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  • il y a 1 semaine
Avec Laurence Beneux, journaliste spécialisée et auteure de "Pédocriminalité, l'hypocrisie française" (Editions Cherche Midi)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-03-26##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquilly.
00:05Il est 9h32 dans La Vérité en Face, invité ce matin, Laurence Bonneux, bonjour.
00:09Bonjour.
00:10Soyez la bienvenue, vous êtes journaliste spécialisée, auteur de ce livre, événement il faut le dire,
00:17les mots sont faibles, intitulé Pédo-Criminalité, c'est l'hypocrisie française aux éditions du Cherche Midi.
00:25Oui, ce livre, permettez-moi de le dire, Laurence Bonneux, est une somme, il y a des chiffres, des données
00:32statistiques,
00:34parce que chaque fois il faut commencer par ça, vous allez me corriger Laurence Bonneux,
00:38j'ai lu ça sur des sites très sérieux qui évoquent 160 000 enfants qui subissent des violences sexuelles chaque
00:45année,
00:45je ne sais pas si ce chiffre correspond à une quelconque réalité, allez-y.
00:49Oui, c'est l'estimation officielle.
00:51160 000 enfants, qui est une estimation, il est question aussi d'une victime d'inceste sur quatre
00:57qui avait moins de 5 ans au moment des faits, je donne ces chiffres, que le grand public ne connaît
01:02pas en réalité,
01:03et les enfants en situation de handicap, qui ont trois fois plus de risque d'être victimes de violences sexuelles.
01:12Laurence Bonneux, alors votre livre est une somme, nous allons l'ouvrir ensemble,
01:15pour que nos auditeurs comprennent bien ce qui se passe, nous sommes face à la pédocriminalité, j'entends bien,
01:23à un phénomène de masse.
01:24Oui, oui, un phénomène de masse, et depuis longtemps, en fait.
01:29Simplement, bon, d'ailleurs là, dedans je parle d'une étude qui est universitaire australienne,
01:37bon, c'est l'Australie, c'est loin, mais enfin, je ne pense pas que l'Australie soit très différente
01:40de ce qui se passe en Europe,
01:43où les chiffres sont effrayants, vraiment, parce que c'est donc cette...
01:49Alors il faut savoir que c'est une université de Sydney qui est célèbre,
01:54enfin qui est connue, qui est réputée pour la qualité de ses recherches, justement,
01:57de ses centres de recherche universitaires,
02:00et c'est 15% à peu près des adultes, enfin, ils ont dit, c'est des hommes,
02:10parce que c'est un phénomène qui concerne...
02:12Essentiellement la sphère masculine.
02:15Laurence Beneux, nous sommes face à un phénomène de masse,
02:19et vous avez, vous, pour mener à bien cette enquête qui,
02:22alors, je le précise, ce livre n'est pas un livre de statistiques,
02:28c'est un ensemble de récits croisés,
02:30ça se passe dans le monde réel,
02:32et ça se passe sur le darknet également,
02:35des réseaux pédocriminels qui n'ont pas de frontières,
02:38je vous laisse la main très vite,
02:40mais vous connaissez le sujet si bien,
02:43et vous avez mené donc des enquêtes auprès des victimes,
02:45vous avez assisté à tant de procès,
02:47et vous êtes allé très loin dans vos recherches,
02:49qu'est-ce que vous révélez dans ce livre, essentiellement ?
02:53Alors ?
02:54Alors, je ne sais pas vraiment, en fait,
02:55pas tant de choses que ça,
02:57c'est simplement qu'on n'en parle pas beaucoup,
02:59parce que ça fait presque 30 ans que je travaille sur ce sujet,
03:02donc, moi j'ai l'impression de me répéter...
03:05Et je vous assure, quand vous lisez ce livre,
03:06vous vous découvrez, franchement, l'ampleur du phénomène.
03:10Oui, mais, bon, peut-être que le temps est venu,
03:13on en parle un petit peu plus aujourd'hui,
03:16parce que le phénomène est massif,
03:18vraiment, depuis longtemps.
