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  • il y a 38 minutes
Avec Loïc Gobé, président de la fédération des entreprises de services à la personne (Fesp)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-06-30##

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News
Transcription
00:009h32, c'est l'une des conséquences tragiques de la canicule.
00:05Une hausse des décès à domicile, le maillage des aides à la personne,
00:11alerte sur une situation gravissime dans notre pays.
00:16La canicule est achevée, mais le gouvernement redoute le pire avec une forme d'impuissance.
00:20Un épisode annoncé par Météo France probable, possible à partir de lundi prochain.
00:25Sébastien Lecornu a salué la chaîne de prévision et la chaîne de réaction
00:29qui, à ses yeux, ces deux chaînes-là ont tenu.
00:32Déclaration du Premier ministre au sortir de sa réunion,
00:35ou pendant sa réunion de crise organisée hier après-midi à Matignon,
00:38en prévision du nouvel épisode de Caniculaire à venir.
00:421000 décès supplémentaires enregistrés en France depuis le 24 juin.
00:47C'est un chiffre plus que provisoire.
00:49La réalité sera vraisemblablement tout autre.
00:53Les morts à domicile sont d'ores et déjà celles pour lesquelles la hausse est la plus sensible.
00:59Et le ministère de la Santé se dit préoccupé par des décès à domicile.
01:03La réponse du gouvernement est-elle à la hauteur ?
01:05Voilà la question, le débat qui est posé.
01:06Bonjour à vous, Loïc Gobé.
01:08Bonjour.
01:09Vous êtes présidente de la FESP, c'est la Fédération des entreprises,
01:13des services à la personne.
01:15Tout d'abord, je ne sais pas si le responsable que vous êtes
01:18peut s'exprimer de façon très politique là-dessus,
01:20mais que dites-vous des mots du Premier ministre ce matin ?
01:24Je suis assez d'accord avec lui sur le fait que la chaîne a tenu notamment à domicile,
01:30mais le mérite n'en revient qu'aux acteurs du domicile, pour le coup.
01:34Oui.
01:35Vous voulez dire qu'il n'y a pas trop de prévisions là ?
01:38Il y a très peu, voire quasiment pas de prévisions,
01:40et très peu, voire pas du tout d'accompagnement,
01:43en tout cas pour le secteur du domicile.
01:45Oui.
01:46Qu'est-ce qui s'est passé concrètement ?
01:47Parce qu'on dit 1000 décès,
01:49je ne sais pas quel sera le chiffre au final,
01:52mais sans doute, il faut que les données remontent.
01:55Ce pays est équipé quand même,
01:58capable de centraliser les données,
01:59mais ça met toujours du temps,
02:00même s'il y a des ARS,
02:02même si tout ça est formidable, efficace,
02:04pas pourquoi on met toujours du temps à avoir des données aussi essentielles quand même.
02:08C'est toute la complexité administrative qu'on connaît,
02:11même en temps calme.
02:14Les données vont remonter,
02:16il faut aussi que les données soient consolidées certainement
02:19pour savoir si les décès sont bien liés à la chaleur,
02:22liés à la canicule, etc.,
02:23pour ne pas faire de fausses déclarations.
02:25Mais en tout cas, oui,
02:26les chiffres vont être différents que ceux annoncés aujourd'hui.
02:29On va trouver, dans les jours qui viennent,
02:32des gens qui sont chez eux
02:33et qui probablement sont en train de mourir.
02:35C'était l'alerte de Philippe Juvin,
02:38député Les Républicains des Hauts-de-Seine,
02:41mais surtout patron des urgences de Pompidou.
02:43Vous constatez cette urgence, Loïc Gobé ?
02:47Bien sûr.
02:48En fait, on est face, nous, aujourd'hui,
02:51à la réalité du terrain
02:52et notamment à la précarité des seniors
02:55qui vivent à domicile.
02:57Il faut savoir que les gens ont envie
02:59de vieillir et de mourir à domicile.
03:02C'est légitime.
03:03Voilà.
03:03Il y a plus de 90% des gens qui veulent vieillir
03:05et mourir chez eux.
03:07On va se retrouver, si possible, dans un EHPAD.
03:10Et la majorité des efforts, notamment financiers,
03:13qui sont faits actuellement, sont dirigés vers les EHPAD.
