- il y a 10 heures
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NewsTranscription
00:0010h-13h, Anthony Martin Smith.
00:02Et c'est parti pour notre midi 13h avec Clément Barguin qui m'a rejoint dans le studio comme chaque
00:08jour.
00:09Bonjour Clément.
00:09Bonjour Anthony, bonjour à tous.
00:11Ça va bien ?
00:12Ça va bien.
00:12Vous n'avez pas trop chaud ?
00:13Non, si quand même.
00:14Je ne vais pas vous mentir, c'est vrai qu'il fait très chaud.
00:17Oui, il fait très chaud.
00:17On va aussi revenir dans un instant sur notre face-à-face.
00:23À 12h30, à midi et demi, le face-à-face, ce sera avec Yoann Barbe qui est porte-parole de
00:28la FNSEA.
00:29On va revenir sur ce cri d'alerte, ce nouveau cri d'alerte lancé par les agriculteurs.
00:34Dans cet été, avec les nombreuses problématiques, incendies, sécheresses,
00:38les agriculteurs demandent au gouvernement un plan d'urgence.
00:42Certains parlent de plusieurs milliards d'euros.
00:45Le gouvernement y réfléchit.
00:47Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture, réunira les préfets au mois de septembre
00:51pour faire un point complet de la situation.
00:54Mais là aussi, pas sûr que les agriculteurs obtiennent tout ce qu'ils demandent.
00:58Effectivement, on va en reparler tout à l'heure.
01:00Vous nous appelez au 0826 300 300.
01:02On parle notamment des vacances, de nos personnalités politiques
01:05qui font la une de Paris Match avec Emmanuel Macron
01:08qui pose aux commandes d'un jet ski.
01:10Trouvez-vous ça normal, indigne ?
01:13Indigne comme le pense Olivier Faure, patron du Parti Socialiste
01:17qui considère que, alors que la France est en train de brûler sous les incendies,
01:22qu'elle l'a chaud sous les canicules.
01:24Cette image n'est pas digne d'un président de la République.
01:27Il ne s'est pas exprimé en revanche sur une même photo
01:30où Raphaël Glucksmann est avec Léa Salamé, journaliste du 20h de France 2,
01:36amoureusement pris en photo sur une plage de Corse.
01:40Vous réagissez comme Jacques de Mulhouse dans un instant.
01:43Mais avant, on va retourner dans les Landes du côté de cette commune de Luglon
01:48qui fait face à un incendie de grande ampleur, Louis Randazzo.
01:54Oui Anthony, le bilan est toujours de 1100 hectares brûlés.
01:57Ça n'a pas bougé, toujours 500 évacués.
01:58Il y a un petit peu le même nombre de pompiers mobilisés.
02:01525 pompiers.
02:02Oui, 525 exactement.
02:03Mais les premiers grands armes de solidarité, eux, se mettent en place.
02:05Il y a par exemple la Fédération des chasseurs des Landes
02:08qui a annoncé venir en aide aux pompiers
02:10en préparant pour qui ils vont préparer le repas de ce soir
02:13à Garin, au sud-est de l'incendie.
02:15Il y a des agriculteurs qui sont entrés en action
02:17avec pour objectif de débroussailler le bord des routes
02:19afin d'être en posture de défense face à un feu qui arriverait de l'ouest.
02:23La SDIS des Deux-de-Sèvres a annoncé l'envoi de 12 pompiers
02:26en renfort pour lutter contre l'incendie.
02:29Et enfin, le service de l'incendie et des secours du Vaucluse
02:31envoie des renforts pour les Landes.
02:33Deux groupes de feux de forêt sont partis vendredi matin
02:35pour lutter contre l'incendie.
02:37Une solidarité qui s'est déjà manifestée à plusieurs reprises environ,
02:41notamment, et qui fait chaud au cœur à chaque fois
02:44aux personnes sinistrées, aux personnes évacuées,
02:47également aux pompiers qui sont sur le terrain
02:49et qui, évidemment, on souhaite bon courage
02:51et on a une pensée très chaleureuse et appuyée pour eux
02:55qui font face à ces incendies d'ampleur.
02:591100 hectares, vous venez de le rappeler, Louis Randazzo.