03:19Alors, c'est vrai qu'il y a des pratiques qui se sont développées,
03:22on parle du dark net, mais pas que,
03:24il y a aussi internet,
03:27enfin, il y a de grands publics, entre guillemets,
03:30les prédateurs utilisent aussi le internet,
03:34disons qu'ils ne demandent pas de connaissances particulières,
03:38et c'est vrai que, bon, c'est un outil qui a évidemment été pris en main par cette criminalité,
03:46mais, il n'y a pas que ça.
03:49Laurence Bonneau, il y a une galerie de portraits effrayants, des monstres,
03:53dans cet essai, ce livre qui est une somme, en quelque sorte.
03:57Pour vous, effectivement, 30 années de recherche,
03:59pour vous, vous avez la sensation de répéter les choses à l'infini,
04:04pour le grand public, pour les lecteurs, et j'en suis,
04:06c'est une vraie découverte d'un monde parallèle.
04:10Qui sont ces monstres ? Quels sont leurs profils ?
04:13Eh bien, justement, toujours cette étude, mais ça, c'est un peu connu,
04:18c'est monsieur tout le monde,
04:20c'est monsieur tout le monde,
04:22donc l'étude dit qu'il y a 15% des hommes qui admettent
04:27pouvoir être attirés sexuellement par les enfants,
04:29moi déjà, ça fait un homme sur six, quoi, c'est...
04:32C'est énorme.
04:33Donc, évidemment, d'un seul coup, on comprend mieux les...
04:3715%, donc, oui, ça fait beaucoup de monde, effectivement.
04:39Oui, alors, ils ne passent pas tous à l'acte,
04:41mais quand même, il y en a qui passent à l'acte,
04:44et puis c'est ceux qui l'ont reconnu par-dessus le marché.
04:46C'est-à-dire qu'on peut imaginer qu'il y en a qui ont eu des réticences,
04:49quand même, à l'admettre.
04:52Et donc, on arrive à ce chiffre,
04:54et c'est pareil, qui est un chiffre officiel,
04:55y compris, d'ailleurs, des institutions européennes,
04:58de un enfant sur cinq qui a été ou va être victime
05:02d'une forme d'agression sexuelle.
05:05Oui.
05:05Et donc, le prédateur, c'est vraiment monsieur tout le monde,
05:10c'est toutes les couches de la société,
05:12jusqu'à il n'y a pas longtemps,
05:14jusqu'au livre de Camille Kouchner, en fait.
05:16On n'avait pas le droit de dire que ça touchait aussi les élites,
05:20parce qu'on se faisait immédiatement traiter
05:21de conspirationnistes, complotistes.
05:24Ah, le fantasme des élites,
05:25bah ouais, les élites, elles sont comme les autres.
05:30Même à la limite, avec des moyens de se protéger supérieurs,
05:35et l'impunité n'est pas du tout dissuasive, évidemment.
05:38Donc, on va en trouver plus
05:42dans des professions qui mettent en contact les enfants.
05:44On sait que les prédateurs recherchent, évidemment,
05:51des professions qui vont les mettre en contact avec des enfants,
05:54mais pas que.
05:55Vous voyez, dans le livre, je raconte des histoires
05:56qui se sont passées dans le milieu de la médecine.
05:58Oui.
05:59On sait qu'il y a eu des magistrats
06:02qui se sont fait attraper, par exemple,
06:06avec des milliers de documents pédopornographiques
06:10sur leurs disques durs,
06:13ou alors qui, d'ailleurs, ont été condamnés
06:16pour agression sexuelle sur mineurs.
06:18Ils ne sont pas forcément dans des profils sordides,
06:20de gens déclassés.
06:22Il y a des messieurs très tranquilles
06:24qui ont des situations très enviables,
06:27et qui, dans le secret de leur intimité,
06:30devant leur écran,
06:31et parfois, ils souvent passent à l'acte, également,
06:33dans des réseaux parallèles.
