- il y a 2 jours
Les débats de l'été avec avec Driss Aït-Youssef, docteur en droit public et spécialiste des questions de sécurité / Lionel Roques, Président-directeur général du Groupe Franco European / Organisateur du rassemblement « Laissez-Nous Faire »
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NewsTranscription
00:00Maxime Liedot.
00:01Et dans ces premiers faits du jour, on va s'intéresser à un rapport,
00:04un rapport annuel sur la situation terroriste en Europe,
00:07signé l'agence Europol, qui est, vous le savez,
00:09l'agence européenne de coopération policière.
00:12Et on avait envie de démêler ce rapport et d'essayer de le comprendre
00:15pour s'intéresser à la vérité de la situation terroriste
00:18sur notre sol, sur le sol européen.
00:20Bonjour Drey, ici Youssef.
00:21Bonjour.
00:22Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:23Vous êtes docteur en droit public et spécialiste des questions de sécurité.
00:26Alors, c'est vrai que ce rapport, ce n'est pas, on va dire, non plus
00:30la chose dont on va le plus entendre parler dans les prochaines heures,
00:33mais il est quand même important qu'on s'y arrête
00:35parce que ça fait une sorte d'évaluation de la menace terroriste en Europe.
00:39Concrètement, les enseignements de ce rapport, c'est quoi ?
00:43Les enseignements de ce rapport, c'est le prolongement de ce qu'on connaît maintenant
00:48et de ce qu'on vit plutôt maintenant depuis quelques mois et quelques années,
00:52c'est-à-dire avec une organisation ou des organisations terroristes,
00:55terroristes, islamistes, qui ont du mal à projeter des commandos
00:58depuis des théâtres d'opérations terroristes extérieures
01:01et qui ont plutôt recours à une diffusion massive de propagande
01:05de sorte à inspirer des attentats sur le territoire national
01:09et plus globalement sur le territoire européen.
01:12Et ce qui est intéressant aussi, Drissette Youssef,
01:15c'est qu'il faut peut-être rappeler, vous allez me dire,
01:19c'est sans doute aussi le but de ce rapport,
01:20c'est que le djihadisme reste encore une menace excessivement élevée partout dans l'Europe.
01:27Alors, elle reste évidemment la menace la plus importante
01:30aux côtés de l'ultra-droite et de l'ultra-gauche,
01:33mais la menace djihadiste est de loin,
01:35évidemment la menace la plus importante avec, d'une part,
01:39un rajeunissement des profils
01:41et d'autre part, effectivement, cette diffusion qui endoctrine
01:46et qui met un peu plus en difficulté quelquefois les services de renseignement
01:50qui ont du mal, c'est vrai, à identifier des individus
01:53peu ou pas connus des services de renseignement
01:56et qui rend leurs interpellations un peu plus compliquées.
02:01Et vous l'avez dit, il se penche sur le rajeunissement de la menace
02:05avec cette phrase que j'ai relevée dans le rapport,
02:07Europol constate une hausse de l'implication des jeunes
02:10et près d'un tiers des suspects arrêtés ont moins de 21 ans.
02:15Ah oui, ont moins de 21 ans, on a même le plus jeune à 12 ans
02:19et ça, évidemment, ça pose une difficulté
02:22parce que dans ces profils, quand on parle de rajeunissement,
02:25on dit que ce sont des profils qui sont mûs par une société,
02:29ou en tout cas par la mise en perspective d'une société ultra-violente
02:34et donc cette ultra-violence, pour eux,
02:36elle a forcément un débouché, ça peut être djihadiste,
02:39ça peut être ultra-droite, ça peut être ultra-gauche,
02:41mais aujourd'hui le djihadisme est la voie la plus importante,
02:44la voie la plus empruntée par ce rajeunissement.
02:47Je pense que tous ceux qui nous écoutent actuellement,
02:49André Saïd Youssef, on vient et vous venez de dire
02:51le plus jeune avait 12 ans, comment à 12 ans on peut être radicalisé ?
02:57Alors, en fait, c'est une radicalisation très rapide,
03:01on se souvient maintenant, il y a 10 ans, l'attentat du 14 juillet à Nice,
03:07Mohamed Lawashboulal n'était pas connu des services de renseignement,
03:11avec une radicalisation, on va dire, express,
03:15un type qui ne fréquentait aucune mosquée,
03:17et donc ça, c'était compliqué pour les services de renseignement
03:21d'appréhender un individu comme ça.
