- il y a 10 heures
Avec Azadeh Thiriez-Arjangi, chercheuse franco-iranienne à l'EHESS et enseignante en philosophie
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Akili.
00:059h35 avec notre invité ce matin. Nous allons évoquer la situation en Iran.
00:10Bonjour à vous, Azadeh Thiri Arjangui.
00:13Bonjour.
00:14Bonjour, je vais vous laisser mettre le micro bien en face de vous.
00:17Vous êtes chercheuse associée franco-iranienne à l'ES, l'école des hautes études en sciences sociales.
00:25Vous êtes docteur en philosophie et en sciences sociales.
00:28Il y a aussi un labo de recherche qu'on peut évoquer.
00:30Oui, c'est le Kral.
00:31D'accord.
00:32Et vous êtes éminemment connecté, si je puis dire, à ce qui se passe en Iran.
00:39Nos auditeurs sont aussi très mobilisés sur la situation.
00:43Il y a beaucoup d'appels depuis le début de la semaine, notamment autour de ce qui se passe.
00:48Et on va le voir avec vous, de ce qui ne se passe pas.
00:52J'ai envie de vous poser une première question, Azadeh Thirier Arjangui, ce matin.
00:55Où en sommes-nous ? Je pense que vous avez des nouvelles assez récentes de l'Iran.
01:01Oui, oui, tout à fait. En fait, j'ai reçu un message ce matin d'un ami.
01:06Et ces messages, d'ailleurs, je vais vous le dire, c'était très intéressant ce qu'il disait.
01:10C'est triste à la fois.
01:11C'est qu'il dit, on ne voit plus le président.
01:17Le président n'existe pas.
01:18Même le guide suprême, on a l'impression qu'il est disparu.
01:22On ne le voit pas.
01:23Et tout est dans les mains des gardiens de la Révolution.
01:26Et justement, pas les gardiens de la Révolution, c'est la force sécuritaire.
01:30C'est la force de renseignement des gardiens de la Révolution.
01:34Et la situation, pour eux, c'était très, très...
01:37Pour lui, c'était très compliqué.
01:40Parce qu'il disait, j'ai l'impression qu'on est dans un couvre-feu,
01:43sans être vraiment dans un couvre-feu.
01:46Les Iraniens, ils n'attendent que le président Trump.
01:49Parce que tout seuls, ils savent qu'ils ne peuvent rien faire.
01:54Et voilà.
01:56Donc, les Iraniens, je ne sais pas.
01:58Est-ce que pour nous, qu'on est ici,
02:00qu'on a un petit peu les déclarations du président Trump,
02:03un petit peu controversées,
02:04un coup si oui, un coup si non,
02:07est-ce que pour nous, c'est la fin d'innocence ?
02:08Et ce n'est pas le cas pour les Iraniens qui sont à l'intérieur,
02:11qui sont coupés complètement au monde ?
02:14Ou, je ne sais pas, mais en tout cas,
02:17il dit que les Iraniens, ils attendent...
02:20Ils attendent. Ils attendent une intervention.
02:22Ils attendent qu'il y ait ce coup de pouce militaire.
02:25Vous savez, c'est ce qui s'est passé récemment.
02:27Au fond, aller frapper des cibles très précises.
02:30C'est-à-dire, au fond, des casernes, des passes d'Aran,
02:33des gardiens de la révolution.
02:35Aller frapper les lieux de pouvoir.
02:37Aller chercher même Ali Ramenei.
02:39Pourquoi pas ?
02:40Parce que les services, à peu près,
02:42peuvent savoir où il peut se trouver éventuellement.
02:45Ce sont des choses, on va dire, classiques.
02:48Il y a aussi les services israéliens
02:50qui sont très au fait de ce qui se passe en Iran.
02:54Là-dessus, Azadeh, Thierry Erjangui,
02:57comment est-ce qu'on interprète ce qu'a dit Donald Trump ?
03:00Je le lis.
03:02Qu'il temporise, qu'il assure que les tueries ont pris fin
03:05et que les exécutions n'auront pas lieu.
03:07Pourquoi, selon vous, ce qu'on peut en comprendre,
03:09il dit ça, le président des États-Unis ?