06:35Vous évoquiez à l'instant, Camille Kouchner,
06:37c'est « Famille à grande »,
06:40qui est un livre bouleversant,
06:42dont il faut également conseiller la lecture,
06:44et qui révèle Olivier Duhamel,
06:47une figure très en vue,
06:49au fond, qui est une personnalité
06:51qui était indiscutable,
06:52et qui, soudain, a chuté
06:53parce que nous découvrions l'inceste
06:55à travers ce livre.
06:57Vous savez, c'est la parole libérée.
06:59Est-ce que vous estimez, aujourd'hui,
07:01Laurence Benneux,
07:02que, de la même façon que cela s'est produit
07:05pour les femmes victimes de violences,
07:06la parole s'est libérée
07:08concernant la pédocriminalité,
07:10et est-ce que cela a fait avancer,
07:12on va dire,
07:15la traque de ces criminels,
07:17de ces monstres ?
07:18Alors, que la parole se soit libérée,
07:20un petit peu, oui.
07:21Mais il y a quand même
07:22une grosse énergie contraire
07:24pour remettre le couvercle.
07:25C'est-à-dire ?
07:26Déjà,
07:27d'ailleurs, un petit peu comme les femmes,
07:29on avait dit,
07:29ne parlez pas sur les réseaux sociaux,
07:31par exemple,
07:31elles ont porté plainte.
07:32Très bien,
07:33elles ont commencé à les porter plainte.
07:35Il y a eu, je crois,
07:36plus de 30%
07:38de plaintes en plus
07:40après cet appel
07:41que dans les mois qui ont suivi.
07:43Mais il n'y a pas eu 30%
07:44de policiers en plus.
07:46Il n'y a pas eu 30%
07:47de professionnels en plus
07:47pour prendre les plaintes.
07:49Eh bien, avec les enfants,
07:50c'est pareil.
07:51Il faut quand même savoir
07:52qu'on estime
07:54qu'il y a
07:56maximum
07:56un viol
07:57sur 100
07:59qui feront
07:59l'objet
08:00de...
08:011 sur 100.
08:02Oui,
08:02l'objet
08:03d'une condamnation.
08:06Il y a
08:07de plus en plus,
08:08il faut savoir aussi
08:10que,
08:11et ça ne date pas
08:12d'aujourd'hui,
08:13que quelqu'un
08:14qui porte plainte,
08:15notamment,
08:15c'est beaucoup les maires
08:17qui portent plainte,
08:18surtout dans les cas
08:19d'inceste,
08:21il y a un risque
08:23qui est important
08:24qu'elles perdent
08:25la garde du gamin.
08:26C'est-à-dire qu'on a
08:27des tas d'enfants
08:28comme ça,
08:29à partir du moment
08:30où ils ont eu
08:30le courage
08:31de révéler
08:31ce qui leur était arrivé,
08:33leur vie s'effondre.
08:34C'est la double peine.
08:36C'est ça.
08:37D'où le réticence
08:38à témoigner.
08:39Vous évoquiez
08:40cette parole
08:40qui reste encore fragile
08:41et j'entends bien
08:42ce que vous dites,
08:44Laurence Beneux,
08:45qui est mal accueillie
08:46en quelque sorte.
08:47Il y a dans ce livre
08:48aussi une critique,
08:50pas seulement en creux,
08:51c'est très direct,
08:52de la justice
08:53face à ces violences
08:54sexuelles-là
08:55qui concernent
08:55les mineurs,
08:56les enfants,
08:57les petits-enfants.
08:58Il y a une critique sévère
09:00quand même
09:00du système judiciaire,
09:01alors j'ai noté,
09:02il y a les classements
09:03sans suite,
09:04il y a des faits
09:05qui sont,
09:05on va dire,
09:06requalifiés en quelque sorte,
09:07revus à la baisse
09:08si je puis dire.
09:09Et puis également,
09:11vous le disiez,
09:11il n'y a pas eu
09:1230 policiers en plus
09:13avec les 30%
09:15pour enquêteurs
09:16en quelque sorte.
09:17Il y a aussi
09:18cette éternelle question
09:19du manque de moyens
09:21face à ce fléau.
