00:31:12la chaleur
00:31:12voilà des exemples
00:31:13très très concrets
00:31:14je ne parle pas
00:31:15des salles climatisées
00:31:15qui n'existent pas encore
00:31:16partout
00:31:17bon bref
00:31:17justement on va y venir
00:31:19qu'on va vous donner
00:31:19parce qu'on va parler
00:31:20des écoles également
00:31:21et on peut se poser
00:31:22cette question
00:31:23faut-il installer
00:31:24les climatisations
00:31:25dans nos écoles
00:31:26le ministre de l'éducation nationale
00:31:28a évoqué le pic de chaleur
00:31:29et pour l'instant
00:31:30pas de fermeture prévue
00:31:32c'est pas prévu
00:31:34mais c'est tout à fait possible
00:31:35c'est-à-dire
00:31:36quand la situation
00:31:36devient trop chaude
00:31:38la collectivité locale
00:31:40le préfet
00:31:40et l'éducationnel
00:31:41peuvent décider
00:31:42de fermer une école
00:31:43ça pour le coup
00:31:44c'est un moment des consignes
00:31:44qui seront données
00:31:45préfecture par préfecture
00:31:46pour l'instant
00:31:47ce n'est pas le cas
00:31:47mais si jamais
00:31:48ça devait s'aggraver
00:31:49évidemment qu'on saurait le faire
00:31:50est-ce qu'il faut remettre
00:31:51dans le débat
00:31:53le sujet des climatisations
00:31:54dans nos classes
00:31:55dans nos écoles
00:31:56sûrement
00:31:56mais avec quel argent ?
00:31:58on n'a plus un sou
00:31:59mais non mais c'est vrai
00:32:00c'est pas le genre de choses
00:32:01que vous décidez
00:32:02du jour au lendemain
00:32:03hélas
00:32:03il faut davantage de pouvoir
00:32:05au préfet
00:32:05on en prend le chemin
00:32:06c'est bien
00:32:07il faudrait encore
00:32:07davantage de pouvoir au maire
00:32:09on va continuer
00:32:10d'en prendre le chemin
00:32:10je l'espère
00:32:12néanmoins
00:32:13oui aux climatiseurs
00:32:14si toutes les salles
00:32:15de classe française
00:32:16étaient climatisées
00:32:17j'approuverais
00:32:18simplement
00:32:18on n'en a pas les moyens
00:32:20donc je ne veux pas
00:32:20de quoi on parle
00:32:22William
00:32:22je ne supporte plus
00:32:24cet argument
00:32:24on n'a plus d'argent
00:32:25pardon
00:32:25de l'argent
00:32:26il y en a
00:32:27quand on veut en trouver
00:32:27on en trouve de l'argent
00:32:28et pour lancer des grands plans
00:32:30qui vont concerner l'avenir
00:32:31qui permettront sans doute
00:32:32de sauver des vies
00:32:33on a des milliards à envoyer en Ukraine
00:32:36éviter la chaleur
00:32:37et des points climatisés
00:32:38ça sauve des vies
00:32:39on doit trouver de l'argent
00:32:40pardon
00:32:41mais vous pouvez faire
00:32:41des dizaines de milliards d'euros
00:32:43d'économie chaque année
00:32:44si vous régulez
00:32:45et si vous contrôlez
00:32:46l'immigration
00:32:46rien que là
00:32:47il y a des dizaines de milliards
00:32:48à aller chercher
00:32:49donc de l'argent
00:32:50il y en a
00:32:50Julien a évoqué l'Ukraine
00:32:52on a trouvé de l'argent
00:32:53pour l'Ukraine
00:32:53c'est très bien
00:32:54je n'en sais rien
00:32:54mais en tout cas
00:32:55on en a trouvé
00:32:56donc croyez-moi
00:32:57de l'argent
00:32:57quand on veut en trouver
00:32:58on en trouve
00:32:59mais quand c'est pour aider
00:33:00les français
00:33:03les salles de classe
00:33:03là bizarrement
00:33:04on n'arrive pas à en trouver
00:33:05c'est quand même problématique
00:33:07on ne peut pas climatiser
00:33:08les salles de classe
00:33:09en une journée
00:33:10en 24 heures
00:33:10ah mais non
00:33:10c'est des plans
00:33:12c'est des plans
00:33:13un plan qui peut être mis en oeuvre
00:33:15dans les mois et années qui viennent
00:33:17c'est encore en France quand même
00:33:18et le mot politique
00:33:20la politique a priori
00:33:21n'a pas grand chose à voir
00:33:22avec le thermomètre
00:33:24sauf que
00:33:25il y a un mot
00:33:26qui est un mot clé
00:33:27pour les 10, 15 ou 20 ans
00:33:29qui viennent
00:33:29c'est le mot électricité
00:33:31c'est-à-dire que le président
00:33:32de la République
00:33:32doit largement
00:33:33se mordre les doigts
00:33:34d'avoir fait fermer
00:33:35comment ça s'appelle ?
00:33:36Fessenheim
00:33:37a été fermé
00:33:38on se demandera toujours
00:33:39pourquoi
00:33:39il va falloir
00:33:40avec l'intelligence artificielle
00:33:42avec la chaleur
00:33:44qui est en train
00:33:45d'arriver plus fréquemment
00:33:46etc
00:33:46il va falloir probablement
00:33:48venir à un service électrique
00:33:50de plus en plus marqué
00:33:51voilà ce qu'il faut faire
00:33:52c'est pas vendredi
00:33:53que ça va se décider
00:33:54il faudrait qu'un président
00:33:55de la République
00:33:56bien élu
00:33:56avec une majorité digne
00:33:58de ce nom
00:33:58soit au pouvoir
00:33:59l'année prochaine
00:34:01juste question de BOCN
00:34:02la végétalisation
00:34:03la quoi ?
00:34:04la végétalisation
00:34:05la végétalisation
00:34:06végétaliser plus
00:34:07bétonner moins
00:34:07oui bah ça prend plus de temps
00:34:08de faire pousser des plantes
00:34:09que d'installer une clim
00:34:10ça va être encore plus long
00:34:12mais tu as raison
00:34:13Pierre-François Chanu
00:34:14est avec nous
00:34:16directeur pédagogique
00:34:17d'excellence ruralité
00:34:18ce sont des écoles
00:34:20merci d'être avec nous
00:34:21oh bravo
00:34:22très belle moustache
00:34:23monsieur
00:34:24bravo
00:34:25pardon
00:34:26mais j'ai été surpris
00:34:27en vous voyant
00:34:27mais c'est très agréable
00:34:28il y a des études
00:34:29qui montrent
00:34:30que la chaleur
00:34:31réduit les capacités
00:34:32d'apprentissage
00:34:32et d'acquisition du savoir
00:34:33il y a un vrai sujet ?
00:34:36oui c'est sûr que
00:34:38c'est sûr que
00:34:38des élèves soumis
00:34:39à de fortes chaleurs
00:34:40je pense
00:34:40ont une atmosphère
00:34:44qui n'est pas propice
00:34:44aux apprentissages
00:34:45ça c'est certain
00:34:46après je pense que
00:34:47c'est connu de longue date
00:34:48il n'y a pas besoin
00:34:49mais les élèves notamment
00:34:51je pense surtout aux élèves
00:34:51et c'est le cas chez nous
00:34:53beaucoup
00:34:53qui ont des soucis
00:34:54de concentration
00:34:55des TDAH
00:34:56des choses comme ça
00:34:57il est certain
00:34:58que les fortes chaleurs
00:34:59n'améliorent rien
00:35:00vous êtes favorable
00:35:01vous à l'installation
00:35:02vous êtes dans le privé
00:35:04la question
00:35:05de l'intervention
00:35:06de l'Etat
00:35:07sur ces sujets là
00:35:09ne se pose peut-être pas
00:35:09mais d'ailleurs
00:35:10est-ce qu'il y a de la clim
00:35:11dans vos écoles
00:35:12et est-ce que vous pensez
00:35:13que c'est quelque chose
00:35:14qui est nécessaire
00:35:15à l'avenir
00:35:16avec ce réchauffement
00:35:17ces périodes
00:35:18depuis le printemps
00:35:19qui sont de plus en plus chaudes
00:35:20est-ce qu'il est nécessaire
00:35:21que nos élèves
00:35:22puissent profiter
00:35:23de la climatisation
00:35:23dans les établissements scolaires ?
00:35:26alors je pense que
00:35:28la climatisation
00:35:29peut faire baisser
00:35:30les températures
00:35:30et donc être profitable
00:35:31aux élèves
00:35:32après je pense qu'il y a aussi
00:35:33beaucoup de
00:35:33il y a beaucoup de sujets
00:35:35qui interviennent
00:35:35sur ces questions là
00:35:36et qui ne sont pas
00:35:37que pédagogiques
00:35:37après nous
00:35:38dans nos établissements
00:35:39il n'y a pas de climatisation
00:35:41dans nos classes
00:35:42mais les enseignants
00:35:43font tout bêtement
00:35:44attention à beaucoup de choses
00:35:45notamment à garder
00:35:46les volets un peu fermés
00:35:47dans les heures
00:35:48de forte chaleur
00:35:49les élèves ont des gourdes
00:35:49pour s'hydrater régulièrement
00:35:52et puis comme on a
00:35:53des petits effectifs
00:35:55et que nos élèves
00:35:57sont habitués
00:35:58à notre fonctionnement
00:36:00certains enseignants
00:36:01viennent faire court
00:36:02à l'ombre des arbres
00:36:03parfois dans certaines
00:36:04heures de la journée
00:36:05c'est sympa
00:36:06et ça marche très bien
00:36:06mais on a un contexte
00:36:08qui nous permet évidemment
00:36:09un dernier mot
00:36:10j'aimerais avoir votre avis
00:36:10là-dessus
00:36:11vous qui êtes donc
00:36:12dans la pédagogie
00:36:13dans l'enseignement
00:36:14directeur d'une école
00:36:16qu'on en soit quand même
00:36:17aujourd'hui
00:36:19à notre époque
00:36:20qu'on en soit
00:36:20à penser
00:36:22à imaginer
00:36:23fermer les écoles
00:36:24parce qu'il fait
00:36:25un petit peu chaud
00:36:25il fait un peu plus
00:36:26de 30 degrés
00:36:27est-ce que ça dit
00:36:28quelque chose
00:36:28de notre rapport
00:36:29au confort
00:36:30qui a pris
00:36:31un peu le dessus
00:36:32surtout ?
00:36:35Peut-être
00:36:36peut-être
00:36:36c'est vrai
00:36:37c'est une bonne question
00:36:38après je sais
00:36:39que nous les enseignants
00:36:40ont une relation
00:36:41très proche
00:36:41avec les élèves
00:36:43et dans des cas
00:36:44comme ceci
00:36:45où là parfois
00:36:46il fait quand même
00:36:46chaud dans les classes
00:36:47et bien
00:36:48on essaye de tourner ça
00:36:49un peu
00:36:50en défi
00:36:51d'équipe
00:36:51d'équipe
00:36:52d'apprendre
00:36:53à se surpasser
00:36:54on constate ensemble
00:36:55qu'évidemment
00:36:56ce ne sont pas
00:36:57des conditions
00:36:59optimales
00:37:00mais on ne va pas mourir
00:37:01et on avance
00:37:02et on avance ensemble
00:37:03et le professeur
00:37:04le professeur
00:37:05est avec les élèves
00:37:05dans la classe
00:37:06et c'est un travail
00:37:07un défi d'équipe
00:37:09Merci beaucoup
00:37:10Pierre-François Chan
00:37:11le directeur pédagogique
00:37:12d'excellence
00:37:14ruralité
00:37:14merci d'avoir été
00:37:15avec nous
00:37:16Où se trouve votre école
00:37:17pardonnez-moi monsieur
00:37:17dans quel département
00:37:18vous êtes ?