03:23Donc on voit bien que ce mouvement, il est extrêmement compliqué,
03:26on a des jeunes qui sont d'abord très violents,
03:27c'était le cas de Lawashboulal, c'est un individu violent,
03:30et qui va dans cette radicalisation donner un sens ou un statut à sa vie.
03:36Mais là, quand vous dites, c'est vrai, 12 ans,
03:38on se dit que c'est quoi ?
03:39C'est uniquement par l'intermédiaire des réseaux sociaux,
03:43des téléphones, de tout ce qu'on peut avoir à portée de main
03:46dès qu'on a un écran, c'est ça ?
03:48Oui, mais c'est aussi les jeux vidéo,
03:50vous avez des forums dans des jeux vidéo
03:52qui sont des forums extrêmement violents.
03:54Il y a, au mois d'avril dernier,
03:55la DGSI a appréhendé deux jeunes mineurs,
03:58deux mineurs à Lille,
04:00qui s'apprêtaient à confectionner une bombe
04:02pour la faire sauter dans un centre commercial dans le Nord.
04:05Donc on voit bien qu'effectivement,
04:06dans une partie de la jeunesse,
04:08il y a déjà un terreau fertile
04:09qui est celui de l'ultra-violence.
04:11Et c'est cette ultra-violence qui dérive.
04:14Il y a les réseaux sociaux,
04:15on vient d'en parler,
04:16le rapport d'Europol,
04:18Drissette-Yosef,
04:19évoque aussi quelque chose d'assez extraordinaire,
04:22c'est-à-dire qu'on n'arrête pas d'en parler
04:24pour le changement du travail,
04:26le changement de la société,
04:27le changement de nos habitudes de vie,
04:28mais l'intelligence artificielle également
04:30vient rentrer dans l'activité du terrorisme.
04:32Pour eux aussi, c'est un accélérateur.
04:35C'est un accélérateur au même type,
04:39de la même manière qu'aujourd'hui,
04:41les imprimantes 3D
04:41vont permettre effectivement à des individus
04:44qui ont du mal aujourd'hui
04:46à avoir accès à des filières d'armement,
04:49de pouvoir confectionner leur propre armement.
04:51On évoque aussi la problématique des drones.
04:54Ça aussi, ça pose une difficulté
04:55dans la mesure où les drones,
04:56ceux-là, sont de plus en plus utilisés,
04:58notamment au Sahel,
04:59par des organisations djihadistes.
05:01Donc tout ça met un défi supplémentaire
05:03sur les épaules de la puissance publique,
05:05à la fois avec des individus
05:07qui sont emprisonnés,
05:07qui vont sortir,
05:09d'autres qui sont dans un état
05:10d'opération Théos-Externe,
05:11qui vont venir,
05:12revenir sur le territoire national,
05:14en plus de ceux qui sont déjà radicalisés
05:16dans la nature,
05:17posent un vrai défi
05:17pour la puissance publique, en effet.
05:19Donc c'est-à-dire que quand on entend,
05:20quand on lit ce rapport,
05:22quand on vous entend aussi ce matin,
05:23on doit se préparer, quoi,
05:24vraiment à un djihad version wish,
05:27à un djihad version chine,
05:28c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
05:29on peut confectionner la moindre arme,
05:31vous venez de le dire,
05:31avec une imprimante 3D,
05:32on peut se radicaliser avec son téléphone,
05:34on est de plus en plus jeune,
05:36ça va devenir quoi ?
05:37Le djihadisme,
05:38ça va presque devenir
05:39une activité facile,
05:41quotidienne,
05:42à laquelle on peut se former,
05:43si je puis dire,
05:44en quelques jours,
05:45à peine quelques heures.
05:47Alors,
05:48vous pouvez prendre le verre
05:49à moitié vide
05:49ou à moitié plein.
05:50C'est vrai qu'effectivement,
05:51si vous le prenez à moitié plein,
05:53c'est-à-dire que vous allez avoir
05:54toute une partie
05:56qui va basculer très facilement
05:58dans le djihadisme
05:59parce qu'ils sont mis par,
06:00effectivement,
06:01des contenus ultra-violents.
06:03Et c'est surtout,
06:03vous expliquez,
06:04sauf si j'ai mal compris,
06:05Drey et Saïd Youssef,
06:06c'est surtout qu'ils sont absolument partout.
06:07C'est-à-dire que si maintenant,
06:08uniquement sur des forums
06:09de jeux vidéo,
06:10on est condamné
06:11ou on peut rentrer,
06:13on peut avoir des biais
06:14pour côtoyer ce type de personnalité
06:16et d'endoctrinement,
06:17c'est un peu affolant.