03:02Si vous-même, vous êtes dans la zone que vous voulez nous appeler,
03:06témoigner, faites-le, appelez-nous au 0826 300 300.
03:09Si vous avez envie de passer un message de soutien pour nos pompiers,
03:12là aussi, appelez-nous au 0826 300 300.
03:14C'est le moment où vous faites de la radio avec nous.
03:17C'est un moment précieux, en tout cas pour nous,
03:20avec Jacques de Mulhouse.
03:21Bonjour Jacques.
03:23Bonjour, bonjour Sud Radio, bonjour toute l'équipe.
03:26Bah écoutez Jacques, comment allez-vous ?
03:29Bon écoutez, ça va, je vis dans un appartement
03:33avec une lumière limitée parce que les volets sont fermés
03:37pour garder un peu de frais.
03:38Un peu comme moi Jacques.
03:40Mais moi c'est toute ma vie Jacques, je suis non-voyant, vous savez.
03:43Alors du coup, je vis avec une lumière limitée.
03:47Et puis un petit peu de clim, histoire que ça ne chauffe pas trop,
03:51mais bon, pas trop parce que l'électricité coûte cher.
03:55Oui, effectivement, vous avez raison.
03:57Bon, alors peut-être moins en été.
03:59L'électricité coûte un peu moins,
04:00encore que, avec ces fermetures de réacteurs nucléaires à répétition
04:06entre la chaleur des fleuves,
04:09notamment en Garonne, sur cette centrale nucléaire de Golfech,
04:13ou encore les méduses qui viennent se mettre en sortie
04:17et en entrée d'eau dans les centrales nucléaires.
04:20Peut-être que l'électricité va coûter plus cher, mon cher Jacques.
04:24Elle a quand même terriblement augmenté avec les marchés européens l'électricité.
04:30Il faut quand même être clair, il faut quand même être lucide.
04:33Tant qu'on continuera à indexer le prix de l'électricité sur celui du gaz,
04:37c'est sûr que notre prix de l'électricité ira à volo, comme on dit.
04:42Vous voulez réagir, Jacques, je crois, aux vacances dont on parle d'Emmanuel Macron
04:49au port de Brégançon, avec cette photo où il est aux commandes d'un jet ski
04:54et où Olivier, j'allais dire, Véran, rien à voir, c'est une autre époque.
05:00Olivier Faure, patron du Parti Socialiste,
05:03lui trouve que c'est indigne alors que la France,
05:05et on vient d'en parler il y a un an et quelques minutes,
05:09dans les Landes, brûle notamment, où on a chaud.
05:13Vous-même, vous vivez les volets fermés.
05:15Est-ce que vous aimeriez être sur un jet ski en ce moment, comme Emmanuel Macron ?
05:21Oui, éventuellement, mais je dirais que, voilà, moi je suis retraité.
05:25J'ai travaillé mes 42 ans, trois quarts, comme il a été exécuté,
05:30pour que je puisse avoir ma retraite.
05:32Et puis là, on veut désindexer les retraites,
05:35alors qu'il y en a un qui dépense 500 000 euros de budget
05:40pour des vacances à jet ski.
05:44Et ça va beaucoup plus loin que ça.
05:46C'est un comportement général de train de vie des hommes politiques
05:51par rapport à ce qu'ils nous demandent
05:53et par rapport à la culpabilisation qu'ils nous font sur les déficits et tout.
05:58Bazar.
05:59Quand j'entends un monsieur Raffarin qui a défrayé la conique
06:02cet an dernier, avec son véhicule de fonction,
06:06je lui rappellerai...
06:07Ça revient souvent, ça, hein ?
06:09Je lui rappellerai quand même qu'il se targue d'être un gaulliste
06:15et que monsieur de Gaulle partait en vacances
06:17dans sa résidence à Colombais-les-de-Églises,
06:21que j'ai vues, puisque j'ai eu l'occasion de passer par là plusieurs fois.
06:24C'est une maison tout à fait simple, etc., etc.
06:27et que ce monsieur, il a renoncé à son salaire de président
06:33en se contentant de sa retraite de général.