00:37:20Alors nous sommes
00:37:21à l'affaire
00:37:22dans l'Aisne
00:37:22dans l'Aisne
00:37:24entre Saint-Quentin
00:37:25et l'Anne
00:37:25Eh bien le bonjour
00:37:27par chez vous
00:37:27merci beaucoup
00:37:28d'avoir été
00:37:28sur l'antenne
00:37:29de CNews
00:37:30Tiens Stanislas Godon
00:37:32je voulais vous faire agir
00:37:32c'est la dernière séquence
00:37:33que je voulais montrer
00:37:34autour de ces questions
00:37:35de climat
00:37:36et de forte chaleur
00:37:37parce qu'il y a un autre sujet
00:37:38c'est vrai que quand il commence
00:37:39à faire chaud
00:37:39dans certains quartiers
00:37:40on voit des jeunes
00:37:42plus ou moins intelligents
00:37:43qui décident
00:37:44avec je ne sais quel outil
00:37:46de casser
00:37:47vous savez
00:37:47les bombes à incendie
00:37:48des pompiers
00:37:48pour faire jaillir
00:37:50l'eau
00:37:50Regardez
00:37:51ça se passe en région parisienne
00:37:52à Dunkerque
00:37:53également
00:37:54séquence
00:37:55oh
00:37:55il y a un problème
00:37:56je trouve que
00:37:57l'angélican
00:37:58la partie de la sacoche
00:37:59c'est un bien plus
00:37:59que celle de moi
00:38:00il y a des numéritres
00:38:01il y a des contacts
00:38:02c'est d'un méritre
00:38:03j'ai pas les tarots
00:38:04dans les duplétés
00:38:04c'est un méritre
00:38:05c'est un méritre
00:38:32Stanislas Godon
00:38:32Stanislas Godon
00:38:33il y a des gens
00:38:33qui vivent toute l'année
00:38:34dans ce contexte
00:38:35avec ces comportements
00:38:36autour d'eux
00:38:37moi c'est ce que je me suis dit
00:38:38parce que là
00:38:38c'est très ponctuel
00:38:39bon c'est dérangeant
00:38:40c'est de l'incivilité
00:38:41c'est interdit
00:38:42surtout parce que
00:38:42c'est de l'économie d'eau
00:38:43qui n'est pas faite
00:38:44ça doit servir
00:38:45pour les pompiers
00:38:46et je me dis
00:38:46que c'est toute l'année
00:38:47en fait
00:38:47alors nous ça nous fait pas rire
00:38:49et puis en plus
00:38:49c'est pas une incivilité
00:38:51en fait c'est une vraie infraction
00:38:52Oui, vous avez raison, pardon, j'ai employé le mauvais terme, vous avez raison.
00:38:55Non, non, mais c'est pas tellement pour vous reprendre, c'est parce que, vous savez, à force de minimiser
00:38:58par les mots, en fait, on minimise des actes.
00:39:01Or, c'est irresponsable, parce qu'il faut savoir que ces bouches d'incendie, notamment, elles peuvent être vitales, notamment
00:39:07dans l'utilisation qu'en font les sapeurs-pompiers, les professionnels ou volontaires.
00:39:12Je rappelle aussi que c'est 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.
00:39:15Alors, si vous me trouvez une décision de justice...
00:39:17Oui, ça c'est les textes, on écranait les textes, hein, ça c'est ça.
00:39:19Si ça arrive une fois, vous me faites signe.
00:39:20Oui, exactement, c'est exactement ce que j'allais dire, Jean-Claude.
00:39:24Voilà, donc, voilà, c'est ça aussi le sujet.
00:39:26C'est qu'aujourd'hui, il y a une désinhibition totale à la bêtise et puis surtout à l'irresponsabilité.
00:39:32Je le redis encore une fois, parce qu'il y a des vies qui sont en jeu.
00:39:35Et là encore, on parle d'une époque et des signes de notre époque, mais il y a 20, 30,
00:39:4140 ans, quelqu'un qui faisait ça.
00:39:43Bon, pourquoi pas, ça a pu arriver dans des focs de chaleur, dans des quartiers que des gens faisaient.
00:39:46Mais ils ne se filment pas, ils ne revendiquent pas, ils ne mettent pas ça en musique.
00:39:49Là, il n'y a aucune peur, ils s'en fichent complètement.
00:39:52Il y a la musique, il y a une mise en scène.
00:39:54On essaye de, voilà, c'est l'histoire des réseaux sociaux, de faire des vues et de faire le truc
00:39:59interdit.
00:40:00C'est bien pour ça qu'il y a, pour renverser la table ou la vapeur, on l'appelle comme
00:40:04on veut.
00:40:04Eh bien, il faut que, de l'autre côté, il y ait effectivement une réponse qui soit extrêmement ferme.
00:40:09Oui, Marlène Duré.
00:40:10À Dunkerque, hier, il faisait 24 degrés.
00:40:13Ah bon ?
00:40:13Il ne faisait pas 32.
00:40:13Ah oui, donc en plus, là, ils se sont pris un luxe qui n'est pas forcément nécessaire.
00:40:19L'eau des fontaines, c'est une image mythique.
00:40:21Je veux simplement le rappeler, je n'approuve pas pour autant ce qu'on a vu.
00:40:23Oui, mais dans les films américains à Brooklyn, oui.
00:40:25Mais c'est une image mythique de New York aux Etats-Unis.
00:40:27Dès que la température grimpe un peu, on voit ces jeunes.
00:40:31Je ne sais pas s'ils sont délinquants potentiellement ou pas.
00:40:32Je ne suis pas sûr que vous puissiez encore faire ça à New York aujourd'hui.
00:40:34Je ne sais pas.
00:40:35Et c'est des films des années 80 qu'on a tous en tête, en effet, à Brooklyn, notamment
00:40:40où on voit ces scènes d'enfants qui jouent en l'eau.
00:40:41Ça serait bien si je contentais de faire ça.
00:40:44Le problème, c'est que peut-être, je dis bien peut-être, ce sont les mêmes qui
00:40:48parfois ont des comportements plus discutables.
00:40:50C'est cette France tranquille dont on peut parler qui est souvent, pour ne pas dire tout
00:40:54le temps, perturbée par une infime minorité.
00:40:56On en revient toujours au même sujet.
00:40:58Oui, vous voyez, autant je donne quittus au gouvernement de bien gérer la situation
00:41:04actuelle vis-à-vis de la chaleur, autant, effectivement, le grand loupé d'Emmanuel
00:41:08Macron, ce sera de ne pas avoir rétabli l'ordre et l'autorité dans ce pays, qui non
00:41:12seulement n'a pas été rétabli, mais qui en plus a été considérablement affaibli.
00:41:17Et quand on parle d'ordre et d'autorité, on pourrait même dire qu'elle a carrément
00:41:22déserté certains quartiers, des quartiers qui sont d'ailleurs de plus en plus nombreux.
00:41:26Et donc ça, oui, c'est un échec du gouvernement.
00:41:29Alors ça, on pourrait se dire que probablement, ça ne causera de blessures ou le décès de
00:41:34personne, quoique s'il devait y avoir un incendie.
00:41:37Mais voilà, on peut se dire qu'a priori, ça n'est pas trop grave.
00:41:40Mais les habitants de ces quartiers vivent des choses qui sont hélas beaucoup plus graves
00:41:44que cela.
00:41:44Et là non plus, le gouvernement n'a pas été capable de le régler.
00:41:47Donc ça, c'est à la fois symptomatique et symbolique, mais ça dit quand même quelque
00:41:53chose de la société après neuf années d'Emmanuel Macron.
00:41:56Il y a le deux poids deux mesures parce que j'imagine, on peut penser à des particuliers
00:42:00dans le sud de la France qui remplissent leur piscine, qui se font survoler par des drones
00:42:03avec les gendarmes qui arrivent de tous les côtés.
00:42:05Ça passe en amende à je ne sais combien de milliers d'euros.
00:42:08C'est toujours ce deux poids deux mesures qui peut nous interroger également.
00:42:13Il nous reste une petite minute ensemble.
00:42:15Est-ce qu'on peut faire le point, Marlène, sur ce phénomène ?
00:42:18Peut-être montrer les dernières cartes et se demander parce qu'il y a des avis.
00:42:22Est-ce que ça va durer, Marlène ?
00:42:23Est-ce que ça va durer, oui, par exemple ?
00:42:25Oui, ça va durer effectivement.
00:42:27Le principe du dôme de chaleur, c'est que la chaleur s'accumule.
00:42:30Et alors, en regardant un petit peu plus loin sur la semaine prochaine, beaucoup d'incertitudes.
00:42:34On sait qu'on ne sait pas.
00:42:36C'est déjà ça.
00:42:38Même si les températures sont plus raisonnables à partir de dimanche,
00:42:42il est possible qu'il y ait à nouveau un coup de chaud.
00:42:44Donc, c'est très compliqué.
00:42:46Il est bien installé, cet anticyclone de blocage.
00:42:49Difficile de le déloger.
00:42:51Michel ?
00:42:52Oui, je vous dis, le problème, il est actuellement une dizaine de jours.
00:42:57Mais ce qui nous inquiète plus, ces météorologues, c'est qu'il va se passer cet été.
00:43:02C'est-à-dire cet été...
00:43:03Le coup de chaleur en Metz signifie canicule cet été ?
00:43:05On parle...
00:43:06C'est un phénomène local, enfin local, au niveau de l'Europe.
00:43:10Là, je m'adresse, c'est un phénomène qui va être quasiment tout l'hémisphère nord,
00:43:13qui avait les conséquences du renforcement de El Niño.
00:43:17El Niño, c'est à chaque fois, c'est une grande oscillation dans l'hémisphère sud,
00:43:21de masses d'eau chaude qui partent du Pérou et qui vont jusque sur l'Indonésie.
00:43:26Et qui amènent donc des quantités de chaleur énormes,
00:43:29et qui amènent des sécheresses, des pluies diluviennes.
00:43:31Et ça perturbe l'ensemble de la circulation atmosphérique.
00:43:36Et la conséquence, ça peut être un été pour nous.
00:43:38L'hémisphère nord, très, très chaud.
00:43:41Bon, on va fermer les volets.
00:43:43Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:43:44Et donc, on va suivre aussi l'évolution de la carte de vigilance.
00:43:48Apparemment, dans le Languedoc-Roussillon, on devrait dépasser les 38 degrés, 38-39.
00:43:53Donc, le Vaucluse aussi.
00:43:54Et nous sommes le 26 mai.
00:43:55Qui va aussi sans doute rentrer dans l'alerte orange.
00:43:58On va suivre ça tout à l'heure.
00:43:59Merci beaucoup, Marlène Duret, Michel Chevalet.
00:44:01Je vous remercie également d'être intervenu dans cette première consacrée à ce pic de chaleur.
00:44:06On va marquer la pause, se retrouver avec le journal de 16h.
00:44:09Et évoquer toute autre actualité.
00:44:10Restez bien avec nous.
00:44:15Il est quasiment 16h.
00:44:16Merci de nous rejoindre sur l'antenne de CNews en direct.
00:44:19La suite de 120 minutes infos.
00:44:21Cette suite qui ne saurait démarrer sans le rappel de l'actualité.
00:44:24Les grands titres.
00:44:24Sandra Chiambo.
00:44:25Un drame familial a eu lieu la nuit dernière dans le 19e arrondissement de Paris.
00:44:30Un adolescent de 13 ans a été égorgé par son frère de 16 ans.
00:44:33Ce dernier, présentant des troubles psychologiques ou psychiatriques,
00:44:37s'est rendu de lui-même dans un commissariat.
00:44:39Les policiers ont découvert au domicile familial le corps sans vie d'un garçon,
00:44:42un couteau et un marteau dans la baignoire.
00:44:45La mère, grièvement blessée à la tête, a été hospitalisée avec un pronostic vital engagé.
00:44:50Une collision tragique entre un train et un bus scolaire a eu lieu ce matin à Bouguenaut,
00:44:55dans le nord de la Belgique.
00:44:56Quatre personnes ont perdu la vie, dont deux enfants.
00:44:59Les circonstances de cet accident restent encore floues.
00:45:02Selon le gestionnaire du réseau ferré belge, le minibus aurait franchi le passage à niveau,
00:45:06dont la barrière était fermée avec un feu rouge.
00:45:09Et puis Donald Trump va passer un examen médical ce mardi à l'aube de ses 80 ans.
00:45:14C'est le quatrième rendu public depuis qu'il a entamé son deuxième mandat.
00:45:17La Maison-Blanche, qui a balayé toute rumeur évoquant des problèmes de santé du président américain,
00:45:22a annoncé des contrôles médicaux et dentaires préventifs annuels.
00:45:25Et c'est dite confiante quant au résultat.
00:45:28Merci beaucoup Sandra. Rendez-vous à 16h30 pour les grands titres de l'actualité.
00:45:32Johan Usa est toujours présent autour de la table.
00:45:33Stanislas Godon, délégué national Alliance Police.
00:45:36Mathieu Devez du service Police Justice.
00:45:38Jean-Claude Dacier est toujours avec nous et nous a rejoint Rodolphe Karte, journaliste et auteur.
00:45:42Merci beaucoup Rodolphe d'être avec nous.
00:45:44A quoi s'attendre à Paris ce week-end en cas de victoire du Paris Saint-Germain en finale de
00:45:49Ligue des Champions ?
00:45:50Il est acquis que les célébrations ne ressembleront pas à celles de l'an passé sur les Champs-Elysées.
00:45:54Le club, la préfecture, la mairie réfléchissent à d'autres possibilités.
00:45:57Le Champs-de-Mars fait partie de ces possibilités envisagées pour dimanche.
00:46:02A condition, nous dit-on, que les célébrations de la nuit de samedi à dimanche ne tournent pas au fiasco
00:46:07et au débordement.
00:46:08Les explications et des riverains du Champs-de-Mars sont peut-être un peu inquiets de ce qui pourrait se
00:46:12passer.