06:18Alors, oui,
06:20c'est pour ça que je disais,
06:21vous avez effectivement
06:22ceux qui vont verser
06:22dans le djihadisme,
06:23l'ultra-droite, l'ultra-gauche
06:24et puis ceux qui vont verser
06:25dans le grand banditisme
06:26parce qu'on voit bien,
06:27effectivement,
06:27on a de plus en plus de jeunes,
06:29y compris des mineurs
06:30qui sont ultra-violents,
06:31qui tiennent des points d'ile
06:32et qui sont ultra-violents.
06:33Et donc,
06:33l'autre aspect,
06:35c'est que la puissance publique
06:37interpelle de plus en plus
06:38d'individus
06:39et arrive à déjouer
06:40de plus en plus d'attentats.
06:41C'est-à-dire qu'il n'y a pas plus,
06:43on va dire,
06:43il n'y a pas plus de morts.
06:44Quand on regarde effectivement
06:45le nombre d'interpellations
06:46en France,
06:47le nombre d'interpellations,
06:48il est lui en hausse,
06:50notamment sur des arrestations
06:51en lien avec des attentats
06:53du djihadiste.
06:53Donc, le taux de condamnation
06:55est lui aussi le plus important
06:56sur le djihadisme.
06:57Donc, on voit bien
06:58que la puissance publique,
06:59le parquet national antiterroriste
07:00et les services de renseignement
07:02sont, c'est vrai,
07:03mieux préparés,
07:04alors qu'effectivement,
07:06c'est ce qu'on appelle
07:07un djihadisme un peu
07:08quelquefois low-cost,
07:09pas des loups solitaires,
07:10mais un peu low-cost.
07:10Donc, à la fois,
07:12c'est vrai que ce sont
07:13quelquefois,
07:13pardonnez cette expression,
07:15mais je ne dis pas
07:16des novices,
07:16mais ce sont des gens
07:17qui ne s'entourent pas forcément
07:18d'un luxe de précaution
07:19pour préparer
07:20et commettre leur attentat
07:22et c'est ce qui permet
07:23à la puissance publique
07:23de les appréhender.
07:24Mais en tout état de cause,
07:26le nombre d'interpellations,
07:27lui,
07:27il est en augmentation,
07:29ce qui donne évidemment
07:29un caractère un peu inquiétant
07:31à la situation.
07:32Est-ce que, là aussi,
07:33ce n'est pas comme
07:34une forme d'illusion ?
07:35Je me rappelle
07:36de certaines conversations
07:37avec de grands professionnels
07:39de ces questions-là.
07:40Vous en faites partie,
07:41Dressay Tchouchev,
07:42mais je me souviens,
07:42par exemple,
07:42de Marc Trevidi
07:43qui explique
07:44attention aux fameuses
07:45périodes creuses
07:46parce que les périodes creuses
07:47n'existent jamais.
07:48Est-ce que là,
07:48on n'est pas en train
07:49d'assister au développement
07:50d'une nouvelle forme
07:52de terrorisme
07:52avec, certes,
07:53comme vous l'avez dit,
07:54quelque chose de beaucoup
07:55plus low-cost,
07:55quelque chose de beaucoup
07:56plus solitaire,
07:57mais on sait,
07:57à la lecture de ce rapport
07:59d'Europol
07:59qui est l'objet
08:00de notre discussion,
08:00qu'à l'intérieur,
08:01on apprend que de plus en plus
08:02ce sont des outils
08:03comme les collectes en ligne
08:05ou les crypto-monnaies,
08:06par exemple,
08:06qui sont utilisées
08:07pour le financer.
08:07Est-ce qu'on est sûr
08:08qu'il n'y a pas
08:09toute une nouvelle forme
08:10de théorie
08:10qui est en train
08:11de se construire
08:11tout simplement
08:12sous le nez des autorités
08:14sans que celle-ci
08:15puisse vraiment le réaliser ?
08:17Oui,
08:18mais puis ça pose
08:19évidemment aussi la question,
08:21mais vous avez
08:21complètement raison,
08:22dans la question même
08:23du terrorisme aujourd'hui,
08:24on a ce qu'on appelle
08:25le terrorisme d'État.
08:26C'est quoi ?
08:27C'est par exemple
08:27les gardiens de la Révolution
08:29qui vont passer
08:30par des proxys
08:31en Iran,
08:32qui vont passer
08:32par des proxys
08:33et tenter de commettre
08:34des attentats en Europe.