09:23Oui,
09:23c'est ça,
09:24c'est-à-dire qu'il y a eu
09:25des avancées,
09:26l'off mine a été créé,
09:28mais vous voyez,
09:30l'off mine à sa création...
09:31On va détailler le sigle,
09:32c'est...
09:33C'est l'office des mineurs.
09:34L'office des mineurs,
09:35voilà,
09:36c'est l'office des mineurs
09:37pour nos auditeurs.
09:38À sa création,
09:39il devait être plus de 80,
09:41finalement,
09:41quand ils ont été créés,
09:42quand ça a été créé,
09:43je crois qu'ils étaient
09:43un peu plus d'une trentaine,
09:45après ils sont passés
09:45à une cinquantaine,
09:46mais enfin...
09:47Ça n'avance pas.
09:48C'était toujours...
09:49Elle n'est pas à la hauteur
09:50des défis.
09:51C'est pas du tout
09:51à la hauteur des défis,
09:52et par rapport
09:55à toute l'institution judiciaire,
09:57il faut se rendre...
09:58En fait,
09:58elle ne supporte pas
09:59la critique.
10:01La justice a beaucoup de mal
10:02à supporter la critique,
10:05pas uniquement
10:06pour de mauvaises raisons,
10:08d'ailleurs.
10:08Bon,
10:08elle manque de moyens,
10:09ça c'est pas de sa faute,
10:10mais c'est vrai que...
10:13En fait,
10:14pour que le justiciable
10:17accepte la justice,
10:20c'est la décision de justice,
10:21il faut que le justiciable
10:22se dise qu'elle fonctionne bien.
10:24À partir du moment
10:25où elle n'arrive pas
10:26à protéger
10:27le justiciable,
10:29le citoyen,
10:30contre des faits aussi graves,
10:32des atteintes à la personne
10:33aussi graves,
10:34comme par exemple
10:35qu'on protège nos enfants,
10:39bon,
10:39ça devient plus difficile,
10:40vous comprenez ?
10:41Je veux dire,
10:42si un enfant est violé
10:46et que ça reste comme ça,
10:47après vous allez avoir
10:48beaucoup de mal
10:48à lui expliquer
10:49qu'il faut qu'il paye
10:50ses amendes...
10:51Ça devient compliqué
10:52après,
10:53derrière,
10:53pour l'acceptabilité
10:56parfois du système coercitif.
10:59Une chose qui est importante,
11:00on va l'évoquer
11:00juste après la pause,
11:01parce que c'est lui
11:02le temps de prendre
11:03une pause maintenant,
11:05Laurence Benneux,
11:05pardonnez-moi,
11:07Laurence Benneux,
11:07c'est celle des institutions.
11:09Voilà,
11:10je cherchais le mot,
11:11c'est souvent nos auditeurs
11:12sur Sud Radio
11:13qui nous parlent
11:13de qui est responsable
11:14dans cette histoire.
11:15On va regarder avec vous
11:16si vous le voulez bien
11:17de ce que l'on peut en dire
11:18de ce cas d'école
11:19du périscolaire à Paris
11:21qui est un pur scandale
11:22qui a été mis au jour
11:24là pendant la campagne
11:25des municipales.
11:26Il y a la question
11:27de la responsabilité,
11:29au fond.
11:30On a la sensation
11:31que personne n'est responsable
11:33de quoi que ce soit
11:33dans ces histoires-là.
11:34On va l'évoquer avec vous
11:35dans un instant,
11:36il est 9h44,
11:38la vérité en phase 0826,
11:39300, 300.
11:40Si vous souhaitez intervenir,
11:42Laurence Benneux,
11:43pédocriminalité,
11:44l'hypocrisie française
11:45aux cherche-midis,
11:46une somme.
11:47Pour vous,
11:48c'est 30 ans de recherche,
11:49vous avez l'impression
11:50de répéter un petit peu
11:51les mêmes choses,
11:52mais je vous assure,
11:53c'est une véritable somme
11:54et un regard porté
11:55sur un monde criminel
11:57qui est passé quasiment
11:59sous silence dans notre pays.