00:46:13Sujet d'Anaïs Baucher.
00:46:15Sur ces images, on peut voir une voiture de police obligée de reculer face à la violence des projectiles
00:46:20ou des tirs de mortiers visant les forces de l'ordre.
00:46:23Des scènes de violence capturées début mai après la victoire du PSG en demi-finale de la Ligue des Champions.
00:46:29Alors que la finale est prévue ce samedi, les riverains sont inquiets.
00:46:32Selon RMC Sport, après les Champs-Elysées en 2025,
00:46:35le Champs-de-Mars devrait accueillir les célébrations ce dimanche en cas de victoire du PSG.
00:46:39Mais avec les derniers débordements et ceux commis lors de la victoire en 2025,
00:46:43les riverains redoutent de nouvelles violences.
00:46:45On a peur, il faut dire la vérité, on a peur pour le soir.
00:46:48Oui, on craint toujours, ça c'est une réalité malheureusement.
00:46:52C'est sûr et certain, qui gagne ou qui perd, il va y avoir des dégâts, ça c'est sûr
00:46:56et certain.
00:46:56On va être vigilants, on va faire en sorte, on va espérer que tout se passe au mieux.
00:47:02Mais on aimerait bien avoir des assurances que ce soit bien encadré.
00:47:06Par mesure de sécurité, certains riverains ont même prévu de modifier leurs habitudes.
00:47:10J'ai dit à mes enfants qu'ils évitent de sortir et tout.
00:47:13Ils sont pour faire le maximum de sauce, vraiment on est obligé de sortir,
00:47:17mais si on n'est pas obligé, on ne sort pas.
00:47:19Je ne serai pas mon véhicule dehors, ça c'est sûr.
00:47:20Je vais éviter de trop sortir aussi.
00:47:23Moi je pars, je reviens comme là, le soir.
00:47:26Selon les informations du Parisien,
00:47:28la célébration au Champs-de-Mars devrait être officialisée dans la journée.
00:47:31L'année dernière, après la victoire du PSG et les festivités,
00:47:34les débordements avaient donné lieu à plus de 500 interpellations.
00:47:37Bon, Stanislas Godon, a priori il y aura une parade dimanche,
00:47:40que ce soit au Champs-de-Mars ou dans un lieu concerté avec la préfecture.
00:47:43Mais j'ai envie de dire, je parle sous votre contrôle,
00:47:44ce n'est pas ce qu'il y a de plus inquiétant.
00:47:46Parce qu'en plein après-midi, le lendemain, c'est un peu plus sécurisé.
00:47:49Et ce n'est pas là qu'on peut craindre le plus.
00:47:51Ce qui peut nous inquiéter, c'est la nuit de samedi à dimanche.
00:47:54Et là, qu'est-ce que vous craignez précisément ?
00:47:56Vous avez raison, parce qu'avant la parade, il va y avoir la fin du match.
00:47:59Et notamment tous les débordements qu'on a déjà connus dans le cadre de la demi-finale.
00:48:03Le ministre de l'Intérieur a d'ores et déjà annoncé que ce serait peut-être le chaos.
00:48:08Bon, du coup, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:48:10On est en train de mobiliser l'ensemble des fonctionnaires de police et gendarmes
00:48:15qui sont disponibles, à la fois sur le périmètre de la préfecture de police.
00:48:18Et je pense aussi à toutes nos compagnies républicaines de sécurité,
00:48:21qui, je rappelle, sont toujours à trois sections au lieu de quatre.
00:48:24Donc, encore une fois, le manque notamment d'anticipation et de recrutement pour ces unités-là
00:48:28va nous poser un problème forcément.
00:48:30Les repos ont été supprimés.
00:48:32Ça, je le rappelle aussi.
00:48:33Ça fait partie aussi du cadre, notamment professionnel des policiers.
00:48:37Donc, vous voyez, on va mobiliser énormément de personnel.
00:48:41Certains de mes collègues ont même dit un dispositif comme jamais vu
00:48:44pour une finale, notamment de la Ligue des Champions.
00:48:47Et je rappelle, parce qu'on l'avait noté ça,
00:48:49quand on avait vu le calendrier après la demi-finale et la date de la finale,
00:48:53vous avez un énorme concert au Stade de France de Yann Akamura, 80 000 personnes.
00:48:57Je ne sais plus quel artiste, ce Damso, à la U Arena, là, pour 40 000 personnes.
00:49:02Donc, j'ai 80 000 plus 40 000, ça fait 120 000.
00:49:05Et j'ai un gros rappeur à Bercy, également, 20 000 personnes.
00:49:09Donc, en gros, j'ai 150 000 spectateurs, personnes,
00:49:13qui sont un peu dans un état festif, qui vont...
00:49:16Et merci, Martin Mazur, dans l'oreille.
00:49:18J'ai le Parc des Princes, où le match va être mis sur écran géant
00:49:22avec, donc, potentiellement 45 000 personnes, également, dans le stade.
00:49:25Drôle d'équation.
00:49:26Exactement.
00:49:27Drôle d'équation, à la fois pour les enceintes,
00:49:29y compris lorsqu'elles sont fermées,
00:49:30et tout ce qui se passe autour.
00:49:32Parce qu'on sait qu'aux abords, notamment, des établissements sportifs,
00:49:35c'est là, en général, que se passent les difficultés.
00:49:38Et dans les rues de Paris,
00:49:40et notamment pour tous ceux qui voudront certainement rejoindre l'avenue des Champs-Élysées,
00:49:44comme ça se fait dans la plupart,
00:49:45notamment des exactions que l'on connaît.
00:49:47Donc, ça va mobiliser énormément de personnels
00:49:49qui vont devoir aussi être mobiles,
00:49:51d'où l'intérêt aussi des forces mobiles,
00:49:53notamment les Bravem, par exemple.
00:49:56Est-ce que vous vous posez cette question ?
00:49:58Pourquoi est-ce qu'on veut, à tout prix,
00:49:59organiser des célébrations et des parades,
00:50:01alors que, la vérité, c'est qu'on n'est pas capable de les gérer ?
00:50:04On n'est pas capable d'éviter les débordements ?
00:50:07Pourquoi est-ce qu'on s'inflige ?
00:50:08Pourquoi est-ce qu'on s'inflige ces célébrations,
00:50:11alors que c'est ingérable,
00:50:13et que la France n'est plus capable d'avoir des moments festifs ?
00:50:16C'est une décision purement politique et non pas professionnelle ?
00:50:19Est-ce que vous, vous voulez poser cette question ?
00:50:21J'ai envie d'avoir votre sentiment.
00:50:23Vous savez, les policiers,
00:50:24quand on leur supprime le repos,
00:50:25quand ils prennent des mortiers,
00:50:27quand ils sont blessés,
00:50:29quand en plus, lorsqu'ils font leur boulot,
00:50:32ils sont accusés, notamment de tous les maux de la terre,
00:50:34parce que c'est ça aussi la finalité,
00:50:36c'est que quand on intervient,
00:50:37et qu'on nous donne l'ordre d'intervenir,
00:50:39parce que dans le cadre du service d'ordre
00:50:41ou du maintien de l'ordre,
00:50:42c'est comme ça que ça se passe.
00:50:42On n'est pas tout seul à agir
00:50:45sans avoir une autorité hiérarchique
00:50:47et une décision,
00:50:48que ce soit la préfecture de police
00:50:49ou le cabinet du ministère de l'Intérieur.
00:50:51Je n'ai pas eu votre réponse.
00:50:53Est-ce qu'il faut les organiser,
00:50:54ces événements festifs ?
00:50:55Est-ce que vous ne dites pas
00:50:56qu'on fait ça en vain,
00:50:57il faut arrêter ces célébrations,
00:50:59on n'est plus capable de les gérer ?
00:51:01Vraiment un sentiment personnel.
00:51:02Je sais que c'est difficile dans votre position.
00:51:04Ce n'est pas ça,
00:51:05c'est que quand on commence à faire des reculades,
00:51:07après, vous allez arrêter quoi ?
00:51:08Vous allez tout arrêter, finalement.
00:51:10Puisqu'aujourd'hui, on le sait,
00:51:11les événements sportifs,
00:51:13les événements culturels,
00:51:14tous les événements sont sujets à caution.
00:51:16Il y a des endroits où c'est possible,
00:51:17on l'a vu à l'Anse ce week-end,
00:51:18et il y a des endroits où ça ne l'est pas.
00:51:19Il y a un moment,
00:51:21il y a des retours sur expérience
00:51:23qui peuvent permettre, en effet,
00:51:25de jauger, de se dire, d'anticiper.
00:51:27Là, on ne va pas le faire,
00:51:27mais là-bas, on va le faire.
00:51:28J'ai peut-être une idée,
00:51:29c'est que si on fait preuve
00:51:30d'un peu de fermeté,
00:51:32j'ai envie de dire,
00:51:32essayons de la fermeté.
00:51:33C'est-à-dire que lorsqu'on interpelle
00:51:36des individus, par exemple,
00:51:39on leur prononce, notamment,
00:51:40des peines complémentaires,
00:51:42d'indéxion,
00:51:44de participer à des rassaulements,
00:51:45des manifestations.
00:51:46C'était un article qui avait été proposé
00:51:47dans le cadre de la loi Sécurité Globale
00:51:49et qui a été écarté.
00:51:50Eh bien, ça, c'est une grave erreur.
00:51:51Parce qu'au-delà de l'aspect
00:51:53du prononcé judiciaire,
00:51:54on aurait pu avoir un outil administratif
00:51:56qui nous serve, nous, sur le terrain.
00:51:58Alors, Johan, je sais que vous voulez
00:51:59absolument prendre la parole
00:51:59et vous allez la prendre.
00:52:00C'est juste que ce que relève
00:52:02Stanislas Gaudon est très intéressant
00:52:03et Mathieu Devez est spécifiquement là,
00:52:05justement, je lui ai demandé
00:52:06de nous donner les informations
00:52:08des conséquences de la demi-finale.
00:52:10Il y a eu X personnes,
00:52:12X nombre de personnes en garde à vue
00:52:13après la demi-finale.
00:52:1595 à Paris.
00:52:16Merci de me rappeler le chiffre.
00:52:17J'aimerais savoir, grâce à vous,
00:52:19combien ont été sanctionnés
00:52:21et à quelle hauteur.
00:52:22Est-ce qu'on a dissuadé les gens
00:52:24ou est-ce qu'on leur a donné
00:52:25un carton d'invitation
00:52:26pour samedi soir ?
00:52:27Alors, très intéressant.
00:52:28Déjà, parmi ces 95 personnes,
00:52:30on a 86 majeurs et 9 mineurs.
00:52:32Plus de la moitié, Julien,
00:52:33ont été relâchés.
00:52:35Plus de la moitié,
00:52:36car 57 classements sans suite.
00:52:38Souvent, les enquêteurs,
00:52:40selon nos informations,
00:52:40ont la même difficulté
00:52:41à identifier les auteurs des violences.
00:52:43Oui, on arrive à les interpeller,
00:52:45les placer en garde à vue.
00:52:45Mais ensuite,
00:52:46quelle suite judiciaire,
00:52:47visage dissimulé,
00:52:48mouvement de foule.
00:52:49Il est en effet compliqué
00:52:51d'établir avec certitude
00:52:52qui a lancé des projectiles
00:52:54contre les forces de l'ordre,
00:52:55participer au pillage
00:52:56ou dégrader des commerces.
00:52:58On l'a vu sur les images en boucle.
00:53:0025 personnes ont quand même
00:53:01été présentées à la justice.
00:53:034 comparutions immédiates.
00:53:044 comparutions immédiates.
00:53:06On y était.
00:53:06C'est news.
00:53:07Et aucune peine de prison.
00:53:09On va regarder ça.
00:53:09Regardez un jeune homme de 19 ans.
00:53:11Lui, il a été condamné
00:53:12à 10 mois de sursis
00:53:14pour avoir tiré
00:53:14un mortier d'artifice
00:53:15en plein visage policier.
00:53:17Un contrôle judiciaire.
00:53:18Un autre.
00:53:20Exactement.
00:53:20Un autre.
00:53:2119 ans également soupçonné
00:53:23d'avoir jeté une bouteille de verre
00:53:25sur des policiers.
00:53:26Procès renvoyé au 22 juin.
00:53:28Pas de détention provisoire.
00:53:29Donc, il pourrait très bien
00:53:30être présent.
00:53:32Être présent d'ici quelques jours.
00:53:33Mais une obligation.
00:53:34Attention de pointer
00:53:35une fois par semaine
00:53:36au commissariat.
00:53:37Les deux autres
00:53:38comparutions immédiates
00:53:39devront suivre des stages
00:53:40de citoyenneté
00:53:41après avoir été interpellés
00:53:42avec une arme blanche
00:53:43et un taser.
00:53:44C'est très bien, Yohan.
00:53:44On prend les mêmes
00:53:45et on recommence.