03:16Donc, en fait, il n'y a pas de politique du domicile
03:20alors qu'on est censé prendre un virage domiciliaire.
03:22Aujourd'hui, on a quand même,
03:24en prévision d'ici 2050,
03:27un doublement des seniors.
03:29Et on va avoir plus de 700 000 nouveaux seniors
03:32en perte d'autonomie,
03:34voire en grande dépendance.
03:35Donc, en fait, on n'est pas prêt, aujourd'hui,
03:38à faire face au tsunami du vieillissement
03:41qu'on prévoit depuis très longtemps.
03:44Loïc Gobet, ce que vous dites en substance,
03:47c'est qu'il faut privilégier
03:49le maintien des personnes chez elles.
03:52L'EHPAD, on va dire,
03:54le centre qui n'est pas forcément la bonne solution,
03:58non plus, peut-être,
04:01même si la médicalisation est peut-être plus simple
04:04dans un centre adapté,
04:06mais c'est un peu une solution extrême.
04:08Et puis, à la volonté des personnes, quand même.
04:11Il y a quand même la liberté du choix
04:13des personnes qui veulent rester chez elles.
04:15Alors, l'EHPAD est une bonne solution
04:17arrivée à un certain niveau de dépendance.
04:20Clairement, le maintien à domicile
04:22arrivée à un certain niveau
04:23n'est vraiment plus possible.
04:24Donc, l'EHPAD est une solution, clairement.
04:27Par contre, il y a toute une période
04:28entre le début de la dépendance
04:30et la grande dépendance
04:31où pas grand-chose n'est prévu aujourd'hui.
04:35La politique de l'accompagnement à domicile
04:37n'est pas suffisante
04:39par rapport à ce que les gens attendent.
04:42Les entreprises de services à la personne,
04:45qu'est-ce que ça pèse, en réalité,
04:47dans le paysage français ?
04:48Vous disiez, c'est un peu ce système
04:49versus les EHPAD.
04:51Enfin, grosso modo.
04:52Aujourd'hui, les services à la personne,
04:55c'est à peu près 6 millions de personnes
04:57qui les utilisent chaque jour.
04:596 millions de Français.
05:01Donc, c'est considérable.
05:03Ça représente 1,5 million de salariés
05:05qui interviennent auprès des personnes à domicile.
05:08Et on peut considérer à peu près
05:10800 000 intervenants à domicile
05:13liés à la dépendance.
05:15En plus ?
05:15Non, dans ce million et demi.
05:17Dans ce million et demi.
05:21De mémoire, je crois que les secteurs
05:22du service à domicile,
05:24c'est le cinquième secteur marchand
05:26de l'économie française.
05:27Donc, c'est considérable.
05:29C'est une espèce d'infrastructure invisible.
05:32On ne nous voit pas.
05:34Qui finance ?
05:34Pour bien comprendre le dispositif,
05:36qui finance ce dispositif ?
05:37C'est tellement compliqué.
05:38Oui, c'est compliqué.
05:38C'est compliqué, mais en même temps,
05:41c'est ce qui rend aussi...
05:42Les sources de financement sont multiples.
05:44Ça vient un peu de l'État.
05:44C'est ça, mais la dépendance
05:46est une compétence des départements.
05:47Des départements.
05:48Voilà.
05:48Qui sont dans une situation économique
05:51qui est plus que compliquée.
05:53Et on a 101 départements en France
05:55et on a 101 politiques de l'autonomie
05:57qui est différente.
05:58Donc, c'est ça aussi toute la complexité
06:00et toutes les différences
06:02qu'on peut voir à domicile.
06:03Vous diriez que ce million et demi
06:05de salariés de l'aide à domicile
06:09représente une forme de service public ?
06:14De service public, pas vraiment,
06:16mais en tout cas,
06:17il participe d'une politique publique.
06:19Une politique publique.
06:20Une politique publique
06:23d'accompagnement de la société.
06:24En fait, les services à la personne,
06:26c'est toutes les activités du quotidien.
06:28Ça va de la garde d'enfants à domicile
06:32jusqu'à l'accompagnement
06:34des personnes en grande dépendance,
06:37en passant par l'entretien du cadre de vie, etc.