03:13Je ne sais pas, est-ce que c'est un coup de poker ?
03:15Est-ce qu'il est en train de préparer quelque chose ?
03:17Ou il est tout simplement mal conseillé ?
03:20Parce que, en fait, le régime de la République islamique,
03:24en fait, il ne faut pas penser qu'ils sont juste à l'intérieur de l'Iran.
03:28Ils ont leurs bras à l'extérieur.
03:31On voit notamment en France aussi.
03:33En fait, ils ont leur lobby, ce qu'ont dit les Iraniens.
03:38Ils ont le Nayak aux États-Unis et ils ont leur influence.
03:43Ce n'est pas comme s'ils n'ont rien.
03:44Donc, est-ce qu'ils donnent des fausses informations au président Trump ?
03:50Est-ce qu'ils sont assez ancrés dans la politique étrangère américaine ?
03:57Donc, c'est possible qu'en fait, il y ait des fausses informations.
04:00Les jeux d'influence, par-t-il ?
04:02Quels seraient les lobbies en France, pour bien comprendre ce qui se passe ?
04:06Les lobbies, au fond, du régime ?
04:08C'est les réformateurs.
04:09C'est les réformateurs qu'en fait, ils ont placé absolument tout le monde.
04:13Ce que j'étais en train d'expliquer à un de vos collègues.
04:16Il ne faut pas penser qu'en fait, peut-être depuis des années 2000, début des années 2000,
04:23les réformateurs, notamment, ils n'ont pas laissé le champ vide à l'extérieur de l'Iran.
04:29C'est-à-dire qu'ils ont fabriqué leurs célébrités, ils ont fabriqué leurs journalistes,
04:33ils ont placé les académiques, les universitaires sur les postes bien précises dans les universités.
04:42Donc, il y a vraiment un jeu d'influence énorme.
04:44C'est énorme. Et il y a aussi des Français, des Français, les Français académiques,
04:48qui sont venus, qui sont venus les chercher,
04:51qu'eux, maintenant, ils portent, en quelque sorte, la parole de la République islamique.
04:56Oui, qui diffuse le message de la République islamique.
04:59Et c'est à même de faire réfléchir les pouvoirs occidentaux,
05:04à se dire, il ne faut pas forcément y aller, il y a un danger de déstabilisation,
05:08mieux vaut un pouvoir théocratique, autoritaire, que le néant.
05:14C'est ce qui se dit, vous pensez ?
05:15Déjà, il y a une chose aussi, je voulais ajouter.
05:18Vous voyez, il y a peut-être une semaine, il y a une amie qui m'a envoyé
05:21juste un article d'un très, très grand think tank américain.
05:26Et en fait, j'ai lu l'article, j'ai dit, waouh, autant de contre-vérité, quand même,
05:31c'est incroyable, qui vient d'un grand think tank américain,
05:36qu'on le connaît, en fait, comme tout, sauf proche de la République islamique.
05:40Donc, là, c'est une chose.
05:42Et après, vous savez, les pays arabes qui sont riverains au Golfe Persique,
05:48souvent, ils disaient que, oui, si l'Iran, si la République islamique tombe,
05:52on va avoir des problèmes, il y aura un problème de déstabilisation de la région.
05:58Mais la guerre de 12 jours a montré, a démontré,
06:03que non, cette question, en fait, est exclue.
06:05C'est-à-dire que l'Israël a été accueillie grand,
06:08et la région n'est pas, pour autant, a été déstabilisée.
06:11– Oui, et quand on regarde, au fond, la carte géographique de la zone, du secteur,
06:16l'Irak est une zone de déstabilisation en soi,
06:20l'Irak est un territoire quand même immense.
06:22Vous avez très proche les Émirats, vous avez le Qatar, vous avez les sultanats d'Omane.
06:27En fait, c'est une zone, et l'Arabie saoudite éminemment, qui est gigantesque,
06:32vous avez une zone d'interaction très forte avec des bases américaines.
06:36L'Iran est susceptible de riposter,
06:40si d'aventure M. Trump envoie ses avions bombarder certains sites,
06:45et de nuire à ce qui se passe autour.
06:47Les Israéliens se disent prêts, hein ?