12:00et à tout de suite
12:00pour la suite
12:01de La Vérité en Face.
12:03Le Grand Matin Sud Radio,
12:05La Vérité en Face,
12:07Jean-François Acky.
12:08Avec notre invité,
12:08Laurence Benneux,
12:09journaliste spécialisée,
12:10auteure de ce livre
12:11« Choc,
12:12pédocriminalité,
12:13l'hypocrisie française »
12:14aux éditions
12:15du Cherche-Midi.
12:16Je rappelle,
12:18vous évoquez 15%
12:20des messieurs,
12:21on va dire,
12:22qui sauraient,
12:23quelle est la définition ?
12:26C'est une étude australienne
12:29qui reconnaît
12:32une attraction sexuelle
12:33pour les enfants.
12:3415%,
12:34ce qui est gigantesque.
12:35Ça fait un homme sur six.
12:37Il y a le chiffre
12:37dans le chiffre
12:38qui est dans le livre également.
12:40La statistique,
12:41c'est...
12:42Il y en a un tiers,
12:44on va dire,
12:44en gros,
12:45qui ne passe pas à l'acte
12:47parce qu'ils ont la peur
12:48de la sanction de la justice.
12:50Mais ils seraient tentés.
12:51Oui,
12:52alors il y en a
12:53dedans,
12:54effectivement,
12:54il y a plusieurs statistiques
12:57puisque c'est une étude universitaire.
12:59Mais il y en a
13:00un peu plus de 4%
13:01qui reconnaissent
13:02qu'ils passeraient à l'acte
13:05sur des enfants
13:06de 12 à 14 ans
13:07s'ils n'avaient pas peur
13:09de se faire attraper.
13:10Il y en a aussi
13:11un peu plus de 4%,
13:124 et quelques pourcents
13:13qui reconnaissent
13:14qu'ils passeraient à l'acte
13:15sur des enfants
13:16de 10 à 12 ans.
13:18Et il y en a
13:20autant,
13:20un peu plus de 4%,
13:22qui reconnaissent
13:23qu'ils passeraient à l'acte
13:24sur des enfants
13:24de moins de 10 ans,
13:25c'est-à-dire vraiment
13:26des enfants prépuvers,
13:27à tous les coups,
13:28s'ils étaient sûrs
13:29de ne pas se faire attraper.
13:31Laurence Benneux,
13:32on va parler de votre livre
13:33d'un fait important,
13:34d'un aspect particulier
13:35qui est très important.
13:36On va insister là-dessus
13:37avant de se séparer tout à l'heure.
13:38A savoir que
13:40ce que je disais tout à l'heure,
13:41ce n'est pas un livre de stats.
13:42Ce sont des récits,
13:43c'est assez effrayant d'ailleurs,
13:45ce sont des récits
13:46extrêmement réels.
13:47C'est presque invraisemblable
13:49quand vous lisez ça
13:50et pourtant,
13:50c'est une réalité
13:52monstrueuse.
13:54Juste un coup de projecteur,
13:55si vous le permettez,
13:56sur le scandale
13:57du périscolaire à Paris.
13:58De ce que l'on peut en dire
13:59puisque les enquêtes
14:00sont en cours.
14:01Je précise que
14:02trois hommes
14:03dont deux animateurs
14:04ont été interpellés
14:05et présentés à la justice
14:07ces deux dernières semaines.
14:08C'est le dernier fait connu
14:09concernant le périscolaire à Paris
14:11pour des faits d'agression sexuelle
14:13commis sur 12 enfants
14:14âgés de 3 à 9 ans
14:16dans trois écoles parisiennes.
14:18On pourrait détailler,
14:19on n'a pas le temps,
14:20mais ce n'est que
14:21qu'un des aspects
14:23de cette vaste enquête
14:25qui dépasse
14:25une quarantaine
14:26de suspects
14:27aujourd'hui à Paris.