06:39Donc, c'est vraiment ce qui structure la société.
06:43Loïc Gobeck, qu'est-ce que l'épisode
06:45que nous avons traversé,
06:46qu'une canicule ?
06:47Il y en aura d'autres,
06:48et de plus en plus,
06:48et de plus en plus violents.
06:50Qu'est-ce qu'il vous enseigne ?
06:51Qu'est-ce qui s'est passé concrètement
06:53dans votre branche ?
06:55Il s'est passé qu'on touche les limites
07:00de toutes les normes qui nous sont imposées.
07:03Par exemple, dans une période comme celle-là,
07:06on a besoin de prendre le temps
07:08d'accompagner les personnes.
07:10Vous poussez la porte,
07:11les personnes sont chez elles,
07:12elles ont chaud, trop chaud.
07:13Qu'est-ce qui se passe ?
07:14Il se passe que nos intervenantes,
07:16elles ont parfois 30 minutes.
07:17C'est timé,
07:18parce que des plans d'aide définis
07:20par les départements disent que
07:22le matin, c'est 30 minutes.
07:23C'est 30 minutes pour le lever,
07:25la toilette, le petit déjeuner
07:26et l'habillage.
07:27Donc c'est un temps qui est imparti,
07:29c'est-à-dire qu'il ne faut pas dépasser
07:30ce temps-là ?
07:30Il ne faut pas dépasser ce temps-là,
07:31sinon toute la partie qui va dépasser
07:33est à la charge à 100% de la personne.
07:36Donc à la minute 31,
07:38vous facturez à la personne
07:39qui reçoit l'aide à domicile ?
07:41Sauf que là, on a besoin de prendre le temps.
07:43On a besoin d'accompagner,
07:44on a besoin de se poser
07:46et d'accompagner,
07:49de vérifier que tout se passe bien,
07:51d'aérer les logements,
07:53de prendre le temps
07:54d'hydrater la personne,
07:55de vérifier qu'elle est en bonne santé.
07:57Il y a une dimension psychologique
07:59dans l'accompagnement,
08:00j'imagine également.
08:01Le prendre le temps,
08:02c'est être aussi à l'écoute.
08:04La demi-heure, c'est court.
08:05C'est très court.
08:06C'est très très court.
08:07On est parfois à la limite
08:08de la maltraitance institutionnelle
08:10quand c'est comme ça.
08:13C'est très court
08:13et ça ne nous permet pas,
08:14aujourd'hui,
08:16de faire de l'accompagnement
08:17bien traitant
08:18comme on aimerait le faire.
08:18Donc, vous demandez
08:19une sorte d'allongement
08:21de ce délai
08:22d'une demi-heure,
08:23mais quoi ?
08:23En temps de crise caniculaire
08:25ou autre ?
08:26Ou de façon,
08:27on va dire, standard ?
08:28D'une manière plus globale,
08:30il faut revoir
08:31l'établissement de ces plans d'aide.
08:32Mais en période de crise,
08:34comme on vient de le vivre,
08:37oui,
08:37il faut de la souplesse.
08:39Mais ça dépend
08:40d'une décision
08:41département par département.
08:42Parce que ça,
08:42ça ne se discute pas à Paris.
08:44Non.
08:44Ça se discute
08:45dans chaque département.
08:46Dans chaque département.
08:47Il n'y a pas une vision nationale
08:48qui serait,
08:50on va dire,
08:51répartie ensuite
08:52sur l'ensemble du territoire.
08:53Non.
08:53C'est bien ça la difficulté.
08:55Et
08:58ces plans d'aide-là
08:59viennent aussi
09:00en...
09:02viennent percuter
09:03à un autre phénomène
09:04qui tend
09:05l'accompagnement.
09:06C'est les fermetures
09:07des écoles et des crèches.
09:08On a un secteur d'activité
09:10qui est à 80...
09:12plus de 80% féminin.
09:14Et du coup,
09:15une fermeture...
09:16C'est pour ça que vous parliez
09:16aux féminins tout à l'heure.
09:17C'est ça.
09:19Une fermeture d'école
09:20ou une fermeture de crèche
09:21souvent impose
09:22à l'intervenant
09:23de ne pas aller travailler
09:24pour pouvoir garder son enfant.