06:48– Oui, les Israéliens se disent prêts,
06:51mais après, juste, je pense à toutes les attaques qu'ils ont faites en Israël,
06:54vous voyez tous les missiles qui envoyaient,
06:56les missiles complètement artisanales qui envoyaient en Israël,
06:59et ça faisait rire, en fait, tout le monde, les missiles qui arrivaient,
07:02et ça ressemblait plutôt, je ne sais pas,
07:05en tout cas, je ne connais pas,
07:08en fait, je ne connais pas tout ce qu'ils ont dans leur,
07:12comment dirais-je,
07:13tout ce qu'ils ont en matière de l'armement,
07:18mais est-ce qu'ils sont capables, je ne sais pas,
07:20l'Israël, quand même, a détruit pas mal,
07:22pendant la guerre de 12 jours.
07:24– Vous pensez que la guerre des 12 jours s'est arrêtée trop tôt ?
07:27– Oui, tout à fait, et je pense qu'en fait,
07:29encore le président Trump, il a eu une responsabilité,
07:33parce que l'Israël a dit, à ce moment-là, qu'on est prêts,
07:36ils étaient prêts, ce qu'on a entendu,
07:39qu'ils étaient prêts, en fait, à tuer le guide suprême.
07:42C'est le président Trump qui l'a empêché.
07:44– C'est le Donald Trump qui a empêché
07:45Benjamin Netanyahou d'aller plus loin, si je puis dire,
07:49de décapiter le pouvoir des Mollahs en Iran.
07:52Pourquoi ? Pour un statu quo ?
07:54Parce qu'il y a trop d'interactions avec le Qatar,
07:57avec d'autres pays plutôt en soutien ?
08:00– Ce qu'on entend de plus en plus,
08:02ce qu'on entend de plus en plus,
08:03et hier, moi, j'ai vu sur les sites personophones
08:06que l'Arabie Soudite avait dit qu'il ne laissera pas
08:08les États-Unis utiliser son espace aérien.
08:13J'ai entendu que, bon, le Qatar, ça ne fait pas de...
08:17On le connaît tous, ses positions.
08:20Donc, oui.
08:22– Bon, avec vous, Azadeh Thierry Arjonghi,
08:25je propose, après la pause, dans un instant,
08:27de revenir sur la société iranienne.
08:31– Tout à fait.
08:31– Quelle est-elle, en réalité ?
08:33Qu'est-ce que l'on sait, vraiment, des femmes, des hommes,
08:36de la jeunesse iranienne,
08:38de la fréquentation des mosquées,
08:40du désir de libéralisation de cette société ?
08:45Et puis, est-ce qu'au fond,
08:48les uns et les autres ont une idée
08:51de ce que pourrait être l'après-pouvoir des Molas ?
08:54À tout de suite, pour la suite de La Vérité en Face.
08:56Vous nous appelez, si vous voulez témoigner,
08:58comme vous le faites chaque matin, au 0826 300 300.
09:02– Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face,
09:06Jean-François Akili.
09:07– Avec notre invité, Azadeh Thierry Arjonghi,
09:11chercheuse franco-iranienne,
09:13à l'école des hautes études en sciences sociales,
09:15nous décortiquons la situation en Iran.
09:19Mais témoignage tout d'abord avec vous, Mourad.
09:20Vous habitez à Nice.
09:21Bonjour, Mourad.
09:23– Bonjour.
09:25– Vous êtes iranien...
09:26– Merci pour vos émissions.
09:27– Oui.
09:28– Ils sont remarquables.
09:29– Ah, c'est adorable.
09:30Mais vous êtes iranien, Mourad.
09:31Quel regard vous portez sur ce qui se passe à votre pays ?
09:34– Écoutez, si je voulais résumer,
09:39ce que je ressens, c'est simplement une souffrance.
09:41Une souffrance, une incapacité à vers quelques jours.
09:47Sinon, nous réunir, souhaiter des jours meilleurs,
09:53parce que le peuple, il en a, mérite mieux ce qu'il vit aujourd'hui.
10:00Quand je le sais, je ne parle pas seulement de ceux qui sont tués.
10:06Mais moi, je pense surtout aux prisonniers,
10:10parce que je sais ce qu'ils ont fait subir.