14:29Laurence Beneux,
14:30j'imagine que vous êtes
14:31intéressé de près
14:31à cette actualité.
14:33Comment est-ce possible ?
14:34Aujourd'hui,
14:35nous sommes à Paris,
14:36nous sommes dans la ville
14:36qui concentre le plus
14:37de médias.
14:38Ce sont souvent des familles,
14:39on va dire,
14:40d'un certain niveau
14:41au cœur de Paris
14:43et il y a une chape
14:44de plomb là-dessus ?
14:46Comment c'est possible ?
14:48Déjà,
14:48je tiens à dire
14:49que c'est pareil,
14:49ça ne date pas d'aujourd'hui,
14:51que ce n'est pas que Paris.
14:52Un des problèmes,
14:53c'est qu'il n'y a
14:54absolument pas de contrôle.
14:55On embauche
14:56à peu près n'importe qui.
14:59Quand j'ai entendu
15:00Anne Hidalgo
15:00qui disait
15:01qu'il y avait
15:01des casiers judiciaires
15:03qui étaient vérifiés
15:04quatre fois,
15:04c'est absolument pas vrai.
15:07On embauche
15:08n'importe qui ?
15:09Oui,
15:09d'ailleurs,
15:09même pas forcément
15:12diplômés.
15:13Donc là,
15:13moi j'ai vu
15:14Sébastien Lecornu
15:15et Gérald Darmanin
15:16qui ont fait une annonce
15:17en disant
15:18que cette fois-ci,
15:19on allait faire
15:20ce qu'il faut
15:20pour protéger les enfants,
15:22qu'il allait y avoir
15:22des contrôles systématiques,
15:23etc.
15:25On va voir,
15:26bon je tiens quand même
15:27à souligner par exemple
15:28que l'école,
15:30il y a déjà
15:31plus de 20 ans,
15:32c'était Ségolène Royal
15:33qui avait sorti,
15:35elle était secrétaire d'État,
15:38elle était au ministère
15:39de l'Éducation nationale
15:40à ce moment-là,
15:42enfin ministre déléguée.
15:43Donc il y avait eu,
15:45elle avait sorti
15:47un rapport
15:48qui existait depuis longtemps
15:50sur la pédocriminalité
15:51à l'école,
15:53elle s'en était émue
15:54et elle avait fait
15:55une circulaire
15:58pendant 2-3 ans,
15:59on avait fait des contrôles
16:00à l'école,
16:01il y en avait,
16:02alors il y avait eu
16:03un chiffre 25
16:04qui ont été exclus.
16:05Du point de vue
16:06des institutions,
16:07c'est la parole performative
16:08toujours,
16:09c'est-à-dire que...
16:09Oui,
16:10ça avait duré
16:10ce que dur les hausses,
16:11c'est-à-dire
16:11ils ont fait des contrôles
16:12pendant 2-3 ans.
16:13Ils ont annoncé
16:14des gens
16:14qui avaient été
16:16exclus de l'Éducation nationale
16:17et puis c'est reparti
16:18comme en 14.
16:20Puis après,
16:20donc plus de 10 ans
16:21plus tard,
16:22il y a le scandale
16:23de Villefontaine
16:25avec donc...
16:26On en parle
16:27dans les journaux,
16:28donc c'est un scandale.
16:29Un enseignant,
16:30là c'était un enseignant,
16:31c'est pas périscolaire
16:32mais c'est pareil.
16:33Un enseignant
16:34qui avait été
16:37poursuivi
16:37pour des agressions sexuelles
16:39sur des enfants
16:40alors qu'il était déjà
16:41connu des services de police
16:42et qu'il avait déjà fait
16:44l'objet d'une condamnation.
16:45Là, on parle même
16:46pas de...
16:47Donc il n'y a pas
16:47de suivi des dossiers.
16:49Mais oui, c'est ça.
16:50Donc j'espère
16:51que ça ne va pas être
16:51comme d'habitude,
16:52c'est-à-dire
16:53des belles déclarations
16:54et puis le temps.
16:56Voilà,
16:57le temps que ça...