09:26De ce point de vue-là.
09:27C'est-à-dire
09:28quand les parents
09:30sont des aides à domicile,
09:31ils ne peuvent pas forcément
09:33faire leur tournée
09:34puisqu'il faut garder
09:35les enfants à la maison.
09:36Exactement.
09:37Donc,
09:38ça tend encore plus
09:39les plannings,
09:40l'organisation des tournées,
09:42etc.
09:42Ce qui fait qu'on n'a
09:42de toute façon
09:43pas le temps matériel
09:45d'étendre tout ça.
09:48Donc,
09:48des écoles qui ferment,
09:49ce sont moins d'aides à domicile
09:51pour les personnes
09:51en difficulté
09:52ou qui attendent
09:53des soins standards,
09:54etc.
09:54Exactement.
09:55Et là,
09:56qu'est-ce que vous souhaiteriez ?
09:58Les mêmes dispositifs
09:59que pendant la période Covid,
10:00par exemple.
10:00Il y a eu un accueil minimum
10:02réservé aux soignants
10:03pour ces périodes-là.
10:07il serait logique
10:09dans une période
10:10comme on vient de vivre
10:10qui est à peu près similaire
10:12en termes d'activité
10:14de pouvoir accueillir
10:15ces enfants.
10:17Ce que je trouve
10:17qu'on parle,
10:17Loïc Gobet,
10:18c'est quand vous dites
10:19cette demi-heure
10:21réglementaire
10:21puis ensuite on facture
10:22à la personne,
10:24il faut l'étendre.
10:25Bon,
10:25peut-être pas forcément
10:26que en période caniculaire
10:28mais peut-être
10:28de façon plus générale.
10:29Quand vous dites
10:30désolé,
10:31mais nos personnels
10:32souvent au féminin
10:3480...
10:35Plus de 80%
10:36et bien sont impactés
10:38par des fermetures de classe
10:41donc les papas,
10:42les mamans
10:42restent à la maison aussi.
10:44Je parle d'expérience
10:45et gardent les enfants
10:46ce qui ne sont pas faits pour ça.
10:49L'interlocuteur
10:50c'est le président
10:51du conseil départemental.
10:53Il n'y a pas
10:53un ministère de tutelle
10:55qui pourrait négocier
10:57pour l'ensemble du système ?
10:59On a un ministère de tutelle
11:01qui est Camille Gaillard-Migné,
11:03ministre de l'autonomie
11:05en charge des personnes âgées
11:06et des personnes
11:07en situation de handicap.
11:08Qui dépend de la santé.
11:09Qui est rattachée
11:10au ministre de la Santé.
11:12Là, pour le coup,
11:13je pense que c'est
11:14de sa prérogative
11:16d'organiser
11:17l'accueil collectif
11:18dans les écoles.
11:19Oui, ça, tout à fait.
11:20Mais après,
11:21la politique
11:22d'étance,
11:24d'extension
11:24de la demi-heure
11:25ou du plan d'aide,
11:27ça revient au département.
11:28Donc en fait,
11:28on a
11:30X interlocuteurs
11:31pour une seule intervention.
11:32Autant d'interlocuteurs
11:33que de départements.
11:35C'est ça.
11:35Bonne chance,
11:36Loïc Gobet,
11:37dans la négociation.
11:38Allez, nous restons ensemble.
11:39C'est l'heure de la pause.
11:40Il est 2h44 minutes.
11:40Si vous souhaitez appeler
11:41et interroger Loïc Gobet,
11:42n'hésitez pas
11:43au 0826 300 300.
11:45Beaucoup de choses
11:45à se dire,
11:46vous et moi,
11:47dans la deuxième partie
11:48de cet entretien.
11:49On va revenir
11:50sur l'épisode caniculaire.
11:52Qu'est-ce qui aura été
11:53le plus frappant
11:53à vos yeux ?
11:55Tous les personnels
11:56mis à rude épreuve.
11:57Qu'est-ce qu'on pourrait imaginer
11:59pour faire face
12:00à ces canicules ?
12:01J'imagine le fait
12:02d'avoir des aides
12:03à domicile massivement.
12:04Vous parliez
12:04d'un million et demi
12:05de salariés
12:06qui sont au contact
12:07de la réalité.