10:15Et là, malheureusement, comme je dis en là, il ne sait pas qu'ils aient d'agir.
10:19Je ne sais pas.
10:20Et je ne sais pas quoi faire.
10:24– Grande inquiétude, j'imagine, pour vous.
10:28Nous apprenons d'ailleurs à l'instant que la justice iranienne
10:32annonce qu'Arfan Soltani, ce jeune homme de 26 ans
10:36qui est une personnalité désormais emblématique,
10:40figure de la révolte, ne sera pas condamné à mort.
10:45Il y a apparemment un pas en arrière qui est fait.
10:47Nous allons le commenter avec Zadé Thierry Arjongui.
10:50Encore un mot avec vous, Mourad, et merci de témoigner ce matin.
10:54Vous souhaitez que l'Iran, aujourd'hui, se libère de ce joug des mollins.
11:02– Vous savez, si vous lisez de l'histoire d'Iran,
11:09malheureusement, ce n'est pas la première fois que cela arrive.
11:13Nous avons dans la mythologie iranienne
11:17l'histoire d'un piran qui persécutait le peuple iranien
11:26et il s'appelait Vak Zarak.
11:32C'était un homme virulent et méchant.
11:36De chaque canne de ses bras sortait un serpent.
11:40Et cet homme torturé avec sa bande
11:44est ajusté comme le font aujourd'hui les mollins en Iran.
11:49Il y a eu un jeune forgeron qui s'appelait Kavé.
11:54Et Kavé seul a réussi à mobiliser le peuple
11:58et le peuple s'est révolté et a réussi à vaincre cet Iran.
12:07Et aujourd'hui, parmi les Iraniens,
12:09lorsqu'on parle entre nous,
12:11eh bien, c'est toujours l'évocation de cette histoire
12:16qui donne l'espoir.
12:19– Qui donne l'espoir.
12:19– Ça va être la même chose.
12:21– Merci, Mourad.
12:22– Il va y avoir les jeunes qui vont réussir
12:27à mobiliser le peuple,
12:29même s'il y a 20 000,
12:3220 000, 2 000, 3 000 ou plus tués.
12:37– Message d'espérance avec vous.
12:40– Merci, Mourad.
12:41Depuis Nice, citoyen iranien,
12:44très triste, mais chargé d'espoir.
12:46La justice iranienne qui déclare
12:48qu'Erfan Soltani, finalement,
12:49ne sera pas condamnée à mort,
12:50comment l'interpréter Azadeh Thirier-Jangui ?
12:53– Comme propagande,
12:54comme toujours avec la révolution.
12:56– Propagande ?
12:56– Bien sûr, avec la République islamique.
12:58Nous ne pouvons jamais leur faire confiance.
13:01Là, ils ont dit qu'il ne sera pas exécuté,
13:04mais peut-être parce qu'ils sont devenus très faibles,
13:06ils étaient obligés de négocier.
13:08Ils étaient obligés de négocier.
13:10Ils voulaient montrer quelque chose,
13:12mais cela ne veut pas dire du tout
13:14que la situation s'est réglée.
13:16C'est-à-dire qu'en fait,
13:18jusqu'à maintenant,
13:19on était dans une forme de brutalisation
13:22de la société,
13:24avec la répression.
13:26Et maintenant, nous sommes entrés
13:27complètement dans une période de la terreur.
13:30Maintenant, la République islamique
13:32ne sera plus un régime comme avant.
13:35On ne peut plus parler de la théographie.
13:37Déjà, j'avais toujours du mal.
13:38– Oui, nous passons de la répression à la terreur.
13:39C'est important ce que vous dites.
13:40C'est un changement de gouvernance.
13:43C'est même pas la gouvernance.
13:45C'est-à-dire que désormais,
13:47c'est la chape de plomb,
13:48c'est la fuite en avant.
13:49– Bien sûr, maintenant, c'est la terreur,
13:51c'est la peur permanente
13:53comme méthode de domination.
13:55Et la peur ne concerne pas
13:56uniquement les personnes qui sont en Iran.
13:59Ça concerne aussi de nous tous,
14:02de la diaspora, de tout le monde.
