- il y a 7 heures
Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:01Bonjour à tous, le foot ça n'est pas ça, ras-le-bol, le président part deux fois à afficher
00:00:07sa fermeté envers les casseurs.
00:00:09Oui mais voilà, après les premières comparutions immédiates hier, pas un de ces émeutiers n'a dormi en prison.
00:00:16Pas un ne s'est vu requérir au moins un an de prison ferme.
00:00:19Voilà comment on punit des gens qui n'ont pas hésité pour certains à envahir un immeuble parisien,
00:00:24à frapper aux portes, à semer la panique parmi des français fragiles, restés barricadés chez eux.
00:00:29Jordan Bardella l'a dit hier matin, ils finiront par entrer dans vos appartements.
00:00:34Voilà qui est chose faite, vous verrez les images, elles sont consternantes, elles parlent d'elles-mêmes.
00:00:38Et nous irons au tribunal correctionnel de Paris tout au long de ces deux heures.
00:00:42Peut-on encore compter sur un système judiciaire équitable ?
00:00:45Ou comme nous l'a dit Bruno Retailleau hier, il faut changer tout le système.
00:00:49Dans ce Midi News aussi, la légende, Boilem Sansal, c'est aujourd'hui que sort son livre où il raconte
00:00:55sa captivité dans les geôles algériennes.
00:00:57La France, l'Algérie, les rapports entre les deux pays, l'immigration et les hubs de retour, tout est au
00:01:02programme de Midi News.
00:01:03A 14h, je recevrai Violette Spilboul, la députée EPR, viendra nous détailler son texte adopté sur les violences en milieu
00:01:09scolaire.
00:01:10Est-elle favorable par exemple à une castration chimique des pédoprédateurs comme le propose Bruno Retailleau ?
00:01:17Voilà le programme de Midi News. On en parle juste après les dernières informations de Somaïa Labidi. Bonjour Somaïa.
00:01:23Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:25À la une de l'actualité, pas de torture physique mais de la brutalité des petites violences de la part
00:01:29des gardiens
00:01:30qui aiment bien humilier les mots de Boilem Sansal ce matin au micro de Laurence Ferrari
00:01:34qui a été interrogée sur ces conditions de détention en Algérie.
00:01:38Vous êtes dans un couloir, on vit à la minute, on n'arrive même plus à imaginer, à ajouter l
00:01:42'écrivain.
00:01:44À la une également, feu vert de l'UE pour créer des centres ou renvoyer les migrants à l'étranger.
00:01:49Toutefois, le compromis trouvé dans la soirée devra être voté une dernière fois par le Parlement européen
00:01:53et les États membres dans les prochaines semaines.
00:01:56Accordons ce félicite sur X Laurent Nunez.
00:01:59Selon le ministre de l'Intérieur, les nombreux instruments qu'il contient permettront de lutter efficacement
00:02:04contre l'immigration irrégulière et faciliter les éloignements.
00:02:08Et puis le Hezbollah revendique une attaque contre une cible israélienne dans le sud du Liban
00:02:12à des frappes en réponse aux attaques de Tzahal menées sur une dizaine de villages du sud du pays.
00:02:19Des affrontements qui continuent malgré l'annonce d'un accord cette nuit par Donald Trump.
00:02:23Merci Sommaya tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:26Sont à table avec moi, Ophélie Roque. Bonjour Ophélie.
00:02:28Bonjour Yvan Réouffol. Merci d'être là.
00:02:30Maître Le Borne, Jean-Yves. Bonjour.
00:02:31Bonjour, merci d'être avec nous.
00:02:33Sabrina Berlin-Bouillet du service police-justice de CNews.
00:02:38Et Maxime Le Guay qui a lu le livre de Boilem Sansal, La Légende.
00:02:44Je fais partie des privilégiés qui ont pu le lire un peu avant.
00:02:46Il sort effectivement aujourd'hui mais j'ai pu le lire.
00:02:49C'est un privilège et on en parlera tout à l'heure à partir de 13h30.
00:02:53Sans plus attendre, je voudrais qu'on parte au palais de justice de Paris et rejoindre Tanguy Hamon avec Patrick
00:02:58Hermanson.
00:02:59Pourquoi ? Parce que c'est la suite des comparutions immédiates de ces jeunes,
00:03:03qu'ils soient émeutiers, casseurs ou jeunes supporters ou pas supporters d'ailleurs du PSG.
00:03:10Tanguy, suite des comparutions immédiates, qu'en est-il ?
00:03:16Eh bien la journée va encore être longue ici au tribunal correctionnel de Paris.
00:03:20Pas moins de 21 personnes ont été déférées au parquet,
00:03:23c'est-à-dire qu'elles peuvent toutes être jugées en comparution immédiate aujourd'hui.
00:03:2721 individus donc répartis dans 4 salles différentes avec une seule question.
00:03:33Quelle sera la réponse judiciaire aujourd'hui ?
00:03:36Hier, on l'a dit, la réponse a été plus ou moins timorée.
00:03:39Aucun des individus jugés n'a passé la nuit en prison.
00:03:42Pourtant le parquet avait requis à plusieurs reprises des peines de prison ferme avec mandat de dépôt.
00:03:47Mandat de dépôt c'est-à-dire que l'individu quitte le tribunal et va directement en prison.
00:03:51Mais à chaque fois la cour a refusé ces peines de prison ferme avec mandat de dépôt.
00:03:55Il a plutôt donné des peines de prison avec sursis ou du ferme mais aménageable.
00:04:01Et donc Pierre, la question du jour va être de savoir quelle sera la hauteur de la réponse pénale.
00:04:06Est-ce que ce sera plutôt faible comme hier ? Est-ce que ce sera un peu plus fort ?
00:04:10On va vous faire vivre ça pendant toute la journée.
00:04:12Bien sûr et vous revenez dès que vous avez des nouvelles justement de ces comparutions immédiates.
00:04:17Merci beaucoup Tanguy Amon avec Patrick Armensen au Palais de Justice de Paris.
00:04:21Sabrina Birlin-Bouillet.
00:04:22Quel profil global se dégage de ces comparutions ?
00:04:25Y a-t-il un portrait robot justement ?
00:04:28Y a-t-il un tronc commun, un fil rouge dans toutes ces comparutions ?
00:04:32Alors on s'aperçoit déjà que ce sont pour la plupart, pour la grande majorité même, des primo-délinquants.
00:04:36Ce ne sont pas des récidivistes.
00:04:37C'est la première fois qu'ils avaient un casier judiciaire vierge jusqu'à présent.
00:04:41On voit aussi au niveau de l'âge qu'ils sont âgés de moins de 30 ans.
00:04:44Il y a évidemment des mineurs mais il y a des jeunes hommes.
00:04:47Pourquoi des jeunes hommes ? Je précise parce qu'il y a très peu de femmes.
00:04:50Pour l'instant seulement des hommes ont comparu.
00:04:52Et on savait que d'ailleurs parmi les gardés à vue, c'était essentiellement des hommes.
00:04:56Ça dit quand même aussi quelque chose.
00:04:58Après, on a des profils différents.
00:05:00Vous voyez, on a, je pense par exemple à Antoine V qui a 26 ans,
00:05:03qui lui est un homme plutôt intégré dans la vie sociale.
00:05:07Il est ingénieur et son business, c'était d'acheter des mortiers d'artifice.
00:05:14Et c'est comme ça qu'il a été pris sur le fait.
00:05:16Il voulait les vendre sur la voie publique.
00:05:19Donc lui a été reconnu coupable de l'infraction reprochée,
00:05:23c'est-à-dire de détention d'explosives.
00:05:24Et il a eu une amende de 2000 euros.
00:05:26C'est très faible par rapport aux réquisitions.
00:05:27Vous voyez qu'il, même au niveau de l'amende, mettait un montant en plus important,
00:05:31ce qui peut compter pour ce type de profil.
00:05:34Vous avez également un profil, vous avez certains étrangers.
00:05:37Je pense notamment à Hichem S.
00:05:39Lui est algérien.
00:05:40Il avait un titre de séjour espagnol.
00:05:43Donc il venait d'Espagne pour venir ici.
00:05:45Et là, ce qui est intéressant, c'est que le procureur s'est prononcé au moment où il passait à
00:05:48la barre.
00:05:49Et il expliquait que ce cheminement est assez typique d'un certain nombre de dossiers
00:05:53liés à ces débordements, des individus qui viennent de l'étranger pour commettre sur le territoire français
00:05:58des dégradations et des vols, en particulier lors de cet événement sportif.
00:06:03Et puis vous avez ceux qui ont commis des violences contre les forces de l'ordre.
00:06:06C'est important parce que la procureure de Paris avait insisté.
00:06:09Elle voulait absolument que les cas les plus graves,
00:06:11ceux qui ont commis des violences à l'égard des policiers,
00:06:14soient jugés prioritairement.
00:06:16Et une réponse ferme.
00:06:18Là, par exemple, vous avez Raphaël D.
00:06:20Il a 22 ans.
00:06:21Il a frappé, donné des coups de pied, insulte, doigt d'honneur à un policier.
00:06:24Un policier qui s'est vu attribuer 10 jours d'ITT.
00:06:27Ce n'est pas rien.
00:06:27Les réquisitions étaient de 12 mois de prison,
00:06:30dont 6 mois fermes avec mandat de dépôt.
00:06:32Finalement, la peine, c'est 12 mois,
00:06:34dont 6 avec sursis.
00:06:36Pas de mandat de dépôt.
00:06:37Il n'ira donc pas en prison.
00:06:39Et puis, il a rendez-vous avec un juge d'application des peines
00:06:40pour décider d'un aménagement de peine.
00:06:42Donc, vous voyez, même dans ce cas qui correspond complètement
00:06:47au symbole que vous voulez faire passer,
00:06:49au message que vous voulez faire passer le procureur de Paris,
00:06:51le juge n'a pas suivi les réquisitions.
00:06:53Oui, le procureur de Paris, Laure BQO,
00:06:54qui disait qu'effectivement, il y aurait plus de fermeté.
00:06:57On l'a entendu hier, Mme BQO.
00:07:00Le président de la République qui a dit qu'on sera intraitable.
00:07:03Je reprends son mot.
00:07:05Et Jean-Yves Leborgne, c'est toute la question.
00:07:08C'est-à-dire qu'on a un discours politique de fermeté.
00:07:11On a même un procureur qui affiche la fermeté.
00:07:15Je reprends les deux cas parmi d'autres que Sabrina nous a narrés.
00:07:20Hichem, 8 mois, réquisition 8 mois de prison ferme.
00:07:26Il écope de 10 mois avec sursis.
00:07:29Raphaël, réquisition de 6 mois fermes,
00:07:3312 mois en total, 6 mois fermes.
00:07:35Il a finalement 6 mois avec sursis.
00:07:37On veut absolument éviter la prison.
00:07:39On veut éviter le mandat de dépôt.
00:07:42Pardonnez-nous, mais question candide, comment ça se fait ?
00:07:45Écoutez, lorsque l'opinion publique, c'est-à-dire nous, aujourd'hui,
00:07:49s'empare des jugements qui sont prononcés par les juges,
00:07:53je dirais que son sentiment, l'idée que ça puisse être insuffisant,
00:07:59est éminemment critiquable dans la mesure où la justice n'est pas dans la rue,
00:08:03mais dans le prétoire et où les juges ont un certain nombre d'éléments
00:08:07que nous n'avons pas.
00:08:09Alors, je sais bien qu'il y a l'ancienne sur la faiblesse de la justice,
00:08:15le laxisme du juge.
00:08:16Ce n'est pas une ancienne, je pense que c'est une réalité, M. Le Bordeaux.
00:08:18Ah ben, ça, c'est votre point de vue.
00:08:19Moi, je dis que c'est une ancienne.
00:08:21Ça peut être les deux, d'ailleurs, en réalité.
00:08:23Mais quand je dis que c'est une ancienne,
00:08:24c'est qu'en réalité, au fil de décennies de carrière,
00:08:28j'ai vu plutôt les peines s'affermir que s'alléger.
00:08:32Ce n'est pas le cas, là.
00:08:34Mais ça, c'est vous qui le dites.
00:08:35Par rapport à quoi ?
00:08:36Il y a des réquisitions.
00:08:38Que les réquisitions soient là pour donner le sentiment à la personne
00:08:42qui comparait que ce qu'on lui reproche est grave.
00:08:46Qu'elle sente, en quelque sorte, le vent du boulet.
00:08:49Mais ça ne marche plus, ça n'est pas coercitif du tout.
00:08:53C'est open bar chez les jeunes.
00:08:54Je vais vous dire, je pense que la peine, en soi, n'est pas coercitive.
00:08:59Et qu'on a un problème avec ces jeunes gens
00:09:01qui constituent, finalement, une sorte de part de la société un peu ensauvagée
00:09:08et qu'il faut reprendre en main.
00:09:10Ce n'est pas en prison qu'il faut les mettre.
00:09:12C'est dans un lieu, certes, clos, pour qui ça.
00:09:14Et où on leur apprendra ce qu'est la vie, ce qu'est le respect de l'eau.
00:09:17Mais ça n'existe pas encore, ce lieu clos dont vous parlez.
00:09:19Non, je suis d'accord.
00:09:20Donc le jour où vous serez garde des Sceaux,
00:09:22vous créerez peut-être ces lieux.
00:09:23Mais en attendant, ça ne marche pas.
00:09:24Je ne suis pas sûr d'être jamais garde des Sceaux.
00:09:26Mais en tout cas, l'idée de suggérer cette hypothèse,
00:09:30vous savez, c'est l'extrême...
00:09:32Mais on suggère, c'est ça toute la faiblesse de la France.
00:09:34C'est qu'on suggère, on invente des modèles.
00:09:37Aux Pays-Bas, on a fait les peines courtes.
00:09:38Et ça fonctionne.
00:09:39Pourquoi est-ce que ça ne fonctionnerait pas ?
00:09:40Je n'en suis pas sûr.
00:09:41Mais si, mais c'est...
00:09:41Pour moi, l'envoi en prison...
00:09:43Vos confrères aux Pays-Bas disent que ça fonctionne.
00:09:45Oui, mais enfin, d'abord, c'est les Pays-Bas.
00:09:47C'est une prison différente.
00:09:48C'est quoi, c'est les Pays-Bas ?
00:09:48C'est un autre monde.
00:09:50C'est une autre civilisation.
00:09:51Ah non, c'est l'Europe, on est tous dans le monde.
00:09:52Non, mais en Europe, tout n'est pas semblable.
00:09:54Et je pense que l'incarcération de jeunes délinquants
00:09:59comme ceux dont on parle aujourd'hui,
00:10:01c'est une marginalisation supplémentaire.
00:10:03C'est une façon de leur donner, en quelque sorte,
00:10:06sur les épaules, les galons du vrai délinquant.
00:10:09Jean-Yves Leborn, je vous propose d'écouter le témoignage.
00:10:12Permettez-moi d'ajouter une chose,
00:10:14c'est que je ne suis pas opposé à la répression.
00:10:17Il faut une répression.
00:10:18Mais il faut que cette répression soit éducative.
00:10:21Oui, éducative, mais il faut donner un exemple.
00:10:23Un exemple à ce témoignage-là que vous allez entendre
00:10:26et regarder d'un casseur
00:10:28qui a été filmé par les équipes de frontières.
00:10:31Et lui, globalement, il vous dit
00:10:32finalement, j'ai une rage en moi
00:10:34et je préfère aller casser du mobilier urbain
00:10:36plutôt que taper sur les gens.
00:10:37Est-ce que c'est une façon de faire ?
00:10:39Regardez.
00:10:41Je revendique l'attaque de Paris.
00:10:43Non, c'est lui tout ça.
00:10:44Non, c'est tous les banlieusards.
00:10:47Et les parisiens aussi.
00:10:48Pourquoi ? Parce que franchement,
00:10:50l'État, on ne va pas se mentir.
00:10:52On sait comment il est l'État.
00:10:54Il faut bien évacuer d'une manière ou d'une autre.
00:10:56Au lieu de taper des gens,
00:10:57c'est mieux de casser des vitrines.
00:10:59Il y a une peu l'air en vous, en fait, c'est ça ?
00:11:00Exactement.
00:11:01Une rage en moi que je n'arrive pas à exprimer.
00:11:04Pourquoi Dualja ?
00:11:05Elle vient de beaucoup de choses.
00:11:07C'est très loin à expliquer.
00:11:08Mais principalement à cause de la police.
00:11:13Donc vous, vous dites, ce jeune-là,
00:11:15il n'y a pas question de lui démontrer
00:11:18qu'en prison, peut-être ça lui ferait comprendre les choses,
00:11:21même sur une peine courte.
00:11:23Oui, je pense qu'un garçon comme celui-là,
00:11:26qui a au moins, si j'ose dire,
00:11:28l'avantage de se rendre compte
00:11:30de l'absurdité de son comportement.
00:11:32Je ne crois pas du tout.
00:11:33Si, si, si, si.
00:11:34Il n'explique pas une quelconque raison.
00:11:36Il dit qu'il y a une sorte de surplus de colère
00:11:39qu'il faut exorciser.
00:11:40Ça, c'est extraordinaire.
00:11:41Mais ça, voyez-vous.
00:11:42On n'a vraiment pas du tout le même logiciel,
00:11:44Jean-Yves Leban.
00:11:44Ah ben, on a entendu le même homme.
00:11:46On a entendu le même homme,
00:11:47mais on n'a pas forcément la même...
00:11:49On va peut-être laisser passer les autres
00:11:50parce que sinon, on va finir
00:11:51comme dans les braises de Sandor Maraï,
00:11:53dans un dîner interminable à deux.
00:11:57Alors, Ophélie Roch,
00:11:58vous qui êtes au contact, justement,
00:11:59des jeunes, notamment dans certains quartiers,
00:12:02vous essayez de leur enseigner des choses ?
00:12:04Je pense que le jeune homme, en effet,
00:12:06sait très bien ce qu'il fait.
00:12:07C'est-à-dire qu'il le dit,
00:12:08il vaut mieux taper sur du mobilier
00:12:09que sur des gens.
00:12:10Ce qui prouve une chose, c'est qu'il prouve...
00:12:11Comment ça, c'est très bien ce qu'il fait ?
00:12:12C'est du même de taper ?
00:12:13Non, il sait très bien.
00:12:14Il sait très bien.
00:12:15Voilà.
00:12:17Je pense que ce sont des jeunes, en fait,
00:12:19qui ne trouvent pas leur place,
00:12:20tout simplement parce qu'à force de vivre
00:12:23un petit peu dans les rêves
00:12:24d'une société d'hyper-consommation
00:12:26auxquelles ils se sentent, finalement,
00:12:28un peu mis de côté,
00:12:29parce que quand vous passez votre temps
00:12:30à scroller sur Instagram, TikTok,
00:12:33et que vous voyez des influenceurs...
00:12:35Alors, scroller, je dis ça
00:12:36pour certains téléspectateurs,
00:12:38c'est le fait de rester comme ça
00:12:39et avec le pouce d'aller de bas en haut
00:12:43ou d'autre en bas
00:12:44sur voir les différentes images qui défilent.