12:08Qu'est-ce qu'on peut changer ?
12:08Qu'est-ce qu'on peut envisager ?
12:10J'ai l'impression
12:10que le gouvernement
12:11cherche des idées
12:12aujourd'hui.
12:13Allez,
12:13on se retrouve dans un instant.
12:14Loïc Gobet
12:15pour la suite
12:16de La Vérité en Face.
12:18Le Grand Matin Sud Radio
12:19La Vérité en Face
12:21Jean-François Aquili.
12:23Avec Loïc Gobet
12:24président de la FESP
12:26la Fédération des Entreprises
12:27de Service
12:29à la Personne.
12:29Nous avons évoqué
12:30avec vous
12:30un petit peu
12:31les demandes urgentes
12:33en matière d'aide
12:34à domicile.
12:35Vous avez longuement
12:36évoqué
12:38cette demi-heure
12:39réglementaire
12:40pour traiter le sujet
12:41et puis s'en va.
12:42Donc il faudrait
12:42peut-être un peu élargir
12:43la demi-heure en question
12:45sinon c'est facturé
12:46à la personne.
12:47Vous avez évoqué
12:48vos personnels
12:49un million et demi
12:50de salariés
12:50et un grand nombre
12:52de personnels
12:54au féminin
12:548 sur 10
12:55voire plus
12:57et bien qui sont impactés
12:59comme les messieurs
12:59d'ailleurs
13:00quand les écoles ferment
13:01faire comme du temps
13:02du Covid
13:02peut-être des dérogations
13:04pour que les enfants
13:05des personnels
13:06qui sont en première ligne
13:07soient pris en compte.
13:09Qu'est-ce que vous avez
13:09pu constater
13:11pendant ces jours
13:12de canicule
13:13qu'est-ce qui a été
13:14le plus frappant
13:15à vos yeux ?
13:16Le plus frappant
13:17ça reste quand même
13:18malheureusement
13:19des auxiliaires de vie
13:21qui découvrent
13:23une personne décédée
13:24en arrivant le matin.
13:25Ça ça reste
13:26ça reste quelque chose.
13:27Alors nous
13:28en tant que dirigeant
13:29on ne le vit pas forcément
13:31directement.
13:32Vous avez des retours
13:32de dérissage.
13:33On a des retours
13:34ça nécessite
13:35un accompagnement
13:36psychologique.
13:37C'est-à-dire que les personnes
13:37arrivent
13:38elles poussent la porte
13:39toc toc toc
13:39ou on sonne
13:40et puis
13:42le pire c'est
13:43quand elles ont la clé
13:44et qu'elles entrent
13:45et qu'elles découvrent.
13:47Donc là
13:47c'est une situation
13:49quand même
13:49très très compliquée
13:50à gérer.
13:51Oui ce sont des chocs
13:52on imagine.
13:53Là vous pensez
13:54qu'il y a eu
13:56une sorte d'absence
13:57dans la façon
13:59d'aborder
13:59ce vaste sujet
14:00du dérèglement climatique
14:01de la part des gouvernements
14:03successifs
14:04il y a trop d'urgence
14:05en même temps
14:06il y a eu
14:06le gouvernement Lecornu
14:08qui dit
14:08ça a tenu
14:09vous êtes plutôt d'accord
14:10avec globalement
14:12ça a tenu
14:12c'était quand même
14:13un épisode majeur
14:14mais
14:15il y a cette forme
14:16d'incapacité
14:18des politiques
14:19qui est souvent décriée
14:20alors à tort ou à raison
14:21je vous pose la question
14:21à appréhender ces phénomènes.
14:23Alors je précise
14:24ça a tenu
14:25jusque là
14:26si
14:27on sait qu'on a
14:28un nouvel épisode
14:29qui arrive
14:30et certainement
14:31d'autres
14:32au cours de l'été
14:33on verra
14:34comment ça tient
14:34pour l'instant
14:35ça a tenu.
14:36C'est-à-dire que là
14:37Météo France dit
14:38entre le 6 et le 13
14:39il est possible
14:40qu'il y ait un retour
14:42de manivelle
14:42et que nous revenions
14:43à une canicule intense
14:44là pour le coup
14:47personne n'aurait eu
14:47le temps
14:48de se préparer
14:49réellement
14:49évidemment
14:49on ne va pas planter
14:50des arbres
14:51et climatiser
14:51des maisons
14:52des appartements
14:53en 5 minutes
14:55ça peut être dramatique.