14:04C'est-à-dire qu'après cet épisode,
14:08à chaque fois, on dit après chaque épisode,
14:10mais cet épisode était vraiment
14:12un épisode de terreur.
14:14On ne peut pas l'interpréter autrement.
14:17Et je pense que les mots
14:19et la puissance des mots
14:21sont très importantes.
14:22Maintenant, nous ne devons plus
14:24parler de la répression,
14:25mais de la terreur.
14:26– Vous avez vu Jean-Luc Mélenchon
14:27qui prend fait et cause désormais
14:29pour les manifestants en Iran,
14:31tout en précisant qu'il ne fallait pas
14:33créditer Reza Palavi.
14:35Est-ce qu'il a des arguments ?
14:37Est-ce qu'il a des arguments valables ?
14:39Et M. Mélenchon,
14:41de quel droit il parle ?
14:42Et à ma connaissance,
14:44il n'est déjà pas président de la République.
14:47Donc sa parole n'a aucune portée,
14:49c'est la première chose.
14:50Et après, moi, quand je vois,
14:52je préfère par exemple voir un Gabriel Attal
14:54qui est en train d'envoyer des messages
14:57avec tellement de sincérité
15:00et reprendre, en fait, retenir ça,
15:02retenir des messages de Gabriel Attal
15:04comme un politique français
15:07que regardait Jean-Luc Mélenchon
15:09qui n'a aucun intérêt,
15:10vraiment aucun intérêt pour les Iraniens.
15:12– Pas de légitimité ?
15:13– Aucune, aucune.
15:15Et s'il veut, il s'occupe juste de lui
15:18et les filles.
15:21Et d'ailleurs, quand moi je vois
15:22en fait de l'Assemblée nationale,
15:24je n'ai pas envie de regarder
15:26côté gauche de l'Assemblée nationale.
15:28Je suis désolée.
15:29Jean-Luc Mélenchon,
15:30il a l'intérêt à garder sa parole pour lui
15:33comme beaucoup d'autres.
15:34– Oui, notamment après ce qui s'est passé
15:36après le 7 octobre,
15:37j'imagine qu'il y a un lien également
15:40dans la lecture des événements.
15:41– Bien sûr, bien sûr.
15:43En fait, comment on peut interpréter
15:44le 7 octobre de telle manière
15:47que M. Mélenchon l'interprète ?
15:50– Azadeh, Thirier, Arjangui, Reza Palavi,
15:53il est réellement plébiscité
15:55par ceux qui se mobilisent en Iran ?
15:58– Bien sûr.
15:59– Bien, tout à fait.
16:01– Le fils du chat.
16:02– Oui, le fils du chat.
16:03Il y a une chose, en fait,
16:04qu'il faut le dire ici,
16:07et que les Français,
16:09ils regardent des choses
16:12avec les lunettes de leur république.
16:15les choses sont différentes en Iran.
16:18L'Iran est placé en Moyen-Orient.
16:20La situation est complexe.
16:22Les regards des Iraniens,
16:25forcément, n'est pas les regards des Français.
16:27Il faut interpréter les choses
16:28dans leur contexte.
16:30Et ça, c'est la première chose.
16:32Et après, oui, il y a une gauche iranienne,
16:35notamment très active en France,
16:37qu'on les entend souvent,
16:38qui disent, oui, Reza Palavi,
16:40il est associé à ceux-là.
16:41Mais en fait, cette gauche-là,
16:43j'ai envie de dire qu'il oublie
16:44une étape très importante.
16:46En fait, il mélange le temps
16:47qui sont dans un temps très confus.
16:50C'est-à-dire qu'il oublie
16:51que d'abord, il faut que le régime chute.
16:54Et ensuite, il faut un temps de transition.
16:56Et le temps de transition
16:58est un temps où il y a la justice,
17:00où il y a la liberté,
17:01où on a l'espace pour discuter
17:05et pour se débattre,
17:05pour l'avenir du pays.
17:08Et pour l'instant,
17:09la seule personne qui est capable
17:10de mener cette transition,
17:13c'est Reza Palavi.
17:14Il n'y a pas d'autre personne.
17:15Allez, merci à vous,
17:16Azadeh Thierrier-Arganguille.
17:17C'est...
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