00:53:46Et Stanislas Godon,
00:53:47c'est QFD.
00:53:49Juste pour vous faire une anecdote.
00:53:51On avait demandé
00:53:52un observatoire
00:53:52de la réponse pénale.
00:53:53Il a été publié
00:53:54une seule année
00:53:55en 2021.
00:53:56Et pour cause,
00:53:57parce que nous,
00:53:57on avait fait l'analyse,
00:53:58lorsque vous agressez
00:53:59un policier,
00:54:00vous avez une chance sur dix
00:54:01d'aller en prison.
00:54:02Voilà, c'est ça, en fait,
00:54:02le résultat des décisions.
00:54:04Et c'est pour ça
00:54:05que nous, on demande
00:54:05à ce qu'il y ait
00:54:06un état des lieux
00:54:07et de la transparence
00:54:08avec cet observatoire.
00:54:09Alors, c'est important
00:54:09parce que moi,
00:54:10je suis là aussi
00:54:11pour modérer
00:54:11et pour que tout soit factuel.
00:54:14Quel est ce chiffre ?
00:54:14Une chance sur dix
00:54:15d'aller en prison
00:54:16quand on agresse un policier.
00:54:17Quand on agresse un policier,
00:54:17ça sort d'où ce chiffre ?
00:54:18Il sort de l'observatoire
00:54:19de la réponse pénale
00:54:20et basé sur les chiffres
00:54:21de Cassiopée,
00:54:22donc du ministère de la Justice.
00:54:23Ok, mais je voulais juste
00:54:25un petit peu sacraliser
00:54:26ce chiffre
00:54:27pour pas qu'on soit mis
00:54:28en difficulté.
00:54:30Et merci Stanislas
00:54:31d'avoir précisé.
00:54:32Yohan.
00:54:32Vous avez posé
00:54:33une question intéressante
00:54:34tout à l'heure.
00:54:35Vous avez dit
00:54:38qu'on s'inflige encore
00:54:38ce genre de célébration ?
00:54:40Moi, je crois que c'est
00:54:41la question opposée
00:54:42qu'il faut se poser.
00:54:44Pourquoi est-ce qu'on s'inflige
00:54:45l'annulation
00:54:46de ce genre de célébration ?
00:54:47Qu'est-ce qui nous fait
00:54:48collectivement accepter
00:54:50le fait que quelques centaines
00:54:51ou quelques milliers
00:54:52de racailles
00:54:53nous conduisent
00:54:54à annuler
00:54:54les célébrations
00:54:56que tout le monde souhaiterait
00:54:57et qui étaient possibles
00:54:58il y a encore peu ?
00:54:59La résignation
00:55:00et l'impulgence.
00:55:01Donc, nous avons décidé
00:55:02collectivement
00:55:02de céder à ces racailles
00:55:04qui ne permettent pas
00:55:05la célébration
00:55:06d'une éventuelle victoire
00:55:08du PSG
00:55:08sur les Champs-Elysées.
00:55:10Nous avons accepté
00:55:11le fait que quelques centaines
00:55:12ou quelques milliers
00:55:12de racailles
00:55:13nous contraignent
00:55:14à annuler
00:55:15le concert du Nouvel An.
00:55:16Quand même, rien que ça,
00:55:17le concert du Nouvel An
00:55:18a été annulé
00:55:19le 31 décembre dernier.
00:55:21Il n'a pas pu se tenir
00:55:22en direct
00:55:22le 31 décembre
00:55:23parce que la préfecture,
00:55:25le ministre de l'Intérieur,
00:55:26avait peur de débordement.
00:55:27Donc, c'est quoi la suite ?
00:55:29En fait, on va annuler
00:55:29bientôt, dans quelques années,
00:55:31on ne pourra plus assurer
00:55:32le feu d'artifice
00:55:33en plein cœur de Paris
00:55:34pour le 14 juillet.
00:55:35On va aller jusque-là ?
00:55:36On en sera où dans 5 ans ?
00:55:37On en sera où dans 10 ans ?
00:55:39Donc, pardon,
00:55:39mais il faut prendre
00:55:40des mesures radicales
00:55:42pour que ce pays
00:55:42retrouve la paix
00:55:44et la sérénité
00:55:44auxquelles il a droit
00:55:45et auxquelles des millions
00:55:46de Français aspirent.
00:55:47Pour cela, évidemment,
00:55:49il faut, comme l'a dit Stanislas,
00:55:51une justice exemplaire
00:55:52et extrêmement sévère.
00:55:54Et il faudra faire voter
00:55:55des peines planchées.
00:55:56On y viendra
00:55:56parce que celui
00:55:57qui sera élu
00:55:58dans un an
00:55:58ou dans 6 ans
00:55:59sera contraint
00:56:00de prendre ces mesures-là.
00:56:01Et il faut évidemment,
00:56:03comme l'a dit
00:56:03le ministre de la Justice,
00:56:05le garde des Sceaux,
00:56:06un moratoire
00:56:07sur l'immigration
00:56:08pour que nous puissions
00:56:09régler déjà
00:56:10les problèmes
00:56:10qui sont sur notre sol
00:56:11avant éventuellement
00:56:12d'en importer de nouveau.
00:56:14Bon, je ne suis pas
00:56:15persuadé que ce soit
00:56:16exactement le sujet.
00:56:18Je n'ai pas les cartes
00:56:19d'identité
00:56:19des 95 gardes à la vue.
00:56:21Je crois que l'immigration
00:56:22a joué un rôle important
00:56:23dans ce que nous connaissons
00:56:24aujourd'hui.
00:56:24C'est une partie.
00:56:25Là où je vous suis,
00:56:26c'est en effet
00:56:27ce renoncement
00:56:27et je pense qu'on aurait
00:56:29pu ajouter
00:56:29la mairie de Paris
00:56:30qui s'interdit
00:56:31de mettre des fanzones
00:56:32ou de mettre
00:56:32des écrans géants
00:56:33là où je me souviens
00:56:34qu'il y a 20-25 ans
00:56:36les grandes compétitions
00:56:37sportives,
00:56:38Coupe du Monde,
00:56:38Euro,
00:56:40sur la place
00:56:40d'Hôtel de Ville
00:56:41on avait des écrans géants
00:56:42et on pouvait regarder
00:56:43ces matchs
00:56:43dans un esprit
00:56:44très festif.
00:56:45On va écouter
00:56:46la ministre des Sports
00:56:47et je viens de ce côté
00:56:47de la table.
00:56:48La ministre des Sports
00:56:48qui a réagi
00:56:49pour ce week-end.
00:56:50Je crois qu'il faut
00:56:51absolument que nous soyons
00:56:52en capacité d'organiser
00:56:53les choses du mieux possible
00:56:54tirant les conséquences
00:56:55de ce qui s'est passé
00:56:56l'année dernière
00:56:56parce que le foot
00:56:57doit rester une fête
00:56:58et il y a des supporters
00:56:59mais des hooligans
00:57:00ou des casseurs
00:57:01qui sont là.
00:57:02Il ne faut pas mélanger
00:57:02les deux,
00:57:03il y a des gens
00:57:03qui sont vraiment là
00:57:03pour fêter le football
00:57:05et je crois que c'est
00:57:05une fête qui doit être populaire
00:57:06au moment où on prépare
00:57:07la Coupe du Monde
00:57:08vous l'avez rappelé justement.
00:57:08Vous distinguez
00:57:09supporters de hooligans
00:57:09désormais ?
00:57:10Ah oui absolument,
00:57:11absolument,
00:57:12tout à fait,
00:57:12il faut vraiment faire attention
00:57:13et puis en plus
00:57:14vous avez en dehors de ça
00:57:15aussi des casseurs
00:57:16qui se mettent dans les cortèges
00:57:17ou qui se mettent
00:57:18dans les fêtes populaires
00:57:18pour pouvoir commettre
00:57:20des méfaits.
00:57:20Jean-Claude Dessier,
00:57:21je rappelle que vous connaissez
00:57:22bien le milieu du football,
00:57:23que vous avez été
00:57:24à votre époque
00:57:25président de l'Olympique
00:57:26de Marseille,
00:57:27mais oui mais vous avez été
00:57:27président de l'OM,
00:57:28il faut le rappeler,
00:57:29il y a des gens
00:57:29qui ne le savent peut-être pas.
00:57:30Est-ce qu'il y a un pays
00:57:31dans le monde
00:57:32où vous avez souvenir
00:57:33d'avoir vu des scènes
00:57:34comme celle d'il y a 15 jours
00:57:36après le PSG Bayern ?
00:57:38Pourquoi ça n'arrive
00:57:39qu'en France ?
00:57:39que ça n'a pas existé ailleurs
00:57:40mais on en a quand même
00:57:42une triste.
00:57:43Après des victoires,
00:57:44après des victoires.
00:57:45Cher ami,
00:57:45on a tout dit
00:57:46autour de cette table,
00:57:48Mathieu,
00:57:48c'est Mathieu,
00:57:49c'est parfaitement.
00:57:49Oui c'est Mathieu.
00:57:50Exactement Jean-Claude.
00:57:50Moi j'ai des problèmes
00:57:51avec les prénoms.
00:57:52C'est Mathieu.
00:57:52On a tout dit
00:57:53en expliquant,
00:57:55je ne peux même pas
00:57:56le reprocher au juge
00:57:57puisqu'il s'agit
00:57:58de démontrer
00:57:59la culpabilité réelle
00:58:01du manifestant,
00:58:02c'est-à-dire
00:58:03jet de pierre,
00:58:06jet de bouteille,
00:58:08mortier d'artifice,
00:58:09j'en passe
00:58:09et des meilleurs.
00:58:10Sinon vous avez
00:58:13quelques condamnations
00:58:14de pure forme
00:58:15qui en réalité
00:58:16ne mènent à rien.
00:58:17Donc un,
00:58:18il faut rétablir,
00:58:19changer la loi,
00:58:20rétablir la responsabilité
00:58:22collective,
00:58:23c'est-à-dire que
00:58:24quand vous participez
00:58:25à une manifestation
00:58:26violente
00:58:27et que vous êtes
00:58:27attrapé par la police,
00:58:29tant pis pour vous,
00:58:29que vous ayez fait ou pas,
00:58:31c'est la loi anti-casseur.
00:58:32On peut l'appeler autrement
00:58:33si on ne veut pas provoquer,
00:58:34etc.
00:58:35Et puis deux,
00:58:36il va falloir quand même
00:58:37que les juges,
00:58:38mais une fois que la loi
00:58:39sera changée
00:58:40et on peut espérer
00:58:41que sur le simple fait
00:58:43d'avoir participé
00:58:44à une manifestation
00:58:46violente
00:58:46qui se sera mal terminée,
00:58:48eh bien les condamnations
00:58:49soient lourdes.
00:58:51Attendez le conseil constitutionnel,
00:58:52le conseil d'Etat
00:58:53pour sanctionner
00:58:54C'est pour ça qu'il va falloir
00:58:56changer beaucoup de choses
00:58:57si l'on veut
00:58:57en 2027.
00:58:59J'espère qu'on en sera capable.
00:59:00J'en suis pas tout à fait sûr.
00:59:01Stanislas Godon,
00:59:02j'ai pensé à une chose également
00:59:04et j'ai presque envie de dire
00:59:05que la réponse est dans la question,
00:59:06mais le résultat du match
00:59:08a-t-il une influence
00:59:09sur les éventuels débordements
00:59:11ou pas ?
00:59:11Je ne crois pas.
00:59:12Que ça gagne ou que ça perde,
00:59:13c'est la même histoire en fait.
00:59:14Et juste pour rappeler une chose
00:59:15quand même,
00:59:16il y a un article en fait
00:59:17qui existe déjà,
00:59:18c'est l'article des attroupements
00:59:19et je ne comprends pas
00:59:20pourquoi ce n'est pas gardé
00:59:21par les parquets
00:59:22puisque lorsqu'on participe
00:59:23à une manifestation
00:59:24qui trouble l'ordre public,
00:59:25ça s'appelle un attroupement
00:59:26et en plus quand on a des mortiers,
00:59:27c'est avec une arme.
00:59:29Alors appliquons-la.
00:59:30Et d'ailleurs,
00:59:31il y a d'autres pays
00:59:32où on peut voir
00:59:32ce genre de débordements,
00:59:34par exemple en Belgique.
00:59:35Le cas qu'évoquait Johan,
00:59:37c'était le cas
00:59:38d'un match de la Cannes,
00:59:39il me semble,
00:59:39de l'Algérie.
00:59:40Il me semble que c'était ça,
00:59:41l'annulation du concert
00:59:43lors du jour de l'an.
00:59:44Et là,
00:59:45comme vous l'avez très bien dit,
00:59:46monsieur,
00:59:46qu'il y ait une victoire
00:59:46ou qu'il y ait une défaite,
00:59:48on a le même type
00:59:49de débordements.