16:58L'émotion retombe,
17:00ça passe.
17:00Donc vous dites notamment
17:02pour le périscolaire à Paris
17:03mais pour tout ce qui se passe
17:04sur tout l'ensemble du territoire
17:05et ailleurs,
17:06vous dites qu'il faut quand même
17:07aller chercher
17:08les dysfonctionnements,
17:09les responsabilités.
17:11Il n'y a pas que des
17:13responsables et pas coupables.
17:14Enfin, c'est...
17:15Voilà, on en est toujours là
17:16en fin de compte.
17:16C'est ça.
17:17Oui.
17:17C'est ça.
17:18Il y a une telle dilution
17:20de responsabilité
17:22que...
17:23Il y a un moment,
17:24je vous dis,
17:24quand il faut parler,
17:26les officiels parlent
17:27et puis après ils s'en foutent quoi.
17:29Enfin, j'ai dit
17:30qu'ils s'en foutent.
17:30Ils s'en foutent puisqu'ils ne font rien.
17:31Laurence Bonneux,
17:32il faut le rappeler
17:33avant que nous donnions
17:36la conclusion de cet échange
17:38que dans votre livre enquête,
17:40votre essai
17:41qui est un livre choc,
17:43ce sont des récits
17:44qui ne sont pas des stats.
17:47Non, je raconte des histoires.
17:48Vous racontez des histoires vraies
17:51qui sont effrayantes.
17:52Des histoires, en fait,
17:53qui concernent différents aspects
17:55du problème.
17:55Mais effectivement,
17:56j'ai voulu
17:58m'appuyer sur la vie
18:00de gens que j'ai rencontrés.
18:02Mais il faut savoir
18:03que derrière chaque histoire,
18:05enfin, il ne faut pas les prendre
18:06comme des cas exceptionnels,
18:08des cas isolés.
18:09Derrière chaque histoire,
18:10c'est des centaines,
18:12voire des milliers
18:13de cas identiques,
18:14vous voyez.
18:15Il y a des histoires de victimes
18:16et il y a des histoires
18:17de monstres.
18:18Oui, forcément.
18:20Derrière une victime,
18:22il y a un monstre.
18:24Et d'ailleurs,
18:24il y a quelque chose aussi
18:25sur lequel je voudrais insister.
18:27Allez-y.
18:28Dans ces quelques monstres,
18:29il y en a quelques-uns,
18:31qui avaient la manie,
18:33en fait,
18:34comme le Square Neck
18:35dont on a beaucoup parlé,
18:36mais il y en a un autre,
18:37en fait,
18:37de tenir un journal
18:39de leurs exploits.
18:41Voilà.
18:42Ils ne le font pas tous,
18:43c'est même assez rare.
18:44Quand ils tiennent
18:45un journal comme ça,
18:46on se rend compte
18:47que derrière un prédateur,
18:49c'est des centaines
18:51et des centaines de victimes.
18:53Au-delà de...
18:55C'est un des intérêts,
18:56moi, j'ai trouvé,
18:57au-delà du fait
18:58du réseau de médecins,
19:00etc.,
19:00le Square Neck
19:01n'était pas si isolé que ça,
19:02déjà,
19:03puisqu'il y avait
19:04dans les hôpitaux
19:05où ils travaillaient...
19:05Il y a tout un chabri
19:06qui lui est consacré.
19:08Et après,
19:08avec les médecins en général.
19:11L'ordre des médecins
19:12était épinglé
19:13dans votre livre aussi,
19:13au passage.
19:14Oui, mais c'est pareil,
19:15l'ordre des médecins
19:16ça fait des dizaines de...
19:17Oh là là !
19:19Non seul,
19:19c'est pire qu'une chappe de plomb
19:20parce que non seulement,
19:23comme dans le Square Neck,
19:24ils ne font rien,
19:25vous me direz,
19:25le ministère n'a rien fait non plus,
19:27la hiérarchie de l'hôpital non plus,
19:29c'est pas...
19:30Alors qu'il était quand même...