08:35C'est le cas en France,
08:35c'est le cas en Autriche,
08:36c'est le cas en Belgique,
08:37c'est le cas dans d'autres pays.
08:38Donc on voit bien
08:39que le terrorisme,
08:41la définition même
08:44de l'acte un peu terroriste
08:45qui est effectivement
08:46cette intimidation
08:47de nature
08:47à déstabiliser
08:48la puissance publique
08:49et déstabiliser
08:50les intérêts fondamentaux
08:51de la nation,
08:52elle vient trouver
08:53une place particulière
08:54dans le sens où
08:55ce sont des individus
08:56qui quelquefois
08:57sont sans projet,
08:58sont complètement isolés
08:59mais ultra-violents
09:00et qui vont encore une fois
09:01donner un sens.
09:02Donc ça donne
09:03une complication particulière
09:04ce qu'est le terrorisme
09:05aujourd'hui
09:06et comment ces individus
09:07peuvent basculer
09:08très rapidement
09:09dans une forme
09:09de terrorisme ultra-violent.
09:11Une dernière question
09:12quand même,
09:12Driss Ait Youssef,
09:13en rappelant que vous êtes
09:13docteur en droit public
09:14et spécialiste
09:15de toutes ces questions
09:16de sécurité.
09:17Je me souviens
09:18d'un président de la République,
09:19Emmanuel Macron,
09:20qui avait appelé
09:20à la suite
09:21de certains attentats
09:22à une forme de société
09:24et de la vigilance.
09:24C'est ça la solution ?
09:26Alors,
09:27c'est pour moi
09:27l'une des grandes solutions
09:29parce que je pense
09:29qu'on ne peut pas mettre
09:30tout sur les épaules
09:32de la puissance publique,
09:33du parquet national
09:34antiterroriste
09:34et des services
09:35de renseignement
09:35et de sécurité.
09:36Je pense que
09:37la première des notions
09:38et un centre d'attentats
09:39ont été déjoués.
09:40Pourquoi ?
09:40Parce qu'on avait
09:41des voisins plutôt vigilants
09:43sur la radicalisation express,
09:45etc.,
09:45qui permettaient de remonter
09:46de l'information,
09:47du renseignement.
09:48Je rappelle que
09:48c'est le renseignement
09:49qui permet d'appréhender,
09:50qui permet de déjouer
09:51des attentats évidemment
09:52avant leur commission.
09:54Donc ça,
09:54ça nécessite évidemment
09:55une société de la résilience,
09:57une société de la vigilance.
09:58Et je pense que
09:59c'est la première barrière.
10:01Sans quoi,
10:01évidemment,
10:02tous les services de renseignement
10:03ont dit que le risque zéro
10:04n'existe pas.
10:05Mais c'est vrai
10:06qu'on peut avoir
10:06la commission d'attentats.
10:07Donc je suis complètement d'accord
10:09sur le fait que
10:09c'est à la société
10:10de se prévenir d'abord
10:11et d'être extrêmement vigilante.
10:13Absolument.
10:14Aussi,
10:14en plus de tous les services
10:15qui font un travail absolument
10:16hors normes
10:17et formidable.
10:18Merci beaucoup,
10:18Driss Haït-Josef,
10:19d'avoir été avec nous,
10:20docteur en droit public
10:21et spécialiste
10:21des questions de sécurité
10:22pour revenir
10:23et pour essayer de comprendre
10:24surtout ce rapport
10:25d'Europol,
10:26l'agence européenne
10:27de coopération policière
10:28qui a dressé
10:28et qui a non seulement
10:30dressé l'état du terrorisme
10:31et qui surtout souhaitait
10:32nous alerter
10:33sur le nouveau visage
10:34du terrorisme en Europe.
10:35Vous l'avez entendu,
10:36plus jeune,
10:37beaucoup plus low cost
10:38avec une radicalisation
10:39qui peut se faire
10:40en deux temps,
10:41trois mouvements.
10:41Et c'était important
10:42qu'on y revienne ce matin.
10:43Il est 10h16
10:43sur Sud Radio
10:44et dans un instant,
10:45notre autre fait du jour,
10:46c'est un rassemblement
10:48qui va avoir lieu
10:48aujourd'hui
10:49à Aix-en-Provence,
10:50un rassemblement
10:51d'entrepreneurs,
10:51de salariés,
10:52d'indépendants,
10:53d'élus,
10:53de citoyens,
10:54bref,
10:54et qui s'appelle
10:54ce rassemblement
10:55Laissez-nous faire
10:56un appel au bon sens,
10:57un appel à la débureaucratisation,
11:00un appel à la liberté,
11:01au travail
11:02et à l'innovation.