00:12:46Et du coup, ils ont l'impression que,
00:12:47si vous voulez, il y a deux...
00:12:48Leur vie est scindée en deux.
00:12:50Moi, je vois vraiment des jeunes
00:12:51qui vivent dans un quotidien
00:12:52qui est parfois pas miséreux,
00:12:53mais pauvre,
00:12:54et qui pourtant, dans leur imaginaire,
00:12:56est rempli d'objets de luxe,
00:12:58de valeurs, en fait, très éphémères.
00:13:00Et en fait, quand ils cassent tout ça,
00:13:02c'est pas la police, en fait.
00:13:03C'est faux de dire que c'est la police
00:13:04qui les énervent.
00:13:05Au fond, la police,
00:13:06parfois, ils ne la voient même jamais.
00:13:07C'est plutôt vraiment cette envie
00:13:09de consommer,
00:13:11et une envie qu'ils ne parviennent pas, en fait,
00:13:13à faire par eux-mêmes.
00:13:15Et surtout, ils ne se disent pas
00:13:15qu'il peut y avoir autre chose
00:13:17dans la vie que de consommer.
00:13:18Donc, moi, je dirais
00:13:19que c'est la pauvreté intellectuelle,
00:13:20c'est la pauvreté culturelle
00:13:22de ces jeunes qui, finalement,
00:13:23n'ont pour autre horizon
00:13:25qu'une consommation dont ils sont privés.
00:13:26Et comme ils en sont privés,
00:13:28qu'est-ce qu'ils font ?
00:13:28Ils cassent.
00:13:28Je suis tout à fait d'accord
00:13:30avec ce que vous dites.
00:13:31Et pourtant,
00:13:33il dit, ce jeune homme,
00:13:34qu'il vaut mieux casser que frapper.
00:13:36Mais il y a eu beaucoup de violence
00:13:37contre les forces de l'ordre.
00:13:39Il y a eu 178 membres
00:13:41des forces de l'ordre
00:13:42qui ont été blessés.
00:13:43L'an dernier,
00:13:44finale de la Ligue des champions,
00:13:45il y en avait 22
00:13:46des policiers et gendarmes blessés.
00:13:48178 cette fois-ci.
00:13:49Il y a eu une augmentation
00:13:50de la violence envers les policiers
00:13:52qui est très importante.
00:13:53Donc, non,
00:13:53Il y a eu des agressions sexuelles.
00:13:55Il y a eu une femme
00:13:55qui s'est fait toucher la poitrine
00:13:57à travers une...
00:13:58Sur des vidéos.
00:13:59Sur des vidéos.
00:14:00Il y a eu des attouchements.
00:14:00Il y a eu des attouchements.
00:14:01Ça veut bien dire
00:14:02qu'il n'y a pas eu que de la casse
00:14:03comme dit ce jeune homme.
00:14:04Et il y a eu aussi
00:14:06ce que disait
00:14:07et ce que disait
00:14:08dans une interview
00:14:09sans le savoir sans doute
00:14:10Jordan Bardella
00:14:11qui disait que bientôt
00:14:12ils allaient entrer
00:14:13dans les immeubles.
00:14:13Justement,
00:14:14ils sont entrés dans les immeubles.
00:14:15Ça se passe dans le 16e arrondissement.
00:14:18Ce sont des images
00:14:20que vous pouvez voir.
00:14:21On regarde.
00:14:22Voilà.
00:14:23Ce sont des images
00:14:23que vous pouvez voir
00:14:24avec ces immeubles.
00:14:25Cet immeuble du 16e arrondissement
00:14:27qui est envahi
00:14:29par des jeunes.
00:14:30Alors qu'ils soient émeutiers
00:14:31et casseurs,
00:14:32c'est à la justice
00:14:32de le définir.
00:14:34En tout cas,
00:14:34ce sont des gens violents.
00:14:36On a une dame
00:14:39qui en tremblait encore
00:14:41dimanche matin
00:14:42car elle est glycémique diabétique
00:14:45et donc la glycémie est montée.
00:14:46Ce sont des conséquences terribles.
00:14:49Ce sont des jeunes
00:14:51qui rentrent
00:14:52dans les immeubles
00:14:54comme l'avait dit
00:14:55justement le patron du RN.
00:14:56Oui.
00:14:57Et je pense qu'à cet égard,
00:14:58l'argument qui est avancé
00:14:59qui n'est pas faux
00:15:00de cette pauvreté intellectuelle
00:15:02et culturelle des jeunes
00:15:04qui favorisent
00:15:05le passage à l'acte
00:15:06parce que lorsqu'on n'a plus
00:15:07les mots,
00:15:07les dégradations de la langue
00:15:09aussi,
00:15:09lorsqu'on n'a plus les mots
00:15:10qui peut être une forme
00:15:11de catharsis,
00:15:12eh bien on passe à l'acte.
00:15:13C'est vrai
00:15:13mais ça n'explique pas tout
00:15:15parce que si vous prenez
00:15:16des jeunes,
00:15:17par exemple dans le département
00:15:17de la Creuse
00:15:18qui sont aussi
00:15:19dans une paupérisation,
00:15:21un des départements
00:15:21les plus pauvres de France
00:15:22qui sont dans une pauvreté
00:15:24culturelle aussi,
00:15:25eh bien il n'y a pas aussi
00:15:26ce passage à la violence.
00:15:28Vous voulez qu'on parle
00:15:28du R.C.Lance par exemple ?
00:15:30On peut parler également
00:15:30Ça s'est bien passé au R.C.Lance.
00:15:32Il y a eu des jeunes aussi
00:15:33et il y a des jeunes
00:15:34qui sont de toute classe sociale.
00:15:35C'est pas la même
00:15:37pauvreté culturelle
00:15:38mais ça veut dire quoi ?
00:15:38Quelqu'un jeune en Creuse,
00:15:39honnêtement,
00:15:40c'est pas la même
00:15:40pauvreté culturelle.
00:15:41Enfin moi je connais très bien
00:15:43tout ce qui est le centre
00:15:43de la France,
00:15:44toute ma famille est là-bas
00:15:45et je peux vous dire
00:15:46quelque chose,
00:15:46oui il y a parfois
00:15:47de la pauvreté matérielle
00:15:48mais vous n'avez pas
00:15:49une pauvreté culturelle
00:15:50qui est pareille.
00:15:50Mais ça ne donne pas
00:15:51une raison pour ensuite
00:15:53aller casser,
00:15:54blesser 178 policiers
00:15:56dont deux je crois
00:15:56sont dans un état grave.
00:15:58C'est ce que nous disaient
00:16:00les forces de l'ordre.
00:16:01Yvan Riouffol,
00:16:01vous prenez beaucoup de notes
00:16:02mais vous ne prenez pas la parole.
00:16:04Parce que vous ne m'avez
00:16:05la donné pas.
00:16:06La pauvreté culturelle,
00:16:07j'entends cela
00:16:08mais c'est une autre culture
00:16:09qui vient ici.
00:16:11Donc il y a une dimension politique
00:16:12qu'il faut prendre en compte
00:16:13pour expliquer effectivement
00:16:15quelle est la teneur,
00:16:16quels sont les ressorts
00:16:17de cette nouvelle délinquance.
00:16:18Ce n'est pas simplement
00:16:19une délinquance
00:16:19qui serait due à une crise sociale,
00:16:21il y a sans doute
00:16:21une crise sociale.
00:16:22C'est une délinquance
00:16:23qui est une délinquance
00:16:24également qui est mue
00:16:25par des ressorts identitaires.
00:16:28Peut-être même
00:16:29par des ressorts religieux
00:16:30quand on voit
00:16:30en tout cas
00:16:31les drapeaux palestiniens
00:16:32ou quand on voit
00:16:32les slogans
00:16:33Free Palestine
00:16:33ou quand on entend
00:16:34un manifestant dire
00:16:36brandissant une sorte de bazooka.
00:16:37Ça c'est pour les juifs.
00:16:38Donc de s'arrêter simplement
00:16:40à la pauvreté culturelle
00:16:41me semble un peu
00:16:42un peu facile
00:16:45si je puis dire.
00:16:46Et ça c'est la première chose.
00:16:47Et la deuxième chose
00:16:48c'est que dans cette démarche politique
00:16:49ces jeunes voyous
00:16:50ont pris la dimension
00:16:51de l'affaiblissement de l'État
00:16:52et ont pris la dimension
00:16:53de l'affaiblissement
00:16:54de la justice.
00:16:55C'est-à-dire que
00:16:55ces deux symboles d'autorité
00:16:57s'effondrent.
00:16:58Ils le savent
00:16:58qu'ils n'iront pas en prison.
00:16:59C'est open bar.
00:17:00Et c'est pour cela
00:17:01que je ne suis pas tout à fait d'accord
00:17:02avec Maître Le Bonne
00:17:03parce que certes
00:17:04les juges doivent juger en droit
00:17:06mais les juges sont aussi
00:17:07dans une obligation
00:17:08de discernement.
00:17:09Or ils sont là
00:17:10devant une sorte
00:17:11de tentative
00:17:13de coup de force
00:17:15enfin de rapport
00:17:16de force en tout cas
00:17:17dans lequel
00:17:18pour l'instant
00:17:18systématiquement
00:17:19et l'État
00:17:20et le Président de la République
00:17:21et les juges
00:17:23désavouent systématiquement
00:17:24la police qui elle
00:17:25effectivement
00:17:25est seule au front.
00:17:26Et quand je vois
00:17:27que ces juges-là
00:17:28pour l'instant
00:17:29alors on ne va pas faire
00:17:29une théorie pour l'instant
00:17:30mais pour l'instant
00:17:31sont beaucoup
00:17:32moins
00:17:35sévères
00:17:36que les réquisitions
00:17:37je me mets à la place
00:17:39moi des policiers
00:17:40qui ont arrêté
00:17:40ces délinquants-là
00:17:41et qui voient
00:17:42dans les décisions de justice
00:17:43une provocation
00:17:44et je vois vraiment
00:17:45une rupture
00:17:46qui s'installe
00:17:47encore davantage
00:17:48entre les juges
00:17:49et la police.
00:17:49J'entends ce que dit
00:17:50Yvan Riuffol
00:17:51mais ce n'est pas
00:17:52à la police
00:17:53de juger.
00:17:54Les juges
00:17:55ont la fonction
00:17:56de déterminer
00:17:57une culpabilité
00:17:58non seulement
00:17:59dans son principe
00:17:59mais dans son ampleur.
00:18:01Moi ce que je retiens
00:18:02de ce qui a été dit
00:18:03sur ce plateau
00:18:04qui est fort intéressant
00:18:05c'est-à-dire que
00:18:05nous sommes d'accord
00:18:06sur un point
00:18:07il faut que
00:18:09ces violences urbaines
00:18:10cessent.
00:18:11Il faut que nous
00:18:12ne voyons plus
00:18:13ce qui a été montré
00:18:14sur cet écran
00:18:15et ce que nous savons
00:18:16depuis la soirée
00:18:18de la victoire
00:18:19du PSG.
00:18:19En réalité
00:18:20il y a une violence
00:18:22il y a une inadaptation
00:18:23vous le disiez
00:18:24tout à l'heure
00:18:25qui est considérable
00:18:26il n'est pas impossible
00:18:27Yvan
00:18:28que ce soit lié
00:18:29à un phénomène
00:18:30je dirais
00:18:31plus largement
00:18:33culturel
00:18:33que sur le terrain
00:18:34pur et simple
00:18:35de la violence
00:18:38en soi.
00:18:38Mais on n'est pas du tout
00:18:39obligé de l'accepter.
00:18:39Et je pense
00:18:40quand vous parliez
00:18:41de la Creuse
00:18:41je ne sais plus
00:18:41si c'est vous peut-être
00:18:42qui parliez de la Creuse
00:18:43que ce n'était pas
00:18:44la même misère
00:18:45non ce n'est pas
00:18:46la même misère
00:18:47parce qu'on peut avoir
00:18:48des souliers
00:18:49qui sont un peu vieillots
00:18:51on peut avoir
00:18:52une alimentation
00:18:53un peu élémentaire
00:18:54et un habitat
00:18:55qui n'est pas terrible
00:18:56mais on est dans
00:18:57un monde
00:18:58où on se reconnaît
00:18:59et ce que je vois
00:19:00dans le comportement
00:19:02qui me choque
00:19:03autant que vous
00:19:04de ces jeunes gens
00:19:05qu'on voit
00:19:05prêts à tout casser
00:19:06c'est qu'ils se disent
00:19:08je ne suis pas sûr
00:19:09qu'ils soient capables
00:19:10de verbaliser la chose
00:19:13mais ils montrent
00:19:14qu'en réalité
00:19:15le monde
00:19:16qui est le nôtre
00:19:17n'est pas le leur
00:19:18et là
00:19:19il y a un souci
00:19:19ce n'est pas la prison
00:19:21qui répond à ça
00:19:22il y a une sorte
00:19:22je dirais
00:19:23de phénomène
00:19:24d'intégration
00:19:25d'assimilation
00:19:26et quand je dis cela
00:19:27je ne pense pas
00:19:28mais alors quelle est
00:19:29la réponse selon vous
00:19:30la réponse
00:19:30elle est dans
00:19:31le fait que
00:19:32notre population
00:19:33est aujourd'hui
00:19:34si diversifiée
00:19:36et si illégale
00:19:37mais on ne va pas
00:19:37les excuser pour ça
00:19:39ils n'ont pas
00:19:39à passer à l'acte
00:19:41parce qu'ils se sentent
00:19:42mal dans leur peau
00:19:42et qu'ils se sentent
00:19:43diversifiés
00:19:43ou quoi que ce soit
00:19:4468
00:19:45c'était des fils
00:19:46de bourgeois
00:19:47mais c'était la même chose
00:19:48mais c'était pas
00:19:49non plus forcément
00:19:50je ne vous dis pas
00:19:51que ça justifie
00:19:53vous êtes en train
00:19:54de les justifier
00:19:55vous êtes en train
00:19:56de les justifier
00:19:56en disant
00:19:57finalement ils cassent
00:19:58donc c'est normal
00:19:59non du tout
00:20:00ne me faites pas dire
00:20:01ce que je n'ai pas dit
00:20:02je vous ai dit
00:20:03mon accord plein
00:20:04et entier
00:20:05sur le fait
00:20:06qu'il faut que cela cesse
00:20:07mais pour que cela cesse
00:20:09il faut que le malaise
00:20:11qui est derrière tout ça
00:20:12soit pris en compte
00:20:14pas seulement
00:20:15avec un esprit
00:20:16de répression
00:20:17et de discipline
00:20:18mais pas seulement
00:20:19avec un esprit
00:20:20d'éducation
00:20:22et de fusion
00:20:23mais ça fait mille ans
00:20:24qu'on en parle de ça
00:20:24de l'esprit d'éducation
00:20:25on a essayé
00:20:26non ça ne fait pas mille ans
00:20:28il fut un temps
00:20:29où la France
00:20:29avait une image
00:20:32je dirais
00:20:33j'allais dire autonome
00:20:34non mais une image unitaire
00:20:36ce n'est plus le cas
00:20:37mais ce qui est intéressant
00:20:37c'est que moi
00:20:38j'enseigne depuis bientôt
00:20:39neuf ans
00:20:41depuis 3-4 ans
00:20:42il y a de plus en plus
00:20:43une conscientisation
00:20:44une verbalisation
00:20:45de ce qu'ils ressentent
00:20:47et ce qu'ils ressentent
00:20:48la première chose qui vient
00:20:49c'est qu'on ne se sent pas français
00:20:50et on ne l'est pas
00:20:51c'est à dire qu'il y a vraiment
00:20:52ça qui revient
00:20:53en disant
00:20:54mais ce n'est pas notre monde
00:20:55ils ont quand même dit
00:20:56c'est chez nous
00:20:57c'est notre France
00:20:58c'est chez nous
00:20:59oui mais c'est chez nous
00:21:00je ne suis pas sûre que
00:21:01c'est parce que
00:21:02le malaise
00:21:03ça vaudrait dire une faiblesse
00:21:04ils étaient très forts
00:21:05et donc à un moment donné
00:21:06il faut dire stop
00:21:06alors comment on dit stop
00:21:07est-ce que c'est la prison
00:21:08est-ce que c'est la répression
00:21:09est-ce que
00:21:10mais de toute façon
00:21:10à un moment donné
00:21:10il faut donner
00:21:11entre guillemets
00:21:11un coup de taser judiciaire
00:21:13et pour l'instant
00:21:13ça ne marche pas
00:21:14ils ont envie de construire
00:21:15leur propre société
00:21:15en faisant table rase
00:21:16de l'ancienne
00:21:17voilà
00:21:17en gros c'est ça
00:21:18en détruisant l'ancienne
00:21:20en détruisant l'ancienne
00:21:21en faisant table rase
00:21:21et en détruisant
00:21:22en commençant par
00:21:23les forces de l'ordre
00:21:23et ça c'est quelque chose
00:21:25qui est revendiqué
00:21:26et pour l'instant
00:21:27et ils y parviennent
00:21:29et donc il faut neutraliser
00:21:31ces casseurs
00:21:32et comment est-ce qu'on les neutralise
00:21:33pour l'instant
00:21:33je sais bien
00:21:34moi je suis d'accord avec vous
00:21:36en faisant des mesures éducatives
00:21:37mais en attendant
00:21:38il faut peut-être leur donner
00:21:39un petit sens de la vie
00:21:42et le sens de la vie
00:21:43pour l'instant
00:21:43c'est les mettre
00:21:44derrière quatre murs
00:21:45voilà
00:21:45ça c'est votre point de vue
00:21:47ben oui
00:21:47vous avez le vôtre
00:21:48et j'ai bien
00:21:48vous avez vos questions
00:21:49j'ai mes réponses
00:21:50disait
00:21:50je pense que l'essentiel
00:21:54c'est de manier
00:21:55la répression
00:21:56qui est une nécessité
00:21:58en même temps
00:22:00que l'éducation
00:22:00d'ailleurs l'enseignant
00:22:01réprime
00:22:02mais l'enseignant
00:22:03intègre aussi
00:22:05nous voyons tout à coup
00:22:06les banlieues
00:22:07déferlées
00:22:08sur les beaux quartiers
00:22:09de Paris
00:22:09c'était si confortable
00:22:11de les ignorer
00:22:12enfin ça fait quelques années
00:22:13tout de même
00:22:13qu'ils déferment
00:22:14et alors
00:22:15quelle réponse
00:22:16a-t-on apporté
00:22:17à ce déferlement
00:22:18il n'y a toujours pas
00:22:19de réponse
00:22:19et on l'attend
00:22:20et là il y a la pub
00:22:21mais on va
00:22:22permettre pour avant
00:22:22d'avoir des réponses
00:22:24il faut faire le diagnostic
00:22:25de ce qui se passe
00:22:26aujourd'hui
00:22:27nous avons
00:22:27l'apparition
00:22:29de deux frances
00:22:29de deux frances
00:22:30maintenant
00:22:30qui se tournent le dos
00:22:31de deux frances
00:22:32qui sont
00:22:33face à face
00:22:33qui sont face à face
00:22:34et qui sont mues
00:22:36par un choc de culture
00:22:37un choc de civilisation
00:22:38donc il faut déjà
00:22:38avoir ça en tête
00:22:39et se dire que
00:22:40cette nouvelle france
00:22:41qui apparaît
00:22:41qui est théorisée
00:22:42par la France insoumise
00:22:43est une nouvelle france
00:22:44qui est très largement
00:22:45également islamisée
00:22:46et donc avant
00:22:47de pouvoir parler
00:22:48d'intégration
00:22:48il faut pouvoir parler
00:22:49de la place
00:22:49de l'islam
00:22:50aujourd'hui
00:22:50dans cette communauté
00:22:51et plus généralement
00:22:52dans la communauté nationale
00:22:53tout cela se raconte
00:22:54il faut dire
00:22:54qu'il faut revoir
00:22:55également l'accès
00:22:55à la nationalité
00:22:56et qu'il faut revoir
00:22:57aussi les déchéances
00:22:58de nationalité
00:22:58si ces français
00:22:59ne se sentent plus français
00:23:00c'est ce sujet-là
00:23:01qui doit être mis
00:23:02sur la table
00:23:02et ce sujet-là
00:23:03c'est Boilem Sansal
00:23:04qui en parle très très bien
00:23:05dans son dernier livre
00:23:06on en parle juste après
00:23:07une pause
00:23:08dans Midi News
00:23:08à tout de suite
00:23:12la légende
00:23:12le nouveau livre
00:23:13de Boilem Sansal
00:23:14on en parle après
00:23:15les dernières informations
00:23:15de Somaia Labidi
00:23:17et à la une de l'actualité
00:23:18la mère de la fille
00:23:19est portée disparue
00:23:20dans le Gard
00:23:20et retrouvée
00:23:21dans la Drôme Seine
00:23:22et sauve et incomplice
00:23:23ont été placés
00:23:24en garde à vue
00:23:24le père lui est toujours
00:23:26activement recherché
00:23:27c'est ce qu'indique
00:23:28la procureure
00:23:29qui précise
00:23:30que l'enfant de 3 ans
00:23:31avait été récupéré
00:23:31de force
00:23:32par ses parents
00:23:33hier à Uzès
00:23:33dans la famille d'accueil
00:23:34où elle avait été placée
00:23:36à la une également
00:23:37le pétrolier
00:23:38en provenance de Russie
00:23:39arraisonné par la France
00:23:40est arrivé en baie
00:23:41de Douarnenez
00:23:41comme vous pouvez le constater
00:23:43le navire sous sanction européenne
00:23:45va désormais être immobilisé
00:23:46et maintenu à disposition
00:23:47de la justice
00:23:48dans le cadre
00:23:49d'une enquête de flagrance
00:23:50pour défaut de pavillon
00:23:51et refus d'obtempérer
00:23:53et puis le moment
00:23:54de vérité approche
00:23:55sur Parcoursup
00:23:56ce mardi soir
00:23:57à 19h
00:23:58plus d'un million
00:23:59de candidats
00:24:00recevront une première série
00:24:01de réponses
00:24:02sur la plateforme
00:24:03d'orientation
00:24:03étape qui marque
00:24:04le début
00:24:05de la phase d'admission principale
00:24:06d'une période décisive
00:24:08pour ses futurs étudiants
00:24:09Merci Somaïa
00:24:10à tout à l'heure
00:24:11pour d'autres informations
00:24:12tout à l'heure
00:24:13à 14h
00:24:14sont avec moi
00:24:14Ophélie Roque
00:24:15Yvan Riouffol
00:24:17Maxime Leguay
00:24:17du service politique
00:24:19de CNews
00:24:20qui a eu la chance
00:24:20le privilège
00:24:21l'honneur
00:24:22de lire en avant-première
00:24:23La Légende
00:24:24le dernier livre
00:24:24de Boilem Sans Salle
00:24:26sorti aujourd'hui
00:24:27journée spéciale
00:24:28sur CNews
00:24:28avec le documentaire
00:24:29ce soir d'ailleurs
00:24:30à 21h
00:24:31autour de Gauthier Lebrecht
00:24:34documentaire inédit
00:24:34consacré à l'écrivain
00:24:36entre combats diplomatiques
00:24:37détentions controversées
00:24:39et portraits intimes
00:24:40d'un homme devenu
00:24:40la cible
00:24:41du régime algérien
00:24:43donc ce livre
00:24:44La Légende
00:24:45c'est ce que nous disait
00:24:46Boilem Sans Salle
00:24:47ce matin
00:24:48c'est que
00:24:48La Légende pourquoi ?