19:32Il avait été condamné,
19:33déjà, je crois que c'était en 2005,
19:35enfin, je veux dire,
19:35c'est pareil,
19:36on en a aussi parlé
19:36parce que le type
19:37avait été condamné
19:38et qu'il ne s'en cachait pas.
19:42Le but,
19:42c'était pour détention
19:43de documents pédopornographiques,
19:45on n'a même pas eu l'idée
19:46de se dire,
19:47tiens, on va peut-être
19:47l'éloigner des enfants,
19:50cet homme-là.
19:52Donc, mais,
19:53voilà,
19:53il tenait tout...
19:54Donc, il faisait des...
19:56Il faisait des centaines de victimes,
19:59on en voit un autre...
20:01C'est pareil,
20:01qui est cité,
20:02qui avait cette manie-là,
20:04et ça,
20:05c'est quelque chose
20:06qu'il faut souligner.
20:07C'est des gens
20:07qui sont extrêmement dangereux,
20:10aussi,
20:10parce qu'ils font
20:12énormément de victimes.
20:13Moi, je sais que
20:14quand je vois un...
20:15Quand il y a un procès
20:16ou quelque chose
20:17où il y a déjà,
20:18on annonce,
20:19cinq, six,
20:20six victimes,
20:22en moi-même,
20:23je me dis,
20:25bon, là,
20:25à tous les coups,
20:26il y en a des dizaines
20:27derrière.
20:28Et d'ailleurs,
20:29il n'y a qu'à voir,
20:29il y a aussi ces histoires,
20:31c'est tous ces pédocriminels,
20:33ils sont condamnés
20:34pour quelques victimes,
20:36ils vont en prison,
20:37ils ressortent,
20:38ils retournent en prison,
20:39parce qu'ils en ont fait.
20:40Et si on cumule
20:41toutes les victimes
20:42qui sont faites
20:42entre chaque séjour
20:43en prison,
20:45en fait,
20:45ça fait beaucoup de monde.
20:46En tous les cas,
20:46je tiens à souligner
20:48l'importance
20:49de ce livre-événement.
20:50Laurence Bonneau,
20:51merci pour être venue
20:53l'évoquer ce matin
20:54sur l'antenne
20:54de Sud Radio.
20:55Pédocriminalité,
20:56l'hypocrisie française
20:57aux cherches midi.
20:58Merci.
20:59Et franchement,
21:01encore bravo
21:01pour cette somme
21:03qui révèle un monde
21:04absolument effrayant
21:05et passé
21:06éminemment sous silence.
21:08Merci, Laurence Bonneau.
21:08Bonjour Valérie Expert.
21:10Bonjour Jean-François Acklick.
21:11Mettez-vous d'accord ce matin.
21:12Oui,
21:13je pense que
21:14on va avoir du débat.
21:16Alors déjà,
21:16c'est quoi le problème
21:17avec Félix Mathieu ?
21:18On va parler
21:19de la météo,
21:20le chaud-froid
21:21pour les plantes
21:22après la douceur,
21:23le retour du froid
21:24au printemps
21:25mais les agriculteurs
21:26sous tension.
21:27Là aussi,
21:27on a beaucoup d'agriculteurs
21:28qui nous écoutent.
21:290826 300 300,
21:31appelez-nous
21:31pour nous raconter
21:33un petit peu
21:33ce qui se passe chez vous.
21:34Et puis,
21:35on va parler
21:35des déclarations
21:36de M. De Calan
21:38ce matin chez vous
21:39à propos du RSA.
21:41Voilà,
21:42il y a des druides
21:42et des exorcistes
21:43dit-il qui me touchent.
21:44Oui,
21:45ça m'a plu.
21:45Donc,
21:46on va en parler
21:46et on va parler
21:50de l'Oana,
21:51la mort de l'Oana
21:53et on va parler
21:54de la télé-réalité aussi.
21:56Donc,
21:56mettez-vous d'accord.
21:57La tragédie de la notoriété.
21:58Bonne émission.
21:59Merci.
21:59Merci.
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