14:56Ça peut être dramatique
14:57d'autant que
14:58en plus
14:59évidemment
15:00ça arrive
15:00pendant l'été
15:01donc en période
15:02de congé
15:03on a une partie
15:04de nos intervenants
15:05qui ont le droit
15:06au repos aussi
15:07et qui vont partir
15:08en congé
15:08on ne va pas pouvoir
15:09remobiliser
15:09tout le monde
15:11sur juillet
15:12donc ça risque
15:13de tendre
15:14encore plus
15:15les difficultés.
15:16Oui Gobet
15:17continuez pour ces choses
15:18Gobet
15:18vous évoquiez
15:20le vieillissement
15:20de la population française
15:21aujourd'hui
15:22ce million et demi
15:23de salariés
15:23de l'aide à domicile
15:24c'est un système
15:26qui va aller
15:27grandissant
15:28s'il puis dire
15:28l'aide à domicile ?
15:30On a des prévisions
15:31à 2050
15:32c'est-à-dire qu'on sait déjà
15:33qu'on va devoir recruter
15:35à peu près 700 000 personnes
15:36700 000
15:37700 000 personnes
15:38c'est quasiment
15:40la moitié
15:42de nouveaux emplois
15:43créés
15:43et la moitié
15:44de renouvellement
15:45des salariés
15:46qui partiront
15:47à la retraite
15:48d'ici là
15:49donc
15:50c'est considérable
15:52par contre
15:52on a besoin
15:53que nos métiers
15:54soient reconnus
15:56et soient attractifs
15:57parce que là
15:59on enchaîne
16:00les crises
16:01parce qu'on sort à peine
16:02de la crise
16:02du prix des carburants
16:03qui a fortement impacté
16:04les aides à domicile
16:05parce qu'elles sont
16:06toujours sur la route aussi
16:07on enchaîne
16:08avec la canicule
16:09qui complexifie
16:10les interventions
16:11etc
16:11donc
16:12on a besoin
16:13d'un choc
16:14d'attractivité
16:15pour notre métier
16:15reconnus
16:16d'une part
16:17et attractifs
16:18de l'autre
16:18c'est-à-dire
16:19concrètement
16:21reconnus
16:22justement
16:23que
16:23par exemple
16:24ne serait-ce que
16:25des petits gestes
16:25comme
16:26reconnaître leur intérêt
16:27et leur permettre
16:29de faire garder
16:29leurs enfants
16:30quand les écoles ferment
16:31ça c'est un geste
16:32de reconnaissance
16:34je pense qu'on a fait partie
16:35des personnels
16:36de première ligne
16:37pendant le Covid
16:38et on a fait partie
16:39des gens qui ont été
16:40applaudis
16:40sous les applaudissements
16:41sous les applaudissements
16:42qui ont vite disparu
16:43à la sortie
16:44de la crise
16:46par exemple
16:46tous les personnels soignants
16:48ont eu
16:49une prime Ségur
16:51une prime Covid
16:52à la sortie
16:52les aides à domicile
16:53n'y ont pas eu le droit
16:54pas de prime spécifique
16:56non
16:56vous savez comment c'est
16:57dès que les températures
16:58baissent
16:59qui fait meilleure
17:00la nuit fait frais
17:01les gens oublient
17:02pas seulement les politiques
17:03les français oublient
17:04tout le monde oublient
17:05tout le monde regarde ailleurs
17:06et les problèmes reviennent
17:07avec la chaleur
17:08comme je vous disais
17:09on est une infrastructure invisible
17:10c'est-à-dire que
17:11tant que ça tient
17:12on ne nous voit pas
17:13et c'est le jour
17:14où ça craque
17:14où on commence
17:15à être visible
17:16donc reconnu