00:59:52Les paroles de la ministre
00:59:53sont intéressantes
00:59:54parce qu'on sent
00:59:55qu'elle prend,
00:59:55des pincettes.
00:59:57Par exemple,
00:59:57si on prend la question
00:59:58du sport
00:59:59et là du foot en particulier,
01:00:00prenez le déferlement
01:00:02qu'on avait connu
01:00:03sur les Champs-Elysées
01:00:04en 1998.
01:00:05Déjà la différence
01:00:06en 2022
01:00:07où il y avait déjà
01:00:07plus de mesures
01:00:08de protection.
01:00:09Il faut peut-être mentionner
01:00:10aussi que le public
01:00:11du foot a changé
01:00:12aussi d'année en année.
01:00:14Il est peut-être
01:00:14un poil plus jeune
01:00:15mais c'est quand même
01:00:17un impé...
01:00:18Mettez une victoire
01:00:19en Coupe du Monde
01:00:20de l'État.
01:00:21Mais moi,
01:00:21je vais vous dire,
01:00:21je pense que les jeunes
01:00:24qui sont allés
01:00:25saccagés Paris
01:00:26ne connaissent rien
01:00:27au foot,
01:00:27n'ont pas vu le match
01:00:28et ne s'y intéressent pas.
01:00:29Ce ne sont pas
01:00:30des supporters de foot
01:00:31parce que déjà
01:00:31ils étaient prêts
01:00:32même avant la fin du match
01:00:33pour mettre le bazar
01:00:34dans les rues de la ville.
01:00:36C'est pour ça que
01:00:36le lien évidemment
01:00:37qu'il est établi
01:00:38avec le football
01:00:39parce que c'est en marge
01:00:41d'un événement
01:00:41de football.
01:00:43Mais ils n'ont rien
01:00:44à voir avec le football
01:00:44ces gens-là.
01:00:45Ça ne les intéresse pas.
01:00:46Ils n'ont pas vu le match.
01:00:47Julien,
01:00:47vous avez tout à fait raison
01:00:48mais quand on mentionne
01:00:49la porosité avec le public
01:00:51des concerts de rap
01:00:52qu'il va y avoir
01:00:53au même jour.
01:00:54C'est bien qu'il y a
01:00:55des porosités.
01:00:55Je ne parlais pas de porosité.
01:00:56Moi je parlais juste
01:00:56que vous êtes dans un
01:00:58samedi soir
01:00:58à très très forte
01:01:00mobilisation policière
01:01:01parce qu'il y a
01:01:01des événements,
01:01:02concerts, spectacles
01:01:03et donc cette finale
01:01:05qui sont concomitants.
01:01:07Je ne faisais pas
01:01:08forcément de porosité.
01:01:09Je parlais vraiment
01:01:09de l'emploi
01:01:13du dispositif policier
01:01:14que ça doit engranger.
01:01:16Bien sûr,
01:01:17il n'y a pas un maillot
01:01:17de jeu de foot
01:01:18sur les images.
01:01:18Vous pouvez aller le chercher.
01:01:19Ils n'en ont rien à faire
01:01:20du PSG.
01:01:20Mais d'ailleurs le problème
01:01:21c'est que ce ne sont plus
01:01:23des manifestations populaires.
01:01:25Les familles désertent
01:01:26les endroits
01:01:26parce qu'il y a un risque
01:01:28malheureusement.
01:01:28Ça c'est quelque chose
01:01:29quand même à notifier.
01:01:30Moi l'année dernière
01:01:31je n'habitais pas très loin
01:01:32du Trocadéro.
01:01:32J'étais allé.
01:01:33Je suis supporter du PSG.
01:01:34J'étais allé.
01:01:35J'ai vu comment ça évoluait
01:01:36de l'intérieur.
01:01:37Comme vous le dites très bien
01:01:38il y a une partie,
01:01:39une grosse partie
01:01:39il faut le dire
01:01:40de supporters.
01:01:41D'un coup
01:01:42on a un affrontement
01:01:43parce que des casseurs
01:01:44se sont mis dedans.
01:01:45C'est ça.
01:01:46Pour eux,
01:01:46alors est-ce qu'ils sont supporters
01:01:47ou non ?
01:01:48C'est une autre question.
01:01:48Et après vous avez
01:01:49tout de suite
01:01:50un effet de foule
01:01:51qui fait que ça gonfle
01:01:52et que tout de suite
01:01:53ça part en violence.
01:01:54Mais par contre
01:01:54on voit ces éléments
01:01:56venir petit à petit.
01:01:57Ils sont souvent camouflés
01:01:58dès le départ d'ailleurs.
01:01:59Et après vous avez
01:02:00un phénomène d'entraînement.
01:02:01C'est la psychologie des foules.
01:02:02Ça a été maintes fois
01:02:03décrit par les sociologues.
01:02:04Là vous avez
01:02:05tous les phénomènes
01:02:05d'entraînement
01:02:07et notamment de confrontation
01:02:08avec la police.
01:02:09Stanislas Godon.
01:02:10Et puis nous
01:02:10on aimerait bien aussi
01:02:11que la parole du policier
01:02:12ne soit pas constamment
01:02:14remise en cause.
01:02:15Parce que quand on procède
01:02:16à des interpellations
01:02:17dans des mouvements de foule
01:02:17ou dans des attropements
01:02:19notamment
01:02:19d'abord on désigne
01:02:20des personnes
01:02:21et qu'on ne va pas
01:02:22interpeller n'importe qui.
01:02:23Et il y a une personne
01:02:24qui est désignée
01:02:24parce qu'elle a commis
01:02:25des méfaits
01:02:26jeter une bouteille
01:02:27sur les forces de l'ordre
01:02:28tirer au mortier
01:02:29il y a tout un tas de raisons.
01:02:30Donc à chaque fois
01:02:31il faut se justifier
01:02:33deux fois plus
01:02:33sur une interpellation
01:02:35alors que les policiers
01:02:36ont bien vu
01:02:37ce qui se passait
01:02:38sur le terrain.
01:02:38Et là aussi
01:02:39c'est une difficulté
01:02:40parce que ça aussi
01:02:40ça affaiblit
01:02:41notamment l'autorité de l'Etat.
01:02:42Je repense
01:02:43je crois que c'est
01:02:43Mathieu Vallée
01:02:44qui a eu ses propos
01:02:45l'eurodéputé Rennes
01:02:46ancien policier
01:02:47qui disait au moment
01:02:48de la demi-finale
01:02:49ou le lendemain
01:02:49de la demi-finale
01:02:50et des débordements
01:02:51et encore
01:02:52c'est ce deux poids deux mesures
01:02:53on parlait des bouches à incendie
01:02:54et des gens qui remplacent
01:02:55qui mettent de l'eau
01:02:56dans leur piscine
01:02:56et qui se prennent
01:02:57des drones
01:02:57et des gendarmes
01:02:58mais là c'est pareil
01:03:00on envoie des centaures
01:03:01dans des champs
01:03:02dans la campagne
01:03:03pour déloger
01:03:03des agriculteurs
01:03:04je veux dire
01:03:05on n'est pas capable
01:03:05d'envoyer un centaure
01:03:06sur le champ de Mars ?
01:03:13quand on voit déjà
01:03:14rappelez-vous
01:03:15certaines manifestations
01:03:16où il y avait
01:03:16des véhicules blindés
01:03:17de la gendarmerie
01:03:18qui avaient été disposés
01:03:19notamment
01:03:19mais quand c'est pour
01:03:20un agriculteur
01:03:21ça chaque personne
01:03:23ça c'est le deux poids deux mesures
01:03:24mais ou le même temps
01:03:25je ne sais pas
01:03:25comment on l'appelle
01:03:26il y a la peur
01:03:27deux poids deux mesures
01:03:27je dirais
01:03:28il y a la peur
01:03:29de l'accident
01:03:29qui déboule sur un phénomène
01:03:31hors de contrôle
01:03:31et là c'est un gérable
01:03:33c'est pour ça
01:03:34que quand tu dis
01:03:35Julien
01:03:36que si
01:03:38on intergredit
01:03:39la manif
01:03:41ça aura lieu quand même
01:03:42pourquoi on n'ouvre pas
01:03:42les champs d'Elysée
01:03:43les incidents auront lieu
01:03:44hélas
01:03:45quand même
01:03:46samedi soir plutôt
01:03:47c'est peut-être
01:03:48ce qui va se passer
01:03:48je ne sais pas
01:03:49il faut les ouvrir selon vous ?
01:03:50non
01:03:51moi je trouve
01:03:52que ce serait une erreur
01:03:53mais tout comme faire
01:03:54des fanzones
01:03:54sur les champs d'Elysée
01:03:55à chaque fois
01:03:55ça s'est mal passé
01:03:56c'est simple
01:03:57il ne faut pas aller
01:03:58conclusion
01:03:59la conclusion
01:04:00c'est une question
01:04:00et il faudra
01:04:02collectivement
01:04:02on se pose cette question
01:04:03et que les responsables
01:04:04politiques se posent
01:04:05cette question
01:04:06combien y a-t-il
01:04:06de personnes sur notre sol
01:04:08qui détestent la France
01:04:09et qu'est-ce qu'on en fait
01:04:09c'est ça la question
01:04:10pardon
01:04:11mais tant qu'on ne se la posera pas
01:04:12on aura à subir
01:04:13ce genre de choses
01:04:14et pire
01:04:14je vais vous dire pire
01:04:15profitons bien
01:04:16de ce qui se passe
01:04:16en ce moment
01:04:17parce que ce qui va se passer
01:04:18dans les années à venir
01:04:19ce sera largement pire
01:04:20encore une fois
01:04:21si on refuse collectivement
01:04:22de se poser cette question-là
01:04:24j'ai tout mal à vous donner tort
01:04:24parce qu'on peut se dire
01:04:25dans un premier temps
01:04:26on peut faire une première lecture
01:04:27et se dire qu'il y a
01:04:28300 abrutis
01:04:29qui gênent un petit peu
01:04:30le nombre de personnes
01:04:31qui détestent notre pays
01:04:32mais je vais dans votre sens
01:04:33multiplier ça
01:04:34par les territoires perdus
01:04:36ajouter le désastre
01:04:37de l'éducation nationale
01:04:38et vous commencez
01:04:39à avoir un petit vertige
01:04:40qui se dessine
01:04:43exactement
01:04:43non moi je suis tout à fait d'accord
01:04:45il ne faut absolument pas
01:04:46sous-estimer ce phénomène
01:04:47et d'ailleurs là on sait
01:04:48qu'on va rentrer dans une année
01:04:49jusqu'en 2027
01:04:50qui va être sous haute tension
01:04:51et ce genre de débordement
01:04:53parce qu'il y a quand même
01:04:54un inconnu aussi
01:04:55c'est une partie des forces
01:04:56de l'extrême gauche
01:04:57parfois qui peuvent aussi arriver
01:04:58quelque chose
01:04:59à absolument pas sous-estimer
01:05:00et bien merci pour cette perche tendue
01:05:01Rodolphe Karte
01:05:02parce qu'on va marquer une pause
01:05:03et on va se poser cette question
01:05:05le RN ou la Nouvelle-France
01:05:07est-ce que c'est le clivage
01:05:08vers lequel nous nous dirigeons
01:05:10pour 2027
01:05:12vous allez entendre
01:05:14Jean-Luc Mélenchon
01:05:16Marine Le Pen
01:05:17et Mathilde Panot
01:05:18le duel est parfaitement installé
01:05:21à tout de suite
01:05:25il est quasiment 16h30
01:05:27la suite de 120 minutes
01:05:28merci de nous rejoindre en direct
01:05:29sur CNews
01:05:30les grands titres de l'actualité
01:05:31d'abord Sandra Chiambo
01:05:32et on démarre avec un point
01:05:34sur la météo
01:05:35la vigilance orange
01:05:36canicule
01:05:37qui concernait
01:05:379 départements
01:05:38de l'ouest de la France
01:05:39cet après-midi
01:05:40a été étendue
01:05:41par Météo France
01:05:42et concernera
01:05:4313 localités
01:05:44toujours à l'ouest
01:05:45ce mercredi
01:05:46le thermomètre atteindra
01:05:47notamment les 37 degrés
01:05:48à Bordeaux et Nantes
01:05:49ou encore 34 degrés
01:05:51à Toulouse et Paris
01:05:52à Paris justement
01:05:53Emmanuel Macron
01:05:54a appelé à la mobilisation
01:05:55collective
01:05:56pour rendre le passage
01:05:57à l'électrique naturel
01:05:58et désirable
01:05:59il a évoqué le sujet
01:06:00ce mardi à l'Elysée
01:06:01autour d'une équipe
01:06:02de France
01:06:03de l'électrification
01:06:04dans les secteurs
01:06:05du BTP
01:06:06de l'industrie
01:06:06des transports
01:06:07et de l'énergie
01:06:08le président a souligné
01:06:09les avantages
01:06:10pour le pouvoir d'achat
01:06:11la compétitivité
01:06:12et l'indépendance
01:06:13du pays
01:06:14à l'international
01:06:15un pétrolier
01:06:16a été touché