06:36Tout comme, je le rappelais d'ailleurs pendant le débat tout à l'heure,
06:39il payait ses factures EDF à l'époque d'électricité.
06:43En plus.
06:44Il faisait ses courses.
06:45Oui, en plus.
06:46C'est sûr que c'est une pratique du pouvoir qui est différente.
06:50Et on s'étonne que les Français n'ont plus du tout d'intérêt
06:54pour leur classe politique.
06:58Avec ça, il ne faut pas s'en étonner.
07:00Quand on voit Mathilde Panot qui part en Nouvelle-Calédonie
07:05en première classe, etc., etc.
07:07Je veux dire, on a la classe politique la plus bête du monde.
07:12En Europe du Nord, les hommes politiques n'ont pas 120 gardes du corps,
07:18n'ont pas, etc. Ils prennent le tramway,
07:21ils vont faire leurs courses dans les supermarchés
07:23comme les citoyens normaux.
07:26Et puis voilà.
07:26Mais bon, c'est vrai qu'il faudrait que nos hommes politiques
07:30adoptent d'autres attitudes parce que c'est vrai que
07:33vu l'attitude qu'ils ont, ils ont raison de craindre un petit peu
07:36pour leur peau quand même.
07:37Oui, bien sûr.
07:38On a... Jacques, restez avec nous si vous le voulez bien.
07:41On va accueillir Olivier de Agen.
07:43Bonjour Olivier.
07:45Bonjour, bonjour à toute l'équipe.
07:46Alors, vous, est-ce qu'il fait chaud chez vous ?
07:50Ah oui, il fait le même moite, il fait lourd.
07:53Ah oui.
07:54Bon.
07:54Il fait lourd.
07:55Est-ce que vous êtes d'accord avec Jacques
07:58ou bien au contraire, vous dites que les politiques
08:02ont droit à prendre des vacances comme tout le monde ?
08:05Je partage certains points de vue, mais effectivement,
08:08comme vous l'avez mentionné, je pense qu'ils ont droit
08:10effectivement comme tout le monde à quelques congés.
08:14Quelques congés, ça ne veut pas dire non plus qu'il n'y a pas de fin,
08:17mais qu'ils ont accepté des responsabilités
08:20avec un traitement salarial qui va avec
08:23et que quand il y a des priorités,
08:26à moins de s'entraîner au jet ski
08:27pour aller ensuite porter de l'eau au sapeur-pompier,
08:33je ne vois pas trop le rapport.
08:35Vous inventez, vous, le jet ski canadaire ?
08:38C'est ça.
08:40Déjà, on peut être à peu près sûr d'une chose,
08:42c'est qu'au moins, il tient sur un jet ski.
08:43A priori, c'est déjà une grande première.
08:47C'est déjà une grande première,
08:48mais je m'attendais, de par ses fonctions,
08:50à un peu plus de capacité et de compétence
08:53que celle d'être sur un jet ski.
08:56Après, il peut nous étonner dans les mois qui viennent,
08:58on ne sait pas, mais voilà,
09:00je ne sais plus, c'est un effet de com' à mon avis.
09:03Je disais, en plus, c'est étonnant
09:05parce que ces photos d'Emmanuel Macron sur un jet ski,
09:07ce ne sont pas les premières.
09:09Il y en avait déjà eu les étés précédents.
09:11Ça avait déjà fait beaucoup parler.
09:13Là, on se dit, en termes de communication,
09:15c'est vrai de remettre encore ces photos
09:16pour son dernier été en tant que président de la République.
09:20On comprend que ça puisse crisper, certains.
09:24Oui, surtout avec ce qui se passe en ce moment.
09:27Je ne comprends pas les politiques.
09:29Pourquoi là, on ne les entend pas
09:30puisqu'ils sont quand même aux manettes,
09:33dire, ben voilà, pendant mes vacances,
09:35j'ai arrêté mes vacances,
09:36j'ai été aider les SP, enfin, les sapeurs-pompiers.
09:40J'aurais proposé mon aide.
09:42J'ai essayé de contribuer à la lutter contre les incendies
09:45par mes moyens,
09:46comme le font des centaines de bénévoles.
09:50Mais là, c'est vrai que les politiques,
09:51on ne les voit pas trop aux côtés des pompiers.