11:03Dans un instant,
11:03nous serons avec
11:04Lionel Roch,
11:04le président directeur général
11:05du groupe franco-européen
11:07et organisateur justement
11:08du rassemblement
11:09Laissez-nous faire.
11:10A tout de suite
11:10sur Sud Radio.
11:11De l'été,
11:1210h-13h,
11:13Maxime Liedot.
11:14Suite de votre émission
11:16L'effet du jour
11:17jusqu'à 10h30
11:17alors qu'il est 10h19,
11:19on va s'intéresser
11:20aujourd'hui
11:20à un rassemblement,
11:21un rassemblement
11:22qui fait beaucoup parler
11:23et un rassemblement
11:24qui se déroule
11:25à Aix-en-Provence
11:26avec Lionel Roch.
11:27Le but est très simple
11:28et vous allez le comprendre
11:29avec le titre
11:30qui porte tout son sens.
11:31Le titre,
11:32il est simple,
11:32c'est Laissez-nous faire.
11:34Bonjour Lionel Roch.
11:35Bonjour.
11:36Merci beaucoup
11:36d'être avec nous.
11:37Vous êtes le président
11:37directeur général
11:38du groupe franco-européen
11:40et vous êtes organisateur
11:41de ce rassemblement
11:42Laissez-nous faire.
11:43Ça se passe à Aix-en-Provence.
11:45Vous rassemblez tout le monde,
11:46entrepreneurs,
11:47salariés,
11:47indépendants,
11:48élus et citoyens,
11:49le tout pendant trois jours
11:50pour échanger autour
11:51à la fois de l'économie
11:52et de l'aspect entrepreneurial.
11:54C'est quoi l'idée
11:54de ces trois jours ?
11:56L'idée de ces trois jours,
11:58c'est que rien ne pourra se faire
12:00si on n'arrive pas
12:02à réunir la vérité du terrain
12:03et la force des idées.
12:05C'est-à-dire que
12:06vous avez normalement
12:08des idées d'un télo,
12:10d'économistes
12:12et on en a besoin
12:13de ces idées,
12:14sauf qu'on oublie
12:15la réalité du terrain.
12:16Et on arrive aujourd'hui
12:18à un moment
12:19où la campagne
12:21à venir,
12:21il n'y a évidemment
12:23pas la réalité du terrain
12:24parce que ça,
12:24les politiques ne l'ont jamais,
12:25mais ils n'ont même plus
12:26les idées.
12:27Et donc on dit
12:28pendant trois jours,
12:29on va mettre
12:29la France qui bosse
12:30et qui entreprend
12:32avec la France justement
12:33des économistes,
12:35des intellectuels,
12:36des professeurs
12:37et tout ça
12:38va fossoirer,
12:41brainstormer
12:42pour sortir
12:44des propositions,
12:45des solutions.
12:47Et tout le combat,
12:48c'était d'avoir
12:49la France dans sa diversité.
12:52Et en fait,
12:53si vous vous réfléchissez,
12:54il y a très peu d'occasions
12:55où la France du terrain
12:57se retrouve avec
12:57la France des idées.
12:58C'est très séparé
12:59en général.
13:00Et donc,
13:00laissez-nous faire,
13:01qui était la suite logique
13:02et qui est la suite logique
13:03de mon livre,
13:04laissez-nous bosser.
13:05il fallait passer
13:08à l'action
13:09parce qu'aujourd'hui,
13:10il y a absolument besoin
13:11de fournir des idées.
13:13Nos candidats,
13:14mais de l'extrême gauche
13:16à l'extrême droite,
13:17n'ont pas d'idées
13:18ou pas une seule idée
13:20réalisable
13:20et à la hauteur du problème.
13:22Donc maintenant,
13:22on a un devoir
13:23de citoyen
13:24de dire,
13:25attendez,
13:25on va proposer.
13:26Si vous n'avez pas les idées,
13:27on va aider.
13:28Mais Lionel Roch,
13:29on va revenir
13:32après sur le titre
13:34de votre événement,
13:34laissez-nous faire,
13:35mais j'ai envie de vous dire,
13:36j'ai l'impression d'entendre
13:37que ça,
13:38des solutions pour le monde économique,
13:39alors peut-être qu'elles ne sont pas
13:40à la hauteur de la situation,
13:42mais des allégements
13:43de charges par-ci,
13:44des propositions
13:45pour taper un peu plus
13:46sur les entreprises,
13:47des propositions
13:47pour décaler l'âge de la retraite,
13:50des propositions
13:50pour enlever
13:51tel ou tel nouvel impôt
13:52ou telle ou telle charge.