01:06:16ce mardi
01:06:17par une explosion
01:06:18au large d'Omane
01:06:19l'incident a été présenté
01:06:20comme une déflagration
01:06:21externe
01:06:22sans précision
01:06:23sur son origine
01:06:24l'embarcation a été endommagée
01:06:26mais l'équipage
01:06:26et le navire
01:06:27sont en sécurité
01:06:28bien que le capitaine
01:06:29signale qu'une certaine
01:06:30quantité de fioul de soute
01:06:31s'est déversée
01:06:32dans la mer
01:06:33Merci beaucoup Sandra Tchiambo
01:06:35Jean-Claude vous savez
01:06:36qu'on vous entend
01:06:36pour un VJT
01:06:37Non mais je saluais
01:06:39les efforts du président
01:06:40de la république
01:06:40qui après avoir en effet
01:06:42arrêté la centrale nucléaire 2
01:06:44nous relance
01:06:45une grande politique
01:06:46de l'électrification
01:06:47je salue ce geste
01:06:48Jean-Claude Dacier
01:06:49toujours parmi nous
01:06:50jusqu'à 17h
01:06:51Inattendu
01:06:51Rodolphe Karte
01:06:52Stanislas Godon
01:06:53délégué national
01:06:54Alliance Police
01:06:55Johan Huzah
01:06:56et du service politique
01:06:57Parlons-en de la politique
01:06:58Marine Le Pen
01:06:59qui relance à sa façon
01:07:01le duel contre la France insoumise
01:07:03la chef de file du RN
01:07:04que beaucoup imaginent
01:07:06bien sûr
01:07:06que si la justice le permet
01:07:07au second tour
01:07:08de la prochaine présidentielle
01:07:10contre Jean-Luc Mélenchon
01:07:11elle exhume une vidéo
01:07:13on verra le tweet
01:07:13dans un instant les amis
01:07:14elle exhume une vidéo
01:07:15qui date d'environ un an
01:07:17dans laquelle
01:07:17Jean-Luc Mélenchon
01:07:19tient un discours
01:07:20où il est question
01:07:21bien sûr
01:07:22de la nouvelle France
01:07:23elle y dénonce
01:07:24le racisme
01:07:25le communautarisme
01:07:26prôné selon elle
01:07:27par l'extrême gauche
01:07:28rappelez-vous d'abord
01:07:29de cet extrait
01:07:30de Jean-Luc Mélenchon
01:07:31et ensuite on lira
01:07:32ce qu'en dit Marine Le Pen
01:07:34La réalité
01:07:34c'est qu'il y a
01:07:35une nouvelle France
01:07:37et que cette nouvelle France
01:07:39c'est la nôtre
01:07:45La ruralité
01:07:46qu'on nous jette
01:07:47à la figure
01:07:47n'existe pas
01:07:51Elle n'est plus peuplée
01:07:52de paysans
01:07:53comme autrefois
01:07:55Il n'y a plus que 2%
01:07:56de la population du pays
01:07:58qui est paysanne
01:07:59Il y avait 7 millions
01:08:00de paysans
01:08:01en 1945
01:08:02Il en reste
01:08:03à peine 400 000
01:08:04tellement leur situation
01:08:06a été mal gérée
01:08:07par leurs dirigeants
01:08:09et eux ont continué
01:08:10à faire la piétaille
01:08:11qui leur sert
01:08:12qu'on pousse en avant
01:08:13dans les manifs
01:08:14et qui maintenant
01:08:15se trouve démuni
01:08:16de tout
01:08:16La nouvelle ruralité
01:08:18n'est pas non plus
01:08:19composée
01:08:19de ce rêve fou
01:08:21de français de souche
01:08:23qui serait là
01:08:24resté
01:08:25comme sur une île
01:08:26Ce n'est pas vrai
01:08:27La ruralité
01:08:28est brassée
01:08:29et pour ceux
01:08:30qui ne le savent pas
01:08:31arrivent dans la ruralité
01:08:33pour acheter
01:08:34ce qu'on peut y acheter
01:08:35quand on peut
01:08:36y acheter quelque chose
01:08:37parce qu'il se trouve
01:08:38que la crise du logement
01:08:40est la première des crises
01:08:41qui atteint
01:08:42la population
01:08:43de la ruralité
01:08:44et la jeune génération
01:08:45C'est qu'il y a
01:08:47une crise du logement
01:08:48Eh bien
01:08:48ceux qui arrivent
01:08:50sont ceux
01:08:50qui ayant réussi
01:08:52socialement à l'école
01:08:53et réussi socialement
01:08:55d'une manière générale
01:08:56en tout cas
01:08:57assez pour avoir
01:08:583-4 sous
01:08:59pour pouvoir acheter
01:09:00la maison
01:09:00dans ton rêve
01:09:01et y installer
01:09:02sa propre famille
01:09:03Eh bien
01:09:04c'est celle
01:09:04qui arrive
01:09:05des quartiers populaires
01:09:06en ce moment
01:09:07Cessez donc
01:09:08d'imaginer
01:09:10une France du passé
01:09:11qui n'est plus là
01:09:11acceptez celle
01:09:13qui est là
01:09:13et dites-vous bien
01:09:15comme je le dis
01:09:16à chacun des jeunes gens
01:09:18que je croise
01:09:19et dont je sais
01:09:20qu'ils sont nés
01:09:21comme moi
01:09:22au Maghreb
01:09:23ou bien encore ailleurs
01:09:24Cette partie du pays
01:09:26est à nous
01:09:27C'est notre patrie
01:09:28C'est notre pays
01:09:30C'est là que naîtront
01:09:31vos enfants
01:09:32C'est là que naîtront
01:09:33vos petits-enfants
01:09:35Ce pays est à nous tous
01:09:37Voilà pourquoi
01:09:39je parle
01:09:40de la nouvelle France
01:09:43Voilà
01:09:44Donc c'est Marine Le Pen
01:09:45qui a choisi
01:09:46de remontrer cette vidéo
01:09:47qui date du 1er février
01:09:482025
01:09:49Peut-être
01:09:50elle est estimée
01:09:50qu'elle n'avait pas été
01:09:51assez vue
01:09:52On va se demander
01:09:53pourquoi Marine Le Pen
01:09:53choisit de ressortir
01:09:55cette vidéo
01:09:55pour dire
01:09:56contrairement à ce que
01:09:57cherchent à faire gober
01:09:58les cadres LFI
01:09:59sur les plateaux
01:09:59des journalistes complaisants
01:10:00qui font semblant d'y croire
01:10:01la nouvelle France
01:10:02de Jean-Luc Mélenchon
01:10:03n'évoque pas un remplacement
01:10:04générationnel
01:10:05ce concept
01:10:06est bel et bien fondé
01:10:07sur l'origine étrangère
01:10:09et constitue donc
01:10:10la quintessence
01:10:11du racisme
01:10:12et la négation
01:10:14de notre constitution
01:10:15Johan Uzaï
01:10:16commentaire
01:10:17Elle en parle
01:10:18à juste titre
01:10:18parce que c'est un scandale
01:10:19il est évident
01:10:20que la plupart des journalistes
01:10:21notamment ceux du service public
01:10:23ne font pas leur travail
01:10:24le rôle des journalistes
01:10:25c'est de dire précisément
01:10:26quel est le projet
01:10:27de Jean-Luc Mélenchon
01:10:28c'est de dire
01:10:29ce qu'il veut faire
01:10:30de notre pays
01:10:31c'est de dire
01:10:31quels sont ses alliés
01:10:32à aucun moment
01:10:33la plupart des journalistes
01:10:35ne parlent de cela
01:10:36ils sont dans une complaisance
01:10:38vis-à-vis de l'extrême gauche
01:10:39qui évidemment
01:10:40est absolument consternante
01:10:41et scandaleuse
01:10:42mais elle est aussi
01:10:43dangereuse
01:10:44pour notre pays
01:10:44donc Marine Le Pen
01:10:45à juste titre
01:10:46essaie d'alerter
01:10:47comme elle le peut
01:10:48les français
01:10:49parce que
01:10:50ce concept de nouvelle France
01:10:52d'abord s'il y a une nouvelle France
01:10:53comme le dit Jean-Luc Mélenchon
01:10:54c'est qu'il y a une ancienne France
01:10:56bon
01:10:56et donc moi je suis obligé
01:10:58de constater
01:10:58notamment
01:10:59étant donné
01:11:00les sujets
01:11:01que nous venons d'évoquer
01:11:02je suis obligé
01:11:03de constater
01:11:03que dans la nouvelle France
01:11:04de Jean-Luc Mélenchon
01:11:05on ne peut plus sortir
01:11:07le soir tranquillement
01:11:08sans avoir peur
01:11:09d'être agressé
01:11:10dans la nouvelle France
01:11:11de Jean-Luc Mélenchon
01:11:12on ne peut plus
01:11:13déambuler
01:11:13sur les Champs-Elysées
01:11:14pour célébrer
01:11:15la victoire
01:11:16d'une équipe
01:11:17de foot
01:11:18dans la nouvelle France
01:11:19de Jean-Luc Mélenchon
01:11:20on ne peut plus organiser
01:11:21de concert
01:11:22du nouvel an
01:11:22le soir
01:11:23du 31 décembre
01:11:24alors que dans l'ancienne France
01:11:26tout cela était possible
01:11:27dans l'ancienne France
01:11:28puisqu'encore une fois
01:11:29s'il y a une nouvelle France
01:11:30il y a une ancienne France
01:11:31et bien dans l'ancienne France
01:11:32personne ne se posait
01:11:34la question
01:11:34de savoir
01:11:35si lorsque l'on allait sortir
01:11:36on allait être agressé
01:11:38dans l'ancienne France
01:11:39on pouvait organiser
01:11:40des parades gigantesques
01:11:42sur les Champs-Elysées
01:11:43sans qu'il y ait
01:11:44le moindre problème
01:11:45de sécurité
01:11:46donc oui je crois
01:11:47que la nouvelle France
01:11:48prônée par Jean-Luc Mélenchon
01:11:49est un grave problème
01:11:51pour notre pays
01:11:51et qu'il faudra
01:11:52qu'il faudra
01:11:53dans l'année
01:11:53qui nous sépare
01:11:54de l'élection présidentielle
01:11:55avoir un débat là-dessus
01:11:57et savoir précisément
01:11:58ce que veulent les Français
01:11:59mais pour savoir
01:12:00ce que veulent les Français
01:12:01encore faudrait-il
01:12:02qu'ils soient bien informés
01:12:03et que les journalistes
01:12:04encore une fois
01:12:05notamment ceux du service public
01:12:07fassent bien leur travail
01:12:08pour éclairer
01:12:09sur le danger réel
01:12:10pour éclairer
01:12:11sur le danger réel
01:12:12que représente
01:12:13Jean-Luc Mélenchon
01:12:13pour notre pays
01:12:15La Nouvelle France
01:12:16quintessence du racisme
01:12:17les mots sont forts
01:12:20pour Marine Le Pen
01:12:20qui installe
01:12:21un peu plus
01:12:22ce clivage
01:12:23qui sera le clivage
01:12:24de 2027
01:12:26le RN
01:12:27contre la Nouvelle France
01:12:28En tout cas
01:12:29on voit bien
01:12:29à travers ce tweet
01:12:30que le vernis
01:12:31du changement générationnel
01:12:32c'est vrai qu'il se cachait
01:12:33derrière un petit peu
01:12:34cette formule
01:12:34Jean-Luc Mélenchon
01:12:35il disait
01:12:36de toute histoire
01:12:38il y a eu un changement générationnel
01:12:40et le pays a changé
01:12:41sauf que là
01:12:42on voit derrière
01:12:42le vernis
01:12:43ce qui se cache véritablement
01:12:45vous avez dû inviter
01:12:46je pense sur vos plateaux
01:12:47Nicolas Pouvromonti
01:12:48qui a fait son livre
01:12:49sur l'immigration
01:12:49qui montre bien
01:12:50la bascule démographique
01:12:51qu'on est en train de connaître
01:12:53dans notre pays
01:12:54et même en Europe
01:12:55Jean-Luc Mélenchon
01:12:56aurait pu exactement
01:12:57écrire le même livre
01:12:58il faut le rappeler ça
01:12:59Jean-Luc Mélenchon
01:13:00connaît parfaitement
01:13:01l'évolution
01:13:02des courbes démographiques
01:13:04dans les années à venir
01:13:05de la France
01:13:06c'est à partir de là
01:13:07que va partir
01:13:09son concept
01:13:09de Nouvelle-France
01:13:10d'ailleurs
01:13:11il y a aussi
01:13:11cette évocation
01:13:12de ses origines
01:13:13mythifiées
01:13:14maghrébines
01:13:15il l'a rappelé
01:13:16dans ce discours
01:13:16l'année dernière
01:13:17qui sont réelles
01:13:18parce que c'est vrai
01:13:18qu'il est né à Tangier
01:13:19ensuite il est venu en France
01:13:22ça a été notamment
01:13:23un traumatisme
01:13:24cette confrontation
01:13:24aux populations
01:13:25j'ai envie de dire
01:13:26autochtones normandes
01:13:27c'est vrai qu'il est qualifié
01:13:28souvent de cutereux
01:13:29de paysans
01:13:30etc.