00:24:49quand il arrive en prison
00:24:50en Algérie
00:24:51tout le monde
00:24:52l'alpague
00:24:53en disant
00:24:53ah c'est toi la légende
00:24:54c'est toi la fameuse légende
00:24:55on a fait en fait
00:24:56d'une légende
00:24:57Boilem Sans Salle
00:24:58Effectivement
00:24:59c'est le surnom
00:25:00que lui ont donné
00:25:00les co-détenus
00:25:01donc dans cette prison
00:25:02de Coléa
00:25:03où il a été
00:25:04incarcéré
00:25:05pendant près d'un an
00:25:06un livre qu'il a voulu
00:25:07comme un témoignage
00:25:08et un acte
00:25:09je l'ai écrit
00:25:10en 40 jours
00:25:11nous dit-il
00:25:12dans l'urgence
00:25:12avec la blessure
00:25:13encore ouverte
00:25:14j'ai voulu
00:25:15nommer les faits
00:25:16les mécanismes
00:25:17les responsabilités
00:25:18non par vengeance
00:25:19mais parce qu'une nation
00:25:20qui ne sait plus nommer le mal
00:25:21s'expose à le subir
00:25:23un livre de combat
00:25:24dans lequel l'écrivain
00:25:26il raconte son arrestation brutale
00:25:27sa condamnation lapidaire
00:25:28sans avocat pour le défendre
00:25:30la sentence tombe
00:25:315 ans de prison ferme
00:25:32une amende faramineuse
00:25:33la saisie de ses biens personnels
00:25:35et la déchéance
00:25:36de nationalité
00:25:37Boilem décrit
00:25:38son incarcération
00:25:39une cellule de 6 mètres carrés
00:25:41la promiscuité
00:25:42la peur de mourir
00:25:43la maladie
00:25:44les envies suicidaires
00:25:45la légende
00:25:46c'est donc le surnom
00:25:47que lui ont donné
00:25:47ses autres détenus
00:25:48il partage avec eux
00:25:49cette attente
00:25:50interminable
00:25:51la prison
00:25:51est une dépossession
00:25:53du temps
00:25:53nous dit-il
00:25:54mais aussi
00:25:55la séparation
00:25:56avec sa femme
00:25:56qui aura été pour lui
00:25:57la plus grande
00:25:58des tortures
00:25:59il se réfugie alors
00:26:00dans la poésie
00:26:01en se récitant
00:26:01à lui-même
00:26:02des vers qu'il connaît
00:26:03par cœur
00:26:04Verlaine notamment
00:26:05c'est un livre
00:26:06qui parle aussi
00:26:06de l'Algérie
00:26:07Boilem y décrit
00:26:08une justice aux ordres
00:26:09un régime qui cherche
00:26:11à faire taire
00:26:11toute voie dissidente
00:26:12et un pays
00:26:13où l'arabisation
00:26:14et l'islamisation
00:26:16sont menées
00:26:16à marche forcée
00:26:18dans l'obscurité
00:26:19de la prison
00:26:20quelques rayons d'espoir
00:26:21néanmoins
00:26:21Pierre ont pu pénétrer
00:26:23sa jaune
00:26:23son comité de soutien
00:26:24et Bruno Rotaillot
00:26:25son ami
00:26:25à qui l'écrivain
00:26:26rend hommage
00:26:27à Coléa
00:26:28Bruno tenait la une
00:26:30la première place
00:26:31à l'audimat
00:26:32avant Téboun
00:26:32c'est dire
00:26:33l'académicien
00:26:35qui règle aussi
00:26:35quelques comptes
00:26:36avec la gauche
00:26:37qui selon lui
00:26:38n'a pas été au rendez-vous
00:26:39mais aussi son ancien éditeur
00:26:40historique
00:26:41Gallimard
00:26:42qui l'accuse
00:26:42de l'avoir abandonné
00:26:44après sa libération
00:26:45les silences politiques
00:26:46sont des prises
00:26:47de positions
00:26:49antidémocratiques
00:26:49tout à fait immorales
00:26:50c'est un livre
00:26:52bouleversant
00:26:53celui d'un octogénaire
00:26:54qui traverse le vide
00:26:55existentiel de la prison
00:26:56et l'injustice
00:26:57un livre qui parle
00:26:58de l'univers carcéral
00:26:59mais qui paradoxalement
00:27:00est une ode à la liberté
00:27:02car même en prison
00:27:02Boilem Sansal
00:27:04est resté un homme libre
00:27:05refusant de se soumettre
00:27:07devant le régime algérien
00:27:08en donnant
00:27:09et en écrivant
00:27:10à Téboun
00:27:11plusieurs lettres
00:27:12dans lesquelles
00:27:12il refusait
00:27:13sa grâce présidentielle
00:27:15la reddition
00:27:16face à l'Algérie
00:27:17prépare la soumission
00:27:18nous prévient l'écrivain
00:27:19puisse la France
00:27:20s'inspirer du message
00:27:21de Boilem
00:27:22il est à la fois
00:27:22un exemple
00:27:23et une source d'espérance
00:27:24Merci beaucoup Maxime Leguay
00:27:26pour ce résumé
00:27:27de la légende
00:27:27le dernier livre
00:27:28de Boilem Sansal
00:27:29quand je pense
00:27:30à la horde
00:27:32de critiques
00:27:33en amont
00:27:34qu'il y a eu
00:27:34de certains
00:27:36obscurs écrivains
00:27:36qui ont dû vendre
00:27:37quelques centaines de livres
00:27:38alors quand on vend
00:27:40quelques centaines de livres
00:27:40c'est que
00:27:41on les vend
00:27:42entre guillemets
00:27:43c'est à dire
00:27:43qu'ils sont souvent
00:27:45donnés
00:27:45il y a le service de presse
00:27:46et puis après
00:27:47il y en a un qui disait
00:27:48on va quand même pas
00:27:48souvenez-vous
00:27:49un auteur grasset
00:27:50qui disait
00:27:51on va quand même pas
00:27:52se taper Boilem Sansal
00:27:54pendant des semaines
00:27:54je trouve que c'est
00:27:55absolument ignoble
00:27:56quand on voit le récit
00:27:57de cet homme de 84 ans
00:27:59qu'on a vu ce matin
00:27:59dans les studios
00:28:00de CNews et d'Europe 1
00:28:02venir comme d'habitude
00:28:03avec sa bonhomie naturelle
00:28:05nous saluer
00:28:05nous dire bonjour
00:28:06nous remercier
00:28:08nous remercier aussi
00:28:09de lui donner la parole
00:28:11de lui permettre
00:28:13de s'exprimer
00:28:14sur le calvaire
00:28:15qu'il a enduré
00:28:17je vous propose
00:28:17d'écouter Boilem Sansal
00:28:18puisque vous évoquiez
00:28:19le rôle
00:28:20qu'a eu Bruno Retailleau
00:28:21lorsqu'il était
00:28:23ministre de l'Intérieur
00:28:24et bien justement
00:28:25il en a parlé ce matin
00:28:27il faut imaginer
00:28:28que beaucoup de prisonniers
00:28:29sont là pour la vie
00:28:30des condamnés à mort
00:28:31des condamnés à perpétuité
00:28:3230 ans 40 ans
00:28:34et la main est réelle
00:28:35la perpétuité
00:28:35et donc on vit
00:28:36sur les rumeurs
00:28:37et on est là
00:28:38la moindre rumeur
00:28:39prend des proportions
00:28:41colossales
00:28:42et bon
00:28:42et là
00:28:43tout était négatif
00:28:45et Thébou
00:28:46il est entré à l'Algérie
00:28:48dans sa propre déchéance
00:28:51on est perdu
00:28:52puis un jour
00:28:52on entend une voix
00:28:54une voix
00:28:55qui parle fermement
00:28:56c'est
00:28:57mon copain
00:28:58nous on se connait
00:28:59depuis longtemps
00:28:59mon copain Bruno
00:29:00ministre de l'Intérieur
00:29:01ça y est
00:29:02il va nous sauver
00:29:03parce qu'il a lancé
00:29:06des mesures très fortes
00:29:07et malheureusement
00:29:08il n'a pas été suivi
00:29:10il y avait
00:29:11d'autres démarches
00:29:12concurrentes
00:29:13de celle-ci
00:29:13c'était
00:29:14de profil
00:29:15faille négociée
00:29:16la diplomatie
00:29:16ce qui est bon
00:29:17et il faut faire
00:29:19de la diplomatie
00:29:19bien entendu
00:29:20un ministère des affaires étrangères
00:29:21c'est fait pour ça
00:29:22c'est dans son rôle
00:29:24comme le ministre de l'Intérieur
00:29:25est dans son rôle aussi
00:29:26voilà
00:29:27le ministre de l'Intérieur
00:29:28de l'époque
00:29:29Bruno Retailleau
00:29:30qui avait du mal à l'époque
00:29:31on s'en souvient
00:29:32parce que
00:29:33la question justement
00:29:35de l'Algérie
00:29:35ça se découpe
00:29:37entre deux ministères
00:29:38et il y avait donc
00:29:38Bruno Retailleau
00:29:39à l'intérieur
00:29:40et Jean-Noël Barraud
00:29:41au Quai d'Orsay
00:29:42et c'était pas du tout
00:29:43la même musique
00:29:44oui
00:29:44et le Quai d'Orsay
00:29:45avait un lien
00:29:47téléphonique direct
00:29:48avec l'Elysée
00:29:48disons les choses
00:29:49telles qu'elles sont
00:29:50et donc
00:29:51la politique
00:29:52qui était appliquée
00:29:52au Quai d'Orsay
00:29:53c'était la politique
00:29:54qui était souhaitée
00:29:55par Emmanuel Macron
00:29:56qui était celle
00:29:57qui n'était pas du tout
00:29:58celle du bras de fer
00:29:59qui était celle de la conciliation
00:30:00celle de la discrétion
00:30:02et donc
00:30:03on a eu
00:30:03c'est vrai
00:30:04cet épisode
00:30:05français
00:30:05franco-français
00:30:06entre
00:30:07Bruno Retailleau
00:30:08qui voulait instaurer
00:30:09le bras de fer
00:30:10et qui a traversé
00:30:11la France
00:30:12pour aller pénétrer
00:30:13jusqu'à les côtes détenues
00:30:14de Bois-Lensensal
00:30:15depuis sa prison
00:30:16c'est dire la résonance
00:30:17qu'avaient les propos
00:30:18de Bruno Retailleau
00:30:20Yvan Riaufol
00:30:21comment est-ce que
00:30:21vous avez réagi
00:30:22quand vous avez vu
00:30:22ce matin
00:30:23Bois-Lensensal
00:30:24à la télévision
00:30:25sur CNews
00:30:26à la radio
00:30:26sur Europe 1
00:30:27de le côtoyer ce week-end
00:30:28puisque nous étions
00:30:29à l'invitation
00:30:30d'Éric Nolos
00:30:31aux assises
00:30:31de la liberté d'expression
00:30:32où il était là
00:30:33à Perpignan
00:30:34et donc j'ai pu
00:30:35converser avec lui
00:30:35durant deux jours
00:30:36et donc je vais parvenir
00:30:37sur sa personnalité
00:30:38extrêmement attachante
00:30:39naturellement
00:30:40c'est une personnalité
00:30:42qui est artistique
00:30:44intuitive
00:30:44et en même temps
00:30:45très décidée
00:30:46et ce que j'ai vu
00:30:47c'était l'exemple même
00:30:48de la résistance
00:30:49c'est un livre de combat
00:30:50il a écrit
00:30:51un livre de combat
00:30:52et c'est vraiment
00:30:52ceci qu'il faut retenir
00:30:53c'est que dans cette période
00:30:55où toutes les autorités
00:30:58se montrent
00:30:58avec des bras ballants
00:30:59il nous a expliqué
00:31:00qu'il fallait revêtir
00:31:01aujourd'hui
00:31:02j'emploie ces mots
00:31:03l'habit de guerrier
00:31:04il parle maintenant
00:31:05de guerre
00:31:05alors naturellement
00:31:06ce n'est pas une guerre
00:31:08armée bien entendu
00:31:08mais c'est la guerre
00:31:09des idées
00:31:10il nous suggère
00:31:11et le seul
00:31:12dans le fond
00:31:13de ces grands intellectuels
00:31:15français à le faire
00:31:16il nous suggère
00:31:17de résister
00:31:18au totalitarisme
00:31:19et le totalitarisme
00:31:20pour lui
00:31:20et pour moi aussi
00:31:22mais enfin pour lui d'abord
00:31:23parce qu'il sait
00:31:23de quoi il parle
00:31:23c'est l'islam
00:31:24il ne parle pas
00:31:25de l'islamisme
00:31:25il dit que l'islam lui-même
00:31:27est ce nouveau totalitarisme là
00:31:28donc il est une figure
00:31:29de résistance
00:31:30et il dit qu'aujourd'hui
00:31:31si nous ne faisons rien
00:31:32effectivement ça a été expliqué
00:31:33nous serons submergés
00:31:35et donc il lance
00:31:36un cri d'alarme
00:31:36à cette apathie générale
00:31:38à cette manière
00:31:40que les politiques
00:31:41aujourd'hui
00:31:42de ne pas vouloir
00:31:42désigner l'ennemi
00:31:43l'ennemi intérieur
00:31:45nous concernant
00:31:45et concernant l'islamisme
00:31:46l'islam politique
00:31:47l'islam dit-il
00:31:49et encore une fois
00:31:50c'est une voix
00:31:51une voix dissidente
00:31:52qui a été
00:31:53pour ceci
00:31:54conspuée par toute une partie
00:31:55d'une intelligentsia
00:31:56qui elle
00:31:57ne veut pas entendre parler
00:31:58naturellement
00:31:59de remettre en question
00:32:00ce processus totalitaire
00:32:02qui avait été avalisé
00:32:04par ces mêmes intellectuels
00:32:05lorsqu'ils chagissaient
00:32:06du communisme
00:32:06ou du maoïsme
00:32:08ou du reste
00:32:09en tout cas je modère
00:32:10vos propos
00:32:10Yvan Riaufol
00:32:11ou ceux de Boilem Sansal
00:32:12il y a sans doute
00:32:13un islam
00:32:14j'allais dire
00:32:15qui est
00:32:16je reprends
00:32:18c'est vous
00:32:18c'est sûr
00:32:18non mais j'entends bien
00:32:19mais après
00:32:19il est aussi
00:32:21dans ce qu'il écrit
00:32:22et en tout cas
00:32:23ce qui concerne
00:32:24l'Algérie
00:32:25il disait ce matin
00:32:27Téboun
00:32:28et Laurent Serret
00:32:29il dit
00:32:29où le président algérien
00:32:30il dit
00:32:30pour moi
00:32:31il n'est pas du tout
00:32:31président
00:32:32il y a un régime
00:32:34derrière
00:32:34il est juste
00:32:35un président fantoche
00:32:36il est un dictateur
00:32:37il le dit
00:32:38et justement
00:32:39sur les rapports
00:32:40entre la France
00:32:41et l'Algérie
00:32:41c'est intéressant
00:32:42d'écouter
00:32:43ou de réécouter
00:32:44et de voir
00:32:45ce qu'il dit
00:32:46le gouvernement algérien
00:32:48ne connait que
00:32:48le rapport de force
00:32:49voilà
00:32:50c'est tout
00:32:51et le rapport de force
00:32:53il a réussi
00:32:55à la verser
00:32:56en sa faveur
00:32:57donc depuis
00:32:57que Téboun
00:32:58est arrivé au pouvoir
00:32:59il a réussi
00:33:00le rapport de force
00:33:02et du côté
00:33:03de l'Algérie
00:33:03et la France
00:33:05pour ses raisons
00:33:06mais beaucoup d'autres
00:33:07elle est dans une phase
00:33:08d'affaiblissement
00:33:12elle cède
00:33:13sur beaucoup de plans
00:33:14vis-à-vis de tout le monde
00:33:16et pas seulement
00:33:16vis-à-vis de l'Algérie
00:33:17vis-à-vis un peu
00:33:18de tout le monde
00:33:18c'est assez intéressant
00:33:20de voir
00:33:21comme il le dit
00:33:22et c'est ce que nous disait
00:33:23Bruno Retailleau
00:33:24avec Laurence
00:33:25hier dans la France en face
00:33:26c'est que l'Algérie
00:33:27est quand même
00:33:27dans une situation
00:33:28très très compliquée
00:33:30Retailleau nous disait
00:33:31l'Algérie
00:33:32a besoin de la France
00:33:33isolée sur la scène internationale
00:33:34isolée sur la scène internationale
00:33:36donc rejoue perpétuellement
00:33:38la mémoire
00:33:40la repentance mémorielle
00:33:41vis-à-vis de la France
00:33:42et la culpabilité française
00:33:44pour expliquer
00:33:45tous les mots
00:33:45de l'Algérie
00:33:47c'est très intéressant
00:33:48ce que nous disons
00:33:49c'est comme ça
00:33:49qu'il
00:33:49pardon
00:33:50qu'il
00:33:52justifie sa position
00:33:53de fermeté
00:33:54qui lui a été d'ailleurs
00:33:55beaucoup reprochée
00:33:55par rapport à celle
00:33:57de Laurent Nunez
00:33:57qui n'est pas du tout
00:33:58la même méthode
00:33:59mais en ce sens
00:33:59c'est très intéressant
00:34:00parce que Bruno Retailleau
00:34:01Boilem Sansal
00:34:02mais aussi Xavier Driancourt
00:34:04l'ancien ambassadeur de France
00:34:06qui est du comité de soutien
00:34:07d'ailleurs
00:34:07qui est du comité de soutien
00:34:08tout à fait
00:34:09nous disent
00:34:09non seulement
00:34:10que l'Algérie
00:34:11ne connaît que
00:34:12le rapport de force
00:34:13mais plus encore
00:34:14que l'Algérie
00:34:14ne respecte que
00:34:16le rapport de force
00:34:17c'est-à-dire que
00:34:19la volonté
00:34:21soi-disant
00:34:22des demi-habiles
00:34:23d'Emmanuel Macron
00:34:24qui voudrait
00:34:25la conciliation
00:34:26la repentance
00:34:27faire des gestes
00:34:28vouloir pacifier
00:34:30apaiser
00:34:30en réalité
00:34:31elle est moquée