13:53J'ai l'impression
13:53que ça fleurit
13:54tous les jours,
13:55ce type de proposition.
13:56Pourquoi vous dites
13:56que rien n'est à la hauteur
13:57ou que rien n'est proposé ?
13:59Parce que c'est du bricolage.
14:02C'est-à-dire que vous avez
14:04la droite
14:06qui...
14:07En fait,
14:07nos politiques ne travaillent plus
14:08que par communautarisme.
14:10C'est-à-dire,
14:10ils travaillent des communautés.
14:12Donc la droite
14:12va prendre la communauté
14:13des retraités.
14:14La gauche PS
14:16va prendre
14:17les fonctionnaires
14:18qui ne sont pas éléfistes.
14:20L'Éléfiste va associer
14:21deux ou trois communautés.
14:23Et le RN
14:24va faire voiture-balais
14:26pour essayer de récupérer
14:27tout le reste.
14:28mais vous n'avez pas
14:29une seule mesure
14:30qui est à la hauteur.
14:31Mais pourquoi ?
14:32Parce que c'est compliqué.
14:33Donc on va essayer
14:34de faire plaisir
14:34à son électorat.
14:35Donc il y en a
14:36qui vont dire,
14:37il y a une grande mode
14:37en ce moment,
14:38c'est de dire,
14:38on va taper sur
14:39les grandes entreprises
14:40et puis pour aider
14:42les PME.
14:43Mais je suis patron
14:45d'une PME,
14:45je sais que ça ne marche
14:46pas comme ça.
14:47C'est-à-dire,
14:47quand vous tapez
14:48sur les grandes entreprises,
14:49les grandes entreprises
14:50vous le renvoient
14:52immédiatement.
14:53Tout ça est interconnecté.
14:55Donc vous ne pouvez pas
14:56bricoler des choses,
14:58expliquer qu'on va
14:58faire payer les riches
14:59est quand même
15:00le plus grand mensonge
15:02qui existe.
15:03L'attaque Zuckman
15:03est une plaisanterie.
15:05Bernard Arnault
15:05ne fera pas un chèque
15:06de 3 milliards
15:07tranquillement chaque année.
15:08Bernard Arnault
15:09partira immédiatement
15:10en Italie.
15:11Donc ça ne va pas
15:12rapporter 20 milliards,
15:12ça en coûtera 10 milliards.
15:14Donc ce sera quoi,
15:15ce sera quoi,
15:15Lionel Rock,
15:16si jamais on passe
15:17de quelques heures
15:19pendant les trois jours
15:19où vous êtes
15:20avec tout ce beau par terre
15:22à réfléchir ?
15:23Ce serait quoi,
15:24vous,
15:24les quelques grandes idées
15:26qui, selon vous,
15:27sont importantes
15:28à marteler.
15:29C'est quoi ?
15:29Arrêtez de bricoler,
15:30il faut arrêter
15:31de faire payer
15:32les plus riches
15:32et les grosses entreprises
15:33parce que c'est elles
15:34qui font du chier
15:36et permettent justement
15:37à des TPE,
15:38PME de garder.
15:39C'est quoi,
15:39les trois grands...
15:40je ne vais surtout pas
15:42vous donner des solutions
15:45qui ne vont pas sortir
15:47au bout de trois jours,
15:48c'est d'initier une démarche,
15:51c'est-à-dire de dire
15:52rien ne se fera
15:53sans écouter le terrain
15:54et sans aller chercher
15:56véritablement des idées.
15:57Donc on va initier.
15:58Il y a par exemple
15:59quelque chose d'intéressant,
16:00tous les débats
16:00sur lesquels tout le monde
16:01peut participer
16:02pendant le débat,
16:03poser des questions,
16:04l'entrepreneur,
16:06alors l'artisan
16:06peut aller poser une question
16:07à Pierre Gattaz
16:08et dire mais moi,
16:09pourquoi ?
16:09Tout ça est enregistré,
16:11si vous voulez,
16:11et l'intelligence liable
16:14va aller reconnecter
16:15pour essayer de trouver
16:16qu'est-ce qui peut connecter
16:18à Dominique Régnier,
16:20à l'agriculteur,
16:21à Jard.