01:13:31déjà il prenait une distance
01:13:32pour se dire
01:13:33qu'il n'était plus mélangé
01:13:34mais là-dessus
01:13:35c'est assez cohérent
01:13:36dans la vision de Jean-Luc Mélenchon
01:13:37pour Jean-Luc Mélenchon
01:13:38la France
01:13:39c'est l'Europe
01:13:42méditerranéenne
01:13:42avec de l'autre côté aussi
01:13:44les pays du Maghreb
01:13:45pour lui
01:13:45c'est vraiment
01:13:46quelque chose de cohérent
01:13:47et donc
01:13:47il est en train
01:13:48de construire
01:13:50son logiciel politique
01:13:51sur cette notion
01:13:51de Nouvelle-France
01:13:52et comme l'a très bien dit Johan
01:13:53elle se confronte directement
01:13:55à une ancienne
01:13:56c'est la France blanche
01:13:57c'est la France ranche
01:13:57réactionnaire
01:13:58etc.
01:13:59c'est tout un écosystème
01:14:00autour de Jean-Luc Mélenchon
01:14:01qui va dans cette
01:14:02qui s'insinue
01:14:05dans ce concept
01:14:06et qui en fait
01:14:07son cheval de bataille
01:14:07pour 2027
01:14:09beaucoup plus proche de nous
01:14:10dans le temps
01:14:10Mathilde Panot
01:14:11c'était je crois hier
01:14:12sur le média
01:14:14c'est le média
01:14:15de la France insoumise
01:14:16d'une certaine façon
01:14:17la France blanche
01:14:19et chrétienne
01:14:20n'a
01:14:20jamais existé
01:14:24le fait de ne jamais
01:14:25rien céder
01:14:25à l'extrême droite
01:14:26ça c'est la première chose
01:14:28et la deuxième chose
01:14:29du coup la Nouvelle-France
01:14:29c'est pour ça que pour nous
01:14:30c'est un concept
01:14:31qui est très puissant
01:14:32pourquoi ?
01:14:33parce que vous avez
01:14:33d'un côté l'extrême droite
01:14:34qui fantasme une France
01:14:35qui n'existe pas
01:14:37et n'a jamais existé
01:14:38une France qui serait
01:14:39une France blanche
01:14:40une France chrétienne
01:14:42une France qui serait
01:14:43envahie de je ne sais qui
01:14:45enfin bon bref
01:14:46donc ils sont dans
01:14:47un fantasme complet
01:14:48sur ce qu'est le pays
01:14:50et le concept
01:14:51de la Nouvelle-France
01:14:51c'est tout simplement
01:14:52dire que c'est la France
01:14:53qui assume son peuple
01:14:55dans son entièreté
01:14:57qu'est-ce qu'on répond ?
01:14:58tout ce qui est excessif
01:14:58est un signifiant ?
01:15:00non alors là
01:15:00on est quasiment
01:15:01dans un visionnisme historique
01:15:03et par contre aussi
01:15:05il faut toujours mentionner
01:15:06que lorsqu'on parle
01:15:07de Nouvelle-France
01:15:07on a déjà un train
01:15:08voire deux trains de retard
01:15:09comment peut-elle dire
01:15:10la France blanche
01:15:11et chrétienne
01:15:11n'a jamais existé ?
01:15:12ah mais moi je pense
01:15:13qu'ils sont à l'avant-garde
01:15:14ils se permettent cela
01:15:15parce que justement
01:15:16quelque part
01:15:17on a gobé derrière
01:15:18que la France a toujours été
01:15:19une terre d'immigration
01:15:20ce qui est faux
01:15:21si vous voulez
01:15:22le mensonge quelque part
01:15:23de la Nouvelle-France
01:15:24il s'est nourri
01:15:26de tous ces mensonges historiques
01:15:28l'immigration est une chance
01:15:29la France comme terre d'immigration
01:15:31qui sont des non-réalités historiques
01:15:33il faut le mentionner
01:15:34il faut faire là-dessus
01:15:35de la pédagogie
01:15:36en montrant
01:15:37que les vagues d'immigration
01:15:38comment dire
01:15:40d'ampleur qu'on a connues
01:15:41elles sont d'abord européennes
01:15:42à la fin du XIXe siècle
01:15:43et ensuite
01:15:44oui c'est vrai
01:15:44il y a eu des vagues
01:15:45après la Seconde Guerre mondiale
01:15:47j'ai du mal à comprendre
01:15:47ce que veut dire
01:15:48être français
01:15:49pour l'extrême-groche
01:15:50j'ai l'impression
01:15:50que notre mode de vie
01:15:53notre culture
01:15:54n'est issue finalement
01:15:55d'aucun héritage
01:15:56je n'entends pas du tout
01:16:00ce qu'ils veulent dire par là
01:16:02à savoir
01:16:02d'où venons-nous en fait
01:16:03mais Julien là aussi
01:16:05ils sont d'une cohérence rare
01:16:06pour eux
01:16:07le modèle de la société française
01:16:09c'est le modèle
01:16:09du contrat social
01:16:10tout le monde peut venir
01:16:11tout le monde peut s'agréger
01:16:13à la nation française
01:16:14ça je l'entends
01:16:14mais de nier à ce point-là
01:16:15le passé et l'histoire du pays
01:16:16c'est ça que j'ai du mal à
01:16:17oui mais quand même
01:16:18il nie une réalité historique
01:16:20qui est le droit d'un peuple
01:16:22à être
01:16:23comment dire
01:16:23à se perpétuer sur sa terre
01:16:26à travers des générations
01:16:27de la transmission
01:16:28ça vous retrouvez
01:16:29vraiment une rupture
01:16:30ça a été une rupture
01:16:31de la tabula rasa
01:16:32qu'on avait connue
01:16:33au moment de la révolution française
01:16:34où il fallait créer
01:16:35un nouveau peuple
01:16:36bien sûr
01:16:36et là-dessus
01:16:37vous avez toutes les négations
01:16:39historiques
01:16:39de transmission
01:16:40d'héritage
01:16:40et notamment
01:16:41de dire
01:16:42que le peuple
01:16:43blanc
01:16:44historique
01:16:44les chrétiens
01:16:45n'a jamais existé
01:16:45il y a une lecture
01:16:45très américaine
01:16:46très woke
01:16:47vous imaginez quand même
01:16:48l'aplomb qu'il faut
01:16:49parce qu'ils sont persuadés
01:16:50de cela
01:16:50et ils le disent
01:16:51avec un aplomb
01:16:52on veut fracturer
01:16:53scinder totalement
01:16:54la société
01:16:54il y a aussi une difficulté
01:16:56permettez-moi
01:16:56avec la France insoumise
01:16:57c'est que vous ne savez
01:16:58jamais s'ils disent cela
01:17:00parce qu'ils ont
01:17:01une instruction très limitée
01:17:02des capacités intellectuelles
01:17:04qui sont parfois faibles
01:17:05je rappelle quand même
01:17:06que Sébastien Delogu
01:17:07parvient difficilement à lire
01:17:08comme un élève de CE1
01:17:09et que Mathilde Panot
01:17:11non pardon
01:17:11je ne suis pas sûr
01:17:13qu'on soit productif
01:17:13à dire ces choses-là
01:17:14là on parle de Jean-Luc Mélenchon
01:17:16qui a priori
01:17:17non on parle de Mathilde Panot
01:17:18permettez
01:17:18c'est très important
01:17:19parce que Mathilde Panot
01:17:20après avoir parlé
01:17:21pendant des années
01:17:22de la Palestine
01:17:22et d'Israël
01:17:23était incapable
01:17:24de placer le fleuve Jourdain
01:17:25sur une carte
01:17:26ça veut dire quelque chose
01:17:28quand même
01:17:28donc vous ne savez jamais
01:17:29s'ils disent cela
01:17:30parce que leur instruction
01:17:31est très limitée
01:17:32ou si c'est une provocation
01:17:33parfois
01:17:34c'est un manque d'instruction
01:17:36parfois c'est une provocation
01:17:37il se trouve que le conceptualisateur
01:17:40en chef
01:17:40est loin d'être un imbécile
01:17:42je pense là
01:17:42qu'il s'agit
01:17:43d'une provocation
01:17:44ce en quoi ça pose
01:17:46un énorme problème
01:17:46parce que la France
01:17:47est dans une telle situation
01:17:49la situation de notre pays
01:17:50est dramatique
01:17:51à bien des égards
01:17:52le pays est fracturé
01:17:54comme il ne l'a jamais été
01:17:55donc nous aurions besoin
01:17:56durant cette année
01:17:57de campagne électorale
01:17:58d'avoir des débats démocratiques
01:18:00des débats républicains
01:18:02extrêmement sérieux
01:18:03d'aller en profondeur
01:18:04des sujets
01:18:05il est évident
01:18:06que nous ne pourrons pas le faire
01:18:07que les candidats
01:18:07ne pourront pas le faire
01:18:08avec la France insoumise
01:18:10or ces débats
01:18:10sont vitaux pour notre pays
01:18:12il appartient donc
01:18:13au parti socialiste
01:18:14d'aller récupérer
01:18:15les électeurs
01:18:16qui se sont égarés
01:18:17du côté de la France insoumise
01:18:19pour que
01:18:20pardon
01:18:20pour que ce pays
01:18:22retrouve un débat démocratique
01:18:23et un débat républicain
01:18:24dont il a bien besoin
01:18:26vous allez voir
01:18:27vous allez voir
01:18:28que le dernier sondage
01:18:28ne va pas du tout
01:18:29dans ce sens là
01:18:30puisque Jean-Luc Mélenchon
01:18:32gratte des points
01:18:33alors Stanislas
01:18:33qui voulait intervenir
01:18:34et on va s'intéresser
01:18:35à ce sondage
01:18:36qui donne raison
01:18:38à la France insoumise
01:18:39à gauche en tout cas
01:18:40au delà du débat politique
01:18:42juste une petite réalité
01:18:43un quart des détenus
01:18:45dans les prisons françaises
01:18:46sont de nationalité étrangère
01:18:47nationalité étrangère
01:18:49je dis bien
01:18:49et pas d'origine
01:18:50donc ça c'est un fait établi
01:18:52donc le lien entre l'immigration
01:18:53notamment et la délinquance
01:18:54est devant nous
01:18:55et il va falloir aussi
01:18:56traiter ce sujet là
01:18:57nous regrettons
01:18:58parce que c'est pas
01:18:59le programme de la France insoumise
01:19:00qui va nous faire
01:19:02vraiment plaisir
01:19:02nous aux policiers
01:19:03parce qu'ils veulent désarmer
01:19:04la police
01:19:04ils veulent supprimer
01:19:06les bacs
01:19:07enfin ils ont tout un programme
01:19:08pour refaire du fond
01:19:10du taux de la cave au plafond
01:19:12je crois
01:19:13l'ensemble de la police nationale
01:19:14bon j'espère qu'il y aura
01:19:16d'autres arguments
01:19:17et d'autres propositions
01:19:18un peu plus intéressantes
01:19:18par rapport à tous les candidats
01:19:20à la présidentielle
01:19:21parce que nous
01:19:22au milieu du guet
01:19:23on a bien besoin aussi d'aide
01:19:24et notamment de légiférer
01:19:25pour qu'on puisse avancer
01:19:26sur les sujets régaliens
01:19:27l'extrême droite
01:19:28fantasme une France
01:19:29qui n'a jamais existé
01:19:30une France qui serait
01:19:32une France blanche
01:19:32et une France chrétienne
01:19:33c'est la phrase du jour
01:19:34signée Mathilde Panot
01:19:37beaucoup d'enseignements
01:19:38à tirer de ce nouveau sondage
01:19:39au DOXA
01:19:39pour Public Sénat
01:19:40et la presse régionale
01:19:41l'ancien premier ministre
01:19:42Edouard Philippe
01:19:43dégringole
01:19:44il décroche fortement
01:19:46et est rattrapé
01:19:47désormais donc
01:19:48par Jean-Luc Mélenchon
01:19:50qu'on se le dise
01:19:51Johan Uzaï
01:19:52Jean-Luc Mélenchon
01:19:53dans cette photographie
01:19:55instantanée
01:19:56à un an de la présidentielle
01:19:58est à un point
01:19:59du deuxième tour
01:19:59de la présidentielle
01:20:00oui non mais attendez
01:20:01Jean-Luc Mélenchon
01:20:02est un candidat
01:20:03on croise quasiment
01:20:04les courbes