00:34:32par le pouvoir algérien
00:34:34et elle n'est pas respectée
00:34:35et donc
00:34:36c'est ce que nous dit
00:34:37Boilem Sansal
00:34:38et c'est ce que nous dit
00:34:39une partie de la classe politique
00:34:40mais que ce n'est pas
00:34:41la classe politique
00:34:41qui est aux manettes
00:34:42Il n'y a qu'un seul mot
00:34:44pour moi
00:34:44c'est la classe
00:34:45et la résistance
00:34:47de ce monsieur
00:34:47il a une énergie
00:34:50mais incroyable
00:34:50il est passé
00:34:51par tellement d'épreuves
00:34:52et je reste en fait
00:34:53stupéfaite
00:34:54de voir un peu
00:34:55la cabale
00:34:56qu'il y a eu
00:34:56contre lui
00:34:56en me disant
00:34:57mais attendez
00:34:57quelqu'un sort
00:34:58des jeunes
00:34:59d'un régime
00:35:00dictatorial
00:35:01et la seule chose
00:35:02qu'on entend
00:35:03c'est des querelles
00:35:04un peu dégaux d'auteur
00:35:05en disant
00:35:05qu'il ne mérite pas
00:35:06parce qu'il vendra
00:35:07plus que moi
00:35:08c'est catastrophique
00:35:09je trouve que la France
00:35:10là-dessus
00:35:10a beaucoup à se faire pardonner
00:35:12en fait
00:35:12parce qu'à aucun
00:35:13à part sur CNews
00:35:15et européen
00:35:15il n'y a aucun média
00:35:17qui n'a tenté
00:35:17de mettre en avant
00:35:18cet homme-là
00:35:19pour ses idées
00:35:20or ses idées
00:35:21ce n'est pas des idées
00:35:21délétères
00:35:23il nous parle
00:35:24d'un constat
00:35:24qu'il connaît
00:35:25enfin je veux dire
00:35:25c'est quand même
00:35:26incroyable
00:35:27qu'un auteur
00:35:28de langue française
00:35:29mais d'origine algérienne
00:35:30nous dise des choses
00:35:31et qu'on soit
00:35:31incapable de l'entendre
00:35:33comme si c'était
00:35:33finalement un traître
00:35:34des deux côtés
00:35:35enfin moi
00:35:35ça me stupéfait
00:35:36en fait
00:35:36c'est très très inquiétant
00:35:38et bouleversant
00:35:39et ce soir
00:35:40comme je vous le disais
00:35:40à 21h
00:35:41document spécial
00:35:43et exceptionnel
00:35:43M. Boilem-sur-Salle
00:35:45je vous propose
00:35:46de regarder un extrait
00:35:48quand on est en prison
00:35:50et surtout dans mon cas
00:35:54on coupe du monde
00:35:56là c'est un silence
00:35:57absolu
00:35:57je n'ai vu personne
00:35:59juste une main
00:36:00qui ouvre un truc
00:36:01qui me tend
00:36:03un verre de lait
00:36:04et on ne m'en souhaite pas
00:36:05il y a des choses
00:36:06comme ça
00:36:06et pas tous les jours
00:36:07quand il y pensait
00:36:10en prison
00:36:10j'étais dans un quartier
00:36:11de très haute sécurité
00:36:14les prisonniers
00:36:15n'avaient pas le droit
00:36:16de m'approcher
00:36:17on est dans la cour
00:36:18et s'ils s'approchent
00:36:19de moi
00:36:22je pouvais discuter
00:36:24avec une seule personne
00:36:25c'était mon co-détenu
00:36:27parce qu'on est deux
00:36:27par cellule
00:36:28la cellule fait 6 mètres carrés
00:36:30on est deux
00:36:31il y a un WC
00:36:32il y a un lavabo
00:36:33et c'est tout
00:36:34j'étais dans un quartier
00:36:35où il n'y a que des islamistes
00:36:37il n'y avait que lui
00:36:38et moi
00:36:38qui n'étions pas islamistes
00:36:40et parmi eux
00:36:41il y a des gens
00:36:42qui ont fait d'âge
00:36:44voilà
00:36:45une chance
00:36:45qu'il ne se soit pas mis
00:36:46justement
00:36:48avec un islamiste
00:36:49parce qu'il y aurait eu débat
00:36:50à tout le moins
00:36:51Yvan Riaufol
00:36:52ce qui est surprenant
00:36:53c'est que quand on parle
00:36:54avec lui
00:36:54il y est quand même
00:36:55habité également
00:36:56par une sorte d'humour
00:36:57qui lui fait prendre
00:36:58des distances
00:36:59avec sa propre condition
00:37:00dans une sorte même
00:37:01depuis toujours
00:37:02ça
00:37:02il a toujours été comme ça
00:37:03parfois
00:37:04et en fait
00:37:05mais moi
00:37:05j'ai une immense admiration
00:37:06pour lui
00:37:06mais cela ne date pas
00:37:07d'aujourd'hui
00:37:08cela date de plus de 10 ans
00:37:10parce qu'il est l'incarnation
00:37:11de mon point de vue
00:37:12de l'homme révolté
00:37:12de l'homme révolté
00:37:13à la camus
00:37:14si vous voulez
00:37:14c'est un homme
00:37:15qui refuse effectivement
00:37:16de plier les Chines
00:37:17qui va exiger des excuses
00:37:19de la part du régime algérien
00:37:21de la dictature algérienne
00:37:22qui veut confronter Téboune
00:37:24à ses propres juges à lui
00:37:26qui veut juger Téboune
00:37:27dans le fond
00:37:28et c'est ceci
00:37:29qui est très encourageant
00:37:30qui est enthousiasmant
00:37:31à l'entendre
00:37:32et d'ailleurs
00:37:32il a levé
00:37:34les assemblées
00:37:35à Perpignan
00:37:35naturellement
00:37:36dès qu'il s'exprimait
00:37:37car il dégage
00:37:39de cette personnalité
00:37:40une force invraisemblable
00:37:41et c'est encore une fois
00:37:42au risque de me répéter
00:37:43c'est une force
00:37:43que l'on ne voit pas apparaître
00:37:45dans le milieu intellectuel français
00:37:47qui est vraiment
00:37:49somnolent
00:37:49pour une grande partie
00:37:50d'entre lui
00:37:51voire même
00:37:52dans le milieu politique
00:37:53même si effectivement
00:37:54il rend hommage
00:37:54à Rotaillot
00:37:55à son ami
00:37:56Philippe de Villiers
00:37:56également
00:37:57qui sont des personnalités
00:37:58qui affrontent bien sûr
00:37:59le politiquement correct
00:38:00et les tabous
00:38:01qui sont ceux
00:38:02que je vous ai décrits
00:38:03quand il s'agit
00:38:04de concerner
00:38:04l'islam politique
00:38:05évidemment
00:38:06il y a le livre
00:38:07de combat
00:38:08mais il y a aussi
00:38:08un aspect qui est très attachant
00:38:10quand on est français
00:38:11dans la personnalité
00:38:12de Boilem Sansal
00:38:12c'est son rapport
00:38:13aux lettres
00:38:14à la littérature
00:38:15lorsqu'il décrit
00:38:16qu'il ne peut lire
00:38:18presque aucun livre
00:38:19seulement il a pu lire
00:38:20Victor Hugo
00:38:20de Notre-Dame de Paris
00:38:21un livre de Monterland
00:38:22et que pour passer le temps
00:38:23il récite des vers
00:38:25de Verlaine
00:38:26qu'il connaît par cœur
00:38:27il y a quelque chose
00:38:27qui vient toucher
00:38:28je crois
00:38:29l'âme française
00:38:29de chacun
00:38:30dans cet écrivain
00:38:32qui a un caractère
00:38:33romanesque aussi
00:38:34oui parce qu'il a essayé
00:38:35de faire des choses
00:38:35il a proposé
00:38:36de donner des cours
00:38:37aux détenus
00:38:37on lui a dit non
00:38:39c'est-à-dire qu'on passe
00:38:40de l'indignation
00:38:41à l'humiliation
00:38:42et on sent bien
00:38:43que d'ailleurs
00:38:44je ne sais pas
00:38:45si c'est par un fait exprès
00:38:46mais dimanche soir
00:38:47à la télévision
00:38:47il y avait
00:38:48l'évadé d'Alcatraz
00:38:49avec Clint Eastwood
00:38:51et là encore
00:38:52vous vous retrouvez
00:38:52avec des scènes
00:38:53d'humiliation
00:38:54c'est un film à voir
00:38:56il est tellement imprégné
00:38:58par la culture française
00:38:59par la littérature française
00:39:00que je lui ai demandé
00:39:01ce que j'avais lu
00:39:02qu'il ne lisait pas l'arabe
00:39:04qu'il ne parlait pas l'arabe
00:39:04il m'a confirmé
00:39:05qu'il ne parle pas l'arabe
00:39:06qu'il parle très mal l'arabe
00:39:07en tout cas
00:39:08qui pour lui
00:39:09est comme une langue étrangère
00:39:10donc il est vraiment
00:39:11c'était un Algérien
00:39:13auparavant
00:39:14pétri de culture française
00:39:15et qui existe aujourd'hui
00:39:16un français
00:39:16qui naturellement
00:39:17à l'académie française
00:39:18il répond d'ailleurs
00:39:19très très honnêtement
00:39:20ce matin
00:39:20et on pourra peut-être
00:39:21l'entendre tout à l'heure
00:39:22mais il dit
00:39:23je suis français
00:39:24voilà
00:39:26je suis français
00:39:26je n'ai plus de nationalité
00:39:28je n'ai plus rien
00:39:29mais il s'interroge aussi
00:39:30il s'interroge aussi
00:39:32sur la France
00:39:33et sur son devenir
00:39:34eu égard à ce qu'on a pu dire
00:39:35tout à l'heure
00:39:36c'est un lanceur d'alerte
00:39:36c'est vraiment
00:39:37ce qu'on appelle
00:39:37un lanceur d'alerte
00:39:38évidemment
00:39:39en tout cas
00:39:39l'Union Européenne
00:39:40elle durcit sa politique migratoire
00:39:42le Parlement Européen
00:39:43a validé le principe
00:39:43de création des hubs
00:39:44de retour à l'étranger
00:39:46ces centres situés
00:39:47hors de l'Union Européenne
00:39:49et destinés justement
00:39:49à accueillir des migrants
00:39:50en situation irrégulière
00:39:52en vue de leur renvoi
00:39:53le texte prévoit aussi
00:39:55un renforcement
00:39:55des procédures d'expulsion
00:39:56avec des durées
00:39:57de détention allongée
00:39:59et interdiction
00:40:00d'entrer dans l'Union Européenne
00:40:01pourront aller jusqu'à 10 ans
00:40:03voire 20 ans
00:40:04dans certains cas
00:40:05le dispositif
00:40:06doit encore être
00:40:07confirmé
00:40:08par un vote
00:40:09des états membres
00:40:09et du Parlement
00:40:10dans les prochaines semaines
00:40:11voyez ce que dit
00:40:12Laurent Nunes
00:40:13le ministre
00:40:14de l'Intérieur
00:40:15à ce sujet
00:40:16je me félicite
00:40:17de l'accord
00:40:18interinstitutionnel
00:40:19trouvé hier soir
00:40:20sur le projet
00:40:20de règlement retour
00:40:21ce texte porté par la France
00:40:22a recueilli un large consensus
00:40:23Benjamin Haddad
00:40:25ministre de l'Europe
00:40:25après plus d'un an de travail
00:40:27dit-il
00:40:27nous avons un accord européen
00:40:29sur le règlement retour
00:40:30c'est une avancée majeure
00:40:31pour renforcer
00:40:31les instruments européens
00:40:33alors comment ça marche
00:40:34ce texte
00:40:36et comment vont fonctionner
00:40:37ces hubs de retour
00:40:38pour les migrants
00:40:39en situation irrégulière
00:40:40c'est Mathilde Couvillet
00:40:41Flornoy
00:40:42qui nous explique
00:40:43selon la commission européenne
00:40:45il serait 400 000
00:40:47chaque année
00:40:47à recevoir
00:40:48un ordre de départ
00:40:49ces 400 000 étrangers
00:40:50ne peuvent plus résider
00:40:52sur le sol européen
00:40:53pourtant
00:40:53seuls 20% d'entre eux
00:40:55quittent réellement
00:40:55le territoire
00:40:56partant de ce constat
00:40:58l'union des droits
00:40:59a porté une nouvelle loi
00:41:00pour envoyer
00:41:00les déboutés
00:41:01du droit d'asile
00:41:02dans des centres
00:41:03l'union européenne
00:41:04a donné son faux vert
00:41:05concrètement
00:41:06il s'agirait
00:41:07d'installer des hubs
00:41:08ou centres pour migrants
00:41:09devant quitter le territoire
00:41:10en dehors de l'Europe
00:41:12en accord
00:41:12avec des pays partenaires
00:41:13par exemple
00:41:14certains pays européens
00:41:16comme le Danemark
00:41:17l'Autriche
00:41:17et l'Allemagne
00:41:18envisagent déjà
00:41:19d'installer des centres
00:41:20au Rwanda
00:41:21en Ouganda
00:41:22ou en Ouzbékistan
00:41:23ces personnes
00:41:24seraient accueillies
00:41:25temporairement
00:41:26jusqu'à ce que l'état membre
00:41:27assure leur retour
00:41:28dans leur pays d'origine
00:41:29cette mesure
00:41:30permettrait d'accélérer
00:41:31les processus d'expulsion
00:41:33mais aussi de durcir
00:41:34les sanctions
00:41:35si les migrants
00:41:36refusent de quitter
00:41:37le sol européen
00:41:38la durée de leur détention
00:41:39peut être prolongée
00:41:40jusqu'à 24 mois
00:41:42et l'interdiction
00:41:43d'entrer dans l'Union Européenne
00:41:44est allongée
00:41:45de 10 ans
00:41:45contre 5 ans
00:41:46actuellement
00:41:47cette nouvelle loi
00:41:48est contestée
00:41:49par les ONG
00:41:50qui la jugent contraire
00:41:51aux droits internationaux
00:41:52mais pas seulement
00:41:53l'Espagne s'y est opposée
00:41:54la France
00:41:55s'est montrée sceptique
00:41:56la loi
00:41:57la loi
00:41:57la loi
00:41:58devra être votée
00:41:58une dernière fois
00:41:59par le Parlement européen
00:42:00et les Etats membres
00:42:01dans les prochaines semaines
00:42:03alors ce qu'on peut remarquer
00:42:05au point de vue politique
00:42:06c'est que
00:42:07au sein de l'Union Européenne
00:42:09l'Union des droites
00:42:09fonctionne sur l'application
00:42:11de ce genre de texte
00:42:12en France
00:42:13c'est quand même
00:42:13une autre paire de manches
00:42:14oui
00:42:15à cet égard
00:42:15c'est un accord historique
00:42:16au niveau européen
00:42:17parce que le texte
00:42:18était porté notamment
00:42:19par l'eurodéputé français
00:42:20François-Xavier Bellamy
00:42:21membre du PPE
00:42:22et qui a réussi à faire dialoguer
00:42:23donc les patriotes
00:42:24de Jordan Bardella
00:42:25mais aussi Georgia Meloni
00:42:27Sarah Knafo
00:42:28donc au niveau européen
00:42:30on voit que
00:42:31l'Union des droites
00:42:32permet un accord
00:42:33et pour trouver un texte
00:42:34en France
00:42:35évidemment
00:42:35on en est très loin
00:42:37dans cette assemblée nationale
00:42:39qui est très fragmentée
00:42:40et il faudra voir
00:42:41quelle sera
00:42:42l'application réelle
00:42:43de ce texte
00:42:44parce que
00:42:45Laurent Nunez
00:42:46se félicite
00:42:47il dit que c'est un texte
00:42:48qui est porté par la France
00:42:49mais le diable
00:42:49se cache dans les détails
00:42:50parce que
00:42:50la mesure précisément
00:42:52des hubs
00:42:52donc pour avoir recours
00:42:54au Rwanda
00:42:55au Luganda
00:42:56pour ceux qui sont déboutés
00:42:57du droit d'asile
00:42:58pour les expulser
00:42:59la France avec l'Espagne
00:43:00n'y est pas favorable
00:43:01c'est l'Autriche
00:43:02c'est le Danemark
00:43:02c'est l'Allemagne
00:43:03donc il faudra bien voir
00:43:05la traduction concrète
00:43:07entre le passage
00:43:08au niveau européen
00:43:08et au niveau français
00:43:09Yvan Réoffel
00:43:11je demande à voir
00:43:11je retiens effectivement
00:43:13que l'Union Européenne
00:43:14s'ouvre maintenant
00:43:15au cri de désespoir
00:43:17d'une partie
00:43:17des peuples européens
00:43:18qui veulent effectivement
00:43:19qu'une immigration
00:43:20soit maîtrisée
00:43:21mais je retiens également
00:43:22que l'Union Européenne
00:43:23s'est construite
00:43:23sur l'immigration
00:43:24ça fait partie
00:43:25de son ADN
00:43:26c'est-à-dire qu'elle a
00:43:26elle-même avalisé
00:43:27la société ouverte
00:43:28dont elle se réclame
00:43:29la société à la source
00:43:30donc je vois une contradiction
00:43:32tout de même
00:43:32alors je vois la pression
00:43:34des peuples
00:43:34qui va maintenant
00:43:36jusqu'à atteindre
00:43:37l'Union Européenne
00:43:37c'est une bonne chose
00:43:38mais il me semble
00:43:41que ce n'est pas
00:43:42que ce n'est pas
00:43:42dans
00:43:42ou ce n'est pas
00:43:43l'Union Européenne
00:43:44ne se réformera pas
00:43:45de l'intérieur
00:43:46je pense qu'aujourd'hui
00:43:47l'Union Européenne
00:43:47est au bout