16:22Donc ça,
16:22c'est un début,
16:23si vous voulez,
16:24pour dire,
16:24attendez,
16:24il y a peut-être
16:25un chemin.
16:27Et ce chemin-là,
16:28si vous voulez,
16:29il a déjà comme base
16:30de dire
16:31le terrain
16:33doit être
16:34au cœur
16:35des décisions.
16:36Sinon,
16:36vous pouvez réformer
16:38si vous voulez,
16:38la vente des médicaments,
16:39les machins,
16:40si vous n'allez pas voir
16:40les pharmaciens
16:41à un moment ou à un autre,
16:42vous ne vous en sortirez pas.
16:44Donc c'est pour ça
16:44que vous avez appelé
16:45ce rendez-vous des trois jours,
16:46laissez-nous faire,
16:46il y a aussi peut-être
16:47une volonté aux politiques
16:48de dire écoutez,
16:49en fait,
16:49c'est nous qui avons les solutions,
16:50il suffit juste un peu
16:51de nous libérer,
16:52de libérer notre manière
16:54de travailler
16:54et on pourra souffler,
16:56on pourra créer,
16:56donc on pourra ensuite
16:58peut-être un peu plus embaucher,
16:59un peu plus faire de richesses,
17:00c'est ça l'idée ?
17:01Bien sûr,
17:02mais de dire
17:03on ne l'a pas tout seul,
17:04la solution,
17:04il faut être modeste,
17:05j'entends des entrepreneurs
17:06qui disent
17:06bon maintenant c'est un tel bazar
17:08que laissez-nous faire tout seul,
17:10ce n'est pas vrai,
17:11on a besoin du terrain
17:12comme il y a besoin
17:14d'intellectuels,
17:15de professeurs,
17:15comme il y aura besoin
17:16d'ailleurs de politiques
17:17pour défendre
17:18une bonne politique,
17:19si chacun se dit
17:21dans son coin
17:21non, non,
17:22mais moi je vais y arriver,
17:23ce n'est pas vrai,
17:24donc c'est très symbolique
17:25de mettre ensemble
17:26si vous voulez,
17:27Gattaz,
17:28Véran,
17:29j'ai un super festi,
17:31qui calmait Sanko
17:32et puis des intellectuels
17:33qui en fait ne se voient pas
17:35et au même niveau
17:35et si je peux faire passer
17:38un message
17:38sur ce radio,
17:39demain il y a
17:40une très belle journée
17:41qui est la journée phare,
17:43s'il y a des commerçants,
17:45s'il y a des artisans
17:46qui sont dans le coin,
17:47s'il y a des gens
17:47qui sont en vacances
17:48en ce moment-là,
17:49qui viennent,
17:50laissez-nous.fr
17:51et qui viennent
17:52pour cette journée-là
17:53parce qu'il y a besoin
17:55de la France
17:56qui bosse
17:57et qui entreprend,
17:58je ne veux pas avoir
17:59que la France d'en haut
18:00ce changement
18:01il se fera
18:02par la France du milieu.
18:03Lionel Roquet,
18:04est-ce que vous n'avez pas
18:05la sensation,
18:05on a souvent ce débat
18:06sur cette antenne
18:06sur Sud Radio
18:07avec les différentes polémiques
18:09au cours parfois
18:10certes de telle et telle
18:11personnalité
18:11dite des grandes entreprises
18:14mais vous avez aussi
18:15la sensation parfois
18:16chez les auditeurs
18:17d'un ras-le-bol fiscal
18:18qui semble être
18:19de plus en plus important
18:20et ça,
18:21ça n'est pas à négliger.
18:23Concrètement,
18:23vous,
18:24au milieu de tout ça,
18:25c'est quoi,
18:26on va dire,
18:26comment on essaye
18:27de relier
18:28les deux qui se parlent ?
18:29Comment vous expliquez
18:30qu'en France,
18:30on est visiblement
18:31du mal
18:31à saisir
18:32toutes ces problématiques-là ?
18:35D'abord,
18:35parce qu'on ne se parle plus
18:38et vous regardez,
18:41parce qu'on revient
18:42au point de départ,
18:43c'est-à-dire
18:43le communautarisme
18:44de chaque parti,
18:46ce n'est pas
18:46que LFI
18:47et le RN.
18:47On a même l'impression
18:48que les Français
18:49en général,
18:50Lionel Roquet,
18:50dès qu'on parle
18:51de l'entreprise,
18:52dès qu'on parle
18:52d'efforts,
18:53dès qu'on parle
18:53de réussite,
18:54il y a tout de suite
18:55une certaine grille
18:55de lecture remplie
18:57parfois de préjugés
18:58qui se met en place,
18:59non ?