01:20:04avec la marge d'erreur
01:20:05non mais Jean-Luc Mélenchon
01:20:06est un candidat
01:20:06tout à fait sérieux
01:20:07qui a un socle électoral
01:20:09en réalité
01:20:09Jean-Luc Mélenchon
01:20:10est le seul candidat
01:20:11avec le Rassemblement National
01:20:12à avoir un socle électoral
01:20:14solide
01:20:15voilà pourquoi
01:20:15Jean-Luc Mélenchon
01:20:16est un candidat sérieux
01:20:18et un candidat crédible
01:20:19auprès de son électorat
01:20:20il a un socle électoral
01:20:22ce qui n'est ni le cadre
01:20:23Raphaël Luxemann
01:20:24ni le cadre d'Edouard Philippe
01:20:25qui est effectivement
01:20:26assez haut dans les sondages
01:20:27en ce moment
01:20:28mais j'ai toujours pensé moi
01:20:29que tous ceux
01:20:30qui auraient approché
01:20:31de près ou de loin
01:20:32Emmanuel Macron
01:20:33durant ses dix ans
01:20:34passés à l'Elysée
01:20:35seraient durement sanctionnés
01:20:37par les électeurs
01:20:37je crois qu'Emmanuel Macron
01:20:39est devenu radioactif
01:20:40donc je n'imagine pas
01:20:41Edouard Philippe
01:20:42au second tour
01:20:43je peux me tromper
01:20:44mais encore une fois
01:20:45la photographie
01:20:46qui est donnée ici
01:20:47n'est pas surprenante
01:20:48je crois que
01:20:48quel que soit le candidat RN
01:20:50le résultat est le même
01:20:51parce que ce soit
01:20:52Marine Le Pen
01:20:53ou Jordan Bardella
01:20:54les deux sont testés
01:20:55le Rassemblement National
01:20:57a un socle électoral
01:20:58qui est extrêmement solide
01:20:59et les électeurs
01:21:00du Rassemblement National
01:21:01d'abord privilégient
01:21:03le programme
01:21:04qui est un programme
01:21:05commun entre
01:21:06Marine Le Pen
01:21:07et Jordan Bardella
01:21:08donc qu'il y ait
01:21:09que Marine Le Pen
01:21:10ou Jordan Bardella
01:21:10soient candidats
01:21:11au début de la campagne
01:21:12ça n'a pour leurs électeurs
01:21:14pas tellement d'importance
01:21:16encore une fois
01:21:16il y a une campagne
01:21:17qui va venir
01:21:17qui va durer un an
01:21:18les choses peuvent
01:21:20considérablement changer
01:21:21on sait que ça n'est
01:21:21qu'une photographie
01:21:22que les choses vont changer
01:21:23mais si vous voulez
01:21:24me faire dire
01:21:25que Jean-Luc Mélenchon
01:21:26est un candidat sérieux
01:21:27qui peut se qualifier
01:21:28pour le second tour
01:21:29c'est aujourd'hui
01:21:30une évidence
01:21:31qui peut atteindre
01:21:31le poste suprême
01:21:32non
01:21:33à mon sens
01:21:34non
01:21:34vous sous-estimez
01:21:35le Front Républicain
01:21:35peut-être
01:21:36vous sous-estimez
01:21:37le Front Républicain
01:21:38il est en train de polisser
01:21:39parce que là
01:21:39le son qu'on a vu
01:21:41il y a quelques instants
01:21:41il date d'il y a un an
01:21:42le discours en ce moment
01:21:43est beaucoup plus polissé
01:21:45les français peuvent avoir
01:21:47au moment d'une élection
01:21:48vous me demandez mon avis
01:21:49je vous le donne
01:21:50oui
01:21:50j'essaie d'apporter des arguments
01:21:51les français peuvent éventuellement
01:21:53avoir la mémoire courte
01:21:54au moment d'aller mettre
01:21:55les bulletins dans l'urge
01:21:56les français n'ont jamais
01:21:57la mémoire courte
01:21:57vous allez mettre
01:21:59le monde de la culture
01:22:00vous allez mettre
01:22:0195% des médias
01:22:02vous allez mettre
01:22:02les personnalités
01:22:03du centre et de la droite
01:22:05qui vont crier au loup
01:22:06non
01:22:07au moment d'aller voter
01:22:08pour Marine Le Pen
01:22:09il est évident
01:22:10qu'un candidat
01:22:11comme Bruno Rotaillot
01:22:11appellerait à voter
01:22:12pour Marine Le Pen
01:22:13ah moi Xavier Bertrand aussi ?
01:22:14non mais Xavier Bertrand
01:22:15pardon
01:22:16vous donnez une importance
01:22:18à Xavier Bertrand
01:22:18qui ne représente rien
01:22:19ni personne
01:22:20non mais c'est une réalité
01:22:22mais il y a un grand nombre
01:22:23de candidats à droite
01:22:24parmi les républicains
01:22:26qui évidemment appelleraient
01:22:27à voter pour le rassemblement national
01:22:28face à Jean-Luc Mélenchon
01:22:30c'est aujourd'hui une certitude
01:22:31le rassemblement national
01:22:33au second tour
01:22:34face à Jean-Luc Mélenchon
01:22:35ne serait pas seul
01:22:36contre tous
01:22:37ce temps-là
01:22:37est terminé
01:22:38bon
01:22:38je fais un peu tourner à par
01:22:40je veux juste qu'on entend
01:22:41de Mathilde Panot
01:22:41qui s'est réjoui évidemment
01:22:42de ce sondage publié aujourd'hui
01:22:45et vous remarquerez
01:22:46une ambiance de travail
01:22:47aujourd'hui
01:22:48qui est assez agréable
01:22:49puisque vous avez probablement
01:22:51vu ce sondage
01:22:51qui place Jean-Luc Mélenchon
01:22:53à 16 points
01:22:54c'est-à-dire à plus 4 points
01:22:55par rapport au dernier sondage
01:22:57Odoxa
01:22:58et si nous ne croyons pas
01:23:00évidemment au sondage
01:23:02nous ne pouvons pas
01:23:02nous empêcher de remarquer
01:23:03que le dernier sondage
01:23:05Odoxa
01:23:05qui donnait
01:23:06Jean-Luc Mélenchon
01:23:06à cette hauteur-là
01:23:07en 2022
01:23:08était trois jours
01:23:09avant le premier tour
01:23:10de l'élection présidentielle
01:23:11qu'il s'était trompé
01:23:13de 6 points
01:23:13puisque nous avions fait
01:23:1422%
01:23:15et que donc
01:23:16on peut se demander
01:23:17à 11 mois
01:23:18des élections présidentielles
01:23:19ce que ça veut dire
01:23:20d'être à ce niveau-là
01:23:22sur le score final
01:23:23que nous ferons
01:23:24en tout cas
01:23:24même les sondages
01:23:25n'arrivent pas à cacher
01:23:26la dynamique
01:23:27que nous avons
01:23:28et évidemment
01:23:29que nous déployons aussi
01:23:31dans cette assemblée nationale
01:23:32pour montrer
01:23:33ce que nous ferons
01:23:33lorsque nous serons
01:23:34au pouvoir
01:23:35Jean-Claude
01:23:36un mot sur cette dynamique
01:23:37moi je me reproche
01:23:39d'abord
01:23:39de ne pas avoir
01:23:40entendu
01:23:41le discours
01:23:42du dit
01:23:43monsieur Mélenchon
01:23:44je ne sais pas pourquoi
01:23:45je ne sais pas
01:23:46celui qu'on a diffusé là
01:23:47oui bien sûr
01:23:47ça m'a échappé
01:23:48je ne sais pas
01:23:49s'il a été utile
01:23:50il est en tout cas utile
01:23:51en tout cas Marine Le Pen
01:23:52l'a exhumé aujourd'hui
01:23:52Marine Le Pen l'exume
01:23:53et le diffuse
01:23:54parce que
01:23:56ça annonce
01:23:57une campagne électorale
01:23:58qui va être terrifiante
01:23:59qui va être terrible
01:24:01je pense qu'en effet
01:24:02le discours
01:24:03un peu 19ème siècle
01:24:06de monsieur Mélenchon
01:24:08moi je ne suis pas
01:24:09je ne pense pas
01:24:11qu'il trouvera
01:24:13un nombre suffisant
01:24:14de français
01:24:14pour rallier
01:24:15une politique pareille
01:24:17qui amènerait le pays
01:24:18évidemment
01:24:18élampe
01:24:19au désastre
01:24:20absolu
01:24:21et final
01:24:21je ne pense pas
01:24:22une seconde
01:24:23qu'il soit en état
01:24:24de gagner cette présidentielle
01:24:25en revanche
01:24:26c'est vrai que
01:24:27ça s'agit de combien de voix
01:24:28non mais je pense
01:24:29qu'on verra bien
01:24:31pour le moment
01:24:32encore une fois
01:24:32essayons de ne pas trop
01:24:33être influencé
01:24:35par les sondages
01:24:36qui sont ce qu'ils sont
01:24:37encore une fois
01:24:38il y a une campagne
01:24:39qui va durer un an
01:24:40qui va être extrêmement
01:24:41violente
01:24:42et le discours
01:24:43de monsieur Mélenchon
01:24:45me paraît le condamner
01:24:47non pas à l'élection
01:24:48présidentielle
01:24:49à être élu
01:24:50président de la république
01:24:51mais je l'espère
01:24:53de tout coeur
01:24:53en tout cas
01:24:54à faire réfléchir
01:24:55beaucoup de français
01:24:56qui peut-être
01:24:58auraient voté pour lui
01:24:59parce que
01:24:59ils en ont marre
01:25:00de ceux qui ont
01:25:01jusqu'à présent
01:25:02gouvernés
01:25:03et qui vont
01:25:04peut-être réfléchir
01:25:05une seconde
01:25:06à ce que deviendra
01:25:07ce pays
01:25:09avec un bulletin
01:25:10de vote
01:25:11de Jean-Luc Mélenchon
01:25:12je crois qu'on est
01:25:13au début
01:25:14au tout début
01:25:15d'une campagne électorale
01:25:16encore une fois
01:25:17elle sera violente
01:25:17très difficile
01:25:18les résultats
01:25:19que nous avons là
01:25:21sous les yeux
01:25:22ne sont pas
01:25:23je l'espère
01:25:23de tout coeur
01:25:24ceux que nous aurons
01:25:25il faut surtout l'espérer
01:25:26pour Edouard Philippe
01:25:27parce que c'est vrai
01:25:27qu'on parle beaucoup
01:25:28de cette remontée
01:25:28de Jean-Luc Mélenchon
01:25:29mais c'est terrifiant
01:25:30pour Edouard Philippe
01:25:31cette chute là
01:25:34je crois que
01:25:34Johan a dit le mot
01:25:36aujourd'hui
01:25:36il y a une désintégration
01:25:38du macronisme
01:25:39qui touche
01:25:41malheureusement ou non
01:25:41en tout cas
01:25:42c'est Gabriel Attal
01:25:42qui se frotte peut-être
01:25:43les mains également
01:25:44mais non
01:25:45je crois pas
01:25:45mais non
01:25:46mais non
01:25:47alors en tout cas
01:25:47pour revenir
01:25:48à ce que vous disiez
01:25:49et on va conclure
01:25:50vous entendez la petite musique
01:25:51à ce que vous disiez
01:25:51Julien
01:25:52on sait maintenant
01:25:53que Jean-Luc Mélenchon
01:25:54nous délient
01:25:54avec des hauts fonctionnaires
01:25:55avec des membres
01:25:57de l'industrie
01:25:58de défense
01:25:59on sait aussi
01:26:00qu'il nous délient
01:26:01avec les influenceurs
01:26:02ça ça peut jouer aussi
01:26:03donc il faut absolument
01:26:04pas sous-estimer
01:26:05sa capacité
01:26:06à influencer le deuxième tour
01:26:08même si ça restera très
01:26:09elle va être longue
01:26:10cette campagne
01:26:11et il va s'en passer
01:26:12des choses
01:26:13tout se passera
01:26:14et sera relayé
01:26:15bien sûr
01:26:15sur cette antenne
01:26:16merci à tous les quatre
01:26:17merci Jean-Claude
01:26:19ça va ?
01:26:19à demain ?
01:26:20à demain ?
01:26:22demain ?
01:26:22demain ?
01:26:24attendez
01:26:24c'est la meilleure nouvelle
01:26:26de la journée
01:26:27merci d'avoir été avec nous
01:26:28Thomas Goussard
01:26:29et Martha Mazur
01:26:30pour préparer cette émission
01:26:31rendez-vous avec
01:26:31Laurence Ferrari
01:26:32et Punchline
01:26:32dans 1.1 minute
01:26:33je vous dis à demain 15h
01:26:34avec Jean-Claude
01:26:35donc pour 120 minutes
01:26:36merci à tous
01:26:37merci à tous
Commentaires

Recommandations