00:43:49de sa logique
00:43:50de sa logique mondialiste
00:43:51qui part tout ailleurs
00:43:52est remise en question
00:43:53par le réveil des peuples
00:43:54des nations
00:43:54des frontières
00:43:55et il me semble
00:43:55aujourd'hui
00:43:56qu'il faudrait acter
00:43:57de sa faillite
00:43:57plutôt que
00:43:58de chercher
00:43:59des solutions
00:44:00qui me paraissent
00:44:01un peu bancales
00:44:01La suite de Minion News
00:44:02dans un instant
00:44:03avec l'Assemblée Nationale
00:44:04qui adopte à l'unimité
00:44:05une proposition de loi
00:44:06visant à renforcer
00:44:07la protection des enfants
00:44:08contre les violences scolaires
00:44:09et périscolaires
00:44:10C'est Violette Spilbou
00:44:11qui portait ce texte
00:44:13elle est mon invitée
00:44:14dans Minion News
00:44:15dans quelques minutes
00:44:16restez avec nous
00:44:17à tout de suite
00:44:20Dans un instant
00:44:21coup de projecteur
00:44:22sur la loi
00:44:24visant à renforcer
00:44:25la protection des enfants
00:44:26contre les violences scolaires
00:44:27et périscolaires
00:44:28après les dernières informations
00:44:29de ce Maya
00:44:29Labidi
00:44:30Et au lendemain
00:44:31de la mise en examen
00:44:32d'un homme de 41 ans
00:44:33pour enlèvement
00:44:34et séquestration
00:44:35les recherches
00:44:36continuent dans le Gers
00:44:37pour tenter
00:44:38de retrouver Liana
00:44:38collégienne de 11 ans
00:44:40qui a disparu
00:44:41depuis vendredi
00:44:42Près de 200 gendarmes
00:44:43sont mobilisés
00:44:44avec des moyens colossaux
00:44:45Jean-Luc Thomas
00:44:46racontez-nous
00:44:50Eh bien écoutez
00:44:51nous nous trouvons
00:44:52ici au QG
00:44:53de la gendarmerie
00:44:54ici à Fleurange
00:44:56un gymnase
00:44:57un espace culturel
00:44:59est devenu
00:45:00là où tous les gendarmes
00:45:01se donnent rendez-vous
00:45:02font les briefings
00:45:04Ce qu'il faut bien savoir
00:45:06c'est qu'au fur et à mesure
00:45:07que les heures passent
00:45:10tout simplement
00:45:10Eh bien
00:45:11l'espoir de retrouver
00:45:13vivante
00:45:13la jeune collégienne
00:45:15reste après 4 jours
00:45:17la priorité
00:45:18des forces de l'ordre
00:45:19Pour ces recherches
00:45:20vous l'avez dit
00:45:21200 gendarmes
00:45:23sont sur le terrain
00:45:24Le périmètre
00:45:25des recherches
00:45:26s'est élargi
00:45:27autour de Florence
00:45:29depuis hier
00:45:30à 6 km d'ici
00:45:32un escadron
00:45:33de gendarmerie
00:45:35vous le voyez
00:45:36eh bien
00:45:36de 70 gendarmes
00:45:39fouillent
00:45:40le bois
00:45:40de Lalanne
00:45:41ils sont aidés
00:45:43par des drones
00:45:44par un hélicoptère
00:45:45Également
00:45:46depuis ce matin
00:45:47la rivière Gers
00:45:49est aussi
00:45:50au centre
00:45:50des recherches
00:45:51des plongeurs
00:45:52de la gendarmerie
00:45:53puis ceux
00:45:54des pompiers
00:45:55du département
00:45:56du Gers
00:45:57inspectent
00:45:58minutieusement
00:45:59le cours d'eau
00:46:01et ses berges
00:46:02selon le colonel
00:46:04de la Fourcade
00:46:05qui est le commandant
00:46:06du groupement
00:46:07de gendarmerie
00:46:09du Gers
00:46:10eh bien
00:46:11ce très important
00:46:12dispositif
00:46:13est fait
00:46:14pour maximiser
00:46:16la couverture
00:46:17terrain
00:46:17d'ailleurs
00:46:18le colonel
00:46:19donnera une conférence
00:46:20de presse
00:46:21d'ici une demi-heure
00:46:23Merci pour toutes
00:46:24ces précisions
00:46:25Jean-Luc Thomas
00:46:25A la une également
00:46:27la mère de la fille
00:46:28est portée disparue
00:46:29dans le Gard
00:46:29et retrouvée dans la Drôme
00:46:30saine et sauvée
00:46:31les incomplices
00:46:31ont été placés
00:46:32en garde à vue
00:46:33le père lui
00:46:34est toujours recherché
00:46:35c'est ce qu'indique
00:46:35la procureure
00:46:36qui précise
00:46:37que l'enfant
00:46:37de 3 ans
00:46:38avait été récupéré
00:46:39de force
00:46:40par ses parents
00:46:40hier à Uzès
00:46:41dans la famille d'accueil
00:46:42où elle avait été placée
00:46:44un peu plus tôt
00:46:46on passe maintenant
00:46:47aux prix à la pompe
00:46:48qui sont en légère baisse
00:46:49les 3 principaux carburants
00:46:50sont à un peu plus
00:46:51de 2 euros le litre
00:46:53réaction de ces automobilistes
00:46:54à notre micro
00:46:55écoutez
00:46:57ça fait des économies
00:46:58ça me permet
00:46:59de partir en vacances
00:47:00de faire d'autres choses
00:47:01ouais c'est pas tous les jours
00:47:02mais à mon avis
00:47:02ça c'est la caresse
00:47:04avant le coup de Massie
00:47:06on le voyait
00:47:07quand on faisait le plein
00:47:08que c'était énorme
00:47:09comparé à avant
00:47:12donc ça fait du bien
00:47:13un grand changement
00:47:14là j'ai pas tout à fait
00:47:15un plein
00:47:15parce que
00:47:17comme on part en province
00:47:18alors je fais le plein
00:47:20mais ça va
00:47:2110-15 euros
00:47:22ça va faire au moins
00:47:23pourvu que ça continue
00:47:25et puis le pétrolier
00:47:26en provenance de Russie
00:47:27a raisonné par la France
00:47:28est arrivé en baie de Douard-Denay
00:47:30comme vous pouvez le constater
00:47:31sur ces images
00:47:32le navire sous sanction européenne
00:47:34va désormais être immobilisé
00:47:36et maintenu à disposition
00:47:37de la justice
00:47:37dans le cadre d'une enquête
00:47:39de flagrance
00:47:39pour défaut de pavillon
00:47:40et refus d'obtempérer
00:47:42Merci Somaïa Labidi
00:47:44à tout à l'heure
00:47:45pour d'autres informations
00:47:45tout de suite l'écho
00:47:48Votre programme
00:47:49avec paruventdu.fr
00:47:50Sur paruventdu.fr
00:47:52Trouvez votre futur chez vous
00:47:54partout en France
00:47:55Je fais laver ma couette
00:47:56et mes oreillers
00:47:57à petit prix
00:47:58en les déposant simplement
00:47:59en point relais
00:48:00Votre programme
00:48:01avec impeccable.com
00:48:03Avec Eric de Ritmaten
00:48:05Bonjour Eric
00:48:05Bonjour Pierre
00:48:06La chronique écho
00:48:07avec vous
00:48:07Emmanuel Macron
00:48:08a annoncé
00:48:09une pluie de milliards
00:48:10d'investissements
00:48:11en France
00:48:12avec le sommet
00:48:12Tchuss France
00:48:13à Versailles
00:48:14et pourtant
00:48:14pour l'industrie locale
00:48:16c'est la Bérezina
00:48:17Oui c'est vrai
00:48:18on en parle
00:48:18parce que vous savez
00:48:19que Duralex
00:48:20est en très grande difficulté
00:48:21et c'est vrai
00:48:22que notre petite industrie
00:48:23en France
00:48:24souffre
00:48:25ne s'en sort pas
00:48:25Duralex
00:48:26vous savez
00:48:26ce sont ces verres
00:48:27incassables
00:48:28que l'on a tous
00:48:29eu ou vus
00:48:30à la cantine
00:48:31Vous dites à quel âge
00:48:31Voilà
00:48:33Et bien ils ont du mal
00:48:34à survivre
00:48:34Alors les français
00:48:35les salariés
00:48:36la région centre
00:48:37la ville d'Orléans
00:48:37tous ont prêté
00:48:38beaucoup d'argent
00:48:39pendant deux ans
00:48:40aucun succès
00:48:41ils s'attendent même
00:48:41à perdre leur mise
00:48:42et c'est la troisième
00:48:43tentative de sauvetage
00:48:45en seulement six ans
00:48:46et la rechute désormais
00:48:48Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
00:48:49La mauvaise gestion
00:48:50tout simplement
00:48:51pas assez de moyens
00:48:52des salariés
00:48:52qui veulent gérer eux-mêmes
00:48:54l'entreprise
00:48:54et puis qu'ils se rendent compte
00:48:55que finalement
00:48:55gérer
00:48:56c'est pas si simple que ça
00:48:57mais c'est là aussi
00:48:58qu'on se pose la question
00:48:59de la vision
00:49:01qu'Emmanuel Macron
00:49:02a de l'industrie
00:49:03C'est intéressant
00:49:04de s'arrêter un instant
00:49:05parce que le président
00:49:05a parlé hier
00:49:06de 93 milliards
00:49:08injectés en France
00:49:08par des investisseurs
00:49:10étrangers
00:49:10et là on a un fleuron
00:49:11de notre économie
00:49:12qui est connu
00:49:13dans le monde entier
00:49:13qui cherche 10 millions
00:49:15d'euros
00:49:15pour s'en sortir
00:49:16même pas 10 millions
00:49:17Alors Duralex
00:49:18c'est une belle entreprise
00:49:19française
00:49:19elle a quand même
00:49:20sa place dans l'univers
00:49:20de l'ordre de la table
00:49:21et on se demande
00:49:22pourquoi aucun repreneur solide
00:49:24ne reprend cette marque
00:49:25qui est pourtant connue
00:49:26je le dis dans le monde entier
00:49:26Alors sans doute
00:49:27à cause des prix
00:49:28trop élevés
00:49:29pour un produit au quotidien
00:49:30Imaginez-vous
00:49:30qu'il faudrait
00:49:31qu'ils soient encore
00:49:31plus élevés
00:49:32pour s'en sortir
00:49:32S'ils étaient dans
00:49:33l'univers du luxe
00:49:34oui ils s'en sortiraient
00:49:35parce que qu'est-ce
00:49:35qui crée la valeur ajoutée
00:49:37en France
00:49:37c'est la rareté
00:49:38c'est l'excellence
00:49:39c'est l'image
00:49:40il faut qu'elle soit bonne
00:49:40et je vous ai sorti
00:49:41un tableau qui va vous intéresser
00:49:42fait par l'INSEE
00:49:44qui montre ce qui rapporte
00:49:45vraiment aujourd'hui
00:49:45à la France
00:49:46dans le domaine industriel
00:49:47l'agroalimentaire
00:49:48on s'en doute
00:49:4816% de la richesse
00:49:50créée en France
00:49:51le métal
00:49:51cède
00:49:52vous voyez
00:49:52je vous note pas
00:49:53tous les chiffres
00:49:53mais vous avez la chimie
00:49:54les produits de luxe
00:49:555%
00:49:55l'automobile
00:49:56les vins spiritueux
00:49:57mais le vert
00:49:57ça n'apparaît pas
00:49:58ou disons
00:49:59ça n'apparaît plus
00:50:00Duralex pourrait vendre
00:50:01pourtant 85%
00:50:02de sa production
00:50:03à l'étranger
00:50:03mais pour ça
00:50:04il faudrait qu'ils produisent
00:50:05beaucoup
00:50:05qu'ils montent en gamme
00:50:06qu'ils investissent
00:50:07qu'ils se modernisent
00:50:07qu'ils robotisent
00:50:08comme le font
00:50:09à tous les pays
00:50:09du monde entier
00:50:10tout cela
00:50:11l'équipe en place
00:50:11ne l'a pas fait
00:50:12parce qu'elle manque de moyens
00:50:13alors est-ce que l'État
00:50:14peut sauver Duralex
00:50:15je parle de 243 emplois
00:50:17à sauver
00:50:17vous voyez que l'enjeu
00:50:18n'est pas considérable
00:50:19pour l'État
00:50:19surtout que l'État
00:50:20est intervenu sans succès
00:50:21d'embrante
00:50:22il a donné 15 millions
00:50:23il est venu pour sauver
00:50:24pour Arc France
00:50:25le célèbre cristal d'Arc
00:50:263000 salariés
00:50:27et maintenant
00:50:28ce sont les ETI
00:50:29et les PMI françaises
00:50:30qui sont fragiles
00:50:31et qui n'arrivent pas
00:50:32à résister aux locaux
00:50:32alors je termine par un point
00:50:33l'industrie c'est quoi
00:50:35selon vous
00:50:35même pour Emmanuel Macron
00:50:37ce sont les gigafactories
00:50:38celles qui vont faire
00:50:39les batteries de demain
00:50:40ce sont les data centers
00:50:43Amazon qui va investir
00:50:4415 milliards en France
00:50:45et créer 1000 CDI
00:50:46vous voyez que la France
00:50:47industrielle aujourd'hui
00:50:48c'est plutôt la France
00:50:49de l'intelligence artificielle
00:50:51merci Eric de Ritmet
00:51:10ils sont à table
00:51:12jusqu'à 15h
00:51:13Yvan Riouf
00:51:14Ophélie Roque
00:51:15et la Sabrina
00:51:16Virlin-Bouille
00:51:16du service police-justice
00:51:18et nous accueillons
00:51:19Violette Spilbou
00:51:20merci beaucoup
00:51:21d'être avec nous
00:51:22Madame la députée
00:51:23députée ensemble
00:51:24pour la République
00:51:26du Nord
00:51:27et l'Assemblée nationale
00:51:28a adopté à l'unanimité
00:51:29cette proposition de loi
00:51:30que vous portiez
00:51:31avec Paul Vannier
00:51:32visant à renforcer
00:51:33la protection des enfants
00:51:34contre les violences scolaires
00:51:35et périscolaires
00:51:36c'était un texte
00:51:38qui avait été initialement
00:51:40fait dans le sillage
00:51:41du scandale de Bétaram
00:51:43le texte prévoit
00:51:44notamment un meilleur contrôle
00:51:45des personnels
00:51:45encadrant les élèves
00:51:46la création d'un certificat
00:51:48d'honorabilité
00:51:49d'une liste des personnes
00:51:49interdites de réemploi
00:51:50dans les établissements
00:51:51il comporte aussi
00:51:52un volet symbolique
00:51:53avec la reconnaissance
00:51:54par la nation
00:51:55des violences subies
00:51:55la création d'une journée
00:51:56d'hommage aux victimes
00:51:57et certaines mesures
00:51:58comme la création
00:51:59d'un fonds d'indemnisation
00:52:00ont finalement été écartées
00:52:01au profit d'un simple rapport
00:52:03je vous propose
00:52:03d'écouter Paul Vannier
00:52:05qui ce matin
00:52:05à l'Assemblée
00:52:06qui est donc celui
00:52:07qui a porté le texte
00:52:08avec vous a réagi
00:52:09c'est une bascule historique
00:52:12et c'est je l'espère
00:52:13un changement
00:52:14puisque ce texte
00:52:15introduit des dispositions
00:52:16très puissantes
00:52:17en matière de prévention
00:52:18de lutte contre les violences
00:52:19commises sur des enfants
00:52:20en milieu scolaire
00:52:21et en milieu périscolaire
00:52:24il réorganise
00:52:25très profondément
00:52:26les relations entre
00:52:27l'Etat
00:52:27et les établissements
00:52:28privés sous contrat
00:52:29afin de garantir
00:52:30la protection
00:52:31des 2 millions d'élèves
00:52:31qui y sont scolarisés
00:52:33le gouvernement a choisi
00:52:34d'inscrire ce texte
00:52:35en procédure accélérée
00:52:36c'est donc qu'il le soutient
00:52:37et s'il est à la hauteur
00:52:39de l'enjeu
00:52:39s'il est cohérent
00:52:40avec ce qu'il a choisi
00:52:41de faire
00:52:42il doit tout mobiliser
00:52:44pour que le Sénat
00:52:45le plus vite possible
00:52:46dispose de ce texte
00:52:47en débattent
00:52:48en face
00:52:49ce qu'il voudra en faire
00:52:50et puisque c'est une procédure
00:52:51accélérée à l'issue
00:52:52de l'examen au Sénat
00:52:53il ne faudra qu'une CMP
00:52:54et donc je le dis
00:52:55et c'est important
00:52:56ce texte peut entrer
00:52:57en vigueur
00:52:57pour la rentrée prochaine
00:52:59dès le mois de septembre
00:53:00et il peut ainsi concourir
00:53:01à mieux protéger
00:53:0212 millions d'élèves
00:53:04dans notre pays
00:53:04le but du jeu
00:53:06c'est effectivement
00:53:06de protéger les enfants
00:53:07et ça
00:53:08ça pourrait être
00:53:08même transpartisan
00:53:09mais au départ
00:53:10c'est vrai qu'on a vu
00:53:11Paul Vannier LFI
00:53:12on a vu Violette Spilbou
00:53:14bloc central
00:53:15vous n'aviez pas forcément
00:53:17le même but de guerre
00:53:18comme on dit
00:53:19dans le langage militaire
00:53:20je crois que très honnêtement
00:53:21au-delà de l'engagement
00:53:23de Paul Vannier
00:53:23de longue date
00:53:24sur les sujets
00:53:25public-privé
00:53:26enseignement public-enseignement privé
00:53:28la commission d'enquête
00:53:29et le travail
00:53:30qu'on a mené ensemble
00:53:31c'était un travail