17:17et attractif
17:18sur le salaire
17:19et attractif
17:19notamment sur le salaire
17:21puisqu'on avait déjà fait
17:21beaucoup sur les conditions
17:22de travail
17:23de nos intervenants
17:24mais évidemment
17:25parce qu'en plus
17:27de contraindre
17:28les temps d'intervention
17:29la tarification
17:31est contrainte
17:32c'est-à-dire que
17:33par exemple
17:34nos tarifs
17:35d'aide à domicile
17:37ne peuvent pas être
17:38revalorisés
17:38comme on le souhaite
17:39c'est l'état
17:40qui nous dit
17:40chaque année
17:41en début d'année
17:42vous avez le droit
17:43d'augmenter vos tarifs
17:43de temps
17:44qu'est-ce que gagne
17:45quel salaire moyen
17:47d'une aide à domicile
17:48est-ce qu'il y a un chiffre
17:49un peu
17:50on va dire
17:51symbolique
17:51ou
17:52alors
17:53ça va dépendre
17:54on est sur des temps partiels
17:55souvent
17:57mais globalement
17:58on se situe
17:59légèrement au-dessus du SMIC
18:01légèrement au-dessus du SMIC
18:02pour un métier
18:02qui est un sacerdoce
18:04un métier
18:05qui est un métier
18:06de dévouement
18:06aux personnes
18:07parce qu'au fond
18:09techniquement
18:09l'aide à domicile
18:10il y a toutes sortes de choses
18:11tout dépend du degré
18:12de dépendance
18:13de l'individu
18:14de la personne
18:15de l'homme
18:15de la femme
18:15qui attend
18:16parfois ça peut aller très loin
18:18ça peut aller très loin
18:20on a aussi
18:21tous les phénomènes
18:23invisibles
18:23de glissement de tâches
18:24c'est-à-dire que
18:25les médecins
18:26ont transmis des tâches
18:27aux infirmières
18:28les infirmières
18:28ont transmis des tâches
18:29aux aides-soignantes
18:30et les aides-soignantes
18:30ont transmis des tâches
18:31aux aides-à-domicile
18:33donc on a besoin
18:34de personnel
18:35de plus en plus qualifié
18:36de plus en plus formé
18:37de plus en plus paré
18:39à tout ce qui est
18:42maladie neurodégénérative
18:44la manipulation
18:45de matériel spécifique
18:47mais on n'arrive pas
18:48encore à faire
18:49ça demande des connaissances
18:50des formations
18:52quasiment
18:53quasiment
18:53en tout cas de soins
18:55Loïc Gobet
18:56le ministre du travail
18:57prévoit d'aller voir
18:58j'ai vu ça dans la presse
18:59comment l'Espagne
19:01s'adapte à la canicule
19:02en changeant
19:03les heures de travail
19:03c'est-à-dire que
19:04nous avons une délégation
19:04qui va franchir
19:06les Pyrénées
19:06c'est loin
19:07pour s'inspirer
19:09de l'exemple
19:10de nos amis
19:11et voisins espagnols
19:12c'est une bonne idée
19:14aussi pour les aides
19:14à domicile
19:15il y aurait des choses
19:15qu'on pourrait imaginer
19:16vous savez que
19:17les Espagnols
19:17sont les spécialistes
19:19il n'y a pas simplement
19:20les dîners
19:21à l'heure espagnole
19:22tard le soir
19:23il y a aussi
19:23le décalage
19:24des heures de travail
19:25quelque chose
19:26de très naturel
19:27là-bas
19:27qui est très fluide
19:28il n'y a même pas un sujet
19:29chez nous
19:30c'est un problème
19:31c'est compliqué
19:32là les aides à domicile
19:34c'est compliqué aussi
19:35de se dire
19:36on va décaler
19:36non ?