09:55Donc, lui, il est sur son jet ski.
09:56On l'a déjà vu s'entraîner à la boxe aussi,
09:59je crois, il y a quelque part.
10:01Il ferait de la course à pied également du surf.
10:03Oh là là là là !
10:04Quel homme, quel homme !
10:08Jacques de Mulhouse,
10:09vous êtes d'accord quand même
10:12que nos personnalités politiques
10:13ont le droit de prendre un peu de vacances ?
10:15Ça n'est pas une question de prendre des vacances
10:17ou pas de prendre des vacances.
10:18Bien sûr qu'ils ont le droit aux vacances,
10:19comme beaucoup de gens,
10:20même si beaucoup de gens ne peuvent aujourd'hui
10:22plus prendre de vacances
10:23parce que les budgets ne le permettent plus.
10:26Simplement, le problème,
10:27c'est dans l'échelle de dépenses
10:28qu'ils imposent aux gens,
10:30qu'ils imposent au pays,
10:31alors qu'ils nous demandent à nous,
10:33de l'autre côté,
10:35de tout le temps faire des efforts,
10:36de tout le temps nous prendre sur nous,
10:39de nous taxer toujours un maximum
10:41et toujours plus
10:44pour creuser,
10:45pour boucher les trous qu'ils ont creusés.
10:47C'est quelque part,
10:48il y a un malaise
10:49et c'est là
10:50et c'est pour ça
10:51qu'aujourd'hui,
10:52les hommes politiques
10:53ont une image aussi détestable.
10:56Il ne faut pas chercher ailleurs.
10:59On va revenir dans un instant
11:00sur l'antenne de Sud Radio,
11:02toujours avec cette question des vacances.
11:04Olivier Jacques,
11:05restez avec nous
11:06si ça vous est possible.
11:08En tout cas,
11:08nous, ça nous fait plaisir.
11:10On va revenir longuement encore
11:12sur cette question des vacances
11:13qui vous indigne beaucoup,
11:16Alpha,
11:16sur les réseaux sociaux
11:17et puis au standard de Sud Radio,
11:180826 300 300.
11:20On va accueillir
11:21un autre Jacques
11:22dans un instant,
11:23Clément Barguin,
11:24notre face-à-face
11:25de midi et demi.
11:26Eh bien,
11:27notre face-à-face,
11:27ce sera avec Johan Barbe.
11:29Il est porte-parole
11:30de la FNSEA,
11:31président de la Fédération nationale
11:33des producteurs de lait également.
11:35On parlera
11:36de cette demande
11:37des agriculteurs,
11:38la demande d'un plan
11:39de soutien massif
11:40pour faire face
11:41à la sécheresse.
11:42A tout de suite.
11:44Sud Radio.
11:46Parlons vrai.
11:48Sud Radio,
11:49les débats de l'été,
11:5010h-13h,
11:51Anthony Martin Smith.
11:55Toujours avec Clément Barguin
11:57à mes côtés
11:58sur l'antenne de Sud Radio.
11:59Ça va toujours, Clément ?
12:00Ça va toujours.
12:01Et puis,
12:02on attend toujours vos appels,
12:030826 300 300,
12:05si vous voulez réagir
12:06à l'actualité.
12:07On parle notamment,
12:08Anthony,
12:09de ces photos
12:10d'Emmanuel Macron
12:12en une de Paris Match
12:13sur un jet ski
12:14en vacances au fort
12:15de Brégançon
12:16qui font beaucoup réagir.
12:18Donc continuez à nous appeler
12:190826 300 300
12:20et puis à midi et demi,
12:22de midi et demi à 13h,
12:23ce sera l'heure
12:24de notre face-à-face.
12:25On recevra
12:26Johan Barbe
12:27qui est porte-parole
12:27de la FNSEA
12:28qui est aussi président
12:29de la Fédération nationale
12:30des producteurs de lait.
12:32Et on reviendra
12:33avec lui
12:33sur cet appel
12:34lancé
12:34par les agriculteurs
12:36qui réclament
12:37un plan de soutien
12:39massif
12:39pour faire face
12:40à la sécheresse.