00:53:31pour déceler les failles
00:53:33dans le contrôle
00:53:34des établissements
00:53:35qu'ils soient finalement
00:53:36publics
00:53:36puisqu'on est allé voir
00:53:37le lycée public à Bayen
00:53:38par exemple
00:53:39privé sous contrat
00:53:40privé hors contrat
00:53:41et de voir
00:53:42comment avait pu
00:53:43être possible
00:53:44des violences systémiques
00:53:46parce qu'on parle bien
00:53:47à l'époque
00:53:48de violences physiques
00:53:49psychologiques
00:53:50même d'actes de torture
00:53:51je pense à Riaumont
00:53:52dans le Pas-de-Calais
00:53:54dans ma région
00:53:54et comment ça avait été possible
00:53:56alors que des adultes
00:53:57avaient lancé l'alerte
00:53:58et que rien n'était remonté
00:54:00aux autorités académiques
00:54:01de façon suffisante
00:54:02pour qu'il y ait des inspections
00:54:03et pour que ça s'arrête
00:54:04et c'est aujourd'hui
00:54:06avec finalement le soutien
00:54:08de toutes ces associations
00:54:09de victimes
00:54:09des lanceurs d'alerte
00:54:10mais aussi des syndicats
00:54:11publics et privés
00:54:12d'enseignants
00:54:13d'inspecteurs
00:54:13ou de parents d'élèves
00:54:14du public
00:54:15et de l'enseignement
00:54:16privé catholique
00:54:17qu'on a réussi
00:54:18à faire un texte
00:54:19qui est transpartisan
00:54:21parce qu'il a été voté
00:54:22à l'unanimité
00:54:23c'est un fait unique
00:54:24c'est un fait historique
00:54:26jamais dans une niche
00:54:28parlementaire
00:54:28comme celle de Gabriel Attal hier
00:54:30on a
00:54:31après
00:54:32moins d'un an
00:54:32après une commission d'enquête
00:54:33voté un texte
00:54:34à l'unanimité
00:54:35mais est-ce que vous diriez
00:54:35que vous avez un but
00:54:36j'allais dire presque sociétal
00:54:38tandis que Paul Vannier
00:54:39a un but politique
00:54:40est-ce que vous
00:54:41personnellement
00:54:41Violette Spilbou
00:54:42vous voulez
00:54:43la mort
00:54:44de l'école privée catholique
00:54:45on a
00:54:46deux objectifs politiques
00:54:47et deux dogmes politiques
00:54:49qui sont complètement opposés
00:54:50qui sont frontalement opposés
00:54:51merci de le dire
00:54:52ça va mieux en le disant
00:54:52comme on dit
00:54:53on est d'accord là-dessus
00:54:54on a mis de côté
00:54:55ces sujets-là
00:54:56pour écrire la loi
00:54:58on a écrit cette loi
00:55:00issue des recommandations
00:55:02qui avaient été votées
00:55:02par tous les partis politiques
00:55:04de l'Assemblée nationale
00:55:05on n'a rien mis de plus
00:55:06ni de moins
00:55:06on reviendra peut-être
00:55:07sur le sujet
00:55:08de la confession
00:55:09mais c'était aussi
00:55:09dans le rapport
00:55:10de Jean-Marc Sauvé
00:55:11c'est pas quelque chose
00:55:12que nous on a inventé
00:55:13sur le secret de la confession
00:55:14qui pour le coup
00:55:15pour l'instant
00:55:15n'est plus dans le texte
00:55:16il n'y reviendra pas
00:55:17et il ne reviendra pas
00:55:18même avec une CMP
00:55:19ou le Sénat
00:55:20comme on l'avait dit
00:55:21puisque on connaît
00:55:23un peu la température
00:55:24l'opérature du Sénat
00:55:25et puis on a supprimé
00:55:25on a supprimé complètement
00:55:27cette alinéa de la loi
00:55:28donc en fait
00:55:29on a des objectifs
00:55:30politiques différents
00:55:31dans la vie quotidienne
00:55:32et dans le travail
00:55:33sur la protection
00:55:34de l'enfance
00:55:35vous l'avez souligné
00:55:36qui est transpartisan
00:55:37sur l'honorabilité
00:55:39sur le contrôle
00:55:39des établissements
00:55:40sur la façon
00:55:41dont les inspecteurs
00:55:42interrogent les élèves
00:55:43sur les relations
00:55:44entre l'enseignement privé
00:55:45et le ministère
00:55:46de l'éducation nationale
00:55:47pour qu'elle soit
00:55:48plus efficace
00:55:49qu'aujourd'hui
00:55:49et bien on a su
00:55:50tous se mettre d'accord
00:55:51c'est assez positif
00:55:53je trouve dans un moment
00:55:54extrêmement tendu
00:55:55où tout le monde dit
00:55:56qu'à l'Assemblée nationale
00:55:56soit on ne fait rien
00:55:57soit on ne fait que
00:55:59des choses mauvaises
00:56:00d'avoir un texte
00:56:01à l'unanimité
00:56:02ça va plutôt
00:56:02en attendant
00:56:03vous avez été rattrapé
00:56:04comme nous tous
00:56:05par le scandale du périscolaire
00:56:06à Paris
00:56:07qui est maintenant 7 ans
00:56:08les deux co-organisatrices
00:56:10de SES périscolaire
00:56:11ne disent que des appels
00:56:12viennent tous les jours
00:56:13avec des centaines d'appels
00:56:15dénombrés
00:56:16à cette heure-ci
00:56:17il y a déjà eu
00:56:19des procès
00:56:20avec des réquisitions
00:56:21pour l'instant
00:56:21qui ont été extrêmement faibles
00:56:23Sabrina Birlin-Bouillet
00:56:24on rappelle
00:56:25ce sont des animateurs
00:56:27qui ont été jugés
00:56:29et dont les réquisitions
00:56:30étaient effectivement
00:56:31très très faibles
00:56:31parce que jusqu'alors
00:56:32il y a deux procès
00:56:33concernant le périscolaire
00:56:34le premier
00:56:35concernant un animateur
00:56:36périscolaire
00:56:37qui est accusé
00:56:38d'agression sexuelle
00:56:40sur 9 mineurs
00:56:41âgés de 3 à 5 ans
00:56:42et sur 2 de ses collègues
00:56:43femmes
00:56:44c'est le dernier procès
00:56:45en date
00:56:45là les réquisitions
00:56:47sont de 3 ans
00:56:48de prison
00:56:48dont un enferme
00:56:49sous brasse l'électronique
00:56:51donc un aménagement
00:56:53de peine
00:56:53et concernant
00:56:54le premier procès
00:56:55du périscolaire
00:56:56Nicolas âgé
00:56:5647 ans
00:56:57animateur accusé
00:56:58d'harcèlement sexuel
00:56:59sur 9 fillettes
00:57:00et agressions sexuelles
00:57:01sur 3 d'entre elles
00:57:02là les réquisitions
00:57:03sont de 18 mois
00:57:04de prison
00:57:05avec sursis
00:57:06ce qui évidemment
00:57:07pour les familles
00:57:08de ces toutes jeunes victimes
00:57:09paraît aberrant
00:57:11et très léger
00:57:11vu qu'on sait que
00:57:12généralement
00:57:13les réquisitions du parquet
00:57:14sont bien au-dessus
00:57:15de la peine
00:57:16Comment est-ce que
00:57:17vous le comprenez ça
00:57:18Violette Spilou
00:57:19J'ai du mal à comprendre
00:57:21parce que bien sûr
00:57:22je soutiens les parents
00:57:23qui déjà apprennent
00:57:24ces horreurs
00:57:25se rendent compte
00:57:26tardivement
00:57:26que d'autres enfants
00:57:28ont été touchés
00:57:29parce que parfois
00:57:29les familles
00:57:30ne se connaissent pas
00:57:30entre elles
00:57:31et quand tout se recoupe
00:57:32c'est assez terrible
00:57:33de se dire
00:57:33qu'on a laissé son enfant
00:57:35finalement en confiance
00:57:36à l'école
00:57:37en périscolaire
00:57:38dans le public
00:57:38dans le privé
00:57:39là où on a choisi
00:57:40de mettre ses enfants
00:57:41librement
00:57:41et où c'est un prédateur
00:57:43sexuel
00:57:43un pédocriminel
00:57:44qui choisit ce boulot-là
00:57:45pour aller agresser
00:57:46des enfants
00:57:47donc forcément
00:57:48quand on voit
00:57:48des réquisitions
00:57:49qui semblent trop faibles
00:57:50qui semblent
00:57:51ou on se dit
00:57:51qu'il ne va même pas
00:57:52aller en prison
00:57:53on se dit
00:57:53non seulement
00:57:55c'est horrible
00:57:55pour mes enfants
00:57:56pour la réparation
00:57:57qu'il mérite
00:57:57mais en même temps
00:57:58ce qu'elle signe
00:57:59pour d'autres pédocriminels
00:58:01qui voudraient venir
00:58:01dans l'entourage des enfants
00:58:02et c'est là que nous
00:58:03on a un rôle
00:58:03en tant que parlementaire
00:58:04Vous dites que vous êtes
00:58:05aux côtés des parents
00:58:05mais vous avez tenu
00:58:06une conférence de presse
00:58:07où tout le monde
00:58:08n'a pas très bien compris
00:58:08vos propos
00:58:09parce que vous aviez dit
00:58:10que les parents
00:58:11avaient aussi une responsabilité
00:58:12dans ce scandale du périscolaire
00:58:14Est-ce que vous pourriez vous expliquer ?
00:58:15J'ai entendu ça tout à l'heure
00:58:16sur votre chaîne
00:58:16je me suis dit
00:58:17mais qu'est-ce que j'ai pu dire
00:58:18qui a pu faire croire ça
00:58:19parce que
00:58:21que les parents
00:58:22aient un rôle
00:58:23les associations de parents d'élèves
00:58:24on en parle
00:58:25dans nos actions actuellement
00:58:27parce qu'elles ont un rôle
00:58:28de prévention
00:58:29d'ailleurs l'appel
00:58:30a mis en place
00:58:31au niveau national
00:58:31avec sa présidente
00:58:33Hélène Lobignat
00:58:33un plan stop violence
00:58:35pour la sensibilisation des enfants
00:58:36c'est plutôt un rôle positif
00:58:37mais je ne crois pas
00:58:38avoir jamais critiqué
00:58:40le fait que les parents
00:58:41auraient quelques responsabilités
00:58:42sur ces violences
00:58:43en tout cas
00:58:44je suis prôneuse
00:58:46de ces propos
00:58:46mais je ne vois pas
00:58:48à quoi ça fait allusion
00:58:49Des propos en tout cas
00:58:49qui auraient été tenus
00:58:50en conférence de presse
00:58:51Je ne sais pas
00:58:52à quelle conférence de presse
00:58:53vous me direz
00:58:54mais franchement
00:58:55ça ne me dit rien du tout
00:58:56Bruno Retailleau
00:58:56qui était l'invité de la France
00:58:57en face hier
00:58:58sur CNews et sur Europe 1
00:59:00a une proposition choc
00:59:03pour ce qui concerne
00:59:04les pédocriminels
00:59:05je dirais même
00:59:06les pédoprédateurs
00:59:07voilà ce qu'il nous disait
00:59:08hier soir
00:59:09Je vais choquer peut-être
00:59:11mais je suis favorable
00:59:12à la castration chimique
00:59:14Depuis une vingtaine d'années
00:59:15la castration chimique
00:59:16est possible
00:59:18à raison du volontariat
00:59:19c'est-à-dire que
00:59:20si vous vous déclarez
00:59:22volontaire
00:59:22vous pouvez avoir
00:59:24un traitement
00:59:25qui va diminuer
00:59:26le taux de testostérone
00:59:27et qui va diminuer
00:59:28la libido
00:59:29et bien moi je pense
00:59:30que le juge
00:59:31évidemment
00:59:31sous le contrôle du juge
00:59:33le juge devrait pouvoir
00:59:35Mais avec l'accord
00:59:36de l'agresseur
00:59:36ou sans l'accord ?
00:59:37Sans l'accord
00:59:37de l'agresseur
00:59:38Sans consentement
00:59:39Sans consentement
00:59:40Comment faire parvenir
00:59:42justement
00:59:42une réforme ?
00:59:45Ah mais bien sûr
00:59:46bien sûr
00:59:46mais pour moi
00:59:48c'est une évidence
00:59:49et pour moi
00:59:49il faut traiter le mal
00:59:51à partir de la racine
00:59:54Pialet Spilbou
00:59:55pour ou contre
00:59:55la proposition de Bruno Retailleau
00:59:58Contre l'obligation
00:59:59systématique
01:00:00parce que je crois
01:00:01que c'est une atteinte
01:00:03à la liberté
01:00:05de l'être humain
01:00:06c'est dans la constitution
01:00:07choisir un traitement
01:00:08qui va avoir
01:00:09des effets certes
01:00:10de castration chimique
01:00:11comme c'est prouvé
01:00:12et que c'est plutôt efficace
01:00:13mais qui va avoir
01:00:15plein d'effets collatéraux
01:00:16sur la santé
01:00:16Donc maintenir le consentement
01:00:18Mais je pense qu'il faut
01:00:20regarder ce sujet
01:00:21Alors je ne suis pas
01:00:21une spécialiste de ce sujet
01:00:22mais je me suis un petit peu
01:00:23renseignée depuis la déclaration
01:00:24de M. Retailleau
01:00:26Quand c'est fait
01:00:26de façon volontaire
01:00:27et associé
01:00:28comme dans les autres
01:00:29pays européens
01:00:30qui le font
01:00:30Mais là ce n'est pas le cas
01:00:31Là il demande
01:00:32l'arrêt du consentement
01:00:34Donc vous pensez plus
01:00:36à la santé du pédocriminel
01:00:39plutôt qu'à celui de l'enfant
01:00:40Je dis que
01:00:41en fait
01:00:42forcer soit un traitement
01:00:43soit à la prison
01:00:45et donner ça comme alternative
01:00:46ce n'est pas vraiment
01:00:46une liberté
01:00:47Moi je pense que
01:00:48les agresseurs sexuels
01:00:49ils doivent rester en prison
01:00:50tout le temps de leur peine
01:00:51Je pense qu'il y a un vrai sujet
01:00:53de juge d'application des peines
01:00:54qui a été soulevé
01:00:55par Gérald Darmanin
01:00:55Il ne faut pas
01:00:56qu'il y ait un double jugement
01:00:57et que quand on est condamné
01:00:58à 20 ans de prison
01:00:59parce que c'est ça
01:00:59quand on a fait un viol sur mineur
01:01:01on ressort
01:01:02Vous êtes d'accord
01:01:02pour dire qu'un viol sur mineur
01:01:03c'est de la barbarie ?
01:01:05Ah bien sûr
01:01:05et de toute façon
01:01:06viol sur mineur
01:01:07vous savez
01:01:08c'est des choses
01:01:09qui se révèlent
01:01:09de plus en plus
01:01:10parce que certains
01:01:11osent parler parfois
01:01:1230 ou 40 ans après
01:01:17Donc qu'est-ce qui vous limite
01:01:19j'allais dire
01:01:19qu'est-ce qui vous freine
01:01:20au traitement
01:01:21par exemple
01:01:22d'une castration chimique
01:01:23sans consentement ?
01:01:24D'abord quand on regarde
01:01:25Vous parlez de vie humaine
01:01:26mais on parle de la vie humaine
01:01:27de l'enfant également
01:01:28Dans les pays où ça se pratique
01:01:28en Pologne
01:01:29en République tchèque je crois
01:01:30dans les pays où ça se pratique
01:01:32on n'a pas vu
01:01:33le taux de pédocriminalité baisser
01:01:35en fait le sujet
01:01:36c'est la récidive
01:01:36s'il y a une sortie de prison
01:01:38c'est efficace
01:01:39que si en plus
01:01:40il y a un suivi psychiatrique
01:01:41très très resserré
01:01:42Et vous allez me dire
01:01:43qu'on manque de moyens
01:01:44et qu'on n'a pas de suivi psychiatrique
01:01:45Notre sujet en France
01:01:45c'est le suivi médico-social
01:01:47de ceux qui sortent de prison
01:01:48enfin c'est tout le suivi
01:01:49de la récidive
01:01:50donc c'est un sujet judiciaire
01:01:52bien large
01:01:52je pense qu'en réalité
01:01:54quand c'est bien fait
01:01:56ça marche plutôt bien
01:01:57et donc il faudrait peut-être
01:01:58donner plus de moyens
01:01:59à ce que cette solution-là
01:02:01la castration chimique
01:02:02puisse être proposée
01:02:03et suivie de près
01:02:05pendant des années
01:02:05pour éviter la récidive
01:02:06Là où je vous rejoins
01:02:07c'est qu'en plus
01:02:08la castration chimique
01:02:09n'enlève pas la perversité
01:02:10c'est-à-dire que
01:02:11quelqu'un qui serait pervers
01:02:13c'est-à-dire que vous pouvez
01:02:13le forcer à prendre
01:02:14même des traitements
01:02:15de castration chimique
01:02:16le viol ne se fait pas
01:02:17qu'à l'aide d'un pénis
01:02:18enfin je suis désolée
01:02:19mais là à mon sens
01:02:21c'est vraiment
01:02:21de noyer un peu le poisson
01:02:22en faisant croire
01:02:23qu'il suffit finalement
01:02:24de couper le mal à la racine
01:02:26mais le mal
01:02:26il n'est pas forcément
01:02:27il peut être aussi dans la tête
01:02:28et dans la tête
01:02:29vous ne pouvez pas
01:02:29dans la culture du viol
01:02:30contre la proposition
01:02:31de Bruno Rataille
01:02:32il y a un réel folle
01:02:32pour ou contre ?