19:37c'est compliqué
19:37de se dire
19:39on va aller faire un lever
19:40à 5h du matin
19:41parce qu'il fait plus frais
19:43la personne
19:43elle n'a pas envie
19:44d'être levée à 5h
19:46et on retombe aussi
19:47dans les travers
19:48de l'administration
19:49c'est qu'on a l'obligation
19:50d'adapter
19:52les conditions de travail
19:53de nos salariés
19:54mais on a aussi
19:55l'obligation
19:56d'avoir l'accord
19:57des bénéficiaires
19:58pour changer les horaires
19:59si le bénéficiaire refuse
20:01on ne peut pas changer les horaires
20:02donc on ne peut pas
20:02adapter les conditions de travail
20:03de nos salariés
20:04donc on est dans
20:05une espèce de quadrature
20:06du cercle
20:07qui est impossible
20:09à gérer
20:09pour certaines structures
20:10si un nouvel épisode
20:12caniculaire arrive
20:13dans les jours qui viennent
20:14on ne va pas rappeler
20:15les dates supposées
20:17qu'avant se mettait
20:18aux frances
20:19est-ce que le pays
20:21vous paraît préparé
20:23ou est-ce qu'on va revivre
20:25c'est un peu répandu déjà
20:26mais pour ramasser
20:27un peu l'idée
20:28la même situation
20:30en pire
20:30parce qu'au fond
20:31si l'épisode arrive
20:33là de façon rapprochée
20:34on paye encore
20:35les séquelles
20:36de ceux
20:37que nous devons
20:38affronter là
20:39ça risque d'être
20:41dramatique
20:42non ?
20:42ça risque d'être
20:43catastrophiste
20:43mais il faut regarder
20:44la vérité en face
20:45ça risque d'être
20:47plus que très compliqué
20:48effectivement
20:49je vous posais une colle
20:50avant de nous séparer
20:51vous n'êtes pas obligé
20:52de répondre
20:52Loïc Gobé
20:53la décision qui pourrait
20:54être prise dès demain matin
20:55et qui s'ouvrait
20:56le plus de vie
20:56à vos yeux
20:58vous qui êtes au contact
20:59au premier contact
21:00compliqué de dire
21:01il n'y en a pas
21:01pour demain matin
21:03c'est pas possible
21:03il n'y en a pas
21:04voilà
21:04je pense que c'est vraiment
21:07de revoir complètement
21:08la politique d'accompagnement
21:09du grand âge
21:10qui est vraiment nécessaire
21:11et ça ne peut pas se faire
21:12du jour au lendemain
21:13donc comme tous les sujets
21:14c'est un des débats
21:15de 2027
21:17qui arrive
21:18tout dépend de quelle société
21:19on veut
21:20tout dépend de quelle société
21:21on veut
21:21en tous les cas
21:22il faut saluer ce matin
21:23le travail
21:24de toutes ces personnes
21:26courageuses
21:27des femmes
21:27des hommes également
21:28il y en a quelques-uns
21:28un million et demi
21:30qui sont
21:32aux côtés des personnes
21:33qui sont dans le besoin
21:35et merci pour votre
21:37présence ce matin
21:38et votre aussi
21:39façon d'alerter
21:41un petit peu
21:41les pouvoirs publics
21:42sur les nécessités
21:42de revaloriser
21:44un peu cette profession
21:44merci Loïc Gobet
21:45je rappelle
21:46président de la FESP
21:46la fédération
21:48des entreprises
21:49des services
21:50à la personne
21:51et bonjour à vous
21:52Valérie Expert
21:53bienvenue
21:53bonjour
21:54bonjour à vous
21:54mettez-vous d'accord
21:55bien écoutez
21:56on va commencer
21:57avec c'est quoi le problème
21:58et un triste record
22:00français
22:01celui des abandons
22:03d'animaux
22:03avant les vacances
22:04on sera avec
22:05le nouveau président
22:06de la SPA
22:07Jacques Cochy
22:08qui viendra nous
22:09je ne sais pas
22:10nous sensibiliser
22:11est-ce qu'on fait partie
22:12de la même humanité
22:13que des gens
22:13qui sont capables
22:14d'abandonner leurs animaux
22:16avant de partir
22:17en vacances
22:18330 000 animaux
22:20abandonnés
22:21l'an dernier
22:22dont 60 000
22:23sur les bords
22:23de la route
22:25que peut-on faire
22:260826 300 300
22:28on va revenir
22:29sur les déclarations
22:30de Sandrine Rousseau
22:31ce matin
22:31dans votre interview politique
22:33Jean-François Achilly
22:34elle veut censurer
22:35le gouvernement
22:36pour la gestion
22:37de la canicule
22:38et puis la loi
22:39sur la fin de vie
22:40qu'en pensez-vous
22:41on y reviendra
22:42évidemment
22:43avec vous
22:44au 0826 300 300
22:46à tout de suite
22:47et bonne émission
22:48à tout de suite
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