12:41Avec cet incendie
12:43qui continue
12:44malheureusement
12:45de progresser
12:47dans l'élan
12:48dans cette commune
12:49de Luglon
12:501100 hectares
12:51déjà brûlés,
12:53500 personnes évacuées,
12:54525 sapeurs-pompiers
12:56qui vont être rejoints
12:57par d'autres services
12:59département d'incendie
13:00et de secours.
13:02Évidemment,
13:02on continue
13:03à regarder la situation
13:04de très près
13:05sur Sud Radio.
13:06On va revenir
13:08vers nos amis
13:11de Mulhouse
13:11et de Agents,
13:12Olivier et Jacques.
13:13Vous êtes toujours là,
13:14messieurs ?
13:15Oui,
13:15tout à fait.
13:16Merveilleux.
13:17Merci d'être là
13:19sur l'antenne
13:19de Sud Radio.
13:20Vous êtes d'accord
13:20pour qu'on accueille
13:21un autre Jacques ?
13:23Avec plaisir.
13:23Bien sûr.
13:24Bon,
13:24super.
13:25Accueillons-le,
13:26alors.
13:26Ouvrons-lui
13:27la porte
13:28du studio
13:28de Sud Radio.
13:29Bonjour,
13:30Jacques.
13:31Bonjour,
13:32Sud Radio.
13:33Bonjour,
13:33toute l'équipe.
13:34Bonjour,
13:35résistants
13:36de ce gouvernement
13:38à la com'.
13:38Bon bref,
13:39pardon.
13:42Ah,
13:43vous avez soigné
13:44votre entrée,
13:44Jacques.
13:45Oui,
13:46excusez-moi.
13:48Je vous le dirais
13:49simplement,
13:50si c'était quelqu'un
13:51qui ait tenu la route,
13:52il ait fait son travail,
13:54moi,
13:54je ne vois pas
13:55pourquoi,
13:55qu'est-ce qu'on a à dire
13:56tout le monde
13:56dans le droit
13:57de la case.
13:58Bon,
13:59voilà,
13:59je ne trouverai pas à dire.
14:00Mais,
14:01mais quand le système
14:02est connecté,
14:03il n'en a rien à foutre
14:04de nous,
14:04rien d'ailleurs,
14:05depuis qu'il est arrivé.
14:06Il n'y a pas
14:07à partir.
14:07Il n'y a pas
14:08à ce qu'à l'Europe.
14:09Là,
14:09maintenant,
14:09c'est l'Europe,
14:11être le président
14:11de l'Europe,
14:12c'est tout ce qu'il fait.
14:13Moi,
14:14de votre rôle,
14:14l'argent,
14:15l'argent,
14:15je ne peux pas me trouver.
14:16Il faut supprimer
14:17tous les avantages
14:18de tous les présidents,
14:20premiers ministres,
14:20et tout le bordel,
14:21tous.
14:22Je ne vois pas
14:22pourquoi on continue
14:23à payer
14:23les gardes du corps
14:24et tout ça
14:24à des gens
14:25qui,
14:26qu'on les paie,
14:27quand ils sont au pouvoir,
14:30mais après que,
14:31terminé.
14:32Déjà,
14:32là,
14:32ça débloque pas mal
14:33d'argent.
14:34En fait,
14:34bref,
14:35au sujet de la justice,
14:36moi,
14:37la justice,
14:37c'est tout simple.
14:38La justice,
14:40quand il sera
14:40qui fera une décision,
14:42il faut connaître son nom,
14:43déjà.
14:43Comme là,
14:44celui qui vient
14:44du week-end dernier
14:45de laisser sortir
14:47un chénier,
14:47là,
14:48moi,
14:48je voudrais savoir son nom.
14:50Voilà.
14:51Tout le même,
14:52le peu comme ça.
14:54Vous avez un programme
14:55visé le moment,
14:56Jacques.
14:57Ah oui,
14:58oui,
14:58oui.
14:58Ah oui,
14:59oui.
14:59Moi,
15:00je vote pour lui.
15:01Alors,
15:02c'est qui ?
15:02C'est Olivier,
15:03ça,
15:03Olivier Dajun.
15:04Ah oui,
15:06il y a tout mon soutien.