01:02:33Je dois dire que
01:02:34je ne sais pas
01:02:35je m'abriterais moi
01:02:36vers des comités d'éthique
01:02:37il faudrait une réflexion
01:02:38très approfondie
01:02:39parce que c'est vrai
01:02:40que ça pose
01:02:40des problèmes éminents
01:02:42enfin très graves
01:02:43de consentement
01:02:44de liberté
01:02:44et en même temps
01:02:46je suis peut-être binaire
01:02:48mais je pense d'abord
01:02:48aux enfants
01:02:49bon après voilà
01:02:50oui parce que
01:02:51si on demande le consentement
01:02:52il n'y aura quasiment jamais
01:02:54je pense qu'il n'y a pas
01:02:54d'autre
01:02:55il n'y a pas d'acte
01:02:57de barbarie pire
01:02:58que quand on s'en prend
01:02:59à des enfants innocents
01:03:00qui pour le coup
01:03:01dans le scandale
01:03:01du périscolaire
01:03:02ont certains
01:03:02moins de deux ans
01:03:03enfin je veux dire
01:03:04c'est totalement
01:03:05Sabrina
01:03:05mais on a des exemples
01:03:06ou même pour ce qui a eu
01:03:07de consentement
01:03:08moi je me rappelle
01:03:08de Francis Evrard
01:03:09on est en 2007
01:03:10qui va arrober
01:03:13kidnapper
01:03:13enlever
01:03:14kidnapper
01:03:14violer
01:03:15un jeune garçon
01:03:16Ennis
01:03:16et il va être interpellé
01:03:18et cet homme
01:03:20Francis Evrard
01:03:20était un pédocriminel
01:03:21récidiviste
01:03:22qui était sorti de prison
01:03:24il avait été condamné
01:03:25pour des faits
01:03:25quasiment similaires
01:03:26il est sorti de prison
01:03:27et le jour
01:03:29il avait accepté
01:03:30de faire un traitement
01:03:31de castration chimique
01:03:32pour la suite
01:03:32de sa réinsertion
01:03:34disons
01:03:34et le jour même
01:03:36de sa sortie de prison
01:03:37lui a été prescrit
01:03:38une boîte de Viagra
01:03:39par un personnel
01:03:41de la prison
01:03:42ce qui lui a permis
01:03:43après de violer
01:03:44ce pauvre petit garçon
01:03:45donc et là
01:03:46il y avait un consentement
01:03:47de castration chimique
01:03:48mais il y a un suivi
01:03:48qui est nécessaire
01:03:49et un suivi
01:03:50tellement important
01:03:51tellement comment dire
01:03:54attentif
01:03:55est-ce qu'aujourd'hui
01:03:56on a le moyen
01:03:57de suivre à la trace
01:03:58voir si ce traitement
01:03:59est suivi
01:04:00de manière vraiment précise
01:04:01je vous rejoins
01:04:04c'est à la fois
01:04:04les moyens de la justice
01:04:05l'efficacité des solutions
01:04:06il faut regarder
01:04:08tout ça
01:04:08moi quand je vous parle
01:04:09du juge d'application
01:04:10des peines
01:04:10je pense que ça
01:04:11c'est vraiment une réforme
01:04:12qui est nécessaire
01:04:13dans la justice criminelle
01:04:15c'est une des propositions
01:04:16de Gérald Darmanin
01:04:17elle n'est pas encore
01:04:18aujourd'hui
01:04:18dans les débats
01:04:19à l'Assemblée
01:04:19mais en tout cas
01:04:20moi j'y suis très sensible
01:04:21parce que combien de fois
01:04:22les parents
01:04:23ils voient
01:04:25que l'agresseur
01:04:26le violeur
01:04:26a été condamné
01:04:27à une peine lourde
01:04:28et puis quelques années
01:04:29après
01:04:29il ressort de prison
01:04:30alors là récemment
01:04:31on a voté une loi
01:04:32qui permet d'obliger
01:04:34les juges
01:04:34à informer
01:04:36les personnes victimes
01:04:37ou les familles victimes
01:04:38que la personne
01:04:39sort de prison
01:04:40mais enfin
01:04:40ce n'est pas une réparation
01:04:41pour autant
01:04:41moi je le dis
01:04:42je pense que
01:04:43en fait
01:04:44M. Retailleau
01:04:44pose une question
01:04:45sur la table
01:04:46et il a raison de le faire
01:04:47c'est un sujet
01:04:47vous l'avez dit
01:04:48qu'on ne connait pas très bien
01:04:49ça se fait un peu
01:04:50de façon obligatoire
01:04:51dans quelques pays européens
01:04:52dont on connait
01:04:54le choix politique
01:04:56on a
01:04:57ça veut dire quoi
01:04:58ça veut dire quoi
01:04:58dont on connait le choix politique
01:04:59plutôt un choix
01:05:01très autoritaire
01:05:01très restrictif
01:05:02y compris
01:05:04le premier ministre polonais
01:05:06quand il a mis en place
01:05:07je crois
01:05:07la castration chimique
01:05:08obligatoire
01:05:08il a déclaré que
01:05:09la liberté d'un violeur
01:05:11ne comptait pour rien
01:05:12donc c'est des choix idéologiques
01:05:13qui sont peut-être
01:05:14différents
01:05:15de ceux de la France
01:05:16aujourd'hui
01:05:16mais en tout cas
01:05:17toutes les questions
01:05:17doivent être étudiées
01:05:19moi je n'ai pas non plus
01:05:20de retour
01:05:21sur l'efficacité réelle
01:05:22si une castration chimique
01:05:24elle passe
01:05:25après un médicament
01:05:27vous avez remarqué
01:05:28qu'en Pologne
01:05:28c'est les centristes
01:05:29qui sont au pouvoir
01:05:29il y a un président
01:05:31à l'époque où ça a été mis en place
01:05:32il y a un président
01:05:32qui est conservateur
01:05:34merci beaucoup
01:05:35Violette Spilbou
01:05:36d'avoir été l'invité
01:05:37de CNews
01:05:37restez avec nous
01:05:38dans un instant
01:05:39la suite de Midi News
01:05:45Midi News se poursuit
01:05:46après les dernières informations
01:05:47de Somaia
01:05:48à la midi
01:05:49et on commence par
01:05:49les images
01:05:50de l'arrivée
01:05:51d'Emmanuel Macron
01:05:51à Claire Fontaine
01:05:52au programme
01:05:53entretien avec le staff
01:05:55et les 20 couples
01:05:55sélectionnés par l'équipe
01:05:57de France
01:05:57avant le début
01:05:58de la coupe du monde
01:05:59qui se jouera au Canada
01:06:00aux Etats-Unis
01:06:01et au Mexique
01:06:02dès jeudi prochain
01:06:04bonne nouvelle
01:06:04pour le secteur automobile
01:06:06le constructeur Stellantis
01:06:07va investir
01:06:08plus d'un million d'euros
01:06:09en France
01:06:09pour produire à Mulhouse
01:06:10trois nouveaux modèles
01:06:11Peugeot électrique
01:06:12ou hybride
01:06:12à partir de 2029
01:06:13l'investissement
01:06:15sera réparti
01:06:15à 50%
01:06:17recherche et développement
01:06:18à 40%
01:06:19dans le site de Mulhouse
01:06:20et 10%
01:06:21dans d'autres sites
01:06:22et puis Vladimir Poutine
01:06:24n'a pour seule carte
01:06:25que la terreur
01:06:26réaction du chef
01:06:27de la diplomatie ukrainienne
01:06:28après une importante
01:06:29attaque russe
01:06:29tout ce matin
01:06:30attaque qui a fait
01:06:31au moins 18 morts
01:06:32et des dizaines de blessés
01:06:33de son côté
01:06:35Vladimir Zelensky
01:06:36juge absolument nécessaire
01:06:37l'aide américaine
01:06:38pour des systèmes
01:06:39de défense anti-aérienne
01:06:40Merci Somaia
01:06:42d'autres informations
01:06:43tout à l'heure
01:06:43à 15h
01:06:44sont en plateau
01:06:45Maxime Leguet
01:06:46du service politique
01:06:47de CNews
01:06:48Ophélie Roch
01:06:48Yvan Riouffol
01:06:50et sa veste rouge-oranger
01:06:52coque de roche
01:06:53en fait elle est plus rouge
01:06:55en vrai
01:06:56que ce que vous pouvez le voir
01:06:57à l'écran
01:06:58là ça fait
01:06:58ça fait vraiment coque de roche
01:07:00c'est ni orange
01:07:01ni rouge
01:07:01c'est un peu Roland-Garros
01:07:02voilà c'est ça
01:07:04et Harold Hyman
01:07:05qui est à la
01:07:05lui n'a pas opté
01:07:07pour le rouge-oranger
01:07:08mon cher Harold
01:07:09mais vous avez
01:07:11la pince à cravate
01:07:12façon steward américain
01:07:14de la TWA
01:07:15en tout cas
01:07:16vous allez nous parler
01:07:18de la feu TWA
01:07:20qui n'existe plus
01:07:20Harold
01:07:22on va parler
01:07:23diplomatie
01:07:23diplomatie internationale
01:07:25on en parle moins
01:07:26en ce moment
01:07:27sur nos antennes
01:07:27parce qu'il faut dire
01:07:28qu'il ne se passe pas grand chose
01:07:29sur les négociations
01:07:32sur la guerre
01:07:33au Moyen-Orient
01:07:34ce qui nous a fait
01:07:35vous en parler
01:07:36c'est une dispute
01:07:37une vraie dispute
01:07:39entre Donald Trump
01:07:40qui aurait littéralement
01:07:41invectivé
01:07:42Benjamin Netanyahou
01:07:43au sujet de la politique
01:07:44au Liban
01:07:44que sont-ils dits
01:07:46et surtout
01:07:46qu'est-ce que ça change
01:07:47alors ils se sont dit
01:07:48des choses
01:07:49qui ont été rapportées
01:07:50par le journal Axios
01:07:51qui a tous les scoops
01:07:52aux Etats-Unis
01:07:53pour la simple raison
01:07:54que les gens
01:07:55viennent à lui
01:07:56pour lui raconter
01:07:56alors voici la une
01:07:58de Axios
01:07:59et on va regarder
01:08:00le texte
01:08:01you're fucking crazy
01:08:01oui et bien
01:08:02ce n'est pas très
01:08:03du bon anglais
01:08:04tu es ma boule
01:08:05tu serais en prison
01:08:06sans moi
01:08:06ça c'est Trump
01:08:07qui parle
01:08:08je te sauve la peau
01:08:10il parle toujours
01:08:11à Netanyahou
01:08:12tout le monde
01:08:13te déteste à présent
01:08:14tout le monde
01:08:14déteste Israël
01:08:15à cause de ça
01:08:16ça c'est
01:08:17il s'agit
01:08:18de l'offensive
01:08:20israélienne
01:08:20qui monte
01:08:21qui monte vers Beyrouth
01:08:23et c'est cela
01:08:24qui a rendu
01:08:26Donald Trump
01:08:27l'homme qui est
01:08:28le plus proche
01:08:29de Benjamin Netanyahou
01:08:31au monde
01:08:31et inversement
01:08:32ça lui a fait
01:08:33sortir de ses gonds
01:08:35alors lui
01:08:36il a répondu
01:08:36sur Truth Social
01:08:37son réseau
01:08:39j'ai juste expliqué
01:08:40à mon très grand ami
01:08:42Netanyahou
01:08:43qu'il fallait
01:08:43qu'il n'envoie pas
01:08:45ses troupes
01:08:45vers le nord
01:08:46du Liban
01:08:47et il l'a fait
01:08:48donc tout va bien
01:08:49donc tout va bien
01:08:50en attendant
01:08:51est-ce que ça va servir
01:08:52les objectifs
01:08:54du président Trump
01:08:55j'ai bien du président Trump
01:08:56alors le président Trump
01:08:58lui
01:08:58il veut que la guerre
01:08:59s'arrête
01:09:00avec l'Iran
01:09:01et qu'il puisse
01:09:03proclamer
01:09:03une espèce de victoire
01:09:05et vaquer à ses occupations
01:09:07américaines
01:09:07dont une élection
01:09:09et un mandat
01:09:10ça veut dire
01:09:10qu'on renouvelle
01:09:11la totalité des chambres
01:09:12donc ce n'est pas rien
01:09:13et beaucoup d'autres
01:09:14en postent encore
01:09:15donc ce qu'il fallait faire
01:09:16c'est que Netanyahou
01:09:17ne dépasse pas
01:09:18le Litanie
01:09:19ce fleuve que vous voyez
01:09:20en bleu
01:09:20et on ne sait pas
01:09:23grand chose d'autre
01:09:24car Netanyahou
01:09:25a beaucoup tiré
01:09:27sur des quartiers
01:09:28de tir
01:09:29cette ville
01:09:29dont il a demandé
01:09:31l'évacuation
01:09:31complète et totale
01:09:32c'est une nouvelle phase
01:09:34autrefois
01:09:35Israël avait occupé
01:09:36tout ça
01:09:37et quand je dis occupé
01:09:37ça veut dire juste militaire
01:09:38ils n'ont pas mis
01:09:39un seul colon
01:09:41sur tout le territoire
01:09:43pendant des décennies
01:09:45maintenant
01:09:45on se pose la question
01:09:46puisqu'ils détruisent
01:09:47énormément de choses
01:09:48qu'est-ce qu'ils vont mettre
01:09:49à la place
01:09:49mais il faut dire
01:09:50que le Hezbollah
01:09:51est là
01:09:51se casse partout
01:09:52et tire partout
01:09:53voilà pourquoi
01:09:54sans doute
01:09:54Netanyahou
01:09:55sans tête
01:09:55mais il voulait amener
01:09:56Donald Trump
01:09:58plus loin
01:09:58que celui-ci
01:09:59était susceptible
01:10:01d'aller
01:10:02donc voilà
01:10:03ils ont eu
01:10:03leur premier bruit
01:10:04véritablement étalé
01:10:06sur la place
01:10:07En tout cas
01:10:08on a bien compris
01:10:09que ce narratif
01:10:10servait Donald Trump
01:10:11pour les futurs
01:10:12mid-termes
01:10:13en mettant
01:10:13j'allais dire
01:10:14une césure
01:10:16entre sa politique
01:10:17et la politique israélienne
01:10:18et justement
01:10:19ces news
01:10:19a tenté d'aller
01:10:21au plus près
01:10:22du sud Liban
01:10:23et de cette ville
01:10:24de tir
01:10:24Stéphanie Rouquet
01:10:26et Goderic Bey
01:10:27se trouvent
01:10:27à la frontière
01:10:28entre Israël
01:10:29et le Liban
01:10:31La situation
01:10:32à la frontière
01:10:33est toujours instable
01:10:33malgré les accords
01:10:34conclus hier soir
01:10:35le Hezbollah
01:10:36continue d'attaquer
01:10:37Israël
01:10:38cette nuit
01:10:395 alertes
01:10:39aux roquettes
01:10:40et drones explosifs
01:10:41ont retentit
01:10:42une autre ce matin
01:10:43une autre quelques heures
01:10:44plus tard
01:10:44nous sommes
01:10:45à Kiriachmona
01:10:46là où les attaques
01:10:47du Hezbollah
01:10:48sont les plus fréquentes
01:10:49derrière ces collines
01:10:50à 2 km
01:10:51à vol d'oiseau
01:10:51et bien c'est le Liban
01:10:52ici
01:10:53les habitants
01:10:54vivent depuis des semaines
01:10:55au rythme
01:10:56des roquettes
01:10:57ils nous ont tous confié
01:10:58qu'ils ne font absolument
01:10:59pas confiance
01:11:00au Hezbollah
01:11:01ces accords
01:11:02ce ne sont que des paroles
01:11:03ils en ont l'habitude
01:11:04et veulent à présent
01:11:06du concret
01:11:07un vrai cesser le feu
01:11:08ou la guerre plus intense
01:11:09pour neutraliser
01:11:10la milice pro-iranienne
01:11:12de son côté
01:11:13l'armée israélienne
01:11:14continue ses frappes
01:11:15dans le sud du Liban
01:11:16et se réserve
01:11:17le droit
01:11:18de frapper plus intensément
01:11:19en cas de nouvelles attaques
01:11:21du Hezbollah
01:11:21voilà
01:11:22la guerre sur le terrain
01:11:23continue
01:11:24merci beaucoup
01:11:24Stéphanie Rouquet
01:11:25et Goderic Bey
01:11:26qui se trouve sur place
01:11:27la guerre continue
01:11:28sur le terrain
01:11:31et les buts
01:11:33de guerre principaux
01:11:34ce qu'on répète
01:11:35depuis quand même
01:11:36plusieurs jours
01:11:37voire plusieurs semaines
01:11:38maintenant
01:11:38ont été complètement oubliés
01:11:39Harold
01:11:39c'est à dire que
01:11:40l'idée première
01:11:42d'aller sauver
01:11:44les Iraniens
01:11:45d'un régime totalitaire
01:11:46qui est celui
01:11:47des Mollah
01:11:48ou celui des gardiens révolution
01:11:49a complètement disparu
01:11:51des écrans radars
01:11:52oui
01:11:53alors déjà
01:11:53les Mollah ont disparu
01:11:55maintenant
01:11:55ce sont les gardiens
01:11:56de la révolution
01:11:57qui sont directement au pouvoir
01:11:58imagine une milice au pouvoir
01:12:00sans du tout
01:12:01le filtre des religieux
01:12:03qui ont quand même
01:12:03tout un appareil intellectuel
01:12:05qui peuvent nuancer
01:12:06etc
01:12:06là vous avez vraiment
01:12:08c'est comme
01:12:09les parachutistes au pouvoir
01:12:11en Iran
01:12:13et
01:12:14on en parle un peu moins
01:12:15puisqu'on ne voit pas
01:12:17la manière
01:12:18de déboulonner le régime
01:12:19en faisant simplement
01:12:21des attaques aériennes
01:12:23ou en bloquant
01:12:24ou débloquant
01:12:24le détroit
01:12:25d'Hormuz
01:12:26et puis
01:12:27on ne voit pas venir
01:12:28de force
01:12:29de débarquement
01:12:30américaine
01:12:31et donc
01:12:32ça a changé
01:12:33un peu la donne
01:12:34et on sent
01:12:35que Donald Trump
01:12:36voudrait en terminer
01:12:38apparemment
01:12:39il y a une équipe
01:12:39qui négocie avec lui
01:12:40on parle d'une
01:12:41négociation secrète
01:12:42avec des équipes secrètes
01:12:43ce ne sont pas des gens
01:12:44qu'on voit
01:12:44qui tonnent
01:12:46sans arrêt
01:12:46nous on ne fera rien
01:12:47se battra jusqu'au dernier
01:12:49et puis d'autres
01:12:50qui sont des diplomates
01:12:51qui sont toujours prêts
01:12:52comme Abbas Arraqi
01:12:53toujours prêts
01:12:54à donner un peu
01:12:56de leste
01:12:56ce n'est ni les uns
01:12:58ni les autres
01:12:59qui parlent
01:12:59ce sont des gens
01:13:00qu'on ne voit pas
01:13:00une négociation
01:13:02inconnue de tous
01:13:03et pendant ce temps là
01:13:05Netanyahou
01:13:05Benjamin Netanyahou
01:13:06que vous voyez
01:13:07sur les images
01:13:08est en train de faire
01:13:09sa politique à lui
01:13:10sa politique à lui
01:13:11c'est nettoyer
01:13:12totalement
01:13:13le Liban
01:13:14de toute forme
01:13:15de Hezbollah
01:13:16et c'est très important
01:13:17pour lui
01:13:17ce n'est pas seulement
01:13:18la droite qui veut ça
01:13:19c'est la gauche aussi
01:13:20donc voilà
01:13:21il est pris
01:13:21donc deux politiques différentes
01:13:23même si comme on l'a vu
01:13:23à l'image
01:13:24ils ont la même cravate
01:13:25qui d'ailleurs
01:13:25est la même cravate
01:13:26la même couleur
01:13:27que la veste
01:13:29d'Yvan Riaufol
01:13:31qui va devenir
01:13:31une sorte de gimmick
01:13:32en fait
01:13:33c'est mon côté Trump
01:13:34c'est votre côté Trump
01:13:35bon
01:13:36un mot là-dessus
01:13:37oui parce que
01:13:38dans cette alliance
01:13:39la divergence
01:13:40était visible
01:13:41dès le départ
01:13:41les buts de guerre
01:13:42dès le départ
01:13:42n'étaient pas les mêmes
01:13:43côté israélien
01:13:44et côté américain
01:13:45et côté israélien
01:13:46on avait bien compris
01:13:46qu'il voulait d'abord
01:13:47éradiquer le Hamas
01:13:48qui a été a priori fait
01:13:50et ensuite éradiquer
01:13:51le Hezbollah
01:13:52ce qui n'est pas terminé
01:13:53côté israélien
01:13:54côté américain
01:13:55c'était beaucoup plus ambiguï
01:13:57on n'a jamais su vraiment
01:13:58si c'était simplement
01:13:59annihiler le potentiel militaire
01:14:01est-ce que c'était simplement
01:14:02supprimer les Molins
01:14:03ou est-ce que c'était
01:14:03libérer le peuple iranien
01:14:06moi je ne pense qu'au peuple iranien
01:14:07pour l'instant
01:14:08et je suis obligé de constater
01:14:09que malheureusement
01:14:11les Etats-Unis
01:14:12perdent cette guerre
01:14:13enfin en tout cas
01:14:13ils perdent cette guerre
01:14:14dans la guerre de communication
01:14:15même si militairement
01:14:16naturellement
01:14:17ils ont commis des dommages
01:14:19ils sont importants
01:14:20mais l'Iran est toujours là
01:14:21et moi je me désespère
01:14:22effectivement
01:14:23de voir que le peuple iranien
01:14:24est aujourd'hui oublié
01:14:25voilà
01:14:26complètement oublié
01:14:27et on a effectivement
01:14:29les témoignages
01:14:30régulièrement
01:14:30de la diaspora iranienne
01:14:32qui s'inquiètent
01:14:33de ce qui pourra se passer
01:14:33puisque le premier but de guerre
01:14:35a été complètement élu
01:14:36et je vous le disais
01:14:36en début de ce Midi News
01:14:38le fil conducteur
01:14:39de cette émission
01:14:40ce sont les comparutions
01:14:40immédiates
01:14:41de ces jeunes
01:14:41qui justement
01:14:44passent devant le juge
01:14:45pour savoir
01:14:46quelles sont les peines
01:14:47ou les réquisitions
01:14:48en attendant
01:14:48encourues
01:14:49Célia Barotte
01:14:49est avec Manon Varaldo
01:14:51en direct du Palais de Justice
01:14:52de Paris
01:14:52où en est-on
01:14:53de ces comparutions ?