19:00Oui,
19:00alors je pense
19:01que les Français
19:02sont bien mieux
19:03que ce que les politiques
19:05en pensent.
19:06Je vous donne
19:07un exemple,
19:08on fait avec le SAC
19:09des entrepreneurs
19:09engagés de Novelli,
19:11on fait des études
19:12d'opinion
19:12sur lesquelles,
19:13mais sérieuse,
19:14et on s'aperçoit
19:15que les Français
19:16sont plutôt
19:17pour la retraite
19:18par capitalisation.
19:19Les Français
19:20ont beaucoup plus confiance
19:21dans l'entreprise
19:22que dans l'État,
19:23ce qui est grave d'ailleurs.
19:24Les Français
19:25sont beaucoup plus
19:26en avance
19:26sur les politiques
19:27sur ce type de sujet.
19:28Bien sûr,
19:28le courage,
19:30c'est parce que
19:31les politiques
19:32se trompent
19:32sur la lecture
19:33qu'ils ont
19:33d'une grosse partie
19:34de la France.
19:35Vous avez déjà
19:36un tiers de ce pays
19:37qui est légitimiste,
19:38qui bosse dur,
19:39qui entreprend dur.
19:41C'est ça
19:42qu'il faut aller chercher.
19:44Alors,
19:44ils vont vous dire
19:45qu'un tiers,
19:45ça ne fait pas une majorité,
19:47sauf que ça peut faire
19:48une présence
19:49au premier tour.
19:49Ça se réfléchit
19:51là-dessus.
19:52Et après,
19:53de toute façon,
19:55le chemin,
19:56les impôts,
19:57il faut bien voir
19:58qu'on est au maximum
19:59à tous les niveaux.
20:01C'est-à-dire qu'il faut arrêter...
20:03On ne peut plus faire plus.
20:04Mais alors,
20:05quand ils vous disent
20:05on ira chercher sur les riches,
20:07ce n'est pas vrai
20:07parce que sur les riches,
20:09aujourd'hui,
20:10avec l'Europe,
20:11vous vous installez
20:12où vous voulez.
20:13Vous êtes un drapé.
20:14Donc,
20:15si vous voulez,
20:15immédiatement,
20:16vous pouvez sortir.
20:17Donc,
20:18allez,
20:18je ne sais pas,
20:19le débat moral
20:20de la taxe Zuckman,
20:21si vous voulez,
20:22il y a un moment
20:22où il va falloir aller
20:23sur l'efficacité.
20:24Vous mettez la taxe Zuckman,
20:25elle vous coûte 10 milliards
20:27et des dizaines de milliers
20:28d'emplois.
20:29C'est un fait.
20:30Voilà.
20:30perdons pas de temps.
20:30Et vous venez d'utiliser
20:31en plus un mot
20:32qui, je pense,
20:32la traverse tous les partis
20:33et surtout la plupart
20:34des citoyens,
20:35c'est le mot efficacité
20:36qu'il faut absolument réussir
20:37à remettre
20:38au centre du débat.
20:39Merci beaucoup,
20:39Lionel Roch,
20:40d'avoir été avec nous ce matin,
20:41président directeur général
20:42du groupe Franco-Européenne
20:44et vous êtes l'organisateur
20:45de ce rassemblement.
20:46Laissez-nous faire,
20:47c'est à Aix-en-Provence.
20:48Ce sera,
20:49c'est aujourd'hui
20:50à partir de 14h
20:51et ça va s'étendre
20:52jusqu'à mercredi,
20:53jusqu'à 13h.
20:54Et donc,
20:54je le répète,
20:55Aix-en-Provence,
20:56au programme,
20:56vous l'avez entendu,
20:57des conférences,
20:58des échanges,
20:58des débats sur énormément
20:59de thématiques.
21:01Vous êtes commerçant,
21:01vous êtes eux-mêmes
21:02invité à venir
21:03pour pouvoir interagir
21:04avec ministres,
21:05anciens ministres,
21:06syndicats.
21:06C'est visiblement
21:07un lieu important.
21:09Laissez-nous faire,
21:09je crois que le site
21:10a été donné tout à l'heure,
21:11laissez-nous.fr.
21:12Il est 10h29
21:13et dans un instant,
21:14les débats qui rentrent,
21:15les débats bien sûr
21:16qui vont commencer
21:17avec les débatteurs.
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