15:07Je fonde un comité
15:09immédiatement.
15:10Bon,
15:11on va peut-être
15:12créer le parti
15:12des auditeurs
15:13de Sud Radio.
15:14Alors,
15:14on va accueillir
15:16Jean-Jacques.
15:18Après Jacques,
15:19Jacques,
15:19on a Jean-Jacques.
15:20Bonjour Jacques.
15:21Jean-Jacques,
15:21pardon,
15:21je suis perdu là.
15:23Oui,
15:23bonjour.
15:24J'espère que vous allez bien
15:26toute l'équipe sur Radio.
15:27Mais nous aussi,
15:27on espère que vous allez bien.
15:28Vous êtes agriculteur,
15:29vous,
15:29je crois.
15:30Oui,
15:30je suis agriculteur
15:31à Beaumont de l'Omagne.
15:33C'est dans le Tarn-et-Garonne.
15:34Oh là là,
15:34qu'est-ce que c'est beau par là-bas.
15:35J'ai de la famille.
15:37Oui,
15:37aujourd'hui,
15:37on commence à avoir un peu chaud
15:38et on est quand même
15:41à deux heures et demie,
15:42trois heures de route
15:43de Mont-de-Marsan
15:43et on a le ciel
15:44qui est voilé
15:45par les fumées.
15:46Aïe,
15:46aïe,
15:48il y a un millier d'hectares
15:51qui a brûlé
15:52dans ce secteur-là
15:52et par le vent d'ouest,
15:54ça nous amène
15:55à les fumées.
15:56Le ciel est tout voilé
15:57par les fumées
15:57pour vous dire
15:58jusqu'où
15:59ces catastrophes vont.
16:00Et donc,
16:01du coup,
16:02par rapport
16:03aux vacances,
16:05à notre caste politique
16:06qui est une caste de privilégiés,
16:09à un moment donné,
16:10on avait tout dégagé
16:11parce que la noblesse
16:12vivait sur les pauvres
16:14Bizans et les pauvres Serres
16:16qui étaient la majorité
16:17du pays à cette époque-là.
16:19Aujourd'hui,
16:20nous avons une caste
16:22qui se génère
16:23et qui se protège
16:24et qui profite
16:27des minces
16:29avantages
16:30que la République
16:32dévoyée
16:33est en train
16:34de leur fournir.
16:35Donc,
16:35en attendant,
16:36on se rend compte
16:37que dans notre pays,
16:38il y a 28 personnes
16:40essentielles économiquement
16:42et productives
16:43pour 72 non-improductives
16:45qui vivent.
16:46Pour donner un exemple,
16:47la Chine,
16:50il y a 45 personnes
16:52productives
16:54économiquement
16:55dans le monde privé
16:56et productif
16:58d'un ensemble
16:59de tous les secteurs
17:00et il y a 55 personnes
17:03qui profitent
17:04de la manne financière
17:05que reste richesse.
17:06Nous,
17:06on en a 28
17:07qui essayent
17:08de produire de la richesse
17:09comme on fait
17:10les agriculteurs,
17:11tisans,
17:11commerçants,
17:12profession libérale
17:13et ainsi de suite
17:14et PME
17:15dans notre pays
17:16qui essayent
17:17de résister
17:18et il y en a 72
17:19qui profitent
17:20de cette richesse.
17:21Donc,
17:21à un moment donné,
17:22il va falloir rééquilibrer
17:23tout ça.
17:24Et là,
17:24je vais vous dire,
17:25par exemple,
17:26vous savez,
17:26on était en train de dire
17:27à l'agriculture,
17:28il y a une grosse catastrophe
17:29économique
17:30et avec des milliards
17:31qui sont perdus,
17:32des éleveurs
17:33qui attaquent le foin,
17:34il faut savoir
17:35que les animaux
17:36descendent des estives
17:37parce qu'il n'y a plus rien
17:38à bouffer en montagne.
17:39Et donc,
17:40ils attaquent
17:40deux mois avant
17:42la saison automnale
17:43leur réserve de foin.
17:45Il va y avoir
17:45un énorme problème.