01:14:57Eh bien Pierre
01:14:58cela fait maintenant
01:14:59une heure
01:15:00que ces comparutions
01:15:00immédiates
01:15:01ont commencé
01:15:02les dossiers
01:15:03concernant
01:15:04ces exactions
01:15:05qui se sont déroulées
01:15:07samedi
01:15:07eh bien
01:15:08elles sont
01:15:09réparties
01:15:10dans quatre salles
01:15:11on nous a dit
01:15:12que c'était vraiment
01:15:12inédit
01:15:13exceptionnel
01:15:14le fait de mobiliser
01:15:15quatre salles
01:15:16d'audience
01:15:17pour étudier
01:15:18plusieurs dossiers
01:15:19concernant
01:15:20un même événement
01:15:21à l'instant
01:15:22dans ma salle
01:15:23eh bien
01:15:23c'est Waïna B
01:15:24et Tissana P
01:15:26qui ont été jugés
01:15:27leur dossier
01:15:28va être renvoyé
01:15:30puisque
01:15:30je cite
01:15:31la présidente
01:15:32de cette chambre
01:15:33n'a pas pu
01:15:33prendre connaissance
01:15:35dans son entièreté
01:15:36leur dossier
01:15:37en cause
01:15:38de la surcharge
01:15:39notamment
01:15:39de tous ces dossiers
01:15:40toutes ces gardes à vue
01:15:41en lien avec le Paris Saint-Germain
01:15:43et donc
01:15:43leur dossier
01:15:44va être renvoyé
01:15:45à une date ultérieure
01:15:46pour l'instant
01:15:46les magistrats
01:15:47vont devoir se prononcer
01:15:48sur les conditions
01:15:52pour ces jeunes filles
01:15:53jusqu'à le renvoi
01:15:54de leur jugement
01:15:56est-ce qu'elles vont rester
01:15:57en détention provisoire
01:15:58ou est-ce qu'elles vont être
01:15:59libérées sous contrôle judiciaire
01:16:01en tout cas
01:16:01ces deux jeunes filles
01:16:02âgées de 18 et 19 ans
01:16:05on leur reproche
01:16:06d'avoir dérobé
01:16:07une montre
01:16:08à une autre personne
01:16:09d'avoir porté
01:16:10des coups
01:16:11à cette personne
01:16:12l'une des mises en cause
01:16:13aurait même porté
01:16:14un coup de couteau
01:16:15à la victime
01:16:16alors on est
01:16:16sur deux jeunes filles
01:16:18qui portent encore
01:16:20le maillot du PSG
01:16:21là dans le box
01:16:22elles montrent
01:16:24quelques émotions
01:16:25elles ont exprimé
01:16:27aussi des confidences
01:16:29sur leur parcours de vie
01:16:30elles ont exprimé
01:16:31une enfance difficile
01:16:33elles ne se sont pas
01:16:34prononcées
01:16:34sur le fond de l'affaire
01:16:35puisque voilà
01:16:36là pour l'instant
01:16:36on se prononce
01:16:37juste sur les conditions
01:16:38de ce renvoi
01:16:40en tout cas
01:16:40des faits très importants
01:16:42vont être jugées
01:16:43aujourd'hui
01:16:43dans ces différentes
01:16:44salles d'audience
01:16:45on parle d'outrages
01:16:46de menaces
01:16:47contre des personnes
01:16:48dépositaires
01:16:48de l'autorité publique
01:16:49de vols par effraction
01:16:51ou encore
01:16:51de défraction
01:16:52dans des immeubles
01:16:54on en a parlé ce matin
01:16:54sur notre antenne
01:16:56ces individus
01:16:57qui ont pénétré
01:16:58dans des immeubles
01:16:59ont essayé aussi
01:16:59de réaliser
01:17:01des cambriolages
01:17:01donc aujourd'hui encore
01:17:02c'est une journée
01:17:03très importante
01:17:04une vingtaine de dossiers
01:17:06doivent être jugés
01:17:07est-ce qu'il va y avoir
01:17:08beaucoup de renvois
01:17:09ou non
01:17:09puisque comme je vous l'expliquais
01:17:11cette justice
01:17:12est surchargée
01:17:12aujourd'hui
01:17:13c'est ce qu'on retiendra
01:17:14effectivement
01:17:15de ces comparutions
01:17:17merci beaucoup
01:17:18Célia Barotte
01:17:20au palais de justice
01:17:21de Paris
01:17:21avec Manon Varaldo
01:17:22les juges
01:17:24sont débordés
01:17:26donc on remet
01:17:27une date ultérieure
01:17:27il y a trois flocons
01:17:28sur la nationale 118
01:17:30donc on ferme
01:17:31la nationale
01:17:32il y a
01:17:32des chaleurs
01:17:33pas possible
01:17:34donc on fait
01:17:35un plan canicule
01:17:36voilà
01:17:37ça c'est la France
01:17:38d'aujourd'hui
01:17:38qui va en s'améliorant
01:17:41n'est-ce pas
01:17:41nous sommes en 2026
01:17:42pardonnez-moi ce coup de colère
01:17:43mais voilà comment ça fonctionne
01:17:46aujourd'hui en France
01:17:47sachant que le ministre de la justice
01:17:49lui reste optimiste
01:17:51il croit en l'instruction
01:17:52de la politique pénale
01:17:53on écoute
01:17:54le Gardaiseau
01:17:56Les faits ont eu lieu
01:17:57ce week-end
01:17:58Madame la procureure
01:17:59de la République de Paris
01:18:00a communiqué à plusieurs reprises
01:18:01elle a montré
01:18:02une grande fermeté
01:18:03et en toute indépendance
01:18:04je vais la laisser requérir
01:18:05puisque les personnes
01:18:06sont encore en ce moment
01:18:06en garde à vue
01:18:07les comparutions immédiates
01:18:09vont commencer
01:18:09et je suis certain
01:18:11que les instructions
01:18:12de politique pénale
01:18:12que j'ai pu prendre
01:18:13seront suivies
01:18:14et j'en remercie
01:18:14la procureure de la République de Paris
01:18:15qui fait un excellent travail
01:18:16et j'en remercie surtout
01:18:17tous les magistrats
01:18:18qui ont été très mobilisés
01:18:20ce week-end
01:18:20et qui ont travaillé
01:18:21samedi, dimanche
01:18:22toute la nuit
01:18:22pour pouvoir répondre
01:18:24au travail très important
01:18:25qu'on fait les forces de l'ordre
01:18:26à qui je veux apporter
01:18:26comme toujours
01:18:27un entier soutien
01:18:28On est d'accord
01:18:29avec Gérald Darmanin
01:18:31que tout le monde
01:18:32a fait un bon travail
01:18:33mais on aimerait bien
01:18:33avoir quand même
01:18:34des sanctions
01:18:34pour ces jeunes
01:18:36Je ne comprends pas
01:18:37Nous insistons
01:18:39au délitement annoncé
01:18:40si je puis dire
01:18:41de toute une société
01:18:42Vous êtes père que moi
01:18:43vous voyez
01:18:43Oui
01:18:44parce que c'est décrit
01:18:46depuis très longtemps
01:18:47depuis très longtemps
01:18:47vous avez des sonneurs d'alerte
01:18:50si je puis dire
01:18:50qui annoncent
01:18:51ce délitement là
01:18:52c'est-à-dire le délitement
01:18:53de l'État
01:18:53le délitement
01:18:54de l'autorité
01:18:54le délitement
01:18:55de l'école
01:18:55le délitement
01:18:56de la justice
01:18:56de la police
01:18:57etc
01:18:57et en plus
01:18:58avec une banqueroute
01:18:59annoncée
01:18:59je vous ai entendu hier
01:19:00avec Bruno Retailleau
01:19:01Bruno Retailleau
01:19:02annonce une banqueroute
01:19:03pour demain
01:19:03ou quasiment
01:19:04et donc vous avez
01:19:05un délitement
01:19:05une banqueroute
01:19:06et vous avez des juges
01:19:07et vous avez
01:19:08un personnel politique
01:19:09plus généralement
01:19:10qui ne veut pas
01:19:11se confronter au fait
01:19:12donc c'est tout à fait
01:19:12désarmant
01:19:13pour l'opinion
01:19:14enfin pour nous autres
01:19:17les pauvres bougres
01:19:18qui regardons effectivement
01:19:19ce monde politique
01:19:20non briliste
01:19:21qui ne mesure pas
01:19:22effectivement
01:19:23la gravité de l'instant
01:19:24par contre
01:19:24si vous voulez
01:19:24à 53 à l'heure
01:19:25au lieu de 50
01:19:26là pour le coup
01:19:27vous allez avoir
01:19:27votre sanction
01:19:28vous inquiétez pas
01:19:29ça ça va bien se passer
01:19:30et ils savent également
01:19:33réprimer les gilets jaunes
01:19:34ils savent réprimer
01:19:34les agriculteurs
01:19:35mais ils ne réprimeront
01:19:36pas non plus
01:19:37on sort les centaures
01:19:38pour les agriculteurs
01:19:39on ne les sort pas
01:19:40pour les émeutes
01:19:40ils craignent naturellement
01:19:41qu'il y ait un débordement
01:19:42qu'il pourrait y avoir
01:19:43un mort
01:19:44qui susciterait effectivement
01:19:45des irritations
01:19:46et des violences
01:19:47encore plus
01:19:47c'est la maxime
01:19:49dont on a souvent répété
01:19:50ici sur ce plateau
01:19:51fort avec les faibles
01:19:52et faible avec les forts
01:19:53parce que évidemment
01:19:54vous avez raison
01:19:55de pointer le hiatus
01:19:56entre la gestion
01:19:58du maintien de l'ordre
01:19:58s'agissant des gilets jaunes
01:19:59s'agissant des agriculteurs
01:20:01où là on découvre
01:20:02des forces insoupçonnées
01:20:03dont dispose l'état français
01:20:04une brutalité même
01:20:06à certains égards
01:20:07et puis évidemment
01:20:08lorsqu'il s'agit
01:20:09de ces jeunes là
01:20:10on est dans une forme
01:20:11on essaie de contenir
01:20:13on essaie de cligner
01:20:14parce que les policiers
01:20:15sont traumatisés
01:20:15et que s'ils interviennent
01:20:17178 blessés
01:20:18ils sont évidemment
01:20:19blessés
01:20:20et meurtris
01:20:20dans leur chair
01:20:21mais ils sont aussi
01:20:22si j'ose dire
01:20:24traumatisés
01:20:24dans leur tête
01:20:26parce qu'ils ont intériorisé
01:20:27le fait que s'ils interviennent
01:20:29que si jamais
01:20:29il y a un débordement
01:20:30et bien c'est eux
01:20:31qui seront cloués au pilori
01:20:32voilà ce qui est
01:20:32je n'excuse pas
01:20:33l'hypothèse
01:20:34à un moment donné
01:20:35si ça continue
01:20:36de voir les policiers
01:20:37baisser les armes
01:20:37et refuser
01:20:38d'aller au France
01:20:39ça s'est vu dans l'histoire
01:20:41à un moment donné
01:20:41ça s'est vu dans l'histoire
01:20:42exactement
01:20:43à partir du moment
01:20:43où la police ne protège
01:20:44non mais on est d'accord
01:20:45la république est déjà vacillante
01:20:47la république pourrait tomber
01:20:48c'est peut-être nécessaire
01:20:49en fait
01:20:49c'est à dire
01:20:50à un moment
01:20:50que les gens prennent conscience
01:20:51ne leur donnez pas
01:20:53de mauvaises idées
01:20:54Ophélie Roch
01:20:55comment dire
01:20:56là pour l'instant
01:20:56on met des pansements
01:20:57sur les jambes de bois
01:20:58et on peut continuer
01:20:59comme ça
01:20:59des années et des années
01:21:00mais il n'y a rien
01:21:00qui va changer
01:21:01ça va s'aggraver
01:21:02c'est du pire en pire
01:21:03Boilem sans salle
01:21:04la légende
01:21:05le livre
01:21:05également le doc
01:21:06ce soir 21h
01:21:07voici un extrait
01:21:10mesdames et messieurs
01:21:11je ne critique pas l'Algérie
01:21:12je critique un gouvernement
01:21:14Où est Boilem sans salle
01:21:16l'inquiétude règne
01:21:17après la disparition
01:21:18de l'écrivain algérien
01:21:19de 75 ans
01:21:20il n'a plus donné
01:21:21de nouvelles
01:21:21depuis plusieurs jours
01:21:22à titre personnel
01:21:24en plus
01:21:24de l'émotion légitime nationale
01:21:25je suis très inquiet
01:21:28pour Boilem
01:21:28qui est un type
01:21:29d'un courage
01:21:30extraordinaire
01:21:31le point de départ
01:21:32c'est quand même
01:21:35la décision française
01:21:36du président
01:21:37de la république
01:21:38de reconnaître
01:21:40la marocanité
01:21:42comme on dit
01:21:42du Sahara occidental
01:21:44j'ai dit
01:21:44donc je ne réponds
01:21:45à rien
01:21:46je ne signe rien
01:21:46sans la présence
01:21:47de mon avocat
01:21:48près de 4 mois
01:21:49après son incarcération
01:21:50j'attends toujours
01:21:51la réponse
01:21:52à mes deux demandes
01:21:54de visa
01:21:54parce que j'écrivais
01:21:55à tout bon
01:21:56je lui écrivais régulièrement
01:21:57et à un moment donné
01:21:58je lui dis
01:21:58non je ne suis pas
01:21:59votre prisonnier
01:22:00je suis votre otage
01:22:01on a été menacé
01:22:02on a été ospillé
01:22:03on a reçu
01:22:04des coups de fil
01:22:06pas agréables
01:22:07ça a été très très dur
01:22:08pour nous
01:22:09parfois il nous est arrivé
01:22:10de douter
01:22:11mais on n'a jamais
01:22:13rien lâché
01:22:14il est vivant
01:22:16il n'est pas mort
01:22:17et il va bientôt revenir
01:22:19et on va pouvoir le voir
01:22:20en emprisonnant
01:22:22Boilem Sansal
01:22:22c'est la liberté d'expression
01:22:24qu'on a voulu
01:22:24emprisonner
01:22:25la vie ne se réalise
01:22:27que dans le malheur
01:22:33rendez-vous ce soir
01:22:34à 21h sur CNews
01:22:36merci à tous
01:22:37dans un instant
01:22:38120 minutes info
01:22:39avec Julien Pasquier
01:22:40merci à toutes les équipes
01:22:41de Midi News
01:22:42Anaïs, France, Guillaume, Jérôme, Louis, Jules
01:22:45et les autres
01:22:46très bon après-midi
01:22:46sur CNews
01:22:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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