17:47Donc,
17:47on dit,
17:48il va falloir des milliards
17:49pour l'agriculture.
17:49Mais moi,
17:50je vais vous dire,
17:51les milliards,
17:51je sais où ils sont.
17:52Ce n'est pas compliqué.
17:53Vous savez,
17:53dans l'APA,
17:54comme vous dit,
17:55les agriculteurs
17:56reçoivent 10 milliards
17:57d'APA.
17:58La politique agricole commune.
18:00Voilà.
18:00Je vous invite tous
18:01à le regarder,
18:02c'est public.
18:03Vous tapez
18:03bénéficiaire de l'APA
18:052025
18:06et vous tapez
18:07le département
18:08où vous êtes
18:08et vous allez voir
18:09qui reçoit l'APA.
18:10C'est public,
18:11on n'a rien caché.
18:12Et bien là-dessus,
18:13sur 10 milliards,
18:13il y en a 4 milliards et demi
18:14qui vont réellement
18:15aux agriculteurs
18:17et il y en a 5 milliards et demi
18:18qui vont à côté.
18:19Et à côté,
18:20c'est quoi ?
18:21Communauté de communes.
18:22Communes.
18:25Direction départementale
18:26des territoires.
18:27C'est-à-dire que
18:27c'est des fonctionnaires
18:28qui profitent
18:29de l'APA.
18:30Et à côté de ça,
18:32vous avez
18:33des coopératives,
18:34des groupements
18:35de producteurs
18:35avec des entreprises privées
18:37et vous avez
18:38des grosses communes.
18:39Par exemple,
18:40la mairie de Toulouse,
18:41elle reçoit plus de
18:41400 000 euros de PAC.
18:42Alors on vous dit,
18:43ouais,
18:43c'est des gros paysans
18:44et tout ça.
18:45Non, non, non.
18:46Allez regarder,
18:46vous allez voir.
18:47Et bien vous savez,
18:484 milliards et demi
18:49que reçoivent
18:50réellement les agriculteurs.
18:51La PAC a été mise en place
18:53pour normalement
18:55résister aux distorsions
18:57et déséquilibres
18:58du marché mondial
18:59de l'ensemble
19:00de nos productions.
19:01Parce que tout est mondialisé.
19:03Vous avez,
19:03on a tout mondialisé
19:05aujourd'hui au niveau agricole.
19:06Que ce soit le lait,
19:07la viande,
19:09les volailles,
19:09les fruits,
19:10les légumes,
19:11tout est mondialisé.
19:11Donc pour pallier
19:13au déficit,
19:14bien sûr,
19:15engendré
19:16avec distorsion
19:16de concurrence sociale,
19:19environnementale
19:19au moins 10 ans,
19:20on nous avait mis
19:21la politique agricole
19:22commune en 1992.
19:23Et c'était,
19:24en 1992,
19:25et c'était pour rééquilibrer
19:26tout ça.
19:26Mais ça allait essentiellement
19:27aux agriculteurs.
19:28Et c'est une belle idée.
19:30Aujourd'hui,
19:31nos aides
19:32ont baissé
19:33depuis 20 ans
19:33de pratiquement
19:34de moitié
19:35en aide directe
19:36aux agriculteurs.
19:37Alors qu'en 20 ans,
19:39on a perdu
19:39200 000 agriculteurs.
19:41Et à côté de ça,
19:43vous avez tout un système
19:44qui s'est greffé là-dessus,
19:46avec des piliers,
19:47vous savez,
19:47on nous émande
19:48des tas de trucs.
19:49Jean-Jacques,
19:50vous dites que c'est la faute
19:51à la PAC.
19:53Vous dites que c'est la faute
19:54à la distribution
19:55de la PAC.
19:56Voilà,
19:56il y a un gros problème.
19:57Mais je vous invite
19:58à y aller,
19:58c'est public.
19:59Mais on va regarder,
20:00et vous savez,
20:01dans quelques minutes,
20:02on va recevoir
20:03un représentant
20:04de la FNSEA.
20:05Johan Barbouel,
20:06un des porte-parole
20:07de la FNSEA.
20:08Et on va le faire réagir
20:09sur ce que vous venez de dire.
20:10Si vous voulez même,
20:11Jean-Jacques,
20:12restez avec nous,
20:13si vous voulez interagir
20:15avec notre invité.
20:17Et puis ça donnera lieu
20:19à une autre discussion
20:20probablement intéressante.
20:21Peut-être est-il d'accord,
20:22peut-être a-t-il
20:23un autre point de vue,
20:23ça sera intéressant.
20:24Si vous avez un peu de temps
20:25à nous accorder,
20:25Jean-Jacques,
20:26restez avec nous
20:27avec grand plaisir.
20:27Je voudrais juste demander
20:28l'avis d'Olivier
20:30et Jacques et Jacques.
20:31Je comprends mieux
20:31pourquoi vous avez un S
20:32à la fin de vos prénoms,
20:33messieurs.
20:34C'est que vous êtes plusieurs.
20:37J'avais une petite question
20:42à poser à Jean-Jacques.
20:43Effectivement,
20:43ce qu'il dit
20:44est très intéressant,
20:45mais ce que j'aurais voulu savoir,
20:47c'est est-ce que Jean-Jacques
20:47pouvait nous expliquer
20:49comment était réparti
20:50l'argent
20:51qui était destiné
20:53aux collectivités locales.
20:54Où est-ce qu'il est ventilé ?
20:55A quoi il sert ?
20:57Est-ce qu'il peut nous
20:58conseiller là-dessus ?
20:59Parce que si les collectivités
21:00locales le touchent,
21:01c'est bien pour en faire
21:03quelque chose,
21:03je vous espère.
21:04Alors,
21:04dans le cadre
21:05des différents piliers,
21:07les communautés de communes
21:10qui reçoivent
21:11de l'argent de la PAC,
21:13derrière,
21:14ils mettent des programmes.
21:15Et vous avez des programmes
21:17liés, mettons,
21:18à des procédés
21:19d'agroécologie
21:20ou de réduction
21:22de fiches
21:24dans les coins de captage.
21:26Et derrière,
21:28ils ventilent
21:29en fonction
21:30des programmes
21:30qu'ils peuvent mettre
21:32cet argent
21:33qu'ils peuvent recevoir.
21:34Et c'est à ce titre
21:35de ces piliers
21:35qu'ils peuvent prétendre
21:36à ce genre d'aide.
21:37Mais aujourd'hui,
21:38le problème,
21:39on n'en est plus là.
21:40On n'en est
21:41avec les catastrophes
21:42que l'on a.
21:43Les gars,
21:44ils ne vont pas savoir
21:44comment pouvoir
21:45se payer du fouin
21:47pour arriver
21:47à nourrir leurs bêtes.
21:49Ils en sont à un stade
21:50qu'ils ne savent plus
21:51comment sortir de l'argent
21:52pour payer leurs traites.
21:53Alors que,
21:54n'oublions pas
21:54que les cocômes
21:55et compagnie
21:56ce sont
21:57des fonctionnaires
21:59qui sont rémunérés
22:00par nos impôts
22:02et taxes diverses
22:03qu'on a dans les territoires
22:04déjà.
22:05Donc,
22:05il faut arrêter
22:06de balancer
22:08du pognon
22:08là-dedans.
22:09Il faut envoyer
22:10le fric
22:11là où les gens
22:12meurent.
22:12Parce que le problème,
22:14si on ne prend pas
22:15le système
22:16à bras-le-corps,
22:17demain,
22:17il n'y aura plus
22:18d'agriculteurs.
22:18Et comme le dit
22:20un collègue
22:20à l'entre-sourc,
22:21on revient dans un instant.
22:24Vous restez là
22:25si vous voulez
22:25continuer à discuter,
22:26il n'y a pas de problème
22:27et on accueillera
22:27notre invité
22:28de la FNSEA,
22:29Clément Barguin.
22:30Yoann Barbe,
22:31porte-parole de la FNSEA,
22:32il est aussi président
22:33de la Fédération Nationale
22:34des Producteurs de Lits.
22:36Jacques et Jacques
22:37et Olivier et Jean-Jacques,
22:38vous restez avec nous
22:39si vous le voulez bien
22:41et on revient
22:41dans un instant
22:42sur Sud Radio.
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